Étude pétrophysique du TAGS en Algérie
Étude pétrophysique du TAGS en Algérie
Elaboré par :
ENP 2020
République Algérienne Démocratique et populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Ecole Nationale Polytechnique
Elaboré par :
ENP 2020
Remerciements
Avant tout, nous remercions ALLAH, le tout puissant le miséricordieux, de nous avoir donné
de la santé, de la volonté et du savoir.
Nous tenons à remercier spécialement [Link] Wafa, qui fut la première à nous
faire découvrir le sujet qui a guidé notre mémoire.
Nous tenons à remercier vivement toutes les personnes qui ont contribué au succès de notre
travail d’ingéniorat et qui nous ont aidé lors de la rédaction de ce rapport qui nous a
demandé courage, endurance et surtout réflexion.
Tout d’abord, nous remercions notre encadreur Mr. CHANANE Larouci qui nous a beaucoup
soutenu et qui a veillé à nous guider tout au long de la réalisation de notre projet de fin
d’études.
Son écoute, ses pertinents conseils, ses orientations judicieuses et son suivi durant tout le
projet nous ont permis de corriger nos erreurs, d’être méthodiques et d’acquérir des notions
que nous ignorions pour bien réaliser notre recherche dans les délais.
Nous adressons aussi nos sincères remerciements à nos co-encadreurs [Link] Samir et
[Link] Fayçal, ingénieurs qui par leur riche expérience professionnelle, leur coopération,
leur effort et assistance pour qu’on puisse travailler et assimiler le maximum d’informations,
nous ont permis de réaliser ce travail dans les meilleures conditions.
Nos sincères remerciements aux membres du jury qui ont accepté d’assister à notre
soutenance et d’évaluer notre travail. Enfin, nous tenons à remercier toute personne ayant
participé de près ou de loin à la réalisation de notre master.
Dédicaces
A toi ma chère maman, qui as œuvré pour ma réussite par ton amour,
ton éducation, ta veille, tes sentiments, et tes sacrifices durant toute
mon existence. Tu es et tu resteras toujours un modèle dans cette vie,
un vrai exemple de femme de principes et de valeurs.
A toi mon cher papa, quoi que je fasse ou je dise, je ne pourrai jamais
te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je te remercie
infiniment pour ton éducation, pour tes conseils habituels, pour ton
aide morale et financière, pour tes encouragements, pour les vœux que
tu souhaites être exhaussés quotidiennement.
A tous mes cher(e)s ami(e)s de l’ENP, merci pour toutes les années
pleines de souvenirs que nous avons passées ensemble. A tous les
enseignants, les employés et tout le personnel de l’ENP.
A mon support dans la vie qui m’a appris, m’a supporté et m’a dirigé
vers la gloire Nessreddine mon père.
A tous mes ami(e)s de l’ENP, avec qui j’ai passé des moments
inoubliables et qui resteront toujours dans mon cœur.
Sans oublier ma binôme Issaad Fatima Abir pour son soutien moral,
sa patience et sa compréhension tout au long de ce projet. Ce qu’on a
enduré ensemble depuis notre premier jour à l’ENP n’a fait que
grandir notre amitié. Je te souhaite tout le bonheur et la réussite.
…Hania
ملخص
حقل روردالنصالواقع في الشمال الغربي، كتلة رورد العذراء، ترتكز دراستنا على الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي
.من حوض إليزي
مشكلة ارتفاع مستوى المياه في ستة آبار منتجة من خالل خزان كوارتزيت الحمراء استلزمت فحص، في المقام األول
و ذلك من خالل تفسير، بهدف تحويل هذه اآلبار، "إنتاجية خزان آخراقل عمقا " الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي
توصلنا فيالنهايةإلى أن ثالثة آبار مؤهلة.) تشبع الماء والنفاذية، المسامية الفعالة، معطياتها البتروفيزيائية (حجم الطين
.للتحويل
، بهدفتحديد المواقع األكثر مالءمة إلنشاء آبار منتجة جديدة، اتضح أنه من الضروري إكمال دراستنا على نفس خزان
تؤكد النماذج أن الجزء الجنوبي الغربي والوسط من كتلة.باالعتمادعلى النمذجة الجيوإحصائية لكل خاصية بتروفيزيائية
.روردالعذراءيمتاز بأفضل الخصائص البتروفيزيائية
النمذجة الجيوإحصائية-المعطيات البتروفيزيائية- كتلة رورد العذراء- الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي: الكلمات الدالة
Abstract
Our study focuses on the TAGS reservoir relating to the RhourdeAdra block, of the large
RhourdeNouss field, located at the limit of the Illizi basin to the NW and the Berkine basin to the
SW.
First, the problem of declining gas production recorded in the RhourdeAdra field despite the
significant gas potential due to upwelling at six wells RA101, RA103, RA104, RA105, RA106 and
RA107 producing already gas from the Hamra Quartzites reservoir, raised serious concerns about
the reservoir's profitability, prompting policymakers to examine the productivity of another
shallower reservoir, in this case the "TAGS", with the aim of the conversion of six wells mentioned
above, while proceeding with an exhaustive interpretation of their petrophysical parameters
(volume of clay, effective porosity, water saturation and permeability), where only three wells
(RA104, RA105 and RA107) were qualified and retained for their strong aptitude for conversion.
Due to the high importance of the problem, it turned out to be very imperative to complete our
study on the TAGS reservoir by geostatistical modeling of each petrophysical parameter with a
view to allowing us to locate the area’s most favorable to the establishment of new productive
wells. However, all the models built affirm that the South-West and central part of the RhourdeAdra
field have better petrophysical properties favorable to better productivity.
Key words : TAGS, RhourdeAdra block, petrophysical parameters, geostatistical modeling.
Résumé
Notre étude se concentre sur le réservoir TAGS relatif au bloc de RhourdeAdra, du grand champ de
RhourdeNouss, situésà la limite du bassin d’Illiziau NW et le bassin de Berkine au SW.
En premier lieu, le problème de baisse de production du gaz enregistré dans le champ du
RhourdeAdra malgré l’important potentiel gazier en raison des remontées des eaux au niveau de
six puits RA101, RA103, RA104, RA105, RA106 et RA107 produisant déjà du gaz du réservoir des
Quartzites de Hamra, a suscité de sérieuses préoccupations sur la rentabilité du réservoir, ce qui a
inciter les décideurs à examiner la productivité d’un autre réservoir moins profond, en l’occurrence
le « TAGS », dans le but de la conversion de six puits cités plus haut, tout en procédant par une
interprétation exhaustive de leurs paramètres pétrophysiques (Volume d’argile, porosité effective,
saturation en eau et perméabilité), où trois puits(RA104, RA105 et RA107)seulement ont été qualifiés et
retenus pour leur forte aptitude à la conversion.
En raison de la haute importance de la problématique, Il s’est avéré très impératif de compléter
notre étude sur le réservoir TAGS par la modélisation géostatistique de chaque
paramètrepétrophysique dans l’optique de nous permettre de localiser les zones les plus favorables
à l’implantation de nouveaux puits [Link], tous les modèles construits affirment que
la partie Sud-Ouest et centrale du champ de RhourdeAdra présentent de meilleures propriétés
pétrophysiques favorables à une meilleure productivité.
Mots clés : réservoir Trias Argileux Gréseux Supérieur, bloc de RhourdeAdra, paramètres
pétrophysiques, modélisation géostatistique.
Table des matières
Table des figures
Table des tableaux
Table des abréviations
Introduction générale--------------------------------------------------------------------------------------13
1.4 Minéralisation-------------------------------------------------------------------------------------------------- 27
1.5 Bloc de Rhourde Adra ---------------------------------------------------------------------------------------- 27
2.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 51
3.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 65
4.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 86
Chapitre 05 : Modélisation 3D du réservoir TAGS
5.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 88
5.2 Présentation du logiciel et méthodologie -------------------------------------------------------------- 88
5.3 Analyse variographique ------------------------------------------------------------------------------------- 93
5.3.1 Volume d’argile ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 93
5.3.2 Porosité effective ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 94
5.3.3 Saturation en eau ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 95
5.3.4 Perméabilité----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 96
Figure 1: Localisation du bassin d’Illizi par rapport aux grands bassins sédimentaires d’Algérie (Wec,
2007) ................................................................................................................................................ 16
Figure 2:Situation géographique de Rhourde Nouss par rapport aux grands domaines géologiques
Algériens (Wec, 2007) ....................................................................................................................... 17
Figure 3 : Situation du gisement gazier de Rhourde Nouss(Sonatrach, 1991) ..................................... 17
Figure 4: Distribution spatiale de la structure de la région de Rhourde-Nouss (Wec, 2007) ............... 18
Figure 5: Carte représentant les limites des domaines structuraux du bassin d’Illizi (Wec, 2007) ....... 19
Figure 6: Coupe géologique Nord-Sud de la province orientale (Wec, 2007) ...................................... 20
Figure 7: Coupe lithostratigraphique du bassin d’Illizi (Wec, 2007) .................................................... 20
Figure 8: Récapitulatif des phases tectoniques affectant la province orientale et la province Triasique
(Beicip, et al., 1987) .......................................................................................................................... 21
Figure 9: Carte structurale montrant la structure complexe du champ de Rhourde-Adra (DeGloyer, et
al., 1997)........................................................................................................................................... 22
Figure 10: Structures de Rhourde-Nouss Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et celle de Rhourde-
Adra(DeGloyer, et al., 1997) .............................................................................................................. 23
Figure 11: Coupe lithostratigraphique type de Rhourde-Nouss (Wec, 2007) ...................................... 24
Figure 12: Classification des outils de diagraphie (Par nous-mêmes) ................................................. 30
Figure 13: Schéma représentant le principe de la polarisation spontanée (Meunier, 2015) ............... 31
Figure 14: Schéma représentant le fonctionnement du latérolog et inductolog(Meunier, 2015)........ 33
Figure 15: Schéma représentant l’énergie émise par les principaux éléments radioactifs (Darling,
2005) ................................................................................................................................................ 34
Figure 16: Schéma du comportement de l’outil GR en face d’un réservoir (Meunier, 2015) ............... 34
Figure 17: Principe de la mesure Neutron (Meunier, 2015) ............................................................... 35
Figure 18: Schéma représentant le principe de la sonde Neutron (Meunier, 2015) ............................ 36
Figure 19: Principe de la diagraphie de densité (Meunier, 2015) ....................................................... 37
Figure 20: Principe du fonctionnement de la sonde sonique (Dominique) ......................................... 38
Figure 21: Exemple d’un schéma d’outil Caliper à 4 bras de Schlumberger ...................................... 40
Figure 22: Les argiles présentant les trois types de répartition (Oberto, 1985) .................................. 41
Figure 23: Les différentes formes de porosité (Oberto, 1985) ............................................................ 42
Figure 24: Schéma représentant le principe de perméabilité(Oberto, 1985) ...................................... 44
Figure 25: L’invasion des formations réservoirs par le fluide de forage (Meunier, 2015) .................... 48
Figure 26: Représentation graphique d’un variogramme expériemental (Petrel, 2017) ..................... 54
Figure 27: Représentation schématique des points de mesure de la variable (Kechiched, 2017) ........ 55
Figure 28: Estimation du variogramme (Kechiched, 2017) ................................................................. 56
Figure 29: Représentation graphique des paramètres du variogramme (Petrel, 2017)....................... 57
Figure 30: Représentation des différents modèles de variogramme les plus répondus (Petrel, 2017) 58
Figure 32: Rose des portées d’une anisotropie géométrique (Kechiched, 2017) ................................ 59
Figure 31: Schéma d’une anisotropie géométrique (Kechiched, 2017) ............................................... 58
Figure 33: schéma de variogrammesreprésentant une anisotropie zonale (Kechiched, 2017) ............ 59
Figure 34: Schéma résumant la méthode de simulation gaussienne séquentielle .............................. 64
Figure 35: Schéma du fonctionnement d’un matériel de diagraphie ................................................. 68
Figure 36: Logging et interprétation du puits RA-101 (Techlog, 2015) ................................................ 75
Figure 37: Logging et interprétation du puits RA-103 (Techlog, 2015) ................................................ 77
Figure 38: Logging et interprétation du puits RA-104 (Techlog, 2015) ................................................ 79
Figure 39: Logging et interprétation du puits RA-105 (Techlog, 2015) ................................................ 81
Figure 40: Logging et interprétation du puits RA-106 (Techlog, 2015) ................................................ 83
Figure 41: Logging et interprétation du puits RA-107 (Techlog, 2015) ................................................ 85
Figure 42: Représentation des 16 puits de Rhourde Adra, utilisés pour la simulation ........................ 89
Figure 43: Surface du Top du TAGS ................................................................................................... 90
Figure 44: Surface du Bottom du TAGS .............................................................................................. 90
Figure 45: Maillage du top, milieu et bottom du TAGS ...................................................................... 91
Figure 46: Horizons stratigraphiques ................................................................................................. 91
Figure 47: Exemple d’un up-scaling des puits .................................................................................... 92
Figure 48: Exemple d’une modélisation pétrophysique ..................................................................... 92
Figure 49: Rose des portées pour le volume d'argile.......................................................................... 93
Figure 50: Variogramme théorique directionnel du volume d'argile .................................................. 94
Figure 51: Rose des portées pour la porosité effective ...................................................................... 94
Figure 52: Variogramme théorique directionnel de la porosité effective ........................................... 95
Figure 53: Rose des portées pour la saturation en eau ...................................................................... 95
Figure 54: Variogramme théorique directionnel de la saturation en eau ........................................... 96
Figure 55: Rose des portées pour la perméabilité.............................................................................. 96
Figure 56: Variogramme théorique directionnel de la perméabilité ................................................... 97
Figure 57: Histogramme du volume d'argile ...................................................................................... 98
Figure 58: Modèles illustrant la distribution spatiale du volume d'argile ........................................... 99
Figure 59: Histogramme de la porosité effective ............................................................................. 100
Figure 60: Modèles illustrant la distribution spatiale de la porosité effective................................... 101
Figure 61: Histogramme de la saturation en eau ............................................................................. 102
Figure 62: Modèles illustrant la distribution spatiale de la saturation en eau................................... 103
Figure 63: Histogramme de la perméabilité..................................................................................... 104
Figure 64: Modèles illustrant la distribution spatiale de la perméabilité .......................................... 105
Table des tableaux
Le gaz naturel représente l'une des plus importantes sources d'énergie dérivant des
[Link], au cours des 30 dernières années, de nombreuses accumulations
d’hydrocarbures ont été découvertes, reconnues et prouvées en Algérieaussi bien par
SONATRACH que par les autres sociétés opératrices étrangères, qui ont effectué et
enregistré8500Km environ de sismique réflexion postérieure à 1970, etun total de 197 forages
réalisés jusqu’à nos jours. Cependant, tous ces puits de forage ont fait l’objet de 79
explorations et 118 projets de développement dans le but d’augmenter la production.
L’utilisation du gaz naturel satisfait un large éventail de besoins ; allant des besoins
domestiques et ménagers à ceux des grandes industries. Hélas, comparé à d’autres sources
d'énergies d’hydrocarbures telles que le pétrole, le prix au mètre cube du gaz naturel est
relativement bas. Pour toutes les compagnies de production, la quantité de production du gaz
naturel doit être assez élevée pour rentabiliser les coûts de production. Il serait donc impératif
de jouer sur les économies d’échelle par l’implication des techniques avancées appropriées afin
d’atteindre un haut débit de production à des coûts raisonnablement acceptables.
Naturellement, la plupart des réservoirs de gaz naturel sont de faible perméabilité, comme
c'est le cas des réservoirs gaziers du bloc deRhourdeAdra (Champ de RhourdeNouss),
constituant l’objet d’études de notre travail de recherche, où le débit de production est
relativement bas, qui à l’instar du problème majeur de remontée des eaux souterraines
affectant le réservoir de Quartzite de Hamra,ce qui implique dans une certaine condition,
l’éventualité du risque d'échec de tout le projet de production dans ce réservoir.
A cet effet, un impact a été constaté sur le faible niveau d’augmentation de la production. Pour
parer à cette éventualité de se produire et assurer une période d'exploitation fructueuse, le
recours à une étude analytique, examinant la productivité d’un autre réservoir moins profond
dont l’objectif de permettre la reconversion des puits producteurs des Quartzites de Hamra
vers les puits du réservoir du TAGS dans le champ de RhourdeAdra, s’avère indispensable dans
l’objectif d'atteindre un meilleur débit de production afin de rentabiliser les coûts et générer
des profits. A ce propos, il s’avère très impératif de déterminer à travers les paramètres
pétrophysiques (Porosité, saturation en eau, perméabilité et volume d’argile)caractérisant le
réservoir « Trias Argileux Gréseux Supérieur »les raisons et les facteurs qui sont à l’origine de
cette situation pouvant entraver l’augmentation du niveau de production, tout en s’appuyant
sur les outils de travail suivants :
L’utilisation de plusieurs logiciels adaptés pour le traitement des logs de forages en relation
avec les données pétrophysiques du réservoir gazier,
La construction d’un modèle tridimensionnel par la méthode simulation géostatistique du
réservoir gazier du TAGS servant comme un support pour confirmer davantage les zones de
projection favorables aux perforations de nouveaux puits assurant unemeilleure
rentabilitéautour des puits pris comme référence représentant les meilleurs paramètres
pétrophysiques.
13
Introduction générale
L’objet d’étude de notre travail de recherche consiste en premier lieu à analyser les
caractéristiques pétrophysiques du réservoir Trias Argileux Gréseux Supérieur
(TAGS)constituant l’un des réservoirs les plus importants dans la région, pouvant présenter des
zones plus favorables à l’implantation de nouveaux puits productifs et moins affectés par le
risque de remontée du niveau d’eau.
Toutefois, avec le traitement analytique des diagraphies différées à l’aide du logiciel Techlog,
cette étude vise essentiellement les objectifs de :
Les résultats obtenus à partir des mesures diagraphiques, qui sont déterminantes dans
l’évaluation de la qualité économique du réservoir, nous permettent de bien connaitre les
paramètres pétrophysiques (Porosité, saturation en eau, perméabilité et volume d’argile) qui
conditionnent le réservoir et aussi de comparer les puits entre eux.
14
Chapitre 01
Cadre géographique
et contexte
géologique de la zone
d’étude
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
1.1 Introduction
Notre Projet de fin d’études s’articule autour de la zone d’étude de RhourdeNouss-Illizi, située à
la limite entre les deux grands bassins de la province orientale, le bassin de Berkine au Nord et
celui d’Illizi au Sud, et où le projet d'exploitation du gaz est détenu par Sonatrach.
Cette région est caractérisée par la présence de treize
accumulationsd’hydrocarbures,comportant une dizaine de réservoirs. Cependant, ces
réservoirs se subdivisent en trois principaux groupes : le Trias, argilo-gréseux supérieur (TAGS) –
leTrias intermédiaire ([Link].)- le Trias argilo-gréseux inférieur(TAGI), le Silurien (l’infra-TAGS)
etl’Ordovicien. Le gaz à condensat est le fluide le plus important, faisant de cettezone d’étude
la deuxième région gazière d’Algérie. L’huile est représentée principalementsous forme
d’anneaux, avec des épaisseurs variant de quelques mètresà quelques dizaines de mètres.
1.2.1 Localisation
RhourdeNouss, est un champ beaucoup plus gazifière que pétrolifère, situé dans le bassin d'Illizi
qui fait partie de la province orientale, localisé à l’Est de la plateforme saharienne Algérienne
(Figure 1). Il est délimité par :
Les latitudes : 26° 30' - 29° 45' N.
Les longitudes : 05° 00' - 09° 50' E.
Sur la carte des quartiers pétroliers, le bassin d'Illizi se prolonge vers le Nord sous le bassin de
Berkine, s’étalant sur une longueur de 50 Km tout au long de la frontière Libyenne couvrant
ainsi une superficie de 108.424 Km².
Figure 1:Localisation du bassin d’Illizi par rapport aux grands bassins sédimentaires d’Algérie (Wec,
2007)
16
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
Selon la carte des domaines géologiques algériens, donnée en (Figure 2 et Figure 3), Rhourde-
Noussest localisée entre :
Figure 2:Situation géographique de RhourdeNouss par rapport aux grands domaines géologiques
Algériens (Wec, 2007)
17
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
Par la suite, il a été jugé très judicieux d’orienter les recherches vers le Nord-Est, où la structure
de Rhourde- Nouss a été mise amplement en évidence. En 1962, le sondage RN1 dont la
profondeur est de 2100m,s’est soldé parla présence du gaz dans le Trias et le Gothlandien. A
partir de cette découverte, plusieurs autres puits ont été forés dans toute la région comme il
est illustré dans (Figure 4).
La région de Rhourde-Nouss se situe en bordure Sud du bassin triasique et culmine sur le horst
de l’ensemble Rhourde-Nouss ;EssaouiMellane, constituant une extension du môle d’Amguid
El-Biod vers l’Est(Figure 5), et dont la limite entre ces ensembles est identifiée par la faille de
18
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
Figure 5: Carte représentant les limites des domaines structuraux du bassin d’Illizi (Wec, 2007)
19
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
20
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
21
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
Deux directions structurales dominantes et majeures sont identifiées dans la région par un
système de failles inverses dérivant d’une tectonique compressive, dont :
Ces deux directions majeures, se retrouvent dans la zone d’étude où l’orientation N-S est
observée sur les anticlinaux de RhourdeAdra-Sud et Nord, Rhourde-Nouss SE, tandis que les
structures de Draa-Allal, Rhourde- Nouss SWsont associées aux accidents NE-SW conjuguées à
ceux de NW-SE.
22
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
Il est vérifié que le potentiel du système pétrolier principal est lié à l’association des roches
mères du Silurien inférieurargileux, et un système pétrolier secondaire associé au réservoir
profond des quartzites de Hamra de l’ordovicien moyen.
23
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
[Link] Le paléozoique
Le Cambrien : Son épaisseur varie de 200 à 250m. Il correspond aux grès de Hassi-Messaoud,
et est essentiellement formé de quartzites très fines à grossières avec de fines laminations
d’argile noire micacée et silteuse.
L’Ordovicien :Son épaisseur varie de 800 à 1100m. Il débute par une épaisse séquence
24
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
La zone des alternances : C’est une alternance de grès fins quartzitiques et d’argile noire
silteuse, d’une épaisseur allant de 100 à 150m.
Les argiles d’El Gassi : Epaisses de 70 à 130m, ce sont des argiles noires silteuses micacées.
Les grès d’El Atchane :C’est une alternance d’argiles silteuses et de grès fins sur une
épaisseur variant de 60 à 80m.
Les Quartzites de Hamra :C’est une importante formation constituée de quartzites et de
grès quartzitiques translucides à gris-clair fins à moyens avec quelques laminations d’argile
noire. Son épaisseur varie de 200 à 250m
Les grès d’Ouargla : Cette formation dont l’épaisseur varie de 70 à 120m, débute par des
grès quartzitiques gris-beige, très fins, légèrement argileux surmontés par des argiles
silteuses.
Les argiles d’Azzel :Epaisses de 60 à 70m, ce sont des argiles noires silteuses et micacées
avec des traces de pyrite, admettant quelques intercalations de grès moyens à grossiers.
Les grès d’Oued Saret :C’est une alternance de grèsgris-clair à quartzitiques et d’argiles
noires silteuses micacées sur une épaisseur variant de 20 à 80m.
La Dalle de M’Kratta :Est la dernière formation de l’Ordovicien formée de grès quartzitiques,
mal classés, de couleur gris-foncé dont l’épaisseur régionale varie de 4 à 25m.
LeSilurien : Est formé d’une épaisse série argileuse à sa base, surmontée par un ensemble
argileux gréseux. Cet ensemble constitue une excellente roche mère qui a contribué à la
mise en place d’une grande partie des hydrocarbures de la région.
Le silurien argileux : Epais de 150 à 240m, il constitue la roche mère de la région, et est
constitué d’argiles gris-noires micacées légèrement silteuses.
Le silurien argileux gréseux : Il est subdivisé de bas en haut en 6 unités :
o Unité M1 : C’est une intercalation d’argile gris-foncé et de grés fins sur une épaisseur de 10 à
60 m.
o Unité M2 :Son épaisseur varie de 30 à 120m. Elle est constituée d’argile semblable à celle de
l’unité M1 où s’intercalent rarement de fines passées de grés clair, fin à moyen.
o Unité A1 :Son épaisseur varie de 30 à 120m. Elle est constituée d’argile gris-clair, fin à
moyens, et d’argiles gris-foncé, silteuse et micacée, riche en faune(Graptolites, Lamellibranches,
Brachiopodes).
o Unité A2 :Son épaisseur varie de 5 à [Link] est constituée d’argile gris-foncé à noire,
silto-sableuse, de grés gris-clair à gris-foncé, fins à moyens, avec des traces de lamellibranches
et de Brachiopodes.
o Unité B1 :Son épaisseur peut aller jusqu’à 150m. Elle est constituée d’argile gris-foncé,silto-
sableuse où s’intercalent quelques bancs gréseux. Il y’a aussi présence de Lamellibranches,
Gastéropodes et divers débris organiques. Cette unité est parfois partiellement érodée.
o Unité B2 : Son épaisseur varie de 0 à 200 m. Dernier terme de silurien, elle n’est présente
que sur les 2/3 de la région, et est constituée d’alternances des grés gris-clair à brunâtre, fin
à moyen, glauconieux et d’argile gris-foncé, indurée et micacée. A noter des traces de débris
25
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
organiques et de Lamellibranches. La rapide variabilité de son épaisseur est due aux séquences de
l’érosion hercynienne.
[Link] Le mésozoïque
Les séries mésozoïques sont transgressives et discordantes sur les terrains paléozoïques.
LeTrias : Subdivisé en cinq unités qui sont de bas en haut : TAGI, Tint-I, TAM, Tint-II et enfin
le TAGS.
TAGI : Trias Argileux Gréseux Inférieur, épais de 0 à 70m, c’est le premier terme du
Mésozoïque, il débute par des conglomérats à sa base,surmontés par une alternance de grés
fins à moyens et d’argile silteuse résultants d’un système fluviatile anastomosé.
[Link]-I : Trias Intermédiaire-I, épais de 0 à 70m, c’est une alternance d’argile gris-verdâtre,
silteuse, et de grés fins à moyens, gris à gris-beige, à extension latérale limitée, déposés en
système fluviatile méandriforme.
TAM : Trias Argileux Moyen, épais de 20 à 40m, c’est essentiellement une argile rouge
violacée, sableuse, indurée avec quelques passées de grès gris-clair à brun, moyen à fin.
[Link]-II : Trias intermédiaire-II, épais de 50 à 80m, c’est une alternance d’argile rouge silteuse
TAGS : Trias Argilo-Gréseux Supérieur, dont l’épaisseur varie de 150 à 200m, représente le
dernier terme du Trias. C’est un ensemble argilo-gréseux avec une prédominance de grès
moyens à grossiers, qui présentent de bonnes porosités ainsi que de bonnes
perméabilités. Il assure aussi une bonne continuité latérale de ce dépôt.
Lejurassique :Composé du Lias, du Dogger et du Malm, est largement développé dans la
région.
Lias : Est subdivisé en trois ensembles lithologiques distincts qui sont :
o Lias argileux : Epais de 40 à 60m, essentiellement formé d’argile rouge tendre. Il représente
la couverture du réservoir TAGS.
o Lias Salifère : Epais de 100 à 500m, constitué de sel translucide et quelques rares passées
d’argile.
o Lias Argilo-Dolomitique : Epais de 60 à 100 m, il présente deux bancs repères : - l’horizon-B
dolomitique et argileux et - l’horizon-H anhydritique,constituant un excellent repère
sismique.
Dogger et Malm : l’épaisseur de l’ensemble varie de 300 à 500m ; il est essentiellement
gréseux avec intercalation d’argile.
Lecrétacé :Est présent avec tous ses étages, allant du Néocomien au Sénonien.
[Link] Le cénozoique
Les séries cénozoïques ne sont représentées que par le Mio-Pliocène dont l’épaisseur est
d’environ 300m.
L’épaisse série de recouvrement supra-Trias, d’environ 2000m, n’a montré aucune
accumulation d’hydrocarbures. Elle joue cependant un rôle important dans l’enfouissement des
séries sous-jacentes d’intérêt pétrolier.
26
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude
1.4 Minéralisation
Le système pétrolier principal est validécomme étant lié à l’association des roches mères du
SilurienInférieur, des pièges de fortes amplitudes générés par les mouvements dits autrichiens,
des réservoirs duTrias et du Silurien Argilo-Gréseux et de l’excellente couverture de l’ensemble,
constituée par lesévaporites du Lias. Les pièges sont supposés avoir mis en placeles migrations
latérales de longue distance, provenant de l’Ouest et du Nord, et probablement, verticalement
à travers les failles.
Le réservoir du TAGS, qui constitue le principalréservoirde Rhourde-Nouss,a une épaisseur qui
varie entre 100et 200m.
Le réservoir principal, à dépôt de mode fluviatile en tresses, est la partie la plus productive
du réservoir, avec les meilleures caractéristiques des paramètres pétrophysiques et les
meilleures saturations en hydrocarbures.
La partie sommitale, est la partie la plus argileuse et généralement la moins intéressante du
point de vue des caractéristiques pétrophysiques du réservoir.
27
Chapitre 02
Notions de base sur le
concept de la
diagraphie différée
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
2.1 Introduction
Les diagraphies et la géophysique constituent les méthodes de base qui sont mises en œuvre à
l’intérieur d’un forage, et auxquelles on fait fondamentalement recours pour identifier et
reconnaître la structure du sous-sol inhérent au terrain géologique faisant objet de notre région
d’étude. Elles permettent en effet l’enregistrement en continu des paramètres physiques et
pétrophysiques en fonction de la profondeur. Les outils utilisés peuvent être centrés au puits
ou appliqués contre la paroi du trou. Les outils ont des profondeurs d'investigation et des
pouvoirs de résolution très variables.(Bouache, 2018)
C’est en 1927, qu’a été réalisé le premier enregistrement de diagraphie par les frères Conrad et
Marcel SCHLUMBERGER. (Bouache, 2018)
L’enregistrement des paramètres est effectué pendant la remontée de la sonde dans le puits
(ouvert ou tubé), ainsi on distingue trois types de diagraphies :
Elles assurent aussi les fonctions des corrélations de puits à puits, donc le suivi des horizons
lithologiques entre les sondages, et permettent par la suite de fournir une image en trois
dimensions des structures géologiques. C’est la raison pour laquelle elles revêtent une
importance telle qu’on ne peut plus ignorer de nos jours pour une synthèse
géologique.(Bouache, 2018)
Dans ce deuxième chapitre, nous allons présenter les notions fondamentales relatives au
concept de la diagraphie différée, servant de base requise pour la compréhension du contenu
des prochains chapitres.
29
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
30
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
c. Application
Le potentiel spontané permet selon (Bouache, 2018)de :
Mettre en évidence les bancs poreux et perméables ;
Calculer la résistivité de l’eau d’imbibition Rw, ce qui permet d’obtenir la salinité et donc la
31
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
[Link] Résistivité
a. Principe
Le principe de cette diagraphie est de mesurer le degré d’opposition d’une couche au passage
d’un courant électrique. La résistivité d’une formation est un paramètre de base qui exprime
son contenu en fluide (eau, hydrocarbure) en relation avec la porosité de la roche, et qui est
aussi fonction de la salinité de l’eau de la formation, de la teneur en argile en rapport avec sa
résistivité du fait que les formations perméables sont envahies par le filtrat de boue de forage.
La valeur de la résistivité aux abords immédiats du sondage n’est pas représentative de la
résistivité réelle de la formation telle qu’elle était avant le forage.
D’autre part, la mesure de la résistivité (Ω.m) de la zone envahie permet une évaluation de la
mobilité des hydrocarbures.(Radhi, 2016)
b. Outil
Les outils de résistivité sont destinés à donner des informations sur la saturation en eau à partir
de la connaissance de la résistivité de cette dernière et de la porosité de la formation. Les outils
traditionnels sont très sensibles aux conditions du trou.
D'autre part, l'influence importante des formations adjacentes ne peut être négligée tant que la
formation intéressante n'est pas plus épaisse que l'espacementde 5 fois au moins.
Il a donc fallu développer des systèmes d'outils où l'influence des couches adjacentes est
considérablement diminuée. Ce sont donc les outils où le courant électrique que l'on envoie est
focalisé, c'est à dire que, grâce à un système d'électrodes, on réalise un faisceau de lignes de
courant parallèles, ce faisceau pénètre les formations perpendiculairement à l'axe du trou.
On obtient avec ce genre d'outil une bonne valeur de la résistivité de la zone vierge Rt. Les
résistivités les plus utilisées sont celles qui sont focalisées. Pour cela deux groupes sont définis
selon (Bouache, 2018):
Les latérologs, utilisant une boue salée : Ces outils ne sont utilisés qu’en présence de boue
conductrice. Les dispositifs de mesure sont constitués d’un système d’électrodes émettrices,
d’un système d’électrodes réceptrices et d’un système d’électrodes de focalisation du
courant à pénétrer latéralement dans la formation.
Les outils à système radial ayant un grand rayon d’investigation, fournissent une mesure
proche de celle de la zone vierge Rt(Figure 14).
Les outils ayant un faible rayon d’investigation, ne donnent que des mesures de la résistivité
de la zone lavéeRxo.
Les inductologs, utilisant une boue douce ou non conductrice : Ces outils sont destinés aux
mesures de résistivité dans le cas d’une boue de forage non conductrice (huile). Ils
comportent des bobines émettrices qui engendrent un courant électromagnétique, ce
dernier se propage dans les formations en induisant un courant secondaire dit « courant de
Foucault », ce champ électromagnétique est mesuré par une bobine réceptrice (Figure14).
L’outil le plus récent de la série des outils à induction et l’AIT (ArrayImagerTool).
32
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
c. Utilisation
Le calcul de la porosité ;
33
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Figure 15: Schéma représentant l’énergie émise par les principaux éléments radioactifs(Darling, 2005)
b. Outil
Il existe plusieurs outils de gamma-ray, parmi eux NGS (Natural Gamma
Spectrometry)(Figure16) et le HNGS (qui a pour fonction d’enlever l’effet de la Baryte). On peut
en effet, mesurer tout l’éventail des émissions gammas produites par la formation ou par un
choix convenable de fenêtres d’énergie (Potassium : 1360KeV à 1560KeV, Uranium : 1660KeV à
1860KeV, Thorium : 2410KeV à 2810KeV),pour faire une discrimination entre le rayonnement
dû au potassium, thorium ou à l’uranium, on parle dans ce cas précis de spectrométrie-
gamma.(Darling, 2005)
Figure 16: Schéma du comportement de l’outil GR en face d’un réservoir (Meunier, 2015)
34
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
c. Utilisation
b. Outil
Il enregistre les neutrons thermiques, mais pour diminuer les effets de trou, il comprend deux
détecteurs(Figure 18), où le rapport des taux de comptage des deux capteurs est directement
traduit en indice hydrogène-neutron (porosité neutron).(Bouache, 2018)
35
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
c. Utilisation
La diagraphie de Neutron permet selon (Radhi, 2016) de :
Mesurer la porosité ;
Différencier les zones à gaz, zones à huile et zones à eau ;
Définir de la lithologie en combinant avec d’autres diagraphies ;
Analyser la sédimentologie, spécialement pour l’analyse faciologique et l’évolution
séquentielle ;
La corrélation.
Les sources de rayonnement gamma les plus utilisés sont: Cobalt 60, Césium 137.
36
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
L’outil densité mesure l’intensité du rayonnement gamma diffusé, cette intensité sera d’autant
plus faible que le nombre de collision sera grand c'est-à-dire la densité de la formation sera
élevée.
b. Outil
Le FDC (Focused Density Compensated), mesure la densité de la formation par interaction des
rayons gammas avec le milieu. Cette densité est fonction du type de roche, de porosité et des
fluides qu’elles renferme. Elle est convertie en porosité équivalente sur les diagrammes de
(RHOB).
c. Application
L’application de diagraphie de densité permet :
Le calcul de la porosité ;
La détermination de la lithologie ;
La détermination de la zone à gaz (en la combinant aux diagraphies Neutron) ;
La détection des minéraux lourds ;
Détermination de la porosité utile en conjonction avec les diagraphies de porosité.
37
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
b. Outil
c. Utilisation
La diagraphie sonique permet selon (Radhi, 2016)de :
Déterminer les propriétés mécaniques de la formation ;
Analyser les fractures ;
38
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Vérifier la cimentation ;
Corréler la lithologie d’un sondage à l’autre.
[Link] Caliper
a. Principe
Les dispositifs caliper, font partie intégrante de la plupart des outils de diagraphie standard, car
la mesure de l'axe de forage est un paramètre extrêmement utile pour la correction de
l'environnement (Trou de forage), l’interprétation quantitative et le calcul du volume de
ciment.
Si le trou est circulaire et uniforme, tous les bras du caliper lisent la même valeur. Dans un trou
elliptique, un seul bras du caliper est généralement aligné avec l'axe long, et les trois bras du
caliper indiquent un diamètre plus grand que le petit axe, mais inférieur à l'axe long.(Radhi,
2016)
b. Outil
La mesure du diamètre du trou est réalisée à l’aide de deux bras symétriques articulés et reliés
à un curseur d’un potentiomètre (Figure 21). Les variations du diamètre du trou avec la
profondeur se traduisent par des déplacements latéraux des bras et par conséquent par des
variations de résistance.
La sonde étant motorisée, l’ouverture et la fermeture de l’outil peuvent être réalisées dans le
trou.
Toutefois, le log du caliper enregistré, est une échelle variant entre 6 et 16 inches. (Bouache,
2018)
39
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
(Dominique)
c. Application
D’après (Radhi, 2016), l’enregistrement du caliper permet :
La mesure du diamètre du trou pour l’estimation du volume de ciment nécessaire,
La reconnaissance des zones poreuses et perméables (présence de mud-cake), calcul
d’épaisseur de mud-cake.
La localisation des intervalles consolidés pour l’ancrage du packer d’essai de formation.
La correction des mesures de différentes diagraphies de l’effet du trou ou du mud-cake en
vue d’une interprétation plus précise.
De donner une approche de la lithologie.
2.3.1 Pétrophysique
La Pétrophysique est la discipline qui étudie les propriétés physiques et chimiques des roches
en termes de porosité, perméabilité et mécanismes de drainage des fluides saturant les milieux
poreux.
L’apport particulier de la pétrophysique réside dans une meilleure estimation des réserves
d’hydrocarbures et la compréhension du comportement dynamique des réservoirs.
40
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
[Link] La matrice
Une roche sédimentaire est constituée de grains consolidés formant la matrice et de pores qui
contiennent les fluides. La matrice lie les grains entre eux. En absence de la matrice, la roche
est meuble. En diagraphie, le terme matrice est utilisé pour désigner la partie solide de la roche.
Le volume poreux d'une roche est généralement très hétérogène. Les pores présentent des
formes irrégulières et sont plus ou moins reliés entre eux par des canicules étroites et
tortueuses.(Oberto, 1985)
On distingue trois types de matrices selon (Oberto, 1985) :
Matrice simple : Elle est dite simple lorsque ses grains et le ciment qui les relie sont de
même nature minéralogique (exemple : Calcaire lithographique, Quartzite, …).
Matrice complexe : Elle est dite complexe quand ses éléments ont une composition
minéralogique variable ou lorsque le ciment est de nature différente (exemple : grès,
conglomérat, …).
Matrice Propre : Elle est dite propre, si elle ne renferme pas d’argile non plus de ciment.
Argiles dispersées : Elles correspondent à la catégorie des argiles qui adhérent aux grains ou
occupent partiellement les pores.
Figure 22: Les argiles présentant les trois types de répartition(Oberto, 1985)
41
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
[Link] Porosité
La porosité est définie comme étant le rapport du volume total des vides Vvsur le volume total
de la roche Vr. Elle est exprimée en pourcentage %, désignée par la lettre « ø » et elle dépend
de la distribution et de la taille des grains.(Oberto, 1985)
𝐕𝐯
Ø(%) = × 𝟏𝟎𝟎
𝐕𝐫
a. Types de porosité
Les types de porosité sont selon (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique",
2013) :
Porosité totale
C’est le rapport du volume total des vides (pores, fissures, cavités et fractures) existants parmi
les grains minéraux de la roche sur le volume total de celle-ci.
Porosité primaire (inter granulaire ou inter cristalline)
Elle correspond aux vides existant entre les grains (ou particules). Elle dépend largement de la
forme et du classement des éléments solides.
Porosité secondaire
C’est une porosité de cavité produite par dissolution chimique, ou une porosité de fissure et de
fracture que subit la roche sous l’action des contraintes provoquées par la tectonique.
Porosité connectée
Elle est égale au pourcentage du volume des vides reliés entre eux dans la roche par rapport au
volume total des pores qui ne sont pas connectés dans la roche où les fluides ne peuvent y
circuler. Cette porosité peut être très inférieure à la porosité totale.
Porosité effective
La porosité effective représente la porosité accessible aux fluides libres à l’exception de la
porosité non connectée et de l’espace occupé par l’eau d’absorption et celle liée aux argiles.
C’est le rapport du volume des pores qui sont reliées entre eux(poresconnexes)au volume total
de l’échantillon.
42
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
b. Méthodes de calcul
Porosité sonique
Elle est calculée à partir de la relation suivante d’après (Les diagraphies differés "Interprétation
pétrophysique", 2013):
∆𝐓𝐥𝐮 − ∆𝐓𝐦𝐚
∅𝐬 =
∆𝐓𝐟 − ∆𝐓𝐦𝐚
Tel que :
∆𝑻𝒍𝒖 : Temps de parcours de l’onde sonique en face des niveaux étudiés.
∆𝑻𝒎𝒂 : Temps de parcours de l’onde sonique dans la matrice.
∆𝑻𝒇 :Temps de l’onde sonique dans le fluide.
Cette porosité doit être corrigée de l’effet d’argile par la formule suivante :
Porosité Neutron
Elle est directement lue sur les logs neutron et doit être corrigée de l’effet d’argile par la
relation suivante d’après (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique", 2013):
∅𝐧𝐜 = ∅𝐧 − 𝐕𝐬𝐡 ∗ ∅𝐧𝐬𝐡
Porosité densité
La porosité densité de la formation est donnée par d’après (Les diagraphies differés
"Interprétation pétrophysique", 2013) :
𝛒𝐝 − 𝛒𝐦𝐚
∅𝐃 =
𝛒𝐟 − 𝛒𝐦𝐚
43
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
[Link] Perméabilité
La perméabilité (k) est l’aptitude d’une roche à laisser circuler les fluides dans sa
structure(Figure 24). Elle est définie par la loi deDarcy suivante d’après (Les diagraphies differés
"Interprétation pétrophysique", 2013) :
𝐊 𝐀
𝐐 = × × (𝐏𝟏 − 𝐏𝟐)
𝛍 𝐋
Q : débit en cm3/s
K : perméabilité en millidarcys (md)
μ : viscosité dynamique du fluide en centipoise (1 cP = 1mPa.s)
A : section de l’échantillon en cm2
L : longueur de l’échantillon en cm
P1 : Pression d’entrée en atmosphère
P2 : Pression de sortie en atmosphère.
a. Types de perméabilité
Selon (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique", 2013) les types de perméabilités
sont:
Perméabilité spécifique ou absolue Ka
C’est la perméabilité mesurée avec un seul fluide présent dans la formation, par exemple : la
perméabilité à l’air, la perméabilité à l’eau, la perméabilité à l’huile.
Perméabilité effective Ke
Quand plusieurs fluides sont présents à la fois dans la formation, la perméabilité à chacun de
ces fluides est inférieure à sa perméabilité absolue.
Elle dépend donc des saturations relatives de ce fluide et des autres fluides sans tenir compte
de la saturation irréductible (nonmobile).
Ke (hc) <Ka (hc)
44
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Perméabilité relative Kr
C’est le rapport de la perméabilité effective sur la perméabilité absolue ou spécifique. La
perméabilité relative à un fluide donné est fonction directe de la saturation de ce fluide dans la
roche et s’exprime en pourcentage du déplacement d’un fluide par rapport à l’autre.
𝐊𝐞(𝐰)
Pour l’eau : 𝐊𝐫(𝐡) = 𝐊𝐚 (𝐰)
𝐊𝐞(𝐡)
Pour l’huile : 𝐊𝐫(𝐡) = 𝐊𝐚(𝐡)
𝐊𝐞(𝐠)
Pour le gaz : 𝐊𝐫(𝐠) = 𝐊𝐚(𝐠)
b. Méthodes de calcul
La perméabilité est calculée à partir de la porosité suivant les formules suivantes :
Perméabilité de Timur
Wyllie et Rose (1950) ont créé une équation généralisée pour estimer la valeur intrinsèque de
perméabilité des roches en utilisant la porosité effective et la saturation en eau. L'une des
formules les plus courantes utilisant l'équation de Wyllie-Rose est Timurmodèle.
Timur (1968) a utilisé 155 carottes de grès des différentes zones pétrolifères des États-Unis et a
estiméla perméabilité des roches pour l'huile de gravité moyenne lors d'études en laboratoire.
Le modèle de perméabilité de Timurutilise l'équation de Wyllie-Rose avec trois constantes a, b
et c. Cette équation n'est valable que pour les formations à saturation en eau irréductible.
D'après le livre de Dewan, les résultats des modèles de perméabilité utilisant l'équation de
Wyllie-Rose doivent être corrigés pour les réservoirs à gaz en multipliant les résultats des
modèles de perméabilité pour l'huilepar la densité du gaz (supposée être 0,3 g/cm3) ce qui
donnera de meilleurs résultats pour les réservoirs à gaz.(Dewan, 1983)
45
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
𝟐
∅𝒆𝟐.𝟐𝟓
La formule pour les réservoirs à huile est la suivante : 𝑲𝒐𝒊𝒍 = (𝟏𝟎𝟎 ∗ )
𝑺𝒘𝒆
Sachant que :
Øe : Porosité effective ;
Perméabilité de Morris-Biggs
Un autre modèle de perméabilité est l'équation de Morris-Biggs Gas. Morris et Biggs (1967) ont
présenté l’équation de perméabilité pour les réservoirs de pétrole et de gaz en utilisant
l'équation de WyllieRose. (Morris, et al., 1967)
∅𝐞𝟔
La formule est : 𝐊 = 𝟔𝟐𝟒𝟏 ∗ 𝐒𝐰 𝟐
Øe : Porosité effective ;
Perméabilité de Coates-Denno
Comme les modèles Timur et Morris-Biggs, le modèle Coates-Denoo (1981) incluait la porosité
et la saturation en eau pour calculer la perméabilité absolue de la formation. Une autre
similitude de la perméabilité Coates-Denoo au modèle de Timur est quela perméabilité absolue
doit être corrigée du pétrole au gaz.(Coates, et al., 1981)
𝟏−𝐒𝐰𝐞 𝟐
Le calcul se fait suivant la relation : 𝐊𝐨𝐢𝐥 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ (∅𝟐 ∗ )
𝐒𝐰𝐞
La perméabilité corrigée est donnée par la relation : 𝐊𝐠𝐚𝐳 = 𝐊𝐨𝐢𝐥 ∗ 𝛒𝐠𝐚𝐳
Tel que :
Øe : Porosité effective ;
[Link] Résistivité
Dans le cas le plus général, les formations forées contiennent des fluides (eau et pétrole) qu’il
est important de les maintenir en place afin d’éviter leur remontée et leur venue en surface.
46
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Pour cela, la boue deforage,en phase liquide, exerce une pression hydrostatique supérieure à la
pression des formationset des fluides qu’elles contiennent.(Meunier, 2015)
Dans ces conditions, il se produit dans la formation, une filtration de la phase liquide et des
substances dissoutes pour former un filtratoùles particules dispersées, elles, s’accumulent sur
la paroidu trou, formant le dépôt de boue appelé par le«gâteau de boue»ou«mud-
cake ».(Meunier, 2015)
Le filtrat de boue, phase aqueuse de résistivité Rmf, a sur une certaine distancerefoulé toute
l’eau de formation créant la zone lavé[Link] zone a pour résistivité Rxoqui s’exprime en
notations habituelles de la zone envahie par la relation suivante :
𝐑𝐦𝐟
𝐑𝐱𝐨 = ( 𝟐 )
Ø × 𝐒𝐱𝐨𝟐
Puis la quantité de filtrat diminue jusqu’à ce que l’on retrouve dans la zone vierge où la
saturation complète les pores par l’eau de formation dont la résistivité Rwcontribue à
donner àla formation sa propre résistivité Rt. La valeur de Rt est donnée par la relation
suivante :
𝐑𝐰
𝐑𝐭 = ( 𝟐 )
Ø × 𝐒𝐰 𝟐
47
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Figure 25: L’invasion des formations réservoirs par le fluide de forage(Meunier, 2015)
[Link] Saturation
La saturation d'un fluide est le rapport du volume du fluide considéré sur le volume total des
pores.
𝐕𝐟𝐥𝐮𝐢𝐝𝐞
𝐒(%) = × 𝟏𝟎𝟎 (%)
𝐕𝐩𝐨𝐫𝐞𝐬
On peut distinguer la nature d’un gisement par le fluide qu’il contient, par exemple :
Un gisement d’huile est un réservoir saturé en huile.
Un gisement de gaz est un réservoir saturé en gaz.
Un aquifère est un réservoir saturé en eau.
Le réservoir est dit sec si aucun fluide autre que l’air ne le sature.
a. Types de saturation
Les types de saturation sont :
Saturation en huile
𝐕𝐇𝐜
𝐒𝐇𝐜 =
𝐕𝐏𝐬
48
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
Saturation en gaz
𝐕𝐆
𝐒𝐆 =
𝐕𝐏𝐬
Avec :
𝐒𝐰 + 𝐒𝐇𝐜 + 𝐒𝐆 = 𝟏𝟎𝟎%
Et :
𝐕𝐰 + 𝐕𝐇𝐜 + 𝐕𝐆 = 𝐕𝐏𝐬
Tel que :
𝑽𝒘= Volume de l’eau.
𝑽𝑯𝒄= Volume d’hydrocarbure.
𝑽𝑮= Volume de gaz.
𝑽𝑷𝒔= Volume des pores saturés.
𝑺𝒘 = Saturation en eau.
Sh= Saturation en huile.
Sg= Saturation en gaz.
b. Méthodes de calculs
La saturation est calculée suivant la formule d’Archie, dans le cas d’une formation propre où le
volume d’argile est Vsh<10% :
(𝐒𝐰)𝟐
(𝐒𝐰)𝐧 =
𝐑𝐭
Avec : n=2
Dans le cas d’un réservoir argileux, le mode de distribution des argiles influence la réponse des
outils, d’où l’utilisation d’autres formules pour le calcul de la saturation en eau.
𝟏 𝑽𝒔𝒉 𝑭. 𝑹𝒘
𝑺𝒘 = √( − )( )
𝑹𝒕 𝑹𝒔𝒉 𝟏 − 𝑽𝒔𝒉
Cas desargiles structurales
𝟏 𝑽𝒔𝒉 𝑺𝒘𝟐
= 𝑺𝒘 +
𝑹𝒕 𝑹𝒔𝒉 𝑭. 𝑹𝒘(𝟏 − 𝑽𝒔𝒉)
𝒂
Avec : 𝑭 = ∅𝒎
Cas desargiles dispersées
𝐚.𝐑𝐰 𝐪𝟐 𝐪
√( ) + ( 𝟒 ) − ( 𝟐)
∅𝐳𝐦 .𝐑𝐭
𝐒𝐰 =
𝟏−𝐪
Tel que :
F : Facteur de formation ;
A : Constante liée à la nature de la roche ;
M : Facteur de cimentation ;
Rw : Résistivité de l’eau de formation ;
49
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
𝐆𝐑𝐥𝐮𝐞 − 𝐆𝐑𝐦𝐢𝐧
𝐕𝐬𝐡 =
𝐆𝐑𝐦𝐚𝐱 − 𝐆𝐑𝐦𝐢𝐧
Cette méthode est très rapide, elle fournit des résultats de bonne qualité dans le cas de
réservoirs propres.
Pour obtenir une interprétation plus complète et exhaustive, on s’appuie sur un traitement
informatique par l’utilisation des logiciels appropriés où on tient compte de
nombreuxparamètres (influence de la boue, pourcentage d'argiles, influence du diamètre du
trou, des caves…).
50
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
2.5 Conclusion
Les caractéristiques pétrophysiques sont les principaux paramètres contrôlant un réservoir.
Cependant, certaines propriétés sont fondamentalement considérées telles que celles qui sont
en relation directe avec les fluides dont l’impact reste primordial. Elles permettent d’avoir une
estimation optimale de la capacité d’un fluide à circuler dans un milieu poreux. Cette circulation
est fonction de la phase solide (type de sédiment) et surtout de la géométrie des pores.
51
Chapitre 03
Notions de la
géostatistique
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
3.1 Introduction
Le néologisme "géostatistique" a été inventé par Georges Matheron en 1962.
Le préfixe "géo" fait référence au domaine des sciences de la Terre, qui est historiquement celui
où la géostatistique s'est développée. Les champs d'application actuels concernent des
domaines très variés.(Matheron, 1971)
Le suffixe ou la désinence "statistique" se réfère à l'utilisation de méthodes probabilistes.
La géostatistique est connue depuis plus de 40 ans dans les mines d’or du Witwatersrand en
Afrique du Sud où Daniel Krige proposa une correction statistique à la manière traditionnelle
d’estimer la teneur d’un bloc de minerai à partir d’un nombre limité d’échantillons pris autour
du bloc à exploiter. La théorie a été formulée 10 ans plus tard par Georges Matheron qui
introduisit un outil graphique appelé " le variogramme " pour analyser la continuité spatiale des
teneurs et une méthode d’estimation appelée "le krigeage" utilisant un formalisme
mathématique basé sur le variogramme.(Xavier, et al., 2001)
L'avenir de la géostatistique semble brillant et très prometteur vérifiant ainsi sa fiabilité et sa
faisabilité sur terrain. Avec toutes les expériences et les développements des trente dernières
années, la géostatistique est devenue une meilleure alternative aux méthodes géométriques
traditionnelles de l'estimation des gisements. D'autres disciplines utilisant les données
spatialement distribuées (pétrole, environnement, hydrologie, océanographie, foresterie,
pollution,…) ont commencé à l'adopter largement.
Un phénomène minéralisé peut être caractérisé par la répartition dans l'espace d'un certain
nombre de grandeurs mesurables, que nous appelons " variables régionalisées"(V.R).
Ces variables ont une structure d'auto-corrélation qui dépend du module et de la direction du
vecteur séparant deux points de mesure. Mathématiquement, une variable régionalisée est une
fonction du point x(New directions in geostatistics, 2000). Cette fonction est généralement
irrégulière et montre deux aspects complémentaires (Matheron, 1971):
Un aspect aléatoire qui explique les irrégularités locales;
Un aspect structuré qui reflète les tendances du phénomène à grande échelle.
Si au point xide l'espace, la V.R. de z(xi) est considéré comme valeur unique (valeur vraie) alors
la géostatistique étudiera la corrélation spatiale de la V.R. et la structure de cette variable dans
l'espace. C'est la géostatistique transitive (Chauvet, 1999).
53
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Ce choix constitutif fondamental conduit à des solutions cohérentes et acceptables pour divers
problèmes pratiques miniers posés, tel que le problème de l'estimation des réserves locales et
récupérables.
54
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Toutefois, soit deux variables aléatoires, z(x) et z(x+h) mesurées en 2 points "x" et "x+h"
(Figure27)la variabilité entre ces deux points se caractérise par une fonction notée 2γ(x,h)
appelée variogramme(Journel, et al., 1978).
Lors du calcul des variogrammes expérimentaux, une recherche est effectuée pour toutes les
paires de données dans la direction spécifiée séparées par des distances données. Un cône de
recherche définit l'emplacement recherché dans l'espace 3D pour calculer le variogramme
expérimental.
Seul un variogramme théorique peut être utilisé par tous les algorithmes de modélisation de
propriétés.
Soit le couple [z(x),z(x+h)] de mesures effectuées aux points x et x+h, d'où l'introduction de
l'hypothèse intrinsèque: le variogramme ne dépend que du vecteur h en module et en direction
et non du point x. En admettant cette hypothèse, le variogramme sera estimé par la formule :
𝟏
𝟐𝛄(𝐡, 𝛉) = ∑[𝐳ᵢ(𝐱) − 𝐳ᵢ(𝐱 + 𝐡)]𝟐
𝐍(𝐡, 𝛉)
Où N (h,θ) est le nombre de couples [z(x),z(x+h)] séparés par une distance h suivant une
direction θ.
55
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
56
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
a. Schéma à palier
Un comportement linéaire à l’origine
𝟑𝐡 𝐡𝟑
Schéma sphérique : 𝛄(𝐡) = ( 𝟐𝐚 ) − (𝟐𝐚𝟑 ) … ∀𝐡 ∊ [𝟎, 𝐚]
𝛄(𝐡) = 𝟏 … 𝐩𝐨𝐮𝐫 … 𝐡 ≥ 𝐚
𝐡
Schéma exponentiel : 𝛄(𝐡) = 𝟏 − 𝐞(−𝐚) … ∀𝐡 ≥ 𝟎
57
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Figure 30: Représentation des différents modèles de variogramme les plus répondus (Petrel, 2017)
58
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
L’établissement des roses de portées permet l’étude de l'anisotropie en projetant les portées
sur une rose. Ce rasasse permet aussi l’identification du sens de la continuité du phénomène
étudié (grande portée). Cependant la direction d'aplatissement de l'ellipse représente la
direction de la variabilité rapide (Figure 32).
59
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Une simulation consiste à tirer une autre réalisation zs(x) de cette fonction aléatoire. Les deux
réalisations ; réelle zₒ(x) et simulée zs(x)sont différentes mais proviennent d’une même
fonction aléatoire de Z(x), dont les deux premiers moments sont fixés.
On peut donc, pour l’étude des dispersions des teneurs, travailler indifféremment sur le
gisement simulé {zs(x)} ou sur le gisement réel{zₒ(x)}. Le gisement simulé présente l’avantage
d’être connu en tous points et non pas seulement aux seuls points d’implantation des sondages
expérimentaux.
Conditionnalisation
Une F.A. Z(x) possède une infinité de réalisations possibles{zs(x)}. On choisira parmi cette
infinité de simulation {zsc(x)}pour retrouver les données expérimentales aux points
d’implantation xᵢdes sondages, c'est-à-dire vérifient :zsc(xᵢ) = zₒ(xᵢ), pour chaque sondage i.
C’est la conditionnalisation par les données expérimentales, identifiées par les gisements
simulés et gisements réels qui présenteront aux mêmes endroits les mêmes concentrations de
données riches ou de données pauvres.
60
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
En résumé, une estimation choisira en chaque point xà fournir un estimateur z*ₒ(x)aussi proche
que possible de la teneur vraie inconnuezₒ(x). Mais ces estimateurs {z*ₒ(x)} n’ont aucune
tendance à reproduire les dispersions vraies zₒ(x); bien au contraire, les estimateurs lissent les
dispersions vraies. Le gisement estimé {z*ₒ(x)} représente une base biaisée dans le mauvais
sens pour l’étude des dispersions qui nous intéresse.
61
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Alors, la simulation {zs(x)} retrouve les deux premiers moments expérimentaux des données
réelles {zₒ(x)}. C'est-à-dire identifier les principales caractéristiques de dispersions des teneurs
vraies.
En contrepartie, en chaque point x, la valeur simulée zs(x) n’est pas le meilleur estimateur de la
zₒ(x) que l’on puisse former. Les objectifs de l’estimation et de la simulation ne sont pas en
général compatibles, et une simulation ne serait dispensée des frais de reconnaissance
nécessaires à une bonne estimation (Tableau 13).
Ces deux valeurs diffèrent par une erreur inconnue :zₒ (x)= z*ok (x) + [zₒ (x) - z*ok(x)]
Soit en termes de fonctions aléatoires :Zₒ (x)= Z*k (x) + [Zₒ (x) - Z*k(x)]
L’estimateur z*k (x)étant un krigeage, les deux F.A de krigeageZ*k(x)et erreur de krigeage [Z(x) -
Z*k(x)]sont orthogonales (propriété de krigeage).
Pour simuler zₒ (x),il suffit donc d’ajouter à z*ok(x)une réalisation quelconque d’une erreur
indépendante de z*ket isomorphe à l’erreur vraie [Z (x) - Z*k(x)].Pour cela :
62
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
On considère une [Link] S (x)indépendante de Z(x) et isomorphe à Z(x).Sur toute réalisation zS(x)
de ZS(x), la procédure de krigeage z* SK(x) appliquée sur la même configuration de données
disponibles {zs(xᵢ),xᵢ∊I}conduit aux décompositions analogues:
zₒ (x)= z*sk (x) + [zₒ (x) - z*sk(x)]
Soit : Zs (x)= Z*sk (x) + [Zs (x) - Z*sk(x)]
On remarque alors le deuxième membre del’erreur vraie inconnue : [Zₒ (x) - Z*ok(x)] par
l’erreur simulée connue [Zs (x) - Z*sk(x)].
On obtient alors la réalisation connue : zsc (x)= z*ok (x) + [zs (x) - z*sk(x)]
Correspondant à la fonction aléatoire : Zsc (x)= Z*ok (x) + [Zs (x) - Z*sk(x)]
Définir un ellipsoïde de recherche indiquant quels points sont à prendre en compte dans la
simulation. L’ellipsoïde de recherche est défini à partir du variogramme, et plus précisément
63
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
Tirer aléatoirement une valeur dans cette distribution (Monte-Carlo) ; cette simulation est
dite gaussienne car le tirage de Monte-Carlo se fait dans une loi gaussienne. Cette loi
normale est construite à partir des résultats du krigeage au point considéré.
Ajouter la valeur simulée à la liste des valeurs disponibles, on dit que cette simulation qu’elle
est séquentielle car on ajoute les valeurs simulées à la liste des valeurs disponibles pour
l’étape suivante (manière séquentielle).
Mettre en œuvre une simulation de Monte-Carlo pour estimer une valeur simulée de la variable normalisée à un certain
nœud de la grille de simulation
Pour chaque nœud, rechercher un nœud simulé à proximité et l'utiliser pour estimer une nouvelle valeur simulée de la
variable aléatoire
Vérifier que les nouvelles valeurs simulées de la variable aléatoire satisfont aux caractéristiques du variogramme
64
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique
3.5 Conclusion
En raison de son caractère exhaustif, la simulation géostatistique séquentielle est bien acceptée
dans l'industrie pétrolière comme méthode de caractérisation des réservoirs hétérogènes. Elle
est souvent préférable aux approches d'interpolation traditionnelles, en partie, parce qu'elle
saisit le caractère hétérogène observé dans de nombreux réservoirs pétroliers et fournit des
estimations plus précises des réserves d'hydrocarbures.
65
Chapitre 04
Interprétation des
diagraphies de puits
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
4.1 Introduction
Lorsque l'on a repéré un réservoir potentiel souterrain par des méthodes de surfaces
géologiques et géophysiques, on procède par l’étude de caractérisation de ses qualités
pétrophysiques à travers les diagraphies différées.
Le traitement des données est effectué par le logiciel Techlog qui est le mieux adapté et
recommandé en raison de son caractère indispensable aux calculs et réalisation des courbes et
l’interprétation des diagraphies.
Ainsi, les résultatsobtenus permettent de définir les qualités qui conditionnent le rendement
potentiel d'un réservoir gazier qui sont principalement :
Le volume d’argile,
La porosité effective,
Le taux de saturation,
La perméabilité,
Les différents fluides qu'il renferme (huile, gaz, eau).
La mesure se fait pendant la remonté de la sonde, avec une vitesse d’enregistrement adaptée
en fonction de chaque outil utilisé.
En effet, les diagraphies différées sont des enregistrements continus des paramètres physiques
qui peuvent être naturel ou provoqué. La mesure se présente sous forme d'une courbe qui
montre les variations du paramètre physique en fonction de la profondeur.
67
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
Les outils utilisés peuvent être centrés dans le puits ou appliqués contre la paroi du trou, dont
chaque outil a des profondeurs d'investigation et des pouvoirs de résolution très variables.
Les mesures sont influencées par l’état du puits, la nature de la boue et les formations
traversées.
Lorsque les valeurs de résistivité au niveau des trois zones (zone lavée, zone de transition et
zone vierge) sont presque identiques, cela implique que les parois du puits n’ont pas été
affectées par la boue de forage.
Ainsi, si la résistivité est élevée, il s’agira probablement des grés. Sinon, c’est des argiles.
68
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
Le GR est un indice de radioactivité. Dans le cas où sa valeur est élevée (présence des
éléments radioactifs) , on a tendance à dire qu’il s’agit des argiles. Dans certains cas, on peut
avoir des grés radioactifs.
Si la valeur est relativement basse, il s’agit des grés (ou autres formations qui ne sont pas
présentes dans la zone d’étude).
Afin de trancher, on vérifie le Neutron- Densité.
RA-101 se trouve à environ 500 m au Sud-Est de RA-11, à 3.2 Kms au Sud Ouest de RA-01 et à 5
Kms au Nord-Est de RA-04.
Au niveau de RA-101, le T.A.G.S est situé entre 2813m et 2919m.
Coordonnées cartésiennes(m)
Dérivant d’un système permettant de déterminer la position d'un point dans un espace affine (droite, plan, espace à 3 dimensions) par rapport
à des repères définis précédemment, ce point permet de calculer les surfaces et les volumes.
X Y Z sol Ztable
291 115.16 3 269 515.08 266.743 276
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
69
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
302 200.04 3 278 099.97 273 284
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 3: Coordonnées du puits RA-103 (Fiche technique établit par Schlumberger)
Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
297 290.03 3 273 550.15 283.91 294
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 34’ 39.28 ” N 06° 54’ 26.46 ” E
Tableau 4: Coordonnées du puits RA-104 (Fiche technique établit par Schlumberger)
Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
295610,17 3271 935,70 279,74 294
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 5: Coordonnées du puirtRA-105 (Fiche technique établit par Schlumberger)
70
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
[Link] RhourdeAdra 106
RA 106 est un puits de développement dédié aux réservoirs ordoviciens de la région de
RhourdeNouss, il sera foré dans la structure RhourdeAdra, il atteindra les Grès de Ouargla, les
Quartzites de Hamra et les Grès d'El Atchane comme objectif principal.
Au niveau de RA-106, le T.A.G.S est situé entre 2896m et 2986m.
Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
298 749.88 3 275 900.06 267.094 277
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 6: Coordonnées du puits RA-106 (Fiche technique établit par Schlumberger)
Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
294 109.002 3 270 936.006 271.5 280
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 33’ 12.53 ” N 06° 52’ 30.09 ” N
Tableau 7: Coordonnées du puits RA-107 (Fiche technique établit par Schlumberger)
Volume d’argile (Vsh) : calculé à partir de Gamma Ray corrigé par la formule de Stieber
suivante :
GRlue − GRmin
Vsh(Linéaire) =
GRmax − GRmin
71
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
Vsh (Linéaire)
Vsh(Stieber) =
3 − 2 ∗ Vsh(Linéire)
Porosité effective (PHIE) : la porosité effective est calculée en utilisant les courbes de
diagraphie NPHIE, RHOB corrigées des effets d’[Link] porosité effective dérive de la
porosité totale .Elle est calculée selon les équations suivantes comme ci-dessus.
𝜌𝑚𝑎−𝜌𝐵
On commence par calculer la porosité totale ∅𝑇 = 𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑓
𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑠ℎ
On calcule ensuite la porosité corrigée par effet d’argile ∅𝑇𝑠ℎ =
𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑓
Et enfin, la porosité effective : ∅𝐸 = ∅𝑇 − (∅𝑇𝑠ℎ ∗ 𝑉𝑠ℎ)
Sachant que :
𝝆𝒎𝒂 : Densité du log lue à la matrice (100% grés)
𝝆𝑩 : Densité lue dans la zone d’intérêt
𝝆𝒇 : Densité du fluide utilisée lorsque la correction HC n'est pas activée
𝝆𝒔𝒉 : Densité du log lue aux argiles (100% argile)
𝑽𝒔𝒉 : Volume d’argile
1 Ø𝑚
≥ ∗ Sw nSi la formation est argileuse (Vsh ≥0), la conductivité profonde (1 / Rt) doit
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤
être supérieure à la conductivité Archie car les argiles transmettent de l'électricité.
1 Ø𝑚
# ∗ Sw n + xL'excès de conductivité peut être ajusté avec un terme de correction
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤
positif.
1 Ø𝑚 Vsh
= ∗ Sw n + ∗ SwCette correction de terme extra peut maintenant être
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤 Rsh
modélisée comme une fonction x= f (Rsh, Vsh, SW). Bardon et Pied (1969) ont estimé que x
72
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
devrait augmenter proportionnellement à la conductivité du schiste (1 / Rsh) et au volume de
schiste (VSH). Ils ont donc proposé: x≈ Vsh. SW. (1 / Rsh). Cela conduit à l'équation de
Simandoux modifiée en termes de conductivité:
1 Ø𝑚𝑆𝑤 𝑛 𝑉𝑐𝑙𝑆𝑤
=( )+( )
𝑅𝑡 𝑎𝚁𝑤(1 − 𝑉𝑐𝑙 ) 𝚁𝑐𝑙
RA-101
Porosité Saturation
Volume d’argile effective en eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2837.383 2838.907 1.524 5.7 12.9 44.0 5.343
Bed n°2 2842.108 2843.327 1.219 3.6 12.0 36.1 6.793
Bed n°3 2846.984 2849.423 2.438 2.2 12.9 31.5 11.218
Bed n°4 2861.920 2863.596 1.676 1.7 11.0 39.9 3.532
73
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
L’épaisseur du TAGS du puits RA-101 est d’environ 105m, dont 6.857m présentent des
formations propres (gréseuses) à 96.7%, soit 6.5% de l’épaisseur totale du réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel,montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 11% et 12.9%des valeurs qui, sont jugées faibles et relativement acceptables pour les
quatre bancs en rapport avec les normes établies par l’American PetroliumInstitut,(Wec,
2007)où la porosité est jugée :
o Haute au-dessus de 18%,
o Moyenne entre 18% et 12%,
o Faible de 12% à 6%,
o Et enfin très faible en dessous de 6%.
Quant à la saturation en eau, on a enregistré la valeur la plus élevée de 44% au niveau du seul
premier banc et la valeur la plus basse de 31.5% au troisième banc.
La perméabilité, étant le paramètre crucial dans ce cas (après avoir enregistré de bons résultats
pour les autres paramètres), donne des valeurs très basses variant entre 3% et 6% enregistrées
respectivement au niveau du quatrième, premier et deuxième Banc, alors qu’elle atteint sa
valeur la plus élevée de 11.218% au niveau du troisième Banc.
Lebanc 3, constitue le banc le plus recommandé aux perforations en raison de ses propriétés
pétrophysiques acceptables et relativement bonnes.
74
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
RA-103
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2867.254 2869.083 1.829 3.8 13.2 46.6 4.45
Bed n°2 2879.293 2880.512 1.219 4.0 9.5 44.3 1.67
Bed n°3 2881.427 2883.865 2.438 5.0 11.2 34.7 5.036
L’épaisseur du TAGS du puits RA-103 est d’environ 85m, dont 5.846 m présentent des
formations propres (gréseuses) à 95.574% (faible teneur d’argilosité),soit 6.5% de l’épaisseur
totale du réservoir.
Les résultats affichés sur le tableau ci-dessus, montrent que la porosité effective des bancs est
assez bonne, avec une valeur maximale de 13.2% et une valeur minimale de 9.5 %. Concernant
la saturation en eau, on a enregistré des valeurs très élevées, supérieures à 46% en face des
deuxième et troisième bancs.
La perméabilitéprésente des valeurs très faiblesavec un maximum de 5% pour le troisième
banc.
76
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
RA-104
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2818.790 2820.924 2.134 5.9 12.7 33.9 7.02
Bed n°2 2852.014 2857.957 5.944 4.4 16.3 26.2 41.923
Bed n°3 2858.872 2860.700 1.829 2.4 17.2 38.3 21.265
Bed n°4 2899.715 2904.439 4.724 5.7 16.2 26.4 36.447
Tableau 10: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-104
L’épaisseur du TAGS du puits RA-104 est d’environ 108m, dont 14.631m présentent des
formations propres (gréseuses) à 95.4%, soit 13.5% de l’épaisseur totaledu réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 12.7% et 17.2%, des valeurs qui sont jugées élevées pour les quatre bancs. Quant à la
saturation en eau, on a enregistré des valeurs acceptables pour les quatre puits, inférieures à 40%,
où le deuxième banc présente la valeur la moins élevée 26.4%.
A l’exception du premier banc, on remarque de bonnes à très bonnes valeurs de perméabilité
atteignant un maximum de 41.923mD au niveau du deuxième banc.
N.B : Notons en substance, selon les normes API (American Petrolium Institute) que la norme
limite des valeurs de perméabilité à l’écoulement sont nettement supérieures à 0,1 milli-
darcypour les puits productifs de gaz conventionnel, où 1mD est l’équivalent de1cm3/seconde.
Lesbeds2, 3 et 4,présentent les meilleures qualités de propriétés pétrophysiques, ce qu’il fait qu’ils
sont très recommandés pour la perforation.
78
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
[Link] RhourdeAdra105
Le puits RA-105 présente trois bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 39), dont leurs
caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant (Tableau 11).
RA-105
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2807.056 2811.323 4.267 2.1 15.8 23.1 130.25
Bed n°2 2829.763 2836.012 6.248 2.1 11.6 22.6 53.137
Bed n°3 2840.279 2842.717 2.438 2.6 10.5 27.3 26.88
Tableau 11: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-105
L’épaisseur du TAGS du puits RA-105 est d’environ 105m, dont 12.954m présentent des
formations propres (gréseuses) à 97.734%, soit 12.3% de l’épaisseur totaledu réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 10.5% et 15.8%, des valeurs jugées acceptables pour les trois bancs. Quant à la saturation
en eau, le tableau affiche des valeurs satisfaisantes, nettement inférieures à 30% (d’où
l’équivalent de 70% de gaz).
Les trois bancs ont enregistré des valeurs très élevées de perméabilité, allant d’un minimum de
26.88mD au niveau du troisième banc à un maximum de 103,25mD au premier banc.
Cependant, les caractéristiques pétrophysiques des Beds1,2 et 3 favorisent ouvertement la
perforation pour la production du gaz.
80
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
81
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
RA-106
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2915.564 2916.784 1.219 22.8 7.8 49.2 0.185
Bed n°2 2917.088 2919.375 2.286 21.9 11.8 48.2 2.672
Bed n°3 2921.051 2922.575 1.524 3.9 8.8 43.7 0.294
Bed n°4 2927.604 2928.976 1.372 2.8 11.8 48.0 1.874
Tableau 12: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-106
L’épaisseur du TAGS du puits RA-106 est d’environ 90m, dont 6.401m présentent des
formations propres (gréseuses) à 87.15%, soit 5.23% de l’épaisseur totale du réservoir.
D’après les résultats du calcul de la porosité effective des quatre bancs, on constate que les
valeurs sont moyennes telles qu’elles sont comprises entre une valeur maximale de 11.8% pour
le deuxième et quatrième banc et une valeur minimale de 7.8% pour le premier banc. Quant à
la saturation en eau, les teneurs sont plus ou moins élevées, allant de 43.7% pour le troisième
banc à 49.2% pour le premier banc.
Pour la perméabilité, on a enregistré de très faibles valeurs fluctuant entre 0.185% au niveau
du premier banc et 2.672% au niveau du deuxième banc.
82
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
83
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
RA-107
Saturation en
Volume d’argile Porosité effective eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2788.463 2792.273 3.810 1.8 13.0 29.0 12.166
Bed n°2 2811.323 2813.152 1.677 1.4 14.2 32.4 15.45
Tableau 13: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-107
L’épaisseur du TAGS du puits RA-107 est d’environ 105m, dont 5.487m présentent des
formations propres (gréseuses) à 98.4%, soit5.23% de l’épaisseur totale du réservoir.
La porosité effective de ce puits est de 13% pour le premier banc et de 14.2% pour le deuxième
banc, teneurs jugées admissible pour les deux bancs. Quant à la saturation en eau, elle est
faible, donc présentant de bonnes teneurs avec respectivement 29% pour le premier banc et
32.4% pour le deuxième banc.
Par rapport à la perméabilité, les valeurs enregistrées sont relativement bonnes pour le premier
et deuxième banc, respectivement de 12.166% et 15.45%.
Les 2 bancs du puits 107 présentent des résultats acceptables et sont donc tous les deux
fortement recommandés aux perforations pour la production du gaz.
84
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
85
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
4.5 Conclusion
L’étude des paramètres pétrophysiques au niveau du réservoir TAGS dans la région de
RhourdeAdra à l’aide du logiciel Techlog a permis d’établir la relation entre les propriétés de
ces paramètres et la productivité du gaz à partir du réservoir en question.
Les puits RA-104, RA-105 et RA-107 présentent les meilleurs caractéristiques pétrophysiques
sur l’ensemble des six puits, produisant du gaz à partir des Quartzites de Hamra, étudiés au
niveau du réservoir TAGS en raison des faibles valeurs du volume d’argile <6%, une Porosité
effective moyenne ≥ 11%, uneSaturation en eau moyenne autour de 30% et des valeurs élevées
jugées très satisfaisantes et favorables à la production du gaz.
Quant aux puitsRA-101 et RA-103 enregistrent de valeurs acceptables ; mais jugées moins
bonnes en rapport avec les teneurs relativement bonnes de la porosité effective moyenne
<13%, et les valeurs élevées de saturation eau moyenne > 34%, et les faibles pourcentages de
perméabilité jugée médiocres, ne favorisant pas un écoulement satisfaisant pour la production
du gaz.
Cependant, le puits RA-106, il développe des conditions pétrophysiques très défavorables, avec
des valeurs de volume d’argile moyen relativement moyennes à très élevées, une porosité
effective moyenne <12%, une saturation en eau moyenne élevée >43% et une très faible
perméabilité <2.6mD, le qualifiant comme étant impropre à la perforation et à la production du
gaz.
A la lumière de ces interprétations, lespuits RA-101et RA-103sont jugés très faiblement
productifs, et le puitsRA-106développe d’ores et déjà un caractère non productif de gaz, et de
surcroît, les trois puitsne peuvent être recommandés à la conversion des Quartzites de Hamra
vers le TAGS.
Par contre, l'interprétation des résultats obtenus au niveau des puits, RA-104, RA-105 et RA-
107a montré un énorme intérêt gazier avec des épaisseurs utiles cumulées allant d’un
minimum de5.487m pour le puits RA-107 à un maximum de 14.63 m pour le puits RA-104.
86
Chapitre 05
Modélisation 3D du
réservoir TAGS
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
5.1 Introduction
L’objectif principal du développement dans le domaine des hydrocarbures vise l'extraction la
plus complète des réserves avec une rentabilité économique maximale. Des technologies très
pointues sont utilisées pour atteindre cet objectif au maximum et améliorer le taux de
récupération de ces ressources. L’une de ces technologies-clés utilisées s’appuie
fondamentalement sur la modélisation numérique.
Après une brève présentation du logiciel utilisé « Petrel » ainsi que les étapes suivies pour la
conception du modèle, nous avons illustré dans un premier lieu les résultats de l’analyse
variographique des propriétés continues (Volume d’argile, porosité effective, saturation
en eau, perméabilité), puis nous avons mis en œuvre la modélisation du réservoir gazifière
du Trias Argileux Gréseux Supérieur du champ de RhourdeAdra.
88
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
En effet, la réalisation du modèle nécessite le passage par plusieurs étapes qu’on cite ci-
dessous :
Import des données : L’organisation des données est la base de la simulation. Les données
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Création des horizons : Consiste à insérer les horizons stratigraphiques dans la grille des
piliers(Figure 46).
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Well log up scaling : Le processus du up scaling (mise à l'échelle) des loggings de puits calcule
la moyenne des valeurs des cellules de la grille 3D qui sont pénétrées par les puits. Chaque
cellule obtient une valeur par logging mis à l'échelle. Ces cellules sont ensuite utilisées
comme point de départ pour la modélisation (Figure 47).
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
𝑃𝑜𝑟𝑡é𝑒𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑟𝑒
𝐶𝑜𝑒. 𝐴𝑛𝑖𝑠𝑜𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑒 =
𝑃𝑜𝑟𝑡é𝑒𝑚𝑎𝑗𝑒𝑢𝑟𝑒
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Direction majeure
Direction mineure
Direction verticale
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Direction majeure
Direction mineure
Direction verticale
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Direction majeure
Direction mineure
Direction verticale
5.3.4 Perméabilité
Direction verticle(0°) Direction majeure (150°) Direction mineure (60°)
Paramètre(unité) Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier
pépites(Co) pépites(Co) pépites(Co)
Perméabilité 40,034 0 0,9846 2004,243 0 0,9846 1550,206 0 0,9846
(mD)
Tableau 18: Résultats de la variographie directionnelle de la perméabilité du TAGS
96
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Direction majeure
Direction mineure
Direction verticale
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Vue du
Toit
Vue du
mur
Vue du
Nord
Modèle du
réservoir
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Vue du
Toit
Vue du
mur
Vue du
nord
Modèle du
réservoir
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
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Vue du
Toit
Vue du
mur
Vue du
nord
Modèle du
réservoir
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Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
5.4.4 Perméabilité
Environ 65 % du modèle de la perméabilité dans la zone d’étude montre des valeurs très faibles
strictement inferieures à 1 mD.D’autre part, dans le reste du réservoir elle augmente jusqu’à
60 mD (Figure 63).
Cependant, la perméabilité est isotrope suivant la direction NO-SE par contre le volume d’argile
est isotrope suivant la direction NE-SO(Figure 64), ce qui révèle que la perméabilité diminue au
niveau des formations plus ou moins argileuses et augmente au niveau des formations propres
gréseuses présentant un potentiel d’hydrocarbure.
104
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
Vue du
Toit
Vue du
mur
Vue du
nord
Modèle du
réservoir
105
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
5.5 Conclusion
L’objectif principal de ce chapitre est de mettre en évidence l’évolution et le comportement des
caractéristiques pétrophysiques (Volume d’argile, porosité effective, saturation en eau et
perméabilité) à partir des résultats de signaux diagraphiques, tout en s’appuyant sur la
méthode gaussienne séquentielle. Ceci est fondamental pour l’évaluation de leurs aptitudes de
nature à favoriser une exploitation optimale du réservoir TAGS présentant une constitution
pétrographique à dominance gréseuse constituant les séries inférieures du Mésozoïque,
comportant un pourcentage d’argile pouvant défavoriser par endroit les propriétés
pétrophysiques à assurer une meilleure circulation des fluides dans cette formation gréseuse.
Ainsi, les résultats de la modélisation géostatistique ont permis de localiser les secteurs les plus
favorables à l’accumulation d’un important potentiel d’hydrocarbures. Toutefois, les parties
Nord-Est, centre, et Sud-Ouest du réservoir TAGS du champ de RhourdeAdradéveloppent
106
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
majoritairement de bonnespropriétés pétrophysiques, ce qui confirme le bon emplacement de
la plupart des 16 puits utilisés pour la production gazière.
Toutefois, on note que la partieSud aux alentours du puits producteur RA16, et la partie Sud-
Ouest, respectivement au voisinage des puits producteurs et injecteurs, RA9 et RA11, et aussi la
partie centrale du réservoir du champ de RhourdeAdra, à proximité des puits producteurs 104,
105, 107, RA2, RA8 et RA12, mérite assurément une attention toute particulière, en raison de
ce qu’elle enregistre comme valeurs relativement élevéesen rapport avec de bonnes propriétés
pétrophysiques favorables à l’implantation de nouveaux puits producteurs de gaz.
107
Conclusion générale
Conclusion générale
L’objet d’étude de ce travail de recherchea été concentré sur le réservoir TAGS(Trias Argilo-
Gréseux Supérieur) formant les étages géologiques des séries inférieures du mésozoïque,dont
l’épaisseur varie de 150 à 200m, du champ gazier de Rhourde-Adra faisant partie du champ de
Rhourde-Nouss, situés à la limite entre le SW du bassin de Berkine et le NW du bassin d’Illizi.
Par contre, l'interprétation diagraphique des résultats obtenus au niveau des puits RA-104, RA-
105 et RA-107 a montré un énorme intérêt gazier avec des épaisseurs utiles cumulées allant
d’un minimum de5.487m pour le puits RA-107 à un maximum de 14.63 m pour le puits RA-104.
Etant donné que les résultats obtenus sont limités aux seuls six puits étudiés, produisant du gaz
à partir des Quartzites de Hamra, il était très indispensable de mettre en évidence l’évolution et
le comportement des propriétés pétrophysiques de l’ensemble du réservoir TAGS à partir des
résultats obtenusdes signaux diagraphiques, tout en s’appuyant sur la méthodegaussienne
séquentielle qui vise à proposer une variable régionalisée reproduisant un phénomène (ou
processus) désiré, et en tout en respectant les deux premiers moments du processus,
histogramme et [Link] méthode est bien validée dans l'industrie pétrolière
comme étant une méthode de caractérisation des réservoirs hétérogènes.
Dans notre cas d`étude, Les variogrammes expérimentaux ont été calculés et ajustés à l’aide
des modèles sphériques, à travers l`utilisation du logiciel développé par SCHLUMBERGER-
Petrelpermettant de visualiser les résultats de simulation du réservoir. Cependant, l’analyse
variographique, illustre clairement à travers un coefficient d’anisotropie relativement faible une
corrélation plus ou moins évidente et perceptible, entre le volume d’argile qui diminue contre
l’accroissement des valeurs de la perméabilité et inversement réciproque. Tandis que la
porosité effective et la saturation en eau accusent aussi un faible coefficient
d’anisotropiemontrant cependant une corrélation qui n’est pas évidente mais latente entre ces
deux paramètres.
Ainsi, les résultats de la modélisation géostatistique ont permis de localiser les secteurs les plus
favorables à l’accumulation d’un important potentiel d’hydrocarbures. Toutefois, les parties
Nord-Est, centre, et Sud-Ouest du réservoir TAGS du champ de RhourdeAdra développent
108
Conclusion générale
majoritairement de bonnespropriétés pétrophysiques, ce qui confirme la bonneimplantation de
la plupart des 16 puits utilisés et exploités pour la production gazière.
Toutefois, on note que la partieSud aux alentours du puits producteur RA16 du TAGS, et la
partie Sud-Ouest, respectivement au voisinage des puits producteurs et injecteurs, RA9 et RA11
du TAGS, et aussi la partie centrale du réservoir du champ de RhourdeAdra, à proximité des
puits producteurs 104, 105, 107des Quartzite de Hamra, RA2, RA8 et RA12 du TAGS, méritent
assurément une attention toute particulière, en raison de ce qu’elle enregistre comme valeurs
relativement élevéesen rapport avec de meilleures propriétés pétrophysiques favorables à
l’implantation de nouveaux puits producteurs de gaz.
Nous souhaitons que ce présent travail de recherche constitue une esquisse, un support et un
cadre de recherche porteur et prometteur pour les futurs Projets de Fin d’Etudes qui seront
consacrés à la problématique de cette thématique de recherche visant à développer au mieux
la production des hydrocarbures.
109
Bibliographie
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