Phytoremédiation des sols pollués par HC
Phytoremédiation des sols pollués par HC
MEMOIRE
De fin d’études
En vue de l’obtention du diplôme de Master
Filière : Ecologie et environnement
Spécialité : Biodiversité et environnement
Thème
Phytoremédiation des sols pollués par les
hydrocarbures en utilisantPhaseolus vulgarisL.,
Hordeum vulgar L.,Triticum durumL.)à l’ITMA.
Réalisé par :
Devant le jury :
Sarah
Dédicace
Fatima Zohra
Liste des abréviations :
HC : Hydrocarbures.
H : Humidité.
ST : Sol témoin
SC : Sol pollué
Figure 2 : Processus influençant le devenir des polluants dans le sol (Maes et al., 2007) ..... 06
Figure 4 : Localisation par satellite du site d’étude de Boukhalfa, Google maps). ................ 13
Figure 23:Le jaunissement des plantes d’haricot dans le sol pollué par les HC ..................... 34
Figure 24 : Les taches au niveau des feuilles d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC 35
Figure 25 : Les feuilles trouées du haricot cultivé dans le sol pollué par les HC ................... 35
Liste des tableaux
Introduction générale............................................................................................................. 01
[Link]ériels...........................................................................................................................14
III.3.Méthodes......................................................................................................................... 18
Conclusiongénérale .................................................................................................................. 36
Références bibliographiques
Annexes
Résumé
Introduction générale
Les activités humaines, qu’elles soient industrielles, agricoles ou domestiques ont utilisé ou
généré, depuis le début du développement industriel, des quantités croissantes de substances
ou de déchets qui présentent des risques pour la santé de l’homme et qui peuvent dégrader son
environnement (GIRARD, 2005).
La contamination du sol par les hydrocarbures pétroliers est l'un des problèmes
environnementaux les plus courants au monde (US EPA,2000). Les hydrocarbures pétroliers
totaux (HPT) sont l'un des groupes les plus courants de contaminants organiques persistants
(Huang et al., 2005). En général, l'accumulation de contaminants dans les sols peut avoir des
effets destructeurs sur l'environnement et la santé humaine. Les contaminants présents dans les
sols peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et affecter gravement la santé animale et humaine
(Khan 2005).
La phytoremédiation est une technologie verte, qui peut s’avérer une solution prometteuse aux
problèmes posés par la décontamination des sols pollués par des hydrocarbures. Elle consiste
à évaluer la capacité des plantes à éliminer et /ou atténuer la contamination des sols par les
hydrocarbures (Shirdan et al., 2008).
Dans le but d’évaluer l’effet toxique des hydrocarbures sur le sol et les plantes ainsi que
d’évaluer la capacité de l’haricot (Phaseolus vulgaris L.) à décontaminer un sol pollué par les
hydrocarbures, nous avons entrepris un essai de Phytoremédiation.
Plusieurs auteurs ont effectués récemment des travaux sur la Phytoremédiation (Ait tayeb et
Titouche, 2011 ; Belkacem et Rouas, 2012 ; Ben Kherfia,2020) et ont abouti à des résultats
1
Introduction générale
satisfaisants au laboratoire. Mais l’efficacité de cette technique n’a pas été testée sur un sol
pollué involontairement.
C’est dans ce contexte que s’inscrit notre travail qui consiste à évaluer l’efficacité de la
Phytoremédiation dans le traitement d’un sol pollué par les hydrocarbures (gasoil) cas de
l’institut des technologies et moyens agricoles spécialisés de Boukhalfa.
L’objectif principal de notre travail est d’essayer de réhabiliter un sol pollué par un carburant
(gasoil) en utilisant la technique de Phytoremédiation. L’étude est réalisée aussi dans le but de
tester l’efficacité des légumineuses à tolérer et réhabiliter les sols pollués par les hydrocarbures.
Dans le troisième chapitre sont rapporté les résultats obtenus et la discussion des principales
observations faites au cours de notre expérimentation notamment :
La conclusion générale termine ce travail et synthétise l’ensemble des résultats obtenus dans
notre étude. Elle se termine par quelques perspectives de recherche pour sa poursuite en vue
de son application à d’autres échelles et milieux.
2
Chapitre ISynthèseBibliographique
I.1.1.Définition :
Le sol est la couche la plus externe, marquée par les êtres vivants, de la croûte terrestre. Il est
le siège d’un échange intense de matières et d’énergie entre l’air, l’eau et les roches.
Le sol est une partie de l’écosystème qui occupe une position-clé dans les cycles globaux des
matières (GOBAT et al., 2003).
Texture
La texture du sol est à la base de presque toutes les autres propriétés, c’est les propriétés du
sol qui traduit de manière globale la composition granulométrique de la terre fine (GOBAT et
al., 2010).
3
Chapitre ISynthèseBibliographique
SynthèseBibliographique
Structure
Le complexe argilo-humique
humique joue un rôle structural, ce rôle est plus ou moins im
important selon
les teneurs en eau du sol et varie en fonction du type d’argile. La matière organique augmente
la stabilité des agrégats. Une mauvaise structure peut donc empêcher l’écoulement
l’écoulement des eaux
dans le sol et les échanges gazeux entre le sol et l’atmosphère.
l’atmosphère. Une bonne structure va assurer
une grande facilité de circulation d’eau, donc laisse s’écouler l’excès et assure une bonne
aération du sol (des
des racines et une bonne germination faune et flore) (SOLTNER, 2000).
Perméabilité
C’est l’aptitude du soll à passer l’eau vers les couches inférieurs donc elle dépend de la texture
et de la structure. Sa détermination
nation est nécessaire au calcul du réseau de drainage, mais elle
est délicate, quelle que soit la méthode utilise, car elle ne peut intervenir que sur un matériau
non remanié (KOLLER, 2004).
2004)
4
Chapitre ISynthèseBibliographique
Humidité du sol
L’humidité du sol a une influence sur la conductivité et la capacité thermique, donc sur les
variations de températures en fonction de la profondeur et du temps pour la pédofaune. L’eau
est un facteur primordial, l’excès et l’insuffisance sont néfaste (GOBAT et al., 2003). La
capacité de rétention de l’eau dans les sols varie en fonction de la porosité, elle se mesure
généralement en pourcentage de l’eau contenue dans un sol par rapport au volume total de
terre (RAMADE, 2003).
C’est la quantité maximale de charge cationique qu’une masse de sol peut fixer et échanger ;
autrement dit, elle exprime l’aptitude d’un sol à retenir des cations sous forme échangeable.
Elle permet de caractériser la régulation de la composition cationique de la solution du sol
(GOBAT, 2003), La CEC est relié à des processus très important comme la nutrition des
végétaux et la rétention de polluants métalliques (CALVET, 2003).
Le pH
Le pH est défini comme le logarithme décimal de la concentration d’une solution en ion H+.
Il permet d’approfondir les modalités d’interaction entre les ions et les surfaces absorbantes
du sol (MIRSAL, 2004).
On dit qu’un sol est pollué lorsqu’il contient une concentration anormale de composés
chimiques potentiellement dangereux pour la santé, des plantes ou des animaux. La
contamination se fait alors soit par voie digestive (consommation d’eau polluée par exemple),
ou par voie respiratoire (poussières des sols pollués dans l’atmosphère). On peut considérer
qu'il ya pollution par les hydrocarbures lorsque l'action de ceux-ci peut être considérée
comme néfaste sur l'environnement.
5
Chapitre ISynthèseBibliographique
SynthèseBibliographique
ces composés sont assez biodégradables à l'exception toutefois de certains d'entre eux (BTEX
par exemple) qui peuvent se révéler toxiques pour la microflore autochtone (KOLLER
(KOLLER, 2004).
I.1.4. Devenir
evenir des hydrocarbures dans le sol
Dès
ès que les hydrocarbures se déversent dans le milieu terrestre, ils sont soumis à des
processus d’altération
tération et de modification de leurs propriétés physico
physico-chimique initiale
(CHALANSONNET et JOYEUX,2005).
JOYEUX,2005). Les processus qui entrainent les changements
physiques sont notamment l’évaporation, l’adsorption, la percolation, la dissolution dans le
sol, ceux qui entrainent les modifications chimiques
chimique sont la photo-oxydation,
oxydation, hydrolyse, redox
et la biodégradation (BERGUE et MERIENNE,
MERIENNE 1986).
Figure 2 : Processus
rocessus influençant le devenir des polluants dans le sol (MAES et al., 2007).
Les hydrocarbures sont des composés organiques constitues uniquement d’atome de carbone
et d’hydrogène, ainsi, ils possèdent une formule brute du type CnHm, avec n et m des entiers
naturels. Ces composés naissent
aissent dans les conditions bien particulières. En effet, ils sont
formés par la décomposition d’organismes,
d’organismes, enfouis et accumulées (MATHIEU
(MATHIEU, 2008).
Outre les composés soufrés par exemple, 80% du pétrole sont constitués d’hydrocarbures
saturés et aromatiquess (TARAYRE,
(TARAYRE 2012).
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Chapitre ISynthèseBibliographique
Les hydrocarbures regroupent différents produits pétroliers (pétrole brut, pétrole raffiné,
kérosène, essences, fuel, lubrifiants, et huiles à moteurs). On définit les hydrocarbures par des
familles de dérives en fonction de leur utilisation, ces familles sont basées sur des coupes de
raffinage pétrolier. Il est possible de préciser le nombre d’atomes des molécules et leurs
composants (LEMIERE et al., 2001).
C’est l’un des principaux produits de distillation du pétrole brut (l’intervalle de sa distillation
est compris entre 180 et 380°c). Il est, de même composé des trois classes fondamentales
d’hydrocarbures (B7 est le gasoil standard, B10 correspond au nouveau gasoil, XTL est un
diesel synthétique c’est à dire qu’il n’est pas dérivé du pétrole). Il contient 2000 à 4000
fractions d’hydrocarbures qui ne peuvent être totalement séparées par chromatographie en
phase gazeuse (MARCHAL etal.,2003).
Sources naturelles
Les feux de forêts, les éruptions volcaniques et les fuites des réservoirs naturels ont un
important potentiel de production de quantités massives d’hydrocarbures, mais aussi les
réactions biogènes dans les plantes et les bactéries, ainsi que les réactions géologiques
associées à la production de fuel fossile et minéral (COLIN,2000).
Sources anthropiques
La pollution par les hydrocarbures est due à des rejets, volontaires ou non, de produits
pétroliers. Elle relève à la fois de la pollution chimique et de la pollution organique (COLIN,
2000).
7
Chapitre ISynthèseBibliographique
Les procédés physiques sont les méthodes les plus largement utilisées. Le principe consiste à
utiliser des fluides (eau ou gaz), comme vecteur pour transporter les polluants vers des points
d’extraction ou pour les immobiliser (COLOMBANO et al., 2010). Il existe plusieurs
techniques physiques mais la plus utilisée est le lavage des sols qui consiste à extraire les
contaminants, grâce à un solvant approprié, avant de les mettre en suspension (PAVEL et
GAVRILESCU, 2008).
Les traitements chimiques ont pour but de détruire les polluants ou de les transformer en une
forme moins nocive pour l'environnement ; et ceci par l’intermédiaire de réactions chimiques
se produisant entre le polluant et le réactif ajouté. Ils peuvent être applicables in situ ou après
excavation des sols. La majorité des procédés exigent que les sols soient sous forme de boues
ou que les contaminants soient mobilisés dans un milieu liquide (MASTEN et
DAVIES,1997).
8
Chapitre ISynthèseBibliographique
Ces technologies sont basées sur un principe qui consiste à utiliser les hautes températures
pour détruire les produits polluants, qui sont convertis en gaz carbonique et en vapeur d’eau.
Les méthodes de traitements thermiques peuvent être appliquées sur site ou hors site : c’est le
cas le plus fréquent, et on distingue trois types dans ce groupe : l’incinération, la désorption
thermique et la pyrolyse (LECOMTE, 1998). Elles sont employées pour la décontamination
des sols pollués par les produits organiques (PAVEL et GAVRILESCU, 2008).
Le principe de ces méthodes repose sur une biodégradation naturelle des polluants par
l’intervention des micro-organismes (bactéries, champignons…). La décontamination par voie
biologique va consister à stimuler ce phénomène naturel pour en augmenter le rendement, afin
de détruire, en un minimum de temps, le polluant organique (LECOMTE, 1998).
I.4. Phytoremédiation
La phytoremédiation est une méthode de réhabilitation in situ des sols, non-invasive, basée
sur l’exploitation des capacités naturelles de l’environnement à se restaurer lui-même
(SHIMP et al., 1993 ; KHANet al., 2004 ; GIRARD et al., 2005).
C’est une technique efficace et relativement simple à mettre en œuvre (HUANGet al.,2004
;OLSON et al., 2008 ; WATHARKAR et JADHAV, 2014). En plus d’être reconnue comme
un choix économique comparativement aux autres techniques de décontamination, elle est
aussi considérée comme la plus esthétique des techniques de réhabilitation, contrairement aux
techniques citées ci-dessus sont coûteuses et elles présentent une certaine difficulté de la mise
en œuvre (l’excavation, le transport…).
9
Chapitre ISynthèseBibliographique
immobiliser les contaminants dans les sols, les sédiments, les boues ainsi que dans l’eau de
surface ou souterraine et dans l’air. Toutefois, il n’en demeure pas moins que la phytoremediation
présente des inconvénients tant au niveau de la durée des traitements, relativement longs (5 à 10
ans), qu’au niveau de l’élimination et de la revalorisation des résidus végétaux pollués (ORIGO,
2009).
La phytoremediation repose essentiellement sur les interactions entre les plantes, le sol et ses
micro-organismes. Les plantes vont soit absorber le contaminant pour le métaboliser ou le
stocker, soit réduire voire empêcher la libération du contaminant dans d’autres compartiments
de l’environnement le dégradera aussi. Certains ont la capacité d’extraire les polluants du sol
par les racines et les transférer et les concentre dans d’autres endroits de la plante par exemple
les tiges, et les feuilles. Elles sont capables d’absorber différents types de polluants soit
organiques ou inorganiques tels que les hydrocarbures, les métaux, les pesticides, les
explosifs.
Les plantes peuvent également jouer un autre rôle, c’est d’empêcher la propagation de la
pollution par le vent ou la pluie (KOLLER, 2004).
10
Chapitre ISynthèseBibliographique
Phytoextraction
Dans la phytoextraction, aussi appelée la phytoaccumulation, les plantes retirent du sol les
contaminants et les accumulent dans leurs parties aériennes que l’on peut par la suite récolter,
il pourrait s’agir d’éléments-traces métalliques et des métalloïdes biodisponibles, ainsi que
certains types de contaminants organiques. La phytoextraction est la méthode de
Phytoremédiation la plus utilisée (GHOSH et SINGH, 2005).
Phytostabilisation
Phytodégradation
11
Chapitre ISynthèseBibliographique
Phytovolatilization
La phytovolatilization implique l’utilisation des plantes pour extraire les polluants organiques
et certains composés inorganiques du sol en les transformant en une forme volatile, puis les
relarguer dans l’atmosphère par transpiration (GHOSH et SINGH, 2005). C’est un mécanisme
attrayant parce que les polluants sont ainsi entièrement volatilisés (sous forme de gaz), et il
n’est donc pas nécessaire de récolter et de traiter les plantes utilisées. Par contre, le risque du
transfert des polluants vers l’atmosphère doit être bien caractérisé avant d’entreprendre la
phytovolatilization (SHUBHANGI et SONAL, 2004).
12
Chapitre II Matériel et méthodes
13
Chapitre II Matériel et méthodes
14
Chapitre II Matériel et méthodes
15
Chapitre II Matériel et méthodes
La station expérimentale est située dans la commune de Boukhalfa en zone de montagne (300
m d’altitude) (Figure 4) à 5 Km du chef-lieu
chef de la wilaya de Tizi-Ouzou
Ouzou au Nord
Nord-Ouest de la
ville de Tizi-Ouzou.
Ouzou. Sa supérfecie totale est de 30,67 ha. La station expé
expérimentale est
délimitée comme suit :
Le choix de cette station est justifié par le fait qu’il y a une fuite
fuite de carburants (gasoil) lors du
remplissage des réservoirs de stockage, ce qui conduit à la contamination
contamination des sols et sous
solet par la suite à la contamination de l’eau, ça risque de passer dans la chaine trophique
parce que,, cette station est à proximité d’un cours d’eau et elle est entourée par des terres
agricoles.
16
Chapitre II Matériel et méthodes
Notre travail a été réalisé au sein de l’institut des technologies et moyens agricoles de
Boukhalfa. Le but étant la mise en œuvre du dispositif expérimental et des techniques
d’évaluation de l’effet éco toxicologique des hydrocarbures sur la végétation et le sol et pour
évaluer l’efficacité de quelques Légumineuses (le haricot, le pois) et les graminées (l’orge et
blé dur) à remédier un sol contaminé par les hydrocarbures. Dans cette partie, nous allons
présenter le matériel et les méthodes utilisées, ainsi que le dispositif expérimental adopté.
II.2. Matériel
Trois espèces végétales différentes ont été utilisées pour la phytoremediation, à savoir le
haricot (légumineuse), l’orge, le blé dur (graminées).
Le haricot
Classification botanique
Embranchement : Spermaphytes
Classe : Dicotylédones
Ordre : Rosales
Famille : Legumineuses
Genre : Phaseolus
Espèce : Phaseolusvulgaris L.
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Chapitre II Matériel et méthodes
Caractéristiques du haricot
L’orge
C’est une céréale autogame qui appartient à la famille des Poacées et au genre Hordeum (Figure 5).
Classification botanique
Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Liliopsida
Sous-classe : Commelinidae
Ordre : Cyperales
Famille : Poaceae
Genre : Hordeum
Espèce : HordeumvulgarL.
15
Chapitre II Matériel et méthodes
Caractéristiques del’orge:
L’orge est une espèce sensible à la pollution par les hydrocarbures, résistante à la sécheresse
et vigoureuse. Il peutêtre cultivé sur des terres peupropices aux céréales,
Leur système racinaire est composé de deux types de racines ; le premier correspond à
laracine cimenale qui se développe dès la germination, et le second correspond aux
racinescoronaires représentées par les racines des talles, elles ne se développent qu’à partir
détalage (SIMON, 1972 in Fezani et kHIDER, 2007). Le système aérien de l’orge est
constituépar des feuilles rubanées à nervures parallèles présentant une gaine développée et des
tigesqui sont des chaumes. Les besoins en eau de l’orge sont estimés à 450-500 mm (MOULE
,1971 in Babas et IKOUR, 2005).
Le blé dur
Le blé dur est une espèce autogame appartenant à la famille des Poacées et au genreTriticum.
Classification botanique
Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
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Chapitre II Matériel et méthodes
Division : Magnoliophyta
Classe : Liliopsida
Sous-classe : Commelinidae
Ordre : Cyperales
Famille : Poaceae
Sous-famille : Pooideae
Tribu : Triticeae
Genre : Triticum
Espèce : TriticumdurumL.
Le système racinaire du blé dur est assez développé et de type fasciculé. Le système aérien est
formé d’un certain nombre de ramification, ou talles et chaque talle est constituée d’un
chaume (figure 7).
17
Chapitre II Matériel et méthodes
II.2.2. Le sol
L’étude expérimentale à été réalisée sur un sol contaminé par les rejets des carburants (gasoil)
et un sol non contaminé (témoin éloigné de la source de pollution de 50m) de l’institut des
technologies et moyens agricoles à Boukhalfa (tableau 1).
II.3. Méthodes
Préparation du sol
Notre étude expérimentale a été menée dans le service d’exploitation ; on a choisi deux
parcelles de 12m2 chacune, et ce choix a été justifié par la présence d’un réservoir du
gasoil (Figure 8) :
- Une parcelle dont le sol est polluée par les HC (gasoil) situé à 10 mde la source de pollution.
-Une parcelle dont le sol est non pollué (témoin) situé à 50mde la source de pollution.
18
Chapitre II Matériel et méthodes
Le semis
Après avoir testé la germination des graines pures sans OGM, en plantant 10 graines
d’haricot, et d’orge dans des boites de Pétri contenant des papiers absorbent ; Le taux de
germination est calculé comme suit :
19
Chapitre II Matériel et méthodes
Le pourcentage de germination : (nombre des graines germées /nombre total de graines) *100
Ensuite nous avons pris 100 graines des deux espèces (le haricot et l’orge), que nous
avonsmises dans des pots transparents remplis d’eau pendant 24 heures le 10 avril 2021.
Le 11 avril 2021, nous avons effectué le semis des graines par alignement en laissant 20cm
entre chaque graine d’haricot et 15cm entre chaque graine d’orge et cela après avoir divisé
chaque parcelle en deux parties : une pour le haricot et l’autre pour l’orge.
Le suivi des cultures en place a consisté en un arrosage régulier à l’eau de robinet durant toute
l’expérimentation. Un désherbage est réalisé à chaque fois que de mauvaises herbes sont
observées dans les deux parcelles.
II.3.3. La récolte
La récolte a eu lieu le 14 juin 2021, elle a été réalisée au début de la floraison du haricot.
Mesure du pH
La méthode la plus exacte pour mesurer le pH d’un sol consiste à utiliser un pH mètre qui
donne directement la valeur du pH quand on plonge des électrodes en verre dans une solution
obtenue en mélangeant l’échantillon du sol avec de l’eau distillée (DUCHAUFFOUR, 2001).
Mode opératoire :
Humidité hygroscopique
a) Peser 5g de chaque échantillons (pollué et témoin) tamisé à 2 mm.
b) Sécher à l’étuve pendant 24 heures.
20
Chapitre II Matériel et méthodes
Taux d’humidité (%) :( la masse initial – la masse après le séchage /la masse initial) *100
Taux de levée
Taux de levée % = (nombre de plantes levées / nombre total de graines semées) x 100
Elle consiste à mesurer, en centimètres (cm) à l’aide d’une règle graduée, la longueurdes
plantes. Après 2 semaines de culture, nous avons procédé a mesuré la hauteur des plantes
chaque deux jours jusqu'au jour de la récolte.
Biomasse aérienne
Il s’agit de peser la partie aérienne des plants, de chaque sol, à l’état sec. La partieaérienne
étant séparée de la partie racinaire et séchée à l’étuve à 105° C pendant 24 heures.
Biomasse racinaire
Il s’agit de peser la partie racinaire des plants, de chaque sol, à l’état sec. La partie racinaire
étant séparée de la partie aérienne et séchée à l’étuve à 105° C pendant 24 heures.
21
Chapitre II Matériel et méthodes
L’évaluation s’effectue par l’extraction des hydrocarbures contenus dans le sol pollué et le sol
dépollué cultivé par le haricot. Le butde cette extraction est d’évaluer la quantité des
hydrocarbures restante dans le sol aprèsculture en comparaison à celles de ce même sol avant
culture (ORIGINAL, 2021)
Le but de ce test est d’évaluer l’impact et l’effet de la concentration des HC contenus dans le
sol sur la germination des graines de blé et d’évaluer le degré de remédiation dans le sol.
Après la récolte, nous avons semis 100 graines de blé dur dans le sol dépollué, avec un
arrosage régulier.
Taux de germination (%) = (nombre de graines germées / nombre total degraines) ×100
L’analyse statistique des résultats obtenus a été effectué avec le logiciel R.3.0.2, la différence
est considérée significative pour p<0.05.
22
Chapitre II Matériel et méthodes
Les résultats de l’effet des hydrocarbures sur les végétaux ont été soumis au test de student
pour deux échantillons indépendants ou à son équivalent non paramétrique ; le test de Man-
Whitney lorsque les données ne sont pas gaussiennes.
23
Chapitre IIIRésultats et discussion
La figure 13 représente le potentiel d’hydrogène des sols témoin, traité et pollué par les HC.
7,7
7,6
7,5
pH
7,4
sol témoin
7,3 sol traité
7,2
7,1
7
sol1
D’après cette figure, le sol témoin il est légèrement alcalinavec un pH de 7.6 et le sol traité
qui est acide avec un pH de 7.2. D’après nos résultats, nous pouvons remarquer que le pH du
sol traité est inférieur au pH du sol témoin. Selon MOREL (1990) in MEKERRI et
TAZEBOUDJT, (2017), le pH du sol est modifié par la présence de racines vivantes et
dépend de la plante et de son environnement physico-chimique, d’après NJOKU et al. (2009)
in ZEBICHE et SEMAANI, (2015), la diminution du pH est due à la dégradation des
hydrocarbures et pourrait être provoquée par l’accumulation des acides organiques produits
lors de cette dégradation dans le sol.
23
Chapitre IIIRésultats et discussion
La figure 14 représente le taux d’humidité du sol témoin et pollué par les HC.
9,00%
8,00%
7,00%
Taux d'humidité %
6,00%
5,00%
sol témoin
4,00%
sol pollué
3,00%
2,00%
1,00%
0,00%
Sol1
Selon les résultats de la figure 14, le taux d’humidité dans le sol pollué est (8%) et (2%) sol
témoin.
Cette différence du taux d’humidité s’explique par le faite, que les hydrocarbures empêchent
l’eau de s’évaporer.
Il apparait une différence des teneurs en eau entre la zone témoin et la zone polluée qui peut
indiquer que l’huile gêne les mouvements d’eau aussi bien l’infiltration que l’évapotranspiration
(DEGRANGES et al., 1977).
Dans le but d’évaluer l’effet des hydrocarbures sur le végétal, nous avons comparé la
croissance du haricot dans un sol contaminé par les hydrocarbures et dans un sol non
contaminé.
24
Chapitre IIIRésultats et discussion
60%
53%
50%
10%
0%
Sol
Lalevéedes graines du haricot a été observéedès le cinquième jour après le semis dans le sol
témoin et après le sixième jour dans le sol pollué. Le levé de ces graines a atteint 53% dans le
sol témoin et 34% dans le sol pollué.
Nous avons remarqué la pourriture de certaines graines dans le sol pollué. Ce qui explique la
diminution du taux de levée dans le sol pollué par rapport au sol témoin.
Après avoir comparé ces résultats, nous constatons que le pétrole induit une inhibition des
graines ; qui peut être due à l’atteinte de l’embryon de la graine ou encore aux modifications
des caractéristiques physico-chimiquesdu sol. D’après d’UDO et FAYEMI (1995 in
ZEBICHE et SEMAANI, 2015), les hydrocarbures peuvent entrer dans les graines, empêcher
les réactions métaboliques et tuer l’embryon parune toxicitéaigüe directe. Il y a également une
forte évidence que l’inhibition de lagermination soit corrélée à l’hydrophobie des
hydrocarbures qui empêche et/ou réduit leséchanges d’eau et de gaz surtout l’oxygène.
La figure 16 représente l’évolution duharicot tout les cinq jours (annexe 3) dans les sols
témoin et pollué par les hydrocarbures.
25
Chapitre IIIRésultats et discussion
14
Hauteurs moyenne de 12
l'haricot (cm) 11,55
10 9,93
8 sol témoin
6 sol pollué
0
0 20 40 60
Jours
Au bout de 55 jours le haricot a atteint une hauteur de 11,55 cm dans le ST et 9,93cm dans le
SP. Il est à remarquer que les moyennes des hauteurs du haricot dans le sol témoin est
supérieure et augmente pendant toute la durée de la culture. Par contre, dans le sol pollué,
nous avons observé un rythme de croissance moins important.
Le test de Mann-Whitney pour le facteur contamination a montré qu’il n’ya pas une
différence significative entre les deux sols (P=0.22). Cela signifie que le gasoil n’a pas d’effet
négatif sur la hauteur des plantes.
Aussi d’après CHAINEAU et al. (1996), la hauteur des plantes diminue avec l’augmentation
de la concentration en hydrocarbures. Cela est dû à la phytotoxicité des hydrocarbures qui
inhibent, pour une longue période, le développement de la végétation.
La figure 17 représente la biomasse aérienne moyenne du haricot dans les sols pollué et
témoin.
26
Chapitre IIIRésultats et discussion
200
179,7
180
160
Biomasse aérienne 140
moyenne (g)
120
100 sol témoin
80 sol pollué
63,92
60
40
20
0
Sol
D’après le graphique, nous observons que le haricot présente une biomasse aérienne de
179,7g dans le sol témoin et une biomasse inférieure de 63.92g dans le sol pollué. Ces
résultats montrent que le haricot présente un poids remarquable malgré la présence du gasoil,
ce qui explique sa tolérance à la pollution.
D’après MOROT (1997) a noté que la nutrition azotée limitait généralement la croissance, le
développement et le rendement du végétal. Cette réduction de la biomasse végétale nous
laisse penser aussi au sol qui est la source d’une grande partie des éléments nécessaires au
développement des végétaux, le changement de ses propriétés (changement de la teneur en
humidité, en pH et en matière organique) influence la croissance végétale.
27
Chapitre IIIRésultats et discussion
La figure 18 représente la biomasse racinaire moyenne du haricot dans les sols pollué et
témoin.
20
17,97
18
16
Biomasse racinaire
14
moyenne (g)
12
10 sol témoin
7,74
8 sol pollué
6
4
2
0
Sol
Il ressort de la figure 18 que le haricot présente une biomasse racinaire de 17.97g dans le sol
témoin et de 7.74 dans le sol pollué.
D’après c’est résultats, la biomasse racinaire du haricot a été affectée par la présence du gasoil
dans le sol, cela peut être dû à l’effet des carburants sur la croissance des racines ou bien au
changement des propriétés du sol et/ou à la diminution des éléments nutritifs qui sont
essentiels pour leur développement, et peut mener à une faible absorption de l’eau ce qui
induit une diminution du développement du végétal.
D’après CHAINEAU et al. (1997) l’effet toxique des hydrocarbures sur la partie racinaire
s’exprime par un retard significatif de la croissance, cette diminution se traduit par la
réduction du poids sec.
La figure 19 représente le nombre moyen des feuillespar plante du haricot dans le sol témoin
et le sol pollué par les hydrocarbures.
28
Chapitre IIIRésultats et discussion
25
21
Nombre moyen des
20
16
feuilles 15
sol témoin
10 sol pollué
0
0 20 40 60
Jours
Au bout de 55 jours de culture, le haricot a atteint en moyenne, 21 feuilles dans le sol témoin
et 16 dans le sol pollué. Nous avonsremarqué, aussi, qu’au bout de la croissance, les feuilles
des plantes sont petites. Ces résultatspeuvent être induits par la présence des HC ce qui influe
sur ledéveloppement du système foliaire.
Le test de Mann-Whitney pour le facteur contamination a montré qu’il n’ya pas une
différence significative entre les deux sols (P=0.47). Cela signifie que le gasoil n’a pas d’effet
négatif sur le nombre de feuille.
CHAINEAU et al. (2000) notent que la pollution du sol par les hydrocarbures entraine
unefaible infiltration de l’eau dans le sol, ce qui affecte le développement des feuilles, Cela
estdû à la phytotoxicité des hydrocarbures qui inhibent, pour une longue période,
ledéveloppement de la végétation.
La figure 20 représente la longueur moyenne de la racine principale du haricot dans les sols
pollué et témoin.
29
Chapitre IIIRésultats et discussion
9 8,34
6
principale(cm)
5
Témoin
4
Pollué
3
0
Sol
Ces résultats montrent que le milieu favorable pour la croissance des racines est le sol non
pollué où nous avons remarqué la présence d’un système racinaire très développé avec de
nombreuses ramifications tandis que les cultures des sols pollués comportent une partie
racinaire moins développée et moins ramifiée, ce qui explique la diminution du volume
racinaire dans le sol pollué. L’atteinte des racines peut être due au changement des propriétés
du sol et/ou à la diminution des éléments nutritifs qui sont essentiels pour leur développement.
Selon Norini (2007), la diminution de la croissance racinaire peut être due aux propriétés
hydrophobes des hydrocarbures qui peuvent limiter l’effet bénéfique de l’association plante-
micro-organismes qui est basée sur les flux de substance solubles. Cette atteinte des racines ne
permet pas à la plante d’augmenter sa surface de contact avec le milieu de culture pour
optimiser la nutrition minérale.
La figure 21 représente le taux des hydrocarbures dans le sol pollué par les HC avant et après
la phytoremediation.
30
Chapitre IIIRésultats et discussion
0,60%
0,50%
0,50%
Taux des HC %
0,40%
0,10%
0,01%
0,00%
Sol
1
Selon les résultats obtenus, nous constatons qu’il y’a une forte diminution du taux
d’hydrocarbures dans le sol qui a été traité (0.01%) par rapport au sol pollué (0.50%) ; ce qui
explique que le haricot est hyper accumulateur et capable de biodégrader les hydrocarbures.
En effet, dans les sols, les hydrocarbures subissent une élimination progressive sous
l’influence de processus abiotiques (volatilisation, oxydation, …) ou biotiques (dégradation et
différence microbiennes), et en présence des plantes, une stimulation et une accélération de la
dissipation des hydrocarbures peut être observée, résultant souvent d’une augmentation du
nombre de bactéries dégradantes (MOREL, 2002).
De même, lorsque les exsudats racinaires sont la seule source de carbone, la dégradation des
hydrocarbures est plus rapide, démontrant ainsi le rôle majeur des composés exsudés ; d’après
MOREL (2002), la rhizosphère est un habitat favorable aux micro-organismes capables de
dégrader les composés organiques récalcitrants. Par effet direct, les exsudats augmentent les
populations microbiennes et leur activité dégradante et induisent des processus de
dégradation. Les plantes pourraient également déstocker le polluant en l’absorbant par les
racines et en le transportant vers la partie aérienne. Elles libèrent des émulsifiants qui
aideraient à la mise en solution des hydrocarbures et leur dégradation ultérieure. Les racines
libèrent des enzymes, provoquant la fragmentation de certains agrégats qui sont alors plus
facilement dégradés par les micro-organismes selon MOREL (2002).
31
Chapitre IIIRésultats et discussion
La figure 22 représente le taux de germination des graines du blé dur (TriticumdurumL) dans
le sol pollué après phytoremediation.
70% 65%
60%
50%
40% 35%
sol pollué
30% sol traité
20%
10%
0%
1 2
Figure 22 : Taux de germination des graines du blé dur dans les deux sols.
Le taux de germination des graines du blé dura atteint un taux élevé de 65% dans le sol traité
par la technique de phytoremediationpar Phaseolusvulgaris L.
D’après ces résultats, nous supposons que l’élévation du taux de germination du sol traité par
phytoremediation peut être due à la biodégradation des carburants par Phaseolus vulgaris L,
par des bactéries, entrainant une diminution de leur toxicité vis-à-vis des graines de blé.
La culture de l’orge n’a pas réussi en raison des conditions défavorables (hors sa saison).
32
Chapitre IIIRésultats et discussion
Type du sol
Sol pollué Sol témoin
La semaine
Troisième
semaine
Sixième
semaine
Huitième
semaine
La figure 23 représente le jaunissement des plantes d’haricot cultivé dans le sol pollué par les
HC.
33
Chapitre IIIRésultats et discussion
Figure 23 : Le jaunissement des plantes d’haricot dans le sol pollué par les HC.
La figure 24 représente une plante d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC présentant
des tâches au niveau du feuillage.
Figure 24 : LesTaches au niveau des feuilles d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC.
La figure 25 représente une plante d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC qui présente
des trous au niveau des feuilles.
34
Chapitre IIIRésultats et discussion
Figure 25 : Les feuilles trouées du haricot cultivé dans le sol pollué par les HC.
On remarque que les feuilles des plantes du haricot ont été affectées par la présence des
hydrocarbures (gasoil) dans le sol en présentant des jaunissements (figure 22), des tâches
(figure 23) et des trous (figure 24).Selon RAYMOND et al. (1975) in Norini (2007) ces
signes de toxicité peuvent être dus à la diminution de la photosynthèse, soit par altération des
réactions métaboliques en inhibant la synthèse de chlorophylle ou bien par un manque
d’éléments essentiels pour ce processus, qui seront lessivés par les hydrocarbures ou
immobilisés et donc non assimilables, en tenant compte du fait que l’assimilation du nitrate a
lieu principalement dans les feuilles et les racines. Selon NJOKU et al. (2009), la pollution du
sol par les hydrocarbures entraine une faible perméabilité et une faible infiltration de l’eau
dans le sol, qui affecte le développement des feuilles.
35
Conclusion générale
Le présent travail à été mené en vue de mettre en évidence l’effet qu’engendrent les hydrocarbures
sur le sol et la végétation,d’approfondir nos connaissances sur l’action écotoxique des polluants
organiques et de faire un essai de phytoremédiation pour évaluer l’efficacité de cette technique.
D’après les résultats obtenus au cours de notre travail, nous pouvons conclure que l’action des
hydrocarbures se traduit par :
-Une diminution du rendement végétal confirmé par le taux de levée, la biomasse racinaire, la
biomasse aérienne qui diminuent. Cela a été observé en comparant un sol témoin avec un sol
contaminé par le gasoil.
-Une dissipation des hydrocarbures dans le sol dépollué (cultivé par le haricot) qui s’est
traduite par la diminution du pH, la diminution des hydrocarbures dans le sol et l’élévation du
taux de germination.
En effet, les espèces de légumineuses, qui ont une capacité de dépollution importante, en
dégradant les hydrocarbures ce qui induirait des changements des propriétés physiques et
chimiques du sol, permettant un développement normal de la végétation.
36
Références bibliographiques
Annexe2.1. Hauteurs des plants d’haricot cultivé sur le sol pollué et témoin en (cm).
Durée 5éme 10éme 15éme 20éme 25éme 30éme 35éme 40éme 45éme 50éme 55
éme
jour jour jours jours jours jours jours jours jours jours
jours
Pollué 2.61 3.46 4.13 4.85 5.46 5.36 6 6.70 7.03 7.48 9.93
Témoin 2.89 3.09 3.25 5.21 5.86 6.48 8.56 8.84 9.12 10.22 11.55
Annexe2.2. Nombre de feuille des plantes d’haricot cultivé sur le sol pollué et témoin.
Durée 5éme 10éme 15éme 20éme 25éme 30éme 35éme 40éme 45éme 50éme 55éme
jour jour jours jours jours jours jours jours jours jours jours
Pollué 1.62 1.92 2.83 6.39 8.76 10.44 11.96 12.67 15.62 15.31 16
Témoin 3.46 2.29 1.90 6.73 10.24 11.11 13.45 15.78 17.26 18.79 21.67
Annexes
Annexe3.1. Analyse de la variance pour la hauteur des plantes d’haricot cultivé sur le sol
pollué et témoin.
Annexe3.1. Analyse de la variance pour le nombre de feuille des plantes d’haricot cultivé sur
le sol pollué et témoin.
Résumé
Le présent travail a pour objectifs de tester l’efficacité d’une espèce végétale (le haricot
(Phaseolus vulgaris L.) pour la décontamination d’un sol contaminé par le gasoil et de
mettre en évidence l’effet de cette pollution sur le végétal (taux de levée, hauteur de plantes,
longueur de la racine principale, nombre de feuilles, biomasse aérienne et biomasse racinaire)
et les paramètres physico-chimiques du sol (pH, humidité).
Les résultats obtenus ont montré que le gasoil affecte la biomasse racinaire et la biomasse
aérienne et le taux de levée de cette espèce tandis qu’ils n’ont exercé aucun effet significatif
sur la hauteur et le nombre de feuilles.
D’après les résultats du test de germination réalisé après Phytoremédiation sur des graines du
blé, nous pouvons conclure que P vulgaris . a été efficace dans la décontamination du sol, elle
a donc un bon potentiel phytoremèdiateur du sol pollué par le gasoil.
Abstract
The objectives of this work are to test the effectiveness of a plant species (the bean (Phaseolus
vulgaris L.) in the decontamination of a soil naturally contaminated by diesel and to highlight
the effect of this pollution on the plant (emergence rate, height of plants, length of the main
root, number of leaves, above-ground biomass and root biomass) and the physicochemical
parameters (pH, humidity).
The results obtained showed that these fuels affected the root biomass and aboveground
biomass and the emergence rate of this species while they had no significant effect on the
height and the number of leaves.
From the results of the germination test carried out after Phytoremediation on wheat seeds, we
can conclude that Phaseolus vulgaris L. was effective in decontaminating the soil, so it has
good phytoremediation potential in soil polluted by diesel.
ﻣﻠﺨﺺ
ً( ﻓﻲ ﺗﻄﮭﯿﺮ اﻟﺘﺮﺑﺔ اﻟﻤﻠﻮﺛﺔ طﺒﯿﻌﯿﺎPhaseolus vulgaris L) ﯾﮭﺪف ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ إﻟﻰ اﺧﺘﺒﺎر ﻓﻌﺎﻟﯿﺔ ﻧﻮع ﻧﺒﺎﺗﻲ ﻓﺎﺻﻮﻟﯿﺎ
وطﻮل اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت و اﻟﺠﺬر اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ وﻋﺪد اﻷوراق،ﺑﺎﻟﻤﺎزوت وإﺑﺮاز ﺗﺄﺛﯿﺮ ھﺬا اﻟﺘﻠﻮث ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺒﺎت )ﻣﻌﺪل ظﮭﻮر اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت
.(واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻓﻮق اﻷرض واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻟﻠﺠﺬور( واﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ واﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ )اﻟﺤﺎﻣﻀﯿﺔ واﻟﺮطﻮﺑﺔ
أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ أن ھﺬه اﻷﻧﻮاع ﻣﻦ اﻟﻮﻗﻮد ﻗﺪ أﺛﺮت ﻋﻠﻰ اﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻟﻠﺠﺬور واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻓﻮق
.ﺳﻄﺢ اﻷرض وﻣﻌﺪل ظﮭﻮر ھﺬه اﻷﻧﻮاع ﺑﯿﻨﻤﺎ ﻟﻢ ﯾﻜﻦ ﻟﮭﺎ ﺗﺄﺛﯿﺮ ﻣﻌﻨﻮي ﻋﻠﻰ اﻻرﺗﻔﺎع وﻋﺪد اﻷوراق
Phaseolus vulgaris ﯾﻤﻜﻨﻨﺎ أن ﻧﺴﺘﻨﺘﺞ أن،ﻣﻦ ﻧﺘﺎﺋﺞ اﺧﺘﺒﺎر اﻹﻧﺒﺎت اﻟﺬي ﺗﻢ إﺟﺮاؤه ﺑﻌﺪ اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ ﻋﻠﻰ ﺑﺬور اﻟﻘﻤﺢ
ً ﻛﺎن.L
ﻟﺬﻟﻚ ﻟﺪﯾﮭﺎ إﻣﻜﺎﻧﺎت ﺟﯿﺪة ﻟﻠﻤﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﺮﺑﺔ اﻟﻤﻠﻮﺛﺔ ﺑﺎﻟﻤﺎزوت،ﻓﻌﺎﻻ ﻓﻲ ﺗﻄﮭﯿﺮ اﻟﺘﺮﺑﺔ