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Développement financier et croissance MENA

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Développement financier et croissance MENA

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Revue Internationale des Sciences de Gestion

ISSN: 2665-7473
Volume 3 : Numéro 3

Le développement financier et la croissance économique : Cas des


pays de la région MENA (Moyen orient Nord-africain)

Financial development and economic growth: The case of MENA


countries (Middle East and North Africa)

ESSAID MESKINI
Enseignant Chercheur
Faculté Des Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Settat
Université Hassan I
Laboratoire de Recherche en Economie, Gestion Management des affaires
elmeskiniessaid@[Link]

MSATFA ZOUHEIR
Doctorant
Faculté Des Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Settat
Université Hassan I
Laboratoire de Recherche en Economie, Gestion Management des affaires
Zouheirmsatfa12@[Link]

Date de soumission : 07/05/2020


Date d’acceptation : 26/06/2020
Pour citer cet article :
MESKINI S. & ZOUHEIR M. (2020) «Le développement financier et la croissance économique : Cas des pays
de la région MENA (Moyen orient Nord-africain)», Revue Internationale des Sciences de Gestion « Volume 3 :
Numéro 3» pp : 425 - 442

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Revue Internationale des Sciences de Gestion
ISSN: 2665-7473
Volume 3 : Numéro 3

Résumé :

De nombreux travaux récents ont traité la relation entre le développement financier et la


croissance économique ainsi que la structure « banque » ou « marché financier » la plus
favorable pour la croissance économique ; l’importance de ce sujet est dû à la controverse des
travaux réalisés.

Ce présent article vient pour répondre à cette problématique en mesurant l’impact du


développement financier mesuré par les indicateurs bancaires et les indicateurs des marchés
financiers sur la croissance économique sur un échantillon de 11 pays de la région de MENA
(moyen orient et Afrique du nord) durant la période de 2010 -2019,

Mots clés :

Développement financier ; Croissance économique ; Banque ; Marché financier.

Abstract :

Numerous recent works have highlighted the relationship between financial development and
economic growth and the most favourable "bank" or "financial market" structure for
economic growth; the importance of this subject is due to the controversial nature of the work
carried out.

This paper comes to answer these questions by measuring the impact of financial
development as measured by banking and financial market indicators on economic growth in
a sample of 10 countries in the MENA region (Middle East and North Africa) during the
period 2010 -2019,

Keywords :

Financial development , Economic growth , Bank , financial market .

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Volume 3 : Numéro 3

Introduction :

Le lien entre le développement financier et la croissance économique est un thème qui a


intéressé et qui intéresse toujours les économistes et les pouvoirs publiques, l’importance de
ce sujet et son actualité est dû à la controverse des résultats sur la causalité ainsi que sur la
structure du système financier « banque » ou « marché financier » la plus favorable pour la
croissance économique .En effet Bagehot (1873) a lié la réussite de la révolution britannique
à la liquidité du marché financier qui était le principal moyen de la conversion des innovations
à des investissements productifs en indiquant que les innovations existaient déjà mais c'est à
travers le financement qu'ils ont été transformé à des projets rentables ; Schumpeter (1911)
s’inscrivait dans la même approche en traitant l’importance des crédits bancaires dans le
financement des projets. Tous ces travaux mettaient le canal du « développement financier »
vers « la croissance économique ». Quant au Keynes (1936) dans sa théorie de l’emploi, de
l'intérêt et de la monnaie mettait peu de place au développement financier tout en indiquant
que le développement financier ne fait que répondre à la demande de l’économie réel
(croissance économique vers développement financier), après le courant keynésien c’est
l’apparition d’une nouvelle théorie de la « la libéralisation financière » qui a reçu un écho
favorable auprès des organismes internationaux tels que la banque mondiale et la FMI (fond
monétaire international) dont ils ont recommandé plusieurs pays à la libéralisation de leur
système financier afin d’assurer une croissance économique durable , cette théorie a été
développée par Mckinon et shaw (1973) qui indiquaient que l’intervention de l’état dans
l’activité des banques « répression financière » décourage l’épargne , l’investissement ainsi
qu’elle freine la croissance économique, Mckinon et shaw (1973) recommandaient la
libéralisation financière comme une solution pour mener une croissance économique , malgré
cet écho favorable la libéralisation était génératrice d’instabilité financière . Après cette
théorie de libéralisation, c’est l’arrivée du modèle du croissance économique endogène afin
de combler les problèmes de ce dernier dont plusieurs études ont été menés pour tester cette
relation, les travaux réalisés ont été toujours caractérisés par des différents résultats, des
études qui ont été favorables en essayant d'intégrer le développement financier dans le
modèle de croissance endogène tels que Rioja et Valev (2004) qui indiquent que dans le cas
des pays à faible revenu c’est le développement financier qui impacte la croissance
économique via l’accumulation de capital, et dans les pays à revenu élevé par le canal de
transmission et la productivité du capital, tandis que d'autres études ont indiqué qu’il n’y a

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pas une relation entre le développement financier et la croissance économique tel que le
travail de Rousseau et Watechel (2011) qui ont montré que la relation se révèle peu solide
puisqu'ils aperçoivent que le crédits accordés au secteur privés n'a aucun effet sur la
croissance économique pour la période après l’année 2000.

Nous allons essayer à travers cet article de répondre aux questionnements suivants :

 Est-ce que c’est le développement financier qui impacte la croissance


économique ou c’est le développement financier ne répond qu’à la demande
du développement financier ?

 Quel est la structure la plus favorable pour la croissance économique


« banque » ou « marché financier » ?

Pour se faire ce travail se présentera en deux grandes parties. La première partie sera
consacrée à la présentation de la revue de littérature théorique qui a traité cette relation. La
deuxième partie sera destiné à la présentation des travaux empiriques antérieurs ainsi qu’une
étude empirique qui réexaminera l’impact des indicateurs du développement financier sur
ceux de la croissance économique dans un échantillon de 11 pays de la région de MENA
(Moyen orient et Afrique du nord) pour une période allant de 2010 à 2019.

1. La littérature théorique de la relation entre le développement financier et la


croissance économique :

1.1 Littérature traditionnel:

Les premiers apports théoriques qui ont traité cette relation remonte à Bagehot (1873) qui a
montré dans sa thèse que la révolution britannique est dû à la supériorité de la liquidité des
marchés financiers, chose qui a permis la transformation des innovations en investissements
industriels. L'auteur indique aussi que la régression économique est dû à la difficulté de
mobiliser les ressources face à un système financier faible ou quasi inexistant.
Après l'arrivée de la contribution de Schumpeter(1911) qui avançait l'importance du crédit
bancaire comme étant un moyen important du développement économique dans le sens où il
permet l'amélioration de la productivité en encourageant l'innovation technologique , en plus
le banquier a la capacité de déterminer les projets les plus rentables et qui ont une forte chance
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de réussite , Schumpeter a indiqué qu'un entrepreneur a besoin des moyens financiers pour
convertir son projet à un investissement générateur de profit .
Schumpeter avançait aussi que le développement financier stimule la croissance économique
par une meilleure allocation des ressources. Lors de ces travaux il n’a pas traité l'épargne mais
il s'est focalisé principalement sur le service du crédit bancaire, en indiquant que la banque
assure le financement des projets par la création monétaire en négligeant totalement
l'existence de l'épargne ou de l'offre et la demande tout en mettant la maitrise du risque et le
financement des projets rentables primordiale.

A la suite de ces théories qui ont favorisé le développement financier via le crédit bancaire ,
ainsi que le canal « développement financier » ==> « Croissance économique » , l'arrivé de
Keynes (1936) avec un nouveau concept de l'investissement dans la production global et
l'emploi , Keynes s'intéresse aussi au taux d'intérêt en indiquant que la baisse du taux d'intérêt
permettra de favoriser l'investissement , il fait aussi la différence entre l'intermédiation censé
supporter la croissance économique ainsi que la spéculation financière génératrice de
l'instabilité financière . Keynes a indiqué aussi que le développement n'est qu'une réponse de
l'offre et la demande de l’économie réel c'est dans ce cas la finance ne cause pas la croissance
économique mais elle suit la croissance économique.

Dans ce même sens Minsky(1964) a traité aussi le mécanisme de la crise systémique en


indiquant que les intermédiaires financiers peuvent être une source de propagation des crises
puisqu'elle relit tous les agents économiques. La vision de Minsky s'inscrit dans la même
approche de Keynes en soulignant sur l'importance de l'investissement comme un étant un
phénomène financier qui dépend du climat des affaires (relation banque et emprunteur), en
indiquant aussi que cet excès d’investissement peut réaliser un boom économique et il peut
être aussi une source de d'instabilité puisqu'il accroit l'incitation des investisseurs à réaliser du
profit chose qui incite l’optimisme à l'endettement et au risque. Minsky a mentionné aussi que
face à ce contexte d'optimisme des agents économiques les prix des actifs augmentent dont la
valeur du marché dépasse sa valeur réelle ce qui mène à l’éclatement d'une bulle financière,
chose qui donnera par la suite à une baisse des prix d'actif et un accroissement du prime du
risque ce qui causera un affaiblissement des entreprises et la dépense économique.

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Après le courant Keynesien qui mettait peu de place au développement financier dans leur
modèle de croissance économique, plusieurs auteurs pensent que le système financier avec ses
principales composantes banque et marché financier ont un impact positif sur la croissance
économique. En effet Gerschenow (1962) a placé les banques dans les économies arriérées
dont il a montré dans son étude que le développement financier est favorable pour les pays en
voie développement et qu'ils ont besoin de réaliser une croissance économique rapide, ainsi
que le rôle de la banque augmente en parallèle au retard de l’économie. Hicks (1969 ) estime
que c’est le développement financier qui a favorisé la révolution industriel en Angleterre ,et
que cette dernière n'est pas dû principalement à l'évolution technologique puisqu'il existait
avant mais c'est grâce à la liquidité des marchés que ces innovations se sont transformés à
des investissements générateurs d'emplois et de richesses .Levine(1991) , Bencivenga Smith
et starr (1996) montrent que la liquidité du marché financier est importante pour la croissance
économique , puisqu’une liquidité renforcée permettra de faciliter les investissements à long
terme et par conséquent mènera à la croissance économique en assurant une meilleur
productivité du capital . L’importance de la liquidité se présente aussi par le changement du
comportement des agents en préférant d’investir dans les actifs financiers que de les garder
sous forme des biens métalliques, fonciers ou consommation durable, chose qui permettra de
présenter les fonds nécessaires pour les investissements.

Patrick (1966) a subdivisé le développement financier en deux composantes « demande


following » ça veut dire que la finance répond au besoin de l'économie réel (l’économie réel
vers Développement financier) et « supply following » c'est à dire que le développement
financier qui mène à la croissance économique (le développement financier vers la croissance
économique).Il a indiqué aussi que le sens de la causalité entre les deux variables n’a pas été
suivi après ni théoriquement ni empiriquement .
Cette nouvelle théorie de Patrick a incité plusieurs auteurs de s'intéresser encore plus à cette
relation de causalité entre ces deux composantes qui ont donné des résultats plus au moins
tranché , Cameron (1972) suit la voie d’une relation qui va dans les deux sens entre la
croissance économique et le développement financier tout en insistant sur la qualité de service
,ce qui permettra de transférer les fonds vers des investissements rentables capable de
récupérer les fonds postérieurement .Dans la même vision Hicks (1969) a indiqué que la
baisse des taux d'intérêt permettra d'encourager les investissements en minimisant le cout de
l'emprunt . GOLDSMITH (1969) confirme l’effet positif de l’intermédiation financière sur la
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croissance économique, en réalisant une étude sur 35 pays il a trouvé que les pays qui ont les
indicateurs financiers les plus élevés sont les pays riches tels que la grande Bretagne, l’Italie
et le Japon.

Le lien entre le développement financier et la croissance économique a connu une importante


révolution avec la théorie de la libéralisation financière qui a été conçue par Mckinnon et
shaw (1973) comme une manière efficace d’accélérer la croissance économique dans les pays
en voie de développement ,leur modèle est basé sur l’élimination de « répression financière »
en le considérant comme un frein pour la croissance économique .Cette théorie a reçu un écho
favorable auprès des organismes internationaux tels que la FMI et la banque mondiale et qui
ont incité plusieurs pays de l’Amérique latine et de l’Asie à libéraliser leur système financier
afin d’assurer une croissance économique importante . Cependant les résultats de la
libéralisation étaient décevants puisqu’elle était génératrice de l’instabilité macroéconomique
et financière.

1.2 Le développement financier et la croissance endogène


l’arrivée des modèles de la croissance endogène à la fin des années 1980 a donné un
renouveau à l’analyse de la relation entre les deux composantes ; cette nouvelle théorie
s’inspire des anomalies de la libéralisation financière et mets un cadre théorique favorable
pour l’étude de l’impact du développement financier sur la croissance économique, ce courant
indique que le développement financier impacte la croissance économique via trois
principales canaux en : diversifiant le risque , assurant une efficacité de l’intermédiation et
réduisant les problèmes institutionnels .Concernant ,le premier canal levine (1991) montre que
les intermédiaires financiers sont capable de modifier la composition des portefeuilles par la
réduction de l’épargne dédié aux actifs liquides et improductifs , ce qui mène à une évolution
des investissements productifs , élimine le retrait prématuré des fonds destinés à la
production ,ce qui améliore la croissance économique . Le deuxième canal de l’efficacité de
l’intermédiation financière, Pagano (1993) indique que le développement financier impacte la
croissance économique par trois moyens : son pouvoir de choisir les projets rentables qui sont
capables d’augmenter la productivité du capital, réduire les couts de fonctionnements, sa
capacité à offrir des placements attractifs susceptibles d’augmenter l’épargne. Dans la même
vision levine (2005) a montré qu'il met essentiellement en jeu le traitement de l'information et

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la baisse des couts de transactions et identifie cinq principaux fonctions : la facilité des
transactions financières, La mobilisation de l’épargne, la collecte de l'information nécessaire
sur les projets rentables pour assurer une meilleure allocation des fonds, la gestion et la
répartition des risques, assurer le contrôle des entreprises et agir lors de la gouvernance.
Eggoh et Villieu (2010) indiquent la présence des équilibres de la croissance endogène en
parallèle avec des niveaux de développement financier. Hung (2009) indique l’existence
d’une relation non-linéaire entre le développement financier et la croissance économique, en
distinguant les crédits destinés à la consommation aux autres destinés à l’investissement via
un modèle à générations imbriqués. En principe, l’impact du développement financier sur la
croissance dépend de l’ampleur de chaque canal qui est fortement lié au niveau de
développement financier.

Le troisième canal par lequel le développement financier impacte la croissance économique


est la réduction des problèmes informationnels, ce canal consiste principalement à
l’acquisition d’information nécessaire afin d’assurer une meilleure orientation de l’épargne
vers des investissements productifs, dans le cas d’une absence d’information l’accumulation
du capital s’avère inefficace, ce qui peut nuire la croissance économique. En parallèle à ce
risque d’une mauvaise allocation des ressources, il y a le risque d’une augmentation des couts
d’intermédiation du au cout d’évaluation des projets. Plusieurs travaux ont été menés dans ce
sens tels que le travail de Bencivenga et Smith (1998) qui indiquaient que lorsque les coûts
d'intermédiation applicables sont élevés l’arrivée à l'équilibre financier qui permet d’assurer
une forte croissance économique ne peut être atteint, Pour Blackburn et Hung (1998) et de la
Fuente et Marin (1996) l’intermédiation financière stimule la croissance économique en
abolissant les coûts de monitoring et en réduisant les couts d’évaluation des projets.

Après tous ces travaux caractérisés par un controversé des résultats sur la causalité de la
relation développement financier et croissance économique ainsi que sur la structure
favorable, la prochaine partie présentera les travaux empiriques antérieurs ainsi qu’une étude
empirique sur 11 pays de la région MENA afin de réexaminer l’impact du développement
financier sur la croissance économique.

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2 Les études empiriques :

2.1 Les premières études empiriques :

Les premiers travaux empiriques antérieurs qui traitaient la relation entre le développement
financier et la croissance ont débuté en à la fin des années 1960 par Goldsmith (1969) qui a
travaillé sur un échantillon de 35 Pays sur une période allant de 1860-1963 afin de justifier
l’existence d’une corrélation entre les indicateurs des intermédiaires financiers et la croissance
économique « corrélation » est le terme clé dans ce travail. Les résultats de Goldsmith n’ont
pas pu bien évaluer si le développement financier cause la croissance économique.

Après l’arrivée des travaux de king and levine (1993) pour combler certaines lacunes du
travail de Goldsmith, les auteurs indiquent en utilisant une étude en coupe transversale sur
donnée de panel qu’au-delà du lien positif entre les deux variables, le développement
financier permet de pronostiquer dans un horizon de 10 à 30 la croissance économique.
Roubini et sala–i-Martin (1992) donnent les mêmes résultats que celle de (King et Levine).

King and levine (1993) ont analysé plusieurs mesures de la taille du système financier, dont
ratio du crédit accordé au secteur privé en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), qui est
admis comme le meilleur indicateur de la mesure du développement financier. Si cette
évaluation est choisie c’est parce qu’un système financier qui reçoit les dépôts et puis les
orientent sous forme des crédits vers les entreprises gouvernementales ou d’état est capable de
donner un système de paiement ainsi que d’autres services qui concernent la transformation
de l’épargne, mais sont moins capable d’assurer les autres fonctions de la finance abordés
dans la partie théorique (attribuer les crédits, gère les risques, contrôler les entreprises).

Malgré que les deux auteurs King et Levine (1993) prévoyaient la croissance économique,
mais leur résultat n’a pas pu confirmer que le développement financier causait la croissance, il
fallait attendre les travaux successifs de Levine , Loayza et Beck (2000) pour trouver des
preuves qui partent dans ce sens .

Dans ce nouveau courant de littérature Beck (2000) utilise la méthode des moments
généralisés (GMM) sur panel dynamique dont il trouvait une relation positif et significatif
entre les indicateurs du développement financier et ceux de la croissance
économique représenté par les variables suivantes : Taux de croissance économique,

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productivité globale des facteurs, le taux d’accumulation du capital. Rioja et Valev (2004)
montrent que le développement financier impacte la croissance économique dans les pays à
revenu faible en transformant l’épargne en moyen de production, ainsi que les pays
développés par l’augmentation de la productivité du capital.

Au-delà de la relation positive entre les indicateurs du secteur bancaires et la croissance


économique, levine et Zervos (1998) puis Levine (2004) indiquent que le développement
financier permettra de donner une bonne perspective à la croissance économique. Selon
Bekaert et al (2005). Les économies qui ont libéralisés leurs marchés boursiers réalisent une
évolution importante du taux de croissance. Henry (2000) conclut en utilisant la méthode
événementielle que la libéralisation du marché boursier impactera positivement le niveau de
l’investissement privé. Et finalement Jovanovic (1993) qui a indiqué que les indicateurs du
marché financier sont plus corrélés avec la croissance économique que ceux du secteur
bancaire.

2.2 Les récents travaux empiriques :


Plusieurs études qui traitait le lien entre le développement financier et la croissance
économique ont été réalisé après la crise financier de 2008, ces études ont été caractérisés par
le maintien de l'ambiguïté sur la relation entre ces deux composantes, il y en a ceux qui ont
approuvé l'existence d’une relation positive et ceux qui ont indiqué l'existence d'un effet de
« disparition ».
Rousseau et Watchel (2011) observent que l'existence d'une corrélation est peu solide
puisqu'ils indiquent que le crédit bancaire n'a aucun effet significatif sur la croissance
économique après l'année 2000, dont ils ont énoncé que cet effet de disparition peut être dû à
une critique donné par Lucas (le développement financier emmène la croissance économique
dans le cas où les décideurs n'interviennent pas dans cette relation).
Masten (2008) donne une autre explication pour l'effet de disparition de la relation entre les
deux composantes, dont il a montré dans son travail sur les pays de l'Union Européenne et les
pays en transition que le développement financier stimule la croissance économique dans les
pays en voie de développement, mais par contre dans les pays avancées le développement
financier n'a aucun effet sur la croissance économique.
Arcand (2012) a traité dans son travail une autre approche sur la relation entre les deux

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composantes celles du « trop de finance » dont il a indiqué que l'impact du développement


financier sur la croissance économique devient négatif lorsque le crédit intérieur au secteur
privé dépasse 100% du produit intérieur brut. Cecchetti et Kharroubi (2012) apporte une
nouvelle contribution celle de l’évanescence de la relation entre le développement du secteur
financier et la croissance économique, en analysant si le développement financier a un effet
négatif sur la croissance économique les deux auteurs ont eu le même résultat qu’ARCAND
c’est à partir d’un certain seuil que le développement financier devient négatif, en ajoutant
aussi que le nombre de pays « trop de finance » a augmenté.
Suite à ces études empiriques qui ont montré une relation positif entre les indicateurs du
développement financier ( banque et marché financier ) et la croissance économique , d’autres
travaux ont eu des résultats négatifs tel que le travail de Harris ( 1997) qui conclut lors dans
son travail l’existence d’une faible relation entre les indicateurs des marchés boursiers et ceux
de la croissance économique .Plusieurs autres études ont été menés et qui ont suggéré une
relation négative ou non significative entre le développement financier et la croissance
économique .Pour Degorio et Guidotti (1995) indiquent que le développement financier est
négativement associé à la croissance économique dans les pays d’Amérique latine
.Berthelemy et Varoudakis (1998) confirment que la relation est négative entre les deux
composantes dans les pays qui sont financièrement réprimés.

Après la présentation des études empiriques antérieurs qui ont traité la relation entre le
développement financier et la croissance économique, la prochaine partie sera consacré à une
étude empirique afin de réexaminer l’impact du développement financier sur la croissance
économique sur un échantillon de 11 pays de la région MENA (Moyen Orient et Afrique du
nord).

2.3 Vérification empirique :


Afin de vérifier notre problématique menée nous allons opter pour un modèle économétrique
sur des données panel de 11 pays de la zone Mena

Notre choix est justifié par la disponibilité des données, ainsi que l’appartenance à la zone
Mena ; la cible de notre étude.

2.3.1 Variables retenues :

-La croissance économique : Taux de croissance annuel en pourcentage du PIB aux prix du

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marché, basé sur une monnaie locale constante. Les agrégats sont basés sur le dollar
américain constant de 2010. Le PIB c’est la somme de la valeur ajoutée brute de tous les
producteurs résidents de l'économie, plus les taxes sur les produits et moins les subventions
non incluses dans la valeur des produits. Il est calculé sans déduction de la dépréciation des
actifs manufacturés ou de l'épuisement et de la dégradation des ressources naturelles.

-Crédit intérieur fourni au secteur privé en pourcentage du PIB (Produit intérieur brut) : Le
crédit comprend tous les crédits aux différents secteurs privé à l'exception du crédit au
gouvernement central, qui est net. C’est indicateur selon Levine c’est le meilleur indicateur
pour mesurer le développement financier puisqu’un système financier capable de collecter les
dépôts et les transférer vers le secteur privé sous forme de crédit est capable d’assurer les
autres fonctions économiques du système financier déjà présenté dans la partie théorique

-Dépenses de consommation finale des administrations publiques :(anciennement appelées


consommation générale du gouvernement) comprennent toutes les dépenses courantes du
gouvernement pour des achats de biens et services (y compris la rémunération des employés).
Ces dépenses comprennent également la plupart des dépenses pour la défense et la sécurité
nationale, mais ne tiennent pas compte des dépenses militaires du gouvernement qui font
partie de la formation de capital du gouvernement.

-La masse monétaire M3 par rapport au PIB (Produit intérieur brut) ; Les passifs liquides sont
également connus sous le nom de monnaie au sens large, ou M3. Ils correspondent à la
somme de la monnaie et des dépôts à la banque centrale (M0), plus les dépôts transférables et
la monnaie électronique (M1), plus les dépôts à terme et les dépôts d'épargne, les dépôts
transférables en devises, les certificats de dépôt et les pensions de titres (M2), plus les chèques
de voyage, les dépôts à terme en devises, les billets de trésorerie et les parts de fonds
communs de placement ou de fonds de marché détenus par les résidents.

-La capitalisation boursière en pourcentage du PIB (Produit Intérieur Brut) : La capitalisation


du marché c’est la valeur totale de tous les titres inscrits, Levine et Zervos (1996) la taille du
marché boursier est positivement corrélée avec la capacité à mobiliser le capital et à
diversifier le risque.

-La valeur des titres échangés en pourcentage du PIB (Produit Intérieur Brut) : est le nombre
total d'actions négociées, à la fois nationales et étrangères, multiplié par leurs prix respectifs.
Les chiffres sont comptés individuellement (un seul côté de la transaction est pris en compte).

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Les sociétés admises à la cote et à la négociation sont incluses dans les données. Les données
sont des valeurs de fin d'année converties en dollars américains en utilisant les taux de change
de fin d'année correspondants.

-Consommation Publique : La dépense de consommation finale (anciennement consommation


totale) est la somme des dépenses de consommation finale des ménages (consommation
privée) et des dépenses de consommation finale des administrations publiques (consommation
des administrations publiques).

D’une manière synoptique, notre modèle utilisé prend la forme suivante ;

GR = 1 + 2CreDom + 3CFA + 4CP + 5MarketC + 6Titreséch + 7M3

Avec : GR : La croissance économique

CreDom : Le crédit intérieur fourni au secteur privé par rapport au PIB

CFA : Dépenses de consommation finale des administrations publiques

CP : Consommation publique

MarketC : La capitalisation boursière par rapport au PIB (Produit intérieur brut)

Titreséch : La valeur des titres échangés par rapport au PIB (Produit intérieur brut)

M3 : la masse monétaire m3 par rapport au PIB (Produit intérieur brut)

Nos données utilisées sont des données de panel de 11 pays de la zone Mena durant la période
2010-2019. Comme les statistiques en panel se caractérisent par leur double dimension
individuelle et, la combinaison de ces deux dimensions nous permet de constituer une base de
données significative. Dans notre épreuve empirique, nous obtenons un échantillon de 110.

L’ensemble des données sont tirés à partir de la base de données de la banque mondiale,
Concernant la méthode d’estimation nous avons opté pour la méthode de Discroll and kraay
(1998), cette méthode a prouvé certaine robustesse dans l’estimation des données panel, la
structure des erreurs est supposée être hétéroscédastique, auto corrélée jusqu'à un certain
retard et peut-être corrélée entre les groupes (panels). Les erreurs-types de Driscoll-Kraay
sont robustes à des formes très générales de dépendance transversale (spatiale) et temporelle
lorsque la dimension temporelle devient importante. Cette technique non paramétrique
d'estimation des erreurs-types n'impose aucune restriction quant au comportement limitatif du

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nombre de panels. Par conséquent, la taille de la dimension transversale dans les échantillons
finis ne constitue pas une contrainte de faisabilité - même si le nombre de panels est beaucoup
plus grand que T

2.3.2 Résultats :

Tableau N°1 :

Drisc/Kraay
GR Coef. Std. Err. T P>t [95% Interval]
Conf.

CredDo 0.3041817 2.07 0.068 -.0284205 .6367839


m
CFA -0.5967297 -1.33 0.215 - .4145253
1.607.985
MAss3 -0.3621315 -2.81 0.020 -.653667 -.070596
CP 0.2417213 2.36 0.043 .0096761 .4737666
MarketC 0.0743415 . 3.44 0.007 .0253867 .1232963
Titres 0.1088085 . 2.38 0.041 .005249 .2123681
_cons 4.514049 1.67 0.128 - 106.128
1.584.701

-Face à ces résultats obtenus on constate que la variable Crédit intérieur fourni au secteur
privé en pourcentage du PIB est significatif avec un p-value de 0,068 < 10% et il impacte
positivement la croissance économique. En effet une augmentation de 1% du crédit
domestique mènera à une croissance économique de 0,3 %. Ce qui prouve l’impact de l’octroi
du crédit au secteur privé sur la croissance économique. Ce résultat nous positionne aux
travaux de Gerschenow (1962) et Shen lee (2006) , Levine (2005) qui indiquent que le secteur
bancaire est favorable à la croissance économique via l'octroi du crédit bancaire au secteur
privé .Ainsi que ce résultat respecte la fonction de la facilitation des échanges et des bien de
services qui nécessite l’octroi des crédit au secteur privé avec une bonne allocation des
ressources chose qui mènera à l’augmentation de la productivité du capital et par conséquent
la croissance économique . Levine a indiqué aussi qu’un secteur financier capable d’assurer

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une réorientation de l’épargne vers le secteur privé est capable de respecter les autres
fonctions de gestion de risque et de l’information .Ce résultat positif de l’impact
Crédit intérieur fourni au secteur privé sur la croissance économique nous positionne aussi
dans le même approche que Paggano (1993) que la production est une fonction du capital
alors une augmentation de la productivité du capital se fera par l'octroi du crédit tout en
insistant de même sur la capacité à sélectionner des projets .

-Le ratio de la capitalisation par rapport au PIB est significatif avec un P-value de 0,007<10%
et il impact positivement la croissance économique, dont un accroissement de 1% de ce ratio
impactera positivement la croissance avec 0,074 %, ce résultat confirme l'étude théorique de
Levine et Zervos (1996) qui traitait l’importance du marché boursier dans la croissance
économique, cet indicateur du développement du marché boursier.

-Le ratio des valeurs titres échangés par rapport au PIB est significatif avec un P-value de
0,041< 10% et il impact positivement la croissance économique , dont une évolution de 1%
de cet indicateur implantera la croissance par un accroissement de 0,10 % , ce résultat est
conforme à la théorie Smith et Starr (1996 ) et Rousseau et Watchell (2000) en indiquant que
la liquidité de marché financier permettra de financer les investissements à long terme ,
puisqu'elle incitait les épargnants à minimiser leurs épargnes sous forme d'un bien métallique
, bien , ou de consommation durable chose qui est favorable au profits des titres financiers ,
ce qui permettra de présenter les fonds nécessaires pour les investisseurs pour la réalisation
de leur projet ce qui augmentera la productivité du capital et par conséquent la croissance
économique .

- Masse monétaire M3par rapport au PIB est significatif avec un P-value de 0,020 <10% et
impacte négativement la croissance économique, dont un accroissement de 1% impactera
négativement la croissance économique de -0,36%. L’effet économique de la masse monétaire
puisqu’une augmentation de la masse monétaire incitera les agents à investir et à consommer
mais avec l’apparition l’inflation (surchauffe de l’économie). En revanche, une diminution de
la quantité de la monnaie causera une dépréciation de l’activité de l’économie dû au manque
de liquidité.

- Pour la dépense de consommation final des administrations publics elle n’est pas significatif
puisque la p-value est de 0,215>10% alors cette variables n’exerce aucun effet sur la
croissance économique , par contre la consommation publique avec un p- value de 0,043

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<10% impacte la croissance économique alors une augmentation de 1% de la consommation


mènera à une croissance de 0,043 chose qui est favorable pour la croissance économique alors
une augmentation de la consommation nécessitera une augmentation de la productivité du
capital par une meilleur accumulation du capital .

Conclusion :

Comme nous l’avons remarqué d’après la littérature théorique et empirique qui traite la
relation entre le développement financier et la croissance économique, l’ambiguïté sur la
nature de la relation est toujours existante malgré le nombre important des études réalisées le
controversé des résultats est toujours présents.

D’après notre étude empirique sur 11 pays de la région MENA ( moyen orient nord-africain )
on a essayé d’examiner cette relation en mesurant l’impact du développement financier sur la
croissance économique , les recommandations à donner est de consacrer plus d’importance
aux indicateurs financiers et les intégrer dans les nouveaux modèle de croissance , dont on
constate que les pays qui réalisent un faible taux de croissance se caractérisent par des faibles
ratios du crédit distribués au secteur privé sur le PIB tel que l’Algérie, Egypte, Lybie, Iran,
Iraq chose qui n’est pas favorable pour la croissance économique , puisqu’une distribution
des crédits accompagnée d’une bonne allocation des ressources mènera à un accroissement de
la valeur ajouté et automatiquement à une croissance économique .

Pour les deux ratios de la capitalisation boursière et la valeur total des titres échangés par
rapport au PIB qui sont deux indicateurs de mesure du marché financier , on constate que la
liquidité de marché présenté par le deuxième indicateur a un impact très important sur la
croissance économique , ce qui nous emmène à recommander les pays de la région de
développer leurs marchés financiers comme étant une structure importante du système
financier pour le financement des projets rentables tout en respectant les 5 fonctions
économiques du système financier présenté par Levine.
On constate aussi que pour notre échantillon de 11 pays de la région qui sont principalement
des pays en voie de développement sauf le cas de l’Arabie Saoudite et Qatar et Israël qui sont
des pays émergents on remarque que le crédit distribué au secteur privé à un impact plus
important que les indicateurs du marché financier.
Ce qui nous emmène à poser la question sur la structure du système financier la plus favorable

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pour la croissance économique « banque » ou « marché financier ».


Nous souhaitons développer dans les prochains travaux, une réévaluation de cette relation tout
en insistant sur la composante du système financier qui est la plus favorable pour la croissance
économique avec un échantillon de pays plus important.

Bibliographie :

 Jude C. Eggoh De Boeck Supérieur | « Mondes en développement » 2011/3 n°155 |


pages 141 à 150.
 Pierre Jacquet et Jean-Paul Pollin Association d'économie financière | « Revue
l'économie financière » 2012/2 N° 106 | pages 77 à 110.
 ARCAND J.-L., BERKES E. et PANIZZA U. (2015a), « Too Much Finance? »,
Journal of Economic Growth, vol. 20, pp. 105-148.
 Venet Baptiste. Libéralisation financière et développement économique : Une revue
critique de la littérature. In: Revue d'économie financière, n°29, 1994. Les marchés
financiers émergents (I) pp. 87-111.
 Ugo Panizza De Boeck Supérieur | « Revue d'économie du développement » 2014/2
Vol. 22 | pages 33 à 66.
 APERGIS N., FILIPPIDIS I., ECONOMIDOU C. (2007) Financial deepening and
economic growth linkages: a panel data analysis, Review of World Economics,
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 ALLEN F., CARLETTI E., CULL R., QIAN J., SENBET L. et VALENZUELA P.
(2012), « Resolving the African Financial Development Gap: Cross-Country
Comparisons and a Within-Country Study of Kenya », National Bureau of Economic
Research, Working Paper, n° 18013 .
 Allen, F., Gale, D. (1997). „Financial markets, intermediaries, and intertemporal
smoothing”.Journal of Political Economy 1, 523–546.
 PANIZZA, U., F. STURZENEGGER, and J. ZETTELMEYER (2009). “The
Economics and Law of Sovereign Debt and Default,” Journal of Economic Literature
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 PANIZZA, U. (2012). “Finance and Economic Development,” International
Development Policy, 3: 141-160

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Webographie

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_la_croissance_economique_en_Algerie_durant_la_periode_2000_-2015
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