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Vibrations de plaques FGM sur fondation élastique

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’enseignement supérieuret de la recherche scientifique


Institut d’aéronautique et des études spatiales
Blida

Projet de fin d’études


Etude des vibrations libres des plaques épaisses
en matériaux à gradient fonctionnel (FGM)
reposant sur un support élastique de Winkler-
Pasternak

Master structures aéronautiques

Fait par : Promoteur :


[Link] MAHI Amale
Zemani KADA

Sebakhi FAIZA

Année universitaire 2014-2015


RESUME

Résume:

Les matériaux à gradient fonctionnel ou fonctionnellement gradués (FGM) sont une


nouvelle gamme de matériaux composites ayant une variation graduelle et continue des
fractions volumiques de chacun des constituants (en général métal et céramique) à travers
l’épaisseur, induisant des changements en conséquence des propriétés mécaniques de
l’élément structural qu’ils constituent. Ce travail est justement consacré à présenter une
théorie raffinée qui prend en considération l’effet de cisaillement transverse afin d’analyser le
comportement vibratoire des plaques épaisses fonctionnellement graduées (FGM) simplement
appuyées reposant sur une fondation élastique de type Winkler-Pasternak. Cette théorie
contient seulement quatre variables alors que les autres théories de déformation de
cisaillement en contiennent cinq ou plus. Elle possède une forte similitude avec la théorie
classique des plaques (CPT) dans de nombreux aspects et elle n'exige pas de facteur de
correction de cisaillement. Ce nouveau modèle satisfait la nullité des contraintes de
cisaillement transverse au niveau des surfaces supérieure et inférieure de la plaque. Les
propriétés mécaniques de la plaque FGM varient selon une distribution de loi de puissance en
termes de fraction volumique des constituants.

Les équations de mouvement d’une plaque P-FGM reposant sur une fondation élastique
sont déterminées grâce à l’application du principe de Hamilton. Des solutions analytiques sont
obtenues en utilisant la méthode de Navier. Les fréquences naturelles de vibration libre sont
calculées en résolvant le système aux valeurs propres obtenu. Une étude paramétrique sera
effectuée pour démontrer l’influence des différents paramètres sur le comportement vibratoire
de la plaque FGM.

Mots clé : Matériaux fonctionnellement gradués, théorie raffinée, comportement mécanique,


vibration libre, plaque, fondations élastiques.
ABSTRACT

Functionally graded materials (FGM’s) are a new kind of composite materials which
have a gradual and continuous variation of the volume fraction of each component (usually
metal and ceramic) through the thickness direction. This work is devoted precisely to present
a refined theory which takes into account the effect of transverse shear in order to analyze the
bending behavior of thick functionally graded plates resting on an elastic foundation of
Winkler-Pasternak type. This theory contains only four unknowns in contrast to other shear
deformation theories (five unknowns or more). It has a strong similarity with the classical
theory of plates (CPT) in many aspects and it does not require shear correction factor. This
new model satisfies zero transverse shear stresses conditions at the top and the bottom
surfaces of the plate. The Material properties vary according to a power law distribution of
volume fraction of constituents.
The motion equation for P-FGM plates resting on the elastic foundation is obtained by
applying the principle of Hamilton. Approximates solutions are obtained by using the Navier
method, and then the fundamental frequencies are found by solving the results of the
eigenvalue problem. Parametric studies will be presented to highlight the influence of various
parameters on the mechanical behavior of the FGM plate.

Keywords: functionally graded materials, refined theory, mechanical behavior, free vibration,
plate, elastic foundations.
‫ملخص‬

‫المواد المتدرجة الخاصية هي مجموعة جديدة من المواد المركبة التي تتميز بتدرج مستمر في الخصائص‬
‫الميكانيكية لكل مكون بتغير السمك (عموما المعادن والسيراميك) ‪،‬هذا البحث مخصص على وجه التحديد لتقديم نظرية‬
‫جديدة تأخذ بعين االعتبار تأثير القص العرضي للصفائح السميكة بوجود أساس مرن من نوع وينكلر‪-‬باسترناك‪ .‬عدد‬
‫مجاهيل هذه النظرية أربعة فقط خالفا لغيرها من النظريات (خمسة متغيرات أو أكثر)‪،‬كما أن لهذه النظرية تشابها كبيرا مع‬
‫النظرية الكالسيكية للصفائح في العديد من الجوانب و ال تتطلب معامل التصحيح ‪.‬تتغيرالخصائص الميكانيكية للصفائح‬
‫تبعا لقانون القوة المضاعفة في توزيع العناصر المركبة‬

‫بعد كتابة معادلة التفاضلية للحركة عن طريق تطبيق مبدأ هاملتون ‪ ,‬نستنتج الحلول التقريبية ل نافيي ‪ ,‬ثم نستخرج‬
‫الترددات األساسية من خالل حل نتائج المشكلة القيمة األساسية ‪.‬‬
‫النتائج المحصل عليها في هذا التحليل االهتزازي الحر للوحات المستقرة على أسس مرنة ‪,‬فعالة وسهلة لتحليل حركة‬
‫اللوحات ‪ .‬وستعرض دراسات بارامتية لتسليط الضوء على تأثير المتغيرات المختلفة على السلوك الميكانيكي للوحات‬

‫كلمات البحث‪ :‬واد المتدرجة الخاصية ‪ ،‬نظرية المجاهيل األربعة‪ ،‬السلوك الميكانيكي ‪ ،‬واالهتزاز الحر ‪ ،‬لوحة‪ ،‬أسس مرنة‬
LISTES DES FIGURES ET TABLEAUX

Liste des figures


Figure (1-1) : Variation continue des propriétés
Figure (1-2) : Variation discrète des propriétés
Figure (1-3) : Variation continue la microstructure (schématisée)
Figure (1-4) : Variation continue la microstructure (photo)
Figure (1-5) : Le rôle de l'interface sur la ténacité des composites.
Figure (1-6) : la distribution des composantes des matériaux.
Figure (1-7) : géométrie d’une plaque FGFM.
Figure (1-8) : Variation de la fraction volumique dans une plaque P-FGM.
Figure (1-9) : Variation de la fraction volumique dans une plaque S-FGM
Figure (1-10) Variation du module de Young dans une plaque E-FGM.
Figure (2-1) : Modèle d’une plaque FGM.
Figure (2-2) : Solide soumis à un chargement solide.
Figure (2-3) : Représentation des contraintes sur les faces d'un cube élémentaire.
Figure (2-4) : Schématisation des résultantes en membrane et en cisaillement des
actions exercées sur un élément du stratifié, et des moments de flexion et
de torsion.
Figure (2-5) : plaque reposant sur une fondation élastique.
Figure (2-6) : Trajectoire réel et virtuel [37].
Figure (3-1) : Schématisation des déformations dans la théorie classique des plaques.
Figure (3-2) : déformation avec cisaillement transverse (schéma du premier degré).
Figure (3-3) : Schématisation des déformations de la théorie des plaques du premier
ordre.
Figure (3-4) : schématisation des déformations dans le cas de la théorie des plaques
d’ordre supérieur.
Figure (3-5) : profil de variation de φ(z) a travers l’épaisseur (α = 3⁄2).
Figure (3-6) : profil de variation de dφ(z)⁄dz a travers l’épaisseur (α = 3⁄2).
Figure (4-1) : Plaque FGM reposant sur une fondation élastique.
Figure (5-1) : Organigramme du programme de calcul.
Figure (5-2) : Plaque FGM reposant sur une fondation élastique
Figure (5-3) : La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle ω
̿ d’une
plaque P-FGM Al2/Al2O3 (a/b = 1, k s = k w = 0) en fonction du
l’indice de la fraction volumique p .
Figure (5-4) : La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle ω
̅ d’une
plaque P-FGM (a/b = 1, k s = k w = 0) en fonction du l’indice de la
fraction volumique p.
Figure (5-5) : L’évolution l’erreur relative en paramètre fréquence fondamentale non
dimensionnelle ω
̅.
Figure (5-6) : La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle ω
̅ d’une
plaque P-FGM Al2/Al2O3 (a/b = 1) en fonction du l’indice de la fraction
volumique p et les coefficients de Winkler-Pasternak.
Figure (5-7) : La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle ω
̅ d’une
plaque P-FGM Al2/Al2O3 (a/b = 1, k̂ S =0 et k̂ S =0) en fonction du rapport
d’épaisseur h/a
Figure (5-8) : La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle ω
̅ d’une
plaque P-FGM Al2/Al2O3 (a/b = 1) en fonction de l’indice de
puissance p, pour les différentes configurations et rapport d’épaisseur.

Liste tableaux
Tableau (1-1) : Caractéristiques des matériaux composites FGM en comparaison avec
les matériaux composites conventionnels [ 10 ].
Tableau (3-1): Différentes fonction de forme des théories des plaques isotropes et FGM.
Tableau (4-1) : Les constantes la rigidité et la masse.
Tableau (5-1) : Différents modèles de déplacement et nombre des fonctions inconnus.
Tableau (5-2) : Comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
̿
d’une plaque P-FGM Al2/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘𝑠 = 𝑘𝑤 = 0).
̅)
Tableau (5-3) : Comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle (𝜔
d’une plaque P-FGM Al2/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘𝑠 = 𝑘𝑤 = 0).
Tableau (5-4) : Influence du rapport d’épaisseur 𝑎/ℎ et de l’index n sur les 5
premières fréquences propres naturelles adimensionnelles d’une plaque
carrée P-FGM (Al/Al2O3).
NOMENCLATURE

A: Surface.
Aij : Rigidité en membrane.

Bij : Rigidité de couplage.

Ba ij : Rigidité de couplage d’ordre supérieur.

Cij : Constantes de rigidités d’un matériau FGM dans ses axes principaux .
Dij : Rigidité de flexion.

E(z) : La variation du module de Young le long de l’axe z.

Ec : Module de Young du la céramique.

Em : Module de Yung du métal.

Ec : Energie cinétique d’une plaque.

ℱx , ℱy , ℱz : Les efforts de volume exercés sur un solide.

Fij : Les constantes de la matrice rigidité.

G: Module de cisaillement.
Ixy : L’inertie rotation.

K: Module de compressibilité.
[K] : Matrice de rigidité.
ℒ: Lagrangien.
[M] : Matrice masse.
Mf (x, y) : Moment de flexion et de torsion.

Mx , My : Moments de flexion.

Mxb , Myb : Moment de flexion par unité de longueur.


b
Mxy : Moment de flexion d’ordre supérieur par unité de longueur.

Mxs , Mys : Moment de torsion par unité de longueur.


s
Mxy : Moment de torsion d’ordre supérieur par unité de longueur.

N(x, y) : Résultantes en membrane.


Les résultantes par unité de longueur des efforts normaux (x, y) et l’effort
Nx , Ny , Nxy :
de cisaillement dan le plan (x, y).
P(z) : Propriété le long de l’axe z.
Pi : Propriété mécanique du constituant (i).

Pc : Propriétés de la surface supérieure (z = h/ 2) de la plaque.

Pm : Propriétés de la surface inférieure (z = -h/ 2) de la plaque.

Q(x, y) : Résultante en cisaillement.

Qij : Coefficients de rigidités réduites.

Résultantes des efforts de cisaillement d’ordre supérieur dans les plans (x,
Qsyz , Qsxz :
z) et (y, z) par unité de longueur.
R: Inertie de couplage.

Sij : Constantes de souplesses d’un matériau FGM dans ses axes principaux.

U, V, W : Déplacements d’un point M dans les directions x, y, z.

Uf : Energie de déformation du support élastique.

Ud : Energie de déformation d’une plaque.

Vf (z) : Fraction volumique de la plaque le long de l’axe z.

Vi : Fraction volumique du constituant (i).

Wp : Travail des forces exercées sur une plaque.

A: Longueur.

ax , ay , az : Les composantes de vecteur d’accélération du pointM .

B: Largeur.

𝑓(𝑧) : Fonction de forme.

𝑓𝑒 : La densité de la force de réaction d’une fondation élastique.

ℎ: L’épaisseur de la plaque.

ks : Rigidité de cisaillement.

kw : Rigidité de Winkler.

k bx : Les courbures de la poutre due à la flexion.

k sx : Les courbures de la poutre due au cisaillement.

P: Paramètre matériel (paramètre de puissance).

q(x, y) : Charge transversale.

u, v, w : Déplacements du point de référence M0 (x, y, 0).

ub , vb , wb : Déplacements dû à la flexion.
us , vs , ws : Déplacements dû au cisaillement.
𝑥, 𝑦, 𝑧 : coordonnées cartésiennes.

𝑡: variable temps.

γsyz : Déformation transversal due au cisaillement.

Δ: Le vecteur propre.
εxx , εyy , εzz , Champ des déformations.
γxy , γxz , γyz :

ε0 : Les déformations en membrane.

λ ,μ : Les coefficients de Lamé.

ν(z) : Coefficient de Poisson suivant l’épaisseur.

ρ(z) : La variation de la masse volumique le long de l’axe z.

ρc : La masse volumique de la céramique.

ρm : La masse volumique du métal.

ρs : L’inertie axiale.
σxx , σyy , σzz , Champ des contraintes.
σxy , σxz , σyz :

ϕx : La rotation de la normale à la section transversale par rapport a l’axe y.

ϕy : La rotation de la normale à la section transversale par rapport a l’axe x.

Ω: La fréquence propre.

̿ ,ω
𝜔 ̅: Fréquence naturel non dimensionnelles.
CPT : Théorie classique des plaques minces.
Théorie exponentielle de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
ESDPT :
exponential shear deformation plate theory).
FGM : Functionnally Graded Materials.
FSDPT : Théorie de déformation de cisaillement du premier degré.
Théorie hyperbolique de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
HSDPT :
hyperbolic shear deformation plate theory).
ISS : Interaction Support Structure.
PRT : Théorie raffiné des plaques (Refined Plate Theory).
PM : Métallurgie des poudres (Powdered metallurgy).
Théorie sinusoïdal de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
SSDT :
sinusoidal shear deformation theory).
TABLE DES MATIERES
Résumé.
Remerciement.
Liste des illustrations, graphiques et tableaux.
Liste des symboles et des abréviations.
Table des matières.
Introduction.

Chapitre 1 : Les matériaux à gradient fonctionnel


1-1 Etude bibliographique.
1-2 Concept des matériaux fonctionnellement gradués.
1-3 Domaines d’applications des matériaux fonctionnellement gradués.
1-4 Comparaison des matériaux FGM et les matériaux traditionnels.
1-5 Lois de distribution des propriétés matérielles des plaques FGM.
1-5-1 Propriétés matérielles de la plaque P-FGM.
1-5-2 Propriétés matérielles de la plaque S-FGM.
1-5-3 Les propriétés matérielles de la plaque E-FGM.
1-5-4 D’autres propriétés matérielles des plaques FGM.

Chapitre 2 : Théorie générale des plaques et la formulation énergétique


2-1 Historique des plaques.
2-2 Définition d’une plaque.
2-3 Expressions générales du champ de déplacement.
2-3-1 Conditions de compatibilité et le champ de déplacement.
2-3-2 Schémas du premier degré.
2-4 Champ de déformation.
2-5 Champ des contraintes.
2-6 Matériaux anisotropes.
2-6-1 Matériau monoclinique.
2-6-2 Matériau orthotrope.
2-6-3 Matériaux isotropes.
2-7 Résultantes et moments.
2-7-1 Résultantes en membrane.
2-7-2 Résultante en cisaillement.
2-7-3 Moment de flexion et de torsion.
2-8 Relation fondamentales dans le cas d’un schéma de premier degré.
2-8-1 La relation fondamentale de la dynamique.
2-8-2 Relations fondamentales relatives aux résultantes de membrane.
2-8-3 Relations fondamentales relatives aux résultantes de cisaillement.
2-8-4 Relations fondamentales relatives aux moments.
2-9 Modélisation du support élastique (Winkler et Pasternak).
2-10 Formulation énergétique de la théorie des plaques.
2-10-1 Energie de déformation.
2-10-2 Travail des forces exercées sur la plaque.
2-10-3 Energie cinétique d’une plaque.
2-10-4 Fonction de Hamilton ou Hamiltonien.
2-11 Variation d’une fonctionnelle.

Chapitre 3 : Modélisation du comportement mécanique des plaques


3-1 Classement des théories de déformation en cisaillement.
3-2 Théorie classique des plaques minces(CPT).
3-2-1 Hypothèses de la théorie classique des plaques.
3-2-2 Champ de déplacement (Théorie classique des plaques (CPT)).
3-2-3 Limitation de la théorie classique :
3-3 Théorie de déformation de cisaillement du premier degré (FSDPT).
3-4 Théorie de déformation en cisaillement d’ordre supérieur (HSDPT).
3-3-1 Champ de déplacement (HSDPT).
3-3-2 La fonction forme de la théorie d’ordre supérieure.
3-4 Nouvelle théorie raffinée de déformations des plaques.

Chapitre 4 : Analyse du comportement mécanique des plaques


4-1 Présentation de la plaque.
4-2 Théorie raffinée de déformation de cisaillement à 4 inconnues.
4-3 Champ de déplacement, déformation et contrainte.
4-3-1 Champ de déplacement.
4-3-2 Champ de déformation.
4-3-3 Contrainte.
4-4 Formulation énergétique de la théorie des plaques.
4-4-1 Energie de déformation.
4-4-2 Equation constitutive.
4-4-3 Energie cinétique.
4-4-4 Travail des forces exercées sur la plaque.
4-4-5 Energie de fondation.
4-5 La variation des énergies.
4-5-1 La variation d’énergie de déformation.
4-5-2 Energie cinétique.
4-5-3 Energie de déformation.
4-5-4 Travail des forces exercées sur la plaque.
4-6 Application du principe de Hamilton.
4-7 Méthode de Navier pour le calcul des fréquences de la plaque FGM.
4-7-1 Problème aux valeurs propres.

Chapitre 5 : Résultats et interprétations


5-1 Présentation de l’outil Maple.
5-2 Description du programme.
5-3 Organigramme de programme de calcule.
5-4 Validation du programme.
5-4-1- Validation en comparaison avec d’autre théorie d’ordre différent.
5-4-2-Comparaison avec des modèles d’ordre supérieur.
5-5 Etude paramétrique de la plaque P-FGM (Al/Al2O3).
5-5-1 Influence de 𝑘𝑠 et 𝑘𝑤 sur les fréquences propres non dimensionnelle
d’une plaque P-FGM.
5-5-2 Influence du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 sur les fréquences propres naturelles
d’une plaque P-FGM.
5-5-3 Influence de l’index p sur les fréquences propres d’une plaque P-FGM.

Conclusion générale.
Bibliographie.
INTRODUCTION GENERALE

Le monde industriel est en perpétuelle évolution et en quête obsessionnelle de la


perfection. Cette évolution et cette perfection ne peuvent se concrétiser sans l’avancée de la
science qui met à la disposition de l’industrie les résultats d’une recherche scientifique
permettant de concevoir des procédés novateurs et porteurs de développements industriels.
Les matériaux sont considérés comme un axe de recherche très porteur car toute pièce, tout
composant, toute machine est à la base un matériau, et innover dans cette discipline c’est
révolutionner le monde de l’industrie.
Lorsque les matériaux métalliques conventionnels ont commencé à montrer leurs limites
face à une conception de pièces et de machines de plus en plus sophistiquées et soumises à
des contraintes de plus en plus complexes, les matériaux composites sont venus apporter
quelques solutions à ces limites. Un matériau composite est un matériau généralement
constitué de deux ou plusieurs matériaux de natures différentes dont l’association confère à
l’ensemble des performances supérieures à celles des composants pris séparément. Ou la
rigidité, la résistance à la fatigue, la résistance à la corrosion, la résistance à l’usure, la
réduction de poids, et bien d’autres sont améliorées.
Cependant, les matériaux composites conventionnels généralement constitués de couches
ont un problème majeur : la discontinuité des propriétés et des contraintes au niveau des
interfaces. Cette discontinuité provoque de fortes concentrations de contraintes, des
fissurations de matrice ainsi qu’un grave problème de délaminage dus à la transition brutale
de composition, en particulier dans un environnement à haute température.
Viennent alors les matériaux à gradient fonctionnel ou les matériaux fonctionnellement
gradués qui présente une nouvelle philosophie de matériaux intelligents capables de résister à
des gradients de température très importants et qui s’inscrivent dans une tendance
relativement nouvelle de la science des matériaux. Ce sont des matériaux composites
sophistiqués ayant une variation graduelle et continue des fractions volumiques de chaque
constituant, éliminant les discontinuités au niveau des interfaces alors que les caractéristiques
des matériaux constituants sont préservées. Ils peuvent donc allier entre les propriétés des
deux constituants totalement différents sans que l’un fasse des concessions au profit de
l’autre.
Ce travail porte une contribution à l’étude du comportement mécanique des plaques FGM
simplement appuyées reposant sur une fondation élastique de type Winkler–Pasternak. Cette
analyse vibratoire est examinée par une nouvelle théorie de cisaillement d’ordre élevé.
Deux objectifs seront visés à travers cette thèse. Le premier objectif principal de ce travail
est de déterminer le comportement mécanique de la plaque FGM parun nouveau modèle
analytique basé sur la théorie d’ordre supérieur pour déterminer les équations d’équilibre
d’une plaque FGM épaisses et de confronter les résultats obtenus aux résultats des autres
modèles proposés dans la littérature. Contrairement aux autres théories, le nombre de
fonctions inconnues pour la théorie proposée est seulement quatre, tandis que les autres
théories en comptent cinq ou plus. Cette théorie raffinée est variationnelle consistante, elle
n'exige pas de facteur de correction de cisaillement et permet une distribution parabolique de
la contrainte de cisaillement à travers l’épaisseur tout en remplissant la condition de contrainte
de cisaillement nulle sur les surfaces libres supérieure et inférieure.
Le second objectif de cette thèse est l’étude de l’influences des différents paramètres
caractérisant les matériaux FGM sur la repense d’une plaque reposant sur un support
élastique.
La présente thèse sera donc présentée selon l’organisation suivante :
Après une introduction générale sur le thème des matériaux à gradient fonctionnel, le premier
chapitre sera consacré à une généralité et une recherche bibliographique sur les matériaux
fonctionnellement gradués, leurs propriétés, leur comparaison aux matériaux composites,
ainsi qu’à leurs domaines d’application.
Le second chapitre sera dédié à un rappel sur les théories des plaques. Dans le troisième
chapitre, nous présentons une modélisation des plaques et le support élastique. Le chapitre
quatre, quant à lui, sera consacré à la formulation d’un modèle analytique des plaques
épaisses basé sur la théorie raffinée de déformation en cisaillement à quatre inconnues pour
l’analyse du comportement mécanique des plaques FGM. La formulation énergétique et
variationnelle abouti ensuite à un système d’équation différentielle et présente le problème
aux valeurs propres à partir de la méthode analytique de Navier. Les solutions du problème
sont présentées dans le chapitre cinq passant par l’étude paramétrique d’une plaque P-FGM en
vibration libre et par la résolution du problème aux valeurs propres. Enfin, le travail
s’achèvera par une conclusion générale relative à l’étude effectuée incluant des perspectives
pour des travaux futurs.
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelques choses.

Jules RENARD
LES MATERIAUX A GRADIENT FONCTIONNEL

Introduction :
Les matériaux à gradient fonctionnel (Functionnally Graded Materials FGM) ou les
matériaux fonctionnellement gradués sont une nouvelle classe des matériaux composites dont
la microstructure et la composition varient graduellement et continûment avec la position de
manière à optimiser les performances mécaniques et thermiques de la structure qu’ils
constituent. Ils sont considérés comme des matériaux intelligents dont les fonctions désirées
sont intégrées, dès la conception, au cœur même de la matière. A chaque interface, le matériau
est choisi selon les applications spécifiques et les charges environnementales. Ces matériaux
possèdent de multiples avantages qui peuvent les rendre attractifs du point de vue de leur
potentiel d’application. Il peut s’agir de l’amélioration de la rigidité, de la tenue à la fatigue,
de la résistance à la corrosion ou de la conductivité thermique en plus d’avoir une gradation
des propriétés permettant ainsi d’augmenter ou de moduler des performances telles que la
réduction des contraintes locales [1] [2] ou encore l’amélioration du transfert de chaleur [3].
Ce nouveau concept marque le commencement d’une révolution dans les domaines de la
science et de la mécanique des matériaux.

1-1 Etude bibliographique :


Une question s’impose : Comment ce concept a-t-il germé, et comment l’étude des FGM a-
t-elle été lancée ? Au environ de 1984-1985, dans une université Japonaise, deux chercheurs
l’un dans le domaine de l’aéronautique et l’autre dans le domaine des sciences des matériaux
rêvent de concevoir un engin spatial dont le revêtement pourrait résister à un environnement
thermique très sévère. Il n’existe alors pas de matériau métallique ni de matériau composite
capable de répondre à la fois aux exigences environnementales telles que décrites tout en
gardant d’excellentes propriétés mécaniques. Ils échangent alors l’idée du concept FGM,
autrement dit d’un matériau avec une gradation continue dans la direction de l’épaisseur,
passant d’une face totalement métallique vers une face totalement céramique. En 1987, le
programme national de recherche et de développement sur les FGM a vu le jour au Japon.
Beaucoup de chercheurs des institutions publiques et de l’industrie ont uni leurs efforts pour
créer un nouveau type de matériau, principalement pour permettre de construire l’enveloppe
extérieure d’une navette spatiale hypersonique. Le problème principal à résoudre étant le flux
de chaleur énorme frappant la majorité des surfaces qui sont exposées à la friction par l’air,
lors de la période de rentrée de la navette dans l’atmosphère terrestre et en même temps, de
protéger l’intérieur contre un choc thermique (une température extérieure de 2000°K et une
température intérieure de 1000°K dans moins de 10 mm d'épaisseur, la vitesse de vol de plus
de 25 Mach, La température des gaz de combustion de la chambre de combustion peut être
supérieure à 2000 ° k). Certes, un revêtement céramique aurait pu protéger le fuselage contre
les températures qui se développent à la surface, mais on a dû craindre l’action des très
grandes contraintes thermoélastiques aux interfaces entre fuselage métallique et sa protection
céramique, se rendant compte des différences entre les modules de Young et les conductivités
thermiques des deux matériaux.
L’idée fût alors de produire une transition douce, donc graduelle entre métal pur et
céramique pure appelée matériau à gradient fonctionnel. En 1990 a eu lieu la première
conférence internationale sur les FGM à Sendai-city au Japon. En 1992, les matériaux à
gradient fonctionnel ont été sélectionnés parmi les dix premières technologies de pointe au
Japon et actuellement dans le monde entier.
Durant les deux dernières décennies, beaucoup des travaux ont été consacrés aux
matériaux à gradient fonctionnel et il est prudent de réduire la recherche bibliographique en ce
concentrant sur les travaux dédiés aux problèmes des vibrations des plaques en FGM.
Bien que les FGM soient des matériaux relativement nouveaux, beaucoup d’études ont été
consacrées à l’étude des contraintes résiduelles, Le comportement thermomécanique
(flambage), le comportement thermoélastique statique, en revanche peu d’études ont été
dédiés aux vibrations libres de ces matériaux. C’est à partir de l’an 2000 que des chercheurs
ont commencé à s’intéresser à leur comportement dynamique.

1-2 Concept des matériaux fonctionnellement gradués :


Les matériaux à gradient fonctionnel sont une nouvelle classe de matériaux composites
dont les propriétés thermomécaniques varient selon une loi de fonction continue (figure
1-1) ou discrète (figure 1-2) à travers l’épaisseur [4]. Grâce à la structure spéciale de ces
matériaux, il est possible d’éviter les concentrations de contraintes au niveau des interfaces
(provoquant délamination et décollement) et d’améliorer les propriétés mécaniques de la
structure. Ces matériaux sont de plus en plus utilisés dans les industries aéronautiques,
aérospatiale, biomécanique, automobile et dans bien d’autres applications technologiques.
Fig(1-1) : Variation continue des propriétés Fig(1-2) : Variation discrète des propriétés

La variation continue des propriétés (figures 1-3 et 1-4) trouve son application lorsque, par
exemple, la face supérieure est exposée à une haute température alors que la face inférieure
est exposée à une basse température. Dans ce cas, la face supérieure est à 100% céramique et
la face inférieure est à 100% métal, avec une transition graduelle entre les deux.

Fig(1-3) : Variation continue la Fig(1-4) : Variation continue la


microstructure (schématisée) [45] microstructure (photo) [45]

L’utilisation de la céramique n’est pas fortuite. Ce matériau est choisi grâce à ses
caractéristiques exceptionnelles qui sont énumérées comme suit:
 faible réactivité chimique (bonne tenue à la corrosion) ;
 haute température de fusion ou de décomposition ;
 haut module d’élasticité et haute dureté ;
 charge à la rupture élevée ;
 bas coefficient de frottement (bonne résistance à l’usure) ;
 conservation des propriétés à haute température ;
 faible coefficient de dilatation thermique (bonne résistance aux chocs thermiques) ;
 faible conductivité thermique (bonne résistance à la température).
Cependant, les céramiques sont réputées être fragiles et très vulnérables aux défauts de petites
tailles.
Les caractéristiques du métal sont données comme suit :
 Bonne résistance mécanique ;
 Conductivité thermique élevée,
 Très bonne ténacité.
En ajustant la microstructure de transition d’une façon appropriée, il est possible d’obtenir
une distribution optimale de la déformation et des contraintes. Cette possibilité d’ajustement
est demandée lors de la conception des structures thermiques aéronautiques et spatiales
(moteurs, tuyères, revêtements thermiques, etc.). Ce concept a aussi été utilisé pour améliorer
la résistance à la fatigue thermique et la durée de vie des revêtements pare-feu [5] [6].

1-3 Domaines d’applications des matériaux fonctionnellement gradués :


La réussite dans le domaine des matériaux intelligents ne sera possible que par une forte
synergie entre les différents secteurs industriels et scientifiques. Certes, le concept FGM a été
proposé à l’origine pour répondre aux exigences du domaine de l’aéronautique et de
l’aérospatial mais ces matériaux sont utilisés dans la fabrication des outils industriels qui
exigent une grande rigidité, une grande dureté et une résistance thermique importante. Ils ont
également des applications en optoélectronique, particulièrement dans la fabrication des fibres
optiques capables de transmettre l’information à de très grandes vitesses. Ils sont aussi
applicables à la conversion d'énergie comme les systèmes de conversion de l’énergie solaire
en énergie électrique, générateur thermoélectrique, convertisseur thermoïonique et pile à
combustible.
Les FGM sont également utilisés aux biomatériaux idéaux pour réparer ou combler les
déficiences osseuses éventuelles de notre squelette, Les tissus vivants comme les os et les
dents sont considérés comme des matériaux à gradient fonctionnel naturels. Cette technologie
est aussi applicable dans les centrales nucléaires où la température peut atteindre des valeurs
considérables dans les composants des réacteurs nucléaires.
Actuellement, des lanceurs en FGM sont testés et les résultats sont prometteurs. Outre les
applications citées précédemment, les FGM trouvent aussi leurs applications dans les semi-
conducteurs et en génie civil [7].

1-4 Comparaison des matériaux FGM et les matériaux traditionnels :


Avec l’évolution technologique et les exigences de concurrence économique, les
laboratoires de recherches ont poussé d’avantage leurs objectifs techniques, visant à satisfaire
la demande en matière de performances et de qualité. Ces performances prescrites ne peuvent
être atteintes avec des matériaux purs à cause des propriétés de ces derniers qui ne sont pas
assez polyvalentes pour certaines utilisations. Pour résoudre ce problème, la combinaison
d’un métal avec d’autres métaux ou non métaux en état de fusion est utilisée, c’est ce qu’on
appelle alliage, ceci donne des propriétés différentes de celles des matériaux de base.
L’utilisation de l’alliage est limitée par l’équilibre thermodynamique [8], car il y’a une limite
à laquelle un matériau peut être dissous dans une solution d’un autre. Ainsi qu’il est prohibitif
de combiner deux matériaux par ce procédé avec un écart de température de fusion des
composants. La métallurgie des poudres (powdered metallurgy PM) est une autre méthode de
production d’une pièce qui ne peut être produite par alliage conventionnel, où l’alliage est
produit sous forme de poudre à faire fritter. Malgré les excellentes caractéristiques de la
métallurgie des poudres, il existe quelques limitations telles que des formes complexes qui ne
peuvent être réalisées à l'aide des PM ; Les pièces sont poreuses et ont une faible résistance
[8]. Bien que ces limitations sont avantageuses à certaines applications (par exemple, filtre et
applications non structurelles) mais, elles sont préjudiciables à d'autres. Une autre méthode de
production des matériaux avec combinaison de propriétés est celle de combinaison de
matériaux à l'état solide, donnant des matériaux composites.

Les matériaux composites sont des matériaux constitués généralement de deux ou plusieurs
matériaux différents dont l’association confère à l’ensemble des performances supérieures à
celles des composants pris séparément. Ces matériaux sont constitués d’une matrice et d’un
renfort, souvent ce dernier est sous forme de fibres. Ainsi, il est possible d’améliorer les
propriétés mécaniques du matériau obtenu telles que la légèreté, la rigidité, la résistance à
l’usure, et bien d’autres.
Les composites étant des matériaux hétérogènes, ils possèdent des interfaces, c'est-à-dire
des surfaces de contact entre la matrice et le renfort. Tant que le composite est intact, les deux
constituants adhèrent parfaitement l'un à l'autre, et l'interface ne joue donc aucun rôle
particulier. Cependant, l'interface joue un rôle important lorsque le composite subit des
dégradations mécaniques et commence à se fissurer suite à une surcharge, à la fatigue …, etc.
[9]. En effet, les interfaces ont la propriété de dévier les fissures : lorsqu'une fissure se
propage dans la matrice et atteint l'interface (Figure 1-5.a), elle ne traverse généralement pas
cette dernière et les renforts ne sont donc pas endommagés. Au lieu de cela, la fissure change
de direction et suit l'interface (Figure 1-5.b). En d'autres termes, au lieu d'une rupture brutale,
on observe plutôt une décohésion, c'est-à-dire un décollement progressif entre les renforts et
la matrice. Les matériaux composites donc sont échoués dans des conditions extrêmes à
travers le processus de délamination (séparation des fibres de la matrice) dû à la transition
brutale de composition. Cela peut se produire par exemple, dans une application à haute
température, où deux matériaux avec différents coefficients de dilatation thermique sont
utilisés.

Fig(1-5) : Le rôle de l'interface sur la ténacité des composites.

Lorsqu’une fissure atteint l'interface (a), elle est déviée (b). Au lieu d'une rupture brutale, on
observe donc une décohésion progressive des constituants.

Généralement, les FGM sont des matériaux constitués de plusieurs couches contenant des
composants différents tels que les céramiques et les métaux. Ils sont donc des composites
présentant des caractéristiques macroscopiquement inhomogènes. Le changement continu
dans la composition et donc dans la microstructure du matériau distingue, les F G M des
matériaux composites conventionnels comme illustré sur le tableau (1-1) [10]. Il en résulte un
gradient qui déterminera les propriétés matérielles des FGM. Dans certains cas, on peut avoir
un FGM constitué d'un même matériau mais de microstructure différente [11].

Tab (1-1) : caractéristiques des matériaux composites FGM en comparaison avec les
matériaux composites conventionnels [ 10 ].
exemple FGM Non-FGM
Ciramisue Métal

Resistance mecanique
propriétés Conductivité thermique

Elémént constituants :
Ciramique
structure Métal
Microporosité
fibre

Le modèle le plus simple illustrant les différences entre les matériaux à gradient de
propriétés (FGM) et les matériaux plus conventionnels est représenté dans la figure (figure I-
6). Le matériau plan (figure 1-6a) composé à une caractéristique plane, et le matériau relié
(figure 1-6 b) a une frontière sur l'interface de deux matériaux. Les FGM ont d’excellentes
caractéristiques qui diffèrent de ceux des matériaux plans composés et reliés. Par conséquent,
les FGM attirent l'attention en termes de leur application dans les domaines industriels
puisqu’ ils ont une double propriété des deux matières premières qui sont mélangées
ensemble, et la distribution composante est graduée sans interruption. Par exemple, l’un des
FGM qui se composent du métal et de la céramique a la caractéristique de la conductivité
thermique et de la force métallique dans le côté en métal et la résistivité aux hautes
températures dans le côté en céramique.
Matériau plan composé Matériau relié Matériau fonctionnellement
(a) (b) gradué (c)

Fig (1-6) : la distribution des composantes des matériaux.

1-5 Lois de distribution des propriétés matérielles des plaques FGM :


Les matériaux à gradient fonctionnel « FGM » consistent en l’association de deux ou
plusieurs matériaux aux propriétés structurales et fonctionnelles différentes, avec une
transition idéalement continue de la composition de la structure, et de la distribution des
porosités entre ces matériaux de manière à optimiser les performances de la structure qu’ils
constituent.
Les caractéristiques les plus distinctes des matériaux FGM sont leurs microstructures non
uniformes avec des macro-propriétés graduées dans l’espace. Un des paramètres clé à
déterminer lors de la fabrication de ces matériaux est la composition multi-phase à travers
l’épaisseur.
La dépendance des propriétés de la position se traduit par la prise en compte de la loi des
mélanges correspondant au modèle de Voigt [12] :

𝑃 = ∑𝑛𝑖=1 𝑃𝑖 𝑉𝑖 (1-1)
𝑃: Propriété le long de l’axe z ;
𝑃𝑖 : La propriété mécanique du constituant (i) ;
Vi : La fraction volumique du constituant (i) ;
Avec :
∑𝑛𝑖=1 𝑉𝑖 = 1 (1-2)

Dans la pratique, la plupart des structures FGM sont à deux constituants : de la céramique et
du métal inoxydable. Dans ce cas, la loi de Voigt se réduit à :
𝑃 = 𝑃𝑚 𝑉𝑚 + 𝑃𝑐 𝑉𝑐 (1-3)

𝑃: Propriété le long de l’axe z ;


𝑃𝑚 : La propriété mécanique du métal ;
𝑃𝑐 : La propriété mécanique de la céramique ;
Vm : La fraction volumique du métal ;
Vm : La fraction volumique de la céramique.
Avec :

𝑉𝑚 + 𝑉𝑐 = 1 (1-4)

Un FGM peut être définie par la variation des fractions de volume. La plupart des
chercheurs emploient la fonction de puissance, la fonction exponentielle, ou la fonction
sigmoïde pour décrire les fractions de volume. Les liaisons entre les particules doivent être
assez dures à l’intérieur pour résister à la rupture, et également assez dures à l’extérieur pour
empêcher l’usure.

Fig (1-7) : géométrie d’une plaque FGFM.

Les coordonnées 𝑥 et 𝑦 définissent le plan de la plaque, tandis que l’axe 𝑧 est


perpendiculaire à la surface moyenne de la plaque et dans la direction de l’épaisseur. Les
propriétés du matériau dont le module de Young et le coefficient de Poisson sur les faces
supérieures et inférieures sont différentes. Ils varient de façon continue, suivant l’épaisseur
𝐸 = 𝐸(𝑧) et 𝜈 = 𝜈(𝑧).
L’effet du coefficient de poisson sur les déformations est négligeable comparativement à
celui du module de Young. Par conséquent, le coefficient de Poisson peut être supposé
comme constant. Cependant, Le module de Young dans la direction de l’épaisseur de la
plaque FGM varie en fonction de la loi de puissance (P-FGM), la fonction exponentielle (E-
FGM) ou avec la fonction sigmoïde (S-FGM).

1-5-1 Propriétés matérielles de la plaque P-FGM :


La fraction volumique de la classe P-FGM obéit à une fonction en loi de puissance :

ℎ 𝑝
𝑧+
2
𝑉(𝑧) = ( ) (1-5)

Où 𝑝 est un paramètre matériels (paramètre de puissance) et ℎ est l’épaisseur de la plaque.


Une fois la fraction volumique locale 𝑉(𝑧) a été définie, les propriétés matérielles d’une
plaque P-FGM peuvent être déterminées par la loi des mélanges [13]:

𝑃(𝑧) = 𝑃𝑚 + (𝑃𝑐 − 𝑃𝑚 )𝑉(𝑧) (1-6)

Où 𝑃𝑚 et 𝑃𝑐 sont respectivement les propriétés de la surface inférieure (𝑧 = −ℎ/ 2) et de la


surface supérieure (𝑧 = ℎ/ 2) de la plaque FGM.
𝑉(𝑧) étant la fraction volumique du P-FGM définit par la relation (1-5).
La variation de la fraction volumique dans la direction d’épaisseur de la plaque P-FGM est
représentée sur la figure (1-8). Il apparait clairement que la fraction volumique change
rapidement près de surface inférieure pour 𝑝 < 1, et augmenté rapidement près de la surface
supérieure pour 𝑝 > 1.

Fig (1-8):Variation de la fraction volumique dans une plaque P-FGM.


On considérant la loi de variation P-FGM métal-céramique (surface supérieure 100%
céramique (indice c) et surface inferieure 100% métal (indice m)), les propriétés s’écrivent
alors comme suit :

𝐸(𝑧) = 𝐸𝑚 + (𝐸𝑐 − 𝐸𝑚 )𝑉(𝑧) (1-7)


𝜌(𝑧) = 𝜌𝑚 + (𝜌𝑐 − 𝜌𝑚 )𝑉(𝑧) (1-8)

𝐸(𝑧) : La variation du module de Young le long de l’axe z ;


𝐸𝑚 : Module de Yung du métal ;
𝐸𝑐 : Module de Young du la céramique ;
𝜌(𝑧) : La variation de la masse volumique le long de l’axe z ;
𝜌𝑚 : La masse volumique du métal ;
𝜌𝑐 : La masse volumique de la céramique.
Lorsque (𝑝 = 1), la composition change linéairement à travers l’épaisseur, tandis que
lorsque (𝑝 = 1/2 𝑜𝑢 2), la composition change d’une manière quadratique ou parabolique.
Dans le cas par exemple d’un revêtement d’isolation thermique (barrière thermique), il est
souhaitable d’avoir le maximum de céramique sur la surface exposé à de fortes températures
pour améliorer l’isolation sans sacrifier les aspects mécanique des zones gradées. Pour
rependre à ce besoin, un profil parabolique enrichi de la céramique est tout a fait adapté.

1-5-2 Propriétés matérielles de la plaque S-FGM


La fraction de volume de la plaque FGM est définie par deux fonctions de loi de puissance
pour assurer une bonne distribution des contraintes parmi toutes les interfaces. Les deux
fonctions de loi de puissance sont définies par [14]:

ℎ 𝑝
1 +𝑧
2
𝑉(𝑧) = 2 ( ℎ/2 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-9a)

ℎ 𝑝
1 −𝑧
′(𝑧) 2
𝑉 = 1 − 2 ( ℎ/2 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 ≤ 𝑧 ≤ ℎ/2 (1-9b)

On utilisant la loi des mélanges, le module de Young de la plaque S-FGM peut être calculé
par :
𝐸(𝑧) = 𝑉(𝑧)𝐸1 + (1 − 𝑉(𝑧))𝐸2 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-10a)
𝐸(𝑧) = 𝑉′(𝑧)𝐸1 + (1 − 𝑉′(𝑧))𝐸2 𝑝𝑜𝑢𝑟 − ℎ/2 ≤ 𝑧 ≤ 0 (1-10b)
La figure (1-9) montre que la variation de la fraction volumique définie par les équations
(1-9 a) et (1-9 b) représente les distributions sigmoïdes, et cette plaque FGM est appelée
(Plaque S-FGM).

Fig (1-9) : Variation de la fraction volumique dans une plaque S-FGM

1-5-3 Les propriétés matérielles de la plaque E-FGM :


Pour décrire les propriétés matérielles des matériaux FGM, la plupart des chercheurs
utilisent la fonction exponentielle qui s’écrit sous la forme [15] :


𝐸(𝑧) = 𝐸2 𝑒 𝐵 (𝑧+2) (1-11)
Avec :
1 𝐸
𝐵 = ℎ ln (𝐸1 ) (1-12)
2

La variation du module de Young à travers l’épaisseur de la plaque E-FGM est représentée


sur la figure (1-10).

Fig (1-10) : Variation du module de Young dans une plaque E-FGM.


1-5-4 D’autres propriétés matérielles des plaques FGMs :
Les lois de mélange P-FGM, S-FGM et E-FGM sont pratiques et simples à utiliser mais
elles ne permettent pas de connaitre la taille, la forme et la distribution des particules au
niveau de la microstructure. Plusieurs autres modèles permettant d’évaluer les propriétés
globales de la structure existent.
Le modèle le plus utilisé est basé sur le schéma de Mori et Tanaka [16], ce modèle tient
compte de l’interaction des champs élastiques des inclusions voisines. Pour une distribution
aléatoire de particules isotropes (indice 2) dans une matrice isotrope (indice 1) Les propriétés
s’écrivent alors comme suit :

𝐾−𝐾1 𝑉2
= 4 (1-13)
𝐾2 −𝐾1 1+𝑉1 (𝐾2 −𝐾1 )/(𝐾1 + 𝐺1 )
3

𝐺−𝐺1 𝑉2
= 1+𝑉 (𝐺 (1-14)
𝐺2 −𝐺1 1 2 −𝐺1 )/(𝐺1 +𝑓1 )

𝐺1 (9𝐾1 +8𝐺1 )
𝑓1 + (1-15)
6(𝐾1 +2𝐺1 )

Avec :
𝐾 : Module de compressibilité ;
𝑉: Fraction volumique ;
𝐺 : Module de cisaillement.
Il y a aussi un autre modèle qui suppose que chaque inclusion de renforcement est
contenue dans un matériau continu pour lequel les propriétés sont celle d’un composite
(schéma auto-cohérent de Hill). Cette méthode ne différencie pas entre la phase matrice et la
phase renforcement. Les modules élastiques sont donnés par :

1
𝐾= 𝑉1 𝑉2 − (4/3)𝐺 (1-16)
4 + 4
(𝐾1 +( )𝐺) (𝐾2 +( )𝐺)
3 3

Le module 𝐺 est obtenue en résolvant l’équation suivante :

𝑉1 𝐾1 𝑉2 𝐾2 𝑉𝐺
1 2 𝑉2 𝐺1
[ 4 + 4 ] + 5 [(𝐺−𝐺 )
+ (𝐺−𝐺1 )
] +2 =0 (1-17)
(𝐾1 +( )𝐺) (𝐾2 +( )𝐺) 2
3 3

Pour les deux schémas précédent, le module de Young est calculé par :

𝐸 = 9𝐾𝐺/(3𝐾 + 𝐺) (1-18)
La masse volumique est évaluée à partir de la loi de Voigt (1-3)
Il est bien connu que le modèle de Mori-Takana conduit à une estimation précise des
propriétés mécaniques lorsque la continuité de la matrice et la discontinuité des inclusion sont
bien définies alors que le modèle de Hill est mieux adapté pour une microstructure
squelettique caractérisée par une zone de transition large entre régions ou il y a prédominance
de l’un ou l’autre des constituants.

Conclusion :
Ce chapitre nous a permis d’avoir un aperçu global sur les matériaux à gradient
fonctionnel« FGM ». Nous avons vu l’histoire de leur développement, leurs définitions, leurs
propriétés et leurs domaines d’application. Les différentes lois de mélange ont été présentées
et la variation spatiale et progressive des propriétés de ces matériaux permet de créer des
structures innovantes.
La connaissance de quelques éléments mécaniques des FGM est indispensable pour aborder
par la suite le problème de vibration des plaques. En notant que l’effet thermique n’a pas été
pris en considération, on considère que la plaque est plongée dans un champ de température
constant. Dans le chapitre qui suit, nous allons mettre la loupe sur la théorie générale des
plaques et la formulation énergétique.
Que me reste-t-il de ma vie ? Que me reste-t-il ? Que cela est étrange, il me reste que ce que
j’ai donné aux autres.

Vahan TEKEYAN
Théorie générale des plaques et la formulation énergétique

Introduction :
Les plaques sont des éléments structuraux couramment utilisés, ils sont disponibles suivant
les besoins du site industriel d’où différentes hypothèses sont nécessaires pour caractériser le
modèle d’analyse:
 les plaques minces avec de petites flèches (Kirchhoff) où l’énergie de contribution de
l’effet de cisaillement est négligée;
 les plaques minces avec de grandes flèches (Karman);
 plaques modérées ou épaisses (Mindlin-Reissner) où l’énergie de contribution de l’effet
de cisaillement est préservée.
L’objectif de ce chapitre est de déterminé et simplifié les éléments essentielles qui caractérise
le comportement mécanique des plaques, dans tout l’exposé qui suit nous adopterons les
conventions et les notations suivantes : les coordonnées seront prises cartésiennes (𝑥, 𝑦, 𝑧), les
composantes déplacements seront 𝑈, 𝑉 et 𝑊; les caractéristiques de la plaque : ℎ l’épaisseur,
𝜌 la masse volumique, 𝐸 module de Young et 𝜈 le coefficient de Poisson.

2-1 Historique des plaques:


D'un point de vue historique, Euler fut l'un des premiers, en 1766, à formuler le premier
modèle mathématique du problème représentant le comportement d'une plaque assimilée à
une membrane en vibration libre. Puis, le physicien allemand Chladni (1787) découvrit les
premiers modes propres de vibrations d’une plaque carrée horizontale [17], C’est ensuite
Lagrange qui développa (1811) la première équation différentielle correcte pour décrire les
vibrations d'une plaque libre d’épaisseur constante, mais sans démonstration ni explication.
Pour les mathématiciens, la détermination des fréquences naturelles fût une grande priorité.
Sophie Germain a été récompensé en 1816 pour sa contribution au développement de
l'équation de la plaque mince. Quelques temps après, Navier introduit la méthode pour
calculer les modes et les fréquences propres d'une plaque pour certaines conditions aux
frontières.
Ce n’est qu’en 1850 que Kirchhoff [18] a établi de façon correcte pour la première fois des
conditions aux limites en partant du principe des déplacements virtuels et de l’expression du
travail des contraintes de la plaque.
Lord Rayleigh (1877) [19] ou encore Ritz (1909) [20], furent parmi les premiers à formuler
la théorie qu'on connaît aujourd'hui. Ritz, a amélioré la procédure de Rayleigh en se basant
sur les fonctions de forme qui caractérisent le mouvement dynamique propre. Cette procédure
est appelée « Méthode de Rayleigh Ritz ou Méthode de Ritz ». C’est la méthode
approximative la plus populaire et la plus utilisée dans l’analyse des structures en vibrations.
En 1921 Timoshenko montre que la prise en compte des effets respectifs de l’inertie
rotatoire et du cisaillement a pour incidence de réduire sensiblement les fréquences propres de
vibration des poutres [21], [22]. Dans le même contexte, l’étude vibratoire des plaques a
évolué en injectant des hypothèses supplémentaires telles que la prise en compte de l’effet de
cisaillement pour le cas des plaques épaisses. Ce qui a conduit à des modèles plus raffinés
comme celui de Love [23] (1944) qui appliqua les travaux de Kirchhoff aux plaques épaisses
[24].
Depuis lors, de très nombreuses études ont été menées, surtout avec le développement des
industries navales et aéronautiques. C’est ainsi que dans les années de l’après-guerre, de
nouvelles théories des plaques minces élastiques furent élaborées par Reissner (1945) [25]. Il
propose une extension de la théorie des plaques avec cisaillement dans le cas statique.
Ensuite, Waburton [26] et Leissa [27] (1969) ont contribué d’après plusieurs travaux de
recherches contemporaines à mieux appréhender le problème de vibration des plaques en
tenant compte des différentes hypothèses pour la prédiction sensiblement exacte
ducomportement dynamique inhérent aux vibrations des plaques [28]. En 1973 Leissa [29],
[30] proposa un catalogue élargi à différent cas d’hypothèse pour la solution des vibrations
libres des plaques rectangulaires. En parallèle, Liew (1995) fournit une contribution effective
pour les plaques épaisses [31].

2-2 Définition d’une plaque :


La plaque est un milieu continu d’une structure tridimensionnelle solide limitée par deux
plans parallèles (les faces de la plaque). La surface moyenne située à mi-distance entre la peau
inférieure et la peau supérieure de la plaque est connue sous le nom de la surface moyenne. La
distance entre les faces est, l'épaisseur de la plaque (ℎ).
Nous sélectionnons un système de coordonnés cartésiennes 𝑥, 𝑦, 𝑧. Les axes 𝑥 et 𝑦 sont placés
dans le plan moyen de plaque et orientés le long des bords de la plaque, l’axe 𝑧 est choisi
perpendiculaire au plan moyen de la plaque c’est-à-dire normal au plan (𝑥, 𝑦). La plaque est
sous un chargement latéral dans le plan (normal et cisaillement).
Fig 2-1 : modèle d’une plaque FGM.

La théorie des plaques est basée sur les hypothèses suivantes :


 La plaque est d’épaisseur petite devant les autres dimensions. Elle possède un plan
moyen aussi appelé plan neutre ;
 Hypothèse de contrainte plane : dans la relation de comportement mécanique de la
plaque, la contrainte normale dans la direction transversale 𝜎𝑧𝑧 est petite, donc
négligeable comparativement aux contraintes appartenant au plan de la plaque.
 L’hypothèse d’anisotropie plane de la plaque.

2-3 Expressions générales du champ de déplacement :


L‘expression de déplacement en tout point 𝑀 d’une plaque, de coordonnées (𝑥, 𝑦, 𝑧),sous
la forme de polynôme en𝑧, généralement limité au degré trois, et de coefficients dépendant
de (𝑥, 𝑦) . Le champ de déplacement est alors écrit sous la forme générale :

𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 0) + 𝑧𝜓𝑥 (𝑥, 𝑦) + 𝑧 2 𝜑𝑥 (𝑥, 𝑦) + 𝑧 3 𝜒𝑥 (𝑥, 𝑦) (2-1a)


𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 0) + 𝑧𝜓𝑦 (𝑥, 𝑦) + 𝑧 2 𝜑𝑦 (𝑥, 𝑦) + 𝑧 3 𝜒𝑦 (𝑥, 𝑦) (2-1b)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 0) + 𝑧𝜓𝑧 (𝑥, 𝑦) + 𝑧 2 𝜑𝑧 (𝑥, 𝑦) + 𝑧³ 𝜒𝑧 (𝑥, 𝑦) (2-1c)

Cette forme du champ de déplacement répond aux conditions de compatibilité des


déformations (2-3), et permet de prendre en compte un gauchissement éventuel de la section
droite des plaques lors de la déformation. Dans le cas d’un problème de dynamique, le
facteur temps doit être introduit dans la relation (2-1).
Le déplacement d’un point quelconque 𝑀(𝑥, 𝑦, 𝑧)est donc développé, suivant (2-1), en série
de la variable 𝑧 à coefficients en (𝑥, 𝑦), à partir du point de référence𝑀0 (𝑥, 𝑦, 0).
Le champ de déplacement du point 𝑀0 sera noté par :

𝑢(𝑥, 𝑦) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 0) (2-2a)


𝑣(𝑥, 𝑦) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 0) (2-2b)
𝑤(𝑥, 𝑦) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 0) (2-2c)

2-3-1 Conditions de compatibilité:


La condition de compatibilité des déformations exige que [32] :

𝜕2 𝜀𝑥𝑥 𝜕2 𝜀𝑦𝑦 𝜕2 𝜀𝑥𝑦


+ =2
𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦

𝜕2 𝜀𝑦𝑦 𝜕2 𝜀𝑧𝑧 𝜕2 𝜀𝑦𝑧


+ =2
𝜕𝑧 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑦𝜕𝑧

𝜕2 𝜀𝑧𝑧 𝜕2 𝜀𝑥𝑥 𝜕2 𝜀
𝑥𝑧
+ = 2 𝜕𝑥𝜕𝑧
𝜕𝑥 2 𝜕𝑧 2
𝜕2 𝜀𝑥𝑥 𝜕 𝜕𝜀𝑦𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑦
= 𝜕𝑥 (− + + ) (2-3)
𝜕𝑦𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

𝜕2 𝜀𝑦𝑦 𝜕 𝜕𝜀𝑥𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑦 𝜕𝜀𝑦𝑧


= 𝜕𝑦 (− + + )
𝜕𝑥𝜕𝑧 𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑥

𝜕2 𝜀𝑧𝑧 𝜕 𝜕𝜀𝑥𝑦 𝜕𝜀𝑦𝑧 𝜕𝜀𝑥𝑧


= 𝜕𝑧 (− + + )
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦

2-3-2 Schémas du premier degré :


Les schémas les plus simples et les plus utilisées (par exemple schéma de Hencky-
Mindlin, schéma de Kirchoff) se réduit à des schémas du premier degré de la forme :
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 0) + 𝑧𝜓𝑥 (𝑥, 𝑦)
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 0) + 𝑧𝜓𝑦 (𝑥, 𝑦) (2-4)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 0)

Les schémas du premier degré permettent de résoudre la plupart des problèmes élémentaires.
Dans le cas où un schéma du premier degré ne permettrait pas d’approcher convenablement
un problème donné, il sera alors nécessaire de passer au 2e degré, voire au 3e degré.
2-4 Champ de déformation :
Le champ des déformations se déduit de l’équation (2-1) :
U u  x  
 xx   z  z2 x  z3 x
x x x x x
V v  y  y  y
 yy   z  z2  z3
y y y y y
W
 zz    z  2 z z
z
U V  u v    x  y  2   x  y  3   x  y 
 xy  2 xy        z    z     z    (2 - 5)
y x  y x   y x   y x   y x 
W U  w       
 xz  2 xz      x   z  2 x   z 2  z  3 x 
x z  x   x   x 
W V
 yz  2 yz  
y z

2-5 Champ des contraintes :


L’état des contraintes en un point 𝑀(𝑥, 𝑦, 𝑧) d’un solide soumis à un chargement
mécanique (figure 2-2) permet de caractériser les actions mécaniques exercées sur la matière
en ce point.

Fig (2-2) : solide soumis à un chargement solide.


Le champ de contraintes au point M d'un solide est un tenseur symétrique noté 𝜎(𝑀)

𝜎11 𝜎12 𝜎13


𝜎(𝑀) = [𝜎12 𝜎22 𝜎23 ]
𝜎13 𝜎23 𝜎33 𝑅
Comme 𝜎(𝑀) est symétrique,𝜎𝑖𝑗 = 𝜎𝑗𝑖 pour tout 𝑖 ≠ 𝑗.
2-5-1 Illustration des contraintes dans un cube élémentaire :

Fig (2-3) : Représentation des contraintes sur les faces d'un cube élémentaire.

L’état des contraintes en un point 𝑀 de stratifié s’exprime en fonction du champ des


déformations, le champ de contrainte rapportée aux axes de référence (𝑂𝑥𝑦𝑧) s’écrit donc :
𝜎1 𝐶11 𝐶12 𝐶13 𝐶14 𝐶15 𝐶16 𝜀1
𝜎2 𝐶12 𝐶22 𝐶23 𝐶24 𝐶25 𝐶26 𝜀2
𝜎3 𝐶13 𝐶23 𝐶33 𝐶34 𝐶35 𝐶36 𝜀3
𝜎4 = 𝐶14 𝐶24 𝐶34 𝐶44 𝐶45 𝐶46 𝜀4
(2-6)
𝜎5 𝐶15 𝐶25 𝐶35 𝐶45 𝐶55 𝐶56 𝜀5
[𝜎6 ] [𝐶 𝐶26 𝐶36 𝐶46 𝐶56 𝐶66 ] [𝜀6 ]
16

Ou sous forme condensée :


𝜎 = 𝐶𝑖𝑗 𝜀 (2.7)

Cette loi, généralement appelée loi de HOOK généralisée, introduit la matrice de rigidité 𝐶𝑖𝑗 ,
symétrique. Le comportement linéaire d’un matériau est donc décrit dans le cas général à
l’aide de 21 coefficients indépendants, ici les 21 constantes de rigidité 𝐶𝑖𝑗 .
La relation d’élasticité (2-7) peut être écrite sous la forme inverse, suivant :
𝜀 = 𝑆𝑖𝑗 𝜎 (2-8)

En introduisant la matrice inverse de la matrice de rigidité. La matrice 𝑆𝑖𝑗 est appelée matrice
de flexibilité ou matrice de souplesse, et s’écrit dans le cas général :
𝑆11 𝑆12 𝑆13 𝑆14 𝑆15 𝑆16
𝑆12 𝑆22 𝑆23 𝑆24 𝑆25 𝑆26
𝑆 𝑆23 𝑆33 𝑆34 𝑆35 𝑆36
𝑆 = 13 (2-9)
𝑆14 𝑆24 𝑆34 𝑆44 𝑆45 𝑆46
𝑆15 𝑆25 𝑆35 𝑆45 𝑆55 𝑆56
[𝑆16 𝑆26 𝑆36 𝑆46 𝑆56 𝑆66 ]
Les coefficients 𝑆𝑖𝑗 sont appelée constantes de flexibilité ou constantes de souplesse.
2-6 Matériaux anisotropes :
Dans le cas le plus générale, la matrice de rigidité et la matrice de souplesse sont
déterminées chacune par 21 constantes indépendantes. Ce cas correspond à un matériau ne
possédant aucune propriété de symétrie. Un tel matériau est appelé matériau triclinique.
La plupart des matériaux anisotropes possèdent une structure présentant une ou plusieurs
symétries : par exemple, les monocristaux, les structures fibreuses, les matériaux composites a
fibre ou tissue, etc. les propriétés de symétries géométrique réduisent alors le nombre de
constantes indépendantes nécessaires pour décrire le comportement du matériau. Cette
réduction est fonction des symétries présentées par le matériau considéré [32].

2-6-1 Matériau monoclinique :


Un matériau monoclinique est un matériau qui possède un plan de symétrie. La forme de la
matrice de rigidité (ou de souplesse) doit être telle qu’un changement de base effectué par
symétrie par rapport a ce plan ne modifie pas la matrice. Dans le cas ou le plan de symétrie
est le plan (𝑥, 𝑦) l’exploitation des changements de base conduit à une matrice de rigidité de
la forme :

𝐶11 𝐶12 𝐶13 0 0 𝐶16


𝐶12 𝐶22 𝐶23 0 0 𝐶26
𝐶13 𝐶23 𝐶33 0 0 𝐶36
(2-11)
0 0 0 𝐶44 𝐶45 0
0 0 0 𝐶45 𝐶55 0
[𝐶16 𝐶26 𝐶36 0 0 𝐶66 ]

La matrice de souplesse a la même forme. Le nombre de constantes d’élasticité indépendantes


est réduit à 13.

2-6-2 Matériau orthotrope :


Un matériau orthotrope possède trois plans de symétries, perpendiculaires deux a deux. Il
est à noter que l’existence de deux plans de symétrie perpendiculaires implique l’existence du
troisième : la forme de la matrice de rigidité est donc obtenue en ajoutant au matériau
monoclinique un plan de symétrie perpendiculaire au précédent.
L’invariance de la matrice dans un changement de base effectué par symétrie par rapport a ce
deuxième plan conduit a une matrice de rigidité de la forme :
𝐶11 𝐶12 𝐶13 0 0 0
𝐶12 𝐶22 𝐶23 0 0 0
𝐶13 𝐶23 𝐶33 0 0 0
(2-11)
0 0 0 𝐶44 0 0
0 0 0 0 𝐶55 0
[0 0 0 0 0 𝐶66 ]

La matrice de souplesse a la meme forme, le nombre de constantes d’élasticités indépendantes


est ramené a 9.

2-6-3 Matériaux isotropes :


Un matériau est isotrope si ses propriétés sont indépendantes du choix des axes de
référence. Les matériaux usuels (excepté le bois) répondent généralement à cette modélisation
établie à l’échelle macroscopique. Il n’existe alors pas de direction privilégiée, et la matrice
de rigidité(ou de souplesse) doit être invariante dans tout changement de bases orthonormées.
L’application de cette propriété au matériau unidirectionnel conduit aux relations :

C11= C22 C23=C12 C66=1/2 (C11+ C22) (2-12)

Le nombre de constantes d’élasticité indépendantes est donc réduit a 2, et conduit a la matrice


de rigidité :

𝐶11 𝐶12 𝐶12 0 0 0


𝐶12 𝐶11 𝐶12 0 0 0
𝐶12 𝐶12 𝐶11 0 0 0
(2-13a)
0 0 0 𝐶12 − 𝐶12 ⁄2 0 0
0 0 0 0 𝐶12 − 𝐶 12 ⁄2 0
[0 0 0 0 0 𝐶12 − 𝐶12 ⁄2]

Généralement. Les constantes de rigidité sont exprimées en introduisant les coefficients de


Lamé 𝜆 et 𝜇 [32] :
C12= 𝜆 et 1/2 (C11- C12) = μ
D’où :

C11=𝜆+ 2 μ (2-13b)
𝜆 = 𝐸𝜈 / (1 + 𝜈) (1 − 2 𝜈) (2-13b)
𝜇 = 𝐸 / 2 (1 + 𝜈) (2-13b)
2-7 Résultantes et moments :
2-7-1 Résultantes en membrane:
Le champ des résultantes en membrane, noté 𝑁(𝑥, 𝑦), est défini par :
h/2
N ( x, y )    (M )dz
h / 2
(2-14)

Ou 𝜎(𝑀) est la matrice des contraintes en membrane𝜎𝑥𝑥 , 𝜎𝑦𝑦 , 𝜎𝑥𝑦 .


Soit :
𝑁𝑥 𝜎𝑥𝑥
h/2
𝑁(𝑥, 𝑦) = [ 𝑁𝑦 ] = ∫−h/2 [𝜎𝑦𝑦 ] 𝑑𝑧 (2-15)
𝑁𝑥𝑦 𝜎𝑥𝑦
𝑅

𝑁𝑥 , 𝑁𝑦 , 𝑁𝑥𝑦 Sont les résultantes, par unité de longueur, respectivement des contraintes
normales (suivant 𝑥 et suivant 𝑦) et des contraintes de cisaillement, dans le plan (𝑥, 𝑦). Elles
sont schématisées symboliquement sur la (figure 2-4).

2-7-2 Résultante en cisaillement :


Les résultantes en cisaillement sont définies de la même manière par :
h / 2
 Qx   xz 
Q ( x, y )       dz (2-16)
Qy  h / 2  yz 
Comme les résultantes en membrane, les résultantes en cisaillement sont définies par unité de
longueur de la plaque (figure 2-4).

2-7-3 Moment de flexion et de torsion :


Les moments de flexion et de torsion, sont définis par :
 M x  h / 2  xx 
   
M f ( x, y )   M y    z  yy dz (2-17)
 M xy  h / 2  xy 
   
𝑀𝑥 𝑒𝑡𝑀𝑦 Sont les moments de flexion, et 𝑀𝑥𝑦 les moments de torsion.

Fig (2-4) : Schématisation des résultantes en membrane et en cisaillement des actions


exercées sur un élément du stratifié, et des moments de flexion et de torsion.
2-8 Relation fondamentales dans le cas d’un schéma de premier degré :
2-8-1 La relation fondamentale de la dynamique [33]:
𝜕 𝜕 𝜕 ∂2 U
𝜎 + 𝜕𝑦 𝜎𝑥𝑦 + 𝜕𝑧 𝜎𝑥𝑧 + ℱ𝑥 = 𝜌 ∂t2
𝜕𝑥 𝑥𝑥

𝜕 𝜕 𝜕 ∂2 V
𝜎 + 𝜕𝑦 𝜎𝑦𝑦 + 𝜕𝑧 𝜎𝑦𝑧 + ℱ𝑦 = 𝜌 ∂t2 (2-18)
𝜕𝑥 𝑥𝑦

𝜕 𝜕 𝜕 ∂2 W
𝜎 + 𝜕𝑦 𝜎𝑦𝑧 + 𝜕𝑧 𝜎𝑧𝑧 + ℱ𝑧 = 𝜌
𝜕𝑥 𝑥𝑧 ∂t2

(ℱ𝑥 ,ℱ𝑦 ,ℱ𝑧 ) sont les efforts de volume exercés sur un solide (champ de gravité, champ
magnétique...)
∂2 U ∂2 V ∂2 W
( ∂t2 , ∂t2 , ) sont les composantes du vecteur accélération du point 𝑀.
∂t2

𝜌 est la masse volumique en un point 𝑀.


En introduisant les relations (2-15), (2-16), (2-17) et(2-6) dans la relation (2-18), la relation
fondamentale pour un stratifié s’écrit :

𝜕𝑁𝑥 𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
+ + 𝐹𝑥 + 𝜏1𝑥 − 𝜏2𝑥 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-19)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

𝜕𝑁𝑦 𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝜑𝑦
+ + 𝐹𝑦 + 𝜏1𝑦 − 𝜏2𝑦 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-20)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

𝜕𝑄𝑥 𝜕𝑄𝑦 𝜕2 𝑤0
+ + 𝐹𝑧 + 𝑞 = 𝜌𝑠 (2-21)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2

𝜕𝑀𝑥 𝜕𝑀𝑥𝑦 ℎ 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
+ + 2 (𝜏1𝑥 + 𝜏2𝑥 ) + 𝑃𝑥 − 𝑄𝑥 = 𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-22)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

𝜕𝑀𝑦 𝜕𝑀𝑥𝑦 ℎ 𝜕 2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
+ + 2 (𝜏1𝑦 + 𝜏2𝑦 ) + 𝑃𝑦 − 𝑄𝑦 = 𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-23)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

Les grandeurs 𝜌𝑠 , 𝑅, 𝐼𝑥𝑦 sont des inerties axiale, de couplage et de rotation respectivement,
elles sont déterminés pour les plaques de masse volumique (𝜌) par :
ℎ/2
𝜌𝑠 , 𝑅, 𝐼𝑥𝑦 = ∫−ℎ/2 𝜌(1, 𝑧, 𝑧 2 ) 𝑑𝑧 (2-24)

2-8-2 Relations fondamentales relatives aux résultantes de membrane :


𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐴11 + 2𝐴16 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴66 + 𝐴16 + (𝐴12 + 𝐴66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴26 + 𝐵11 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2

𝜕2 𝜑 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝜑𝑥
2𝐵16 𝜕𝑥𝜕𝑦𝑥 + 𝐵66 + 𝐵16 + (𝐵12 + 𝐵66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐵26 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-25)
𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐴16 + (𝐴12 + 𝐴66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴26 + 𝐴66 + 2𝐴26 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐴22 + 𝐵16 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2

𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
(𝐵12 + 𝐵66 ) + 𝐵26 +𝐵66 + 2𝐵26 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐵22 = 𝜌𝑠 +𝑅 (2-26)
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2
2-8-3 Relations fondamentales relatives aux résultantes de cisaillement :

𝜕𝜑 𝜕2 𝑤0 𝜕𝜑 𝜕𝜑𝑦 𝜕2 𝑤 𝜕𝜑𝑦 𝜕2 𝑤0 𝜕2 𝑤0
𝐹55 ( 𝜕𝑥𝑥 + ) + 𝐹45 ( 𝜕𝑦𝑥 + + 2 𝜕𝑥𝜕𝑦0 ) + 𝐹44 ( 𝜕𝑦 + ) + 𝑞 = 𝜌𝑠 (2-27)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 2 𝜕𝑡 2

2-8-4 Relations fondamentales relatives aux moments :


𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐵11 + 2𝐵16 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵66 + 𝐵16 + (𝐵12 + 𝐵66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵26 + 𝐷11 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2

𝜕2 𝜑 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕𝑤0
2𝐷16 𝜕𝑥𝜕𝑦𝑥 + 𝐷66 + 𝐷16 + (𝐷12 + 𝐷66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐷26 − 𝐹55 (𝜑𝑥 + )−
𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥

𝜕𝑤0 𝜕2 𝑢0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐹45 (𝜑𝑦 + )=𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-28)
𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢0 𝜕2 𝑣0 𝜕2 𝑣 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑥
𝐵16 + (𝐵12 + 𝐵66 ) 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵26 + 𝐵66 + 2𝐵26 𝜕𝑥𝜕𝑦0 + 𝐵22 + 𝐷16 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2

𝜕2 𝜑𝑥 𝜕 2 𝜑𝑥 𝜕2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕 2 𝜑𝑦 𝜕𝑤0
(𝐷12 + 𝐷66 ) + 𝐷26 +𝐷66 + 2𝐷26 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝐷22 − 𝐹45 (𝜑𝑥 + )−
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥

𝜕𝑤0 𝜕2 𝑣0 𝜕 2 𝜑𝑦
𝐹44 (𝜑𝑦 + )=𝑅 + 𝐼𝑥𝑦 (2-29)
𝜕𝑦 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 2

Les équations précédentes ne prennent pas en compte les force volumiques, les contraintes
de cisaillement sur les faces du stratifié, et négligent les effets d’inertie en rotation. Ces
équations associées aux conditions imposées sur les frontières de la structure, permettent de
trouver en principe les dé[Link] résolution de ces équations est toutefois complexe et
ne peut être menée de manière analytique que dans quelques cas particuliers.
𝐴𝑖𝑗 , 𝐵𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐻𝑖𝑗 et 𝐹𝑖𝑗 sont les constantes de la matrice rigidité.

2-9 Modélisation du support élastique (Winkler et Pasternak):


Les plaques reposant sur les fondations élastiques présentent des problèmes techniques très
courant au domaine de l’aéronautique et de l’aérospatial. Toutes les charges de la structure
doivent être transférées au support élastique, et l’ensemble structure et support doivent agir
ensemble pour supporter les charges. Le développement des modèles plus réalistes de
fondation et des méthodes simplifiées pour résoudre ce problème complexe d’interaction
support-structure est très important pour arriver à des conceptions sures et économiques. Le
terme générique désignant l’étude de ces phénomènes porte le nom d’Interaction Support
Structure (ISS). Le terme interaction est très important puisqu’il met bien en évidence le fait
que non seulement la nature du support a une influence sur le comportement de la structure,
mais aussi la structure a une influence sur le comportement du support qui peut modifier ainsi
les composantes de la sollicitation selon le modèle adopté.
En construction aéronautique et aérospatiale, tout équipement (moteur, modules
électroniques, etc.) n’est pas attaché/fixé directement à la structure, mais par l'intermédiaire
d'un support élastique (plaque, poutre, tige, ressort, support d'amortissement, etc.). Ce dernier
doit être conçu de telle manière à ce que les vibrations propres (dues au fonctionnement de
l’élément) ne soient pas transmises à la structure sans amortissement. Donc partant de là, on
comprend bien que l'étude de l’interaction support-structure doit être menée soigneusement
afin de déterminer le comportement statique et dynamique de tels assemblages.
Les plaques posées sur fondations élastiques ont étés largement étudiées pour modéliser
divers problèmes constructifs et modéliser divers problèmes d’ingénierie pendant les
dernières décennies. Pour décrire les interactions entre la plaque et la fondation, les
scientifiques ont proposé divers modèles de base. Le modèle le plus simple concernant la base
élastique est le modèle de Winkler établi en 1867 (modèle à un seul paramètre𝑘𝑤 ). Dans ce
modèle, le rapport entre la pression externe 𝑝 et la déflection 𝑤 de la surface de base est
exprimé par:

𝑝 = 𝑘𝑤 𝑤 (2-30)

Où 𝑤le déplacement vertical du sol qui est proportionnel à la pression de contact 𝑝. La


constante de proportionnalité 𝑘𝑤 s'appelle le module de la réaction de sol.
Dans le modèle linéaire de Winkler, on suppose que le support de base se compose de
ressorts élastiques qui sont étroitement alignés et indépendants les uns des autres avec une
rigidité 𝑘𝑤 commune (c’est une série de ressorts séparés sans effets de couplage entre eux). Le
déplacement de la plaque est indépendant du déplacement du sol en dehors de la région
chargée. Le modèle de Winkler implique deux problèmes majeurs. Le premier problème est
que le déplacement de la plaque est une constante quand il est soumis à une charge
uniformément distribuée 𝑞. Il n'y a aucun moment de flexion ou force de cisaillement dans la
plaque pendant cette condition de charge, qui est complètement peu réaliste et non
conservative. Le deuxième problème est que la valeur de 𝑘𝑤 n'est pas unique et dépend des
diverses propriétés de la plaque et du support ainsi que du chargement.
Ceci a été amélioré plus tard par Pasternak (1954) qui a tenu compte des interactions entre
les ressorts séparés dans le modèle de Winkler en présentant un nouveau paramètre dépendant
(modèle à deux paramètres). Ce deuxième paramètre (modèle de Pasternak) prend en compte
l'effet de l'interaction entre les points de cisaillement dans la fondation. Dès lors, le modèle de
Pasternak a été largement employé pour décrire le comportement mécanique des interactions
plaques-structures.
Plusieurs recherches ont été menées en vue de l’étude du comportement thermomécanique
des FGM. Cependant, les recherches sur les vibrations libres des FGM sont tout à fait
limitées, particulièrement concernant les effets d’interaction avec la base élastique. En 1999
Cheng a proposé une analogie de membrane pour obtenir des valeurs propres explicites et
exactes pour la vibration des plaques FGM sur une base de Winkler-Pasternak basée sur la
théorie de premier ordre de déformation de cisaillement. Récemment Malekzadeh (2009) a
étudié l'analyse des vibrations libres des plaques épaisses en FGM sur bases d'élastiques avec
deux paramètres. Les formulations sont basées sur la théorie tridimensionnelle d'élasticité. Le
but de ce travail est d'analyser la vibration libre des plaques en FGM reposant sur une base de
Winkler-Pasternak en utilisant une nouvelle théorie de cisaillement des plaques.
La relation entre la flèche et la réaction de la fondation est exprimée par :

𝑓𝑒 = 𝑘𝑥 𝑤 − 𝑘𝑠 ∇2 𝑤 (2-31)

Où fe est la densité de la force de réaction de la fondation. Si la fondation est modélisée par le


modèle linéaire de Winkler, le coefficient 𝑘𝑠 dans l’équation (2-31) est identiquement nul.

Fig (2-5) : plaque reposant sur une fondation élastique.


2-10 Formulation énergétique de la théorie des plaques :
Les théorèmes de l’énergie peuvent être utilisés pour aboutir à une formulation
variationnelle des relations fondamentales des plaques. Cette formulation associée aux
conditions aux frontières permet de développer des méthodes de recherche des solutions
approchées du comportement mécanique des stratifiés.

2-10-1 Energie de déformation :


L’énergie totale de déformation d’un solide élastique en coordonnées cartésiennes est donnée
par [34] :
1
𝑈𝑑 = 2 ∭ 𝜎𝑖𝑗 𝜀𝑖𝑗 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (2-32)

Sous la forme développée :

1
𝑈𝑑 = ∭(𝜎𝑥𝑥 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑧𝑧 𝜀𝑧𝑧 + 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 )𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (2-33)
2

2-10-2 Travail des forces exercées sur la plaque :


Dans le cas d’une flexion transversale, les actions exercées se réduisent aux charges
transverses exercées sur les faces inférieure et supérieure du stratifié. La variation du travail
de ces actions s’écrit [35], [36]:

ℎ ℎ
𝛿𝑊𝑝 = ∬ [𝜎𝑧𝑧 (2) − 𝜎𝑧𝑧 (− 2)] 𝛿𝑤0 𝑑𝑥𝑑𝑦 (2-34)

En introduisant les contraintes𝑞, nous avons :


𝑊𝑝 = ∬ 𝑞𝑤0 𝑑𝑥𝑑𝑦 (2-35)

2-10-3Energie cinétique d’une plaque :


L’énergie cinétique d’un solide s’écrit :

1 𝜕𝑢 2 𝜕𝑣 2 𝜕𝑤 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (2-36)

2-10-4 Fonction de Hamilton ou Hamiltonien :


Pour résoudre des problèmes de mécanique, on utilise des principes variationnels faisant
intervenir la fonction de Hamilton, que l'on désigne le plus souvent sous le terme de
« Hamiltonien ». Pour arriver à comprendre le sens de cette fonction, considérons un
problème dépendre du temps t et qui admet le Lagrangien [37], [38] :

ℒ = (𝑈𝑑 + 𝑈𝑓 − 𝑊𝑝 − 𝐸𝑐 ) (2-37)
𝑈𝑑 :Energie de déformation de la plaque ;
𝑈𝑓 :Energie de déformation du support élastique ;
𝑊𝑝 : Travail des forces exercées sur la plaque ;

𝐸𝑐 : Energie cinétique.
Considérons le mouvement de notre système matériel entre les instants𝑡0 et𝑡1 , le point
figuratif 𝑞 de coordonnées 𝑞𝑖 décrit un arc de courbe 𝐴1 , 𝐴2 de l’espace de configuration.
𝑡
Considérons maintenant l’intégrale d’action,𝑆 = ∫𝑡 1 ℒ𝜕𝑡, que l’on nome action
0

Hamiltonienne.

Fig (2-6) : Trajectoire réelle et virtuelle [37].

Imaginons un autre parcours pour 𝑞 entre 𝐴1 𝑒𝑡𝐴2 voisin du parcours vrai, et définie par la
variation virtuelles 𝛿𝑞. Le principe de Hamilton : un système se meut d’une configuration à
une autre de telle façon que la première variation d’action entre trajectoire virtuelle infiniment
voisine ayant les même extrémités dans l’espace et dans le temps soit nulle.

𝑡
𝛿 [∫𝑡 1 ℒ𝑑𝑡] = 0 (2-38)
0

Ce principe peut être utilise pour trouver l’ensemble des équations de mouvement et les
conditions aux limites pour un état de contrainte et de déformations donne. Pour l’appliquer, il
est nécessaire de déterminer la variation de chaque terme d’énergie.
2-11 Variation d’une fonctionnelle :
D’une manière générale, une fonctionnelle F peut être définie comme étant une fonction d’un
ensemble de fonction : u(x, y,…), v(x, y,….), et de leurs dérivées par rapport à l’ensemble des
variables (x, y,…), soit :

𝑑𝑢 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑣
𝐹 = 𝐹 (𝑢, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … … . . , 𝑣, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … . ) (2-39)

La premier variation de F est définie par :

𝜕𝐹 𝜕𝐹 𝜕𝑢 𝜕𝐹 𝜕𝑢
𝛿𝐹 = 𝜕𝑢 𝛿𝑢 + 𝜕𝑢 𝛿 (𝜕𝑥 ) + 𝜕𝑢 𝛿 (𝜕𝑦) (2-40)
𝑑( ) 𝜕( )
𝜕𝑥 𝜕𝑦

Ou:
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑣
𝛿𝑢,𝛿 (𝜕𝑥 ),𝛿 (𝜕𝑦)………..,𝛿𝑣,𝛿 (𝜕𝑥),𝛿 (𝜕𝑦)….sont des variations quelconques des
𝑑𝑢 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑣
fonctions ;𝑢, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 , … … . . , 𝑣, 𝑑𝑥 , 𝑑𝑦 … … ….
𝜕𝐹
La dérivée est obtenue par derivation formelle de F par rapport à la variable u.
𝜕𝑢
𝜕𝐹 𝜕𝑢
La dérivée 𝜕𝑢 est obtenue par derivation formelle de F par rapport à la variable𝜕𝑥 . Il en est
𝑑( )
𝜕𝑥

de même des autres dérivées. L’operateur 𝛿 a les propriétés de l’opérateur variation 𝜕 usuel.

Conclusion :
Les éléments développés dans ce chapitre sont applicables à la résolution d’un problème
quelconque d’élasticité d’une plaque. Dans le cas ou le problème d’élasticité peut être ramené
à un problème d’élasticité à deux dimensions, les relations établies précédemment dans le cas
générale se simplifient.
Nous étudions dans le chapitre suivant, les différentes théories utiles pour étudier le
comportement mécanique d’une plaque.
La science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Jean Stiwarte
Modélisation du comportement mécanique des plaques

Introduction :
L’utilisation intensive des plaques isotropes et des plaques composites dans diverses
industries, particulièrement dans les domaines de l’aéronautique, de l’automobile, et de la
construction navale, a stimulé les chercheurs à développer des théories capables de décrire
correctement leur comportement structural.
L’analyse des plaques est un problème tridimensionnel. Presque toutes les théories
développées ont eu pour principal objet la réduction du problème 3-D à un problème 2-D en
se servant des hypothèses simplificatrices concernant la cinématique des déformations et l’état
des contraintes à travers l’épaisseur.
Nous présentons dans ce chapitre quelques modèles sur les théories des plaques
développées dans la littérature pour améliorer l'évolution de la variation du champ des
déplacements à travers l'épaisseur des plaques.

3-1Classement des théories de déformation en cisaillement :


Afin de résoudre les problèmes des structures ayant comme éléments structuraux des
poutres et plaques FGM dans le domaine élastique, il est nécessaire de choisir la bonne
théorie décrivant correctement le comportement statique et dynamique de la structure ainsi
que la méthode de résolution à appliquer. C’est en 1888 que Love utilisa les hypothèses de
Gustav Kirchhoff, elles-mêmes inspirées des hypothèses d’Euler-Bernoulli pour fonder une
théorie des plaques minces (également appelée théorie classique ou théorie de Kirchhoff-
love). La théorie des plaques semi-épaisses (théorie des déformations du premier ordre) a été
consolée par Mindlin à partir des travaux de Rayleigh (1877), Timoshenko (1921), Reissner
(1945) et Uflyand (1948). Ensuite, des théories d’ordre supérieur sont venues améliorer les
hypothèses des théories classiques et du premier ordre lorsque l’épaisseur de la plaque devient
importante. Il existe aussi la théorie basée sur l’élasticité tridimensionnelle (théorie 3-D) qui
ne fait aucune hypothèse restrictive sur les déplacements de la plaque.
Les différentes théories existantes peuvent donc être classées en quatre principales
catégories: théorie classique des plaques minces (appelée aussi théorie de Kirchhoff-Love),
théorie des plaque semi-épaisses du premier ordre (appelée aussi théorie de Mindlin-
Reissner), théorie d’ordre supérieur applicables aux plaque épaisses (comme celle de Reddy)
et la théorie basée sur l’élasticité tridimensionnelle (3-D).

3-2Théorie classique des plaques minces (CPT) :


On parle d’une plaque mince, lorsque la flèche générée par les déformations de cisaillement
reste négligeable devant la flèche générée par la courbure de la plaque.
3-2-1 Hypothèses de la théorie classique des plaques:
Les hypothèses cinématiques adoptées pour les plaques minces, par Kirchhoff, généralisant
à deux dimensions celles adoptées pour les poutres sans déformations en cisaillement,
appelées poutres d’Euler-Bernoulli. Les hypothèses de Kirchhoff reprises par Love sont les
suivants :
 La plaque est d’épaisseur petite devant les autres dimensions (rapport d’élancement ℎ/𝑎 ou
ℎ/𝑏 ≤0.05). Elle possède un plan moyen.
 Hypothèse dite de section droite (section plane) figure (3-1): Les sections droites,
initialement normales au plan neutre, restent planes et normales à celui-ci après
déformations. La déformation en cisaillement transverse est donc négligée.
 Les termes non linéaires du déplacement 𝑈 et 𝑉 sont négligés, et l’inertie de rotation est
négligée. Seul le déplacement transversal 𝑊 est considéré.
La déformée de la normale au plan moyen (𝑂𝑥𝑦), est alors un segment de droite normale à la
déformée du plan moyen, l’ensemble des notations est schématisé sur la figure (3-1).

Figure (3-1) : Schématisation des déformations dans la théorie classique des plaques.
L’effet de la déformation en cisaillement transverse augmente d’une manière significative
lorsque le rapport d’élancement ℎ/𝑎 ou ℎ/𝑏 est supérieur ou égal à 0.05. Etant donné que
cette théorie néglige la flexibilité de cisaillement transverse, ceci conduit à une surestimation
de la rigidité de flexion et par voie de conséquence une surestimation des fréquences de
vibration et une sous-estimation des déplacements.

3-2-2 Champ de déplacement (Théorie classique des plaques (CPT)) :


En 1850, Kirchhoff a développé la plus connue des théories des plaques appelée « théorie
classique des plaques ». Le champ des déplacements d’un point de coordonnées (𝑥, 𝑦, 𝑧) à l’
instant 𝑡 s’écrit :

𝜕𝑤
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 𝜕𝑥
𝜕𝑤
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 (3-1)
𝜕𝑦

𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)

Ou 𝑢, 𝑣,𝑤 sont les déplacements le long des axes de coordonnées 𝑥, 𝑦 et 𝑧 d’un point du plan
moyen (plan 𝑧 = 0).
Etant donné que les hypothèses de Kirchhoff négligent le cisaillement transverse et l’effet
de la déformation axiale dans la direction transversale, la déformation de la plaque est due
essentiellement à la flexion et aux déformations en plan (figure 3-1) ; ce qui limite la validité
de cette théorie aux plaques épaisses.

3-2-3 Limitation de la théorie classique :


La théorie classique des plaques basée sur l’hypothèse de Kirchhoff, permet de décrire
avec une bonne précision les champs des contraintes et déformation dans les plaques peu
épaisses. Par contre, dans le cas des plaques épaisses, la théorie classique devient assez mal
adaptée à la description du comportement mécanique. Une première amélioration consiste à
tenir compte du cisaillement transverse. Une deuxième amélioration consiste à modifier cette
théorie, en introduisant des facteurs de correction aux modules de cisaillement transverse.
3-3 Théorie de déformation de cisaillement du premier degré (FSDPT) :
Lorsque l’épaisseur de la plaque ne permet plus de vérifier les hypothèses de Kirchhoff
quant à leur mouvement de flexion (i.e. elle n’est plus très petite devant les dimensions des
ondes de flexion), une théorie plus complète basée sur celle des poutres de Timoshenko est
nécessaire (théorie des plaques moyennement épaisses).
En 1877, Rayleigh a affirmé qu’il est important d’inclure les inerties de rotation dans toute
analyse vibratoire des systèmes. Quarante ans plus tard, les travaux de Timoshenko montrent
que la prise en compte des effets de l’inertie de rotation et du cisaillement transverse affecte
les fréquences propres de flexion des poutres.
Ces deux effets tendent à diminuer les fréquences de résonances calculées en raison de la
croissance de l’inertie et de la flexibilité du système. Une extension à la théorie des plaques
quant au cisaillement est proposée par Reissner en 1945 dans le cas statique. Une première
théorie pour le cas dynamique, incluant les effets du cisaillement et de l’inertie de rotation est
proposée par Uflyand en 1948. C’est cependant l’article de Mindlin, publié 3 ans plus tard qui
fera date.
Contrairement à la théorie des plaques minces, la théorie de Mindlin suppose que les
sections droites, initialement normales au plan neutre, restent planes et non nécessairement
normales a celui-ci après déformations figure (3-2), d’autres variantes de la théorie supposent
que ces section ne restent ni droites, ni normales après déformation. Etant donné que la
théorie des plaques de premier ordre (FSDPT) ne satisfait pas les conditions aux limites au
niveau des surfaces supérieures et inférieures de la plaque (contraintes de traction non nulles),
un facteur de correction en cisaillement à travers l’épaisseur est nécessaire. La valeur de
facteur correction dépend de la géométrie de la plaque, de la variation du coefficient de
poisson à travers l’épaisseur, du chargement appliqué et des conditions aux limites imposées.

Fig (3-2) : Déformation avec cisaillement transverse (schéma du premier degré).


3-3-1 Champ de déplacement :
Cette théorie (également appelée théorie de Mindlin) est une extension des travaux de
Timoshenko et est considérée comme une amélioration de la théorie classique des plaques
minces (théorie de Kirchhoff). Cette amélioration consiste à rajouter les déformations en
cisaillement transverses dans les hypothèses cinématiques. La distribution de cette
déformation est supposée constante dans l’épaisseur. Le champ des déplacements (voir figure
(3-3)) est alors le suivant :

𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡)


𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) (3-2)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)

Ou 𝑢, 𝑣, 𝑤 sont les déplacements le long des coordonnes (𝑥, 𝑦, 𝑧) d’un point du plan moyen
(plan z=0) (déplacement en membrane); 𝜙𝑥 et 𝜙𝑦 sont les rotations de la normales à la section
transversale par rapport aux axes 𝑦 et 𝑥 respectivement.
La théorie des déformations du premier ordre nécessite un facteur de correction du
cisaillement qui est difficile à déterminer à cause de sa dépendance à la fois, de la géométrie,
du coefficient de poisson à travers l’épaisseur, des charges appliquées et des conditions aux
limites.
Timoshenko a été le premier à avoir étudié les effets des déformations de cisaillement et de
l’inertie de rotation dans l’analyse des poutres, c’est pourquoi le modèle de la poutre avec une
théorie du premier ordre est aussi appelé modèle ou poutre de Timoshenko.

Fig(3-3) : Schématisation des déformations de la théorie des plaques du premier ordre.


3-4 Théorie de déformation en cisaillement d’ordre supérieur (HSDPT):
À la différence de la théorie classique des plaques (CPT) et la théorie du premier ordre
(FSDT) avec les hypothèses de la distribution linéaire du déplacement à travers l'épaisseur, la
théorie d'ordre élevé est basée sur une distribution non linéaire des champs à travers
l’épaisseur. Par conséquent, on tient compte des effets de la déformation transversale de
cisaillement et/ou de la déformation normale transversale.
Ces modèles n'exigent pas des facteurs de correction en cisaillement et pour tenir compte
d’hypothèses plus réalistes que celles de Kirchhoff. Plusieurs théories d’ordre supérieur ont
été proposées par plusieurs chercheures. Elles sont basées sur le développement des
déplacements en série de puissance à travers l’épaisseur. Les hypothèses qui sont à la base du
développement de cette théorie sont :
 Les déplacements sont petits comparés à l’épaisseur de la plaque,
 Les sections transversales, initialement planes et normales au plan moyen, ne restent pas
nécessairement planes et normales à celui-ci après déformations.
 La déformation axiale dans la direction transversale n’est en général pas négligeable.
 Les contraintes normale dans la direction transversale n’est en générale pas négligeables.

De nouvelles formulations et théorie d’ordre supérieur ont vu le jour ces dernières années.
Carrera a proposé une formulation compacte et unifiée des théories d’ordre supérieur [39]
[40]. Cependant, les théories du premier ordre (FSDPT) et d’ordre supérieur (HSDPT) ne sont
pas pratiques vu le nombre se termes d’ordre supérieur introduits dans la formulation. Dans le
souci de réduire le nombre de variables utilisées dans les formulations existantes, Shimpi a
développé un modèle raffiné pour les plaques isotropes (Refined Plate Theory -PRT). Les
caractéristiques les plus intéressantes de cette méthode sont qu’elle ne nécessite pas de
coefficient de correction en cisaillement et qu’elle présente beaucoup de similitudes avec la
théorie classique des plaques quant aux équations du mouvement. La théorie PRT a été
ensuite adaptée avec succès aux plaques orthotropes. La fiabilité de cette méthode a été
démontrée par Kim et Thai [42] pour le cas de flexion statique et pour le cas du flambage
d’une plaque composite. Récemment Thai et Kim [43], ont adapté la méthode RPT, avec
succès, au flambage des plaques orthotropes, et à la vibration libre des plaques stratifiées et
sandwiches respectivement.
Figure (3-4) : Schématisation des déformations dans le cas de la théorie des plaques d’ordre
supérieur.

3-3-1 Champ de déplacement (HSDPT) :


Dans le cas ou un schéma du premier degré ne permettrait pas d’approcher
convenablement un problème donné, il sera alors nécessaire de passer à un schéma d’ordre
supérieur (2eme ordre, 3eme ordre, voire plus), dans le développement des déplacements en
séries. Par conséquent, ces théories introduisent des fonctions supplémentaires dont les termes
sont souvent difficiles à interpréter.

3-3-1-1 Théories des plaques du second ordre:


Le champ des déplacements de la théorie du second ordre s’exprime par :

𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡)


𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) (3-5)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑡)

Ou : 𝑢, 𝑣, 𝑤, 𝜙𝑥 , 𝜙𝑦 , 𝜙𝑧 , 𝜓𝑥 , 𝜓𝑦 , 𝜓𝑧 sont des fonction inconnues dependant des coordonnées


𝑥 et 𝑦 et du temps 𝑡.
Cette théorie apporte une amelioration substantielle par rapport à la théorie du premier ordre
tout en nécessitant un facteur de correction comme pour la FSDPT.
3-3-1-2 Théories des plaques du troisième ordre :
Dans la quête de théories plus raffinées et dans le souci de supprimer les limitations des
précédentes théories, de nouvelles théories d’ordre supérieur ont vu le jour. Le champ des
déplacements s’écrit comme suit :
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ 𝜒𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡)
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ 𝜒𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) (3-6)
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧 2 𝜓𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ 𝜒𝑧 (𝑥, 𝑦, 𝑡)
Ou : 𝑢, 𝑣, 𝑤, 𝜙𝑥 , 𝜙𝑦 , 𝜙𝑧 , 𝜓𝑥 , 𝜓𝑦 , 𝜓𝑧 , 𝜒𝑥 , 𝜒𝑦 , 𝜒𝑧 sont des fonction inconnues dependant des
coordonnées 𝑥 et 𝑦 et du temps 𝑡.

3-3-2 La fonction de forme de la théorie d’ordre supérieure :


Pour le cas des théories raffinées basées sur la théorie classique des plaques (CPT) et
satisfaisant les conditions de contraintes nulles sur les faces inferieure et supérieur de la
plaque, le champ de déplacement d’un point matériel situé aux coordonnées (x, y, z) dans la
plaque s’écrit comme suit :
𝜕𝑤
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢(𝑥, 𝑦) − 𝑧 𝜕𝑥 + 𝑓(𝑧)∅𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡)
𝜕𝑤
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣(𝑥, 𝑦) − 𝑧 𝜕𝑦 + 𝑓(𝑧)∅𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) (3-7)

𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤(𝑥, 𝑦)

𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧), 𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧), 𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧)sont les déplacements dans les directions𝑥, 𝑦, 𝑧.
𝑢, 𝑣, 𝑤 sont les déplacements du plan médian (plan 𝑧 = 0).
𝜕𝑤
∅𝑥 = 𝜙𝑥 + 𝜕𝑦 (3-8 a)
𝜕𝑤
∅𝑦 = 𝜙𝑦 + 𝜕𝑦 (3-8 b)

𝜙𝑥 , 𝜙𝑦 sont les rotations des plans 𝑦𝑧et 𝑥𝑧.


𝐹(𝑧) représente la fonction de forme déterminant la distribution des
contraintes et des déformations transversales suivant l’épaisseur.
Le champ de déplacement de la théorie classique des plaques (CPT) est obtenu en posant
f(z)=0. La théorie du premier ordre (first-order shear déformation theory ou FSDT) est
obtenue en posant f(z)=z. En plus, Le champs de déplacement de la théorie de déformation de
cisaillement du troisième ordre de Reddy est obtenu par la prise de la fonction suivante:

4𝑧 2
𝑓(𝑧) = 𝑧 (1 − 3ℎ2 ) (3-9)
Dans le modèle de Reddy, le champ de déplacement membranaire est cubique et le
déplacement normal 𝑤, est constant. Ce modèle donne une bonne approximation pour les
contraintes de cisaillement transverse par rapport à la solution d’élasticité tridimensionnelle.
La distribution des contraintes de cisaillement transverse est parabolique à travers l’épaisseur
.Les conditions aux limites sur les surfaces libres sont satisfaites.
Touratier a proposé le modèle sinusoïdal (The sinusoidal shear deformation theory -SSDT)
qui est différent des autres modèles d’ordre supérieurs puisqu’il n’utilise pas de fonction
polynomiale. Une fonction trigonométrique sinusoïdale est donc introduite pour modéliser la
répartition des contraintes de cisaillement à travers l’épaisseur. La fonction de cisaillement
transverse s’écrit comme suite:

ℎ 𝜋𝑧
𝑓(𝑧) = 𝜋 sin ( ℎ ) (3-10)

Les contraintes de cisaillement transverses déterminées par le modèle (sinus) prennent une
forme cosinusoïdale à travers l’épaisseur de la plaque. La précision de ce modèle par rapport à
la solution exacte est meilleure que la théorie de Reddy.
La version exponentielle de la théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The
exponential shear deformation plate theory -ESDPT) développée par Karama en 2003 est
obtenue en prenant :
𝑧 2
−2( )
𝑓(𝑧) = 𝑧𝑒 ℎ (3-11)

La version hyperbolique de la théorie de déformation de cisaillement d’ordre élevé (The


Hyperbolic shear deformation plate theory HSDPT) développée par Ait Atmane en 2010 est
obtenue en prenant :
ℎ 𝜋𝑧
cosh(𝜋⁄2) sinh( )−𝑧
𝜋 ℎ
𝑓(𝑧) = cosh(𝜋⁄2)−1 𝑧 − cosh(𝜋 ⁄2)−1
(3-12)

La théorie dominante, utilisee dans les études de flexion, de flambage et de vibrations des
plaques FGM est la théorie du troisième ordre de Reddy. Le champ des déplacements de
Reddy est le suivant :
4 𝜕𝑤
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ (− 3ℎ²) [𝜙𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + ]
𝜕𝑥
4 𝜕𝑤
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑧³ (− 3ℎ²) [𝜙𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝜕𝑦 ] (3-13)

𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)
Le champ des déplacements inclut une variation parabolique des déformations en
cisaillement transversal et des contraintes qui leurs sont associées. Les contraintes de
cisaillement s’annulent au niveau des surfaces supérieure et inférieure de la plaque. Cette
théorie ne nécessite donc pas de facteur de correction des contraintes puisqu’elle fournit une
distribution plus réaliste des déformations et des contraintes à travers l’épaisseur. Elle fournit
également de meilleures précisions par rapport aux théories précédentes quant à la réponse
globale des plaques minces et des plaques épaisses et une meilleure estimation des déflexions
moyennes, des charges critiques de flambage, des fréquences de vibration et de leurs modes
propres associés.
D’autres théories raffinées ont vu le jour plus récemment. Leur champ de déplacements
sous la forme unifiée s’écrit suivant la formule (3-7) ou la fonction 𝑓(𝑧) est la fonction de la
forme pilotant la distribution des déformations de cisaillement et des contraintes à travers
l’épaisseur de la plaque. Elle est propre à chaque théorie. Nous regroupons dans le tableau
suivant les différentes fonctions de cisaillement ainsi qu’une comparaison entre les différents
modèles.
Tabl (3-1): Différentes fonction de forme des théories des plaques isotropes et FGM :

Distribution
Coefficient de
Théorie Intitulé Fonction de forme 𝝋(𝒛) de𝜸𝒙𝒛 et 𝜸𝒚𝒛 Validité
correction
suivant z
Théorie classique
CPT des plaques Plaque
0 - -
Kirchhoff mince

Théorie de Plaques
déformation des minces et
FSDPT
plaques du 1er z Constante requis moyennem
Mindlin
ordre ent
épaisses
Théorie d’ordre Plaques
supérieur 𝑧 ℎ2 𝑧 2 minces et
Ambarts-
( − ) Quadratique Non requis moyennem
umian 2 4 3 ent
épaisses
Théorie d’ordre Plaques
5𝑧 4 𝑧 2
Reissner supérieur (1 − ( ) ) Parabolique Non requis minces et
2 3 ℎ épaisses
Théorie de
Plaques
TSDPT déformation ℎ 𝜋𝑧
sin Parabolique Non requis minces et
Touratier trigonométrique 𝜋 ℎ épaisses
des plaques
Théorie de
Plaques
ESDPT déformation 𝑧 2
𝑧𝐸𝑥𝑝 (−2 ( ) ) Parabolique Non requis minces et
Karama exponentielle des ℎ épaisses
plaques
PSDPT Théorie de
Plaques
Levinson déformation 4 𝑧 2
𝑧 (1 − ( ) ) Parabolique Non requis minces et
Reddy parabolique des 3 ℎ épaisses
Murthy plaques
Théorie de
Plaques
déformation 2 (𝑧⁄ℎ)2
Aydogdu 𝑧𝛼 ln(𝛼) , 𝛼>0 Parabolique Non requis minces et
exponentielle des
épaisses
plaques
Théorie raffiné des ℎ 𝜋𝑧 Plaques
El Meiche sin ( ) − 𝑧
plaques 𝜋 ℎ Parabolique Non requis minces et
Tounsi cosh(𝜋⁄2) − 1 épaisses
Théorie raffiné des cosh(𝜋⁄2)
𝑧 Plaques
Atmane plaques cos(𝜋⁄2) − 1
ℎ 𝜋𝑧 Parabolique Non requis minces et
Tounsi sin ( ℎ ) − 𝑧
− 𝜋 épaisses
cosh(𝜋⁄2) − 1
Théorie raffiné des Plaques
1 𝑧 5 𝑧 3
Shimpi (*) plaques ℎ[ ( )− ( ) ] Parabolique Non requis minces et
4 ℎ 3 ℎ épaisses

(*) Pour ce modèle, le champ des déplacements s’écrit :


𝜕𝑤𝑏 𝜕𝑤𝑠
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 + 𝜑(𝑧)
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑤𝑏 𝜕𝑤𝑠
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) − 𝑧 + 𝜑(𝑧) (3-14)
𝜕𝑦 𝜕𝑦

𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝑤𝑏 (𝑥, 𝑦, 𝑡) + 𝑤𝑠 (𝑥, 𝑦, 𝑡)

3-4 Nouvelle théorie raffinée de déformations des plaques [45]:


Dans la présente thèse, nous citons une nouvelle théorie de déformations d’ordre supérieur
développée par Mahi (2012) et dont le paramétrage permet l’adaptation aux différents
problèmes structuraux. Les conditions aux limites sur les surfaces supérieures et inferieure de
la plaque sont rigoureusement satisfaites. Aucune restriction n’est portée sur l’épaisseur de la
plaque, ce qui permet une étude des poutres, plaques et coques minces et épaisses. La théorie
de déformations d’ordre supérieur de Reddy est un cas particulier de cette nouvelle théorie.
Cette dernière permet aussi d’approcher la théorie de déformation trigonométrique de
Touratier et la théorie de déformation exponentielle de Karama avec une très bonne précision.
Elle est basée sur un développement en série d’ordre impair de la coordonnée 𝑧, limite au
degré 5. Le nombre de variables est identique à celui de la théorie de Reddy.
Le champ de déplacements s’écrit sous la forme (3-7) avec une nouvelle fonction de forme :
𝑧 𝑧
𝑓(𝑧) = [1 − 𝛼 (ℎ) ² + 𝛽 (ℎ) ⁴] (3-15)

Ou : α et β sont les paramètres de la nouvelle théorie, définis par :


4
𝛽 = 5 (3𝛼 − 4) ; 0 ≤ 𝛼 ≤ 2 (3-16)

A partir des équations (3-7), nous dérivons le champ des déformations suivant :

𝜕𝑢 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅ 𝜕2 𝑤
𝜀𝑥 = 𝜕𝑥 − 𝑧 𝜕𝑥 2 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑥𝑥 + 𝜕𝑥 2 ]

𝜕𝑣 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅𝑦 𝜕2 𝑤
𝜀𝑦 = 𝜕𝑦 − 𝑧 𝜕𝑦 2 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑦 + 𝜕𝑦 2 ]

𝜀𝑧 = 0
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕²𝑤 𝑧 2 4 𝑧 4 𝜕∅ 𝜕∅𝑦 𝜕2 𝑤
𝛾𝑥𝑦 = 𝜕𝑦 − 𝜕𝑥 − 2𝑧 𝜕𝑥𝜕𝑦 + 𝑧 [1 − 𝛼 (ℎ) + 5 (3𝛼 − 4) (ℎ) ] [ 𝜕𝑦𝑥 + + 2 𝜕𝑥𝜕𝑦] (3-17)
𝜕𝑥

𝑧 2 𝑧 4 𝜕𝑤
𝛾𝑥𝑧 = [1 − 3𝛼 (ℎ) + 4(3𝛼 − 4) (ℎ) ] (∅𝑥 + )
𝜕𝑥

𝑧 2 𝑧 4 𝜕𝑤
𝛾𝑥𝑧 = [1 − 3𝛼 (ℎ) + 4(3𝛼 − 4) (ℎ) ] (∅𝑥𝑦 + 𝜕𝑦 )

Les hypothèses sur lesquelles est basée la présente théorie sont les mêmes que celles de la
formulation de Reddy. De plus, la fonction de forme est telle que les conditions suivantes sont
rigoureusement satisfaites.

Les hypothèses sur lesquelles est basée la présente théorie sont les suivantes:
 Les contraintes de cisaillements 𝜎𝑥𝑧 et 𝜎𝑦𝑧 sont nulles au niveau des surfaces supérieure et
𝑑𝑓(𝑧)
inferieure, ce qui est vérifié par : = 0 ; figure (3-6).
𝑑𝑧 𝑧=±ℎ⁄
2

 Le profil des contraintes du cisaillement transverse à travers l’épaisseur est parabolique


figure (3-6).
 La déformation en cisaillement est maximale au niveau du plan moyen (𝑧 = 0), ce qui est
𝑑𝑓(𝑧)
vérifié par : = 1; figure (3-6).
𝑑𝑧 𝑧=0

 La fonction de forme 𝜑(𝑧) et sa dérivée première sont continues à travers l’épaisseur (voir
figures (3-5) et (3-6)). Ceci permet d’avoir une continuité des déplacements et des
contraintes de cisaillement le long de l’axe 𝑧.
Fig (3-5) : profil de variation de𝜑(𝑧) a travers l’épaisseur (𝛼 = 3⁄2).

Fig (3-6) : profil de variation de 𝑑𝜑(𝑧)⁄𝑑𝑧 à travers l’épaisseur (𝛼 = 3⁄2).

Comme nous l’avons souligné plus haut, le paramètre α permet d’adapter la fonction de forme
au problème étudié. Les valeurs particulières de α sont les suivantes :
 𝛼 = 4⁄3 permet de retrouver exectement la fonction de forme de la théorie de Reddy ;
 𝛼 = 𝜋 2 ⁄6 permet d’approcher la théorie de Touratier (TSDPT) avec une bonne précision.
 𝛼 = 2 perme d’approcher la théorie de Karama (ESDPT) avec une bonne précision.

Conclusion :
La théorie classique des plaques, basée sur l’hypothèse de Kirchhoff, et la théorie du
premier ordre permettent de décrire avec une bonne précision les champs de contraintes et de
déformations dans les plaques peu épaisses. Par contre dans le cas des plaques épaisses ces
théories deviennent assez mal adaptées à décrire le comportement mécanique (flèche de la
plaque, répartition des contraintes, etc.)
Dans la présente thèse, nous proposons l’utilisation de la théorie raffinée d’ordre supérieur
pour l’étude de la déformation et la vibration libre d’une plaque FGM avec ou sans la
présence de fondations élastiques.
La pensée n’est qu’un éclair dans la nuit. Mais c’est cet éclair qui est tout.

Henri POINCARE
Analyse du comportement mécanique des plaques

Introduction :
Le but de ce chapitre est de trouver les relations fondamentales du comportement
mécanique des plaques FGM soumises à des charges extérieures transversales, de les écrire
sous une forme unifiée et de les résoudre. Après avoir déterminé l’énergie de déformation de
la plaque, l’énergie cinétique et l’énergie de déformation du support élastique, Ces énergies
sont utilisés dans la formulation variationnelle pour aboutir ensuite à un système d’équations
différentielles. La théorie de déformation utilise dans ce chapitre est la théorie raffiné à quatre
[Link] problème aux valeurs propres sera établi à partir de la méthode de Navier
présentée afin d’aboutir au calcul des fréquences de la plaque FGM.

4-1 Présentation de la plaque :


Considérerons une plaque rectangulaire en FGM d’une longueur𝑎, largeur𝑏, et
d'épaisseur ℎ Figure (4-1). On suppose qu’elle est posée sur une base élastique de type
Winkler-Pasternak avec une rigidité de Winkler de 𝑘𝑤 et une rigidité de cisaillement de𝑘𝑠 . On
suppose que la plaque a un comportement élastique linéaire.

Fig(4-1) :Plaque FGM reposant sur une fondation élastique.

Le module de Young 𝐸 varie selon une distribution de puissance en termes de fractions


volumique des constituants suivant l'épaisseur. La plaque FGM est soumise à une charge
transversale 𝑞(𝑥, 𝑦). La plaque considérée est appuyée au niveau des frontières 𝑥 =
0, 𝑎et𝑦 = 0, 𝑏. 𝑧 représente la cordonnée suivant l’épaisseur mesurée à partir de la
surfacemoyenne.
La relation fonctionnelle entre 𝐸 et 𝑧 pour une plaque FGM (céramique-métal) est donnée
comme suit :
𝐸(𝑧) = 𝐸𝑚 + 𝐸𝑐𝑚 𝑉𝑓 (4-1)
𝐸𝑐𝑚 = 𝐸𝑐 − 𝐸𝑚 (4-2)
1 𝑧 𝑝
𝑉𝑓 = (2 + ℎ) (4-3)

Avec :
𝐸𝑐 et𝐸𝑚 :sont Les modules de Young de la céramique et du métal respectivement;
𝑉𝑓 : est la fraction volumique ;

𝑝 : est l’indice qui contrôle le mélange de la céramique et du métal à travers


l’épaisseur h de la plaque. Il prend des valeurs supérieures ou égales à zéro.
On note que la fraction volumique du métal est élevée au voisinage de la surface inférieure de
la plaque et celle de la céramique est élevée au voisinage de la surface supérieure.
Généralement, le coefficient de Poisson υ varie très légèrement. Pour simplifier les équations,
𝜈 est supposé constant.

4-2 Théorie raffinée de déformation de cisaillement à 4 inconnues:


Le nombre de variables inconnus de la théorie raffinée de déformation de cisaillement
(RHSDT) est seulement quatre, contrairement au cinq variables dans le cas des autres théories
de déformation de cisaillement. Les hypothèses de la présente théorie sont:
 Les déplacements sont petits par rapport à l’épaisseur de la plaque, et par conséquent,
les déformations engendrées sont infinitésimales.
 Le déplacement transversal 𝑊inclut deux composantes : un déplacement dû à la
flexion 𝑤𝑏 et un déplacement 𝑤𝑠 dû au cisaillement. Ces composantes sont en fonction
des coordonnées 𝑥, 𝑦et du temps 𝑡.
𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤𝑏 (𝑥, 𝑦) + 𝑤𝑠 (𝑥, 𝑦) (4-4)
 La contrainte normale 𝜎𝑧 est négligeable par rapport aux contraintes normales 𝜎𝑥 et 𝜎𝑦 .
 Le déplacement 𝑈 suivant la direction 𝑥 et le déplacement 𝑉suivant 𝑦 se composent de
trois termes : extension, flexion et cisaillement.
𝑈 = 𝑢 + 𝑢𝑏 + 𝑢𝑠 (4-5)
𝑉 = 𝑣 + 𝑣𝑏 + 𝑣𝑠 (4-6)
Les composantes de la flexion 𝑢𝑏 et 𝑣𝑏 sont supposées similaires aux déplacements donnés par
la théorie classique des plaques. Par conséquent, les expressions de 𝑢𝑏 et 𝑣𝑏 sont données par :
𝑑𝑤𝑏
𝑢𝑏 = −𝑧 (4-7)
𝑑𝑥
𝑑𝑤𝑏
𝑣𝑏 = −𝑧 (4-8)
𝑑𝑦

Les composantes de cisaillement 𝑢𝑠 et 𝑣𝑠 donnent à l’aide du déplacement 𝑤𝑠 une variation


parabolique des distorsions 𝛾𝑥𝑧 et 𝛾𝑦𝑧 de telle sorte que les contraintes 𝜏𝑥𝑧 et 𝜏𝑦𝑧 seront nulles
aux surfaces supérieure et inferieure de la plaque, et par conséquent, l’expression de 𝑢𝑠 et 𝑣𝑠
est donnée par :

𝑑𝑤𝑠
𝑢𝑠 = −𝑓(𝑧) (4-9)
𝑑𝑥
𝑑𝑤𝑠
𝑣𝑠 = −𝑓(𝑧) (4-10)
𝑑𝑦

Dans ce cas, le coefficient de correction de cisaillement n’est pas nécessaire.


𝑓(𝑧) : La fonction de forme de cisaillement.

4-3 Champ de déplacement, déformation et contrainte :


4-3-1 Champ de déplacement :
En se basant sur les hypothèses précédentes, le champ de déplacement est obtenu comme suit
:
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑈(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢(𝑥, 𝑦) − 𝑧 + 𝜑(𝑧) (4-11)
𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣(𝑥, 𝑦) − 𝑧 + 𝜑(𝑧) (4-12)
𝑑𝑦 𝑑𝑦

𝑊(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤𝑏 (𝑥, 𝑦) + 𝑤𝑠 (𝑥, 𝑦) (4-13)

𝑓(𝑧) : La fonction de forme de cisaillement (la fonction de forme de SHIMPI), elle est basée
sur un polynôme de degré 3.

1 5 𝑧 2
𝑓(𝑧) = 𝑧 [ 4 − 3 (ℎ) ] (4-14)

1 5 𝑧 2
𝜑(𝑧) = −𝑓(𝑧) = − 4 𝑧 + 3 𝑧 (ℎ) (4-15)
4-3-2 Champ de déformation :
Dans le cas d’une théorie linéaire, le champ de déformation est défini par la relation (2-5).
En tenant compte les relations (4-11, 12, 13), le champ de déformation devient :

𝜀𝑥 𝜀𝑥0 𝑘𝑥𝑏 𝑘𝑥𝑠


𝑠
{ 𝜀𝑦 } = { 𝜀𝑦0 } + 𝑧 { 𝑘𝑦𝑏 } + 𝜑 { 𝑘𝑦 } (4-16)
𝛾𝑥𝑦 0
𝛾𝑥𝑦 𝑏
𝑘𝑥𝑦
𝑠
𝑘𝑥𝑦
𝛾𝑦𝑧 𝑠
𝛾𝑦𝑧
{𝛾 } = 𝑔 { 𝑠 } (4-17)
𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧
Avec :
𝜀𝑥0 𝑑𝑢
𝑑𝑥
𝑑𝑣
𝜀𝑦0 = 𝑑𝑦
(4-18)
𝑑𝑢 𝑑𝑣
0
{𝛾𝑥𝑦 } {𝑑𝑦 + 𝑑𝑥}
𝑘𝑥𝑏 𝑑2 𝑤𝑏
− 𝑑𝑥 2
𝑑2 𝑤𝑏
𝑘𝑦𝑏 = − 𝑑𝑦 2
(4-19)
𝑑2 𝑤𝑏
𝑏 {−2 𝑑𝑥𝑑𝑦 }
{𝑘𝑥𝑦 }
𝑘𝑥𝑠 𝑑2 𝑤𝑠
− 𝑑𝑥 2
𝑑2 𝑤𝑠
𝑘𝑦𝑠 = − (4-20)
𝑑𝑦 2
𝑑2 𝑤𝑠
𝑠
{𝑘𝑥𝑦 } {−2 𝑑𝑥𝑑𝑦}
𝑑𝑤𝑠
𝑠
𝛾𝑦𝑧 𝑑𝑦
{ 𝑠 } = {𝑑𝑤 } (4-21)
𝛾𝑥𝑧 𝑠
𝑑𝑥
𝑑𝑓(𝑧) 𝑑𝜑(𝑧)
𝑔(𝑧) = 1 − =1+ (4-22)
𝑑𝑧 𝑑𝑧

ε0 : Les déformations en membrane;


k bx : Les courbures de la poutre due à la flexion;
k sx : Les courbures de la poutre due au cisaillement;
γsyz : Déformation transversal due au cisaillement.
4-3-3 Contrainte :
Etant donnée que la plaque FGM, élastique et isotrope, possède deux plans de symétrie
(𝑥𝑧) et (𝑦𝑧) et que les contraintes normale 𝜎𝑧 est négligeable dans le volume de la plaque par
rapport aux contraintes 𝜎𝑥 et 𝜎𝑦 (hypothèse 3), les relations contrainte déformation peuvent
s’écrites sous forme matricielle suivante:

𝜎𝑥 𝑄11 𝑄12 0 0 0 𝜀𝑥
𝜎𝑦 𝑄12 𝑄22 0 0 0 𝜀𝑦
𝜎𝑥𝑦 = 0 0 𝑄66 0 0 𝛾𝑥𝑦 (4-23)
𝜎𝑦𝑧 0 0 0 𝑄44 0 𝛾𝑦𝑧
𝜎
{ 𝑥𝑧 } [ 0 0 0 0 𝑄55 ] { 𝛾𝑥𝑧 }

Ou (𝜎𝑥 , 𝜎𝑦 , 𝜎𝑥𝑦 , 𝜎𝑦𝑧 , 𝜎𝑥𝑧 ) et (𝜀𝑥 , 𝜀𝑦 , 𝛾𝑥𝑦 , 𝛾𝑦𝑧 , 𝛾𝑥𝑧 ) sont les termes des contraintes et des
déformations, respectivement. Les coefficients de rigidités réduites 𝑄𝑖𝑗 (dépend que de 𝑧)
sont donnés par:

𝐸(𝑧)
𝑄11 = 𝑄22 = 1−𝜈2 ;
𝜈𝐸(𝑧)
𝑄12 = ; (4-25)
1−𝜈 2
𝐸(𝑧)
𝑄44 = 𝑄55 = 𝑄66 = 2(1+𝜈) ;

𝐸(𝑧): Module de Young en un point 𝑧 de la plaque ;


𝜈: Coefficient de Poisson en un point 𝑧 de la plaque (il est supposé constant dans notre étude).

4-4 Formulation énergétique de la théorie des plaques:


4-4-1 Energie de déformation :
L’énergie de déformation totale des plaques est défini par l’équation (2-33), étant donnée
que 𝜎𝑧𝑧 = 0 («troisième hypothèse des plaques), alors l’énergie totale de déformation de la
plaque FGM est donnée par:

1
𝑈𝑑 = 2 ∭(𝜎𝑥𝑥 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 )𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-26)

Pour souci de simplification, nous posons :

𝑈𝑑 = ∑5𝑖=1 𝑈𝑖 (4-27)
𝑈𝑑 = 𝑈𝑑1 + 𝑈𝑑2 + 𝑈𝑑3 + 𝑈𝑑4 + 𝑈𝑑5 (4-28)
En considèrent l’équation (4-27), et en développant chaque terme de l’équation (4-26) grâce
aux relations (4-18, 19, 20, 21), nous obtenons :

1 ℎ/2
𝑈𝑑1 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥 𝜀𝑥 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑1 = 2 ∬[∫(𝜎𝑥 𝜀𝑥0 − 𝑧𝜎𝑥 𝑘𝑥𝑏 + 𝜎𝑥 𝜑(𝑧)𝑘𝑥𝑠 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 a)
1 ℎ/2
𝑈𝑑2 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑦 𝜀𝑦 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑2 = 2 ∬[∫(𝜎𝑦 𝜀𝑦0 − 𝑧𝜎𝑦 𝑘𝑦𝑏 + 𝜎𝑦 𝜑(𝑧)𝑘𝑦𝑠 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 b)
1 ℎ/2
𝑈𝑑3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑3 = ∬[∫(𝜎𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧
𝑠
𝑔(𝑧))𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 c)
2
1 ℎ/2
𝑈𝑑4 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑4 = 2 ∬[∫(𝜎𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧
𝑠
𝑔(𝑧))𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 d)
1 ℎ/2
𝑈𝑑5 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1
𝑈𝑑5 = 2 ∬[∫(𝜎𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0 𝑏
+ 𝑧𝜎𝑥𝑦 𝑘𝑥𝑦 𝑠
+ 𝜎𝑥𝑦 𝜑(𝑧)𝑘𝑥𝑦 )𝑑𝑧]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-29 e)

En fonction des résultantes et moments, les expressions précédentes deviennent :

1
𝑈𝑑1 = 2 ∬[𝑁𝑥 𝜀𝑥0 − 𝑀𝑥𝑏 𝑘𝑥𝑏 + 𝑀𝑥𝑠 𝑘𝑥𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 a)
1
𝑈𝑑2 = 2 ∬[𝑁𝑦 𝜀𝑦0 − 𝑀𝑦𝑏 𝑘𝑦𝑏 + 𝑀𝑦𝑠 𝑘𝑦𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 b)
1
𝑈𝑑3 = 2 ∬[𝑄𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧
𝑠 ]𝑑𝑥𝑑𝑦
(4-30 c)
1
𝑈𝑑4 = 2 ∬[𝑄𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧
𝑠
]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 d)
1
𝑈𝑑5 = 2 ∬[𝑁𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0 𝑏 𝑏
− 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑘𝑥𝑦 + 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑘𝑥𝑦 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-30 e)

Avec :

ℎ/2
(𝑁𝑖 , 𝑀𝑖𝑏 , 𝑀𝑖𝑠 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧, 𝜑) 𝜎𝑖 𝑑𝑧, (𝑖 = 𝑥, 𝑦, 𝑥𝑦) (4-31a)
ℎ/2
(𝑄𝑖 ) = ∫−ℎ/2 𝑔 𝜎𝑖 𝑑𝑧, (𝑖 = 𝑥𝑧, 𝑦𝑧) (4-31 b)
Ou :
𝑁𝑥 , 𝑁𝑦 , 𝑁𝑥𝑦 : Les résultantes par unité de longueur des efforts normaux (𝑥, 𝑦) et l’effort de
cisaillement dan le plan (𝑥, 𝑦).
𝑀𝑥𝑏 , 𝑀𝑦𝑏 : Moment de flexion par unité de longueur.
𝑏
𝑀𝑥𝑦 : Moment de torsion par unité de longueur.

𝑀𝑥𝑠 , 𝑀𝑦𝑠 : Moment de flexion d’ordre supérieur par unité de longueur.


𝑠
𝑀𝑥𝑦 : Moment de torsion d’ordre supérieur par unité de longueur.
𝑠 𝑠
𝑄𝑦𝑧 , 𝑄𝑥𝑧 : Les résultantes des efforts de cisaillement d’ordre supérieur dans les plans (𝑥, 𝑧) et
(𝑦, 𝑧) par unité de longueur.

Donc l’expression finale de l’énergie de déformation de la plaque s’écrit :

1
Ud = 2 ∫[𝑁𝑥 𝜀𝑋0 + 𝑁𝑦 𝜀𝑦0 + 𝑁𝑥𝑦 𝛾𝑥𝑦
0
+ 𝑀𝑥𝑏 𝐾𝑥𝑏 + 𝑀𝑦𝑏 𝐾𝑦𝑏 + 𝑀𝑥𝑦
𝑏 𝑏
𝐾𝑥𝑦 + 𝑀𝑥𝑠 𝐾𝑥𝑠 + 𝑀𝑦𝑠 𝐾𝑦𝑠 +
𝑠 𝑠 𝑠 𝑠 𝑠 𝑠
𝑀𝑥𝑦 𝐾𝑥𝑦 + 𝑄𝑦𝑧 𝛾𝑦𝑧 + 𝑄𝑥𝑧 𝛾𝑥𝑧 ]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-32)

4-4-2 Equation constitutive:


En développant les équations (4-31), les résultantes et moments s’écrivent comme suit :

ℎ/2 ℎ/2
𝑁𝑥 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑥 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝑄11 𝜀𝑥 + 𝑄12 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧

= 𝐴11 𝜀𝑋0 + 𝐴12 𝜀𝑦0 + 𝐵11 𝐾𝑥𝑏 + 𝐵12 𝐾𝑦𝑏 + 𝐵11


𝑆 𝑆
𝐾𝑥𝑠 + 𝐵12 𝐾𝑦𝑠 (4-33 a)
ℎ/2 ℎ/2
𝑁𝑦 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑦 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝑄12 𝜀𝑥 + 𝑄22 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧

= 𝐴12 𝜀𝑋0 + 𝐴22 𝜀𝑦0 + 𝐵12 𝐾𝑥𝑏 + 𝐵22 𝐾𝑦𝑏 + 𝐵12


𝑆 𝑆
𝐾𝑥𝑠 + 𝐵22 𝐾𝑦𝑠 (4-33 b)
ℎ/2 ℎ/2 0 𝑏 𝑆 𝑠
𝑁𝑥𝑦 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑦 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝑄66 𝛾𝑥𝑦 ) 𝑑𝑧 = 𝐴66 𝛾𝑥𝑦 + 𝐵66 𝐾𝑥𝑦 + 𝐵66 𝐾𝑥𝑦 (4-33 c)
ℎ/2 ℎ/2
𝑀𝑥𝑏 = ∫−ℎ/2 𝑧𝜎𝑥 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑧(𝑄11 𝜀𝑥 + 𝑄12 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧

= 𝐵11 𝜀𝑋0 + 𝐵12 𝜀𝑦0 + 𝐷11 𝐾𝑥𝑏 + 𝐷12 𝐾𝑦𝑏 + 𝐷11


𝑆 𝑆
𝐾𝑥𝑠 + 𝐷12 𝐾𝑦𝑠 (4-33 d)
ℎ/2 ℎ/2
𝑀𝑦𝑏 = ∫−ℎ/2 𝑧𝜎𝑦 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑧(𝑄12 𝜀𝑥 + 𝑄22 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧

= 𝐵12 𝜀𝑋0 + 𝐵22 𝜀𝑦0 + 𝐷12 𝐾𝑥𝑏 + 𝐷22 𝐾𝑦𝑏 + 𝐷12


𝑆 𝑆
𝐾𝑥𝑠 + 𝐷22 𝐾𝑦𝑠 (4-33 e)
𝑏 ℎ/2 ℎ/2 0 𝑏 𝑆 𝑠
𝑀𝑥𝑦 = ∫−ℎ/2 𝑧𝜎𝑥𝑦 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝑧𝑄66 𝛾𝑥𝑦 ) 𝑑𝑧 = 𝐵66 𝛾𝑥𝑦 + 𝐷66 𝐾𝑥𝑦 + 𝐷66 𝐾𝑥𝑦 (4-33 f)
ℎ/2 ℎ/2
𝑀𝑥𝑠 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑥 𝜑(𝑧) 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝜑(𝑧) (𝑄11 𝜀𝑥 + 𝑄12 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧
𝑆 0 𝑆 0 𝑆 𝑆 𝑆 𝑆
= 𝐵11 𝜀𝑋 + 𝐵12 𝜀𝑦 + 𝐷11 𝐾𝑥𝑏 + 𝐷12 𝐾𝑦𝑏 + 𝐻11 𝐾𝑥𝑠 + 𝐻12 𝐾𝑦𝑠 (4-33 g)
ℎ/2 ℎ/2
𝑀𝑦𝑠 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑦 𝜑(𝑧) 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝜑(𝑧) (𝑄12 𝜀𝑥 + 𝑄22 𝜀𝑦 ) 𝑑𝑧
𝑆 0 𝑆 0 𝑆 𝑆 𝑆 𝑆
= 𝐵12 𝜀𝑋 + 𝐵22 𝜀𝑦 + 𝐷12 𝐾𝑥𝑏 + 𝐷22 𝐾𝑦𝑏 + 𝐻12 𝐾𝑥𝑠 + 𝐻22 𝐾𝑦𝑠 (4-33 h)
𝑠 ℎ/2 ℎ/2
𝑀𝑥𝑦 = ∫−ℎ/2 𝜎𝑥𝑦 𝜑(𝑧) 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2(𝜑(𝑧) 𝑄66 𝛾𝑥𝑦 ) 𝑑𝑧
𝑆 0 𝑆 𝑏 𝑆 𝑠
= 𝐵66 𝛾𝑥𝑦 + 𝐷66 𝐾𝑥𝑦 + 𝐻66 𝐾𝑥𝑦 (4-33 i)
𝑠 ℎ/2 ℎ/2
𝑄𝑦𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑔 (𝑧) 𝜎𝑦𝑧 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑔 (𝑧) (𝑄44 𝛾𝑦𝑧 )𝑑𝑧
𝑠 𝑠
= 𝐴44 𝛾𝑦𝑧 (4-33 j)
𝑠 ℎ/2 ℎ/2
𝑄𝑥𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑔 (𝑧) 𝜎𝑥𝑧 𝑑𝑧 = ∫−ℎ/2 𝑔 (𝑧) (𝑄55 𝛾𝑥𝑧 )𝑑𝑧
𝑠 𝑠
= 𝐴55 𝛾𝑥𝑧 (4-33 k)

Les équations (4-33) peuvent encore s’écrire sous forme matriciel :

𝑁𝑥 𝐴11 𝐴12 0 𝐵11 𝐵12 0 𝑆


𝐵11 𝑆
𝐵12 0 𝜀𝑋0
𝑁𝑦 𝐴12 𝐴22 0 𝐵12 𝐵22 0 𝑆
𝐵12 𝑆
𝐵22 0 𝜀𝑦0
𝑁𝑥𝑦 0 0 𝐴66 0 0 𝐵66 0 0 𝑆
𝐵66 0
𝛾𝑥𝑦
𝑀𝑥𝑏 𝐵11 𝐵12 0 𝐷11 𝐷12 0 𝑆
𝐷11 𝑆
𝐷12 0 𝐾𝑥𝑏
𝑀𝑦𝑏 = 𝐵12 𝐵22 0 𝐷12 𝐷22 0 𝑆
𝐷12 𝑆
𝐷22 0 𝐾𝑦𝑏 (4-34)
𝑏
𝑀𝑥𝑦 0 0 𝐵66 0 0 𝐷66 0 0 𝑆
𝐷66 𝑏
𝐾𝑥𝑦
𝑠 𝑆 𝑆 𝑆 𝑆 𝑆 𝑆
𝑀𝑥 𝐵11 𝐵12 0 𝐷11 𝐷12 0 𝐻11 𝐻12 0 𝐾𝑥𝑠
𝑀𝑦𝑠 𝑆
𝐵12 𝑆
𝐵22 0 𝑆
𝐷12 𝑆
𝐷22 0 𝑆
𝐻12 𝑆
𝐻22 0 𝐾𝑦𝑠
𝑠
[𝑀𝑥𝑦 ] [ 0 0 𝑆
𝐵66 0 0 𝑆
𝐷66 0 0 𝑆
𝐻66 𝑠
] [𝐾𝑥𝑦 ]
𝑠 𝑠 𝑠
𝑄𝑦𝑧 𝐴44 0 𝛾𝑦𝑧
[ 𝑠 ]=[ 𝑠 ][ 𝑠 ] (4-35)
𝑄𝑥𝑧 0 𝐴55 𝛾𝑥𝑧

Les différentes rigidités qui interviennent dans les équations (4-33) sont définies par :

ℎ/2
(𝐴𝑖𝑗 , 𝐵𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐸𝑖𝑗 , 𝐹𝑖𝑗 , 𝐻𝑖𝑗 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧, 𝑧 2 , 𝑧 3 , 𝑧 4 , 𝑧 6 )𝑄𝑖𝑗 𝑑𝑧; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 a)
1 5
𝐵𝑖𝑗𝑠 = − 4 𝐵𝑖𝑗 + 3ℎ2 𝐸𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 b)
1 5
𝐷𝑖𝑗𝑠 = − 4 𝐷𝑖𝑗 + 3ℎ2 𝐹𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 c)
1 5 25
𝐻𝑖𝑗𝑠 = 𝐵𝑖𝑗 − 𝐹 + 𝐻𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 1, 2, 6) (4-36 d)
16 6ℎ2 𝑖𝑗 9ℎ4
ℎ/2
(𝐴𝑖𝑗 , 𝐷𝑖𝑗 , 𝐹𝑖𝑗 ) = ∫−ℎ/2(1, 𝑧 2 , 𝑧 4 ) 𝑄𝑖𝑗 𝑑𝑧; (𝑖, 𝑗 = 4, 5) (4-36 e)
𝑠 25 25 25
𝐴𝑖𝑗 = 16 𝐴𝑖𝑗 − 2ℎ2 𝐷𝑖𝑗 + ℎ4 𝐹𝑖𝑗 ; (𝑖, 𝑗 = 4, 5) (4-36 f)
4-4-2 Energie cinétique:
L’énergie cinétique de la plaque FGM est définie par l’équation (2-36) :

1 𝜕𝑈 2 𝜕𝑉 2 𝜕𝑊 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌𝑧 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-37)

Pour souci de simplification, nous posons :

𝐸𝑐 = 𝐸𝑐1 + 𝐸𝑐2 + 𝐸𝑐3 (4-38)

Alors :
𝑑𝑈 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑢̇ (𝑥, 𝑦) − 𝑧 − 𝜑(𝑧)
𝑑𝑡 𝑑𝑥 𝑑𝑥

1 ℎ/2 𝑑𝑈 2
𝐸𝑐1 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) ( 𝑑𝑡 ) 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦

1 ℎ/2 ℎ/2 𝑑𝑤̇ 2 ℎ/2 𝑑𝑤̇ 2


𝐸𝑐1 = 2 ∬ (∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)(𝑢̇ )2𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝑧 2 ( 𝑑𝑥𝑏 ) 𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝜑(𝑧)2 ( 𝑑𝑥𝑠 ) 𝑑𝑧 −

ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑏 ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑠 ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠


∫−ℎ/2 2 𝑧𝜌(𝑧)𝑢̇ 𝑑𝑥
𝑑𝑧 − ∫−ℎ/2 2𝜌(𝑧)𝜑(𝑧)𝑢̇ 𝑑𝑥
𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 2 𝑧𝜌(𝑧)𝜑(𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑑𝑧) 𝑑𝑥𝑑𝑦

1 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠


𝐸𝑐1 = 2 ∬ (𝐼1 (𝑢̇ )2 + 𝐼3 ( 𝑑𝑥𝑏 ) + 𝐼3𝑎𝑎 ( 𝑑𝑥𝑠 ) − 2𝐼2 𝑢̇ − 2𝐼2𝑎 𝑢̇ + 2 𝐼3𝑎 ) 𝑑𝑥𝑑𝑦
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥

(4-49)

𝑑𝑉 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑣̇ (𝑥, 𝑦) − 𝑧 − 𝜑(𝑧)
𝑑𝑡 𝑑𝑦 𝑑𝑦
1 ℎ/2 𝑑𝑉 2
𝐸𝑐2 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) ( 𝑑𝑡 ) 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦

1 ℎ/2 ℎ/2 𝑑𝑤̇ 2 ℎ/2 𝑑𝑤̇ 2


𝐸𝑐2 = 2 ∬ (∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)(𝑣̇ )2 𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝑧 2 ( 𝑑𝑦𝑏) 𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝜑(𝑧)2 ( 𝑑𝑦𝑠 ) 𝑑𝑧 −

ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑏 ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑠 ℎ/2 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠


∫−ℎ/2 2 𝑧𝜌(𝑧)𝑣̇ 𝑑𝑦
𝑑𝑧 − ∫−ℎ/2 2𝜌(𝑧)𝜑(𝑧)𝑣̇ 𝑑𝑦
𝑑𝑧 + ∫−ℎ/2 2 𝑧𝜌(𝑧)𝜑(𝑧) 𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑑𝑧) 𝑑𝑥𝑑𝑦

1 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠


𝐸𝑐2 = 2 ∬ (𝐼1 (𝑣̇ )2 + 𝐼3 ( 𝑑𝑦𝑏) + 𝐼3𝑎𝑎 ( 𝑑𝑦𝑠 ) − 2𝐼2 𝑣̇ − 2𝐼2𝑎 𝑣̇ + 2 𝐼3𝑎 ) 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑦

50)
𝑑𝑊
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑤𝑏̇ (𝑥, 𝑦) + 𝑤̇𝑠 (𝑥, 𝑦)
𝑑𝑡
1 ℎ/2
𝐸𝑐3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)𝑊 2 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
1 ℎ/2
𝐸𝑐3 = 2 ∬ [∫−ℎ/2 𝜌(𝑧)(𝑤𝑏̇ + 𝑤̇𝑠 )2 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
ℎ/2 ℎ/2 ℎ/2
1
𝐸𝑐3 = ∬ [∫ 𝜌(𝑧)(𝑤𝑏̇ )2 𝑑𝑧 + ∫ 𝜌(𝑧)(𝑤̇𝑠 )2 𝑑𝑧 + ∫ 2𝜌(𝑧)𝑤𝑏̇ 𝑤̇𝑠 𝑑𝑧] 𝑑𝑥𝑑𝑦
2 −ℎ/2 −ℎ/2 −ℎ/2
1
𝐸𝑐3 = 2 ∬(𝐼1 (𝑤𝑏̇ )2 + 𝐼1 (𝑤̇𝑠 )2 + 2𝐼1 𝑤𝑏̇ 𝑤̇𝑠 )𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-51)

Avec :

ℎ/2
𝐼1 , 𝐼2 , 𝐼3 = ∫−ℎ/2 𝜌(1, 𝑧, 𝑧 2 ) 𝑑𝑧 (4-52)
ℎ/2
𝐼2𝑎 , 𝐼3𝑎 , 𝐼3𝑎𝑎 = ∫−ℎ/2 𝜌(𝑧) 𝜑(𝑧)(1, 𝑧, 𝜑) 𝑑𝑧 (4-53)

Ou :
𝐼1 , 𝐼2 , 𝐼3 ∶ Sont les inerties axiale, de couplage, et de rotation respectivement ;
𝐼2𝑎 ∶ Est l’inertie de couplage d’ordre supérieur ;
𝐼3𝑎 , 𝐼3𝑎𝑎 ∶ Sont les inerties de rotation d’ordre supérieur ;

Donc l’expression finale du l’énergie cinétique de la plaque FGM est :

1 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇ 2


𝐸𝑐 = 2 ∫ [𝐼1 (𝑢̇ )2 + 𝐼1 (𝑣̇ )2 + 𝐼1 (𝑤𝑏̇ )2 + 𝐼1 (𝑤̇𝑠 )2 + 𝐼3 ( 𝑑𝑥𝑏 ) + 𝐼3 ( 𝑑𝑦𝑏 ) + 𝐼3𝑎𝑎 ( 𝑑𝑥𝑠 ) +

𝑑𝑤̇ 2 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠


𝐼3𝑎𝑎 ( 𝑑𝑦𝑠 ) − 2 𝐼2 (𝑢̇ ) − 2𝐼2𝑎 (𝑢̇ ) − 2 𝐼2 (𝑣̇ ) − 2𝐼2𝑎 (𝑣̇ ) + 2 𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑥𝑏 )+
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥

𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠
2 𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑦𝑏 ) + 2𝐼1 (𝑤𝑏̇ 𝑤𝑠̇ )] 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-54)
𝑑𝑦

4-4-3 Travail des forces exercées sur la plaque :


Dans le cas d’une flexion transversale, les actions exercées se réduisent aux charges
transverses exercées sur les faces inférieure et supérieure de la plaque. Si en introduisant les
contraintes 𝑞,le travail de ces actions s’écrit :

𝑊𝑝 = ∬ 𝑞 𝑊 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-55)
𝑊𝑝 = ∬ 𝑞(𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-56)
4-4-4 Energie de fondation :
Puisque la surface inférieure de la plaque est supposée posée sur une fondation élastique de
type Winkler-Pasternak, la relation entre la flèche et la réaction de la fondation est exprimée
par :

𝑓𝑒 = 𝑘𝑤 𝑤 − 𝑘𝑠 ∇2 w (4-57)

Où fe est la densité de la force de réaction de la fondation.

4-5 La variation des énergies :


4-5-1 La variation d’énergie de déformation :
En procédant à la variation de l’équation (4-26), nous obtenons :

δUd = ∭ 𝜎𝑖𝑗 𝛿 𝜀𝑖𝑗 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-58)

δ: opérateur de variation
En développant l’équation(4-58), nous obtenons:

𝛿𝑈𝑑 = ∭( 𝜎𝑥𝑥 𝛿 𝜀𝑥𝑥 + 𝜎𝑦𝑦 𝛿 𝜀𝑦𝑦 + 𝜎𝑥𝑦 𝛿 𝜀𝑥𝑦 + 𝜎𝑥𝑧 𝛿 𝜀𝑥𝑧 + 𝜎𝑦𝑧 𝛿 𝜀𝑦𝑧 ) 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧 (4-59)

En substituant les relations (4-18, 19, 20, 21) dans l’équation (4-59), en intégrant suivant 𝑧 et
en utilisant les expressions des résultantes et les moments, la variation d’énergie de
déformation devient :

𝛿𝑈𝑑 = ∫[𝑁𝑥 𝛿𝜀𝑋0 + 𝑁𝑦 𝛿𝜀𝑦0 + 𝑁𝑥𝑦 𝛿𝛾𝑥𝑦


0
+ 𝑀𝑥𝑏 𝛿𝐾𝑥𝑏 + 𝑀𝑦𝑏 𝛿𝐾𝑦𝑏 + 𝑀𝑥𝑦
𝑏 𝑏
𝛿𝐾𝑥𝑦 + 𝑀𝑥𝑠 𝛿𝐾𝑥𝑠 +
𝑀𝑦𝑠 𝛿𝐾𝑦𝑠 + 𝑀𝑥𝑦
𝑠 𝑠
𝛿𝐾𝑥𝑦 𝑠
+ 𝑄𝑦𝑧 𝑠
𝛿𝛾𝑦𝑧 𝑠
+ 𝑄𝑥𝑧 𝑠
𝛿𝛾𝑥𝑧 ]𝑑𝑥 𝑑𝑦 (4-60)
𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤
𝛿𝑈𝑑 = ∫ [𝑁𝑥 𝛿 (𝑑𝑥 ) + 𝑁𝑦 𝛿 (𝑑𝑦) + 𝑁𝑥𝑦 𝛿 (𝑑𝑦 + 𝑑𝑥) − 𝑀𝑥𝑏 𝛿 ( 𝑑𝑥 2𝑏 ) − 𝑀𝑦𝑏 𝛿 ( 𝑑𝑦 2𝑏 ) −

𝑏 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑2 𝑤 𝑑𝑤
𝑀𝑥𝑦 𝛿 (2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑏 ) − 𝑀𝑥𝑠 𝛿 ( 𝑑𝑥 2𝑠 ) − 𝑀𝑦𝑠 𝛿 ( 𝑑𝑦 2𝑠 ) − 𝑀𝑥𝑦
𝑠 𝑠
𝛿 (2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑠 ) + 𝑄𝑦𝑧 𝛿 ( 𝑑𝑦𝑠 ) +

𝑠 𝑑𝑤
𝑄𝑥𝑧 𝛿 ( 𝑑𝑥𝑠 )] 𝑑𝑥 𝑑𝑦 (4-61)
Comme les opérateurs de variation et de déformation sont commutatifs, nous pouvons
donc réarranger l’expression et intégrer par parties selon l’ordre qui convient. En annulant
ainsi les variations des déplacements et rotations (déplacement et rotation virtuels), nous
obtenons :

𝜕𝑁𝑥 𝜕𝑁𝑦 𝑁𝑥𝑦 𝑑𝑁𝑥𝑦 𝑑2 𝑀𝑥𝑏 𝑑2 𝑀𝑦𝑏


δUd = ∬ [− 𝛿𝑢 − 𝛿𝑣 − 𝛿𝑢 − 𝛿𝑣 − 𝛿𝑤𝑏 − 𝛿𝑤𝑏 −
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2
𝑏
𝑑2 𝑀𝑥𝑦 𝑑2 𝑀𝑦𝑠 𝑠
𝑑2 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑑2 𝑀𝑥𝑠 𝑑𝑄𝑦𝑧
2 𝛿𝑤𝑏 − 𝛿𝑤𝑠 − 𝛿𝑤𝑠 − 2 𝛿𝑤𝑠 − 𝛿𝑤𝑠 −
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑠
𝑑𝑄𝑥𝑧
𝛿𝑤𝑠 ] 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-62)
𝑑𝑥

Les contributions dynamiques des termes sources par rapport aux variations
𝛿𝑢, 𝛿𝑣, 𝛿𝑤𝑏 et 𝛿𝑤𝑠 sont:

𝜕𝑁𝑥 𝑁𝑥𝑦
𝛿𝑢 :− − 𝛿𝑢
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝜕𝑁𝑦 𝑑𝑁𝑥𝑦
𝛿𝑣 : − −
𝑑𝑦 𝑑𝑥

𝑑2 𝑀𝑥𝑏 𝑑2 𝑀𝑦𝑏 𝑏
𝑑2 𝑀𝑥𝑦
𝛿𝑤𝑏 : − − −2 (4-63)
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦

𝑑2 𝑀𝑥𝑠 𝑑2 𝑀𝑦𝑠 𝑠
𝑑2 𝑀𝑥𝑦 𝑠
𝑑𝑄𝑦𝑧 𝑠
𝑑𝑄𝑥𝑧
𝛿𝑤𝑠 : − − −2 − −
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥

4-5-2 Energie cinétique:


L’énergie cinétique de la plaque FGM en vibration libre est donnée par l’expression (4-
37):

1 𝜕𝑈 2 𝜕𝑉 2 𝜕𝑊 2
𝐸𝑐 = 2 ∭ 𝜌𝑧 [( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) + ( 𝜕𝑡 ) ] 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 (4-64)

En dérivant les équations (4-11, 12, 13) par rapport au temps, puis en développant l’équation
(4-64), la variation d’énergie cinétique devient donc :

1 ̇
𝑑𝑤𝑏 ̇
𝑑𝑤𝑏
𝛿𝐸𝑐 = ∫ [2𝐼1 𝑢̇ 𝛿𝑢̇ + 2𝐼1 𝑣̇ 𝛿𝑣̇ + 2 𝐼1 𝑤𝑏̇ 𝛿𝑤𝑏̇ + 2 𝐼1 𝑤̇𝑠 𝛿𝑤̇𝑠 + 2𝐼3 𝛿 +
2 𝑑𝑥 𝑑𝑥
̇
𝑑𝑤𝑏 ̇
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠
2𝐼3 𝛿 + 2𝐼3𝑎𝑎 𝛿 + 2𝐼3𝑎𝑎 𝛿 − 2 𝐼2 𝛿 (𝑢̇ ) − 2𝐼2𝑎 𝛿 (𝑢̇ )−
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑑𝑤̇𝑏 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠 𝑑𝑤̇ 𝑑𝑤̇𝑠
2 𝐼2 𝛿 (𝑣̇ ) − 2𝐼2𝑎 𝛿 (𝑣̇ ) + 2 𝐼3𝑎 𝛿 ( 𝑑𝑥𝑏 ) + 2 𝐼3𝑎 𝛿 ( 𝑑𝑦𝑏 )+
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦

2𝐼1 𝛿(𝑤𝑏̇ 𝑤̇𝑠 )] 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-65)


En intégrant par rapport au temps, en procédant par une intégration par parties, en annulant les
variations des déplacements et rotations (virtuels) et en supposant des variations nulles au
début et à la fin de l’intervalle temps, nous obtenons :

𝑡 𝑡 𝑑2 𝑤𝑏
̈
∫0 𝛿𝐸𝑐 𝑑𝑡 = ∫0 ∬ [−𝐼1 𝑢̈ 𝛿𝑢 − 𝐼1 𝑣̈ 𝛿𝑣 − 𝐼1 𝑤𝑏̈ 𝛿𝑤𝑏 − 𝐼1 𝑤̈𝑠 𝛿𝑤𝑠 + 𝐼3 𝑑𝑥 2
𝛿𝑤𝑏 +
𝑑2 𝑤𝑏
̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑𝑢̈ 𝑑𝑤̈𝑏
𝐼3 𝛿𝑤𝑏 + 𝐼3𝑎𝑎 𝛿𝑤𝑠 + 𝐼3𝑎𝑎 𝛿 𝑤𝑠 + 𝐼2 (− 𝑑𝑥 𝛿𝑤𝑏 + 𝛿𝑢) +
𝑑𝑦 2 𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2 𝑑𝑥
𝑑𝑢̈ 𝑑𝑤̈𝑠 𝑑𝑣̈ 𝑑𝑤̈𝑏 −𝑑𝑣̈ 𝑑𝑤̈𝑠
𝐼2𝑎 (− 𝑑𝑥 𝛿𝑤𝑠 + 𝛿𝑢) + 𝐼2 (− 𝑑𝑦 𝛿𝑤𝑏 + 𝛿𝑣) + 𝐼2𝑎 ( 𝑑𝑦 𝛿𝑤𝑠 + 𝛿𝑣) +
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑦

𝑑 2 𝑤̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠 𝑑 2 𝑤̈ 𝑑2 𝑤̈𝑠
𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑥 2𝑏 𝛿 𝑤𝑠 + 𝛿𝑤𝑏 ) + 𝐼3𝑎 ( 𝑑𝑦 2𝑏 𝛿 𝑤𝑠 + 𝛿𝑤𝑏 ) − 𝐼1 (𝑤𝑏̈ 𝛿 𝑤𝑠 +
𝑑𝑥 2 𝑑𝑦 2

𝑤̈𝑠 𝛿 𝑤𝑏 )] 𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑡 (4-66)

Les contributions dynamiques des termes sources par rapport aux variations
𝛿𝑢, 𝛿𝑣, 𝛿𝑤𝑏 et𝛿𝑤𝑠 sont :

dẅb dẅs
δu : −I1 ü + I2 + I2a
dx dx
dẅb dẅ
δv: −I1 v̈ + I2 + I2a dys
dy

d2 ẅb d2 ẅb dü dv̈ d2 ẅs d2 ẅs


δwb : −I1 ẅb + I3 + I3 − I2 dx − I2 dy + I3a + I3a − I1 ẅ s (4-67)
dx2 dy2 dx2 dy2

d2 ẅ s d2 ẅ s dü dv̈ d2 wb
̈ d2 wb
̈
δws : − I1 ẅ s + I3aa + I3aa − I2a dx − I2a dy + I3a + I3a − I1 wb̈
dx2 dy2 dx2 dy2

4-5-3Energie de déformation :
L’énergie de déformation de support élastique est définie par [WINKLER PASTERNAK]:

𝑈𝑓 = ∬ 𝑓𝑒 𝑊 (4-68)

La variation d’énergie de déformation du support élastique est alors :

𝛿𝑈𝑓 = ∬[𝑓𝑒 𝛿𝑊]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-69)

En développant le déplacement(𝑊), l’expression finale de la variationsera donc :

𝛿𝑈𝑓 = ∬[𝑓𝑒 𝛿(𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )]𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-70)


4-5-4 Travail des forces exercées sur la plaque :
Le Travail des forces exercées sur la plaque est défini par [32] :

𝑊𝑝 = ∬ 𝑞 𝑊 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-71)

En développant le déplacement suivant la direction (z) :

𝑊𝑝 = ∬ 𝑞(𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-72)

L’expression finale de la variation des charges extérieures s’écrit donc :

𝛿𝑊𝑝 = ∬[𝑞 𝛿 (𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )] 𝑑𝑥𝑑𝑦 (4-73)

4-6 Application du principe de Hamilton :


Afin de déterminer les équations différentielles du mouvement vibratoire de la plaque FGM,
nous appliquons le théorème des travaux virtuels qui dans le cas d’un problème dynamique se
traduit par :

𝑡
∫0 𝛿ℒ𝑑𝑡 = 0 (4-74)

Où ℒ représente le Lagrangien, et 𝑡 la variable temps.


Nous nous appuyons sur le principe de Hamilton qui est un principe général pouvant être
appliqué à une large classe de problèmes de mécanique des solides déformables, le principe
est basé sur le Lagrangien qui s’écrit sous forme :

ℒ = (𝑈𝑑 + 𝑈𝑓 − 𝑊𝑝 − 𝐸𝑐 ) (4-75)

𝑈𝑑 : Energie de déformation totale de la plaque FGM ;


𝑈𝑓 : Energie de déformation du support élastique Winkler-Pasternak ;

𝑊𝑝 : Travail des charges extérieures ;


𝐸𝑐 : Energie cinétique de la plaque.

La variation du Lagrangien est donc:

𝛿ℒ = 𝛿𝑈𝑑 + 𝛿𝑈𝑓 − 𝛿𝑊𝑝 − 𝛿𝐸𝑐 (4-76)


Équation (4-76) implique :

𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
∫0 𝛿ℒ 𝑑𝑡 = ∫0 𝛿𝑈𝑑 𝑑𝑡 + ∫0 𝛿𝑈𝑓 𝑑𝑡 − ∫0 𝛿𝑊𝑝 𝑑𝑡 − ∫0 𝛿𝐸𝑐 𝑑𝑡 = 0 (4-77)

En remplaçant𝛿𝑈𝑑 ,𝛿𝐸𝑐 , 𝛿𝑈𝑓 , et𝛿𝑊𝑝 par leurs expressions respectives (4-62,66,70,73), en


collectant ensuite les termes 𝛿𝑢, 𝛿𝑣, 𝛿𝑤𝑏 , et 𝛿𝑤𝑠 . Nous obtenons les 4 équations différentielles
qui régissent le mouvement de la plaque FGM :

𝜕𝑁𝑥 𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕𝑤̈𝑏 𝜕𝑤̈𝑠


𝜹𝒖: + = 𝐼1 𝑢̈ − 𝐼2 − 𝐼2𝑎 (4-78 a)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑁𝑥𝑦 𝜕𝑁𝑦 𝜕𝑤̈𝑏 𝜕𝑤̈𝑠
𝜹𝒗: + = 𝐼1 𝑣̈ − 𝐼2 − 𝐼2𝑎 (4-78 b)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝑏
𝜕2 𝑀𝑥𝑦 𝜕2 𝑀𝑦𝑏
𝜕2 𝑀𝑥𝑏
𝜹𝒘𝒃 : +2 + − 𝑘𝑤 (𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 ) + 𝑘𝑤 𝛻 2 (𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 )𝑞 = 𝐼1 [𝐼0](𝑤̈𝑏 + 𝑤̈𝑠 ) +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
𝑑𝑢̈ 𝑑𝑣̈
𝐼2 [𝐼1] ( + ) − 𝐼3 [𝐼2]𝛻 2 𝑤̈𝑏 − 𝐼3𝑎 [𝑗2]𝛻 2 𝑤̈𝑠 (4-78 c)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑠
𝜕2 𝑀𝑥𝑦 𝜕2 𝑀𝑦𝑠
𝜕2 𝑀𝑥𝑠 𝜕𝑄𝑥𝑧 𝜕𝑄𝑦𝑧
𝜹𝒘𝒔 : +2 + + + − 𝑘𝑤 (𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 ) + 𝑘𝑠 𝛻 2 (𝑤𝑏 + 𝑤𝑠 ) + 𝑞 =
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑑𝑢̈ 𝑑𝑣̈
𝐼1 [𝐼0](𝑤̈𝑏 + 𝑤̈𝑠 ) + 𝐼2𝑎 [𝑗1] ( 𝜕𝑥 + 𝜕𝑦) − 𝐼3𝑎 [𝑗2]𝛻 2 𝑤̈𝑏 − 𝐼3𝑎𝑎 [𝑘2]𝛻 2 𝑤̈𝑠 (4-78 d)

Ces cinq dernières expressions représentent les équations différentielles du mouvement en


vibration libre d’une plaque FGM en théorie d’ordre supérieur unifiée et reposant sur un
support élastique de Winkler-Pasternak.

4-7 Méthode de Navier pour le calcul des fréquences de la plaque FGM :


Les formules de comportement de divers types des plaques en flexion, présentent les
équations mathématiques différentielles partielles exactes. Malheureusement, les solutions
analytiques de ces équations ont été limitées aux plaques homogènes d’états relativement
simples (la géométrie, le chargement et les frontières). Même lorsque les solutions analytiques
pourraient être trouvées, elles étaient souvent trop difficiles et encombrantes pour employer
dans la pratique. Les méthodes numériques traitées peuvent satisfaire la plupart de ces
conditions pratiques.
Le but de toutes ces méthodes numériques est de fournir des algorithmes informatiques
appropriés pour obtenir les solutions numériques approximatives aux problèmes difficiles. Les
techniques numériques présentées sont des méthodes discrètes. C'est-à-dire, le volume de la
plaque ou de sa frontière est discrétisé mathématiquement ou physiquement. Les méthodes
numériques sont :
 La méthode des différences finies (FDM);
 Les méthodes d’approximation intégrales et variationnelles ;
 La méthode des éléments finie (FEM) ;
 La méthode des éléments de frontière (BEM).

Les méthodes d’approximation peuvent se classer en deux catégories principales: Les


méthodes de résidus pondérés (ou méthodes intégrales) et les méthodes variationnelles
(méthodes à extremum).
Le principe général de l’approximation consiste à chercher la meilleure approximation
d’une fonction sur le domaine d’intégration de manière à satisfaire au mieux les lois
physiques auxquelles elle obéit. La solution est écrite sous forme d’une série polynomiale ou
trigonométrique à termes finis. Des paramètres généralisés sont introduits et des fonctions de
base sont alors construites. Le principe de la méthode consiste à rechercher les paramètres qui
donnent la meilleure approximation construite à l’aide de fonctions de base.
Les méthodes des résidus pondérés utilisent des fonctions test de manière à minimiser
l’erreur ou le résidu de l’équation différentielle. Différentes méthodes de résidus pondérés
sont obtenues selon la valeur de la fonction test. La méthode de collocation par points, la
méthode de collocation par sous domaines, la méthode des moindres carrés et la méthode de
Galerkin.
Dans d’autres cas, les lois physiques peuvent s’exprimer sous une forme variationnelle,
c'est à dire sous la forme de conditions d’extremum d’une fonctionnelle comme c’est le cas de
l’énergie totale par exemple en mécanique des structures. La méthode adaptée à ce type de
formulation est la méthode de Ritz et Navier, qui aboutit plus tard à la méthode des éléments
finis en mécanique des structures.
La méthode de Navier est une méthode qui approxime les déplacements par des séries finies.
Elle ne peut être appliquée qu’aux plaques sur appuis simples car les conditions aux limites
correspondantes sont automatiquement satisfaites.
Les conditions aux limites (appuis simple) de Navier sont:

𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑣 = 𝑤𝑏 = 𝑤𝑠 = = = 𝑁𝑥 = 𝑀𝑥𝑏 = 𝑀𝑥𝑠 = 0………..(𝑥 = 0, 𝑎) (4-79)
𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑑𝑤𝑏 𝑑𝑤𝑠
𝑢 = 𝑤𝑏 = 𝑤𝑠 = = = 𝑁𝑦 = 𝑀𝑦𝑏 = 𝑀𝑦𝑠 = 0………..(𝑦 = 0, 𝑏) (4-80)
𝑑𝑥 𝑑𝑥
La méthode de Navier approxime les déplacements de la structure à travers les équations
suivantes :

𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) 𝑢𝑚𝑛 𝑒 𝑖𝜔𝑡 cos 𝛼𝑥 sin 𝛽𝑦


𝑣(𝑥, 𝑦, 𝑡) 𝑣𝑚𝑛 𝑒 𝑖𝜔𝑡 sin 𝛼𝑥 cos 𝛽𝑦
= ∑∞ ∞
𝑚=1 ∑𝑛=1 (4-81)
𝑤𝑏 (𝑥, 𝑦, 𝑡) 𝑤𝑏𝑚𝑛 𝑒 𝑖𝜔𝑡 sin 𝛼𝑥 sin 𝛽𝑦
[ 𝑤𝑠 (𝑥, 𝑦, 𝑡)] [𝑤𝑠𝑚𝑛 𝑒 𝑖𝜔𝑡 sin 𝛼𝑥 sin 𝛽𝑦]
Avec:
𝑚𝜋
𝛼= (4-82)
𝑎
𝑛𝜋
𝛽= (4-83)
𝑏

𝑚, 𝑛 sont des nombres naturels


𝑎 : Longueur (suivant x)
𝑏 : Largeure (suivant y)
𝜔 : La fréquence propre associée au mode propre (m, n).
Où :𝑈𝑚𝑛 , 𝑉𝑚𝑛 , 𝑊𝑏𝑚𝑛 et 𝑊𝑠𝑚𝑛 sont les amplitudes des déplacements ; 𝑡 est le temps.
Cette forme des déplacements vérifie exactement les conditions aux limites de la plaque.
Les déplacements𝑢,𝑣,𝑤𝑏 et 𝑤𝑠 sont ensuite injectés dans les équations du mouvement (4-78). Il
faut alors isoler les termes𝑈𝑚𝑛 , 𝑉𝑚𝑛 , 𝑊𝑏𝑚𝑛 et 𝑊𝑠𝑚𝑛 . Les coefficients de ces termes doivent
être identiquement nuls (pour ne pas avoir une solution triviale), ce qui donne un système
d’équations algébriques homogènes et linéaires. Le déterminant de ce système d’équations
fournit les fréquences propres.
Les forces extérieures sous forme d’une série double trigonométrique

𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑡) = ∑∞ ∞
𝑚=1 ∑𝑛=1 𝑄𝑚𝑛 sin 𝛼𝑥 cos 𝛽𝑦 (4-84)

Donc :
4 𝑎 𝑏
𝑄𝑚𝑛 = 𝑎𝑏 ∫0 ∫0 𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑡) sin 𝛼𝑥 cos 𝛽𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 (4-85)[44]

Avec :
𝑚 = 𝑛𝑄𝑚𝑛 = 0La plaque n’est soumise à aucun chargement
16𝑞
𝑚 ≠ 𝑛𝑄𝑚𝑛 = 𝑚𝑛 𝜋02La plaque est soumise à un chargement uniforme

𝑚 = 𝑛 = 1𝑄11 = 𝑞0 La plaque est soumise à un chargement sinusoïdal


Où 𝑞0 est l’intensité de la charge au centre de la plaque

4-7-1Problème aux valeurs propres :


Substituant les équations (4-81 et 4-85) dans les équations de mouvement (4-78) nous
obtenons des équations aux valeurs propres pour n'importe quelle valeur fixe de m et n,

(𝐴11 𝛼 2 + 𝐴66 𝛽 2 )𝑢𝑚𝑛 + (𝛼𝛽(𝐴12 + 𝐴66 ))𝑣𝑚𝑛 + (−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 +

𝑠
(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 𝑠
+ 𝛽 2 (𝐵12 𝑤𝑠 = (𝜔2 𝐼1 )𝑢𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛼𝐼2 )𝑤𝑏𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛼𝐼2𝑎 )𝑤𝑠𝑚𝑛
𝑠 ))) 𝑚𝑛
+ 2𝐵66

(4-86a)

(𝛼𝛽(𝐴12 + 𝐴66 ))𝑢𝑚𝑛 + (𝛼 2 𝐴66 + 𝛽 2 𝐴12 )𝑣𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 +
𝑠
(−𝛽(𝛽 2 𝐵22 𝑠
+ 𝛼 2 (𝐵12 𝑤𝑠 = (𝜔2 𝐼1 )𝑣𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2 )𝑤𝑏𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2𝑎 )𝑤𝑠𝑚𝑛
𝑠 ))) 𝑚𝑛
+ 2𝐵66

(4-86b)

(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑢𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 ))) 𝑣𝑚𝑛 +

(𝐷11 𝛼 4 + 2(𝐷12 + 2𝐷66 )𝛼 2 𝛽 2 + 𝐷22 𝛽 4 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝐷11


𝑠
11
𝛼4 +

𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4
2(𝐷12 + 2𝐷66 𝛽 + 𝐷22 𝛽 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑠𝑚𝑛 = (−𝜔2 𝛼𝐼2 )𝑢𝑚𝑛 +

(−𝜔2 𝛽𝐼2 )𝑣𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼2 + 𝐼3 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 + 𝐼3𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑠𝑚𝑛 +

𝑄𝑚𝑛 (4-86c)

𝑠 𝑠 𝑠 ))) 𝑠 𝑠 𝑠 )))
(−𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 𝑢𝑚𝑛 + (−𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 𝑣𝑚𝑛 +

𝑠
(𝐷11 11
𝑠
𝛼 4 + 2(𝐷12 𝑠 )𝛼 2 2
+ 2𝐷66 𝑠 4
𝛽 + 𝐷22 𝛽 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝐻11
𝑠
11
𝛼4 +
𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4 𝑠 𝑠
2(𝐻12 + 2𝐻66 𝛽 + 𝐻22 𝛽 + 𝐴55 𝛼 2 + 𝐴44 𝛽 2 + 𝑘𝑤 + 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )) 𝑤𝑠𝑚𝑛 =

(−𝜔2 𝛼𝐼2𝑎 )𝑢𝑚𝑛 + (−𝜔2 𝛽𝐼2𝑎 )𝑣𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 + 𝐼3𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑏𝑚𝑛 + (𝜔2 (𝐼1 +

𝐼3𝑎𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 ))) 𝑤𝑠𝑚𝑛 + 𝑄𝑚𝑛 (4-86d)

Soit sous forme matricielle :


𝐾11 𝐾12 𝐾13 𝐾14 𝑢𝑚𝑛 𝑀11 𝑀12 𝑀13 𝑀14 𝑢𝑚𝑛 0
𝐾 𝐾22 𝐾23 𝐾24 𝑣𝑚𝑛 𝑀 𝑀22 𝑀23 𝑀24 𝑣𝑚𝑛 0
[ 12 ] { 𝑚𝑛 } − 𝜔2 [ 12 ] { 𝑚𝑛 } = {𝑄 }
𝐾13 𝐾23 𝐾33 𝐾34 𝑤𝑏 𝑀13 𝑀23 𝑀33 𝑀34 𝑤𝑏 𝑚𝑛
𝑚𝑛
𝐾14 𝐾24 𝐾34 𝐾44 𝑤𝑠 𝑀14 𝑀24 𝑀34 𝑀44 𝑤𝑠𝑚𝑛 𝑄𝑚𝑛
(4-87)
Ce sont des équations aux valeurs propres pour n'importe quelle valeur fixe de m et n, pour le
problème de vibration libre :

([𝐾] − 𝜔2 [𝑀]){∆} = {𝑄} (4-88)

[K]est la matrice de rigidité et [M] est la matrice masse et {Δ} est un vecteur propre. Les
constantes rigidités-masses sont déterminé dans le tableau (4-1):

Tab (4-1) : les constantes la rigidité et la masse.


Coefficients de la matrice rigidité 𝐾𝑖𝑗 Coefficient de la matrice masse 𝑀𝑖𝑗
𝐾11 = 𝐴11 𝛼 2 + 𝐴66 𝛽2 𝑀11 = 𝐼1
𝐾12 = 𝛼𝛽(𝐴12 + 𝐴66 ) 𝑀12 = 0
𝐾13 = −𝛼(𝛼 2 𝐵11 + 𝛽 2 (𝐵12 + 2𝐵66 )) 𝑀13 = −𝛼 𝐼2
𝐾14 = −𝛼(𝛼 2 𝐵11𝑠
+ 𝛽 2 (𝐵12𝑠 𝑠 ))
+ 2𝐵66 𝑀14 = −𝛼 𝐼2𝑎
2 2 𝑀22 = 𝐼1
𝐾22 = 𝛼 𝐴66 + 𝛽 𝐴12
𝐾23 = −𝛽(𝛽 2 𝐵22 + 𝛼 2 (𝐵12 + 2𝐵66 )) 𝑀23 = −𝛽 𝐼2
𝐾24 = −𝛽(𝛽 2 𝐵22𝑠
+ 𝛼 2 (𝐵12 𝑠 𝑠 ))
+ 2𝐵66 𝑀24 = −𝛽 𝐼2𝑎
𝐾33 = 𝐷11 𝛼 + 2(𝐷12 + 2𝐷66 )𝛼 𝛽 + 𝐷22 𝛽4 + 𝑘𝑤
4 2 2
𝑀33 = 𝐼2 + 𝐼3 (𝛼 2 + 𝛽 2 )
+ 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )
𝑠 4 𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4
𝐾34 = 𝐷11 𝛼 + 2(𝐷12 + 2𝐷66 𝛽 + 𝐷22 𝛽 + 𝑘𝑤 𝑀34 = 𝐼1 + 𝐼3𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 )
2 2
+ 𝑘𝑠 (𝛼 + 𝛽 )
𝑠 4 𝑠 𝑠 )𝛼 2 2 𝑠 4
𝐾44 = 𝐻11 𝛼 + 2(𝐻12 + 2𝐻66 𝛽 + 𝐻22 𝛽 𝑀44 = 𝐼1 + 𝐼3𝑎𝑎 (𝛼 2 + 𝛽 2 )
𝑠 2 𝑠 2
+ 𝐴55 𝛼 + 𝐴44 𝛽 + 𝑘𝑤
+ 𝑘𝑠 (𝛼 2 + 𝛽 2 )

{∆} = {0} étant une solution triviale, nous obtenons le problème aux valeurs propres standard
suivant :
2 [𝑀]|
|[𝐾] − 𝜔𝑚𝑛 =0 (4-89)
En résolvant ce système, les fréquences naturelles de notre système vibratoire libre sont
facilement calculées par des procédures standards de résolution.

Conclusion :
Dans ce chapitre, les équations différentielles du mouvement de la plaque FGM vibrant
librement sur un support élastique ont été écrites en se basant sur la version dynamique des
travaux virtuels connue en tant que principe de Hamilton. En utilisant la méthode analytique
de Navier appliquée à une plaque FGM sur appuis simples, nous aboutissons à un problème
aux valeurs propres représenté par l’équation canonique (4-84) dont la résolution nous
permettra d’obtenir l’ensemble des fréquences naturelles du système vibratoire analysé.
Comme les pioches et le prolongement de la main de l’homme, les jumelles le prolongement de
ses yeux, l’ordinateur est le prolongement de sa pensée…

[Link]
Résultats et interprétations

Introduction :
Dans ce chapitre, nous allons élaborer un programme informatique qui calcule les
fréquences propres naturelles d’une plaque P-FGM sous appuis simples en fonction de l’index
de la fraction volumique 𝑝 et du rapport d’épaisseur ℎ⁄𝑎 , et présenter les résultats obtenus
suite à son exécution, Nous commencerons par valider nos résultats, en les comparants avec
ceux de l’article déjà publiés [46]. Nous présenterons enfin des tableaux et des graphes pour
discuter de l’influence du rapport d’épaisseur ℎ⁄𝑎 et de l’index de la fraction volumique
𝑝 sur les fréquences propres naturelles.
Afin de comparer nos résultats avec ceux des travaux déjà effectués, et les valider par la suite,
on considère une plaque P-FGM carrée à deux constituants (100% céramique au niveau de la
face supérieure et 100% métal au niveau de la face inférieure), Le rapport ℎ⁄𝑎 définit le
rapport d’épaisseur de notre plaque.

5-1 Présentation de l’outil Maple :


Maple a été initialement développé à l'Université de Waterloo en Ontario (Canada) à partir
de 1981, La première version publique date de 1985 (version 3.3).
Le logiciel permet aussi bien de travailler sur des quantités numériques (entières, réelles,
complexes) qu'avec des polynômes, fonctions et séries. Maple réalise des dérivations,
intégrations, résolutions de systèmes d'équations linéaires, inversions de matrices,
développements asymptotiques et résolutions d'équations différentielles. Le système Maple
offre aussi de nombreuses fonctionnalités en arithmétique des nombres et en combinatoire.
Il est possible de :
 Copier et coller les formules mathématiques correspondantes dans un traitement de
texte ;
 Tracer des courbes ou des surfaces (en aspect 3D) ;
 Générer des programmes de calculs numériques.

5-2 Description du programme :


Dans cette partie, nous nous proposons de mettre en œuvre les outils informatiques
nécessaires à l'exploitation numérique de la théorie des plaques. Nous allons d'abord calculer
les caractéristiques mécaniques du matériau en fonction de 𝑧, puis nous calculons les
constantes de rigidités réduites (𝑄𝑖𝑗 ). Par la suite, nous allons construire les matrices
élémentaires masse et rigidité d’une plaque développées au paragraphe (4-7-1), en passant
par le calcul des inerties et les intégrales constantes.
Enfin, dans un but de validation des algorithmes et matrices développés, nous faisons
quelques applications numériques et nous les comparons avec les résultats de la référence
[44] et [46] pour des charges sinusoïdales appliquées.
Afin de concevoir notre programme de calcul, nous passons par les étapes suivantes :
La spécification des paramètres d’entrées suivants :
1. les caractéristiques mécaniques de la plaque :
𝐸𝑐 , 𝐸𝑚 : Les modules de YOUNG (céramique et métal),
𝜈 : Coefficients de Poisson (supposé constant),
𝜌𝑐 , 𝜌𝑚 : Les masses volumiques (céramique et métal),
2. Les caractéristiques géométriques de la plaque :
𝑎 : largeur de la plaque,
𝑏 : longueur de la plaque ,
ℎ: L’épaisseur de la plaque,
𝑝: L’index de la fraction volumique du P-FGM,
3. Les caractéristiques du support élastique :
𝑘𝑤 : Rigidité de Winkler ;
𝑘𝑠 : Rigidité de cisaillement de Pasternak.
L’analyse modale et résolution du problème aux valeurs propres : Après la formation
de la matrice rigidité 𝐾 et de la matrice masse 𝑀, nous résolvons le problème aux
valeurs propres.
Les résultats (output) : les sorties du programmes sont les valeurs propres du système
vibratoire libre.

5-3 Organigramme du programme de calcul:


Début

Les données du programme:


Modules de Young, masses volumiques, coefficient de Poisson,
Géométrie de la plaque (épaisseur h, allongement a/h, et l’index 𝑝)
Paramètres du support élastique (𝑘𝑠 , 𝑘𝑤 )

Calcul :
Fraction volumique (Eq 4-3), module de Young et masse volumique (Eq 4-1) de
la plaque en fonction de 𝑧 (P-FGM)
Rigidités réduites et les inerties (Eq 4-23) (Eq 4-52) (Eq 4-53).

Résolution du système d’équations différentielles avec


la méthode de Navier
Calcul des constantes de la matrice rigidité 𝐾𝑖𝑗 et matrice masse 𝑀𝑖𝑗 (Tab 4-1)

Résolution du problème aux valeurs propres


Calcule de fréquence propre adimensionnelle (Eq 4-89)

Affichage des résultats


(Fréquence adimensionnelle des 5premiers modes)

Fin
Fig(5-1) : Organigramme du programme de calcul.
5-4 Validation du programme :
L’idéal pour la validation d’un programme numérique serait de confronter les résultats
avec ceux des testes expérimentaux, ce qui à notre niveau, n’est pas possible (manque de
moyens expérimentaux). Nous optons donc pour une comparaison avec les résultats de la
référence [46]. Pour ce faire, nous annulons les charges transversales et nous calculons la
fréquence propre naturelle adimensionnelle (ou paramètre de fréquence), en se servant de
[44]:
𝜌
̅ = 𝜔 (ℎ √𝐸𝑚)
𝜔 (5-1)
𝑚

𝜌
̿ = 𝜔 (ℎ √𝐸𝑐)
𝜔 (5-2)
𝑐

𝜔
̅, 𝜔
̿ : Paramètres de fréquence ou fréquences adimensionnelles,
𝜔 : Fréquence propre naturelle.
Les paramètres adimensionnels de la base élastique sont [44]:

𝑘 𝑏 4
𝑘̂𝑤 = 𝐷𝑤 (5-3)
𝑚

𝑘 𝑏 2
𝑘̂𝑠 = 𝐷𝑠 (5-4)
𝑚

La rigidité flexionnelle de la plaque est [44]:

𝑚 𝐸 ℎ3
𝐷𝑚 = 12(1−𝜈 2) (5-5)

Fig (5-2) : Plaque FGM reposant sur une fondation élastique.

Les caractéristiques mécaniques et géométriques de la plaque Al/Al2O3 sont [44]:


Les modules de Young :𝐸𝑚 = 70 𝐺𝑝𝑎 (𝑚é𝑡𝑎𝑙), 𝐸𝑐 = 380 𝐺𝑝𝑎 (𝑐é𝑟𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒) ;
Les masses volumiques: 𝜌𝑚 = 2707 𝑘𝑔/𝑚3 ,𝜌𝑐 = 3800 𝑘𝑔/𝑚3 ;
Le coefficient de Poisson: 𝜈 = 0,3 ;
L’épaisseur de la plaque:ℎ = 0,0254 𝑚 ;
𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0 ;
𝑛 = 𝑚 = 1 (La plaque n’est soumise à aucun chargement);
Al : Aluminium (métal) ;
Al2O3 : Alumine (céramique) ;

5-4-1- Comparaison avec des théories de déformation en cisaillement d’ordre différent :


Dans le but de démonter la précision de la présente méthode, la corrélation entre la
présente théorie et les théories d’ordre élevé et la théorie du premier ordre des plaques est
établie. La description des différents modèles de déplacement est présentée dans le tableau (5-
1).

Tab (5-1) : Différents modèles de déplacement et nombre de fonctions inconnues.


Facteur de Nombre
Modèle Théorie Type de solution
correction (𝑘 2) d’inconnues
Théorie de déformation de
FSDT cisaillement du premier ordre solution
Equation (5-9) 5
[47] (First order shear deformation analytique exacte
plate theory)
Théorie de déformation de
cisaillement du premier ordre
FSDT 1 5 ----
(First order shear deformation
[48]
plate theory)
solution
Théorie de déformation de 5/6 (plaque
analytique exacte
FSDT cisaillement du premier ordre homogène)
5 (Méthode de
[49] (First order shear deformation Equation (5-7)
pk-Ritz)
plate theory) Equation (5-8)
Théorie de déformations de
2D-HAPT solution
cisaillement d’ordre élevé (Higher ---- 5
[48] analytique
order shear deformation theory)
Présente La méthode raffinée à 4 inconnues Solution
---- 4
théorie d’ordre supérieur analytique

Le tableau (5-2) présente la variation du paramètre de la fréquence fondamentale non


̿) d’une plaque P-FGM simplement supportée en fonction des différentes
dimensionnelle (𝜔
théories. L’indice de la fraction volumique de la plaque varie entre 0 (plaque céramique) et
∞ (plaque métallique) pour les différents valeurs du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎.
̿ d’une plaque P-
Tab (5-2) : comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1,𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0).
index de la fraction volumique (𝑝)
ℎ ⁄𝑎 Modèle 𝐾2
0 0,5 1 4 10 ∞
FSDT [47] Eq (5-8) 0,01480 0,01281 0,01150 0,01013 0,00963 -
0,05 FSDT [49] 5/6 0,01464 0,01241 0,01118 0,00970 0,00931 -
Présente théorie - 0,01478 0,01253 0,01129 0,00979 0,00939 0,00751
FSDT [47] Eq (5-8) 0,05769 0,04920 0,04454 0,03825 0,03627 0,02936
2D HAPT [48] - 0,05777 0,04917 0,04427 0,03811 0,03642 0,02933
FSDT [48] 1 0,06382 0,05429 0,04889 0,04230 0,04047 -
0,1 5/6 0,05673 0,04818 0,04346 0,03757 0,03591 -
FSDT [49] Eq (5-6) 0,05713 0,04849 0,04371 0,03781 0,03619 -
Eq (5-7) 0,05711 0,04847 0,04370 0,03779 0,03618 -
Présente théorie - 0,05769 0,04907 0,04428 0,03824 0,03651 0,02930
FSDT [47] Eq (5-8) 0,2112 0,1806 0,1650 0,1371 0,1304 0,1075
2D HAPT [48] - 0,2121 0,1819 0,1640 0,1383 0,1306 0,1077
FSDT [48] 1 0,2334 0,1997 0,1802 0,1543 0,1462 -
0,2 5/6 0,2055 0,1757 0,1587 0,1356 0,1284 -
FSDT [49] Eq (5-6) 0,2098 0,1790 0,1616 0,1383 0,1313 -
Eq (5-7) 0,2096 0,1788 0,1614 0,1382 0,1312 -
Présente théorie - 0,2108 0,1850 0,1681 0,1449 0,1370 0,1071

Il faut noter que l’article de référence [47] et [49] sont basés sur une méthode analytique
exacte alors que les articles de référence [48] et notre modèle sont basés sur une méthode
d’approximation numérique.
Les facteurs de correction utilisés sont :

5+5𝜈
𝑘 2 = 6+5𝜈 (5-6)
5
𝑘 2 = 6−𝜈(𝑉 (5-7)
𝑚 +𝑉𝑐 )

Ou: 𝑉𝑚 et 𝑉𝑐 sont les fractions volumique du métal et céramique, respectivement.

ℎ 5 ℎ ℎ
𝑘 2 (𝑝, 𝑎) = 6 + 𝐶1 (𝑒 −𝐶2𝑝 − 𝑒 −𝐶3 𝑝 ) (10 𝑎 − 2 ) − 𝐶4 (𝑒 −𝐶5 𝑝 − 𝑒 −𝐶6 𝑝 ) (10 𝑎 − 1 ) (5-8)

Ou : 𝐶𝑖 (𝑖 = 1,2,3,4,5,6) sont des coefficients constants.


Les figures (5-3) montrent l’influence du modèle utilisé dans l’analyse vibratoire sur les
̿ de notre plaque P-FGM Al/Al2O3, avec un
fréquences fondamentales non dimensionnelles𝜔
rapport d’épaisseur (h/a) égal à 0.05, 0.1 et 0.2 respectivement.
̿0,016
𝝎 (a)
h/a=0,05
0,014

0,012

0,01
FSDT [47]
0,008
FSDT [49]
0,006 Présente théorie
0,004

0,002

0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10

̿0,07
𝝎 (b)
h/a=0,1
0,06

0,05
FSDT [47]
0,04 2D HAPT [48]
FSDT [48]
0,03
FSDT [49]
0,02
Présente théorie
0,01

0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10

̿0,25
𝝎 (c)
h/a=0,2
0,2

FSDT [47]
0,15
2D HAPT [48]
FSDT [48]
0,1
FSDT [49]
Présente théorie
0,05

0 𝒑
inf
0 0,5 1 4 10

̿ d’une plaque P-
Fig (5-3) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝 .
D'après le les graphes (5-3 a) et (5-3 b) on peut constater que les présents résultats sont en
excellent accord avec ceux obtenus par la référence [FSDT 49] pour un rapport d’épaisseur de
ℎ/𝑎=0.05, et la référence [FSDT 49], [2D HAPT 48] et [FSDT 47] pour le rapport
d’épaisseur de ℎ/𝑎=0.1.
En ce qui concerne le rapport d’épaisseur ℎ/𝑎=0.2, figure (5-3 c) pour une plaque épaisse, les
résultats sont différents de ceux obtenus par la présente théorie car les modèles des références
[FSDT 49], [2D HAPT 48] et [FSDT 47] utilisent un facteur de correction en cisaillement ce
qui n’est pas le cas des modèles d’ordre supérieur dont les hypothèses de sont plus réalistes.
Il est à noter que tous les résultats obtenus sur la base de la référence [FSDT 48] sont
inappropriés, car la valeur de facteur de correction en cisaillement est considéré comme
constant (k2 = 1) pour toutes les valeurs du rapport d'épaisseur et les indices de la fraction
volumique.

5-4-2-Comparaison avec des modèles d’ordre supérieur :


Le tableau (5-3) présente la variation du paramètre de fréquence fondamentale non
̅) en fonction de l’indice de la fraction volumique 𝑝 et du rapport
dimensionnelle (𝜔
d’épaisseur (ℎ/𝑎) concernant une plaque carrée P-FGM Al/Al2O3 simplement supportée.
L’erreur relative entre nos résultats et ceux des articles de référence est calculée pour
permettre la comparaison.

̅) d’une plaque
Tab (5-3) : comparaison de la fréquence fondamentale non dimensionnelle (𝜔
P-FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1,𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0).
index de la fraction volumique
h/a Ref Source
0 0,5 1 2 5
(1) Ref. [46] 0,0291 0,0249 0,0227 0,0209 0,0197
0,05 (2) Ref. [44] 0,0291 0,0247 0,0222 0,0202 0,0191
(a/h=20)
(3) Présente théorie 0,0291 0,0246 0,0222 0,0202 0,0191
Mince Erreur (2)/(1) (%) 0,000% 0,803% 2,203% 3,349% 3,046%
Erreur (3)/(1) (%) 0,000% 1,205% 2,203% 3,349% 3,046%
(1) Ref. [46] 0,1134 0,0975 0,0891 0,0819 0,0767
0,1 (2) Ref. [44] 0,1135 0,0964 0,0869 0,0788 0,0740
(a/h=10) (3) Présente théorie 0,1133 0,0965 0,0871 0,0791 0,0746
Erreur (2)/(1) (%) 0,088% 1,128% 2,469% 3,785% 3,520%
Erreur (3)/(1) (%) 0,088% 1,026% 2,245% 3,419% 2,868%
(1) Ref. [46] 0,4154 0,3606 0,3299 0,3016 0,2765
0,2
(2) Ref. [44] 0,4154 0,3553 0,3207 0,2894 0,2668
(a/h=5) (3) Présente théorie 0,4145 0,3639 0,3308 0,3012 0,2824
Erreur (2)/(1) (%) 0,000% 1,470% 2,789% 4,045% 3,508%
Epaisse
Erreur (3)/(1) (%) 0,193% 0,915% 0,242% 0,265% 1,881%

Les fréquences naturelles non dimensionnelles obtenues par notre modèle sont très proches
de celles obtenues par la référence [46]avec un léger décalage, ce qui est tout à fait normal
puisque la référence [46] utilise une théorie de déformation en cisaillement d’ordre supérieur
avec cinq variables indépendantes (théories des plaques du troisième ordre) pour obtenir les
équations différentielles, et une méthode analytique pour découpler et résoudre ces équations.
Notre modèle utilise une méthode approximative basée sur la méthode de Navier qui
approxime les déplacements par des séries finies.

Les figures (5-4 a, b, c) montrent l’influence de l’index de la fraction volumique 𝑝 sur le


paramètre de la fréquence fondamentale de notre plaque P-FGM, avec un rapport d’épaisseur
(h/a) égal à 0.05, 0.1 et 0.2 respectivement. Les résultats considérés sont ceux de la référence
[46], la référence [44] et notre présente théorie.

𝝎̅0,035 (a)
h/a=0,05
0,030

0,025

0,020 Ref 46

0,015 Ref 44
Présente théorie
0,010

0,005

0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5
𝝎̅0,120 (b)
h/a=0,1
0,100

0,080
Ref 46
0,060
Ref 44
0,040 Présente théorie

0,020

0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5

𝝎̅0,450 (c)
(b)
0,400
h/a=0,2
0,350
0,300
0,250 Ref 46
0,200 Ref 44
0,150 Présente théorie
0,100
0,050
0,000 𝒑
0 0,5 1 2 5

̅ d’une plaque P-
Fig (5-4):La variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑠 = 𝑘̂𝑤 = 0) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝.

Le paramètre de fréquence fondamentale non dimensionnelle représenté sur les figures (5-
4 a,b,c) diminue en augmentant l’index de la fraction volumique, c’est-à-dire en introduisant
plus de métal dans la plaque P-FGM, ce qui amoindrit sa rigidité. Nous remarquons que notre
courbe est confondue avec la courbe représentant les résultats de la référence [46], ce qui
confirme la bonne précision de la présente formulation.

Les figures (5-5 a,b,c) montrent l’évolution de l’erreur relative de notre théorie et celle de
la référence [44], par rapport à la référence [46]. Nous avons choisi la référence [46] comme
base de comparaison parce qu’elle utilise une méthode de résolution analytique.
(a)
3,500%
h/a=0,05
3,000%

2,500%

2,000%
Erreur (2)/(1) (%)
1,500%
Erreur (3)/(1) (%)
1,000%

0,500%

0,000%
0 0,5 1 2 5
p

(b)
4,00%
3,50% h/a=0,1
3,00%
2,50%
2,00% Erreur (2)/(1) (%)
1,50%
Erreur (3)/(1) (%)
1,00%
0,50%
0,00%
0 0,5 1 2 5
p

(c)
5,00%
h/a=0,2
4,00%

3,00%
Erreur (2)/(1) (%)
2,00%
Erreur (3)/(1) (%)
1,00%

0,00%
0 0,5 1 2 5
p

Figure (5-5) : l’évolution de l’erreur relative du paramètre fréquence fondamentale non


dimensionnelle 𝜔
̅.
L’erreur relative entre les fréquences calculées par notre présente théorie et celles de
l’article [46] est très petite pour les plaques épaisses (ℎ/𝑎=0,2), et varie entre 0,19% (p=0,
plaque céramique) et 1,88% (p= 5 plaque riche en métal). Donc, l’erreur relative représentée
sur les figures (5-5 a, b, c) nous fait remarquer une bonne concordance avec les résultats de
l’article de référence [46].

Nous remarquons aussi que l’erreur relative entre notre étude et la référence [46] est plus
faible comparant à celle de référence [44] avec la référence [46] et surtout pour les plaques
épaisses (ℎ/𝑎=0,2) ; ce qui montre que nos résultats sont très bons et bien meilleurs que ceux
de la référence [44]. Cette différence est due principalement à la précision de l’outil de calcule
utilisé.

Finalement, l’étude comparative menée révèle que les résultats obtenus à partir de la
présente méthode sont en très grande concordance avec ceux de la littérature ce qui valide sa
précision. En plus, la présente théorie ne comprend que quatre (04) inconnues au lieu de cinq
(05) pour les autres théories.

5-5 Etude paramétrique de la plaque P-FGM (Al/Al2O3) :


Nous présentons dans le tableau (5-4) les paramètres de fréquences propres naturelles
̅ (Equation 5-1), en variant le rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 et l’index de la
adimensionnelles 𝜔
fraction volumique p.

Tab (5-4) : Influence du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 et de l’index p sur les 5 premières
fréquences propres naturelles adimensionnelles d’une plaque carrée P-FGM (Al/Al2O3).

Configuration 𝑘̂𝑤 = 0 / 𝑘̂𝑆 = 0


L’indice de fraction volumique p
ℎ/𝑎 𝜔
̅𝑖
0 0,5 1 2 5 ∞
𝜔
̅1 0,02908 0,02465 0,02222 0,02020 0,01911 0,01480
𝜔
̅2 0,07174 0,06095 0,05497 0,04994 0,04715 0,03652
0,05 𝜔
̅3 0,07174 0,06095 0,05497 0,04994 0,04715 0,03652
𝜔
̅4 0,11334 0,09653 0,08713 0,07915 0,07460 0,05769
𝜔
̅5 0,27067 0,24295 0,22518 0,20345 0,17577 0,13777
𝜔
̅1 0,11334 0,09653 0,08713 0,07915 0,07460 0,05769
𝜔
̅2 0,27030 0,23337 0,21142 0,19226 0,18055 0,13758
0,1 𝜔
̅3 0,27030 0,23337 0,21142 0,19226 0,18055 0,13758
𝜔
̅4 0,41455 0,36388 0,33082 0,30120 0,28246 0,21100
𝜔
̅5 0,54134 0,48590 0,45035 0,40690 0,35155 0,27554
𝜔
̅1 0,41455 0,36388 0,33082 0,30120 0,28246 0,21100
0,2 𝜔
̅2 0,90306 0,85012 0,77911 0,71023 0,66503 0,45965
𝜔
̅3 0,90306 0,85012 0,77914 0,71023 0,66503 0,45965
𝜔
̅4 1,08268 0,97181 0,90071 0,81380 0,70310 0,55107
𝜔
̅5 1,29858 1,30101 1,19433 1,08638 1,01648 0,66096
𝜔
̅1 1,78490 1,93097 1,76842 1,60051 1,49533 0,90849
𝜔
̅2 2,70671 2,42952 2,25177 2,03449 1,75774 1,37768
0,5 𝜔
̅3 3,11129 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 1,58360
𝜔
̅4 3,11129 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 1,58360
𝜔
̅5 3,86030 4,11138 3,70682 3,28792 3,03337 1,96484

Configuration 𝑘̂𝑤 = 0 / 𝑘̂𝑆 = 100


𝜔
̅𝑖 L’indice de fraction volumique p
ℎ/𝑎
0 0,5 1 2 5 ∞
𝜔
̅1 0,04057 0,03864 0,03780 0,03739 0,03766 0,03666
𝜔
̅2 0,08448 0,07691 0,07311 0,07038 0,06955 0,06427
0,05 𝜔
̅3 0,08448 0,07691 0,07311 0,07038 0,06955 0,06427
𝜔
̅4 0,12654 0,11323 0,10624 0,10087 0,09859 0,08821
𝜔
̅5 0,27067 0,24295 0,22518 0,20345 0,17577 0,13777
𝜔
̅1 0,15973 0,15273 0,14957 0,14799 0,14894 0,14540
𝜔
̅2 0,32280 0,29800 0,28435 0,27408 0,27047 0,25042
0,1 𝜔
̅3 0,32280 0,29800 0,28435 0,27409 0,27047 0,25042
𝜔
̅4 0,47018 0,43177 0,40763 0,38783 0,35155 0,27554
𝜔
̅5 0,54134 0,48590 0,45035 0,40690 0,37843 0,33720
𝜔
̅1 0,60716 0,59023 0,57975 0,57360 0,57674 0,55107
𝜔
̅2 1,08268 0,97181 0,90071 0,81380 0,70310 0,56629
0,2 𝜔
̅3 1,13792 1,10935 1,06431 1,02430 1,00883 0,87132
𝜔
̅4 1,13792 1,10935 1,06431 1,02430 1,00883 0,87132
𝜔
̅5 1,56420 1,53656 1,42415 1,28672 1,11169 0,93148
𝜔
̅1 2,70671 2,42952 2,25177 2,03449 1,75774 1,37768
𝜔
̅2 3,23571 3,22039 3,08332 2,90340 2,69815 2,17830
0,5 𝜔
̅3 4,27969 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 2,17830
𝜔
̅4 4,27969 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 2,32870
𝜔
̅5 4,57518 4,14016 3,92198 3,70378 3,45297 2,75536

Configuration 𝑘̂𝑤 = 100/ 𝑘̂𝑆 = 0


𝜔
̅𝑖 L’indice de fraction volumique p
ℎ/𝑎
0 0,5 1 2 5 ∞
𝜔
̅1 0,02977 0,02554 0,02326 0,02140 0,02046 0,01661
𝜔
̅2 0,07202 0,06131 0,05539 0,05044 0,04770 0,03728
0,05 𝜔
̅3 0,07202 0,06131 0,05539 0,05044 0,04770 0,03728
𝜔
̅4 0,11352 0,09676 0,08739 0,07947 0,07495 0,05818
𝜔
̅5 0,27067 0,24295 0,22518 0,20345 0,17577 0,13777
𝜔
̅1 0,11614 0,10014 0,09132 0,08401 0,08004 0,06504
𝜔
̅2 0,27146 0,23486 0,21314 0,19426 0,18281 0,14077
0,1 𝜔
̅3 0,27146 0,23486 0,21314 0,19426 0,18281 0,14077
𝜔
̅4 0,41530 0,36482 0,33190 0,30245 0,28388 0,21307
𝜔
̅5 0,54134 0,48590 0,45035 0,40690 0,35155 0,27554
𝜔
̅1 0,42641 0,37862 0,34776 0,32066 0,30438 0,24196
0,2
𝜔
̅2 0,90843 0,85616 0,78594 0,71798 0,67383 0,47429
𝜔
̅3 0,90843 0,85616 0,78594 0,71798 0,67383 0,47429
𝜔
̅4 1,08268 0,97181 0,90071 0,81380 0,70310 0,55107
𝜔
̅5 1,30229 1,30476 1,19846 1,09107 1,02179 0,67115
𝜔
̅1 1,88743 2,01976 1,86483 1,70682 1,61357 1,16309
𝜔
̅2 2,70671 2,42952 2,25177 2,03449 1,75774 1,37768
0,5 𝜔
̅3 3,17251 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 1,74587
𝜔
̅4 3,17251 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 1,74587
𝜔
̅5 3,91050 4,11214 3,73846 3,32069 3,04028 2,09973

Configuration 𝑘̂𝑤 = 100/ 𝑘̂𝑆 = 100


𝜔
̅𝑖 L’indice de fraction volumique p
ℎ/𝑎
0 0,5 1 2 5 ∞
𝜔
̅1 0,04106 0,03922 0,03842 0,03806 0,03836 0,03743
𝜔
̅2 0,08472 0,07720 0,07343 0,07073 0,06993 0,06471
0,05 𝜔
̅3 0,08472 0,07720 0,07343 0,07073 0,06993 0,06471
𝜔
̅4 0,12670 0,11342 0,10646 0,10111 0,09886 0,08853
𝜔
̅5 0,27067 0,24295 0,22518 0,20345 0,17577 0,13777
𝜔
̅1 0,16172 0,15503 0,15205 0,15064 0,15174 0,14847
𝜔
̅2 0,32378 0,29917 0,28564 0,27549 0,27198 0,25219
0,1 𝜔
̅3 0,32378 0,29917 0,28564 0,27549 0,27198 0,25219
𝜔
̅4 0,47084 0,43256 0,40851 0,38880 0,35155 0,27554
𝜔
̅5 0,54134 0,48590 0,45035 0,40690 0,37949 0,33849
𝜔
̅1 0,61532 0,59942 0,58956 0,58400 0,58768 0,57847
𝜔
̅2 1,08268 0,97181 0,90071 0,81380 0,70310 0,87132
0,2 𝜔
̅3 1,14217 1,11397 1,06928 1,02964 1,01451 0,87132
𝜔
̅4 1,14217 1,11397 1,06928 1,02964 1,01451 0,93148
𝜔
̅5 1,56727 1,53656 1,42415 1,28672 1,11169
𝜔
̅1 2,70671 2,42952 2,25177 2,03449 1,75774 1,37768
𝜔
̅2 3,29066 3,26881 3,12738 2,93771 2,71572 2,17830
0,5 𝜔
̅3 4,27969 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 2,17830
𝜔
̅4 4,27969 3,84141 3,56037 3,21681 2,77923 2,32870
𝜔
̅5 4,57518 4,14308 3,93144 3,72538 3,49312 2,75536

5-5-1 Influence de 𝒌𝒔 et 𝒌𝒘 sur les fréquences propres non dimensionnelles d’une


plaque P-FGM :
̅ 0,045
𝝎 h/a=0.05
0,04
0,035 𝒌𝒔/𝒌𝒘
0,03
0/0
0,025
0,02 0/100
0,015 100/0
0,01 100/100
0,005
0
0 0,5 1 2 5
inf
p

̅ 0,18
𝝎 h/a=0.1
0,16
0,14
𝒌𝒔/𝒌𝒘
0,12
0/0
0,1
0,08 0/100
0,06 100/0
0,04
100/100
0,02
0
inf
0 0,5 1 2 5
p

̅ 0,7
𝝎 h/a=0.2
0,6
𝒌𝒔/𝒌𝒘
0,5
0,4 0/0

0,3 0/100

0,2 100/0
0,1 100/100
0
0 0,5 1 2 5
inf
p
̅
𝝎 3 h/a=0.5
2,5
𝒌𝒔/𝒌𝒘
2
0/0
1,5
0/100
1 100/0
0,5 100/100
0
inf
0 0,5 1 2 5
p

̅ d’une plaque P-
Fig (5-6) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1) en fonction du l’indice de la fraction volumique 𝑝 et les
coefficients de Winkler-Pasternak.

A partir de ces figures (5-6), nous constatons que :


- L’accroissement du coefficient de Pasternak a un effet très remarquable sur l’évolution de la
fréquence non dimensionnelle (comparant entre les colonnes bleu-rouge ou bien les
colonnes verte-grise). L’augmentation est de 39.51% pour 𝑘̂𝑆 =0 et 𝑘̂𝑆 =100 (ℎ/𝑎 =0.05,
p=0) et de 51.64% (pour ℎ/𝑎 =0.5 p=0) pour 𝑘̂𝑆 =0 et 𝑘̂𝑆 =100.
L’écart de la valeur de la fréquence fondamentale non dimensionnelle lors l’accroissement
du coefficient de Pasternak est en augmentation avec l’accroissement du l’indice de
puissance 𝑝.
L’effet du coefficient de Pasternak est identique pour le reste des résultats (a/h=0.05, 0.1,
0.2) sauf pour les plaques épaisses (d’épaisseur ℎ/𝑎 =0.5), ou l’écart de la valeur de la
fréquence fondamentale non dimensionnelle (entre 𝑘̂𝑆 = 0 et 𝑘̂𝑆 = 100) varie légèrement
avec la l’accroissement de l’indice de puissance 𝑝.
L’accroissement de la fréquence non dimensionnelle est toujours significatif pour tous les
rapports d’épaisseurs et les indices de puissances. Ceci implique que pour une plaque FGM,
il y aurait beaucoup de changement des valeurs de fréquence fondamentale non
dimensionnelle à partir d'un support élastique souple à un autre dur.
- Le coefficient de Winkler n’a pas un effet très important comparant au coefficient du
Pasternak (comparant entre les colonnes bleue-verte et les colonnes rouge-grise),
l’augmentation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle est de 2.37% pour 𝑘̂𝑤 =0
et 𝑘̂𝑤 =100 (ℎ/𝑎 =0.05, p=0) et de 5.74% (pour ℎ/𝑎 =0.5 p=0) pour 𝑘̂𝑆 =0 et 𝑘̂𝑆 =100.
L’écart de la valeur de la fréquence fondamentale non dimensionnelle lors l’accroissement
du coefficient de Winkler est constant pour toutes variations des rapports d’épaisseurs et
indices de puissances.
- L’augmentation des fréquences fondamentales non dimensionnelles dans la configuration
(100/100) est très importante à cause de la présence des deux coefficients de support
élastique.
5-5-2 Influence du rapport d’épaisseur 𝒉/𝒂 sur les fréquences propres naturelles d’une
plaque P-FGM :
La figures (5-7) montre l’influence de rapport d’épaisseur (ℎ/𝑎)sur les fréquences propres
naturelles non dimensionnelles d’une plaque P-FGM Al/Al2O3 (Aluminium/Alumine), pour
différents index de fraction volumique (0, 0.5, 1, 2, 5). Nous remarquons que la fréquence
propre non dimensionnelle augmente en augmentant le rapport h/a de notre plaque. Plus le
rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 est grand, plus on a des longueurs d’ondes de flexion plus courtes,
sachant que ces dernières sont l’inverses des fréquences.
10
̅
𝝎 9 mode 1
8
7
6
5 p=inf
4
3 p=5
2 𝒉/𝒂 p=2
1
0 p=1
0,05 0,1 0,2 0,5
p=inf 0,0148 0,05769 0,211 0,90849 p=0,5
p=5 0,01911 0,0746 0,28246 1,49533 p=0
p=2 0,0202 0,07915 0,3012 1,60051
p=1 0,02222 0,08713 0,33082 1,76842
p=0,5 0,02465 0,09653 0,36388 1,93097
p=0 0,02908 0,11334 0,41455 1,7849

̅ d’une plaque P-
Fig (5-7) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1, 𝑘̂𝑆 =0 et 𝑘̂𝑆 =0) en fonction du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎.

Nous remarquons aussi que l’influence du rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 sur les fréquences propres
naturelles reste le même pour le reste des configurations (0/100, 100/0, 100/100).
5-5-3 Influence de l’index p sur les fréquences propres d’une plaque P-FGM :
Des graphes sont tracés pour démontrer l’influence de l’indice de puissance 𝑝 sur les
fréquences propres naturelles non dimensionnelles d’une plaque P-FGM Al/Al2O3
(Aluminium/Alumine). La figure (5-8) montre l’influence de l’index de la fraction volumique
𝑝 sur la fréquence propre naturelle, pour différents rapport d’épaisseur ℎ/𝑎 (0.05, 0.1, 0.2,
0.5).
Nous remarquons que la fréquence devient plus petite en augmentant l’index de la fraction
volumique de notre plaque. Nous remarquons aussi que l’effet de l’index de la fraction
volumique 𝑝 sur la fréquence propre naturelle est très important pour les plaques épaisses que
pour les plaques minces.
En introduisant plus d’aluminium dans la plaque P-FGM, cette dernière perd de la rigidité par
rapport à la même plaque avec une plus fiable fraction volumique de métal, parce que le
module de Young de l’aluminium est très faible devant celui de la céramique. Cette
diminution de la rigidité globale de la plaque réduit ses fréquences propres naturelles. Il est
bien claire que l’effet de l’indice de puissance reste le même pour toutes les configurations
(avec ou sans paramètres Winkler et Pasternak).

̅
𝝎 3
2,5
0/0
2 h/a=0,5

1,5 a/h=0,2

1 a/h=0,1

0,5 a/h=0,05

0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf

̅
𝝎 4
3,5 0/100
3
h/a=0,5
2,5
2 a/h=0,2
1,5 a/h=0,1
1
a/h=0,05
0,5
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf
̅
𝝎 3
2,5
100/0
2 h/a=0,5

1,5 a/h=0,2

1 a/h=0,1

0,5 a/h=0,05

0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf

̅
𝝎 4
3,5 100/100
3
h/a=0,5
2,5
2 a/h=0,2
1,5 a/h=0,1
1
a/h=0,05
0,5
0 𝒑
0 0,5 1 2 5 inf

̅ d’une plaque P-
Fig (5-8) : Variation de la fréquence fondamentale non dimensionnelle 𝜔
FGM Al/Al2O3 (𝑎/𝑏 = 1) en fonction de l’indice de puissance 𝑝, pour les différentes
configurations et rapport d’épaisseur.

Conclusion :
L’étude des vibrations libres de la plaque P-FGM sur une fondation élastique s’est faite en
tenant compte de la théorie raffinée du troisième ordre. Les propriétés mécaniques de la
plaque ont été prises comme variant à travers l’épaisseur suivant une simple loi de puissance.
La méthode de Navier a permis la résolution du système d’équations différentielles et
l’obtention des fréquences propres naturelles du système. De ce fait, le programme de calcul
élaboré a été validé par comparaison avec des résultats déjà publiés.
Par la suite, une étude paramétrique de la plaque a été réalisée, en tenant compte des variables
suivantes :
- L’indice de la fraction volumique 𝑝(concentration des matériaux constituants) ;
- Le rapport d’allongement a/h (géométrie de la plaque) ;
- Les coefficients de rigidité de la fondation.
Il a été noté que les fréquences naturelles du système vibratoire décroissent lorsque l’index de
la fraction volumique p croit (en augmentant la concentration du métal et en diminuant celle
de la céramique). La géométrie de la plaque influe aussi sur les fréquences naturelles
calculées : plus le rapport d’épaisseur est grand, plus les fréquences sont importantes.
Enfin, nous concluons que ces évolutions de fréquences naturelles des plaques étudiées sont
une conséquence directe de la variation de la rigidité et de l’inertie globales en fonction des
paramètres pris en considération dans cette étude.
CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Les structures en matériaux fonctionnellement gradués représentent un domaine de


recherche très vaste et des applications immenses tant il est possible de modifier à volonté
leur composition et leur architecture pour obtenir les propriétés recherchées. La conception et
l'élaboration de ces matériaux nécessitent le développement d'outils d'analyse adaptés à leurs
spécificités géométriques et matérielles.
L’objectif de ce travail est d’apporter une contribution à l’étude du comportement mécanique
des plaques P-FGM carrées à deux constituants (100% céramique au niveau de la face
supérieure et 100% métal à la face inférieure), sur appuis simples aux quatre bords, et sans
contraintes thermiques et reposant sur une fondation élastique de type Winkler–Pasternak.
Pour ce faire, nous avons développé notre travail suivant deux axes :

Premièrement, nous avons étudié un nouveau modèle analytique performant basé sur la
théorie raffinée et l’approche variationnelle. Pour valider ce modèle, nous l’avons comparé
aux autres modèles issus de la littérature. Il était prudent d’avoir choisi cette méthode pour
l’analyse du comportement mécanique des plaques FGM, car les recherches sur les vibrations
libres des FGM sont tout à fait limitées, particulièrement concernant les effets d’interaction avec une
base élastique.
Toutes les études comparatives ont démontrées que les fréquences fondamentales non
dimensionnelles obtenues en utilisant la présente théorie (avec quatre inconnues) et les autres
théories de déformation sont presque identiques. Par conséquent, on peut dire que la théorie
proposée est précise et simple pour résoudre les problèmes vibratoires des plaques FGM.

Deuxièmement, l’étude paramétrique menée a démontré que le comportement vibratoire


des plaques est intimement lié à la forme géométrique représentée par les rapports
d’épaisseur, les propriétés des matériaux constituants par l’indice de la fraction volumique, les
paramètres de fondation élastique, et aux théories appliquées pour modéliser la plaque. De
plus, le choix de la bonne méthode de résolution est crucial dans la fiabilité de la prédiction de
ce comportement vibratoire.
Dans les applications technologiques, l’étude de ce phénomène est très essentielle pour
choisir des paramètres de matériaux appropriés pour s’assurer que ces plaques FGM ne
remettent pas l'intégrité structurale en question une fois soumise à des conditions extérieures
sévères.

En perspective. Le travail présenté dans cette thèse peut être développé et enrichi. Nous
envisageons de réaliser l’étude de flambage des plaques FGM soumises à des contraintes
thermiques dans le cadre d’étude du comportement thermomécanique des plaques FGM. Il est
également envisageable d’étendre l’analyse à des éléments structuraux à section variable et
d’élargir l’étude aux coques qui sont des éléments très utilisées et très présentes dans les
structures aérospatiales. On peut aussi résoudre les problèmes de vibration des structures
reposant sur des fondations élastiques par la méthode des éléments finis et sous la
combinaison des différents types de chargement (mécanique, vibratoire, hygrothermique, etc.)
et sous diverses conditions aux limites.
BIBLIOGRAPHIE

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