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— COLLECTION MATHEMATIQUES APPLIQUEES POUR LA MAITRISE SOUS LA DIRECTION DE P.G. CIARLET ET J.-L. LIONS Analyse fonctionnelle Théorie et applications Haim BREZIS i MASSON Collection Mathématiques appliquées pour la maitrise Sous la direction de P.G. CIARLET et J. L. LIONS Haim BREZIS Université Pierre et Marie Curie et Ecole Polytechnique ANALYSE FONCTIONNELLE Théorie et applications 2° tirage MASSON Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1987 Traductions — en espagnol, Alianza, Madrid (1984) — en italien, Liguori, Naples (en préparation) — en anglais, Springer, Berlin-Heidelberg-New York (en préparation) — en japonais, Sangyo Tosho, Tokyo (en préparation) — en grec, Société Mathématique de Gréce (en préparation). Tous droits de traduction, ‘adaptation et de reproduction par tous procédés, réservés pour tous pays. La loi du II mars 1957 n‘autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les «copies » ou « reproductions strictement réservées a l'usage privé du copiste et non destinées 4 une ulilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et dillustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1 de l'article 40). Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit, constituerait done une contrefagon sanetionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal. © Masson, Paris, 1983 ISBN : 2-225-77198-7 ISSN : 0754-4405 MASSON A. 120 Bd Saint-Germain, 75280 Paris Cedex 06 MASSON S.A, Balmes 151, 08008 Barcelona MASSON ITALIA Eprtort S.p.A. Via Giovanni Pascoli 55, 20133 Milano MASSON EDITORES: Dakota 383, Colonia Napoles, 03810 Mexico DF EpIToRA MASSON Do BRASIL Ltda Rua Borges Lagoa 1044, CEP/ 04038 Sao Paulo S.P. PRESENTATION DE LA COLLECTION « MATHEMATIQUES APPLIQUEES POUR LA MAITRISE » La Collection Mathématiques appliquées pour la maitrise a pour but de présenter les principales théories mathématiques générales directement orientées vers les applications, de les développer de manire rigoureuse, et d’indiquer explicitement et avec précision la trés grande variété de leurs applications. Des théories mathématiques générales orientées vers les applications sont, notamment, les fondements de l'analyse des équations différentielles et aux dérivées partielles, linéaires ‘ou non, qui « gouvernent » tellement de situations en Physique, en Mécanique, en Chimie, etc, et jusqu’en Econométrie! Ce sont aussi les outils principaux de I'Analyse Numérique, préalables obligés au traitement sur ordinateur : analyse numérique matricielle, méthodes de loptimisation, méthodes de différences finies ou d’éléments finis pour approximation des solutions d'équations aux dérivées partielles; c'est aussi la Statistique, dont les applications sont universelles, et oi ordinateur a apporté, la encore, une impulsion nouvelle considérable; c'est aussi la Mécanique des Solides et la Mécanique des Fluides dont une connaissance déja sérieuse est indispensable 4 tout mathématicien appliqué. Ces théories générales sont, dans la Collection, développées de maniére rigoureuse, par le biais des solutions les plus synthétiques, les plus élégantes et les plus « confirmées »; elle fournissent ainsi tous les outils nécessaires pour aborder la grande majorité des problémes posés quotidiennement par les applications. Les théories générales présentées dans cette Collection ont d’ailleurs été élaborées pour faire face précisément aux applications, cest-a-dire des problémes posés dans des disciplines parfois trés éloignées des mathématiques mais néanmoins susceptibles d’étre formalisés de fagon mathématique. Ces mémes théories devraient également servir de point de départ pour l'étude des nouveaux problémes posés par les applications; il est en effet essentiel de savoir que ces nouveaux problémes, d'importance fondamentale, se présentent sous la forme de questions complétement « ouvertes ». Aprés le préalable d'une modélisation mathématique souvent déja imparfaite, la seule fagon de les aborder réside alors dans un traitement « massif » sur ordinateur, a l’aide précisément des méthodes et des outils fondamentaux présentés dans cette Collection. Cest pourquoi cette Collection, qui s'adresse a tous les étudiants du Deuxiéme Cycle de Mathématiques dites « appliquées », mais aussi (au moins pour certains de ses volumes) aux étudiants du Deuxiéme Cycle de Mathématiques dites « pures », de Mécanique, de Physique, aux éléves des Grandes Ecoles d’Ingénieurs, ..., devrait non seulement initier ses lecteurs 4 des théories rigoureuses et élégantes, tout en leur fournissant un outil déja utilisable dans de trés nombreuses applications, mais aussi, nous l'espérons, leur donner le désir d'aller bien au-dela. Pour l'accueil compréhensif qu'elle a bien voulu réserver a cette Collection, il nous est particuliérement agréable de remercier la maison Masson, en la personne notamment de M. J. F. Le Grand. Nous tenons également a remercier bien vivement M. A. Warusfel, dont activité et le dévouement ont beaucoup contribué a la conception et 4 l’élaboration de cette Collection. [Link] J. L. LIONS TABLE DES MATIERES Introduction.............- beeen eee beens I. — Les théorémes de Hahn-Banach. Introduction a la théorie des fonctions convexes I. Il. conjuguées 11. Forme analytique du théoréme de Hahn-Banach : prolongement des formes linéaires .......... 1.2. Formes géométriques du théoréme de Hahn-Banach : séparation des ensembles convexes ......... 13. Introduction a la théorie des fonctions convexes conjuguées ......... Commentaltes rece ee tr eee — Les théorémes de Banach-Steinhaus et du graphe fermé. Relations aorthogonalité. Opérateurs non-bornés. Notion d’adjoint. Caractérisation des opérateurs surjectifs ILL. Rappel du lemme de Baire ............0000cceeeeeeeeeeeeeeeeeeee 11.2. Le théoréme de Banach-Steinhaus ........0.000220..000cseeeeeeeee 11.3, Théoréme de l'application ouverte et théoréme du graphe fermé 114, Supplémentaire topologique. Opérateurs inversibles A droite (resp. a gauche) . : ILS. Relations d’orthogonalité 116. Introduction aux opérateurs linéaires non-bornés. Définition de l'adjoint. IL7. Caractérisation des opérateurs & image fermée. Opé[Link] Opérateurs bornés ..........2ee2eee 0 Seen mane eee ete nee ee eee ee eee — Topologies faibles. Espaces réflexifs. Espaces séparables. Espaces uuniformément convexes ...........2.0++ en TILL. Rappel sur la topologie 1a moins fine rendant continues une famille applications... 1112. Définition et propriétés élémentaires de la topologie faible o(E, E’).- IIL3. Topologie faible, ensembles convexes et opérateurs linéaires ........ IIL4. La topologie faible* o(E’, E)... xu 15 15 16 18 29 32 33 33 38 39 vu Iv. Vi. Vil. TABLE DES MATIERES IILS. Espaces réflexifs. IIL6. Espaces séparables IIL7. Espaces uniformément convexes Commentaires ........ 6.66 ce cece eee eee ee eee eeee — Les espaces L?...... eee ee IV.1. Quelques résultats d'intégration qu'il faut absolument connaitre IV.2. Définition et propriétés élémentaires des espaces L” IV.3, Réflexivité. Séparabilité. Dual de L? .........00000cceceeeeeeeeeee IV.4. Convolution et régularisation.... IV.5. Critére de compacité forte dans L” Commentaires .......... 06.00.0005 ceseeee — Les espaces de Hilbert ..... V.1. Définitions. Propriétés élémentaires. Projection sur un convexe fermé. V.2. Dual d'un espace de Hilbert .... V3. Théorémes de Stampacchia et Lax-Milgram V.4. Somme Hilbertienne. Base Hilbertienne Free ene Snes eee ee eres ae eee eee — Opérateurs compacts. Décomposition specrae des opérateurs autoadjoints compacts [Link]. 60.00.02 ween . ee VLL. Définition. Propriétés élémentaires. Adjoint .............22..000000 VLL2. La théorie de Riesz-Fredholm......... VI.3. Spectre d'un opérateur compact ......... V1.4, Décomposition spectrale des opérateurs autoadjoints compacts ene eee eee — Le théoréme de Hille-Yosida.......... VIL1. Définition et propriétés élémentaires des opérateurs maximaux monotones...........+5 cote ee et eee eeveteeetsereesesserers du VIL2. Résolution du probléme d'évolution 7 + Au = 0, u(0) = uo; existence et unicit 4B 47 SI a aL) 59 66 nR 78 B B 81 82 85 87 89 89 91 94 98 101 101 104 TABLE DES MATIERES Ix VIL3. Régularité 000000... eee : vee 7 110 VIL4. Le cas autoadjoint .. 12 Commentaires .... ee aT a 116 VIIL. — Espaces de Sobolev et formulation variationnelle de problémes aux limites en dimension un. ........2... eee eeeeeeeeeeeeeseeees rn cee HY VILA. Motivation ....0.0...0eecce eee eeeeeeeeeee eee 19 VIILL2. Liespace de Sobolev W'?(I).........000225 beens cee 120 VIIL3. Liespace Wh?(I)...... eee re cesses 132 VIIL4. Quelques exemples de problémes aux limites ere 135) VIILS. Principe du maximum 0.00.2... ..00000ceeeeceeeeeeeseeeeeeee 143, VIIL6. Fonctions propres et décomposition spectrale..... beseeeeeee 14S Commentaires ....... on eee ee eee eee ee? 146 IX. — Espaces de Sobolev et formulation variationnelle de problémes aux limites en dimension N 149 IX.1. Définition et propriétés élémentaires des espaces de Sobolev W'(Q) 149 IX.2. Opérateurs de prolongement ................-...00.2005 wae 159 IX.3. Inégalités de Sobolev............-.... . : i 162 IX.4. Lespace W57(Q)... m1 IX.5, Formulation variationnelle de quelques problémes aux limites elliptiques 175 IX.6, Régularité des solutions fables ........000000000cecceceeeees cee 181 IX.7. Principe du maximum 189 IX.8. Fonctions propres et décomposition spectrale ..... seceeeeee 192 Commentaires ........... 193 — Problémes d’évolution : l'équation de la chaleur et 'équation des ondes 204 X.1. L'quation de la chaleur : existence, unicité et régularité........... 204 DC2 Principe! Gu jroaximum'eees stat sens naees neem esate eee 2 X.3. L'équation des ondes 213 Commentaires ....... ee ls Références bibliographiques .............. veces 225 Index ... 229 NOTATIONS Notations générales E espace dual de E <.> produit scalaire dans la dualité E, E Uf = a) = (x; f() = a} B(x, 7) = {x; |lx — Xoll 0} xi NOTATIONS (x = (xy RN“! x R[x] < Let [xl < 1} Qnrt {xe Q; xy = 0} 1 (Dyu)(x) = ig +h) — u(x) eu a rn a dérivée normale extérieure é Espaces fonctionnels Qc RS ouvert, (Q = T = frontiére de Q, L?(Q) = {u mesurable sur Q et i lulh dx < wo}, 0) c*(Q) = ace CQ) = CKQ) NC.) Cz (Q) = C*(Q) A C(Q) = FQ) ca) fonctions continues sur & c@) fonctions u de C*(Q) telles que pour chaque multi-indice o, al < k, application xe Q ++ D*u(x) se prolonge contindiment sur @ cr) = NC ‘ luo) = uO Ix — yl CHO) = {we CQ); Dive C°*(O) Vj, il < kK} wir, Wh", We", H!, H}, H™ espaces de Sobolev. co7(Q) = {recim sup, of avec O Rune application vérifiant Ww p(x) =Ap(x) WeeE ef YWA>0, (2) Piety) = Moll?» Demonstration. — Appliquer le corollaire 1.2 avec G = Rxo et g(txo) = tl|xoll? de sorte que glo: = [lxoll: Remaroue 2. — L’élément fy défini au corollaire 1.3 n’est pas unique en général (essayer de fabriquer un exemple ou voir [EX]). Néanmoins si E’ est strictement convexe (*) — ce qui est le cas par exemple si E est un espace de Hilbert (voir chapitre V) ou E = L%Q) avec | < p < x (voir chapitre IV) — alors f, est unique. De maniere générale on note, pour chaque xo ¢E, F(xo) = {fo € E's Ilfoll = llxoll et (fos Xo? = IlXoll?} (*) Dans la littérature américaine le dual topologique de E est désigné par E*. Attention aux confusions ! ) En général on écrira simplement fl] au lieu de |[fljg: sauf s'il y a une ambiguité (°) On dit qu'un espace vectoriel normé E est strictement convexe si Vx, y € E avec |x| = ||] = 1 et x#yona liex + (1 — dy <1 We JIL. 4 THEOREMES DE HAHN-BANACH Lapplication (multivoque) xp +» F(xo) est application de dualité de E dans E’; on trouvera certaines de ses propriétés dans [EX] © Corollaire 14. — Pour tout x €E ona (6) bx = Sup || = Max Kf, x)|. see fee ist wisi Demonstration. — Supposons que x ¥ 0. Il est clair que Sup || < Ilxll. fee wisi D/autre part (corollaire 1.3) on sait qu'il existe foeE’ tel que |Ifoll = [Ixll et = [lxll?. On pose fy = [Ixll"'fo de sorte que [Ifill = 1 et = Ilxlh ReMargue 3. — Il convient de distinguer la formule (5) qui est une définition et la formule (6) quiest un résultat. En général, le « Sup » qui apparait dans (5) n'est pas un « Max » ie. il n'est pas atteint (voir un exemple dans [EX]). Toutefois ce « Sup » est atteint si E est un espace de Banach réflexif (voir chapitre III); un théoréme difficile da a R. C. James affirme la réciproque : si E est un espace de Banach tel que pour tout fe E’ le « Sup» en (5) est atteint, alors E est réflexif (voir par exemple Diestel (1], chapitre | ou Holmes [1]). 1.2. Formes géométriques du théoréme de Hahn-Banach : séparation des ensembles convexes ‘Commengons par quelques préliminaires sur les hyperplans. Dans toute la suite E désigne un ev.n. Défmition. — Un hyperplan (affine) est un ensemble de la forme H = {xeE; f(x) = 9} oi f est une forme linéaire (!) sur E, non identiquement nulle et aR. On dit que H est Phyperplan d’équation [f = a]. Proposition 15. — L’hyperplan d'équation [f = o] est fermé si et seulement si f est continue. Demonstration. — Il est clair que si f est continue alors H est fermé. Réciproquement, supposons que H est fermé, Le complémentaire (H de H est ouvert et non vide (puisque (*) Pas nécessairement continue (lorsque E est de dimension infinie il existe toujours des formes linéaires non continues; voir [EX]). FORMES GEOMETRIQUES DU THEOREME 5 JS #0), Soit x, € GH et supposons (pour fixer les idées) que f(xq) < a. Soit r > 0 tel que B(xo, 7) ¢ GH of B(x, 7) = {x€E; [Ix — xoll pour un certain x, € B(xo,7). Le segment (x, = (1 = Oxo + 0x13 te [0,1]} est contenu dans B(xo,r) et done f(x) #a Yre[0, 1]; parailleurs f(x) = « pour _ fev-« L(%4) — Fo) + ce qui est absurde et donc (7) est démontré. Il résulte de (7) que Sx + 12)< a WzeB(O,1). 1 Par conséquent f est continue et |Ifl| < (a — f(xo)). r Définition. — Soient A c E et BCE. On dit que Ihyperplan H d’équation [f = «(] sépare A et B au sens large si l'on a fa VreB. On dit que H sépare A et B au sens strict sil existe © > 0 tel que f@)atre VreB. Géomeétriquement la séparation exprime que A et B se situent « de part et d’autre de H ». ‘H Rappelons enfin qu’un ensemble A < E est convexe si iIx+(L—-dyeA YxyyeA, Wte [0,1]. © Théoréme 1.6 (Hahn-Banach, premiére forme géométrique). — Soient A < EetB c Edeux ensembles convexes, non vides et disjoints. On suppose que A est ouvert. Alors il existe un hyperplan fermé qui sépare A et B au sens large. La démonstration du théoréme 1.6 est basée sur les deux lemmes suivants Lemme 1.2 (Jauge d'un convexe). — Soit C < Eun convexe ouvert avec 0 € C. Pour tout x €E on pose : 8) Pix) = Inf (a > 03 ox eC} (on dit que p est la jauge de C). 6 THEOREMES DE HAHN-BANACH Alors p vérifie (1), (2) et 0) il existe M tel que 0 < p(x) 0 tel que B(O,r) < C; il est clair que 1 p(x) <= IIx] Wx eB. r Dot (9). La propriété (1) est évidente. Prouvons (10). Supposons d’abord que x €C; comme C est ouvert, (I + €)x € C pour 1 alexi © > O assez petit. Done p(x) < 7 < 1. Inversement si p(x) < 1 ilexiste 0 0. D’aprés (1) et (10) on sait que ec p(x) + eC. Done —*—_ 5 U= 9 py) +e Pixy+e ply) +e = PO +E on obtient —~ +” _ eC. On en déduit, grace a (1) et (10), P(x) + p(y) + 2€ P(x) + ply) + 2€ que p(x + y) < p(x) + p(y) + 2€ Ve > 0. D’ot (2). et €C pour tout [0,1]. En particulier pour Lemme 1.3. — Soit C < E un convexe ouvert non vide et soit xy EE avec xo¢C. Alors il existe f eK’ tel que f(x) < f(x.) Vx €C. En particulier Phyperplan d’équation Lf =Slxo)] sépare {x0} et C au sens large Demonstration pv Lemme L3. — Par translation on peut toujours supposer que 0 C et introduire la jauge de C (lemme 1.2) notée p. On considére G = Bx et ka forme linéaire g définie sur G par gtx) =% teR. I est clair que 90) 0 et ¢ < 0). Grace au théoréme 1.1, il existe une forme linéaire f sur E, qui prolonge g, et telle que SO) < px) Yxe E. En particulier on a f(xo) = 1 et fest continue grace a (9), D’autre part on déduit de (10) que f(x) <1 pour tout xeC. Demonstration pu THEoREME 1.6. — On pose C = A — B de sorte que C est convexe (vérification facile), C est ouvert (noter que C= UY (A—y) et 0¢C (puisque yes A OB = @Q). D’aprés le lemme 1.3 il existe fe E’ tel que f@<0 Wee FORMES GEOMETRIQUES DU THEOREME 7 Cest-a-dire SQ) Oon pose A, = A + B(0,¢)et B, = B + B(0, ) de sorte que A, et B, sont convexes, ouverts et non vides. De plus, pour ¢ > 0 assez petit, A, et B, sont disjoints (sinon on pourrait trouver des suites ¢, +0, x,€A et y,€B telles que lIx, — Yall < 26,3 on pourrait ensuite extraire une sous-suite y,, +» ye A B). Daprés le théoréme 1.6, il existe un hyperplan fermé d’équation [f = a] qui sépare A, et B, au sens large. On a done fx + €2)=0 Week. Démonsrration. — Soit x9 €E, xo¢F. On applique le théoréme 1.7 avec A =F et B = {xo}. I existe done fe E’, f # 0 tel que I’hyperplan d’équation [f = a] sépare au sens strict F et {xo}. Ona Ch

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