A- CONTRÔLE AUX OPERATIONS DE CONSTRUCTION
I.1 Le permis de construire
Quiconque désire entreprendre une construction dans une zone urbaine
aménagée doit au préalable obtenir un permis de construire.
Le permis de construire est également exigé :
- pour toute construction en zone non aménagée d’établissements destinés à
recevoir du public et de maisons d’habitation dont la surface de plancher hors
d’œuvre dépasse cent cinquante (150) mètres carrés ;
- pour les travaux exécutés sur les constructions existantes, lorsqu’ils ont pour effet
d’en changer la destination, de modifier leur aspect extérieur ou leur volume, leur
structure ou de créer des niveaux supplémentaires.
L’obligation d’obtenir le permis de construire s’impose à l’Etat et à ses
démembrements, aux collectivités territoriales, aux concessionnaires de
services publics et aux personnes privées.
I.1 Le permis de construire
Sont exemptés du permis de construire :
- les travaux de ravalement ;
- l’installation des dispositifs publicitaires régis par le code de la publicité ;
- les constructions des travaux couverts par le secret de la défense nationale ;
- les murs de clôtures dont la hauteur n’excèdent pas deux (02) mètres, sauf
dispositions contraires applicables à la zone.
Les constructions et travaux exemptés du permis de construire doivent faire
l’objet d’une déclaration préalable par le maître de l’ouvrage auprès de la
mairie, sauf pour les ouvrages couverts par le secret de la défense nationale.
L’exemption ne dispose pas le maître de l’ouvrage du respect des règles
nationales d’urbanisme, de construction, de sécurité et d’hygiène.
I.1 Le permis de construire
Il est institué trois catégories de permis de construire :
- le permis de construire de catégorie A, pour les maisons à usage
d’habitation en rez-de-chaussée (RDC) dont la surface totale de plancher
hors œuvre ne dépasse pas cent cinquante (150) mètres carrés ;
- le permis de construire de catégorie B, pour les maisons d’habitation dont
la surface totale de plancher hors œuvre dépasse cent cinquante (150) mètres
carrés et les maisons à usages autres que d’habitation en rez-de-chaussée
(RDC); dont la surface totale de plancher hors œuvre ne dépasse pas cent
cinquante (150) mètres carrés ;
- le permis de construire de catégorie C, pour les bâtiments à plus d’un
niveau, les maisons à usages autres que d’habitation en rez-de-chaussée
(RDC); dont la surface totale de plancher hors œuvre dépasse cent cinquante
(150) mètres carrés et les établissements recevant du public.
I.1 Le permis de construire
Seuls les bureaux d’études d’architecture et les architectes agréés sont
habilités à établir le projet architectural faisant l’objet de la demande de
permis de construire.
Il peut être fait recours à d’autres spécialistes participant à la conception
dans les cas suivants :
- ouvrages en rez-de-chaussée (RDC)) de faible importance et les maisons à usage
d’habitation dont la surface maximale de plancher hors œuvre ne dépasse pas cent
cinquante (150) mètres carrés ;
- travaux concernant seulement l’aménagement et l’équipement des espaces
intérieurs sans défiguration du volume extérieur.
Le permis de construire est délivré par le maire de la commune, après
instruction des dossiers de demande par les services chargés des domaines,
de la sécurité incendies, de la prévention des risques, de l’urbanisme et de
l’architecture territorialement compétents.
I.1 Le permis de construire
Dans les cas ci-après, le permis de construire est délivré par le ministre en
charge de l’urbanisme et de la construction :
- constructions ou ouvrages réalisés pour le compte de l’Etat, de la région, des
organisations internationales et des Etats étrangers ;
- constructions ou ouvrages à l’intérieur des périmètres d’opérations d’intérêt
national.
Une copie du dossier du permis de construire est transmise au maire
concerné, dans un délai de quinze (15) jours suivant le dépôt.
Le permis de construire doit être délivré dans un délai de trois (03) mois à
compter de la date de dépôt de la demande.
Il est valable pour une durée de cinq (05) ans, renouvelable une fois à la
demande du titulaire.
I.1 Le permis de construire
Le permis de construire est périmé :
- si les travaux ne débutent pas dans un délai d’un (01) an à compter de la date de
délivrance ; il est de six (06) mois dans l’hypothèse d’une seconde demande de
permis de construire pour le même objet ;
- si les travaux sont interrompus pendant au moins deux années consécutives sans
motif valable.
La procédure d’obtention pour chaque catégorie de permis de construire
est déterminée par décret pris en Conseil de ministres, sur proposition du
ministre en charge de l’urbanisme et de la construction.
Le démarrage des travaux de construction est impérativement signalé par un
panneau de chantier.
Le panneau de chantier mentionne obligatoirement en caractères lisibles les
références du permis de construire, la nature et la durée des travaux, la
source de financement, les acteurs intervenants : maître de l’ouvrage, maître
d’œuvre, contrôle, entreprise(s).
Les structures de contrôle prévue par la présente loi est chargée de la
surveillance des opérations de construction sur l’étendue du de son ressort
territorial.
I.1 Le permis de construire
Le permis de construire est périmé :
- si les travaux ne débutent pas dans un délai d’un (01) an à compter de la date de
délivrance ; il est de six (06) mois dans l’hypothèse d’une seconde demande de
permis de construire pour le même objet ;
- si les travaux sont interrompus pendant au moins deux années consécutives sans
motif valable.
La procédure d’obtention pour chaque catégorie de permis de construire
est déterminée par décret pris en Conseil de ministres, sur proposition du
ministre en charge de l’urbanisme et de la construction.
Le démarrage des travaux de construction est impérativement signalé par un
panneau de chantier.
Le panneau de chantier mentionne obligatoirement en caractères lisibles les
références du permis de construire, la nature et la durée des travaux, la
source de financement, les acteurs intervenants : maître de l’ouvrage, maître
d’œuvre, contrôle, entreprise(s).
Les structures de contrôle prévue par la présente loi est chargée de la
surveillance des opérations de construction sur l’étendue du territoire.
I.2 Le certificat de conformité
Nul ne peut occuper ou exploiter une construction, s’il n’a pas obtenu un
certificat de conformité après l’achèvement de travaux.
Le maître de l’ouvrage est tenu d’effectuer une déclaration d’achèvement des
travaux et de demander le certificat de conformité auprès de l’autorité ayant
délivré le permis de construire.
Sont exemptés du certificat de conformité, les titulaires du permis de
construire de catégorie A.
Pour les établissements soumis à autorisation d’ouverture, le certificat de conformité
ne peut en aucun cas remplacer ladite autorisation.
Le maire est chargé de la délivrance du certificat de conformité, après
instruction du dossier par les services techniques compétents.
Lorsque le certificat de conformité n’est pas délivré dans un délai de trente
(30) jours et sans objection notifiée, le maître d’ouvrage peut occuper ou
exploiter les locaux si une autorisation d’ouverture n’est pas exigée.
I.2 Le certificat de conformité
La procédure d’obtention du certificat de conformité est déterminée par
décret pris en Conseil des ministres, sur proposition du ministre en charge de
l’urbanisme et de la construction.
• I.3 Le permis de démolir
Au sens du présent code, est assimilée à une démolition, l’exécution de tout
travail qui aurait pour effet de rendre l’utilisation des locaux impossibles ou
dangereuse.
Quiconque doit démolir tout ou partie d’un édifice, doit au préalable obtenir
un permis de démolir dans les cas suivants :
-pour les immeubles inscrits sur l’inventaire du patrimoine culturel ;
-pour les ouvrages situés dans des zones de protection du patrimoine architectural ;
-pour les ouvrages situés dans les zones à restaurer délimitées par le SDAU ou POS ;
-pour les immeubles dont la démolition peut causer des nuisances au voisinage.
Le permis de démolir est accompagné d’une note d’instruction sur les dispositions
pratiques à observer compte tenu du caractère de l’ouvrage, de sa situation et de
l’impact des travaux de démolition sur l’environnement.
I.3 Le permis de démolir
Sont exemptées du permis de démolir :
-les démolitions exécutées en application d’une décision de justice devenue définitive ;
-les démolitions de bâtiments frappés de servitude de recul en exécution de plans
d’urbanisme opérationnel ;
-les démolitions effectuées sur des clôtures de moins de deux (02) mètres de hauteur
dont l’intérêt architectural n’est pas connu ;
-démolitions effectuées sur des bâtiments menaçant, ruine ou insalubres détectés par la
commission nationale de sécurité,
Le permis de démolir est délivré par le maire, après instruction de la demande par
les services techniques compétents.
La procédure d’obtention du permis de démolir est déterminée par décret pris en Conseil
des ministres, sur proposition du ministre en charge de l’urbanisme et de la construction.
B- LES INFRACTIONS ET SANCTIONS RELATIVES AUX
OPERATIONS DE CONSTRUCTION
Quiconque fait entreprendre, implanter, modifier ou fait modifier des
constructions ou installations sans permis de construire ou en violation des
dispositifs législatives ou règlementaires en vigueur, est puni d’une amende de deux
cent mille (200 000) francs CFA à deux millions (2 000 000) francs CFA.
Les constructeurs ou toute autre personne ayant concouru à l’exécution desdits
constructions ou installations sont punis des mêmes peines.
Lorsque les infractions sont constatées dans une zone non encore aménagée, ou
lorsqu’il s’agit d’un établissement recevant du public, les peines sont une amende
de cinq cent mille (500 000) à un millions cinq cent mille (1 500 000) francs CFA
et d’un emprisonnement de six à deux ans ou de l’une de ces deux peines
seulement.
L’autorité administrative compétente pour la délivrance du permis de construire
peut ordonner la démolition des constructions édifiées en violation des
dispositions applicables et la remise en état des lieux aux frais du contrevenant.
B- LES INFRACTIONS ET SANCTIONS RELATIVES AUX
OPERATIONS DE CONSTRUCTION
Tout intervenant dans l’acte de construire, coupable de faute dans l’établissement
d’une attestation de conformité est puni d’une amende de cinq cent mille (500
000) à un millions cinq cent mille (1 500 000) francs CFA et d’un
emprisonnement de un à trois ans ou de l’une de ces deux peines seulement.
L’administration peut procéder d’office, après sommation, à la démolition et à la
remise en état des lieux, aux frais de l’intéressé dans les cas suivants :
lorsque la construction ou l’ouvrage est édifiée sur un terrain occupé sans droit ni titre,
sur un terrain de l’Etat, d’une collectivité publique, d’une personne privée ;
lorsqu’il s’agit d’une construction réalisée en matériaux précaire dans les cas des
établissements recevant du public.
Dans le cas prévu précédemment, la responsabilité de l’administration est engagée
du fait de la démolition et de la remise en état des lieux, si une décision judiciaire
définitive constate l’inexistence du délit ou l’illégalité de la décision administrative
ayant ordonné la démolition.
B- LES INFRACTIONS ET SANCTIONS RELATIVES AUX
OPERATIONS DE CONSTRUCTION
Lorsque les infractions sont constatées dans une zone de préservation du
patrimoine ou lorsqu’il s’agit d’immeuble classé, les peines sont une amende de un
million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA et d’un
emprisonnement de un à cinq ans ou de l’une de ces deux peines seulement.
L’autorité administrative compétente pour la délivrance du permis de démolir
peut ordonner la réhabilitation des constructions démolies en violation des
dispositions applicables et la remise en état des lieux aux frais du contrevenant.