Vibrations de plaques FGM sur fondation élastique
Vibrations de plaques FGM sur fondation élastique
Sebakhi FAIZA
Résume:
Les équations de mouvement d’une plaque P-FGM reposant sur une fondation élastique
sont déterminées grâce à l’application du principe de Hamilton. Des solutions analytiques sont
obtenues en utilisant la méthode de Navier. Les fréquences naturelles de vibration libre sont
calculées en résolvant le système aux valeurs propres obtenu. Une étude paramétrique sera
effectuée pour démontrer l’influence des différents paramètres sur le comportement vibratoire
de la plaque FGM.
Functionally graded materials (FGM’s) are a new kind of composite materials which
have a gradual and continuous variation of the volume fraction of each component (usually
metal and ceramic) through the thickness direction. This work is devoted precisely to present
a refined theory which takes into account the effect of transverse shear in order to analyze the
bending behavior of thick functionally graded plates resting on an elastic foundation of
Winkler-Pasternak type. This theory contains only four unknowns in contrast to other shear
deformation theories (five unknowns or more). It has a strong similarity with the classical
theory of plates (CPT) in many aspects and it does not require shear correction factor. This
new model satisfies zero transverse shear stresses conditions at the top and the bottom
surfaces of the plate. The Material properties vary according to a power law distribution of
volume fraction of constituents.
The motion equation for P-FGM plates resting on the elastic foundation is obtained by
applying the principle of Hamilton. Approximates solutions are obtained by using the Navier
method, and then the fundamental frequencies are found by solving the results of the
eigenvalue problem. Parametric studies will be presented to highlight the influence of various
parameters on the mechanical behavior of the FGM plate.
Keywords: functionally graded materials, refined theory, mechanical behavior, free vibration,
plate, elastic foundations.
ملخص
المواد المتدرجة الخاصية هي مجموعة جديدة من المواد المركبة التي تتميز بتدرج مستمر في الخصائص
الميكانيكية لكل مكون بتغير السمك (عموما المعادن والسيراميك) ،هذا البحث مخصص على وجه التحديد لتقديم نظرية
جديدة تأخذ بعين االعتبار تأثير القص العرضي للصفائح السميكة بوجود أساس مرن من نوع وينكلر-باسترناك .عدد
مجاهيل هذه النظرية أربعة فقط خالفا لغيرها من النظريات (خمسة متغيرات أو أكثر)،كما أن لهذه النظرية تشابها كبيرا مع
النظرية الكالسيكية للصفائح في العديد من الجوانب و ال تتطلب معامل التصحيح .تتغيرالخصائص الميكانيكية للصفائح
تبعا لقانون القوة المضاعفة في توزيع العناصر المركبة
بعد كتابة معادلة التفاضلية للحركة عن طريق تطبيق مبدأ هاملتون ,نستنتج الحلول التقريبية ل نافيي ,ثم نستخرج
الترددات األساسية من خالل حل نتائج المشكلة القيمة األساسية .
النتائج المحصل عليها في هذا التحليل االهتزازي الحر للوحات المستقرة على أسس مرنة ,فعالة وسهلة لتحليل حركة
اللوحات .وستعرض دراسات بارامتية لتسليط الضوء على تأثير المتغيرات المختلفة على السلوك الميكانيكي للوحات
كلمات البحث :واد المتدرجة الخاصية ،نظرية المجاهيل األربعة ،السلوك الميكانيكي ،واالهتزاز الحر ،لوحة ،أسس مرنة
LISTES DES FIGURES ET TABLEAUX
Liste tableaux
Tableau (1-1) : Caractéristiques des matériaux composites FGM en comparaison avec
les matériaux composites conventionnels [ 10 ].
Tableau (3-1): Différentes fonction de forme des théories des plaques isotropes et FGM.
Tableau (4-1) : Les constantes la rigidité et la masse.
Tableau (5-1) : Différents modèles de déplacement et nombre des fonctions inconnus.
Tableau (5-2) : Comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
̿
d’une plaque P-FGM Al2/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘𝑠 = 𝑘𝑤 = 0).
̅)
Tableau (5-3) : Comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle (𝜔
d’une plaque P-FGM Al2/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘𝑠 = 𝑘𝑤 = 0).
Tableau (5-4) : Influence du rapport d’épaisseur 𝑎/ℎ et de l’index n sur les 5
premières fréquences propres naturelles adimensionnelles d’une plaque
carrée P-FGM (Al/Al2O3).
NOMENCLATURE
A: Surface.
Aij : Rigidité en membrane.
Cij : Constantes de rigidités d’un matériau FGM dans ses axes principaux .
Dij : Rigidité de flexion.
G: Module de cisaillement.
Ixy : L’inertie rotation.
K: Module de compressibilité.
[K] : Matrice de rigidité.
ℒ: Lagrangien.
[M] : Matrice masse.
Mf (x, y) : Moment de flexion et de torsion.
Mx , My : Moments de flexion.
Résultantes des efforts de cisaillement d’ordre supérieur dans les plans (x,
Qsyz , Qsxz :
z) et (y, z) par unité de longueur.
R: Inertie de couplage.
Sij : Constantes de souplesses d’un matériau FGM dans ses axes principaux.
A: Longueur.
B: Largeur.
ℎ: L’épaisseur de la plaque.
ks : Rigidité de cisaillement.
kw : Rigidité de Winkler.
ub , vb , wb : Déplacements dû à la flexion.
us , vs , ws : Déplacements dû au cisaillement.
𝑥, 𝑦, 𝑧 : coordonnées cartésiennes.
𝑡: variable temps.
Δ: Le vecteur propre.
εxx , εyy , εzz , Champ des déformations.
γxy , γxz , γyz :
ρs : L’inertie axiale.
σxx , σyy , σzz , Champ des contraintes.
σxy , σxz , σyz :
Ω: La fréquence propre.
̿ ,ω
𝜔 ̅: Fréquence naturel non dimensionnelles.
CPT : Théorie classique des plaques minces.
Théorie exponentielle de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
ESDPT :
exponential shear deformation plate theory).
FGM : Functionnally Graded Materials.
FSDPT : Théorie de déformation de cisaillement du premier degré.
Théorie hyperbolique de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
HSDPT :
hyperbolic shear deformation plate theory).
ISS : Interaction Support Structure.
PRT : Théorie raffiné des plaques (Refined Plate Theory).
PM : Métallurgie des poudres (Powdered metallurgy).
Théorie sinusoïdal de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
SSDT :
sinusoidal shear deformation theory).
TABLE DES MATIERES
Résumé.
Remerciement.
Liste des illustrations, graphiques et tableaux.
Liste des symboles et des abréviations.
Table des matières.
Introduction.
Conclusion générale.
Bibliographie.
INTRODUCTION GENERALE
Jules RENARD
LES MATERIAUX A GRADIENT FONCTIONNEL
Introduction :
Les matériaux à gradient fonctionnel (Functionnally Graded Materials FGM) ou les
matériaux fonctionnellement gradués sont une nouvelle classe des matériaux composites dont
la microstructure et la composition varient graduellement et continûment avec la position de
manière à optimiser les performances mécaniques et thermiques de la structure qu’ils
constituent. Ils sont considérés comme des matériaux intelligents dont les fonctions désirées
sont intégrées, dès la conception, au cœur même de la matière. A chaque interface, le matériau
est choisi selon les applications spécifiques et les charges environnementales. Ces matériaux
possèdent de multiples avantages qui peuvent les rendre attractifs du point de vue de leur
potentiel d’application. Il peut s’agir de l’amélioration de la rigidité, de la tenue à la fatigue,
de la résistance à la corrosion ou de la conductivité thermique en plus d’avoir une gradation
des propriétés permettant ainsi d’augmenter ou de moduler des performances telles que la
réduction des contraintes locales [1] [2] ou encore l’amélioration du transfert de chaleur [3].
Ce nouveau concept marque le commencement d’une révolution dans les domaines de la
science et de la mécanique des matériaux.
La variation continue des propriétés (figures 1-3 et 1-4) trouve son application lorsque, par
exemple, la face supérieure est exposée à une haute température alors que la face inférieure
est exposée à une basse température. Dans ce cas, la face supérieure est à 100% céramique et
la face inférieure est à 100% métal, avec une transition graduelle entre les deux.
L’utilisation de la céramique n’est pas fortuite. Ce matériau est choisi grâce à ses
caractéristiques exceptionnelles qui sont énumérées comme suit:
faible réactivité chimique (bonne tenue à la corrosion) ;
haute température de fusion ou de décomposition ;
haut module d’élasticité et haute dureté ;
charge à la rupture élevée ;
bas coefficient de frottement (bonne résistance à l’usure) ;
conservation des propriétés à haute température ;
faible coefficient de dilatation thermique (bonne résistance aux chocs thermiques) ;
faible conductivité thermique (bonne résistance à la température).
Cependant, les céramiques sont réputées être fragiles et très vulnérables aux défauts de petites
tailles.
Les caractéristiques du métal sont données comme suit :
Bonne résistance mécanique ;
Conductivité thermique élevée,
Très bonne ténacité.
En ajustant la microstructure de transition d’une façon appropriée, il est possible d’obtenir
une distribution optimale de la déformation et des contraintes. Cette possibilité d’ajustement
est demandée lors de la conception des structures thermiques aéronautiques et spatiales
(moteurs, tuyères, revêtements thermiques, etc.). Ce concept a aussi été utilisé pour améliorer
la résistance à la fatigue thermique et la durée de vie des revêtements pare-feu [5] [6].
Les matériaux composites sont des matériaux constitués généralement de deux ou plusieurs
matériaux différents dont l’association confère à l’ensemble des performances supérieures à
celles des composants pris séparément. Ces matériaux sont constitués d’une matrice et d’un
renfort, souvent ce dernier est sous forme de fibres. Ainsi, il est possible d’améliorer les
propriétés mécaniques du matériau obtenu telles que la légèreté, la rigidité, la résistance à
l’usure, et bien d’autres.
Les composites étant des matériaux hétérogènes, ils possèdent des interfaces, c'est-à-dire
des surfaces de contact entre la matrice et le renfort. Tant que le composite est intact, les deux
constituants adhèrent parfaitement l'un à l'autre, et l'interface ne joue donc aucun rôle
particulier. Cependant, l'interface joue un rôle important lorsque le composite subit des
dégradations mécaniques et commence à se fissurer suite à une surcharge, à la fatigue …, etc.
[9]. En effet, les interfaces ont la propriété de dévier les fissures : lorsqu'une fissure se
propage dans la matrice et atteint l'interface (Figure 1-5.a), elle ne traverse généralement pas
cette dernière et les renforts ne sont donc pas endommagés. Au lieu de cela, la fissure change
de direction et suit l'interface (Figure 1-5.b). En d'autres termes, au lieu d'une rupture brutale,
on observe plutôt une décohésion, c'est-à-dire un décollement progressif entre les renforts et
la matrice. Les matériaux composites donc sont échoués dans des conditions extrêmes à
travers le processus de délamination (séparation des fibres de la matrice) dû à la transition
brutale de composition. Cela peut se produire par exemple, dans une application à haute
température, où deux matériaux avec différents coefficients de dilatation thermique sont
utilisés.
Lorsqu’une fissure atteint l'interface (a), elle est déviée (b). Au lieu d'une rupture brutale, on
observe donc une décohésion progressive des constituants.
Généralement, les FGM sont des matériaux constitués de plusieurs couches contenant des
composants différents tels que les céramiques et les métaux. Ils sont donc des composites
présentant des caractéristiques macroscopiquement inhomogènes. Le changement continu
dans la composition et donc dans la microstructure du matériau distingue, les F G M des
matériaux composites conventionnels comme illustré sur le tableau (1-1) [10]. Il en résulte un
gradient qui déterminera les propriétés matérielles des FGM. Dans certains cas, on peut avoir
un FGM constitué d'un même matériau mais de microstructure différente [11].
Tab (1-1) : caractéristiques des matériaux composites FGM en comparaison avec les
matériaux composites conventionnels [ 10 ].
exemple FGM Non-FGM
Ciramisue Métal
Resistance mecanique
propriétés Conductivité thermique
Elémént constituants :
Ciramique
structure Métal
Microporosité
fibre
Le modèle le plus simple illustrant les différences entre les matériaux à gradient de
propriétés (FGM) et les matériaux plus conventionnels est représenté dans la figure (figure I-
6). Le matériau plan (figure 1-6a) composé à une caractéristique plane, et le matériau relié
(figure 1-6 b) a une frontière sur l'interface de deux matériaux. Les FGM ont d’excellentes
caractéristiques qui diffèrent de ceux des matériaux plans composés et reliés. Par conséquent,
les FGM attirent l'attention en termes de leur application dans les domaines industriels
puisqu’ ils ont une double propriété des deux matières premières qui sont mélangées
ensemble, et la distribution composante est graduée sans interruption. Par exemple, l’un des
FGM qui se composent du métal et de la céramique a la caractéristique de la conductivité
thermique et de la force métallique dans le côté en métal et la résistivité aux hautes
températures dans le côté en céramique.
Matériau plan composé Matériau relié Matériau fonctionnellement
(a) (b) gradué (c)
𝑃 = ∑𝑛𝑖=1 𝑃𝑖 𝑉𝑖 (1-1)
𝑃: Propriété le long de l’axe z ;
𝑃𝑖 : La propriété mécanique du constituant (i) ;
Vi : La fraction volumique du constituant (i) ;
Avec :
∑𝑛𝑖=1 𝑉𝑖 = 1 (1-2)
Dans la pratique, la plupart des structures FGM sont à deux constituants : de la céramique et
du métal inoxydable. Dans ce cas, la loi de Voigt se réduit à :
𝑃 = 𝑃𝑚 𝑉𝑚 + 𝑃𝑐 𝑉𝑐 (1-3)
𝑉𝑚 + 𝑉𝑐 = 1 (1-4)
Un FGM peut être définie par la variation des fractions de volume. La plupart des
chercheurs emploient la fonction de puissance, la fonction exponentielle, ou la fonction
sigmoïde pour décrire les fractions de volume. Les liaisons entre les particules doivent être
assez dures à l’intérieur pour résister à la rupture, et également assez dures à l’extérieur pour
empêcher l’usure.
ℎ 𝑝
𝑧+
2
𝑉(𝑧) = ( ) (1-5)
ℎ
ℎ 𝑝
1 +𝑧
2
𝑉(𝑧) = 2 ( ℎ/2 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-9a)
ℎ 𝑝
1 −𝑧
′(𝑧) 2
𝑉 = 1 − 2 ( ℎ/2 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 ≤ 𝑧 ≤ ℎ/2 (1-9b)
On utilisant la loi des mélanges, le module de Young de la plaque S-FGM peut être calculé
par :
𝐸(𝑧) = 𝑉(𝑧)𝐸1 + (1 − 𝑉(𝑧))𝐸2 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-10a)
𝐸(𝑧) = 𝑉′(𝑧)𝐸1 + (1 − 𝑉′(𝑧))𝐸2 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-10b)
La figure (1-9) montre que la variation de la fraction volumique définie par les équations
(1-9 a) et (1-9 b) représente les distributions sigmoïdes, et cette plaque FGM est appelée
(Plaque S-FGM).
ℎ
𝐸(𝑧) = 𝐸2 𝑒 𝐵 (𝑧+2) (1-11)
Avec :
1 𝐸
𝐵 = ℎ ln (𝐸1 ) (1-12)
2
𝐾−𝐾1 𝑉2
= 4 (1-13)
𝐾2 −𝐾1 1+𝑉1 (𝐾2 −𝐾1 )/(𝐾1 + 𝐺1 )
3
𝐺−𝐺1 𝑉2
= 1+𝑉 (𝐺 (1-14)
𝐺2 −𝐺1 1 2 −𝐺1 )/(𝐺1 +𝑓1 )
𝐺1 (9𝐾1 +8𝐺1 )
𝑓1 + (1-15)
6(𝐾1 +2𝐺1 )
Avec :
𝐾 : Module de compressibilité ;
𝑉: Fraction volumique ;
𝐺 : Module de cisaillement.
Il y a aussi un autre modèle qui suppose que chaque inclusion de renforcement est
contenue dans un matériau continu pour lequel les propriétés sont celle d’un composite
(schéma auto-cohérent de Hill). Cette méthode ne différencie pas entre la phase matrice et la
phase renforcement. Les modules élastiques sont donnés par :
1
𝐾= 𝑉1 𝑉2 − (4/3)𝐺 (1-16)
4 + 4
(𝐾1 +( )𝐺) (𝐾2 +( )𝐺)
3 3
𝑉1 𝐾1 𝑉2 𝐾2 𝑉𝐺
1 2 𝑉2 𝐺1
[ 4 + 4 ] + 5 [(𝐺−𝐺 )
+ (𝐺−𝐺1 )
] +2 =0 (1-17)
(𝐾1 +( )𝐺) (𝐾2 +( )𝐺) 2
3 3
Pour les deux schémas précédent, le module de Young est calculé par :
𝐸 = 9𝐾𝐺/(3𝐾 + 𝐺) (1-18)
La masse volumique est évaluée à partir de la loi de Voigt (1-3)
Il est bien connu que le modèle de Mori-Takana conduit à une estimation précise des
propriétés mécaniques lorsque la continuité de la matrice et la discontinuité des inclusion sont
bien définies alors que le modèle de Hill est mieux adapté pour une microstructure
squelettique caractérisée par une zone de transition large entre régions ou il y a prédominance
de l’un ou l’autre des constituants.
Conclusion :
Ce chapitre nous a permis d’avoir un aperçu global sur les matériaux à gradient
fonctionnel« FGM ». Nous avons vu l’histoire de leur développement, leurs définitions, leurs
propriétés et leurs domaines d’application. Les différentes lois de mélange ont été présentées
et la variation spatiale et progressive des propriétés de ces matériaux permet de créer des
structures innovantes.
La connaissance de quelques éléments mécaniques des FGM est indispensable pour aborder
par la suite le problème de vibration des plaques. En notant que l’effet thermique n’a pas été
pris en considération, on considère que la plaque est plongée dans un champ de température
constant. Dans le chapitre qui suit, nous allons mettre la loupe sur la théorie générale des
plaques et la formulation énergétique.
Que me reste-t-il de ma vie ? Que me reste-t-il ? Que cela est étrange, il me reste que ce que
j’ai donné aux autres.
Vahan TEKEYAN
Théorie générale des plaques et la formulation énergétique
Introduction :
Les plaques sont des éléments structuraux couramment utilisés, ils sont disponibles suivant
les besoins du site industriel d’où différentes hypothèses sont nécessaires pour caractériser le
modèle d’analyse:
les plaques minces avec de petites flèches (Kirchhoff) où l’énergie de contribution de
l’effet de cisaillement est négligée;
les plaques minces avec de grandes flèches (Karman);
plaques modérées ou épaisses (Mindlin-Reissner) où l’énergie de contribution de l’effet
de cisaillement est préservée.
L’objectif de ce chapitre est de déterminé et simplifié les éléments essentielles qui caractérise
le comportement mécanique des plaques, dans tout l’exposé qui suit nous adopterons les
conventions et les notations suivantes : les coordonnées seront prises cartésiennes (𝑥, 𝑦, 𝑧), les
composantes déplacements seront 𝑈, 𝑉 et 𝑊; les caractéristiques de la plaque : ℎ l’épaisseur,
𝜌 la masse volumique, 𝐸 module de Young et 𝜈 le coefficient de Poisson.
𝜕2 𝜀𝑧𝑧 𝜕2 𝜀𝑥𝑥 𝜕2 𝜀
𝑥𝑧
+ = 2 𝜕𝑥𝜕𝑧
𝜕𝑥 2 𝜕𝑧 2
𝜕2 𝜀𝑥𝑥 𝜕 𝜕𝜀𝑦𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑦
= 𝜕𝑥 (− + + ) (2-3)
𝜕𝑦𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Les schémas du premier degré permettent de résoudre la plupart des problèmes élémentaires.
Dans le cas où un schéma du premier degré ne permettrait pas d’approcher convenablement
un problème donné, il sera alors nécessaire de passer au 2e degré, voire au 3e degré.
2-4 Champ de déformation :
Le champ des déformations se déduit de l’équation (2-1) :
U u x
xx z z2 x z3 x
x x x x x
V v y y y
yy z z2 z3
y y y y y
W
zz z 2 z z
z
U V u v x y 2 x y 3 x y
xy 2 xy z z z (2 - 5)
y x y x y x y x y x
W U w
xz 2 xz x z 2 x z 2 z 3 x
x z x x x
W V
yz 2 yz
y z
Fig (2-3) : Représentation des contraintes sur les faces d'un cube élémentaire.
Cette loi, généralement appelée loi de HOOK généralisée, introduit la matrice de rigidité 𝐶𝑖𝑗 ,
symétrique. Le comportement linéaire d’un matériau est donc décrit dans le cas général à
l’aide de 21 coefficients indépendants, ici les 21 constantes de rigidité 𝐶𝑖𝑗 .
La relation d’élasticité (2-7) peut être écrite sous la forme inverse, suivant :
𝜀 = 𝑆𝑖𝑗 𝜎 (2-8)
En introduisant la matrice inverse de la matrice de rigidité. La matrice 𝑆𝑖𝑗 est appelée matrice
de flexibilité ou matrice de souplesse, et s’écrit dans le cas général :
𝑆11 𝑆12 𝑆13 𝑆14 𝑆15 𝑆16
𝑆12 𝑆22 𝑆23 𝑆24 𝑆25 𝑆26
𝑆 𝑆23 𝑆33 𝑆34 𝑆35 𝑆36
𝑆 = 13 (2-9)
𝑆14 𝑆24 𝑆34 𝑆44 𝑆45 𝑆46
𝑆15 𝑆25 𝑆35 𝑆45 𝑆55 𝑆56
[𝑆16 𝑆26 𝑆36 𝑆46 𝑆56 𝑆66 ]
Les coefficients 𝑆𝑖𝑗 sont appelée constantes de flexibilité ou constantes de souplesse.
2-6 Matériaux anisotropes :
Dans le cas le plus générale, la matrice de rigidité et la matrice de souplesse sont
déterminées chacune par 21 constantes indépendantes. Ce cas correspond à un matériau ne
possédant aucune propriété de symétrie. Un tel matériau est appelé matériau triclinique.
La plupart des matériaux anisotropes possèdent une structure présentant une ou plusieurs
symétries : par exemple, les monocristaux, les structures fibreuses, les matériaux composites a
fibre ou tissue, etc. les propriétés de symétries géométrique réduisent alors le nombre de
constantes indépendantes nécessaires pour décrire le comportement du matériau. Cette
réduction est fonction des symétries présentées par le matériau considéré [32].
C11=𝜆+ 2 μ (2-13b)
𝜆 = 𝐸𝜈 / (1 + 𝜈) (1 − 2 𝜈) (2-13b)
𝜇 = 𝐸 / 2 (1 + 𝜈) (2-13b)
2-7 Résultantes et moments :
2-7-1 Résultantes en membrane:
Le champ des résultantes en membrane, noté 𝑁(𝑥, 𝑦), est défini par :
h/2
N ( x, y ) (M )dz
h / 2
(2-14)
𝑁𝑥 , 𝑁𝑦 , 𝑁𝑥𝑦 Sont les résultantes, par unité de longueur, respectivement des contraintes
normales (suivant 𝑥 et suivant 𝑦) et des contraintes de cisaillement, dans le plan (𝑥, 𝑦). Elles
sont schématisées symboliquement sur la (figure 2-4).
𝜕 𝜕 𝜕 ∂2 V
𝜎 + 𝜕𝑦 𝜎𝑦𝑦 + 𝜕𝑧 𝜎𝑦𝑧 + ℱ𝑦 = 𝜌 ∂t2 (2-18)
𝜕𝑥 𝑥𝑦
𝜕 𝜕 𝜕 ∂2 W
𝜎 + 𝜕𝑦 𝜎𝑦𝑧 + 𝜕𝑧 𝜎𝑧𝑧 + ℱ𝑧 = 𝜌
𝜕𝑥 𝑥𝑧 ∂t2
(ℱ𝑥 ,ℱ𝑦 ,ℱ𝑧 ) sont les efforts de volume exercés sur un solide (champ de gravité, champ
magnétique...)
∂2 U ∂2 V ∂2 W
( ∂t2 , ∂t2 , ) sont les composantes du vecteur accélération du point 𝑀.
∂t2
𝜕𝑁𝑥 𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
+ + 𝐹𝑥 + 𝜏1𝑥 − 𝜏2𝑥 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-19)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
𝜕𝑁𝑦 𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝜑𝑦
+ + 𝐹𝑦 + 𝜏1𝑦 − 𝜏2𝑦 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-20)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
𝜕𝑄𝑥 𝜕𝑄𝑦 𝜕2 𝑤0
+ + 𝐹𝑧 + 𝑞 = 𝜌𝑠 (2-21)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2
𝜕𝑀𝑥 𝜕𝑀𝑥𝑦 ℎ 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
+ + 2 (𝜏1𝑥 + 𝜏2𝑥 ) + 𝑃𝑥 − 𝑄𝑥 = 𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-22)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
𝜕𝑀𝑦 𝜕𝑀𝑥𝑦 ℎ 𝜕 2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
+ + 2 (𝜏1𝑦 + 𝜏2𝑦 ) + 𝑃𝑦 − 𝑄𝑦 = 𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-23)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
Les grandeurs 𝜌𝑠 , 𝑅, 𝐼𝑥𝑦 sont des inerties axiale, de couplage et de rotation respectivement,
elles sont déterminés pour les plaques de masse volumique (𝜌) par :
ℎ/2
𝜌𝑠 , 𝑅, 𝐼𝑥𝑦 = ∫−ℎ/2 𝜌(1, 𝑧, 𝑧 2 ) 𝑑𝑧 (2-24)
𝜕2 𝜑 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝜑𝑥
2𝐵16 𝜕𝑥𝜕𝑦𝑥 + 𝐵66 + 𝐵16 + (𝐵12 + 𝐵66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐵26 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-25)
𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐴16 + (𝐴12 + 𝐴66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴26 + 𝐴66 + 2𝐴26 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴22 + 𝐵16 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2
𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
(𝐵12 + 𝐵66 ) + 𝐵26 +𝐵66 + 2𝐵26 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐵22 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-26)
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
2-8-3 Relations fondamentales relatives aux résultantes de cisaillement :
𝜕𝜑 𝜕2 𝑤0 𝜕𝜑 𝜕𝜑𝑦 𝜕2 𝑤 𝜕𝜑𝑦 𝜕2 𝑤0 𝜕2 𝑤0
𝐹55 ( 𝜕𝑥𝑥 + ) + 𝐹45 ( 𝜕𝑦𝑥 + + 2 𝜕𝑥𝜕𝑦0 ) + 𝐹44 ( 𝜕𝑦 + ) + 𝑞 = 𝜌𝑠 (2-27)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2
𝜕2 𝜑 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕𝑤0
2𝐷16 𝜕𝑥𝜕𝑦𝑥 + 𝐷66 + 𝐷16 + (𝐷12 + 𝐷66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐷26 − 𝐹55 (𝜑𝑥 + )−
𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥
𝜕𝑤0 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐹45 (𝜑𝑦 + )=𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-28)
𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐵16 + (𝐵12 + 𝐵66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵26 + 𝐵66 + 2𝐵26 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵22 + 𝐷16 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2
𝜕2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕𝑤0
(𝐷12 + 𝐷66 ) + 𝐷26 +𝐷66 + 2𝐷26 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐷22 − 𝐹45 (𝜑𝑥 + )−
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥
𝜕𝑤0 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
𝐹44 (𝜑𝑦 + )=𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-29)
𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
Les équations précédentes ne prennent pas en compte les force volumiques, les contraintes
de cisaillement sur les faces du stratifié, et négligent les effets d’inertie en rotation. Ces
équations associées aux conditions imposées sur les frontières de la structure, permettent de
trouver en principe les dé[Link] résolution de ces équations est toutefois complexe et
ne peut être menée de manière analytique que dans quelques cas particuliers.
𝐴𝑖𝑗 , 𝐵𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐻𝑖𝑗 et 𝐹𝑖𝑗 sont les constantes de la matrice rigidité.
𝑝 = 𝑘𝑤 𝑤 (2-30)
𝑓𝑒 = 𝑘𝑥 𝑤 − 𝑘𝑠 ∇2 𝑤 (2-31)
1
𝑈𝑑 = ∭(𝜎𝑥𝑥 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑧𝑧 𝜀𝑧𝑧 + 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 )𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (2-33)
2
ℎ ℎ
𝛿𝑊𝑝 = ∬ [𝜎𝑧𝑧 (2) − 𝜎𝑧𝑧 (− 2)] 𝛿𝑤0 𝑑𝑥𝑑𝑦 (2-34)
1 𝜕𝑢 2 𝜕𝑣 2 𝜕𝑤 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (2-36)
ℒ = (𝑈𝑑 + 𝑈𝑓 − 𝑊𝑝 − 𝐸𝑐 ) (2-37)
𝑈𝑑 :Energie de déformation de la plaque ;
𝑈𝑓 :Energie de déformation du support élastique ;
𝑊𝑝 : Travail des forces exercées sur la plaque ;
𝐸𝑐 : Energie cinétique.
Considérons le mouvement de notre système matériel entre les instants𝑡0 et𝑡1 , le point
figuratif 𝑞 de coordonnées 𝑞𝑖 décrit un arc de courbe 𝐴1 , 𝐴2 de l’espace de configuration.
𝑡
Considérons maintenant l’intégrale d’action,𝑆 = ∫𝑡 1 ℒ𝜕𝑡, que l’on nome action
0
Hamiltonienne.
Imaginons un autre parcours pour 𝑞 entre 𝐴1 𝑒𝑡𝐴2 voisin du parcours vrai, et définie par la
variation virtuelles 𝛿𝑞. Le principe de Hamilton : un système se meut d’une configuration à
une autre de telle façon que la première variation d’action entre trajectoire virtuelle infiniment
voisine ayant les même extrémités dans l’espace et dans le temps soit nulle.
𝑡
𝛿 [∫𝑡 1 ℒ𝑑𝑡] = 0 (2-38)
0
Ce principe peut être utilise pour trouver l’ensemble des équations de mouvement et les
conditions aux limites pour un état de contrainte et de déformations donne. Pour l’appliquer, il
est nécessaire de déterminer la variation de chaque terme d’énergie.
2-11 Variation d’une fonctionnelle :
D’une manière générale, une fonctionnelle F peut être définie comme étant une fonction d’un
ensemble de fonction : u(x, y,…), v(x, y,….), et de leurs dérivées par rapport à l’ensemble des
variables (x, y,…), soit :
𝑑𝑢 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑣
𝐹 = 𝐹 (𝑢, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … … . . , 𝑣, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … . ) (2-39)
𝜕𝐹 𝜕𝐹 𝜕𝑢 𝜕𝐹 𝜕𝑢
𝛿𝐹 = 𝜕𝑢 𝛿𝑢 + 𝜕𝑢 𝛿 (𝜕𝑥 ) + 𝜕𝑢 𝛿 (𝜕𝑦) (2-40)
𝑑( ) 𝜕( )
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Ou:
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑣
𝛿𝑢,𝛿 (𝜕𝑥 ),𝛿 (𝜕𝑦)………..,𝛿𝑣,𝛿 (𝜕𝑥),𝛿 (𝜕𝑦)….sont des variations quelconques des
𝑑𝑢 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑣
fonctions ;𝑢, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … … . . , 𝑣, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 … … ….
𝜕𝐹
La dérivée est obtenue par derivation formelle de F par rapport à la variable u.
𝜕𝑢
𝜕𝐹 𝜕𝑢
La dérivée 𝜕𝑢 est obtenue par derivation formelle de F par rapport à la variable𝜕𝑥 . Il en est
𝑑( )
𝜕𝑥
de même des autres dérivées. L’operateur 𝛿 a les propriétés de l’opérateur variation 𝜕 usuel.
Conclusion :
Les éléments développés dans ce chapitre sont applicables à la résolution d’un problème
quelconque d’élasticité d’une plaque. Dans le cas ou le problème d’élasticité peut être ramené
à un problème d’élasticité à deux dimensions, les relations établies précédemment dans le cas
générale se simplifient.
Nous étudions dans le chapitre suivant, les différentes théories utiles pour étudier le
comportement mécanique d’une plaque.
La science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Jean Stiwarte
Modélisation du comportement mécanique des plaques
Introduction :
L’utilisation intensive des plaques isotropes et des plaques composites dans diverses
industries, particulièrement dans les domaines de l’aéronautique, de l’automobile, et de la
construction navale, a stimulé les chercheurs à développer des théories capables de décrire
correctement leur comportement structural.
L’analyse des plaques est un problème tridimensionnel. Presque toutes les théories
développées ont eu pour principal objet la réduction du problème 3-D à un problème 2-D en
se servant des hypothèses simplificatrices concernant la cinématique des déformations et l’état
des contraintes à travers l’épaisseur.
Nous présentons dans ce chapitre quelques modèles sur les théories des plaques
développées dans la littérature pour améliorer l'évolution de la variation du champ des
déplacements à travers l'épaisseur des plaques.
Figure (3-1) : Schématisation des déformations dans la théorie classique des plaques.
L’effet de la déformation en cisaillement transverse augmente d’une manière significative
lorsque le rapport d’élancement ℎ/𝑎 ou ℎ/𝑏 est supérieur ou égal à 0.05. Etant donné que
cette théorie néglige la flexibilité de cisaillement transverse, ceci conduit à une surestimation
de la rigidité de flexion et par voie de conséquence une surestimation des fréquences de
vibration et une sous-estimation des déplacements.
𝜕𝑤
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 𝜕𝑥
𝜕𝑤
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 (3-1)
𝜕𝑦
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)
Ou 𝑢, 𝑣,𝑤 sont les déplacements le long des axes de coordonnées 𝑥, 𝑦 et 𝑧 d’un point du plan
moyen (plan 𝑧 = 0).
Etant donné que les hypothèses de Kirchhoff négligent le cisaillement transverse et l’effet
de la déformation axiale dans la direction transversale, la déformation de la plaque est due
essentiellement à la flexion et aux déformations en plan (figure 3-1) ; ce qui limite la validité
de cette théorie aux plaques épaisses.
Ou 𝑢, 𝑣, 𝑤 sont les déplacements le long des coordonnes (𝑥, 𝑦, 𝑧) d’un point du plan moyen
(plan z=0) (déplacement en membrane); 𝜙𝑥 et 𝜙𝑦 sont les rotations de la normales à la section
transversale par rapport aux axes 𝑦 et 𝑥 respectivement.
La théorie des déformations du premier ordre nécessite un facteur de correction du
cisaillement qui est difficile à déterminer à cause de sa dépendance à la fois, de la géométrie,
du coefficient de poisson à travers l’épaisseur, des charges appliquées et des conditions aux
limites.
Timoshenko a été le premier à avoir étudié les effets des déformations de cisaillement et de
l’inertie de rotation dans l’analyse des poutres, c’est pourquoi le modèle de la poutre avec une
théorie du premier ordre est aussi appelé modèle ou poutre de Timoshenko.
De nouvelles formulations et théorie d’ordre supérieur ont vu le jour ces dernières années.
Carrera a proposé une formulation compacte et unifiée des théories d’ordre supérieur [39]
[40]. Cependant, les théories du premier ordre (FSDPT) et d’ordre supérieur (HSDPT) ne sont
pas pratiques vu le nombre se termes d’ordre supérieur introduits dans la formulation. Dans le
souci de réduire le nombre de variables utilisées dans les formulations existantes, Shimpi a
développé un modèle raffiné pour les plaques isotropes (Refined Plate Theory -PRT). Les
caractéristiques les plus intéressantes de cette méthode sont qu’elle ne nécessite pas de
coefficient de correction en cisaillement et qu’elle présente beaucoup de similitudes avec la
théorie classique des plaques quant aux équations du mouvement. La théorie PRT a été
ensuite adaptée avec succès aux plaques orthotropes. La fiabilité de cette méthode a été
démontrée par Kim et Thai [42] pour le cas de flexion statique et pour le cas du flambage
d’une plaque composite. Récemment Thai et Kim [43], ont adapté la méthode RPT, avec
succès, au flambage des plaques orthotropes, et à la vibration libre des plaques stratifiées et
sandwiches respectivement.
Figure (3-4) : Schématisation des déformations dans le cas de la théorie des plaques d’ordre
supérieur.
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤(𝑥, 𝑦)
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧), 𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧), 𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧)sont les déplacements dans les directions𝑥, 𝑦, 𝑧.
𝑢, 𝑣, 𝑤 sont les déplacements du plan médian (plan 𝑧 = 0).
𝜕𝑤
∅𝑥 = 𝜙𝑥 + 𝜕𝑦 (3-8 a)
𝜕𝑤
∅𝑦 = 𝜙𝑦 + 𝜕𝑦 (3-8 b)
4𝑧 2
𝑓(𝑧) = 𝑧 (1 − 3ℎ2 ) (3-9)
Dans le modèle de Reddy, le champ de déplacement membranaire est cubique et le
déplacement normal 𝑤, est constant. Ce modèle donne une bonne approximation pour les
contraintes de cisaillement transverse par rapport à la solution d’élasticité tridimensionnelle.
La distribution des contraintes de cisaillement transverse est parabolique à travers l’épaisseur
.Les conditions aux limites sur les surfaces libres sont satisfaites.
Touratier a proposé le modèle sinusoïdal (The sinusoidal shear deformation theory -SSDT)
qui est différent des autres modèles d’ordre supérieurs puisqu’il n’utilise pas de fonction
polynomiale. Une fonction trigonométrique sinusoïdale est donc introduite pour modéliser la
répartition des contraintes de cisaillement à travers l’épaisseur. La fonction de cisaillement
transverse s’écrit comme suite:
ℎ 𝜋𝑧
𝑓(𝑧) = 𝜋 sin ( ℎ ) (3-10)
Les contraintes de cisaillement transverses déterminées par le modèle (sinus) prennent une
forme cosinusoïdale à travers l’épaisseur de la plaque. La précision de ce modèle par rapport à
la solution exacte est meilleure que la théorie de Reddy.
La version exponentielle de la théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
exponential shear deformation plate theory -ESDPT) développée par Karama en 2003 est
obtenue en prenant :
𝑧 2
−2( )
𝑓(𝑧) = 𝑧𝑒 ℎ (3-11)
La théorie dominante, utilisee dans les études de flexion, de flambage et de vibrations des
plaques FGM est la théorie du troisième ordre de Reddy. Le champ des déplacements de
Reddy est le suivant :
4 𝜕𝑤
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ (− 3ℎ²) [𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + ]
𝜕𝑥
4 𝜕𝑤
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ (− 3ℎ²) [𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝜕𝑦 ] (3-13)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)
Le champ des déplacements inclut une variation parabolique des déformations en
cisaillement transversal et des contraintes qui leurs sont associées. Les contraintes de
cisaillement s’annulent au niveau des surfaces supérieure et inférieure de la plaque. Cette
théorie ne nécessite donc pas de facteur de correction des contraintes puisqu’elle fournit une
distribution plus réaliste des déformations et des contraintes à travers l’épaisseur. Elle fournit
également de meilleures précisions par rapport aux théories précédentes quant à la réponse
globale des plaques minces et des plaques épaisses et une meilleure estimation des déflexions
moyennes, des charges critiques de flambage, des fréquences de vibration et de leurs modes
propres associés.
D’autres théories raffinées ont vu le jour plus récemment. Leur champ de déplacements
sous la forme unifiée s’écrit suivant la formule (3-7) ou la fonction 𝑓(𝑧) est la fonction de la
forme pilotant la distribution des déformations de cisaillement et des contraintes à travers
l’épaisseur de la plaque. Elle est propre à chaque théorie. Nous regroupons dans le tableau
suivant les différentes fonctions de cisaillement ainsi qu’une comparaison entre les différents
modèles.
Tabl (3-1): Différentes fonction de forme des théories des plaques isotropes et FGM :
Distribution
Coefficient de
Théorie Intitulé Fonction de forme 𝝋(𝒛) de𝜸𝒙𝒛 et 𝜸𝒚𝒛 Validité
correction
suivant z
Théorie classique
CPT des plaques Plaque
0 - -
Kirchhoff mince
Théorie de Plaques
déformation des minces et
FSDPT
plaques du 1er z Constante requis moyennem
Mindlin
ordre ent
épaisses
Théorie d’ordre Plaques
supérieur 𝑧 ℎ2 𝑧 2 minces et
Ambarts-
( − ) Quadratique Non requis moyennem
umian 2 4 3 ent
épaisses
Théorie d’ordre Plaques
5𝑧 4 𝑧 2
Reissner supérieur (1 − ( ) ) Parabolique Non requis minces et
2 3 ℎ épaisses
Théorie de
Plaques
TSDPT déformation ℎ 𝜋𝑧
sin Parabolique Non requis minces et
Touratier trigonométrique 𝜋 ℎ épaisses
des plaques
Théorie de
Plaques
ESDPT déformation 𝑧 2
𝑧𝐸𝑥𝑝 (−2 ( ) ) Parabolique Non requis minces et
Karama exponentielle des ℎ épaisses
plaques
PSDPT Théorie de
Plaques
Levinson déformation 4 𝑧 2
𝑧 (1 − ( ) ) Parabolique Non requis minces et
Reddy parabolique des 3 ℎ épaisses
Murthy plaques
Théorie de
Plaques
déformation 2 (𝑧⁄ℎ)2
Aydogdu 𝑧𝛼 ln(𝛼) , 𝛼>0 Parabolique Non requis minces et
exponentielle des
épaisses
plaques
Théorie raffiné des ℎ 𝜋𝑧 Plaques
El Meiche sin ( ) − 𝑧
plaques 𝜋 ℎ Parabolique Non requis minces et
Tounsi cosh(𝜋⁄2) − 1 épaisses
Théorie raffiné des cosh(𝜋⁄2)
𝑧 Plaques
Atmane plaques cos(𝜋⁄2) − 1
ℎ 𝜋𝑧 Parabolique Non requis minces et
Tounsi sin ( ℎ ) − 𝑧
− 𝜋 épaisses
cosh(𝜋⁄2) − 1
Théorie raffiné des Plaques
1 𝑧 5 𝑧 3
Shimpi (*) plaques ℎ[ ( )− ( ) ] Parabolique Non requis minces et
4 ℎ 3 ℎ épaisses
A partir des équations (3-7), nous dérivons le champ des déformations suivant :
𝜕𝑢 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅ 𝜕2 𝑤
𝜀𝑥 = 𝜕𝑥 − 𝑧 𝜕𝑥 2 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑥𝑥 + 𝜕𝑥 2 ]
𝜕𝑣 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅𝑦 𝜕2 𝑤
𝜀𝑦 = 𝜕𝑦 − 𝑧 𝜕𝑦 2 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑦 + 𝜕𝑦 2 ]
𝜀𝑧 = 0
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅ 𝜕∅𝑦 𝜕2 𝑤
𝛾𝑥𝑦 = 𝜕𝑦 − 𝜕𝑥 − 2𝑧 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑦𝑥 + + 2 𝜕𝑥𝜕𝑦] (3-17)
𝜕𝑥
𝑧 2 𝑧 4 𝜕𝑤
𝛾𝑥𝑧 = [1 − 3𝛼 (ℎ) + 4(3𝛼 − 4) (ℎ) ] (∅𝑥 + )
𝜕𝑥
𝑧 2 𝑧 4 𝜕𝑤
𝛾𝑥𝑧 = [1 − 3𝛼 (ℎ) + 4(3𝛼 − 4) (ℎ) ] (∅𝑥𝑦 + 𝜕𝑦 )
Les hypothèses sur lesquelles est basée la présente théorie sont les mêmes que celles de la
formulation de Reddy. De plus, la fonction de forme est telle que les conditions suivantes sont
rigoureusement satisfaites.
Les hypothèses sur lesquelles est basée la présente théorie sont les suivantes:
Les contraintes de cisaillements 𝜎𝑥𝑧 et 𝜎𝑦𝑧 sont nulles au niveau des surfaces supérieure et
𝑑𝑓(𝑧)
inferieure, ce qui est vérifié par : = 0 ; figure (3-6).
𝑑𝑧 𝑧=±ℎ⁄
2
La fonction de forme 𝜑(𝑧) et sa dérivée première sont continues à travers l’épaisseur (voir
figures (3-5) et (3-6)). Ceci permet d’avoir une continuité des déplacements et des
contraintes de cisaillement le long de l’axe 𝑧.
Fig (3-5) : profil de variation de𝜑(𝑧) a travers l’épaisseur (𝛼 = 3⁄2).
Comme nous l’avons souligné plus haut, le paramètre α permet d’adapter la fonction de forme
au problème étudié. Les valeurs particulières de α sont les suivantes :
𝛼 = 4⁄3 permet de retrouver exectement la fonction de forme de la théorie de Reddy ;
𝛼 = 𝜋 2 ⁄6 permet d’approcher la théorie de Touratier (TSDPT) avec une bonne précision.
𝛼 = 2 perme d’approcher la théorie de Karama (ESDPT) avec une bonne précision.
Conclusion :
La théorie classique des plaques, basée sur l’hypothèse de Kirchhoff, et la théorie du
premier ordre permettent de décrire avec une bonne précision les champs de contraintes et de
déformations dans les plaques peu épaisses. Par contre dans le cas des plaques épaisses ces
théories deviennent assez mal adaptées à décrire le comportement mécanique (flèche de la
plaque, répartition des contraintes, etc.)
Dans la présente thèse, nous proposons l’utilisation de la théorie raffinée d’ordre supérieur
pour l’étude de la déformation et la vibration libre d’une plaque FGM avec ou sans la
présence de fondations élastiques.
La pensée n’est qu’un éclair dans la nuit. Mais c’est cet éclair qui est tout.
Henri POINCARE
Analyse du comportement mécanique des plaques
Introduction :
Le but de ce chapitre est de trouver les relations fondamentales du comportement
mécanique des plaques FGM soumises à des charges extérieures transversales, de les écrire
sous une forme unifiée et de les résoudre. Après avoir déterminé l’énergie de déformation de
la plaque, l’énergie cinétique et l’énergie de déformation du support élastique, Ces énergies
sont utilisés dans la formulation variationnelle pour aboutir ensuite à un système d’équations
différentielles. La théorie de déformation utilise dans ce chapitre est la théorie raffiné à quatre
[Link] problème aux valeurs propres sera établi à partir de la méthode de Navier
présentée afin d’aboutir au calcul des fréquences de la plaque FGM.
Avec :
𝐸𝑐 et𝐸𝑚 :sont Les modules de Young de la céramique et du métal respectivement;
𝑉𝑓 : est la fraction volumique ;
𝑑𝑤𝑠
𝑢𝑠 = −𝑓(𝑧) (4-9)
𝑑𝑥
𝑑𝑤𝑠
𝑣𝑠 = −𝑓(𝑧) (4-10)
𝑑𝑦
𝑓(𝑧) : La fonction de forme de cisaillement (la fonction de forme de SHIMPI), elle est basée
sur un polynôme de degré 3.
1 5 𝑧 2
𝑓(𝑧) = 𝑧 [ 4 − 3 (ℎ) ] (4-14)
1 5 𝑧 2
𝜑(𝑧) = −𝑓(𝑧) = − 4 𝑧 + 3 𝑧 (ℎ) (4-15)
4-3-2 Champ de déformation :
Dans le cas d’une théorie linéaire, le champ de déformation est défini par la relation (2-5).
En tenant compte les relations (4-11, 12, 13), le champ de déformation devient :
𝜎𝑥 𝑄11 𝑄12 0 0 0 𝜀𝑥
𝜎𝑦 𝑄12 𝑄22 0 0 0 𝜀𝑦
𝜎𝑥𝑦 = 0 0 𝑄66 0 0 𝛾𝑥𝑦 (4-23)
𝜎𝑦𝑧 0 0 0 𝑄44 0 𝛾𝑦𝑧
𝜎
{ 𝑥𝑧 } [ 0 0 0 0 𝑄55 ] { 𝛾𝑥𝑧 }
Ou (𝜎𝑥 , 𝜎𝑦 , 𝜎𝑥𝑦 , 𝜎𝑦𝑧 , 𝜎𝑥𝑧 ) et (𝜀𝑥 , 𝜀𝑦 , 𝛾𝑥𝑦 , 𝛾𝑦𝑧 , 𝛾𝑥𝑧 ) sont les termes des contraintes et des
déformations, respectivement. Les coefficients de rigidités réduites 𝑄𝑖𝑗 (dépend que de 𝑧)
sont donnés par:
𝐸(𝑧)
𝑄11 = 𝑄22 = 1−𝜈2 ;
𝜈𝐸(𝑧)
𝑄12 = ; (4-25)
1−𝜈 2
𝐸(𝑧)
𝑄44 = 𝑄55 = 𝑄66 = 2(1+𝜈) ;
1
𝑈𝑑 = 2 ∭(𝜎𝑥𝑥 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 )𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-26)
𝑈𝑑 = ∑5𝑖=1 𝑈𝑖 (4-27)
𝑈𝑑 = 𝑈𝑑1 + 𝑈𝑑2 + 𝑈𝑑3 + 𝑈𝑑4 + 𝑈𝑑5 (4-28)
En considèrent l’équation (4-27), et en développant chaque terme de l’équation (4-26) grâce
aux relations (4-18, 19, 20, 21), nous obtenons :
1 ℎ/2
𝑈𝑑1 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥 𝜀𝑥 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑1 = 2 ∬[∫(𝜎𝑥 𝜀𝑥0 − 𝑧𝜎𝑥 𝑘𝑥𝑏 + 𝜎𝑥 𝜑(𝑧)𝑘𝑥𝑠 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 a)
1 ℎ/2
𝑈𝑑2 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑦 𝜀𝑦 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑2 = 2 ∬[∫(𝜎𝑦 𝜀𝑦0 − 𝑧𝜎𝑦 𝑘𝑦𝑏 + 𝜎𝑦 𝜑(𝑧)𝑘𝑦𝑠 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 b)
1 ℎ/2
𝑈𝑑3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑3 = ∬[∫(𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧
𝑠
𝑔(𝑧))𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 c)
2
1 ℎ/2
𝑈𝑑4 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑4 = 2 ∬[∫(𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧
𝑠
𝑔(𝑧))𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 d)
1 ℎ/2
𝑈𝑑5 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑5 = 2 ∬[∫(𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0 𝑏
+ 𝑧𝜎𝑥𝑦 𝑘𝑥𝑦 𝑠
+ 𝜎𝑥𝑦 𝜑(𝑧)𝑘𝑥𝑦 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 e)
1
𝑈𝑑1 = 2 ∬[𝑁𝑥 𝜀𝑥0 − 𝑀𝑥𝑏 𝑘𝑥𝑏 + 𝑀𝑥𝑠 𝑘𝑥𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 a)
1
𝑈𝑑2 = 2 ∬[𝑁𝑦 𝜀𝑦0 − 𝑀𝑦𝑏 𝑘𝑦𝑏 + 𝑀𝑦𝑠 𝑘𝑦𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 b)
1
𝑈𝑑3 = 2 ∬[𝑄𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧
𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦
(4-30 c)
1
𝑈𝑑4 = 2 ∬[𝑄𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧
𝑠
]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 d)
1
𝑈𝑑5 = 2 ∬[𝑁𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0 𝑏 𝑏
− 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑘𝑥𝑦 + 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑘𝑥𝑦 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 e)
Avec :
ℎ/2
(𝑁𝑖 , 𝑀𝑖𝑏 , 𝑀𝑖𝑠 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧, 𝜑) 𝜎𝑖 𝑑𝑧, (𝑖 = 𝑥, 𝑦, 𝑥𝑦) (4-31a)
ℎ/2
(𝑄𝑖 ) = ∫−ℎ/2 𝑔 𝜎𝑖 𝑑𝑧, (𝑖 = 𝑥𝑧, 𝑦𝑧) (4-31 b)
Ou :
𝑁𝑥 , 𝑁𝑦 , 𝑁𝑥𝑦 : Les résultantes par unité de longueur des efforts normaux (𝑥, 𝑦) et l’effort de
cisaillement dan le plan (𝑥, 𝑦).
𝑀𝑥𝑏 , 𝑀𝑦𝑏 : Moment de flexion par unité de longueur.
𝑏
𝑀𝑥𝑦 : Moment de torsion par unité de longueur.
1
Ud = 2 ∫[𝑁𝑥 𝜀𝑋0 + 𝑁𝑦 𝜀𝑦0 + 𝑁𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0
+ 𝑀𝑥𝑏 𝐾𝑥𝑏 + 𝑀𝑦𝑏 𝐾𝑦𝑏 + 𝑀𝑥𝑦
𝑏 𝑏
𝐾𝑥𝑦 + 𝑀𝑥𝑠 𝐾𝑥𝑠 + 𝑀𝑦𝑠 𝐾𝑦𝑠 +
𝑠 𝑠 𝑠 𝑠 𝑠 𝑠
𝑀𝑥𝑦 𝐾𝑥𝑦 + 𝑄𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝑄𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-32)
ℎ/2 ℎ/2
𝑁𝑥 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑥 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝑄11 𝜀𝑥 + 𝑄12 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧
Les différentes rigidités qui interviennent dans les équations (4-33) sont définies par :
ℎ/2
(𝐴𝑖𝑗 , 𝐵𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐸𝑖𝑗 , 𝐹𝑖𝑗 , 𝐻𝑖𝑗 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧, 𝑧 2 , 𝑧 3 , 𝑧 4 , 𝑧 6 )𝑄𝑖𝑗 𝑑𝑧; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 a)
1 5
𝐵𝑖𝑗𝑠 = − 4 𝐵𝑖𝑗 + 3ℎ2 𝐸𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 b)
1 5
𝐷𝑖𝑗𝑠 = − 4 𝐷𝑖𝑗 + 3ℎ2 𝐹𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 c)
1 5 25
𝐻𝑖𝑗𝑠 = 𝐵𝑖𝑗 − 𝐹 + 𝐻𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 d)
16 6ℎ2 𝑖𝑗 9ℎ4
ℎ/2
(𝐴𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐹𝑖𝑗 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧 2 , 𝑧 4 ) 𝑄𝑖𝑗 𝑑𝑧; (𝑖, 𝑗 = 4, 5) (4-36 e)
𝑠 25 25 25
𝐴𝑖𝑗 = 16 𝐴𝑖𝑗 − 2ℎ2 𝐷𝑖𝑗 + ℎ4 𝐹𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 4, 5) (4-36 f)
4-4-2 Energie cinétique:
L’énergie cinétique de la plaque FGM est définie par l’équation (2-36) :
1 𝜕𝑈 2 𝜕𝑉 2 𝜕𝑊 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌𝑧 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-37)
Alors :
𝑑𝑈 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢̇ (𝑥, 𝑦) − 𝑧 − 𝜑(𝑧)
𝑑𝑡 𝑑𝑥 𝑑𝑥
1 ℎ/2 𝑑𝑈 2
𝐸𝑐1 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) ( 𝑑𝑡 ) 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
(4-49)
𝑑𝑉 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣̇ (𝑥, 𝑦) − 𝑧 − 𝜑(𝑧)
𝑑𝑡 𝑑𝑦 𝑑𝑦
1 ℎ/2 𝑑𝑉 2
𝐸𝑐2 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) ( 𝑑𝑡 ) 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
50)
𝑑𝑊
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤𝑏̇ (𝑥, 𝑦) + 𝑤̇𝑠 (𝑥, 𝑦)
𝑑𝑡
1 ℎ/2
𝐸𝑐3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝑊 2 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1 ℎ/2
𝐸𝑐3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)(𝑤𝑏̇ + 𝑤̇𝑠 )2 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
ℎ/2 ℎ/2 ℎ/2
1
𝐸𝑐3 = ∬ [∫ 𝜌(𝑧)(𝑤𝑏̇ )2 𝑑𝑧 + ∫ 𝜌(𝑧)(𝑤̇𝑠 )2 𝑑𝑧 + ∫ 2𝜌(𝑧)𝑤𝑏̇ 𝑤̇𝑠 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
2 −ℎ/2 −ℎ/2 −ℎ/2
1
𝐸𝑐3 = 2 ∬(𝐼1 (𝑤𝑏̇ )2 + 𝐼1 (𝑤̇𝑠 )2 + 2𝐼1 𝑤𝑏̇ 𝑤̇𝑠 )𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-51)
Avec :
ℎ/2
𝐼1 , 𝐼2 , 𝐼3 = ∫−ℎ/2 𝜌(1, 𝑧, 𝑧 2 ) 𝑑𝑧 (4-52)
ℎ/2
𝐼2𝑎 , 𝐼3𝑎 , 𝐼3𝑎𝑎 = ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) 𝜑(𝑧)(1, 𝑧, 𝜑) 𝑑𝑧 (4-53)
Ou :
𝐼1 , 𝐼2 , 𝐼3 ∶ Sont les inerties axiale, de couplage, et de rotation respectivement ;
𝐼2𝑎 ∶ Est l’inertie de couplage d’ordre supérieur ;
𝐼3𝑎 , 𝐼3𝑎𝑎 ∶ Sont les inerties de rotation d’ordre supérieur ;
𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠
2 𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑦𝑏 ) + 2𝐼1 (𝑤𝑏̇ 𝑤𝑠̇ )] 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-54)
𝑑𝑦
𝑊𝑝 = ∬ 𝑞 𝑊 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-55)
𝑊𝑝 = ∬ 𝑞(𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-56)
4-4-4 Energie de fondation :
Puisque la surface inférieure de la plaque est supposée posée sur une fondation élastique de
type Winkler-Pasternak, la relation entre la flèche et la réaction de la fondation est exprimée
par :
𝑓𝑒 = 𝑘𝑤 𝑤 − 𝑘𝑠 ∇2 w (4-57)
δ: opérateur de variation
En développant l’équation(4-58), nous obtenons:
𝛿𝑈𝑑 = ∭( 𝜎𝑥𝑥 𝛿 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝛿 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑥𝑦 𝛿 𝜀𝑥𝑦 + 𝜎𝑥𝑧 𝛿 𝜀𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛿 𝜀𝑦𝑧 ) 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-59)
En substituant les relations (4-18, 19, 20, 21) dans l’équation (4-59), en intégrant suivant 𝑧 et
en utilisant les expressions des résultantes et les moments, la variation d’énergie de
déformation devient :
𝑏 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑𝑤
𝑀𝑥𝑦 𝛿 (2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑏 ) − 𝑀𝑥𝑠 𝛿 ( 𝑑𝑥 2𝑠 ) − 𝑀𝑦𝑠 𝛿 ( 𝑑𝑦 2𝑠 ) − 𝑀𝑥𝑦
𝑠 𝑠
𝛿 (2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑠 ) + 𝑄𝑦𝑧 𝛿 ( 𝑑𝑦𝑠 ) +
𝑠 𝑑𝑤
𝑄𝑥𝑧 𝛿 ( 𝑑𝑥𝑠 )] 𝑑𝑥 𝑑𝑦 (4-61)
Comme les opérateurs de variation et de déformation sont commutatifs, nous pouvons
donc réarranger l’expression et intégrer par parties selon l’ordre qui convient. En annulant
ainsi les variations des déplacements et rotations (déplacement et rotation virtuels), nous
obtenons :
Les contributions dynamiques des termes sources par rapport aux variations
𝛿𝑢, 𝛿𝑣, 𝛿𝑤𝑏 et 𝛿𝑤𝑠 sont:
𝜕𝑁𝑥 𝑁𝑥𝑦
𝛿𝑢 :− − 𝛿𝑢
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝜕𝑁𝑦 𝑑𝑁𝑥𝑦
𝛿𝑣 : − −
𝑑𝑦 𝑑𝑥
𝑑2 𝑀𝑥𝑏 𝑑2 𝑀𝑦𝑏 𝑏
𝑑2 𝑀𝑥𝑦
𝛿𝑤𝑏 : − − −2 (4-63)
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝑑2 𝑀𝑥𝑠 𝑑2 𝑀𝑦𝑠 𝑠
𝑑2 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑑𝑄𝑦𝑧 𝑠
𝑑𝑄𝑥𝑧
𝛿𝑤𝑠 : − − −2 − −
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥
1 𝜕𝑈 2 𝜕𝑉 2 𝜕𝑊 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌𝑧 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 (4-64)
En dérivant les équations (4-11, 12, 13) par rapport au temps, puis en développant l’équation
(4-64), la variation d’énergie cinétique devient donc :
1 ̇
𝑑𝑤𝑏 ̇
𝑑𝑤𝑏
𝛿𝐸𝑐 = ∫ [2𝐼1 𝑢̇ 𝛿𝑢̇ + 2𝐼1 𝑣̇ 𝛿𝑣̇ + 2 𝐼1 𝑤𝑏̇ 𝛿𝑤𝑏̇ + 2 𝐼1 𝑤̇𝑠 𝛿𝑤̇𝑠 + 2𝐼3 𝛿 +
2 𝑑𝑥 𝑑𝑥
̇
𝑑𝑤𝑏 ̇
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
2𝐼3 𝛿 + 2𝐼3𝑎𝑎 𝛿 + 2𝐼3𝑎𝑎 𝛿 − 2 𝐼2 𝛿 (𝑢̇ ) − 2𝐼2𝑎 𝛿 (𝑢̇ )−
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠
2 𝐼2 𝛿 (𝑣̇ ) − 2𝐼2𝑎 𝛿 (𝑣̇ ) + 2 𝐼3𝑎 𝛿 ( 𝑑𝑥𝑏 ) + 2 𝐼3𝑎 𝛿 ( 𝑑𝑦𝑏 )+
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝑡 𝑡 𝑑2 𝑤𝑏
̈
∫0 𝛿𝐸𝑐 𝑑𝑡 = ∫0 ∬ [−𝐼1 𝑢̈ 𝛿𝑢 − 𝐼1 𝑣̈ 𝛿𝑣 − 𝐼1 𝑤𝑏̈ 𝛿𝑤𝑏 − 𝐼1 𝑤̈𝑠 𝛿𝑤𝑠 + 𝐼3 𝑑𝑥 2
𝛿𝑤𝑏 +
𝑑2 𝑤𝑏
̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑𝑢̈ 𝑑𝑤̈𝑏
𝐼3 𝛿𝑤𝑏 + 𝐼3𝑎𝑎 𝛿𝑤𝑠 + 𝐼3𝑎𝑎 𝛿 𝑤𝑠 + 𝐼2 (− 𝑑𝑥 𝛿𝑤𝑏 + 𝛿𝑢) +
𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥
𝑑𝑢̈ 𝑑𝑤̈𝑠 𝑑𝑣̈ 𝑑𝑤̈𝑏 −𝑑𝑣̈ 𝑑𝑤̈𝑠
𝐼2𝑎 (− 𝑑𝑥 𝛿𝑤𝑠 + 𝛿𝑢) + 𝐼2 (− 𝑑𝑦 𝛿𝑤𝑏 + 𝛿𝑣) + 𝐼2𝑎 ( 𝑑𝑦 𝛿𝑤𝑠 + 𝛿𝑣) +
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑑 2 𝑤̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑 2 𝑤̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠
𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑥 2𝑏 𝛿 𝑤𝑠 + 𝛿𝑤𝑏 ) + 𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑦 2𝑏 𝛿 𝑤𝑠 + 𝛿𝑤𝑏 ) − 𝐼1 (𝑤𝑏̈ 𝛿 𝑤𝑠 +
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2
Les contributions dynamiques des termes sources par rapport aux variations
𝛿𝑢, 𝛿𝑣, 𝛿𝑤𝑏 et𝛿𝑤𝑠 sont :
dẅb dẅs
δu : −I1 ü + I2 + I2a
dx dx
dẅb dẅ
δv: −I1 v̈ + I2 + I2a dys
dy
d2 ẅ s d2 ẅ s dü dv̈ d2 wb
̈ d2 wb
̈
δws : − I1 ẅ s + I3aa + I3aa − I2a dx − I2a dy + I3a + I3a − I1 wb̈
dx2 dy2 dx2 dy2
4-5-3Energie de déformation :
L’énergie de déformation de support élastique est définie par [WINKLER PASTERNAK]:
𝑈𝑓 = ∬ 𝑓𝑒 𝑊 (4-68)
𝑊𝑝 = ∬ 𝑞 𝑊 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-71)
𝑡
∫0 𝛿ℒ𝑑𝑡 = 0 (4-74)
ℒ = (𝑈𝑑 + 𝑈𝑓 − 𝑊𝑝 − 𝐸𝑐 ) (4-75)
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
∫0 𝛿ℒ 𝑑𝑡 = ∫0 𝛿𝑈𝑑 𝑑𝑡 + ∫0 𝛿𝑈𝑓 𝑑𝑡 − ∫0 𝛿𝑊𝑝 𝑑𝑡 − ∫0 𝛿𝐸𝑐 𝑑𝑡 = 0 (4-77)
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑣 = 𝑤𝑏 = 𝑤𝑠 = = = 𝑁𝑥 = 𝑀𝑥𝑏 = 𝑀𝑥𝑠 = 0………..(𝑥 = 0, 𝑎) (4-79)
𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑢 = 𝑤𝑏 = 𝑤𝑠 = = = 𝑁𝑦 = 𝑀𝑦𝑏 = 𝑀𝑦𝑠 = 0………..(𝑦 = 0, 𝑏) (4-80)
𝑑𝑥 𝑑𝑥
La méthode de Navier approxime les déplacements de la structure à travers les équations
suivantes :
𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑡) = ∑∞ ∞
𝑚=1 ∑𝑛=1 𝑄𝑚𝑛 sin 𝛼𝑥 cos 𝛽𝑦 (4-84)
Donc :
4 𝑎 𝑏
𝑄𝑚𝑛 = 𝑎𝑏 ∫0 ∫0 𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑡) sin 𝛼𝑥 cos 𝛽𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 (4-85)[44]
Avec :
𝑚 = 𝑛𝑄𝑚𝑛 = 0La plaque n’est soumise à aucun chargement
16𝑞
𝑚 ≠ 𝑛𝑄𝑚𝑛 = 𝑚𝑛 𝜋02La plaque est soumise à un chargement uniforme
(𝐴11 𝛼 2 + 𝐴66 𝛽 2 )𝑢𝑚𝑛 + (𝛼𝛽(𝐴12 + 𝐴66 ))𝑣𝑚𝑛 + (−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 +
𝑠
(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 𝑠
+ 𝛽 2 (𝐵12 𝑤𝑠 = (𝜔2 𝐼1 )𝑢𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛼𝐼2 )𝑤𝑏𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛼𝐼2𝑎 )𝑤𝑠𝑚𝑛
𝑠 ))) 𝑚𝑛
+ 2𝐵66
(4-86a)
(𝛼𝛽(𝐴12 + 𝐴66 ))𝑢𝑚𝑛 + (𝛼 2 𝐴66 + 𝛽 2 𝐴12 )𝑣𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 +
𝑠
(−𝛽(𝛽 2 𝐵22 𝑠
+ 𝛼 2 (𝐵12 𝑤𝑠 = (𝜔2 𝐼1 )𝑣𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2 )𝑤𝑏𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2𝑎 )𝑤𝑠𝑚𝑛
𝑠 ))) 𝑚𝑛
+ 2𝐵66
(4-86b)
(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑢𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑣𝑚𝑛 +
𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4
2(𝐷12 + 2𝐷66 𝛽 + 𝐷22 𝛽 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑠𝑚𝑛 = (−𝜔2 𝛼𝐼2 )𝑢𝑚𝑛 +
(−𝜔2 𝛽𝐼2 )𝑣𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼2 + 𝐼3 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 + 𝐼3𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑠𝑚𝑛 +
𝑄𝑚𝑛 (4-86c)
𝑠 𝑠 𝑠 ))) 𝑠 𝑠 𝑠 )))
(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 𝑢𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 𝑣𝑚𝑛 +
𝑠
(𝐷11 11
𝑠
𝛼 4 + 2(𝐷12 𝑠 )𝛼 2 2
+ 2𝐷66 𝑠 4
𝛽 + 𝐷22 𝛽 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝐻11
𝑠
11
𝛼4 +
𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4 𝑠 𝑠
2(𝐻12 + 2𝐻66 𝛽 + 𝐻22 𝛽 + 𝐴55 𝛼 2 + 𝐴44 𝛽 2 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑠𝑚𝑛 =
(−𝜔2 𝛼𝐼2𝑎 )𝑢𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2𝑎 )𝑣𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 + 𝐼3𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 +
[K]est la matrice de rigidité et [M] est la matrice masse et {Δ} est un vecteur propre. Les
constantes rigidités-masses sont déterminé dans le tableau (4-1):
{∆} = {0} étant une solution triviale, nous obtenons le problème aux valeurs propres standard
suivant :
2 [𝑀]|
|[𝐾] − 𝜔𝑚𝑛 =0 (4-89)
En résolvant ce système, les fréquences naturelles de notre système vibratoire libre sont
facilement calculées par des procédures standards de résolution.
Conclusion :
Dans ce chapitre, les équations différentielles du mouvement de la plaque FGM vibrant
librement sur un support élastique ont été écrites en se basant sur la version dynamique des
travaux virtuels connue en tant que principe de Hamilton. En utilisant la méthode analytique
de Navier appliquée à une plaque FGM sur appuis simples, nous aboutissons à un problème
aux valeurs propres représenté par l’équation canonique (4-84) dont la résolution nous
permettra d’obtenir l’ensemble des fréquences naturelles du système vibratoire analysé.
Comme les pioches et le prolongement de la main de l’homme, les jumelles le prolongement de
ses yeux, l’ordinateur est le prolongement de sa pensée…
[Link]
Résultats et interprétations
Introduction :
Dans ce chapitre, nous allons élaborer un programme informatique qui calcule les
fréquences propres naturelles d’une plaque P-FGM sous appuis simples en fonction de l’index
de la fraction volumique 𝑝 et du rapport d’épaisseur ℎ⁄𝑎 , et présenter les résultats obtenus
suite à son exécution, Nous commencerons par valider nos résultats, en les comparants avec
ceux de l’article déjà publiés [46]. Nous présenterons enfin des tableaux et des graphes pour
discuter de l’influence du rapport d’épaisseur ℎ⁄𝑎 et de l’index de la fraction volumique
𝑝 sur les fréquences propres naturelles.
Afin de comparer nos résultats avec ceux des travaux déjà effectués, et les valider par la suite,
on considère une plaque P-FGM carrée à deux constituants (100% céramique au niveau de la
face supérieure et 100% métal au niveau de la face inférieure), Le rapport ℎ⁄𝑎 définit le
rapport d’épaisseur de notre plaque.
Calcul :
Fraction volumique (Eq 4-3), module de Young et masse volumique (Eq 4-1) de
la plaque en fonction de 𝑧 (P-FGM)
Rigidités réduites et les inerties (Eq 4-23) (Eq 4-52) (Eq 4-53).
Fin
Fig(5-1) : Organigramme du programme de calcul.
5-4 Validation du programme :
L’idéal pour la validation d’un programme numérique serait de confronter les résultats
avec ceux des testes expérimentaux, ce qui à notre niveau, n’est pas possible (manque de
moyens expérimentaux). Nous optons donc pour une comparaison avec les résultats de la
référence [46]. Pour ce faire, nous annulons les charges transversales et nous calculons la
fréquence propre naturelle adimensionnelle (ou paramètre de fréquence), en se servant de
[44]:
𝜌
̅ = 𝜔 (ℎ √𝐸𝑚)
𝜔 (5-1)
𝑚
𝜌
̿ = 𝜔 (ℎ √𝐸𝑐)
𝜔 (5-2)
𝑐
𝜔
̅, 𝜔
̿ : Paramètres de fréquence ou fréquences adimensionnelles,
𝜔 : Fréquence propre naturelle.
Les paramètres adimensionnels de la base élastique sont [44]:
𝑘 𝑏 4
𝑘̂𝑤 = 𝐷𝑤 (5-3)
𝑚
𝑘 𝑏 2
𝑘̂𝑠 = 𝐷𝑠 (5-4)
𝑚
𝑚 𝐸 ℎ3
𝐷𝑚 = 12(1−𝜈 2) (5-5)
Il faut noter que l’article de référence [47] et [49] sont basés sur une méthode analytique
exacte alors que les articles de référence [48] et notre modèle sont basés sur une méthode
d’approximation numérique.
Les facteurs de correction utilisés sont :
5+5𝜈
𝑘 2 = 6+5𝜈 (5-6)
5
𝑘 2 = 6−𝜈(𝑉 (5-7)
𝑚 +𝑉𝑐 )
ℎ 5 ℎ ℎ
𝑘 2 (𝑝, 𝑎) = 6 + 𝐶1 (𝑒 −𝐶2𝑝 − 𝑒 −𝐶3 𝑝 ) (10 𝑎 − 2 ) − 𝐶4 (𝑒 −𝐶5 𝑝 − 𝑒 −𝐶6 𝑝 ) (10 𝑎 − 1 ) (5-8)
0,012
0,01
FSDT [47]
0,008
FSDT [49]
0,006 Présente théorie
0,004
0,002
0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10
̿0,07
𝝎 (b)
h/a=0,1
0,06
0,05
FSDT [47]
0,04 2D HAPT [48]
FSDT [48]
0,03
FSDT [49]
0,02
Présente théorie
0,01
0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10
̿0,25
𝝎 (c)
h/a=0,2
0,2
FSDT [47]
0,15
2D HAPT [48]
FSDT [48]
0,1
FSDT [49]
Présente théorie
0,05
0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10
̿ d’une plaque P-
Fig (5-3) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝 .
D'après le les graphes (5-3 a) et (5-3 b) on peut constater que les présents résultats sont en
excellent accord avec ceux obtenus par la référence [FSDT 49] pour un rapport d’épaisseur de
ℎ/𝑎=0.05, et la référence [FSDT 49], [2D HAPT 48] et [FSDT 47] pour le rapport
d’épaisseur de ℎ/𝑎=0.1.
En ce qui concerne le rapport d’épaisseur ℎ/𝑎=0.2, figure (5-3 c) pour une plaque épaisse, les
résultats sont différents de ceux obtenus par la présente théorie car les modèles des références
[FSDT 49], [2D HAPT 48] et [FSDT 47] utilisent un facteur de correction en cisaillement ce
qui n’est pas le cas des modèles d’ordre supérieur dont les hypothèses de sont plus réalistes.
Il est à noter que tous les résultats obtenus sur la base de la référence [FSDT 48] sont
inappropriés, car la valeur de facteur de correction en cisaillement est considéré comme
constant (k2 = 1) pour toutes les valeurs du rapport d'épaisseur et les indices de la fraction
volumique.
̅) d’une plaque
Tab (5-3) : comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle (𝜔
P-FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1,𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0).
index de la fraction volumique
h/a Ref Source
0 0,5 1 2 5
(1) Ref. [46] 0,0291 0,0249 0,0227 0,0209 0,0197
0,05 (2) Ref. [44] 0,0291 0,0247 0,0222 0,0202 0,0191
(a/h=20)
(3) Présente théorie 0,0291 0,0246 0,0222 0,0202 0,0191
Mince Erreur (2)/(1) (%) 0,000% 0,803% 2,203% 3,349% 3,046%
Erreur (3)/(1) (%) 0,000% 1,205% 2,203% 3,349% 3,046%
(1) Ref. [46] 0,1134 0,0975 0,0891 0,0819 0,0767
0,1 (2) Ref. [44] 0,1135 0,0964 0,0869 0,0788 0,0740
(a/h=10) (3) Présente théorie 0,1133 0,0965 0,0871 0,0791 0,0746
Erreur (2)/(1) (%) 0,088% 1,128% 2,469% 3,785% 3,520%
Erreur (3)/(1) (%) 0,088% 1,026% 2,245% 3,419% 2,868%
(1) Ref. [46] 0,4154 0,3606 0,3299 0,3016 0,2765
0,2
(2) Ref. [44] 0,4154 0,3553 0,3207 0,2894 0,2668
(a/h=5) (3) Présente théorie 0,4145 0,3639 0,3308 0,3012 0,2824
Erreur (2)/(1) (%) 0,000% 1,470% 2,789% 4,045% 3,508%
Epaisse
Erreur (3)/(1) (%) 0,193% 0,915% 0,242% 0,265% 1,881%
Les fréquences naturelles non dimensionnelles obtenues par notre modèle sont très proches
de celles obtenues par la référence [46]avec un léger décalage, ce qui est tout à fait normal
puisque la référence [46] utilise une théorie de déformation en cisaillement d’ordre supérieur
avec cinq variables indépendantes (théories des plaques du troisième ordre) pour obtenir les
équations différentielles, et une méthode analytique pour découpler et résoudre ces équations.
Notre modèle utilise une méthode approximative basée sur la méthode de Navier qui
approxime les déplacements par des séries finies.
𝝎̅0,035 (a)
h/a=0,05
0,030
0,025
0,020 Ref 46
0,015 Ref 44
Présente théorie
0,010
0,005
0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5
𝝎̅0,120 (b)
h/a=0,1
0,100
0,080
Ref 46
0,060
Ref 44
0,040 Présente théorie
0,020
0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5
𝝎̅0,450 (c)
(b)
0,400
h/a=0,2
0,350
0,300
0,250 Ref 46
0,200 Ref 44
0,150 Présente théorie
0,100
0,050
0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5
̅ d’une plaque P-
Fig (5-4):La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝.
Le paramètre de fréquence fondamentale non dimensionnelle représenté sur les figures (5-
4 a,b,c) diminue en augmentant l’index de la fraction volumique, c’est-à-dire en introduisant
plus de métal dans la plaque P-FGM, ce qui amoindrit sa rigidité. Nous remarquons que notre
courbe est confondue avec la courbe représentant les résultats de la référence [46], ce qui
confirme la bonne précision de la présente formulation.
Les figures (5-5 a,b,c) montrent l’évolution de l’erreur relative de notre théorie et celle de
la référence [44], par rapport à la référence [46]. Nous avons choisi la référence [46] comme
base de comparaison parce qu’elle utilise une méthode de résolution analytique.
(a)
3,500%
h/a=0,05
3,000%
2,500%
2,000%
Erreur (2)/(1) (%)
1,500%
Erreur (3)/(1) (%)
1,000%
0,500%
0,000%
0 0,5 1 2 5
p
(b)
4,00%
3,50% h/a=0,1
3,00%
2,50%
2,00% Erreur (2)/(1) (%)
1,50%
Erreur (3)/(1) (%)
1,00%
0,50%
0,00%
0 0,5 1 2 5
p
(c)
5,00%
h/a=0,2
4,00%
3,00%
Erreur (2)/(1) (%)
2,00%
Erreur (3)/(1) (%)
1,00%
0,00%
0 0,5 1 2 5
p
Nous remarquons aussi que l’erreur relative entre notre étude et la référence [46] est plus
faible comparant à celle de référence [44] avec la référence [46] et surtout pour les plaques
épaisses (ℎ/𝑎=0,2) ; ce qui montre que nos résultats sont très bons et bien meilleurs que ceux
de la référence [44]. Cette différence est due principalement à la précision de l’outil de calcule
utilisé.
Finalement, l’étude comparative menée révèle que les résultats obtenus à partir de la
présente méthode sont en très grande concordance avec ceux de la littérature ce qui valide sa
précision. En plus, la présente théorie ne comprend que quatre (04) inconnues au lieu de cinq
(05) pour les autres théories.
Tab (5-4) : Influence du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 et de l’index p sur les 5 premières
fréquences propres naturelles adimensionnelles d’une plaque carrée P-FGM (Al/Al2O3).
̅ 0,18
𝝎 h/a=0.1
0,16
0,14
𝒌𝒔/𝒌𝒘
0,12
0/0
0,1
0,08 0/100
0,06 100/0
0,04
100/100
0,02
0
inf
0 0,5 1 2 5
p
̅ 0,7
𝝎 h/a=0.2
0,6
𝒌𝒔/𝒌𝒘
0,5
0,4 0/0
0,3 0/100
0,2 100/0
0,1 100/100
0
0 0,5 1 2 5
inf
p
̅
𝝎 3 h/a=0.5
2,5
𝒌𝒔/𝒌𝒘
2
0/0
1,5
0/100
1 100/0
0,5 100/100
0
inf
0 0,5 1 2 5
p
̅ d’une plaque P-
Fig (5-6) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝 et les
coefficients de Winkler-Pasternak.
̅ d’une plaque P-
Fig (5-7) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑆 =0 et 𝑘̂𝑆 =0) en fonction du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎.
Nous remarquons aussi que l’influence du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 sur les fréquences propres
naturelles reste le même pour le reste des configurations (0/100, 100/0, 100/100).
5-5-3 Influence de l’index p sur les fréquences propres d’une plaque P-FGM :
Des graphes sont tracés pour démontrer l’influence de l’indice de puissance 𝑝 sur les
fréquences propres naturelles non dimensionnelles d’une plaque P-FGM Al/Al2O3
(Aluminium/Alumine). La figure (5-8) montre l’influence de l’index de la fraction volumique
𝑝 sur la fréquence propre naturelle, pour différents rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 (0.05, 0.1, 0.2,
0.5).
Nous remarquons que la fréquence devient plus petite en augmentant l’index de la fraction
volumique de notre plaque. Nous remarquons aussi que l’effet de l’index de la fraction
volumique 𝑝 sur la fréquence propre naturelle est très important pour les plaques épaisses que
pour les plaques minces.
En introduisant plus d’aluminium dans la plaque P-FGM, cette dernière perd de la rigidité par
rapport à la même plaque avec une plus fiable fraction volumique de métal, parce que le
module de Young de l’aluminium est très faible devant celui de la céramique. Cette
diminution de la rigidité globale de la plaque réduit ses fréquences propres naturelles. Il est
bien claire que l’effet de l’indice de puissance reste le même pour toutes les configurations
(avec ou sans paramètres Winkler et Pasternak).
̅
𝝎 3
2,5
0/0
2 h/a=0,5
1,5 a/h=0,2
1 a/h=0,1
0,5 a/h=0,05
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf
̅
𝝎 4
3,5 0/100
3
h/a=0,5
2,5
2 a/h=0,2
1,5 a/h=0,1
1
a/h=0,05
0,5
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf
̅
𝝎 3
2,5
100/0
2 h/a=0,5
1,5 a/h=0,2
1 a/h=0,1
0,5 a/h=0,05
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf
̅
𝝎 4
3,5 100/100
3
h/a=0,5
2,5
2 a/h=0,2
1,5 a/h=0,1
1
a/h=0,05
0,5
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf
̅ d’une plaque P-
Fig (5-8) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1) en fonction de l’indice de puissance 𝑝, pour les différentes
configurations et rapport d’épaisseur.
Conclusion :
L’étude des vibrations libres de la plaque P-FGM sur une fondation élastique s’est faite en
tenant compte de la théorie raffinée du troisième ordre. Les propriétés mécaniques de la
plaque ont été prises comme variant à travers l’épaisseur suivant une simple loi de puissance.
La méthode de Navier a permis la résolution du système d’équations différentielles et
l’obtention des fréquences propres naturelles du système. De ce fait, le programme de calcul
élaboré a été validé par comparaison avec des résultats déjà publiés.
Par la suite, une étude paramétrique de la plaque a été réalisée, en tenant compte des variables
suivantes :
- L’indice de la fraction volumique 𝑝(concentration des matériaux constituants) ;
- Le rapport d’allongement a/h (géométrie de la plaque) ;
- Les coefficients de rigidité de la fondation.
Il a été noté que les fréquences naturelles du système vibratoire décroissent lorsque l’index de
la fraction volumique p croit (en augmentant la concentration du métal et en diminuant celle
de la céramique). La géométrie de la plaque influe aussi sur les fréquences naturelles
calculées : plus le rapport d’épaisseur est grand, plus les fréquences sont importantes.
Enfin, nous concluons que ces évolutions de fréquences naturelles des plaques étudiées sont
une conséquence directe de la variation de la rigidité et de l’inertie globales en fonction des
paramètres pris en considération dans cette étude.
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Premièrement, nous avons étudié un nouveau modèle analytique performant basé sur la
théorie raffinée et l’approche variationnelle. Pour valider ce modèle, nous l’avons comparé
aux autres modèles issus de la littérature. Il était prudent d’avoir choisi cette méthode pour
l’analyse du comportement mécanique des plaques FGM, car les recherches sur les vibrations
libres des FGM sont tout à fait limitées, particulièrement concernant les effets d’interaction avec une
base élastique.
Toutes les études comparatives ont démontrées que les fréquences fondamentales non
dimensionnelles obtenues en utilisant la présente théorie (avec quatre inconnues) et les autres
théories de déformation sont presque identiques. Par conséquent, on peut dire que la théorie
proposée est précise et simple pour résoudre les problèmes vibratoires des plaques FGM.
En perspective. Le travail présenté dans cette thèse peut être développé et enrichi. Nous
envisageons de réaliser l’étude de flambage des plaques FGM soumises à des contraintes
thermiques dans le cadre d’étude du comportement thermomécanique des plaques FGM. Il est
également envisageable d’étendre l’analyse à des éléments structuraux à section variable et
d’élargir l’étude aux coques qui sont des éléments très utilisées et très présentes dans les
structures aérospatiales. On peut aussi résoudre les problèmes de vibration des structures
reposant sur des fondations élastiques par la méthode des éléments finis et sous la
combinaison des différents types de chargement (mécanique, vibratoire, hygrothermique, etc.)
et sous diverses conditions aux limites.
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