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Phytoremédiation des sols pollués par HC

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la phytoremédiation des sols pollués par les hydrocarbures, en utilisant des plantes telles que Phaseolus vulgaris, Hordeum vulgar et Triticum durum. L'objectif principal est d'évaluer l'efficacité de ces légumineuses pour décontaminer un sol pollué par le gasoil à l'Institut des Technologies et Moyens Agricoles Spécialisés. Le document comprend une synthèse bibliographique, une description du site d'étude, des méthodes expérimentales et une analyse des résultats obtenus.

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Phytoremédiation des sols pollués par HC

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la phytoremédiation des sols pollués par les hydrocarbures, en utilisant des plantes telles que Phaseolus vulgaris, Hordeum vulgar et Triticum durum. L'objectif principal est d'évaluer l'efficacité de ces légumineuses pour décontaminer un sol pollué par le gasoil à l'Institut des Technologies et Moyens Agricoles Spécialisés. Le document comprend une synthèse bibliographique, une description du site d'étude, des méthodes expérimentales et une analyse des résultats obtenus.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou
Faculté des Sciences Biologiques et Agronomiques
Département de Biologie Animale et Végétale

MEMOIRE
De fin d’études
En vue de l’obtention du diplôme de Master
Filière : Ecologie et environnement
Spécialité : Biodiversité et environnement

Thème
Phytoremédiation des sols pollués par les
hydrocarbures en utilisantPhaseolus vulgarisL.,
Hordeum vulgar L.,Triticum durumL.)à l’ITMA.

Réalisé par :

Melle BELAID Fatima Zohra Melle ABDI Sarah

Devant le jury :

Présidente : Mme CHAOUCHI N. MCA à l’U.M.M.T.O


Promotrice : Mme SADOUDI ALI AHMED D. Professeur à l’U.M.M.T.O
Co-Promotrice : Mme CHIBANE G. MAA à l’U.M.M.T.O
Examinateurs : Mlle ALI AHMED S. MAA à l’U.M.M.T.O

Année universitaire : 2020 /2021


Remerciements

En premier, nous remercions notre promotrice Professeur


SADOUDI ALI AHMED Djamila et notre Co-promotrice
Maitre assistante CHIBANE Gouraya pour leur grand
soutien au travail

On remercie vivement les membres de jury : Mme


CHAOUCHI N. MCA à l’UMMTO et Mlle ALI AHMED
S. MAA à l’UMMTO, qui nous ont honorés en acceptant
de présider et d’examiner respectivement notre mémoire
de fin d’études.

Nous tenons aussi à remercier le directeur de l’ITMA


Monsieur MEZIANI Hocine pour nous avoir donné accès
à l’institut, Melle HADJAZ Saliha et Madame BEN SGHIR
Safia pour leurs efforts fournis durant notre
expérimentation et toute l’équipe du service
d’exploitation.

Enfin, grand merci à nos familles respectives et nos amis


qui nous ont aidées.

Nous profitons de l’occasion pour remercier tous ceux qui


ont collaborés de près ou de loin à la réalisation de ce
Dédicace

Je dédie ce modeste travail a :

Avant tout a mes chers parents.

A mes chères sœurs et mon cher petit frère.

Atous mes amis(es) et à toute la promotion de


biodiversité et environnement.
Atous ceux que j’aime et qui me sont chers.
Je le dédie aussi à mon binôme
BLAID Fatima Zohra.

Sarah
Dédicace

Je dédie cet humble et modeste travail avec grand


amour sincérité et fierté :

A mes chers parents, source de tendresse, de noblesse et


d’affection.

A mes chers frères Djallal et Redha

Atous mes amis(es) et à toute la promotion de


biodiversité et environnement.
Atous ceux que j’aime et qui me sont chers.
Je le dédie aussi à mon binôme
ABDI Sarah.

Fatima Zohra
Liste des abréviations :

ITMAS : L’Institut des Technologies et Moyens Agricoles Spécialisés

HC : Hydrocarbures.

H : Humidité.

ST : Sol témoin

SC : Sol pollué

SCH : Sol cultivé par le haricot.

SNCH : Sol non cultivé par le haricot.

OGM : Organismes génétiquement modifiée.


Liste des figures

Figure 1 : Triangle textural (Source : site web 1) ................................................................... 04

Figure 2 : Processus influençant le devenir des polluants dans le sol (Maes et al., 2007) ..... 06

Figure 3 : Schémas du processus de Phytoremediation (Source : site web 2). ....................... 10

Figure 4 : Localisation par satellite du site d’étude de Boukhalfa, Google maps). ................ 13

Figure 5 : Le haricot (Phaseolus vulgaris L.). ........................................................................ 15

Figure 6:L’orge (Hordeum vulgar L.)..................................................................................... 16

Figure 7 : Blé dur (TriticumdurumL.). .................................................................................... 17

Figure 8 : Source d’hydrocarbure (réservoir de gasoil). ......................................................... 18

Figure 9 : Le chiendent officinal (Elymus repens) ................................................................. 19

Figure 10 : L’oxalis des bermudes ( Oxalis pes-caprae) ...................................................... 19

Figure 11 : La patience crépue (Oseille crépue). .................................................................... 19

Figure 13 :Mesure du pH des trois sols cultivés par le haricot. .............................................. 23

Figure 14 :Taux d’humidité du sol témoin et pollué par les HC............................................. 24

Figure 15 :Taux de levée du haricot........................................................................................ 25

Figure 16 :La hauteur moyenne du haricot. ............................................................................ 26

Figure 17 :La biomasse aérienne moyenne du haricot............................................................ 27

Figure 18 :La biomasse racinaire moyenne du haricot ........................................................... 28

Figure 19 :Nombre moyen des feuilles du haricot .................................................................. 29

Figure 20 :Longueur moyenne de la racine principale du haricot........................................... 30

Figure 21 : Taux d’hydrocarbures dans le sol avant et après la Phytoremediation................. 31

Figure 22 : Taux de germination des graines du blé. .............................................................. 32

Figure 23:Le jaunissement des plantes d’haricot dans le sol pollué par les HC ..................... 34

Figure 24 : Les taches au niveau des feuilles d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC 35

Figure 25 : Les feuilles trouées du haricot cultivé dans le sol pollué par les HC ................... 35
Liste des tableaux

Tableau 1 : Caractéristiques physico-chimiques du sol contaminé et du sol non contaminés ...... 18


Sommaire

Introduction générale............................................................................................................. 01

Chapitre I : Synthèse bibliographique

I.1Généralités sur le sol.......................................................................................................... 03

I.1.1. Définition du sol ............................................................................................................. 03

[Link] fonctions du sol ......................................................................................................... 03

I.1.2. Les propriétés physico-chimiques du sol ........................................................................ 03

[Link] du sol ................................................................................................................ 05

I.1.4. Le devenir des Hydrocarbures dans les sols .................................................................. 06

I.2. Généralités sur Les hydrocarbures ................................................................................ 06

I.2.1.Définition des hydrocarbures .......................................................................................... 06

I.2.2. Définition du gasoil......................................................................................................... 07

I.2.3. Les sources de pollution par les hydrocarbures ............................................................. 07

I.3.Méthodes de réhabilitation des sols contaminés ............................................................ 08

[Link]édés physiques ......................................................................................................... 08

I.3.2. Procédés chimiques......................................................................................................... 08

I.3.3. Procédés thermiques ....................................................................................................... 09

[Link]édés biologiques ....................................................................................................... 09

I.4. La Phytoremédiation ....................................................................................................... 09

I.4.1. Définition de la Phytoremédiation .................................................................................. 09

I.4.2. Principe de la Phytoremédiation ..................................................................................... 10

I.4.3. Les différentes techniques de Phytoremédiation ............................................................ 11


Sommaire

Chapitre II : Descriptiondu site d’étude et Matériels et Méthodes

[Link] et localisation de L’Institut des Technologies et Moyens Agricoles


Spécialisés................................................................................................................................13

[Link]ériels...........................................................................................................................14

II.2.1. Matériel végétal ............................................................................................................. 14

II.2.3. Le sol ............................................................................................................................ 18

III.3.Méthodes......................................................................................................................... 18

[Link]éparation du sol et mise en place de l’essai ................................................................ 18

[Link] de la culture ........................................................................................................ 20

[Link] récolte ........................................................................................................................ 20

[Link] du sol ............................................................................................................... 20

[Link] des hydrocarbures sur la croissance du végétal ..................................................... 21

II.3.6. Evaluation de la quantité des hydrocarbures dans le sol .............................................. 22

[Link] de germination ........................................................................................................ 22

II.4. Analyses statistiques ...................................................................................................... 22

Chapitre III : Résultats et discussion

III.1. Effet des hydrocarbures sur le sol .................................................................................. 23

III.1.1. Effet sur le pH du sol ................................................................................................... 23

III.1.2. Effet sur l’humidité du sol............................................................................................ 24

III.2. Effet des hydrocarbures sur le végétal ........................................................................... 24

III.2.1. Taux de levée .............................................................................................................. 24

III.2.2. Hauteur moyenne des plantes ...................................................................................... 25


Sommaire

III.2.3. Biomasse aérienne ....................................................................................................... 26

III.2.4. Biomasse racinaire ....................................................................................................... 28

III.2.5. Nombre moyen de feuilles par plante ......................................................................... 28

III.2.6. Longueur moyenne de la racine principale ................................................................. 29

III.3. Efficacité de la phytoremédiation.................................................................................... 30

III.3.1. Taux des hydrocarbures dans le sol ............................................................................. 30

III.3.2. Test de germination ..................................................................................................... 32

III.4. Evolution des plantes du haricot dans les deux sols........................................................ 32

III.5. Effet des hydrocarbures sur l’aspect des plantes ............................................................ 33

Conclusiongénérale .................................................................................................................. 36

Références bibliographiques

Annexes

Résumé
Introduction générale

Les activités humaines, qu’elles soient industrielles, agricoles ou domestiques ont utilisé ou
généré, depuis le début du développement industriel, des quantités croissantes de substances
ou de déchets qui présentent des risques pour la santé de l’homme et qui peuvent dégrader son
environnement (GIRARD, 2005).

La contamination du sol par les hydrocarbures pétroliers est l'un des problèmes
environnementaux les plus courants au monde (US EPA,2000). Les hydrocarbures pétroliers
totaux (HPT) sont l'un des groupes les plus courants de contaminants organiques persistants
(Huang et al., 2005). En général, l'accumulation de contaminants dans les sols peut avoir des
effets destructeurs sur l'environnement et la santé humaine. Les contaminants présents dans les
sols peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et affecter gravement la santé animale et humaine
(Khan 2005).

Par conséquent, des solutions appropriées pour l'élimination ou le contrôle de ces


contaminants du sol doivent être trouvées. Au cours des trois dernières décennies, diverses
technologies d'assainissement physiques, chimiques et biologiques, telles que le traitement
thermique, la stabilisation, la solidification et la biorestauration, ont été inventées et utilisées
pour réduire les contaminants des sols.

La technique de décontamination par voie biologique appelée la biodécontamination, est une


technologie de dépollution réelle qui détruit les composés toxiques, au lieu de les transférer,
car parfois la transformation génère le CO2 et H2O comme sous-produits finaux (Lecomte,
1998).

La phytoremédiation est une technologie verte, qui peut s’avérer une solution prometteuse aux
problèmes posés par la décontamination des sols pollués par des hydrocarbures. Elle consiste
à évaluer la capacité des plantes à éliminer et /ou atténuer la contamination des sols par les
hydrocarbures (Shirdan et al., 2008).

Dans le but d’évaluer l’effet toxique des hydrocarbures sur le sol et les plantes ainsi que
d’évaluer la capacité de l’haricot (Phaseolus vulgaris L.) à décontaminer un sol pollué par les
hydrocarbures, nous avons entrepris un essai de Phytoremédiation.

Plusieurs auteurs ont effectués récemment des travaux sur la Phytoremédiation (Ait tayeb et
Titouche, 2011 ; Belkacem et Rouas, 2012 ; Ben Kherfia,2020) et ont abouti à des résultats

1
Introduction générale

satisfaisants au laboratoire. Mais l’efficacité de cette technique n’a pas été testée sur un sol
pollué involontairement.

C’est dans ce contexte que s’inscrit notre travail qui consiste à évaluer l’efficacité de la
Phytoremédiation dans le traitement d’un sol pollué par les hydrocarbures (gasoil) cas de
l’institut des technologies et moyens agricoles spécialisés de Boukhalfa.

L’objectif principal de notre travail est d’essayer de réhabiliter un sol pollué par un carburant
(gasoil) en utilisant la technique de Phytoremédiation. L’étude est réalisée aussi dans le but de
tester l’efficacité des légumineuses à tolérer et réhabiliter les sols pollués par les hydrocarbures.

Le présent travail se subdivise en quatre chapitres : Le premier chapitre consiste en un rappel


bibliographique sur le sol, les hydrocarbures, la description de certaines techniques de
réhabilitation des sols contaminés par les hydrocarbures et la présentation de la technique de
Phytoremédiation.

Le deuxième chapitre consiste en la présentation du site d’étude (Institut des technologies et


moyens agricoles spécialisés de Boukhalfa) ainsi que le matériel utilisé et les méthodes
adoptées pour réaliser ce travail.

Dans le troisième chapitre sont rapporté les résultats obtenus et la discussion des principales
observations faites au cours de notre expérimentation notamment :

 L’étude de quelques paramètres de l’espèce végétale à savoir le taux de levée, la


hauteur des plantes, la biomasse aérienne, la biomasse racinaire et le nombre des
feuilles.
 L’étude de quelques paramètres du sol à savoir le pH, l’humidité hygroscopique et la
mesure des hydrocarbures dans le sol.

La conclusion générale termine ce travail et synthétise l’ensemble des résultats obtenus dans
notre étude. Elle se termine par quelques perspectives de recherche pour sa poursuite en vue
de son application à d’autres échelles et milieux.

2
Chapitre ISynthèseBibliographique

I.1.Généralités sur le sol

I.1.1.Définition :

Le sol est la couche la plus externe, marquée par les êtres vivants, de la croûte terrestre. Il est
le siège d’un échange intense de matières et d’énergie entre l’air, l’eau et les roches.
Le sol est une partie de l’écosystème qui occupe une position-clé dans les cycles globaux des
matières (GOBAT et al., 2003).

[Link] fonctions du sol :

Les sols doivent pouvoirs accomplir cinq fonctions principales de bases :

- Offrir un habitat physique, chimique et biologique pour les organismes vivants.


- Réguler les flux d’eau, le stockage et le recyclage des cycles des nutriments et d’autres
éléments.
- Maintenir les activités et diversités biologiques pour subvenir à la croissance des
plantes à la productivité des animaux.
- Filtrer, tamponner, transformer, immobiliser, détoxifier les substances organiques et
inorganiques.
- Fournir un support mécanique aux organismes vivants et à leurs structures.

I.1.2. Les propriétés physico-chimiques du sol

I.1.2.1. Propriétés physiques des sols

 Texture

La texture du sol est à la base de presque toutes les autres propriétés, c’est les propriétés du
sol qui traduit de manière globale la composition granulométrique de la terre fine (GOBAT et
al., 2010).

3
Chapitre ISynthèseBibliographique
SynthèseBibliographique

Figure 1 : Triangle textural (Source : site web 1)

 Structure

La structure d’un sol est le mode d’assemblage,


d’ass a un moment donné, de ses
es constituants solides.
La stabilité structurale dépend de la teneur en argile et de la matière organique des sols.

Le complexe argilo-humique
humique joue un rôle structural, ce rôle est plus ou moins im
important selon
les teneurs en eau du sol et varie en fonction du type d’argile. La matière organique augmente
la stabilité des agrégats. Une mauvaise structure peut donc empêcher l’écoulement
l’écoulement des eaux
dans le sol et les échanges gazeux entre le sol et l’atmosphère.
l’atmosphère. Une bonne structure va assurer
une grande facilité de circulation d’eau, donc laisse s’écouler l’excès et assure une bonne
aération du sol (des
des racines et une bonne germination faune et flore) (SOLTNER, 2000).

 Perméabilité

C’est l’aptitude du soll à passer l’eau vers les couches inférieurs donc elle dépend de la texture
et de la structure. Sa détermination
nation est nécessaire au calcul du réseau de drainage, mais elle
est délicate, quelle que soit la méthode utilise, car elle ne peut intervenir que sur un matériau
non remanié (KOLLER, 2004).
2004)

4
Chapitre ISynthèseBibliographique

 Humidité du sol

L’humidité du sol a une influence sur la conductivité et la capacité thermique, donc sur les
variations de températures en fonction de la profondeur et du temps pour la pédofaune. L’eau
est un facteur primordial, l’excès et l’insuffisance sont néfaste (GOBAT et al., 2003). La
capacité de rétention de l’eau dans les sols varie en fonction de la porosité, elle se mesure
généralement en pourcentage de l’eau contenue dans un sol par rapport au volume total de
terre (RAMADE, 2003).

I.1.2.2. Propriétés chimiques

 Capacité d’échange cationique

C’est la quantité maximale de charge cationique qu’une masse de sol peut fixer et échanger ;
autrement dit, elle exprime l’aptitude d’un sol à retenir des cations sous forme échangeable.
Elle permet de caractériser la régulation de la composition cationique de la solution du sol
(GOBAT, 2003), La CEC est relié à des processus très important comme la nutrition des
végétaux et la rétention de polluants métalliques (CALVET, 2003).

 Le pH

Le pH est défini comme le logarithme décimal de la concentration d’une solution en ion H+.
Il permet d’approfondir les modalités d’interaction entre les ions et les surfaces absorbantes
du sol (MIRSAL, 2004).

I.1.3 Pollution du sol

On dit qu’un sol est pollué lorsqu’il contient une concentration anormale de composés
chimiques potentiellement dangereux pour la santé, des plantes ou des animaux. La
contamination se fait alors soit par voie digestive (consommation d’eau polluée par exemple),
ou par voie respiratoire (poussières des sols pollués dans l’atmosphère). On peut considérer
qu'il ya pollution par les hydrocarbures lorsque l'action de ceux-ci peut être considérée
comme néfaste sur l'environnement.

Ces contaminants environnementaux constituent une classe de produits chimiques organiques


dangereux, et lorsqu’ils sont du type essence ou solvants, ils peuvent engendrer des risques
d'explosion ou d'incendie en cas d'accumulation. Comparativement à d'autres hydrocarbures,

5
Chapitre ISynthèseBibliographique
SynthèseBibliographique

ces composés sont assez biodégradables à l'exception toutefois de certains d'entre eux (BTEX
par exemple) qui peuvent se révéler toxiques pour la microflore autochtone (KOLLER
(KOLLER, 2004).

I.1.4. Devenir
evenir des hydrocarbures dans le sol

Dès
ès que les hydrocarbures se déversent dans le milieu terrestre, ils sont soumis à des
processus d’altération
tération et de modification de leurs propriétés physico
physico-chimique initiale
(CHALANSONNET et JOYEUX,2005).
JOYEUX,2005). Les processus qui entrainent les changements
physiques sont notamment l’évaporation, l’adsorption, la percolation, la dissolution dans le
sol, ceux qui entrainent les modifications chimiques
chimique sont la photo-oxydation,
oxydation, hydrolyse, redox
et la biodégradation (BERGUE et MERIENNE,
MERIENNE 1986).

Figure 2 : Processus
rocessus influençant le devenir des polluants dans le sol (MAES et al., 2007).

I.2. Généralités sur Les hydrocarbures

I.2.1. Définition des hydrocarbures

Les hydrocarbures sont des composés organiques constitues uniquement d’atome de carbone
et d’hydrogène, ainsi, ils possèdent une formule brute du type CnHm, avec n et m des entiers
naturels. Ces composés naissent
aissent dans les conditions bien particulières. En effet, ils sont
formés par la décomposition d’organismes,
d’organismes, enfouis et accumulées (MATHIEU
(MATHIEU, 2008).

Outre les composés soufrés par exemple, 80% du pétrole sont constitués d’hydrocarbures
saturés et aromatiquess (TARAYRE,
(TARAYRE 2012).

6
Chapitre ISynthèseBibliographique

Les hydrocarbures regroupent différents produits pétroliers (pétrole brut, pétrole raffiné,
kérosène, essences, fuel, lubrifiants, et huiles à moteurs). On définit les hydrocarbures par des
familles de dérives en fonction de leur utilisation, ces familles sont basées sur des coupes de
raffinage pétrolier. Il est possible de préciser le nombre d’atomes des molécules et leurs
composants (LEMIERE et al., 2001).

I.2.2 Définition du gasoil

C’est l’un des principaux produits de distillation du pétrole brut (l’intervalle de sa distillation
est compris entre 180 et 380°c). Il est, de même composé des trois classes fondamentales
d’hydrocarbures (B7 est le gasoil standard, B10 correspond au nouveau gasoil, XTL est un
diesel synthétique c’est à dire qu’il n’est pas dérivé du pétrole). Il contient 2000 à 4000
fractions d’hydrocarbures qui ne peuvent être totalement séparées par chromatographie en
phase gazeuse (MARCHAL etal.,2003).

I.2.3 Les sources de pollution par les hydrocarbures

 Sources naturelles

Les feux de forêts, les éruptions volcaniques et les fuites des réservoirs naturels ont un
important potentiel de production de quantités massives d’hydrocarbures, mais aussi les
réactions biogènes dans les plantes et les bactéries, ainsi que les réactions géologiques
associées à la production de fuel fossile et minéral (COLIN,2000).

 Sources anthropiques

- Les activités urbaines

- en lien avec des activités artisanales ou commerciales utilisant ou engendrant des


produits et déchets dangereux au même titre que les activités industrielles.
- par retombées atmosphérique de nombreuses sources de pollution atmosphériques
dansles villes ou à leur périphérie comme les usines d’incinération ou les véhicules
motorisé.

La pollution par les hydrocarbures est due à des rejets, volontaires ou non, de produits
pétroliers. Elle relève à la fois de la pollution chimique et de la pollution organique (COLIN,
2000).

7
Chapitre ISynthèseBibliographique

-Les activités industrielles

- des accidents, incidents ou anomalies divers, lors de l’extraction du stockage, de la


transformation et du transport de matières premières, de produits ou de déchets
dangereux, ou lors de la distribution des produits dangereux.
- des transferts de pollution issus des rejets atmosphériques ou aqueux, vers les sols.

I.3.Méthodes de réhabilitation des sols contaminés

La décontamination est un ensemble de procédés consistant à épurer ou tout au moins à isoler


un milieu ayant été exposé à une pollution chronique ou récurrente qui l’a rendu inutilisable
pour les activités domestiques, agricoles ou industrielle. Le traitement concerne des terres
excavées ou des sols et nappes phréatiques encore en place (KOLLER ,2004).

I.3.1. Procédés physiques

Les procédés physiques sont les méthodes les plus largement utilisées. Le principe consiste à
utiliser des fluides (eau ou gaz), comme vecteur pour transporter les polluants vers des points
d’extraction ou pour les immobiliser (COLOMBANO et al., 2010). Il existe plusieurs
techniques physiques mais la plus utilisée est le lavage des sols qui consiste à extraire les
contaminants, grâce à un solvant approprié, avant de les mettre en suspension (PAVEL et
GAVRILESCU, 2008).

I.3.2. Procédés chimiques

Les traitements chimiques ont pour but de détruire les polluants ou de les transformer en une
forme moins nocive pour l'environnement ; et ceci par l’intermédiaire de réactions chimiques
se produisant entre le polluant et le réactif ajouté. Ils peuvent être applicables in situ ou après
excavation des sols. La majorité des procédés exigent que les sols soient sous forme de boues
ou que les contaminants soient mobilisés dans un milieu liquide (MASTEN et
DAVIES,1997).

I.3.3. Procédés thermiques

8
Chapitre ISynthèseBibliographique

Ces technologies sont basées sur un principe qui consiste à utiliser les hautes températures
pour détruire les produits polluants, qui sont convertis en gaz carbonique et en vapeur d’eau.
Les méthodes de traitements thermiques peuvent être appliquées sur site ou hors site : c’est le
cas le plus fréquent, et on distingue trois types dans ce groupe : l’incinération, la désorption
thermique et la pyrolyse (LECOMTE, 1998). Elles sont employées pour la décontamination
des sols pollués par les produits organiques (PAVEL et GAVRILESCU, 2008).

I.3.3. Procédés biologiques

Le principe de ces méthodes repose sur une biodégradation naturelle des polluants par
l’intervention des micro-organismes (bactéries, champignons…). La décontamination par voie
biologique va consister à stimuler ce phénomène naturel pour en augmenter le rendement, afin
de détruire, en un minimum de temps, le polluant organique (LECOMTE, 1998).

L’avantage de ces techniques de traitement est de maintenir les propriétés physicochimiques,


voir biologique des sols. Ces techniques se sont largement développées durant les dernières
années, car elles sont efficaces, peu coûteuses et s’adressent à un grand nombre de polluants
organiques ou non (GIRARD et al., 2005).

I.4. Phytoremédiation

La phytoremédiation est une méthode de réhabilitation in situ des sols, non-invasive, basée
sur l’exploitation des capacités naturelles de l’environnement à se restaurer lui-même
(SHIMP et al., 1993 ; KHANet al., 2004 ; GIRARD et al., 2005).

C’est une technique efficace et relativement simple à mettre en œuvre (HUANGet al.,2004
;OLSON et al., 2008 ; WATHARKAR et JADHAV, 2014). En plus d’être reconnue comme
un choix économique comparativement aux autres techniques de décontamination, elle est
aussi considérée comme la plus esthétique des techniques de réhabilitation, contrairement aux
techniques citées ci-dessus sont coûteuses et elles présentent une certaine difficulté de la mise
en œuvre (l’excavation, le transport…).

I.4.1. Définition de la Phytoremédiation

Selon PILON-SMITS (2005), la Phytoremédiation est l’utilisation des plantes et des


microorganismes qui leurs sont associés pour remédier à la pollution de l’environnement. C’est
donc un ensemble de techniques in situ misant sur les plantes pour extraire, dégrader ou

9
Chapitre ISynthèseBibliographique

immobiliser les contaminants dans les sols, les sédiments, les boues ainsi que dans l’eau de
surface ou souterraine et dans l’air. Toutefois, il n’en demeure pas moins que la phytoremediation
présente des inconvénients tant au niveau de la durée des traitements, relativement longs (5 à 10
ans), qu’au niveau de l’élimination et de la revalorisation des résidus végétaux pollués (ORIGO,
2009).

Figure 3 : Schémas des mécanismes de Phytoremédiation (Source : site web 2)

I.4.2. Principe de la Phytoremédiation

La phytoremediation repose essentiellement sur les interactions entre les plantes, le sol et ses
micro-organismes. Les plantes vont soit absorber le contaminant pour le métaboliser ou le
stocker, soit réduire voire empêcher la libération du contaminant dans d’autres compartiments
de l’environnement le dégradera aussi. Certains ont la capacité d’extraire les polluants du sol
par les racines et les transférer et les concentre dans d’autres endroits de la plante par exemple
les tiges, et les feuilles. Elles sont capables d’absorber différents types de polluants soit
organiques ou inorganiques tels que les hydrocarbures, les métaux, les pesticides, les
explosifs.

Les plantes peuvent également jouer un autre rôle, c’est d’empêcher la propagation de la
pollution par le vent ou la pluie (KOLLER, 2004).

10
Chapitre ISynthèseBibliographique

I.4.3. Les différentes techniques de Phytoremediation

 Phytoextraction

Dans la phytoextraction, aussi appelée la phytoaccumulation, les plantes retirent du sol les
contaminants et les accumulent dans leurs parties aériennes que l’on peut par la suite récolter,
il pourrait s’agir d’éléments-traces métalliques et des métalloïdes biodisponibles, ainsi que
certains types de contaminants organiques. La phytoextraction est la méthode de
Phytoremédiation la plus utilisée (GHOSH et SINGH, 2005).

 Phytostabilisation

La phytostabilisation consiste à utiliser les plantes pour réduire la mobilité et la


biodisponibilité des contaminants dans le sol ou la rhizosphère par immobilisation chimique
(précipitation, stabilisation, absorption ou piégeage) ou prévention des mouvements latéraux
ou en profondeur via l’érosion ou le lessivage (VISHNOI et SRIVASTAVA, 2008). Selon
MCGRATH (1998), la phytostabilisation empêche la dispersion des contaminants dans les
eaux de surface et les eaux souterraines. Pour éviter que les contaminants ne soient
éventuellement relargués dans l’environnement, la phytostabilisation exige un suivi à long
[Link] la phytostabilisation, il peut y avoir conversion des polluants sous des formes
moins biodisponibles.

 Phytodégradation

La phytodegradation aussi appelée la phytotransformation, désigne la dégradation des


polluants organiques dans la plante elle-même, à travers son activité métabolique au niveau
des parties aériennes et/ou racinaires ou en dehors de la plante via la production d’enzymes
extra racinaires (exsudats) liées à la dégradation dans la rhizosphère (CRIQUETet al., 2000 ;
PILON-SMITS, 2005 ; SCHWITZGUEBEL et al., 2011). Au cours de la rhizodégradation ou
la phytostimulation, la dégradation des polluants organiques est effectuée grâce à la
stimulation de l’activité des microorganismes présents dans la rhizosphère. La plante fournit
la source de carbone nécessaire à la croissance de la microflore rhizosphérique via son
exsudation racinaire et permet l’aération du sol (REILLEY et al., 1996) ; ce qui augmente la
biodégradation des contaminants du sol (EPA, 2000 ; JONER et LEYVAL, 2003).

11
Chapitre ISynthèseBibliographique

 Phytovolatilization

La phytovolatilization implique l’utilisation des plantes pour extraire les polluants organiques
et certains composés inorganiques du sol en les transformant en une forme volatile, puis les
relarguer dans l’atmosphère par transpiration (GHOSH et SINGH, 2005). C’est un mécanisme
attrayant parce que les polluants sont ainsi entièrement volatilisés (sous forme de gaz), et il
n’est donc pas nécessaire de récolter et de traiter les plantes utilisées. Par contre, le risque du
transfert des polluants vers l’atmosphère doit être bien caractérisé avant d’entreprendre la
phytovolatilization (SHUBHANGI et SONAL, 2004).

12
Chapitre II Matériel et méthodes

13
Chapitre II Matériel et méthodes

14
Chapitre II Matériel et méthodes

[Link] et Localisation du site d’étude (Institut des Technologies et Moyens


Agricoles Spécialisés)

15
Chapitre II Matériel et méthodes

La station expérimentale est située dans la commune de Boukhalfa en zone de montagne (300
m d’altitude) (Figure 4) à 5 Km du chef-lieu
chef de la wilaya de Tizi-Ouzou
Ouzou au Nord
Nord-Ouest de la
ville de Tizi-Ouzou.
Ouzou. Sa supérfecie totale est de 30,67 ha. La station expé
expérimentale est
délimitée comme suit :

Au Nord : par la route menant vers Tigzirt.

Au Sud : par l’exploitation agricole SBAIHI.

A l’est : par la route reliant Boukhalfa à la ville de Tizi-Ouzou.


Tizi

A l’ouest : par la route reliant Boukhalfa à Draa Ben Khedda.

Le choix de cette station est justifié par le fait qu’il y a une fuite
fuite de carburants (gasoil) lors du
remplissage des réservoirs de stockage, ce qui conduit à la contamination
contamination des sols et sous
solet par la suite à la contamination de l’eau, ça risque de passer dans la chaine trophique
parce que,, cette station est à proximité d’un cours d’eau et elle est entourée par des terres
agricoles.

Figure 4 : Localisation par satellite du site d’étude de Boukhalfa (Google maps


maps, 2021).

16
Chapitre II Matériel et méthodes

Notre travail a été réalisé au sein de l’institut des technologies et moyens agricoles de
Boukhalfa. Le but étant la mise en œuvre du dispositif expérimental et des techniques
d’évaluation de l’effet éco toxicologique des hydrocarbures sur la végétation et le sol et pour
évaluer l’efficacité de quelques Légumineuses (le haricot, le pois) et les graminées (l’orge et
blé dur) à remédier un sol contaminé par les hydrocarbures. Dans cette partie, nous allons
présenter le matériel et les méthodes utilisées, ainsi que le dispositif expérimental adopté.

II.2. Matériel

II.2.1. Matériel végétal

Trois espèces végétales différentes ont été utilisées pour la phytoremediation, à savoir le
haricot (légumineuse), l’orge, le blé dur (graminées).

DUCHAUFFOUR (2001) a préconisé l’utilisation des légumineuses pour réduire la pollution


du sol par les hydrocarbures. Elles jouent un rôle primordial dans la dépollution grâce à leurs
systèmes racinaires puissants qui procurent au sol une bonne aération et stimulent l’activité
microbienne, accélérant par conséquent, les phénomènes de dégradation naturelle. Les
graminées quant à elles, sont connues pour être sensibles à la pollution par les hydrocarbures.

 Le haricot

Le haricot est une plante herbacée généralement annuelle.

 Classification botanique

Selon CHARLES (1998) et CHAUX ET FOURY (1994), la classification du haricot est la


suivante :

Embranchement : Spermaphytes

Classe : Dicotylédones

Ordre : Rosales

Famille : Legumineuses

Genre : Phaseolus

Espèce : Phaseolusvulgaris L.

14
Chapitre II Matériel et méthodes

 Caractéristiques du haricot

Il s'agit de plantes lianescentes à croissance indéterminée .Le haricot germe à des


températures comprises entre 12 et 35°C. C’est une plante qui a besoin de la lumière. Elle
préfère les sols légers, profonds et sains légèrement acides, ayant un pH variant de 6 à 6,8
(RAZANADRAKOTO, 2005).

Figure 5 :Plante du haricot(Phaseolusvulgaris L.)

 L’orge

C’est une céréale autogame qui appartient à la famille des Poacées et au genre Hordeum (Figure 5).

 Classification botanique

D’après CRONQUIST (1981), la classification botanique du haricot est comme suit :

Règne : Plantae

Sous-règne : Tracheobionta

Division : Magnoliophyta

Classe : Liliopsida

Sous-classe : Commelinidae

Ordre : Cyperales

Famille : Poaceae

Genre : Hordeum

Espèce : HordeumvulgarL.

15
Chapitre II Matériel et méthodes

 Caractéristiques del’orge:

L’orge est une espèce sensible à la pollution par les hydrocarbures, résistante à la sécheresse
et vigoureuse. Il peutêtre cultivé sur des terres peupropices aux céréales,

Leur système racinaire est composé de deux types de racines ; le premier correspond à
laracine cimenale qui se développe dès la germination, et le second correspond aux
racinescoronaires représentées par les racines des talles, elles ne se développent qu’à partir
détalage (SIMON, 1972 in Fezani et kHIDER, 2007). Le système aérien de l’orge est
constituépar des feuilles rubanées à nervures parallèles présentant une gaine développée et des
tigesqui sont des chaumes. Les besoins en eau de l’orge sont estimés à 450-500 mm (MOULE
,1971 in Babas et IKOUR, 2005).

Figure 6: L’orge(Hordiume vulgar L.)

 Le blé dur

Le blé dur est une espèce autogame appartenant à la famille des Poacées et au genreTriticum.

 Classification botanique

D’après Cronquist (1981), la classification botanique du blé est comme suit :

Règne : Plantae

Sous-règne : Tracheobionta

16
Chapitre II Matériel et méthodes

Division : Magnoliophyta

Classe : Liliopsida

Sous-classe : Commelinidae

Ordre : Cyperales

Famille : Poaceae

Sous-famille : Pooideae

Tribu : Triticeae

Genre : Triticum

Espèce : TriticumdurumL.

 Caractéristiques du blé dur

L’embryon se développe lorsque les conditions d’humidité et de température sont réunies.


Durant cette période de germination, les racines séminales se développent et les premières
feuilles appariassent.

Le système racinaire du blé dur est assez développé et de type fasciculé. Le système aérien est
formé d’un certain nombre de ramification, ou talles et chaque talle est constituée d’un
chaume (figure 7).

Figure 7 : Blé dur (TriticumdurumL.)

17
Chapitre II Matériel et méthodes

II.2.2. Le sol

L’étude expérimentale à été réalisée sur un sol contaminé par les rejets des carburants (gasoil)
et un sol non contaminé (témoin éloigné de la source de pollution de 50m) de l’institut des
technologies et moyens agricoles à Boukhalfa (tableau 1).

Tableau 1 : Caractéristiques physico-chimiques du sol contaminé et du sol non contaminés.

Caractéristiques physico- Source


Sol pollué Sol témoin
chimiques
pH 8.15 7.6 ORIGINAL(2021)

Taux d’humidité 98.86% 96.13% ORIGINA (2021)

Texture Limono-argileuse (lourd) Limono-argileuse IBARKI et


HEASIS(2020)

II.3. Méthodes

II.3.1. Préparation du sol et mise en place de l’essai

 Préparation du sol

Notre étude expérimentale a été menée dans le service d’exploitation ; on a choisi deux
parcelles de 12m2 chacune, et ce choix a été justifié par la présence d’un réservoir du
gasoil (Figure 8) :

- Une parcelle dont le sol est polluée par les HC (gasoil) situé à 10 mde la source de pollution.

-Une parcelle dont le sol est non pollué (témoin) situé à 50mde la source de pollution.

18
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 8 : Source d’hydrocarbure (réservoir de gasoil).


Ensuite nous avons délimité et clôturé les deux parcelles par un grillage fixé par des piquets.
Puis nous avons désherbé les deux solsà l’aide d’une binette et d’un râteau. Où il y’avait
certaines espèces (figure 9, 10,11) :

Figure9 : Le chiendent officinalFigure10 : L’oxalis desbermudes


(Elymus repens) (Oxalispes-caprae)

Figure 11 : La patience crépue (Oseille crepue)

 Le semis

Après avoir testé la germination des graines pures sans OGM, en plantant 10 graines
d’haricot, et d’orge dans des boites de Pétri contenant des papiers absorbent ; Le taux de
germination est calculé comme suit :

19
Chapitre II Matériel et méthodes

Le pourcentage de germination : (nombre des graines germées /nombre total de graines) *100
Ensuite nous avons pris 100 graines des deux espèces (le haricot et l’orge), que nous
avonsmises dans des pots transparents remplis d’eau pendant 24 heures le 10 avril 2021.

Le 11 avril 2021, nous avons effectué le semis des graines par alignement en laissant 20cm
entre chaque graine d’haricot et 15cm entre chaque graine d’orge et cela après avoir divisé
chaque parcelle en deux parties : une pour le haricot et l’autre pour l’orge.

II.3.2. Suivi de la culture

Le suivi des cultures en place a consisté en un arrosage régulier à l’eau de robinet durant toute

l’expérimentation. Un désherbage est réalisé à chaque fois que de mauvaises herbes sont
observées dans les deux parcelles.

II.3.3. La récolte

La récolte a eu lieu le 14 juin 2021, elle a été réalisée au début de la floraison du haricot.

II.3.4. Analyse du sol

 Mesure du pH

La méthode la plus exacte pour mesurer le pH d’un sol consiste à utiliser un pH mètre qui
donne directement la valeur du pH quand on plonge des électrodes en verre dans une solution
obtenue en mélangeant l’échantillon du sol avec de l’eau distillée (DUCHAUFFOUR, 2001).

Mode opératoire :

a) Peser 20g de l’échantillon (pollué et témoin) tamisé à 2 mm.

b) Ajouter 100ml de l’eau distillée, agiter pendant 10 minutes.

c) Laisser au repos pendant 2 heures.

d) Mettre l’électrode dans la solution à analyser puis effectuer la mesure après la


stabilisation de l’appareil.

 Humidité hygroscopique
a) Peser 5g de chaque échantillons (pollué et témoin) tamisé à 2 mm.
b) Sécher à l’étuve pendant 24 heures.

20
Chapitre II Matériel et méthodes

c) Repeser les échantillons après le séchage.

Le taux d’humidité calculé selon la formule suivante :

Taux d’humidité (%) :( la masse initial – la masse après le séchage /la masse initial) *100

II.3.5. Effet des hydrocarbures sur la croissance du végétal

 Taux de levée

Il consiste à établir un pourcentage de levée dans chaque pot de la troisième semaine, en


dénombrant les plantes levées. Il est donné par la formule suivante :

Taux de levée % = (nombre de plantes levées / nombre total de graines semées) x 100

 Hauteur des plantes

Elle consiste à mesurer, en centimètres (cm) à l’aide d’une règle graduée, la longueurdes
plantes. Après 2 semaines de culture, nous avons procédé a mesuré la hauteur des plantes
chaque deux jours jusqu'au jour de la récolte.

 Biomasse aérienne

Il s’agit de peser la partie aérienne des plants, de chaque sol, à l’état sec. La partieaérienne
étant séparée de la partie racinaire et séchée à l’étuve à 105° C pendant 24 heures.

 Biomasse racinaire

Il s’agit de peser la partie racinaire des plants, de chaque sol, à l’état sec. La partie racinaire
étant séparée de la partie aérienne et séchée à l’étuve à 105° C pendant 24 heures.

 Nombre moyen defeuilles des différentes plantes

Après 3 semaines de culture, nous avons procédé au comptage du nombre de feuillespour


chaque plante.

 Longueur de la racine principale

Après 3 semaines de culture, nous avons procédé à la mesure de la longueur de la racine


principale pour chaque plante.

21
Chapitre II Matériel et méthodes

II.3.6. Evaluation de la quantité des hydrocarbures dans le sol

L’évaluation s’effectue par l’extraction des hydrocarbures contenus dans le sol pollué et le sol
dépollué cultivé par le haricot. Le butde cette extraction est d’évaluer la quantité des
hydrocarbures restante dans le sol aprèsculture en comparaison à celles de ce même sol avant
culture (ORIGINAL, 2021)

a) Peser 10g du sol (pollué et dépollué) séché et tamisé à 2mm.


b) Ajouter 50ml d’hexane.
c) Agiter pendant 2 heures.
d) Après agitation les surnageant sont récupérer à l’aide d’un papier filtre.
e) Laisser évaporer pendant 24h dans des boites de Pétri en verre.
f) Après évaporation, les quantités d’hydrocarbures extraites sont pesées à l’aide d’une
balance de précision.

II.3.7. Test de germination

Le but de ce test est d’évaluer l’impact et l’effet de la concentration des HC contenus dans le
sol sur la germination des graines de blé et d’évaluer le degré de remédiation dans le sol.

Il consiste à établir un pourcentage de germination en dénombrant les graines germées dans


les sols contaminés et traités parphytoremédiation (BERKOUCHE et HADJADJ, 2015). Ce
choix s’est porté sur ce végétal en raison de sa bonne faculté germinative et sa sensibilité à la
pollution (ALI AHMED, 2011).

Après la récolte, nous avons semis 100 graines de blé dur dans le sol dépollué, avec un
arrosage régulier.

Le taux de germination est calculé selon la formule suivante :

Taux de germination (%) = (nombre de graines germées / nombre total degraines) ×100

II.4. Analyses statistiques

L’analyse statistique des résultats obtenus a été effectué avec le logiciel R.3.0.2, la différence
est considérée significative pour p<0.05.

22
Chapitre II Matériel et méthodes

Les résultats de l’effet des hydrocarbures sur les végétaux ont été soumis au test de student
pour deux échantillons indépendants ou à son équivalent non paramétrique ; le test de Man-
Whitney lorsque les données ne sont pas gaussiennes.

23
Chapitre IIIRésultats et discussion

III.1. Effet des hydrocarbures sur le sol

III.1.1. Effet sur le pH du sol

La figure 13 représente le potentiel d’hydrogène des sols témoin, traité et pollué par les HC.

7,7

7,6

7,5
pH

7,4
sol témoin
7,3 sol traité

7,2

7,1

7
sol1

Figure 13 : Mesure du pH des deux sols cultivés par le haricot.

D’après cette figure, le sol témoin il est légèrement alcalinavec un pH de 7.6 et le sol traité
qui est acide avec un pH de 7.2. D’après nos résultats, nous pouvons remarquer que le pH du
sol traité est inférieur au pH du sol témoin. Selon MOREL (1990) in MEKERRI et
TAZEBOUDJT, (2017), le pH du sol est modifié par la présence de racines vivantes et
dépend de la plante et de son environnement physico-chimique, d’après NJOKU et al. (2009)
in ZEBICHE et SEMAANI, (2015), la diminution du pH est due à la dégradation des
hydrocarbures et pourrait être provoquée par l’accumulation des acides organiques produits
lors de cette dégradation dans le sol.

23
Chapitre IIIRésultats et discussion

III.1.2. Effet sur l’humidité du sol

La figure 14 représente le taux d’humidité du sol témoin et pollué par les HC.

9,00%
8,00%
7,00%
Taux d'humidité %

6,00%
5,00%
sol témoin
4,00%
sol pollué
3,00%
2,00%
1,00%
0,00%
Sol1

Figure 14 : Taux d’humidité des deux solsnon cultivé.

Selon les résultats de la figure 14, le taux d’humidité dans le sol pollué est (8%) et (2%) sol
témoin.

Cette différence du taux d’humidité s’explique par le faite, que les hydrocarbures empêchent
l’eau de s’évaporer.

Il apparait une différence des teneurs en eau entre la zone témoin et la zone polluée qui peut
indiquer que l’huile gêne les mouvements d’eau aussi bien l’infiltration que l’évapotranspiration
(DEGRANGES et al., 1977).

III.2. Effet des hydrocarbures sur le végétal

Dans le but d’évaluer l’effet des hydrocarbures sur le végétal, nous avons comparé la
croissance du haricot dans un sol contaminé par les hydrocarbures et dans un sol non
contaminé.

III.2.1. Taux de levée

La figure 15représente le taux de levée du haricot dans les différents sols.

24
Chapitre IIIRésultats et discussion

60%
53%
50%

Taux de levé (%) 40%


34%

30% sol témoin


sol pollué
20%

10%

0%
Sol

Figure 15 : Taux de levée du haricot.

Lalevéedes graines du haricot a été observéedès le cinquième jour après le semis dans le sol
témoin et après le sixième jour dans le sol pollué. Le levé de ces graines a atteint 53% dans le
sol témoin et 34% dans le sol pollué.

Nous avons remarqué la pourriture de certaines graines dans le sol pollué. Ce qui explique la
diminution du taux de levée dans le sol pollué par rapport au sol témoin.

Après avoir comparé ces résultats, nous constatons que le pétrole induit une inhibition des
graines ; qui peut être due à l’atteinte de l’embryon de la graine ou encore aux modifications
des caractéristiques physico-chimiquesdu sol. D’après d’UDO et FAYEMI (1995 in
ZEBICHE et SEMAANI, 2015), les hydrocarbures peuvent entrer dans les graines, empêcher
les réactions métaboliques et tuer l’embryon parune toxicitéaigüe directe. Il y a également une
forte évidence que l’inhibition de lagermination soit corrélée à l’hydrophobie des
hydrocarbures qui empêche et/ou réduit leséchanges d’eau et de gaz surtout l’oxygène.

III.2.2. Hauteur moyenne des plantes

La figure 16 représente l’évolution duharicot tout les cinq jours (annexe 3) dans les sols
témoin et pollué par les hydrocarbures.

25
Chapitre IIIRésultats et discussion

14
Hauteurs moyenne de 12
l'haricot (cm) 11,55
10 9,93
8 sol témoin

6 sol pollué

0
0 20 40 60

Jours

Figure16 : La hauteur moyenne du haricot.

Au bout de 55 jours le haricot a atteint une hauteur de 11,55 cm dans le ST et 9,93cm dans le
SP. Il est à remarquer que les moyennes des hauteurs du haricot dans le sol témoin est
supérieure et augmente pendant toute la durée de la culture. Par contre, dans le sol pollué,
nous avons observé un rythme de croissance moins important.

Le test de Mann-Whitney pour le facteur contamination a montré qu’il n’ya pas une
différence significative entre les deux sols (P=0.22). Cela signifie que le gasoil n’a pas d’effet
négatif sur la hauteur des plantes.

Cette réduction serait due à un manque d’assimilation d’eau et d’éléments nutritifs et au


changement des propriétés de sol. En effet selon CHAINEAU et al. (1996), les hydrocarbures
peuvent provoquer une diminution de la teneur du sol en phosphore et une augmentation en
carbone organique total.

Aussi d’après CHAINEAU et al. (1996), la hauteur des plantes diminue avec l’augmentation
de la concentration en hydrocarbures. Cela est dû à la phytotoxicité des hydrocarbures qui
inhibent, pour une longue période, le développement de la végétation.

III.2.3. Biomasse aérienne

La figure 17 représente la biomasse aérienne moyenne du haricot dans les sols pollué et
témoin.

26
Chapitre IIIRésultats et discussion

200
179,7
180
160
Biomasse aérienne 140
moyenne (g)
120
100 sol témoin

80 sol pollué
63,92
60
40
20
0
Sol

Figure 17 : La biomasse aérienne moyenne du haricot.

D’après le graphique, nous observons que le haricot présente une biomasse aérienne de
179,7g dans le sol témoin et une biomasse inférieure de 63.92g dans le sol pollué. Ces
résultats montrent que le haricot présente un poids remarquable malgré la présence du gasoil,
ce qui explique sa tolérance à la pollution.

L’effet néfaste des hydrocarbures sur la biomasse végétale est probablement dû à


laperturbation de la nutrition hydrominérale du végé[Link] qu’à l’inhibition de la
croissanceracinaire qui peut mener à une basse absorption de l’eau induisant une diminution
du développement du végétal. En effet, l’accroissement des racines permet à la plante de
pouvoirsubvenir à ses besoins en azote sachant que l’azote est l’un des éléments essentiels
pour lacroissance des végétaux. La biomasse végétale étant un critère de mesure du
rendement au niveau d’un sol contaminé par les hydrocarbures.

D’après MOROT (1997) a noté que la nutrition azotée limitait généralement la croissance, le
développement et le rendement du végétal. Cette réduction de la biomasse végétale nous
laisse penser aussi au sol qui est la source d’une grande partie des éléments nécessaires au
développement des végétaux, le changement de ses propriétés (changement de la teneur en
humidité, en pH et en matière organique) influence la croissance végétale.

27
Chapitre IIIRésultats et discussion

III.2.4. Biomasse racinaire

La figure 18 représente la biomasse racinaire moyenne du haricot dans les sols pollué et
témoin.

20
17,97
18
16
Biomasse racinaire

14
moyenne (g)

12
10 sol témoin
7,74
8 sol pollué
6
4
2
0
Sol

Figure 18 : La biomasse racinaire moyenne du haricot

Il ressort de la figure 18 que le haricot présente une biomasse racinaire de 17.97g dans le sol
témoin et de 7.74 dans le sol pollué.

D’après c’est résultats, la biomasse racinaire du haricot a été affectée par la présence du gasoil
dans le sol, cela peut être dû à l’effet des carburants sur la croissance des racines ou bien au
changement des propriétés du sol et/ou à la diminution des éléments nutritifs qui sont
essentiels pour leur développement, et peut mener à une faible absorption de l’eau ce qui
induit une diminution du développement du végétal.

D’après CHAINEAU et al. (1997) l’effet toxique des hydrocarbures sur la partie racinaire
s’exprime par un retard significatif de la croissance, cette diminution se traduit par la
réduction du poids sec.

III.2.5. Nombre moyen de feuilles par plante :

La figure 19 représente le nombre moyen des feuillespar plante du haricot dans le sol témoin
et le sol pollué par les hydrocarbures.

28
Chapitre IIIRésultats et discussion

25
21
Nombre moyen des
20

16
feuilles 15
sol témoin
10 sol pollué

0
0 20 40 60

Jours

Figure 19 : Nombre moyen des feuilles du haricot

Au bout de 55 jours de culture, le haricot a atteint en moyenne, 21 feuilles dans le sol témoin
et 16 dans le sol pollué. Nous avonsremarqué, aussi, qu’au bout de la croissance, les feuilles
des plantes sont petites. Ces résultatspeuvent être induits par la présence des HC ce qui influe
sur ledéveloppement du système foliaire.

Le test de Mann-Whitney pour le facteur contamination a montré qu’il n’ya pas une
différence significative entre les deux sols (P=0.47). Cela signifie que le gasoil n’a pas d’effet
négatif sur le nombre de feuille.

CHAINEAU et al. (2000) notent que la pollution du sol par les hydrocarbures entraine
unefaible infiltration de l’eau dans le sol, ce qui affecte le développement des feuilles, Cela
estdû à la phytotoxicité des hydrocarbures qui inhibent, pour une longue période,
ledéveloppement de la végétation.

III.2.6. Longueur moyenne de la racine principale

La figure 20 représente la longueur moyenne de la racine principale du haricot dans les sols
pollué et témoin.

29
Chapitre IIIRésultats et discussion

9 8,34

La longueur moyenne de la racine


8
6,75
7

6
principale(cm)
5
Témoin
4
Pollué
3

0
Sol

Figure 20 : Longueur moyenne de la racine principale du haricot.

La longueur de la racine principale du haricot est de 8.34 cm et 6.75 cm respectivement dans


le sol témoin et le sol pollué.

Ces résultats montrent que le milieu favorable pour la croissance des racines est le sol non
pollué où nous avons remarqué la présence d’un système racinaire très développé avec de
nombreuses ramifications tandis que les cultures des sols pollués comportent une partie
racinaire moins développée et moins ramifiée, ce qui explique la diminution du volume
racinaire dans le sol pollué. L’atteinte des racines peut être due au changement des propriétés
du sol et/ou à la diminution des éléments nutritifs qui sont essentiels pour leur développement.

Selon Norini (2007), la diminution de la croissance racinaire peut être due aux propriétés
hydrophobes des hydrocarbures qui peuvent limiter l’effet bénéfique de l’association plante-
micro-organismes qui est basée sur les flux de substance solubles. Cette atteinte des racines ne
permet pas à la plante d’augmenter sa surface de contact avec le milieu de culture pour
optimiser la nutrition minérale.

III.3. Efficacité de la Phytoremediation

III.3.1. Taux des hydrocarbures dans le sol

La figure 21 représente le taux des hydrocarbures dans le sol pollué par les HC avant et après
la phytoremediation.

30
Chapitre IIIRésultats et discussion

0,60%

0,50%
0,50%

Taux des HC %
0,40%

0,30% sol traité


sol pollué
0,20%

0,10%
0,01%
0,00%
Sol
1

Figure 21 : Taux d’hydrocarbures dans le sol avant et après la phytoremediation.

Selon les résultats obtenus, nous constatons qu’il y’a une forte diminution du taux
d’hydrocarbures dans le sol qui a été traité (0.01%) par rapport au sol pollué (0.50%) ; ce qui
explique que le haricot est hyper accumulateur et capable de biodégrader les hydrocarbures.

En effet, dans les sols, les hydrocarbures subissent une élimination progressive sous
l’influence de processus abiotiques (volatilisation, oxydation, …) ou biotiques (dégradation et
différence microbiennes), et en présence des plantes, une stimulation et une accélération de la
dissipation des hydrocarbures peut être observée, résultant souvent d’une augmentation du
nombre de bactéries dégradantes (MOREL, 2002).

De même, lorsque les exsudats racinaires sont la seule source de carbone, la dégradation des
hydrocarbures est plus rapide, démontrant ainsi le rôle majeur des composés exsudés ; d’après
MOREL (2002), la rhizosphère est un habitat favorable aux micro-organismes capables de
dégrader les composés organiques récalcitrants. Par effet direct, les exsudats augmentent les
populations microbiennes et leur activité dégradante et induisent des processus de
dégradation. Les plantes pourraient également déstocker le polluant en l’absorbant par les
racines et en le transportant vers la partie aérienne. Elles libèrent des émulsifiants qui
aideraient à la mise en solution des hydrocarbures et leur dégradation ultérieure. Les racines
libèrent des enzymes, provoquant la fragmentation de certains agrégats qui sont alors plus
facilement dégradés par les micro-organismes selon MOREL (2002).

31
Chapitre IIIRésultats et discussion

III.3.2. Test de germination

La figure 22 représente le taux de germination des graines du blé dur (TriticumdurumL) dans
le sol pollué après phytoremediation.

70% 65%

60%

50%

40% 35%
sol pollué
30% sol traité

20%

10%

0%
1 2

Figure 22 : Taux de germination des graines du blé dur dans les deux sols.

Le taux de germination des graines du blé dura atteint un taux élevé de 65% dans le sol traité
par la technique de phytoremediationpar Phaseolusvulgaris L.

D’après ces résultats, nous supposons que l’élévation du taux de germination du sol traité par
phytoremediation peut être due à la biodégradation des carburants par Phaseolus vulgaris L,
par des bactéries, entrainant une diminution de leur toxicité vis-à-vis des graines de blé.

III.4. Evolution des plantes du haricot dans les deux sols

La culture de l’orge n’a pas réussi en raison des conditions défavorables (hors sa saison).

32
Chapitre IIIRésultats et discussion

Type du sol
Sol pollué Sol témoin
La semaine

Troisième
semaine

Sixième
semaine

Huitième
semaine

III.5. Effet des hydrocarbures sur l’aspect des plantes

La figure 23 représente le jaunissement des plantes d’haricot cultivé dans le sol pollué par les
HC.

33
Chapitre IIIRésultats et discussion

Figure 23 : Le jaunissement des plantes d’haricot dans le sol pollué par les HC.

La figure 24 représente une plante d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC présentant
des tâches au niveau du feuillage.

Figure 24 : LesTaches au niveau des feuilles d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC.

La figure 25 représente une plante d’haricot cultivé dans le sol pollué par les HC qui présente
des trous au niveau des feuilles.

34
Chapitre IIIRésultats et discussion

Figure 25 : Les feuilles trouées du haricot cultivé dans le sol pollué par les HC.

On remarque que les feuilles des plantes du haricot ont été affectées par la présence des
hydrocarbures (gasoil) dans le sol en présentant des jaunissements (figure 22), des tâches
(figure 23) et des trous (figure 24).Selon RAYMOND et al. (1975) in Norini (2007) ces
signes de toxicité peuvent être dus à la diminution de la photosynthèse, soit par altération des
réactions métaboliques en inhibant la synthèse de chlorophylle ou bien par un manque
d’éléments essentiels pour ce processus, qui seront lessivés par les hydrocarbures ou
immobilisés et donc non assimilables, en tenant compte du fait que l’assimilation du nitrate a
lieu principalement dans les feuilles et les racines. Selon NJOKU et al. (2009), la pollution du
sol par les hydrocarbures entraine une faible perméabilité et une faible infiltration de l’eau
dans le sol, qui affecte le développement des feuilles.

35
Conclusion générale

Le présent travail à été mené en vue de mettre en évidence l’effet qu’engendrent les hydrocarbures
sur le sol et la végétation,d’approfondir nos connaissances sur l’action écotoxique des polluants
organiques et de faire un essai de phytoremédiation pour évaluer l’efficacité de cette technique.

D’après les résultats obtenus au cours de notre travail, nous pouvons conclure que l’action des
hydrocarbures se traduit par :

-Une diminution du rendement végétal confirmé par le taux de levée, la biomasse racinaire, la
biomasse aérienne qui diminuent. Cela a été observé en comparant un sol témoin avec un sol
contaminé par le gasoil.

-Une dissipation des hydrocarbures dans le sol dépollué (cultivé par le haricot) qui s’est
traduite par la diminution du pH, la diminution des hydrocarbures dans le sol et l’élévation du
taux de germination.

En effet, les espèces de légumineuses, qui ont une capacité de dépollution importante, en
dégradant les hydrocarbures ce qui induirait des changements des propriétés physiques et
chimiques du sol, permettant un développement normal de la végétation.

Dans le but d’améliorer le rendement de la phytoremédiation et pour compléter ce travail,


nous proposons quelques perspectives de recherche à savoir :

 Utilisation d’autres plantes en vue de tester leur capacité de phytoremédiation.


 Réaliser une étude sur les micro-organismes du sol pour comprendre les processus de
dégradation éventuelle.
 Etudier les relations sol-plante-micro-organismes, ainsi que les mécanismes enzymatiques
impliqués dans la dégradation et la transformation des hydrocarbures.
 Récupérer les hydrocarbures des plantes après la phytoremédiation dans le but
d’étudier les mécanismes par les quels elles décontaminent le sol.
 Remplacer les plantes alimentaires par des plantes ornementales.

36
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35p.
Annexes

Annexe1. Tableau declasse


lasse texturale du sol.
sol

Annexe 2. Résultats des mesures

Annexe2.1. Hauteurs des plants d’haricot cultivé sur le sol pollué et témoin en (cm).

Durée 5éme 10éme 15éme 20éme 25éme 30éme 35éme 40éme 45éme 50éme 55
éme
jour jour jours jours jours jours jours jours jours jours
jours
Pollué 2.61 3.46 4.13 4.85 5.46 5.36 6 6.70 7.03 7.48 9.93
Témoin 2.89 3.09 3.25 5.21 5.86 6.48 8.56 8.84 9.12 10.22 11.55

Annexe2.2. Nombre de feuille des plantes d’haricot cultivé sur le sol pollué et témoin.

Durée 5éme 10éme 15éme 20éme 25éme 30éme 35éme 40éme 45éme 50éme 55éme
jour jour jours jours jours jours jours jours jours jours jours
Pollué 1.62 1.92 2.83 6.39 8.76 10.44 11.96 12.67 15.62 15.31 16
Témoin 3.46 2.29 1.90 6.73 10.24 11.11 13.45 15.78 17.26 18.79 21.67
Annexes

Annexe3. Résultats des analyses statistiques

Annexe3.1. Analyse de la variance pour la hauteur des plantes d’haricot cultivé sur le sol
pollué et témoin.

Annexe3.1. Analyse de la variance pour le nombre de feuille des plantes d’haricot cultivé sur
le sol pollué et témoin.
Résumé

Le présent travail a pour objectifs de tester l’efficacité d’une espèce végétale (le haricot
(Phaseolus vulgaris L.) pour la décontamination d’un sol contaminé par le gasoil et de
mettre en évidence l’effet de cette pollution sur le végétal (taux de levée, hauteur de plantes,
longueur de la racine principale, nombre de feuilles, biomasse aérienne et biomasse racinaire)
et les paramètres physico-chimiques du sol (pH, humidité).
Les résultats obtenus ont montré que le gasoil affecte la biomasse racinaire et la biomasse
aérienne et le taux de levée de cette espèce tandis qu’ils n’ont exercé aucun effet significatif
sur la hauteur et le nombre de feuilles.
D’après les résultats du test de germination réalisé après Phytoremédiation sur des graines du
blé, nous pouvons conclure que P vulgaris . a été efficace dans la décontamination du sol, elle
a donc un bon potentiel phytoremèdiateur du sol pollué par le gasoil.

Les mots clés : Phaseolus vulgaris , gasoil, phytoremédiation, pollution.

Abstract

The objectives of this work are to test the effectiveness of a plant species (the bean (Phaseolus
vulgaris L.) in the decontamination of a soil naturally contaminated by diesel and to highlight
the effect of this pollution on the plant (emergence rate, height of plants, length of the main
root, number of leaves, above-ground biomass and root biomass) and the physicochemical
parameters (pH, humidity).
The results obtained showed that these fuels affected the root biomass and aboveground
biomass and the emergence rate of this species while they had no significant effect on the
height and the number of leaves.
From the results of the germination test carried out after Phytoremediation on wheat seeds, we
can conclude that Phaseolus vulgaris L. was effective in decontaminating the soil, so it has
good phytoremediation potential in soil polluted by diesel.

Key words: phaseolus vulgaris L, diesel, Phytoremediation, contamination.

‫ﻣﻠﺨﺺ‬

ً‫( ﻓﻲ ﺗﻄﮭﯿﺮ اﻟﺘﺮﺑﺔ اﻟﻤﻠﻮﺛﺔ طﺒﯿﻌﯿﺎ‬Phaseolus vulgaris L) ‫ﯾﮭﺪف ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ إﻟﻰ اﺧﺘﺒﺎر ﻓﻌﺎﻟﯿﺔ ﻧﻮع ﻧﺒﺎﺗﻲ ﻓﺎﺻﻮﻟﯿﺎ‬
‫ وطﻮل اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت و اﻟﺠﺬر اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ وﻋﺪد اﻷوراق‬،‫ﺑﺎﻟﻤﺎزوت وإﺑﺮاز ﺗﺄﺛﯿﺮ ھﺬا اﻟﺘﻠﻮث ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺒﺎت )ﻣﻌﺪل ظﮭﻮر اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت‬
.(‫واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻓﻮق اﻷرض واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻟﻠﺠﺬور( واﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ واﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ )اﻟﺤﺎﻣﻀﯿﺔ واﻟﺮطﻮﺑﺔ‬
‫أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ أن ھﺬه اﻷﻧﻮاع ﻣﻦ اﻟﻮﻗﻮد ﻗﺪ أﺛﺮت ﻋﻠﻰ اﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻟﻠﺠﺬور واﻟﻜﺘﻠﺔ اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ ﻓﻮق‬
.‫ﺳﻄﺢ اﻷرض وﻣﻌﺪل ظﮭﻮر ھﺬه اﻷﻧﻮاع ﺑﯿﻨﻤﺎ ﻟﻢ ﯾﻜﻦ ﻟﮭﺎ ﺗﺄﺛﯿﺮ ﻣﻌﻨﻮي ﻋﻠﻰ اﻻرﺗﻔﺎع وﻋﺪد اﻷوراق‬
Phaseolus vulgaris ‫ ﯾﻤﻜﻨﻨﺎ أن ﻧﺴﺘﻨﺘﺞ أن‬،‫ﻣﻦ ﻧﺘﺎﺋﺞ اﺧﺘﺒﺎر اﻹﻧﺒﺎت اﻟﺬي ﺗﻢ إﺟﺮاؤه ﺑﻌﺪ اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ ﻋﻠﻰ ﺑﺬور اﻟﻘﻤﺢ‬
ً ‫ﻛﺎن‬.L
‫ ﻟﺬﻟﻚ ﻟﺪﯾﮭﺎ إﻣﻜﺎﻧﺎت ﺟﯿﺪة ﻟﻠﻤﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﺮﺑﺔ اﻟﻤﻠﻮﺛﺔ ﺑﺎﻟﻤﺎزوت‬،‫ﻓﻌﺎﻻ ﻓﻲ ﺗﻄﮭﯿﺮ اﻟﺘﺮﺑﺔ‬

.‫اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ‬, ‫ اﻟﺘﻠﻮث‬، ‫ اﻟﻤﺎزوت‬,Phaseolus vulgaris L,:‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻷﺳﺎﺳﯿﺔ‬

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