Section 7.
Termes de référence
PROJET DE DEVELOPPEMENT DURABLE DU SECTEUR ROUTIER A
MADAGASCAR (PDDR)
ETUDE DE DEVELOPPEMENT D’UN COMPLEXE PORTUAIRE À
ANTSIRANANA
1. CONTEXTE DU PROJET :
Dans le cadre de la mise en œuvre de sa Politique Générale de l’Etat, et en particulier de son
Plan pour l’Emergence de Madagascar, le Gouvernement a décidé de donner la priorité à la
réhabilitation et à la modernisation de ses infrastructures existantes ; ceci afin d’optimiser la
compétitivité du commerce malgache, notamment du commerce extérieur. C’est ainsi que le
projet de réhabilitation et du développement des infrastructures portuaires à Antsiranana a été
retenu.
L’Agence Portuaire, Maritime et Fluviale (APMF) étant l’autorité en charge de la gestion et
de la promotion des infrastructures maritimes et fluviales, sur la base d’une vision de
planification stratégique, propose de concert avec ses ministères de tutelles, l’étude de
réhabilitation, de réaménagement et d’extension du port d’Antsiranana, financée par la
Banque Mondiale à travers le projet PDDR.
Différentes études économiques et techniques ont été menées sur le port d’Antsiranana par
des cabinets d’experts. Le port d’Antsiranana n’a que peu de lien avec les ports de sa province
et ne joue aucun rôle de port d’éclatement contrairement au port de Mahajanga et de
Toamasina. Le port d’Antsiranana souffre d’une réputation de port du bout du monde. Les
experts s’attacheront à préciser quelles sont les limites de ce que devrait être la zone d’intérêt
économique du port d’Antsiranana. Pour ce faire une description détaillée et chiffrée des
conditions d’accès aux autres ports du nord de Madagascar sera réalisée.
2. OBJECTIFS DU PROJET :
Le projet vise à améliorer la capacité, la performance et la qualité de services dans le port
pour répondre à la demande à court et moyen termes en tremes de trafics ainsi que par rapport
aux types de navires desservant la région. Il a pour objet d'effectuer une étude d'ingénierie du
port d’Antsiranana afin d'établir un programme d'investissement à court terme et à l'horizon
2040 sur la base d'une étude économique et en tenant compte des aspects organisationnels et
institutionnels, ainsi que l'impact environnemental des programmes d'investissement
proposés. Il comporte ainsi, une analyse de l’insertion du port existant dans la ville
(comprenant notamment les problèmes d’encombrement espaces nécessaires au transport
terrestre qui font l’interface : interactions entre infrastructures et dessertes)et le
développement du nouveau site d’Andrakaka ; y compris les altérnatives pour y accéder (via
pont et voie de contournement).
L'étude comporte trois phases qui consiste à élaborer :
(i) une étude de faisabilité intégrant la justification économique et une étude
technique d’un niveau Avant-projet Sommaire (APS) ;
(ii) un Avant-projet Détaillé (APD) du programme d'investissement retenu par
l'Administration et la Banque Mondiale ; et
(iii) une étude préliminaire d’impact environnemental et social du projet (EIES).
3. CONTENU GÉNÉRAL DE L'ETUDE :
3.1 – Phase 1 :
Cette phase porte sur :
- Diagnostic technique, économique en tenant compte de l'aspect organisationnel et
institutionnel du port ;
- Diagnostic sédimentaire ;
- Etablissement de la capacité optimale des installations actuelles, compte tenu des
pratiques opérationnelles en vigueur, et capacité maximale acceptable dans
l’hypothèse de l’amélioration de ces pratiques selon des modalités à proposer par le
Consultant;
- Détermination des besoins portuaires à court terme et à l'horizon 2040 en tenant
compte des réformes organisationnelles et institutionnelles envisagées par
l'Administration :
o Prévision de trafic: estimation de l’évolution des trafics, existants et nouveaux,
sur les 20 ans à venir, avec une attention particulière portée aux activités de
pêche, de tourisme/croisière, et de marchandises diverses en conteneurs;
o Etablissement des besoins en capacité supplémentaire: sur la base des
prévisions de trafic, et d’objectifs de productivité opérationnelle alignés sur les
standards professionnels reconnus, détermination des besoins supplémentaires
en termes d’accueil et de traitement des trafics dans des conditions acceptables
eu égard aux standards précédents; traduction de ces besoins en un schéma
directeur d’aménagement du port, qui devra comparer en particulier les options
de développement sur le site actuel (par exemple dévolu aux activités de pêche
et croisière) et l’aménagement du site d’Andrakaka (site en développement de
nouvelle ville) dont les conditions physiques devront permettre la construction
d’un port à fort tirant d’eau pour les grands porteurs et les activités connexes.
o L’étude devra prendre en compte la nécessité d’un service de manutention
efficace (structure appropriée à une gestion privée, outillage adapté, surface
nécessaire)
- La délimitation de la bande d’études prédéfinie sur photo aérienne (mosaïque à une
échelle adéquate) pour servir de base à l’enquête foncière et l’implantation de
l’emprise d’une nouvelle voie d’accès.
- Dimensionnement et/ou réhabilitation des voies d’accès à Andrakaka depuis la ville
d’Antsiranana, y compris les ouvrages de franchissement ;
- Elaboration du programme d'investissement requis à court terme et à l'horizon 2040 en
tenant compte des impacts environnementaux;
- Analyse économique et financière du programme d'investissement.
Les dossiers élaborés seront au stade d'Avant-Projet Sommaire (APS). Ils comporteront les
éléments suivant :
- une notice descriptive et explicative donnant tous les éléments nécessaires à la
compréhension du programme d'investissement, accompagnée de variantes éventuelles
tenant compte du Schéma Directeur des Ports Malagasy ;
- les justificatifs techniques;
- les plans et coupes types;
- une estimation détaillée des quantités et des coûts unitaires des ouvrages et
équipements de manutention;
- des études spécifiques sur la zone d’intérêt économique pour le port d’Antsiranana :
L’ensemble de ces études donnera lieu à la production d’un rapport détaillé distinct
des rapports techniques, qui devra notamment permettre de confirmer ou d’infirmer
les différents volets d’investissements du projet selon des critères économiques et
financiers justifiés et qui consistera à :
o présenter la programmation possible des investissements ;
o évaluation de la construction d’un quai en eau profonde, tel que recommandée
par l’étude Artélia de 2021 financée par l’APMF.
o estimer leur rentabilité économique et de vérifier la solidité de cette rentabilité
au travers de tests de sensibilité,
o définir les besoins de financement et de leur prise en charge entre les différents
acteurs impliqués dans le projet.
3.2 – Phase 2 :
Sur la base des dossiers d’Avant-Projet Sommaire (APS) réunis à l’issue de la première phase,
l’Administration en concertation avec la Banque Mondiale sélectionnera le programme
d'investissement qu’il entend réaliser.
Lors de l’analyse préliminaire, le raisonnement visait à établir un pré-dimensionnement des
infrastructures et des équipements nécessaires. En APD, il faudra vérifier par le calcul que le
pré-dimensionnement effectué préliminairement est correct et ajuster le cas échéant.
L’APD correspond à une étude descriptive, explicative et justificative des dispositions
techniques du projet y compris les emprises des ouvrages.
Il comprendra :
- Les levés topographiques et bathymétriques aux échelles requises pour le
dimensionnement et l’étude détaillée des ouvrages et la détermination du volume de
dragage;
- Les reconnaissances géotechniques pour le calcul des ouvrages;
- Le dossier technique des ouvrages divisés en lots et tranches (plan de masse, plans
d’ensemble et de détail des ouvrages, plan des VRD et AEP, notes de calcul, etc.) ;
- Les différents plans et schémas d’exécution selon le type de sous-projet (plans
d’exécution et descriptifs des ouvrages qui définissent les caractéristiques
géométriques exactes des ouvrages ; profils en long et en travers types des voies
d’accès) ;
- Les spécifications techniques détaillées qui définissent de façon précise les
caractéristiques physiques des ouvrages ;
- Un avant métré détaillé des travaux à réaliser ;
- Une note justificative des prix unitaires ou des montants forfaitaires utilisés pour
l’estimation détaillée,
- Les plannings prévisionnels incluant toutes les phases de réalisation de l’opération y
compris celles qui seront éventuellement réalisées par d’autres maîtres d’ouvrage,
notamment les travaux de préparation des sites dont le déplacement des réseaux,
- Définition des méthodes opérationnelles adaptées aux infrastructures en place après
réalisation du plan d’investissement à court terme ;
- Une description détaillée des tâches de gestion et d’entretien de l’ouvrage et une
estimation des charges récurrentes correspondantes ;
- Plans des dispositifs associés au volet environnemental (Bac de rétention pour produits
dangereux, déshuileur-débourbeur, triage des déchets …).
Sur la base des dossiers d’Avant-projets Détaillé (APD) établis, le consultant établira la
faisabilité financière du projet proposé.
L’étude fournira les données suivantes :
- une évaluation de la pertinence du projet, pour permettre de résoudre les problèmes
économiques et sociaux identifiés ;
- une analyse détaillée de la faisabilité financière du projet proposé ;
- une analyse détaillée de la viabilité potentielle des résultats du Projet sur la base de la
réduction des coûts de manutention et des temps d’immobilisation des navires ainsi
que de l’amélioration des performances opérationnelles; ;
- une proposition de financement préliminaire par le biais d’un éventuel partenariat
public-privé;
- des recommandations pour les étapes suivantes et toute action ultérieure requise pour
assurer le financement et la mise en œuvre du Projet.
3.3 – Phase 3 :
Afin de permettre au client d’évaluer les études environnementales et sociales, le consultant
fournira les inputs suivants au fur et à mesure de leur disponibilité :
- Délimitation exacte de l’emprise totale du projet ;
- Estimation des volumes de matériaux requis ;
- Localisation des sites d’extraction possibles (carrières pour produits rocheux, gîtes
pour matériaux sélectionnés et emprunts) avec des précisions sur leur appartenance
(domaine public ou propriété privée) ainsi que leurs puissances estimées ;
- Description des différentes composantes (construction, main d’œuvre, origines et
utilisations des matériaux, méthodes d’abattage prévues, produits, types et nombre
d’engins requis, matériels et équipements …) ;
- Besoins en défrichement au niveau des sites d’extraction (carrières, gîtes) ;
- Résultats des études foncières incluant les plans/états parcellaires des occupations
ainsi que les statuts des occupants de l’emprise (occupation formelle/ traditionnelle)
- Toutes autres données pertinentes sans être exhaustives ;
Cette étude comporte :
- Recensement des aspects négatifs et positifs, en termes d’impact sur l’environnement
et sur le milieu humain (notamment analyse de l’impact provoqué par les travaux liés
à la construction et à l’exploitation de nouvelles infrastructures portuaires) ;
- Définition des mesures d’atténuation des impacts négatifs (comme par exemple la
modification des courants ou la construction de digues – risques d’ensablement et
d’érosion, déversement des produits de dragage) ;
- Mise en évidence des impacts positifs du projet sur l’environnement humain
(notamment amélioration des conditions de vie des populations, développement des
pôles d’activités).
Les résultats de l’étude environnementale et sociale seront utilisés pour établir les clauses
environnementales et sociales dans le projet de Dossier d’Appel d’Offres (DAO) pour le
compte de l’entreprise pendant les travaux avec les différents registres et cahier des charges.
4. LES DONNÉES DE RÉFÉRENCE :
4.1 Cadre général du projet :
4.1.1 Contexte socio-économique :
Hormis le port de Toamasina, les autres ports du pays sont classés comme ports secondaires.
Le port d’Antsiranana fait partie de la catégorie des ports secondaires longs courriers.
De nombreux points constituent des handicaps certains pour le développement économique de
la zone d’Antsiranana et pénalisent plus globalement Madagascar dans le développement de
son commerce international au profit d’autres zones de la région mieux équipées.
Les entraves observées au développement de l’activité du port sont parmi d’autres :
- une longueur de quai insuffisante,
- deux épaves dangereuses pour l’approche à quai,
- une aire de stockage et de manutention insuffisante,
- des problèmes d’encombrement des voies d’accès depuis la ville,
- et une profondeur éventuellement insuffisante pour accueillir les navires desservant la
région. Le tirant d’eau maximum actuel est de 8 mètres.
Le port connaît des difficultés de gestions des navires durant la saison de la pêche au thon
(une activité saisonnière importante pour le port d’Antsiranana).
4.1.2 Trafic du port d’Antsiranana pour la période 2015-2020 : :
Un tableau recapitulatif du volume de trafic tous confondus :
2015 2016 2017 2018 2019 2020
Embarquement 143 288 117 705 161 941 105 551 108 188 68 649
Débarquement 210 097 170 748 200 636 204 947 214 102 140 566
TOTAL 338 974 288 453 362 577 310 499 322 291 209 216
Source: APMF Unité: La tonne
4.2 Description du port :
Le port d’Antsiranana (12°16'09.42"S - 49°17'46.16"E) est un port long-courriers secondaire
où les long-courriers sont opérés à quai.
4.2.1 Infrastructures maritimes :
Les infrastructures maritimes comprennent :
- le quai ″long courrier″, constitué de deux ouvrages :
o quai Nord de 127m de longueur est un quai sur pieux en béton armé datant de
1932. La dalle de couverture a été reconstruite en 1972 et le revêtement de
surface réhabilité en 1989-1990 par une couche de béton bitumineux.
Reconstruit en 2010 sur pieux métalliques et dalle de couverture en béton
armé. Le talus sous le quai est protégé par des enrochements qui ont été remis
en place en 1984 puis en 2010.
o quai Sud, 181m, construit en 1966, est en gabions de palplanches de 20,4m de
diamètre, fichées à -16m, côté mer.
Le quai long courrier peut accueillir des navires d’un tirant d’eau de 8m et de 10 000
PTL ;
- le quai Caboteurs, 69m, perpendiculaire au précédent. Il peut accueillir des bateaux
d’un tirant d’eau 4,5m et de 500 PTL ;
- le quai Vedettes, 50m, avec deux escaliers et dont le pied est à 2m sous le zéro
hydrographique.
- le retour quai Vedettes de 22,5m.
4.2.2 Accès et système d'aide à la navigation :
[Link] Accès terrestre :
Le réseau routier régional est structuré à partir de la RN4 d’Antananarivo –
Ambondromamy puis de la RN6 entre Antsiranana et Ambondromamy.
[Link] Accès maritime :
La baie d’Antsiranana est l’une des plus vastes sinon des plus belles et grandes baies
du monde(plus de 250 km²). Elle est très bien protégée des conditions de mer et les
installations portuaires ne nécessitent pas de protection lourde (digues).
La baie est profonde et le chenal offre naturellement une profondeur de plus de 20 m
jusqu’au droit
de la Pointe Corail (devant la ville) puis de 12 m à une centaine de mètres du port.
Le port n’est pas dragué et le tirant d’eau offert est de 8 m en bord à quai (3 m dans
l’extrémité Sud au port de cabotage).
[Link] Navigation :
Zone de mouillage avec tirant d’eau de 24m face au village d’Orangea.
Les navires qui doivent attendre un poste à quai peuvent mouiller en face du port de
commerce, dans des fonds de 8 à 15 m. Ils doivent cependant utiliser leurs ancres,
aucun coffre n'étant disponible.
4.2.3 Infrastructures terrestres :
Les terre-pleins d’une superficie de 3,5 hectares sont équipés de hangars dont 2 à
PFOI.
4.2.4 Capacité opérationnelle :
Heures d’ouverture du port de 7h à 11h30 et de 14h30 à 18h :
Le rendement peut atteindre dans les 20 conteneurs/heure/équipe si le navire en question est
performant mais ils ne sont jamais descendus en dessous de la norme de 10
conteneurs/heure/équipe
Le taux d’occupation moyen des quais est de ~76%. Le quai de commerce est aujourd’hui
saturé dans les conditions opérationnelles actuelles.
5. LES LIVRABLES :
Le Consultant remettra aux moins quatre (4) documents distincts et leurs annexes respectifs,
correspondant à chaque étape de l’étude, sans y être limité.
- Rapport n° 1 : Avant-projet sommaire :
o 1a : Justification économique (ZIE) ;
o 1b : Faisabilité technique ;
- Rapport n° 2 : Avant-projet détaillé ;
- Rapport n° 3 : Etude d’impact environnemental et social;
6. MOYENS D’EXECUTION:
6.1 Moyens humains:
Le Consultant indiquera et justifiera l’équipe d’experts qu’il se propose de mettre en place
pour la réalisation des prestations. Il joindra à son offre technique les CVs avec les références
des dix (10) dernières années.
Pendant l’exécution du contrat le Consultant ne pourra remplacer ses agents sans l’accord du
Client.
Le Client se réserve le droit de retirer son agrément et d’exiger le remplacement de tout agent
dont il sera reconnu que le comportement ou la compétence technique serait de nature à porter
préjudice à la bonne exécution des prestations.
Le Consultant est personnellement responsable de tout dommage causé à des tiers, du fait de
tout acte fautif imputable à son personnel à l'occasion de l'exécution des prestations.
6.2 Equipe type minimum et qualifications demandées :
L’équipe du consultant devra comprendre un personnel pluridisciplinaire qualifié pour mener
à bien l’ensemble des prestations relevant de cette étude. L’équipe d’étude à mobiliser devra
comprendre au minimum les experts ayant les qualifications ci-après :
- Un expert en planification portuaire, chef de projet :
o master spécialisé en planification portuaire ou similaire
o 20 ans d’expériences
o au moins deux (2) prestations réalisées
o une solide expérience en conception, construction d’ouvrages portuaires et
dans le domaine des opérations portuaires
- Un économiste des transports :
o master en économie des transports ;
o 10 ans d’expériences
o au moins deux (2) prestations réalisées.
- un ingénieur senior de port avec expérience dans les opérations portuaires :
o ingénieur en conception des structures portuaires ou similaire
o 15 ans d’expériences
o au moins deux (2) prestations réalisées
o bonnes références en conception et construction des ouvrages portuaires en
milieux marins
- un ingénieur senior des ponts et chaussées :
o ingénieur en conception d’ouvrages d’art
o 15 ans d’expériences
o au moins deux (2) prestations réalisées
o bonnes références en conception et construction de ponts et de routes
- Un expert en environnement :
o master en environnement marin et portuaire ou similaire ;
o 10 ans d’expériences
o au moins deux (2) prestations réalisées
Ces experts devront posséder au moins une assez bonne maîtrise de la langue française.
Toutefois, le consultant pourra étoffer cette équipe d’étude par tout autre personnel qu’il
jugerait utile.
6.3 Matériel et logistique :
Les bureaux, logements, véhicules, matériel technique, nécessaires au bon déroulement de
l’étude sont à la charge du consultant.
Le reste du matériel dont la mission estimera avoir besoin pour assurer correctement sa tâche
sera décrite dans la proposition du consultant (document organisation et méthodologie).
7. DURÉE ET DÉLAI DES PRESTATIONS :
Le délai de réalisation de l’étude est estimé à NEUF (9) mois. Ce délai inclut les délais
d’approbation des divers rapports par l’équipe du projet.
Le consultant proposera et justifiera son chronogramme d’exécution.
Il est néanmoins suggéré au consultant de se rapprocher au maximum du calendrier suivant et
si possible proposé des moyens appropriés pour réduire ces délais :
- Phase 1 - APS : 60 jours
- Phase 2 - APD : 75 jours
- Phase 3 - EIES : 45 jours
Un Comité Technique mis en place par le Maître d’Ouvrage sera chargé de l’approbation des
dossiers. Il dispose pour cela d’un délai de: QUINZE(15) jours à l’issue du rapport provisoire.
Le consultant est invité à tenir compte de ces délais d’approbation (15 jours) dans
l’élaboration de son planning d’intervention.
8. METHODOLOGIE :
Le consultant fera une proposition de méthodologie pour la conduite des études demandées. Il
démontrera dans cette méthodologie l’adéquation des ressources humaines mobilisées avec
les activités à prévoir dans les différentes phases essentielles de la mission.
Les différentes phases de cette méthodologie devront être visualisées sur un planning.
Celui-ci doit faire apparaître clairement le chronogramme d’intervention de chaque expert
pour analyser la pertinence de ces interventions (phase évaluation des offres techniques),
faciliter la vérification de l’effectivité de ces interventions (phase exécution).
Cette méthodologie devrait intégrer le Plan d’Assurance Qualité (PAQ) qui traite des
dispositions spécifiques en matière d’assurance de la qualité prises par le consultant pour
répondre aux exigences relatives à l’étude.
Le PAQ donne ainsi l’assurance que le prestataire s’organise pour obtenir la qualité requise,
qu’il met en place un système de contrôle interne et qu’il intègre les exigences de la qualité
dans ses méthodes de production et qu’il vérifie que cette qualité est obtenue.
ANNEXE 1 : SPECIFICATIONS PARTICULIERES DES PRESTATIONS AU
PREALABLE
1 - Levés bathymétriques et topographiques des emprises des ouvrages:
Ces opérations, définies ci-après, correspondent aux besoins minimaux nécessaires au calcul
des déblais/remblais et aux métrés des travaux, au regard des préconisations choisies au stade
de l’étude. Ces besoins sont susceptibles de modifications en fonction du choix justifié du
consultant qu’il présentera dans sa méthodologie d’étude.
Le consultant mettra en œuvre les moyens qui sont ceux des méthodes et procédés de levés
hydrographiques et /ou topographiques les plus actuels, qui permettent d’atteindre une
précision planimétrique au mètre près et une résolution altimétrique inférieure au décimètre.
La restitution et la reproduction des résultats de ces travaux seront réalisées en plan et en
hauteur aux échelles appropriées.
Par ailleurs, les levés topo/bathy seront relevés à une échelle de 1/500ème et ils devront être
rattachés :
en planimétrie, au système UTM exprimé en référentiel WGS84 « WoldGeodetic
System 1984 », zone 28 - hémisphère Nord ;
en altimétrie, au zéro hydrographique ou zéro des Cartes Maritimes (CM) du port de
Mahajanga, la correspondance avec le zéro IGN doit être précisée.
Les prestations ainsi effectuées couvriront les zones des sites des ouvrages portuaires dont le
consultant aura à déterminer leurs emprises.
2 - Les reconnaissances géotechniques:
Les reconnaissances géotechniques à effectuer correspondent aux besoins nécessaires au
calcul des types d’ouvrages qui ont été proposés par le Consultant.
Tous les sondages devront être localisés en coordonnées globales (x,y,z) rattachés au système
géodésique du Maitre de l’ouvrage et réalisés sur les zones portuaires concernées par la
présente étude.
Ils consistent en la réalisation :
Des sondages pressiométriques sur une profondeur de vingtaine mètre voire plus avec
essais pressiométriques tous les 20 m.
Une vingtaine de sondages carottés sur une profondeur d’une vingtaine mètre avec
prélèvements d’échantillons intacts pour essais et analyses de laboratoire. Le diamètre
des carottes ne sera pas inférieur à 100mm,
Essais et analyses de laboratoire nécessaires sur les échantillons prélevés.
ANNEXE 2 : RAPPORT, RESTITUTION ET CALENDRIER
(OBLIGATIONS DU CONSULTANT EN MATIERE D’ETABLISSEMENT DE
RAPPORTS ET DE RESTITUTIONS)
Selon la phase d’avancement du contrat, le consultant établira des rapports.
Chacun des documents seront préalablement soumis en version provisoire en trois (03) exemplaires
pour approbation par le Client. Ces documents seront rédigés en français. La version définitive
intégrant les commentaires éventuels du Client sera délivrée en cinq (5) exemplaires pour les rapports
finaux d’APS, d’APD et d’EIE et cinq (05) en version électronique sur CD. Ces rapports seront
rédigés en français.
Un rapport d’établissement est à remettre cinq (05) jours à compter de la date du début des prestations.
Il sera remis trois (03) exemplaires en version papier et Trois (03) supports informatiques sur CD.
Les répartitions types ci-après sont présentées pour base mais le consultant doit l’intégrer dans sa
méthodologie en respectant les étapes de chaque phase.
Répartition type de la Phase APS:
Type de rapport Date de remise des dossiers Nombre d’exemplaires
Rapport d’établissement cinq (05) jours à compter de la Trois (03) exemplaires en version
date du début des prestations papier et Trois (03) supports
informatiques sur CD
Rapport provisoire quarante (40) jours à compter de la 3 exemplaires
d’Avant-Projet date de notification de l’OS de
Sommaire (APS) commencer les prestations
Rapport final d’APS quinze (15) jours à compter de la Cinq (05) exemplaires
date d’approbation du rapport Version papier et Cinq (05)
«provisoire» d’APS supports informatiques sur CD
Répartition type de la Phase APD:
Type de rapport Date de remise des dossiers Nombre d’exemplaires
Rapport provisoire cinquante-cinq (55) jours à 3 exemplaires
d’Avant-Projet Détaillé compter de la date d’approbation
(APD) du rapport d’APS «définitif»
Rapport final d’APD vingt (20) jours à compter de la Cinq (05) exemplaires
date d’approbation du rapport Version papier et Cinq (05)
«provisoire» d’APD supports informatiques sur CD
Répartition type de la Phase EIE:
Type de rapport Date de remise des dossiers Nombre d’exemplaires
Rapport provisoire Trente (30) jours à compter de la 3 exemplaires
d’Etude d’Impact date d’approbation du rapport
Environnemental (EIE) d’APD «définitif»
Rapport final d’EIE quinze (15) jours à compter de la Cinq (05) exemplaires
date d’approbation du rapport Version papier et Cinq (05)
«provisoire» d’EIE supports informatiques sur CD
Par ailleurs le consultant doit effectuer systématiquement des réunions de présentation / restitution aux
différentes étapes suivantes de sa mission:
présentation de la mission du consultant et de son rapport d’établissement accompagné du
Plan d’Assurance Qualité : réunion de démarrage;
restitution intermédiaire lors de la remise des rapports provisoires (APS)
restitution finale lors de la remise des APS définitifs
restitution intermédiaire lors de la remise des rapports provisoires (APD)
restitution finale lors de la remise des APD définitifs
restitution intermédiaire lors de la remise des rapports provisoires (EIE)
restitution finale lors de la remise des EIE définitives
ANNEXE 3 : GUIDE D’ELABORATION D’UN PLAN D’ASSURANCE QUALITE
(PAQ) ETUDE
Un PAQ est constitué:
- d’une note d’organisation générale
- des procédures d’études
- des procédures de suivi
La note d’organisation générale comprend :
1. La désignation des parties concernées : Maître d’Ouvrage, …
2. La présentation du projet et des prestations d’études
3. L’engagement du prestataire dans le cadre de sa mission avec désignation de l’ingénieur
responsable de l’étude
4. les documents de référence :
a. données de base (étude préliminaire)
b. documents techniques
c. documents de référence en matière d’organisation de la qualité
d. principe de gestion du PAQ (établissement, vérification, approbation, modification,
signataire…)
e. terminologie et abréviations spécifiques du PAQ
5. L’organisation des études
a. Affectation des tâches
b. Moyens mis en œuvre :
i. Moyens en personnel et de la mission de chacun (joindre l’organigramme)
ii. Moyens en matériels
c. Gestion des documents de suivi
d. Liste des procédures applicables
La procédure d’étude comprend :
- Les modalités de revue de contrat avec le donneur d’ordre
- Le programme de l’étude
- Les phases et les jalons de l’étude
- Le planning prévisionnel
- Moyens et méthodes de production de l’étude avec identification de points critiques et points
d’arrêt et des modalités prises pour maîtriser les délais
Les procédures de suivi comprennent :
- Les modalités de contrôle interne, de contrôle externe ainsi que des modalités de réalisation
des sous-traitances
- Les modalités de traitement des éventuelles non-conformités et de réalisation des actions
correctives
- Les documents de suivi.
ANNEXE 4: ÉLABORATION DE L’ÉTUDE D’IMPACTS ENVIRONNEMENTALE
ET SOCIALE AVEC LE PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET
SOCIALE (PGES) POUR REVUE ET VALIDATION DE LA BANQUE MONDIALE.
1. Objectifs généraux des études et rappel des tâches spécifiques
Dans le cadre de la préparation des études spécifiques de développement de complexe portuaire, il est
attendu de faire une revue environnementale et sociale des sous projets retenue conformément aux
documents cadres E&S du projet (CGES – CR – PGMO et PMPP) pour que le Projet soit exécuté
dans le respect des Normes environnementales et sociales (NES) de la Banque mondiale.
Huit (8) des 10 Normes environnementales et sociales (NES) de la Banque sont pertinentes pour le
projet, à savoir :
NES1 - Évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux
NES2 - Emploi et conditions de travail
NES3 - Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution
NES4 - Santé et sécurité des populations
NES5 - Acquisition de terres, restrictions à l’utilisation de terres et réinstallation involontaire
NES6 - Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques
NES8 –Patrimoine culturel
NES10 - Mobilisation des parties prenantes et information
2. Contexte de l’étude
Les EIES suivront la structure et traiteront le contenu détaillé ci-dessous 1. Bien que chacune des EIES
soit constituée de différents chapitres et sections, le Consultant assurera l’articulation entre ces
chapitres et sections, afin de constituer un tout cohérent, compréhensible, et facile à lire.
L’EIES doit inclure toutes les installations et structures auxiliaires ou connexes et hors site nécessaires
aux travaux (Carrières, Gites d’emprunt, les routes de desserte sur le chantier, la base vie, ...etc.) y
compris, entre autres, les impacts environnementaux et sociaux liés à la construction. En outre, l'EIES
propose également des mesures d'atténuation pour faire face aux éventuelles conséquences
environnementales et/ou sociales néfastes des activités en phases de construction et de l’exploitation,
notamment la pollution des sols, de l'air et de l'eau, les impacts sur les écosystèmes terrestres et
aquatiques, et les perturbations sociales, le cas échéant, etc.
L’analyse environnementale et sociale devrait conduire une étude du milieu physique, biologique et
social de la zone d’influence du projet pendant la phase de construction et de l’exploitation du port. Il
devrait être caractérisé les activités communautaires et socio-économiques autour et les zones de
sensibilité biologique du milieu de la présence ou pas d’habitats et espèces rares ou endémiques sur les
zones d’influence du projet de réhabilitation et d’exploitation d’infrastructures portuaires financés par
le projet. En outre, la revue bibliographique et sommaire de l’écologie devra être conduite tel que
définie dans la Norme Environnementale et Sociale 6 du CES.
L’unité de gestion du projet veillera à ce que l’EIES prenne en compte, d’une manière appropriée,
toutes les questions relatives au projet, y compris :
1
La structure et le contenu des EIES sont fondés sur les exigences détaillées dans la Section B., paragraphes 23-
35 de la Norme Environnementale et Sociale de la Banque mondiale relative à l’Évaluation et la gestion des
risques et effets environnementaux et sociaux (NES1), ainsi que dans les annexes D. et E. de la NES1. Voir :
[Link]
[Link]#page=29&zoom=80. Prière noter que les TdRs utilisent le terme « impact » plutôt
qu’« effet », afin de faciliter la correspondance avec la réglementation nationale.
le cadre des politiques publiques, les lois et réglementations nationales et les capacités
institutionnelles (y compris pour la mise en œuvre) sur le plan environnemental et social,
l’évolution du contexte national et de la situation du projet, les études environnementales ou
sociales réalisées au niveau du pays, les plans d’action nationaux en matière environnementale
ou sociale et les obligations du pays en vertu des traités et accords internationaux pertinents
qui ont un lien direct avec le projet ;
les dispositions pertinentes des NES applicables aux activités du projet ;
les Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires (ESS) du groupe de la Banque
mondiale et d’autres bonnes pratiques internationales en vigueur dans les secteurs d’activité
concernés (BPISA)2.
3
L’EIES sera proportionnée aux risques et effets potentiels du projet et déterminera de manière
intégrée tous les risques environnementaux et sociaux ainsi que les impacts directs 4, indirects5 et
cumulatifs6 du projet, y compris ceux qui sont expressément définis dans les normes
environnementales et sociales (NES) 2 à 10 du Cadre environnemental et social (CES) de la Banque
mondiale.
L’EIES sera basée sur des informations à jour, y compris une description et une délimitation précises
du projet et tout renseignement connexe, des évaluations des risques et effets environnementaux et
sociaux potentiels du projet ; d’un examen des solutions de rechange ; des caractérisations des moyens
d’améliorer le choix du site ainsi que la sélection, la planification, la conception et la mise en œuvre
du projet en vue d’appliquer les principes de hiérarchie d’atténuation 7 aux impacts environnementaux
et sociaux négatifs, et de déterminer dans quelle mesure il est possible de renforcer les impacts positifs
du projet. La mobilisation des parties prenantes fera partie intégrante de l’EIES, conformément aux
dispositions de la NES10.
3. Description des Tâches
Les activités à réaliser dans le cadre de cette étude comprennent :
a) Faire une description du projet de réhabilitation et d’exploitation des infrastructures portuaires
en fournissant une description synthétique des composantes pertinentes et en présentant des
plans, cartes, figures et tableaux ;
2
Les bonnes pratiques internationales d’un secteur d’activité (BPISA) sont des pratiques que l’on peut raisonnablement
attendre de professionnels qualifiés et chevronnés faisant preuve de compétence professionnelle, de diligence, de
prudence et de prévoyance dans le cadre de la poursuite d’activités du même type dans des circonstances identiques ou
semblables, partout dans la région ou à travers le monde. L’adoption de telles pratiques devrait avoir pour conséquence
que les technologies les mieux appropriées soient employées dans le cadre particulier du projet.
3
Refer to World Bank ESIA Guidelines for more detailed discussion of the topics to be considered in the Project ESIA.
[Link]
0,,contentMDK:20509076~hlPK:1287595~menuPK:1286567~pagePK:64168445~piPK:64168309~theSitePK:584435,[Link] and
[Link]
risk+management/ehsguidelines
4
Un impact direct est un impact généré par le projet, qui se manifeste dans le même espace temporel et spatial que le projet.
5
Un impact indirect est un impact généré par le projet dans un espace spatial ou temporel plus éloigné que celui d’un impact direct,
mais qui est toujours raisonnablement prévisible et n’inclut pas les effets induits.
6
L’impact cumulatif du projet est l’impact qu’exerce le projet lorsqu’il s’ajoute à l’effet produit par d’autres aménagements passés,
présents et raisonnablement prévisibles ainsi qu’aux conséquences d’activités non planifiées, mais rendues possibles par le projet,
lesquelles peuvent se dérouler plus tard ou dans un autre lieu. L’impact cumulatif peut résulter d’activités inscrites dans la durée, qui
sont jugées négligeables lorsqu’elles sont prises isolément, mais importantes quand elles sont intégrées à l’ensemble du projet.
L’évaluation environnementale et sociale examinera l’impact cumulatif jugé important sur la base de préoccupations d’ordre
scientifique et/ou au regard des préoccupations des parties touchées par le projet. L’impact cumulatif potentiel sera déterminé le plus tôt
possible, dans l’idéal, à l’étape du cadrage du projet.
7
Voir le paragraphe 7 qui explique la hiérarchie d’atténuation.
b) Examen de la conception et des composantes du projet et délimitation de la zone d'influence
directe et indirecte du projet, y compris l'identification des installations connexes, ainsi que des
impacts cumulatifs ;
c) Identifier et analyser l’adéquation de la sous-composante de réhabilitation et d’exploitation du
port au cadre politique, environnemental et social et de développement sectoriel dans lequel
s’inscrit la sous-composante ;
d) Rappeler les Normes Environnementales et Sociales de la Banque Mondiale, qui sont
appliquées et faire une analyse de complémentarité des NES avec les lois et réglementations
environnementales et sociales y afférentes en vigueur à Madagascar. Il est à présenter les
dispositions retenues par l’étude pour être en conformité avec les normes environnementales et
sociales pertinentes pour le Projet ;
e) Définir et examiner les exigences du cadre environnemental, social, juridique et politique.
Cette section doit également identifier toute convention internationale pertinente, par exemple
la Convention internationale du travail et les obligations liées à l'OIT ;
f) Présenter les méthodes d’évaluation des impacts de la sous-composante selon les dispositions
du cadre national du décret MECIE et les exigences des NES de la Banque mondiale ;
g) Résumer les préoccupations environnementales, climatiques, sociales, de santé et de sécurité au
travail, et les conditions socio-économiques de base de la zone d'influence du projet pour
évaluer correctement tous les impacts physiques, biologiques, sociaux et culturels potentiels
associés à un projet de ce type (en notant la portée distincte des travaux pour l'évaluation
préliminaire de base) ;
h) Identifier les impacts du projet sur l'environnement, la société, la santé et la sécurité au travail,
y compris les impacts cumulatifs d'autres développements ou de différentes phases de ce
développement ;
i) Conduire une analyse des risques et effets environnementaux, y compris : i) ceux qui sont
définis dans les Directives ESS ; ii) ceux qui se rapportent à la sécurité des populations ; iii)
ceux qui sont liés au changement climatique et à d’autres risques ; iv) toute menace importante
pour la protection, la préservation, le maintien et la régénération des habitats naturels et de la
biodiversité ; et v) ceux qui concernent les services écosystémiques 8 et l’exploitation des
ressources naturelles biologiques. L’étude exploitera les Directives ESS générale et spécifiques
de l’IFC :
Directives Générales
[Link]
00dbdb8048855b7588f4da6a6515bb18/010_General%[Link]?
MOD=AJPERES&CACHEID=00dbdb8048855b7588f4da6a6515bb18
Code de conduite des travailleurs
[Link]
9aef2880488559a983acd36a6515bb18/2%2BOccupational%2BHealth%2Band
%[Link]?MOD=AJPERES
[Link]
[Link]
8
Les services écosystémiques sont les bénéfices que les populations retirent des écosystèmes principalement la pêches dans le cadre de
ce projet. Il en existe quatre catégories : i) les services d’approvisionnement, qui désignent les produits que les populations tirent des
écosystèmes et qui peuvent inclure les aliments, l’eau douce, les bois d’énergie et les plantes médicinales ; ii) les services de régulation,
qui désignent les avantages que les populations tirent de la régulation par les écosystèmes de processus naturels qui peuvent inclure la
purification des eaux de surface, le stockage et la fixation du carbone, la régulation du climat et la protection contre les risques
naturels ; iii) les services culturels, qui désignent les avantages immatériels que les populations peuvent tirer des écosystèmes et qui
peuvent inclure des aires naturelles considérées comme des sites sacrés et des zones importantes pour les activités récréatives et le
plaisir esthétique ; et iv) les services de soutien, qui désignent les processus naturels qui maintiennent les autres services et qui peuvent
inclure la formation des sols, le cycle des nutriments et la production primaire.
Directive sur l’extraction des matériaux de construction
[Link]
4293a78048855367aee4fe6a6515bb18/001_Construction%2BMaterials
%[Link]?
MOD=AJPERES&CACHEID=4293a78048855367aee4fe6a6515bb18
j) Conformément à la NES6, le consultant doit recueillir des informations de base sur
l'environnement biologique terrestre et aquatique existant et identifier tout habitat naturel
sensible ou critique par : (i) Décrire l'environnement biologique terrestre et aquatique existant,
en mettant l'accent sur les la biodiversité globale des zones qui seront directement touchées par
le projet, sur la base des informations existantes et du travail de terrain, le cas échéant ; (ii)
autres informations nécessaires dans la zone à évaluer pour les impacts cumulatifs de
l'augmentation du trafic; (iii) Préparer une cartographie des habitats de la zone d'influence du
projet, étayée par des vérifications/sondages sur le terrain afin de déterminer la présence ou
l'absence d'espèces clés, notamment d'espèces en danger, menacées ou protégées.
k) Caractériser et évaluer les risques et effets sociaux, y compris : i) les menaces pour la sécurité
humaine se manifestant par la recrudescence de conflits interpersonnels, communautaires et
interétatiques, de la criminalité ou de la violence 9 inhérente à l’afflux de travailleurs non locaux
; ii) les risques que le projet ait des effets disproportionnés sur des individus et des groupes qui,
du fait de leur situation particulière, peuvent être défavorisés ou vulnérables 10 ; iii) les préjugés
ou la discrimination à l’égard de certains individus ou certains groupes, en particulier ceux qui
peuvent être défavorisés ou vulnérables, en ce qui concerne l’accès aux ressources consacrées
au développement et aux avantages du projet ; iv) les conséquences économiques et sociales
négatives de l’acquisition de terres nécessaires au sous-projet ou des restrictions à l’utilisation
des terres ou à la conduite de l’activité de subsistance dans la zone d’influence des travaux; v)
les risques ou les effets associés à la propriété et l’utilisation des sols et des ressources
naturelles11 y compris (le cas échéant) les effets potentiels du projet sur les modes d’utilisation
des terres et des ressources naturelles au niveau local, et tout risque correspondant lié aux
conflits ou aux différends concernant les terres et les ressources naturelles ; vi) les effets sur la
santé, la sécurité et le bien-être des travailleurs et des populations touchées par le projet ; et vii)
les risques pour le patrimoine culturel. Lorsque l’EIES détermine que certaines personnes ou
certains groupes spécifiques sont défavorisés ou vulnérables, le consultant proposera et mettra
en œuvre des mesures différenciées de sorte que les impacts négatifs du projet n’affectent pas
ces personnes de façon disproportionnée, et pour qu’elles ne soient pas lésées dans le partage
des avantages et opportunités de développement résultant du projet.
l) Faire une description des milieux physiques, biologiques et humains de la zone d’étude. Cette
tâche consiste à faire les :
o Description du milieu physique de la zone ;
9
Cela comprend les violences basées sur le genre, l’exploitation et les atteintes sexuelles ainsi que le harcèlement sexuel (EAS/HS).
10
L’expression « défavorisé » ou « vulnérable » désigne des individus ou des groupes qui risquent davantage de souffrir des effets du
projet et/ou sont plus limités que d’autres dans leur capacité à profiter des avantages d’un projet. Ces individus ou ces groupes sont
aussi plus susceptibles d’être exclus du processus général de consultation ou de ne pouvoir y participer pleinement, et peuvent de ce fait
avoir besoin de mesures et/ou d’une assistance particulières. À cet égard, il faudra tenir compte de considérations liées à l’âge,
notamment des personnes âgées et des mineurs, y compris dans les cas où ceux-ci peuvent être séparés de leur famille, de leur
communauté ou d’autres individus dont ils dépendent.
11
En raison de la complexité des questions foncières dans de nombreux contextes et de l’importance d’une garantie de
maintien dans les lieux pour des besoins de subsistance, une évaluation et une conception minutieuses sont nécessaires
pour garantir que les projets ne portent pas atteinte, par inadvertance, aux droits légitimes existants (y compris les droits
collectifs, les droits subsidiaires et les droits des femmes) ou n’aient pas d’autres conséquences imprévues, en particulier
lorsqu’ils traitent de questions foncières ou connexes. Dans de telles circonstances, l’Emprunteur démontrera au
minimum, à la satisfaction de la Banque, que les lois et procédures applicables ainsi que certains éléments dans la
conception du projet : a) prévoient des règles claires et appropriées pour la reconnaissance des droits d’occupation des
terres concernées ; b) établissent des critères équitables et assurent un usage transparent et participatif des procédures de
règlement de revendications foncières concurrentes ; et c) prévoient des efforts sincères pour informer les personnes
touchées de leurs droits et faciliter l’accès de celles-ci à des conseils impartiaux.
o Description du milieu biologique ;
o Description socioéconomique ;
m) Effectuer un inventaire écologique des espèces d’intérêt écologique (faune et flore) ;
n) Réaliser une étude sur le patrimoine culturel et archéologique qui indiquera les mesures à
prendre en cas de découverte fortuite d’éléments du patrimoine culturel ;
o) Identifier les impacts pouvant être induits par la réhabilitation du port durant toutes les phases
(construction et exploitation) que ceux-ci soient positifs ou négatifs.
Les risques suivants sont aussi à évaluer :
Les risques d’érosion du sol, de pollution des résidus, de contamination aux déversements
accidentels pendant l’exploitation ;
Les risques de maladies professionnelles pour les travailleurs pendant la période de
construction, les risques liés aux maladies et infections transmissibles (IST, VIH/SIDA,
COVID-19, …) ;
Les risques de conflits sociaux et l’analyse de profil en matière de comportement sexuel au
niveau de la zone d’implication du projet, et violence sexuelle basée sur le genre ainsi que les
impacts sociaux potentiels durant les différentes phases du projet.
Les risques de violence basée sur le genre ;
Impacts liés à l’exploitation de produits rocheux et/ou meubles (carrières, emprunts et gîtes
pour matériaux sélectionnés).
Il faudra également faire une analyse des mesures pour les impacts suivants les risques et les
enjeux environnementaux et sociaux : les impacts directs du projet, les impacts indirects et
irréversibles, les impacts cumulatifs à long terme. Une proposition de matrice récapitulative
des mesures d’atténuation pourra conclure ce chapitre en y intégrant les coûts correspondants
aux différentes mesures proposées.
Conduire des séries de consultations avec l’ensemble des acteurs clés, dans le cadre d’une large
démarche participative ainsi qu’une restitution publique des résultats de l’étude. La
consultation devra amener des éléments de discussion et une structuration pouvant faciliter
l’échange avec la population et la compréhension commune des enjeux, activités et impacts
potentiels du projet visé. Les enjeux et les préoccupations de la population devront être
catégorisés, synthétisés dans un tableau synoptique et intégrés dans le design et la mise en
œuvre du projet. Les Procès-verbaux des consultations du public devront être documentés en
annexe de l‘EIES.
Développer un programme de suivi environnemental et social, incluant des indicateurs, les
responsabilités institutionnelles et les coûts associés.
p) Préparer un Plan de gestion des risques d’accident, l’identification des mesures de sécurité
appropriée et le développement d’un plan d’urgence aussi bien pendant la phase de
construction et la phase d’exploitation.
q) Elaborer un Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES) : des mesures générales et des
actions spécifiques seront proposées pour réduire et/ou supprimer les conséquences
dommageables du projet sur l’environnement physique et humain. Le PGES est la description
des actions environnementales et sociales à mener. Il présentera, pour chaque action, les
éléments suivants : modalités d'organisation, calendrier optimal d'exécution, modalités de suivi
et de contrôle basées sur des indicateurs objectivement vérifiables, intervenants et évaluation
sommaire des coûts et surtout l’entité responsable de mise en œuvre, de suivi et de contrôle. Il
sera déterminé les mesures spécifiques et actions idoines à adopter pour éliminer, atténuer et/ou
compenser les impacts négatifs du sous projet et capitaliser les impacts positifs sur
l’environnement et le social. L’étude présentera les mesures d’atténuation retenue par le projet.
Il est nécessaire de le cadrer avec les Directives ESS générale et spécifiques du groupe de la
Banque mondiale et les standards internationaux applicables pour les différents aménagements
et les travaux pouvant être financés par le projet. Il sera présenté les propositions pour assurer
une harmonisation et de la cohérence des propositions avec la pratique internationale. Il sera
inclus un résumé dans le tableau d’analyses des impacts sociaux du plan de recasement : Type
d’impacts, les nombres de ménages affectés, les mesures d’atténuations et de compensation
retenues.
r) L’EIES caractérisera les impacts résiduels après la considération des mesures d’atténuation.
Cela permettra par la suite de déterminer les indicateurs de suivi des impacts du projet afin
d’apprécier l’efficacité des mesures d’atténuation et la performance de gestion
environnementale et sociale du projet avec la caractérisation des acteurs responsables de la
mise en œuvre.
s) L’EIES formulera une section détaillée et claire des clauses environnementales et sociales.
L’étude d’impact environnemental et social avec son Plan de gestion environnemental et social
doit être revue et validée par la Banque diffusée dans le pays et à site web externe de la
Banque. Si les études du PGES conduisent à des modifications des caractéristiques techniques
des ouvrages, de nouvelles caractéristiques seront proposées qui devront offrir des conditions
les plus proches possibles de celles qui ont été fixées dans l’étude de faisabilité. Une distinction
sera faite entre les mesures relatives à la phase des travaux de réhabilitation et celles relatives à
la période d’exploitation des infrastructures portuaires.
t) En outre, le consultant proposera le mécanisme de : (i) contrôle environnemental et social des
travaux par l’intégration dans la structure de contrôle des travaux (représentant du maître
d’œuvre) d’un Environnementaliste expérimenté ; (ii) du suivi environnemental et social
pendant la période de construction afin de vérifier la portée et l’efficacité des mesures
proposées. Ce suivi devrait être intégré à la phase d’exploitation et d’entretien technique de
l’ouvrage et être réalisé dans le cadre des activités de l’autorité portuaire compétente ou autres
entités responsable identifiées évitant toute duplication et lourdeur dans la mise en œuvre.
u) Identifier les responsabilités institutionnelles et les besoins en renforcement de capacités, si
nécessaire, afin de mettre en œuvre les recommandations de l’évaluation environnementale et
sociale. Il sera développé une charte de responsabilité des différents acteurs impliqués par le
suivi et la mise en œuvre des mesures avec un calendrier et un coût de mise en œuvre.
Élaboration de Plan de Réinstallation (PR)
1. Contexte et objectifs de réalisation
Sur le plan social, et en étroite collaboration avec les institutions concernées de la République de
Madagascar, le Consultant élaborera les Plans d'action conformément au Cadre de Réinstallation du
projet et aux exigences de la Norme environnementale et sociale 5 (Acquisition de terres, restrictions
à l’utilisation de terres et réinstallation involontaire) du Cadre environnemental et social de la Banque
mondiale ainsi que la NES10 sur la mobilisation des parties prenantes et informations. Les PR
comprennent des mesures visant à faire face aux déplacements physiques et/ou économiques, selon la
nature des effets escomptés du projet. Le PR est élaboré sur la base d’informations fiables et à jour
concernant : a) le projet proposé et ses effets potentiels sur les personnes déplacées et les autres
groupes touchés négativement, b) les mesures d’atténuation appropriées et réalisables, et c) les
dispositions juridiques et institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre effective des mesures de
réinstallation.
2. Description des Tâches
Dans le cadre de la présente mission, le Consultant réalisera les tâches suivantes, sans nécessairement
s’y limiter :
a) Campagnes de sensibilisations et d’information sur le projet ;
b) Consultations publiques d’information sur le projet et collecte des avis de la communauté
particulièrement les personnes pouvant être impactées par le projet, ainsi que des
consultations de restitutions du PR ;
c) L’information publique concernant la date d’éligibilité/date butoir, qui sera suffisamment
détaillée et diffusée dans toute la zone du projet à des intervalles réguliers, sur des supports
écrits et (le cas échéant) non écrits et dans les langues parlées par les populations
concernées. Il s’agira notamment d’afficher des mises en garde en vertu desquelles les
personnes qui s’installeront dans la zone du projet après la date butoir seront susceptibles
d’en être expulsées.
d) Actions de recensement et d’enquêtes socio-économiques des ménages, communauté, et
personnes, ainsi que des biens affectés, devant aboutir à la fourniture de la base de données
sur les PAPs et les biens (données du chef de ménage, CIN, quantification et qualification
des biens affectés, les photos du chef de ménage et des biens affectés), et du canevas de
fiche de notification individuelle, en lien avec la base de constitution des prix
d’indemnisation et d’appui, sur fichier Excel ; Le recensement sera complété par une enquête
sur les cours du marché pour l’acquisition de chaque type de biens.
e) Le consultant collectera et fournira les actes régionaux de formalisation des activités de
recensement, d’identification des ayants droits à l'indemnisation, de la date d’éligibilité, de
l’intégration de la liste des PAPs et des biens ainsi que des prix référentiels de
paiement collectée auprès des institutions spécialisées nationales/régionales/districts,
sectorielles ainsi que sur la base d’études du marché (à mettre en annexe du PAR). Le
consultant transmettra au projet aussi la base de données sur les PAPs et les biens sur
l’ensemble de l’axe, indexée des prix référentiels et des fichiers électroniques de fiches de
notification des PAPs par commune concernée.
f) Réalisation d’une enquête foncière qui précisera par parcelle, les propriétés comprises dans
la bande d’études. L’emprise du projet fera l’objet de matérialisation physique, par
piquetage en béton. Les plans cadastraux seront produits au 1/2000. Les propriétés
affectées feront l’objet d’une liste détaillée portant sur :
l’identification cadastrale des parcelles,
l’identification des propriétaires,
la consistance de l’empiètement de l’emprise sur la parcelle (bâtie et non bâtie),
l’évaluation du marché (ie. terrain constructible en agglomération, terrain en rase
campagne, rizières, autres aires de culture), et l’évaluation fiscale des coûts des terrains et
des expropriations,
a) Fourniture d’une carte sur Google ou à main levée de la traversée des principales
agglomérations, localisant les aménagements et autres biens à déplacer, avec indication de
la codification respective de chaque ménage.
b) Clarification des dispositions juridiques applicables. Compte tenu de l’analyse des données
sur terrain, le consultant évaluera la nécessité ou non de déclencher ou non la convocation
d’une Commission Administrative d’Evaluation (CAE), pour la validation des prix unitaires
d’indemnisation et d’appui aux PAPs, la validation par la CAE de la liste des ayants droits à
indemnisation, le processus officiel d’expropriation via un DUP sur une partie ou sur la
totalité des zones d’interventions. Si ce besoin se présente, le consultant en collaboration
avec l’Unité de projet déclenchera le processus DUP et les informations y relatives seront
capturées dans le(s) PRs ;
c) Clarification des dispositifs financière du PR. Le PR établira les rôles et responsabilités en
matière de financement et de mise en œuvre qui impliquera le service d’un Maitre d’œuvre
Institutionnelle et Sociale (MOIS) ; le PR inclura des modalités de financement d’urgence
pour faire face aux dépenses imprévues, ainsi que des modalités d’intervention rapide et
coordonnée pour répondre aux situations imprévues qui pourraient entraver le progrès vers
les résultats souhaités. Le coût total des activités de réinstallation à effectuer pour atteindre
les objectifs du projet doit être inclus dans le coût total du projet. Les coûts de
réinstallation, comme les coûts des autres activités du projet, sont traités comme une charge
par rapport aux avantages économiques du projet ; et toutes les prestations nettes au profit
des personnes réinstallées (par rapport à la situation « sans projet ») sont ajoutées au flux
d’avantages du projet. En annexe du PR, le consultant présentera l’engagement relatif des
autorités concernés sur cette disposition financière ;
d) Clarification des dispositifs de suivi. Le PR décrira les procédures de suivi et d’évaluation
de sa mise en œuvre, et inclura, au besoin, des mesures correctives à prendre pendant la
mise en œuvre pour réaliser ses objectifs. L’envergure des activités de suivi sera
proportionnelle aux risques et effets du projet. Pour tous les projets entraînant de
nombreuses réinstallations forcées, le projet fera appel à des spécialistes de la réinstallation
qui assureront le suivi de la mise en œuvre des plans de réinstallation, proposeront les
mesures correctives nécessaires, fourniront des conseils et produiront des rapports de suivi
périodiques. Le PR indiquera également que les personnes touchées seront consultées au
cours du processus de suivi. Des rapports périodiques seront préparés à cet égard et les
personnes touchées informées des résultats du suivi dans les meilleurs délais.
La mise en œuvre du PR sera considérée comme terminée lorsque les effets négatifs de la
réinstallation auront été gérés d’une manière conforme aux dispositions du PR. Pour tous les
projets entraînant de nombreuses réinstallations involontaires, le projet commandera un
audit externe d’achèvement du plan lorsque toutes les mesures d’atténuation auront été
pratiquement terminées. L’audit d’achèvement sera réalisé par des professionnels
compétents de la réinstallation, déterminera si les moyens de subsistance et les conditions de
vie ont été améliorés ou au moins rétablis, et proposera, selon le cas, des mesures correctives
pour les objectifs qui n’ont pas été atteints.
En se référant aux textes juridiques et règlementaires en vigueur, aux pratiques internationales ainsi
qu’aux travaux de reconnaissance et de consultation menés sur terrain et à tout document relatif au
projet, le Consultant veillera à atteindre les objectifs définis ci-dessus.
3. Méthodologie :
Le consultant décrira de façon précise et claire, chacune des méthodes qu’il utilisera aussi bien pour la
collecte des données que pour leur traitement (démarche, outils). Les éléments permettant de vérifier
la transparence de la démarche, l’effectivité de la participation des parties prenantes, seront mis en
annexe.
Au début du développement du PR, le consultant clarifiera avec l’autorité compétente l’étendue de
l’analyse des impacts par rapport à l’emprise (emprise légale ou emprise avec minimisation des
impacts) à retenir dans le cadre du projet.
Il veillera dans tous les cas d’une part à tenir des consultations avec les populations affectées, en vue
d’obtenir leur avis et leurs préoccupations par rapport au projet, et d’autre part à mener des séances de
communication afin de :
- assurer la compréhension par les PAPs des principes et du mécanisme d’indemnisation / d’appui,
du mécanisme de gestion des litiges et de recueil des plaintes ;
- asseoir leur adhésion à la mise en œuvre des mesures d’atténuation, de compensation ou
d’accompagnement. En ce sens les lettres d’engagement de chaque PAPs concernées seront annexées
au(x) PR(s).
Ces consultations seront organisées dès la préparation du rapport pour identifier les problèmes
environnementaux et sociaux clés et après la présentation du rapport provisoire pour obtenir les
commentaires des bénéficiaires sur les mesures d’atténuation et de compensation proposées (voir aussi
EIES). Les consultations que ce soient pendant la préparation du PR, que dans sa mise en œuvre
devraient considérer les mesures applicables dans la prévention et la lutte contre le COVID 19.
4. Description indicative du Plan de Réinstallation
Le(s) PR(s) devrai(en)t être structuré(s) comme décrit sommairement ci-dessous : Bien que le PR soit
constitué de différents chapitres et sections, le Consultant assurera l’articulation entre ces chapitres et
sections, afin de constituer un tout cohérent, compréhensible, et facile de lecture. Le consultant
préparera le CR selon la structure ci-dessous :
Page de Garde
La page de garde indiquera la date de soumission du document, et son envers indiquera le nom du
Consultant, et l’historique des différentes versions.
Table des matières
La Table des matières détaillera au moins les trois premiers niveaux d’organisation du document
(Chapitre, Section et Sous-section)
Sigles et acronymes
Cette section inclura tous les sigles et acronymes mentionnés dans le PR
Résumé Exécutif
Le CR comprendra un résumé exécutif en français et sa traduction en Malagasy, qui résumera de
manière concise les principales conclusions, les procédures et les actions recommandées dans le
PR.
NOTE : Le consultant redémarrera la numérotation des pages à partir du Chapitre suivant.
Chapitre I. Description du projet. Description générale du projet et identification de la zone du
projet.
Chapitre II. Effets potentiels.
Identification
- des composantes ou des activités du projet qui donnent lieu à un déplacement, en expliquant
pourquoi les terres retenues doivent être acquises et exploitées pendant la durée de vie du
projet ;
- de la zone d’impact de ces composantes ou activités ;
- de l’envergure et l’ampleur des acquisitions de terres et des effets de telles acquisitions sur
- des ouvrages et autres immobilisations ;
- des restrictions imposées par le projet à l’utilisation des terres ou d’autres ressources
naturelles, ainsi qu’à l’accès auxdites terres ou ressources ;
- des variantes de conception du projet envisagées pour éviter ou minimiser les déplacements et
des motifs pour lesquels celles-ci ont été rejetées ; et
- des mécanismes mis en place pour minimiser les déplacements, dans la mesure du possible,
pendant la mise en œuvre du projet.
Chapitre III. Objectifs. Les principaux objectifs du PR.
Chapitre IV. Recensement et études socio-économiques de référence.
Les conclusions d’un recensement des ménages permettant d’identifier et de dénombrer les personnes
touchées et, avec la participation de ces personnes, de faire des levés topographiques, d’étudier les
ouvrages et d’autres immobilisations susceptibles d’être affectés par le projet. Le recensement remplit
également d’autres fonctions essentielles :
- Identifier les caractéristiques des ménages déplacés, notamment en décrivant la structure des
ménages et l’organisation de la production et du travail ; et recueillir des données de référence
sur les moyens de subsistance (y compris, le cas échéant, les niveaux de production et les
revenus générés par les activités économiques formelles et informelles) et les niveaux de vie
(y compris l’état de santé) de la population déplacée ;
- Recueillir des informations sur les groupes ou les personnes vulnérables pour lesquelles des
dispositions spéciales seront probablement nécessaires ;
- Identifier les infrastructures, les services ou les biens publics ou collectifs susceptibles d’être
affectés ;
- Établir une base pour la conception et la budgétisation du programme de réinstallation ;
- Établir une base pour exclure les personnes non admissibles à l’indemnisation et à l’aide à la
réinstallation en même temps qu’une date limite d’admissibilité est fixée ; et
- Établir des conditions de base à des fins de suivi et d’évaluation.
- Etablir les régimes fonciers et les systèmes de transfert de propriété, y compris un inventaire
des ressources naturelles en propriété collective dont dépendent les populations pour leurs
revenus et leur subsistance, les systèmes d’usufruit sans titre de propriété (y compris la pêche,
le pâturage, ou l’exploitation de zones forestières) régis par des mécanismes d’allocation des
terres reconnus au niveau local, et toutes les questions soulevées par les différents systèmes
fonciers existants dans la zone du projet ;
- Les modes d’interaction sociale dans les communautés touchées, y compris les réseaux
sociaux et les systèmes d’aide sociale, et la manière dont ceux-ci seront affectés par le projet ;
et
- Les caractéristiques sociales et culturelles des communautés déplacées, y compris une
description des institutions formelles et informelles (par exemple les organisations
communautaires, les groupes rituels, les organisations non gouvernementales [ONG]) qui
peuvent être prises en compte dans la stratégie de consultation et dans le cadre de la
conception et la mise en œuvre des activités de réinstallation. (si des cas de déplacements
physiques de PAPs sont anticipés)
Chapitre V. Cadre Juridique.
Les résultats d’une analyse du cadre juridique, couvrant :
- L’étendue du pouvoir d’expropriation et d’imposition de restrictions à l’utilisation des terres et
la nature des indemnisations connexes, y compris à la fois la méthodologie d’évaluation et les
délais de paiement ;
- Les procédures juridiques et administratives applicables, notamment une description des
moyens de recours à la disposition des personnes déplacées pendant les procédures judiciaires
et le délai normal pour de telles procédures, ainsi que tout mécanisme de gestion des plaintes
disponible et applicable dans le cadre du projet ;
- Les lois et réglementations concernant les agences responsables de la mise en œuvre des
activités de réinstallation ; et
- Les disparités, s’il y en a, entre les lois et pratiques locales en matière d’expropriation,
d’imposition de restrictions à l’utilisation des terres et d’établissement de mesures de
réinstallation et les dispositions de la NES5, ainsi que les dispositifs permettant de corriger ces
disparités.
Chapitre VI. Cadre institutionnel.
Les résultats d’une analyse du cadre institutionnel, couvrant :
- L’identification des agences chargées des activités de réinstallation et des ONG/OSC
(organisations de la société civile) susceptibles de jouer un rôle dans la mise en œuvre du
projet ; y compris en apportant une aide aux personnes déplacées;
- Une évaluation des capacités institutionnelles de ces agences et ONG/OSC ; et
- Toutes les mesures proposées pour renforcer les capacités institutionnelles des agences et des
ONG/OSC responsables de la mise en œuvre des activités de réinstallation.
Chapitre VII. Admissibilité
Incluant la définition des personnes déplacées et critères pour déterminer leur admissibilité à
l’indemnisation et aux autres aides à la réinstallation, y compris les dates butoirs pertinentes.
Chapitre VIII. Evaluation des pertes et indemnisations.
La méthode à utiliser pour évaluer les pertes afin de déterminer leur coût de remplacement ; et
une description des types et niveaux d’indemnisation proposés pour les terres, les ressources
naturelles et d’autres actifs en vertu du droit local ainsi que les mesures supplémentaires jugées
nécessaires pour atteindre le coût de remplacement dans chaque cas.
Lorsque la réinstallation implique un déplacement physique, les dispositions supplémentaires
suivantes seraient à intégrer dans les plans: Lorsque les circonstances du projet exigent le
déplacement physique des habitants (ou des entreprises) des zones concernées, les PR doivent
comporter des éléments d’information et de planification supplémentaires. Les éléments
supplémentaires à prendre en compte sont :
o L’aide transitoire. Le PR décrira l’aide à fournir pour la réinstallation des familles et
de leurs biens (ou de l’équipement et des stocks de l’entreprise). Il décrira également
toute aide supplémentaire à fournir aux ménages qui choisissent d’être indemnisés en
espèces et de chercher eux-mêmes leur logement de remplacement, y compris en
construisant une nouvelle maison. Lorsque les sites prévus pour la réinstallation (pour
les habitations ou les entreprises) ne peuvent pas encore être occupés au moment du
déplacement physique, le PR établira une indemnité transitoire suffisante pour couvrir
les dépenses temporaires de location et autres coûts associés jusqu’à ce que ces sites
soient prêts.
o Choix et préparation du site, et réinstallation. Lorsque les sites prévus pour la
réinstallation doivent être préparés, le PR décrira les autres sites de réinstallation
envisagés et justifiera le choix des sites retenus, y compris par les éléments suivants:
Les dispositifs institutionnels et techniques mis en place pour identifier et
préparer les sites de réinstallation, dont la combinaison du potentiel productif,
des avantages en termes d’emplacement et des autres caractéristiques est
meilleure ou au moins comparable aux avantages des anciens sites ; assortis
d’une estimation du temps nécessaire pour acquérir et céder les terres et les
ressources connexes ;
L’identification et l’examen de possibilités d’amélioration des conditions de
vie au niveau local en réalisant des investissements supplémentaires (ou en
établissant des mécanismes de partage des avantages tirés du projet) dans les
infrastructures, les équipements ou les services ;
Toutes les mesures nécessaires pour empêcher la spéculation foncière ou
l’afflux de personnes inadmissibles sur les sites retenus ;
Les procédures de réinstallation physique dans le cadre du projet, y compris
les délais de préparation et de cessions des sites ; et
Les modalités légales de régularisation de la propriété et de transfert de titres
aux personnes réinstallées, y compris la sécurité de jouissance pour les
personnes qui n’avaient pas les pleins droits sur les terres ou les structures
concernées.
- Logement, infrastructures et services sociaux. Les plans visant à fournir (ou à financer la
fourniture à la communauté locale) de logements, d’infrastructures (par exemple l’adduction
d’eau, des routes de desserte, etc.) et des services sociaux (comme des écoles, des centres de
santé, etc.) ; les plans pour maintenir ou fournir un niveau comparable de services aux
populations hôtes ; tout aménagement des sites, tout ouvrage de génie civil ainsi que les plans
architecturaux de ces installations.
- Protection et gestion de l’environnement. Une description des limites des sites de
réinstallation prévus ; et une évaluation de l’impact environnemental de la réinstallation
proposée et des mesures visant à atténuer et à gérer cet impact (coordonnée autant que
possible avec l’évaluation environnementale de l’investissement principal occasionnant la
réinstallation).
- Consultation sur les modalités de la réinstallation. Le PR décrira les méthodes de consultation
des déplacés physiques sur leurs préférences parmi les options de réinstallation qui leur sont
proposées, y compris, le cas échéant, les choix se rapportant aux formes d’indemnisation et
d’aide transitoire, à la réinstallation de familles isolées ou de communautés préexistantes ou
de groupes apparentés, au maintien des modes d’organisation des groupes, et au déplacement
des biens culturels ou à la conservation de l’accès à ceux-ci (à l’exemple des lieux de culte,
des centres de pèlerinage et des cimetières).
- Intégration dans les communautés d’accueil. Les mesures visant à atténuer l’impact des sites
de réinstallation prévus sur les communautés d’accueil, y compris :
o Les consultations avec les communautés d’accueil et les autorités locales ;
o Les dispositions relatives au versement rapide de tout paiement dû aux hôtes pour les
terres ou d’autres biens cédés au profit des sites de réinstallation prévus ;
o Les dispositions permettant d’identifier et de régler les conflits qui peuvent surgir
entre les personnes réinstallées et les communautés d’accueil ;
o Toutes mesures nécessaires pour renforcer les services (par exemple, éducation, eau,
santé et services de production) dans les communautés d’accueil afin de répondre à la
demande accrue de ces services ou de les porter à un niveau au moins comparable aux
services disponibles dans les sites de réinstallation prévus.
Chapitre IX. La participation communautaire.
Participation des personnes déplacées (y compris des communautés d’accueil, le cas échéant) :
- Une description de la stratégie de consultation et de participation des personnes déplacées
dans le cadre de la conception et la mise en œuvre des activités de réinstallation ;
- Un résumé des points de vue exprimés et de la façon dont ces points de vue ont été pris en
compte dans la préparation du plan de réinstallation ;
- L’examen des options de réinstallation proposées et des choix opérés par les personnes
déplacées parmi les options qui leur ont été soumises ; et
- Des dispositifs institutionnalisés à partir desquels les personnes déplacées peuvent transmettre
leurs préoccupations aux responsables du projet tout au long des phases de planification et de
mise en œuvre, et les mesures pour faire en sorte que des groupes vulnérables tels que les
personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, les personnes âgées sans soutien, les
personnes souffrant de maladies chroniques, les ménages dont les chefs de famille est sans
ressources ou quasiment sans ressources, les femmes chefs de ménage avec des enfants de bas
âge, etc. soient correctement représentés.
Chapitre X. Calendrier de mise en œuvre
Un calendrier de mise en œuvre fournissant les dates de déplacement envisagées, et une estimation
des dates de démarrage et d’achèvement de toutes les activités prévues sur le PR. Ce calendrier
devrait indiquer comment les activités de réinstallation sont liées à la mise en œuvre de l’ensemble
du projet.
Chapitre XI. Coûts et budget
Des tableaux présentant des estimations de coûts par rubrique pour toutes les activités de
réinstallation, y compris les ajustements pour tenir compte de l’inflation, de l’accroissement de la
population et d’autres imprévus ; le calendrier des dépenses ; les sources de financement ; et les
dispositions prises pour que les fonds soient disponibles en temps utile et pour le financement de
la réinstallation, s’il y a lieu, dans les zones ne relevant pas de la juridiction des organismes
d’exécution.
Chapitre XII. Mécanisme de gestion des plaintes
Le PR récapitulera les procédures abordables et accessibles pour un règlement par des tiers des
différends découlant du déplacement ou de la réinstallation des populations touchées ; ces
mécanismes de gestion des plaintes devraient tenir compte de la disponibilité de voies de recours
judiciaires et de dispositifs communautaires et traditionnels de règlement des différends.
Chapitre XIII. Suivi et évaluation
Des dispositifs pour le suivi des déplacements et des activités de réinstallation par l’organisme
d’exécution, complétés par des contrôles indépendants jugés opportuns par la Banque mondiale,
pour garantir une information complète et objective ; des indicateurs de suivi de la performance
pour mesurer les apports, les prestations et les résultats associés aux activités de réinstallation ; la
participation des personnes déplacées au processus de suivi ; l’évaluation des résultats dans un
délai raisonnable après la fin de toutes les activités de réinstallation ; en utilisant les résultats du
suivi des activités de réinstallation pour orienter la mise en œuvre ultérieure du projet.
Chapitre XIV. Annexe du PR
En annexe du PAR, le Consultant devra présenter (i) le draft de canevas de la base de données sur
les PAPs et les biens, (ii) le canevas de fiche de notification, (iii) les cartes de localisation des
biens susceptibles d’être affectés sur la section d’emprise à libérer, (iv) le plan parcellaire des
propriétés touchées (iv) les affichages relatifs à la date d’éligibilité ; (v) les PV de consultations
publiques, (vi) le modèle de fiche d’enregistrement de plainte ou doléances, (vii) les lettres
d’engagement des PAPs12(viii) les références des prix d’indemnisations, (ix) la liste des PAPs et le
type/valeur de compensation auxquels ils auraient droit 13
5. Dispositions pour une gestion adaptative. Le PR devrait inclure des dispositions pour adapter la
mise en œuvre des activités de réinstallation à l’évolution imprévue des conditions du projet, ou à des
difficultés inattendues pour obtenir des résultats satisfaisants en matière de réinstallation.
6. Pour réaliser cette tâche, le consultant devrait s’appuyer sur les documents pertinents suivants :
- Les législations et/ou réglementations nationales relatives à l’expropriation, l’évaluation
foncière et d’autres textes réglementaires applicables ;
- La Norme environnementale et sociale no 5 de la Banque mondiale intitulée « Acquisition de
terres, restrictions à l’utilisation de terres et réinstallation involontaire », que l’on peut
consulter sur le site Web externe de la Banque -
12
Respect de la confidentialité. Dans la présentation des PRs, ce sont les codes des PAPs qui figureront dans le PRs. Une annexe complète
et confidentielle sur les noms et coordonnées des PAPs seraient à partager uniquement et directement auprès de l’Unité de projet)
13
Voir commentaire sur le respect de la confidentialité
[Link]
framework/brief/environmental-and-social-standards.