Variabilité de la gousse de caroubier
Variabilité de la gousse de caroubier
Réalisé par : Mme BERRABAH Leticia. Sous la direction de : Mr AIT SAID Samir.
Je voudrais remercier Mme Krouchi Fazia pour sa prise en charge de la sortie, pour son
aide et sa générosité.
Mes remerciements les plus sincères à mon papa Ismail et ma maman Tassadit, les mots
ne suffiront pas pour vous exprimer toute ma gratitude pour votre gentillesse votre soutien et
votre amour, je vous remercie pour tout.
À mon frère Ameziane pour son soutien tout en joie et en amour, à mes sœurs Sonia et
Celia qui sont mes deux rocs, ainsi qu’à mes beaux-frères Fares et Benyamine-Idriss.
À mes deux neveux merveilleux, Kylian et Naël, qui me comblent chaque jour d’amour
et de joie.
Je remercie mes sœurs de cœur Feriel, Sofia, Dhelia et Sihem ainsi que Adel , Fateh et
Yamsel.
Figure 01 : Arbre du caroubier ([Link] L.) (Photo prise sur internet) ............ 17
Figure 02 : Carte de la distribution du caroubier dans le monde (Batlle et al., 1997) ..... 19
Figure 07 : Foliole de la feuille du caroubier à droite face dorsale à gauche face ventrale
(Photo prise sur internet). ...................................................................................................... 24
Figure 11 : Inflorescence de fleur mâle sur un pied mâle. (Roger Prat et Jean-Pierre
Rubinstein, 2012). ................................................................................................................... 26
Figure 16 : Pays producteurs de caroube dans la monde en tonnes (FAO, 2014). ........... 37
Figure 17 : Photo de la caroube avant et après le processus de transformation en farine
(Photo prise sur internet). ...................................................................................................... 40
Figure 18 : Produits alimentaires dérivés de la caroube (Photos prises sur internet). .... 41
Figure 22 : Photos des différentes étapes de peser des paramètres (PGP, PGV, PG) avec
une balance de précision. ....................................................................................................... 47
Tableau 02 : Résumé des valeurs de la teneur en minéraux de la pulpe de caroube (mg) ...... 30
A: Arbre
C° : Degré celsus
cm: Centimètre
g : Gramme
h: heures
ha : Hectares
J.C : Jésus-Christ
kg : Kilogramme
Kj : Kilojoule
mg : Milligramme
mm : Millimètre
pH : Potentiel hydrogène
q : Quintal
t: Température
% : Pourcentage
+ : Signe d’addition
± : Plus ou moins
µm : Micromètre
SOMMAIRE
Sommaire
Liste des figures
Sommaire
3.5. Inflorescence.......................................................................................................... 24
5.. Écologie........................................................................................................................ 35
[Link] ...................................................................................................................... 36
[Link] ..................................................................................................................... 38
[Link] d’étude................................................................................................................... 45
Références bibliographiques
Glossaire
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Introduction générale
La population mondiale est en constante augmentation. Selon les projections, elle devrait
augmenter de 02 milliards de personnes au cours des trente prochaines années, passant de 7,7
milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050. Elle pourrait atteindre un nombre proche de 11
milliards d'individus vers l'an 2100, selon un nouveau rapport des Nations Unies publié en
2019. Il devient nécessaire de tenir compte des chiffres dans le but d’optimiser l’utilisation des
ressources phytogénétiques.
Cette espèce est essentiellement cultivée dans la région du Tell et la région sub-
saharienne. Elle est très tolérante au stress salin et à la sécheresse et peut être cultivée sur tous
les types de sols excepté les sols humides. Occupant une aire de répartition très vaste en Algérie,
cette espèce est sans doute d’une grande diversité morphologique.
Le caroubier qui tient son nom de la langue arabe El kharroub et connu par les
scientifiques sous le nom de Ceratonia siliqua. Cette espèce appartient au genre, Ceratonia
(Quezel ., 1963) est l'un des plus anciens arbres dans le monde. Il a été cultivé depuis le
néolithique autour du bassin méditerranéen où il est considéré comme une espèce importée. On
14
Introduction générale
le retrouve aussi dans les régions où le climat est identique à celui de la méditerranée (Batlle et
al., 1997) en étroite association avec l’olivier et le lentisque.
Le caroubier est un arbre rustique et résistant, il est très apprécié en ornement pour son
feuillage majestueusement sempervirent, et dans le reboisement des zones arides et dégradées
(Winer, 1980 ; Girolamo et Laura, 2002).
Hauteur à l’état sauvage et entre 10 et 15 mètres en culture. C’est une espèce à croissance lente,
mais avec une longévité importante allant jusqu’ à 200 ans (Rejeb et al., 1991 ; Batlle et Tous
J, 1997 ; Ait Chitt et al., 2007)
Cette étude fait suite aux précédents travaux réalisés par Kocherane., (2019). Elle vise à
explorer la variabilité intra-spécifique de la gousse et de la graine du caroubier dans la station
de Bouzeguène dans la Wilaya de Tizi-Ouzou par des mesures morphologiques et
biométriques.
- Dans le troisième et quatrième chapitre, les résultats obtenus ont été présentés
graphiquement et analysés par des outils statistiques. Ils sont discutés à la lumière
d'autres travaux ayant une relation directe avec la thématique de recherche
15
CHAPITRE I :
GENERALITE DU CAROUBIER
l
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
1. TAXONOMIE ET TERMINOLOGIE
Le caroubier (Ceratonia siliqua L.) doit son nom à la forme de ses gousses qui, une fois
arrivées à maturité, ressemblent à des cornes. Étymologiquement, le terme latin
Ceratonia provient du grec keratia qui signifie petite corne. Quant au nom d’espèce siliqua,
il désigne en latin, une silique c’est-à-dire une gousse. (Batlle et Tous J., 1997).
La dénomination vernaculaire du caroubier diffère d’une région à une autre dans le monde :
- Dans les pays francophones, il est dit : caroubier, carouge et/ou figuier d’Égypte.
- Dans les pays anglophones : carob et/ou locust bean.
- En Allemagne : Johannisbrotbaum.
- Dans les pays arabes : kharrub dérive de l’hébreu kharuv, le caroubier peut avoir aussi
une dénomination vernaculaire différente d’une région à une autre dans un même pays,
comme c’est le cas en Algérie où il est connu sous le nom de kharrûb par les
arabophones et tislighwa par les amazighophones.
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Le genre Ceratonia est considéré comme l'un des genres de légumineuses les plus archaïques
(Tucker, 1992). Les légumineuses sont des membres importants des régions tropicales,
subtropicales et végétations tempérées dans le monde. C'est l'une des plus grandes familles de
plantes à fleurs, et comprend 650 genres et plus de 18 000 espèces (Polhill et al., 1981).
Taxonomiquement, Ceratonia est complètement isolée de tous les autres genres de sa famille
(Zohary, 1973) , Hillcoat et coll ,(1980) et Tucker, (1992) considéraient la caroube comme un
vestige très isolé d'une partie de la famille des légumineuses aujourd'hui largement éteinte.
2. ORIGINE ET DISTRIBUTION
Le caroubier est une espèce ligneuse, qui a été domestiquée depuis le néolithique (4000
ans avant J.C.). Sa culture extensive date au moins de 2000 ans avant J.C. (Batlle et Tous J.,
1997). Elle est considérée comme étant l'une des espèces les plus importante du bassin
méditerranéen (Candolle et al.,1983 et Vavilov et al.,1951).
Hillcoat (1980) a suggéré que l’aire de répartition du caroubier à l'état sauvage est : la
Turquie, Chypre, la Syrie, le Liban, Israël, le sud de la Jordanie, l'Egypte, l'Arabie, la Tunisie
et la Libye et qu'il s'est déplacé par la suite vers l'ouest à un stade précoce.
On croit que le caroubier a été répandu par les grecs en Grèce et en Italie, puis par les
arabes et les berbères le long de la côte Nord-Africaine, dans le sud et l'est de l'Espagne, d'où
il a migré vers le sud du Portugal et au sud-est de la France.
Aujourd’hui, l’aire de répartition géographique du caroubier est plus vaste (Figure 02),
car on le trouve sur les cinq continents, surtout dans les régions où le climat est semblable au
climat méditerranéen. Généralement, la distribution des espèces arborescentes, telle que C.
siliqua est limitée par des stress liés aux froids (Mitrakos, 1981). Dans les zones basses
méditerranéennes (0 m-500m, rarement 900m d’altitude), le caroubier constitue une essence
dominante et caractéristique du maquis des arbres sclérophylles (Zohary et Orshan, 1959 ;
Folch et Guillen, 1981).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
L’aire de répartition du caroubier en Algérie est déterminée par les critères climatiques,
avec une altitude allant de 100 m à 1300 m dans les vallons frais qui le protègent de la gelée,
et une température comprise entre 5°C et 20°C et une pluviométrie de 80 mm à 600 mm/an
(Rebour, 1968). On le retrouve un peu partout dans les collines bien ensoleillées des régions
littorales ou sub-littorales : Sahel Algérois (Tipaza) Dahra, grande et petite Kabylie (Tizi-
Ouzou, Bejaia, Bouira) vallée de la Soummam (1074 ha) et de Oued–Isser, collines d’Oran et
des coteaux Mostaganem. À étage semi–aride chaud, plaines de Bône, Metidja et les vallées
intérieures (1054 ha). Il descend jusqu’à Boussaâda, mais n’y porte pas de fruit, et dans la zone
de Traras au Nord de Tlemcen (276 ha) (Zitouni, 2010). Il est fréquemment cultivé dans l’Atlas
Saharien et il est commun dans le Tell (Quezel et Santa, 1962). (Figure 03/04).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
3. DESCRIPTION BOTANIQUE
3.1. L’ARBRE
Ceratonia siliqua est un arbre ou arbuste sclérophylle, xérophytique, à feuillage
persistant (Emberger 1938, Quezel et al., 1963 et AEFCS, 1978). En condition propice, il peut
atteindre jusqu’à 17 mètres à l’état sauvage, et entre 10 et 15 mètres de hauteur en culture.
D’une circonférence de deux à trois mètre à la base du tronc.
Son bois de couleur rougeâtre est très dur, sa croissance est lente, mais, il a une durée de
vie pouvant aller jusqu’ à 200 ans, (Rejeb et al., 1991 ; Batlle et al., 1997 ; Ait Chitt et al.,
2007). Le caroubier pousse en changeant de direction au niveau des nouvelles branches, ce qui
donne à l’arbre un aspect enchevêtré.
Le climat méditerranéen, par ses étés chauds et secs et ses hivers doux et humide, permet
un bon développement de l’arbre. Le caroubier étant robuste, supporte des conditions
climatiques extrêmes allant jusqu’à -6 °C en courte durée. Il résiste également à de nombreux
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
jours de sécheresse.
Une exposition aérée, mais aussi abritée du vent est nécessaire à son bon développement.
La culture du caroubier réussit aussi bien en plaine que sur les coteaux. Le caroubier est présent
à une altitude allant de 0 à < 500m.
Bien que le caroubier ait été classé dans la famille des légumineuses, cependant, il n’a
pas été possible de démontrer qu’il possédait des nodules symbiotiques de Rhizobium excepté
dans un seul cas. En effet, selon Martins Loução et Rodríguez-Barrueco (1982), Martins-
Loução et al., (1996) et Hirsch et al., (2001), le caroubier est une légumineuse non nodulante.
Toutefois, Missbah et al (1996) ont pu isoler dans la région de Debdou (Maroc) des
souches de rhizobium nodulant le caroubier. Konate, (2007) réactiva et purifia la collection des
souches isolées par Missbah et al., (1996), ensuite, il procéda à un test d’authentification en les
inoculants sur deux accessions du caroubier (Marrakech et Taounate) cultivées dans des
conditions axéniques. L’examen du système racinaire des plantes, effectué à 2, 4 et 6 mois
après l’inoculation n’a montré aucune formation de nodosité. El Idriss et al., (1996) quant à
eux ont identifié des arbres plus récemment avec des nodules contenant des bactéries
considérées comme ceux du genre Rhizobium.
3.3. LE TRONC
Le caroubier est un arbre qui se développe et se maintient sur un seul tronc, épais et
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
robuste avec de clairs canaux de circulation de la sève associés aux racines les plus épaisses,
ce qui leur donne un aspect tortueux, particulièrement marqué chez certaines variétés
(Melgarejo et Salazar, 2003).
L’écorce est lisse et grise lorsque la plante est jeune, puis brune et rugueuse à l’âge adulte.
Son bois est de couleur rougeâtre et très dur (Ait Chitt et al., 2007 ; Melgarejo et Salazar, 2003)
puis brin-grisâtre Albanell, 1990 et brin selon Batlle et Tous J., (1997).
À l’âge adulte, le tronc est tortueux et sinusoïdal (figure 06) (Melgarejo et Salazar, 2003).
Ce dernier est généralement d’un diamètre moyen de 50 centimètres en fonction de l’âge de
l’arbre (Albanell, 1990). Sa circonférence à sa base est comprise entre 2 et 3 mètres (Ait Chitt
et al., 2007). À titre d'exemple, un sujet de 3m20 de circonférence a été observé dans la station
d’échantillonnage du village Sahel à Bouzeguène. (Voir figure 05).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Occasionnellement, chez les arbres cultivés et plus fréquemment chez les caroubiers
sauvages, le nombre de folioles peut être impair chez quelques feuilles (Albanell, 1990), de
formes ovales et entières, elles sont aussi légèrement échancrées au sommet.
Les feuilles sont de couleur vert foncé et luisant sur la face dorsale, et vert pâle à la face
ventrale (Figure 07) (Rejeb et al., 1991 ; Batlle et al., 1997 ; Ait Chitt et al., 2007). Elles sont
aussi sclérophylles et ont un épiderme supérieur monocouche très épais, ce qui les rend
résistantes à la sécheresse, mais peu tolérantes au froid (Biner et al., 2007).
Les cellules contiennent des composés phénoliques dans les grandes vacuoles, avec
d’importants dépôts de cires (Rejeb et al., 1995) réduisant la perméabilité cuticulaire et
protégeant ainsi la plante de la transpiration excessive (Baker et Procopiu., 1980).
Plusieurs études ont montré que les caroubiers peuvent maintenir leurs stomates ouverts,
et avoir une forte teneur en eau au niveau des feuilles, même en cas de faible disponibilité d’eau
dans le sol (Nunes et al., 1989). Ceci est permis par une réduction du potentiel hydrique des
feuilles en réponse à de faibles pertes d'eau (Lo Gullo et Salleo., 1988).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Figure 07 : Foliole de la feuille du caroubier à droite face dorsale à gauche face ventrale
(Photo prise sur internet).
Le caroubier ne perd pas ses feuilles en automne, mais seulement en juillet, et ce tous les
deux ans, et ne renouvelle ses feuilles que partiellement au printemps (avril et mai).
3.5. INFLORESCENCE
Initialement, les fleurs de caroubier sont bisexuelles, il y a suppression d’un axe durant
le développement et le fonctionnement des cellules pour aboutir à des fleurs mâles ou femelles
(Tucker, 1990a ; Ait Chitt et al., 2007).
Les fleurs naissent sur du vieux bois à partir de bourgeons floraux, volumineux et
caractéristiques du caroubier.
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Les fleurs femelles (Figure 10) sont constituées d'un pistil (06 mm/ 8,5mm) porté sur un
disque, et d’étamines rudimentaires, entourées de 05 sépales velus (Battle et Tous J, 1997).
L’ovaire est courbé, et composé de deux carpelles de 05 mm à 7 mm de long et contient
plusieurs ovules.
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Les fleurs mâles se composent d'un disque nectarien contenant 5 étamines avec un
filament délicat entouré de sépales velus. Il est aussi composé d’un pistil rudimentaire au centre
du disque (Aafi A, 1996).
Figure 11 : Inflorescence de fleur mâle sur un pied mâle. (Roger Prat et Jean-Pierre
Rubinstein, 2012).
Dans certains cas, il est possible d'observer des fleurs hermaphrodites, qui sont une
combinaison des deux types, elles contiennent un pistil et un complément de 05 étamines.
Les grains de pollen libérées par les anthères sont de forme sphéroïdale et sont
tétracolpates (Ferguson 1980). Le diamètre du pollen est de 28µm à 29 µm aux pôles et de
25µm à 28 µm à l'équateur (Ferguson 1980 ; Linskens et Scholten, 1980).
La morphologie florale du caroubier est très complexe, largement différente des cinq
types d’inflorescences :
Inflorescences mâles.
Inflorescences féminines.
Inflorescence hermaphrodite (Batlle et Tous J., 1997).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Les fleurs du caroubier apparaissent d’août à octobre (K. Ghédira · P. Goetz Lavoisier SAS,
2019). Il semble aussi que les fleurs de caroubier soient inhabituelles sans pétales (Battle et
Tous J, 1997).
3.6. LE FRUIT
3.6.1. LA GOUSSE
Le caroubier est apprécié pour son fruit appelé Caroube, qui est une légumineuse qui
contient entre 05 et 16 graines brunes, dures et divisées à l’intérieur par des cloisons pulpeuses
(Melgarejo et Salazar, 2003 ; Ait Chitt et al., 2007), (Figure 12).
Ce sont des gousses droites ou incurvées et indéhiscente. Les gousses ont une variabilité
morphologique importante, d’une longueur comprise entre 10 cm et 30 cm, de longueur et 1,5
cm à 3,5 cm de largeur et de 6 mm à 20 mm d'épaisseur.
Les gousses sont initialement de couleur verte avec une surface lisse à rides, qui, à
maturité devient coriace et se colore d’un brun foncé, rouge ou noir selon les cultivars (Figure
13), tout en gardant leur brillance. Elles sont sinueuses autour des bordures, aplaties, et
présentent un tissu pulpeux sucré et rafraichissant (Batlle et Tous J, 1997).
27
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
28
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
En valeur alimentaire, les caroubes sont similaires à la plupart des graines de céréale
(Nas, 1979). Elles présentent une valeur énergétique importante de l'ordre de 17.5 kJ/g de M.S
(Biner al., 2007). La pulpe a une teneur en sucre comprise entre de 48 % et 56 %, environ 500
g/kg (Petit et Pinilla, 1995). La caroube est composée principalement de saccharose, fructose
et glucose mais reste pauvre en lipides ou protéines (Leroy, 1929 ; Avallone et al., 1997).
(Tableau 01)
La pulpe est aussi composée de tannins, de cellulose et d'hémicellulose, ces deux dernièrs
composés lui confèrent au début de son cycle un aspect charnu différentiable d’une variété à
autre, ce qui présente un intérêt au moment de l’étude pomologique du fruit immature (état
vert) (Melgarejo et Salazar, 2003).
Saccharose 27-40
Fructose 3-8
Glucose 3-5
Lipides 0,4-0,6
Proteines 2-6
Cellulose/Hémicellulose 18
Tannins 18-20
On souligne également la présence de cinq acides aminés dans les extraits de gousses
(alanine, glycine, leucine, proline et valine) et (Charalambous et Papaconstantinou, (1966) ont
aussi rapporté la présence de (tyrosine et phénylalaninep).
Les fibres de caroube contiennent une quantité remarquable de tanins condensés, (16 %/
20% du poid sec). Elle est l'une des fibres alimentaires ayant la plus forte teneur en poly-
phénols (Papagiannopoulos, 2004).
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Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Élément mg
Potassium (K) 1100
Calcium (Ca) 307
Magnésium (M 42
g)
Sodium(Na) 13
Cuivre (Cu) 0,23
Fer (F) 104
Manganèse 0,4
(Mn)
Zinc(Zn) 0,9
3.6.2. LA GRAINE
Dans l’Antiquité, les graines de caroubes généralement de tailles et de poids régulier,
soit 0,20 g firent utilisées comme unité de mesure dans le commerce des pierres précieuses.
Leur nom est à l’origine du carat (emprunté à l’arabe qìrât), qui représentait le poids d’une
graine de caroube (Göhl, 1982).
Sur le plan morphologique, les graines sont ovoïdes, aplaties, biconvexes, rigides. Elles
sont lisses, dures et brillantes (Albanell, 1990) (Figure 15). Leurs couleurs diffèrent d’une
variété à une autre, elles peuvent être de couleur marron, rougeâtre, ou noir. Leur longueur et
30
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
leur largeur sont respectivement de 08 mm à 10 mm de longueur et 07 mm à 08 mm de largeur
(Batlle et Tous J, 1997). On compte de 05 à 18 graines par gousse qui sont séparées les unes
des autres par des cloisons pulpeuses.
Des travaux effectués dans plusieurs stations en Algérie sur la morphologie de la graine
ont démontré trois modalités de formes de graines ; en nombre dominant les graines de forme
arrondies concernent les échantillons prélevés à Sétif et Relizane. Quant aux graines de forme
ovale, elles étaient dominantes à Blida et elliptiques à Tipaza (Kocherane et al. , 2019).
La diversité de la couleur des graines de caroube (Ceratonia siliqua L.) pourrait avoir
une relation avec la dormance selon Zemmouri (2020) qui a mené une étude, qui consiste
précisément à évaluer les caractéristiques morphologiques des graines de neuf populations de
gousses de caroube algérienne du nord-ouest (Ceratonia siliqua L.). Une relation entre la
couleur des graines et la dormance des couches de la graine a été constatée. Quatre couleurs de
graines ont été identifiées au cours de cette étude : brun chocolat, brun clair, brun verdâtre et
brun jaunâtre.
L’étude a révélé que les graines de couleur claire (brun jaunâtre) ont montré une
dormance plus élevée que les autres graines, leur pourcentage maximum de germination étaient
de 2 % tandis que les graines avec une couleur brun chocolat, ne présentaient pas de dormance,
leur pourcentage maximum de germination était entre 80 % et 88 % sans aucun prétraitement.
Les caractéristiques histochimiques des couches de graines ont indiqué qu’il n’y avait
pas de différence anatomique entre les 04 couleurs de graines.
31
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
4. FLORAISON ET FRUCTIFICATION
Étant présent et répondu dans le paysage rural et urbain depuis des milliers d’années, il
est nécessaire d’étudier la reproduction biologique du caroubier.
D'après Batlle (1997), de nombreux aspects liés à la reproduction, tels que la floraison, la
pollinisation, la compatibilité entre les différents sexes ou encore entre les cultivars, ainsi que
la fructification restent largement inconnues. Plusieurs travaux ont été réalisés par Mc Lean
Thompson (1944), Russo (1954), Schroeder (1959), Meikle, (1977), Leshem et Ophir, (1977),
Haselberg (1988), Passos de Carvalho
(1988), Linskenset Scholten (1980), Retana et al. (1990, 1994), Bosch et al., (1996), Ortiz et
al. (1996) et Rovira et Tous K , (1996).
Le Ceratonia est un arbre dioïque et de type hermaphrodite occasionnel. Ainsi, les fleurs
femelles, mâles et hermaphrodites sont portées sur des pieds séparés. Le besoin de la
pollinisation et la fertilisation du caroubier ont été clairement montrées par Russo , (1954).
32
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Cette période de floraison dépend surtout des conditions climatiques. (Batlle et Tous J,
1997). Elle peut aussi être prolongée pour compenser ses aléas climatiques. Ceci permet de
garantir la pollinisation de certaines fleurs en période de beau temps et d'activité des insectes
(abeilles, mouches, guêpes et papillons nocturnes) qui assurent en grande partie cette dernière
(Retana et al., 1990, 1994 ; Rejeb et al., 1991 ; Ortiz et al., 1996)(Figure 18) mais elle peut aussi
être assurée par le vent (Passos de Carvalho, 1988; Batlle et Tous J., 1990).
Les fleurs des trois sexes sécrètent du nectar. Les volumes de nectar et de sucre, sont plus
importants chez les femelles. Concernant les fleurs mâles, quatre points semblent importants à
étudier :
- La quantité de pollen produit,
- La période d’émission,
- L’attraction à l’égard des insectes,
- Les qualités génétiques.
Les inflorescences femelles et hermaphrodites portent en moyenne entre 17 et 20 fleurs,
le nombre reste moins important chez le mâle, mais peu d’entre elles produisent une gousse, et
seulement une petite proportion d'inflorescences donne plus de deux fruits (Retana et al.,
1994). (Bosch et coll. 1996). Ce qui pourrait être expliqué par le taux élevé de giberellines
endogènes dans les feuilles et les inflorescences des caroubiers femelles que des caroubiers
mâles.
Chez le caroubier femelle, trois types de fleurs ont été définis suivant la forme de pistil.
S’agissant de la phénologie fructifère, le taux d’avortement des fleurs atteint 83 % chez les
types productifs. Une comparaison faite sur deux espèces locales dkar et lanta a démontré que
le taux de germination des semis d’origine "dkar" productif est plus élevé par rapport à celui
des semis d’origine "lanta".
33
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
- Le premier stade correspond à une croissance lente en automne et en hiver durant lequel
la gousse montre une légère augmentation du poids.
- Le deuxième stade correspond à une croissance rapide entre avril et août caractérisée
par une période d’activité de la gousse en début de printemps.
- Au troisième stade, la gousse s’accroît lentement, mûrit et se durcit en juin, change de
couleur en passant du vert au brun.
Ainsi, la gousse devient mûre après dix mois. Le caroubier est un arbre alternant. Cette
alternance est contrôlée génétiquement, mais elle peut être accentuée par des facteurs
climatiques et de stress ou des pratiques culturales inadéquates.
Bosch et coll, (1996) ont signalé un schéma similaire de croissance des gousses. La
gousse mûrit après environ 10 mois. Les gousses vertes sont beaucoup plus lourdes que les
mûres, contenant environ 70 % d'eau tandis que la teneur en eau des gousses à maturité est
d'environ 12 % à 18%.
La chute des fleurs de caroube et des jeunes fruits se produit principalement d'octobre à
décembre, puis ralentit en janvier et février et se produit rarement de juin à début d'août (Bosch
et al.,1996 ; Rovira et Tous J, 1996) ; Bosch et coll. (1996). Un gaulage des arbres est effectué
au mois de septembre, ce qui permet la chute des fruits qui ne se sont pas encore détachés par
abscission naturelle, les caroubes sont ensuite ramassées.
34
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
5. . ECOLOGIE
Le Caroubier dans son aire de répartition naturelle est une espèce typique de la flore
méditerranéenne caractéristique de l'étage thermo-méditerranéen, il pousse aussi bien dans les
régions chaudes et tempérées que subtropicales, le caroubier est un arbre qui tolère les zones
côtières chaudes et humides grâce à sa régulation hydrique efficace par ajustement stomatique,
sa structure et son anatomie foliaires (Catarino et al., 1981). La synthèse de la cire au niveau
des feuilles réduit la perméabilité cuticulaire et protège ainsi la plante de la transpiration
excessive (Baker et Procopiu,1980).
[Link], avec Olea europea var. sylvestris, et Pistacia lentiscus constituent l'une des
associations les plus caractéristiques de la zone basse de végétation méditerranéenne, cette
association est donc considérée comme une communauté climacique (Boudy, 1950 ; Rejeb et
al., 1991). Rejeb, (1995).
Le caroubier tolère des sols pauvres, sableux, limoneux, lourds, rocailleux, calcaires,
schisteux, gréseux et des pH compris entre 6,2 et 8,6 ; mais il craint les sols acides et très
humides (Baum, 1989 ; Sbay et Abrouch, 2006 ; Zouhair, 1996). Le caroubier est un arbre
rustique et résistant à la sécheresse, toute fois, il ne permet pas de culture commerciale à moins
qu'ils reçoivent au moins 500-550 mm/an, mais 350 mm de précipitations annuelles est
considérés comme suffisant pour sa fructification, si l’arbre est mal irrigué, ses fruits sont secs
et ridés, ayant peu de valeur commerciale, et les rendements sont très faibles.
Le caroubier ne peut pas résister à l'engorgement bien que le système racinaire est
généralement profond, les racines se développent dans des conditions stressantes pour explorer
les couches les plus profondes où l'eau peut être disponible, il peut donc survivre à de longues
périodes de sécheresse. En outre, les feuilles peuvent maintenir leur turgescence dans des
situations de sécheresse, en utilisant des stratégies différentes en fonction de la saison.
Sa sensibilité au gel est un grave problème dans cette culture. L'étendue des dégâts dus
au gel dépend de la température à l'intérieur du verger et l'état physiologique des arbres.
35
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
6. PRODUCTION
Le Ceratonia siliqua est connu depuis des milliers d’années et est cultivé en masse dans
tous les pays du monde où le climat est favorable à son développement.
La superficie totale de production de caroube dans le monde est d'environ 200 000 ha,.En
Europe (Espagne, Italie, Portugal et Grèce), environ 148 000 ha des surfaces sont cultivés, ce
qui représentent environ 74% de la superficie de culture mondiale et environ 70% de la
production mondiale (FAOSTAT, 2010). Les rendements sont estimés en moyenne à 310 000
t de caroubes destinées à la commercialisation, et ce, principalement en Espagne, Italie,
Portugal, Maroc, Grèce, Chypre, Turquie et Algérie. D’autres pays sont aussi producteurs, mais
en quantité moindre tel que l’Australie, l’Afrique Du Sud et la Californie.
Malgré des chiffres très satisfaisants, la production de caroube est en forte régression
depuis ces 50 dernières années. (Tableau 03)
36
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Tunisie; 869
Algérie; 3655
PAYS PRODUCTEUR
Gréce; 13337
Turquie; 13985
1
Portugal; 21736
Maroc; 21941
Italie; 31486
Espagne; 35731
D’après Batlle, (1997), cette diminution est due aux prix bas associés à l'agriculture, à la
mécanisation et au développement de l'aménagement du littoral.
Les rendements dépendent aussi des conditions du milieu, des cultivars, de l’année et des
soins culturaux. Dans des conditions favorables, certains sujets isolés peuvent produire jusqu’à
1000 kg/an. Un effet de saison est aussi observé sur les récoltes, qui dans la région de
Bouzeguène varient entre 05 et 50q / arbre. Ce phénomène est naturel, mais il peut aussi se
produire à la suite d’accidents physiologiques comme la réduction de la nouaison.
Avec 2 176 t, en 2012 l’Algérie, malgré son vaste territoire et son climat favorable reste
loin derrière ses voisins marocains, italiens et espagnols. Selon les statistiques fournies par
l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), en 2000 la
surface cultivée était de l’ordre de 1 210 ha pour une production de 3 952 t, douze ans plus tard,
la surface s’est rétrécie à 821 ha et 3 136 t en 2012. (Tableau 04). Cette régression est
essentiellement due aux feux de forêts et l’abandon de cette culture à cause de la présence
terroriste dans les montagnes.
37
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
7. UTILISATIONS
Le caroubier est un arbre zéro déchets. Il est ainsi considéré comme l’un des arbres fruitiers
et forestiers les plus performants (Aafi, 1996). Malheureusement il est dévalorisé, peu cultivé
et sous-exploité.
7.6. L’ARBRE
Le caroubier est un arbre très utilisé en ornement et en ombrage (Batlle et al., 1997), il
est aussi utilisé comme brise-vent pour la protection des vergers des aléas climatiques, (NAS
1979 ; Esbenshade et Wilson, 1986), il pourrait même être utilisé pour amortir le bruit des
usines, des routes et des chemins de fer grâce à son feuillage dense.
Étant un arbre robuste, il est souvent utilisé pour le reboisement et la reforestation des
zones affectées par l’érosion et la désertification (Boudy, 1950 ; Rejeb et al.,1991 ; Biner et al.,
2007).
7.7. LE BOIS
C. siliqua est un arbre rustique, son bois lourd, de couleur rougeâtre, dur à grains serré
est très convoité et souvent utilisé dans la fabrication de meuble ou d’autres ustensiles en tous
38
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
genre (Batlle et al., 1997). Le bois du caroubier était traditionnellement utilisé pour faire du
charbon de bois à combustion lente. (Hariri A, Ouis N, Sahnouni F, [Link], 2009).
Le caroubier est une plante mellifère : le miel produit à partir des fleurs de caroubier est de
bonne qualité.
La caroube se compose à 90% d’une pulpe enveloppant des graines régulières qui
représente 10% de la composition. Les gousses sont utilisées pour l’alimentation des animaux
ruminants (Louca et Papas, 1973) ou non ruminants (Sahle et al., 1992). Il semble aussi que la
farine de caroube soit un produit parfaitement adapté à l’alimentation des porcelets (Lizardo R,
Cañellas J, Mas FD, et al., 2002). Son incorporation dans les régimes s’avère très utile dans le
soutien de la consommation, de la croissance et de la santé en post-sevrage.
La caroube est aussi une source bon marché d’hydrates de carbone pour la production de
bioéthanol, (Lee et al., 1990 ; Janv. et Euroduna, 2000 ; Vourdoubas et al., 2002 ; Biner et al.,
2007).
39
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
qui sera broyée en différentes tailles selon la destination final (aliment ou denrées alimentaires)
( Battle et al., 1997).
Les graines quant à elles, ont un pelage dur qui doit être éliminé par traitement acide ou
torréfaction. Les graines décortiquées sont ensuite divisées : l’endosperme est broyé pour
produire de la gomme, et les germes, sont broyés et séchés pour faire de la farine de germe de
caroube ( Battle et al., 1997 ).
7.10. LA PULPE
La pulpe sucrée de la caroube est employée depuis longtemps comme nourriture de bétail
à côté d’autres aliments comme la farine d’orge (Ait Chitt et al.,2007).
Les gousses de caroube après les avoir débarrassées de leurs graines, sont séchées,
torréfiées et moulues afin d’obtenir une poudre fine pour une utilisation comme farine en
nutrition humaine.
La farine de caroube présente des avantages par rapport au chocolat, car elle contient
moins de calories, de caféine et de théobromine (Whiteside 1981 ; Craig et Nguyen, 1984). Sa
saveur n'est pas aussi riche que le chocolat noir, mais elle se rapproche du chocolat au lait. Elle
40
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
est aussi incorporée comme ingrédient dans certaines préparations telles que les gâteaux, les
bonbons, les crèmes glacées, boissons ou encore la farine lactée (Youssif et al., 2000 ; Makris
et Kefalas, 2004 ; Dakia et al., 2007).
À titre d’exemple en Egypte, on extrait des fruits de caroube un sirop qui est employé
pour confire les fruits. Les Arabes quant à eux fabriquent à partir de la pulpe une boisson
alcoolisée. Les Kabyles fabriquent à partir du fruit un plat appelé tomina (Bonnier, 1990) ou
plus précisément “Ademine”, un plat préparé à base de farine de caroube, d’huile d’olive et de
sucre qui est souvent servi pour des occasions spéciales et qui reste très apprécié.
La pulpe de caroube est aussi connue pour ses vertus médicinales. De nombreuses études
cliniques ont souligné l’efficacité de la poudre de caroube dans le traitement des diarrhées
aiguës infantiles (Serairi et al., 2000). Ces études viennent appuyer celle de Loeb, (1989) qui
affirme que chez des enfants âgés de trois à vingt-quatre mois, le poids de l’enfant s'améliore
plus vite après l’administration de la poudre de caroube par voie orale. Rejeb, (1995) quant à
lui a recommandé la pulpe contre la tuberculose pulmonaire et les affections des bronches.
41
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
Son pouvoir nématicide à été démontré par les travaux d’El Allagui et al., (2007) qui est
dû à sa teneur en composés phénoliques. La caroube possède aussi selon Ben Hsouna et al.,
(1986). Une activité antimicrobienne et antioxydante.
7.11. LA GRAINE
Un tiers de la graine est constitué de gommes, qui est obtenu à partir du noyau après
élimination de la couche et du meulage. Cent kg de graines donnent en moyenne 20 kg de
gomme sèche pure (Jones, 1953). La gomme de caroube (CBG) ou gomme de caroube (LBG)
reste le produit le plus utilisé dans la gousse. Cette gomme provient de l'endosperme de la
graine et elle est chimiquement un polysaccharide et un galactomannane (Biner et al., 2007 ;
Avallone et al., 1997) dont la structure des chaînes, en fait un additif très demandé dans le
domaine agroalimentaire, connu sous le code normalisé E 410, Elle est aussi très appréciée au
Sénégal pour la fabrication d’un condiment aromatique appelé nététu (Ndir et al.,2000).
Par son aspect mucilagineux, la gomme de caroube est utilisée dans une large gamme de
produits commerciaux comme épaississant, stabilisant, liant, gélifiant ou agent dispersant. Le
CBG entre dans la composition de plusieurs produit agroalimentaire tel que : glaces, soupes,
sauces, fromage, tartes aux fruits, viandes en conserve, confiserie, produits de boulangerie et
aliments pour animaux de compagnie. (Batlle et al., 1997).
Mais l’utilisation de CBG ne s’arrête pas qu’au domaine de l’agro-alimentaire, il est aussi
utilisé dans le domaine du cosmétique pour sa capacité à former une solution très visqueuse, à
une faible concentration en raison de ses propriétés épaississantes, émulsifiantes et stabilisantes
(Multon, 1984 ; Goycoola et al., 1995 ; Batlle et al.,1997) et cela pour la fabrication de savon,
de dentifrice ou de crème en tous genre (Calixto et Canellas, 1982). Dans le secteur
pharmaceutique, il est souvent inclus dans la composition des médicaments, des sirops...Etc. Il
est aussi très convoité pour ses propriétés amincissantes dans les préparations alimentaires
diététiques, pour diminuer l’apport alimentaire dans le traitement de l’obésité, et en cas
d’insuffisance rénale chronique, elle retiendra dans le tube digestif, l’urée, la créatinine, l’acide
urique, l’ammoniaque et les phosphates provocant ainsi un abaissement important et bénéfique
du taux d’urée dans le sang (Berrougui, 2007).
42
Chapitre I : Généralités sur le caroubier
43
CHAPITRE II :
MATERIEL ET METHODES
Chapitre II : Matériel et méthodes
1. ZONE D’ETUDE
Son relief est montagneux avec des terrains accidentés, ses altitudes varient entre 500 et
plus de 1500 mètres au col de Tizivart (le plus haut sommet de la daïra de Bouzeguène).
Températures(C°)
40
50
20
0 0
JanvFévrMars Avr Mai Juin Juil AoutSept Oct Nov Dec
Le diagramme ombrothermique de Gaussen et Bagnouls nous montre que la période sèche dans
la région de Bouzeguène est comprise entre la mi-mai et la mi-septembre.
45
Chapitre II : Matériel et méthodes
- Étude qualitative : la couleur de la gousse (basées sur des observations à l'œil nu).
- Étude quantitative : longueur, largeur, épaisseur de la gousse, le poids de la gousse
pleine et vide et le poids des graines
Mesure de la caroube : On détermine la couleur des gousses des caroubes, puis on mesure
la longueur(Lg), la largeur (lg) et l’épaisseur (ép.) de la caroube (cm) à l’aide d’un pied à
coulisse et cela en écartant ses becs, puis ramener la coulisse pour que ces derniers pincent la
gousse de manière uniforme et légère.
46
Chapitre II : Matériel et méthodes
Pesé de la caroube et des graines : Dans un premier temps, les gousses encore pleines
sont déposées individuellement sur une lentille afin de déterminer le poids de chacune. Par la
suite, ces dernières sont manuellement décortiquées puis vidées (les graines sont comptées)
afin de déterminer à nouveau leur poids à vide (les débris engendrés lors du décorticage seront
inclus à la pesée). Afin d’obtenir un résultat fiable, une balance de précision a été utilisée. Cette
dernière est nettoyée après chaque pesée et remise à zéro avant une nouvelle.
Figure 22 : Photos des différentes étapes de peser des paramètres (PGP, PGV, PG) avec
une balance de précision.
Les données suivantes sont soumises à une analyse statistique effectuée avec le logiciel R.
47
CHAPITRE III :
ANALYSES ET RESULTATS
Chapitre III : Analyses et résultats
Sur le plan qualitatif, nous avons étudié une seule variable qui est la couleur de la gousse
nous avons quatre couleurs distinctes. Le brun, le brun rougeâtre, le brun clair et le brun jaunâtre.
Le diagramme ci-dessous nous montre que les gousses de couleurs brun foncé sont
représentées avec une proportion importante 50% ce qui représente la moitié de l’effectif.
L’autre moitié est représentée à 25% par les gousses de couleur brun rougeâtre, 17% par les
gousses de brun jaunâtre, et la catégorie ou le nombre d’effectif est le plus petit sont les gousses
de couleur brun jaunâtre avec 08%.
120
nombre de gousse par couleur
100
80
60
40
20
0
brun foncé brun rougatre brun clair brun jaunatre
Couleurs des variétés identifiées
Résultat :
En s’appuyant sur le diagramme, quatre couleurs des gousses ont été retenues. Nous
constatons une importante hétérogénéité, des gousses de couleur brun foncé, brun rougeâtre,
brun clair, brun jaunâtre avec une dominance de la couleur brune foncé à 50%.
49
Chapitre III : Analyses et résultats
La valeur moyenne globale de la longueur des gousses est de 11,87 cm.l’A 01 enregistre la
valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 15,15 cm. La valeur moyenne minimale (9,02
cm) est observée chez l’A10.
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée par
la ligne dans la boîte), la distribution de la longueur des gousses est hétérogène au niveau des
variétés à l’exception de A11/A2/A3/A7/ A9 ou une homogénéité de distribution du paramétré
mesuré est observé.
Néanmoins, la distribution entre les pieds est hétérogène pour la longueur de la gousse.
50
Chapitre III : Analyses et résultats
La valeur moyenne globale de la largeur des gousses est de 2,17 cm. L’A 08 enregistre la
valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 2,92 cm. La valeur moyenne minimale (1,54
cm) est observée chez l’A 10.
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée
par la ligne dans la boîte), la distribution de la largeur des gousses est plus au moins homogène
pour ce caractère.
51
Chapitre III : Analyses et résultats
La valeur moyenne globale de l’épaisseur des gousses est de 0,64 cm. L’ A 07 enregistre
la valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 0,88 cm. La valeur moyenne minimale (0,41
cm) est observée chez l’ A 02.
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée
par la ligne dans la boîte), la distribution de l’épaisseur des gousses est hétérogène pour ce
caractère.
52
Chapitre III : Analyses et résultats
La valeur moyenne globale du poids des gousses pleines est de 10,98 g. L’ A 01 enregistre
la valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 19,28 g. La valeur moyenne minimale est de
5,03 g, elle est observée chez l’A10.
L’analyse statistique des données révèle des différences très hautement significatives du
poids de la gousse pleine. Les tests post hoc révèlent quatre groupes homogènes (voire
annexes).
53
Chapitre III : Analyses et résultats
Néanmoins, la distribution entre les pieds est hétérogène pour la longueur de la gousse.
La valeur moyenne globale du poids des gousses vide est de 9,03 g. L’A 01 enregistre la
valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 16,12 g. La valeur moyenne minimale (3,51 g)
est observée chez l’A 10.
L’analyse statistique des données révèle des différences très hautement significatives du
poids de la gousse vide. Les tests post hoc révèlent quatre groupes homogènes.
54
Chapitre III : Analyses et résultats
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée
par la ligne dans la boîte), la distribution du poids des gousses vides est hétérogène au niveau
des variétés à l’exception de la A17 et de la A12 ou une homogénéité de distribution du
paramétré mesuré est observé.
Néanmoins, la distribution entre les pieds est hétérogène pour le poids de la gousse
vide.
La valeur moyenne globale du nombre de graines est de 10,60 graines par gousse. L’ A
06 enregistre la valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 12,06 graines. La valeur
moyenne minimale (7,81 graines) est observée chez l’ A 7.
L’analyse statistique des données révèle des différences hautement significatives du nombre
de graines par gousse. Les tests post hoc révèlent trois groupes homogènes.
55
Chapitre III : Analyses et résultats
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée
par la ligne dans la boîte), on observe que la médiane au niveau des boîtes à moustaches est
proche les unes des autres, elle est d’ailleurs égale chez l’A3 et A4 ce qui nous montres que les
valeurs sont très proches les unes des autres, la distribution du paramètre mesuré est homogène
chez la variété P7 et A12.
Néanmoins, la distribution entre les pieds est hétérogène pour le nombre de graines par
gousses.
La valeur moyenne globale des graines par gousses est de 1,74 g. L’A1 enregistre la
valeur moyenne maximale qui est de l’ordre de 2,36 g. La valeur moyenne minimale est de
1,32 g observée chez l’A11.
56
Chapitre III : Analyses et résultats
Résultat
En s’appuyant sur le graphique et plus précisément sur la médiane (qui est représentée
par la ligne dans la boîte), on observe une égalité de la médiane chez l’A10 et A11, la
distribution de poids des graines par gousse est hétérogène au niveau des variétés à l’exception
de A5 et de A6 ou une homogénéité de distribution du paramétré mesuré est observé.
Néanmoins, la distribution entre les pieds est hétérogène pour le poids des graines par
gousses.
Corrélation
Les résultats de la matrice de corrélation (tableau 05), révèlent de forte corrélation positive
entre certaines variables entre :
57
Chapitre III : Analyses et résultats
58
Chapitre IV :
Discussion
Chapitre IV : Discussion
Discussion
La caractérisation des ressources génétiques des fruits par l'analyse de la morphologie
des plantes est l'approche la plus simple et la plus facile (Ercisli et al., 2012 : Butiuc-Keul et
al., 2019 ; Fazenda et al., 2019), car les marqueurs morphologiques, tels que le mode de
croissance, la couleur des fruits et des graines, le poids des fruits et des graines, la forme des
fruits et des graines, les dates de récolte, le goût, la hauteur de la plante, la réponse aux
maladies, etc., sont évalués visuellement. Tous ces caractères sont généralement notés
rapidement, simplement et sans équipement de laboratoire (Bhat et al., 2010).
Le caroubier (Ceratonia siliqua L.) présente une forte variation génétique des caractères
morphologiques et agronomiques. Pour les experts, ces traits agros morphologiques permettent
de différencier le caroubier du type sauvage du type cultivar. (Marakis et al., 1988 ; Tous J et
al., 1995 ; Tous J et al., 1996 ; Batlle et Tous J, 1997 ; Gharnit et al., 2001).
La présente étude nous montre des différences morphologiques significatives entre les
pieds , sur le plan qualitatif, la couleur des gousses montre une importante variabilité entre les
variétés, quatre couleurs ont été enregistré ; le brun foncé dominant à 50%, suivit du brun
rougeâtre à 25%, le brun clair à 17%, et enfin brun jaunâtres 8%).
Les couleurs de gousses brun foncé, brun clair et brun rougeâtre ont déjà été signalée
chez certains cultivars et génotypes de caroube (Batlle et Tous J, 1997 ; Chitt et al., 2007), les
mêmes couleurs sont enregistrées par Kocherane et al., (2019) chez certaines provenances
algériennes (Sétif, Jijel, Relizane, Annaba, Tipaza, Blida et Tlemcen).
Au Maroc, cette diversité s’est relevée être plus importante avec sept différentes couleurs
de gousses : Marron (gousses d'Akchort et Demnate), Marron clair (gousses de Taourirt),
marron foncé (gousses d'Essaouira), brune (gousses d'Aïn Safa), brun foncé (gousses
d'Ouazzane), acajou (gousses d'al Houceima) est chocolatée (gousses de Sidi Bou humane).
(Koudane, 2007).
Sur le plan quantitatif, des variations importantes ont été dessellées, les moyennes
obtenues pour la longueur, la largeur, l’épaisseur et le poids de la gousse pleine sont de 11,86
cm ; 2,16 cm 0,63 cm, et 10,97 mg respectivement. Ces valeurs ont été comparées à celles
d'autres pays du bassin méditerranéen. La Malfa et coll, (2012) ont étudié les caractéristiques
morphologiques et technologiques de huit cultivars de caroube cultivés en Sicile, en Italie, et
ont rapporté le poids moyen, la largeur, la longueur et l'épaisseur des gousses de 13,7 g–33, 4 g,
19,3 mm / 26, 8 mm, 14,9 cm–22, 9 cm et 6,8 mm / 14,0 mm, respectivement.
60
Chapitre IV : Discussion
Barracosa et coll, (2007) quant à eux, ont signalé que la moyenne de ces variables pour
15 cultivars de caroube du Portugal, est respectivement de 13,20 g à 26,39 g ; 16,16 mm / 23,38
mm ; 12,95 cm / 20, 35 cm et 7,19 mm/ 10, 86 mm. Les valeurs les plus élevées, le poids (14,88
g), la longueur (15,83 cm) et la largeur des gousses (21,10 mm) sont enregistrés chez les
populations d’Espagne. (Albanell et coll, 1991).
Les valeurs moyennes des longueurs (17,1 cm) et des largeurs (22,7 mm) ont été
enregistrées au Maroc (Russo et Polignano, 1996). D’autres valeurs ont été enregistrées chez
d’autres populations du Maroc et sont respectivement de l’ordre de 13,5 cm, 19,5 mm et 6,9
mm (Gharnit et coll, 2006).
En Tunisie, dix-neuf populations de caroube dans différents sites ont été étudiées pour
évaluer leurs variabilités génétiques sur la base des mesures des gousses et des grains. La
moyenne des principales valeurs morphologiques descriptives des gousses était, le poids (16,39
g), la longueur (168,9 mm), la largeur (20,5 mm), l'épaisseur centrale (5,8 mm)
(Barracosa.2007)
Au Liban, Haddarah et al., (2013) ont enregistré que le poids (8,93–36, 85 g), la longueur
(11,42 / 24, 25 cm), la largeur (17,30/ 27, 40 mm) et l'épaisseur des gousses (4,8/ 9, 2 mm) sont
observés chez le caroubier sauvage.
Concernant le nombre de graines par gousse, la moyenne est de 10, 59 ce qui se rapproche
des résultats obtenus chez les autres variétés, pour le poids des graines la moyenne est de 1,79g.
Barracosa et coll, (2007) ont indiqué que le poids total des graines parmi 15 cultivars de
caroube au Portugal est de 1,83 à 2,99 g. tant dit qu’au Marco, Gharnit et coll, (2006) ont
rapporté que le poids total moyen des semences est de 1,88 et 28 g. Boublenza et coll, (2019)
ont étudié les caroubes d'Algérie et déterminé le poids total des graines à 0,98/ 2, 30 g.
Nos résultats semblent être inférieurs aux résultats obtenus dans les pays européens, et
Maghrébins. Néanmoins, ils restent dans la moyenne et en accord avec les études
susmentionnées. Les principaux critères de sélection des caroubes sont traditionnellement
concentrés sur la grande taille des gousses, la forte teneur en pulpe et en sucre. La taille des
gousses de caroube est également importante pour résister aux vents violents au printemps afin
61
Chapitre IV : Discussion
Pour ce qui est des corrélations, elles sont importantes et fortes entre les paramètres
quantitatifs. La longueur est le paramètre qui se corrèle le mieux avec les autres paramètres
(longueur des graines, épaisseur des graines, poids des gousses pleines, poids des gousses vides,
nombre de graines par gousses, poids des graines). Mais il semble que la corrélation la plus
forte soit celle de la longueur de la gousse et du poids de la gousse pleine qui est de l’ordre de
(r=0,72). On distingue aussi une corrélation positive et importante entre le nombre de graines
par gousse et poids des graines (r=0,71).
Une corrélation négative importante est enregistrée entre le nombre de graines dans la
gousse et l’épaisseur (r=-0,96),
Cette tendance est en accord avec Carlson et al., (1986) qui n’a observé aucune relation
apparente, Au Liban, les résultats obtenus montrent que les gousses les plus longues, les plus
lourdes avec un volume élevé et un indice de taille élevée ont les nombres de graines les plus
importantes, de plus, le rendement de graines est négativement corrélé à la largeur des gousses.
Nos résultats sont en accord avec ceux de Barracosa et coll, (2007).
Les analyses de corrélation établies par variété ont fourni une compréhension spécifique
de la façon dont les caractéristiques des fruits et des graines se corrèlent de manière globale.
Cette approche peut être utile pour le développement d'un programme de sélection, visant à
augmenter le rendement en graines, l'épaisseur des graines, le poids individuel et total des
graines par fruit, caractéristiques qui sont déterminantes pour améliorer l'exploitation
industrielle de la caroube.
La plupart des paramètres mesurés ont montré des différences significatives qui indiquent
une grande diversité génétique, nous supposons que cette diversité est due aux facteurs
biotiques et abiotiques, la tendance observée est également en accord avec les auteurs qui ont
réalisé des études similaires observées parmi les populations tunisiennes.
Les facteurs environnementaux ont également été suggérés comme source possible de
diversité chez la caroube. De même, Haddarah et al., (2013) ont observé chez les variétés
Libanaises un effet latitudinal et longitudinal sur les caractères des gousses et des graines. Le
type et l'origine géographique des arbres peut-être aussi pris comme source de variation.
62
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Conclusion générale
Les résultats obtenus dans notre étude basée sur l’étude de la variabilité intra-spécifique
la gousse de Ceratonia siliqua L. Dans le village de Sahel, région de Bouzeguène, Tizi-
ouzou, montre une importante diversité des caractères biométriques et de certains traits
qualitatifs des gousses et des graines du caroubier.
Cette diversité au sein de la population pourrait servir de base pour de futures études permettant
l’établissement de programme d’amélioration génétique.
- Compléter ce travail sur un nombre important d’arbres et de variétés afin d’avoir une
meilleure estimation des caractères étudiés ;
- Compléter cette étude en tenant compte des autres caractères qualitatifs (forme de la
gousse et graine, aspect de la gousse et graine et ceci afin de mieux caractériser cette
espèce ;
- Enrichir cette étude par d’autres marqueurs biochimiques et moléculaires pour une
meilleure approche des variétés ;
- Prendre en considération l’influence d’autres facteurs biotiques et abiotiques tels le
genre, type de sol, altitude, exposition…etc pour peuvent être des sources potentielles
de variation des paramètres étudiés.
63
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques
Références bibliographiques
Aafi A. (1996), Note technique sur le caroubier (Ceratonia sili-qua L.) Centre Nationale de
la Recherche Forestière, Rabat(Maroc), pp. 10
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GLOSSAIRE
Glossaire
Glossaire
Dénomination vernaculaire : Langue parlée seulement à l'intérieur d'une communauté
en général réduite.
Sempervirent : Se dit des plantes qui portent des feuilles vertes toute l'année.
Paripennées : Se dit des feuilles pennées qui se terminent au sommet par deux folioles
opposées. (Ce type de feuilles est très rare.)
Pennatinervées : Dont les nervures sont disposées comme les barbes d'une plume
alternes.
Pétiole : Partie de la feuille, généralement rétrécie, qui unit le limbe à la gaine chez les
plantes dicotylédones. (C’est la « queue » de la feuille. Les feuilles sans pétiole sont
dites sessiles.)
Rachis : En botanique, le rachis qualifie un axe supportant de part et d'autres des
organes entiers, fleurs, folioles, pennes, etc. Il est un axe supportant les pennes des
frondes, les folioles des feuilles ou les fleurs de certaines inflorescences (grappe).
Hypo stomates : Ayant des stomates bien évolué.
Potentiel hydrique : Le potentiel hydrique est la mesure du pouvoir de l'eau à quitter
cette solution, pour passer vers une solution de potentiel hydrique inférieur.
Bisexuelles : concernant les deux sexes.
Bourgeons : Excroissance qui apparaît sur certaines parties des végétaux, et qui par la
suite donne naissance à tous aux feuilles, aux fleurs, aux fruits et aux branches. Il existe
différents types de bourgeons.
Ascendant axillaires : Qui va en montant, en progressant.
Pentamères : Se dit d'une fleur, d'une étoile de mer ou de tout autre organe ou organisme
à symétrie radiale d'ordre cinq.
Calice : Verticille externe ou unique de la fleur, formé de pièces le plus souvent vertes
(sépales) et assurant la protection des autres verticilles dans le bouton floral.
Pourpre : nom masculin d’une couleur.
Corolle : Objet dont la forme circulaire rappelle l'ensemble des pétales d'une fleur
ouverte
Pistil : Organe femelle des plantes à fleurs.
Lobes : Est une division arrondie et peu profonde du limbe d'une feuille ; ou encore, il
forme une division d'une feuille ou d'autres organes, dont le format est plus grand qu'une
dent (voir denté) et dépourvu de tige distincte.
Rudimentaire : Se dit d'un organe réduit, plus ou moins complètement atrophié. (Par
exemple doigts latéraux du cheval, appendice cæcal de l'homme.).
Glossaire
Hermaphrodites : Se dit d'une fleur ayant à la fois étamines et pistil, d'un individu
végétal ou animal, d'une espèce ou d'un être humain présentant les caractères de
l'hermaphrodisme.
Anthères : Partie supérieure fertile de l'étamine des fleurs, où se forment les grains de
pollen, et qui s'ouvre à maturité par déhiscence en libérant ces derniers.
Sphéroïdale : Se dit de la forme arrondie d'un constituant de structure.
Polygame : Se dit des plantes qui, sur le même pied, portent des fleurs bisexuées ainsi
que des fleurs mâles et/ou femelles.
Incurvées : Courber quelque chose de dehors en dedans.
Indéhiscentes : Se dit d'un fruit qui ne s'ouvre pas spontanément.
Sinueux : Qui forme, dessine une série de courbes et de replis.
Gustatives : Qui relève du goût.
Tannins, : Substance amorphe très répandue dans le bois, l'écorce, les feuilles et/ou les
racines de nombreux végétaux, apte à transformer la peau en cuir.
Hémicellulose : Substance contenue dans la membrane des cellules végétales, soluble
dans les alcalis et souvent associée à des gommes ou à des mucilages.
Pomologique : Partie de l'arboriculture qui traite de la connaissance des fruits
comestibles.
Biconvexes : Qui offre deux faces convexes opposées.
Histochimiques : Partie de l'histologie qui étudie les substances chimiques contenues
dans les cellules et les tissus.
Antioxydants : Un antioxydant est un agent qui empêche ou ralentit l'oxydation en
neutralisant des radicaux libres.
Un polysaccharide : Désigne des macromolécules formées par la polymérisation de
glucides simples ou oses, Les polysaccharides sont des biomolécules formées par
l'union d'un grand nombre de monosaccharides.
Tégument : Enveloppe entourant l'ovule, puis la graine. (
Embryon : Très jeune organisme animal ou végétal vivant encore à l'état enclos, nourri
soit par l'organisme maternel, soit à partir de réserves nutritives, et n'ayant pas encore
tous les organes nécessaires à une vie libre.
Cotylédons : Organe embryonnaire commun à toutes les espèces de plantes à graines.
Dioïque : Se dit des espèces végétales (chanvre, dattier, mercuriale, lychnis) composées
de pieds mâles et de pieds femelles séparés.
Glossaire
Stigmates : Chez les angiospermes, partie supérieure terminale du pistil, souvent élargie
et visqueuse, sur laquelle les grains de pollen sont retenus et amenés à germer.
Anthères : Partie supérieure fertile de l'étamine des fleurs, où se forment les grains de
pollen, et qui s'ouvre à maturité par déhiscence en libérant ces derniers.
Phénologie : Étude scientifique des variations (durée, époque, etc.) Que les divers
climats font subir à la floraison et à la feuillaison des végétaux.
Hétérozygotie : Se dit d'un individu dont les allèles (gènes de même fonction, situés au
même niveau et portés sur les chromosomes d'une même paire) sont différents.
Brindilles : Très petit rameau ligneux, généralement terminal.
Rameaux : Branche de second ordre des arbres, des plantes herbacées. (Un rameau peut
être axillaire [né à l'aisselle d'une feuille] ou terminal ; en arboriculture fruitière, les
rameaux à bois ne portent que des feuilles, les rameaux mixtes donnent naissance à la
fois à des feuilles et à des fleurs.).
Engorgement : Qui a l'aspect ou les propriétés d'un schiste, qui est constitué de schistes.
Antiprolifératif : Produit qui empêche la prolifération d'un phénomène.
Hypocholestérolémiant : Médicament capable de diminuer une hyperlipidémie
(augmentation du taux des lipides dans le sang).
Escherichia coli : L'Escherichia coli (E. Coli) est une bactérie qu'on retrouve
naturellement au sein de la flore intestinale.
Staphylocoques : Les staphylocoques sont des bactéries impliquées dans des
pathologies variées et de degrés de gravité divers.
Vibrion : Bactérie en forme de bâtonnet recourbé en virgule, muni à son extrémité d'un
ou de plusieurs cils qui lui confèrent sa mobilité.
Cholérique : Relatif au choléra ; atteint du choléra.
Maladie cryptogamique : Maladie des plantes due à un champignon microscopique
(mildiou, oïdium, rouilles, blancs, caries, charbons, piétin, ergots, etc.).
Appâts : Produit qui sert pour attirer le gibier, le poisson, et qui se fixe sur le piège
même, sur l'hameçon.
Source : Larousse 2019
Résumé
Le caroubier (Ceratonia siliqua L.) est un arbre connu et cultivé depuis des millénaires, les
avantages et les bienfaits de son fruit on fait de lui un arbre très apprécié dans les pays du pourtour
méditerranéens. En Algérie, le caroubier est en danger ! Il est peu valorisé et est souvent délaissé par
les autorités, la perte de son terrain est de plus en plus importante.
Les résultats après avoir été soumis à une étude statistique ont montré une grande hétérogénéité
de ces paramètres, et de ce fait une importante variabilité intra-spécifique. Cette diversité pourrait être
avantageuse pour la mise au point de nouvelles variétés avec des critères agronomiques et
technologiques.
Le caroubier est une espèce importante sur le plan socio-génomique et environnemental, il est
donc nécessaire de la valoriser et de la protéger pour le bien des générations à venir.
Mots clé :
Abstract
The carob tree (Ceratonia siliqua L.) is a tree known and cultivated for thousands of years, the
advantages and benefits of its fruit have made it a very popular tree in the countries surrounding the
Mediterranean. In Algeria, the carob tree is in danger! It's neglected by the authorities, the loss of ground
is more and more important.
In my theme, I looked at the morphological variability of the pod and the seed in the Bouzeguène
station, by a study of the qualitative parameters (color), but also quantitative (length, width, thickness
of the pod, weight of the full pod, weight of the empty pod, weight of seeds per pod, and number of
seeds).
The results after being subjected to a statistical study showed a great heterogeneity of these
parameters, and as a result a significant intraspecific variability, this diversity could be advantageous
for the development of new variety with agronomic and technological criteria.
Key words:
Mediterranean, Ceratonia siliqua, carob tree, pod, seed, qualitative parameters, quantitative
parameters, genetic variability, phytogenetic resource.