Digitalisation et Inclusion Financière SFD
Digitalisation et Inclusion Financière SFD
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)
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ECOLE NATIONALE D’ECONOMIE APPLIQUEE ET DE MANAGEMENT
(ENEAM)
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Sujet
Sous la direction de :
MARS 2022
LA DIGITALISATION AU SERVICE DE L’INCLUSION FINANCIERE DANS LES SFD : (Cas ALIDé)
Avertissement
Certification
Nous certifions que le présent mémoire est réalisé par ses auteurs. Sa rédaction est
achevée et il peut être soutenu devant un jury.
Cotonou, le _____/_____/________
SIGNATURES
Dédicace
Je dédie ce mémoire à :
Précieux ODOH
Dédicace
Je dédie ce mémoire à :
Freddy DJISSOU
Remerciements
Nous adressons en premier lieu notre reconnaissance à notre DIEU tout puissant, pour
nous avoir permis d’arriver là où nous sommes maintenant, car sans lui rien n’est
possible. Nous adressons particulièrement nos sincères remerciements à :
Tableau 11 : Répartition des répondants selon les causes des difficultés d’accès…..…IV
Graphique 9 : Evolution des encours bruts de crédits d’ALIDé entre 2018 à 2021……44
CA Conseil d’Administration
DP Directeur de Programme
ID Initiative Développement
PV Procès-verbal
Résume
La digitalisation offre aux institutions de microfinance une chance de mieux servir leurs
clients et de conquérir de nouveaux clients, notamment les populations pauvres exclues
du système financier dans le but de contribuer à l’inclusion financière. L’objectif
général de cette étude est de montrer comment la numérisation contribue à la réduction
de l’exclusion financière au sein de l’institution de microfinance ALIDé. La méthode
utilisée dans la présente étude est basée sur une approche qualitative qui consiste à
adresser un questionnaire au personnel et clients d’ALIDé et une approche quantitative
qui consiste à analyser des données de la Bceao et ceux recueillies auprès du service
statistique. En se basant sur la méthode probabiliste, nous avons sélectionné un
échantillon de 39 personnes d’ALIDé. Il en ressort que plusieurs facteurs ralentissent
l’accès aux services financiers, mais l’avènement de la digitalisation contribue à réduire
le phénomène d’exclusion financière. Aussi, l’indice synthétique d'inclusion financière
du Bénin est passé de 0.170 en 2010 à 0.647 en 2020 sur une échelle comprise entre 0 et
1. Néanmoins, nous suggérons à ALIDé, d’impliquer davantage l’ensemble de son
personnel pour renforcer la mission sociale de l’institution et continuer ses efforts dans
le sens de la numérisation.
Abstract
collected from the Statistical Service. Based on the probabilistic method, we selected a
sample of 39 people from ALIDe. As a result, we have the synthetic index of financial
inclusion of Benin is increased from 0.170 in 2010 to 0.647 in 2020 on a scale between
0 and 1. Nevertheless, we suggest to ALIDe, to involve all its staff more to strengthen
the social mission and continue its efforts in the direction of digitization.
Keywords: Digitalization, Microfinance institutions, Financial inclusion, Exclusion
financial
Sommaire
INTRODUCTION .......................................................................................................... 1
CONCLUSION. ............................................................................................................ 50
Références bibliographiques.............................................................................................. I
INTRODUCTION
Les services financiers mobiles illustrent un nouveau volet de l’adoption des TIC dans
les activités bancaires. L’intérêt croissant porté à la finance digitale découle du succès
spectaculaire de la première expérience M-PESA amorcée au Kenya en 2007 et
généralisée à de nombreux pays en développement.
Au regard des succès engendrés par la finance digitale en Afrique de l’Est, certains
organismes comme le Fonds d’Equipement des Nations Unies (UNCDF) estiment
qu’avec le fort taux de pénétration de la téléphonie mobile en Afrique, le
développement des services financiers digitaux va constituer un levier permettant aux
populations à faible revenu, notamment les femmes d’avoir accès à des services dont
elles sont exclues. C’est dans cette perspective que nous avons décidé de réfléchir sur le
thème : « La Digitalisation au service de l’inclusion financière dans les SFD (Cas
ALIDé)».
Le travail effectué est subdivisé en trois (03) chapitres. Dans le premier chapitre, nous
avons présenté le cadre institutionnel de l’étude par la présentation d’ALIDé et le
déroulement de notre stage puis dans le deuxième chapitre, nous avons présenté le cadre
théorique et méthodologique à travers l’enjeu de l’étude, la revue de littérature et la
méthodologie de recherche. Enfin, en troisième chapitre, nous avons procéder à
l’analyse et l’interprétation des données recueillies ainsi qu’à la formulation des
propositions utiles.
L’Initiative Développement (ID) a été créée en 1994 mais présente au Bénin depuis
1995 à travers plusieurs programmes dont AF/Santé, Education, Prévention des
MST/SIDA, Micro finance. Elle intervient à Cotonou à travers le volet micro finance
qui s’est transformé depuis 1998 en un programme à part entière : Programme Crédit
Epargne (PCE). Ce programme vise l’amélioration des conditions de vie de la
population cible, c’est-à-dire des femmes démunies des quartiers péris urbains de
Cotonou en les aidant par un système de crédit purement social, pour leur faciliter le
développement d’activité génératrice de revenus. C’est au fait, une institution financière
Les programmes d’ID au Bénin étaient gérés en partenariat avec l’ONG locale
RACINES (Recherche Action Communautaires Initiative pour un Nouvel Espoir) en
vue d’un rendement qualitatif envers les bénéficiaires. Il était composé de :
Cette équipe était coiffée par un comité de pilotage composé de six (6) membres qui a
pour mission de conduire la structure à une initiative de microfinance proprement dite
de droit béninois. Depuis janvier 2007, l’ONG a subi un changement et est devenu une
institution de micro finance. À cet effet, elle devient ALIDé (Association de Lutte pour
la promotion des Initiatives de Développement).
Comme toute institution, ALIDé détient des valeurs et des missions qui lui permettent
d’atteindre sa vision.
[Link].1 Mission
[Link].2 Vision
[Link].3 Valeurs
La passion :
C’est l’enthousiasme communicatif que partagent tous employés et dirigeants de ALIDé
pour le service et les conseils prodigués à nos partenaires et pour le travail que nous
effectuons quel qu’il soit. La passion se démontre dans le dynamisme et notre esprit
La Rigueur :
La Responsabilité :
La Collaboration :
C’est l’assistance et les conseils à nos collègues dans la réalisation des objectifs et
projets communs. En clair, c’est la mise en ensemble des individualités pour atteindre
un seul objectif.
[Link]. Activités
Cette partie présente d’une part les produits d’ALIDé et d’autre part son environnement
ALIDé offre à sa clientèle des services financiers et non financiers qui sont :
Les crédits
Ils sont octroyés aux personnes identifiées comme les plus vulnérables en raison de
leurs conditions de vie très peu reluisantes et de leur statut. Il s’agit du crédit aux
réfugiés, du crédit aux handicapés et du crédit au PVVIH.
Ils sont subdivisés en plusieurs catégories, ils varient de 50.000 FCFA à 20.000.000
FCFA. Ils génèrent des intérêts et l’accès est subordonné à des conditions préalables. Le
taux d’intérêt varie selon le produit.
Prêts Caractéristiques
500.001 FCFA à 20. 000 000 FCFA, ils sont octroyés aux hommes ou femmes
Prêt CHIGAN exerçant une activité génératrice de revenus non prohibée. Sa durée court de 6 à
36 mois et le taux d’intérêt est le même que celui du prêt ALODO.
100.000 FCFA à 10.000.000 FCFA pour les crédits agricoles à court terme (de 3
à 12 mois y compris tout différé). Il est octroyé aux hommes ou femmes
Crédit Agricole
exerçant une activité agricole ; le taux d’intérêt appliqué est de 1% constant
quel que soit le montant octroyé.
Prêt aux salariés 200.000 FCFA à 10.000.000 FCFA ; son taux est 22% dégressif soit 1,83% le
du secteur public mois. Ils sont octroyés aux hommes et femmes salariés. La durée est de 6 à 60
et privé (AKOWE) mois.
100.000 FCFA à 10.000.000 FCFA, ils sont octroyés aux hommes et femmes
salariés d’ALIDé ayant un contrat de travail d’au moins quatre mois
d’ancienneté. Quant à ceux qui sont directement recrutés sans passer par un
Prêt au personnel
stage, ils doivent avoir un contrat d’au moins un an d’ancienneté. Le montant de
ces prêts est basé sur la quotité cessible. Contrairement aux autres prêts, son
taux d’intérêt est de 5% dégressif.
Prêt aux membres : 500.000 F CFA à 10.000.000 F CFA, il est octroyé aux membres du conseil
du CA d’administration de ALIDé.
Il s’agit de l’épargne et du crédit. L'épargne est la partie non consommée du revenu d'un
agent économique. Elle permet de faire face à une consommation différée, un
investissement, une incertitude. Epargne = Revenu – Consommation. Dans un SFD on
peut distinguer l'épargne libre et l'épargne forcée. Cette dernière est souvent une
condition d'accès au crédit dans certaines institutions. ALIDé n’a pas pour mission
première la collecte de l’épargne. Le produit épargne libre qu’elle offre est un service
qu’elle développe au profit de ses clients. Hormis le fonds et le dépôt de garantie à
hauteur de 10 à 15% du montant du crédit consenti, ALIDé offre à ses clients qui
éprouvent le besoin d’épargner, la possibilité de constituer de l’épargne. Cette épargne
n’est pas rémunérée. Les produits d’épargne sont : le compte dépôt à vue (DAV) ; le
compte dépôt à terme (DAT).
Etapes Descriptions
Lors de la réception, les agents de crédit collectent les informations sur l’identité du
La réception
bénéficiaire du crédit et sur sa situation socio-économique qu’ils consignent sur la
des clients
demande de prêt.
Le Comité d’Octroi de Crédit à ALIDé est la structure technique chargé d’étudier les
demandes de crédit. Il a pour mission de prendre la décision d’accepter, de refuser ou
de reconsidérer un prêt. Il n’est pas un organe élu. Le Comité d’Octroi de Crédit est
constitué selon le niveau de risque encouru par ALIDé. Il existe trois niveaux de COC
à ALIDé qui sont :
Niveau 1 :
Le président du COC : le chef d’Agence ; Les membres : Tous les agents de crédit de
l’agence et la caissière si possible ; Montant du crédit : Toutes les demandes de prêts
inférieures à 500 000 francs CFA ; Lieu : Agence
Niveau 2 :
Le Comité
Le président du COC : le Responsable de Marketing et d’Exploitation ; Les membres :
d’Octroi de
Le Chef service des Opérations, les analystes financiers, le Chef d’Agence et tous les
Crédit
agents de crédit de l’agence ; Montant du crédit : Toutes les demandes de prêts
(COC)
supérieures ou égales à 500 000 francs et inférieures à 2 000 000 francs CFA ; Lieu :
Agence Centrale.
Niveau 3 :
Le président du COC : le Directeur Général ou Responsable de Marketing et
d’Exploitation ; Les membres : le Directeur Comptable et Financier, le Chef service
des Opérations, les Analystes financiers et le Chef d’Agence ; Montant du crédit :
Toutes les demandes de prêts supérieures à 2 000 000 francs CFA ; Lieu : La Direction
de ALIDé. Le comité se charge d’approuver ou non les demandes de crédit. Les
membres du comité prennent donc la décision la plus consensuelle possible à propos
du montant du crédit à octroyer. Notons que le COC peut rejeter ou suspendre une
demande de crédit pour informations incomplètes.
Le suivi et le La microfinance est une activité de proximité qui nécessite un contact étroit et
contrôle de permanent entre le prêteur et l’emprunteur. Le suivi de l’activité financée est l’une des
l’utilisation pièces maîtresses du système. À ALIDé, le suivi des crédits se fait par les agents de
du crédit crédits et les chefs d’agence pour chacun des clients qui sont dans le portefeuille.
L’environnement d’une entreprise peut être défini comme l’ensemble des éléments
externes qui influencent sa vie. Ces éléments peuvent être regroupés selon qu’ils soient
du micro-environnement ou du macro-environnement.
Les clients Les clients d’ALIDé ; entrepreneurs ; groupes de solidarité féminine ; commerçants ;
d’ALIDé PME ; Ecoles ;centres de santé ; artisans ; paysans ; employés secteurs public et privé.
ALIDé dispose des partenaires techniques et financiers qui sont : GAMEEN CREDIT
Les
AGRICOLE ; IFDC ; FONDS NATIONAL DE LA MICROFINANCE (FNM) ;
partenaires
ENTREPRENEURS DU MONDE (ONG Française) ; Appui au développement à la
d’ALIDé
professionnalisation et à l’assainissement de la micro finance (ADAPAMI).
La structure de toute entreprise est constituée par l’ensemble des activités exercées en
son sein. Donc la différenciation des entreprises peut aussi se faire selon les types de
structure mais celle adoptée par ALIDé est la structure hiérarchique dont le principe est
de commandement, c’est-à-dire un subordonné ne reçoit d’ordre que d’un seul chef
auquel il rend compte. La décision, la direction et le contrôle et les opérations d’ALIDé
se présentent comme suit:
Nous avons effectué notre stage dans l’une des agences d’ALIDé précisément l’agence
Centrale à Cotonou. Nous avons été beaucoup plus encadrés par les chargés de crédit.
Avant le début de notre expérience, nous avons pu prendre connaissance des politiques
et activités de la structure. C'est-à-dire l'objectif du SFD, sa mission et sa vision, le
règlement intérieur, les produits offerts à la clientèle ainsi que les procédures
d'opérations.
Au cours notre stage nous avons acquis un certain nombre d’expériences qui peuvent se
résumer aux points ci-dessous :
Au cours de notre stage à ALIDé, nous avons été d’une main favorable au cours des
montages de dossier nécessitant d’adresser une multitude de questionnaire aux clients;
des visites de terrain, d’auditer les dossiers afin de détecter les erreurs constatées et de
les noter sur un bout de papier pour mieux les corriger, d’effectuer des opérations pour
le calcul de la quotité cessible, dans l’établissement du plan d’affaires. Ces différents
apports peuvent être détaillés aux points ci-dessous :
- Le montage de dossier : Pour le montage de dossier, nous avons assisté les chargés
de crédit sur le terrain pour identifier le domicile des clients et leur lieu d'activité pour
ceux qui ont loué des boutiques, ensuite nous passons à la vérification des informations
fournies lors de la prise de demande et nous soumettons le client à de nouvelles
interrogations comme : Est-ce qu'il a eu à travailler avec ALIDé dans le passé ? Son
ancienneté dans l'activité exercée, lieu d'approvisionnement ? A- t-il- contracté un prêt
ailleurs ? Ce qu'il a appris comme métier, les stocks qu'il a, les créances, le fond de
roulement, son chiffre d’affaire. Enfin, nous aidons les chargés de crédit pour le
remplissage du rapport de visite.
invite ensuite à se rendre d'abord chez le chef d'agence (CdA) ou les bénéficiaires
reçoivent l’échéancier et enfin à la caisse pour l’opération de décaissement.
ALIDé s’est engagé dans la digitalisation de ses opérations depuis 2016. Son premier
pas était le déploiement de la caisse mobile dans les communes de Ouinhi, Zagnanado
et Zogbodomey. Par ce produit, les services d’ALIDé sont offerts au client depuis chez
lui grâce à un agent muni d’un Terminal de Paiement Electronique (TPE) et ceci grâce
au Projet Microlead de UNCDF.
Wallet /Wallet to Bank. Une première expérience réussie dans l’espace UEMOA avec
une institution de microfinance. En effet, UNCDF MM4P a facilité le partenariat entre
le SFD ALIDé et l’Opérateur de téléphonie mobile MTN pour lancer le « Bank To
Wallet ,Wallet To Bank » sur le marché. ALIDé souhaitait rapidement acquérir de
nouveaux clients sans avoir à faire de lourds investissements (ouverture de nouvelles
agences) pour collecter davantage d’épargne en zone rurale et faciliter les opérations de
remboursement de crédit et autres transactions de ses clients. Grâce à ce nouveau
partenariat ALIDé utilise la plateforme de MTN pour distribuer ses produits partout
dans le pays, particulièrement les localités où il n’a pas d’agence.
Désormais les clients ALIDé peuvent effectuer des transactions de dépôt, retrait et de
remboursement sur leur compte avec leur téléphone portable et avoir également la
situation de leur compte. Ce nouveau service facilite ainsi les remboursements et incite
plus à l’épargne.
En effet, dans les zones reculées où les déplacements en agence sont contraignants,
certains clients désireux d’épargner étaient souvent découragés par la distance qui les
sépare des agences ou souvent d’autres clients ayant pour activité le commerce redoutait
perdre des clients en laissait leur étalage ou leur boutique pour se rendre dans les
agences.
ALIDé a été aussi sélectionnée par l'Etat pour accompagner la politique de l'Etat à
travers le financement de microcrédit ALAFIA où le client reçoit son crédit sans se
déplacer. Ce qui permet la réduction des coûts de déplacement et la facilité des
opérations.
Au cours de notre stage, nous avons pu identifier les forces, faiblesses, opportunités et
menaces de l’institution qui peuvent être résumés dans les sous-sections suivantes :
Forces
Un service d’audit interne ; Disponibilité d’un plan annuel d’audit ; Disponibilité d’une
cartographie de risque ; Un dispositif de maîtrise des risques, ce qui lui permet de contenir au
maximum son exposition aux risques ; Disponibilité d’un système de suivi de la mise en
œuvre des recommandations d’audit interne et externe ; Un manuel de procédures de crédit et
d’épargne sur toutes les agences d’ALIDé ; Plusieurs niveaux de contrôle (autocontrôle,
contrôle hiérarchique, contrôle interne et contrôle externe) sur les agences, ce qui limite au
maximum les risques ; Affichage des codes de déontologies et de la politique d’octroi de
crédit dans le hall de chaque agence ; Affichage d’un numéro de téléphone pour la gestion des
plaintes ; Un logiciel de gestion des plaintes SATIS ; La motivation des meilleurs agents
selon la catégorie ; Le prix d’excellence accordé aux meilleurs clients de chaque agence ;
Plusieurs niveaux de Comité d’Octroi de Crédit pour limiter les risques ; Un logiciel pour le
contrôle des crédits en impayés et des indicateurs de performances ; L’interconnexion entre la
direction Générale et les agences ; L’actualisation des procédures ; La formation des clients
en gestion de crédits, en entrepreneuriat, en santé familiale ; L’accompagnement social
(écoute-conseil ; accompagnement familial ; référencement social)
Faiblesses
Le problème d’exiguïté de certains locaux ne permet pas le bon déploiement de son personnel
et des séances de formation ; La mobilité du personnel, ce qui ne favorise pas un suivi
régulier du crédit ; La faible notoriété ; Insuffisance de matériels informatiques au niveau des
agents de crédit ce qui ralentir les activités ; Difficulté occasionnelle au niveau de la
connexion ce qui ralentit et retarde le déroulement des activités ;Utilisation insuffisante des
moyens digitaux par les clients ; ALIDé ne dispose pas des conseillers clientèle qui assurent
la permanence sur les agences; Le temps relativement long entre la demande de crédit et le
décaissement ; Il existe une lourdeur dans les procédures d’octroi de crédit des gros montants
ce qui décourage certains clients et peut favoriser les impayés ; On assiste aussi à des
problèmes de réseau internet ce qui fait en sorte que le travail des caissières est souvent
suspendu ; Non diversification du portefeuille crédit ; Utilisation des moyens propre des
agents de crédit pour les opérations de terrains ; Vétusté des matériels informatiques, ce qui
ralenti les activités au niveau des agences.
Opportunités
Menaces
Dans ce chapitre, il est question de développer trois (03) grandes parties. La première
partie qui fait compte de l’énoncé du problème, des questions de recherches, de l’intérêt
de l’étude, et des objectifs. La deuxième partie fait ressortir la clarification des concepts
et la revue de littérature et la formulation des hypothèses de recherche. La troisième
partie rend compte de la méthodologie de recherche adoptée dans le cadre de l’étude
Dans cette section, le but est de présenter le cadre de l’étude. A cet effet, il sera
développé un paragraphe sur la problématique, l’intérêt de recherche et les objectifs de
recherche puis un autre sur la revue de littérature et les hypothèses de recherches.
Il existe encore 2,455 milliards d’individus dans le monde qui n’ont pas accès aux
services bancaires (Chaia et al, 2009). La majorité des personnes exclues du système
financier se trouve dans les pays sous-développés, pays à faible niveau de vie où 80%
de la population mondiale vit (Banque Mondiale). Pour parer à cette exclusion en
général et celle des pauvres en particulier, la microfinance est présentée comme une
solution efficace. Le Bangladais Muhammad Yunus, lauréat du Prix Nobel de la paix
2006, a créé officiellement en 1983 la Grameen Bank pour offrir des microcrédits aux
exclus du système bancaire et contribuer à leur réinsertion sociale. Depuis, son modèle a
été copié partout dans le monde, jusque dans les pays développés. Des nouveaux
intermédiaires financiers, notamment les IMF ont vu le jour et assurent la mobilisation
de la petite épargne en milieu rural et urbain, mais aussi la mise en place du microcrédit
aux exclus du système bancaire classique. La microfinance se caractérise par le fait
qu’elle donne accès à des services financiers aux personnes qui sont exclues du système
bancaire et financier conventionnel ; l’objectif étant de leur permettre de démarrer et
soutenir des activités économiques de petite taille et/ou d’aider à résoudre des
problèmes de liquidité temporaire.
Néanmoins avec les difficultés que rencontre une frange importante de la population
mondiale à utiliser ou accéder à des services financiers formels, des progrès
Mais quelles sont les raisons qui empêchent les institutions financières malgré leur
digitalisation de servir les populations exclues ?
Bien que les services financiers digitaux promettent d’élargir l’accès aux services
financiers à la clientèle exclue, ils sont confrontés à des difficultés à l’échelle de
l’écosystème notamment dans les zones rurales. Sont considérés comme principaux
facteurs d’exclusion financière : l’inaccessibilité (absence des réseaux de distribution),
l’éloignement géographique (Kempson et al., 1999 ; Doyle et al., 1998 ; Beshouri et al.,
2010) et les coûts de transaction qui poussent les institutions financières à ne pas servir
les petits comptes et prêts pour des raisons évidentes de rentabilité. ALIDé étant une
institution de microfinance est souvent confrontée aux mêmes difficultés. En effet, notre
stage au sein de cette structure nous a permis de déceler les problèmes ci-après : faible
numérisation des procédures de demande et d’octroi de crédit ; une technologie (le
service bank to wallet depuis son téléphone) difficile d’utilisation pour les clients
illustrant ainsi une faible culture numérique ; les difficultés liées à la couverture réseau ;
les difficultés liées à la sécurité des données. Il est alors nécessaire, de notre point de
vue, de se pencher sur ces problèmes afin d’envisager des approches de solution pour
une gestion de qualité à ALIDé. De ce fait, nous nous sommes posé la question centrale
qui fait l’objet de notre problématique :
De cette question fondamentale, nous pouvons tirer trois questions spécifiques qui se
présentent comme suit :
Quels sont les facteurs explicatifs des difficultés d’accès aux services financiers ?
Quelles sont les transformations numériques (effectivité et qualité) observés à
ALIDé ?
Dans quelle mesure la numérisation influe-t-elle sur le processus d’octroi de crédit
et donc sur la réduction de l’exclusion financière à ALIDé ?
Le travail auquel nous nous prêtons a pour but d’atteindre bon nombre d’objectifs. Un
objectif général qui se rapporte à la question centrale puis quelques objectifs spécifiques
qui ont trait aux questions de recherche.
Le présent travail a permis non seulement de répondre aux questions posées, mais aussi
de satisfaire à un double intérêt.
Institution de microfinance
Elle est définie comme un organisme ou institution qui offre des services financiers ou
non financiers à des personnes étant dans le besoin pour la réduction du développement
de la pauvreté. Elle est aussi appelée Finance solidaire, c’est un système de finance qui
augmente la capacité d’un groupe particulier de personnes à coopérer et à agir ensemble
pour venir à bout du problème d’exclusion du système financier existant (traditionnel) et
parvenir à un développement durable et équitable. Selon FALCUCCI (2012), la
microfinance est une aide destinée aux personnes à faible revenu c’est-à-dire tout
individu qui « ne peut plus normalement vivre dans la société qui est la sienne parce
qu’il subit un fort handicap de l’accès à l’usage de certains moyens de paiement ou
règlement , à certains formes de prêts et de financement , aux moyens de préserver son
épargne et de répartir dans le temps ses revenus et ses dépenses comme dans la
possibilité de s’assurer contre les risques touchant sa propre existence et ses biens ou
dans celle de transférer des fonds ou revenus ». Elle permet à cet effet aux hommes et
femmes de démarrer une petite activité génératrice de revenus.
Inclusion financière
L’inclusion financière est l’ensemble des dispositifs mis en place pour permettre aux
particuliers et aux entreprises, qui sont exclus du circuit bancaire classique, d’accéder et
d’utiliser des produits et services financiers adaptés à leurs besoins. L’inclusion
financière permet aux populations pauvres de financer leurs activités, d’épargner et de
subvenir aux besoins de leur famille (Banque Mondiale,2017).
Digitalisation
D’une manière générale, la digitalisation consiste à automatiser ses services ou
opérations et à numériser de bout-en-bout ses processus métiers, de manière à les rendre
accessibles en ligne et en temps réel. Ainsi pour Guibert (2011), la digitalisation est une
opération de transformation totale de l’entreprise. Pour ce dernier il est important de
réinventer intégralement le modèle digital et toute la chaine interne de fonctionnement
(stratégie, organisation managériale, environnement collaboratif). Dans le même sens
Diard (2018) constate que la digitalisation correspond à l’intégration des technologies
numériques dans le but d’optimiser les processus et d’améliorer les performances.
travail et de développer des opportunités dans tous les secteurs d’activités, tout en
limitant les erreurs.
Crédit
Il faut entendre par " CREDIT " tout acte par laquelle une somme est mise à la
disposition d’une tierce personne contre promesse de remboursement moyennant un
intérêt. Le crédit est un prêt d’argent contre un engagement à payer des intérêts et à
rembourser l’intégralité du capital. Il s’agit alors d’une opération fondée sur la
confiance accordée à autrui. SILEM et ALBERTINI (1999) soutiennent ce point de vue
en affirmant que le crédit est un acte de confiance se traduisant par un prêt en nature ou
en espèce consenti en contrepartie d’une promesse de remboursement, dans un délai
généralement fixé d’avance. Venant du latin « CREDERE » signifiant croire ; avoir
confiance ou faire preuve de confiance, le crédit retrouve alors sa source dans un acte de
confiance. Pour Kaur (2020), faire crédit, c’est faire confiance, c’est donner librement la
disposition effective et immédiate d’un bien, d’un pouvoir d’achat, contre la promesse
que le même bien sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec rémunération
du service rendu et du danger couru, danger de perte partielle ou totale que comporte la
nature même de ce service ». De par cette définition il est à retenir que le crédit est non
seulement le « commerce de l’argent » mais aussi une manière de faire ressortir la
complexité de l’opération du crédit.
Institution de microfinance
L’article 1er de la loi n° 2012-14 du 21 mars 2012 portant réglementation des SFD en
République du Bénin définit l’expression Système Financier Décentralisé comme une
institution dont l’objet principal est d’offrir des services financiers à des personnes qui
n’ont généralement pas accès aux opérations des banques et établissements financiers
tels que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilitée aux termes de la
présente loi à fournir ces prestations. Ce terme renvoie à une grande variété
d’organisations, diverses par leur statut juridique, la nature de leurs opérations et leur
taille.
Selon leur statut juridique, on distingue :
Les ONG ou associations : Ce sont pour la plupart des structures de crédit
direct. Elles financent les besoins des populations pauvres sans trop de contraintes
d’épargne préalable. Elles disposent d’un fonds de crédit contrairement aux structures
mutualistes ou coopératives qui transforment une partie de l’épargne collectée en crédit.
Elles accordent des prêts de faibles montants destinés à la survie des populations
déshéritées. Les projets installés par celles-ci dans les zones défavorisées soutiennent les
initiatives à la base en apportant des moyens financiers aux groupes à faibles revenus ne
remplissant pas les conditions d’accès au crédit des SFD classiques. Les principales sont
le PADME, VITAL FINANCE, ACFB, PEBCo, ALIDé.
Les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit : Ce
sont des institutions auxquelles la loi confère une personnalité juridique par l’obtention
d’un agrément et sont régies par les principes de la mutualité ou de la coopération. Elles
constituent le plus grand nombre de SFD agréés. On distingue des institutions de base
non affiliées et celles qui sont affiliées à un réseau. Les trois (03) réseaux au Bénin sont
la FECECAM, le RENACA et l’UNACREP.
Les sociétés : Ce sont des institutions de droit commercial. Elles sont à but
lucratif et visent le profit. Elles s'opposent traditionnellement à la communauté car elles
sont formées par une décision des associés ou actionnaires et ces derniers n'y sont
engagés que dans la limite de leur volonté et non par le simple effet de la loi. Ce sont
donc des formes de convention entre plusieurs personnes physiques et/ou morales
définies par les Actes Uniformes de l’OHADA. Dans l’UMOA, les SFD constitués sous
forme de sociétés unipersonnelles ne peuvent pas exercer l’activité de microfinance. Au
Bénin, les plus connues sont la FINADEV SA, LITTO FINANCE SARL. Ces
institutions sont réglementées et supervisées par les autorités de contrôles et d’autres
entités.
Selon la nature des opérations qu’ils sont autorisés à effectuer, il existe deux (02)
catégories de SFD :
Les institutions qui collectent des dépôts et accordent des prêts à leurs membres
ou aux tiers ;
Les institutions qui accordent des prêts, sans exercer l’activité de collecte de
dépôts.
Les SFD de l’article 44 (les SFD dont les encours de dépôts et de crédits
atteignent au moins deux milliards ([Link]) de FCFA au terme de deux
(02) exercices consécutifs) ;
Les SFD n’appartenant pas à la catégorie de l’article 44.
Plusieurs facteurs sont évoqués pour expliquer l’exclusion financière. Kempson et al.
(1999) ont montré que les consommateurs potentiels peuvent être exclus par l’accès
(proximité des banques, fermetures d’agences…), par la condition (conditions requises
pour accéder aux services), par le prix (coûts trop élevés des services de base), le
marketing (ciblage marketing des consommateurs les plus rentables) et peuvent
également s’auto-exclure pour des raisons personnelles. Carbo et al. (2007) expliquent
également que les femmes, les personnes âgées, les jeunes, les personnes ayant reçu une
éducation moindre, les sans-emplois mais également certaines minorités ethniques
auraient tendance à être plus exclus du système bancaire que d’autres. Plusieurs études
ont montré que les facteurs d’exclusion financière sont, d’une manière générale,
similaires entre les pays développés et en développement. Le niveau de revenu de
certains individus ne leur permettrait également pas de s’acquitter des frais liés à la
tenue d’un compte (Moran K., 2006 ; Djankov et al., 2008 ; Lyons et al., 2004 ; De
Sousa, 2010 ; Anderson, 2006 ; Caskey, 1997, 2002). Certains consommateurs
potentiels estiment également que les services proposés ne seraient pas adaptés à leurs
besoins mais qu’ils cibleraient les consommateurs les plus rentables. (Kempson et al.,
1999 ; Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004 ; Caskey, 1997 et
2002, Kempson et al., 2000 ; Carbo et al., 2007). Tous ces facteurs rendent ainsi
l’environnement bancaire intimidant et en qui les non-bancarisés ont peu confiance
(Anderson, 2006 ; Caskey, 1997 et 2002 ; Beshouri et al., 2010). Enfin certaines
personnes s’excluent volontairement des services bancaires afin de gérer leur argent
confidentiellement via des réseaux informels (Djankov et al., 2008 ; Caskey, 1997 et
2002).
des banques trouvent leurs comptes avec les IMF avec notamment moins d’exigence de
documents administratifs, proximité avec le milieu rural, moins d’exigence pour l’octroi
de crédits même si en général ils sont de faibles montants. La microfinance joue alors
un rôle très important dans le renforcement de l’inclusion financière. De nombreuses
recherches ont prouvées que « l’introduction des nouvelles technologies ont entrainé
l’émergence du système bancaires et financier ce qui a leur tours ont favoriser la
réduction de l’exclusion financière, une nouvelle définition de ces dernières, de leurs
dimensions et de leurs tâches » (Boyer et Scouarnec, 2006 ; Davoine et al., 2011 ; Enlart
et Charbonnier, 2013 ; Barabel et al., 2014 Deloitte, 2014 ; BCG, 2015 ; Audrin et
Davoine, 2017).4 Magazine Challenge, n 635, du 2 au 8 Février 2018 .
Le mobile banking
(service Bank to wallet/
Quelles sont les
Evaluer l’effectivité et wallet to bank), les
transformations
la qualité de la réseaux d’agents utilisant
numériques
numérisation des le TPE sont autant de
(effectivité et qualité)
financière ?
observés à ALIDé ?
numériques observées
dans les SFD
L’augmentation de
Dans quelle mesure Analyser l’influence de portefeuille clients,
la numérisation la numérisation sur le notamment dans les
influe-t-elle sur le processus d’octroi de zones rurales et reculées,
processus d’octroi de crédit et sur la et l’indice synthétique de
crédit et donc sur la réduction de l’inclusion financière
réduction de l’exclusion financière à constituent les variables
l’exclusion ALIDé. utilisées pour mesurer
financière à ALIDé ? l’effet de la numérisation
sur l’inclusion financière
Dans cette section, l’objectif est de préciser la méthodologie et les données utilisées. À
cet effet, il est développé un paragraphe sur les méthodes de collecte des données
utilisées puis un autre sur les méthodes et outils d’analyse des données.
Les données collectées dans le cadre de notre étude sont celles recueillis dans les
documents de la BCEAO en plus des documents internes à ALIDé et qui ont trait à la
politique de l’institution. On s’est aussi inspiré des notions de cours reçus au cours de
notre parcours universitaire ainsi que de certains mémoires antérieurs figurant dans la
bibliothèque de notre université en plus des mémoires et documents trouvés sur internet
au cours de nos différentes recherches, ce qui nous a permis de mener à bien l’objet de
notre recherche.
Collecte de données
Nous avons eu à élaborer un guide d’entretien pour la réalisation des entretiens semi
directifs et individuels. L’objectif principal de ces entretiens est de permettre la
compréhension des différents facteurs qui ralentissent l’accès des populations aux
services financiers
Population et échantillonnage
Pour collecter les données nécessaires nous avons fait le choix d’une bonne population
capable de fournir les bonnes informations. L’échantillon sera constitué de clients et du
personnel d’ALIDé. Il est question d’un échantillon de jugement à partir duquel nous
aurons à interroger des clients et des personnels de l’institution aptes à répondre à nos
préoccupations de recherche. Le nombre de personnes ayant répondu aux questionnaires
146 26.71% 39
Clients ALIDé
58 25.86% 15
Personnel ALIDé
54
TOTAL
Source : Réalisé par les auteurs.
Ladite méthode est utilisée pour les données obtenues par approche qualitative. Il est
question d’effectuer une analyse du contenu du corpus issu des entretiens. Evrard et Al
(1997) ont identifié trois types d’analyse de contenu. Au nombre de ces analyses de
contenu nous avons : Analyse lexicale ; Analyse syntaxique ; Analyse thématique.
Nous avons opté pour les analyses lexicales et thématiques dans le cas de notre
recherche. L’analyse lexicale est basée sur la nature et la richesse du vocabulaire alors
que l’analyse thématique est réalisée sur la base du découpage par thème et fréquence
d’apparition. Ce choix a été fait afin d’identifier les mots ou expressions utilisés par les
participants et leur fréquence d’apparition liés aux idées développées sur le guide
d’entretien. Elles auront également pour rôle de permettre la construction de notre
questionnaire mentionné en annexe pour l’étape quantitative.
L’enquête effectuée est une enquête par sondage, plus précisément sous forme de
questionnaires. Ce recensement vise à vérifier les hypothèses émises. L’unité d’analyse
est l’entreprise ALIDé.
Pour confirmer ou infirmer une hypothèse, nous avons employé une approche
qualitative, quantitative selon chaque hypothèse.
Pour l’hypothèse 1 : Nous avons appliqué une approche quantitative basée sur
l’analyse des données recueillies d’après un sondage effectué auprès d’un
échantillon. En effet, un facteur est considéré comme ralentissant de l’inclusion
financière lorsque plus de 50% des personnes enquêtés en sont majoritaires. Si
50% des personnes interrogées sont issues de milieux urbain, disposent d’un
revenu plus ou moins élevés, d’une profession de cadre moyen, et ont fréquentés
l’université alors l’hypothèse 1 est confirmée sinon elle est infirmée.
Pour l’hypothèse 2 : Nous avons basé nos analyses sur une approche qualitative
en adressant un questionnaire à 15 employés d’ALIDé.
Pour l’hypothèse 3 : Nous avons basé nos analyses sur une approche
quantitative en utilisant les données de la Bceao et d’ALIDé. Si nous avons une
évolution favorable des indicateurs, nous pourrons attester que la numérisation
influence positivement l’inclusion financière alors l’hypothèse 3 est confirmée
dans le cas échéant elle est infirmée.
Ce dernier chapitre nous permettra sur la base des approches qualitatives et quantitatives
de faire la présentation des traitements auxquels les données ont été émises ainsi que
l’analyse des données collectées dans le but d’affirmer les hypothèses précédemment
émises puis faire une approche de solutions pour l’éradication des problèmes
spécifiques.
Les résultats obtenus montrent que la classe d’âge dominante de nos participants est de
25 - 35 ans. Il s’agit donc d’un échantillon plutôt jeune 44% sont âgées de 25- 35 ans.
Ages
Il ressort de cette figure qu’il y’a une prédominance des personnes issues de la zone
urbaine avec 77% contre 23% de la zone rurale. Les Populations qui habitent en région
rurale ont moins accès aux services financiers, car leurs emplacements sont plus
couteux. La pénétration bancaire dans les régions urbaines est plus élevée que dans les
régions rurales.
A la lumière des résultats obtenus, on remarque que 59% des Personnes inteiewées ont
un niveau d’étude universitaire, 65.8% des femmes travaillent dans différents domaines
: la fonction publique, le secteur privé, profession libérale ou autre. 59% des femmes
perçoivent un revenu supérieur à 100.000F.
Fréquence Pourcentage
Aucun 1 2.56%
Primaire 3 7.69%
Secondaire 4 10.27%
Universitaire 23 58.97%
Professionnel 8 20.51%
Total 39 100,0%
Source : Réalisé par les auteurs.
Au niveau des résultats du tableau 3, il ressort que 53,85% des Populations enquêtées
sont des fonctionnaires, 15,38% sont des employées, 7,69% sont des entrepreneures,
5,13% des professions libérales. On trouve aussi que 17,95% sont des partisantes, des
commerçantes ou des agriculteurs.
Pourcentage
Fonctionnaire 53.85%
Employée 15.38%
Votre catégorie
Entrepreneure 7.69%
Professionnelle
Profession libérale 5.13%
Artisan/commerçante/Agriculteur 17.95%
Total 100,0%
Source : Réalisé par les auteurs.
Les résultats du tableau 4 montrent que 30,77% des personnes enquêtées touchent un
revenu mensuel moins de 100.000F. 23,08% des enquêtés perçoivent plus de 200.000F,
alors que 46,15% touchent entre 100.000F et 200.000F.
Fréquence Pourcentage
Total 39 100%
Neutre 0% 20% 0% 0%
Ce tableau montre que la majorité des membres du personnel soit 87% estiment que
l’avènement de la digitalisation fait gagner du temps dans les opérations effectuées alors
que 13% ont l’avis contraire. De plus, on note que 60% pensent que la digitalisation
réduirait les coûts d’exploitations de la structure tandis que 20% sont neutre ou ont
répondu par la négative. Sans oublier l’avis unanime du personnel (100%) qui sont
convaincu de l’importance de cette nouvelle approche pour l’institution financière.
Dans l'UEMOA, deux indicateurs sont retenus pour mesurer le degré d'accès des
populations aux services financiers. Il s'agit :
300
253
250
2015
200
166
2016
150 2017
115
2018
100 2019
69
55
50
2020
50
0
taux global de pénétration démographique des services financiers (Tgbsfg)
Graphique 3 : Taux global de pénétration démographique des services financiers (Tgbsfg)
Source : BCEAO
1800
1533
1600
1400
1200 2015
990
2016
1000
2017
800
645
2018
600 2019
371
2020
285
400
250
200
0
Taux global de pénétration géographique des services financiers (Tgpsfg)
L'analyse fait ressortir une disparité géographique dans la disponibilité des points de
services financiers. Le Bénin, avec 1.533 points de services sur 1.000 km² en 2020
affiche une meilleure couverture géographique. Ces informations mettent en exergue
l’évolution fulgurante du nombre de points de services disponibles pour 10.000 adultes
et du nombre de points de services disponibles sur une superficie de 1.000 km² depuis
des années ce qui est de bon augure pour la disponibilité, l’accessibilité et la rapidité.
nationales d'épargne et le Trésor, auquel s'ajoute celui des détenteurs de comptes dans
les institutions de microfinance;
du Taux Global d'Utilisation des Services Financiers (TGUSF) ou taux
d'inclusion financière, qui évalue le pourcentage de la population adulte détenant un
compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d'épargne, le
Trésor et les institutions de microfinance, auquel s'ajoute celui des titulaires de comptes
de monnaie électronique.
du Taux d'Utilisation des Services de Microfinance (TUSM) représente le
nombre total de personnes physiques titulaires de comptes dans les institutions de
microfinance sur la population adulte
78,9
Taux de bancarisation élargi (TBE)
52,92
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Graphique 5 : Indicateurs d’utilisation des services financiers du Bénin entre 2010 et 2020
Source : BCEAO
0,8 0,647
0,6
0,4 2010
0,17
0,2 2020
0
2010
Le niveau global de l'inclusion financière est appréhendé, dans toutes ses dimensions
dans l'UEMOA, à partir d'un indice synthétique, calculé en tenant compte de l'ensemble
des sept indicateurs. Il s'agit d'une valeur unique, comprise entre 0 et 1, qui traduit
respectivement une situation d'exclusion totale et une inclusion financière aboutie.
Cet indice est ressorti à 0,647 en 2020, correspondant à un niveau d'inclusion financière
élevé
23 780 513
2018 62 962 331
33 586 866
2019 76 963 237
42 803 234
2020 94 226 056
2 959
2 987
3 067
41 455
501,24
735,3
1 254,46
1 907,73
2 632,07
3 497,28
Graphique 9 : Evolution des encours bruts de crédits d’ALIDé entre 2015 à 2020
Source : Rapports d’exécutions de trésorerie d’ALIDé
Pour la validation de l’hypothèse 1, nous avons procédé à une analyse explicative des
différents résultats issus de l’enquête effectuée. Il en ressort que plusieurs facteurs
(géographique, démographique et socio-économique) caractérisent la couche de la
population marginalisée dans le paysage de la microfinance. Cette population en
majorité provient de la zone rurale, a reçu très peu ou pas d’éducation, a des revenus
faibles. D’où l’hypothèse 1 est confirmée
L’objet de cette partie est de quantifier l’impact des indicateurs comme les indicateurs
d’accès, les indicateurs d’utilisation et les indicateurs d’accessibilité. On note que des
dispositions ont été prises par les différents acteurs pour améliorer l’inclusion financière
depuis 2010. Cependant, il demeure une partie minoritaire exclue. De ce fait, les
résultats issus on remarque le taux d’inclusion financière s’est élevé à 82.42% avec
l’indice d’inclusion financière s'est globalement amélioré, ressortant à 0,647 en 2020
contre 0,17 en 2010, sur une échelle comprise entre 0 et 1. Nous remarquons aussi qu’il
y aucune corrélation entre ces variables et d’autres notamment le montant des
transactions qui s’est chiffré à 41 455 milliards et 3 497 millions d’opérations ont été
effectué. Par conséquent, l’hypothèse 3 est confirmée
Il est question dans cette section de formuler des suggestions à l’endroit de l’institution
puis de présenter les difficultés rencontrées pour la réussite de notre travail ainsi que ces
limites.
3.3.1. Suggestions
Compte tenu des résultats obtenus de notre recherche, nous reformulons comme
suggestions :
Utiliser des représentations et des symboles appropriés, pour fournir des services
financiers digitaux à la clientèle orale
Donner aux populations rurales un accès plus large à la téléphonie mobile (Des
progrès ont été réalisés dans ce domaine, les prix des téléphones ayant été
ramené à des couts relativement bas sur le marché)
Fournir l’éducation financière aux clients pour qu’ils puissent adopter les
services financiers digitaux
Impliquer davantage l’ensemble de son personnel dans la gestion de l’asymétrie
d’information.
Mettre en œuvre des actions correctives.
Déterminer et mettre à disposition les ressources pour l’atteinte de ces objectifs.
Avoir un intermédiaire d’information qui réside entre les deux parties pour
collecter les informations des deux côtés afin de les diffuser pour avoir une vue
d’ensemble.
Nous présenterons dans ce paragraphe les difficultés rencontrées dans notre travail ainsi
que ses limites.
Aucune œuvre humaine n’est parfaite », notre présent travail n’est non plus excepté, on
ne peut pas affirmer avec exactitude que notre travail est sans faille. Au cours de ce
travail on a eu a rencontré quelques obstacles au niveau de la collecte des données ainsi
que la revue de littérature.
La première limite est en rapport avec la revue de littérature qui pourrait être plus
entière si on avait lu bon nombre d’auteurs allant dans le même sens que notre thème.
La deuxième limite est liée à l’absence de certaines données tels que le nombre général
de clients que comporte ALIDé pour une détermination raisonnable de la taille de notre
échantillon ; ainsi que les statistiques exactes et précises en rapport avec nos
questionnements.
CONCLUSION
L’étude que nous avons menée nous a permis de savoir que l’inclusion financière a
suscité beaucoup de l’intérêt de la part des autorités publiques qui désirent réaliser la
prospérité économique et sociale des populations et réduire les taux de pauvreté qui
culmine parmi les couches sociales les plus défavorisées principalement les jeunes et les
femmes. Cette étude a également permis de comprendre comment la finance digitale se
déporte et affecte-t-elle les populations béninoises. Les innovations actuelles en matière
de produits et services numériques attirent les populations exclues vers les services
financiers formels.
Bien qu'il apparaisse clairement que des ajustements conceptuels des produits
numériques doivent être complétés par des efforts sur les obstacles tels que le manque
de connaissances techniques et la non-possession d'un portable, de nombreuses
questions demeurent sur la façon de traduire ceci en actions et combler le fossé entre les
sexes dans le domaine de la finance numérique.
En se référant ainsi aux dits qui montrent que la digitalisation peut avoir une influence
considérable sur l’inclusion financière des populations exclues, plusieurs
recommandations seront dès lors suggérées pour permettre à ALIDé de mener à bien ses
initiatives sur la réduction de l’exclusion financière du risque de crédit.
Références bibliographiques
Sousa, T. (2010). The role of payment systems in reaching the unbanked, Journal of
Payments Strategy and Systems, Vol. 4, N°2, p. 148-155 ;
Annexes
Annexe 1
Annexe 2
QUESTIONNAIRE
Question 1 : Quels est selon vous les facteurs explicatifs des difficultés d’accès aux
services financiers ?
Réponse 1 :
Tableau 11 : Répartition des répondants selon les causes des difficultés d’acces
Pourcentage
Revenus 35,7%
Causes religieuses
4,07%
100,0%
Total
difficilement accessibles dépendra du degré d’adoption de cette technologie par les plus
vulnérables.
Interprétation
Tous les interrogés, en se référant aux expériences réelles et vécues, pensent que les
populations exclues du système financier aussi bien dans les pays développés qu’en
développement adoptent massivement la technologie mobile, entre autre à cause du bon
rapport utilité/prix et de la facilité d’usage même pour les utilisateurs illettrés.
Réponse 3-1 : l’utilisation des services financiers digitaux permettrait un gain de temps
non négligeable puisqu’aucun déplacement n’est nécessaire pour effectuer une
transaction permettant ainsi une indépendance de temps et de lieu dans la gestion de son
argent.
L’utilisation de ces services serait bien facile puisque les consommateurs dans tous les
pays, sont habitués au téléphone portable. Les services financiers digitaux seraient par
ailleurs un avantage pour les populations illettrées grâce à des procédures
administratives moins lourdes.
Interprétation
Selon les interrogés, les populations exclues du système financier sont non seulement
motivées pour la téléphonie mobile, mais également pour l’utilisation de celle-ci afin
d’accéder aux produits financiers.
Les motivations de ces derniers à l’égard des services financiers digitaux semblent être
les mêmes dans tous les pays pour la majorité des interrogés.
Annexe 3
Oui 13 9 14 15
Non 2 3 1 0
Neutre 0 3 0 0
TOTAL 15 15 15 15
Avertissement......... ........................................................................................................... i
Certification............ .......................................................................................................... ii
Dédicace................. ......................................................................................................... iii
Dédicace............... ........................................................................................................... iv
Remerciements.......... ....................................................................................................... v
Liste des tableaux ........................................................................................................... vii
Liste des graphiques ...................................................................................................... viii
Liste des abréviations ...................................................................................................... ix
Résume.................. .......................................................................................................... xi
Abstract............. ............................................................................................................... xi
Sommaire.......... ............................................................................................................ .xiii
INTRODUCTION .......................................................................................................... 1
CONCLUSION ............................................................................................................. 50
Références bibliographiques.............................................................................................. I
Annexes................ ............................................................................................................ II
Annexe 1 ..................................................................................................................... III
Annexe 2 ..................................................................................................................... IV
Annexe 3 .................................................................................................................... VII