Echantillonnage et Estimations à Rabat
Echantillonnage et Estimations à Rabat
SEMESTRE 3
Adil EL MARHOUM
DESCRIPTIF DU MODULE
N° d’ordre du module M5
1. OBJECTIFS DU MODULE
2. PRE-REQUIS PEDAGOGIQUES
- Taille de l’échantillon
- Méthodes d’échantillonnage
- Distribution d’échantillonnage
- Estimation ponctuelle
- Maximum de vraisemblance
- Intervalle de confiance
- Tests paramétriques
- Tests non paramétriques
I. ESTIMATION PONCTUELLE
L’estimation ponctuelle ou l’estimation de point d’un paramètre est la connaissance de la seule
valeur estimée de ce paramètre. Les paramètres les plus recherchés sont la moyenne, la variance
et la proportion.
Soit une population quelconque, dont la distribution de probabilité L(X) est fonction d’un
paramètre : L(X) = f(X, ) et un échantillon aléatoire et simple d’effectif n extrait de cette
population.
On appelle estimateur du paramètre , toute fonction aléatoire des valeurs observées, X1, X2,
…, Xn, susceptibles de servir à estimer .
On appelle estimations les valeurs numériques t1, t2, …de cette variable aléatoire Tn.
a) l’absence de biais
La première qualité d’un bon estimateur est l’absence d’erreur systématique ou de biais. Cette
qualité implique que la vraie valeur doit être retrouvée en moyenne :
E(Tn) =
Tout estimateur qui satisfait cette condition est dit sans biais ou non biaisé.
b) la variance minimale
Une deuxième qualité d’un bon estimateur est de posséder une précision suffisante. Cette
précision peut être mesurée par le moment d’ordre deux par rapport à .
E[(Tn - )²]
On peut démonter qu’à tout paramètre correspond une valeur minimum de E[(Tn - )²].
1
𝑑 𝑙𝑜𝑔 𝑓 (𝑥, 𝜃)
𝑛𝐸[( )²]
𝑑𝜃
Un estimateur non biaisé dont la variance est égale à ce minimum est appelé estimateur non
biaisé de variance minimum ou estimateur efficace.
c) convergence en probabilité
Ce ci signifie que l’écart entre le paramètre calculé à partir de l’échantillon et la vraie valeur du
paramètre de la population est très faible quand la taille de l’échantillon est grande. Cet écart
peut être mesuré par la variance. Ainsi on parle de convergence en probabilité si :
𝑙𝑖𝑚 𝑉(𝑇𝑛 )
𝑛→∞
=0
Un estimateur qui converge en probabilité est dit consistant.
Pour un échantillon aléatoire et simple et pour une population définie par un seul paramètre ,
la fonction de vraisemblance est :
Ou
𝑑𝐿(𝜃)
=0
𝑑𝜃
𝑑 𝑙𝑜𝑔 𝐿 (𝜃)
=0
𝑑𝜃
^ −
𝑚 = 𝑥
La dispersion des différentes estimations possibles autour de cette moyenne générale, est
mesurée par l’erreur standard de la moyenne :
𝜎
𝜎𝑋− =
√𝑛
1 1 𝑥−𝑚
𝑓(𝑥, 𝑚) = 𝑒 − 2( 𝜎
)²
𝜎√2𝛱
1 n 1
∑𝑛
𝑥𝑖−𝑚
L(m) = (𝜎√2𝛱 ) 𝑒 −2 𝑖=1( 𝜎
)²
−𝑛 1 𝑥𝑖−𝑚
Log L(m) = 𝑙𝑜𝑔( 2 ∏ 𝜎²)- ∑𝑛𝑖=1( )²
2 2 𝜎
La dérivée de cette fonction par rapport à m est :
1
𝑑 𝑙𝑜𝑔 𝐿(𝑚)
= ∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑚)
𝑑𝑚 𝜎²
l’estimation du maximum de vraisemblance de la moyenne de la population, est telle que :
1
∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑚)= 0
𝜎²
^ ∑𝑛
𝑖=1 𝑥𝑖
−
𝑚= =𝑥
𝑛
On retrouve la moyenne de l’échantillon définie précédemment.
a) l’absence de biais
− ∑𝑛
𝑖=1 𝑋𝑖
𝑋= est un estimateur non biaisé de la moyenne m de la population puisqu’on a démontré
𝑛
que :
− ∑𝑛
𝑖=1 𝑋𝑖 1 1
E(𝑋𝑛 ) = E( ) = 𝑛 × ∑𝑛𝑖=1 𝐸(𝑋𝑖)= 𝑛 × 𝑛 × 𝑚 = m
𝑛
En effet, pour l’ensemble des échantillons qui peuvent être rencontrés, on doit retrouver, en
moyenne, la vraie valeur de la population.
b) la variance minimale
1 1 𝑥−𝑚
𝑓(𝑥, 𝑚) = 𝑒 −2( 𝜎
)²
𝜎√2𝛱
1 𝑥−𝑚
log f(x , m) = -log ( √2∏) - 2 ( )²
𝜎
c) convergence en probabilité
− ∑𝑛
𝑖=1 𝑋𝑖
𝑋= est un estimateur consistant de la moyenne m de la population puisqu’on a démontré
𝑛
que :
− 𝜎²
V(𝑋𝑛 ) = 𝑛
−
𝑙𝑖𝑚 𝑉(𝑋𝑛 ) = 0
𝑛→∞
1 1 𝑥−𝑚
𝑓(𝑥, 𝜎) = 𝑒 − 2( 𝜎
)²
√2𝛱𝜎²
1 e− 1 ( x1−m)² 1 𝑒 −2(
1 𝑥2−𝑚 1 𝑥𝑛−𝑚
)² 1
L(²) = 2 𝜎 … 𝑒 −2( 𝜎
)²
2² √2𝛱𝜎² √2𝛱𝜎²
∑𝑛 (𝑥𝑖−𝑚)²
1 n − 𝑖=1
L(²) = (√2𝛱𝜎²) 𝑒 2𝜎²
−𝑛 1
Log L(²) = 𝑙𝑜𝑔( 2 ∏ 𝜎²)- ∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑚)²
2 2𝜎²
La dérivée de cette fonction par rapport à ² est :
𝑛 1
𝑑 𝑙𝑜𝑔 𝐿(𝜎²)
= − + ∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑚)²
𝑑𝜎² 2𝜎² 2𝜎 4
l’estimation du maximum de vraisemblance de la variance de la population, est telle que :
𝑛 1 𝑛
− + 4
∑𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑚)² = 0
2𝜎² 2𝜎
^ ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑚)²
𝜎² = est un estimateur biaisé de la variance ² de la population puisqu’on a démontré
𝑛
que :
𝑛−1
𝐸(𝑉(𝑋)) = × 𝜎²
𝑛
le biais est :
−𝜎²
E(V(X)) - ² = 𝑛
𝑛
Ce biais peut être corrigé en multipliant la variance de l’échantillon par le facteur . On
𝑛−1
obtient alors l’estimation :
−
^ 𝑛 ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
𝜎² = 𝑛−1 × 𝑣(𝑥) = 𝑛−1
^ 𝑛 𝑛 𝑛−1
E(𝜎²) = E( × 𝑣(𝑥)) = E(v(x)) = n × 𝜎² = ²
𝑛−1 𝑛−1 n−1 𝑛
^ 𝑛
𝜎² = 𝑛−1 × 𝑣(𝑥) est appelée quasi-variance, c’est un estimateur sans biais de la variance ² de
la population. La quasi-variance est désignée par 𝜎²𝑛−1
L’erreur standard de cette estimation est, dans le cas d’une population normale :
√𝑣(𝜎^ ²) = √𝑣( 𝑛 𝑛
𝜎²)= 𝑛−1 √
2(𝑛−1)𝜎4 2
= 𝜎²√𝑛−1
𝑛−1 𝑛²
La meilleure estimation de la proportion p d’une population, qui puisse être déduite d’un
échantillon aléatoire et simple, est la fréquence de l’échantillon fn.
^
𝑝 = f𝑛
La dispersion des différentes estimations possibles autour de cette proportion générale, est
mesurée par l’erreur standard de la proportion :
𝑓𝑛 (1 − 𝑓𝑛 )
𝜎𝑓− = √
𝑛 𝑛
x
L(p) = C n px (1-p)n-x
Log L(p) = log C nx + x log p + (n-x) log (1-p)
La dérivée de cette fonction par rapport à p est :
𝑑 𝑙𝑜𝑔 𝐿(𝑝)
𝑥 𝑛−𝑥
= -
𝑑𝑝 𝑝 1−𝑝
l’estimation du maximum de vraisemblance de la variance de la population, est telle que :
𝑥 𝑛−𝑥
- =0
𝑝 1−𝑝
(1-p) x – p (n-x) = 0
x – np = 0
^ 𝑥
𝑝=𝑛
a) l’absence de biais
𝑋𝑛
𝐹𝑛 = est un estimateur non biaisé de la proportion p de la population puisqu’on a démontré
𝑛
que :
E(Fn) = p
En effet, pour l’ensemble des échantillons qui peuvent être rencontrés, on doit retrouver, en
moyenne, la vraie valeur de la population.
b) convergence en probabilité
𝑋𝑛
𝐹𝑛 = est un estimateur consistant de la proportion p de la population puisqu’on a démontré
𝑛
que :
𝑝𝑞
V(𝑓𝑛 ) = 𝑛
𝑙𝑖𝑚 𝑉(𝑓𝑛 ) = 0
𝑛→∞
𝑋𝑛
la fréquence relative 𝐹𝑛 = calculée à partir d’un échantillon de taille n converge en
𝑛
probabilité vers p.
p(T1 T2) = 1 -
Le risque total peut être réparti d’une infinité de manière. Généralement, on divise le risque
en deux parties égales, Les limites T1 et T2 sont telles que :
𝑑1 𝑑2 𝛼
𝑝(𝑍1 > 𝜎 ) =𝑝(𝑍2 > 𝜎 )=2
√𝑛 √𝑛
𝑑1 𝑑2 𝛼
𝑝(𝑍1 < 𝜎 ) =𝑝(𝑍2 < 𝜎 ) = 1 -2
√𝑛 √𝑛
𝑑1 𝑑2 𝛼
∏( 𝜎 ) =∏( 𝜎 ) = 1 -2
√𝑛 √𝑛
Si on désigne par 𝑍1−𝛼 la valeur de la variable normale réduite lue dans la table :
2
𝑑1 𝑑2
𝜎 = 𝜎 = 𝑍1−𝛼
√𝑛 √𝑛 2
il en résulte :
𝜎
d1 = d2 = 𝑍1−𝛼
2 √𝑛
Pour une population de distribution de probabilité inconnue (écart type inconnu), on utilise
la quasi-variance comme estimation de la variance de la population. L’intervalle de confiance
de la moyenne sera défini selon les cas.
Dans ce cas, la moyenne d’un échantillon peut toujours être considérée comme une variable T
de Student à (n-1) degré de liberté. La valeur 𝑍1−𝛼 sera remplacée par la valeur 𝑇1−𝛼 à (n-1)
2 2
degré de liberté. L’intervalle de confiance est alors :
− ^
𝜎
𝑋 ± 𝑇1−𝛼
2 √𝑛
Dans ce cas, la moyenne d’un échantillon peut toujours être considérée comme une variable
approximativement normale. L’intervalle de confiance est alors :
− ^
𝜎
𝑋 ± 𝑍1−𝛼
2 √𝑛
p(²1 ² ²2) = 1 -
−
∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
Comme, pour une population normale, la variable aléatoire possède une distribution
𝜎²
khi deux à (n-1) degré de liberté, on peut alors écrire :
− − −
∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
p( )=1-
𝜎²2 𝜎² 𝜎²1
ou encore :
− − − −
∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
p( < ) = p( > ) = /2
𝜎² 𝜎²2 𝜎² 𝜎²1
− − −
∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
p( ) = 1 - /2 ⇒ = 𝜒²1−𝛼
𝜎² 𝜎²1 𝜎²1 2
− − −
∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² ∑𝑛
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )²
p( < ) = /2 ⇒ = 𝜒²𝛼
𝜎² 𝜎²2 𝜎²2 2
p(p1 p p2) = 1 -
p1= fn - d1 et p2 = fn + d2
on peut alors écrire :
Comme, la distribution de la proportion suit une loi normale de moyenne p et d’écart type 𝜎𝐹𝑛 =
√𝑝𝑞
à condition que la taille de l’échantillon soit supérieure ou égale à 30 (n 30) et le produit
√𝑛
n p 5, on peut écrire :
𝑑1 𝑑2 𝛼
𝑝(𝑍1 > √𝑝(1−𝑝)
) = 𝑝(𝑍2 > √𝑝(1−𝑝)
)=2
√𝑛 √𝑛
𝑑1 𝑑2 𝛼
𝑝(𝑍1 < √𝑝(1−𝑝)
) = 𝑝(𝑍2 < √𝑝(1−𝑝)
)=1-2
√𝑛 √𝑛
𝑑1 𝑑2 𝛼
∏( √𝑝(1−𝑝) ) =∏( √𝑝(1−𝑝) ) = 1 - 2
√𝑛 √𝑛
Si on désigne par 𝑍1−𝛼 la valeur de la variable normale réduite lue dans la table :
2
𝑑1 𝑑2
√𝑝(1−𝑝)
= √𝑝(1−𝑝) = 𝑍1−𝛼
2
√𝑛 √𝑛
il en résulte :
𝑝(1−𝑝)
d1 = d2 = 𝑍1−𝛼 √
2 𝑛
𝑝(1−𝑝) 𝑝(1−𝑝)
p1= fn - 𝑍1−𝛼 √ et p2 = fn + 𝑍1−𝛼 √
2 𝑛 2 𝑛
𝑝(1−𝑝)
fn ± 𝑍1−𝛼 √
2 𝑛
Dans une entreprise produisant un article déterminé on veut estimer sa durée de vie en heures.
À cette fin on a observé un échantillon aléatoire et simple de 16 unités dont les résultats sont
(en 1000 heures) :
^ ∑16
𝑖=1 𝑥𝑖
−
𝑚=𝑥= = 1,2
16
−
^ ∑16
𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑥 )²
𝜎= √ = 0,11
16 − 1
− ^
𝜎
𝑋 ± 𝑇1−𝛼
2 √𝑛
− ^
𝜎 0,11
𝑋 ± 𝑇1−𝛼 = 1,2 ±2,131
2 √𝑛 √16
− 0,11 − 0,11
𝑋1= 1,2 – 2,131 = 1,14 et 𝑋2=1,2 + 2,131 = 1,26
√16 √16
L’écart type est la racine carrée de la variance, ses limites de confiance sont donc :
− −
^ ∑16
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² 0,11²×15 ^ ∑16
𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥 )² 0,11²×15
𝜎1 =√ =√ = 0,08 𝜎2 =√ =√ = 0,17
𝜒² 𝛼 27,49 𝜒²𝛼 6,26
1−
2 2
On étudie le pourcentage d'utilisation d'une machine. 400 observations ont été effectuées qui
ont donné le résultat suivant :
𝑝(1−𝑝)
fn ± 𝑍1−𝛼 √
2 𝑛
𝑝(1−𝑝) 0,8(1−0,8)
p1= fn - 𝑍1−𝛼 √ = 0,80 – 1,96 √ = 0,76
2 𝑛 400
𝑝(1−𝑝) 0,8(1−0,8)
p2 = fn + 𝑍1−𝛼 √ = 0,80 + 1,96 √ = 0,84
2 𝑛 400
Ex 1 : Soit X une variable de Poisson de paramètre (inconnu) m et (XI, … Xn) les observations
d’un échantillon de taille n. Écrire la fonction du maximum de vraisemblance associée à la
moyenne. Quel est l'estimateur du maximum de vraisemblance de la moyenne de la population
? Cet estimateur précédent est-il un estimateur efficace ?
Ex 3 : Dans une entreprise produisant un article déterminé on veut estimer sa durée de vie en
heures. À cette fin on a observé un échantillon de 16 unités dont les résultats sont (en 1000
heures) :
1,10 1,05 1,25 1,08 1,35 1,15 1,30 1,25
1,30 1,35 1,15 1,32 1,05 1,25 1,10 1,15
Ex 5 : dans une station-service, on suppose que le montant des chèques essence suit une loi
normale de paramètres m et . On considère un échantillon de taille n = 50 et on obtient une
moyenne de 130 Dh et un écart-type de 28 Dh. Donner une estimation de m et par un intervalle
de confiance au niveau de confiance 95%.
Ex 6 : on donne la répartition des masses de 219 ressorts provenant d’une même fabrication :
masses (g) [8,2 ; 8,4[ [8,4 ; 8,6[ [8,6 ; 8,8[ [8,8 ; 9[ [9 ; 9,2[ [9,2 ; 9,4[ [9,4 ; 9,6[
Nbre de 9 21 39 63 45 27 15
ressorts
X donnant le poids d’un ressort provenant de cette fabrication, donner une estimation
de E(X) et V(X). Donner pour E(X) et V(X) un intervalle de confiance au niveau de
confiance 95%.
Ex 7 : Un promoteur désire étudier le nombre de garage qu'il est souhaitable de construire avec
un ensemble de logements, afin que les occupants puissent y ranger leur voiture. Pour cela il
fait effectuer une enquête par sondage auprès d'un échantillon de ménages susceptibles d'habiter
ces appartements.
a) On interroge un échantillon de 3238 ménages. On trouve parmi eux 1943 possesseurs d'une
voiture. Estimez, à partir de cet échantillon, la proportion des ménages ayant une voiture.
Degré de confiance 99 %.
b) À partir de la proportion estimée, combien de ménages faudrait-il interroger pour construire,
avec un risque d'erreur de 5 %, un intervalle de confiance d'amplitude 0,04 ?
Ex 8 : On étudie le pourcentage d'utilisation d'une machine. 400 observations ont été effectuées
qui ont donné le résultat suivant :
a) Entre quelles limites peut-on fixer le taux d'utilisation de la machine avec un degré de
confiance de 95 % ?
b) On fait un plus grand nombre d'observations. On obtient le même pourcentage d'utilisation
ce qui permet, avec un risque d'erreur de 5 %, de fixer les limites de confiance à [78,4 % ;
81,6 %]. Combien a-t-on fait d'observations ?
Ex 9 : Un échantillon de 150 lampes de marque A a donné une durée de vie moyenne de 1400
heures et un écart type de 120 heures. Un échantillon de 200 lampes de marque B a donné une
durée de vie moyenne de 1200 heures et un écart type de 80 heures. Déterminer les limites de
confiances à 95 % de la différence des durées de vie moyennes des marques A et B.