0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues44 pages

Rénovation de la tombe de Gentille Cohen

Transféré par

dan marcel voiculescu
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues44 pages

Rénovation de la tombe de Gentille Cohen

Transféré par

dan marcel voiculescu
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cercle Napoléon
semaine du 12 au 18 juin
 
au sommaire 
 

A NARBONNE, AVEC LES ÉLÈVES D'UN COLLÈGE


RÉNOVATION DE LA TOMBE D'UNE CANTINIÈRE DE
L'EMPEREUR

LA VIE DE L'ASSOCIATION 
CARTE DE MEMBRE
ACTIVITÉS

NOS ÉPHÉMÉRIDES 
 

• 12 JUIN 1816 : MORT DU MARÉCHAL AUGEREAU


• 13 JUIN 1798 : BONAPARTE RÉORGANISE MALTE
• 14 JUIN 1800 : BATAILLE DE MARENGO
• 14 JUIN 1807 : FRIEDLAND, L'APOGÉE DE L’EMPIRE
• 15 JUIN 1815 : TRAHISON DU GÉNÉRAL DE BOURMONT
• 16 JUIN 1815 : LIGNY, LA DERNIÈRE VICTOIRE DE
L’EMPEREUR
• 16 JUIN 1940 : TOUT PREMIER ACTE DE RÉSISTANCE
CIVILE FRANÇAISE
• 17 JUIN 1815 : PRÉLUDE AU DÉSASTRE
• 18 JUIN 1815 : WATERLOO - À LIRE DEBOUT, ET À HAUTE
VOIX
• 18 JUIN 1815 : WATERLOO - MORT D'ANTOINE FAVREAU
• 18 JUIN 1815 : WATERLOO - LARREY DEVANT LE PELOTON
D’EXÉCUTION
 

vous avez raté les éphémérides de la semaine dernière ?


Cliquez plus bas

retrouvez la semaine du 5 au 11 juin

Vous organisez une manifestation


napoléonienne ? Vous voulez nous parler de
votre association de reconstitution ? Ou d'un lieu
insolite, ou peu connu en relation avec l'Empire ? Faites-
nous en part, nous le publierons par courriel (1200 envois)
et aussi sur Facebook, où nous avons 9200 abonnés.

Et merci de renvoyer vous-même ce courriel à tous vos


amis sensibles à l'épopée napoléonienne.
 

Pour que Vive l'Empereur !

  

Narbonne
le Cercle Napoléon
participe à la 
rénovation de la tombe
de Gentille Cohen
cantinière dans les armées
de l'Empereur 
 

Cercle Napoléon - Souvenir Français


Ville de Narbonne - Collège Georges Brassens 
Christophe Houssier - Tahar Mersel 
 

Non loin du collège Georges Brassens de Narbonne, en


pleine campagne, existe une tombe, très dégradée et
laissée à l’abandon, celle d’une cantinière des armées
napoléoniennes, Gentille Cohen. 

Les élèves de 4ème de ce collège, peu éloigné de la


tombe, ont participé à ce projet original de rénovation et
d’études dans le cadre de leurs cours d’histoire et
géographie. Avec leurs professeurs, ils ont plus
particulièrement étudié l’histoire du Consulat et du 1er
Empire, créé des affiches pour la réalisation d’une
exposition “2021, année Napoléon”, avec des QRcodes
permettant une lecture audio d’explications dont ils sont
eux-mêmes les auteurs. La tombe et ses environs
immédiats ont été nettoyés par les Cadets de la
Défense.

Le Cercle Napoléon, en association avec le Souvenir


français et la Mairie de Narbonne, a pris en charge le
financement et la mise en place d’une nouvelle plaque
tombale, la création d’un panneau didactique expliquant
le rôle des femmes dans les armées napoléoniennes, et
qui était Gentille Cohen. Ce panneau se trouvera à
proximité immédiate de la tombe. 
• Qui était Gentille Cohen ? 

Gentille Cohen, née a L’Isle-sur-Sorgue en 1777, se


marie à Cavaillon avec Samuel Cohen en 1797, tailleur
d’habits, comme son père. Il est très probable que
Samuel ait accompagné la 32ème demi-brigade, afin de
fournir des vêtements et uniformes aux soldats et
officiers, et que Gentille ait suivi son mari. Elle serait
alors devenue cantinière. 

Samuel meurt fin 1805. Gentille revient sur Narbonne et


se remarie en 1807 avec un jeune frère de Samuel,
Jonas Cohen, négociant en mules et chevaux, associé
avec Moyse Lisbonne, beau-frère de Gentille, car marié
avec une de ses sœurs. 

Gentille, qui meurt en suites de couches en 1808 à


Narbonne, est enterrée avec son bébé à la Campane,
sur un terrain qui appartient à Moyse Lisbonne. Celui-ci,
qui fait ériger la tombe de Gentille, est un de ces
nombreux juifs engagés volontaires dans les armées
révolutionnaires, après l’accès à la citoyenneté des juifs
en 1791. Il sait donc très bien ce que signifie le terme
“cantinière des armées de Napoléon’’ et souhaite ainsi
rendre hommage à l’engagement de sa belle-sœur pour
la cause napoléonienne. 

Ancienne et nouvelle plaques tombales

• la journée “Gentille Cohen” au collège Georges


Brassens 

Toute une année scolaire de développement de ce


projet prendra fin le lundi 13 juin 2022 avec une journée
“Gentille Cohen” au collège Georges Brassens, en
compagnie des élèves, des professeurs, et de tous ceux
qui ont œuvré pour la réhabilitation de cette tombe:
Mairie de Narbonne, Souvenir Français, Cercle Littéraire
et Archéologique Narbonnais, Cercle Napoléon, et
Cadets de la Défense.

Après une matinée de débat avec les élèves de


4ème autour du thème “Napoléon, héros ou fossoyeur
de la Révolution ?” animé par les membres du Cercle
Napoléon, une visite de l’exposition “2021, année
Napoléon” suivie d'un repas convivial, l’après-midi sera
marqué par la prise de parole des différents participants
au projet, la lecture par les élèves de trois courts textes
sur le rôle des femmes dans la Grande Armée, et le
dévoilement de la nouvelle plaque tombale, ainsi que de
la plaque didactique.

Le Cercle Napoléon, soucieux de transmettre la


Flamme, remercie chaleureusement les élèves et les
professeurs d’histoire-géographie du collège Georges
Brassens de Narbonne, ainsi que ses deux dynamiques
adhérents, Christophe Houssier, et Tahar Mersel, sans
lesquels ce projet n’aurait pu voir le jour.  

 
 

  la vie de l'association  
 

LE CERCLE NAPOLÉON EST AFFILIÉ À


L'INSTITUT NAPOLÉON
LE SOUVENIR FRANÇAIS
LA SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE

LE CERCLE NAPOLÉON EST AMI AVEC


BONAPARTE À VALENCE
POUR LE PANACHE
L'ASSOCIATION BELGE NAPOLÉONENNE
LES AMIS DU BARON LARREY
MUSEO MEDAGLIERE DELL' EUROPA NAPOLEONICA
LA SOCIÉTÉ  EUROPÉENNE D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE
SOUS LE 1er EMPIRE  

ADHÉREZ AU CERCLE NAPOLÉON


ET RECEVEZ VOTRE CARTE DE MEMBRE PLASTIFIÉE
POUR QUE VIVE L'EMPEREUR !

adhésion par internet au Cercle Napoléon


Prochaines activités
du Cercle Napoléon
Un repas sur réservation,
prolongera cette conférence
ce sera, pour plus de convivialité, un buffet
 

Si vous voulez y participer, réservez en renvoyant


et en indiquant "écrivains" 
un chèque de 30€ par convive,
libellé au nom du Cercle Napoléon
à Gérald Mongin, 
11, rue du grenache, 34090 Montpellier
et confirmez votre envoi postal par un courriel 

confirmez par mail à Gérald Mongin

Prochaines activités
du Cercle Napoléon

•  Vendredi 21 octobre 2022


Comment parler aujourd’hui de Napoléon
Thierry Lentz  

•  Samedi 19 novembre 2022


Murat mon ancêtre
Prince Joachim Murat

 
 

  Nos éphémérides  
 
12 JUIN 1816 : MORT DU MARÉCHAL
AUGEREAU
 

• Qu'a dit l'Empereur, en 1814, à celui qui fut un des


héros de la première Campagne d'Italie, et qui se
plaignait de la faible instruction et du mauvais
équipement de ses troupes?
"Si vous êtes toujours l'Augereau de Castiglione, gardez le
commandement; si vos soixante ans vous pèsent, quittez-le et
remettez-le au plus ancien de vos officiers généraux... Soyez le
premier aux balles... Il faut prendre ses bottes de 93.”

• Et à Sainte-Hélène, en évoquant l'indécision


d'Augereau pendant la Campagne de France ?

"Il a vieilli vingt ans sous mes ordres, il n'a plus la même
ardeur; d'ailleurs il a eu des moyens militaires mais jamais de
génie ni d'éducation... Le vainqueur de Castiglione eût pu laisser
un nom cher à la France; mais elle réprouvera la mémoire du
défectionnaire de Lyon, dont la trahison a fait tant de mal à la
patrie.”

Gardons en mémoire le soldat de Montenotte, de Millesimo, de


Lodi, de Castiglione, et d'Arcole, où il s’élance sur le pont à la
tête de ses troupes.
13 JUIN 1798 : BONAPARTE RÉORGANISE
MALTE
 

La flotte de Bonaparte en route pour l'Égypte, arrive en vue de


La Valette, capitale de l'île de Malte, Desaix, parti avec deux
frégates et 70 bateaux de transport, le 6 juin de Civitavecchia. Les
escadres de Gênes, de Bastia le 15 mai et de Toulon le 9 juin.
Bonaparte avait obtenu du Directoire l'autorisation de
s'emparer de Malte pour empêcher une installation russe ou
anglaise, si cela ne risquait pas de “compromette le succès des
autres opérations dont il était chargé”. Il y avait annoncé: “L’île de
Malte est pour nous, d'un intérêt majeur [...]. Cette petite île n'a pas
de prix pour nous [...]. Si nous ne prenons point ce moyen, Malte
tombera au pouvoir du roi de Naples”. 

Le 9 juin 1798, Desaix demande l'autorisation de faire


aiguade (approvisionnement en eau), pour huit bâtiments, au
grand-maître de l'Ordre de Malte Ferdinand von Hompesch zu
Bolheim. En vertu d'un traité de 1768 entre l'Ordre et, entre autres,
la France, Naples, Espagne, Malte accueille tous les bâtiments pour
faire aiguade mais seulement quatre bateaux à la fois. Refus du
grand-maître de l’Ordre de Malte.

Bonaparte a un prétexte pour de prendre l'île de force. Aux


quinze mille Français,  le grand-maître ne peut opposer que les
trois cent soixante-deux chevaliers, dont deux cent soixante
Français, aidés de deux mille miliciens maltais, peu enclins au
combat.

Après quelques escarmouches, et devant l’absence de l’escadre


anglaise tant espérée, le grand-maître signe un traité de reddition
le 12 juin 1798, à bord de L'Orient, le navire-amiral de l’expédition
française. La république française prend possession de l'archipel
maltais, Bonaparte du trésor de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
évalué à 3 millions de francs en or et en argent et de 1500 canons,
3500 fusils, 1500 caisses de poudre, 2 vaisseaux, 2 frégates et
4 galères.
Bonaparte s'installe pour quelques jours à La Valette. Dès le
13 juin, en bon organisateur, il édicte toutes sortes de dispositions
révolutionnaires, il dote Malte d’une Constitution, d’un code de la
famille, abolit les privilèges féodaux mais aussi l’esclavage, fait de
tous les habitants des citoyens français, met en place met en place
huit municipalités sur l'île de Malte et deux pour l’ile de Gozo, et
deux commissions pour administrer Malte après son départ.

Le 17 juin, Bonaparte informe le Directoire: “Nous avons, dans


le centre de la Méditerranée, la place la plus forte de l’Europe, et il
en coûtera cher à ceux qui nous délogeront”. Le lendemain,
laissant une garnison de 4 000 hommes sur l'île, sous
le commandement du général de Vaubois, il reprend sa route vers
l’Égypte…
14 JUIN 1800 : BATAILLE DE MARENGO -
MORT DE DESAIX
 

Le jour où la carrière de Bonaparte a failli de se


terminer...

Il est 11 heures du matin ce 14 juin 1800, près du petit village


de Marengo, à l’est d’Alexandrie, dans le Piémont. Bonaparte,
persuadé que l’Armée Autrichienne va refuser le combat et se
dérober, a envoyé pour la localiser Desaix et Boudet au sud, et La
Poype au nord. Il ne dispose plus auprès de lui que des 22000
hommes des corps de Monnier, Victor et Lannes avec seulement
15 canons.

Mais dès les premières heures du jour, les 31000 hommes et les
180 canons de O’Reilly, de Mélas, et d’Ott, attaquent
violemment les armées françaises, qui sont contraintes à battre en
retraite jusque dans le village de Marengo, où ils se retranchent et
repoussent toute la matinée les assauts autrichiens.

Bonaparte, avant de partir vers le champs de bataille, rappelle


Boudet et La Poype, ainsi que Desaix, qui, à une douzaine de
kilomètres, reçoit ce message : "je croyais attaquer l'ennemi, c'est
lui qui me prévient, revenez au nom de Dieu si vous le pouvez
encore”.

En début d’après-midi les autrichiens tentent un encerclement,


et nos soldats cèdent du terrain, et refluent, mais en bon ordre,
galvanisés par la présence de Bonaparte à leurs côtés.

Il est 15 heures, le front des armées françaises est très étalé.


Persuadé de sa toute prochaine victoire, le maréchal Mélas quitte le
champ de bataille pour aller annoncer la grande nouvelle à Vienne.

Il est 16 heures 30, Desaix a rejoint Bonaparte, et, là, se choisit


la stratégie à appliquer: ou utiliser les troupes fraiches de Desaix et
Boudet pour protéger la retraite, ce qui équivaut à admettre la
défaite, avec les conséquences militaires et les retombées
politiques négatives pour le Premier consul, ou les engager dans le
combat, avec les cavaliers de Kellermann, devant des Autrichiens,
si sûrs de leur victoire, qui ont beaucoup trop dispersé leurs
troupes.

Après avoir questionné Bonaparte, Desaix répond : "Cette


bataille est perdue, mais il n’est que cinq heures. Nous avons
encore le temps d'en remporter une autre". En tête de sa cavalerie,
Desaix charge. Son cheval, plus léger, est le plus rapide. Il se
retrouve seul à la pointe de l’offensive.

Une balle en plein coeur lui ôte la vie. Il n’est en Italie que
depuis neuf jours. Il n’a pas trente-deux ans. Lorsqu’on vint
annoncer au Premier Consul la mort de Desaix, il ne lui échappa
que ce seul mot: "Pourquoi ne m’est-il pas permis de pleurer !”.

Et si Desaix n'était pas arrivé à temps ? Et si Bonaparte avait


été vaincu à Marengo ? Quelle aurait été la réaction, à Paris, des
royalistes, des jacobins, de Fouché et de Talleyrand ? Bonaparte
avait annoncé à son frère Joseph, avant la seconde campagne
d'Italie : "une victoire me laissera maitre d'exécuter tout ce que je
voudrai". Défait à Marengo, on lui aurait reproché l'échec militaire,
et sa position à l'intérieur aurait été très difficile.

A Marengo, Mélas crut à sa victoire et Bonaparte à la fin de sa


carrière. Sans Desaix, pas de victoire de Marengo, pas de paix de
Lunéville, pas de Sacre, pas d'Austerlitz et... pas de Waterloo.
Laissons à Fouché le mot de la fin : "Bonaparte, à Marengo, a
moins conquis l’Italie que la France".
14 JUIN 1807 : FRIEDLAND, L'APOGÉE DE
L’EMPIRE
 

Le 14 juin 1807, à la bataille de Friedland, en Prusse-


Orientale (aujourd’hui en Russie), à une quarantaine de km au
sud-est de Königsberg, Napoléon, oppose 80 000 hommes de la
Grande Armée, comprenant des polonais, des hollandais, des
italiens et des allemands, à 70 000 russes placés sous les ordres de
von Bennigsen et Bagration.

Dès le matin les russes ont franchi la rivière Alle par quatre
ponts pour, sur sa rive occidentale, attaquer ce qui parait être un
corps d'armée isolé, sous les ordres de Lannes. Neuf heures de
combats où les français, deux fois moins nombreux, résistent
vaillamment, et permettent à Napoléon de regrouper ses troupes.

• Lisons ce qu’écrit Ronald Zins, président de


l’Académie Napoléon, dans son livre sur le Maréchal
Lannes : 

Pour pallier son infériorité numérique, Lannes combat tout en


manœuvres savantes et judicieuses. Profitant de la hauteur des
seigles, des bosquets d'arbres et des inégalités de terrain, il ploie ou
déploie ses bataillons dont les mouvements sont montrés ou
dérobés à propos. Grâce à ce stratagème, Lannes parvient à faire
croire aux Russes que ses forces sont plus importantes qu'elles ne
le sont en réalité. Toutefois, le refoulement de l'adversaire ne se
fait qu'au prix de lourdes pertes et le maréchal presse l'Empereur
d'arriver. […] Lannes lance alors un nouvel appel à l'aide: Crève
ton cheval, Saint-Mars, dit-il à son aide de camp, pour rapporter à
l'Empereur que c'est l'armée russe tout entière que nous avons sur
les bras.

Il est cinq heures de l’après-midi. Contre l’avis de son Etat-


major, qui propose de remettre l’attaque au lendemain, Napoléon
répond : "Non, non, on ne surprend pas deux fois l’ennemi en
pareille faute". Et il ordonne son attaque générale, forte de ses 65
000 hommes. En deux heures, il repoussa le flanc sud de l'armée
russe dans le village de Friedland, où ils sont décimés par le feu
rapproché des canons français. Le reste des russes encore valides
tente de fuir en franchissant la rivière Alle à la nage, les français
ayant détruit les ponts. Beaucoup s’y noient.

Friedland marque la défaite de la Quatrième


Coalition (Royaume-Uni, Russie, Suède et Prusse), elle amènera
les Russes à signer les traités de Tilsit, puis les Prussiens à
parapher un traité de paix.

Friedland et Austerlitz sont les plus brillantes victoires de


l’Empereur. De nombreux historiens considèrent que c’est là
l'apogée de l’Empire. Le bourbier espagnol se profilera dès
l’automne…
15 JUIN 1815 : TRAHISON DU GÉNÉRAL DE
BOURMONT
 

Le 15 juin 1815, à la veille de la bataille de Ligny, le général


français Louis de Bourmont, qui commande la 6e division,
passe à l'ennemi avec quelques officiers de son état-major.
 
Louis Auguste Victor de Ghaisne, comte de Bourmont, né le 2
septembre 1773, ancien élève de l'école royale militaire de
Sorèze où il avait fait la connaissance d'Henri de La
Rochejaquelein, rejoint l'armée des émigrés dès 1791, se bat contre
les armées de la République à Valmy, à Wissembourg, à
Berstheim, puis dès 1795 dans l'ouest de la France au sein de
l'armée catholique et royale. En 1799, surnommé le Renardin, il est
à la tête d'une armée de chouans.

Après la paix signée le 2 février 1800, Bourmont refuse le


grade de général de division qui lui est proposé par
Bonaparte. Après l'attentat de la rue Saint-Nicaise du 24 décembre
1800, déclaré suspect, il est incarcéré à la citadelle de Besançon
d'où il s'évade en 1804 et part au Portugal. C'est là qu'en 1808,
Junot lui propose le poste de chef d'état-major dans la division du
général Loison.

A son retour en France, sur le conseil de Fouché, l'Empereur


décide de l'éloigner de France en le nommant adjudant-
commandant à l'armée de Naples.

En 1812, Napoléon écrit au duc de Feltre, Ministre de la


Guerre qui envisage de nommer Bourmont au département des
Appenins: "Monsieur le duc de Feltre, vous aviez donné le
commandement du département des Apennins à l'Adjudant
Commandant Bourmont, c'est-à-dire à un ancien chef chouan.
Cette mesure est ridicule. Cet officier ne devait pas être employé,
ou du moins être employé de manière à être surveillé. Que voulez
vous que pensent nos troupes d'être commandées par un tel
homme ?
Après la Russie, Bourmont reçoit la croix de la Légion
d'honneur, est nommé général de brigade à la suite de la bataille
de Lützen, participe à celle de Bautzen et et à la bataille de
Leipzig. En février 1814, enfermé dans Nogent-sur-Seine avec un
millier d'hommes, il résiste pendant deux jours contre
20 000 Autrichiens. Cette défense lui vaut le grade de général de
division.

Lors de la Première Restauration, il est placé par le roi à la tête


de la 6e division militaire.

Après le retour de Napoléon, Bourmont se rend à Paris et se


rallie à Napoléon. il affirme soutienir l'empereur tant qu'il ne
combat pas explicitement les Bourbons. Mais après l'Acte
additionnel aux Constitutions de l'Empire, du 23 avril 1815, qui
prononce la déchéance des Bourbons, il estime que son devoir est
de quitter l'armée impériale et d'aller à Gand où Louis XVIII avait
constitué le gouvernement royal. 

Au matin du 15 juin 1815, la veille de la bataille de Ligny, la


14ème division que commande le Général Comte de Bourmont
marche en tête de colonne du IVème corps commandé par le
Général Gérard. Près de Florennes, Bourmont fait arrêter sa
division. Lui et son état-major, prétextant une reconnaissance,
galopent plus avant avec un escadron de lanciers. A distance
suffisante des lignes françaises, il renvoie les lanciers avec une
lettre pour le Général Gérard expliquant les raisons de son passage
à l’ennemi et garantissant qu’aucune information ne sera donnée
qui pourrait porter préjudice à l’armée française composée, écrit-il,
d’hommes qu’il aime. Arborant alors la cocarde blanche des
Bourbons, il rejoint les lignes prussiennes où il est accueilli par le
Colonel Schutter puis par le Général Zieten commandant le Ier
corps prussien

Blücher, indigné qu'un général puisse déserter à la veille d'une


bataille, refuse de lui adresser la parole. On lui fait remarquer que
Bourmont arbore la cocarde blanche, Blucher répond : "Qu'importe
la cocarde, un jean-foutre sera toujours un jean-foutre !"

Dans Le Mémorial de Sainte-Hélène, Napoléon l'accuse d'avoir


révélé son plan à l'ennemi. La défection de Bourmont a eu une
influence psychologique importante sur la troupe qui l'accusait de
trahison.  "Bourmont s’est conduit bassement… Il était connu pour
être un des Vendéens les plus faux et les plus hypocrites: je
n’aurais jamais dû l’employer. Bourmont est une de mes erreurs".
16 JUIN 1815 : LIGNY, LA DERNIÈRE VICTOIRE
DE L’EMPEREUR
 

La bataille de Ligny, également appelée bataille de Fleurus,


oppose le 16 juin 1815,  deux jours avant la bataille de Waterloo.
l'armée prussienne du maréchal Blücher  (87 000 hommes, 224
canons) à l’Armée du Nord (75 500 hommes et 234 canons)
commandée par Napoléon. Elle est la dernière victoire de
l'Empereur. Ce 16 juin, deux batailles vont donc se dérouler
simultanément, à quelques lieues l'une de l'autre: Napoléon
affrontera Blücher à Ligny et Ney tentera d'enlever la position des
Quatre-Bras à Wellington.
 

• Le 14 juin 1815 débute la campagne de Belgique,


ultime campagne de l’Empereur.

Le 15, il ordonne au maréchal Ney, commandant


les 1er et 2e corps d'infanterie, du 3e corps de cavalerie et de la
division de cavalerie légère de la Garde, de s'emparer avec 21 000
hommes de la position réputée stratégique des Quatre-Bras
(20 kilomètres au nord de Charleroi), faiblement défendue par les
Anglais de Wellington.

Napoléon, rejoint Grouchy à Fleurus avec la majeure partie de


l'Armée du Nord. Il lui confie le commandement de l'aile droite:
3e et 4e corps d’infanterie, à l'ouest de Saint-Amand et au sud-est
de Ligny, 1er, 2e et 3e corps de cavalerie en réserve derrière
le 4e corps d'infanterie et 6e corps d'infanterie plus la Garde, moins
sa division de cavalerie légère, en réserve également. Il ne semble
pas que, Soult étant un piètre chef d’état-major, les ordres aient été
bien transmis. Napoléon garde en réserve le 6e corps, la Garde et
les 2 derniers corps de cavalerie et ordonne de faire marcher vers
l'est le 1er corps de Drouet d'Erlon (qu'il avait placé sous les ordres
de Ney) pour prendre les trois corps prussiens à revers. 
 

• Le 16 juin au matin, Blücher, a quitté Liège

Il est fortement retranché avec ses 1er, 2e et 3e corps, dans


trois villages: à gauche, le général Steinmetz tient Saint-Amand;
au centre, Ziethen est retranché dans Ligny tandis que Boignées et
Tongrinelle sont investis par Thielmann. Le 4e corps, qui compte
30 000 hommes, trop loin, ne sera pas impliqué dans cette bataille.
C'est ce corps qui combattra le plus tôt et le plus lourdement
à Waterloo.

Blücher a transformé Ligny et ses villages alentour en place-


fortes: maisons crénelées, rues barricadées, l’accès à l'unique pont
et aux quelques passerelles du ruisseau qui traversent Ligny rendus
quasi impossible par un amoncellement de caissons, de voitures
renversées, de pierres et de débris divers, et les deux grandes
fermes de Ligny fortifiées.

• L'Empereur et Grouchy passent la matinée à


rassembler leurs forces

Pendant ce temps, Ney préfère attaquer les maigres troupes


prussiennes retranchées à Gosseling et Frasnes et, estimant que le
combat avec les hommes de Blücher l'a retardé, remet à plus tard le
combat des Quatre-Bras. Il n’y entame son assaut qu’à midi, en
engageant la moitié seulement de ses troupes. 

Napoléon a placé les généraux Vandamme et Girard à l'Ouest,


face à Saint-Amand, le général Gérard fait face à Ziethen au
centre. Le maréchal Grouchy (cavaleries d'Exelmans et Pajol)
constitue l'aile droite de l'armée française. La Garde et la cavalerie
de Milhaud se tiennent en retrait à Fleurus.

• En apprenant que Ney a enfin attaqué les Quatre-Bras,


Napoléon lance l’assaut.

A 14h 30, les fameux trois coups de l’artillerie de la Garde


signalent l'offensive de l'empereur. la division Lefol du corps de
Vandamme marche sur Saint-Amand. Dominant le tumulte du
combat, aux accents de La victoire en chantant, les 5 200 soldats
de cette division d’infanterie réussissent l’exploit, sous un
déluge de balles et d’artillerie, en 15 minutes, après un sanglant
combat, de conquérir le village, d’expulser les Prussiens des
vergers, des maisons, de l'église et du cimetière.

Au même moment, l'attaque principale commence:


puissamment soutenu par une batterie de 80 canons, Gérard monte
à l'assaut de Ligny avec les divisions Pêcheux et Vichery.
L'affrontement est rude mais les Français gagnent du terrain. 

A 15 heures et quart, malgré son infériorité numérique,


Napoléon perçoit que la bataille tourne à son avantage et dépêche
des estafettes auprès de Ney et de Drouet d'Erlon pour recevoir des
renforts et briser une fois pour toutes les lignes prussiennes. 

Mais aux Quatre-Bras, Wellington a reçu des renforts. Ney se


trouve en fâcheuse posture et fait lui aussi appel à Drouet d'Erlon.
Ni l'un ni l'autre ne se pourront répondre à l’appel de Napoléon…

16h. Les renforts demandés n'arrivant toujours pas, Napoléon


ordonne au général Girard d'attaquer Saint-Amand pour soutenir
Vandamme, qui expulse une deuxième fois, contre deux divisions
de cavalerie, les Prussiens du village. Sur l'aile droite, la bataille
fait aussi rage et donne lieu à un combat de cavalerie entre
Grouchy et Thielmann.

17h 30. Ni Ney ni Drouet d'Erlon n'ont rejoint l’Empereur.


Napoléon faire donner les 20 000 hommes de la Garde Impériale.
La Jeune Garde se dirige vers Saint-Amand avec Vandamme, et
brise une ultime contre-attaque de Blücher sur Saint-Amand. La
Vieille Garde avec la cavalerie de Milhaud conquiert
définitivement le village de Ligny. 

A 19h 30, le combat à l'intérieur du village est terminé. La


Vieille Garde qui vient de traverser Ligny en ressort par le nord, et
se forme en carré pour décimer la cavalerie prussienne
imprudemment jeté sur elle par Blücher. Milhaud et ses hommes
exterminent les derniers cavaliers ennemis. 

Aux alentours de 21h 30, la victoire est française. Les villages-


clés de la bataille sont désormais entre nos mains.
 

• Blücher aurait pu être fait prisonnier par les


Français

Le maréchal Blücher échappe miraculeusement à une


capture qui aurait pu avoir d’importantes conséquences. En effet,
vers la fin de la bataille, son cheval est tué, s'écroule sur lui et
l'immobilise totalement, alors que les français approchent ! Mais
dans la semi-obscurité du crépuscule, les cavaliers français ne
voient pas le vieux maréchal, qui est ensuite dégagé de son cheval
par son fidèle aide de camp, le comte von Nostitz, resté près de lui
après sa chute.
16 JUIN 1940 : TOUT PREMIER ACTE DE
RÉSISTANCE CIVILE FRANÇAISE
 

Permettez un écart à ma décision de ne pas exposer, dans les


pages Facebook, d'éléments ne concernant pas l'histoire du
Consulat et de l'Empire. Mais là, nous touchons aussi à l’Histoire
de France, et à des Valeurs qui n’ont hélas plus beaucoup cours
aujourd’hui…

A cette date, deux paysans de Vanne, petit village de Haute-


Saône, Jules Mongin, 53 ans, et son ami de toujours, Arthur
Létang, 51 ans, sont abordés par un motard allemand qui les
menace et, avec son fusil, les met en joue. 

Après une courte lutte, ils arrivent à se saisir de l’arme de


l’allemand et à lui asséner plusieurs coups de crosse mortels. Ils
font ensuite disparaitre la moto et le corps.

Début mars 1941, Jules Mongin et Arthur Létang sont avertis


que l’occupant a été informé de leur acte. On leur propose de se
réfugier en zone libre, en zone “nono” comme on dit alors. Par
crainte de représailles sur leurs familles, Arthur Létang, marié, 2
enfants et Jules Mongin, marié lui aussi, dix enfants, restent sur
place et sont arrêtés, le 23 mars pour Jules Mongin et deux jours
plus tard pour Arthur Létang.

Le samedi 26 avril 1941, tous deux sont jugés par le tribunal


militaire allemand de Vesoul, et sont condamnés à mort.

Le 14 mai 1941 à 6h10, Jules Mongin et Arthur Létang, qui


refusent de se laisser lier les mains et bander les yeux, sont
passés par les armes au lieu-dit "Combe Freteuille" à Frotey-les-
Vesoul. Ils sont les premiers fusillés de ce lieu où furent aussi
fusillés 39 autres résistants.

L’acte de Jules Monin et d'Arthur Létang a été reconnu


comme le tout premier acte de résistance civile française de la
guerre.
Jules Mongin avait confié à son fils Jean, encore jeune, une
médaille de Sainte-Hélène, héritage d’un lointain ancêtre ayant
servi l’Empereur et la France. Cette médaille, Jean, mon père, me
l’a transmise alors que j’avais moi-même six ans. Je l’ai toujours,
précieusement conservée, elle m’a accompagnée lors de mon
pèlerinage à Sainte-Hélène. 

Jules et Jean étaient tous deux d’une autre race, de la race de


ces combattants franc-comtois qui ont tant donné pour la
France. Malgré tous mes efforts, je sais que je n’arriverai jamais à
la cheville de mon père et de mon grand-père.
17 JUIN 1815 : PRÉLUDE AU DÉSASTRE
 

Le 17 juin 1815, Napoléon, fatigué, a dormi au château de la


paix, à Fleurus, se lève tard et décide de passer ses troupes en
revue.

La veille, il a vaincu Blücher à Ligny. “L’aspect du champ de


bataille est horrible. Dans les jardins, les maisons, les cadavres
sont par morceaux. La principale rue de Ligny est encombrée de
débris humains écrasés, broyés sous les roues de l’artillerie qui a
passé au galop sur les morts et les mourants; des rives du ruisseau
au moulin de Bussy on se heurte à chaque pas aux cadavres et aux
blessés”. Victorieux, convaincu d’avoir anéanti les prussiens,
Napoléon les a laissé filer… 

De son côté, Wellington, qui a appris la défaite de Blücher à


Ligny, occupe toujours les Quatre-Bras, mais dès 10 heures, donne
l’ordre de faire retraite sur Mont-Saint-Jean.

Ney qui vient d’apprendre le succès de Ligny, reçoit de


l’Empereur l’ordre de prendre position aux Quatre-Bras. Au
besoin, la Garde l’appuiera, si les Anglais y sont en force.
Napoléon le rejoint vers midi

Napoléon s’entretient longuement avec ses généraux et, peu


après 12 heures, donne l’ordre à Grouchy de poursuivre les
Prussiens et de les rejeter sur Liège. Il se prive ainsi de plus de 30
000 hommes qui manqueront pour la bataille du 18. Mais les
troupes alliées ont une demi-journée d’avance. Tôt le matin, sous
une pluie battante, le gros de l’armée prussienne s’est porté sur
Wavre, alors que Grouchy les cherche dans la direction de Namur,
rencontre un groupe de trainards et s’égare !

Dans l'après-midi du 17, l’Empereur fait avancer ses troupes


vers Waterloo aussi vite que possible. Il pleut sans arrêt depuis
plusieurs jours, les routes sont détrempée, impraticables pour
l’artillerie, les hommes marchent dans la boue, la faim au ventre.
Ils s'arrêtent sur la route entre Genappe et Waterloo, où se trouve la
ferme du caillou. C'est là que Napoléon organise les bivouacs et
établit son quartier général dans la soirée. 
Au soir du 17 juin, Wellington est sur la crête de Mont Saint
Jean, près de Waterloo. Il y est venu plus tôt et connait le site. Il
sait que le terrain lui sera favorable pour la bataille. Les Anglais et
les Prussiens, hier séparés, se sont rapprochés; alors que l’armée
française est divisée en deux forces éloignées de près de 20 km. Le
succès de Ligny est compromis. Wellington a choisi le lieu,
Napoléon choisira le moment... dans quelques heures, la bataille va
commencer…
18 JUIN 1815, WATERLOO - À LIRE DEBOUT,
ET À HAUTE VOIX
 
18 JUIN 1815 : WATERLOO - MORT D'ANTOINE
FAVREAU
 

Le carabinier Antoine Favreau, 23 ans, est tué à


Waterloo, traversé de part en part par un boulet de canon
britannique lors d’une charge de cavalerie menée par le général
Kellermann
Né le 18 janvier 1792, habitant le village Le Heaulme (Val-
d’Oise), Antoine Favreau, beurier, est affecté le 21 mai 1815 au
2e régiment de carabiniers commandé par le colonel François
Beugnat puis versé au 4e escadron, 4e compagnie.

Les registres nous le décrivent ainsi: grand (1,79 m), visage


long, taches de rousseur avec un grand front, des yeux bleus, un
nez fort et une petite bouche.
 

Les 1er et 2e régiments de carabiniers s’illustrent notamment


contre les carrés britanniques sur le plateau de Belle-Alliance.
Retrouvés sur son cadavre sur le champ de bataille, le plastron et la
dossière de la cuirasse d'Antoine Favreau portent la trace de ce
terrible impact. La partie gauche du plastron montre également
deux traces bien visibles, probablement causées par des balles
d’armes à feu individuelles (pistolet ou fusil), qui ne l’ont pas
percé. La cuirasse est équipée d’un molleton intérieur attaché aux
rivets, cette doublure était munie d’une poche dans laquelle le
cavalier rangeait ses papiers: c’est sans doute ainsi qu’a pu être
identifié le carabinier Favreau.

Antoine Favreau est l'un des 11 500 soldats français


morts pendant les quatre jours d'affrontement de la campagne de
Belgique, en juin 1815. On peut toujours voir aux Invalides sa
cuirasse, transpercée de part en part par le boulet qui lui fut fatal.

La cavalerie lourde comprend des régiments de cuirassiers et


de carabiniers. Les carabiniers qui ont subi de lourdes pertes lors
de la campagne de 1809, portent depuis 1811 un casque et une
cuirasse de fer semblables à ceux des cuirassiers, mais recouverts
d’une feuille de laiton, pour s’en distinguer.
18 JUIN 1815 : WATERLOO - LARREY DEVANT
LE PELOTON D’EXÉCUTION
 

Waterloo. Pendant la bataille, le Baron Jean-Dominique


Larrey, chirurgien en chef de la garde a placé son ambulance
centrale au "Gros Caillou" près de la ferme "la Belle Alliance”, et
se déplace sans cesse sous la mitraille pour aller soigner les
blessés. 

Du haut du Mont Saint-Jean, Wellington l’observe et


demande: "Quel est cet audacieux?" On lui répond “C'est Larrey”.
Il ordonne aussitôt: "Allez dire de ne pas tirer de ce côté pour
laisser à ce brave le temps de ramasser ses blessés". Il se découvre
et dit au Duc de Cambridge en désignant de son épée Dominique
Larrey: "Je salue l'honneur et la loyauté qui passent”.

A la fin de la bataille, Larrey qui a reçu deux coups de sabre,


est prisonnier des Prussiens. Trompés par sa petite taille, la
capote grise qu'il porte, et sa ressemblance physique avec
Napoléon, ils pensent avoir capturé l'empereur des Français. Il est
molesté, insulté, presque déshabillé, et doit être fusillé, pas de pitié
pour les vaincus, lorsqu'il est reconnu par un médecin prussien
qu'il a jadis enseigné à Berlin.

Larrey est conduit auprès du général prussien von Bülow, puis


auprès de Blücher, qui se souvient qu’il avait soigné son propre
fils dans la vallée de Poeplitz en 1813. Il l’invite à sa table et le fait
ensuite conduire à Louvain puis à Bruxelles ou, libéré sur parole, il
soigne les blessés de toutes les nationalités dans hôpitaux
surchargés.

Larrey, chirurgien en chef de l'armée impériale, inventeur des


ambulances chirurgicale mobiles, capable d'amputer un membre en
une minute et à qui, tout au long des campagnes napoléoniennes,
des milliers de soldats durent la vie, a été sauvé grâce à la
réputation qu'il s'était faite de soigner tous les blessés, qu'ils soient
amis ou ennemis, hommes de troupes ou officiers supérieurs.

Napoléon dira de lui à Sainte-Hélène:" C'est l'homme le plus


vertueux que j'aie rencontré. Il a laissé dans mon esprit l'idée d'un
véritable homme de bien.”

Cercle Napoléon
 

Sur Facebook
plus de 9220 abonnés
et 1200 envois par courriel
 

Aidez à faire progresser


le Cercle Napoléon
• en partageant
avec vos amis, nos publications reçues par mail
• en vous abonnant
à notre page FaceBook "Cercle Napoléon"
et en y laissant un “j'aime” ou un commentaire. 
• en adhérant
au Cercle Napoléon
en cliquant sur les boutons suivant

adhésion par internet au Cercle Napoléon

adhésion par formulaire papier à imprimer

pour que
Vive l'Empereur !
 

Cliquez ici pour vous désinscrire.


o
o
o
o
 Reply
 , 
 Reply All
  or 
 Forward

Send
16
Settings

Gérald Mongin
contact@[Link]
+ Add to contacts

Vous aimerez peut-être aussi