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DS de Mathématiques PCSI 3

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PCSI 3 – DS 5

Consignes :
• Les calculatrices sont interdites.
• La qualité de la présentation est un élément d’appréciation. Vous pouvez chercher au brouillon les questions complexes. Il
est demandé d’encadrer ou de souligner vos résultats.
• La qualité de la rédaction est un élément essentiel d’appréciation. Justifier vos calculs, n’écrivez pas des lignes d’équations
les unes en dessous des autres sans lien, etc.
• Il est possible d’admettre un résultat en l’indiquant clairement sur votre copie, puis de passer à la suite.
• Les exercices et problèmes peuvent être traités dans l’ordre de votre choix mais chaque exercice/problème doit apparaitre
d’un bloc sur votre copie.
NB : Il n’est pas attendu que ce sujet soit terminé dans le temps imparti. . .

Exercice 1
R+∗ → R

On définit f : 2 .
x 7→ x1/x
1. Montrer que f est prolongeable continument en 0, et calculer sa limite l en +∞.
2. Montrer que f est dérivable sur R+∗ , et déterminer la dérivée de f sur R+∗ .
3. Étudier les variations de f .
4. Rappeler lim |X|3/2 exp(X). En utilisant ce résultat, montrer que lim f 0 (x) = 0.
X→−∞ x→0
5. Montrer que f est dérivable en 0, et déterminer f 0 (0). f est-elle C 1 (R+ ) ?
6. Tracer l’allure du graphe de f .

Exercice 2
Les deux questions sont indépendantes.
1. Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de X 4 + 1 par X 2 − 2X + 1.
2. Déterminer les polynômes de R[X] tels que P (X)2 = XP (X + 1) + 1.

Exercice 3
On cherche dans cet exercice à calculer la dérivée nème de f : x 7→ x2 ex .
1. Montrer que f ∈ C ∞ (R).
2. Montrer que pour tout n ∈ N, il existe un unique triplet (an , bn , cn ) ∈ R tel que

∀x ∈ R, f (n) (x) = (an x2 + bn x + cn )ex .


   
an 1
3. On note pour tout n ∈ N, Xn =  bn . Montrer que X0 = 0, et que pour tout n ∈ N, Xn+1 = AXn , où
cn 0
 
1 0 0
A = 2 1 0.
0 1 1
4. En utilisant la formule du binôme de Newton, déterminer An pour tout n ∈ N.
5. Montrer que pour tout n ∈ N, Xn = An X0 .
6. En déduire la dérivée nème de f .
7. Sans utiliser de matrices, quelle formule pourrait-on utiliser pour déterminer la dérivée nème de f ? Il n’est pas demandé
de le faire.

Exercice 4
On cherche dans cet exercice à démontrer le théorème des valeurs intermédiaires par une méthode autre que celle vue en cours.
Soit f : [a, b] → R. On suppose que f (a) 6 0 6 f (b), et l’on cherche à trouver qu’il existe c ∈ [a, b] tel que f (c) = 0.
1. Que faut-il de plus supposer sur f pour prouver le TVI ?
On suppose désormais que cette ou ces hypothèses sont vérifiées.
On note A = {x ∈ [a, b] | f (x) 6 0}.
2. Montrer que A admet une borne supérieure, que l’on notera c.
3. En utilisant la caractérisation séquentielle de sup(A), prouver que f (c) 6 0.
4. Conclure dans le cas où c = b.
5. Conclure dans le cas où c < b.
Problème

Partie 1 - Résolution numérique de l’équation x2 + x − 1, pour 0 < x < 1.


1
On considère dans cette partie la fonction définie pour tout x > 0 par f (x) = .
x+1
2
1. Montrer que l’équation x + x − 1 = 0 a une et une seule racine réelle appartenant à ]0, 1[, et préciser la valeur de cette
racine r2 .
2. Montrer que si x ∈ [1/2, 1], alors f (x) ∈ [1/2, 1].
3. Montrer que pour tout x ∈ [1/2, 1], on a
4
|f 0 (x)| 6 .
9
En déduire que f est M −lipschitzienne sur [1/2, 1] pour un certain M que l’on précisera.
4. On considère la suite définie par u0 = 1, et pour tout n ∈ N, un+1 = f (un ). Montrer l’inégalité suivante, et la convergence
de la suite (un ) vers r2 :  n
4
∀n ∈ N, |un − r2 | 6 .
9

Partie 2 - Étude de l’équation xN + xN −1 + . . . x − a = 0


Dans cette partie, N désigne un entier naturel non-nul, et a un nombre réel strictement positif. On va s’intéresser à l’équation
ci-dessus. On note
fN : x 7→ xN + xN −1 + · · · + x − a.
X
5. (a) Réécrire fN (x) à l’aide d’un symbole .
(b) Montrer que l’équation fN (x) = 0 possède une unique racine strictement positive xN . Montrer que xN ∈]0, 1[
lorsque N > a.
(c) Montrer la relation suivante :

∀x ∈ R, (x − 1)fN (x) = xN +1 − (a + 1)x + a (∗)

6. (a) Montrer que fN +1 (xN ) > fN (xN ).


(b) En déduire la monotonie de la suite (xN ), puis que celle-ci converge vers un réel l ∈ [0, 1[.
(c) En déduire que lim (xN )N = 0.
N →+∞
(d) En utilisant (∗), exprimer l en fonction de a.
a
On convient alors de poser xN = (1 + N ), où (N ) est une suite de limite nulle.
a+1
7. (a) À l’aide de (∗) appliquée à xN , montrer que
  
a
(N + 1)N ln + ln(1 + N ) = N ln(N ) + N ln(a).
a+1

(b) En déduire la limite de (N + 1)N lorsque N → +∞, puis montrer que lim (1 + N )N +1 = 1 (on pourra utiliser
N →+∞
ln(1 + x)
le fait que lim = 1).
x→0 x
(c) En déduire un équivalent simple de (N ) lorsque N → +∞ en fonction de a et N . (On dit que deux suites (un ) et
un
(vn ) sont équivalentes si −→ 1, et l’on note un ∼ vn .)
vn
Bonus
À ne traiter que si tout le reste l’a largement été.
On souhaite dans cet exercice démontrer le théorème de Darboux :

Théorème 0.1 Soit f une fonction dérivable sur [a, b]. Alors, f 0 vérifie la propriété des valeurs intermédiaires :
pour tout réel λ compris entre f 0 (a) et f 0 (b), il existe c ∈ [a, b] tel que f 0 (c) = λ.

On se place dans les hypothèses de l’énoncé.


1. Prouver le théorème dans le cas où f 0 (a) = f 0 (b).
On supposera maintenant que f 0 (a) < f 0 (b). 
  T → R
[a, b] → R
, T = (x, y) ∈ [a, b]2 | x < y et H :

On note g : f (y) − f (x) .
x 7→ f (x) − λx  (x, y) 7→
y−x
2. Montrer qu’il existe u et v ∈]a, b[ tels que H(a, u) < λ < H(v, b).
3. En déduire qu’il existe u et v ∈]a, b[ tels que g(u) < g(a) et g(b) < g(v).
4. En déduire que g a un minimum en un point c ∈]a, b[.
5. Conclure.

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