Trypanosoma s.p.p. Eimeria s.p.p.
Plasmodium falciparum
Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires
Mickaël Riou (PhD)
Unité de Pharmacologie Cellulaire et Moléculaire (FACM)
Microfilaires
Tenia s.p.p.
Nematodes
Objectifs pédagogiques
Différencier les familles de parasites
Connaître les grandes familles d’antiparasitaires
utilisées en médecine humaine et vétérinaire
Définir les principaux mécanismes de résistance aux
antiparasitaires
Donner des exemples précis d’antiparasitaires et de leur
mode d’action
Sommaire
I - Définitions générales
II - Grandes Familles de Parasites
III – Les traitements antiparasitaires
IV - Mécanismes de résistance aux antiparasitaires
– Définition et développement de la résistance
– Mécanismes spécifiques et non spécifiques
V - Exemples :
– un parasite animal : Haemonchus contortus
– un parasite humain : Plasmodium falciparum
VI- Conclusions
I – Définitions générales
Parasitologie : L'étude morpho-biologique des parasites et des affections qu'ils
entraînent chez leurs hôtes et parfois chez leurs vecteurs, leurs hôtes. Elle
correspond aussi à l’étude du diagnostic, de la prophylaxie et du traitement de ces
affections.
Parasite : Etre vivant animal ou végétal qui pendant une partie ou la totalité de son
existence vit aux dépens d’un autre organisme appelé hôte.
Parasitisme : Etat de spoliation des matières nutritives d’un parasite envers son
hôte.
Hôte : Organisme vivant qui héberge un pathogène. Il peut être définitif
(Toxoplasma gondii / félidés) ou intermédiaire (T. gondii / Homme).
Vecteur : Etre vivant qui sert d’hôte à un agent pathogène et qui est susceptible de
la transmettre à un autre organisme (Anopheles pour le paludisme).
Réservoir : Organisme vivant ou niche écologique chez qui se perpétue l’agent
pathogène et qui assure la survie de l’espèce.
II – Grandes familles de parasites (1)
A) Protozoaires
B) Plathelminthes
C) Némathelminthes
D) Ectoparasites
II – Grandes familles de parasites (2)
Amibiases
Entamoeba
histolytica
Giardiases Trichomonases
Giardia Trichomonas
intestinalis vaginalis
A
Protozoaires
Trypanosomoses Toxoplamose
Trypanosoma Toxoplasma
cruzi gondii
II – Grandes familles de parasites (3)
Babesioses
Babesia canis
Leishmanioses
Paludisme Leishmania sp
A
Protozoaires
Cryptosporidioses
Pneumocystoses
Cryptosporidium
Pneumocystis
parvum
carinii
II – Grandes familles de parasites (4)
B) Plathelminthes
– Cestodes
Teniases (Tenia saginata)
Echinococcoses (E. granulusus)
– Trematodes
Fascioloses (F. hepatica)
Schistosomiases (S. mansoni)
II – Grandes familles de parasites (5)
C) Némathelminthes
– Ascaridiose (Ascaris lumbricoides)
– Oxyurose (Enterobius vermicularis)
– Trichocéphalose (Trichuris trichiuria)
– Nécatorose (Necator americanus)
– Toxocarose (Toxocara canis)
– Trichinose (Trichinella spiralis)
– Wuchériose (Wuchereria bancrofti)
– Loase (Loa loa)
– Onchocercose (Onchocerca volvulus)
– Trichonstrongles (Haemonchus contortus)
II – Grandes familles de parasites (6)
D) Ectoparasites
– Poux (Pediculus humanus capitis )
– Gales (Sarcoptes scabiei )
– Tiques (Ixodes ricinus )
– Punaises (Triatoma infestans )
– Puces (Pulex irritans )
– Myases
– Sangsues (Limnatis nilotica )
– Dermatoses
III – Traitements antiparasitaires (1)
A) Familles d’antiparasitaires
B) Médicaments en médecine vétérinaire
Les benzimidazoles
Les lactones macrocycliques
III – Traitements antiparasitaires (2)
A) Différentes familles
Benzimidazoles et Pro-benzimidazoles
Lactones macrocycliques
Imidazothiazoles
Tétrahydropyrimidines
Alcaloïdes naturelles
Organophosphorés
Salicylanilides
Sulfamides
Les antiparasitaires sont classés selon les auteurs
en fonction de leur mode d’action ou de leur site d’action
(Prichard et al, 1980, Martin, 1997 et Martin et al 1997)
III – Traitements antiparasitaires (3)
Benzimidazoles Nemathelminthes
– Mintezol ® (Thiabendazole)
– Zentel ® (Albendazole) Cestodes
– Panacur ® (Fenbendazole) Protozoaires
Lactones macrocycliques Nemathelminthes
– Mectizan ® (Ivermectine)
– Equimectrin ® (Ivermectine) Ectoparasites (Gales)
Imidazothiazoles
Nemathelminthes
– Metronidazole ® (Métronidazole)
– Levinol ® (Levamisol) Amibiases
Trichomonose
Tétrahydropyrimidines
– Catminth ® (Pyrantel) Nemathelminthes
– Combantrin ® (Pyrantel)
III – Traitements antiparasitaires (3)
Alcaloïdes
Nemathelminthes
– Nivaquine ® (Chloroquinine)
– Surquina ® (Quinine) Protozoaires
– Phyto Vermi+ ® (Mélange de plantes) (essentiellement
Plasmodium s.p.p)
Organophosphorés
– Scabecid ® (Lindane) Ectoparasites
– Prioderm ® (Malathion)
– Diazol 50 ® (Diazinon) Némathelminthes
Salicylanilides
– Pas utiliser en médecine humaine (toxicité) Némathelminthes
– Flukiver ® (Closantel)
Trématodes
Sulfamides
– Romet-30 ® + Antiparasitaires
(Sulfadiméthoxine/ormétoprime)
Protozoaires
– Bactrim ® (Cotrimoxazole)
III – Traitements antiparasitaires (4)
B) Benzimidazoles (BZ)
– Thiabendazole (TBZ, 1963) : premier anthelminthique (AH)
utilisé contre les strongles gastro-intestinaux (SGI)
– Effet ovicide sur les œufs non embryonnés (Varady et Cobra, 1999)
–Structure de base :
Noyau benzène et noyau imidazole TBZ
Substitutions en position 2 et 5
Noyau benzène
2
5
Noyau imidazole
III – Traitements antiparasitaires (5)
B) Benzimidazoles (suite)
– TBZ : n’est plus utilisé actuellement
Peu efficace sur les stades larvaires
Nombreux cas de résistance
– Nombreux autres dérivés (Albendazole, Fenbendazole…) :
action sur les stades larvaires et les vers adultes
– Modes d’action (cibles intracellulaires)
Fixation sur des complexes enzymatiques (succinate décarboxylase
et fumarate réductase) : Privation des ressources énergétiques
Inhibition de la formation des microtubules du cytosquelette
(capping) : Paralysie du vers et arrêt des divisions cellulaires
(Prichard, 1973 ; Lacey, 1988 et Martin et al , 1997)
III – Traitements antiparasitaires (6)
C) Les lactones macrocycliques
– Deux groupes de lactones macrocycliques
Avermectines (ivermectine et doramectine)
Milbémycines (moxidectine)
- Effet sur les stades larvaires et les vers adultes
– Modes d’action :
Agoniste du récepteur à l’acide gamma amino-butyrique (GABA) ou au
glutamate
Forte libération de ces neuromédiateurs
Hyperpolarisation axonale (Ò de la perméabilité membranaire aux
ions chlorures)
Paralysie flasque
III – Traitements antiparasitaires (6)
C) Les lactones macrocycliques suite
– Ivermectine (IVM)
– 1ère lactone macrocyclique utilisée
contre les SGI et les arthropodes
(bovins)
– Utiliser dans l’hémisphère sud principalement
– Risque de toxicité élevée pour l’hôte et l’environnement
– Faiblement métabolisée et éliminée par les voies naturelles
(Tyrell et al, 2002 ; Freeman et al, 2003 et Waller, 1997)
IV – Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires (1)
A) Définition de la résistance
B) Développement de la résistance
C) Mécanismes spécifiques
D) Mécanismes non spécifiques
E) Exemple : Les strongyloses animales
– Haemonchose
IV – Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires (2)
A) Définition
L’O.M.S. a définie la résistance comme le développement de la
capacité d’individus d’une population (isolat) à tolérer des doses de
toxiques qui seraient naturellement mortelles pour la majorité des
individus d’une population sensible de la même espèce.
Dose léthale 50 ou DL50
Facteur de résistance FR
FR = (DL50 de l’isolat testé / DL de l’isolat de référence)
FR < 2 : isolat sensible
2 < FR < 5 : isolat tolérant
FR > 5 : isolat résistant (Kelly et Hall, 1979)
IV – Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires (3)
Différents types de résistance aux antiparasitaires
– Résistance simple : vis-à-vis d’un seul antiparasitaire
– Résistance de famille : + antiparasitaires d’une même famille ayant le
même mode d’action
– Résistance croisée : + antiparasitaire de familles différentes ayant la
même cible
– Résistance multiple : + antiparasitaires ayant des cibles différentes et
appartenant à différentes familles
Réversion : retour de la valeur de la DL50 à celle d’un isolat
sensible de la même espèce
– Difficile à obtenir : utilisation d’inhibiteurs des mécanismes cellulaires
(vérapamil et lectines)
(Kelly et Hall, 1979 ; Kerboeuf et al, 1988 et 1999)
IV – Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires (4)
B) Développement de la résistance
Le sous dosage volontaire ou involontaire (élevages)
– Estimation du poids de l’animal incorrect
– Coût des produits
Pression de sélection : répétition des traitements (++++ multirésistances)
« Dose and move » (en médecine vétérinaire)
Cette pratique consiste à traiter des animaux avec des antiparasitaires et à
ensuite les placer sur un pâturage sain pour empêcher les réinfestations.
Pb : si parasites résistants = infestation du pâturage sain et contamination des
animaux
Individus porteurs de parasites résistants dans une population sensible
(Kelly et Hall, 1979 ; Prichard et al, 1980 ; Jackson, 1993)
IV – Mécanismes de résistance aux
antiparasitaires (5)
C) Mécanismes spécifiques
– Mutations spontanées sur des allèles rares = modification de la
cible de l’antiparasitaire
– Mutation ponctuelle suffit pour induire une résistance
Exemples :
– BZ : β-tubuline
– Imidazothiazoles : récepteur nicotinique à l’acétylcholine
– Avermectines : récepteur au glutamate
IV – Mécanismes de résistance aux
anx antiparasitaires (6)
D) Mécanismes non spécifiques
– Ce n’est pas une mutation de cible
– Elimination des xénobiotiques (antiparasitaires, antitumoraux,
antibiotiques…)
– Absorption, rejet ou séquestration de ces substances
– Détoxication cellulaire :
Phase I : biotransformation (cytochrome P450)
Phase II : conjugaison (gluthation)
Phase III excrétion : efflux (MDR = Multidrug résistance)
V – Exemples :
A) Les strongyloses animales
zStrongles gastro-intestinaux appartenant à la famille des
Trichostrongylidae et à la sous-famille des Haemonchinae
zParasite : Haemonchus contortus
zParasite de la caillette des petits ruminants (ovins et caprins)
zCosmopolites et grandes capacités d’adaptation
zTrès pathogènes, hématophages et très prolifiques
zNombreux cas de résistance multiple
Présentation d’Haemonchus contortus
H. contortus :
Décrit en 1803 par Rudolphi, puis Cobb 1898
10 espèces
Classification (Durette-Desset et Chabaud, 1993) :
– Phylum Némathelminthes
– Classe Nématodes
– Sous-classe Sercernentae
– Ordre Strongylida
– Sous-ordre Trichostrongilina
– Super-Famille Trichostrongyloidea
– Famille Trichostrongylidae
– Sous-Famille Haemonchinae
– Genre Haemonchus
– Espèce H. contortus
Anatomie : pièce buccale et une bourse caudale caractéristique en Y
chez le mâle
Hématophage
Cycle biologique d ’[Link]
Hôte : Phase interne Mâles et Femelles
Prolificité
Larves L4
Ponte
Elimination
Ingestion
dans les fécès
Larves infestantes L3 Oeufs
Larves L1
Larves L2
Environnement : Phase externe
(facteurs : température et humidité)
Pouvoir pathogène d’Haemonchus contortus
Animaux infestés : individus jeunes, individus âgés et immunodéprimés
Effet variable selon le taux d’infestation
Dégradation de l’état général :
– Perte de poids
– Laine de mauvaise qualité Mort de l’animal
– Diarrhées
– Anémie
Trois syndromes d’Haemonchose (Chermette, 1982) :
– Haemonchose suraiguë (infestation massive)
– Haemonchose aiguë (jeunes animaux ou mères au moment de la parturition)
– Haemonchose chronique ( plus courante)
Répartition mondiale d’Haemonchus contortus
Peu Haemonchoses
Episodique et ponctuelle
15 %
Très important dans l’hémisphère sud
(50 %)
La résistance chez H. contortus
Phénomènes de résistance impliquent :
(1) Mécanismes spécifiques : inhibition
de la polymérisation de la β-tubuline par les
benzimidazoles
(2) Mécanismes non spécifiques : en
autres la "Multi-Drug Resistance" (MDR)
Mécanismes spécifiques chez H. contortus
Exemple : Mutation de la β-tubuline dans la résistance aux BZ
– La mutation la plus connue et étudié en médecine vétérinaire
– 2 isotypes de β-tubuline chez H. contortus :
Isotype 1 : gènes répartis sur 6 allèles
Isotype 2 : gènes répartis sur 12 allèles
– Une seule mutation du gène β-tubuline 1
WT (phénylalanine / phénylalanine)
Mutation 200 (tyrosine en phénylalanine) ++++++++
Mutation 167 (tyrosine en phénylalanine)
– Pas de mutation du gène β-tubuline 2 mais une délétion totale du gène
(Jackson, 1993 ; Beeck et al, 1994 ; Kwa et al, 1994 ; Sylvestre et Cabaret, 2002)
Mécanismes non spécifiques chez H. contortus
Exemple : Multidrug résistance aux BZ
– P-glycoprotéines ou P-gp
ABC transporteurs
Ubiquistes
Deux parties symétriques (duplication d’un gène ancestral en deux séquences
homologues dont 43 % d’homologie
PM de 170 kDa soit 1300 aa et une partie glucidique de 30 KDa
12 domaines transmembranaires (TM)
2 domaines ATPasiques (NBD)
Deux sites hydrophiles en Cter et Nter
Deux sites de fixation R (Rhodamine 123) et H (Hoetsch 33342)
Glycosylation sur la 1ère boucle extracallulaire
(Borst et al., 1993 ; Feller et al., 1995 ; Sharom, 1997 ; Shapiro et Ling, 1998 ; Di Pietro et al., 2002 et
Gottesman et al., 2002)
La P-glycoprotéine : P-gp
Domaines
transmembranaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
NBD1
NBD2
COOH
NH2
12 domaines transmembranaires
2 domaines de fixation à l’ATP ("nucleotide binding domains" ou NBD).
Glycosylation
Mécanismes non spécifiques chez H. contortus
Classification des MDR correspondant aux P-gp
– Chez l’homme
Gènes homologues : MDR1 et MDR3
MDR1 : MDR1a et MDR1b
MDR1 = Résistance
76 % d’homologie entre MDR1 et MDR3
MDR3 = Transport de lipides
– Chez la souris
Gènes homologues : mdr1, mdr2 et mdr3
– Chez les nématodes
14 isoformes de P-gp connues, mais la classification n’est pas claire
(Sangster, 1994 ; Sharom, 1997 ; Garrigues, 2002 ; Di Pietro et al., 2002 et Gottesman et al., 2002)
Identification des P-gp pour le stade œuf
Kerboeuf et al, 2003 broyat Western
total blot
d’oeufs (C219)
170 kDa 170 kDa
114 kDa 114 kDa
85 kDa
la bande à 170 kDa est une P-gp
la bande à 114 kDa :
soit une P-gp dégradée soit un autre transporteur ABC
Structure d’une membrane
Œuf d’H. contortus
Membranes
plasmiques
7-10 nm
Blastomères
Espace embryonnaire
Phospholipides
Bi-couche phospholipidique
Couche chitineuse
Protéines transmembranaires 1
Couche vitelline
Cholestérol 1 Coque = 300-400 nm
Localisation des P-gp dans les œufs
UIC2 Contrôle isotypique
Int Ext
Microscopie électronique
Marquage immunogold
Coque (x21000)
Ext Bi-couche phospholipidique
Int
Couche chitineuse
Couche vitelline
Présence de P-gp actives dans différentes zones de la coque des
œufs
Riou et al, 2005
Activité des P-gp dans les œufs
Kerboeuf et al, 2003 IS IR
DL50 faible DL50 forte
Mesure du nombre de P-gp actives grâce à un anticorps
monoclonal anti-Pgp humaine (UIC2 anti-MDR1)
Substrat de pompe : R123
Modulation de l’activité des P-gp
dans les œufs (1)
Kerboeuf et al, 1999
vsddfnd
Modulation chimique de l’activité
des P-gp par le vérapamil sur
l’efflux de TBZ
- Inhibition chimique
- Fixation de l’inhibiteur sur la
P-gp
- Blocage de l’efflux au TBZ
Augmentation de la sensibilité au
TBZ
Modulation de l’activité des P-gp
dans les œufs (2)
Kerboeuf et al, 2002
Modulation chimique de l’activité des
P-gp par les lectines (Lens culinaris
lectin)
- Fixation de l’inhibiteur sur la partie
glycosylée de la protéine
- Blocage de l’efflux au TBZ
IR
Augmentation de la sensibilité au TBZ
La partie glycosylée de la P-gp est
indispensable à la fonctionnalité de la
protéine
Modulation de l’activité des P-gp
dans les œufs (3)
Riou et al, 2003 IS
Modulation biologique
de l’activité des P-gp
par le cholestérol
- changement de
l’environnement
membranaire (fluidité)
- Activation ou
blocage des pompes
- Augmentation ou
Diminution de l’efflux
TBZ
IR
La teneur en cholestérol de la membrane est primordiale pour le bon
fonctionnement des pompes de type P-gp
Schéma hypothétique du fonctionnement
des P-gp chez les nématodes
Entrée des Elimination des Etat de repos
anthelminthiques anthelminthiques des P-gp
Milieu
3 extracellulaire
AP AP AP
2
1
AP
4
Membrane
? ? ? ? plasmique*
AP
AP
NBDs NBDs
NBDs
?
ATP
AP ADP + Pi
?
AP
5 Milieu
intracellulaire
1 Diffusion passive 3 Activation des P-gp 5 Retour à un état initial
2 Influx actif lié aux P-gp 4 Efflux actif lié aux P-gp
V – Exemples suite:
B) Le paludisme : parasitose humaine
zLe paludisme ( du latin paludis ou marais), appelé aussi malaria
zDécouverte en 1880 en Algérie par Charles Louis Alphonse Laveran,
prix Nobel de médecine 1907
zHomme et Chimpanzés
zParasitose due à un protozoaire (Plasmodium) transmis par la piqûre
de la femelle l’anophèle
z Infection des hématies et des cellules hépatiques
zFièvres intermittentes
Cycle biologique de Plasmodium s.p.p.
Pouvoir pathogène des Plasmodium
Homme
Erythrocytopathie parasitaire :
• accès fébriles violents et rythmés
• destruction massive d'hématies (directe et indirecte) = anémie
hémolytique et réaction du SRH (splénomégalie progressive)
•biligénie pigmentaire, d'où subictère (et hépatomégalie de reprise
•détérioration de l'état général
Paludismes récurrents
Répartition mondiale
2007
♦ Prévalence élevée de la chloriquino-résistance ou multi-
résistance
♦ Chloriquino-résistance présente
♦ Pas de Plasmodium falciparum ou de chloriquino-résistance
♦ Pas de paludisme
Traitements des Plasmodium
Chloroquine (Nivaquine*) 600 mg (2 comprimés à 0,30 g) par jour les 2
premiers jours, puis 300 mg (1 comprimé à 0,30 g) par jour les 3 jours
suivants.
Primaquine* 15 mg (3 comprimés à 0,5 mg) par jour pendant 15 jours,
soit du 6e au 20e jour inclus.
Les ACT (Artemisinin-based combination therapy : combinaisons à base
d'artémisinine).
Traitements : (chimioresistance) :
– La méfloquine comme le LARIAM® (Roche, 250 mg)
– L’atovaquone-proguanil comme le MALARONE® (250 mg. atovaquone + 100
mg. proguanil chlorhydrate)
Mécanismes non spécifiques chez Plasmodium
Exemple : Pfmdr1 (Plasmodium falciparum multi-drug
resistance)
– Pfmdr 1 (ou PfCRT)
ABC Transporteurs
Parasite
Chromosome 5
PM de 162 kDa soit 1426 aa
12 domaines transmembranaires (TM)
2 domaines ATPasiques (NBD)
Efflux des quinines et d’autres antimalariens
Association avec les MDR cellulaires
Efflux de la vacuole digestive
Résistance du à une mutation ponctuelle en positon Tyr 184 to Phe 184;
Ser 1034 to Cys 1034; Asn 1042 to Asp 1042; and Asp 1246 to Tyr 1246
(codon 86)
Mécanismes non spécifiques chez Plasmodium
Modification du gène Pfmdr1 chez deux clones de P.
falciparum
(Reed M.B. et al, 2000 dans letter to Nature)
2 allèles (7G8) de Pfmdr1 connus pour induire la
résistance aux chloroquines
-Utilisation de vecteurs plasmidiques
- Deux isolats : 2 sauvages résistants et 4 mutants
de Pfmdr1
Mécanismes non spécifiques chez Plasmodium
Effet des mutations du gène Pfmdr1 sur la
croissance de P. falciparum
(Reed M.B. et al, 2000 dans letter to Nature)
- 5 antimalariens testés
Mécanismes non spécifiques chez Plasmodium
Effet des mutations du gène Pfmdr1 sur l’acculmulation des
antimalariens chez P. falciparum
(Reed M.B. et al, 2000 dans letter to Nature)
Accumulation doublée chez 7G8-mdrD10/c1 et 7G8-
mdrD10/c2 et corrélée à une double diminution de la IC50
de la chloroquine.
Pas de changement dans l'accumulation de la chloroquine
chez les 2 D10-mdr7G8 / 1 ou D10-mdr7G8 / 3.
Changement de phénotype de résistance est traduite par
une augmentation de l'accumulation de la méfloquine à la
fois pour les D10-mdr7G8 / 1 et D10-mdr 7G8/3relative à
D10-mdrD10
Conclusion :
Les mutations de certains aa de Pfmdr1 jouent un rôle
important dans la résistance aux antimalariens
Pfmdr1 est un cible pour les traitements antimalariens
Il n’agit pas seul pour conférer la résistance
V – Conclusions
La résistance aux antiparasitaires
Problème de santé humaine et animale
Toutes des espèces de parasites
Dans les élevages : pertes économiques importantes
Deux types de mécanismes : spécifiques et non spécifiques
(combinaison des deux)
Peu ou pas de production de nouveaux antiparasitaires
Recherche de molécules naturelles pour lutter contre ces
parasites
Rappels des objectifs pédagogiques
Connaître les familles de parasites
Connaître les grandes familles d’antiparasitaires
utilisées en médecine humaine et vétérinaire
Définir les principaux mécanismes de résistance aux
antiparasitaires
Donner des exemples précis d’antiparasitaires et leur
mode d’action
Liens utiles
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