Rune application vérifiant
Ww p(x) =Ap(x) WeeE ef YWA>0,
(2) Piety) = Moll?»
Demonstration. — Appliquer le corollaire 1.2 avec G = Rxo et g(txo) = tl|xoll? de sorte
que glo: = [lxoll:
Remaroue 2. — L’élément fy défini au corollaire 1.3 n’est pas unique en général (essayer
de fabriquer un exemple ou voir [EX]). Néanmoins si E’ est strictement convexe (*) — ce
qui est le cas par exemple si E est un espace de Hilbert (voir chapitre V) ou
E = L%Q) avec | < p < x (voir chapitre IV) — alors f, est unique. De maniere générale
on note, pour chaque xo ¢E,
F(xo) = {fo € E's Ilfoll = llxoll et (fos Xo? = IlXoll?}
(*) Dans la littérature américaine le dual topologique de E est désigné par E*. Attention aux
confusions !
) En général on écrira simplement fl] au lieu de |[fljg: sauf s'il y a une ambiguité
(°) On dit qu'un espace vectoriel normé E est strictement convexe si Vx, y € E avec |x| = ||] = 1
et x#yona liex + (1 — dy <1 We JIL.4 THEOREMES DE HAHN-BANACH
Lapplication (multivoque) xp +» F(xo) est application de dualité de E dans E’; on
trouvera certaines de ses propriétés dans [EX]
© Corollaire 14. — Pour tout x €E ona
(6) bx = Sup || = Max Kf, x)|.
see fee
ist wisi
Demonstration. — Supposons que x ¥ 0. Il est clair que
Sup || < Ilxll.
fee
wisi
D/autre part (corollaire 1.3) on sait qu'il existe foeE’ tel que |Ifoll = [Ixll et
= [lxll?. On pose fy = [Ixll"'fo de sorte que [Ifill = 1 et = Ilxlh
ReMargue 3. — Il convient de distinguer la formule (5) qui est une définition et la formule
(6) quiest un résultat. En général, le « Sup » qui apparait dans (5) n'est pas un « Max » ie.
il n'est pas atteint (voir un exemple dans [EX]). Toutefois ce « Sup » est atteint si E est un
espace de Banach réflexif (voir chapitre III); un théoréme difficile da a R. C. James
affirme la réciproque : si E est un espace de Banach tel que pour tout fe E’ le « Sup» en
(5) est atteint, alors E est réflexif (voir par exemple Diestel (1], chapitre | ou Holmes [1]).
1.2. Formes géométriques du théoréme de Hahn-Banach :
séparation des ensembles convexes
‘Commengons par quelques préliminaires sur les hyperplans. Dans toute la suite E
désigne un ev.n.
Défmition. — Un hyperplan (affine) est un ensemble de la forme
H = {xeE; f(x) = 9}
oi f est une forme linéaire (!) sur E, non identiquement nulle et aR. On dit que H est
Phyperplan d’équation [f = a].
Proposition 15. — L’hyperplan d'équation [f = o] est fermé si et seulement si f est
continue.
Demonstration. — Il est clair que si f est continue alors H est fermé. Réciproquement,
supposons que H est fermé, Le complémentaire (H de H est ouvert et non vide (puisque
(*) Pas nécessairement continue (lorsque E est de dimension infinie il existe toujours des formes
linéaires non continues; voir [EX]).FORMES GEOMETRIQUES DU THEOREME 5
JS #0), Soit x, € GH et supposons (pour fixer les idées) que f(xq) < a. Soit r > 0 tel que
B(xo, 7) ¢ GH of
B(x, 7) = {x€E; [Ix — xoll pour un certain x, € B(xo,7). Le segment
(x, = (1 = Oxo + 0x13 te [0,1]}
est contenu dans B(xo,r) et done f(x) #a Yre[0, 1]; parailleurs f(x) = « pour
_ fev-«
L(%4) — Fo)
+ ce qui est absurde et donc (7) est démontré. Il résulte de (7) que
Sx + 12)< a WzeB(O,1).
1
Par conséquent f est continue et |Ifl| < (a — f(xo)).
r
Définition. — Soient A c E et BCE. On dit que Ihyperplan H d’équation [f = «(]
sépare A et B au sens large si l'on a
f
a VreB.
On dit que H sépare A et B au sens strict sil existe © > 0 tel que
f@)atre VreB.
Géomeétriquement la séparation exprime que A et B se situent « de part et d’autre de H ».
‘H
Rappelons enfin qu’un ensemble A < E est convexe si
iIx+(L—-dyeA YxyyeA, Wte [0,1].
© Théoréme 1.6 (Hahn-Banach, premiére forme géométrique). — Soient A < EetB c Edeux
ensembles convexes, non vides et disjoints. On suppose que A est ouvert. Alors il existe un
hyperplan fermé qui sépare A et B au sens large.
La démonstration du théoréme 1.6 est basée sur les deux lemmes suivants
Lemme 1.2 (Jauge d'un convexe). — Soit C < Eun convexe ouvert avec 0 € C. Pour tout x €E
on pose :
8) Pix) = Inf (a > 03 ox eC}
(on dit que p est la jauge de C).6 THEOREMES DE HAHN-BANACH
Alors p vérifie (1), (2) et
0) il existe M tel que 0 < p(x)