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Étude pétrophysique du TAGS en Algérie

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Fatmazohra RAHIL
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Étude pétrophysique du TAGS en Algérie

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République Algérienne Démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique


Ecole Nationale Polytechnique

DEPARTEMENT GENIE MINIER


Mémoire de projet de fin d’études
pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en génie minier

Etudes des données pétrophysiques du réservoir Trias Argileux


gréseux supérieur (TAGS) du champ de Rhourde Adra du Nord-Ouest
du bassin d’Illizi pour une interprétation diagraphique et
modélisation 3D de ce réservoir dans l’objectif d’une meilleure
prospection de nouveaux puits productifs

Elaboré par :

Issaad Abir Fatima Hanetite Hania


Sous la direction de
Mr. CHANANE Larouci Enseignant à l’ENP

Soutenu publiquement le 10/09/2020


Devant le Jury composé de :

Président : [Link] YAHYAOUI - MCA


Rapporteur : Mr. CHANANE Larouci - MAA
Examinateur : [Link] AKKAL - MCA

ENP 2020
République Algérienne Démocratique et populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Ecole Nationale Polytechnique

DEPARTEMENT GENIE MINIER


Mémoire de projet de fin d’études
pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en génie minier

Etudes des données pétrophysiques du réservoir Trias Argileux


gréseux supérieur (TAGS) du champ de Rhourde Adra du Nord-Ouest
du bassin d’Illizi pour une interprétation diagraphique et
modélisation 3D de ce réservoir dans l’objectif d’une meilleure
prospection de nouveaux puits productifs

Elaboré par :

Issaad Abir Fatima Hanetite Hania


Sous la direction de
Mr. CHANANE Larouci Enseignant à l’ENP

Soutenu publiquement le 10/09/2020


Devant le Jury composé de :

Président : [Link] YAHYAOUI - MCA


Rapporteur : Mr. CHANANE Larouci - MAA
Examinateur : [Link] AKKAL - MCA

ENP 2020
Remerciements

Avant tout, nous remercions ALLAH, le tout puissant le miséricordieux, de nous avoir donné
de la santé, de la volonté et du savoir.

Nous tenons à remercier spécialement [Link] Wafa, qui fut la première à nous
faire découvrir le sujet qui a guidé notre mémoire.

Nous tenons à remercier vivement toutes les personnes qui ont contribué au succès de notre
travail d’ingéniorat et qui nous ont aidé lors de la rédaction de ce rapport qui nous a
demandé courage, endurance et surtout réflexion.

Tout d’abord, nous remercions notre encadreur Mr. CHANANE Larouci qui nous a beaucoup
soutenu et qui a veillé à nous guider tout au long de la réalisation de notre projet de fin
d’études.

Son écoute, ses pertinents conseils, ses orientations judicieuses et son suivi durant tout le
projet nous ont permis de corriger nos erreurs, d’être méthodiques et d’acquérir des notions
que nous ignorions pour bien réaliser notre recherche dans les délais.

Nous adressons aussi nos sincères remerciements à nos co-encadreurs [Link] Samir et
[Link] Fayçal, ingénieurs qui par leur riche expérience professionnelle, leur coopération,
leur effort et assistance pour qu’on puisse travailler et assimiler le maximum d’informations,
nous ont permis de réaliser ce travail dans les meilleures conditions.

Nous remercions chaleureusement le personnel de la divison EP/RhourdeNouss-Illizi :[Link]


Djamel, Mr. HAMIOUD Hicham, [Link] Mohamed Laarbi, [Link],
[Link], pour la sympathie dont ils ont fait preuve, à accepter de nous accorder de leur temps et
de nous fournir des données précieuses qui ont contribué à l ‘enrichissement de ce mémoire.

Nous souhaitons témoigner notre profonde reconnaissance et gratitude à nos enseignants


pour leur générosité, pour tous leurs efforts fournis durant nos années d’études au sein de
l’école et pour leur grande patience dont ils ont fait preuve malgré leurs charges
académiques et professionnelles.

Nos sincères remerciements aux membres du jury qui ont accepté d’assister à notre
soutenance et d’évaluer notre travail. Enfin, nous tenons à remercier toute personne ayant
participé de près ou de loin à la réalisation de notre master.
Dédicaces
A toi ma chère maman, qui as œuvré pour ma réussite par ton amour,
ton éducation, ta veille, tes sentiments, et tes sacrifices durant toute
mon existence. Tu es et tu resteras toujours un modèle dans cette vie,
un vrai exemple de femme de principes et de valeurs.

A toi mon cher papa, quoi que je fasse ou je dise, je ne pourrai jamais
te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je te remercie
infiniment pour ton éducation, pour tes conseils habituels, pour ton
aide morale et financière, pour tes encouragements, pour les vœux que
tu souhaites être exhaussés quotidiennement.

A mes très chères sœurs Syrine et Nahla, à mon cher frère


Abderrahmane, pour tous les moments inoubliables que nous avons
passés ensemble, pour votre soutien, pour votre présence, pour votre
réconfort et vos encouragements. Puissent nos liens fraternels se
pérenniser et se consolider pour toujours. J’espère et je souhaite être
digne d’exemple pour vous.

A ma chère binôme et sœur Hania et à toute sa famille. Je n’oublierai


jamais nos moments de joie et de pleursdepuis notre première
rencontre à l’ENP. Je te remercie sans cesse pour ta présence, ton aide
et ta persévérance.

A toute ma famille, pour leur soutien et leurs prières tout au long de


mon parcours universitaire.

A mes chères amies : Maroua, Lina, Sarah et Rym.

A tous mes cher(e)s ami(e)s de l’ENP, merci pour toutes les années
pleines de souvenirs que nous avons passées ensemble. A tous les
enseignants, les employés et tout le personnel de l’ENP.

A tous ceux que j’aime et à ceux qui m’aiment.

Je dédie cet humble travail


…Abir
Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédie ce modeste travail
accompagné d’un profond amour à la femme qui m’a arrosée de
tendresse et d’espoirs, à celle qui a souffert sans me laisser souffrir, qui
n’a jamais dit non à mes exigences, qui ne m’a épargné aucun effort
pour me rendre heureuse et qui m’a bénie par ces prières : mon
adorable mère Mouraia Nadia.

A mon support dans la vie qui m’a appris, m’a supporté et m’a dirigé
vers la gloire Nessreddine mon père.

A ma très chère grand-mère, mes tantes, mes oncles, mes sœurs et


toute la grande famille qui n’ont pas cessé de me conseiller, encourager
et me soutenir tout au long de mes études que Dieu les protège et leur
offre une longue et joyeuse vie.

A mes petits cousins et cousines qui savent toujours comment procurer


la joie et le bonheur dans la famille.

A mes meilleuresamiesRahima et Rachda et à toutes les chères


personnes que j’ai connues dans ma vie et qui ont contribué de près ou
de loin à faire de moi la personne que je suis aujourd’hui

A tous mes ami(e)s de l’ENP, avec qui j’ai passé des moments
inoubliables et qui resteront toujours dans mon cœur.

Sans oublier ma binôme Issaad Fatima Abir pour son soutien moral,
sa patience et sa compréhension tout au long de ce projet. Ce qu’on a
enduré ensemble depuis notre premier jour à l’ENP n’a fait que
grandir notre amitié. Je te souhaite tout le bonheur et la réussite.

A la mémoire de mon grand-père

J’aurais souhaité votre présence en ce moment pour partager ma joie.


Vous m’avez toujours fait preuve d’amour et d’affection, vous êtes
toujours présent dans mon esprit et dans mon cœur. Aussi dans ce
moment de joie, vous avez toutes mes pensées. J’aimerais bien penser
que là où tu es, tu serais fier de ce que j’ai pu accomplir aujourd’hui.

Que votre âme repose en paix.

…Hania
‫ملخص‬
‫ حقل روردالنصالواقع في الشمال الغربي‬، ‫ كتلة رورد العذراء‬، ‫ترتكز دراستنا على الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي‬
.‫من حوض إليزي‬
‫ مشكلة ارتفاع مستوى المياه في ستة آبار منتجة من خالل خزان كوارتزيت الحمراء استلزمت فحص‬، ‫في المقام األول‬
‫ و ذلك من خالل تفسير‬، ‫ بهدف تحويل هذه اآلبار‬، "‫إنتاجية خزان آخراقل عمقا " الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي‬
‫ توصلنا فيالنهايةإلى أن ثالثة آبار مؤهلة‬.)‫ تشبع الماء والنفاذية‬، ‫ المسامية الفعالة‬، ‫معطياتها البتروفيزيائية (حجم الطين‬
.‫للتحويل‬
، ‫ بهدفتحديد المواقع األكثر مالءمة إلنشاء آبار منتجة جديدة‬، ‫اتضح أنه من الضروري إكمال دراستنا على نفس خزان‬
‫ تؤكد النماذج أن الجزء الجنوبي الغربي والوسط من كتلة‬.‫باالعتمادعلى النمذجة الجيوإحصائية لكل خاصية بتروفيزيائية‬
.‫روردالعذراءيمتاز بأفضل الخصائص البتروفيزيائية‬
‫ النمذجة الجيوإحصائية‬-‫المعطيات البتروفيزيائية‬-‫ كتلة رورد العذراء‬-‫ الخزان الطيني الرملي الترياسي العلوي‬: ‫الكلمات الدالة‬

Abstract
Our study focuses on the TAGS reservoir relating to the RhourdeAdra block, of the large
RhourdeNouss field, located at the limit of the Illizi basin to the NW and the Berkine basin to the
SW.
First, the problem of declining gas production recorded in the RhourdeAdra field despite the
significant gas potential due to upwelling at six wells RA101, RA103, RA104, RA105, RA106 and
RA107 producing already gas from the Hamra Quartzites reservoir, raised serious concerns about
the reservoir's profitability, prompting policymakers to examine the productivity of another
shallower reservoir, in this case the "TAGS", with the aim of the conversion of six wells mentioned
above, while proceeding with an exhaustive interpretation of their petrophysical parameters
(volume of clay, effective porosity, water saturation and permeability), where only three wells
(RA104, RA105 and RA107) were qualified and retained for their strong aptitude for conversion.
Due to the high importance of the problem, it turned out to be very imperative to complete our
study on the TAGS reservoir by geostatistical modeling of each petrophysical parameter with a
view to allowing us to locate the area’s most favorable to the establishment of new productive
wells. However, all the models built affirm that the South-West and central part of the RhourdeAdra
field have better petrophysical properties favorable to better productivity.
Key words : TAGS, RhourdeAdra block, petrophysical parameters, geostatistical modeling.

Résumé
Notre étude se concentre sur le réservoir TAGS relatif au bloc de RhourdeAdra, du grand champ de
RhourdeNouss, situésà la limite du bassin d’Illiziau NW et le bassin de Berkine au SW.
En premier lieu, le problème de baisse de production du gaz enregistré dans le champ du
RhourdeAdra malgré l’important potentiel gazier en raison des remontées des eaux au niveau de
six puits RA101, RA103, RA104, RA105, RA106 et RA107 produisant déjà du gaz du réservoir des
Quartzites de Hamra, a suscité de sérieuses préoccupations sur la rentabilité du réservoir, ce qui a
inciter les décideurs à examiner la productivité d’un autre réservoir moins profond, en l’occurrence
le « TAGS », dans le but de la conversion de six puits cités plus haut, tout en procédant par une
interprétation exhaustive de leurs paramètres pétrophysiques (Volume d’argile, porosité effective,
saturation en eau et perméabilité), où trois puits(RA104, RA105 et RA107)seulement ont été qualifiés et
retenus pour leur forte aptitude à la conversion.
En raison de la haute importance de la problématique, Il s’est avéré très impératif de compléter
notre étude sur le réservoir TAGS par la modélisation géostatistique de chaque
paramètrepétrophysique dans l’optique de nous permettre de localiser les zones les plus favorables
à l’implantation de nouveaux puits [Link], tous les modèles construits affirment que
la partie Sud-Ouest et centrale du champ de RhourdeAdra présentent de meilleures propriétés
pétrophysiques favorables à une meilleure productivité.
Mots clés : réservoir Trias Argileux Gréseux Supérieur, bloc de RhourdeAdra, paramètres
pétrophysiques, modélisation géostatistique.
Table des matières
Table des figures
Table des tableaux
Table des abréviations
Introduction générale--------------------------------------------------------------------------------------13

Chapitre 01 : Cadré géographique et contexte géologique de la zone d’étude


1.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 16
1.2 Cadre géographique ------------------------------------------------------------------------------------------ 16
1.2.1 Localisation ------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 16
1.2.2 Historique de la découverte des champs d’exploitation de Rhourde Nouss ---------------------------- 18

1.3 Conditions géologiques de la zone de Rhourde Nouss ---------------------------------------------- 18


1.3.1 Plate forme saharienne --------------------------------------------------------------------------------------------- 19
1.3.2 Province orientale --------------------------------------------------------------------------------------------------- 19
1.3.3 Tectonique de la région--------------------------------------------------------------------------------------------- 21
1.3.4 Lithostratigraphie de la région ------------------------------------------------------------------------------------ 24
[Link] Le paléozoique------------------------------------------------------------------------------------------------- 24
[Link] Le mésozoïque ------------------------------------------------------------------------------------------------- 26
[Link] Le cénozoique-------------------------------------------------------------------------------------------------- 26

1.4 Minéralisation-------------------------------------------------------------------------------------------------- 27
1.5 Bloc de Rhourde Adra ---------------------------------------------------------------------------------------- 27

Chapitre 02 : Notions de base sur le concept de la diagraphie différée


2.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 29
2.2 Types de diagraphie différée ------------------------------------------------------------------------------- 29
2.2.1 Diagraphie électrique ----------------------------------------------------------------------------------------------- 30
[Link] Potentiel spontané ------------------------------------------------------------------------------------------- 30
[Link] Résistivité ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 32
2.2.2 Diagraphie nucléaire ------------------------------------------------------------------------------------------------ 33
[Link] Diagraphie de Gamma-ray ---------------------------------------------------------------------------------- 33
[Link] Diagraphie Neutron ------------------------------------------------------------------------------------------ 35
[Link] Diagraphie de densité ---------------------------------------------------------------------------------------- 36
2.2.3 Diagraphie acoustique ---------------------------------------------------------------------------------------------- 38
[Link] Diagraphie sonique ------------------------------------------------------------------------------------------- 38
2.2.4 Diagraphie auxiliaire------------------------------------------------------------------------------------------------- 39
[Link] Caliper ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 39

2.3 Paramètres pétrophysiques -------------------------------------------------------------------------------- 40


2.3.1 Pétrophysique -------------------------------------------------------------------------------------------------------- 40
2.3.2 La composition de la roche ---------------------------------------------------------------------------------------- 41
[Link] La matrice------------------------------------------------------------------------------------------------------- 41
[Link] Les argiles ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 41
2.3.3 Paramètres pétrophysiques --------------------------------------------------------------------------------------- 42
[Link] Porosité --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 42
[Link] Perméabilité---------------------------------------------------------------------------------------------------- 44
[Link] Résistivité ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 46
[Link] Saturation------------------------------------------------------------------------------------------------------- 48
[Link] Volume d’argile------------------------------------------------------------------------------------------------ 50

2.4 Interprétation de diagraphie (Quick-look log interpretation) ------------------------------------ 50

2.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 51

Chapitre 03 : Notions de base sur la géostatistique


3.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 53
3.2 Notions de base sur la géostatistique ------------------------------------------------------------------- 53
3.3 Application de l’analyse variographique dans le domaine des hydrocarbures--------------- 54
3.3.1 Définition du variogramme ---------------------------------------------------------------------------------------- 54
3.3.2 Variogramme théorique -------------------------------------------------------------------------------------------- 55
3.3.3 Propriétés du variogramme --------------------------------------------------------------------------------------- 56
3.3.4 Schéma théorique et ajustement du variogramme ---------------------------------------------------------- 57
3.3.5 Isotropie et anisotropie --------------------------------------------------------------------------------------------- 58
[Link] Anisotropie géométrique ----------------------------------------------------------------------------------- 58
[Link] Anisotropie zonale -------------------------------------------------------------------------------------------- 59
3.3.6 Directions du variogramme ---------------------------------------------------------------------------------------- 59
[Link] Direction majeure--------------------------------------------------------------------------------------------- 60
[Link] Direction mineure--------------------------------------------------------------------------------------------- 60

3.4 Application de la simulation géostatistique dans le domaine des hydrocarbures ---------- 60


3.4.1 Définition de la simulation géostatistique (Journel, et al., 1978)------------------------------------------ 60
3.4.2 Comparaison entre la simulation et l’estimation géostatistiques ----------------------------------------- 61
[Link] L’estimation (Krigeage) ------------------------------------------------------------------------------------- 61
[Link] La simulation géostatistique-------------------------------------------------------------------------------- 61
3.4.3 La simulation séquentielle ----------------------------------------------------------------------------------------- 62
[Link] Principe de la simulation conditionnelle ----------------------------------------------------------------- 62
3.4.4 La simulation gaussienne séquentielle -------------------------------------------------------------------------- 63

3.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 65

Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits


4.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 67
4.2 Acquisition des diagraphies -------------------------------------------------------------------------------- 67
4.3 Méthode d’interprétation « quick look »--------------------------------------------------------------- 68
4.4 Interprétation des digraphies de puits ------------------------------------------------------------------ 69
4.4.1 Présentation des puits étudiés ------------------------------------------------------------------------------------ 69
[Link] Rhourde Adra 101 -------------------------------------------------------------------------------------------- 69
[Link] Rhourde Adra 103 -------------------------------------------------------------------------------------------- 69
[Link] Rhourde Adra 104 -------------------------------------------------------------------------------------------- 70
[Link] Rhourde Adra 105 -------------------------------------------------------------------------------------------- 70
[Link] Rhourde Adra 106 -------------------------------------------------------------------------------------------- 71
[Link] Rhourde Adra 107 -------------------------------------------------------------------------------------------- 71
4.4.2 Paramètres d’interprétation--------------------------------------------------------------------------------------- 71
4.4.3 Interprétation pétrophysique ------------------------------------------------------------------------------------- 73
[Link] Rhourde Adra 101 -------------------------------------------------------------------------------------------- 73
[Link] Rhourde Adra 103 -------------------------------------------------------------------------------------------- 76
[Link] Rhourde Adra 104 -------------------------------------------------------------------------------------------- 78

[Link] Rhourde Adra 105 -------------------------------------------------------------------------------------------- 80


[Link] Rhourde Adra 106 -------------------------------------------------------------------------------------------- 82
[Link] Rhourde Adra 107 -------------------------------------------------------------------------------------------- 84

4.5 Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------------------- 86
Chapitre 05 : Modélisation 3D du réservoir TAGS
5.1 Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 88
5.2 Présentation du logiciel et méthodologie -------------------------------------------------------------- 88
5.3 Analyse variographique ------------------------------------------------------------------------------------- 93
5.3.1 Volume d’argile ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 93
5.3.2 Porosité effective ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 94
5.3.3 Saturation en eau ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 95
5.3.4 Perméabilité----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 96

5.4 Interprétation du modèle ----------------------------------------------------------------------------------- 97


5.4.1 Volume d’argile ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 98
5.4.2 Porosité effective ---------------------------------------------------------------------------------------------------100
5.4.3 Saturation en eau ---------------------------------------------------------------------------------------------------102
5.4.4 Perméabilité----------------------------------------------------------------------------------------------------------104

5.5 Conclusion----------------------------------------------------------------------------------------------------- 106

Conclusion générale--------------------------------------------------------------------------------------- 108


Bibliographie-------------------------------------------------------------------------------------------------110
Table des figures

Figure 1: Localisation du bassin d’Illizi par rapport aux grands bassins sédimentaires d’Algérie (Wec,
2007) ................................................................................................................................................ 16
Figure 2:Situation géographique de Rhourde Nouss par rapport aux grands domaines géologiques
Algériens (Wec, 2007) ....................................................................................................................... 17
Figure 3 : Situation du gisement gazier de Rhourde Nouss(Sonatrach, 1991) ..................................... 17
Figure 4: Distribution spatiale de la structure de la région de Rhourde-Nouss (Wec, 2007) ............... 18
Figure 5: Carte représentant les limites des domaines structuraux du bassin d’Illizi (Wec, 2007) ....... 19
Figure 6: Coupe géologique Nord-Sud de la province orientale (Wec, 2007) ...................................... 20
Figure 7: Coupe lithostratigraphique du bassin d’Illizi (Wec, 2007) .................................................... 20
Figure 8: Récapitulatif des phases tectoniques affectant la province orientale et la province Triasique
(Beicip, et al., 1987) .......................................................................................................................... 21
Figure 9: Carte structurale montrant la structure complexe du champ de Rhourde-Adra (DeGloyer, et
al., 1997)........................................................................................................................................... 22
Figure 10: Structures de Rhourde-Nouss Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et celle de Rhourde-
Adra(DeGloyer, et al., 1997) .............................................................................................................. 23
Figure 11: Coupe lithostratigraphique type de Rhourde-Nouss (Wec, 2007) ...................................... 24
Figure 12: Classification des outils de diagraphie (Par nous-mêmes) ................................................. 30
Figure 13: Schéma représentant le principe de la polarisation spontanée (Meunier, 2015) ............... 31
Figure 14: Schéma représentant le fonctionnement du latérolog et inductolog(Meunier, 2015)........ 33
Figure 15: Schéma représentant l’énergie émise par les principaux éléments radioactifs (Darling,
2005) ................................................................................................................................................ 34
Figure 16: Schéma du comportement de l’outil GR en face d’un réservoir (Meunier, 2015) ............... 34
Figure 17: Principe de la mesure Neutron (Meunier, 2015) ............................................................... 35
Figure 18: Schéma représentant le principe de la sonde Neutron (Meunier, 2015) ............................ 36
Figure 19: Principe de la diagraphie de densité (Meunier, 2015) ....................................................... 37
Figure 20: Principe du fonctionnement de la sonde sonique (Dominique) ......................................... 38
Figure 21: Exemple d’un schéma d’outil Caliper à 4 bras de Schlumberger ...................................... 40
Figure 22: Les argiles présentant les trois types de répartition (Oberto, 1985) .................................. 41
Figure 23: Les différentes formes de porosité (Oberto, 1985) ............................................................ 42
Figure 24: Schéma représentant le principe de perméabilité(Oberto, 1985) ...................................... 44
Figure 25: L’invasion des formations réservoirs par le fluide de forage (Meunier, 2015) .................... 48
Figure 26: Représentation graphique d’un variogramme expériemental (Petrel, 2017) ..................... 54
Figure 27: Représentation schématique des points de mesure de la variable (Kechiched, 2017) ........ 55
Figure 28: Estimation du variogramme (Kechiched, 2017) ................................................................. 56
Figure 29: Représentation graphique des paramètres du variogramme (Petrel, 2017)....................... 57
Figure 30: Représentation des différents modèles de variogramme les plus répondus (Petrel, 2017) 58
Figure 32: Rose des portées d’une anisotropie géométrique (Kechiched, 2017) ................................ 59
Figure 31: Schéma d’une anisotropie géométrique (Kechiched, 2017) ............................................... 58
Figure 33: schéma de variogrammesreprésentant une anisotropie zonale (Kechiched, 2017) ............ 59
Figure 34: Schéma résumant la méthode de simulation gaussienne séquentielle .............................. 64
Figure 35: Schéma du fonctionnement d’un matériel de diagraphie ................................................. 68
Figure 36: Logging et interprétation du puits RA-101 (Techlog, 2015) ................................................ 75
Figure 37: Logging et interprétation du puits RA-103 (Techlog, 2015) ................................................ 77
Figure 38: Logging et interprétation du puits RA-104 (Techlog, 2015) ................................................ 79
Figure 39: Logging et interprétation du puits RA-105 (Techlog, 2015) ................................................ 81
Figure 40: Logging et interprétation du puits RA-106 (Techlog, 2015) ................................................ 83
Figure 41: Logging et interprétation du puits RA-107 (Techlog, 2015) ................................................ 85
Figure 42: Représentation des 16 puits de Rhourde Adra, utilisés pour la simulation ........................ 89
Figure 43: Surface du Top du TAGS ................................................................................................... 90
Figure 44: Surface du Bottom du TAGS .............................................................................................. 90
Figure 45: Maillage du top, milieu et bottom du TAGS ...................................................................... 91
Figure 46: Horizons stratigraphiques ................................................................................................. 91
Figure 47: Exemple d’un up-scaling des puits .................................................................................... 92
Figure 48: Exemple d’une modélisation pétrophysique ..................................................................... 92
Figure 49: Rose des portées pour le volume d'argile.......................................................................... 93
Figure 50: Variogramme théorique directionnel du volume d'argile .................................................. 94
Figure 51: Rose des portées pour la porosité effective ...................................................................... 94
Figure 52: Variogramme théorique directionnel de la porosité effective ........................................... 95
Figure 53: Rose des portées pour la saturation en eau ...................................................................... 95
Figure 54: Variogramme théorique directionnel de la saturation en eau ........................................... 96
Figure 55: Rose des portées pour la perméabilité.............................................................................. 96
Figure 56: Variogramme théorique directionnel de la perméabilité ................................................... 97
Figure 57: Histogramme du volume d'argile ...................................................................................... 98
Figure 58: Modèles illustrant la distribution spatiale du volume d'argile ........................................... 99
Figure 59: Histogramme de la porosité effective ............................................................................. 100
Figure 60: Modèles illustrant la distribution spatiale de la porosité effective................................... 101
Figure 61: Histogramme de la saturation en eau ............................................................................. 102
Figure 62: Modèles illustrant la distribution spatiale de la saturation en eau................................... 103
Figure 63: Histogramme de la perméabilité..................................................................................... 104
Figure 64: Modèles illustrant la distribution spatiale de la perméabilité .......................................... 105
Table des tableaux

Tableau 1: Comparaison entre la simulation et l'estimation (Kechiched, 2017) ---------------------------- 62


Tableau 2: Coordonnées du puits RA-101 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------ 69
Tableau 3: Coordonnées du puits RA-103 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------ 70
Tableau 4: Coordonnées du puits RA-104 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------ 70
Tableau 5: Coordonnées du puirt RA-105 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------ 70
Tableau 6: Coordonnées du puits RA-106 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------ 71
Tableau 7: Coordonnées du puits RA-107 (Fiche technique établit par Schlumberger) ------------------- 71
Tableau 8: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-101 ------------------ 73
Tableau 9: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-103 ------------------ 76
Tableau 10: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-104 ---------------- 78
Tableau 11: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-105 ---------------- 80
Tableau 12 : Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-106 --------------- 82
Tableau 13: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-107 ---------------- 84
Tableau 14: Données sur les puits du TAGS -------------------------------------------------------------------------- 89
Tableau 15: Résultats de la variographie directionnelle du volume d’argile du TAGS --------------------- 93
Tableau 16: Résultats de la variographie directionnelle de la porosité effective du TAGS --------------- 94
Tableau 17: Résultats de la variographie directionnelle de la saturation en eau du TAGS --------------- 95
Tableau 18: Résultats de la variographie directionnelle de la perméabilité du TAGS --------------------- 96
Table des abréviations

TAGS Tria Argileux gréseux


[Link]. Trias intermédiaire
RN Rhourde Nous
RA RhourdeAdra
mV milliVolts
PS Potentiel Spontané
Rw Résistibité de l'eau
Rt Résistivité de la zone vierge
Rxo Résistiviré de la zone lavée
Rmf Résistivité du filtrat de boue de forage
AIT Array Imager Tool
GR Gamma Ray
NGS Natural Gamma ray Spectrometry
HNGS High Natural Gamma ray Sectrometry
CNL Compensated Neutron Log
Nphie Neutron Porosity(Ø)
FDC Focused Density Compensated
RHOB Bulk Density(ρ)
BHC BoreholeCompensated
FA Fonction Aléatoire
VR Variable Régionalisée
LAS Log Analysist Standard
Introduction générale
Introduction générale

Le gaz naturel représente l'une des plus importantes sources d'énergie dérivant des
[Link], au cours des 30 dernières années, de nombreuses accumulations
d’hydrocarbures ont été découvertes, reconnues et prouvées en Algérieaussi bien par
SONATRACH que par les autres sociétés opératrices étrangères, qui ont effectué et
enregistré8500Km environ de sismique réflexion postérieure à 1970, etun total de 197 forages
réalisés jusqu’à nos jours. Cependant, tous ces puits de forage ont fait l’objet de 79
explorations et 118 projets de développement dans le but d’augmenter la production.

L’utilisation du gaz naturel satisfait un large éventail de besoins ; allant des besoins
domestiques et ménagers à ceux des grandes industries. Hélas, comparé à d’autres sources
d'énergies d’hydrocarbures telles que le pétrole, le prix au mètre cube du gaz naturel est
relativement bas. Pour toutes les compagnies de production, la quantité de production du gaz
naturel doit être assez élevée pour rentabiliser les coûts de production. Il serait donc impératif
de jouer sur les économies d’échelle par l’implication des techniques avancées appropriées afin
d’atteindre un haut débit de production à des coûts raisonnablement acceptables.

Naturellement, la plupart des réservoirs de gaz naturel sont de faible perméabilité, comme
c'est le cas des réservoirs gaziers du bloc deRhourdeAdra (Champ de RhourdeNouss),
constituant l’objet d’études de notre travail de recherche, où le débit de production est
relativement bas, qui à l’instar du problème majeur de remontée des eaux souterraines
affectant le réservoir de Quartzite de Hamra,ce qui implique dans une certaine condition,
l’éventualité du risque d'échec de tout le projet de production dans ce réservoir.

A cet effet, un impact a été constaté sur le faible niveau d’augmentation de la production. Pour
parer à cette éventualité de se produire et assurer une période d'exploitation fructueuse, le
recours à une étude analytique, examinant la productivité d’un autre réservoir moins profond
dont l’objectif de permettre la reconversion des puits producteurs des Quartzites de Hamra
vers les puits du réservoir du TAGS dans le champ de RhourdeAdra, s’avère indispensable dans
l’objectif d'atteindre un meilleur débit de production afin de rentabiliser les coûts et générer
des profits. A ce propos, il s’avère très impératif de déterminer à travers les paramètres
pétrophysiques (Porosité, saturation en eau, perméabilité et volume d’argile)caractérisant le
réservoir « Trias Argileux Gréseux Supérieur »les raisons et les facteurs qui sont à l’origine de
cette situation pouvant entraver l’augmentation du niveau de production, tout en s’appuyant
sur les outils de travail suivants :

 L’utilisation de plusieurs logiciels adaptés pour le traitement des logs de forages en relation
avec les données pétrophysiques du réservoir gazier,
 La construction d’un modèle tridimensionnel par la méthode simulation géostatistique du
réservoir gazier du TAGS servant comme un support pour confirmer davantage les zones de
projection favorables aux perforations de nouveaux puits assurant unemeilleure
rentabilitéautour des puits pris comme référence représentant les meilleurs paramètres
pétrophysiques.

13
Introduction générale
L’objet d’étude de notre travail de recherche consiste en premier lieu à analyser les
caractéristiques pétrophysiques du réservoir Trias Argileux Gréseux Supérieur
(TAGS)constituant l’un des réservoirs les plus importants dans la région, pouvant présenter des
zones plus favorables à l’implantation de nouveaux puits productifs et moins affectés par le
risque de remontée du niveau d’eau.

Toutefois, avec le traitement analytique des diagraphies différées à l’aide du logiciel Techlog,
cette étude vise essentiellement les objectifs de :

 Calculer et interpréter les paramètres pétrophysiques ;


 Caractériser et déterminer la nature des fluides imprégnant les puits étudiés;
 Déterminer l’épaisseur des bancs utiles.

Les résultats obtenus à partir des mesures diagraphiques, qui sont déterminantes dans
l’évaluation de la qualité économique du réservoir, nous permettent de bien connaitre les
paramètres pétrophysiques (Porosité, saturation en eau, perméabilité et volume d’argile) qui
conditionnent le réservoir et aussi de comparer les puits entre eux.

Cependant, ces mesures diagraphiques fournissent des informations très précises et


ponctuelles limitées à l’emplacement des puits. En effet, pour compléter notre travail de
recherche relatif à ce réservoir, il est fondamental de réaliser une modélisation 3D de ce
réservoir restituant une meilleure représentation spatiale de la distribution des différents
paramètres pétrophysiques, en faisant appel à la méthode de simulation géostatistique
« Simulation Séquentielle Gaussienne » à l’aide du logiciel Pétrel.

La configuration géométrique du modèle du réservoir pétrolier joue un rôle de plus en plus


prépondérant dans l’industrie pétrolière, car il est utilisé tout au long de la durée de vie
d’exploitation du gisement en vue de planifier les éventuelles études complémentaires à
effectuer, mais aussi, surtout pour optimiser l’implantation de nouveaux puits de production.

La méthodologie de notre travail de recherche fera l’objet d’une synthèse bibliographique


technique, définissant les concepts d’études utilisés, basée sur les anciens travaux de
recherches très pointus s’appuyant sur les différentes simulations illustrant la thématique de
recherche. Pour cela, notre plan d’étude adopté sera consacré aux traitements des chapitres
suivants :

 Le premier chapitre, Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude ;


 Le deuxième chapitre, Notions de base sur le concept de la diagraphie différée ;
 Le troisième chapitre, Interprétation des données diagraphiques ;
 Le quatrième chapitre, Notions de la géostatistique ;
 Le cinquième chapitre, Réalisation du modèle 3D du réservoir cible ;
 Une conclusion générale.

14
Chapitre 01

Cadre géographique
et contexte
géologique de la zone
d’étude
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

1.1 Introduction
Notre Projet de fin d’études s’articule autour de la zone d’étude de RhourdeNouss-Illizi, située à
la limite entre les deux grands bassins de la province orientale, le bassin de Berkine au Nord et
celui d’Illizi au Sud, et où le projet d'exploitation du gaz est détenu par Sonatrach.
Cette région est caractérisée par la présence de treize
accumulationsd’hydrocarbures,comportant une dizaine de réservoirs. Cependant, ces
réservoirs se subdivisent en trois principaux groupes : le Trias, argilo-gréseux supérieur (TAGS) –
leTrias intermédiaire ([Link].)- le Trias argilo-gréseux inférieur(TAGI), le Silurien (l’infra-TAGS)
etl’Ordovicien. Le gaz à condensat est le fluide le plus important, faisant de cettezone d’étude
la deuxième région gazière d’Algérie. L’huile est représentée principalementsous forme
d’anneaux, avec des épaisseurs variant de quelques mètresà quelques dizaines de mètres.

1.2 Cadre géographique

1.2.1 Localisation
RhourdeNouss, est un champ beaucoup plus gazifière que pétrolifère, situé dans le bassin d'Illizi
qui fait partie de la province orientale, localisé à l’Est de la plateforme saharienne Algérienne
(Figure 1). Il est délimité par :
 Les latitudes : 26° 30' - 29° 45' N.
 Les longitudes : 05° 00' - 09° 50' E.
Sur la carte des quartiers pétroliers, le bassin d'Illizi se prolonge vers le Nord sous le bassin de
Berkine, s’étalant sur une longueur de 50 Km tout au long de la frontière Libyenne couvrant
ainsi une superficie de 108.424 Km².

Figure 1:Localisation du bassin d’Illizi par rapport aux grands bassins sédimentaires d’Algérie (Wec,
2007)
16
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Selon la carte des domaines géologiques algériens, donnée en (Figure 2 et Figure 3), Rhourde-
Noussest localisée entre :

 Les latitudes : 29°16’ et 30° Nord.


 Les longitudes : 06°24’ et 07° Est.

Figure 2:Situation géographique de RhourdeNouss par rapport aux grands domaines géologiques
Algériens (Wec, 2007)

Figure 3: Situation du gisement gazier de RhourdeNouss(Sonatrach, 1991)

17
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

1.2.2 Historique de la découverte des champs d’exploitation de RhourdeNouss


Les travaux de recherche sur les hydrocarbures dans cette région ont débuté en 1956 par la
compagnie EL PASO France Afrique, où les travaux de forage ont fait l’objet d’un seul test qui a
été effectué dans l’étage géologique du Barrémo-Néocomiendans la structure de Hamra, et qui
a servi à l’implantation du premier puits HR1.
La poursuite des travaux de forage dans cette même structure a permis, en 1958, de forer le
puits HR2. Ce dernier a donné du gaz dans les réservoirs du Trias Gréseux et l’Ordovicien.
Dès lors, les travaux ont été poursuivis vers l’Ouest avec la mise en évidence, en 1959, de la
structure de Ramade Nord qui a malheureusement fourni des résultats négatifs.

Par la suite, il a été jugé très judicieux d’orienter les recherches vers le Nord-Est, où la structure
de Rhourde- Nouss a été mise amplement en évidence. En 1962, le sondage RN1 dont la
profondeur est de 2100m,s’est soldé parla présence du gaz dans le Trias et le Gothlandien. A
partir de cette découverte, plusieurs autres puits ont été forés dans toute la région comme il
est illustré dans (Figure 4).

Figure 4: Distribution spatiale de la structure de la région de Rhourde-Nouss(Wec, 2007)

1.3 Conditions géologiques de la zone de RhourdeNouss


Il est fondamental d’introduire la géologie de notre zone d’étude,champ de Rhourde-Nouss, qui
s’inscrit dans le cadre de la géologie régionale de la province orientale, située à l’Est de la
plateforme saharienne, tout en établissant plus de détails sur le contexte géologique du bassin
d'Illizi en relation avec celui du champ de Rhourde-Nouss.

La région de Rhourde-Nouss se situe en bordure Sud du bassin triasique et culmine sur le horst
de l’ensemble Rhourde-Nouss ;EssaouiMellane, constituant une extension du môle d’Amguid
El-Biod vers l’Est(Figure 5), et dont la limite entre ces ensembles est identifiée par la faille de

18
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Ramade, qui a un rejet de 2000m. Rhourde-Nouss se situe au Nord-Ouest du bassin d’Illizi, au


Sud-Ouest du bassin de Berkine et au Sud-Est du sillon de Marfag.

Figure 5: Carte représentant les limites des domaines structuraux du bassin d’Illizi (Wec, 2007)

1.3.1 Plate forme saharienne


La plateforme saharienne couvre une très grande partie du territoire Algérien, située au Sud de
la cassure atlasique. Sa lithostratigraphie est caractérisée en dominance par une puissante
couverture sédimentaire du paléozoïque, qui repose en discordance sur le socle précambrien,
elle est structurée en plusieurs bassins sédimentaires, séparés par des zones hautes (dorsale,
éperon, môle et voûte), où trois provinces sont distinguées : province occidentale, triasique et
orientale dans laquelle est circonscrit le champ d'étude deRhourde-Nouss, situé
majoritairement dans le NW du bassin sédimentaire d’Illizi.

1.3.2 Province orientale


La province orientale, située à l'Est de la plateforme saharienne, se compose principalement
desdeux grands bassins d'Illizi et de Berkine, séparés par le môle d'Ahara(Figure 6). Elle abrite
une très importante réserve d’hydrocarbures, à dominance gazière dans le bassin d’Illizi et
pétrolièredans celui de Berkine.
Le bassin d'Illizi, est limité à l'Ouest par le môle d'Amguid-El Biod et à l'Est par le môle de
Tihembokaaux frontières libyennes.

19
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Figure 6: Coupe géologique Nord-Sud de la province orientale (Wec, 2007)

Figure 7: Coupe lithostratigraphique du bassin d’Illizi(Wec, 2007)

20
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

La coupe lithostratigraphique(Figure 7), montrant toute la profondeur du bassin d'Illizi, qui


évolue depuis le Précambrien jusqu’au début du cénozoïque, structuré selon les sondages
géophysiques, sur une épaisseur de plus de 3000m. Cependant, les réservoirs d’hydrocarbures,
sont largement confinés dans les étages géologiques du paléozoïque et relativement dans ceux
du Trias et Jurassique.

1.3.3 Tectonique de la région


L’histoire structurale de la région de Rhourde-Nouss, a une relation directe avec celle du môle
d’Amguid El-Biod, qui a subi de grandes transformations structurales à travers les différents
âges géologiques, et a façonné à son tour une bonne partie de la plateforme saharienne. Il a été
caractérisé par une grande mobilité et a été fortement rejoué lors des différentes phases
tectoniques, notamment au cours de la phase autrichienne du Crétacé(Figure 8).

Figure 8: Récapitulatif des phases tectoniques affectant la province orientale et la province


Triasique (Beicip, et al., 1987)

21
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Deux directions structurales dominantes et majeures sont identifiées dans la région par un
système de failles inverses dérivant d’une tectonique compressive, dont :

 La direction N-S qui correspond à l’orientation de la faille de Ramadeet de la structure de


Hamra au Sud ;
 La direction NE-SW conjuguée à la direction NW-SE qui dominent largement, et identifiées
par une série d’accidents dans tout le bassin d’Illizi pour se prolonger jusqu’au bassin de
Berkine.

Ces deux directions majeures, se retrouvent dans la zone d’étude où l’orientation N-S est
observée sur les anticlinaux de RhourdeAdra-Sud et Nord, Rhourde-Nouss SE, tandis que les
structures de Draa-Allal, Rhourde- Nouss SWsont associées aux accidents NE-SW conjuguées à
ceux de NW-SE.

Quant à la structure très accusée de Rhourde-Nouss Centre, elle se situe à l’intersection


d’accidents orientés suivant les deux directions, ce qui explique clairement son ampleur de
fermeture structurale exceptionnelle développant ainsi des pièges structuraux de plus de 1 000
m. Toutefois, la(Figure 9)montre avec évidence le type de complexité structurale affectant tout
le champ gazier de RhourdeNouss.

Figure 9: Carte structurale montrant la structure complexe du champ de Rhourde-Adra(DeGloyer, et


al., 1997)

Au cours du Tertiaire, d’importantes déformations de phase atlasiqueont affecté tout le


secteur, en particulier le long de l’axe NE-SW de Rhourde-Adra. Les accidents subméridiens qui
ont rejoué en décrochement sénestre, ont été à l’origine de la modification de la géométrie des
pièges structuraux d’âge crétacé (Figure 10).

22
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Figure 10: Structures de Rhourde-Nouss Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et celle de Rhourde-


Adra(DeGloyer, et al., 1997)

Il est vérifié que le potentiel du système pétrolier principal est lié à l’association des roches
mères du Silurien inférieurargileux, et un système pétrolier secondaire associé au réservoir
profond des quartzites de Hamra de l’ordovicien moyen.

Les gisements de Rhourde-Nouss produisent de l’huile et du gaz riche en condensat à partir


desréservoirssitués à différents intervalles de profondeur. La (Figure 11) montre le nombre
important de réservoirs appartenant à la même structure, répartis dans un complexe
sédimentaire épais de 2000 m environ.

23
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

Figure 11: Coupe lithostratigraphique type de Rhourde-Nouss(Wec, 2007)

1.3.4 Lithostratigraphie de la région

[Link] Le paléozoique
 Le Cambrien : Son épaisseur varie de 200 à 250m. Il correspond aux grès de Hassi-Messaoud,

et est essentiellement formé de quartzites très fines à grossières avec de fines laminations
d’argile noire micacée et silteuse.
 L’Ordovicien :Son épaisseur varie de 800 à 1100m. Il débute par une épaisse séquence

argilo-gréseuse comprenant les formations suivantes :

24
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

 La zone des alternances : C’est une alternance de grès fins quartzitiques et d’argile noire
silteuse, d’une épaisseur allant de 100 à 150m.

 Les argiles d’El Gassi : Epaisses de 70 à 130m, ce sont des argiles noires silteuses micacées.
 Les grès d’El Atchane :C’est une alternance d’argiles silteuses et de grès fins sur une
épaisseur variant de 60 à 80m.
 Les Quartzites de Hamra :C’est une importante formation constituée de quartzites et de
grès quartzitiques translucides à gris-clair fins à moyens avec quelques laminations d’argile
noire. Son épaisseur varie de 200 à 250m
 Les grès d’Ouargla : Cette formation dont l’épaisseur varie de 70 à 120m, débute par des
grès quartzitiques gris-beige, très fins, légèrement argileux surmontés par des argiles
silteuses.
 Les argiles d’Azzel :Epaisses de 60 à 70m, ce sont des argiles noires silteuses et micacées
avec des traces de pyrite, admettant quelques intercalations de grès moyens à grossiers.
 Les grès d’Oued Saret :C’est une alternance de grèsgris-clair à quartzitiques et d’argiles
noires silteuses micacées sur une épaisseur variant de 20 à 80m.
 La Dalle de M’Kratta :Est la dernière formation de l’Ordovicien formée de grès quartzitiques,
mal classés, de couleur gris-foncé dont l’épaisseur régionale varie de 4 à 25m.
 LeSilurien : Est formé d’une épaisse série argileuse à sa base, surmontée par un ensemble
argileux gréseux. Cet ensemble constitue une excellente roche mère qui a contribué à la
mise en place d’une grande partie des hydrocarbures de la région.
 Le silurien argileux : Epais de 150 à 240m, il constitue la roche mère de la région, et est
constitué d’argiles gris-noires micacées légèrement silteuses.
 Le silurien argileux gréseux : Il est subdivisé de bas en haut en 6 unités :
o Unité M1 : C’est une intercalation d’argile gris-foncé et de grés fins sur une épaisseur de 10 à
60 m.
o Unité M2 :Son épaisseur varie de 30 à 120m. Elle est constituée d’argile semblable à celle de
l’unité M1 où s’intercalent rarement de fines passées de grés clair, fin à moyen.
o Unité A1 :Son épaisseur varie de 30 à 120m. Elle est constituée d’argile gris-clair, fin à
moyens, et d’argiles gris-foncé, silteuse et micacée, riche en faune(Graptolites, Lamellibranches,
Brachiopodes).
o Unité A2 :Son épaisseur varie de 5 à [Link] est constituée d’argile gris-foncé à noire,
silto-sableuse, de grés gris-clair à gris-foncé, fins à moyens, avec des traces de lamellibranches
et de Brachiopodes.
o Unité B1 :Son épaisseur peut aller jusqu’à 150m. Elle est constituée d’argile gris-foncé,silto-
sableuse où s’intercalent quelques bancs gréseux. Il y’a aussi présence de Lamellibranches,
Gastéropodes et divers débris organiques. Cette unité est parfois partiellement érodée.
o Unité B2 : Son épaisseur varie de 0 à 200 m. Dernier terme de silurien, elle n’est présente
que sur les 2/3 de la région, et est constituée d’alternances des grés gris-clair à brunâtre, fin
à moyen, glauconieux et d’argile gris-foncé, indurée et micacée. A noter des traces de débris

25
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

organiques et de Lamellibranches. La rapide variabilité de son épaisseur est due aux séquences de
l’érosion hercynienne.

[Link] Le mésozoïque
Les séries mésozoïques sont transgressives et discordantes sur les terrains paléozoïques.
 LeTrias : Subdivisé en cinq unités qui sont de bas en haut : TAGI, Tint-I, TAM, Tint-II et enfin

le TAGS.
 TAGI : Trias Argileux Gréseux Inférieur, épais de 0 à 70m, c’est le premier terme du

Mésozoïque, il débute par des conglomérats à sa base,surmontés par une alternance de grés
fins à moyens et d’argile silteuse résultants d’un système fluviatile anastomosé.
 [Link]-I : Trias Intermédiaire-I, épais de 0 à 70m, c’est une alternance d’argile gris-verdâtre,

silteuse, et de grés fins à moyens, gris à gris-beige, à extension latérale limitée, déposés en
système fluviatile méandriforme.
 TAM : Trias Argileux Moyen, épais de 20 à 40m, c’est essentiellement une argile rouge

violacée, sableuse, indurée avec quelques passées de grès gris-clair à brun, moyen à fin.
 [Link]-II : Trias intermédiaire-II, épais de 50 à 80m, c’est une alternance d’argile rouge silteuse

à sableuse et de grès gris-brun à beige, fin à grossier.

 TAGS : Trias Argilo-Gréseux Supérieur, dont l’épaisseur varie de 150 à 200m, représente le
dernier terme du Trias. C’est un ensemble argilo-gréseux avec une prédominance de grès
moyens à grossiers, qui présentent de bonnes porosités ainsi que de bonnes
perméabilités. Il assure aussi une bonne continuité latérale de ce dépôt.
 Lejurassique :Composé du Lias, du Dogger et du Malm, est largement développé dans la
région.
 Lias : Est subdivisé en trois ensembles lithologiques distincts qui sont :
o Lias argileux : Epais de 40 à 60m, essentiellement formé d’argile rouge tendre. Il représente
la couverture du réservoir TAGS.
o Lias Salifère : Epais de 100 à 500m, constitué de sel translucide et quelques rares passées
d’argile.
o Lias Argilo-Dolomitique : Epais de 60 à 100 m, il présente deux bancs repères : - l’horizon-B
dolomitique et argileux et - l’horizon-H anhydritique,constituant un excellent repère
sismique.
 Dogger et Malm : l’épaisseur de l’ensemble varie de 300 à 500m ; il est essentiellement
gréseux avec intercalation d’argile.
 Lecrétacé :Est présent avec tous ses étages, allant du Néocomien au Sénonien.

[Link] Le cénozoique
Les séries cénozoïques ne sont représentées que par le Mio-Pliocène dont l’épaisseur est
d’environ 300m.
L’épaisse série de recouvrement supra-Trias, d’environ 2000m, n’a montré aucune
accumulation d’hydrocarbures. Elle joue cependant un rôle important dans l’enfouissement des
séries sous-jacentes d’intérêt pétrolier.

26
Chapitre 01 : Cadre géographique et contexte géologique de la zone d’étude

1.4 Minéralisation
Le système pétrolier principal est validécomme étant lié à l’association des roches mères du
SilurienInférieur, des pièges de fortes amplitudes générés par les mouvements dits autrichiens,
des réservoirs duTrias et du Silurien Argilo-Gréseux et de l’excellente couverture de l’ensemble,
constituée par lesévaporites du Lias. Les pièges sont supposés avoir mis en placeles migrations
latérales de longue distance, provenant de l’Ouest et du Nord, et probablement, verticalement
à travers les failles.
Le réservoir du TAGS, qui constitue le principalréservoirde Rhourde-Nouss,a une épaisseur qui
varie entre 100et 200m.

Du point de vue du potentiel pétrolier, le réservoir du TAGS se subdivise en trois ensembles :


 La partie basale, constituée du grès et d’argile à la base.

 Le réservoir principal, à dépôt de mode fluviatile en tresses, est la partie la plus productive
du réservoir, avec les meilleures caractéristiques des paramètres pétrophysiques et les
meilleures saturations en hydrocarbures.
 La partie sommitale, est la partie la plus argileuse et généralement la moins intéressante du
point de vue des caractéristiques pétrophysiques du réservoir.

1.5 Bloc de RhourdeAdra


D’orientation Nord-Est/Sud-Ouest, le champ de RhourdeAdra a été découvert deux années
après de celui de RhourdeNouss (1964). Il est limité au Nord par RhourdeChouff, au Sud par
RhourdeAdra Sud et à l’Ouest par RhourdeNouss SE (fig. 4). Il s’agit d’un champ de gaz dont le
réservoir principal se situe dans le Trias Argilo-Gréseux Supérieur (TAGS). Les faciès
appartenant au Trias Argilo-Gréseux Inférieur (TAGI) et au Trias Gréseux Intermédiaire (TGI)
sont des réservoirs à faible production de gaz.

27
Chapitre 02
Notions de base sur le
concept de la
diagraphie différée
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

2.1 Introduction
Les diagraphies et la géophysique constituent les méthodes de base qui sont mises en œuvre à
l’intérieur d’un forage, et auxquelles on fait fondamentalement recours pour identifier et
reconnaître la structure du sous-sol inhérent au terrain géologique faisant objet de notre région
d’étude. Elles permettent en effet l’enregistrement en continu des paramètres physiques et
pétrophysiques en fonction de la profondeur. Les outils utilisés peuvent être centrés au puits
ou appliqués contre la paroi du trou. Les outils ont des profondeurs d'investigation et des
pouvoirs de résolution très variables.(Bouache, 2018)

C’est en 1927, qu’a été réalisé le premier enregistrement de diagraphie par les frères Conrad et
Marcel SCHLUMBERGER. (Bouache, 2018)
L’enregistrement des paramètres est effectué pendant la remontée de la sonde dans le puits
(ouvert ou tubé), ainsi on distingue trois types de diagraphies :

 Diagraphies Instantanées (LoggingWhileDrilling) : réalisées pendant le forage,


 Diagraphies Différées (WirelineLogging) : enregistrées lors d’un arrêt ou en fin de forage,
 Diagraphies Différées SUKLine : réalisées en production. (Bouache, 2018)

Elles assurent aussi les fonctions des corrélations de puits à puits, donc le suivi des horizons
lithologiques entre les sondages, et permettent par la suite de fournir une image en trois
dimensions des structures géologiques. C’est la raison pour laquelle elles revêtent une
importance telle qu’on ne peut plus ignorer de nos jours pour une synthèse
géologique.(Bouache, 2018)

Dans ce deuxième chapitre, nous allons présenter les notions fondamentales relatives au
concept de la diagraphie différée, servant de base requise pour la compréhension du contenu
des prochains chapitres.

2.2 Types de diagraphie différée


Les diagraphies différées sont des enregistrements effectués à l’arrêt du forage en trou ouvert
ou tubé, après retrait des tiges de forage du [Link] principales informations recueilles de ces
diagraphie sont essentiellement :(Bouache, 2018)
 La résistivité et le potentiel spontané ;

 La radioactiviténaturelle (contenu en Potassium, Thorium et Uranium) ;

 La densité de la formation, sa porosité et sa perméabilité ;

 La température de boue de forage ;

 Les paramètresgéométriques (diamètre du sondage ainsi que la déviation et l’azimut) ;

29
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 12: Classification des outils de diagraphie (Par nous-mêmes)

2.2.1 Diagraphie électrique

[Link] Potentiel spontané


a. Principe
C’est le potentiel électrique mesuré dans la colonne de la boue par rapport à un potentiel de
référence fixe. Ce dernier est principalement dû au déséquilibre ionique crée entre l’eau de la
formation et la boue de forage par les formations perméables ou non. Il dépend de la salinité
de l’eau de la formation, du filtrat et de la teneur en argile(Figure 13). Le potentiel spontané est
exprimé en millivolts (mV).(Bouache, 2018)
b. Outil
Sur le terrain, la mesure de potentiel spontané est réalisée à l'aide d'un multimètre à haute
impédance d’entrée, et de deux électrodes non-polarisables déplacées manuellement sur
l’ensemble de la zone à investiguer. Un nombre important de mesures ponctuelles de potentiel
est ainsi réalisé, et permet d’établir un profil ou une cartographie de la zone. On notera que
cette méthode nous renseigne uniquement sur l’existence ou non d’une circulation hydraulique
superficielle, mais ne nous permet pas d’identifier à quelle profondeur elle a lieu. Il s’agit
toutefois d’un outil très puissant, lorsque l’on souhaite répertorier l’ensemble des chenaux
d’écoulement préférentiel existant à l’endroit d’une zone d’étude.(Bouache, 2018)
En règle générale, les mesures de PS sont superposées aux profils de résistivité
électrique.(Bouache, 2018)

30
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 13: Schéma représentant le principe de la polarisation spontanée (Meunier, 2015)

c. Application
Le potentiel spontané permet selon (Bouache, 2018)de :
 Mettre en évidence les bancs poreux et perméables ;

 Localiser certains niveaux imperméables ;

 Calculer le pourcentage d’argile contenue dans la roche réservoir ;

 Calculer la résistivité de l’eau d’imbibition Rw, ce qui permet d’obtenir la salinité et donc la

qualité chimique de cette eau.


Il est à noter qu’il existe plusieurs facteurs influençant la forme et l’amplitude des déflexions du
potentiel spontané (salinité des fluides, épaisseurs des bancs, résistivité, présence d’argile, effet
des formations compactes, dérive de la ligne de base et la perméabilité) (Bouache, 2018).

31
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

[Link] Résistivité
a. Principe
Le principe de cette diagraphie est de mesurer le degré d’opposition d’une couche au passage
d’un courant électrique. La résistivité d’une formation est un paramètre de base qui exprime
son contenu en fluide (eau, hydrocarbure) en relation avec la porosité de la roche, et qui est
aussi fonction de la salinité de l’eau de la formation, de la teneur en argile en rapport avec sa
résistivité du fait que les formations perméables sont envahies par le filtrat de boue de forage.
La valeur de la résistivité aux abords immédiats du sondage n’est pas représentative de la
résistivité réelle de la formation telle qu’elle était avant le forage.
D’autre part, la mesure de la résistivité (Ω.m) de la zone envahie permet une évaluation de la
mobilité des hydrocarbures.(Radhi, 2016)

b. Outil
Les outils de résistivité sont destinés à donner des informations sur la saturation en eau à partir
de la connaissance de la résistivité de cette dernière et de la porosité de la formation. Les outils
traditionnels sont très sensibles aux conditions du trou.

D'autre part, l'influence importante des formations adjacentes ne peut être négligée tant que la
formation intéressante n'est pas plus épaisse que l'espacementde 5 fois au moins.
Il a donc fallu développer des systèmes d'outils où l'influence des couches adjacentes est
considérablement diminuée. Ce sont donc les outils où le courant électrique que l'on envoie est
focalisé, c'est à dire que, grâce à un système d'électrodes, on réalise un faisceau de lignes de
courant parallèles, ce faisceau pénètre les formations perpendiculairement à l'axe du trou.
On obtient avec ce genre d'outil une bonne valeur de la résistivité de la zone vierge Rt. Les
résistivités les plus utilisées sont celles qui sont focalisées. Pour cela deux groupes sont définis
selon (Bouache, 2018):

 Les latérologs, utilisant une boue salée : Ces outils ne sont utilisés qu’en présence de boue
conductrice. Les dispositifs de mesure sont constitués d’un système d’électrodes émettrices,
d’un système d’électrodes réceptrices et d’un système d’électrodes de focalisation du
courant à pénétrer latéralement dans la formation.
Les outils à système radial ayant un grand rayon d’investigation, fournissent une mesure
proche de celle de la zone vierge Rt(Figure 14).
Les outils ayant un faible rayon d’investigation, ne donnent que des mesures de la résistivité
de la zone lavéeRxo.

 Les inductologs, utilisant une boue douce ou non conductrice : Ces outils sont destinés aux
mesures de résistivité dans le cas d’une boue de forage non conductrice (huile). Ils
comportent des bobines émettrices qui engendrent un courant électromagnétique, ce
dernier se propage dans les formations en induisant un courant secondaire dit « courant de
Foucault », ce champ électromagnétique est mesuré par une bobine réceptrice (Figure14).
L’outil le plus récent de la série des outils à induction et l’AIT (ArrayImagerTool).

32
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 14: Schéma représentant le fonctionnement du latérolog et inductolog(Meunier, 2015)

c. Utilisation

Ce type de diagraphie électrique a pour but d’après (Radhi, 2016):


 La détermination de la lithologie et les milieux de dépôts ;

 Le calcul de la porosité ;

 La détermination de la saturation en eau.

2.2.2 Diagraphie nucléaire

[Link] Diagraphie de Gamma-ray


a. Principe
L’outil Gamma-Ray mesure l’intensité du rayonnement Gamma émis spontanément des
formations géologiques, cette radioactivité naturelle est due à la désintégration de certains
éléments contenus dans la composition chimique de certains minéraux des roches. Dans les
roches sédimentaires, trois éléments contribuent à la radioactivité gamma (K, Th, U)(Figure15).
Notons que, les réflexions données par les diagrammes des rayons gamma sont en fonction non
seulement de la radioactivité des formations, mais aussi de celle de la densité de la boue de
forage, du diamètre du trou de forage et de l’existence du tubage. L’utilisation des abaques de
Schlumberger permet de réaliser les corrections nécessaires.(Darling, 2005)

33
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 15: Schéma représentant l’énergie émise par les principaux éléments radioactifs(Darling, 2005)

b. Outil
Il existe plusieurs outils de gamma-ray, parmi eux NGS (Natural Gamma
Spectrometry)(Figure16) et le HNGS (qui a pour fonction d’enlever l’effet de la Baryte). On peut
en effet, mesurer tout l’éventail des émissions gammas produites par la formation ou par un
choix convenable de fenêtres d’énergie (Potassium : 1360KeV à 1560KeV, Uranium : 1660KeV à
1860KeV, Thorium : 2410KeV à 2810KeV),pour faire une discrimination entre le rayonnement
dû au potassium, thorium ou à l’uranium, on parle dans ce cas précis de spectrométrie-
gamma.(Darling, 2005)

Figure 16: Schéma du comportement de l’outil GR en face d’un réservoir (Meunier, 2015)

34
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
c. Utilisation

La diagraphie de Gamma-Ray permet d’après (Radhi, 2016) :

 D’apporter des informations lithologiques.


 De mettre bien en évidence les niveaux d’argiles constituant souvent les limites des
réservoirs dans le sous-sol.
 Les corrélations entre sondages et la détection de discordances.
 D’enregistrer pour les formations sédimentaires une radioactivité importante dans les
formations argileuses qui renferment du potassium (illite spécialement), les sels de
potassium et les formations riches en matière organique pouvant concentrer de l'uranium.

[Link] Diagraphie Neutron


a. Principe
Le CNL(Compensated Neutron Log),mesure l’attitude d’une formation à ralentir les neutrons
rapides émis par une source placée sur l’outil(Figure 17) ; suite à leur collision avec les noyaux
d’hydrogène(le Neutron), la réponse de l’outil est fonction de la teneur d’hydrogène, porosité
et du type de fluide contenu dans la formation. La principale information recueillie de cette
diagraphie est la porosité.(Bouache, 2018)

Figure 17: Principe de la mesure Neutron(Meunier, 2015)

b. Outil
Il enregistre les neutrons thermiques, mais pour diminuer les effets de trou, il comprend deux
détecteurs(Figure 18), où le rapport des taux de comptage des deux capteurs est directement
traduit en indice hydrogène-neutron (porosité neutron).(Bouache, 2018)

35
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 18: Schéma représentant le principe de la sonde Neutron(Meunier, 2015)

c. Utilisation
La diagraphie de Neutron permet selon (Radhi, 2016) de :
 Mesurer la porosité ;
 Différencier les zones à gaz, zones à huile et zones à eau ;
 Définir de la lithologie en combinant avec d’autres diagraphies ;
 Analyser la sédimentologie, spécialement pour l’analyse faciologique et l’évolution
séquentielle ;
 La corrélation.

[Link] Diagraphie de densité


a. Principe
C’est une diagraphie nucléaire provoquée qui utilise des sources radioactives pour l’émission
des rayons gamma.
On soumit la formation à un rayonnement gamma qui entre en collision avec la matière, et
produit trois types d’interaction (Figure 19)avec une perte d’énergie qui sont :
 Production Paire.
 Effets Compton.
 Effets photo électrique.

Les sources de rayonnement gamma les plus utilisés sont: Cobalt 60, Césium 137.

C’est l’effet Compton et l’effet photoélectrique de faible énergie qui intéressentles


diagraphies de densité. Le premier, permet de mesurer la densité globale de la formation et
le deuxième de mesurer le coefficient d’absorption photoélectrique.

36
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

L’outil densité mesure l’intensité du rayonnement gamma diffusé, cette intensité sera d’autant
plus faible que le nombre de collision sera grand c'est-à-dire la densité de la formation sera
élevée.

Figure 19: Principe de la diagraphie de densité(Meunier, 2015)

b. Outil
Le FDC (Focused Density Compensated), mesure la densité de la formation par interaction des
rayons gammas avec le milieu. Cette densité est fonction du type de roche, de porosité et des
fluides qu’elles renferme. Elle est convertie en porosité équivalente sur les diagrammes de
(RHOB).

En somme, la combinaison des courbes FDC(FocusedDensity Compensated et CNL


(Compensated Neutron Log), permet de détecter les zones àgaz dans un réservoir.

c. Application
L’application de diagraphie de densité permet :
 Le calcul de la porosité ;
 La détermination de la lithologie ;
 La détermination de la zone à gaz (en la combinant aux diagraphies Neutron) ;
 La détection des minéraux lourds ;
 Détermination de la porosité utile en conjonction avec les diagraphies de porosité.

37
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

2.2.3 Diagraphie acoustique

[Link] Diagraphie sonique


a. Principe

La diagraphie sonique BHC(BoreholeCompensated), mesure le temps de propagation d’ondes


acoustiques(de compression) dans la formation(Figure 20). Ce dernier est d’une part
proportionnel à la vitesse et d’autre part, est fonction du type de la roche, de sa porosité et de
son degré de compaction (Dominique).Les principales informations tirées de cette diagraphie
sont :
 La porosité (sonique) ;
 La nature lithologique.

Figure 20: Principe du fonctionnement de la sonde sonique(Dominique)

b. Outil

Le log acoustique BHC(BoreholeCompensated Digital ArrayAcoustic log), présente les données


de mesure de la vitesse du son dans les formations traversées par le puits de forage. L'intervalle
de temps entre l'arrivée des impulsions acoustiques à des récepteurs finies espacés dans
l'instrument est mesuré puis enregistré en microsecondesparpied(ou microsecondes par
mètre).
La porosité peut être calculée lorsque la valeur de la durée du trajet acoustique de la matrice
de formation est connue.(Darling, 2005)

c. Utilisation
La diagraphie sonique permet selon (Radhi, 2016)de :
 Déterminer les propriétés mécaniques de la formation ;
 Analyser les fractures ;
38
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

 Vérifier la cimentation ;
 Corréler la lithologie d’un sondage à l’autre.

2.2.4 Diagraphie auxiliaire

[Link] Caliper
a. Principe

Les dispositifs caliper, font partie intégrante de la plupart des outils de diagraphie standard, car
la mesure de l'axe de forage est un paramètre extrêmement utile pour la correction de
l'environnement (Trou de forage), l’interprétation quantitative et le calcul du volume de
ciment.
Si le trou est circulaire et uniforme, tous les bras du caliper lisent la même valeur. Dans un trou
elliptique, un seul bras du caliper est généralement aligné avec l'axe long, et les trois bras du
caliper indiquent un diamètre plus grand que le petit axe, mais inférieur à l'axe long.(Radhi,
2016)

b. Outil

La mesure du diamètre du trou est réalisée à l’aide de deux bras symétriques articulés et reliés
à un curseur d’un potentiomètre (Figure 21). Les variations du diamètre du trou avec la
profondeur se traduisent par des déplacements latéraux des bras et par conséquent par des
variations de résistance.
La sonde étant motorisée, l’ouverture et la fermeture de l’outil peuvent être réalisées dans le
trou.
Toutefois, le log du caliper enregistré, est une échelle variant entre 6 et 16 inches. (Bouache,
2018)

39
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 21: Exemple d’un schéma d’outil Caliper à 4 bras de Schlumberger

(Dominique)

c. Application
D’après (Radhi, 2016), l’enregistrement du caliper permet :
 La mesure du diamètre du trou pour l’estimation du volume de ciment nécessaire,
 La reconnaissance des zones poreuses et perméables (présence de mud-cake), calcul
d’épaisseur de mud-cake.
 La localisation des intervalles consolidés pour l’ancrage du packer d’essai de formation.
 La correction des mesures de différentes diagraphies de l’effet du trou ou du mud-cake en
vue d’une interprétation plus précise.
 De donner une approche de la lithologie.

2.3 Paramètres pétrophysiques

2.3.1 Pétrophysique
La Pétrophysique est la discipline qui étudie les propriétés physiques et chimiques des roches
en termes de porosité, perméabilité et mécanismes de drainage des fluides saturant les milieux
poreux.
L’apport particulier de la pétrophysique réside dans une meilleure estimation des réserves
d’hydrocarbures et la compréhension du comportement dynamique des réservoirs.

40
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

2.3.2 La composition dela roche

[Link] La matrice
Une roche sédimentaire est constituée de grains consolidés formant la matrice et de pores qui
contiennent les fluides. La matrice lie les grains entre eux. En absence de la matrice, la roche
est meuble. En diagraphie, le terme matrice est utilisé pour désigner la partie solide de la roche.
Le volume poreux d'une roche est généralement très hétérogène. Les pores présentent des
formes irrégulières et sont plus ou moins reliés entre eux par des canicules étroites et
tortueuses.(Oberto, 1985)
On distingue trois types de matrices selon (Oberto, 1985) :
 Matrice simple : Elle est dite simple lorsque ses grains et le ciment qui les relie sont de
même nature minéralogique (exemple : Calcaire lithographique, Quartzite, …).
 Matrice complexe : Elle est dite complexe quand ses éléments ont une composition
minéralogique variable ou lorsque le ciment est de nature différente (exemple : grès,
conglomérat, …).
 Matrice Propre : Elle est dite propre, si elle ne renferme pas d’argile non plus de ciment.

[Link] Les argiles


Selon leur mode de répartition dans la roche, on distingue trois types d’argiles(Figure
22)(Oberto, 1985) :
 Argiles laminées : Elles correspondent aux argiles détritiques finement litées entre deux
couches de réservoir gréseux ou carbonaté.
 Argiles structurales : Elles se présentent sous forme de grains ou de modules jouant le
même rôle que les autres grains de la matrice.

 Argiles dispersées : Elles correspondent à la catégorie des argiles qui adhérent aux grains ou
occupent partiellement les pores.

Figure 22: Les argiles présentant les trois types de répartition(Oberto, 1985)

41
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

2.3.3 Paramètres pétrophysiques

[Link] Porosité
La porosité est définie comme étant le rapport du volume total des vides Vvsur le volume total
de la roche Vr. Elle est exprimée en pourcentage %, désignée par la lettre « ø » et elle dépend
de la distribution et de la taille des grains.(Oberto, 1985)
𝐕𝐯
Ø(%) = × 𝟏𝟎𝟎
𝐕𝐫

a. Types de porosité

Les types de porosité sont selon (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique",
2013) :

 Porosité totale
C’est le rapport du volume total des vides (pores, fissures, cavités et fractures) existants parmi
les grains minéraux de la roche sur le volume total de celle-ci.
 Porosité primaire (inter granulaire ou inter cristalline)
Elle correspond aux vides existant entre les grains (ou particules). Elle dépend largement de la
forme et du classement des éléments solides.
 Porosité secondaire
C’est une porosité de cavité produite par dissolution chimique, ou une porosité de fissure et de
fracture que subit la roche sous l’action des contraintes provoquées par la tectonique.
 Porosité connectée
Elle est égale au pourcentage du volume des vides reliés entre eux dans la roche par rapport au
volume total des pores qui ne sont pas connectés dans la roche où les fluides ne peuvent y
circuler. Cette porosité peut être très inférieure à la porosité totale.
 Porosité effective
La porosité effective représente la porosité accessible aux fluides libres à l’exception de la
porosité non connectée et de l’espace occupé par l’eau d’absorption et celle liée aux argiles.
C’est le rapport du volume des pores qui sont reliées entre eux(poresconnexes)au volume total

de l’échantillon.

Figure 23: Les différentes formes de porosité(Oberto, 1985)

42
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée
b. Méthodes de calcul
 Porosité sonique

Elle est calculée à partir de la relation suivante d’après (Les diagraphies differés "Interprétation
pétrophysique", 2013):

∆𝐓𝐥𝐮 − ∆𝐓𝐦𝐚
∅𝐬 =
∆𝐓𝐟 − ∆𝐓𝐦𝐚
Tel que :
∆𝑻𝒍𝒖 : Temps de parcours de l’onde sonique en face des niveaux étudiés.
∆𝑻𝒎𝒂 : Temps de parcours de l’onde sonique dans la matrice.
∆𝑻𝒇 :Temps de l’onde sonique dans le fluide.

Cette porosité doit être corrigée de l’effet d’argile par la formule suivante :

∅𝐬𝐜 = ∅𝐬 − 𝐕𝐬𝐡 ∗ ∅𝐬𝐬𝐡


Tel que :
∅𝒔𝒔𝒉 : Porosité sonique des argiles.

 Porosité Neutron
Elle est directement lue sur les logs neutron et doit être corrigée de l’effet d’argile par la
relation suivante d’après (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique", 2013):
∅𝐧𝐜 = ∅𝐧 − 𝐕𝐬𝐡 ∗ ∅𝐧𝐬𝐡

∅𝒏𝒔𝒉 : Porosité Neutron lue en face des argiles.

 Porosité densité
La porosité densité de la formation est donnée par d’après (Les diagraphies differés
"Interprétation pétrophysique", 2013) :

𝛒𝐝 − 𝛒𝐦𝐚
∅𝐃 =
𝛒𝐟 − 𝛒𝐦𝐚

𝝆𝒅 : Densité globale lue en face du niveau étudié donnée en (g/cc).


𝝆𝒎𝒂 : Densité de la matrice.
𝝆𝒇 : Densité de fluide.

La porosité de densité doit être corrigée de l’effet de l’argile par la formule :

∅𝑫𝒄 = ∅𝑫 − 𝑽𝒔𝒉 ∗ ∅𝑫𝒔𝒉

43
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

[Link] Perméabilité
La perméabilité (k) est l’aptitude d’une roche à laisser circuler les fluides dans sa
structure(Figure 24). Elle est définie par la loi deDarcy suivante d’après (Les diagraphies differés
"Interprétation pétrophysique", 2013) :
𝐊 𝐀
𝐐 = × × (𝐏𝟏 − 𝐏𝟐)
𝛍 𝐋

Q : débit en cm3/s
K : perméabilité en millidarcys (md)
μ : viscosité dynamique du fluide en centipoise (1 cP = 1mPa.s)
A : section de l’échantillon en cm2
L : longueur de l’échantillon en cm
P1 : Pression d’entrée en atmosphère
P2 : Pression de sortie en atmosphère.

Figure 24: Schéma représentant le principe de perméabilité(Oberto, 1985)

a. Types de perméabilité
Selon (Les diagraphies differés "Interprétation pétrophysique", 2013) les types de perméabilités
sont:
 Perméabilité spécifique ou absolue Ka

C’est la perméabilité mesurée avec un seul fluide présent dans la formation, par exemple : la
perméabilité à l’air, la perméabilité à l’eau, la perméabilité à l’huile.
 Perméabilité effective Ke

Quand plusieurs fluides sont présents à la fois dans la formation, la perméabilité à chacun de
ces fluides est inférieure à sa perméabilité absolue.

Elle dépend donc des saturations relatives de ce fluide et des autres fluides sans tenir compte
de la saturation irréductible (nonmobile).
Ke (hc) <Ka (hc)

Ke (w) <Ka (w)

44
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Ke (hc) : perméabilité effective des hydrocarbures

Ka (hc) : perméabilité absolue des hydrocarbures

Ke (w) : perméabilité effective de l’eau

Ka (w) : perméabilité absolue de l’eau.

 Perméabilité relative Kr
C’est le rapport de la perméabilité effective sur la perméabilité absolue ou spécifique. La
perméabilité relative à un fluide donné est fonction directe de la saturation de ce fluide dans la
roche et s’exprime en pourcentage du déplacement d’un fluide par rapport à l’autre.

𝐊𝐞(𝐰)
Pour l’eau : 𝐊𝐫(𝐡) = 𝐊𝐚 (𝐰)

𝐊𝐞(𝐡)
Pour l’huile : 𝐊𝐫(𝐡) = 𝐊𝐚(𝐡)

𝐊𝐞(𝐠)
Pour le gaz : 𝐊𝐫(𝐠) = 𝐊𝐚(𝐠)

La perméabilité relative est toujours inférieure à 1 car Ka>Ke.

b. Méthodes de calcul
La perméabilité est calculée à partir de la porosité suivant les formules suivantes :

 Perméabilité de Timur

Wyllie et Rose (1950) ont créé une équation généralisée pour estimer la valeur intrinsèque de
perméabilité des roches en utilisant la porosité effective et la saturation en eau. L'une des
formules les plus courantes utilisant l'équation de Wyllie-Rose est Timurmodèle.

Timur (1968) a utilisé 155 carottes de grès des différentes zones pétrolifères des États-Unis et a
estiméla perméabilité des roches pour l'huile de gravité moyenne lors d'études en laboratoire.
Le modèle de perméabilité de Timurutilise l'équation de Wyllie-Rose avec trois constantes a, b
et c. Cette équation n'est valable que pour les formations à saturation en eau irréductible.

La perméabilité de Timur est une mesure de laboratoire et donne de bons résultats


uniquement pour les champs pétrolifères.

D'après le livre de Dewan, les résultats des modèles de perméabilité utilisant l'équation de
Wyllie-Rose doivent être corrigés pour les réservoirs à gaz en multipliant les résultats des
modèles de perméabilité pour l'huilepar la densité du gaz (supposée être 0,3 g/cm3) ce qui
donnera de meilleurs résultats pour les réservoirs à gaz.(Dewan, 1983)
45
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

𝟐
∅𝒆𝟐.𝟐𝟓
La formule pour les réservoirs à huile est la suivante : 𝑲𝒐𝒊𝒍 = (𝟏𝟎𝟎 ∗ )
𝑺𝒘𝒆

La formule corrigée pour les réservoirs à gaz : 𝑲𝒈𝒂𝒛 = 𝑲𝒐𝒊𝒍 ∗ 𝝆𝒈𝒂𝒛

Sachant que :

Øe : Porosité effective ;

Swe : Saturation en eau ;

ρ gaz: Densité du gaz.

 Perméabilité de Morris-Biggs

Un autre modèle de perméabilité est l'équation de Morris-Biggs Gas. Morris et Biggs (1967) ont
présenté l’équation de perméabilité pour les réservoirs de pétrole et de gaz en utilisant
l'équation de WyllieRose. (Morris, et al., 1967)

Contrairement au modèle de Timur, le modèle Morris-Biggs donne l’équation de perméabilité


pour les champs de gaz et n’a pas besoin d’être corrigée.

∅𝐞𝟔
La formule est : 𝐊 = 𝟔𝟐𝟒𝟏 ∗ 𝐒𝐰 𝟐

Øe : Porosité effective ;

Swe : Saturation en eau.

 Perméabilité de Coates-Denno
Comme les modèles Timur et Morris-Biggs, le modèle Coates-Denoo (1981) incluait la porosité
et la saturation en eau pour calculer la perméabilité absolue de la formation. Une autre
similitude de la perméabilité Coates-Denoo au modèle de Timur est quela perméabilité absolue
doit être corrigée du pétrole au gaz.(Coates, et al., 1981)
𝟏−𝐒𝐰𝐞 𝟐
Le calcul se fait suivant la relation : 𝐊𝐨𝐢𝐥 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ (∅𝟐 ∗ )
𝐒𝐰𝐞
La perméabilité corrigée est donnée par la relation : 𝐊𝐠𝐚𝐳 = 𝐊𝐨𝐢𝐥 ∗ 𝛒𝐠𝐚𝐳
Tel que :

Øe : Porosité effective ;

Swe : Saturation en eau ;

ρ gaz: Densité du gaz.

[Link] Résistivité
Dans le cas le plus général, les formations forées contiennent des fluides (eau et pétrole) qu’il
est important de les maintenir en place afin d’éviter leur remontée et leur venue en surface.

46
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Pour cela, la boue deforage,en phase liquide, exerce une pression hydrostatique supérieure à la
pression des formationset des fluides qu’elles contiennent.(Meunier, 2015)

Dans ces conditions, il se produit dans la formation, une filtration de la phase liquide et des
substances dissoutes pour former un filtratoùles particules dispersées, elles, s’accumulent sur
la paroidu trou, formant le dépôt de boue appelé par le«gâteau de boue»ou«mud-
cake ».(Meunier, 2015)

La composition, l’épaisseur et la perméabilité du mud-cake dépendent surtout de la nature de


la boue. L’épaisseur du mud-cake varie en général entre 1/8" et 1" (3 mm à 2.54 cm). Ce mud-
cake a une faible perméabilité et c’est lui qui conditionne en partie la filtration pour envahir la
formation, et petit àpetit la filtration va diminuer puis stopper pour empêcher toute circulation
de fluide entre le trou de forage et la formation.
Le filtrat, lui, envahit la formation, perturbe la répartition des fluides en place, et ses
caractéristiques physiques contribuent à modifier celles des formations.(Meunier, 2015)

La (Figure 25),montre la représentation schématique de l’invasion d’une formationpar le filtrat


de boue où :
 La boue de résistivité Rmremplit le trou de forage.
 La filtration a laissé un mud-cake de résistivité Rmc.

 Le filtrat de boue, phase aqueuse de résistivité Rmf, a sur une certaine distancerefoulé toute
l’eau de formation créant la zone lavé[Link] zone a pour résistivité Rxoqui s’exprime en
notations habituelles de la zone envahie par la relation suivante :

𝐑𝐦𝐟
𝐑𝐱𝐨 = ( 𝟐 )
Ø × 𝐒𝐱𝐨𝟐

 Puis la quantité de filtrat diminue jusqu’à ce que l’on retrouve dans la zone vierge où la
saturation complète les pores par l’eau de formation dont la résistivité Rwcontribue à
donner àla formation sa propre résistivité Rt. La valeur de Rt est donnée par la relation
suivante :
𝐑𝐰
𝐑𝐭 = ( 𝟐 )
Ø × 𝐒𝐰 𝟐

47
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Figure 25: L’invasion des formations réservoirs par le fluide de forage(Meunier, 2015)

[Link] Saturation
La saturation d'un fluide est le rapport du volume du fluide considéré sur le volume total des
pores.
𝐕𝐟𝐥𝐮𝐢𝐝𝐞
𝐒(%) = × 𝟏𝟎𝟎 (%)
𝐕𝐩𝐨𝐫𝐞𝐬

On peut distinguer la nature d’un gisement par le fluide qu’il contient, par exemple :
Un gisement d’huile est un réservoir saturé en huile.
Un gisement de gaz est un réservoir saturé en gaz.
Un aquifère est un réservoir saturé en eau.
Le réservoir est dit sec si aucun fluide autre que l’air ne le sature.

a. Types de saturation
Les types de saturation sont :

 Saturation en eau de la zone vierge


𝐕𝐰
𝐒𝐰 =
𝐕𝐏𝐬

 Saturation en huile
𝐕𝐇𝐜
𝐒𝐇𝐜 =
𝐕𝐏𝐬

48
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

 Saturation en gaz
𝐕𝐆
𝐒𝐆 =
𝐕𝐏𝐬
Avec :
𝐒𝐰 + 𝐒𝐇𝐜 + 𝐒𝐆 = 𝟏𝟎𝟎%
Et :
𝐕𝐰 + 𝐕𝐇𝐜 + 𝐕𝐆 = 𝐕𝐏𝐬
Tel que :
𝑽𝒘= Volume de l’eau.
𝑽𝑯𝒄= Volume d’hydrocarbure.
𝑽𝑮= Volume de gaz.
𝑽𝑷𝒔= Volume des pores saturés.
𝑺𝒘 = Saturation en eau.
Sh= Saturation en huile.
Sg= Saturation en gaz.

b. Méthodes de calculs
La saturation est calculée suivant la formule d’Archie, dans le cas d’une formation propre où le
volume d’argile est Vsh<10% :

(𝐒𝐰)𝟐
(𝐒𝐰)𝐧 =
𝐑𝐭
Avec : n=2
Dans le cas d’un réservoir argileux, le mode de distribution des argiles influence la réponse des
outils, d’où l’utilisation d’autres formules pour le calcul de la saturation en eau.

 Cas desargiles laminées

𝟏 𝑽𝒔𝒉 𝑭. 𝑹𝒘
𝑺𝒘 = √( − )( )
𝑹𝒕 𝑹𝒔𝒉 𝟏 − 𝑽𝒔𝒉
 Cas desargiles structurales
𝟏 𝑽𝒔𝒉 𝑺𝒘𝟐
= 𝑺𝒘 +
𝑹𝒕 𝑹𝒔𝒉 𝑭. 𝑹𝒘(𝟏 − 𝑽𝒔𝒉)
𝒂
Avec : 𝑭 = ∅𝒎
 Cas desargiles dispersées
𝐚.𝐑𝐰 𝐪𝟐 𝐪
√( ) + ( 𝟒 ) − ( 𝟐)
∅𝐳𝐦 .𝐑𝐭
𝐒𝐰 =
𝟏−𝐪
Tel que :
F : Facteur de formation ;
A : Constante liée à la nature de la roche ;
M : Facteur de cimentation ;
Rw : Résistivité de l’eau de formation ;
49
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

Rt : Résistivité de la zone vierge ;


Rsh : Résistivité des argiles ;
Vsh : Volume des argiles occupé par l’argile dispersée ;
Øz : Porosité de la matrice sableuse, inclut tout l’espace occupé par les fluides et les argiles ;
Q : pourcentage de la porosité.

[Link] Volume d’argile


C’est le pourcentage volumique d’argile. Il peut être calculé à l’aide des réponses de la courbe
de rayon-gamma (GR), en utilisant la relation suivante :

𝐆𝐑𝐥𝐮𝐞 − 𝐆𝐑𝐦𝐢𝐧
𝐕𝐬𝐡 =
𝐆𝐑𝐦𝐚𝐱 − 𝐆𝐑𝐦𝐢𝐧

𝐆𝐑𝐥𝐮𝐞 =Valeur GR du banc donné lue directement sur le log (IAP) ;


𝐆𝐑𝐦𝐢𝐧 = Valeur GR minimum du même banc (IAP) ;
𝐆𝐑𝐦𝐚𝐱 = Valeur GR maximum du même banc (IAP).

2.4 Interprétation de diagraphie (Quick-look log interpretation)


La méthode Quick-look permet une interprétation géologique et pétrophysique qualitative et
rapide des diagraphies, etpermet aussi de mettre en évidence sur terrain les types de
réservoirs, de déterminer leur contenu en fluide, les contactshuile/gazethuile/eau, les
saturations et leurs lithologies.
Elle consiste :

 A mettre en évidence les réservoirs en éliminant les bancs argileux et compacts en se


servant surtout du Gamma-Ray et du caliper ;
 A comparer les courbes Rt et Rxo dans les zones réservoirs,
 A mettre en évidence le contact eau/hydrocarbures(Rxo/Rt)parallèles dans la zone à eau,
séparation des deux courbes dans la zone à hydrocarbures),
 A calculer la saturation en eau à partir de réglettes,
 A comparer le log de Neutron-Densité sur des échelles compatibles (généralement les
enregistrements sont faits sur une échelle à compatibilité calcaire) pour déterminer la
localisation des contactsgaz/huile et huile/eauet la lithologie des réservoirs.

Cette méthode est très rapide, elle fournit des résultats de bonne qualité dans le cas de
réservoirs propres.
Pour obtenir une interprétation plus complète et exhaustive, on s’appuie sur un traitement
informatique par l’utilisation des logiciels appropriés où on tient compte de
nombreuxparamètres (influence de la boue, pourcentage d'argiles, influence du diamètre du
trou, des caves…).

50
Chapitre 02: Notions de base sur le concept de la diagraphie différée

2.5 Conclusion
Les caractéristiques pétrophysiques sont les principaux paramètres contrôlant un réservoir.
Cependant, certaines propriétés sont fondamentalement considérées telles que celles qui sont
en relation directe avec les fluides dont l’impact reste primordial. Elles permettent d’avoir une
estimation optimale de la capacité d’un fluide à circuler dans un milieu poreux. Cette circulation
est fonction de la phase solide (type de sédiment) et surtout de la géométrie des pores.

51
Chapitre 03
Notions de la
géostatistique
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

3.1 Introduction
Le néologisme "géostatistique" a été inventé par Georges Matheron en 1962.
Le préfixe "géo" fait référence au domaine des sciences de la Terre, qui est historiquement celui
où la géostatistique s'est développée. Les champs d'application actuels concernent des
domaines très variés.(Matheron, 1971)
Le suffixe ou la désinence "statistique" se réfère à l'utilisation de méthodes probabilistes.
La géostatistique est connue depuis plus de 40 ans dans les mines d’or du Witwatersrand en
Afrique du Sud où Daniel Krige proposa une correction statistique à la manière traditionnelle
d’estimer la teneur d’un bloc de minerai à partir d’un nombre limité d’échantillons pris autour
du bloc à exploiter. La théorie a été formulée 10 ans plus tard par Georges Matheron qui
introduisit un outil graphique appelé " le variogramme " pour analyser la continuité spatiale des
teneurs et une méthode d’estimation appelée "le krigeage" utilisant un formalisme
mathématique basé sur le variogramme.(Xavier, et al., 2001)
L'avenir de la géostatistique semble brillant et très prometteur vérifiant ainsi sa fiabilité et sa
faisabilité sur terrain. Avec toutes les expériences et les développements des trente dernières
années, la géostatistique est devenue une meilleure alternative aux méthodes géométriques
traditionnelles de l'estimation des gisements. D'autres disciplines utilisant les données
spatialement distribuées (pétrole, environnement, hydrologie, océanographie, foresterie,
pollution,…) ont commencé à l'adopter largement.

3.2 Notions de basesur la géostatistique


Matheron (1971), définit la géostatistique de la façon suivante : "la géostatistique est
l'application du formalisme des fonctions aléatoires à la reconnaissance et à l'estimation des
phénomènes naturels".(Matheron, 1971)
Une fonction aléatoire (F.A) Z(x) est un ensemble de variables aléatoires Z (xi), définie en
chaque point xidu gisement G:
Z(x) = {Z(xi), ∀ xi∊ G}

Un phénomène minéralisé peut être caractérisé par la répartition dans l'espace d'un certain
nombre de grandeurs mesurables, que nous appelons " variables régionalisées"(V.R).

Ces variables ont une structure d'auto-corrélation qui dépend du module et de la direction du
vecteur séparant deux points de mesure. Mathématiquement, une variable régionalisée est une
fonction du point x(New directions in geostatistics, 2000). Cette fonction est généralement
irrégulière et montre deux aspects complémentaires (Matheron, 1971):
 Un aspect aléatoire qui explique les irrégularités locales;
 Un aspect structuré qui reflète les tendances du phénomène à grande échelle.

Si au point xide l'espace, la V.R. de z(xi) est considéré comme valeur unique (valeur vraie) alors
la géostatistique étudiera la corrélation spatiale de la V.R. et la structure de cette variable dans
l'espace. C'est la géostatistique transitive (Chauvet, 1999).

53
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

Le choix constitutif de la géostatistique minière consiste à interpréter chaque valeur de la


variable régionalisée z(x) comme une réalisation particulière d'une variable aléatoire Z (xi)
implanté au point xi, donc plusieurs réalisations sont possibles. C'est la
géostatistiqueintrinsèque.

Ce choix constitutif fondamental conduit à des solutions cohérentes et acceptables pour divers
problèmes pratiques miniers posés, tel que le problème de l'estimation des réserves locales et
récupérables.

3.3 Application de l’analyse variographique dans le domaine des


hydrocarbures

3.3.1 Définition du variogramme


Un variogramme expérimental est un graphique de la variabilité en termes de semi-variance
par rapport à la distance de séparation dans une direction spécifique (Figure 26). Il s'agit d'un
paramètre clé utilisé par la plupart des algorithmes de modélisation géostatistique des
propriétés pour décrire les variations naturelles de la propriété.

Figure 26: Représentation graphique d’un variogrammeexpériemental (Petrel, 2017)

L'analyse du variogramme comprend les étapes clés suivantes:


 Déterminer les directions de l'analyse du variogramme (généralement trois directions

orthogonales l'une à l'autre: verticale, majeure et mineure).


Pour chaque direction:
 Calculer un variogramme expérimental.


54
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

 Créer un modèle de variogramme « Variogramme théorique » adapté au variogramme


expérimental.

Toutefois, soit deux variables aléatoires, z(x) et z(x+h) mesurées en 2 points "x" et "x+h"
(Figure27)la variabilité entre ces deux points se caractérise par une fonction notée 2γ(x,h)
appelée variogramme(Journel, et al., 1978).

Figure 27: Représentation schématique des points de mesure de la variable(Kechiched, 2017)

Lors du calcul des variogrammes expérimentaux, une recherche est effectuée pour toutes les
paires de données dans la direction spécifiée séparées par des distances données. Un cône de
recherche définit l'emplacement recherché dans l'espace 3D pour calculer le variogramme
expérimental.
Seul un variogramme théorique peut être utilisé par tous les algorithmes de modélisation de
propriétés.

3.3.2 Variogramme théorique


Le variogramme théorique est défini comme étant l'espérance quadratique de la variable
aléatoire [z(x)-z(x+h)] (Marcotte, 2003)
Soit:
𝟐𝛄(𝐱, 𝐡) = 𝐄{ [𝐳(𝐱) − 𝐳(𝐱 + 𝐡)]𝟐 }

En général, le variogrammeγ(x,h) (ou semi-variogramme) est une fonction à la fois du point x et


du vecteur h (Figure 28) mais l'estimation de ce variogramme nécessite plusieurs réalisations,
or en pratique, on ne dispose que d'une seule réalisation.

Soit le couple [z(x),z(x+h)] de mesures effectuées aux points x et x+h, d'où l'introduction de
l'hypothèse intrinsèque: le variogramme ne dépend que du vecteur h en module et en direction
et non du point x. En admettant cette hypothèse, le variogramme sera estimé par la formule :

𝟏
𝟐𝛄(𝐡, 𝛉) = ∑[𝐳ᵢ(𝐱) − 𝐳ᵢ(𝐱 + 𝐡)]𝟐
𝐍(𝐡, 𝛉)

Où N (h,θ) est le nombre de couples [z(x),z(x+h)] séparés par une distance h suivant une
direction θ.

55
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

Figure 28: Estimation du variogramme(Kechiched, 2017)

3.3.3 Propriétés du variogramme


Un variogramme directionnel est un variogramme ayant une direction fixeθ, en partant de
l'origine h = 0, γ(x,h) = 0.
Trois paramètres décrivent le variogrammeexpérimental (Figure 29):
 Le pallier est caractérisé par l’atteinte d’un plateau où γ(h) devient constant avec l’évolution
de h.
 La portée est la valeur de h pour laquelle γ(h) atteint le palier. Elle peut aussi ne pas exister.
Au-delà de la portée, les observations sont trop différentes et ne partagent pas de relations
entre elles.
Par ailleurs, la portée est très utile pour fixer l’intervalle optimal d’échantillonnage car les
échantillons prélevés à une distance inférieure à la portée sont spatialement dépendants.
Cette portée n'est pas forcément la même dans toutes les directions de l'espace. Elle permet
donc de détecter une éventuelle anisotropie ou isotropie dans la structure de la
minéralisation.
La moitié de la portée du variogramme est un bon indicateur de la distance
d'échantillonnage entre les observations à respecter.
 La pépite représente la valeur de γ(h) pour h=0. Elle traduit l’erreur de mesures liée aux
mesures manuelles, capteurs piétons ou embarquées, et la variabilité présente à une
distance inférieure à l’intervalle d’échantillonnage. Le pallier partiel C1 représente
l'amplitude de variation de la variable d'intérêt. Plus le pallier partiel est important par
rapport à l'effet pépite, plus la structure spatiale de la parcelle est forte.

56
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

Figure 29: Représentation graphique des paramètres du variogramme (Petrel, 2017)

3.3.4 Schéma théorique et ajustement du variogramme


Une fois le variogramme expérimental est calculé, il faut alors déterminer un modèle
mathématique qui lui correspond et qui doit être opérationnel et simple à l'emploi : C'est
l'ajustement du variogramme expérimental. Les schémas théoriques d'usage courant sont
classés en schémas à palier et schémas sans palier (Figure 30).

a. Schéma à palier
 Un comportement linéaire à l’origine
𝟑𝐡 𝐡𝟑
 Schéma sphérique : 𝛄(𝐡) = ( 𝟐𝐚 ) − (𝟐𝐚𝟑 ) … ∀𝐡 ∊ [𝟎, 𝐚]

𝛄(𝐡) = 𝟏 … 𝐩𝐨𝐮𝐫 … 𝐡 ≥ 𝐚
𝐡
 Schéma exponentiel : 𝛄(𝐡) = 𝟏 − 𝐞(−𝐚) … ∀𝐡 ≥ 𝟎

 Un comportement parabolique à l’origine


𝐡𝟐
 Schéma gaussien : 𝛄(𝐡) = 𝟏 − 𝐞(− 𝐚 )

b. Schéma sans palier


𝛌
 Schéma en puissance :𝛄(𝐡) = 𝐡 … ∀𝐡 > 0; 0 < λ < 2

 Schéma logarithmique :𝛄(𝐡) = 𝐚. 𝐥𝐨𝐠(𝐡) … ∀𝐡 > 0; a = constant > 0

57
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

Figure 30: Représentation des différents modèles de variogramme les plus répondus (Petrel, 2017)

3.3.5 Isotropie et anisotropie


Le calcul des variogrammes directionnelslorsque les données sont réparties en deux directions
2D, permet de connaitre si la structure de la variabilité est la même dans les différentes
directions où non. Les variogrammes présentant les mêmes allures (de paliers, de portées et
effet de pépite), on parle de phénomènes d’isotropie, sinon le phénomène est ditanisotrope.

L'anisotropie est due à des phénomènes génétiques où à des données hétérogènes.


Généralement, deux anisotropies sont distinguées.

[Link] Anisotropie géométrique


Il y a anisotropie géométrique quand les variogrammes présentent la même variabilitéglobale
et en particulier le palier mais ont des portées différentes (Figure 31).

Figure 31: Schéma d’une anisotropie


géométrique(Kechiched, 2017)

58
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

L’établissement des roses de portées permet l’étude de l'anisotropie en projetant les portées
sur une rose. Ce rasasse permet aussi l’identification du sens de la continuité du phénomène
étudié (grande portée). Cependant la direction d'aplatissement de l'ellipse représente la
direction de la variabilité rapide (Figure 32).

Figure 32: Rose des portées d’une anisotropie géométrique(Kechiched, 2017)

[Link] Anisotropie zonale


Cette anisotropie est la plus fréquente, et elle est manifestée par des variogrammes de portées
et de paliers différents. Elle correspond généralement à une anisotropie génétique(Figure 33).

Figure 33: schéma de variogrammesreprésentant une anisotropie zonale(Kechiched, 2017)

3.3.6 Directions du variogramme


Les variogrammes doivent être calculés dans plusieurs directions différentes car les données
géologiques sont généralement anisotropes (au moins entre les directions verticale et
horizontale).
Celles-ci sont généralement choisies comme directions majeure et mineure dans le plan
horizontal et dans la direction verticale. La direction majeure ne suit pas nécessairement les
couches géologiques.

59
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

[Link] Direction majeure


La direction principale définit la direction dans laquelle les points d'échantillonnage ont la
corrélation la plus forte. L'angle azimutal de cette direction principale peut être modifié de
manière interactive en éditant la direction dans le cône de recherche. L'angle azimut est
spécifié comme l'angle dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du nord géographique
(endegrés).

[Link] Direction mineure


Il s'agit de la direction de recherche mineure et perpendiculaire à la direction principale.

3.4 Application de la simulation géostatistique dans le domaine des


hydrocarbures

3.4.1 Définition de la simulation géostatistique(Journel, et al., 1978)


Considérant par exemple la variable teneur vraiezₒ(x) en un point x du gisement. Le modèle
probabiliste proposé par la géostatistique consiste à interpréter la répartition spatiale de cette
teneur comme une réalisation particulière d’une fonction aléatoire (F.A), Z(x) caractérisée par
ses 2 moments(histogramme et variogramme), ceux-ci étant estimés à partir des données
expérimentales
Ce modèle est adapté aux problèmes pratiques de détermination de diverses dispersions de
teneurs puisque l’on démontre que ces dispersions sont caractérisées pour l’essentiel par ces
deux premiers moments de la fonction aléatoire Z(x).

Une simulation consiste à tirer une autre réalisation zs(x) de cette fonction aléatoire. Les deux
réalisations ; réelle zₒ(x) et simulée zs(x)sont différentes mais proviennent d’une même
fonction aléatoire de Z(x), dont les deux premiers moments sont fixés.
On peut donc, pour l’étude des dispersions des teneurs, travailler indifféremment sur le
gisement simulé {zs(x)} ou sur le gisement réel{zₒ(x)}. Le gisement simulé présente l’avantage
d’être connu en tous points et non pas seulement aux seuls points d’implantation des sondages
expérimentaux.

 Conditionnalisation
Une F.A. Z(x) possède une infinité de réalisations possibles{zs(x)}. On choisira parmi cette
infinité de simulation {zsc(x)}pour retrouver les données expérimentales aux points
d’implantation xᵢdes sondages, c'est-à-dire vérifient :zsc(xᵢ) = zₒ(xᵢ), pour chaque sondage i.
C’est la conditionnalisation par les données expérimentales, identifiées par les gisements
simulés et gisements réels qui présenteront aux mêmes endroits les mêmes concentrations de
données riches ou de données pauvres.

60
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

3.4.2 Comparaison entre la simulation et l’estimation géostatistiques


Les gisements simulés passent par les données expérimentales et présentent les mêmes
caractéristiques de dispersions que les gisements réels. On peut donc se demander en quoi ces
simulations différents d’une estimation ?

[Link] L’estimation (Krigeage)


Jusqu'à la fin des années 1980, les méthodes géostatistiques étaient essentiellement vues
comme un moyen de décrire les variations spatiales à partir d'un variogramme et de prédire les
valeurs des propriétés aux points non échantillonnés par krigeage (Vieira et al. 1983 ;
Trangmaret al., 1985).
 Définition du krigeage

Le krigeage est, en géostatistique,la méthode d’estimation linéaire garantissant le minimum


de variance. Le krigeage réalise l'interpolation spatiale d'une variable régionalisée par calcul de
l'espérance mathématique d'une variable aléatoire, utilisant l'interprétation et la modélisation
du variogramme expérimental. C'est le meilleur estimateur linéaire non-biaisé ; il se fonde sur
une méthode objective. Il tient compte non seulement de la distance entre les données et le
point d'estimation, mais également des distances entre les données deux-à-deux.

Le krigeage, ou estimation, est un nom générique adopté par la communauté des


géostatisticiens pour décrire une famille d'algorithmes de régression par moindre carré. Il existe
de nombreuses méthodes de krigeage : simple, ordinaire, universel, ou avec tendance,
cokrigeage, krigeage avec dérive externe, etc.

Le krigeage a tendance à lisser (sous-estimer) la variabilité spatiale de la propriété modélisée


(Goovaerts,1999).

En résumé, une estimation choisira en chaque point xà fournir un estimateur z*ₒ(x)aussi proche
que possible de la teneur vraie inconnuezₒ(x). Mais ces estimateurs {z*ₒ(x)} n’ont aucune
tendance à reproduire les dispersions vraies zₒ(x); bien au contraire, les estimateurs lissent les
dispersions vraies. Le gisement estimé {z*ₒ(x)} représente une base biaisée dans le mauvais
sens pour l’étude des dispersions qui nous intéresse.

[Link] La simulation géostatistique


Contrairement à l’estimation, les méthodes de simulation stochastique ne minimisent pas la
variance de l'erreur, mais se concentrent sur la reproduction des propriétés statistiques,
notamment la moyenne, la variance et le variogramme(Tableau 1). La simulation stochastique
est préférée au krigeage pour les applications où la variabilité spatiale de la propriété doit être
préservée.

61
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

Alors, la simulation {zs(x)} retrouve les deux premiers moments expérimentaux des données
réelles {zₒ(x)}. C'est-à-dire identifier les principales caractéristiques de dispersions des teneurs
vraies.

En contrepartie, en chaque point x, la valeur simulée zs(x) n’est pas le meilleur estimateur de la
zₒ(x) que l’on puisse former. Les objectifs de l’estimation et de la simulation ne sont pas en
général compatibles, et une simulation ne serait dispensée des frais de reconnaissance
nécessaires à une bonne estimation (Tableau 13).

Caractéristiques à reproduire Estimation Simulation


Histogramme Non Oui
Variogramme Non Non
Variance de l’estimation Minimale Pas forcément la plus petite
Tableau 1: Comparaison entre la simulation et l'estimation(Kechiched, 2017)

3.4.3 La simulation séquentielle


Une méthode de simulation conditionnelle vise les mêmes objectifs que la simulation non-
conditionnelle mais en plus, elle doit assurer que chaque réalisation soit compatible avec les
valeurs observées aux points d’échantillons. Ainsi, si on simule une valeur en un point
coïncidant avec une observation, il faut que la valeur simulée soit égale à la valeur réellement
observée (Marcotte, 2003)

[Link] Principe de la simulation conditionnelle


Considérons en chaque point x, la teneur réelle z0(x) est son estimateur de krigeage z*ok (x)
déduit de l’information possible :
I : {zₒ(xᵢ);xᵢ ∊ I}

Ces deux valeurs diffèrent par une erreur inconnue :zₒ (x)= z*ok (x) + [zₒ (x) - z*ok(x)]

Soit en termes de fonctions aléatoires :Zₒ (x)= Z*k (x) + [Zₒ (x) - Z*k(x)]

L’estimateur z*k (x)étant un krigeage, les deux F.A de krigeageZ*k(x)et erreur de krigeage [Z(x) -
Z*k(x)]sont orthogonales (propriété de krigeage).

Pour simuler zₒ (x),il suffit donc d’ajouter à z*ok(x)une réalisation quelconque d’une erreur
indépendante de z*ket isomorphe à l’erreur vraie [Z (x) - Z*k(x)].Pour cela :

62
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

On considère une [Link] S (x)indépendante de Z(x) et isomorphe à Z(x).Sur toute réalisation zS(x)
de ZS(x), la procédure de krigeage z* SK(x) appliquée sur la même configuration de données
disponibles {zs(xᵢ),xᵢ∊I}conduit aux décompositions analogues:
zₒ (x)= z*sk (x) + [zₒ (x) - z*sk(x)]
Soit : Zs (x)= Z*sk (x) + [Zs (x) - Z*sk(x)]
On remarque alors le deuxième membre del’erreur vraie inconnue : [Zₒ (x) - Z*ok(x)] par
l’erreur simulée connue [Zs (x) - Z*sk(x)].
On obtient alors la réalisation connue : zsc (x)= z*ok (x) + [zs (x) - z*sk(x)]
Correspondant à la fonction aléatoire : Zsc (x)= Z*ok (x) + [Zs (x) - Z*sk(x)]

Dans une simulation séquentielle, au lieu de modéliser la fonction de répartition conditionnelle


à N-points, on calcule une fonction de répartition conditionnelle à un point sur chaque nœud
visité selon une séquence aléatoire. Pour s'assurer de reproduire le variogramme, chaque
fonction de répartition conditionnelle est conditionnée non seulement aux données
disponibles, mais aussi aux points déjà simulés.
Dans notre cas, nous nous intéressons à la simulation gaussienne séquentielle.

3.4.4 La simulation gaussienne séquentielle


Lors de la simulation séquentielle Gaussienne (Desbarats, 1996 ; Deutsch et Journel, 1998), la
grille est parcourue séquentiellement. Pour une maille donnée, l’espérance et lavariance de la
loi conditionnelle (supposée Gaussienne) sont obtenues par krigeage.
La méthode gaussienne séquentielle est la plus utilisée dans la simulation statique des
réservoirs. Selon(Kedzierski, 2007),les étapes de cette méthode de simulation sont :

 Choisir (aléatoirement) un nœud de la grille,

 Définir un ellipsoïde de recherche indiquant quels points sont à prendre en compte dans la
simulation. L’ellipsoïde de recherche est défini à partir du variogramme, et plus précisément

à partir des portées de variogrammes dans différentes directions. Il permet de réduire le


nombre de points à prendre en compte et par conséquent de réduire les temps de calcul.

 kriger la valeur à cette position,

 A partir de l’estimation du krigeage z* et de la variance d’estimation e², construire une loi


gaussienne de moyenne z*et de variance e².

63
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

 Tirer aléatoirement une valeur dans cette distribution (Monte-Carlo) ; cette simulation est
 dite gaussienne car le tirage de Monte-Carlo se fait dans une loi gaussienne. Cette loi
normale est construite à partir des résultats du krigeage au point considéré.

 Ajouter la valeur simulée à la liste des valeurs disponibles, on dit que cette simulation qu’elle
est séquentielle car on ajoute les valeurs simulées à la liste des valeurs disponibles pour
l’étape suivante (manière séquentielle).

Les étapes de la simulation gaussienne séquentielle sont résumées sur le schéma de la


(Figure 34).

Transformer la variable aléatoire d'entrée en variable aléatoire normalisée distribuée normalement

Evaluer les caractéristiques du variogramme pour la variable normalisée

Mettre en œuvre une simulation de Monte-Carlo pour estimer une valeur simulée de la variable normalisée à un certain
nœud de la grille de simulation

Choisir un chemin aléatoire à travers tous les nœuds de la grille de simulation

Pour chaque nœud, rechercher un nœud simulé à proximité et l'utiliser pour estimer une nouvelle valeur simulée de la
variable aléatoire

Vérifier que les nouvelles valeurs simulées de la variable aléatoire satisfont aux caractéristiques du variogramme

Ajouter les valeurs simulées à la liste des valeurs disponibles

Figure 34: Schéma résumant la méthode de simulation gaussienne séquentielle

64
Chapitre 03 : Notions de la géostatistique

3.5 Conclusion
En raison de son caractère exhaustif, la simulation géostatistique séquentielle est bien acceptée
dans l'industrie pétrolière comme méthode de caractérisation des réservoirs hétérogènes. Elle
est souvent préférable aux approches d'interpolation traditionnelles, en partie, parce qu'elle
saisit le caractère hétérogène observé dans de nombreux réservoirs pétroliers et fournit des
estimations plus précises des réserves d'hydrocarbures.

Les méthodes de simulation géostatistique séquentielle au même titre que la simulation


séquentielle gaussienne préserve la variance observée dans les données, et pas uniquement la
valeur moyenne, comme en interpolation. Leur approche stochastique permet le calcul de
nombreuses solutions (réalisations) également probables, qui peuvent être post-traitées pour
quantifier et évaluer l’incertitude. Pour cela, notre choix a été dirigé vers la simulation
gaussienne qui est largement répandue dans le domaine d’hydrocarbures.

65
Chapitre 04
Interprétation des
diagraphies de puits
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

4.1 Introduction
Lorsque l'on a repéré un réservoir potentiel souterrain par des méthodes de surfaces
géologiques et géophysiques, on procède par l’étude de caractérisation de ses qualités
pétrophysiques à travers les diagraphies différées.

Dans ce chapitre, nous allons nous intéresser à l’interprétation et la caractérisation des


données diagraphiquestout en s’appuyant sur l’analyse des propriétés pétrophysiques de six
puitsgaziers producteurs actuellement à partir des Quartzites de Hamra, bien répartis sur le
champ d’étude de RhourdeAdra. L’intervalle chronostratigraphique concerné se limite aux
dépôts du réservoir Trias Argilo-Gréseux Supérieur (TAGS).

Le traitement des données est effectué par le logiciel Techlog qui est le mieux adapté et
recommandé en raison de son caractère indispensable aux calculs et réalisation des courbes et
l’interprétation des diagraphies.

Ainsi, les résultatsobtenus permettent de définir les qualités qui conditionnent le rendement
potentiel d'un réservoir gazier qui sont principalement :

 Le volume d’argile,
 La porosité effective,
 Le taux de saturation,
 La perméabilité,
 Les différents fluides qu'il renferme (huile, gaz, eau).

4.2 Acquisition des diagraphies


Dans le cas des mesures au bout d'un câble, le matériel mis en œuvre doit permettre d'obtenir
des résultats corrects dans des conditions extrêmement difficiles, à très grandes profondeurs
(jusqu'à 3000 m environ) et, par conséquent, à des températures et pressions très élevées.

Ce matériel comprend un camion-laboratoire parfaitement autonome, équipé électriquement


et mécaniquement, comportant un treuil de grande capacité (de 8 à 9 km de câble), un treuil
auxiliaire, un ensemble de tableaux de commande, d'instruments de contrôle, et d'appareils
d'enregistrement photographique et numérique, un dispositif de mesure de profondeur, un
générateur de courant, une chambre noire pour le développement du diagramme enregistré
sur film (la diagraphie), une tireuse sur papier, enfin, un ordinateur de bord.
Le câble est composé en général de sept conducteurs isolés protégés par une armature de fils
d'acier. Les sondes, plus ou moins complexes, sont couplées à une cartouche qui contient un
appareillage électronique. L'ensemble sonde-cartouche doit être capable de supporter à la fois
les chocs et les très hautes températures et pressions (Figure 35).

La mesure se fait pendant la remonté de la sonde, avec une vitesse d’enregistrement adaptée
en fonction de chaque outil utilisé.
En effet, les diagraphies différées sont des enregistrements continus des paramètres physiques
qui peuvent être naturel ou provoqué. La mesure se présente sous forme d'une courbe qui
montre les variations du paramètre physique en fonction de la profondeur.

67
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Les outils utilisés peuvent être centrés dans le puits ou appliqués contre la paroi du trou, dont
chaque outil a des profondeurs d'investigation et des pouvoirs de résolution très variables.
Les mesures sont influencées par l’état du puits, la nature de la boue et les formations
traversées.

Figure 35: Schéma du fonctionnement d’un matériel de diagraphie

4.3 Méthode d’interprétation « quick look »


 Le caliper mesure le diamètre du trou. C’est un moyen permettant d’avoir une idée sur l’état
des parois du puits. Sa superposition avec le bit size indique que les parois sont stables et
bien maintenues.
Or, lorsque ses valeursprésentent des perturbations, veut dire qu’une érosion des parois ou
des formations éboulantes ont eu lieu. On dit que c’est une cavité.

 Lorsque les valeurs de résistivité au niveau des trois zones (zone lavée, zone de transition et
zone vierge) sont presque identiques, cela implique que les parois du puits n’ont pas été
affectées par la boue de forage.
Ainsi, si la résistivité est élevée, il s’agira probablement des grés. Sinon, c’est des argiles.

68
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

 Le GR est un indice de radioactivité. Dans le cas où sa valeur est élevée (présence des
éléments radioactifs) , on a tendance à dire qu’il s’agit des argiles. Dans certains cas, on peut
avoir des grés radioactifs.
Si la valeur est relativement basse, il s’agit des grés (ou autres formations qui ne sont pas
présentes dans la zone d’étude).
Afin de trancher, on vérifie le Neutron- Densité.

 Les digraphies Neutron et densité doivent être simultanément interprétées.


Comme déjà vu précédemment, elles servent à déterminer à la fois la porosité et la densité
de la formation.
Le Neutron donne directement la porosité des formations. Il est très sensible à la présence
de gaz et d'argiles dans les formations. Le log densité donne la densité de la formation. La
combinaison de ces deux logs permet de déterminer le contact huile / gaz ou eau / gaz. Tel
que, dans le cas où ces deux logs sont très rapprochés, cette formation représente
probablement des grés.

4.4 Interprétation des digraphies de puits

4.4.1 Présentation des puits étudiés

[Link] RhourdeAdra 101


RA-101 est un puits de développement attribué aux réservoirs ordoviciens de la région de
RhourdeNouss, il a été foré particulièrement dans la structureRhourdeAdra, l’objectif principal
a été atteint dans les Grès de Ouargla, les Quartzites de Hamra et les Grès d'El Atchane.

RA-101 se trouve à environ 500 m au Sud-Est de RA-11, à 3.2 Kms au Sud Ouest de RA-01 et à 5
Kms au Nord-Est de RA-04.
Au niveau de RA-101, le T.A.G.S est situé entre 2813m et 2919m.

Coordonnées cartésiennes(m)
Dérivant d’un système permettant de déterminer la position d'un point dans un espace affine (droite, plan, espace à 3 dimensions) par rapport
à des repères définis précédemment, ce point permet de calculer les surfaces et les volumes.
X Y Z sol Ztable
291 115.16 3 269 515.08 266.743 276
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude

29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E


Tableau 2: Coordonnées du puits RA-101 (Fiche technique établit par Schlumberger)

[Link] RhourdeAdra 103


RA 103 est un puits de développement dédié aux réservoirs ordoviciens de la région de
RhourdeNouss, il a été foré dans la structure RhourdeAdra, il a atteint les Grès de Ouargla, les
Quartzites de Hamra et les Grès d'El Atchane comme objectif principal.

69
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Il permet l'optimisation du développement des réservoirs Ordoviciens dans la région de


RhourdeNouss.
Au niveau de RA-103, le T.A.G.S est situé entre 2830m et 2933m.

Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
302 200.04 3 278 099.97 273 284
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 3: Coordonnées du puits RA-103 (Fiche technique établit par Schlumberger)

[Link] RhourdeAdra 104


RA104 est un puits de développement, il est foré comme producteur dans les réservoirs
Ordoviciens de la région de RhourdeNouss (Grés d'Ouargla, les Quartzites de Hamra et les Grés
d'El Atchane comme objectif principal).
Au niveau de RA-104, le T.A.G.S est situé entre 2764m et 2860m.

Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
297 290.03 3 273 550.15 283.91 294
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 34’ 39.28 ” N 06° 54’ 26.46 ” E
Tableau 4: Coordonnées du puits RA-104 (Fiche technique établit par Schlumberger)

[Link] RhourdeAdra 105


RA 105 est un puits de développement dédié aux réservoirs ordoviciens de la région de
RhourdeNouss, il a été foré dans la structure RhourdeAdra, il a atteind les Grès de Ouargla, les
Quartzites de Hamra et les Grès d'El Atchane comme objectif principal.
Il permet l'optimisation du développement des réservoirs Ordoviciens dans la région de
RhourdeNouss.
Au niveau de RA-105, le T.A.G.S est situé entre 2775m et 2882m.

Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
295610,17 3271 935,70 279,74 294
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 5: Coordonnées du puirtRA-105 (Fiche technique établit par Schlumberger)

70
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
[Link] RhourdeAdra 106
RA 106 est un puits de développement dédié aux réservoirs ordoviciens de la région de
RhourdeNouss, il sera foré dans la structure RhourdeAdra, il atteindra les Grès de Ouargla, les
Quartzites de Hamra et les Grès d'El Atchane comme objectif principal.
Au niveau de RA-106, le T.A.G.S est situé entre 2896m et 2986m.

Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
298 749.88 3 275 900.06 267.094 277
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 32’ 24.6 ” N 06° 50’ 39.9” E
Tableau 6: Coordonnées du puits RA-106 (Fiche technique établit par Schlumberger)

[Link] RhourdeAdra 107


Au niveau de RA-107,le T.A.G.S est situé entre 2708m et 2813m.

Coordonnées cartésiennes(m)
X Y Z sol Ztable
294 109.002 3 270 936.006 271.5 280
Coordonnées géographiques
Latitudes Longitude
29° 33’ 12.53 ” N 06° 52’ 30.09 ” N
Tableau 7: Coordonnées du puits RA-107 (Fiche technique établit par Schlumberger)

4.4.2 Paramètres d’interprétation


Le log diagraphique a été présenté par logiciel Techlog à partir de fichier LAS (Log Analysist
Standard) des informations géologiques en profondeur; l’interprétation diagraphique se fait par
l’intervient de certains paramètres pétrophysiques très importants, parmi ces paramètres
Gamma Ray (GR), Caliper(Cal), Resistivité (AT), porosité densité(RHOB), porosité neutron (Nphi)
et porosité sonique (Δt).

 Résistivité de l'eau de formation : la résistivité de l'eau de formation utilisée pour


l'interprétation est estimée à partir de la salinité régionale (S=250g/l à 140°), Rw=0.018 Ωm.

 Facteurs lithologiques et de cimentations : a=1, m=n=2

 Volume d’argile (Vsh) : calculé à partir de Gamma Ray corrigé par la formule de Stieber
suivante :

GRlue − GRmin
Vsh(Linéaire) =
GRmax − GRmin

71
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
Vsh (Linéaire)
Vsh(Stieber) =
3 − 2 ∗ Vsh(Linéire)

 Porosité effective (PHIE) : la porosité effective est calculée en utilisant les courbes de
diagraphie NPHIE, RHOB corrigées des effets d’[Link] porosité effective dérive de la
porosité totale .Elle est calculée selon les équations suivantes comme ci-dessus.

𝜌𝑚𝑎−𝜌𝐵
On commence par calculer la porosité totale ∅𝑇 = 𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑓
𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑠ℎ
On calcule ensuite la porosité corrigée par effet d’argile ∅𝑇𝑠ℎ =
𝜌𝑚𝑎−𝜌𝑓
Et enfin, la porosité effective : ∅𝐸 = ∅𝑇 − (∅𝑇𝑠ℎ ∗ 𝑉𝑠ℎ)

Sachant que :
𝝆𝒎𝒂 : Densité du log lue à la matrice (100% grés)
𝝆𝑩 : Densité lue dans la zone d’intérêt
𝝆𝒇 : Densité du fluide utilisée lorsque la correction HC n'est pas activée
𝝆𝒔𝒉 : Densité du log lue aux argiles (100% argile)
𝑽𝒔𝒉 : Volume d’argile

 Saturation en en eau de formation : Calculée à partir de la formule de Simondoux suivante :


L'équation de Simandoux modifiée est une extension de l'équation des roches argileuse.
L'équation de Simandoux de 1963 a été l'un des premiers modèles à intégrer et à corriger avec
succès l'excès de conductivité dans la matrice dû à la présence d'argiles dispersées (l'équation
d'Archie de 1942 surestime la quantité de saturation en eau s'il y a des argiles).
L'équation de Simandoux modifiée peut être déduite de l'équation d'Archie réécrite en termes
de vraie conductivité profonde en champ lointain (1 / Rt, l'inverse de la résistivité):
1 Ø𝑚
= ∗ Sw nC’est l’équation d’Archie dans le cas d’une formation propre.
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤

1 Ø𝑚
≥ ∗ Sw nSi la formation est argileuse (Vsh ≥0), la conductivité profonde (1 / Rt) doit
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤
être supérieure à la conductivité Archie car les argiles transmettent de l'électricité.

1 Ø𝑚
# ∗ Sw n + xL'excès de conductivité peut être ajusté avec un terme de correction
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤
positif.

1 Ø𝑚 Vsh
= ∗ Sw n + ∗ SwCette correction de terme extra peut maintenant être
𝑅𝑡 𝑎∗𝑅𝑤 Rsh
modélisée comme une fonction x= f (Rsh, Vsh, SW). Bardon et Pied (1969) ont estimé que x

72
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits
devrait augmenter proportionnellement à la conductivité du schiste (1 / Rsh) et au volume de
schiste (VSH). Ils ont donc proposé: x≈ Vsh. SW. (1 / Rsh). Cela conduit à l'équation de
Simandoux modifiée en termes de conductivité:

1 Ø𝑚𝑆𝑤 𝑛 𝑉𝑐𝑙𝑆𝑤
=( )+( )
𝑅𝑡 𝑎𝚁𝑤(1 − 𝑉𝑐𝑙 ) 𝚁𝑐𝑙

 Perméabilité : La perméabilité est calculée par la relation de Timur suivante :


2
100 ∗ ∅2.25
𝑘=( )
𝑆𝑤𝑒

 NetPay : C’est la hauteur utile (supérieure à 1m) imprégnée en hydrocarbure calculée à


partir des différents cut-off de porosité, de saturation ainsi que du volume d’argile appliqués
sur la région.
Cut-off Vsh = 35%
Cut-off porosité = 6%
Cut-off saturation = 35%

4.4.3 Interprétation pétrophysique


En suivant les étapes d’interprétation citées ci-dessus, on obtient pour chaque puits étudié
plusieurs bancs de grés poreux, productifs de gaz, appelés Bed. Ces niveaux sont différents en
termes d’épaisseur et de caractéristiques pétrophysiques (Volume d’argile, porosité effective,
saturation en eau et perméabilité).

[Link] RhourdeAdra 101


Le puits RA-101 présente quatre bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 36), dont
leurs caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant. (Tableau 8)

RA-101
Porosité Saturation
Volume d’argile effective en eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2837.383 2838.907 1.524 5.7 12.9 44.0 5.343
Bed n°2 2842.108 2843.327 1.219 3.6 12.0 36.1 6.793
Bed n°3 2846.984 2849.423 2.438 2.2 12.9 31.5 11.218
Bed n°4 2861.920 2863.596 1.676 1.7 11.0 39.9 3.532

Tableau 8: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-101

73
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Le réservoir de TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de: 6.857 m.


 La moyenne du volume d’argiles est de : 3.3 %
 La moyenne de la porosité est de : 12.2%
 La moyenne de la saturation en eau est de : 37.87%
 La perméabilité moyenne est de : 6.158%

L’épaisseur du TAGS du puits RA-101 est d’environ 105m, dont 6.857m présentent des
formations propres (gréseuses) à 96.7%, soit 6.5% de l’épaisseur totale du réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel,montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 11% et 12.9%des valeurs qui, sont jugées faibles et relativement acceptables pour les
quatre bancs en rapport avec les normes établies par l’American PetroliumInstitut,(Wec,
2007)où la porosité est jugée :
o Haute au-dessus de 18%,
o Moyenne entre 18% et 12%,
o Faible de 12% à 6%,
o Et enfin très faible en dessous de 6%.

Quant à la saturation en eau, on a enregistré la valeur la plus élevée de 44% au niveau du seul
premier banc et la valeur la plus basse de 31.5% au troisième banc.

La perméabilité, étant le paramètre crucial dans ce cas (après avoir enregistré de bons résultats
pour les autres paramètres), donne des valeurs très basses variant entre 3% et 6% enregistrées
respectivement au niveau du quatrième, premier et deuxième Banc, alors qu’elle atteint sa
valeur la plus élevée de 11.218% au niveau du troisième Banc.

Lebanc 3, constitue le banc le plus recommandé aux perforations en raison de ses propriétés
pétrophysiques acceptables et relativement bonnes.

74
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 36: Logging et interprétation du puits RA-101 (Techlog, 2015)


75
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

[Link] RhourdeAdra 103


Le puits RA-103 présente quatre bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 37), dont
leurs caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant(Tableau 9).

RA-103
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2867.254 2869.083 1.829 3.8 13.2 46.6 4.45
Bed n°2 2879.293 2880.512 1.219 4.0 9.5 44.3 1.67
Bed n°3 2881.427 2883.865 2.438 5.0 11.2 34.7 5.036

Tableau 9: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-103

Le réservoir de TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de: 5.486 m.


 La moyenne du volume d’argiles est de :4.426%
 La moyenne de la porosité est de : 11.3%
 La moyenne de la saturation en eau est de : 41.86%
 La perméabilité moyenne est de : 3.345%

L’épaisseur du TAGS du puits RA-103 est d’environ 85m, dont 5.846 m présentent des
formations propres (gréseuses) à 95.574% (faible teneur d’argilosité),soit 6.5% de l’épaisseur
totale du réservoir.

Les résultats affichés sur le tableau ci-dessus, montrent que la porosité effective des bancs est
assez bonne, avec une valeur maximale de 13.2% et une valeur minimale de 9.5 %. Concernant
la saturation en eau, on a enregistré des valeurs très élevées, supérieures à 46% en face des
deuxième et troisième bancs.
La perméabilitéprésente des valeurs très faiblesavec un maximum de 5% pour le troisième
banc.

Le calcul des paramètres pétrophysiques infirme lapossibilitéde production de gaz au niveau du


TAGS du RA-103 suite aux valeurs médiocres enregistrées.

76
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 37: Logging et interprétation du puits RA-103 (Techlog, 2015)


77
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

[Link] RhourdeAdra 104


Le puits RA-104 présente quatre bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 38), dont
leurs caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant (Tableau 10).

RA-104
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2818.790 2820.924 2.134 5.9 12.7 33.9 7.02
Bed n°2 2852.014 2857.957 5.944 4.4 16.3 26.2 41.923
Bed n°3 2858.872 2860.700 1.829 2.4 17.2 38.3 21.265
Bed n°4 2899.715 2904.439 4.724 5.7 16.2 26.4 36.447

Tableau 10: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-104

Le réservoir de TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de: 14.631 m.


 La moyenne du volume d’argiles est de : 4.6%
 La moyenne de la porosité est de : 15.6 %
 La moyenne de la saturation en eau est de : 31.2%
 La perméabilité moyenne est de : 26.664%

L’épaisseur du TAGS du puits RA-104 est d’environ 108m, dont 14.631m présentent des
formations propres (gréseuses) à 95.4%, soit 13.5% de l’épaisseur totaledu réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 12.7% et 17.2%, des valeurs qui sont jugées élevées pour les quatre bancs. Quant à la
saturation en eau, on a enregistré des valeurs acceptables pour les quatre puits, inférieures à 40%,
où le deuxième banc présente la valeur la moins élevée 26.4%.
A l’exception du premier banc, on remarque de bonnes à très bonnes valeurs de perméabilité
atteignant un maximum de 41.923mD au niveau du deuxième banc.
N.B : Notons en substance, selon les normes API (American Petrolium Institute) que la norme
limite des valeurs de perméabilité à l’écoulement sont nettement supérieures à 0,1 milli-
darcypour les puits productifs de gaz conventionnel, où 1mD est l’équivalent de1cm3/seconde.

Lesbeds2, 3 et 4,présentent les meilleures qualités de propriétés pétrophysiques, ce qu’il fait qu’ils
sont très recommandés pour la perforation.

78
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 38: Logging et interprétation du puits RA-104 (Techlog, 2015)


79
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

[Link] RhourdeAdra105
Le puits RA-105 présente trois bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 39), dont leurs
caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant (Tableau 11).

RA-105
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2807.056 2811.323 4.267 2.1 15.8 23.1 130.25
Bed n°2 2829.763 2836.012 6.248 2.1 11.6 22.6 53.137
Bed n°3 2840.279 2842.717 2.438 2.6 10.5 27.3 26.88

Tableau 11: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-105

Le réservoir de TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de: 12.953 m.


 La moyenne du volume d’argiles est de : 2.266 %
 La moyenne de la porosité est de : 12.633%
 La moyenne de la saturation en eau est de : 24.333%
 La perméabilité moyenne est de : 57.086%

L’épaisseur du TAGS du puits RA-105 est d’environ 105m, dont 12.954m présentent des
formations propres (gréseuses) à 97.734%, soit 12.3% de l’épaisseur totaledu réservoir.
Les résultats de calcul obtenus par le logiciel montrent que la porosité effective des bancs varie
entre 10.5% et 15.8%, des valeurs jugées acceptables pour les trois bancs. Quant à la saturation
en eau, le tableau affiche des valeurs satisfaisantes, nettement inférieures à 30% (d’où
l’équivalent de 70% de gaz).
Les trois bancs ont enregistré des valeurs très élevées de perméabilité, allant d’un minimum de
26.88mD au niveau du troisième banc à un maximum de 103,25mD au premier banc.
Cependant, les caractéristiques pétrophysiques des Beds1,2 et 3 favorisent ouvertement la
perforation pour la production du gaz.

80
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 39: Logging et interprétation du puits RA-105 (Techlog, 2015)

81
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

[Link] RhourdeAdra 106


Le puits RA-106 présente trois bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 40), dont leurs
caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant(Tableau 12).

RA-106
Porosité
Volume d’argile effective Saturation en eau
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) Perméabilité (mD)
Bed n°1 2915.564 2916.784 1.219 22.8 7.8 49.2 0.185
Bed n°2 2917.088 2919.375 2.286 21.9 11.8 48.2 2.672
Bed n°3 2921.051 2922.575 1.524 3.9 8.8 43.7 0.294
Bed n°4 2927.604 2928.976 1.372 2.8 11.8 48.0 1.874
Tableau 12: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-106

Le réservoir du TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de : 6.401 m


 La moyenne du volume d’argiles est de : 12.85 %
 La moyenne de la porosité est de : 11.8 %
 La moyenne de la saturation en eau est de : 47 %
 La perméabilité moyenne est de : 1.26 %

L’épaisseur du TAGS du puits RA-106 est d’environ 90m, dont 6.401m présentent des
formations propres (gréseuses) à 87.15%, soit 5.23% de l’épaisseur totale du réservoir.

D’après les résultats du calcul de la porosité effective des quatre bancs, on constate que les
valeurs sont moyennes telles qu’elles sont comprises entre une valeur maximale de 11.8% pour
le deuxième et quatrième banc et une valeur minimale de 7.8% pour le premier banc. Quant à
la saturation en eau, les teneurs sont plus ou moins élevées, allant de 43.7% pour le troisième
banc à 49.2% pour le premier banc.
Pour la perméabilité, on a enregistré de très faibles valeurs fluctuant entre 0.185% au niveau
du premier banc et 2.672% au niveau du deuxième banc.

Les quatre bancs de ce puits RA-106 présentent des propriétés pétrophysiquestrès


défavorables, donc sont loin d’être recommandés pour la perforation étant donné qu’ils
répondent très faiblement aux normesdespuits producteurs de gaz.
Le puits RA-106 présente de très faibles paramètres pétrophysiques. Et donc les bancs présents
au niveau de ce puits ne répondent pas aux normes et ne sont pas recommandés à la
perforation.

82
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 40: Logging et interprétation du puits RA-106 (Techlog, 2015)

83
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

[Link] RhourdeAdra 107


Le puits RA-107 présente trois bancs productifs de gaz au niveau du TAGS(Figure 41), dont
leurs caractéristiques pétrophysiques sont résumées dans le tableau suivant (Tableau 12).

RA-107
Saturation en
Volume d’argile Porosité effective eau Perméabilité
Bed Top(m) Bottom(m) Net(m) moyen(%) moyenne(%) moyenne(%) (mD)
Bed n°1 2788.463 2792.273 3.810 1.8 13.0 29.0 12.166
Bed n°2 2811.323 2813.152 1.677 1.4 14.2 32.4 15.45

Tableau 13: Moyenne des paramètres petrophysiques des bancs productifs de RA-107

Le réservoir du TAGS est à gaz, dont :

 Le total Net est de : 5.487 m


 La moyenne du volume d’argiles est de : 1.6%
 La moyenne de la porosité est de : 13.6 %
 La moyenne de la saturation en eau est de : 30.7 %
 La perméabilité moyenne est de : 13.808 %

L’épaisseur du TAGS du puits RA-107 est d’environ 105m, dont 5.487m présentent des
formations propres (gréseuses) à 98.4%, soit5.23% de l’épaisseur totale du réservoir.
La porosité effective de ce puits est de 13% pour le premier banc et de 14.2% pour le deuxième
banc, teneurs jugées admissible pour les deux bancs. Quant à la saturation en eau, elle est
faible, donc présentant de bonnes teneurs avec respectivement 29% pour le premier banc et
32.4% pour le deuxième banc.
Par rapport à la perméabilité, les valeurs enregistrées sont relativement bonnes pour le premier
et deuxième banc, respectivement de 12.166% et 15.45%.

Les 2 bancs du puits 107 présentent des résultats acceptables et sont donc tous les deux
fortement recommandés aux perforations pour la production du gaz.

84
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

Figure 41: Logging et interprétation du puits RA-107(Techlog, 2015)

85
Chapitre 04 : Interprétation des diagraphies de puits

4.5 Conclusion
L’étude des paramètres pétrophysiques au niveau du réservoir TAGS dans la région de
RhourdeAdra à l’aide du logiciel Techlog a permis d’établir la relation entre les propriétés de
ces paramètres et la productivité du gaz à partir du réservoir en question.

Les puits RA-104, RA-105 et RA-107 présentent les meilleurs caractéristiques pétrophysiques
sur l’ensemble des six puits, produisant du gaz à partir des Quartzites de Hamra, étudiés au
niveau du réservoir TAGS en raison des faibles valeurs du volume d’argile <6%, une Porosité
effective moyenne ≥ 11%, uneSaturation en eau moyenne autour de 30% et des valeurs élevées
jugées très satisfaisantes et favorables à la production du gaz.

Quant aux puitsRA-101 et RA-103 enregistrent de valeurs acceptables ; mais jugées moins
bonnes en rapport avec les teneurs relativement bonnes de la porosité effective moyenne
<13%, et les valeurs élevées de saturation eau moyenne > 34%, et les faibles pourcentages de
perméabilité jugée médiocres, ne favorisant pas un écoulement satisfaisant pour la production
du gaz.
Cependant, le puits RA-106, il développe des conditions pétrophysiques très défavorables, avec
des valeurs de volume d’argile moyen relativement moyennes à très élevées, une porosité
effective moyenne <12%, une saturation en eau moyenne élevée >43% et une très faible
perméabilité <2.6mD, le qualifiant comme étant impropre à la perforation et à la production du
gaz.
A la lumière de ces interprétations, lespuits RA-101et RA-103sont jugés très faiblement
productifs, et le puitsRA-106développe d’ores et déjà un caractère non productif de gaz, et de
surcroît, les trois puitsne peuvent être recommandés à la conversion des Quartzites de Hamra
vers le TAGS.
Par contre, l'interprétation des résultats obtenus au niveau des puits, RA-104, RA-105 et RA-
107a montré un énorme intérêt gazier avec des épaisseurs utiles cumulées allant d’un
minimum de5.487m pour le puits RA-107 à un maximum de 14.63 m pour le puits RA-104.

86
Chapitre 05
Modélisation 3D du
réservoir TAGS
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.1 Introduction
L’objectif principal du développement dans le domaine des hydrocarbures vise l'extraction la
plus complète des réserves avec une rentabilité économique maximale. Des technologies très
pointues sont utilisées pour atteindre cet objectif au maximum et améliorer le taux de
récupération de ces ressources. L’une de ces technologies-clés utilisées s’appuie
fondamentalement sur la modélisation numérique.

Dans ce chapitre, nous avons développé un modèle de réservoir issu de la méthode de


simulation stochastique qui s'inscrit dans le cadre d'une statistique à deux points « Simulation
gaussienne séquentielle ». Elle repose sur un variogramme qui rend compte des corrélations
entre deux points du réservoir selon la distance qui les sépare. Le recours au variogramme est
pratique et simple.

Après une brève présentation du logiciel utilisé « Petrel » ainsi que les étapes suivies pour la
conception du modèle, nous avons illustré dans un premier lieu les résultats de l’analyse
variographique des propriétés continues (Volume d’argile, porosité effective, saturation
en eau, perméabilité), puis nous avons mis en œuvre la modélisation du réservoir gazifière
du Trias Argileux Gréseux Supérieur du champ de RhourdeAdra.

5.2 Présentation du logiciel et méthodologie


Pour représenter de façon réelle la distribution des paramètres pétrophysiques de
RhourdeAdra, nous allons créer un modèle par la simulation gaussienne séquentielle. Ce
modèle permet de formaliser des images mentales pour un environnement en trois
dimensions.
En effet, la compagnie de service pétrolière SCHLUMBERGER a développé un logiciel de grande
performance appelé Petrel. Il s’agit donc d’une plateforme logicielle utilisée dans le secteur de
l'exploration et de la production de l'industrie pétrolière. Il permet à l'utilisateur d'interpréter
les données sismiques, d'effectuer une bonne corrélation, de construire des modèles de
réservoir, de visualiser les résultats de simulation de réservoir, de calculer les volumes, de
produire des cartes et de concevoir des stratégies de développement pour maximiser
l'exploitation des réservoirs. Le risque et l'incertitude peuvent être évalués tout au long de la
vie du réservoir.
Ainsi, pour un meilleur résultat de simulation géostatistique, on s’est basé fondamentalement
sur les six puits producteurs à partir du réservoir des Quartzites de Hamra qui remonte à l’étage
géologique de l’Ordovicienau paléozoïque(RA-101, RA-103, RA-104, RA -105, RA-106, RA-107)
et qui ont fait l’objet d’une interprétation plus ou moins exhaustive dans le chapitre précédant,
nous avons opté pour une meilleur corrélation par l’utilisation de dix autres puits (RA-02, RA-
05, RA-06, RA-07, RA-08, RA-09, RA-11, RA-12, RA-14, RA-16) du réservoir du TAGS qui,
remontent au Trias, début du mésozoïque, représentés sur la (Figure 42).

88
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Figure 42: Représentation des 16 puits de RhourdeAdra, utilisés pour la simulation

Le tableau suivant résume la situation et le type des puits du TAGS.

Puits Situation Type Puits Situation Type


RA-02 RA Centre Producteur RA-09 RA Sud-Ouest Producteur
RA-05 RA Nord-Est Producteur RA-11 RA Centre Injecteur
RA-06 RA Sud Fermé (aquifère) RA-12 RA Centre Producteur
RA-07 RA Sud-Ouest Fermé (aquifère) RA-14 RA Centre Injecteur
RA-08 RA Centre Producteur RA-16 RA Centre Producteur
Tableau 14: Données sur les puits du TAGS

En effet, la réalisation du modèle nécessite le passage par plusieurs étapes qu’on cite ci-
dessous :
 Import des données : L’organisation des données est la base de la simulation. Les données

préparées pour ce modèle géologique 3D incluent le :


o wellhead : Comprend la position de chacun des 16 puits en 3 dimensions et la profondeur
mesurée le long du trajet du puits.
o well tops : Donnant le top et le bottom du réservoir TAGS au niveau de chaque puits.
o welltrajectory : Représente les angles de l’azimut et l’inclinaison des puits.
o well log : Les données couvrant les valeurs du volume d’argile, porosité, saturation en eau et
perméabilité le long du trajet du puits.
 Création des surfaces : Deux surfaces se créent, dont la première est au niveau du top(Figure

43) et la deuxième au bottom des puits(Figure 44).

89
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Figure 43: Surface du Top du TAGS

Figure 44: Surface du Bottom du TAGS

 PillarGridding (Maillage des pilliers): C’est le processus de formation du squelette par la


génération d’un réseau de mailles au top, au milieu et au bottom(Figure 45).

90
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Figure 45: Maillage du top, milieu et bottom du TAGS

 Création des horizons : Consiste à insérer les horizons stratigraphiques dans la grille des
piliers(Figure 46).

Figure 46: Horizons stratigraphiques

91
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

 Layering : La dernière étape de la construction de la structure cadre consiste à définir


l'épaisseur et l'orientation du couches entre les horizons de la maille 3D. Ces couches en
conjonction avec les piliers définissent les cellules de la grille 3D à laquelle sont attribués des
attributs lors de la modélisation des propriétés.

 Well log up scaling : Le processus du up scaling (mise à l'échelle) des loggings de puits calcule
la moyenne des valeurs des cellules de la grille 3D qui sont pénétrées par les puits. Chaque
cellule obtient une valeur par logging mis à l'échelle. Ces cellules sont ensuite utilisées
comme point de départ pour la modélisation (Figure 47).

Figure 47: Exemple d’un up-scaling des puits

 Modélisation pétrophysique : La modélisation des propriétés pétrophysiques consiste à


attribuer les valeurs de propriétés pétrophysiques à chaque cellule de la grille 3D. Petrel
propose plusieurs méthodes géostatistiques pour modéliser la distribution des propriétés
pétrophysiques dans un modèle de réservoir. Dans notre cas, l'algorithme de simulation
gaussienne séquentielle a été utilisé comme méthode statistique qui correspond à la
quantité des données disponibles (Figure 48).

Figure 48: Exemple d’une modélisation pétrophysique

92
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.3 Analyse variographique


Les variogrammes expérimentaux directionnels ont été calculés par le logiciel "Petrel" dans les
différentes directions (Direction verticale, majeure et mineure) avec une tolérance qui ne
dépasse pas 22.5° .Dans notre étude, les variogrammes expérimentaux directionnels du volume
d’argile, porosité, saturation en eau et perméabilité ont été calculés et ajustés par des schémas
de régionalisation sphériques à portée (a), effets de pépites (Co) et palier(C).
L’ensemble des résultats obtenus pour chaque paramètre est présenté en tableau de synthèse
(Tableau 15, 16, 17, 18).
Ainsi, le coefficient d’anisotropie qui est défini comme étant le rapport de la portée du petit axe
sur la portée du grand axe a été calculé pour chaque paramètre petrophysique :

𝑃𝑜𝑟𝑡é𝑒𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑟𝑒
𝐶𝑜𝑒. 𝐴𝑛𝑖𝑠𝑜𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑒 =
𝑃𝑜𝑟𝑡é𝑒𝑚𝑎𝑗𝑒𝑢𝑟𝑒

5.3.1 Volume d’argile


Direction verticale (0°) Direction majeure (60°) Direction mineure (150°)
Paramètre (unité) Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier
pépites(Co) pépites(Co) pépites(Co)
Volume 34,051 0 0,9731 1726.812 0 0,9731 1246,28 0 0,9731
d'argile(%)
Tableau 15: Résultats de la variographie directionnelle du volume d’argile du TAGS

La rose de portées a été tracée à l’aide des résultats du


(Tableau 15). Elle montre que l’axe d’isotropie est de direction
60° (Grand Axe), tandis que l’axe d’anisotropie est de direction
150° (petit axe). Le coefficient d’anisotropie est de 0.7217
traduisant une faible anisotropie (Figure 49).

Figure 49: Rose des portées pour


le volume d'argile

93
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Direction majeure

Direction mineure

Direction verticale

Figure 50: Variogrammethéorique directionnel du volume d'argile

5.3.2 Porosité effective


Direction verticale (0°) Direction majeure (110°) Direction mineure (200°)
Paramètre(unité) Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier
pépites(Co) pépites(Co) pépites(Co)
Porosité 57,308 0,0589 0,9357 3033,002 0,0589 0,9357 1659,507 0,0589 0,9357
effective(%)
Tableau 16: Résultats de la variographie directionnelle de la porosité effective du TAGS

La rose de portées a été tracée à l’aide des résultats du (Tableau


16). Elle montre que l’axe d’isotropie est de direction 110° (Grand
Axe), tandis que l’axe d’anisotropie est de direction 200° (petit
axe). Le coefficient d’anisotropie est de 0.547 traduisant une
anisotropie(Figure 52).
Figure 51: Rose des
portées pour la
porosité effective

94
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Direction majeure

Direction mineure

Direction verticale

Figure 52: Variogramme théorique directionnel de la porosité effective

5.3.3 Saturation en eau


Direction verticle(0°) Direction majeure (150°) Direction mineure (240°)
Paramètre(unité) Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier
pépites(Co) pépites(Co) pépites(Co)
Saturation en 33,341 0,1114 1,0768 2620,737 0,1114 1,0768 1322,556 0,1114 1,0768
eau(%)
Tableau 17: Résultats de la variographie directionnelle de la saturation en eau du TAGS

La rose de portées a été tracée à l’aide des résultats du Tableau


(Tableau 15). Elle montre que l’axe d’isotropie est de direction
150° (Grand Axe), tandis que l’axe d’anisotropie est de direction
240° (petit axe). Le coefficient d’anisotropie est de 0,505
traduisant une anisotropie(Figure 53).
Figure 53: Rose des
portées pour la
saturation en eau

95
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Direction majeure

Direction mineure

Direction verticale

Figure 54: Variogramme théorique directionnel de la saturation en eau

5.3.4 Perméabilité
Direction verticle(0°) Direction majeure (150°) Direction mineure (60°)
Paramètre(unité) Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier Portée(a) Effet de Palier
pépites(Co) pépites(Co) pépites(Co)
Perméabilité 40,034 0 0,9846 2004,243 0 0,9846 1550,206 0 0,9846
(mD)
Tableau 18: Résultats de la variographie directionnelle de la perméabilité du TAGS

La rose de portées a été tracée à l’aide des résultats du


(Tableau 46). Elle montre que l’axe d’isotropie est de
direction 60° (Grand Axe), tandis que l’axe d’anisotropie est
de direction 150° (petit axe). Le coefficient d’anisotropie est
de 0,773 traduisant une faible anisotropie(Figure 55).
Figure 55: Rose des
portées pour la
perméabilité

96
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Direction majeure

Direction mineure

Direction verticale

Figure 56: Variogramme théorique directionnel de la perméabilité

5.4 Interprétation du modèle


Après avoir procédé aux opérations suscitées, un output des résultats de la simulation
gaussienne séquentielle sera généré. Ces résultats sont visualisés en modèles 3D. L’application
de cette simulation sur les données pétrophysiques acquises de 16 puits de RhourdeAdra est
présentée ci-dessous.

97
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.4.1 Volume d’argile


Le réservoir Trias Argileux Gréseux supérieur, comme son nom l’indique, présente des argiles
fortement développées dont leur volume varie relativement d’une direction à l’autre.
D’après l’histogramme (Figure 57), environ 53% du réservoir est constitué de formations
gréseuses relativement impropres (entre 20% et 100 % d’argile).
Tandis que30% du réservoir atteint 10% d’argileavec une prédominance des grés (90%).Il s’agit
donc des grés approximativement propres.
Finalement les grés propres couvrent 17% du réservoir TAGS (Figure 58).
Etant donné que l’argilositéconstitue un paramètre important pour la définition du faciès,
néanmoins sa teneur favorise en rapport avec l’ensemble de la constitution du réservoir TAGS,
une prédominance des corps gréseux.

Figure 57: Histogramme du volume d'argile

98
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Vue du
Toit

Vue du
mur

Vue du
Nord

Modèle du
réservoir

Figure 58: Modèles illustrant la distribution spatiale du volume d'argile


99
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.4.2 Porosité effective


A partir du modèle illustrant la distribution spatiale de la porosité effective, on observe que la
partie régnant dans le réservoir est caractérisée par une porosité effective élevée (Figure 56).
L’histogramme (Figure 59) montre que 57% du réservoir marque une porosité effective
supérieure à 8%.
En outre, une porosité très basseinférieure à 8% touche environ 43% du réservoir.
La porosité effective présente une continuité suivant la direction NW-SE(Figure 60), or la
distribution des argiles est continue suivant la direction NE-SO,perpendiculairement à celle de
la, porosité effective, ce qui traduit une très bonne et meilleure porosité effective dans la
direction de sa continuité au niveau des grés.

Figure 59: Histogramme de la porosité effective

100
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Vue du
Toit

Vue du
mur

Vue du
nord

Modèle du
réservoir

Figure 60: Modèles illustrant la distribution spatiale de la porosité effective

101
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.4.3 Saturation en eau


Le modèle de saturation en eau montre une assez importante présence des eaux dont elles
couvrent d’après l’histogramme (Figure 61) environ 68% du réservoir TAGS suite aux argiles
poreuses saturées en eau.
Le volume d’eau est relativement bas dans la zone Sud-Est et Nord de RhourdeAdra(Figure 62),
ce qui indique une présence primordiale d’hydrocarbures dans la dite direction.

Figure 61: Histogramme de la saturation en eau

102
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Vue du
Toit

Vue du
mur

Vue du
nord

Modèle du
réservoir

Figure 62: Modèles illustrant la distribution spatiale de la saturation en eau

103
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.4.4 Perméabilité
Environ 65 % du modèle de la perméabilité dans la zone d’étude montre des valeurs très faibles
strictement inferieures à 1 mD.D’autre part, dans le reste du réservoir elle augmente jusqu’à
60 mD (Figure 63).
Cependant, la perméabilité est isotrope suivant la direction NO-SE par contre le volume d’argile
est isotrope suivant la direction NE-SO(Figure 64), ce qui révèle que la perméabilité diminue au
niveau des formations plus ou moins argileuses et augmente au niveau des formations propres
gréseuses présentant un potentiel d’hydrocarbure.

Figure 63: Histogramme de la perméabilité

104
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

Vue du
Toit

Vue du
mur

Vue du
nord

Modèle du
réservoir

Figure 64: Modèles illustrant la distribution spatiale de la perméabilité

105
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS

5.5 Conclusion
L’objectif principal de ce chapitre est de mettre en évidence l’évolution et le comportement des
caractéristiques pétrophysiques (Volume d’argile, porosité effective, saturation en eau et
perméabilité) à partir des résultats de signaux diagraphiques, tout en s’appuyant sur la
méthode gaussienne séquentielle. Ceci est fondamental pour l’évaluation de leurs aptitudes de
nature à favoriser une exploitation optimale du réservoir TAGS présentant une constitution
pétrographique à dominance gréseuse constituant les séries inférieures du Mésozoïque,
comportant un pourcentage d’argile pouvant défavoriser par endroit les propriétés
pétrophysiques à assurer une meilleure circulation des fluides dans cette formation gréseuse.

Cependant, l’analyse variographique, illustre clairement que les paramètres pétrophysiques


contrôlant la répartition des hydrocarbures accusent une corrélation plus ou moins évidente et
perceptible, avec un coefficient d’anisotropie relativement faible qui est de 0.7, entre les
teneurs du volume d’argile qui diminuent contre l’accroissement des valeurs de la perméabilité
et inversement réciproque, clairement illustrées par les valeurs indicatives calculées par le
logiciel Techlog au niveau des six puits présentés dans le chapitre précé[Link] note
cependant, que malgré ce faible coefficient d’anisotropie, il impliqueune dépendance mutuelle
de ces deux derniers paramètres, l’un par rapport à l’[Link] que la porosité effective et la
saturation en eau accusent aussi un coefficient d’anisotropie moyen qui est de 0.5, montrant
une corrélation qui n’est pas évidente entre les taux des deux propriétés pétrophysiques de
porosité effective et la saturation en eau, ce qui évoque que les argiles sont quasiment saturées
en eau.

La modélisation géostatistique, montre avec évidence que la distribution spatiale des


paramètres pétrophysiques du réservoir TAGS établie une parfaite relation entre la tendance
générale de l’isotrope de la perméabilitéselon la direction NW-SE orientéedans la même
direction de la distribution spatiale de la porosité effective, par contre la distribution spatiale
du volume d’argile est isotrope suivant la direction NE-SW, ce qui révèle que la perméabilité
diminue majoritairement au niveau des formations plus ou moins argileuses et augmente au
niveau des formations gréseuses propres favorisant l’accumulation d’un important potentiel
d’hydrocarbure gazeux.
L’élaboration du modèle 3Dmontre que le volume d’argile et la saturation en eau atteignent
leurs valeurs maximalesdans les secteurs Nord et NW du réservoir, ce qui confirme l’absence de
la formation gréseuse propre dans leslimites de ces zones.A l’inverse, on constate une nette
dominance de la formation gréseuse dans toute la région du Sud du réservoir.

A l’opposé, la perméabilité et la porosité effective distribuées spatialement dans la même


direction du NW-SE de la régiondont la perméabilité atteint 60mD dans les zones où la porosité
effective dépasse 10%.

Ainsi, les résultats de la modélisation géostatistique ont permis de localiser les secteurs les plus
favorables à l’accumulation d’un important potentiel d’hydrocarbures. Toutefois, les parties
Nord-Est, centre, et Sud-Ouest du réservoir TAGS du champ de RhourdeAdradéveloppent
106
Chapitre05 : Modélisation 3D su réservoir TAGS
majoritairement de bonnespropriétés pétrophysiques, ce qui confirme le bon emplacement de
la plupart des 16 puits utilisés pour la production gazière.

Toutefois, on note que la partieSud aux alentours du puits producteur RA16, et la partie Sud-
Ouest, respectivement au voisinage des puits producteurs et injecteurs, RA9 et RA11, et aussi la
partie centrale du réservoir du champ de RhourdeAdra, à proximité des puits producteurs 104,
105, 107, RA2, RA8 et RA12, mérite assurément une attention toute particulière, en raison de
ce qu’elle enregistre comme valeurs relativement élevéesen rapport avec de bonnes propriétés
pétrophysiques favorables à l’implantation de nouveaux puits producteurs de gaz.

107
Conclusion générale

Conclusion générale

L’objet d’étude de ce travail de recherchea été concentré sur le réservoir TAGS(Trias Argilo-
Gréseux Supérieur) formant les étages géologiques des séries inférieures du mésozoïque,dont
l’épaisseur varie de 150 à 200m, du champ gazier de Rhourde-Adra faisant partie du champ de
Rhourde-Nouss, situés à la limite entre le SW du bassin de Berkine et le NW du bassin d’Illizi.

L’objectif de ce travail de recherche tend à étudier la possibilité de la reconversion d’un


ensemble de puits producteurs du gaz à partir du réservoir des Quartzites de Hamra
(appartenant aux étages géologiques de l’ordovicien formant les séries inférieures du
paléozoïque)vers le TAGS en raison d’une part, d’une importante remontée d’eau responsable
de la diminution de la production gazière, et d’autre part, d’évaluer le potentiel gazier de ce
réservoir au niveau de tout le bloc de RhourdeAdra. Toutefois, une étude pluridisciplinaire
basée sur la caractérisation pétrophysiques du TAGS a été réalisée. En effet, le volume d’argile,
la porosité effective, la saturation en eau et la perméabilitéont permis d’avoir une estimation
optimale sur le comportement des fluides du couple eau/gaz dans un milieu plus au moins
poreuxdu TAGS.

A la lumière de la compilation des interprétations des résultats de diagraphie différée obtenus à


l’aide du logiciel Techlog, les puits RA-101et RA-103 sont jugés très faiblement productifs, et le
puits RA-106développe d’ores et déjà un caractère de non productif de gaz, et de surcroît, les
trois puits ne peuvent être nullement recommandés à la reconversion depuis les Quartzites de
Hamra vers le TAGS.

Par contre, l'interprétation diagraphique des résultats obtenus au niveau des puits RA-104, RA-
105 et RA-107 a montré un énorme intérêt gazier avec des épaisseurs utiles cumulées allant
d’un minimum de5.487m pour le puits RA-107 à un maximum de 14.63 m pour le puits RA-104.

Etant donné que les résultats obtenus sont limités aux seuls six puits étudiés, produisant du gaz
à partir des Quartzites de Hamra, il était très indispensable de mettre en évidence l’évolution et
le comportement des propriétés pétrophysiques de l’ensemble du réservoir TAGS à partir des
résultats obtenusdes signaux diagraphiques, tout en s’appuyant sur la méthodegaussienne
séquentielle qui vise à proposer une variable régionalisée reproduisant un phénomène (ou
processus) désiré, et en tout en respectant les deux premiers moments du processus,
histogramme et [Link] méthode est bien validée dans l'industrie pétrolière
comme étant une méthode de caractérisation des réservoirs hétérogènes.

Dans notre cas d`étude, Les variogrammes expérimentaux ont été calculés et ajustés à l’aide
des modèles sphériques, à travers l`utilisation du logiciel développé par SCHLUMBERGER-
Petrelpermettant de visualiser les résultats de simulation du réservoir. Cependant, l’analyse
variographique, illustre clairement à travers un coefficient d’anisotropie relativement faible une
corrélation plus ou moins évidente et perceptible, entre le volume d’argile qui diminue contre
l’accroissement des valeurs de la perméabilité et inversement réciproque. Tandis que la
porosité effective et la saturation en eau accusent aussi un faible coefficient
d’anisotropiemontrant cependant une corrélation qui n’est pas évidente mais latente entre ces
deux paramètres.
Ainsi, les résultats de la modélisation géostatistique ont permis de localiser les secteurs les plus
favorables à l’accumulation d’un important potentiel d’hydrocarbures. Toutefois, les parties
Nord-Est, centre, et Sud-Ouest du réservoir TAGS du champ de RhourdeAdra développent
108
Conclusion générale
majoritairement de bonnespropriétés pétrophysiques, ce qui confirme la bonneimplantation de
la plupart des 16 puits utilisés et exploités pour la production gazière.

Toutefois, on note que la partieSud aux alentours du puits producteur RA16 du TAGS, et la
partie Sud-Ouest, respectivement au voisinage des puits producteurs et injecteurs, RA9 et RA11
du TAGS, et aussi la partie centrale du réservoir du champ de RhourdeAdra, à proximité des
puits producteurs 104, 105, 107des Quartzite de Hamra, RA2, RA8 et RA12 du TAGS, méritent
assurément une attention toute particulière, en raison de ce qu’elle enregistre comme valeurs
relativement élevéesen rapport avec de meilleures propriétés pétrophysiques favorables à
l’implantation de nouveaux puits producteurs de gaz.

Nous souhaitons que ce présent travail de recherche constitue une esquisse, un support et un
cadre de recherche porteur et prometteur pour les futurs Projets de Fin d’Etudes qui seront
consacrés à la problématique de cette thématique de recherche visant à développer au mieux
la production des hydrocarbures.

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