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Impact de la structure financière sur la performance

Ce mémoire analyse l'impact de la structure financière sur la performance financière de l'Entreprise Nationale de Transport Maritime des Voyageurs (ENTMV) à Alger. Il explore les différentes composantes de la structure financière, les méthodes d'analyse de la performance, et les théories financières pertinentes pour déterminer une structure optimale. L'étude vise à établir un équilibre financier qui maximise la valeur de l'entreprise tout en minimisant le coût du capital.

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Impact de la structure financière sur la performance

Ce mémoire analyse l'impact de la structure financière sur la performance financière de l'Entreprise Nationale de Transport Maritime des Voyageurs (ENTMV) à Alger. Il explore les différentes composantes de la structure financière, les méthodes d'analyse de la performance, et les théories financières pertinentes pour déterminer une structure optimale. L'étude vise à établir un équilibre financier qui maximise la valeur de l'entreprise tout en minimisant le coût du capital.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER EN SCIENCES
COMMERCIALES ET FINANCIERES

Spécialité : FINANCE D’ENTREPRISE

THEME :

L’impact de la structure financière sur la


performance financière de l’entreprise
Cas : Entreprise Nationale de Transport Maritime des
Voyageurs ENTMV-Alger

Elaboré par : Encadré par :

BENBEDR asma Mr. BENZIADI Djamel

HADEF Baya

Lieu du stage: ENTMV -Alger

Période du stage : du 20 avril au 21 mai

2014/2015
Remerciements

Remerciements
Au tout début, nous remercions le BON DIEU, le tout puissant, qui
nous a donné du courage, volonté et patience.

Nous adressons nos gratitudes et nos remerciements les plus


chaleureux à tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce
modeste travail.

Nos sincères et vifs remerciements sont présentés à :

Mr BENZIADI, notre encadreur au niveau de l’école supérieure de


commerce pour ses critiques et ses précieux conseils …

Notre gratitude est immense à l’égard de notre encadreur


MESSIBAH Youcef, pour sa disponibilité et ses précieux conseils…

Tout le personnel de la bibliothèque de l’Ecole Supérieur de Banque


pour leurs orientations…

Nous adressons un remerciement particulier à Bilel pour son aide


précieuse et ses suggestions…

Et tout ceux qui nous ont encouragé et aidé de prés ou de loin dans
l’élaboration de ce modeste travail.

Asma et Baya
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail :

A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et
mon bonheur, puisse le tout puissant te donner santé, bonheur et longue vie afin que je puisse
te combler à mon tour, maman que j’adore…

A l’homme de ma vie mon père, mon exemple éternel, mon soutien morale et source de
joie, celui qui est toujours sacrifié pour me voir réussir, que dieu le tout puissant te préserve
et t’accorde santé, bonheur, longue vie…

A ma très chère sœur Soumia

Ta gentillesse et ton soutien ne m’ont jamais fait défaut, tu es plus d’une sœur, tu es mon
amie, tu es ma confidente, ma complice, toute ma reconnaissance et ma profonde gratitude…

A mes chers frères Abd Raouf, Ayoub et Mohamed

Pour toute l’ambiance dont vous m’avez entouré, pour toute la spontanéité et élan
chaleureux, sans vous je serai personne, puisse le tout puissant exhausser tous vos vœux…

A mes deux grands-mères

Que ce modeste travail soit l’expression des vœux que vous n’avez cessé de formuler dans vos
prières, que dieu vous préserve santé et longue vie…

A la mémoire de mes grands pères

Qui ont été toujours dans mon esprit et dans mon cœur, que dieu le miséricordieux vous
accueille dans sans éternel paradis…

A ma grande famille

Je cite en particulier mon cousin Samir, tu étais un frère pour moi et tu m’as toujours
entretenu comme j’étais ta propre sœur…

A mes tantes, mes oncles ainsi que mes cousins et cousines et sans oublier mes adorables
jumelles « Nada et Nihed »…

A mes chères amies : Nina, Naima, Farida…

A la personne qui a partagé tous le travail, qui a supporté mon humeur au moment de
stresse, ma binôme et ma meilleure amie Baya…

Asma
Dédicaces

Je dédie cette Thèse….


À mes chers parents
Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu
créer le climat affectueux et propice à la poursuite de mes études. Aucune
dédicace ne pourrait exprimer mon respect, ma considération et mes profonds
sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les bénir, de veiller sur eux, en
espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.

À ma cher sœur Yasmina


Ma chère sœur est la plus proche amie, présent toujours à tous moments de ma
vie par leur conseilles, leur soutien moral et leur aide,
Je te souhaite un avenir plein de joie, de bonheur, de réussite et de sérénité.
Je t’exprime à travers ce travail mes sentiments de fraternité et d’amour.

À mon très cher frère Samy


Mon cher petit frère présent dans tous mes moments d’examens par son soutien
moral, son ambiance et ses belles surprises sucrées.
Je te souhaite un avenir plein de joie, de bonheur et de succès.

À toute ma grande famille HADEF et MERTOUSSE


Veuillez trouver dans ce travail l’expression de mon respect le plus profond et
mon affection la plus sincère ;

À ma chère amie et binôme BENBEDR Asma


En souvenir de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que
nous avons passés ensemble.
Veuillez trouver dans ce modeste travail l’expression de mon profond
attachement ;

À mes amis de toujours : Farida, Nacira, Khadija, Sabrina,…..

À tous les collègues de l’école supérieure de commerce

À tous nos enseignants, pour leur bienveillance et leur contribution à notre


solide formation

À toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration de ce travail à tous


ceux que j’ai omis de citer.

BAYA
Sommaire I

Sommaire :
Remerciement Dédicaces
Sommaire………………………………………………………………….………………….I
Liste des tableaux………………..……………………………………………………….....III
Liste des graphes...................………………………………………………………………..IV
Liste des schémas…………………………………………………………………………......V
Liste des abréviations utilisées…………………………………………………………...…VI

Introduction générale………………………………………………………………………...A

Chapitre1: Généralités sur la structure financière et la performance financière……..…1

Section 1: Notion de structure financière...............................................................................2

Sous section 1 : Définition de la structure financière………...………………………………..2

Sous section 2 : Les facteurs de choix d’une structure financière……….…………..…......….3

Sous section 3 : Les déterminants de la structure financière de l’entreprise…………………..6

Section 2 : Les composantes de la structure financière…………………………………….10

Sous section 1 : Le financement par fonds propres ………………………………………….10

Sous section 2 : Le financement par les quasis fonds propres……………….……………….20

Sous section 3 : Le financement par Les capitaux étrangers ………………………………...23

Section 3: Notion de performance financière …………………………………………….28

Sous section 1 : Définition de concept de performance ……………………………………...28

Sous section2 : Facteurs influant sur la performance……………………………………...…31

Sous section 3 : Définition de performance financière……………………………………….34

Chapitre 2 : Appréciation de la performance financière de l’entreprise à travers sa


structure financière………………………………………………………………………….37

Section 1 : Techniques d’appréciation de la performance financière……………...…….38

Sous section 1 : Mesure de performance et résultat………………………………………….38


Sommaire II

Sous section 2 : Mesure de la performance et financement………………………………….41

Sous section 3 : Relation EVA-performance financière……………………………………..45

Section 2 : L’impact de la structure financière sur l’équilibre financier..........................47

Sous section 1 : Analyse par la méthode d’équilibre financier………………………………47

Sous section 2 : Analyse par la méthode des ratios………………………………………….53

Sous section 3 : L’Effet de levier financier…………………………………………………..55

Section 3 : La structure financière et la valeur d’entreprise……………………………..61

Sous section 1 : La structure financière dans un marché parfait……………...……………...61

Sous section 2 : La théorie de ratio optimale d’endettement (Trade Off Theory)……………67

Sous section 3 : La structure financière selon les nouveaux courant de la finance moderne...72

Chapitre3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport


Maritime des Voyageurs ENTMV - Alger-……………………………………………..…75

Section 1 : Présentation générale de l’ENTMV…………………………………………....76

Sous section 1 : Historique de l’ENTMV…………………………………………………….76

Sous section 2 : Organisation de l’ENTMV………………………………………………….80

Section 2 : Analyse de la structure financière d’ENTMV..………………………………83

Sous section 1 : Analyse de l’équilibre financier……………………………………………..83

Sous section 2 : Analyse par la méthode des ratios…………………………………………..87

Sous section 3 : Analyse de l’activité de l’ENTMV…………………………….……………90

Conclusion générale…………………………………………………………………………96

Bibliographies

Annexes
Liste des tableaux III

Liste des tableaux

N° Titre du tableau Pages

N°01 Les postes comptables des capitaux propres 11


N°02 Contenu du tableau d’emplois – ressources (TER) 42
N°03 Présentation en liste du tableau de variation du FR 43
N°04 Analyse de l’équilibre financier 51
N°05 Les moyens matériels de l’ENTMV 79
N°06 Les actifs 83
N°07 Les passifs 83
N°08 La composition de la structure financière de l’ENTMV 83
N°09 Fonds de roulement 84
N°10 Besoin en fonds de roulement 85
N°11 La trésorerie 86
N°12 Les ratios de structure financière 87
N°13 Les ratios de liquidité 88
N°14 La rentabilité économique 89
N°15 La rentabilité financière 89
N°16 Effet de levier financier 90
N°17 Chiffre d’affaires 90
N°18 Valeur ajoutée et EBE 91
N°19 Résultat financier 93
N°20 Résultat net 93
Liste des graphes IV

Liste des graphes

N° Titre du graphe Page

N°01 Le cycle de vie de l’entreprise 09


N°02 Présentation de l’effet de ciseau 50
N°03 La relation entre coût du capital et l’endettement 65
N°04 La valeur de l’entreprise en présence d’impôt 67
N°05 La valeur de l’entreprise en présence d’impôt et coût de 70
faillite
N°06 La structure financière en 2011, 2012 et 2013 84
N°07 Fonds de roulement 85
N°08 Besoin en fonds de roulement 86
N°09 Trésorerie 86
N°10 L’évolution du chiffre d’affaires 91
N°11 Valeur ajoutée 92
N°12 Excédent brut d’exploitation EBE 92
N°13 Résultat financier 93
N°14 Résultat net 94
Liste des schémas V

Liste des schémas

N° Titre du schéma Pages

N°01 Les sources de financement 10


N°02 Le capital risque 20
N°03 Le crédit bail industriel 26
N°04 Triangle de performance 28
N°05 La variation de trésorerie 45
Liste des abréviations VI

Liste des abréviations

Abréviation Signification

AC Actif Courant

AC Actif Courant
BFR Besoin en Fond de Roulement

BPA Bénéfice Par Action


CA Chiffre d’Affaire

CAF Capacité d’Auto Financement

CMPC Coût Moyen Pondéré du Capital

CP Capitaux Propres

DCT Dette à Court Terme

EBE Excèdent Brut d’Exploitation

EVA Economic Value Added

FR Fond de Roulement

IBS Impôt sur les Bénéfices des Sociétés

M&M Modigliani et Miller

MEDAF Modèle d’Equilibre des Actifs Financiers

OCA Obligations Convertibles en Actions

ORA Obligation Remboursables en Actions

PC Passif Courant
POT Pecking Order Theory

Re Rentabilité économique

Rf Rentabilité financière

RN Résultat Net

ROCE Return On Capital Employed

SIG Soldes Intermédiaires de Gestion


Liste des abréviations VII

ST Solde de Trésorerie

TA Trésorerie Actif
TCR Tableau du Compte de Résultat

TER Tableau d’Emplois-Ressources

TFT Tableau des Flux de Trésorerie

TOT Trade-Off Theory

TP Trésorerie Passif
TR Trésorerie

TSDD Titres Subordonnés à Durée Déterminée

TSDI Titres Subordonnés à Durée Indéterminée

VACA Valeur Actuelle des Coûts d’Agence


VAECF Valeur Actuelle Espérée des Couts de Faillite
VAN Valeur Actuel Nette
Résumé du mémoire

Les entreprises satisfont leur besoins financières soit en utilisant des ressources internes
(Fonds propres..), soit en faisant appel à des ressources externes (Dettes, Crédits..), et que ces
derniers représentent les composantes de la structure financière.

Donc, l’objectif d’un gestionnaire est de déterminer la structure financière optimale qui
permet de minimiser le coût du capital afin de maximiser la valeur de l’entreprise. Cette
préoccupation a été analysée par plusieurs approches théoriques (M&M, Trade-off theory..).

En effet, le choix d’une structure financière est une décision difficile à prendre car elle
représente l’un des éléments les plus complexes et les plus décisif dans l’élaboration de la
stratégie financière de l’entreprise ; puisque la variation d’un seul des ses éléments en terme
de pourcentage peut présenter un impact majeur sur l’activité, la performance financière et
donc la santé financière de l’entreprise.

Dans ce travail, nous allons utiliser les différents outils de l’analyse financière qui serviront à
définir une structure financière équilibrée : analyse de l’équilibre financier (FR, BFR, TN)
l’analyse par la méthode des ratios, l’analyse de l’effet de levier et en fin l’analyse de
l’activité, qui permettra à l’entreprise de rester solvable et donc performante.

Mots clés : structure financière, coût du capital, valeur de l’entreprise, la performance


financière, équilibre financier, effet de levier.
Introduction générale
Introduction générale A

INTRODUCTION GENERALE

De nos jours, les entreprises occupent une place prépondérante dans le maillage économique
nationale et contribuent à son développement. Face à des opportunités d’investissements, elles
expriment d’importants besoins de financement.

Ainsi, pour répondre à ses besoins de financement, l’entreprise se ressource par des fonds
propres, des capitaux empruntés ou mixe. Le partage des ressources entre fonds propres et
dettes constitue la structure financière de l’entreprise.

Depuis plusieurs décennies, l’étude de la structure financière a constitué le thème principal


de la finance d’entreprise, tant de théoriciens se sont penchés sur la question de savoir quelle
proportion de dettes il convient d’introduire dans la structure d’une entreprise afin de
maximiser sa valeur marchande et minimiser son cout de capital.

Cependant, le choix d’une structure financière est une action décisive qui peut présenter un
impact positif ou négatif sur l’équilibre, la solvabilité, la rentabilité et la performance de
l’entreprise.

Problématique

Cette recherche intervient pour étudier et apprécier la structure financière de l’entreprise en


utilisant les outils de l’analyse financière et déduire si la structure choisie par l’entreprise est
réellement adéquate avec leur activité ; car la variation d’un seul composant de la structure
peut se révéler d’une incidence sur l’activité et la santé financière de l’entreprise.

Notre recherche est guidée par les préoccupations de la problématique suivante :

Quelle est l’incidence de la structure financière sur la performance financière d’une


entreprise ?

Afin de mieux aborder et cerner cette problématique, il est nécessaire de la subdiviser en


plusieurs interrogations qui devront prendre en charge les aspects suivants :

1- Quels sont les dé[Link] la structure financière ?


2- Qu’est-ce que la performance financière ? et comment la déterminer ?
3- Comment déterminer la structure financière optimale ?

Hypothèses

Pour répondre à ces questions, on a proposé les hypothèses suivantes :


Introduction générale B

H1 : Les déterminants du comportement de choix de financement peuvent dépendre de la


taille de l’entreprise, son activité et sa rentabilité.

H2 : La notion de la performance financière de l’entreprise privilégie plusieurs notions.

Les soldes intermédiaires de gestion, le tableau de financement, les flux de trésorerie, la


profitabilité et la rentabilité sont des déterminants de cette dernière.

H3 : La détermination d’une structure financière optimale est difficile, plusieurs théories ont
traité cette problématique ; or, la structure financière optimale est celle qui respecte :

- Un équilibre financier sain.


- Une solvabilité financière satisfaisante.
- Une rentabilité économique et financière satisfaisante.
- Une activité et un chiffre d’affaire croissant.

Importance du sujet

La structure financière constitue un thème de la finance d’entreprise, elle est une source
d’information pour toute personne intéressée par la vie de l’entreprise ; pour les responsables
de l’entreprise, la structure financière leurs permettent d’évaluer la santé financière de
l’entreprise et d’orienter leurs décisions ; pour les bailleurs de fonds, elle représente un bon
indicateur avant d’accorder un crédit.

La structure financière représente pour toute entreprise quelque soit sa taille, sa nature, un
indicateur d’évaluation de sa rentabilité et de sa performance et une technique ayant pour
objet essentiel la recherche des conditions de l’équilibre financier.

Le choix du sujet

- Sa relation avec notre spécialité (finance d’entreprise).

- Approfondissement des connaissances en matière d’analyse financière, évaluation


d’entreprise.

- Son importance pour l’entreprise algérienne qui souffre des difficultés financières.

Objectifs de la recherche

- Apprécier le niveau de performance d’entreprise selon sa structure financière.


- Trouver la structure financière optimale pour l’entreprise.
Introduction générale C

- Montrer si l’ENTMV est performante.

Les volets de la recherche

Nous allons limiter notre recherche à l’unique volet financier de la performance, car
l’objectif de l’étude est de faire ressortir le lien entre la structure financière et la performance
financière de l’entreprise.

Méthodologie de travail

Dans le présent travail, nous allons appliquer la méthode descriptive dans la partie théorique,
et la méthode analytique dans la partie pratique par laquelle nous allons analyser toutes les
informations ainsi que les données récoltées.

Structure du mémoire

Dans ce cadre, notre travail de recherche est structuré en trois chapitres :

Le premier chapitre porte sur des concepts et des généralités sur la structure financière et la
performance financière, dont la 1ère section traitera la notion de la structure financière, la 2ème
section traitera les composants de la structure financière, et la dernière section de ce premier
chapitre traitera la notion de performance financière.

Le deuxième chapitre concerne l’appréciation de la performance financière d’entreprise à


travers sa structure financière, ou seront exposés dans la 1 ère section les techniques
d’appréciation de la performance financière, dans la 2ème section sera analysé l’impact de la
structure financière sur l’équilibre financier, et en dernier, la structure financière et la valeur
d’entreprise.

Le troisième chapitre est réservé à la présentation générale d’ENTMV, puis une analyse
financière de la situation financière de l’entreprise.
Chapitre I :

Généralités sur la structure financière et la


performance financière
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière

L'entreprise est un centre des décisions économiques et une entité autonome disposant des
ressources humaines, matérielles et financières qu'elle gère en vue de produire des biens et
services destinés à la vente.

Les décisions en matière de la politique financière concernent l’investissement et le


financement. La première représente l’allocation des ressources vers les projets, quant à la
deuxième, elle est consacrée au choix de la structure financière, c'est-à-dire le choix entre ces
différentes sources de financement.

La performance d'une entreprise présente un caractère multidimensionnel, cependant, elle est le


plus souvent exprimée et appréhendée par des indicateurs financiers élaborés sur la base des
informations contenues dans les comptes annuels. Ces indicateurs ont pour objet de mesurer la
performance financière de l'entreprise.

Le premier chapitre traite des concepts de base, support de notre étude, où nous allons définir la
notion de structure financière et de performance financière.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 2

Section 1 : notion de structure financière

Dans cette section nous allons analyser successivement les points suivants :

- Définition de la structure financière (sous section 1) ;

- Les déterminants de la structure financière (sous section 2) ;

- Les facteurs de choix de la structure financière (sous section 3).

Sous section 1 : Définition de la structure financière

La structure financière désigne la combinaison de dettes bancaires et financières nettes et


de capitaux propres auxquels l'entreprise a recours pour son financement.1

La structure financière2 d’une entreprise dépend principalement des contraintes financières liées
à la nature de ses activités développés et de ses décisions stratégiques prises en matière
d’investissement, d’exploitation et de financement.

Pour toute entreprise, différents moyens de financement lui permettent d’assurer un équilibre au
niveau de sa structure financière. Un tel équilibre est apprécié à travers l’aptitude de l’entreprise
à financer ses emplois stables, par ses ressources stables.

D’un point de vue fonctionnel, l’analyse de la structure financière d’une entreprise permet de
déterminer l’origine de ses difficultés de trésorerie liées à son financement courant. D’un point de
vue statique, l’analyse de la structure financière permet :

 D’analyser le risque de défaillance.

 D’analyser la stabilité des emplois et des ressources.

Donc on peut déduire que le problème réside dans le choix d’une structure financière optimale
abordée sur la base d'une décomposition plus globale entre ensemble des dettes (D) et capitaux
propres (S). C’est-à-dire le choix de la combinaison capitaux propres / dettes les plus
avantageuses pour l'entreprise.

1
[Link] marches/vernimmen/ définition _ structure financière, consulté le
15/04/2015.
2
[Link] consulté le 15/04/2015.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 3

1. Importances de la structure financière

La structure financière constitue une source d'informations aussi bien pour les opérations
économiques que pour toutes personnes intéressées par la vie de l'entreprise.

- Pour les responsables de l'entreprise, la structure financière leur permet d’évaluer la santé
financière de celle ci afin d'orienter leurs décisions dans l'utilisation rationnelle des ressources
limitées dont dispose l'entreprise.

- Pour les bailleurs des fonds, elle constitue un indicateur fiable avant d'accorder un crédit ou
prêter l'argent à une entreprise.

- Pour l'Etat, dans la mesure où l'impôt est fonction du bénéfice et ce dernier à son tour est
tributaire de la bonne de l'entreprise.

2. Objectifs de la structure financière

La structure financière permet de mettre en lumière les quatre masses bilantaires et s'apprécie à
partir de l'équation financière minimum et des éléments qui influent sur lui.

L'analyse de la structure financière d'une entreprise a pour objectif de porter un diagnostic sur la
santé financière de cette dernière en examinant son équilibre financier, son aptitude à faire face à
ses engagements à court et à long terme, sur l'autonomie des décisions de l'entreprise.

Sous section 2 : Les facteurs du choix d’une structure financière

[Link] et [Link] ont mené une longue enquête auprès des dirigeants et directeurs
financiers de groupes américains. [Link], A. de Jong, [Link] ont de même auprès de
dirigeants et directeurs financiers européens afin de déterminer les critères qu’ils retiennent pour
prendre une décision financière.1

Selon ces études, l’économie d’impôt liée à l’endettement n’est pas le critère essentiel de choix
d’une structure financière, tout comme la crainte de coûts de faillite importants.

Donc, la structure financière est le résultat de compromis complexes déterminés par :

- le souci de garder une flexibilité financière, c'est-à-dire conserver une capacité de financement
si des événements positifs (opportunité d’investissement) ou négatifs (crise) surviennent ;

1
Pierre VERNIMMEN, Finance d’entreprise, éditions Dalloz, Paris, 2009, P : 801.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 4

- les caractéristiques économiques du secteur de l’entreprise, son niveau de développement, le


partage coûts fixes/coût variables ou la nature de l’actif à financer ;

- la position des actionnaires en termes d’aversion au risque et de volonté de contrôle ;

- l’existence d’opportunités ou de contraintes sur les marchés du financement à un moment


donné.

- et enfin, la structure financière des concurrents.

1. La flexibilité financière

La recherche de la flexibilité financière est une préoccupation forte des directeurs financiers. Ils
savent en effet qu’un problème de choix de financement ne s’apprécie pas uniquement à un
moment donné, mais dans le temps : un choix aujourd’hui peu réduire l’éventail des possibilités
pour un autre choix de financement à faire demain.

Ainsi, s’endetter aujourd’hui contribue à réduire la capacité d’endettement de demain où un


investissement important prévisible ou non sera à réaliser. Si la capacité d’endettement est
saturée, l’entreprise n’aura pas alors d’autre choix que de se financer par capitaux propres.

A l’inverse, se financer aujourd’hui par des capitaux propres n’interdit pas de se financer de
nouveau ultérieurement par capitaux propres.

La multiplication des sources de financement (dette bancaire, titrisation, émission d’obligataire,


convertibles, capitaux propres…) permettra d’accroître la flexibilité financière de l’entreprise.

La limite de cette stratégie est double :

- les émissions sur les différents marchés doivent être suffisamment importantes pour garantir
aux investisseurs une liquidité suffisante. Par ailleurs, les coûts fixes de structuration de chaque
produit peuvent prendre la multiplication des opérations coûteuses ;

- la multiplication des sources de financement (éventuellement à différents niveaux d’un


groupe) accroît la complexité de la structure financière et donc la gestion de celle-ci (en
particulier en cas de crise de liquidité).
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 5

2. Les caractéristiques économiques du secteur de l’entreprise et le type d’actifs à financer

Une start-up1aura beaucoup de mal à se financer par endettement. Elle n’a pas de passé et donc
pas d’historique de crédits remboursés, ni probablement d’actifs corporels qui pourraient servir
de garantie, Ses flux de trésorerie disponibles sont négatifs pour quelque temps, Son niveau de
risque spécifique pour un prêteur est donc très élevé. Elle n’a pas d’autre choix que de se financer
par capitaux propres.

A l’opposé, l’entreprise établie sur son marché depuis plusieurs années et qui arrive à maturité.
Son historique de crédit est établi, ses actifs sont bien réel, elle génère des flux de trésorerie
disponibles (sur lesquels le risque de prévision est faible) d’autant plus é levés que les gros
investissements ont déjà été réalisés.

3. La position des actionnaires

Si l’actionnariat de l’entreprise est composé d’actionnaires influents (majoritaires ou


minoritaires), leur point de vue aura certainement un impact sur le choix de financement.

Certains refuseront des augmentations de capital qu’ils ne pourraient pas suivre et qui
dilueraient leur participation. L’entreprise est alors conduite à s’endetter fortement, d’autres
auront une aversion marquée pour l’endettement ne voulant pas accroître leur niveau de risque.

4. Les opportunités

Les marchés n’étant pas systématiquement à l’équilibre, des opportunités peuvent surgir à un
moment donné. Une flambée des cours de bourse permettra de réaliser à un bon compte une
augmentation de capital (vente d’actions à un prix très élevé).

5. La structure financière des concurrents

Avoir plus d’endettement net que ses concurrents, c’est prendre position, en particulier, sur les
espérances de rentabilité de l’entreprise, c’est-à- dire sur la conjoncture, sur la stratégie, etc.…

L’expérience montre que les chefs d’entreprise rechignent à mettre en péril une stratégie
industrielle par une politique financière substantiellement différente de celle de leurs concurrents.

1
Une Start- up est une entreprise qui vient d'être lancée par ses dirigeants et actionnaires.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 6

Ils considèrent que s’ils ont des risques à prendre, c’est au niveau industriel ou commercial, pas
au niveau financier.

Sous section 3 : Les déterminants de la structure financière de l’entreprise

Parmi les déterminants de la structure financière les plus récurrents, on peut relever :

1. La taille de l’entreprise

Plus la taille de l’entreprise est importante, plus l’entreprise est à même de disposer d’activités
diversifiées ce qui, in fine, réduit le risque d’apparition de coûts de détresse financière et le risque
de faillite. Les arguments qui tentent d’expliquer le sens négatif de l’influence de la taille de
l’entreprise sur sa structure financière relèvent plus du domaine de la théorie de l’information.

En effet, la taille serait une mesure inverse de l’information divulguée par l’entreprise à ses
investisseurs externes. Les entreprises sembleraient éviter de s’endetter si les investisseurs
externes ne connaissent pas le niveau de risque de l’entreprise.1

2. Les taxes

Selon les prescriptions de la Trade off Theory2, les entreprises s’endettent dans le but de profiter
du principe de déductibilité fiscale des charges des dettes. Par conséquent, plus le taux de
taxation est important, plus les entreprises devraient s’endetter (à condition bien entendu de
disposer de résultats avant impôts bénéficiaires).

3. Les avantages non liés à la dette

Le principe de déductibilité fiscale des charges des dettes est concurrencé par l’existence
d’avantages non monétaires non liés à l’endettement. Les amortissements et les provisions pour
risques et charges en sont de bons exemples dans la mesure où ils constituent deux moyens
légaux de diminuer l’impôt à payer. Par conséquent, l’existence de tels moyens réduit l’attrait de
l’endettement pour les entreprises, ce qui explique le sens négatif de la relation entre les
avantages non liés à la dette et la structure financière des entreprises.

1
Colot OLIVIER, Croquet MELANIE, Les déterminants de la structure financière des entreprises belges,
Reflets et perspectives de la vie économique 2/2007 (Tome XLVI), P : 177.
2
Théorie de la structure financière (voir chapitre2).
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 7

4. Les opportunités de croissance 1

Les entreprises pour lesquelles il existe d’importantes opportunités de croissance auront plus de
difficultés de se financer par endettement car la valeur liquidative des actifs sous-jacents est
quasiment nulle. Un autre argument issu de la Théorie de l’Agence peut également être avancé
pour expliquer le sens négatif de l’influence des opportunités de croissance sur le niveau
d’endettement des entreprises. Cet argument concerne particulièrement le rôle du contrôle des
managers par la dette. Effectivement, la présence d’opportunités de croissance importante au sein
des entreprises a tendance à réconcilier les intérêts des actionnaires propriétaires de l’entreprise
aux intérêts des managers dirigeants de l’entreprise. Dans un tel scénario, la dette ne joue plus
son rôle de régulateur des comportements potentiellement déviants des managers.

La Pecking Order Theory2 donne une toute autre vue de l’esprit. Effectivement, les entreprises
ayant de fortes opportunités de croissance à financer (par du financement externe) se tourneront
en priorité vers l’endettement, source de financement externe moins soumis à la présence
d’asymétries informationnelles que l’émission d’actions.

5. La tangibilité de l’actif

La présence d’immobilisations corporelles non spécifiques (à comprendre dans le sens où les


immobilisations corporelles ne sont pas immatérielles) au bilan de l’entre prise a un impact non
négligeable sur son endettement. En effet, ces immobilisations corporelles constituent des
garanties importantes aux yeux des créanciers (leur valeur liquidative étant importante), ce qui
facilite son accès aux crédits bancaires. 3

La Pecking Order Theory apporte également les mêmes conclusions. En effet, plus une
entreprise possède un actif tangible, moins elle sera sensible aux asymétries informationnelles et
donc, plus facilement elle aura accès aux crédits bancaires (le risque de sélection adverse et
d’aléa moral étant réduits).

6. La rentabilité et la profitabilité

L’impact de la rentabilité et de la profitabilité sur la structure financière des entreprises est assez
ambigu car souvent ces deux notions se confondent.
1
Colot OLIVIER, Croquet MELANIE, Les déterminants de la structure financière des entreprises belges, [Link], P: 179.
2
Théorie du financement hiérarchique (voir chapitre2).
3
Colot OLIVIER et Croquet MELANIE, Les déterminants de la structure financière des entreprises belges, [Link]., P : 180.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 8

D’après la POT, au plus une entreprise est rentable au plus elle sera capable de s’autofinancer et
par conséquent, au moins elle recourra à l’endettement. L’argument avancé par la POT se base
sur la rentabilité économique comme mesure de la rentabilité de l’entreprise. Or cette mesure
peut également être perçue comme étant celle de la profitabilité de l’entreprise.

Cependant, les conclusions de la TOT contrarient celles de la POT dans la mesure où, plus une
entreprise est rentable, plus elle devra s’endetter pour profiter au maximum du principe de
déductibilité fiscale des charges des dettes. La théorie de signal offre également un argument
assez fort dans la mesure où l’entreprise rentable qui s’endette envoie un signal positif au marché
quant à sa bonne santé financière.

7. Le cycle de vie de la firme


Le cycle de vie de l’entreprise peut être un paramètre important dans le choix d’une structure
financière, car il est caractérisé par un niveau de risque opérationnel, de cash flow, de besoin de
financement, des opportunités d’investissement et de la part des actifs tangibles que détient
l’entreprise.
Le cycle de vie de l’entreprise comporte cinq étapes : le démarrage, la phase d’expansion, la
phase de croissance, la maturité et enfin, le déclin.
Le choix d’une structure de capital varie selon le cycle de vie de l’entreprise :
• Au démarrage, les entreprises cherchent à s’établir sur le marché, leurs besoins de financement
sont limités, généralement financés par capitaux propres et peut être par des dettes.
• En phase d’expansion, les entreprises commencent à s’établir sur le marché. Ces dernières
présentent des besoins de financement externes importants qui excèdent leur autofinancement.
• En période de croissance, l’expansion est rapide, les opportunités de croissance augmentent et
les besoins de financements excèdent l’autofinancement. Les entreprises présentent un manque
d’historiques de crédits remboursés et probablement peu d’actifs corporels, ne peuvent se
financer par endettement. Les flux d’exploitation de ces entreprises sont volatils et généralement
négatifs les premières années. Ce qui implique un niveau de risque élevé que les créanciers
craignent.
• A l’opposé, en phase de maturité, les entreprises établis sur leur marché depuis plusie urs
années, sont financées par endettement. Ces firmes disposent d’un historique de crédit servant de
preuve aux créanciers et d’actifs réels facilement redéployables, servant de garanties. De surcroit,
les flux d’exploitation de ces entreprises sont réguliers comportant un risque faible.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 9

Ce qui permet d’attirer les créanciers pour le financement.


• En phase de déclin, les cash-flow diminuent progressivement ainsi que les besoins de
financement. L’autofinancement des entreprise excèdent les besoins d’investissement ce qui leur
permet de se désendetter, de racheter les titres ou de verser des dividendes aux actionnaires.
L’observation empirique du comportement financier des entreprises selon leur cycle de vie est en
accord avec la théorie de compromis (Trade-off) et la théorie d’agence. Les entreprises en
croissance ne pourront pas profiter des avantages fiscaux de l’endettement, elles génèrent en effet
des bénéfices faibles voire négatifs. De surcroit, les bénéfices faibles et volatils augmentent les
coûts de faillites attendus ainsi que les coûts d’agence dus à des restrictions des clauses
contractuelles de prêts ou à des hausses des taux d’intérêts. Au fur et à mesure que la croissance
se développe, les bénéfices deviennent plus stables et prévisibles, l’entreprise pourra maximiser
sa valeur de marché par les avantages fiscaux de la déductibilité des intérêts en ayant recours à
l’endettement. De plus, la séparation entre la propriété et la gestion s’accroit, les entreprises
auront tendance à s’endetter afin de discipliner les dirigeants.
Le graphique ci-dessous nous permet d’observer l’évolution de la structure de capital des
entreprises en fonction de leur cycle de vie :
Graphe N°1 : Le cycle de vie de l’entreprise

Source : Aswath DAMODARAN, finance d'entreprise, éditions De Boeck, 2007, P : 759.


Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 10

Section 2 : Les composants de la structure financière

Le financement des entreprises est structuré autour de trois sources de financements principales
qui représentent de son tour les composantes de la structure financière de l’entreprise que sont :

- Financement par fonds propres ;

- Financement par quasi-fonds propres ;

- Financement par fonds étrangers.

On peut résumer ces sources dans le schéma suivant :

Schéma N°1 : les sources de financement

Financement de l’entreprise par

Fonds propres Quasi fonds propres capitaux empruntés

Autofinancement. Les avances des associés. Escompte

Emission d’action Les titres participatifs. Découvert

L’augmentation du capital Les titres subordonnés. Appel au marché monétaire

Capital-risque Les certificats d’investissements. Emprunt bancaire

Primes et subventions Les obligations remboursables en actions. Emprunt obligataire

Les obligations convertibles. Crédit-bail

Source : Jaqueline, Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, éditions Dunod, 2007, P : 345.

Sous section 1: Le financement par fonds propres

Les capitaux propres représentent :1

- les fonds apportés par les actionnaires à la constitution de la société (ou ultérieurement).

1
Pascal BARNETO et Georges GREGORIO, Finance manuel et applications, éditions Dunod, 2ème édition, Paris,
2009, P : 359.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 11

- les bénéfices non distribués sous forme de dividendes et laissés à la disposition de la société.

Le rôle de capitaux propres est double:

- financer l’investissement en tout ou partie.

- garantir les créanciers de l’entreprise lorsqu’ils financent l’autre partie de l’investissement.

Ils supportent le risque total de l’entreprise .L’importance du montant des capitaux propres
témoigne du niveau de risque qu’acceptent de courir les actionnaires : en période de crise, les
entreprises les plus endettées sont les première à disparaitre.

 Composition et caractéristiques des capitaux propres

Situés dans le passif du bilan (les éléments que l’entreprise « doit »), les capitaux propres sont
l’une des grandes masses du bilan comptable et qui correspond aux fonds provenant des
actionnaires et des résultats de l’entreprise.

Les capitaux propres se décomposent en plusieurs postes comptables : 1

Tableau N°1 : les postes comptables des capitaux propres

La notion juridique correspond au capital initial de la société


sans tenir compte des éventuels bénéfices réalisés au cours
Le de son développement. La notion économique du capital
capital social est limitée dans les grands groupes. Le capital social
social est différent de la capitalisation boursière : cette dernière est
obtenue en multipliant le nominal de l’action par le cours du
marché.
Ce poste correspond à la différence entre le prix d’émission
Les primes et le nominal du titre émis lors d’une augmentation de
d’émission capital. La valeur de marché de l’entreprise est donc
généralement supérieure au simple capital social.

1
Pascal BARNETO et Georges GREGORIO, Finance manuel et applications, [Link], P: 360.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 12

- Il s’agit des bénéfices non distribués aux actionnaires.


-Il existe deux types de réserves :
 Les réserves dotées en application de dispositions
légales
• La réserve légale (application de l’art. L. 232-10
du Code de commerce. dans les SARL, SA, SCS et
SAS). Obligatoire et fixée par la loi (sous certaines
conditions), elle correspond à un pourcentage fixe du
résultat net (1/20e au moins) versé automatiquement
Les réserves jusqu’à un certain seuil (le 1/10e du capital social).
• La réserve des plus-values à long terme
(application des dispositions du CGI). Mais
suppression de cette obligation pour les exercices
ouverts depuis le 1er décembre 2004.
 Les réserves dotées en application de dispositions
statutaires Ce sont des réserves décidées par le
conseil d’administration et votées par l’assemblée
générale à des fins diverses. On trouve : – les
réserves statutaires ; – les réserves facultatives.
Le report à Il s’agit du report du montant du résultat net non affecté aux
nouveau réserves et aux dividendes à verser.
Le résultat Il apparaît dans les capitaux propres avant sa répartition
net entre les réserves, les dividendes et le report à nouveau.
Source : Pascal BARNETO et Georges GREGORIO, Finance manuel et applications,
[Link], P : 360.

 La distinction entre fonds propres et dette


- Les capitaux propres correspondent aux fonds provenant soit des actionnaires, c'est-à-dire des
associés, soit des bénéfices de l’entreprise, les dettes correspondent à des fonds remboursables
aux créanciers de l’entreprise (établissements de crédit, État…).

- La détention de capitaux propres donne le droit de participer à la vie sociale de l'entreprise.


Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 13

- La rémunération des capitaux propres s'impute après le résultat. Fiscalement, cette rémunération
n'est ainsi pas déductible pour l’entreprise, en outre, elle n’est pas due en cas d’absence ou
d’insuffisance de bénéfice.

- La rémunération des dettes est une charge au compte de résultat, elle est déductible fiscalement.

- Les capitaux propres ne sont assortis d’aucune échéance de remboursement. Leur


remboursement est subordonné au remboursement des créanciers en cas de liquidation de
l’entreprise.

1. Autofinancement

1.1 Définition et mesure de l’autofinancement

L’autofinancement 1occupe une place privilégiée parmi les moyens de financement utilisés par
les entreprises pour assurer le remplacement et la croissance de l’actif économique. Elle provient
du surplus monétaire issu des opérations de production et d’échange de l’entreprise.

L’autofinancement constitue de façon générale le pivot du financement des entreprises et pour


certaines d’autre elles, la source exclusive du financement dans la phase décisive de leur
développement.

L’autofinancement 2 est l’opération qui permet à l’entreprise de financer son capital fixe sans
appel aux capitaux étrangers. L’autofinancement sert à assurer le remplacement et la croissance
de l’actif économique. Il a pour source les cash-flows générés par les opérations de production et
d’échange au sein de l’entreprise. Les prévisions de capacités annuelles d’autofinancement sont
issues de la prévision des excédents bruts d’exploitation, en tenant compte non seulement de
l’outil dont dispose l’entreprise en début de plan mais des investissements inscrits en emplois
permettant de laisser des cash-flows supplémentaires.

Ces définitions montrent que l’auto financement correspond à la part de la capacité


d’autofinancement qui restera à la disposition de l’entreprise pour être réinvestir.

Autofinancement (N) = CAF (N) – Dividendes distribués en (N)

1
Juliette PILVERDIER-LATREYT, Finance d’entreprise, 7ème édition, 1999, P : 323.
2
Khemici CHIHA, Gestion et stratégie financière, éditions Houma, 2ème édition, Alger, 2006, P : 104.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 14

Donc, l’entreprise doit définir une politique de distribution suffisamment généreuse pour
satisfaire ses actionnaires, mais lui permettant de disposer de fonds nécessaire à son
développement.

1.2 Mesure de l’autofinancement

L’autofinancement se calcule par rapport à une période de référence. Il se constitue


progressivement, grâce aux ventes bénéficiaires qui alimentent le surplus monétaire. L’entreprise
constitue un autofinancement de croissance seulement si elle a dépassé le seuil de rentabilité.
L’autofinancement de maintien, correspond aux bénéfices mis en réserve. 1

1.2.1 Les déterminants de l’autofinancement

Deux facteurs de politique générale de l’entreprise et deux facteurs juridiques influencent le


volume et la croissance de l’autofinancement.

a) Facteurs de politique générale :

Le prix de vente et la politique de dividendes influent le niveau de l’autofinancement.2

 Prix de vente :

Une politique d’autofinancement élevé est une pression à la hausse des prix car, si le prix de
vente s’accroît, toutes choses égales par ailleurs, les bénéfices et l’autofinancement s’accroissent.

Toutefois, à cause de la concurrence, l’entreprise a une marge de manœuvre limitée sauf si elle
est en situation de monopole ou de quasi monopole.

 Distribution de bénéfices :

Les dividendes diminuent l’autofinancement. Dans le cas des sociétés cotées, le dividende fait
l’objet d’une politique spécifique ayant sa propre finalité et ne peut être envisagé comme le
résultat d’un simple arbitrage entre l’intérêt des actionnaires et celui de l’entreprise ; d’autant
plus que la théorie nous enseigne que ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour ses
actionnaires.

b) Facteurs juridiques :

1
Juliette PILERDIER-LATREYTE, Finance d’entreprise, [Link], P: 326.
2
Alain RIVET, Gestion financière, Analyse et politique financière de l'entreprise, éditions Ellipses, 2003, P : 185
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 15

L’amortissement et des mesures fiscales spécifiques peuvent jouer sur le volume de


l’autofinancement.1

 Amortissement :

Certaines immobilisations ouvrent droit à l’amortissement dégressif (biens d’équipement acquis


neufs et dont la durée normale d’utilisation est au moins égale à 3ans) et d’autres non. Si
l’entreprise est bénéficiaire elle a intérêt à augmenter les dotations aux amortissements, ce qui
diminue d’autant le prélèvement fiscal et entraine une hausse de l’autofinancement. Le mode
dégressif présent donc un avantage certain pour l’entreprise, du moins les premières années de
l’amortissement.

 Fiscalité :

La spécificité de certaines mesures fiscales circonstancielles joue un rôle évident sur le volume
de l’autofinancement.

1.3 La capacité d’autofinancement (CAF)

2
La capacité d’autofinancement est un surplus monétaire qui tient compte de toutes les
opérations effectuées par l’entreprise. Elle se calcule après impôt. Elle correspond à la capacité
maximale d’autofinancement, affectée pour partie à la rémunération des actionnaires.
La capacité d’autofinancement 3 est la ressource interne générée par les opérations enregistrées
en produit durant une période donnée. A l’issue de l’exploitation, si toutes les opérations en
suspens étaient réglées, l’entreprise disposerait d’un surplus de liquidité.
La CAF est calculée par la formule suivante :
CAF = Résultat de l’exercice
- Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions
- Produits de cession d’éléments d’actifs.
- Quote-part de subventions d’investissement vire au compte de résultat
+ Dotation aux amortissements, dépréciations et provisions
+ Valeurs comptable des éléments d’actifs cédées
1.4 Les avantages et les inconvénients de l’autofinancement

1
Alain RIVET, Gestion financière, Analyse et politique financière de l'entreprise, [Link], P : 186.
2
Juliette PILVERDIER-LATREYT, finance d’entreprise, [Link], P: 324.
3
Khemici CHIHA, Finance d’entreprise, éditions Houma, Alger, 2012, P : 90.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 16

Du point de vue de l’entreprise, l’autofinancement présente surtout des avantages, mais il a


suscité un certain nombre de critiques si l’on considère un niveau d’analyse plus général.

1.4.1 Du point de vue de l’entreprise 1

L’autofinancement est parfois le seul moyen de financement à long terme des petites et
moyennes entreprises dont la surface financière est trop faible pour accéder au marché du crédit à
long terme et a fortiori au marché financière. Si les actionnaires ne peuvent pas augmenter le
capital, les ressources nécessaires au développent et au maintien du potentiel économique
dépendes de la mise en réserve des bénéfices.

Les grandes entreprises qui ont pourtant accès à tous les moyens de financement possibles ne
distribuent pas la totalité du bénéfice distribuable. En effet, l’autofinancement permet de faire
face au risque économique et au risque financier. L rétention des bénéfices garantit la sécurité de
l’entreprise et son indépendance. Seules les entreprises qui ont des disponibilités peuvent
surmonter les périodes de crise économique et de restriction des crédits. En outre, le
remplacement des équipements de ne se fait pas à l’identique, ce qui justifie également un
autofinancement supérieur à l’amortissement.

1.4.2 D’un point de vue général 2

Le financement interne a été critiqué parce qu’il est un obstacle à la mobilité du capital.
L’autofinancement suscite un réinvestissement dans les secteurs rentables, même si cette activité
n’est pas utile à la collectivité. Au contraire, si les bénéfices sont distribués, le transfert de
ressources est possible.

L’autofinancement de croissance fait l’objet de critiques non seulement de la part des salaries
qui pourraient recevoir sous forme d’augmentation de salaires une partie de la marge, mais aussi
de la part des consommateurs, qui préféreraient que le prix des biens et des services soit moins
élevé. Enfin, les motivations des actionnaires ne sont pas identiques. Les minoritaires préfèrent
généralement les dividendes alors que les majoritaires, qui occupant souvent des fonctions de
direction dans l’entreprise et bénéficient d’avantages inaccessibles aux minoritaires, privilégient
l’autofinancement dans un objectif de flexibilité du système de gestion.

1
Juliette PILVERDIER-LATREYT, finance d’entreprise, [Link], P: 326.
2
Ibid, P: 327.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 17

2. Les cessions d’actif

Les entreprises obtiennent également des ressources internes par cessions d’actifs. Cette source
de financement est occasionnelle. Ella se produit lorsque l’entreprise renouvelle ses
immobilisations et revend ses immobilisations anciennes devenues obsolètes ou faisant double
emploi.

Cette ressource interne s’évalue avant ou après impôt. Les plus-values de cession d’actif sont
taxées à des taux différents selon que la plus-value est considérée fiscalement à court terme ou à
long terme.1

L’entreprise est amenée à céder des éléments de son actif immobilisé pour trois principales
raisons :2

- elle est contrainte par la conjoncture à céder des immobilisations qui ne sont pas vitales.

- elle est entrain de centrer son activité.

- elle doit renouveler ses immobilisations.

3. L’augmentation du capital

L’augmentation de capital est une opération assez complexe, qui permet l’immobilisation des
ressources obtenues sans obligation de remboursement.

Elle peut prendre plusieurs formes qui n’ont pas toutes le même effet sur la structure financière
de l’entreprise et sur la trésorerie et pourraient altérer l’intérêt des anciens actionnaires si la loi ni
pourvoyait pas.3

En particulier, la décision d’augmentation relève de l’assemblée générale extraordinaire.

- Emission en numéraire ou contre espèces.


- Incorporation des réserves.
- Conversion de créances en actions.
- Emission d’actions d’apport.
3.1 Les émissions en numéraire

1
Juliette PILVERDIER-LATREYT, finance d’entreprise, [Link], P:327.
2
Octave JOKUNG-NGUENA, Mathématiques et gestion financière, 1er édition, éditions De Boeck, 2004.
3
Alain RIVET, Gestion financière, Analyse et politique financière de l’entreprise, [Link], P : 190.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 18

C’est le seul type d’émission qui fournit des liquidités à l’entreprise et correspond à un
investissement à long terme de l’épargne disponible. Cette opération accompagne ou précède une
phase de croissance de l’entreprise, elle permet d’obtenir de renforcer les fonds propres.

Sous l’aspect financier, l’augmentation en capital modifie de manière très sensible la situation
financière de l’entreprise. Elle apporte à l’entreprise des ressources nécessaires à la couverture de
ses besoins, et elle renforce en même temps l’importance des capitaux propres, elle accroit donc
le crédit de l’entreprise auprès des tiers et augmente sa capacité d’emprunt. 1

3.2 La conversion d’obligations en actions 2

Le détenteur d’obligations convertibles en actions peut à tout moment conver tir son titre de
créance en part sociale. Cet arbitrage ne procure aucune source nouvelle à l’entreprise mais
améliore le ratio d’autonomie financière (fonds propres/ endettements).

3.3 La conversion en actions de créances sur la société

Cette opération se réalise lorsque le créancier non payé à l’échéance ne souhaite pas amener la
société débitrice à l’état de cessation de paiement, le capital est augmenté du montant des apports
en nature constitué par les créanciers.

3.4 L’augmentation par apports en nature 3

Cette opération n’apporte pas de moyens monétaires supplémentaires à l’entreprise mais elle
constitue néanmoins une opération indirecte de financement par l’apport de terrains de
constructions ou de matériels lui permettant d’accroitre ses moyens de production. Elle ne
modifie pas sensiblement la situation financière de l’entreprise. L’augmentation de capital par
apports en nature peut être effectuée même si le capital ancien n’est pas entièrement libéré.

1
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, gestion financière de l’entreprise, éditions Dunod, 11ème édition, 2005, P: 452.
2
Juliette PILVERDIER-LATREYT, finance d’entreprise, [Link], P: 343.
3
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, gestion financière de l’entreprise, [Link], P : 418.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 19

3.5 L’augmentation de capital par paiement des dividendes en actions 1

Le dividende à verser aux actionnaires peut être sous formes d’actions, permettant à l’entreprise
de conserver tout le bénéfice réalisé au cours de la période et l’actionnaire reste libre de son
choix.

3.6 L’augmentation du capital par incorporation des réserves 2

L’incorporation des réserves de différentes natures ou des bénéfices non distribués (report à
nouveau) au capital social est une opération qui n’apporte à l’entreprise aucun moyen de
financement nouveau et qui ne modifie pas sa situation financière.

3.7 Les conséquences d’augmentation du capital 3


- La dilution du pouvoir :

Les anciens actionnaires qui n’ont pas participé à l’augmentation voient leur part dans le capital
diminue, la protection de l’actionnaire contre l’effet de dilution consiste donc à lui attribuer un
rang prioritaire dans la souscription.

Ce droit est appelé le droit de préférentiel de souscription, l’entrée de tout actionnaire nouveau a
pour effet de lui donner un droit sur le partage des réserves antérieurement accumulées et – le
bénéfice que ces capitaux permettaient de dégager, le mécanisme du droit préférentiel de
souscription doit donc être conçu pour faire payer au nouvel actionnaire un droit d’entrée.

- La dilution du bénéfice :

Après augmentation de capital, le bénéfice est réparti sur un nombre plus élevé d’actions, il en
résulte, qu’en générale, le bénéfice par action diminue à court terme.

- Augmentation des ressources financières :

Les capitaux propres augmentent et, s’il n’y a pas eu de nouvel endettement, la capacité
d’endettement est renforcée. Les fonds obtenus grâce à l’augmentation permettront de financer le
développement de l’entreprise ou de rembourser des dettes (désendettement ), ce qui est assez
fréquent.

1
Patrick TOPSACALIN et Jaque TEULIE, Finance, éditions Vuibert, 6ème édition, 2013.
2
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, gestion financière de l’entreprise, [Link], P : 419.
3
Jacqueline et Florence DELAHAYE, finance d’entreprise, éditions Dunod, 2007, P : 351.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 20

4. Le capital risque (capital investissement)1

Le « capital-risque » est une source de financement en fonds propres qui ne concerne qu’un
nombre restreint d’entreprises nouvelles, des entreprises jeunes qui n'ont pas encore accès
aux marchés financiers et pour lesquelles le financement par endettement n'est pas approprié.
La société de capital-risque prend une participation minoritaire dans le capital de la société cible,
généralement non cotée, en souscrivant des actions de cette société qui bénéficie ainsi d’un
financement durable, les actions sont vendues après quelques années, lorsque la société cible est
en mesure de se financer par elle-même ; parfois à l’occasion d’une introduction en bourse. Les
sommes récupérées ainsi que les plus-values, sont réinvesties dans une nouvelle société
répondant aux critères exigés.

Schéma N°2: le capital-risque

Capitaux
Société de capital Société cible
Récupérer des capitaux +plus-value

Source : Jacqueline et Florence DELAHAYE, finance d’entreprise [Link], P : 355.

5. Primes et subventions

De nombreux aides et subventions provenant de divers organismes peuvent aider à financer des
investissements d’entreprise, l’origine de ces aides : 2

- Les collectivités locales (commune, départements et régions).


- L’Etat et certain organismes publics.

Les sommes obtenues appartiennent à l’entreprise ; elles font partie des capitaux propres
(subventions d’investissements) ou contribuent à augmenter le résultat, donc la CAF (subventions
d’exploitations).

Sous section2 : Le financement par les quasis fonds propres

Les quasis fonds propres sont des ressources financières n’ayant pas la nature comptable des
fonds propres mais s’en approchant.
Les quasi fonds propres sont stables et peuvent pour certains être transformés en fonds
propres.

1
Jacqueline et Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, [Link], P : 355.
2
Idem.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 21

Ils regroupent notamment les comptes courants d’associés, les obligations convertibles ou bien
encore les emprunts participatifs.1

1. Les avances des associés(le compte courant)

Il s’agit des fonds prêtés par les actionnaires ou associés, en principes, ils sont enregistrés dans
le compte «Emprunts et dettes financières ».ils sont à considérés en tant que dettes, sauf s’ils sont
destinés à être incorporés au capitaux propres.

L’avantage d’un compte courant par rapport au prêt est important, « le compte courant est un
compte ouvert dans les livres de la société, dans lequel les opérations de débit et crédit sont
compensés de manière à ne faire apparaitre qu’un solde. En raison de sa nature, le compte
courant permet aux associés d’effectuer des retraits sous réserve de respecter, sauf clause
contraire, un préavis d’usage. »

2. Les titres participatifs 2

Sont réserves aux sociétés de secteur public et aux coopératives. Ils sont conçus pour supprimer
tout droit de regard sur la gestion de l’entreprise( pas de droit de vote) en évitant les contraintes
de l’endettement(pas d’échéance de remboursement fixe) mais en accordant une participation au
résultat.

Il s’agit d’une sorte d’obligation participante ou indexée. Les principales caractéristiques sont
les suivantes :

- Une valeur nominale.


- Une durée illimitée mais accompagnée d’une clause de remboursement anticipée au gr é
de l’émetteur.

[Link] certificats d’investissements 3

Le certificat d’investissement résulte du fractionnement d’une action en deux parties :

- Le droit de vote qui donne lieu à la création d’un certificat.


- Les droits pécuniaires attachés à l’action : droit au partage du résultat et droit au partage
du boni de liquidation.

1
Jacqueline et Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, [Link], P : 356.
2
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, Gestion financière d’entreprise, [Link], P: 466.
3
Idem.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 22

Ce titre est adapté à la situation d’une société au capital contrôlé par un groupe de minoritaire
généralement familial qui ne veut pas courir le risque d’une trop forte dilution du capital.

4. Les obligations remboursables en actions(ORA) 1

Ce sont des obligations qui, à l’échéance, seront échangées contre des actions. Elles sont
enregistrées, dès leur émission, dans la rubrique « autres fonds propres » et doivent être
considérées avec les capitaux propres.

5. Les obligations convertibles en actions(OCA) 2

Ici la conversion en action est optionnelle. L’obligataire demandera la conversion s’il ytrouve
un avantage financier.

Si les conditions ne sont pas favorable, les obligations seront pas converties et resteront des
titres de créance jusqu’à la date d’échéance.

6. Les titres subordonnés(TSD) 3

La subordination d’un contrat consiste à soumettre son remboursement et le règlement de sa


rémunération au désintéressement préalable de tous les autres créanciers qui devraient être
remboursés ou au versement préalable de dividendes aux [Link] existe trois catégories :

- Les TSDD sont des titres subordonnés à durée déterminée.


- Les TSDI sont des titres subordonnés à durée indéterminée, ils ont le caractère
d’obligations perpétuelles et les caractéristiques des capitaux propres.
- Les TSDI « reconditionnés » : forme particulière qui a été le plus souvent utilisées par les
grandes entreprises privées ou publiques pour renforcer leurs capitaux permanents et
éviter la dilution du capital.

1
Jacqueline et Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, [Link]. P: 356.
2
Idem.
3
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, Gestion financière d’entreprise, [Link], P : 435.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 23

Sous section 3 : Les capitaux étrangers

Les ressources internes ne parviennent pas toujours à couvrir l’ensemble des besoins de
l’entreprise, surtout lorsqu’ils sont en forte croissance.

Les entreprises doivent alors avoir recours à l’endettement (ressources externes).

Nous distinguons deux formes d’endettements 1 : L’endettement financier à court terme


(l’escompte, le découvert et l’appel au marché monétaire) et l’endettement financier à long terme
(l’emprunt bancaire, l’emprunt obligataire et le crédit-bail).
1. L’endettement financier à court terme 2
L’endettement financier à court terme a pour dessein de permettre à l’entreprise de financer son
exploitation ; il est en général inférieur à un an mais il peut aller jusqu’à deux ans pour les
entreprises ayant un cycle d’exploitation plus long.
1.1 L’escompte
L’escompte est une opération de crédit par laquelle le banquier met à la disposition de
l’entreprise porteuse d’un effet de commerce (lettre de change ou billet à ordre) non échu et
contre remise de cet effet, le montant de l’effet diminué des agios. Dans la lettre de change ou
traite, le créancier appelé tireur donne l’ordre au débiteur appelé tiré de payer à une date
déterminée en un lieu déterminé (en général, la banque du tiré) une somme d’argent déterminée.
L’opération d’escompte d’un effet de commerce peut être analysée comme la cession d’une
créance à terme, non échue contre le paiement immédiat d’un prix (montant nominal de l’effet
diminué des intérêts et commissions précomptés prélevés par la banque sur une base de 360
jours).
1.2 Le découvert
Lorsque l’entreprise a épuisé toutes les possibilités de mobilisation de ses créances
commerciales, alors elle a recoure aux crédits de trésorerie dont le plus couramment employé est
l’avance en compte ou le découvert. Il est destiné à pallier les décalages de trésorerie à court
terme et il reste l’outil privilégié des trésoriers d’entreprise. Il y a les crédits de trésorerie à très
court terme comme la facilité de caisse destinée à financer des décalages de très courte durée
dans le courant du mois. La banque autorise l’entreprise à avoir un compte momentanément
débiteur (du point de vue de la banque) et, en principe, elle exige que le compte redevienne

1
Patrick PIGET, Gestion financière de l’entreprise, éditions Economica, 2ème édition, 2005, P : 356.
2
Idem.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 24

créditeur dans le courant du mois. Le mentant de la facilité de caisse dépend de la taille du chiffre
d’affaire de l’entreprise.
1.3 L’appel au marché monétaire
Les billets de trésorerie sont des titres de créances négociables émis par les entreprises sur le
marché monétaire pour une durée pouvant s’étendre de un jour à un an, et rapportent un taux
d’intérêt fixe négocié librement lors de l’émission par référence au marché monétaire.
L’émission d’un billet de trésorerie est autorisée dés lors que l’entreprise émettrice existe depuis
deux ans et a établi deux bilans certifiés.
2 L’endettement financier à long terme
L’endettement financier à long terme représente les emprunts qui s’effectuent auprès des
banques ou d’établissements spécialisés dans la distribution de crédits. Ce sont des contrats entre
une entreprise (l’emprunteur) et un tiers (le prêteur) qui se traduisent par le prêt d’une somme
d’argent (le crédit) pour une période définie (la durée) et moyennant un coût (le taux d’intérêt).
On distingue deux types d’emprunts 1: les emprunts bancaires et les emprunts obligataires.
2.1 Les emprunts obligataires
Une obligation est un titre de créance négociable représentatif d’une dette, la propriété d’une
fraction d’un emprunt émis par une société, une collectivité publique ou l’Etat. L’emprunt
obligataire comporte un engagement de rémunération en cas d’insuffisance ou même en
l’absence de bénéfices. Le montant de l’emprunt est variable voire très important quand il fait par
l’Etat ou le secteur public.
2.2 Les emprunts bancaires
Les emprunts auprès des établissements de crédit se différencient par les durées, les
modalités de remboursement, les taux d’intérêt, les garanties, les conditions de
remboursement.
La mise en concurrence des banques permet l’obtention de taux plus faibles.
Dans certains cas, les annuités, trimestrialités ou mensualités sont constantes, dans d’autres, le
remboursement du principal est stable. Le remboursement peut se faire en une seule fois à
échéance (in fine). Dans certains cas le taux d’intérêt est fixe, dans d’autre il est variable.
3. Le crédit-bail

les opérations de crédit-bail sont « des opérations de location de bien d’équipement, de matériel,
d’outillage ou de biens mobiliers à usage professionnel, spécialement achetés en vue de cette

1
Patrick PIGET, Gestion financière de l’entreprise, [Link], P: 313.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 25

location par des entreprises qui en demeurent propriétaires, lorsque ces opérations, quelle que soit
leur dénomination, donnent au locataire la faculté d’acquérir tout ou partie des biens loués,
moyennant un prix convenu, tenant compte, au moins pour une partie, des versements effectués à
titre de loyer. »1

 Les caractéristiques du contrat

Le contrat du crédit-bail est très différent de l’opération d’emprunt, il présente certaines


analogies avec la location ou la location-vente. 2

- L’entreprise choisit le bien qui lui convient et examine elle-même avec la fabrication ses
caractéristiques et ses conditions d’achat.
- L’entreprise ne peut mettre fin à la location au cours de cette période.
- A l’issue de cette période, l’entreprise a la faculté d’acheter le matériel pour une valeur
résiduelle, fixée d’un commun accord dans le contrat ou bien le proroger.
- la durée de la location est généralement prévue pour la période d’amortissement fiscal ou
la durée de vie économique du bien faisant l’objet du contrat.
- Le loyer payé par l’entreprise comprend la charge de l’amortissement, le cout des
capitaux immobilisés, le prix des services fournis par l’établissement financier et une
prime de [Link] ne prend pas le charge du service d’entretien qui doit être directement
assurée par le locataire.

3.1 Le crédit-bail mobilier 3

C’est un contrat de location en vue de financer des investissements à usage professionnel


(matériel, outil, machine…).

Cette modalité touche principalement les domaines de l’imprimerie, de la presse et de l’édition.

3.2 Le crédit-bail immobilier 4


Le crédit-bail immobilier est une opération par laquelle une société de crédit-bail donne en
location un bien immobilier à usage professionnel à une entreprise qui peut devenir propriétaire,
si elle souhaite, à l’expiration du bail(ou avant éventuellement).

1
Pierre CONSO et Farouk HEMICI, Gestion financière d’entreprise, [Link]., P: 487.
2
Ibid, P: 488.
3
[Link] et [Link], Finance, éditions Economica, 1998, P : 512.
4
Jacqueline et Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise ; [Link], P : 375.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 26

Il porte sur des locaux à usage industriel, commercial ou [Link] peut s’agir
d’immeubles neufs ou anciens, en cas de construction, les intervenants sont choisis par
l’entreprise locataire.
Les loyers peuvent être constants ou dégressifs, ils sont fiscalement déductibles, sauf la part
d’amortissement financier affectée au terrain.
La durée des contrats est comprise entre 8 et 15 ans (parfois 20).
3.3La cession bail
La cession bail (lease back) est un procédé plus récent. Une entreprise, propriétaire d’un bien,
le vend à une société de crédit-bail. Cette dernière le loue à l’entreprise selon les modalités d’un
contrat de crédit-bail, c’est-à-dire avec option d’achat. L’objectif est d’initier un investissement
grâce à la levée de fonds dont la rentabilité soit supérieure au taux de revient du contrat de crédit-
bail.
3.4 Le crédit-bail industriel 1
Est une opération qui consiste à monter une entreprise dont le but est de créer une unité de
production indépendante pour le compte d’une société ou d’un groupe. Cette dernière s’engage à
louer le tout pour une période déterminée.
La société créée regroupe des banquiers qui œuvrent à la constitution du capital et la réalisation
des opérations d’emprunts à long et moyen terme.
Schéma N°3 : le crédit-bail industriel

Banque
Capital

Société de financement

Location à la société industrielle et


commerciale

Source : Pierre CONSO, Farouk HEMICI, Gestion financière d’entreprise, [Link], P : 491.

1
[Link] et [Link], Finance, [Link], P : 513.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 27

3.5 Les avantages et les inconvénients du crédit-bail 1

3.5.1 Avantages

Le crédit-bail permet à l’entreprise d’acquérir et d’utiliser aujourd’hui un bien non prévu au


budget mais qui s’avère essentiel et cela, sans avoir à mettre en œuvre des capitaux. Cette
entreprise devra donc débourser des annuités correspondant au loyer de matériel.

Cette formule est sans incidence directe sur la structure financière de l’entreprise -locataire, elle
permet également de préserver la capacité d’endettement de celle -ci.

Contrairement à l’emprunt, le leasing préserverait les capacités de financement de l’entreprise


en finançant 100% de l’investissement.

Etant donné que les petites et moyennes entreprises sont limitées dans leur endettement par leur
banque, le crédit-bail leur permet de recouvrir à un autre mode de financement pour leurs
investissements.

Les loyers, considérés comme des charges d’exploitation, sont déductible de l’impôt sur les
bénéfices.

3.5.2 Inconvénients

Le crédit-bail présente un certain nombre d’inconvénients ; d’abord, un versement de garanties,


sorte de loyer d’avance, est souvent affecté à la signature du contrat.

En plus, la société de leasing perçoit des loyers souvent importants au début du contrat afin de
lui permettre, à l’issu du terme convenu, de se rembourser du prix du matériel augmenté des frais
généraux et de sa marge bénéficiaire.

Ensuite, et dans le but de rendre le matériel loué insaisissable aux tiers, il porte la marque
distinctive apparente de la société de leasing.

Enfin, il n’est pas surprenant que le taux d’intérêt, but du leasing, demeure très supérieur aux
taux du crédit.

1
[Link], Gestion financière, éditions Economica, 1998, P : 513.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 28

Section 3 : Notion de performance financière

Dans cette section nous allons analyser successivement les points suivant : définition de concept
de performance (sous section1), les facteurs influant sur la performance (sous section 2),
définition de la performance financière

Sous section 1 : Définition du concept de performance

Le concept de performance occupe une place centrale dans les recherches en gestion. Il est
couramment utilisé dans les appréciations portées sur les entreprises : performance globale,
performance financière, indicateurs de performances, les mesures de performance.

La performance est un concept flou et polysémique (Bourguignon, 1995), très à appréhender. En


effet, ce terme se distingue par son caractère ambigu et multidimensionnel puisqu’il peut
recouvrir des concepts aussi divers que l’efficacité, l’efficience, la productivité1

[Link] considère que: « la performance d’un centre de responsabilité (atelier,


service, unité, entreprise, branche,…) désigne l’efficacité et la productivité dans laquelle ce
centre de responsabilité a atteint les objectifs qu’il avait acceptés ».2

De la même façon Gibert3(1980) positionne la performance au centre du triangle regroupant les


notions d’efficience, d’efficacité et il ajoute le concept « pertinence »(schéma 4). Ces notions
pouvant se définir dans le triptyque : objectifs, moyens, résultats.

Schéma N °4 : Triangle de la performance

Objectifs

Pertinence Efficacités
Performance

Moyens Résultats
Efficience
Source : Nicolas Maranzana, [Link], P : 56

1
Lalla Hind LAGDIM SOUSSI, Pilotage de performance de l’entreprise : Management intégré qualité sécurité
environnement, la Revue Francophone du management de projet, N°109, 2 ème trimestre 2010, P : 32.
2
Abdellatif KHEMAKHEM, La dynamique du contrôle de gestion, édition Dunod, 1992, P : 311.
3
Nicolas MARANZANA, Amélioration de la performance en conception par l’apprentissage en réseau de la
conception innovante », Thèse de doctorat, Ecole Doctorale Mathématique, Science de l’information et de
l’ingénieur, Strasbourg, Soutenue publiquement le 2 décembre 2009, P : 56
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 29

Donc, on peut conclure que la performance est la combinaison des phénomènes suivants :
L’efficacité, L’efficience, la pertinence.

a- L’axe objectifs- résultats : définit l’efficacité comme relative à l’utilisation des moyens pour
obtenir des résultats donnés dans le cadre d’objectifs fixés ; c’est –à-dire l’atteinte des objectifs.

b- L’axe résultats-moyens : définit l’efficience comme le rapport des objectifs avec le moindre
cout.

c- L’axe moyens-objectifs : défini la pertinence comme le rapport entre les moyens déployés et
les objectifs à atteindre c’est-à-dire la bonne allocation des ressources.

1. Les différents types de la performance

Les différents types de performance dans l’entreprise :1

1.1 La performance globale

La performance globale de l’entreprise réside dans les résultats réalisés par les éléments de
l’entreprise ou les sous-systèmes. La performance globale de l’entreprise destinée à évaluer la
capacité de l’entreprise à atteindre ses principaux objectifs, au plus bas coût possible.

1.2 La performance partielle

Contrairement à la performance globale, la performance partielle est la capacité des sous-


systèmes d’atteindre leurs objectifs au plus bas coût possible.

Les sous-systèmes s’efforce d’atteindre ses propres objectifs, non pas ceux des autres sous
systèmes. La réalisation de l’ensemble des performances des sous-systèmes, constitue la
performance globale.

1.3 La performance économique

La performance économique est l’objectif primordiale, que cherche l’entreprise économique à


atteindre par la réalisation des résultats, en maximisant ses excédents économiques (production,
profit, la valeur ajoutée, chiffre d’affaires, part de marché, rentabilité…) et en minimisant le cout
de ses ressources (capital, main-d’œuvre, matière première, technologies…).

.87 :1‫دﻮھﺰﻣ ﻚﯿﻠﻤﻟا ﺪﺒﻋ‬،‫ﺔﯿﻟﺎﻌﻔﻟا و ةءﺎﻔﻜﻟا ﻦﯿﺑ ءادﻻا‬: ‫ﻢﯿﯿﻘﺗ و مﻮﮭﻔﻣ‬، ‫ﺔﯿﻧﺎﺴﻧﻹا مﻮﻠﻌﻟا ﺔﻠﺠﻣ‬، ‫ﻟﻮﻷا دﺪﻌﻟا‬، ‫ ةﺮﻜﺴﺑ ﺔﻌﻣﺎﺟ‬، 2001، ‫ص‬
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 30

1.4 La performance sociale

En fait, les objectifs sociaux fixés par l’entreprise au cours des processus de planification font
face à des contraintes imposées par le personnel, en premier lieu, et la société en second lieu. La
réalisation de ces objectifs devrait coïncider avec la réalisation des autres objectifs, notamment
les objectifs économiques.

1.5 La performance technologique

L’entreprise peut avoir une performance technologique lors qu’elle identifié au cours du
processus de planification des objectifs technologiques, comme le monopole sur un domaine
technologique particulier et souvent les objectifs technologique sont de nature stratégique compte
tenu de l’importance de la technologie.

1.6 La performance interne

Appelé aussi la performance de l’unité qui se produit grâce aux ressources de l’entreprise, dont
elle est, essentiellement, le résultat de la combinaison suivante 1

 Performance humaine :

Est la performance des individus qui peuvent être considérés comme un fournisseur stratégique
capable d’apporter une valeur et de réaliser l’avantage compétitif par le biais de la conduite des
compétences.

 Performance technique :

Est la capacité de l’entreprise à utiliser efficacement ses installations techniques.

 Performance financière :

Réside dans la mobilisation effective et l’utilisation rationnelle des moyens financiers


disponibles.

Donc, la performance interne est la performance provenant des moyens humains, techniques et
financiers de l’entreprise nécessaire à la conduite de son activité.

1
Bernard MARTORY, Contrôle de gestion social, librairie Vuibert, Paris, 1999, P : 236.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 31

1.7 La performance externe

Est la performance due aux changements de l’environnement extérieur de l’entreprise. 1

Sous section 2 : Facteurs influant sur la performance

La multiplicité des facteurs influençant la performance des entreprises économiques a


compliqué la mission de les identifier correctement et de les accepter par les chercheurs, en
particulier quand il s’agit de déterminer leurs intensités et leurs impacts sur les performances.

Ils sont étroitement imbriqués les uns avec les autres, ils ont plusieurs classifications. Ali El-
SILMI a classé les facteurs influents sur la performance en deux groupes : le groupe des facteurs
techniques et le groupe des facteurs humains. KUKOLECA les a classés en deux groupes :
groupe des facteurs objectifs et groupes des facteurs subjectifs. 2

Mais R-A-THIETART voit que les principaux facteurs influant sur la performance sont les
suivant : la motivation, les compétences, le niveau d’activité et de la pratique. 3 Certains
chercheurs les ont classés en à des facteurs sous la manipulation de l’entreprise et des facteurs en
dehors de la manipulation de l’entreprise. 4

1. Les facteurs relativement sous manipulation de l’entreprise

La maitrise de l’entreprise sur les facteurs internes est relatives, vu le lien des facteurs internes
entre eux, et aussi l’influence des variables de l’environnement extérieur. La manipulation de
l’entreprise sur ses facteurs internes a ces limites, sauf dans certains cas ou l’entreprise est
capable de manipuler certaines de ces variables.

Il est difficile de faire l’inventaire de ces facteurs, mais les plus importants qui ont un lien étroit
avec la performance, sont :

1
Bernard MARTORY, Contrôle de gestion social, [Link], P: 236.
2
16:‫ةرﻮﺸﻨﺧ لﺎﻤﺟ‬, ‫داﺮﻣ شوﺪﯾد ةﺪﺣو ﻲﻓ يدﺎﺼﺘﻗﻻا ءادﻻا ﻢﯿﯿﻘﺗ‬, ‫ﺮﯿﺘﺴﺟﺎﻣ ﺔﻟﺎﺳر‬, ‫ةرﻮﺸﻨﻣ ﺮﯿﻏ‬, ‫(ﺔﻨﺗﺎﺑ ﺔﻌﻣﺎﺟ) دﺎﺼﺘﻗﻻا ﺪﮭﻌﻣ‬, 1987, ‫ص‬
3
Raymond-Alain THIETART, La dynamique de l’homme au travail, éditions d’organisation, Paris, 1997, P : 51.
4
Abdelmalik MEZHOUD, [Link]. , PP: 91-94.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 32

1.1 La motivation

La motivation dans l’entreprise est « le besoin ou la capacité intérieur qui poussent l’individu à
travailler sur un objectif ciblé »1.

La motivation des travailleurs se fera à travers la connaissance de leurs besoins et de tenter d’y
répondre, ou d’attirer leur attention sur leurs capacités qui leur permettront d’atteindre les
objectifs. L’entreprise, grâce à une bonne motivation du personnel, peut être en mesure
d’atteindre ses objectifs et réaliser une bonne performance.

1.2 Compétences

Les compétences peuvent être structurées en trois niveaux :2

 Compétences de tradition qui a été en mesure de faire ou d’accomplir les activités


répétitives selon des actions spécifiées à l’avance.
 Compétence de projection qui permet, à partir de la situation donnée, de faire face à
d’autres situations semblables.
 Compétences de créativité pour faire face au nouveau problème, l’individu est obligé de
retourner à sa collection de connaissance pour l’exploiter dans le recherche des solutions .

1.3 Formation

La formation est une sorte d’investissement dans l’élément humain qui a pour objectif
d’améliorer la performance globale de l’entreprise. Son rôle dans l’amélioration de la
performance parait à travers les points suivant :3

 Elever le niveau des connaissances des individus, et améliorer la diffusion des travaux
avancés.
 Permettre d’améliorer l’organisation et la coordination des taches.
 Faciliter le processus de communication et la circulation de l’information dans toutes les
directions.

1
George [Link] et Stephan [Link], Les Principes du management, éditions Economica, 8e édition,
Paris, 1985, P: 348.
2
Jaque QUBERT, les notions de compétence dans les différentes disciplines ([Link]
3
Bernard MARTORY, Contrôle de gestion social, [Link], P: 256.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 33

2. Facteurs en dehors de la manipulation de l’entreprise

L’ensemble des variables et de contraintes que l’entreprise ne peut manipuler, alors qu’elles
appartiennent à l’environnement extérieur, qui est une source d’opportunités pour l’entreprise une
source des risques imposés à l’entreprise de s’adapter à la réduction de l’intensité.
L’environnement extérieur à un impact significatif sur la performance. Ces facteurs peuvent être
répartis en fonction de leur nature à des facteurs économiques, sociaux, technologique, politiques
et juridiques.1

2.1 Facteurs économiques

L’ensemble des facteurs tel que le système économique, dans lequel se trouve, la situation
économique (crise économique et la détérioration de la situation économique des prix, la hausse
de la demande extérieur...) peut fournir des éléments positifs à l’entreprise. 2

2.2 Facteurs sociaux

Les « les éléments extérieurs associés aux changements de comportement des consommateurs,
les relations entre les différents groupes dans la sociétés et l’influence exercée par ces éléments
sur l’entreprise »3 . La définition montre que les facteurs sociaux ont des liens étroits avec le
facteur humain, tel que la croissance démographique, les groupes d’âges.

2.3 Facteurs technologiques

L’ensemble des changements et d’évolution causés par la technologie comme : l’invention de


nouvelles machines permettant de réduction des coûts de production ou le temps de l’industrie . 4

2.4 Facteurs politiques et juridiques

Il s’agit de la stabilité politique et sécuritaire de l’Etat, le système de politique, les relations avec
le monde extérieur, les lois, les résolutions.

Grâce à ce qui a été présenté sue les facteurs influençant sur la performance, il est possible de
dire que cette dernière est fonction de nombreuses variables par quantitatives et qualitatives,
certaines d’entre elles peuvent être contrôlées par l’entreprise d’autres non.
1
Abdelmalik MEZHOUD, [Link], P: 93.
2
Gilles BRESSY et Christian KONKUYT, Economie d’entreprise, éditions Sirey, Paris, 1990, P : 16.
3
Pierre BERGERON, La gestion moderne : Théorie et cas, Gaetan Morin éditeur, Québec, 1993, P : 38.
4
Ibid, PP : 37-38.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 34

Sous section3 : Définition de performance financière

Elle possède deux principales caractéristiques. En premier lieu, elle semble facile à exprimer car
la finance étant par essence plus quantitative que qualitative, un instrument de mesure est plus
aisé à élaborer. Mais en second lieu, la performance financière reflète indirectement les résultats
des divers services dont elle exprime la partie visible, dans ces conditions un consensus sur un
critère unique de performance nécessite un accord préalable sur ses facteurs déterminants.

Ces deux caractéristiques techniques de performance financière ne peuvent en éliminer les


fondements théoriques. Il est facile d’élaborer un instrument quantitatif, dont au préalable, il y a
eu accord sur sa finalité. Dans la firme entrepreneuriale la réunion des qualités de manager et de
propriétaire rend le problème méthodologique simple : les notions de bénéfice, de capacité
d’autofinancement ou le concept d’EBE peuvent, en première approche donné des éléments de
réponse. Encore faut-il ne pas considérer ces indicateurs dans le seul court terme mais les
envisager dans une perspective longue, seule manière d’assurer l’autonomie et la pérennité de
l’entreprise. En revanche, dans la firme managériale la dissociation des qualités d’associés et de
manager donne une autre dimension à la détermination d’un critère de performance. 1

1 Les indicateurs de la performance financière

Il existe plusieurs indicateurs de performance financière : la rentabilité, la profitabilité,


l'autofinancement et les dividendes versés aux actionnaires

1.1 La rentabilité

La rentabilité est un indicateur qui représente la capacité d'une entreprise à réaliser des bénéfices
à partir des moyens mis en œuvre.

1.1.2 La rentabilité économique

Mesure l'utilisation des capitaux investis par l'entreprise sans tenir compte de la façon dont ils
sont financés (emprunt, apports des actionnaires ou autofinancement).

La rentabilité économique est utilisée par les dirigeants et les prêteurs pour évaluer et comparer
la performance de l'activité de l'entreprise.

1
Sous la direction de Robert le DUFF, Encyclopédie de gestion et du management, éditions Dalloz, Paris, 1999,
P : 900.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 35

1.1.2 La rentabilité financière

Compare les bénéfices générés par l'organisation avec les capitaux propres de l'entreprise.

Le capital correspond aux apports faits par les associés, les réserves correspondent à la part des
bénéfices qui restent à la disposition de l'entreprise.

Mesurer la rentabilité financière permet aux associés de vérifier la rentabilité de leur


investissement dans l'entreprise.

1.2 La profitabilité

C’est l’aptitude de l’entreprise à sécréter un certain niveau de résultat ou revenu pour un volume
d’affaires donné. Elle est appréhendée par le taux de profitabilité qui rapproche un flux de revenu
perçu au cours d’une période et une mesure du flux d’activité (chiffre d’affaires, production ou
valeur ajoutée).1

Selon la spécification de ce terme, on peut déterminer une profitabilité économique et une


profitabilité financière.

La profitabilité se diffère de la notion de rentabilité à deux niveaux :

_ On retient l’entreprise dans son ensemble, en tant que force productive et non pas un
investissement particulier.

_ la rentabilité implique un excèdent des recettes sur les dépenses tandis que la profitabilité
entraine un excédent de produit sur les charges, c’est-à-dire un profit.

1
Christian HOARAN, Maitrise le diagnostique financier, Groupe revue judicaire, Paris, 2001, P : 86.
Chapitre 1 : Généralités sur la structure financière et la performance financière 36

Conclusion du chapitre 1

A travers les 3 sections qui composent le chapitre I, nous pouvons conclure que l’entreprise
dispose de plusieurs modes de financement, en plus des fonds propres, qui prennent la forme de
l’autofinancement ou de l’augmentation de capital, elle peut recourir à l’endettement.

Cependant, le choix d’une source de financement n’est pas une décision aléatoire, mais une
décision fondée sur une politique financière adoptée par l’entreprise. Elle doit vérifier la
cohérence de l’ensemble de ses décisions en analysant leurs conséquences financières sur ses
exercices futurs.
Chapitre II :

Appréciation de la performance financière à


travers sa structure financière
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière

Le choix d’une structure financière reste pour le financier une action décisive et risquée où le
changement de son niveau d’endettement peut entrainer d’importantes conséquences sur
l’activité et la santé financière de l’entreprise.

Ainsi, la décision d’opter pour l’endettement est souvent une conséquence d’un arbitrage
entre les avantages et les inconvénients qu’il en résulte. En d’autres termes, le dosage de la
dette dépend de ses incidences sur la valeur de l’entreprise.

Dans ce chapitre, nous allons examiner l’impact que peut apporter la modification de la
structure financière sur la performance financière, en présentant les différents méthodes que
l’entreprise utilise pour apprécier sa situation financière à savoir l’analyse de l’équilibre
financier, l’analyse par la méthode des ratios et l’analyse de l’effet de levier.

Enfin, on présentera les différentes théories de structure financière dans un marché parfait et
imparfait pour déterminer la structure optimale.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 38

Section 1 : techniques d’appréciation de la performance financière

L’appréciation de la performance financière de l’entreprise constitue un atout majeur et une


nécessité pour tout dirigeant voulant connaitre son positionnement sur le marché. En effet
toute entreprise soucieuse de son évolution doit en permanence se poser des questions telles
comment évaluer sa performance financière ?

On peut mesurer la performance financière en distinguant trois aspects essentiels :


- mesure de performance et résultat ;
- mesure de performance et financement ;
- EVA (economic value added) et la performance financière.
Sous section 1 : Mesure de performance et résultat

Cette mesure mise en évidence d’un résultat global pour l’ensemble de l’activité de
l’entreprise ou résultat partiels, par type d’activité.

L’analyse financière a pour objet d’étudier la performance financière de l’entreprise pendant


plusieurs années, par le calcul de nombreux indicateurs tels que : indicateurs de croissance, la
relation entre soldes des états financiers relatifs à la liquidité, la rentabilité, le financement et
l’évaluation des actions, tous les ratios sont utilisés pour mesurer la force de l’entreprise
financièrement.

Les états financiers de l’entreprise, à un moment donné, ou à une certaine période, reflètent
la performance financière de l’entreprise, tels que : le bilan, qui contient les listes des actifs et
les sources de fonds à un moment donné ; le TCR qui reflète la provenance des pertes et des
profits de l’entreprise à une période fixe et le tableau de flux de trésorerie qui infirme la
position des disponibilité au moment visé.

1. Le tableau des soldes intermédiaires de gestion (SIG)

La décomposition en soldes intermédiaires de gestion permet d’analyser la formation des


résultats et la structure du compte de résultat.

Le tableau des SIG repose sur une cascade de marges qui fournit une description de la
formation des résultats de l’entreprise.1

Ce tableau, dont l’établissement est obligatoire pour toutes les entreprises, fait ressortit huit
indicateur.

1
Alain MARION, Analyse financière : concepts et méthodes, 3ème édition, éditions Dunod, Paris, 2004,
PP : 48-50.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 39

1.1 La marge commerciale

Cet indicateur ne concerne que les entreprises ayant une activité de négoce (achat pour
revente en l’état). La marge commerciale s’obtient par différence entre les ventes de
marchandise et le cout d’achat des marchandises vendues.

Marge commerciale = vente de marchandise – coût d’achat des marchandises

1.2 La production de l’exercice

Cet agrégat comptable est obtenu en faisant la somme de la production vendue (ventes de
produits finis, de travaux, d’études et de présentations de services, etc...), corrigées des rabais,
remises, ristournes accordées, de la production stockée et de la production immobilisée.

Production de l’exercice = productions vendues + productions stockée +


production immobilisée

1.3 La valeur ajoutée

Cet indicateur, pertinent pour mesurer la productivité de l’entreprise et son aptitude à créer
de la valeur, est obtenu par la différence entre la production (somme de la marge commerciale
et de la production de l’exercice) et les consommations en provenance de tiers qui regroupent
toutes les consommations intermédiaires achetées à l’extérieur de l’entreprise.

Valeur ajoutée produite = production – consommations en provenance des tiers

1.4 L’excèdent brut d’exploitation (EBE)

Cet indicateur est obtenu par différence entre la valeur ajoutée, éventuellement augmentée
des subventions d’exploitation, et le total constitué par la somme des frais de personnels et
des impôts et taxes, hors impôts sur les bénéfices.

EBE = valeur ajoutée produite + subventions d’exploitation – charges de personnel


– impôts et taxes

EBE s’avère un bon indicateur de mesure de la performance économique. A l’exception des


entreprises fortement endettées, il est aussi un indicateur fortement corrélé avec la capacité
d’autofinancement. Cette corrélation justifie que l’évolution de la formation de cet indicateur
constitue une étape essentielle de l’analyse financière des performances d’une entreprise. Sa
limite tient au fait qu’il ne tient pas compte du cout des immobilisations.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 40

1.5 Le résultat d’exploitation

Ce solde est obtenu d’une part en retranchant de l’EBE la somme des dotations aux
amortissements et provision nettes des reprises et des autres charges de gestion courantes,
d’autres part en ajoutant à l’EBE les autres produits de gestion courante.

Résultat d’exploitation = Excèdent brut d’exploitation

- Dotation aux amortissements et provisions d’exploitation

+ Reprises sur amortissement et provisions d’exploitation

- Autres charges d’exploitation

+ Autres produits d’exploitation

+ Transferts de charges (non affectables)

1.6 Le résultat courant avant impôt

Cet indicateur est obtenu en retranchant de résultat d’exploitation les produits et les charges
financiers.

1.7 Le résultat exceptionnel

C’est le seul indicateur du tableau à ne pas être obtenu « en cascade », mais calculé
directement à l’aide du regroupement des opérations présentant un caractère exceptionnel.

Résultat exceptionnel = produits exceptionnels – charges exceptionnelles

1.8 Le résultat net (RN)

Donné directement par la comptabilité, il est obtenu en ajoutant au résultat courant avant
impôt sur les bénéfices. Il faut prendre garde au montant de l’impôt sur les bénéfices qui peut
être négatif, et traduire le fait que l’entreprise bénéficie d’un crédit d’impôt (notamment crédit
d’impôt recherche de formation, report en arrière des déficits, etc...).
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 41

Sous section 2 : Mesure de la performance et financement

1. Analyse du tableau de financement

1.1 Définition et objectif du tableau de financement

Le tableau de financement est un tableau de flux de fonds ou tableau emplois/ressources qui


explique de manière générale les variations de la trésorerie de l’entreprise à partir de son
résultat en tenant compte des flux ayant une influence sur le bilan.1

Le tableau de financement à une logique d’équilibre patrimonial, basée sur les notions de
FR, BFR et TR.

Ce document à domination financière porte principalement sur les objectifs suivants :

- assurer le passage entre le bilan d’ouverture et le bilan de clôture en expliquant les


différentes variations de l’un vis-à-vis de l’autre.
- Permettre l’étude de l’évolution de la structure financière : recensement des emplois
nouveaux et des ressources nouvelles que l’entreprise s’est procurée durant la période
pour faire face à ses besoins financiers ; besoins en fonds de roulement et de
trésorerie.
- Permettre l’analyse les mouvements qui ont caractérisé le patrimoine de l’entreprise et
expliquant ces variations.
- Mesure le risque de non liquidité de l’entreprise : risque de ne pouvoir faire face à ses
engagements dans un avenir proche.
- Permettre la synthèse des opérations réalisées au cours de la période comptable en
expliquant leur impact sur la trésorerie.

1.2 Structure du tableau de financement

Le tableau de financement est donc formé de deux parties. Le tableau d’emplois-ressources


et le tableau de variation du fonds de roulement.

1.2.1 Le tableau d’Emplois-Ressources (TER)

Le TER est un compte en T qui regroupe les emplois stables d’une période donnée et les
ressources permanentes ayant servis à leur financement. Les emplois figurant au débit du
compte et les ressources au crédit. Quand les ressources mobilisés sont supérieures aux
emplois économiques effectués, il y’a consolidation de structure financière. Le solde du

1
Khemici CHIHA, Gestion et stratégie financière, [Link], P : 104.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 42

compte est alors créditeur. A l’opposé, si d’avantage d’emplois structurels sont réalisés durant
l’exercice, l’entreprise utilise pour compléter ses ressources des moyens provenant
d’opérations de base de bilan. Dans ce cas, le solde débiteur du TRE traduit une diminution
du fonds de roulement. 1

Tableau N°2 : contenu du tableau d’emplois-ressources (TER)

Emplois Ressources
Dividendes distribué Capacité d’autofinancement
Acquisitions d’immobilisations Apports en capital Subventions
Charges à répartir d’investissement Cessions
Réduction des capitaux propres d’immobilisations Augmentation
Remboursement de dettes financières des dettes financières
Total des emplois économiques Total des ressources stratégiques

Δ FRNG (ressources nette) Δ FRNG (emploi net)

Total général (emplois) Total général (ressources)


Source : Simon PORIENTE, Analyse financière et évaluation d’entreprise, Pearson
Eduction France, Paris, 2006, P : 43.

1.2.2 Le tableau de variation du fonds de roulement

Les flux regroupés dans cette seconde partie du tableau de financement sont consécutifs à
des opérations de base de bilan ayant un impact sur les décalages de paiement (BFR) et le
solde de trésorerie (ST).2

Ce tableau présente l’intérêt de produire une information sur l’affectation, ou les raisons de
la variation du FR.

1
Simon PARIENTE, Analyse financière et évaluation d’entreprise, [Link], PP : 42-43.
2
Ibid, PP : 48-49.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 43

Tableau N°3 : présentation en liste du tableau de variation du fonds de roulement

Flux= variation N N-1


Δ stocks
+Δ clients et comptes rattachés
+Δ autres créances à court terme
-Δ fournisseurs et comptes rattachés
-Δ dettes fiscales et sociales
-Δ autres dettes à court terme
= Δ Besoin en fonds de roulement (ΔBFR)
Δ valeur mobilière de placement
+Δ banques et caisses
+Δ autres disponibilités
-Δ concours bancaires courants
-Δ soldes créditeurs de banques
-autres crédits de trésorerie
=Δ solde de trésorerie (ΔST)
ΔFRNG= ΔBFR+ΔST
Sources : Simon PORIENTE, Analyse financière et évaluation d’entreprise, [Link], P 49.

2 Analyse du tableau des flux de trésorerie

2.1 La notion des flux

« Les flux sont : un déplacement d’une quantité de biens, de services, de monnaie, durant un
certain temps. »1

- De l’entreprise vers un autre agent économique ou investissement : flux externe.

- Entre deux sous-pôles (fonctionnels) d’un même agent c’est-à-dire à l’intérieur de


l’entreprise : flux interne.

2.2 La notion des flux de trésorerie

« On appelle flux de trésorerie tout mouvement de valeur monétaire qui a une incidence sur
la trésorerie. » 2

1
Jean LOCHARD, Les bases de l’analyse financière, éditions d’Organisation, Paris, 1997, P : 9.
2
Beatrice et Francis GRANDGUILLOT, Analyse financière, 5ème édition, Gualino éditeur, Paris, 2008, P : 163.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 44

Les flux de trésorerie issus des résultats sont révélateurs de la stratégie et des potentialités de
l’entreprise.

2.3 Définition et objectif du tableau des flux de trésorerie (TFT)

Il s’agit d’un tableau très compréhensible, adapté à la communication financière, très proche
des normes et des pratiques internationales.

« Le TFT repose sur un édifice différent, dont l’objet fondamental est la recherche des
origines de la variation d’encaisse d’une période. » 1

Le TFT permet :

- De faciliter les comparaisons des états financiers de l’entreprise avec ceux d’autres
entreprises du même secteur d’activités.

- D’évaluer et de communiquer la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie


d’exploitation et les conséquences de ses décisions d’investissement et de financement.

- Une analyse rétrospective sur les opérations réalisées et une analyse prévisionnelle sur les
flux à venir.

Le tableau des flux de trésorerie répond aux préoccupations actuelles des entreprises qui
recherchent comment les différents flux monétaires ont permis d’améliorer, de maintenir ou
de diminuer le niveau de trésorerie. C’est un outil intéressant d’analyse de l’origine des
variations de trésorerie. Il intéresse les actionnaires qui peuvent ainsi analyser les politiques
financières des entreprises : investissements, financement, distribution de dividendes, capacité
rémunérer le capital. Les créanciers quant à eux, peuvent y déceler d’éventuels risque de
défaillance et apprécier la solvabilité de l’entreprise en raison des décaissements ultérieurs
découlant des nouveaux emprunts.

2.4 Les principes de calcul de la variation des flux de trésorerie

L’ambition des tableaux de flux de trésorerie est d’expliquer la variation de trésorerie en


mettant en lumière les opérations ayant dégagé ou consommé des ressources de trésorerie. Ils
distinguent les flux d’investissement et de financement. Les tableaux de flux de trésorerie
classent donc les flux en trois fonctions d’exploitation, investissement et financement. Il
existe deux types de TFT qu’il serait présenté dans les annexes. (Annexe N°1)

1
Simon PARIENTE, Analyse financière et évaluation d’entreprise, [Link]. , P : 42.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 45

La variation de trésorerie est déterminée par la somme algébrique des flux nets. Elle doit être
justifiée, en pied du tableau, par différence entre la trésorerie à la clôture et la trésorerie à
l’ouverture de l’exercice.

Schéma N°5: la variation de trésorerie

Flux net de trésorerie généré par l’activité


+ Trésorerie à la clôture
Flux de trésorerie lié aux opérations
-
d’investissement
+ Trésorerie à l’ouverture
Flux net de trésorerie lié aux opérations de
financement

Variation de
= trésorerie au cours de =

Sources : Beatrice et Francis GRANDGUILLOT, Analyse financière, [Link], P : 167.

Sous section 3 : Relation EVA (Economic Value Added) et performance financière

1. E.V.A comme mesure récente de la performance financière

L’innovation de l’approche du profit économique ou l’EVA (Economic Value Added)


consiste à dégager un niveau de résultat à partir duquel la valeur est créée puisque ce dernier
est calculé après rémunération des créanciers et des actionnaires sur les fonds qu’ils sont
apportés à l’entreprise.

Le calcul du profit économique nécessite d’abord d’estimer quel a été le taux de rentabilité
économique gagné en surplus du coût moyen pondéré du capital.

Cet écart est ensuite multiplié par le montant comptable de l’actif économique de début de
période pour donner la création de valeur de la période. Ainsi une entreprise qui dispose en
début d’année d’un actif économique d’une valeur comptable de 100, rapportant un taux de
rentabilité économique(après impôts) de 12%, alors que le cout moyen pondéré du capital
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 46

n’est que 10%, aura donc gagné 2% de plus que le taux requis sur les fonds de 100, elle aura
donc créé de la valeur pour 2 sur l’exercice.

Profit économique = Actif économique * (Re - K)

Où Re : est le taux de la rentabilité économique et K : est le coût moyen pondéré du capital.

Le profit économique est lié simplement à la valeur actuelle nette puisque la VAN est la
somme des différents profits économiques actualisés au coût moyen pondéré du capital :

VAN = ∑ EVAi / (1+K) i

2. Relation EVA/performance financière

L’entreprise crée de la valeur lorsque la rentabilité économique de ses besoins en fonds de


roulement est supérieure au coût moyen pondéré des moyens de financement. L’originalité du
modèle par rapport aux indicateurs classiques de la performance mesurée ex-post réside dans
la prise en compte d’un résultat obtenu après déduction de tous les coûts de financement.

En outre, le cours coté sur un marché financier peut être comparé avec la valeur de la société
déterminée à partir de l’EVA. Si le modèle est « robuste » (c’est-à-dire confirmé
statistiquement quels que soient l’échantillon et la période sur laquelle porte le test empirique)
la valeur de marché (MVA) doit être égale à la chronique actualisée des EVA.

Les investissements anglo-saxons attachent aujourd’hui à la création de valeur la même


importance qu’ils attribuaient hier au bénéfice ou au dividende.

L’EVA qui est utilisée pour le classement des entreprises, en particulier par fortune et
l’expansion, montre que ce critère tend à devenir mondial. Plusieurs sociétés indiquent, dans
leur rapport annuel, le montant de la valeur créée. Les tests empiriques qui ont été menées
pour étudier l’aptitude de l’EVA à exprimer l’augmentation de la valeur de l’entreprise sont
contrastés. La supériorité de l’EVA sur les autres mesures traditionnelles de l’augmentation
de la valeur de l’action n’est pas totalement démontrée, mais les tests sont encore peu
nombreux. Il est possible d’avancer une hypothèse qui demanderait à être testée :
l’importance attribuée à la création de valeur est vraisemblablement très liée aux modalités
des financements des firmes. Lorsque celle-ci sont financées par le marché financier une
attention plus forte doit être portée à la création de valeur que dans le financement
intermédiaire, c’est-à-dire un financement bancaire classique. En tout état de cause, au plan
pratique, il est intéressant pour l’investisseur de savoir le support de placement qu’il a choisi
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 47

laisse apparaitre une rentabilité supérieure au coût du capital qui prend en compte
implicitement le risque présenté par la société. Cette approche donne une comparaison
nouvelle à l’analyse financière qui ne se limite plus à une comparaison fondée sur la maturité
c’est-à-dire sur une quasi égalité entre la durée des moyens de financement et des opérations à
financer. Elle s’intéresse à une lecture verticale du bilan : d’un côté l’actif considéré comme
un portefeuille d’actifs source de rentabilité, de l’autre le passif ou pool de ressources dont les
coûts, qui ne sont pas toujours comptabilisé, doivent être déterminés. Au plan théorique, il est
réconfortant de noter que les firmes, qui expérimentent le concept de l’EVA, utilisent la
notion de coût des capitaux développé par MODIGLIANI-MILLER dès 1958.

Section 2 : l’impact de la structure financière sur l’équilibre financier

L’équilibre financier et la liquidité de l'entreprise s’apprécient à l’aide de trois notions


fondamentales : le fonds de roulement net (FR), le besoin en fonds de roulement (BFR) et la
trésorerie(TN). Pour compléter l’analyse, on prévoit souvent un ensemble de ratios adéquats.

Sous section 1 : Analyse par la méthode d’équilibre financier

1. Le Fonds de Roulement (FR)


« Le fonds de roulement peut être perçu comme la marge de sécurité que se procure le chef
d’entreprise pour faire face à ses besoins de financement nés de l’exploitation. »1
« Le fonds de roulement est l’excédent des ressources stables sur les emplois stables, il
présente la partie de l’actif circulant financé par les ressources stables. »2
Le fonds de roulement est défini comme étant l’excédent ou l’insuffisance des capitaux
permanents sur le besoin de financement de l’actif immobilisé (valeur nette).
On peut, également le calculer par le bas du bilan. Il est donné par la différence entre l’actif
circulant et les dettes à court terme. Cette définition met l’accent sur l’équilibre financier de
l’entreprise. Le fonds de roulement doit être toujours positif. Cet excédent sera utilisé pour
financer le besoin en fonds de roulement (BFR).
Il peut être calculé par deux façons soit :
 Par le haut du bilan :
FR = capitaux permanents – actifs stables

1
Jacques LOEB et Martial THEVENOT, Analyse et gestion financière, nouvelle éditions judiciaires, 12ème
édition, 1995, Paris, P : 15.
2
Gilles MEYER, L’essentiel de la gestion financière, éditions Ellipses, Paris, 2013, P : 29.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 48

Sachant que :

Les capitaux permanents = fonds social + réserves + provisions à caractère de réserves +


dettes à long et moyen terme + résultats non distribués.

Actifs stables = investissements nets + autres valeurs d’actifs nets stables

 Par le bas du bilan :

FR = (Actif courant + trésorerie active) -(dettes circulantes + trésorerie passive)

L’actif immobilisé doit être financé par des ressources stables, et dans ce cas, le FR est égal
à zéro. Les besoins à financer du cycle d’exploitation doivent alors être intégralement couvert
par les ressources provenant du cycle d’exploitation.

On constate que plus le FR est élevé, plus les disponibilités de l’entreprise sont importantes.
Donc plus le FR est élevé, plus est grande la sécurité financière de l’entreprise. 1

Le FR peut également être appréhendé à l’aide du ratio suivant :

Ratio de couverture des capitaux investis = ressources stables / capitaux investis

Normalement ce ratio doit être supérieur à 1, en effet, le FR ne peut être apprécié que
comparativement au BFR, et que ce dernier varie, non seulement dans le temps, mais
également d’un secteur d’activité à l’autre. Notons, en particulier, qu’un fonds de roulement
négatif, donc un ratio inférieur à 1, traduit une situation normale pour les entreprises de
distribution.2

 Les facteurs de variation du FR :

Le fonds de roulement est un réservoir de valeur dont le niveau est déterminé par les
décisions financières à long terme.

Le fonds de roulement varie :3

 De manière continue, du fait des amortissements et du résultat qui modifient,


progressivement, tout au long de l’exercice, le montant des ressources stables.

1
Jean BARREAU et autres, Gestion financière : manuel et application, éditions Dunod, 14ème édition, Paris,
2005, P : 150.
2
Jacqueline et Florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, [Link] P : 135.
3
Ibid, P : 136.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 49

 De manière discontinue : à la suite d’opérations telles que, augmentation du capital,


augmentation des dettes financières (sous réserves que les capitaux recueillies ne
soient pas immédiatement investis), remboursement de dettes financières, distribution
de dividende, de telles opérations sont relativement fréquentes.

2. Besoin en fonds de roulement (BFR)

Le BFR 1est un agrégat caractéristique de la gestion du cycle d’exploitation de l’entreprise.

Celui-ci désigne l’ensemble des opérations liées à l’activité de la firme, de l’acquisition de


stocks jusqu’à la réalisation de la vente ou de la prestation de services. Il est l’élément clé de
la gestion financière du cycle d’exploitation. Il exprime le besoin net de financement des
opérations liées au cycle d’activité.

Mathématiquement, le BFR se mesure par la différence entre les besoins cycliques et les
ressources cycliques hors dettes financières à court terme. Les besoins cycliques sont
constitués de tous les actifs courants à l’exception des valeurs disponibles. Les ressources
cycliques comprennent toutes les dettes à court terme, excepté la trésorerie passive.

BFR = [AC – Valeur disponibles] - [DCT – trésorerie passive]

 Les liens entre FR et BFR : 2


 La crise de croissance ou « effet de ciseau » : cas des entreprises jeunes et sous-
capitalisées (FR faible) mais à forte croissance (BFR en hausse). La croissance du FR
n’absorbe pas la croissance du BFR, ce qui conduit à une trésorerie négative. La
solution est d’augmenter les capitaux propres afin d’accroitre le FR. (Graphe N°2)
 La crise des performances ou « coup de bélier » : la baisse du BFR entraine un
résultat négatif dans l’entreprise. La solution est alors soit d’augmenter le délai client,
ce qui permet de stimuler les ventes, soit de réduire le délai fournisseurs. Dans les
deux cas, le risque de faillite persiste.

1
Albert CORHAY et Mapapa MBANGALA, Fondement de gestion financière : manuel et application, 3ème
édition, éditions de l’université de liège, P : 61.
2
Dov OGIEN, Gestion financière de l’entreprise, éditions Dunod, Paris, 2008, P : 50.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 50

Graphe N° 2 : Présentation de l’effet de ciseau

Source : Dov OGIEN, Gestion financière de l’entreprise, [Link], P 50.

3. La trésorerie nette (TN)

La trésorerie nette est la résultante de la comparaison, à une date donnée, du fonds de


roulement net global et du besoin en fonds de roulement.

Elle exprime l’excédent ou l’insuffisance de (FR) après financement en fonds de roulement.

La TN est le disponible appartenant à la société qu’on peut trouver soit dans ses comptes en
banque soit dans la caisse de la société.1

Mathématiquement, la (TN) s’exprime par la différence entre le Fonds de Roulement (FR) et


le Besoin en Fonds de Roulement (BFR), ou la différence entre les valeurs disponibles et les
dettes financières à court terme (Passif de trésorerie).

TN = FR - BFR

TN = Valeurs disponibles - Dettes financières à court terme

Le niveau de trésorerie peut être dégagé aussi par le ratio FR /BFR ; quand il est supérieur à
1, ce ratio indique une trésorerie nette positive et quand il est inférieur à 1, il indique une
trésorerie nette négative.

Maintenant ; nous venons de voir que trois agrégats sont utiles pour apprécier l’équilibre
financier d’une entreprise. Quelle décision doit-on prendre lorsqu’un de ces agrégats est
positif et les autres sont négatifs ? Le présent tableau consiste à décrire quelques cas
d’équilibre financier.

1
Albert CORHAY et Mapapa MBANGALA, Fondement de gestion financière : manuel et application,
[Link], P : 65.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 51

Tableau N°4 : Analyse de l’équilibre financier

Situations Commentaires
Ce cas montre qu’après avoir financé les actifs
fixes, il reste un excédent des capitaux
permanent qui permet de financer
intégralement le besoin du cycle
d’exploitation. Le reliquat est placé en
FR (+) > BFR (+) banque, ce qui se traduit par une trésorerie
nette positive car cette dernière est la
résultante du FRN et BFR. Il s’agit d’un
équilibre sain de l’entreprise dans la mesure
où le FRN finance la totalité de BFR et
l’entreprise dispose même d’une trésorerie
nette positive lui permettant de faire face au
besoin immédiat de liquidité.
- Cette situation montre que les actifs fixes
sont intégralement financés par des capitaux
permanents, mais l’excédent de ces ressources
à long terme ne permet pas de couvrir la
FR (+) < BFR(+) totalité de BFR, ce qui entraîne une trésorerie
nette négative.
L’entreprise a recours aux dettes financières à
court terme pour financer une partie de son
cycle d’exploitation.
L’activité de l’entreprise génère une capacité
de financement du cycle d’exploitation si bien
FR (+) > BFR (-) que ces ressources supplémentaires viennent
s’ajouter à un excédent des capitaux
permanents entraînant ainsi une trésorerie
nette excessive.
Source : Albert CORHAY et Mapapa MBANGALA, Fondement de gestion financière :
manuel et application, [Link], P : 65.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 52

4. Les formes d’équilibre financier

Il existe plusieurs formes d’équilibres financiers qui varient selon la nature de l’activité de
l’entreprise, parmi elles nous présentons les formes suivantes : 1

4.1 Equilibre sain à condition qu’il soit structurel

FR > BFR et TN > 0

Il représente l’équilibre idéal pour les entreprises, cela signifie que le FR est supérieur au
BFR ; en d’autres termes, cela montre que l’entreprise dispose d’un excédent de liquidité.

4.2 Equilibre sain mais nécessite le placement de l’excédent de trésorerie

FR > BFR et TN > 0 plus grande

Lorsque le niveau de la trésorerie est jugé important, c’est-à-dire si l’excédent de liquidité


est trop élevé, c’est le signe d’une mauvaise gestion ou d’un mauvais placement. Le fait de
transformer une partie de cet excédent en un autre poste du bilan va diminuer la trésorerie en
augmentant le BFR ou en diminuer le FR.

4.3 Equilibre très classique pour les entreprises industrielles

FR (+) < BFR et TN < 0

Cet équilibre implique que l’entreprise dispose d’un FR positif mais pas suffisant pour faire
face à la totalité des besoins en fond de roulement de l’entreprise, TN (-) signifie que
l’entreprise est obligée se recourir au découvert bancaire ou au crédit bancaire à court terme.

4.4 Equilibre très dangereux

BRF > FR et TN (-)

Face à cette situation l’entreprise risque :

- D’être en cessation de paiement en cas de non accès aux découverts bancaires ;

1
[Link] et autres, Gestion financière : manuels et applications, [Link], PP : 65-68.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 53

- D’avoir une chute catastrophique du résultat de l’exercice.

Pour contrer cette situation, l’entreprise doit augmenter son fonds de roulement en faisant
recoure à d’autres modes de financement comme l’augmentation de capital ou l’accroissement
des réserves ou encore d’emprunt à long terme si elle peut accéder.

De plus, elle doit diminuer son BFR par le biais d’une bonne gestion des stocks ou bien par
l’adoption d’une politique cohérente envers ses clients ou alors l’augmentation de ses dettes
d’exploitation.

Sous section 2 : Analyse par la méthode des ratios

L’analyse par la méthode des ratios permet de diagnostiquer la santé financière d’une
entreprise et de voir s’il est profitable d’y investir ou non.

Donc, pour assurer la profondeur d’une analyse de l’équilibre financier, on pourra prévoir un
certain nombre de ratios selon les besoins ressentis, on présente ci-après les plus utilisées :

1. Ratios de structure et solvabilité

Les ratios de structure financière1 visent à mesurer l’ampleur des dettes par rapport aux
autres sources de financement des activités de l’entreprise. Il permet d’établir comment
l’entreprise a financé son actif, soit par des emprunts à court terme, des dettes à long terme ou
encore par l’avoir des actionnaires, l’émission de capital-actions et réinvestissement de ses
bénéfices.

Ils expriment les conditions dans lesquelles l’entreprise assure son équilibre financier.

Les ratios de structure financière les plus fréquemment utilisés sont :

 Ratio d’autonomie financière 2 =


è à

Ce ratio exprime le degré d’indépendance financière de l’entreprise vis-à-vis de ses


créanciers. En raison de son mode de calcul, il est obligatoirement supérieur à 1. Il mesure la
capacité de l’entreprise à s’endetter.

1
Roger et [Link], La planification financière personnelle, 2ème édition, 3ème trimestre, presse de
l’université Québec ,2001, P : 545.
2
Elisabeth GENAIVRE, Initiation à l’analyse financière en entreprise : principe et application, éditions
Publibook, Paris, 2011, P : 52.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financièr e d’entreprise à travers sa struct ure financière 54

 Ratio de stabilité du financement 1 =


Ce ratio indique la part des capitaux permanents dans le financement total de l’entreprise.

 Ratio de financement des immobilisations =


Ce ratio vérifie la règle de l’équilibre financier minimum. Lorsqu’il est supérieur à 1 indique
que les ressources à plus d’un an couvrent les emplois à plus d’un an. Le fonds de roulement
de liquidité (FRL) est positif.

 Ratio de financement extérieur=

Ce ratio révèle le degré du financement de l’entreprise par les ressources extérieures.

é
 Ratio de solvabilité =

Ce ratio exprime le degré de dépendance de l’entreprise vis-à-vis des tiers. Il faut qu’il soit le
plus faible possible.

è
 Capacité de remboursement 2 =

Ce ratio indique nombre d’années de CAF nécessaire à l’entreprise pour rembourser


intégralement les dettes à long terme. Sa norme doit être inférieur à 3, si non risque
d’incapacité à rembourser ses emprunts.

L’étude de ces ratios sur une longue période permet d’apprécier l’évolution de la structure
financière résultant de la mise en place des moyens de production, de leur financement et des
résultats obtenus.

2. Ratios de liquidité
Les ratios de liquidité mesurent l’aptitude de l’entreprise à transformer ses actifs circulants
en liquidité afin de faire face aux dettes à court terme. Ils sont établis dans le cadre d’une
analyse liquidité-exigibilité. 3

1
Gérard MELYON, Gestion financière, 4ème édition, Bréal ED France, 2007, P : 160.
2
Elisabeth GENAIVRE, Initiation à l’analyse financière en entreprise: principe et application, [Link], P:
52.
3
Gérard MELYON, Gestion financière, [Link], P: 138.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 55

L’analyse financière reconnaît traditionnellement trois ratios de liquidité :

- Ratio de liquidité générale ;

- Ratio de liquidité réduite ;

- Ratio de liquidité immédiate.

Ratio de liquidité générale =


à

Ce ratio mesure le degré de couverture du passif à court terme par les actifs à court de terme.
Il correspond au ratio du fonds de roulement par le bas du bilan. Il doit être supérieur à 1.

Il exprime la capacité de remboursement des dettes à court terme au moyen de la


transformation des actifs à court terme en liquidité. Il vérifier l’existence d’une marge de
sécurité financière au niveau des actifs courants par rapport au passif courants 1.

é
( é )
 Ratio de liquidité réduite =
à

Un ratio supérieur à 1 signifier que l’entreprise est capable de faire face à ses dettes à court
terme sans devoir vendre ses stocks qui, dans une certaine mesure, ne peuvent être réduits en
deçà d’un minimum appelé stock outil qui est indispensable à son bon fonctionnement.

é
 Ratio de liquidité immédiate =
à

Ce ratio montre dans quelle mesure les liquidités de l’entreprise permettent de payer
l’ensemble des dettes à court terme. Ce ratio est généralement inférieur à l’unité. Un ratio trop
élevé décèle un excès de liquidités par rapport à l’ensemble des dettes à court terme. C’est-à-
dire il exprime la couverture des dettes à court terme par les disponibilités.

Sous section 3 : L’Effet de levier financier

L’analyse de la performance financière consiste à déterminer la capacité de l’entreprise de


réaliser une rentabilité importante. Ce qui nous amènera à analyser la rentabilité économique,
financière et l’effet de levier financier comme des normes les plus importantes qui sont
utilisées dans l’analyse de la performance financière dans l’entreprise.

1
Albert CORHAY et Mapapa MBAGALA, Fondement de gestion financière: manuel et application, [Link],
P: 69.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 56

Lorsque l’entreprise, pour se financer a recours à des dettes, elle est obligé de payer des frais
financiers correspondant au coût de l’endettement. La présence de ces coûts financiers peut
entrainer un effet de levier.

Pour définir l’effet de levier, Il convient alors de revenir sur les deux problèmes pratiques
posés par la mesure de l’effet de levier : la rentabilité financière et la politique financière de
l’entreprise.

1. L’analyse de la rentabilité

La rentabilité s’appréhende par le rapport des résultats sur les moyens permettant la
réalisation de ces résultats au cours d’une période donnée.

L’estimation de la rentabilité est un bon indicateur pour mesurer l’efficacité de l’entreprise


dans le cadre de son activité de production.

D’une manière générale, la rentabilité est étroitement liée à deux types de risques :1

- Le risque économique par la variation d’activité.


- Le risque financier par le levier financier.

Le risque économique est un risque lié à l’utilisation des actifs dans un univers incertain qui
s’explique par la variation du chiffre d’affaire, les résultats d’exploitation, des BFR, etc...

C’est donc l’incapacité de l’entreprise de s’adapter aux fluctuations de l’environnement à


moindre coût.

Le risque financier touche les entreprises fortement endettées, qui leur oblige à faire face au
règlement de leurs engagements en matière de charges financières occasionnées par
l’importance des crédits.

La rentabilité est liée au risque financier par l’effet de levier financier. La mise en évidence
de ce dernier implique la définition de deux taux de rendement, à savoir :

- Le taux de rentabilité économique.


- Le taux de rentabilité financière.

1
Khemici CHIHA, Finance d’entreprise : approche stratégique, [Link], P : 97.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 57

1.1 La rentabilité économique

La rentabilité des capitaux investis ou ROCE (Return on Capital Employed), mesure la


performance économique et industrielle de la firme. Elle est insensible à la structure
financière et mesure la rentabilité de tout le capital investit sans prendre en considération la
politique de financement de l’entreprise.1

Elle est estimée par le rapport suivant :

Rentabilité économique = Résultat opérationnelle / actif économique

Le résultat économique peut faire appel au résultat opérationnel ou bénéfice avant intérêt et
impôts.

Avec : L’actif économique = Immobilisations nettes + BFR

Immobilisations nettes correspondent aux actifs immobilisés nets d’amortissement, les


immobilisations corporelles, incorporelles et financières.

La rentabilité des actifs permet l’accumulation de liquidités suffisantes afin d’assurer le


maintien du capital fixe, assurer le remboursement des emprunts et dégager une rémunération
du capital investi par les associés.2

1.2 La rentabilité financière

La rentabilité financière ou ROE (return on capital equity) est un indicateur de la capacité de


l’entreprise à rémunérer les associés, soit sous forme de dividendes, soit sous forme d’une
affectation aux réserves augmentant ainsi la valeur intrinsèque des titres qu’ils détiennent. 3

Alors, la rentabilité financière est la rentabilité des capitaux propres : elle tient compte du
financement de l’entreprise et de l’importance des dettes financières par rapport aux capitaux
propres des capitaux investis. Elle est égale au rapport du résultat net (après intérêts et impôts)
de l’entreprise (RN), et du montant des fonds propres (FP).

Rentabilité financière = Résultat net / fonds propres

Ce ratio doit être important pour encourager les actionnaires à prêter leurs fonds à
l’entreprise.

1
Florence et Jacqueline DELAHAYE, Finance d’entreprise, [Link]. , P : 158.
2
Khemici CHIHA, Finance d’entreprise : approche stratégique, [Link], P : 97.
3
Patrick PIGET, Gestion financière d’entreprise, [Link], P: 105.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 58

Cette notion de rentabilité peut également être exprimée par le rapport donnant le bénéfice
par action (BPA) :1
BPA= Bénéfice net / nombre d’actions

Il s’agit ici du nombre d’actions composant le capital social.

Cette conception de la rentabilité est valable pour l’actionnaire majoritaire concerné autant
par l’enrichissement de l’entreprise que par revenus qu’il perçoit. Par contre, l’actionnaire
minoritaire qui cherche un revenu préférera mettre l’accent sur la rentabilité de son placement
exprimée par le ratio :

Bénéfice distribué (dividende) / capitaux propres

Plus les taux de rentabilité est élevé, plus les associés actuels ou futurs sont confiants mais à
condition qu’il ne correspond pas à une insuffisance des capitaux propres.

Cette rentabilité présente deux inconvénients :

- Elle est sensible à la structure financière des entreprises.

- Elle ne prend pas en compte l’intégralité des capitaux investis.

2. L’effet de levier et le risque financier

Le risque financier représente la volatilité de la rentabilité des capitaux propres. Ainsi, les
actionnaires et les prêteurs augmentent le taux de rentabilité exigé en incluant une prime de
risque supplémentaire afin de compenser le risque financier dû à l’endettement. Donc, on
entend par effet de levier financier l’impact d’une augmentation de la dette sur la rentabilité
financière et le risque des capitaux propres de l’entreprise. Le levier financier dû à
l’endettement ne concerne pas toute l’entreprise mais uniquement ses capitaux propres ; il
intéresse donc beaucoup plus les actionnaires de la firme.

La dette financière fait augmenter le rendement des fonds propres de l’entreprise en effet, les
actionnaires engagent moins de fonds dans la structure de capital et perçoivent plus de
bénéfice par action. Il ne faut pas ignorer que le financement par endettement engendre une
augmentation du risque des capitaux propres, d’où, l’endettement a un double effet :

 Un effet positif qui se traduit par l’augmentation de la rentabilité financière.

1
Jean Pierre JOBARD, gestion financière de l’entreprise, éditions Dalloz, 11ème édition, Paris, 1997, P : 503.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 59

 Un effet négatif qui se traduit par l’augmentation du risque financier.

On peut calculer l’effet de levier comme suit :

Sachant que la rentabilité financière se décompose en trois éléments :1

RN RN CA Total actifs
= X X
Capitaux propres CA Actif total capitaux propres

Les deux premiers termes correspondent à la décomposition de la rentabilité économique par


le résultat et le troisième revoie à la structure de financement de l’entreprise. Le troisième
terme fait référence à l’effet de levier financier.

En effet, on peut transformer le ratio actif total / capitaux propres :

Actif total Passif total (CP + dettes) dettes


= = = 1+
Capitaux propres CP CP CP

Le ratio dettes/capitaux propres est le levier d’endettement, l’effet de levier financier


mesure l’incidence positive ou négative de l’endettement de l’entreprise sur sa rentabilité
financière. On peut démontrer donc :

Rf = (1 - t) [Re + ( Re – i ) ( D/CP)]

Effet de levier

Où : (Re – i) : le bras de levier.

D / CP : le différentiel de levier.

Rf : la rentabilité financière (rentabilité des actionnaires).

Re : le taux de rentabilité économique.

i : le taux de d’intérêt sur les dettes financières.

D : les dettes financières.

CP : capitaux permanents.

t : taux d’imposition.

1
Dov OGIEN, gestion financière de l’entreprise, [Link]. , PP : 79-80.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 60

La rentabilité financière est égale à la rentabilité économique après impôt, à laquelle s’ajoute
un « effet de levier » qui s’exprime par ( Re – i ) * D/CP.

Rf = rentabilité économique + effet de levier

On se trouve devant trois (03) possibilités :

2.1 Effet de levier positif

Dans le cas ou Re est supérieure à i (Re > i), cela signifie que la rentabilité des capitaux
propres croit avec l’endettement (Plus l’entreprise est endettée plus elle est rentable
financièrement). Donc le financement par l’emprunt est mieux apprécié et nous assistons à un
effet de levier financier.

2.2 Effet de levier négatif

Lorsque Re est inférieur à i (Re < 1), l’entreprise emprunte à un taux supérieur à la
rentabilité qu’elle peut obtenir de l’investissement dans son actif économique. La rentabilité
financière se dégrade et l’effet de levier devient défavorable, nous parlons alors d’effet de
massue. Le financement par les fonds propres est mieux apprécié par rapport à l’endettement.

2.3 Effet de levier neutre

Lorsque l’effet de levier est nul (Re – i = 0), l’endettement est neutre par rapport à la
rentabilité économique quelque que soit le taux d’endettement (la rentabilité financière est
indépendante de sa structure financière).

Au total, l’effet de levier financier est avantageux pour les actionnaires lorsque le coût de la
dette est inférieur au taux de rentabilité économique de l’entreprise. Il est donc dans l’intérêt
des entreprises rentables de s’endetter davantage. Toutefois, l’avantage procuré par la dette
est accompagné par un risque des capitaux propres qui représente un risque financier pour
l’entreprise.

L’approche de l’effet de levier, se basant sur le constat que la dette est moins couteuse que
les capitaux propres, suppose que l’augmentation de la part de la dette dans la structure
financière de l’entreprise permet de réduire le coût du capital de l’entreprise pour peu que
l’endettement ne soit pas excessif.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 61

C’est à partir du moment où les créanciers commencent à s’interroge sur la solvabilité de


l’entreprise qu’ils introduisent une prime de risque dans la rémunération requise, cette
dernière est croissante avec l’endettement.

Section 3 : La structure financière et la valeur d’entreprise

Parmi les sujets abordés dans le domaine de la structure financière est l’impact de la
structure du capital sur la valeur marchande de l’entreprise (l’effet de l‘endettement sur la
valeur d’entreprise).

Il existe plusieurs théories qui ont abouti à des conclusions contradictoires sur l’existence, ou
non d’une structure financière optimale.

Donc, il convient de distinguer entre l’approche classique dite traditionnelle qui met l’accent
sur les vertus de l’endettement et stipule par la suite l’existence d’une structure financière
optimale, le modèle fondamental de Modigliani et Miller qui démontre sous quelques
hypothèses la neutralité de la structure financière sur la valeur de l’entreprise et les théories
moderne de cette structure (hiérarchique…).

Sous section 1 : La structure financière dans un marché parfait

En effet, la question fondamentale envisagée ici est de savoir s’il existe une structure
financière optimale ? C’est-à-dire une structure financière qui minimise le coût du capital et
maximise la valeur de l’entreprise.

1. La notion du coût du capital

Le capital dont peut disposer l’entreprise pour financier ses projets d’investissement provient
généralement de sources divers : Capitaux propres, emprunts, subventions…chacune de ces
ressources a un coût.

« Le coût du capital est la moyenne arithmétique pondérée des coûts, des différentes sources
de fonds aux quelles l’entreprise fait appel ».1

« Le coût du capital est le coût des ressources engagées par l’entreprise qui correspond au
coût des capitaux propres et au coût de la dette. Pour le premier, c’est le taux de rentabilité
exigé par l’actionnaire pour acheter et conserver les titres de l’entreprise. Pour le deuxième,

1
Jean BARREAU et autres, Gestion financière manuel et application, [Link], P.171.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 62

c’est le taux de réclamé par l’investisseur pour prêter à une entreprise contenu de ses
risques ».1

1.1 Le coût des capitaux propres


Le coût des capitaux propres exprime l’attente de rendement des actionnaires, ce rendement
est fonction du niveau de risque du titre détenue. C’est aussi le taux de rentabilité financière
minimum requis par le marché. Le coût des capitaux propres est un coût d’opportunité
implicite qui fait l’objet d’une estimation au moyen de deux modèles, le modèle actuariel et le
modèle d’équilibre des actifs financiers (MEDAF).
1.1.1 Le modèle actuariel
Ce modèle est connu sous le nom du modèle d’évaluation par les dividendes, il admet que la
valeur d’un titre est la somme des valeurs actuelles des flux de dividendes attendus au coût
des capitaux propres sur une période infinie.

Au temps (t0), la valeur d’un titre est exprimée par :

C0 =
(
+ + ⋯+ (
) ( ) )
Avec : C0 : le cours actuel du titre ;

Dj : le dividende attendu de la période n ;

t : le taux d’actualisation ou le coût des capitaux propres.

Si sur une période infinie (n→∞), les dividendes distribués augmentent avec un taux de
croissance constant (g) et le taux de croissance est supérieur au coût de capital (t < g), nous
obtenons le résultat suivant :

C0 = D1/t-g et t = D1/C0+g C’est l’équation connue de Gordon Shapiro2.

Selon cette équation, il suffit d’estimer le niveau de dividende distribué en année 0 pour
déterminer le coût des capitaux propres (t).

 Limites du modèle actuariel

• Un horizon de capitalisation infini, ne correspondant pas à la durée de vie habituelle des


investissements sur le marché des fonds propres.

• il suppose que le taux de rentabilité exigé est inferieur au taux de croissance des dividendes

1
M. BELLALAH, Finance d’entreprise, éditions Economica, Paris, 1998, P.199.
2
Jaqueline et florence DELAHAYE, Finance d’entreprise, DECF6, éditions Dunod.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 63

(g>t), ce n’est pas toujours conforme à la réalité.

• il ne tient pas compte du niveau de risque attaché à l’investissement dans la détermination


du taux de rendement exigé.

1.1.2 Le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF)

Le MEDAF sous entend deux hypothèses fondamentales qui sont l’efficience des marchés et
la rationalité des investisseurs. Il établit une relation linéaire entre la rentabilité à exiger d’un
actif financier E(Rf) et son risque mesuré par le coefficient du risque bêta (β).

La relation linéaire s’écrit : E(Rf)= R0 + [E(Rm)-R0] β

Avec : R0 : Le taux de rendement d’un actif sans risque.

E(Rm) : le rendement espéré d’un portefeuille de marché risqué.

E(Rm) – R0 : la quantité du risque ou la prime du risque.

β: le prix du risque ou le coefficient du risque systématique de l’actif.

Le MEDAF inclut deux rémunérations dans un investissement, la rémunération du temps (le


taux de rendement sans risqueR0) et la rémunération du risque exprimée par le produit de la
quantité du risque et du prix du risque (β).

Le coefficient β mesure la sensibilité d’un titre au risque de marché. Il est obtenu en


régressant la rentabilité de ce titre (Ri) par rapport à la rentabilité du portefeuille de marché
(Rm) : Ri= a + β Rm.

La variation de la rentabilité du titre par rapport à la rentabilité d’un portefeuille de marché


risqué constitue ΔRi / ΔRm et exprime le coefficient β.

1.2 Le coût de la dette

Le coût de la dette correspond au taux de rendement exigé par les créanciers sur les prêts
qu’ils accordent à l’entreprise compte tenu de ses risques. Théoriquement, il représente le taux
actuariel qui égalise le montant effectivement emprunté à la valeur actuelle des flux d’intérêts
et de remboursement de capital après déductions des impôts.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 64

La prise en considération des économies d’impôt liées aux charges financières, donne lieu au
coût net de la dette, qui est égal à :1

Le coût net de la dette = le coût de la dette avant impôt × (1 - IBS)

Le taux brut de la dette est sensible au risque de défaillance de l’entreprise, la hausse du


risque étant sanctionnée par un coût plus important. Ce dernier est déterminé à partir des
charges financières inscrites au TCR. Le coût net de la dette est alors :

Coût net des dettes financières (Ri) = [Charges financières / [Link] financières
nette] (1-IBS)

1.3 Le coût moyen pondéré du capital

«Le coût moyen pondéré du capital et le taux de rentabilité minimum que doivent dégager
les investissements de l’entreprise afin que celle-ci puisse satisfaire à la fois l’exigence de
rentabilité des actionnaires et l’exigence de rentabilité des créanciers.

Le coût du capital est donc le coût de l’exigence de rentabilité des créanciers. Le coût du
capital est donc le coût de financement global de l’entreprise.2

Le coût du capital est souvent défini par référence à son coût d’opportunité, c'est-à-dire le
rendement que peut avoir l’investisseur en plaçant ces fonds dans d’autres projets que
l’entreprise.

Le coût moyen pondéré du capital (CMPC) est égale à la moyenne pondérée du coût des
fonds propres et des dettes financières par la proportion de chaque ressource de financement
du capital de la firme.

En désignant respectivement par CP, D, Rf et Ri, les valeurs de marché des capitaux propres,
des dettes financières et les coûts correspondants, le coût du capital anticipé est :

CMPC= [ Rf (CP/D+CP)+ Ri (D/D+CP)]

2. La théorie traditionnelle

Les adeptes de cette théorie traditionnelles supposent qu'il existe une structure financière
optimale, et que la firme a la possibilité d'accroître sa valeur par une combinaison judicieuse
de capitaux propres et de dettes.1

1
DAMODARAN, Finance d’entreprise, éditions De Boeck, 2ème édition, 2007, P : .296.
2
Pierre VERNIMEN, Finance d’entreprise, éditions Dalloz, 6ème édition, Paris, 2005, P : 747.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 65

C’est-à-dire la maximisation de la valeur d’une firme revient à minimiser le coût moyen


pondéré du capital. Ce coût est à son minimum si le taux d’endettement est optimal.
Le raisonnement est le suivant :
Le coût de capitaux propres est supérieur au coût des dettes, donc le recours à la dette va
faire baisser le coût du capital. Mais, si ce recours devient trop important le risque encouru
par les actionnaires va croître. Ceux-ci vont alors exiger un taux plus élevé. Simultanément
d’ailleurs, les créanciers eux-mêmes relèveront leur exigence. Ainsi, le recours progressif à la
dette va d’abord faire baisser le coût du capital puis le faire remontrer.2

En effet, et à mesure que la firme s'endette, les actionnaires exigent un accroissement du


rendement des capitaux propres (Ke), mais le taux de l'emprunt (Kd), ne croît qu'après un
niveau sensible d'endettement. Le graphe suivant illustre la relation entre le coût du capital et
le niveau de l’endettement.

Graphe N°3 : La relation entre le coût du capital et l’endettement

Source : Pierre VERNIMMEN, Finance d’entreprise, [Link], P : 784.

Le graphe ci-dessus montre que, le coût moyen pondéré du capital (K) baisse avec
l’augmentation de l'endettement parce que l'augmentation du coût de fonds propres (Ke) ne
compense pas entièrement l'utilisation de fonds d'emprunt, autrement dit, l'économie réalisée
par le recours à des ressources moins chères permet d'obtenir une diminution de son coût
moyen pondéré du capital (K).

1
Pierre VERNIMMEN, Finance d’entreprise, éditions Dalloz, Paris, 2009, P : 743.
2
Jean BARREAU et autres, Gestion financière manuel et application, [Link], P:175
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 66

Toutefois, au-delà d'un certain niveau de dettes, (K) commence à croître en parallèle avec
l’augmentation du coût de fonds propres (Ke) et le coût de la dette (Kd) avec un risque
financier qui est devenu élevé.

Donc, on peut conclure que d’après L’école traditionnelle il existe une structure financière
optimale qui minimise le coût moyen pondéré du capital et maximise la valeur de la firme.
Mais, le débat de la structure financière optimale est toujours ouvert à d’autres suggestions,
d’où les propositions célèbres de Modigliani et Miller de la théorie moderne.

3. L’approche de Modigliani et Miller (M&M) en 1958

Après la présentation de l’approche traditionnelle de structure de capital. En prenant


maintenant, le contre partie de cette théorie, M&M démontrent dans leur fameux article en
1958, que la valeur de l’entreprise est indépendante de sa structure financière sous certaines
hypothèses, leur résultat est considéré par la suite comme le point de départ de d’autre théorie
de la finance d’entreprise.
 Les hypothèses de M&M sont :
L’approche de M&M repose sur plusieurs hypothèses qui ont été émises à la base de leur
argumentation, les hypothèses sont :1
 Les marchés sont parfaits : absence du coût de faillite, du coût de transaction et
d’asymétrie d’information.
 Il n’y a pas d’impôt sur le revenu des sociétés.
 Les individus et les entreprises peuvent prendre les mêmes décisions financières au
même prix (emprunter et prêté au même taux).
 Les entreprises sont rangées en classe de rendement équivalent. Les entreprises d’une
même classe ont le même risque économique et à l’intérieur d’une classe, les actions
des différentes entreprises sont homogènes.
 Il n’existe que deux types de titres, les actions et les obligations.
D’après ces hypothèses, toutes les formes de financement sont équivalentes. La valeur de la
firme dépend seulement des flux de trésorerie qu’elle génère et non de la manière selon
laquelle ces flux sont distribués en capitaux propres et en dettes. La structure du capital est
ainsi sans importance. Mais, plusieurs déterminants de la structure de financement ont été mis
en évidence par la remise en cause progressive de ces hypothèses, ce qui a permis de rejeter
l’hypothèse du non pertinence de la structure de capital.

1
Patrick TOPSACALIAN et Jacques TEULIE, Finance, [Link], P : 508.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 67

Sous section 2 : La théorie de ratio optimal d’endettement (The Trade- Off Theory)

La théorie de l’endettement optimal (la théorie du compromis) dépend de deux facteurs


contradictoires et compensables. D’un coté, les avantages fiscaux de la dette et de l’autre, les
coûts de faillite et des conflits d’intérêts entre les agences économiques (les coûts d’agence).
Par conséquent, l’entreprise ajuste son niveau d'endettement actuel vers un ratio optimal. Ce
niveau est atteint lorsque le gain marginal d’une unité supplémentaire de dette est égal à son
coût marginal.

1. Structure financière en présence d’impôt Approche de M&M en 1963

Dans un deuxième article en 1963, M&M reconnaissent le rôle important de la dette dans le
financement de l’entreprise du fait de la déductibilité fiscale de la charge financière qu’elle
entraîne. Leur démonstration les conduit à conclure que la structure financière idéale se situe
au maximum d’endettement.1

Donc, la prise en compte de l’impôt invalide l’hypothèse de neutralité des moyens de


financement. C’est-à-dire grâce à l’économie d’impôt que procure la dette, la valeur de
l’entreprise endettée est plus grande que la valeur de celle qui ne l’est pas.

Le graphe suivant représente la relation entre la valeur de l’entreprise et son endettement.

Graphe N °4: La valeur de l’entreprise en présence d’impôt

Source : Hindy ; la pensée moderne dans la structure du financement des entreprises,


P : 164.

1
Patrick TOPSACALIAN et Jacques TEULIE, Finance, [Link], P : 512.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 68

Le graphe ci-dessus montre une relation linéaire positive entre l’endettement et la valeur de
l’entreprise. La dette est la source de valeur, plus l’endettement est élevé plus la valeur de la
firme augmente.

Donc, la valeur est maximale lorsque la dette est maximale, dans ce cas, la structure
optimale consiste en 100% de dette.

2. La théorie de Miller 1977

En 1977, Miller a produit un troisième article où il a élargit le cadre défini par M&M en
intégrant les impôts sur les revenus des personnes physiques. Dans un tel contexte, où on tient
compte à la fois de la fiscalité corporative et personnelle, Miller conclut que l'endettement n'a
aucune incidence sur la valeur de la firme. Pour cette dernière il n'existe pas de structure
optimale du capital.1

La valeur de l’entreprise endetté est égal à :

VL = VU + D [1 - (1-Tc) (1-Td) / (1-To)]

Où : VL : valeur de l’entreprise endettée

VU : Valeur de l’entreprise sans dette

Tc : impôt corporative

Td : impôt personnel sur le revenu d’action

To : impôt personnel sur le revenu des dettes

3. La structure du capital en présence d’impôt et du coût de faillite

En fait la controverse qui a posé M&M aux classiques, est dépassée. Les recherches
actuelles ajoutent deux nouveaux concepts à l’influence de l’imposition des sociétés. Le lien
qui unit coût du capital, ratio d’endettement et valeur de la firme est influencé par les coûts de
faillite et les couts d’agence Litzenberger et Kraus (1973) 2 ont développé dans leur article la
relation entre l’endettement et le coût de faillite.

1
Merton H. Miller, Debet and taxes, the journal of Finance, Vol.32, 1977, PP: 261-275.
2
Kraus A&R Litzenberger, A State Preference Model of Optimal Financial Leverage, the Journal of Finance,
1973, P: 911-922.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 69

3.1 Les coûts de faillite

Une firme est en faillite lorsqu’elle est incapable de faire face à ses engagements
contractuels.

La faillite peut être définie comme étant la liquidation des actifs de l’entreprise pour cause
de cessation de paiement.1

Les coûts de faillite sont engendrés soit par la menace de cessation de paiement ou suite à la
survenance de la faillite. Donc, ces coûts sont la conséquence de l’augmentation de risque de
faire faillite. On distingue deux types: les coûts directs et les coûts indirects de faillite.

3.1.1 Les coûts directs de faillite

Les coûts directs de faillite, comme leur nom l’indique, sont des coûts liés directement à la
survenance de l’événement de faillite. Ce sont des charges « qui intervient en termes de sortie
de liquidités au moment de faillite »2. Ils présentent des valeurs latentes non négligeables
même si la probabilité de faillite est minime. Ils concernent notamment :

- Les frais judicaires : frais d’avocats, de comptables, de vérificateurs,…etc. ;

- Les coûts de l’administration provisoire de l’entreprise avant la liquidation ;

- Indemnités de licenciement des travailleurs.

3.1.2 Les coûts indirects de faillite

Les coûts indirects de faillite sont des coûts associés à l’endettement et à l’augmentation du
risque de défaillance.

Ils concernent notamment :

- La perte de chiffre d’affaire qui peut intervenir suite à la perte de la clientèle. En effet,
l’entreprise perd de plus en plus les parts de marché si sa probabilité de faillite est élevée ;

- Les conditions commerciales strictes qu’elle subit par les fournisseurs qui se protègent de
la possibilité de faillite. Par conséquent, le besoin en fonds de roulement augmente ce qui va
empirer la situation d’avantage ;

1
Patrick TOPSACALIAN et Jacques TEULIE, Finance, [Link], P : 516.
2
A. DAMODARAN, Finance d’Entreprise, éditions De Boeck, Bruxelles, 2007, P : 734.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 70

- Les difficultés voir l’impossibilité de trouver des financements à ses projets, ce qui
engendre le rationnement du capital donc de renoncer à des projets d’investissement rentables.
Les coûts opportunités d’investissement rendent le redressement délicat.

En cas de faillite, l’entreprise supporte des coûts et des charges générés par cette situation,
plus l’entreprise s’endette, plus elle augment ses difficulté financières relative à l’incapacité
de remboursement ses dettes à échéance et donc ses chances de survie sont compromises.

Lorsque le ratio d’endettement devient trop important, les actionnaires et les préteurs
demandent une prime de risque qui annule la baisse continue du coût du capital du fait de
l’imposition des sociétés.
L’augmentation de l’endettement a deux effets contradictoires. D’une part, elle accroit les
économies d’impôt, liées à l’endettement, et d’autre, elle augmente le risque de faillite de
l’entreprise. Ces deux effets vont impacter différemment la valeur de l’entreprise.

On peut démontrer l’influence des effets de l’endettement (économie d’impôt et le coût de


faillite) sur la valeur de l’entreprise par l’illustration de graphe suivant.
Graphe N°5 : La valeur de l’entreprise en présence de coût de faillite

Source : Patrick TOPSACALIAN et Jacques TEULIE, [Link], P 516.

La figure précédente montre qu’en absence de coût de faillite l’augmentation du taux


d’endettement provoque une augmentation monotone de la valeur de l’entreprise à cause des
économies d’impôts.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 71

Mais lorsqu’on prend en considération l’effet de l’impôt conjointement avec l’incidence des
coûts de la faillite, la valeur de l’entreprise change sa tendance.

Au début, la valeur de l’entreprise augmente graduellement jusqu’à certain point où le coût


de faillite surgit mais reste au-dessous des économies et la valeur de l’entreprise continue son
augmentation mais avec un taux inférieur, quand l’incidence du coût de faillite devient
supérieure aux économies d’impôts la valeur de l’entreprise commence à se diminuer.

En effet, la valeur de l’entreprise peut être calculée par la relation suivante :

VL = VU + t. D - VAECF

Où ; VL : La valeur de l’entreprise endettée


VU : La valeur de l’entreprise sans dette
D : La dette
t : taux d’impôt sur les bénéfices
VAECF : la Valeur Actuelle Espérée des Couts de Faillite

4. La théorie d’agence
Le point de départ de la relation d'agence est donné par un texte publié en 1976 par Jensen et
Meckling. Ces deux auteurs définissent la relation d'agence comme « un contrat dans lequel
une ou plusieurs personne(s) ont recours aux services d’une autre personne pour accomplir en
leur non une tâche quelconque, ce qui implique une délégation de décision ».1
Le principe fondamental de cette théorie est que les actionnaires et les dirigeants de
l’entreprise ne disposent pas de la même information, en raison de l’asymétrie d’information
et de ce fait, les intérêts des dirigeants et des actionnaires ne cadrent pas nécessairement, ce
qui engendre des conflits d’intérêts entre actionnaires et dirigeants de l’entreprise.
C’est à dire que la relation d’agence existe lorsqu’un mandataire ou agent exerce une activité
pour le compte du mondant. Toute relation d’agence implique une délégation de prise de
décision au mandataire qui peut engendrer des conflits donnant lieu à des coûts qu’on appelle
coût d’agence.
Les coûts d’agence prennent en compte les conflits qui apparaissent entre les actionnaires,
les préteurs et les dirigeants. A ce titre, les réflexions sur ce thème concernent les problèmes
de gouvernement d’entreprise. Les créanciers et les actionnaires vont mettre en place des
procédures pour surveiller les activités et contrôler les performances des dirigeants. Ces coûts
seront d’autant plus importants que l’entreprise est risquée.
1
[Link] et [Link], Agency costs and the theory of the firm, journal of financial economic, 1976,
P: 308.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 72

En particulier si le ratio d’endettements devient excessif, le risque de faillite augments et la


nécessité de surveiller les dirigeants devient impérieuse. Les coûts d’agences annulent la
baisse du coût du capital du fait de l’imposition des sociétés. Il y a donc de nouveau existence
d’une structure optimale des financements, même s’il est difficile de calculer le ratio
d’endettement correspondant.
En effet, la valeur marchande de l’entreprise est égale à :

VL = VU + t. D -VAECF - VACA

Où :
VL : La valeur de l’entreprise endettée
VU : La valeur de l’entreprise sans dette
D : La dette
t : taux d’impôt sur les bénéfices
VAECF : la Valeur Actuelle Espérée des Couts de Faillite

VACA: Valeur Actuelle des Coûts d’Agence

Sous section 3 : La structure financière selon les nouveaux courants de la finance


moderne

1. La théorie de signale

La théorie du signal repose sur deux grands principes1 :


 La même information n’est pas partagé par tous, c’est-à-dire que les dirigeants et les
investisseurs n’ont pas la même information ;
 Même si elle était partagée par tous, l’information disponible n’est pas perçue de la
même manière.
Le signal est une action publique que prennent les dirigeants d’une entreprise performante
pour signaler aux investisseurs non-informés que l’entreprise est performante. Ces actions qui
coûtent chères ne pourront pas être imitées par les entreprises non performantes.
Akerlof (1970) a démontré que l’asymétrie d’information entraine des problèmes de risque
moral et de sélection adverse.
 La sélection adverse a trait à des situations où une partie de marché ne peut observé
le type ou la quantité des biens situés de l’autre partie du marché (problème de type
caché).

1
Pierre VERNIMMEN, Finance d’entreprise, [Link], P: 478.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 73

 Le risque moral ou hasard moral fait référence à des situations où une partie du
marché ne peut observer le comportement de l’autre partie (comportement caché).
2. La théorie hiérarchique

La théorie du financement hiérarchique (Pecking Order Theory) suggère que les entreprises
respectent un ordre précis dans le choix de leurs moyens de financement.1

Autofinancement dettes (y compris les titres hybrides) émissions des actions


nouvelles
L’approche proposée par Myers 1984 est la suivante :
 les entreprises choisissent avant tout l’autofinancement (financement interne). Elles
adaptent donc le taux de distribution de dividendes aux opportunités d’investissement
disponibles.
 Si le financement externe est nécessaire, elles préfèrent d’abord des dettes, ensuite les
hybrides et en dernier lieu, les actions.
L’autofinancement est privilégié par l’entreprise car il donne aux gestionnaires toute liberté
vis-à-vis de la contrainte du marché financier. S’il faut se financer à l’extérieur, on
privilégiera la dette. La raison tient au fait que les dirigeants détenteurs d’informations
privilégiées savent que l’action vaut plus que sa valeur boursière ; l’information du marché est
donc incomplète. Dans ces conditions, l’émission de nouvelles actions ne pourrait s’effectuer
qu’à un prix sous-évalué qui conduirait à un transfert de richesse des anciens vers les
nouveaux actionnaires. En conséquence, l’entreprise n’émet pas d’actions lorsque les
conditions pour le faire sont favorables.
Si donc, après avoir épuisé sa capacité d’endettement, l’entreprise est conduite à mettre des
actions, le marché interprétera cette émission comme un signal négatif.
En réponse à la théorie du compromis (Static Trade-off), la théorie du financement
hiérarchique (Pecking Order) avance que les entreprises les plus rentables empruntent le
moins, non parce que qu’elles ont des ratios d’endettement optimal bas, mais parce qu’elles
n’ont pas besoin de financement externe.
Les entreprises les moins rentables s’endettent parce qu’il leur manque de l’autofinancement
pour leurs programmes d’investissement et parce que la dette représente la première source du
financement externe dans l’ordre des financements hiérarchiques proposés par la théorie.
Ainsi, dans la théorie du financement hiérarchique, il n’existe pas un ratio d’endettement
optimal, le ratio d’endettement observé dans chaque entreprise reflète ses besoins de
financement externe.
1
Patrick TOPSACALIAN et Jacques TEULIE, Finance, [Link], P : 521.
Chapitre 2: Appréciation de la performance financière d’entreprise à travers sa structure financière 74

Conclusion du chapitre

Après la détermination des techniques d’appréciation de la performance financière des


entreprises qui sont présentées dans ce chapitre, on peut dire qu’une entreprise est
performante si elle gère ses fonds propres de manière judicieuses pour financer ses projets
d’investissement sans faire appel à des capitaux étrangers afin de réaliser son équilibre
financier.

L’équilibre financier d’une entreprise s’apprécie à partir de :

- La solvabilité qui est la capacité d’une entreprise à faire face à ses dettes, permettant de
mesurer son degré d’autofinancement ;

- La liquidité qui indique la disponibilité immédiate des fonds, car une entreprise peut être
solvable mais ne pas disposer de liquidité immédiate pour payer ses dettes.

En effet, la structure financière d’une entreprise est un des déterminants de sa performance


financière, mais l’existence ou non d’une structure financière optimale dépend de plusieurs
paramètres.
Chapitre : III

Etude de la structure financière de


l’Entreprise National de Transport Maritime
des Voyageurs
(ENTMV)
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des
Voyageurs ENTMV - Alger-

Le contenu du présent chapitre est la synthèse de toutes les notions théoriques et pratiques
exposées tout au long de notre travail. En effet, après l’étude de la structure financière et la
performance financière dans le premier chapitre, l’impact de la structure financière sur la
performance financière d’entreprise, nous allons mettre en pratique tout ce qu’on a vu pour
savoir qu’elle est le degré de l’application pratique de ce sujet au niveau des sociétés
algériennes et exactement l’entreprise accueillante « Entreprise Nationale de Transport
Maritime des Voyageurs - Alger ».

Cette étude nécessite l’utilisation de l’analyse financière, dont la réalisation s’établit à l’aide
de différent bilans financiers et tableaux de comptes de résultats (TCR) issues des données et
des documents comptable interne de l’entreprise et dont la durée s’étalent de 2011 à 2013.

Ce chapitre se décompose de 2 sections :

 La première section traite la présentation de l’Entreprise Nationale du Transport


Maritime des Voyageurs.
 La seconde est destinée à l’analyse de la structure financière de cette entreprise en
utilisant les normes citées dans la partie théorique.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 76
Voyageurs ENTMV - Alger -

Section 1 : présentation générale de l’Entreprise National de Transport Maritime des


Voyageurs ENTMV

Dans un premier lieu, nous allons présenter l’Entreprise Nationale de Transport Maritime
des Voyageurs objet d’étude.

Sous section 1 : Historique de l’ENTMV

1. La création de l’ENTMV

La principale préoccupation des autorités Algériennes à l’aube de l’année 1962, fut la


consolidation de son « indépendance économique ».

Pour cela, une politique « d’industrialisation massive » dans le cadre d’une économie
planifiée et concentrée, marquée par l’ère socialiste, fut appliquée. L’état à travers cette
politique, visait à mettre en place une structure industrielle, à travers, la création d’entités
publiques, la nationalisation des secteurs clés de l’économie, et le parachèvement des
institutions financière.

Ainsi, les premières années de l’indépendance ont été marquées par la reprise en main par
les travailleurs de plus de 400 petites entreprises abandonnées par les colons. Ils travaillèrent
souvent sans aucune rémunération et en investissant leurs maigres économies pour constituer
un premier fond de roulement. Cette reprise des entreprises vacantes, sera sanctionnée par le
décret du 22 mars 1963 qui officialisa les organes de l’autogestion.

A partir des années 80 à la suite des premières réformes, des Entreprises Publiques
Economiques (EPE), 1200 Entreprises Publiques Régionales et Locales (EPL), furent créées.
Parmi elles plusieurs entreprises de transport dont la CNAN (Compagnie Nationale
Algériennes de Navigation).

Créée en 1964, la CNAN a été la première entreprise de transport maritime en Algérie après
l’indépendance. A cette époque, elle s’est vue attribuée le monopole du transport maritime
(marchandises, passagers et hydrocarbures).

Au début des années 1980, l’économie algérienne va cependant, connaitre des difficultés
majeures. La centaine de sociétés nationales ayant le statut d’EPA sera restructurée en plus de
cinq cents entreprises publiques autonomes, ayant le statut d’EPE ; l’objectif étant de
spécialiser l’activité de chacune d’elle dans le processus économique, pour normalement, en
améliorer l’efficience. Dans le cadre de cette politique de décentralisation le mode
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 77
Voyageurs ENTMV - Alger -

d’intégration vertical de chaque société nationale a été quelque peu perturbé, il fut ainsi,
transformé en une concentration horizontale ou plutôt en une sorte de séparation des fonctions
de l’amont et de l’aval.

La CNAN fut divisée au milieu des années 1980, en trois compagnies :

- La SNTM/CNAN (chargé du transport des marchandises).


- L’ENTMV (Entreprise Nationale de Transport Maritime des Voyageurs qui prendre
plus tard de label Algérie Ferries).
- la SNTM/HYPRO Société Nationale de Transport Maritime des Hydrocarbures et
Produits Chimiques.

L’ENTMV est une société par action (SPA) avec un capital social de 17.000.000.000DA.

2. Missions et activités de l’ENTMV

L’activité principale de l’ENTMV est :

- Le transport maritime des voyageurs et de leurs véhicules. Elle procède aussi à la


vente des titres de transports ou billets de voyages pour les besoins de son activité.
Pour cela, elle dispose d’un réseau commercial, comprenant 26 agences réparties
comme suit :
23 agences sont implantées en Algérie et 3 en France (Paris, Lyon, Marseille), la vente
du produit ENTMV quant a lui, est étendue à 100 agences de tourisme agréées en
Algérie et à plus de 1200 autres agences à travers l’Europe, sous la supervision des
représentants européens de l’ENTMV.
L’ENTMV assure également la gestion de ses navires sur le plan nautique et
commercial. Elle est non seulement armateur mais aussi consignataire de ses navires.
- L’ENTMV exerce aussi la fonction de représentant en Algérie de compagnies de
transport étrangères tel que : la SNCM.
- Le transport du fret, c’est-à-dire le transport de marchandises que l’entreprise a
développé pour pallier au manque à gagner durant les périodes creuses.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 78
Voyageurs ENTMV - Alger -

3. Environnement de l’ENTMV

3.1 Réseau de ventes et champ d’exécution

L’ENTMV déploie ses activités au niveau de la mer Méditerranée avec un volume de trafic
annuel de 450 000 à 500 000 passagers et 140 000 à 160 000 véhicules, ce trafic comprend
900 traversées à raison de 60 à 40 traversées respectivement entre les deux réseaux suivants :

- Le réseau « France » : avec 5 lignes reliant 5 ports algériens (Oran, Alger, Skikda,
Bejaia, Annaba) ; au port de Marseille.

- Le réseau « Espagne » : comprenant 2 lignes reliant 2 ports algériens (Oran et Alger) ; au


port d’Alicante.

3.2 Environnement externe de l’entreprise

« Algérie ferries », a une position dominante sur le marché du transport maritime des
voyageurs. Le marché est en continuelle évolution. Il connaît une augmentation annuelle de
5%.

L’environnement de l’entreprise comprend :

 Les clients de l’ENTMV :

- 60% des clients de cette entreprise sont des « émigrés », c’est une catégorie de personnes qui
voyage beaucoup pendant les saisons estivales (en été).

- 10% sont des touristes et voyageurs européens en partance pour l’Algérie.

- 30% résidents algériens en partance pour L’Europe (hommes d’affaires, touristes,…)

 Les concurrents :

- L’armateur français SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée) : le plus ancien de ses
concurrents, avec lequel l’ENTMV aujourd’hui pratique une politique de partenariat.

- La CNAN (Compagnie Nationale de Transport Maritime) aujourd’hui partiellement


privatisée.

Ainsi que l’armateur Espagnol TRANSMEDITERANNEA.


Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 79
Voyageurs ENTMV - Alger -

 Les fournisseurs :

L’entreprise grâce à ses fournisseurs, peut s’approvisionner en produits d’alimentation, de


nettoyage, de blanchisserie, de manutention (fuel auprès de Naftal, pièces de rechanges pour
les navires,…) ainsi que tout ce qui garantit le bon fonctionnement de leurs équipements.

 Les intermédiaires :

Ils ont pour fonction principale la distribution des billets de voyage pour le compte d’Algérie
ferries, moyennant un pourcentage qu’on appelle « commissions », ils n’ont pas la propriété
du billet. C’est des agences que l’entreprise agrée. Ce réseau est principalement développé en
Europe avec plus de 1200 agences.

4.1 Moyen matériels

L’ENTMV est propriétaire d’une flotte composée de 03 navires et procède à l’affrètement de


01 autre en saison estivale.

Les 03 navires sont des car-ferries ou ferry-boat parfois appelé simplement ferry. Ce sont des
bateaux qui assurent le transport de véhicules (voitures, des cars, des camions, ou plus
rarement des trains) et de leurs passagers.

Les cars ferries de l’ENTMV assurent la liaison en mer Méditerranée pour de courtes
distances.

Tableau N°5 : Les moyens matériel de l'ENTMV

Le navire Date et lieu de construction Date de mise en service


TARIQ IBN ZIAD 1995 en Espagne Janvier 1996
TASSILI 2004 en Espagne Novembre 2004
EL DJAZAIR II 2005 en Espagne Mai 2005
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

4.2 Ressources humaines

1194 personnes sont employées par l’ENTMV. Le personnel navigant est composé de 740
personnes et 454 sédentaires. L’effectif est répartit entre le siège de direction générale et les
différentes directions régionales (centre, Est et Ouest) avec leurs agences et zones portuaires.
Une partie de l’effectif ENTMV est situé à l’étranger (en France et en Espagne).
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 80
Voyageurs ENTMV - Alger -

Sous section 2 : Organisation de l’ENTMV

Localisé à Alger, le siège social de l’ENTMV regroupe les sept directions centrales
(direction Administration et Moyens, direction Armement, direction Commerciale, direction
Finance et Comptabilité, direction Informatique, direction hôtellerie et la direction Technique)
(annexe N°2), ainsi que les trois directions régionales centres à Alger, Est à Annaba et Ouest à
Oran, une représentation générale en groupe est également implantée à Marseille.

L’entreprise National de Transport Maritime des Voyageurs (ENTMV) est administrée par
un conseil d’administration et gérée par une direction générale en conformité avec la
législation et la réglementation en vigueur et notamment les statuts portant transformation de
l’ENTMV en Entreprise Publique Economique depuis le 07 avril 1990.

L’organisation interne de l’entreprise comprend sous la supervision du conseil


d’administration :

- une direction générale qui a un rôle de conception, de coordination, d’animation et de


contrôle de l’ensemble des cellules et des directions.

Les cellules :

 Cellule contrôle de gestion, audit et inspection


 Cellule ISM CODE
 Cellule des affaires juridiques
 Cellule de protection du patrimoine de l’entreprise

Les directions centrales :

 La direction de l’administration et des moyens


 La direction des finances et de la comptabilité
 La direction armement
 La direction technique
 La direction informatique
 La direction hôtellerie
 La direction commerciale
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 81
Voyageurs ENTMV - Alger -

Un réseau d’agences regroupées autour de :

 Trois directions régionales en Algérie.


 Des représentants généraux à l’étranger.

1. la direction des finances et de la comptabilité

Missions principales de la direction des finances et comptabilité :

- Organiser, diriger, aimer et contrôler l’activité des services financiers et comptable de


l’entreprise ;

- Veiller à la mise à jour de la comptabilité de l’entreprise, conformément à la réglementation


et aux procédures en vigueur ;

- Gérer et suivre la trésorerie de l’entreprise (exploitation et investissement) pour assurer les


équilibres financiers de l’entreprise, et rentabiliser les surplus dégagés ;

- Mettre en œuvre des systèmes et procédures comptables fiables adaptées aux besoins de
l’entreprise ;

- Assurer la tenue à jour d’un fichier comptable des investissements et d’un registre des
inventaires cotés et paraphés par le tribunal ;

- Veiller à l’établissement mensuel des balances comptables et de l’analyse des comptes ;

- Informer périodiquement la direction générale de la situation de trésorerie de l’entreprise ;

- Assurer en fin de chaque année, l’établissement de l’inventaire annuel, du bilan et des


comptes de résultat ;

- recueillir des éléments d’appréciation de la gestion financière et comptable en vue de la


rédaction du rapport annuel d’activité tenant compte du rapport du commissaire aux comptes.

Pour accomplir ses missions, la direction des finances et de la comptabilité est organisée en
deux sous-directions (annexe N°3).

 Sous-direction finance
 Sous-direction comptabilité
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 82
Voyageurs ENTMV - Alger -

1.1 Sous-direction finance

Taches et missions :

- Veiller à la gestion des comptes de trésorerie et des situations financières mensuelles ;

- Assurer le recouvrement et la tenue du fichier des créances ;

- Assurer l’alimentation des comptes bancaires des structures selon le plan de financement et
veiller à la conformité des dépenses engagées ;

- Evaluer la situation de la facturation en rapport avec l’activité ;

- Assurer le paiement et le suivi des opérations avec l’étranger ;

- Assurer le suivi des emprunts et prêts ainsi que les engagements donnés ou reçus.

1.2 Sous-direction comptabilité

Taches et missions :

- Assurer l’imputation et l’enregistrement des écritures sur les journaux comptables ;

- Veiller à l’élaboration des comptes de résultats et du bilan comptable ainsi qu’à la


déclaration IBS ;

- Veiller à la mise à jour et au fonctionnement du plan de comptabilité et l’objectif de


comptabilité ;

- Assurer la tenue à jour du fichier des investissements et des rapprochements avec les
inventaires physiques ;

- Veiller à la conservation des archives comptables ;

- Veiller à l’application de la législation fiscale et des procédures comptables ;

- Rendre compte mensuellement de l’activité du déplacement et signaler les contraintes


rencontrées.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 83
Voyageurs ENTMV - Alger -

Section 2 : analyse de la structure financière d’ENTMV

Dans cette section, nous allons analyser les états financiers de l’entreprise puis nous
présentant les résultats sous forme de graphes ainsi que les interprétations y afférentes.

Sous section 1 : Analyse de l’équilibre financier

1. Les bilans financiers récapitulatifs


Tableau N°6 : Actifs

Désignation 2011 2012 2013


Actifs non courants 16 387 452 283.56 15 334 870 774.14 14 297 264 759,13

Actifs courants 9 281 337 633.07 10 268 198 988.39 10 589 848 090,21

Total Actif 25 668 789 916.63 25 603 069 762.53 24 887 112 849,34

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Tableau N°7 : Passifs

Désignation 2011 2012 2013


Fonds propres 14 977 799 595.79 14 379 164 505.91 10 956 021 396,06
11 997 442 951,31
Passifs non courants 9 094 186 831.70 9 114 648 451.22

Capitaux permanents 24 071 986 427.49 23 493 812 957.13 22 953 464 347,37

Passifs courants 1 596 803 489.14 2 109 256 805.40 1 933 648 501,97

Total Passif 25 668 789 916.63 25 603 069 762.53 24 887 112 849.34

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

2. La composition de la structure financière de l’ENTMV

Tableau N°8 : la composition de la structure financière

Années 2011 2012 2013


capitaux propres 58.53% 56.16% 44%

Capitaux empruntés 41.47% 43.84% 56%

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.


Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 84
Voyageurs ENTMV - Alger -

Graphe N°06 : La structure financière en 2011,2012 et 2013

Les composants de la structure


financière
Capitaux propres Capitaux empruntés

58,53% 556,16% 56%


41,47% 43,84% 44%

2011 2012 2013

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

En 2011, les parts relatives aux capitaux propres étaient de 59% et pour les capitaux
empruntés de 41 %.

En 2012, on peut constater une diminution de la part relative au capitaux propres de 2% et


une augmentation de la part des capitaux empruntés de 2%.

En 2013, la combinaison de la structure financière que disposait l’entreprise était de 44% des
capitaux propres et de 56% des capitaux empruntés.

Nous remarquons que la structure financière de l’entreprise n’est pas stable ; d’une part les
capitaux propres sont en dégradation à cause des résultats déficitaires qui arrivent à 3
milliards de dinars en 2013 et un solde débiteur cumulé du report à nouveau.
D’autre part, les capitaux empruntés augmentent ; les dettes financières sont fixes au début
de la période de l’étude puis en 2013 l’entreprise a réévalué ses dettes financières ; les dettes
fournisseurs augmentent suivant l’activité courante de l’entreprise.

3. Analyse du Fonds de roulement

FR = ressources stables (ressources permanents) – actif stables (immobilisation)

Tableau N°09 : Fonds de roulement

Années 2011 2012 2013


Capitaux permanents(1) 24 071 986 427.49 23 493 812 957.13 22 953 464 347,37
Actifs immobilisés(2) 16 387 452 283.56 15 334 870 774.14 14 297 264 759,13
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 85
Voyageurs ENTMV - Alger -

FR(1)-(2) 7 684 534 143.93 8 158 942 182.99 8 656 199 588.24
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Graphe N°07 : Fonds de roulement

FR
En milliards de dinars

9
8,5
8
7,5
7
2011 2012 2013

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Entre 2011 et 2013, on constate que l’entreprise a dégagé un fonds de roulement positif et
progressif, ce qui signifie que les emplois stables sont intégralement financés par des
ressources stables.

Cette progression est due à une diminution d’actif immobilisé net en raison des opérations
d’amortissement annuels et du non acquisition de nouveaux investissements.

4. Analyse du besoin en fonds de roulement

BFR= (actifs courants-trésorerie actif)-(passifs courants-trésorerie passif)

BFR = (AC-TA) - (PC-TP)

Tableau N°10 : Besoin en fonds de roulement

Années 2011 2012 2013


(AC-TA)(1) 4 543 823 332.85 5 554 986 588.37 6 160 118 490,93
(PC-TP)(2) 1 594 123 972.46 1 947 256 100.21 1 933 648 501,97
BFR(1)-(2) 2 949 699 360.39 3 607 730 488.16 4 226 469 988.96
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 86
Voyageurs ENTMV - Alger -

Graphe N°8 : Besoin en fonds de roulement

En milliards de dinars BFR

5
4
3
2
1
0
2011 2012 2013

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Durant ces années, l’entreprise a dégagé un BFR positif, cette situation signifie que les
dettes à court terme sont insuffisantes pour couvrir tous les besoins du cycle d’exploitation.

5. Analyse de la trésorerie

Tableau N°11 : Trésorerie

Années 2011 2012 2013


FR 7 684 534 143.93 8 158 942 182.99 8 656 199 588.24
BFR 2 949 699 360.39 3 607 730 488.16 4 226 469 988.96
TR 4 734 834 783.54 4 551 211 694.83 4 429 729 599,28
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Graphe N°9 : Trésorerie

TR
En milliards de dinars

4,7
4,6
4,5
4,4
4,3
4,2
2011 2012 2013

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.


Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 87
Voyageurs ENTMV - Alger -

L’analyse de la trésorerie d’ENTMV démontre un excédent important en 2011, 2012 et


2013, l’entreprise ne souffre pas de problème de trésorerie, elle gère sa trésorerie avec
prudence ; cette prudence est due à la particularité de l’activité de l’entreprise qui a besoin
d’une liquidité permanente. L’entreprise doit payer ses fournisseurs étrangers de service au
comptant.

L’entreprise respecte un équilibre financier sain, c’est-à-dire le FR dégagé est suffisant pour
financer la totalité des besoins cycliques de l’exploitation (BFR) l’excédent réalisé constitue
la trésorerie.

Sous section 2 : Analyse par méthode des ratios

Les ratios sont des indicateurs essentiels dans l’analyse de la situation financière de
l’entreprise. Dans notre cas, ces ratios vont essayer de déterminer l’impact de la structure
financière sur l’activité et la santé financière de l’ENTMV.

Notre étude portera sur les catégories suivantes :

1. Les ratios de structure et de solvabilité

Tableau N°12: Ratios de structure financière

Désignations Formule 2011 2012 2013


R1=Autonomie financière Capitaux propres 1.64 1.57 0.91
Dettes financières LT
R2=Stabilité financière Capitaux permanents 0.91 0.91 0.92
Total actif
R3=Solvabilité financière Capitaux empruntés 0.60 0.63 1.09
Capitaux propres
R4=Capacité de Dettes financières 25.77 5.28 CAF<1
remboursement CAF
R5= Ratio d’équilibre Capitaux permanents 1.46 1.53 1.60
financier(FR) Immobilisations nettes
R6= ratio de financement Total dettes 0.41 0.43 0.55
extérieur Total actif
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 88
Voyageurs ENTMV - Alger -

 Interprétation des ratios :

R1 : La valeur de ce ratio en 2011et 2012 a été supérieure à 1, ce qui signifie que l’entreprise
a bénéficié d’une autonomie appréciable.

Mais en 2013, L’entreprise a failli devenir dépendante de ses préteurs (la valeur a été
inférieure à 1).

R2 : l’analyse de ce ratio nous révèle que l’entreprise a utilisé en moyenne 90% de ses
capitaux permanents dans le financement de son activité.

R3 : ce ratio mesure la proportion des dettes par rapport aux fonds propres. A travers ce ratio
qui est de 0.6, 0.63, 1.09, l’entreprise a disposé d’une masse d’endettement moyenne ; donc
elle est moyennement dépendante vis-à-vis des tiers.

R4:, Ce ratio indique le nombre d’années de CAF nécessaire à l’entreprise pour rembourser
intégralement les dettes à long terme. Puisque les valeurs de ce ratio sont supérieures à 3 et
l’entreprise est en risque d’incapacité de rembourser ses emprunts actuels.

R5 : ce ratio dont les valeurs sont de 1.46, 1.53 et 1.60 pour la période d’étude signifie que
l’ensemble des investissements que dispose en moyenne l’entreprise sont financés par des
ressources stables (financement à long terme) d’où le respect de l’équilibre financier.

R6 : en 2011,2012 et 2013 les pourcentages 41%,43% et 55% représentent pour l’entreprise


des emplois qui sont financés par des ressources propres, Ce qui implique que l’entreprise
présente une situation confortable.

2. Les ratios de liquidité

Tableau N°13 : Ratios de liquidité

R 7= ratio de liquidité générale Actif circulant 6.11 4.86 5.47


Dettes à court terme
R 8=ratio de liquidité réduite Disponibilité+valeur réalisable 5.68 4.55 5.15
Dettes à court terme
R 9= ratio de liquidité immédiate Disponibilité 3.12 2.23 2.29
Dettes à court terme
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 89
Voyageurs ENTMV - Alger -

 Interprétation des ratios :

R8 : la liquidité générale est supérieure à 1, il nous indique que l’entreprise est capable de
faire face à l’intégralité de son endettement à court terme à l’aide de ses capitaux circulant, ce
qui lui donne une grande solvabilité.

R9 : avec des valeurs de 5.68, 4.55 et 5.15, l’entreprise est capable de faire face à ses dettes à
court terme, sans devoir vendre ses stocks.

R10 : la valeur du ratio est trop élevée durant les trois années, cela signifie que l’entreprise
dispose d’une liquidité importante et inemployée, donc elle est capable de couvrir ses
échéances à court terme par ses seules disponibilités.

3. Les ratios de rentabilité

3.1 La rentabilité économique


Re = Résultat économique / actif économique

Sachant que :

Résultat économique(Ré) : résultat avant frais financier et impôts


Actif économique (AE) : immobilisations nettes + BFR

Tableau N°14 : La rentabilité économique

Années 2011 2012 2013


Ré / AE Négative Négative Négative
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

La rentabilité économique mesure la rentabilité des capitaux investis. L’entreprise n’arrive


pas à rentabiliser ses actifs économiques engagés. Alors l’ENTMV n’est pas efficace et donc
n’est pas performante.

3.2 La rentabilité financière

Rf = Résultat net / Fonds propres

Tableau N°15 : La rentabilité financière

Années 2011 2012 2013


RN / FP Négative Négative Négative
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 90
Voyageurs ENTMV - Alger -

La Rf est négative. L’entreprise n’est pas capable de rentabiliser les fonds investis par les
actionnaires, pour 100 DA de fonds propres investi par l’entreprise, elle perd au moins 13
DA. Elle n’est pas en mesure de rémunérer ses apporteurs de capitaux ce qui veut dire que la
dette n’a pas amélioré la rentabilité financière de ENTMV.

3.3 Effet de levier

Rf= (1 - t) [Re + (Re – i )*D/CP]


Tableau N°16 : Effet de levier financier

Années 2011 2012 2013


Re -0.05 -0.03 -0.04
D/CP 0.6 0.63 1.09
I 8% 8% 8%
(Re-i)D/CP(1) -0.078 -0.069 -0.130

Rf=(Re+1)(1-t) -0.103 -0.08 -0.13

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

L’effet de levier obtenu c’était négatif, cela signifie que la rentabilité économique est
inférieure au taux d’intérêt, donc l’entreprise emprunte à un taux supérieur à la rentabilité
qu’elle peut obtenir de l’investissement dans son actif économique. La rentabilité financière
se dégrade et l’effet de levier est défavorable, nous parlons alors d’effet de massue.

Sous section 3 : Analyse de l’activité de l’ENTMV

1. L’analyse du chiffre d’affaires

Tableau N°17 : Chiffre d’affaire

Exercice 2011 2012 2013


Chiffre d’affaires 9 164 330 347.58 8804531566.44 8876537293.79
Variation -4% 1%
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 91
Voyageurs ENTMV - Alger -

Graphe N°10 : L’évolution du chiffre d’affaires

En milliards de dinars CA

9,20
9,00
8,80 CA
8,60
2011 2012 2013

Années

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Le chiffre d’affaires de l’ENTMV est fluctuant. L’entreprise enregistre en 2012 une chute de
4% de CA par rapport à 2011. Et puis en 2013 une faible augmentation de 1%.

Cette variation du chiffre d’affaire dépend du nombre de voyageur par an ; l’entreprise passe
par deux saison de vente, la haute saison entre juin et septembre ou l’activité de l’entreprise
augmente, et la saison de creuse entre octobre et mai ou son activité recule.

La demande des services et du billet de l’ENTMV ne dépend pas du prix de ce dernier, car
les prix entre 2011 et 2013 ont augmenté de presque de 10%, malgré cette hausse, la demande
reste importante et l’entreprise garde un bon niveau de revenu.

2. Analyse de la valeur ajoutée et de l’EBE

Tableau N°18 : Valeur ajouté et EBE

Exercice 2011 2012 2013


Valeur ajoutée 2 313 380 050.27 2 224 199 872.45 2 350 887 897.49
Variation -4% 6%
EBE 62 186 739.40 - 140 267 056.60 -195 106 445.14
Variation - 326% 39%
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 92
Voyageurs ENTMV - Alger -

Graphe N°11 : Valeur ajoutée

En milliards de dinars
VA

2,35
2,3
2,25
2,2 VA

2,15
2011 2012 2013

Années

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

La valeur ajoutée demeure importante et positive pendant toute la période considérée. Ce


constat montre que la consommation des matières et des services évoluent d’une manière
raisonnable, l’entreprise est capable de crier de la valeur et de la richesse.
Graphe N°12 : Excédent brut d’exploitation

EBE

0,10
En milliards de dinars

0,05
0,00
-0,05 2011 2012 2013 EBE
-0,10
-0,15
-0,20
Années

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

EBE (excédent brut d’exploitation) s’avère un bon indicateur de mesure de performance


économique, en effet, l’EBE enregistré est décroissant sur la période d’étude et négatif en
2012. Cela s’explique par la baisse de la valeur ajoutée, l’’augmentation des charges de
personnel chaque an, due aux nouveaux recrutements, les régularisations et divers promotions
attribuées aux personnels de l’entreprise et l’attribution des échelons pour le personnel en
départ à la retraite.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 93
Voyageurs ENTMV - Alger -

3. Analyse du résultat financier

Tableau N 19 : Résultat financier


Exercice 2011 2012 2013
Résultat financier 180 805 500.27 24 290 020.89 -2 661 513 109.35
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Graphe N° 13 : résultat financier

RF

0,5
En milliards de dinars

0
2011 2012 2013
-0,5
RF
-1

-1,5

-2
Années

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

Le résultat financier est la marge dégagée par les activités financières réalisées par
l’entreprise il est égal aux produits financiers moins les charges financières.
Les produits financiers sont constitués par les intérêts de placement auprès des
établissements financiers et les gains de change.
Ainsi, les charges financières sont les intérêts payés sur les emprunts et les pertes de change
qui constituent généralement la grande partie de ces charges.
En effet, le résultat financier est décroissant ; les produits financiers réalisés ne compensent
pas la totalité des charges.
4. Analyse du résultat net de l’exercice

Tableau N°20 : Résultat net

Exercice 2011 2012 2013


Résultat net - 791 196 379.99 - 598 635 089.88 - 3423143109.85
Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 94
Voyageurs ENTMV - Alger -

Graphe N°14 : Résultat net

RN

-
En milliards de dinars

2011 2012 2013


-1,00

-2,00 RN

-3,00

-4,00
Années

Source : établi par les étudiantes d’après les données de l’entreprise.

La baisse du chiffre d’affaire et de la valeur ajoutée et le poids des charges financières


induisent directement à la baisse du résultat net, d’après le graphe, l’ENTMV est déficitaire,
ce déficit est important en 2013.
Chapitre 3 : Étude de la structure financière de l’Entreprise Nationale de Transport Maritime des 95
Voyageurs ENTMV - Alger -

Conclusion du chapitre
Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats de notre recherche,
 Selon le principe de l’équilibre financier, les actifs stables doivent être financés par les
ressources stables, les résultats aux quelle nous avons abouti relèvement que ce principe a
été respecté et une marge de sécurité s’observe car le FR pour les années 2011, 2012 et 2013
sont tous positifs ;
 En ce qui concerne l’indépendance et l’autonomie financière, il est clair que l’entreprise
dispose d’une situation confortable, les ratios de liquidités de l’ENTMV sont supérieurs à 1
durant les années de l’étude ce qui signifie que l’entreprise est solvable et elle est loin du
risque d’illiquidité ;
 En analysant la rentabilité économique, on peut conclure que l’entreprise a une mauvaise
performance économique, donc elle n’est pas efficace ;
 Un effet de levier négatif montre que l’endettement influe négativement sur l’activité de
l’entreprise car la rentabilité économique est largement inférieure au taux d’endettement, on
peut dire que la dette financière n’a pas amélioré la rentabilité des fonds propres ;
 Quant à l’analyse de l’activité, elle a mis en évidence le recul de l’activité, en d’autre terme
la baisse du chiffre d’affaire et de résultat de l’exercice et aussi la réduction de la richesse de
l’entreprise (VA) el de l’EBE. Ces résultats sont dus aussi principalement à une mauvaise
gestion et le non maitrise des coûts.

Recommandations :

 L’entreprise dispose d’une liquidité inemployée alors les dirigeants de l’entreprise doivent
assurer une gestion efficace des excédents de trésorerie;
 L’entreprise doit mettre en place une politique pour rembourser ses intérêts et ses dettes à
court terme auprès des banques étrangères en évitant d’allonger dans l’accumulation des
pertes de changes;
 Dynamiser le service commercial afin de chercher de nouveaux clients;
 Rechercher et mettre en place des mesures de fidélisation de ses clients pour augmenter le
chiffre d’affaire;
 Fixer le prix du billet selon les conditions du marché, ces prix doivent refléter les charges
supportées par l’entreprise;
 Charger un analyste financier au niveau de la DFC de l’évaluation périodique de la
situation financière de l’entreprise.
Conclusion générale
Conclusion générale 97
97

Conclusion générale
Depuis des décennies, le choix de financement s’est progressivement inséré au cœur d’une
problématique sans cesse grandissante. Plusieurs contributions théoriques se sont multipliées
quant à l’existence d’une combinaison idéale entre capitaux propres et capitaux empruntés
permettant à l’entreprise de maximiser sa valeur de marché.

La structure financière est considérée comme un élément prépondérant tout au long de la vie
d’une entreprise, car elle lui permet de faire face à ses besoins mais aussi d’évaluer et de
s’adapter aux attentes de marché. Néanmoins une structure financière est conforme à l’activité
de l’entreprise si elle assure à cette dernière une bonne solvabilité, une autonomie financière,
rentabilité satisfaisante et donc une bonne performance financière. Cependant, il existe
d’autres techniques pour identifier et mesurer la performance financière tels que : les soldes
intermédiaires de gestion, le tableau des flux de trésorerie et le tableau de financement.

Test d’hypothèses

A travers ce travail, nous avons essayé de répondre à la problématique de départ et aux


différentes questions secondaires.

Il a était conclu ce qui suit :

 Les déterminants du comportement de choix de financement peuvent dépondre de la


taille de l’entreprise, son activité, et la rentabilité ; il existe aussi d’autres déterminants
tels que : le cycle de vie de l’entreprise, les opportunités de croissance. (Confirmée)

 La notion de performance financière privilégie d’autres notions tels que : la


performance économique, technologique…etc. (Confirmée)

 Pour déterminer la structure financière optimale, plusieurs théories ont traité cette
problématique, or, la structure financière optimale est celle qui respecte :

- Un équilibre financier sain.

- Une solvabilité financière satisfaisante.

- Une rentabilité économique et financière satisfaisante. (Confirmée)


Conclusion générale 98
98
Recommandations

En choisissant l’une des solutions ou les combinant, les dirigeants pourront améliorer la
situation de l’entreprise. Pour se faire, nous proposons les suggestions suivantes :

 Elaborer un programme de simulation qui se base sur des paramètres de gestion


(équilibre sain, solvabilité et indépendance financière appréciable et effet de levier
positif…etc.) pour mieux aider les dirigeants à concevoir une combinaison entre
capitaux propres et capitaux empruntés adaptée à la situation et aux besoins de la
firme ;
 Elaborer un tableau de bord qui inclut les indicateurs pouvant aider les dirigeants à
voir si la structure financière de leur entreprise est en adéquation avec l’activité
exercé ;
 Le cout de l’endettement de cette entreprise est relativement élevé, ainsi pour le
diminuer il est nécessaire de recourir à des modes de financement moins couteux, en
négociant avec les banquiers le taux d’intérêt imposé lors de l’octroi de crédit ;
 Charger un analyste financier au niveau de la DFC de l’évaluation périodique de la
situation financière de l’entreprise ;
 Améliorer la rentabilité financière en améliorant la rentabilité économique dégagée
par l’utilisation de l’actif (augmenter le taux de marge).

Perspectives de recherche

Notre travail ne peut pas répondre à toutes les interrogations relatives à ce thème de
recherche, certaines questions restent en suspend et pouvant faire objet des sujets de
recherches futurs :

- Les déterminants du coût du capital des grandes entreprises.

- Les techniques d’allocations des fonds propres.

- Le cout du capital en évaluation d’entreprise.

- La rentabilité et la performance financière.

- La politique d’endettement dans les entreprises algériennes.


Bibliographie
Bibliographie

Ouvrages
 Livres :

A. DAMODARAN, Finance d’Entreprise, éditions De Boeck, Bruxelles, 2007.


Abdellatif KHEMAKHEM, La dynamique du contrôle de gestion, éditions Dunod, 1992.

Alain MARION, Analyse financière: concepts et méthodes, 3ème édition, éditions Dunod,
Paris, 2004.

Alain RIVET,Gestion financière, Analyse et politique financière de l'entreprise, éditions


Ellipses, 2003.

Albert Corhay et Mapapa Mbangala, Fondement de gestion financière : manuel et


application, 3ème édition, Ed de l’université de liège.

Beatrice et Francis GRANDGUILLOT, Analyse financière, 5ème édition, Gualino éditeur,


Paris, 2008.

Bernard MARTORY,Contrôle de gestion social, librairie Vuibert, Paris, 1999.

Christian HOARAN, Maitrise le diagnostique financier, Groupe revue judicaire, Paris,


2001,

Dalloz, Paris, 1999.

DAMODARAN A., Finance d’Entreprise, De Boeck, Bruxelles, 2007.

DAMODARAN, Finance d’entreprise, éditions De Boeck, 2ème édition, 2007.

Dov OGIEN, gestion financière de l’entreprise, éditions Dunod, Paris ,2008.


Elisabeth GENAIVRE, Initiation à l’analyse financière en entreprise : principe et
application, éditions Publibook, Paris, 2011

George [Link] et Stephan [Link], Les Principes du management, éditions


Economica, 8e édition, Paris, 1985.

Gérard MELYON, Gestion financière, 4èmeédition, éditions Bréal, France, 2007.

Gilles BRESSY et Christian KONKUYT, Economie d’entreprise, éditions Sirey, Paris,


1990.

Gilles MEYER, L’essentiel de la gestion financière, éditions Ellipses, Paris, 2013.

Jacqueline. Florence DELAHAYE, finance d’entreprise, éditions Dunod, 2007.


Bibliographie

Jacques LOEB et Martial THEVENOT, Analyse et gestion financière, nouvelle éditions


judiciaires, 12ème édition, 1995, Paris.

Jean Barreau et autres, Gestion financière : manuel et application, éditions Dunod,


14èmeédition, Paris, 2005.

Jean LOCHARD, Les bases de l’analyse financière, éditions d’organisation, Paris, 1997.

Jean Pierre JOBARD, gestion financière de l’entreprise, éditions Dalloz, 11ème éd, Paris,
1997.

Juliette PILVERDIER-LATREYT, Finance d’entreprise, 7ème édition, 1999.

Khemici CHIHA, Finance d’entreprise, éditions Houma, Alger, 2012.

Khemici CHIHA, Finance d’entreprise : approche stratégique, éditions Houma, Alger,


2009.

Khemici CHIHA, Gestion et stratégie financière, éditions Houma, 2ème édition, Alger,
2006.

M. BELLALAH, Finance d’entreprise, éditions Economica, Paris, 1998.

[Link] et [Link], Finance, éditions Economica, 1998.

Modigliani et [Link], Corporate Income Taxes and the Cost of Capital : A


Correction, American Economic Review, Vol.53, N°3, 1963, P: 433-443.

Octave JOKUNG-NGUENA, Mathématiques et gestion financière, 1er édition, De Boeck,


2004.

[Link], Gestion financière, éditions Economica, 1998.

Pascal BARNETO et Georges GREGORIO, Finance manuel et applications, éditions


Dunod, 2ème édition, Paris, 2009.

Patrick PIGET, Gestion financière de l’entreprise, éditions Economica, 2ème édition, 2005.

Patrick TOPSACALIN et Jaque TEULIE, Finance, éditions Vuibert, 6ème édition, 2013.

Pierre BERGERON, La gestion moderne : Théorie et cas, Gaetan Morin éditeur, Québec,
1993.

Pierre CONSO et Farouk HEMICI, gestion financière de l’entreprise, éditions Dunod, 11ème
édition , 2005.

Pierre VERNIMMEN, Finance d’entreprise, éditions Dalloz, Paris, 2009.


Bibliographie

Raymond-Alain THIETART, la dynamique de l’homme au travail, éditions d’organisation,


Paris, 1997.

Roger et [Link] ; La planification financière personnelle, 2ème ed, 3èmetrimestre,


presse de l’université Québec ,2001

Sous la direction de Robert le DUFF, Encyclopédie de gestion et du management, éditions


Dalloz, Paris, 1999.

 Articles, journaux, magazines, autres :


Colot OLIVIER, Croquet MELANIE, « Les déterminants de la structure financière des
entreprises belges », Reflets et perspectives de la vie économique 2/2007 (Tome XLVI).

Kraus.A & R Litzenberger;’ A State Preference Model of Optimal Financial Leverage’;


the Journal of Finance, 1973.

LallaHind LAGDIM SOUSSI, Pilotage de performance de l’entreprise : Management


intégré qualité sécurité environnement, la Revue Francophone du management de projet,
N°109, 2ème trimestre 2010.

[Link] & [Link]:”Agency costs and the theory of the firm”, Journal of
financial economic, 1976.

[Link] et [Link], Agency costs and the theory of the firm, journal of financial
economic,1976.

Merton H. Miller, Debet and taxes, the journal of Finance, 1977.

‫دﻮھﺰﻣ ﻚﯿﻠﻤﻟا ﺪﺒﻋ‬،‫ﺔﯿﻟﺎﻌﻔﻟا و ةءﺎﻔﻜﻟا ﻦﯿﺑ ءادﻻا‬: ‫ﻢﯿﯿﻘﺗ و مﻮﮭﻔﻣ‬، ‫ﺔﯿﻧﺎﺴﻧﻻا مﻮﻠﻌﻟا ﺔﻠﺠﻣ‬، ‫لوﻻا دﺪﻌﻟا‬، ‫ةﺮﻜﺴﺑ ﺔﻌﻣﺎﺟ‬
.2001

 Mémoires,
Nicolas MARANZANA, « Amélioration de la performance en conception par
l’apprentissage en réseau de la conception innovante », Thése de doctorat, Ecole Doctorale
Mathématique, Science de l’information et de l’ingénieur, Strasbourg, Soutenue publiquement
le 2 décembre 2009.
‫ةرﻮﺸﻨﺧ لﺎﻤﺟ‬, ‫داﺮﻣ شوﺪﯾد ةﺪﺣو ﻲﻓ يدﺎﺼﺘﻗﻻا ءادﻻا ﻢﯿﯿﻘﺗ‬, ‫ﺮﯿﺘﺴﺟﺎﻣ ﺔﻟﺎﺳر‬, ‫ةرﻮﺸﻨﻣ ﺮﯿﻏ‬, ‫ﺔﻌﻣﺎﺟ) دﺎﺼﺘﻗﻻا ﺪﮭﻌﻣ‬
.1987 ,(‫ﺔﻨﺗﺎﺑ‬
Bibliographie

 Sites internet :

- [Link] marches/vernimmen/definition_structurefinanciere,
15/04/2015.
- [Link]
- Jaque QUBERT, les notions de compétence dans les différentes disciplines
([Link]
- [Link]
Annexes
Annexes i

Annexe N°1 : Les modèles de tableau des flux de trésorerie

1.1 Le TFT selon le nouveau système comptable et financier Algérien à partir du résultat net
(Méthode indirect)

Eléments Sommes
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat net
Elimination des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non
liés à l’activité :
+Dotation aux amortissements et aux provisions nettes des reprises
-Transfert des charges à répartir
- Plus- values des cessions nettes d’impôts
-Quote-part des subventions d’investissement virées au résultat
=Marge brute d’autofinancement
-Variation des stocks
-Variation des créances d’exploitation
+Variation des dettes d’exploitation
-Variation des autres créances liées à l’activité
+Variation des autres dettes liées à l’activité (y compris les intérêt courus )
moins : variation du BFR liée à l’activité
=Flux net de trésorerie généré par l’activité (A)

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement


-Acquisitions d’immobilisations
+Cessions d’immobilisations nettes d’impôts
+Réductions d’immobilisation financières
+/- Variation des créances et dettes sur immobilisations
=Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (B)
=Flux de trésorerie liés aux opérations financement
+Augmentation de capital en numéraire
-Réduction de capital
-Dividendes versés
+Emissions d’emprunts
-Remboursement d’emprunts
+Subventions d’investissement reçues
=Flux net trésorerie liés aux opérations de financement (C)
Variation de trésorerie (A+B+C)
Trésorerie d’ouverture (D)
Trésorerie de clôture (A+B+C+D)
Source: Madina RIVAL et Christophe TORSET, Gestion financière, INTEC,
Série 3, Paris, P : 29.
Annexes ii

1.2 Le TFT selon le nouveau système comptable et financier Algérien à partir du résultat
d’exploitation (Méthode direct)

Eléments Sommes
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat d’exploitation
Elimination des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés
à l’activité :
+Dotation aux amortissements et aux provisions nettes des reprises
-Transfert des charges au compte des charges à répartir
=Résultat brute d’exploitation
Moins : variation du besoins en fonds de roulement d’exploitation (BFRE)
-variation des stocks
-Variation des créances d’exploitation
+Variation des dettes d’exploitation
=Flux net de trésorerie d’exploitation
Autre encaissements et décaissements liés à l’activité :
-Frais financiers
+Produits financiers
-Impôt sur les sociétés, hors impôt sur les plus-values de cession
-Charges exceptionnelles liées à l’activité
+Produits exceptionnelles liés à l’activité
-Autre créances liées à l’activité (y compris les intérêts courus)
=Flux net de trésorerie généré par l’activité (A)

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement


-Acquisitions d’immobilisations
+Cessions d’immobilisations nettes d’impôts
+Réductions d’immobilisations financières
+/- Variation des créances et dettes sur immobilisations
=Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (B)
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
+Augmentation de capital en numéraire
-Réduction de capital
+Emissions d’emprunts
-Remboursement d’emprunts
+Subventions d’investissements reçues
= Flux net de trésorerie liés aux opérations de financement (C)
Variation de trésorerie (A+B+C)
Trésorerie d’ouverture (D)
Trésorerie de clôture (A+B+C+D )

Source: Madina RIVAL et Christophe TORSET, Gestion financière, INTEC,


Série 3, Paris, P : 3.
Annexes iii
iii
Annexe N°2 : Organigramme de l’ENTMV iii

Assemblé générale

Conseil d’administration

Directeur générale

Directeur générale adjoint

Cellule ISM code


Cellule contrôle de gestion
audit INSP

Cellule étude et
synthèse

Cellule chargée de la
Cellule des affaires protection du patrimoine
juridiques

Direction Direction Direction Direction Direction Direction Direction


administration Finance et technique armement commerciale informatique hôtellerie
comptabilit
Annexes iv
iv
Annexe N°3 : Organigramme de la direction des finances et comptabilité

Direction des finances et de la


comptabilité

Secrétaire

Sous-direction Sous-direction
finances et budget comptabilité

Chef département Chef département Chef département Chef département


Trésorerie Budget comptabilité bord transport terre

Gestion crédit et Gestion


Trésorerie
investissement Contrôle
billetterie
budgétaire

Fournisseurs
étrangers Armement Comptabilité
Fournisseurs stocks siège

Fournisseurs
nationaux
Hôtellerie
Fournisseur stocks

Compte escale
Manifeste
Annexes v
v
Annexe N°4 : Etats financiers de 2011

4.1 Compte de résultat de l’exercice 2011

Désignation N
ventes et produits annexes 9 164 330 347,58
variation stocks produits finis et en cours
production immobilisée
subventions d'exploitation
Production de l'exercice 9 164 330 347,58

achats consommés 3 458 789 857,34


services extérieurs et autres consommations 3 392 160 439,97
Consommation de l'exercice 6 850 950 297,31
Valeur ajoutée d'exploitation 2 313 380 050,27

charges de personnel 2 192 848 265,74


impôts, taxes et versements assimilés 58 345 045,13
Excédent brut d'exploitation 62 186 739,40

autres produits opérationnels 166 493 469,28


autres charges opérationnelles 83 518 550,77
dotations aux amortissements 1 144 041 262,66
reprise sur pertes de valeur et provisions 26 877 724,49
Résultat opérationnel - 972 001 880,26

produits financiers 248 456 140,39


charges financières 67 650 640,12
Résultat financier 180 805 500,27
Résultat ordinaire avant impôts - 791 196 379,99

impôts exigibles sur résultats ordinaires


impôts différés (variation) sur résultats ordinaires

Total des produits des activités ordinaires


Total des charges des activités ordinaires

Résultat net des activités ordinaires

éléments extraordinaires (produit)


éléments extraordinaires (charges)
résultat ordinaire

Résultat net de l'exercice - 791 196 379,99


Source : Document interne d’ENTMV
Annexes vi
vi
4.2 Actif du bilan de clôture au 31/12/2011

Désignation BRUT AMORT NET


Actif immobilisé (non courant)
écart d'acquisition (good will)
immobilisations incorporelles 89 151 985,73 88 866 810,45 285 175,28
immobilisations corporelles 22 686 244 126,69 6 338 269 331,77 16 347 974 794,92
immobilisations en cours 6 909 108,60 6 909 108,60
immobilisations financières -
titres mis en équivalence- -
entreprise associées
autres participations et créances 15 033 692,52 15 033 692,52
rattachées
autres titres immobilisés -
prêts et autres actifs financiers 17 249 512,24 17 249 512,24
non courants

Total actif non courant 22 814 588 425,78 6 427 136 142,22 16 387 452 283,56

Actif courant
stocks et encours 661 475 377,51 661 475 377,51
créances et emplois assimilés -
Clients 614 781 728,40 57 656 042,45 557 125 685,95
autres débiteurs 3 283 799 027,43 31 538,20 3 283 767 489,23
Impôts 41 454 780,16 41 454 780,16
autres actifs courants -
disponibilités et assimilés -
placements et autres actifs -
financiers courants
Trésorerie 4 829 879 198,50 92 364 898,28 4 737 514 300,22

Total actif courant 9 431 390 112,00 150 052 478,93 9 281 337 633,07

Total générale actif 32 245 978 537,78 6 577 188 621,15 25 668 789 916,63

Source : Document interne d’ENTMV


Annexes vii

4.3 Passif du bilan de clôture au 31/12/2011

Désignation MONTANT
Capitaux propres
capital émis 17 503 900 000,00
capital non appelé
primes et réserves 919 959 581,17
écart de réévaluation 30 741,33
écart d'équivalence
résultat net - 791 196 379,99
autres capitaux propres (report à nouveau) - 2 654 894 346,72
Part de la société consolidant
Part des minoritaires
Total capitaux propres 14 977 799 595,79

emprunts et dettes financières 8 602 345 371,60


impôts différés - 23 612 246,51
autres dettes non courantes
provisions et produits comptabilisés d'avance 515 453 706,61

Total passif non courant 24 071 986 427,49


Passifs courants
Fournisseurs 1 158 201 204,52
Impôts 22 594 455,75
autres dettes 0 333 700 312,19
trésorerie passif 2 679 516,68

Total passif courant 1 517 175 489,14

Total générale passif 25 589 161 916,63

Source : Document interne d’ENTMV


Annexes viii
viii
Annexe N°5 : Etats financiers de 2012 viii
viii
5.1 Compte de résultat de l’exercice 2012

Désignation N
ventes de marchandises 8 804 531 566,44
variation stocks produits finis et en cours
production immobilisée
subventions d'exploitation
Production de l'exercice 8 804 531 566,44

achats de marchandises vendues - 3 644 787 890,03


autre approvisionnements - 2 935 543 803,96
Consommation de l'exercice - 6 580 331 693,99
Valeur ajoutée d'exploitation 2 224 199 872,45

charges de personnel - 2 299 503 574,77


impôts, taxes et versements assimilés - 64 963 354,28
Excédent brut d'exploitation - 140 267 056,60

autres produits opérationnels 661 359 654,15


autres charges opérationnelles - 50 189 298,05
dotations aux amortissements - 1 124 886 879,35
reprise sur pertes de valeur et provisions 31 058 469,08
Résultat opérationnel - 622 925 110,77

produits financiers 135 487 177,17


charges financières - 111 197 156,28
Résultat financier 24 290 020,89
Résultat ordinaire avant impôts - 598 635 089,88

impôts exigibles sur résultats ordinaires


impôts différés (variation) sur résultats
ordinaires

Total des produits des activités ordinaires


Total des charges des activités ordinaires

Résultat net des activités ordinaires

éléments extraordinaires (produit)


éléments extraordinaires (charges)
résultat ordinaire

Résultat net de l'exercice - 598 635 089,88


Source : Document interne d’ENTMV
Annexes ix
ix
5.2 Actif du bilan de clôture au 31/12/2012

Désignation BRUT AMORT NET


Actif immobilisé (non courant)
écart d'acquisition (good will)
immobilisations incorporelles 89 151 985,73 89 142 178,12 9 807,61
immobilisations corporelles 22 556 447 276,80 7 274 396 690,15 15 282 050 586,65
immobilisations en cours 1 690 100,89 1 690 100,89
immobilisations financières -
titres mis en équivalence- -
entreprise associées
autres participations et créances 50 543 692,52 50 543 692,52
rattachées
autres titres immobilisés -
prêts et autres actifs financiers 576 586,47 576 586,47
non courants

Total actif non courant 22 698 409 642,41 7 363 538 868,27 15 334 870 774,14

Actif courant
stocks et encours 678 283 196,17 678 283 196,17
créances et emplois assimilés -
Clients 1 615 543 025,22 57 657 828,36 1 557 885 196,86
autres débiteurs 3 275 712 237,00 31 538,20 3 275 680 698,80
Impôts 43 137 496,54 43 137 496,54
autres actifs courants -
disponibilités et assimilés -
placements et autres actifs -
financiers courants
Trésorerie 4 806 401 154,55 93 188 754,53 4 713 212 400,02

Total actif courant 10 419 077 109,48 150 878 121,09 10 268 198 988,39

Total générale actif 33 117 486 751,89 7 514 416 989,36 25 603 069 762,53

Source : Document interne d’ENTMV


Annexes x
x
5.3 Passif du bilan de clôture au 31/12/2012

Désignation MONTANT
Capitaux propres
capital émis 17 503 900 000,00
capital non appelé
primes et réserves 919 959 581,17
écart de réévaluation 30 741,33
écart d'équivalence
résultat net - 598 635 089,88
autres capitaux propres (report à nouveau) - 3 446 090 726,71
Part de la société consolidant
Part des minoritaires
Total capitaux propres 14 379 164 505,91
emprunts et dettes financières 8 602 345 371,60
impôts différés - 23 612 246,03
autres dettes non courantes
provisions et produits comptabilisés d'avance 535 915 325,65

Total passif non courant 23 493 812 957,13


Passifs courants
Fournisseurs 1 612 352 945,73
Impôts 25 597 970,94
autres dettes 309 305 183,54
trésorerie passif 162 000 705,19

Total passif courant 2 109 256 805,40

Total générale passif 25 603 069 762,53

Source : Document interne d’ENTMV


Annexes xi
xi
Annexes N°6 : Etats financiers de 2013

6.1 Compte de résultat de l’exercice 2013

Rubriques Montant
ventes et produits annexes 8 876 537 293,79
variation stocks produits finis et en cours
production immobilisée
subventions d'exploitation
production de l'exercice 8 876 537 293,79
achats consommés 3 582 041 855,00
services extérieurs et autres consommations 2 943 607 541,30
consommation de l'exercice 6 525 649 396,30
valeur ajoutée d'exploitation 2 350 887 897,49

charges de personnel 2 483 399 017,49


impôts, taxes et versements assimilés 62 598 325,14
excédent brut d'exploitation - 195 109 445,14

autres produits opérationnels 519 967 837,42


autres charges opérationnelles 139 781 083,88
dotations aux amortissements 1 107 036 259,62
reprise sur pertes de valeur et provisions 160 325 950,72
résultat opérationnel - 761 633 000,50

produits financiers 358 877 965,22


charges financières 3 020 391 074,57
résultat financier - 2 661 513 109,35
résultat ordinaire avant impôts - 3 423 146 109,85

impôts exigibles sur résultats ordinaires


impôts différés (variation) sur résultats
ordinaires

total des produits des activités ordinaires - 3 423 146 109,85


total des charges des activités ordinaires

résultat net des activités ordinaires

éléments extraordinaires (produit)


éléments extraordinaires (charges)
résultat ordinaire

résultat net de l'exercice -3423146109,85


Source : Document interne d’ENTMV
Annexes xii

6.2 Actif du bilan de clôture au 31/12/2013

Désignation BRUT AMORT NET


Actif immobilisé (non courant)
écart d'acquisition (good will)
immobilisations incorporelles 89 151 985,73 89 151 985.73 -
immobilisations corporelles 22 621661126.05 8377441719.26 14244219406.79
immobilisations en cours -
immobilisations financières -
titres mis en équivalence- -
entreprise associées
autres participations et créances 50 543 692,52 - 50 543 692,52
rattachées
autres titres immobilisés -
prêts et autres actifs financiers 2501659.82 - 2501659.82
non courants

Total actif non courant 22 763858464.12 8466593704.99 14297264759.13

Actif courant
stocks et encours 630644322.87 630644322.87
créances et emplois assimilés -
Clients 2159057034.54 21141433.68 2137915600.86
autres débiteurs 3255251339.13 31 538,20 3 255219800.93
Impôts 136338766.27 - 136338766.27
autres actifs courants -
disponibilités et assimilés -
placements et autres actifs -
financiers courants
Trésorerie 4 522349909.37 92620310.09 4 429729599.28

Total actif courant 10 703641372.18 113793281.97 10589848090.21

Total générale actif 33467499836.30 8580386986.96 24887112849.34

Source : Document interne d’ENTMV


Annexes xiii

6.3 Passif du bilan de clôture au 31 Décembre 2013

Désignation Montant
capitaux propres
capital social 17 503 900 000,00
capital non appelé
primes et réserves 919 959 581,17
écart de réévaluation 30 741,33
écart d'équivalence
résultat net - 3 423 143 109,85
autres capitaux propres (report à nouveau) - 4 044 725 816,59
part de la société consolidant
part des minoritaires
Total capitaux propres 10 956 021 396,06
Passifs non courants
emprunts et dettes financières 11 500 000 000,00
impôts différés 57 721 265,89
autres dettes non courantes
provisions et produits constatés d'avance 439 721 685,42
Total passif non courant 11 997 442 951,31
Passifs courants
Fournisseurs 1 718 741 149,14
Impôts 36 130 910,59
autres dettes 178 776 442,24
trésorerie passif
Total passif courant 1 933 648 501,97
Total passif 24 887 112 849,34

Source : Document interne d’ENTMV

Common questions

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L'endettement a des impacts significatifs sur la performance et la santé financière d'une entreprise. Un changement dans le niveau d'endettement peut introduire des risques et affecter la valeur de l'entreprise . Selon la théorie du compromis, l'entreprise doit équilibrer les avantages fiscaux de la dette contre les coûts de faillite et les conflits d'intérêts, en ajustant son endettement vers un ratio optimal . Un endettement excessif peut dégrader la rentabilité financière si les taux d'intérêt surpassent la rentabilité de l'actif économique .

Un besoin en fonds de roulement (BFR) positif signifie que l'entreprise n'a pas suffisamment de dettes à court terme pour couvrir ses besoins d'exploitation, ce qui peut exercer une pression sur la trésorerie . Toutefois, si une entreprise dégage un fonds de roulement positif, cela signifie que les emplois stables sont financés par des ressources stables, conduisant potentiellement à un excédent en trésorerie . Une gestion prudente de la trésorerie est nécessaire pour assurer la stabilité financière, surtout lorsque l'entreprise a des engagements de paiements au comptant .

La théorie de l’effet de levier indique que l’effet sur la rentabilité financière est influencé par l’écart entre la rentabilité économique et le taux d’intérêt . Si la rentabilité économique est inférieure au taux d’intérêt, l’effet de levier devient négatif, indiquant que l'entreprise emprunte à un taux supérieur à ce qu'elle peut rentabiliser avec ses actifs, ce qui peut entraîner une dégradation de la rentabilité financière et une détérioration de la performance .

L'analyse par ratios est cruciale car elle permet d'évaluer différents aspects de la santé financière d'une entreprise tels que l'autonomie financière, la stabilité financière, la solvabilité et la capacité de remboursement . Ces ratios permettent aux stakeholders d'obtenir des indications claires sur l'efficacité des stratégies financières et la capacité de l'entreprise à faire face à ses obligations financières .

L’arbitrage entre la distribution des bénéfices sous forme de dividendes et leur réinvestissement affecte la structure du capital. Les actionnaires majoritaires, qui occupent souvent des fonctions de direction, privilégient l'autofinancement pour le réinvestir dans l'entreprise, modifiant ainsi le ratio de capitaux propres par rapport aux dettes . Toutefois, cet arbitrage doit être géré de manière à maintenir un capital équilibré tout en répondant aux attentes des actionnaires minoritaires qui préfèrent des dividendes .

Une entreprise évalue sa rentabilité économique à travers la capacité des capitaux investis à générer des profits, mesurée par le rapport entre le résultat avant frais financiers et impôts et les actifs économiques (immobilisations nettes + BFR). Pour améliorer la rentabilité, l’entreprise doit s’assurer que les actifs génèrent un rendement supérieur aux coûts financiers. La rentabilité financière est mesurée par le ratio du résultat net sur les fonds propres, et pour l'améliorer, l'entreprise doit maximiser son résultat net ou optimiser sa structure de capital pour réduire ses coûts de financement .

L’augmentation du capital permet l’immobilisation des ressources obtenues sans obligation de remboursement . Cette opération peut prendre plusieurs formes, comme l’émission en numéraire, l’incorporation des réserves, ou la conversion de créances en actions. Cela peut entraîner des variations dans la structure financière de l’entreprise en modifiant le ratio de capitaux propres par rapport aux dettes . Une augmentation de capital, si mal gérée, peut affecter l'intérêt des anciens actionnaires à moins que des mesures législatives ne soient prises pour protéger leurs intérêts .

Le financement interne par autofinancement permet à une entreprise de surmonter les périodes de crise économique et de restriction des crédits . Cependant, il est critiqué pour être un obstacle à la mobilité du capital, car il encourage le réinvestissement dans les secteurs rentables même si cette activité n’est pas utile à la collectivité . Les actionnaires minoritaires préfèrent généralement les dividendes alors que les majoritaires privilégient l’autofinancement, ce qui peut créer un conflit d'intérêts . Les critiques proviennent aussi des salariés, qui pourraient préférer des augmentations de salaires, et des consommateurs, qui souhaiteraient des prix plus bas .

Les déterminants de la structure de financement incluent l'effet fiscal de la dette, les coûts de faillite, les coûts d'agence, et les opportunités d'investissement . Les hypothèses de marchés parfaits, comme l'absence de coût de faillite et d'asymétrie d'information, influencent initialement la perception que toutes les formes de financement sont équivalentes. Cependant, en présence d'impôts, la dette devient plus favorable en raison de la déductibilité fiscale des intérêts, augmentant ainsi la valeur de l'entreprise . Les déterminants modifient l'hypothèse initiale de neutralité des moyens de financement, incitant les entreprises à viser une structure de financement optimale .

Lors de la cession d'actifs, les entreprises doivent prendre en compte les plus-values générées, qui sont taxées à des taux différents selon qu'elles sont considérées fiscalement à court terme ou à long terme . La décision de vendre des actifs peut être motivée par la nécessité de renouveler les immobilisations ou de s'adapter aux conditions économiques, mais elle nécessite une évaluation précise de l'impact fiscal potentiel sur la rentabilité de l'entreprise .

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