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Conception d'un Tag RFID UHF

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université A. MIRA-BEJAIA

Faculté de Technologie

Département de Génie Electrique

Mémoire de Fin d’Etudes


En vue de l’obtention du diplôme de Master en télécommunication
Spécialité : Systèmes des télécommunications

Thème

Conception d’un Tag RFID à


polarisation circulaire sous CST

❖ Etudiants
Mlle AOUDJ Louiza Mr BOUROUBA Mᵈ Ameziane

❖ Devant le jury composé de

✓ Président : Mr TOUNSI Mohamed.

✓ Examinatrice : Mme BOUNCER Samira.

✓ Promotrice : Mme HAMZAOUI Dahbia.

Promotion 2018/2019
Remerciements
La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs
personnes à qui nous voudrions témoigner toute notre gratitude.

Nous tenons tout d’abord à adresser toute notre reconnaissance à la directrice de


ce mémoire, Madame Dahbia HAMZAOUI, pour sa patience, sa disponibilité et
surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué à alimenter nos réflexions.

Nous adressons nos sincères remerciements à tous les intervenants et toutes les
personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont
contribué à l’aboutissement de ce travail.

Nous remercions nos très chers parents, qui ont toujours été là pour nous, ainsi
que nos frères et sœurs pour leurs soutiens et encouragements.

Enfin, nous remercions nos amis qui ont toujours été là pour nous. Leur soutien
inconditionnel et leurs encouragements ont été d’une grande aide.

À tous ces intervenants, nous présentons nos remerciements, notre respect et notre
gratitude.

I
DEDICACES

Je dédie ce modeste travail avec grand amour :

A mes chers parents qui m’ont toujours soutenue et encouragée pour aller de
l’avant et qui m’ont donné tous leurs amours pour réaliser mes rêves.

A ma chère sœur CIMONE, titre de mon enfance, adolescence et toute ma


vie. Qui est toujours présente à mes côtés dans le pire et dans la joie.

A mon cher frère MALIK, Le benjamin de la fratrie, pour sa présence, son


écoute et sa confiance permanente.

A tous les membres de la famille AOUDJ, HAMMICHE.

A ma chère complice BOUDIA Sonia, pour une véritable amitié et rare.

A tous mes chers amis, avec qui j’ai et compte partager une partie de ma vie.
Il m’est très difficile de remercier individuellement tout le monde. Prenant le
risque de faire de nombreux jaloux.

Sans oublier tous mes professeurs de tous mon parcours pédagogique qui ont
fait correctement leur travail.

Louiza
DEDICACES

Je dédie ce modeste mémoire :

A mes adorables parents Hamid et Fatiha qui m’ont toujours encouragé durant
toute ma vie.

A mes deux sœurs Cylia et Tina à qui je souhaite beaucoup de bonheur et de


réussite.

A tous mes ami(e)s et à toutes les personnes qui ont une place spéciale dans mon
cœur et ma vie.

Meziane
Liste des abréviations

RFID : Identification par Radio Fréquence (Radio Frequency Identification).

IFF : Identification : Ami ou Ennemi (Identify : Friend or Foe).

ROM : Mémoire morte (Read Only Memory).

RAM : Mémoire vive (Random Access Memory).

OS : Système d’exploitation (Operating System).

RF : Radio fréquence (Radio Frequency).

BF : Basse Fréquence (Low frequency).

HF : Haute Fréquence (high frequency).

UHF : Ultra Haute Fréquence (Ultra high frequency).

SHF : Supra Haute Fréquence (Supra high frequency).

ISO : Organisation International de Normalisation (International Organization for


Standardization).

GPS : Système mondial de positionnement (Global Positioning System).

ROS : Rapport d’Onde Stationnaire (Robot Operating System).

BP : Bande Passante (Bandwidth).

TOS : Taux d’Onde Stationnaire (Standing wave ratio).

II
Liste des figures

Chapitre I : Etat de l’art de la technologie RFID

Figure I.1 : Lecteur et tag RFID ................................................................................................ 3

Figure I.2 : Schéma général d’un système d’identification par radiofréquence ....................... 6

Figure I.3 : Lecteur RFID portable ........................................................................................... 7

Figure I.4 : Lecteur RFID fixe .................................................................................................. 8

Figure I.5 : Tag RFID passif ..................................................................................................... 9

Figure I.6 : Représentation des deux types de tags RFID semi-actif et actif .......................... 10

Figure I.7 : Classification des tags RFID ................................................................................ 11

Figure I.8 : La technologie RFID dans le jardinage ................................................................ 12

Figure I.9 : Système de péage automatique ............................................................................ 13

Figure I.10 : Contrôle d’accès par bracelet RFID ................................................................... 14

Figure I.11 : Puce RFID sous-cutanée .................................................................................... 15

Chapitre II : Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.1 : Illustration du paramètre S11 ............................................................................... 18

Figure II.2 : Coefficient de réflexion en puissance sur un Abaque de Smith ........................ 20

Figure II.3 : Illustration de la bande passante d’une antenne à -10dB ................................... 21

Figure II.4 : Illustration du diagramme de rayonnement en 3D .......................................... 22

Figure II.5 : Illustration de la directivité en 2D ..................................................................... 23

Figure II.6 : Illustration de l’angle de l’ouverture en 2D d’une antenne YAGI .................... 24

Figure II.7 : Répartition des différents porteurs de données RFID ....................................... 26

Figure II.8 : Circuits électriques équivalent de la puce .......................................................... 27

Figure II.9 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une antenne dipôle adaptée par une
inductance série ........................................................................................................................ 29

Figure II.10 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée par une inductance série ................. 29

Figure II.11 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une antenne dipôle adaptée par une
inductance parallèle sans perte ................................................................................................. 30

III
Liste des figures

Figure II.12 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée par une inductance parallèle ........... 30

Figure II.13 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une antenne dipôle couplée à une
boucle inductive ....................................................................................................................... 31

Figure II.14 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée par couplage ................................... 31

Figure II.15 : Illustration des deux composantes (θ, φ) ......................................................... 32

Figure II.16 : Illustration des deux cas particuliers de la polarisation linéaire ....................... 34

Figure II.17 : Illustration des deux types de polarisation elliptique ....................................... 35

Figure II.18 : Illustration des deux types de polarisation circulaire ....................................... 36

Figure II.19 : Les deux modes de fonctionnement d’une antenne hélice .............................. 37

Figure II.20 : Antenne tourniquet avec réflecteurs. ................................................................ 38

Figure II.21 : Patch carré à polarisation circulaire à double excitation. ................................. 39

Figure II.22 : Exemples de dissymétrie permettant d’obtenir une polarisation circulaire à


partir d’une excitation unique................................................................................................... 39

Chapitre III : Conception et simulation

Figure III.1 : CST Microwave Studio..................................................................................... 41

Figure III.2 : Méthodologie de conception de l’antenne ........................................................ 42

Figure III.3 : Tag RFID sous forme de boucle carré .............................................................. 43

Figure III.4 : Dimensions de l’antenne ................................................................................... 45

Figure III.5 : Alimentation de l’antenne par un port discret ................................................... 46

Figure III.6 : Lumped element................................................................................................ 46

Figure III.7 : Le coefficient de réflexion S11 de l’antenne .................................................... 48

Figure III.8 : Impédance caractéristique sur l’Abaque de Smith ........................................... 49

Figure III.9 : Le rapport axial (RA) pour la polarisation circulaire gauche. .................................. 50

Figure III.10 : Le rapport axial (RA) en fonction de la fréquence ......................................... 51

Figure III.11 : Champ électrique E pour différentes phases................................................... 52

Figure III.12 : Champ magnétique H pour différentes phases. .............................................. 53

Figure III.13 : Courant de surface pour différentes phases. ................................................... 54

III
Liste des figures

Figure III.14 : Diagramme de rayonnement en 3D de l’antenne sur le plan xy. .................... 55

Figure III.15 : Diagramme de rayonnement en 3D de l’antenne sur le plan xz. .................... 55

Figure III.16 : Structure de l’antenne. .................................................................................... 56

Figure III.17 : Coefficient de réflexion S11 et bande passante de l’antenne.......................... 57


Figure III.18 : Impédance caractéristique de l’antenne à polarisation circulaire droite. ........ 57

Figure III.19 : Rapport axial pour la polarisation circulaire droite. ....................................... 58

Figure III.20 : Courant de surface pour différentes phases de l’antenne à polarisation


circulaire inverse. ..................................................................................................................... 59

III
Liste des tableaux

Chapitre I : Etat de l’art de la technologie RFID

Tableau I.1 : Gammes des fréquences dans les différentes régions du..................................... 6

Chapitre II : Paramètres et caractéristiques des antennes

Tableau II.1 : Exemple de puces RFID-UHF disponible dans le marché .............................. 27

Tableau II.2 : Pertes dues à un mauvais choix de polarisation ............................................... 36

Chapitre III : Conception et simulation

Tableau III.1 : Dimensions en mm de la boucle carrée .......................................................... 42

Tableau III.2 : Dimensions en mm des deux bandes d’alimentation ..................................... 43

Tableau III.3 : Dimensions en mm du stub ............................................................................ 43

Tableau III.4 : Dimensions en mm du substrat ...................................................................... 43

Tableau III.5 : Etude paramétrique par rapport au substrat ................................................... 46

Tableau III.6 : Etude paramétrique par rapport au stub ........................................................ 46

VI
Table des matières

Remerciement ............................................................................................................................ I
Liste des abréviations .............................................................................................................. II
Liste des figures ...................................................................................................................... III

Liste des tableaux ................................................................................................................... IV


Table des matières ................................................................................................................... V
Introduction générale ............................................................................................................... 1

Chapitre I : Etat de l’art de la technologie RFID

I.1. Introduction .......................................................................................................................... 3

I.2. Définition de la technologie RFID ...................................................................................... 3

I.3. Historique de la RFID .......................................................................................................... 4

I.4. Principe de fonctionnement ................................................................................................. 4

I.5. Fréquences d’utilisation ....................................................................................................... 6

I.6. Les différents composants d’un système RFID ................................................................... 7

I.6.1. Le Lecteur RFID ......................................................................................................... 7

I.6.1.a. Lecteurs portables ................................................................................................ 7

I.6.1.b. Lecteur fixe .......................................................................................................... 7

I.6.2. Le tag RFID ................................................................................................................ 8

I.7. Types de tags RFID ............................................................................................................. 8

I.7.1. Tag RFID passif .......................................................................................................... 8

I.7.2. Tag RFID semi-passif ou semi-actif ........................................................................... 9

I.7.3. Tag RFID actif .......................................................................................................... 10

I.8. Applications de la RFID .................................................................................................... 11

I.8.1. La distribution ............................................................................................................. 11

I.8.2. Limiter les pertes de bagages ...................................................................................... 12

I.8.3. Jardinage technologique .............................................................................................. 12

I.8.4. Péages et gestion du trafic ........................................................................................... 13


Table des matières

I.8.5. Le contrôle d’accès ...................................................................................................... 14

I.8.6. Les animaux ................................................................................................................ 14

I.8.7. Pièces d’identité .......................................................................................................... 15

I.8.8. Le corps humain .......................................................................................................... 15

I.9. Conclusion ......................................................................................................................... 16

Chapitre II : Paramètres et caractéristiques des antennes

II.1. Introduction ...................................................................................................................... 17

II.2. Paramètres fondamentaux des antennes Tag RFID .......................................................... 17

II.2.1. Les paramètres circuits ............................................................................................ 17

II.2.1.a. Coefficient de réflexion S11 .............................................................................. 17

II.2.1.b. Rapport d’onde stationnaire ROS ..................................................................... 19

II.2.1.c. Impédance d’entrée Za ..................................................................................... 19

II.2.1.d. Coefficient de transmission T ........................................................................... 20

II.2.1.e. Bande passante BP ............................................................................................ 21

II.2.2. Les paramètres de rayonnement .............................................................................. 22

II.2.2.a. Diagramme de rayonnement ............................................................................. 22

II.2.2.b. Directivité .......................................................................................................... 22

II.2.2.c. Angle d’ouverture .............................................................................................. 23

II.2.2.d. Gain ................................................................................................................... 24

II.2.2.e. Efficacité de rayonnement ................................................................................. 25

II.2.3. Les paramètres de réception ..................................................................................... 25

II.3. La puce dans les systèmes RFID ...................................................................................... 26

II.4. Modélisations électriques des puces RFID passives ........................................................ 27

II.5. Adaptation d’impédance des antennes dipôles ................................................................. 28

II.5.1. Adaptation par éléments séries ................................................................................ 28

II.5.2. Adaptation par éléments parallèle ........................................................................... 30

II.5.3. Adaptation par couplage .......................................................................................... 31


Table des matières

II.6. Polarisation ....................................................................................................................... 32

II.6.1. Polarisation linéaire.................................................................................................... 33

II.6.2. Polarisation elliptique ................................................................................................ 34

II.7. Pertes de transmission dues à une différence de polarisation ........................................... 36

II.8. Antenne à polarisation circulaire ...................................................................................... 37

II.8.1. Antenne Hélice ........................................................................................................... 37

II.8.2. Antenne tourniquet ..................................................................................................... 37

II.8.3. Antennes patch ........................................................................................................... 38

II.9. Conclusion ........................................................................................................................ 40

Chapitre III : Conception et simulation

III.1. Introduction ..................................................................................................................... 41

III.2. Présentation du logiciel et méthodologie de conception ................................................. 41

III.3. Conception de l’antenne .................................................................................................. 43

III.4. Résultats de simulation.................................................................................................... 47

III.4.1. Etude paramétrique................................................................................................. 47

III.4.2. Polarisation circulaire gauche (du point de vue du récepteur) ............................... 48

III.4.2.a. Coefficient de réflexion S11 ............................................................................. 48

III.4.2.b. Abaque de Smith ............................................................................................. 49

III.4.2.c. Rapport axial.................................................................................................... 49

III.4.2.d. Champ électrique E ......................................................................................... 52

III.4.2.e. Champ magnétique H ...................................................................................... 53

III.4.2.f. Courant de surface ........................................................................................... 54

III.4.2.g. Diagramme de rayonnement ........................................................................... 55

III.4.3. Polarisation circulaire droite (du point de vue du récepteur) .................................. 56

III.4.3.a. Structure de l’antenne ...................................................................................... 56

III.4.3.b. Coefficient de réflexion S11 ............................................................................. 57

III.4.3.c. Abaque de Smith ............................................................................................. 57


Table des matières

III.4.3.d. Rapport axial ................................................................................................... 58

III.4.3.f. Courant de surface ............................................................................................ 59

III.5. Conclusion ....................................................................................................................... 60

Conclusion générale ............................................................................................................... 61

Bibliographie ...............................................................................................................................

Résumé ........................................................................................................................................
Introduction générale
Introduction générale

Durant la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis avaient beaucoup d’accidents qui
survenaient à cause d’avions qui s’entre-détruisaient. Dès lors la flotte a été équipée de
systèmes qui permettent d’identifier un avion ennemi ou ami : d’où le nom IFF pour Identity
Friend or Foe. Ce système s’est répandu pour être utilisé dans le parachutage mais aussi dans
le bombardement aveugle. C’est de là qu’a germé les débuts de la RFID bien sûr comme
beaucoup d’autres technologies destinées aux premiers abords au domaine militaire.

Au fil du temps, la technologie n’a jamais cessé de croitre, ce développement a permis


le remplacement des anciennes techniques d’identification par la RFID dite Radio Frequency
Identification.

Les antennes RFID trouvent leurs applications dans tous les domaines allant de la
traçabilité des produits et marchandises à la logistique, la médecine, le contrôle du trafic, etc.
Le plus souvent les tags existant sur le marché ont une polarisation linéaire, d'où une lecture
conditionnée par l'orientation spécifique du tag aussi bien que le lecteur pour qu'il y aitlecture.
Un tag à polarisation circulaire s'avère donc une solution, ceci va permettre d'améliorer les
conditions de lecture quelle que soit la disposition du tag.

L’objectif majeur de notre étude est la mise en œuvre d’un tag-RFID performant à
polarisation circulaire, et l’exposition de ses avantages et applications.

Ce mémoire se divise en trois chapitres. Le premier présentera l’état de l’art sur la


technologie RFID. Le deuxième sera consacré aux paramètres fondamentaux des antennes
RFID. Dans le troisième et dernier chapitre nous présenterons les résultats de simulation que
nous avons effectués sous le logiciel CST microwave studio, suivis des commentaires et
interprétations.

Dans le premier chapitre, nous présenterons le contexte général de la technologie RFID


où nous rappellerons l’historique de la technologie RFID et les définitions les concernant. Par
la suite, nous allons décrire les composants de ce système et le principe de fonctionnement,
ainsi que la communication entre ces composants (Tag/Lecteur) sans négliger un point
essentiel permettant de distinguer entre les différents systèmes à savoir les plages de
fréquence existantes. Nous donnerons ensuite les différents domaines d’application (santé,
culture, industrie ...), et les différents types de tags.

Le deuxième chapitre sera consacré aux paramètres fondamentaux des antennes RFID
tels que les paramètres circuit (impédance, bande passante, etc.) et les paramètres de

1
Introduction générale

rayonnement (gain, diagramme de rayonnement, etc.). Comme les antennes utilisées en RFID
se basent sur la mémorisation des informations dans un élément, afin d’effectuer l’opération
d’identification, nous allons décrire cet élément qui est une puce où on résumera dans un
tableau, un certain modèle de puces. Nous rappellerons par la suite, la modélisation électrique
des puces RFID. Avant d’entamer le dernier chapitre, nous allons citer les techniques
d’adaptation d’impédance des antennes dipôles, la polarisation, ainsi que quelques antennes à
polarisation circulaire.

Concernant le troisième chapitre, nous allons d'abord définir le logiciel utilisé, et la


méthodologie de travail. Nous aborderons par la suite, la conception de notre Tag et nous
détaillerons les différentes étapes de simulation pour aboutir aux résultats finaux. Le travail
est achevé par une conclusion générale.

2
Etat de l’art sur la
technologie RFID
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

[Link]

Pour entamer ce chapitre, nous introduisons quelques notions sur la technologie RFID, ainsi
que son évolution au fil du temps. Nous évoquons son principe de fonctionnement. Par la
suite, nous citerons les différents types de tags et antennes utilisées en RFID. Nous terminons
par l’exposition de ses différentes applications.

I.2. Définition de la technologie RFID [1]

La technologie RFID permet d’identifier un objet, de collecter ou modifier les informations le


concernant et d’intégrer ces dernières dans une base de données lorsqu’il passe à proximité
d’un détecteur (lecteur), le tout, sans intervention humaine.

La système RFID se compose d’un lecteur et d’une étiquette, il utilise les ondes radio pour
transmettre les données de façon bidirectionnelle, de l’étiquette au lecteur et inversement.

L’étiquette comprend une puce, où est stockée l’information, et une antenne, qui reçoit et
transmet cette information. Le lecteur quant à lui, peut prendre une multitude de formes
(bornes, portiques, lecteurs portatifs, etc.).

Figure I.1 : Lecteur et tag RFID.

3
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.3. Historique de la RFID [2]

Le concept du système RFID a son origine dans les années 40 dans le but de différencier les
avions amis des avions ennemis. D'imposants tags ou transpondeurs furent placés dans les
avions amis afin de répondre comme amical à l'interrogation des radars. Ce système IFF
(Identify : Friend or Foe) fut la première utilisation de la RFID. Aujourd'hui encore, le
contrôle du trafic aérien est basé sur ce principe.

Durant les années 70, les systèmes RFID restèrent une technologie protégée à usage militaire
supportée par les états pour la sécurité de sites sensibles notamment dans le secteur du
nucléaire.

Dans les années 80, L'invention des microsystèmes et l'avancée de la technologie conduit à
l'utilisation de tag passif. L'absence de source d'énergie embarquée rend le tag moins coûteux
mais l'oblige à obtenir de l'énergie au travers du signal du lecteur. Les distances de lecture
obtenues sont alors de quelques centimètres. A la fin des années 70, la technologie est
transférée vers le secteur privé.

Unedestoutespremièresapplicationscommercialesestl'identification de bétail en Europe. Le


début des années 80 marque la fabrication et la commercialisation de tags par de nombreuses
firmes européennes et américaines.

En 1990, fut le début de la standardisation pour une interopérabilité des équipements RFID à
commencer par les cartes à puces puis les systèmes tags lecteurs de manière générale.

A partir de 2005, l’utilisation de la RFID s’étend sur d’autres branches notamment dans le
domaine de la logistique et de la traçabilité, ce qui conduit à la commercialisation en masse
des Lecteurs/Encodeurs et des tags RFID.

I.4. Principe de fonctionnement [2]

Cette technologie est basée sur l'émission de champs électromagnétiques réceptionnés par une
antenne couplée à une puce électronique (transpondeur ou tag). Le champ sert de vecteur à
l'information entre la puce et son lecteur, ainsi qu’à l'énergie d'activation de ces puces. Une
application d'identification automatique radio fréquence se compose donc d'un lecteur qui
transmet un signal selon une fréquence déterminée vers une ou plusieurs étiquettes radio
situées dans son champ de lecture. Celles-ci transmettent en retour un signal.

4
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

Lorsque les étiquettes sont "réveillées" parle lecteur, un dialogue s'établit selon un protocole
de communication prédéfini et les données sont échangées.

L'étiquette électronique est un support d'informations qui combine le traitement d'un signal et
le stockage des données. Il est constitué d'un circuit électronique (ou « circuit intégré »),
diffusé sur un circuit imprimé et couplé à une antenne.

Souvent appelée "transpondeur" (TRANSmitter/resPONDER) à cause de sa fonction de


réponse et d'émission, l'étiquette radio ou tag répond à une demande transmise par le lecteur,
concernant les données qu'elle contient. La mémoire d'un transpondeur comprend
généralement une ROM(ReadOnlyMemory), une RAM (Random Access Memory) ainsi
qu'une mémoire programmable non volatile pour la conservation des données selon le type et
le degré de complexité du produit. La mémoire ROM contient les données de sécurité ainsi
que les instructions de l'OS (Operating System) de l'étiquette en charge des fonctions de base
telles que le délai de réponse, le contrôle du flux de données, et la gestion de l'énergie.

La mémoire RAM est utilisée pour les stockages temporaires de données pendant les
processus d'interrogation et de réponse. L'énergie nécessaire au fonctionnement du tag est
fournie soit par une pile interne (ou batterie) pour les tags actifs ou semi actifs, soit télé
alimentée par le champ électromagnétique émis par le lecteur (tags passifs). La station de base
émet des ondes radio dans un espace de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres,
selon la puissance de l'alimentation et la fréquence radio utilisée. Quand une étiquette RF
passe dans le champ électromagnétique, elle détecte le signal de la station de base. Le lecteur
lit les données encodées dans le transpondeur et celles-ci sont envoyées au serveur pour être
traitées. La station de base peut également participer au traitement du signal ainsi qu'au
contrôle de parité, à la détection et à la correction d'erreurs.

Un système RFID permet donc d'écrire, de stocker et d'effacer de l'information sur la puce
électronique du tag. En plus du transfert de données sans contact, la communication via
l'antenne, permet également, des transferts sans visibilité entre le lecteur et l'étiquette au
travers de matériaux opaques à la lumière, cette lecture pouvant s'effectuer simultanément sur
plusieurs étiquettes.

5
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

Figure I.2 : Schéma général d’un système d’identification par radiofréquence.

.
I.5. Fréquences d’utilisation

La communication entre le tag et le lecteur est régie par un protocole de communication dont
la principale caractéristique est la fréquence radio d'échange.

Plusieurs fréquences de communication cohabitent au sein de la technologie RFID [2], les


fréquences disponibles varient selon les régions du monde. De manière très schématique on
distingue trois grandes zones, qui sont représentées dans le tableau ci-dessous [3] :

Fréquences Europe et Amériques Nord Asie et Océanie


Afrique et Sud
BF (125-135 kHz)
125 kHz 125 kHz 125 kHz
ISO 18000-2
HF (13,56 MHz)
13,56 MHz 13,56 MHz 13,56 MHz
ISO 18000-3

902 – 928 MHz 902 – 928 MHz (2)


UHF (860-960 MHz) 865 – 868 MHz (2W
(Japon 952 – 954
ISO 18000-6 ERP (1) – LBT) (4W – EIRP) MHz)
SHF (2,45 GHz)
2,446 – 2,454 GHz 2,427 – 2,47 GHz 2,4 – 2,4835 GHz
ISO 18000-4

Tableau I.1 : Gammes des fréquences dans les différentes régions du monde.

6
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.6. Composants d’un système RFID

I.6.1. Le Lecteur RFID

Le lecteur RFID est un ensemble d’équipements fixes ou mobiles, constitué essentiellement


d’une antenne et d’un module RF. Dès lors que le tag se retrouve dans la zone d’action du
lecteur, une énergie est fournie au tag pour qu’il puisse fonctionner. Il envoie des commandes
spécifiques et reçoit en retour des informations contenues dans la puce. Dans un autre cas de
figure le lecteur peut lire et écrire, ainsi les informations reçues sont envoyées vers un autre
dispositif qui va se charger du traitement des données (ordinateur) [5].

Selon les applications visées, le lecteur RFID peut se présenter sous deux formes : portable ou
fixe.

I.6.1.a. Lecteurs portables

Les lecteurs doivent être peu encombrants pour être maniés par un utilisateur. Ils sont
composés d’une antenne et d’un système d’exploitation qui permet d’identifier les tags.
Un lecteur portable est présenté sur la Figure I.3 [6] :

Figure I.3 : Lecteur RFID portable [8].

I.6.1.b. Lecteur fixe

Le lecteur RFID fixe est implanté dans des systèmes de portique à travers lesquels les tags
transitent. Pour pouvoir détecter les tags, l’antenne du lecteur doit respecter un cahier des
charges : un rayonnement directif avec de faibles lobes secondaires afin de ne pas détecter des

7
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

tags à proximité de la zone de lecture et un gain suffisamment élevé pour pouvoir détecter les
tags à une distance raisonnable [6].
Un lecteur fixe est présenté sur la figure I.4 :

Figure I.4 : Lecteur RFID fixe [9].

I.6.2. Le tag RFID


Le tag RFID est un circuit électronique qui comprend une puce et une antenne et qui répond
aux commandes émises par le lecteur. Il y a deux catégories : active et passive. Le tag actif
fournit lui-même son énergie à travers une batterie, le passif convertit le signal reçu en
énergie afin de l’utiliser pour transmettre [5].

I.7. Types de tags RFID


Les tags doivent répondre à des besoins différents, selon les applications visées, il existe donc
trois types de tags :

I.7.1. Tag RFID passif

C’est le type de tag le plus répandu sur le marché. Il n’intègre pas d’émetteur radiofréquence.
Quand le tag reçoit un signal électromagnétique, il emmagasine l’énergie dans un
condensateur embarqué (on-boardcapacitor) et ce processus est appelé couplage inductif.
Quand le condensateur est suffisamment chargé, il alimente le circuit du tag qui transmet à

8
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

son tour un signal modulé au récepteur (lecteur) qui comprend des informations contenues
dans le tag [5]. Il peut contenir des informations dans sa mémoire.

Le système RFID passif s'avère très utile pour les marchandises en volume important, lorsque
les marchandises peuvent être lues à courte distance (passage à la caisse des supermarchés par
exemple). La distance de lecture est cependant un réel frein à ce système puisque le lecteur
doit se situer dans le champ du tag afin d'en récupérer les données [4]. Cependant, comparé au
tag actif, le tag passif est moins coûteux et peut être de plus petite dimension.

Figure I.5 : Tag RFID passif [10].

I.7.2. Tag RFID semi-passif ou semi-actif

La deuxième catégorie de tag concerne les tags semi-actifs. Ils comportent une batterie afin
d’alimenter la puce du [Link] principe de communication reste équivalent au tag RFID
passif. Le dialogue entre un lecteur et un tag semi-actif peut aller jusqu'à 100m. La majeure
partie des tags semi-actifs sont utilisés en tant que capteur afin de renvoyer une information
sur le milieu dans lequel ils se trouvent [6], par exemple : température, intensité, accélération,
gyroscope, etc. Néanmoins, il nécessite de la maintenance liée au changement de batteries.

9
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.7.3. Tag RFID actif

Il embarque un émetteur radiofréquence et par conséquent une alimentation (batteries, piles).


Tout comme le tag semi-actif, il peut être équipé de capteurs (température, gyroscope, GPS,
etc.) et embarquer de l’intelligence sous format d’un microcontrôleur par exemple. Ce type de
tags nécessite la mise en place d’une structure de communication (nœuds, antennes, lecteurs)
afin de « quadriller » une zone, un bâtiment, etc. Il nécessite également de la maintenance liée
au remplacement des batteries. Plus fréquent qu’un tag semi-actif [4].

Grâce à leur équipement d’un système d'énergie propre, les tags RFID actifs peuvent émettre
un signal de manière autonome. L’avantage de ce type de tag est de permettre des
communications de plus de 100m. Leur inconvénient réside dans le coût et la durée de vie
limitée de la batterie embarquée. Ces tags trouvent leurs places dans des applications de
surveillance à la personne et de traçabilité logistique [6].

Figure I.6 : Représentation des deux types de tags RFID semi-actif et actif [11].

10
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

Les différents types de tags sont classifiés selon la figure suivante :

Figure I.7 : Classification des tags RFID [7].

I.8. Applications de la RFID

La RFID est actuellement une technologie en plein essor et qui se développe dans des
domaines de plus en plus variés ; Sécurité, transport, logistique, fidélisation client, traçabilité,
paiement, santé, etc.

Nous citons dans ce qui suit la majeure partie de ses applications :

I.8.1. La distribution [12]

L’utilisation de la RFID dans les rayons des supermarchés est sans doute l’usage qui a été le
plus médiatisé. Il reste néanmoins très peu répandu pour une raison principalement de coût.
En effet, avec un prix de 20 à 30 centimes d’euros pour une étiquette RFID (UHF – ultra
haute fréquence), le coût est encore trop élevé pour une généralisation aux produits de
consommation courante.

11
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

La RFID sera donc plus facilement associée à des produits suffisamment chers pour amortir la
valeur unitaire d’une étiquette à radiofréquence. C’est particulièrement vrai dans le textile et
le luxe. La distribution exploite prioritairement cette technologie au niveau de la chaîne
logistique et dans des boucles fermées (containers, palettes, etc.)

I.8.2. Limiter les pertes de bagages [12]

Plusieurs aéroports ont commencé à s’intéresser à la RFID dans la gestion des bagages.
L’étiquette RFID est ainsi placée sur les bagages afin de l’orienter correctement vers l’avion
retenu par un voyageur.

I.8.3. Jardinage technologique [12]

Les municipalités peuvent faire appel à la RFID pour la gestion de leurs jardins publics et de
leurs locataires : les arbres. C’est notamment le cas à Paris où près de 100 000 arbres
disposent sous leur écorce d'une puce RFID. Les données contenues dans ces dernières
peuvent naturellement être éditées selon les interventions des agents municipaux dans le cadre
d’un suivi.
Les agents sont pour cela équipés de terminaux nomades permettant la lecture de la puce
RFID et de ses données. Toutes ces informations sont stockées et actualisées dans une base de
données, couplée selon les besoins à un logiciel cartographique.

Figure I.8 : La technologie RFID dans le jardinage.

12
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.8.4. Péages et gestion du trafic

Comme dans le transport, l’utilisation de la RFID aux bornes de péage vise notamment à
fluidifier les accès. A Singapour, Londres ou Stockholm, les véhicules sont dotés de balises
RFID permettant d’automatiser le paiement aux péages et de réduire ainsi les goulets
d’étranglement en ville.
Le compte d’un automobiliste est débité lors du passage sous un portique enregistrant le
passage du véhicule. Des stations de ski ont également installé des systèmes comparables
pour la facturation des remontées mécaniques [12].

Péage FasTrak est un exemple d’un système de télépéage automatique, sans arrêt du véhicule.
Dans la voie de péage, des capteurs (1) détectent le véhicule, lisent (2) le transpondeur (3)
monté sur le pare-brise. Le « rideau de lumière » (4) compte (5) le nombre d'essieux, et le
compte-propriétaire de la puce est facturé. Un panneau électronique (6) affiche le prix facturé.
Un véhicule sans transpondeur est classé comme contrevenant ; les caméras (7) filment et
mémorisent la plaque d'immatriculation pour une contravention (si la plaque est celle d'un
utilisateur FasTrak enregistré, il ne paiera que le prix du péage) [13].

Figure I.9 : Système de péage automatique [13].

13
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.8.5. Le contrôle d’accès [12]

La RFID est bien souvent intégrée directement au sein des badges pour le contrôle d’accès
physique à des locaux ou un accès logique (poste de travail, application, etc.).
Le badge pourra notamment être couplé à des données biométriques. Ainsi lors d’un passage à
un lecteur, les informatiques biométriques, comme une empreinte digitale, seront comparées à
celles enregistrées dans le système d’accès.

Figure I.10 : Contrôle d’accès par bracelet RFID [14].

I.8.6. Les animaux [4]

La RFID surmonte les faiblesses du suivi manuel (en étant rapide et précise) des troupeaux
sans nécessiter de lecture visuelle ou ligne de visée. Les étiquettes RFID peuvent être
attachées en toute sécurité ou même implantées à l'intérieur du bétail et dureront toute la
durée de vie de l'animal. Le suivi du cycle de l’animal permet de créer une histoire génétique
qui aide à améliorer les races.

Ceci, aide à surveiller la santé du troupeau, à conserver les médicaments individuels et les
dossiers de vaccination et à prévenir la propagation de la maladie en surveillant et en séparant
le bétail infecté.

14
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.8.7. Pièces d’identité [12]

La RFID est parfois plus proche de nous que nous ne le pensons, dans notre poche par
exemple. Les nouveaux passeports biométriques progressivement mis en place dans le monde,
et notamment en Europe, embarquent en effet la technologie de radio-identification. Le
passeport RFID, dans ses premières versions, s’est avéré particulièrement vulnérable en
termes de sécurité. Plusieurs experts ont ainsi démontré la possibilité de cloner une puce
RFID et les données qu’elle contient. Les derniers modèles seraient plus sécurisés.

I.8.8. Le corps humain [12]

Les animaux (bétail et animaux de compagnie) ne sont plus les seuls désormais à pouvoir se
faire injecter des tags RFID. Des entreprises comme Verichip commercialisent des puces
pouvant être insérées sous la peau.

Les applications concernent notamment le secteur de la santé puisqu’un patient atteint de


certaines pathologies (Alzheimer, diabète, etc.) pourra ainsi transporter son dossier médical
sur lui.

Figure I.11 : Puce RFID sous-cutanée [15].

15
Chapitre I Etat de l’art sur la technologie RFID

I.9. Conclusion

Ce chapitre permet d’avoir une vue d’ensemble de la technologie RFID. Cette technologie
apporte tant d’avantages en comparaison aux autres technologies telles que le code barre.
Certes cette technologie est en plein essor, plusieurs ingénieurs et chercheurs travaillent déjà
sur des standards pour mieux l’encadrer et parvenir à la développer au mieux, ils travaillent
également sur la conception de nouvelles antennes innovantes, à caractéristiques améliorées
sur plusieurs plans, à savoir : énergétique, détection plus facile, plus rapide, moins couteuse,
et taille plus réduite.

16
Paramètres et
caractéristiques des
antennes
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.1. Introduction

Les antennes sont exploitées dans plusieurs domaines grâce à sa facilité d’adaptation aux
diverses situations, notamment dans la RFID.

Les antennes en général sont principalement caractérisées par leur longueur d’onde, ainsi que
d’autres paramètres qui constituent la base de leur fonctionnement.

Ce deuxième chapitre nous le consacrerons aux paramètres fondamentaux et aux bases de


réalisation des antennes Tag RFID où nous les avons énumérés. Dans un premier temps nous
rappellerons les paramètres fondamentaux des antennes, qui se divisent en trois parties, les
paramètres circuits, les paramètres de rayonnement et les paramètres de réception. Dans un
second temps nous nous intéresserons à la puce dans les systèmes RFID. Vient par la suite
l’adaptation d’impédances des antennes dipôles, les différents types de polarisation et les
pertes de transmission, ainsi que les diverses antennes à polarisation circulaire. Le chapitre
sera clôturé par une conclusion.

II.2. Paramètres fondamentaux des antennes Tag RFID

En communication, certaines antennes mettent en valeur des caractéristiques plus que


d’autres. Une antenne est définie par les caractéristiques éclectiques suivantes :

II.2.1. Les paramètres circuits

Lorsqu’une antenne émet un signal électromagnétique une partie de cette énergie sera
transformée en une chaleur, pendant que l’autre partie sera convertie en un courant au niveau
de l’antenne de réception.

Les paramètres essentiels qui décrivent l’antenne comme étant un circuit sont le coefficient de
réflexion S11, le rapport d’onde stationnaire ROS, l’impédance d’entrée Za, le coefficient de
transmission T et la bande passante BP.

II.2.1.a. Coefficient de réflexion S11

Une antenne s’adapte en fonction d’une ligne de transmission caractérisée par une impédance
purement réelle (généralement Zc=50Ω ou 75Ω) dans le but de réduire un maximum le taux
d’onde stationnaire TOS.

Ce paramètre est essentiel lors de l’optimisation d’une antenne. Il met en évidence


l’absorption de l’énergie [16], plus celui-ci est faible plus l’énergie transmise est grande.

17
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Si le coefficient de réflexion est plus grand que -10dB, l’antenne est dite inutile.

Figure II.1 : Illustration du paramètre S11.

Il est défini par la formule suivante :

𝑧ₑ−𝑧𝑐
Γ= (II.1)
𝑧ₑ+𝑧𝑐

Zₑ : impédance d’entrée dans la ligne.

𝑧𝑐 : impédance caractéristique de la ligne.

La tension est dite maximale lorsque les ondes incidentes et réfléchies sont en phase et
minimale lorsque ces dernières sont en opposition de phase [4].

V max = V directe + V réfléchie (II.2)

V min = V directe – V réfléchie (II.3)

Le coefficient de réflexion peut être donné de la manière suivante :

𝑉𝑟é𝑓𝑙é𝑐ℎ𝑖𝑒
Γ= (II.4)
𝑉𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒

18
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.2.1.b. Rapport d’onde stationnaire ROS

Le rapport d’onde stationnaire ROS exprime la qualité d’adaptation entre l’impédance de


l’antenne et celle de la ligne et cela quel que soit sa nature, ce paramètre est indicatif du bon
fonctionnement du système et c’est ce qui donne un paramètre S11 inférieur ou égal à -10dB,
sa valeur est toujours supérieure ou égale à 1 contrairement à celle du taux d’onde stationnaire
TOS qui est comprise entre 0 et 1.

Dans le cas où l’adaptation n’est pas réalisée, les ondes subissent des réflexions vers la source
causant ainsi le phénomène d’interférence avec les ondes incidentes et donnant naissance à
des ondes qui ne se propage pas dans le temps dite ondes stationnaires caractérisées par un
rapport d’onde stationnaire ROS [17] défini par :

𝑉𝑚𝑎𝑥 1+|𝛤|
ROS = = (II.5)
𝑉𝑚𝑖𝑛 1−|𝛤|

𝑅𝑂𝑆−1
TOS = 100 × (II.6)
𝑅𝑂𝑆+1

II.2.1.c. Impédance d’entrée de l’antenne Za

Elle est vue de la part de la ligne d’alimentation au niveau de l’antenne [18], elle se compose
de deux parties, dont l’une est réelle Ra et l’autre imaginaire Xa. Elle est donnée par :

Za= Ra + jXa (II.7)

Avec : Ra = Rr + Rp (II.8)

Rr : résistance de rayonnement.

Rp : résistance de pertes.

L’énergie dissipée par la résistance de rayonnement Rr, correspond à l’énergie rayonnée par
l’antenne, tandis que l’énergie dissipée par la résistance de perte Rp, correspond aux pertes de
conduction, diélectriques et aux pertes d’onde de surface de l’antenne [19].

L’énergie stockée dans la région du champ proche est représentée dans la partie imaginaire
[17].

L’impédance d’entrée de l’antenne peut être aussi définie en fonction du coefficient de


réflexion S11 et l’impédance caractéristique de la ligne 𝑍𝑐 comme suit :

19
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

1+𝑆₁₁
𝑍𝑎 = 𝑍𝑐 × 1−𝑆₁₁ (II.9)

II.2.1.d. Coefficient de transmission [19]

Comme l’impédance d’entrée d’une puce RFID n’est pas purement réelle alors une
optimisation de transfert d’énergie vers le circuit RFID est appliquée par l’antenne.

𝑍̅𝑎 −𝑍𝑐 𝑧𝑎 −1
𝛤∗ = = (II.10)
𝑍𝑎 +𝑍𝑐 𝑧𝑎 +1

Γ * : Coefficient de réflexion en puissance.

Z̅a : Complexe conjugué de Za.

𝑧𝑎 : L’impédance normalisée (réduite) d’une charge.

Figure II.2 : Coefficient de réflexion en puissance sur un Abaque de Smith .

Se référant à l’abaque de Smith le coefficient de transmission est à son maximum lorsque Γ*


= 0 et minimum sur la périphérie de l’abaque pour |Γ *|= 1.

Le coefficient de transmission est défini par la relation suivante :

4×𝑅𝑎 ×𝑅𝑐
T = 1 - |𝛤 *|2 = |𝑧 , 0 < T< 1 (II.11)
𝑐 +𝑍𝑎 |²

|𝛤 *|2 : Pertes d’insertions.

20
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

𝑅𝑎 : Partie réelle de l’impédance d’entrée de l’antenne.

𝑅𝑐 : Partie réelle de l’impédance caractéristique de la ligne.

Ce coefficient de transmission est optimal lorsque l’impédance de l’antenne est égale au


complexe conjugué de l’impédance de la puce RFID (Za = ̅̅̅
𝑍𝑐 ).

Cette relation est très utile en RFID, car elle correspond au rapport de la puissance transférée
à une puce RFID sur la puissance totale maximum pouvant lui être transférée.

II.2.1.e. Bande passante BP

La bande passante d’une antenne est définie selon le but de son application, celle-ci désigne la
plage de fréquence sur laquelle le transfert d’énergie est dit maximal.

En RFID la bande passante est reliée directement aux critères de performances d’un tag RFID.
Le niveau de puissance transmis acceptable (T est donc |Γ *|2). Il est défini en fonction de la
distance de lecture souhaitée pour une application donnée.

Figure II.3 : Illustration de la bande passante d’une antenne à -10dB.

La bande de fréquence d’une antenne est exprimé en fonction de la fréquence de résonance de


la manière suivante :

𝛥𝑓
BP = . 100 (%) (II.12)
𝑓𝑟

21
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.2.2. Les paramètres de rayonnement

Ces paramètres décrivent le niveau d’efficacité de l’antenne à émettre et à recevoir un signal


électromagnétique, les plus fondamentaux sont le diagramme de rayonnement, la directivité,
l’angle d’ouverture, le gain et l’efficacité de rayonnement.

II.2.2.a. Diagramme de rayonnement

Une antenne est caractérisée dans l’espace par son diagramme de rayonnement, appelé aussi
diagramme de captation, il capte la direction dans laquelle la puissance de rayonnement est
maximale.

A partir du diagramme de rayonnement, on déduit diverses caractéristiques de l’antenne,


comme la directivité et/ ou l’angle d’ouverture [20].

Figure II.4 : Illustration du diagramme de rayonnement en 3D [21].

La puissance par unité d’angle solide est donnée par la formule suivante :

𝑃𝑎
P (θ, φ) = (II.13)
4𝜋

Pa : la puissance de la source qui alimente l’émetteur.

II.2.2.b. Directivité

Une antenne est dite directive, lorsque les données à transmettre ou à recevoir sont plus
grandes dans une direction bien déterminée de l’espace par rapport aux autres directions.
Autrement dit la directivité dépend du lobe principal du diagramme de rayonnement dont il
décrit ces propriétés directionnelles, plus celui-ci est étroite plus l’antenne est directive.
22
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.5 : Illustration de la directivité en 2D [22].

Ce paramètre est défini mathématiquement comme suit :

𝑃(𝜃 ,𝜑) 𝑃(𝜃 ,𝜑)


D (θ, φ) = 𝑃⁄ = 4𝞹 (II.14)
𝑃
4𝜋

P (θ, φ) : la puissance que rayonne une antenne par unité d’angle solide.

P᷊ : c’est la puissance rayonnée par une antenne isotrope.

II.2.2.c. Angle d’ouverture

L’angle d’ouverture à -3dB, est défini comme étant l’angle entre les deux directions du lobe
principal pour lesquelles la puissance rayonnée vaut la moitié(-3dB) de la puissance maximale
du faisceau dans la direction la plus favorable [17].

23
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.6 : Illustration de l’angle de l’ouverture en 2D d’une antenne YAGI [23].

L’angle d’ouverture nous donne une idée assez précise sur la finesse du lobe et de la qualité
du rayonnement [24].

II.2.2.d. Gain

Il est relié linéairement à la directivité en tenant compte de l’efficacité de l’antenne :

G (θ, φ) = η× 𝐷(𝜃, 𝜑) (II.15)

Où : D (𝜃, 𝜑) est la directivité.

η : l’efficacité.

Le gain se situe sur le lobe principal où la plus grande partie de l’énergie se propage hors le
rayonnement émis dans toutes les directions.

Mathématiquement ce paramètre est donné en fonction de l’intensité de rayonnement de


puissance et la puissance totale d’entrée, qui est rayonnée par une antenne isotrope sans pertes
[20], comme suit :

𝑈(𝜃,𝜑)
G (θ, φ) = 𝑃𝑒
. 4𝜋 (II.16)

U (θ, φ) : intensité de rayonnement de puissance.

Pe : puissance totale d’entrée de l’antenne.

24
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.2.2.e. Efficacité de rayonnement

L’efficacité de rayonnement totale e t regroupe les pertes à l’entrée de l’antenne, qui se


traduisent en des réflexions dues à la mauvaise adaptation de l’antenne e r, ainsi que les pertes
liées aux propriétés intrinsèques des matériaux qui représentent les pertes de conduction et
diélectrique ecd.

𝑒𝑡 = 𝑒𝑟 . 𝑒𝑐𝑑 (II.17)

er : pertes dues à la désadaptation.

ecd : pertes de conduction et diélectrique.

L’efficacité est aussi égale au rapport entre la puissance rayonnée P r, et la puissance


d’alimentation Pa, donnée par [17] :

𝑃
𝑒𝑡 = 𝑃𝑟 (II.18)
𝑎

Les termes er et ecd sont donnés par les équations :

er= 1 – S211 (II.19)

𝑃𝑟
ecd= 𝑃𝑟 + 𝑃𝑎 (II.20)

Pr : puissance rayonnée par l’antenne.

Pa : puissance d’alimentation.

D’où le gain peut être donné par la formule ci-dessous :

G (𝜃, 𝜑) = ecd ×D (𝜃, 𝜑) (II.21)

L’efficacité d’une antenne est un paramètre important qui permet de mesurer le taux de
transformation, c’est-à-dire les pertes lors de la transformation d’énergie.

II.2.3. Paramètres de réception [20]

Une partie de l’énergie est réfléchie vers la source même de sa création. Ce phénomène est
appelé rétrodiffusion ou modulation de charge ou encore ‘backscattering’ et est utilisé pour la
transmission des données du tag vers le lecteur.

25
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.3. La puce dans les systèmes RFID

Le choix de la puce joue un rôle très important lors de la conception afin d’obtenir une
connexion à l’antenne avec le maximum d’efficacité possible, en tenant compte de
l’impédance d’entrée de l’antenne qui doit être équivalente au conjugué de la valeur de
l’impédance de la puce.

Z a= Z*puce (II.22)

Z a : impédance d’entrée de l’antenne.

Z puce : impédance d’entrée de la puce.

Concernant l’architecture du circuit électronique de la puce, celui-ci dépend de la fréquence


de travail, de la complexité, du niveau de sécurité requis et d’autres critères liés à l’application
RFID [20].

Figure II.7 : Répartition des différents porteurs de données RFID [20].

26
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Quelques exemples de puces RFID-UHF les plus utilisées, disponibles sur le marché actuel
sont résumées dans le tableau II.1 [4] :

Puissance minimale de Cc (pF) Fréquence de


Puce RFID Rc(Ω) série
fonctionnement (dBm) série travail (MHz)

AlienHiggs 4 -18.5 1500 0.85 860 – 960

AlienHiggs 3 -18 1500 0.85 860 – 960

NXP UCODE
-15 1385 1.16 860 – 960
G2XM/G2XL

Impinj Monza
-17.8 1800 0.825 860 – 960
5
Impinj Monza
-17.4 1650 1.21 860 - 960
5

Tableau II.1 : Exemple de puces RFID-UHF disponibles dans le marché [4].

II.4. Modélisations électriques des puces RFID passives

La modélisation électrique d’une puce peut être réalisée de deux manières différentes, soit
monté par un circuit placé parallèlement (Cp, Rp) ou en série (Cs, Rs).

Figure II.8 : Circuits électriques équivalent de la puce.

27
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Les valeurs des composants constituant le circuit électrique peuvent être données de la
manière suivante :

𝑅𝑒(𝑍𝑐 )2 + 𝐼𝑚 (𝑍𝑐)²
Rp= 𝑅𝑒 (𝑍𝑐)²
(II.23)

𝐼𝑚 (𝑍𝑐)
Cp = 2.ᴨ.𝑓.(𝐼𝑚(𝑍𝑐)2 +𝑅𝑒(𝑍𝑐)2) (II.24)

Rs= Re (Zc) (II.25)

1
Cs = 2.ᴨ.𝑓.𝐼𝑚 (𝑍𝑐) (II.26)

Rp : résistance montée parallèlement.

Rs : résistance montée en série.

Cp : capacité montée parallèlement.

Cs : capacité montée en série.

L’impédance d’entrée de la puce est purement complexe, dont la partie imaginaire est de
signe négatif due à la conversion d’énergie électromagnétique en une énergie continue en
entrée du détecteur afin d’alimenter la puce RFID, Le circuit électrique a pour but de
régulariser l’alimentation et la protéger des surtensions, ce qui rend l’impédance dépendante
de la puissance en entrée de la puce [26].

II.5. Adaptation d’impédance des antennes dipôles

Dans le domaine de la RFID, on utilise principalement les antennes dipôle pour réaliser une
adaptation d’impédance grâce à leurs diverses caractéristiques structurelles, et leurs coûts
raisonnables. On distingue trois techniques essentielles :

II.5.1. Adaptation par éléments séries

L’adaptation d’une antenne dipôle par une inductance série est réalisé de manière distribuée
par un méandre grâce à son effet inductif pour adapter celle-ci aux caractéristiques de la puce
[25].

28
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.9 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une


antenne dipôle adaptée par une inductance série.

L’avantage majeur de cette technique d’adaptation est de diminuer la taille de l’antenne par le
repliement du dipôle, tel qu’illustré sur la figure II.10 :

Figure II.10 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée


par une inductance série [4].

29
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.5.2. Adaptation par éléments parallèle

L’adaptation d’une antenne dipôle par une inductance parallèle est réalisée par l’adjonction
d’un élément inductif placé parallèlement au port d’entrée de l’antenne [25].

Figure II.11 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une


antenne dipôle adaptée par une inductance parallèle sans perte.

L’adaptation physique d’une antenne peut être mise en œuvre à l’aide de deux lignes qui
court-circuitent le port d’entrée de l’antenne.

Figure II.12 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée par une inductance
parallèle.

30
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.5.3. Adaptation par couplage

L’adaptation d’impédance par couplage est réalisée à l’aide d’un circuit double face, tel que
l’antenne dipôle est placée sur la première face, tandis que la puce RFID est connectée à la
boucle d’alimentation elle-même connectée à l’antenne sur la deuxième face [4].

Figure II.13 : Modèle circuit d’un tag RFID constitué d’une


antenne dipôle couplée à une boucle inductive.

Cette technique présente divers avantages, comme l’optimisation du tag en champ proche.
L’obtention d’un coût réduit du tag en permet la réalisation séparée de la boucle et de
l’antenne Ceci permet d’éviter une connexion par procédé flip-chip de la puce à l’antenne
directement [25].

Figure II.14 : Illustration d’une antenne dipôle adaptée


par couplage [4].

31
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.6. Polarisation

Elle définit l’orientation du vecteur champ électrique E lors de sa propagation que ce soit en
émission ou en réception.

Si l’on suppose que la valeur instantanée du champ électrique rayonné par une antenne, est
définie par ses deux composantes (θ, φ) comme exprimé dans l’équation (II.27) :

𝑒⃗ = 𝑒𝜃 𝑢
⃗⃗𝜃 + 𝑒𝜑 𝑢
⃗⃗𝜑 (II.27)

Tel que :

Figure II.15 : Illustration des deux composantes (θ, φ).

Avec :

eθ = 𝐸1 cos 𝜔t (II.28)

𝑒𝜑 = 𝐸2 𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡 + 𝛿 ) (II.29)

Des équations (II.28) et (II.29) on a :

𝑒𝜃
= cos 𝜔t (II.30)
𝐸1

𝑒𝜑
𝐸2
= 𝑐𝑜𝑠 𝜔𝑡𝑐𝑜𝑠 𝛿 – 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡𝑠𝑖𝑛 𝛿 (II.31)

32
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

On remplace (II.30) dans (II.31) :

eφ e e
= Eθ cos δ – (√ (1 − Eθ )2 ) sin δ (II.32)
E2 1 1

e eθ e
(1 − ( θ )2 ) sin2 δ = ( cos δ – ( φ ))2 (II.33)
E1 E1 E2

e e e e
sin2 δ = (Eθ )2 + ( Eφ )2 − 2 (Eθ Eφ) cos δ (II.34)
1 2 1 2

(II.34)→ ‘Equation d’une ellipse’.

L’angle que fait le grand axe de l’ellipse avec la direction u


⃗⃗θ est donné par :

2𝐸1𝐸2𝑐𝑜𝑠 𝛿
𝑡𝑔 2𝜃 = (II.35)
𝐸12 −𝐸22

A partir de l’équation de l’ellipse (II.34), on distingue deux types de polarisation : linéaire et


elliptique.

II.6.1. Polarisation linéaire

L’orientation du vecteur champ électrique E est définie par le diagramme de rayonnement de


l’antenne, notamment la direction de propagation. Le champ magnétique H perpendiculaire au
champ électrique E garde la même direction au cours de la propagation. Tant que l’onde ne
rencontre aucun obstacle ou ne subit de réflexion, la polarisation est dite rectiligne.
La direction du vecteur E crée un angle d’une certaine valeur avec le référencier (sol), ce qui
engendre une polarisation oblique, qui peut être décomposée en deux ondes, l’une en
polarisation horizontale et l’autre verticale. On distingue deux cas particuliers, le cas où
l’angle prend la valeur de 0° la polarisation est dite horizontale. Elle est dite verticale dans le
cas où l’angle est égal à 90° [27].

33
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.16 : Illustration des deux cas particuliers de la polarisation linéaire [28].

Du point de vue mathématique, le champ électrique E et le champ magnétique H sont en


phase tel que (𝜔 = 0), alors l’équation (II.34) devient :
eθ 2 eφ 2 e e
sin (0) = (E ) + ( E ) − 2 (Eθ Eφ ) cos (0)
2
(II.36)
1 2 1 2

e e e e
(Eθ )2 + ( Eφ )2 − 2 (Eθ Eφ) = 0 (II.37)
1 2 1 2
eθ eφ 2
( − ) =0 (II.38)
E1 E2

(II.38)→‘Polarisation linéaire’.

II.6.2. Polarisation elliptique

Dans ce type de polarisation le vecteur électrique E change de direction au cours de la


propagation en synchronisme avec la longueur d’onde. Une onde polarisée elliptiquement
peut être décomposée en trois ondes distinctes : une onde à polarisation horizontale, verticale
et circulaire [27].

Le phaseur du champ électrique E produit avec une telle polarisation peut tourner dans deux
directions différentes, soit dans le sens horlogique ou anti-horlogique. Si le champ E décrit
une ellipse de polarisation θ dans le sens des aiguilles d’une horloge, l’onde engendrée est
dite de polarisation elliptique gauche. Par contre dans le cas d’une ellipse de polarisation θ

34
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

dans le sens inverse des aiguilles d’une horloge, l’onde est dite de polarisation elliptique
droite.

Figure II.17 : Illustration des deux types de polarisation elliptique.

Du point de vue mathématique, le champ électrique E et le champ magnétique H sont en


quadrature de phase tel que (ρ = ᴨ / 2), alors l’équation (II.34) devient :

π e e e e π
sin2 ( 2 ) = (Eθ )2 + ( Eφ )2 − 2 (Eθ Eφ) cos ( 2 ) (II.39)
1 2 1 2

𝑒 𝑒
(𝐸𝜃)2 + ( 𝐸𝜑 )2 = 1 (II.40)
1 2

(II.40) →‘Polarisation elliptique’.

Cas particuliers :

➢ Si le petit axe de l’ellipse est nul la polarisation devient linéaire.


➢ Si E1 = E2 = E0 et sachant que 𝑒⃗ = eθ u
⃗⃗θ + eρu
⃗⃗θ alors on écrit l’équationE02 = eθ2 +eρ2
qui représente celle d’un cercle. Une onde à polarisation circulaire est donc constituée
par deux champs égaux perpendiculaires dans l’espace et déphasés entre eux de 90°
[29].

35
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Figure II.18 : Illustration des deux types de polarisation circulaire [28].

II.7. Pertes de transmission dues à une différence de polarisation

La polarisation de l’antenne de réception doit être la même que la polarisation de l’onde


reçue, précisément sur les fréquences supérieures à [Link] mauvais choix de la
polarisation de l’antenne de réception peut engendrer une perte équivalente à 3dB ou par un
affaiblissement très grand pouvant dépasser 20 dB [30].

Elliptique Linéaire
Droite Gauche Verticale Horizontale
Droite 0 20dB 3dB 3dB
Elliptique
Gauche 20dB 0 3dB 3dB
Verticale 3dB 3dB 0 20dB
Linéaire
Horizontale 3dB 3dB 20dB 0

Tableau II.2 : Pertes dues à un mauvais choix de polarisation.

36
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

La polarisation joue un rôle très important dans la qualité de transmission d’une antenne.

II.8. Antenne à polarisation circulaire [6]

Les antennes à polarisation circulaire présentent de nombreux avantages évidents qui


favorisent leur utilisation, parmi elles on compte :

II.8.1. Antenne Hélice

L’antenne hélice ressemble à une bobine étirée, protégée par un tube isolant afin d’éviter
toutes perturbations extérieures. On place généralement à son extrémité arrière un réflecteur
qui a pour mission de diminuer les lobes arrière et augmenter le gain [31].

Deux modes de fonctionnement sont rencontrés dans les antennes hélices, un mode radial dit
normal qui est caractérisé par un rayonnement omnidirectionnel dans le plan horizontal, et un
mode axial qui représente un rayonnement directif dans l’axe avec une polarisation circulaire.

Figure II.19 : Les deux modes de fonctionnement d’une antenne hélice.

Les antennes hélices sont très utilisées dans le domaine de la télécommunication spatiale pour
les avantages suivants :

- Large bande passante en adaptation, en gain et en rapport axial.


- Facilité de réalisation.
- Peu couteuse.

II.8.2. Antenne tourniquet (turnstile)

Une antenne tourniquet ou antenne dipôle croisé est une antenne radioélectrique composée
d'un ensemble de deux antennes dipôles identiques montées perpendiculairement l'une à

37
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

l'autre et alimentées en quadrature de phase ; les deux courants appliqués aux dipôles sont
déphasés de 90°. L'antenne peut être utilisée dans deux modes possibles. En mode normal,
l’antenne émet des ondes radio polarisées horizontalement perpendiculairement à son axe. En
mode axial, l’antenne émet un rayonnement polarisé circulairement le long de son axe.
Ces antennes sont utilisées comme antennes de radiodiffusion télévisuelle en mode normal,
mais aussi pour les communications satellitaires, notamment dans les stations terrestres dans
la bande VHF et UHF en mode axial, la polarisation circulaire étant souvent utilisée pour les
communications par satellite car elle n’est pas sensible à l’orientation de l’antenne dans
l’espace [36].

Figure II.20 : Antenne tourniquet avec réflecteurs.

II.8.3. Antenne Patch [37]

L'antenne planaire ou patch (en anglais) est une antenne plane dont l'élément rayonnant est
une surface conductrice généralement carrée, séparée d'un plan réflecteur conducteur (plan de
masse) par une lame diélectrique (substrat).

La polarisation circulaire peut être obtenue à partir d’un seul ou de deux points d’excitation.
Le choix d’une technique plutôt qu’une autre est dicté par la bande passante à l’intérieur de
laquelle la polarisation circulaire est maintenue. C’est-à-dire que si on veut une bande
passante assez large il faut utiliser un système à deux points d’alimentation.

38
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

Dans le cas d’un patch carré, l’alimentation double est obtenue en ajustant la sonde
d’alimentation sur chacune des médianes du patch. Le déphasage temporel de 90° est ajusté
au niveau du circuit d’alimentation en ajoutant un tronçon de ligne de longueur λ/4.

Figure II.21 : Patch carré à polarisation circulaire à double excitation.

Pour l’alimentation à l’aide d’un seul point d’excitation, il faut ajuster la sonde d’alimentation
de façon précise sur le patch, la polarisation circulaire dans ce cas s’obtient, soit en plaçant la
sonde en diagonal sur l’un des quatre côtés du patch, soit en introduisant une dissymétrie sur
l’élément rayonnant, par exemple en créant une troncature sur deux des quatre côtés de
l’antenne ou en ajoutant un motif (fentes, encoches) sur l’élément rayonnant, comme le
montre la figure ci-dessous :

Figure II.22 : Exemples de dissymétrie permettant d’obtenir une


polarisation circulaire à partir d’une excitation unique.

. 39
Chapitre II Paramètres et caractéristiques des antennes

II.9. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons tout d’abord présenté les différents paramètres fondamentaux qui
caractérisent les antennes RFID, citant en premier lieu les paramètres décrivant l’antenne comme étant
un circuit, en deuxième lieu ceux qui renseignent sur sa qualité d’émission et de réception donnant une
vision spatiale et en troisième lieu les paramètres de réception.

Puis, nous avons évoqué l’importance du choix de la puce dans les systèmes RFID et sur quelle base
celle-ci doit se faire, en citant les techniques de modélisation électriques des puces RFID passives.

Dans le but d’optimiser d’avantage l’antenne, des méthodes d’adaptation d’impédance par des
inductances sont illustrées par des techniques de réalisation, tel que l’adaptation par élément séries, par
éléments parallèles et par couplage magnétique.

Par la suite, vient l’énumération des types de polarisation et les pertes causées par la différence de
celle-ci lors de la transmission entre l’antenne d’émission et de réception, ainsi que quelques antennes
à polarisation circulaire.

40
Conception et
simulation
Chapitre III Conception et simulation

III.1. Introduction
Dans ce chapitre nous allons concevoir un tag RFID à polarisation circulaire. Ce type de tags,
va permettre d'améliorer les conditions de lecture quel que soit sa disposition. L’antenne
choisie est une antenne à boucle carrée avec un espace ouvert (gap), et deux bandes
d’alimentation. L’adaptation avec une puce d’impédance complexe (Higgs 4) est réalisée à
l’aide d’un stub (T-match), pour travailler dans la bande UHF [902-928] MHz. La
modélisation et la simulation sont effectuées à l’aide du logiciel CST Microwave Studio.

III.2. Présentation du logiciel et méthodologie de conception

Computer Simulation Technology Studio Suite est un logiciel capable de simuler et de


résoudre tous les problèmes électromagnétiques, des problèmes de basse fréquence aux
micro-ondes, aux problèmes optiques ainsi qu’aux problèmes thermiques et mécaniques. Il est
constitué de plusieurs studios [33].

Pour notre projet, nous allons utiliser le Microwave Studio qui est un outil spécialisé dans la
simulation 3D EM de composantes hautes fréquences [34].

Figure III.1 : CST Microwave Studio.

41
Chapitre III Conception et simulation

Afin de réaliser notre travail plusieurs étapes (résumées dans la figure III.1) sont suivies [4] :

- Définition de la structure de l’antenne.

- Définition des matériaux diélectriques et conducteurs (diélectrique pour le substrat et


conducteur pour l’antenne).

- Définition du port d’alimentation (port discret adapté aux structures nécessitant des sources
discrètes comme les puces RFID).

- Définition de la plage de fréquence.

- Définition du maillage : le temps de calcul varie en fonction du nombre de mailles. Si le


nombre de mailles est trop faible les résultats sont erronés, afin d’optimiser le maillage nous
utilisons le maillage adaptatif, cela permet de densifier le maillage à chaque interface ainsi
que le maillage local.

- Analyse et vérification des résultats de simulations.

- Effectuer une étude paramétrique : le but de cette étude est de voir l’influence d’un
paramètre sur les propriétés de l’antenne et identifier des paramètres géométriques de
l’antenne pouvant améliorer les propriétés désirées ce qui permet de converger vers une
solution.

Figure III.2 : Méthodologie de conception de l’antenne.

42
Chapitre III Conception et simulation

III.3. Conception de l’antenne [35]

La structure de l’antenne est une boucle carrée avec un espace ouvert (gap), et deux bandes
d’alimentation entre lesquels est placée une puce d’impédance complexe (Higgs 4).
L’adaptation est réalisée à l’aide d’un stub.

Figure III.3 : Tag RFID sous forme de boucle carré.

Cahier des charges

Les dimensions de l’antenne proposée sont :

• La boucle carrée

Matériau utilisé : Cuivre.

Paramètres Dimensions (mm)


Longueur 90
Largeur 4
Epaisseur 0.15

Tableau III.1 : Dimensions en mm de la boucle carrée.

43
Chapitre III Conception et simulation

• Deux (02) bandes d’alimentation

Matériau utilisé : Cuivre.

Paramètres Dimensions (mm)


Longueur 1 (bande 1) 11.50
Longueur 2 (bande 2) 68.50
Largeur 2
Epaisseur 0.15

Tableau III.2 : Dimensions en mm des deux bandes d’alimentation.

• Stub (T-match)

Matériau utilisé : Cuivre.

Paramètres Dimensions (mm)


Longueur 1 (Lx) 17
Longueur 2 (Ly) 10.25
Largeur 3
Epaisseur 0.15

Tableau III.3 : Dimensions en mm du stub.

• Substrat

Matériau utilisé : ST37, epsilon = 1.

Paramètres Dimensions (mm)


Longueur 90
Largeur 90
Epaisseur 12.60

Tableau III.4 : Dimensions en mm du substrat.

44
Chapitre III Conception et simulation

Figure III.4 : Dimensions de l’antenne.

• Alimentation de l’antenne
Cette étape consiste à alimenter l’antenne avec une impédance complexe. La partie réelle de
l’impédance de l’antenne est représentée par un « discret port », tandis que la partie
imaginaire de type capacitif est représentée par un « lumped element ». La présence de la
boucle dans le dipôle introduit un effet inductif, qui a pour rôle d’annuler l’effet capacitif de
la puce, ceci a pour effet d’annuler la partie imaginaire de l’impédance, et d’assurer une
bonne adaptation de l’antenne et donc obtenir de très bons résultats pour le paramètre S11.

45
Chapitre III Conception et simulation

La partie réelle (port discret) est représentée sur la figure ci-dessous :

Figure III.5 : Alimentation de l’antenne par un port discret.

La partie imaginaire (Lumped element) est représentée sur la figure ci-dessous :

Figure III.6 :Lumped element.

46
Chapitre III Conception et simulation

III.4. Résultats de simulation


Ce tag doit fonctionner dans la bande UHF (902-928 Mhz) allouée à la région américaine. Il
doit avoir une polarisation circulaire.

III.4.1. Etude paramétrique

Afin de comprendre le fonctionnement de notre antenne et dans le but de maitriser son


comportement, nous avons effectué l’étude paramétrique suivante :

❖ Substrat : On fixe la taille du T-match (Lx= 17mm, Ly=10.25mm)

Taille du substrat (mm) Fréquence de résonance (GHz) Paramètre S11


1 1.11 -51.741
12.6 0.915 -21.915
13 0.7999 -23.026

Tableau III.5 : Etude paramétrique par rapport au substrat.

En augmentant la taille du substrat, on remarque un décalage vers les basses fréquences, et


vice-versa.

❖ T-match : On fixe la taille du Substrat (12.6mm)

Taille du T-match (mm)


Fréquence de résonance (GHz) Paramètre S11
Lx Ly
17 10.25 0.915 -21.915
17 14 0.889 -18.648
17 8 0.921 -31.108
19 10.25 0.915 -19.238
16 10.25 0.915 -21.009

Tableau III.6 : Etude paramétrique par rapport au stub.

En jouant sur les dimensions du Stub, on influe sur la profondeur du paramètre S 11, c’est-à-
dire :

- En diminuant la longueur Ly on gagne en profondeur et vice-versa.

47
Chapitre III Conception et simulation

- En diminuant la longueur Lx on gagne en profondeur et vice-versa.

III.4.2. Polarisation circulaire gauche (du point de vue du récepteur)

Après maintes simulations, nous avons obtenu les résultats suivants :

III.4.2.a. Coefficient de réflexion S11

Figure III.7 : Coefficient de réflexionS11 de l’antenne.

Comme le montre la figure ci-dessus, le pic est de – 21.915(dB) centré à une fréquence de
915MHz.

D’après la figure, la valeur de la bande passante est de 70.334MHz.

0.070334
BP (%) = × 100 = 7.68 % (III.1)
0.915

48
Chapitre III Conception et simulation

III.4.2.b. Abaque de Smith

Figure III.8 : Impédance caractéristique sur l’Abaque de Smith.

De la figure précédente, nous constatons qu’ile.y’a une bonne adaptation qui se rapproche du
cas idéal zc = 1 sachant que Zc = 1 × 20.46, après optimisation.

III.4.2.c. Rapport axial


Le rapport du demi-grand axe au demi-petit axe de l’ellipse est appelé rapport axial. On le
compte positivement pour les ondes gauches et négativement pour les ondes droites. Il vérifie
la relation suivante :

1 ≤ |𝐴𝑅 | ≤ ∞ (III.1)

49
Chapitre III Conception et simulation

Figure III.9 : Le rapport axial (RA) pour la polarisation circulaire gauche.

50
Chapitre III Conception et simulation

Lorsque AR = 1, la polarisation est circulaire. Lorsque AR est infini, la polarisation est


[Link] est souvent mesuré en dB :

𝐴𝑅𝑑𝐵 = 20𝑙𝑜𝑔10 (|𝐴𝑅𝑙𝑖𝑛é𝑎𝑖𝑟𝑒 |) (III.2)

Figure III.10 : Le rapport axial (RA) en fonction de la fréquence.

Pour avoir une antenne à polarisation circulaire, le rapport axial doit être inférieur à 3 dB. Le
rapport axial varie rapidement en fonction de la fréquence, de l’angle φ et de l’angle θ. La
polarisation circulaire en fonction de la fréquence est obtenue dans la direction normale à
l’antenne avec φ=θ=90°.

D’après la figure III.10, l’antenne est dite à polarisation circulaire puisque le rapport axial est
inférieur est de 1.2151 dB qui est inférieur à 3dB.

Par ailleurs la polarisation circulaire est obtenue sur toute la bande (889.92-935.79MHz).

51
Chapitre III Conception et simulation

III.4.2.d. Champ électrique E

Phi = 0° Phi = 90°

Phi = 180° Phi = 270°

Figure III.11 : Champ électrique E pour différentes phases.

Selon la figure III.11, nous remarquons que le champ électrique E circulent tout le long de
l’antenne vers la droite du point de vue de la source (l’antenne) mais vers la gauche du point
de vue du récépteur et sa valeur maximale est de 680 V/m.

52
Chapitre III Conception et simulation

III.4.2.e. Champ magnétique H

Phi = 0° Phi = 90°

Phi = 180° Phi = 270°

Figure III.12 : Champ magnétique H pour différentes phases.

La figure III.12montre la popagation du champ magnétique H sur l’antenne sont la valeur


maximale est de 18.4 A/m.

53
Chapitre III Conception et simulation

III.4.2.f. Courant de surface

Phase = 0° Phase = 90°

Phase = 180° Phase = 270°

Figure III.13 : Courant de surface pour différentes phases.

En variant la phase de 0° à 270°, on remarque que la distribution du courant se fait dans le


sens horraire, ce qui indique que notre antenne est à polarisation circulaire gauche.

La valeur maximale est de 18 A/m.

54
Chapitre III Conception et simulation

III.4.2.g. Diagramme de rayonnement

Figure III.14 : Diagramme de rayonnement en 3D de l’antenne sur le plan xy.

Figure III.15 : Diagramme de rayonnement en 3D de l’antenne sur le plan xz.

55
Chapitre III Conception et simulation

La figure III.14 et la figure III.15 décrivent la manière dans laquelle la puissance rayonnée par
l’antenne est répartie dans l’espace en 3 dimensions afin de visualiser la direction dans
laquelle l’antenne rayonne le maximum de puissance, on voit clairement qu’on a deux
rayonnements ou on atteint un maximum de puissance, c’est-à-dire un rayonnement avant et
arrière.

La valeur maximale est de 3.2 dBi.

III.4.3. Polarisation circulaire droite (du point de vue du récepteur)

III.4.3.a. Structure de l’antenne

Figure III.16 : Structure de l’antenne.

Dans le but d’obtenir la polarisation circulaire droite (du point de vue du récepteur), la
structure de l’antenne a été inversée.

56
Chapitre III Conception et simulation

III.4.3.b. Coefficient de réflexion S11

Figure III.17 : Coefficient de réflexion S11 et bande passante de l’antenne.

Comme le montre la figure III.19, le pic est de – 19.659(dB) centré à une fréquence de
912MHz, quant à la valeur de la bande passante, elle est de 67.441MHz.

0.067441
BP (%) = × 100 = 7.39 % (III.2)
0.912

III.4.3.c. Abaque de Smith

Figure III.18 : Impédance caractéristique de l’antenne à polarisation circulaire droite.

57
Chapitre III Conception et simulation

De la figure ci-dessus, nous constatons qu’il y’a une bonne adaptation qui se rapproche du cas
idéal zc = 1 sachant que Zc = 1 × 20.46, après optimisation.

III.4.3.d. Rapport Axial

Figure III.19 : Rapport axial pour la polarisation circulaire droite.

58
Chapitre III Conception et simulation

III.4.3.f. Courant de surface

Phase = 0° Phase = 90°

Phase = 180° Phase = 270°

Figure III.20 : Courant de surface pour différentes phases


de l’antenne à polarisation circulaire inverse.

En variant la phase de 0° à 270°, on remarque que la distribution du courant se fait dans le


sens anti-horraire, ce qui indique que notre antenne est à polarisation circulaire droite.

La valeur maximale est de 22 A/m.

59
Chapitre III Conception et simulation

III.5. Conclusion

Un tag RFID à polarisation circulaire a été étudié et conçu avec succès pour les deux cas de la
polarisation circulaire. Dans un premier lieu nous avons conçu un tag à polarisation circulaire
gauche, puis un tag à polarisation circulaire droite en second lieu, tous les résultats des
simulations effectuées ont étés présentés dans ce chapitre. La bande passante mesurée pour les
deux cas sont respectivement de 70.334 MHz et 67.441 MHz.

L’antenne proposée pourrait être utilisée pour diverses applications RFID dans la bande UHF
(902-928MHz).

60
Conclusion générale
Conclusion générale

Ce mémoire présente notre travail qui concerne la conception d’un tag RFID à polarisation
circulaire. Après une exploration générale du domaine de la RFID, nous avons abordé le vif
du sujet en étudiant les paramètres fondamentaux des antennes. Par la suite, nous avons
montré quelques techniques d’adaptation d’impédances, défini ce qu’est la polarisation
circulaire et nous avons également donné quelques antennes à polarisation circulaire, afin
d’avoir un aperçu sur ce que nous allons faire par la suite. Enfin, nous sommes passé à la
pratique en concevant notre tag sous le logiciel de simulation CST Microwave Studio où nous
avons abouti aux résultats espérés.

L’étude et la réalisation de ce projet nous ont permis d’approfondir nos connaissances


théoriques et pratiques acquises durant notre formation, notamment dans le domaine des
antennes. Nous avons pu appréhender différents points importants comme le fait de travailler
en équipe et de concevoir et mener à bien notre projet.

Bien que ce modeste travail ait atteint son objectif principal, on estime qu’il pourrait être
encore amélioré. En effet, les travaux décrits dans ce mémoire peuvent se poursuivre sur
plusieurs voies. Tout d’abord, il serait intéressant de concevoir un autre tag à polarisation
circulaire travaillant sur toute la bande RFID, ce qui n’est pas le cas dans cette étude. Il serait
également bien de réduire la taille du tag pour être utilisée dans des applications nécessitant
une taille réduite des dispositifs. Cela constituerait une bonne extension à ce projet.

61
Bibliographie
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Radio Fréquence RFID UHF. Télécommunications. Tlemcen : Université Abou Bakr Belkaid
Tlemcen, 2013, 202p.

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antennes.

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[36] Robert BERRANGER, L'antenne TURNSTILE, thème et variations.

[37] Odile PICON et Coll. LES ANTENNES Théorie, conception et application. DUNOD.
367p.
Résumé

La technologie d’Identification par Radio Fréquence (RFID) a vu ses premiers jours dans le
domaine militaire, puis a connu depuis quelques années un grand essor dans diverses
applications allant de la traçabilité des produits et marchandises à la logistique. Cette
technologie est de plus en plus adoptée dans notre pays.

Ce mémoire porte sur la conception d’un tag RFID à polarisation circulaire en utilisant la forme
boucle carrée se basant sur la connaissance des paramètres fondamentaux des antennes et
quelques techniques d’adaptations. Le tag est conçu sur le logiciel de conception et de
simulation CST Microwave Studio.
Mots clés : RFID, Tag, Antenne, Polarisation, CST, UHF.

Abstract
Radio Frequency Identification (RFID) technology has had its first days in the military field,
and in recent years has seen a great expansion in various applications ranging from traceability
of products and goods to logistics. This technology is increasingly adopted in our country.

This thesis deals with the design of a circular polarization RFID tag using the square loop form,
based on the knowledge of the fundamental parameters of antennas and some adaptation
techniques. The tag is designed on the CST Microwave Studio design and simulation software.

Keywords: RFID, Tag, Antenna, Polarization, CST, UHF.

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