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Comprendre l'Économie Sociale et Solidaire

L'économie sociale et solidaire regroupe des organisations ayant une gouvernance démocratique et poursuivant des objectifs sociaux et environnementaux plutôt que le profit. Elle inclut les coopératives, les associations et les mutuelles qui contribuent à l'emploi, au développement local et à la cohésion sociale.

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Comprendre l'Économie Sociale et Solidaire

L'économie sociale et solidaire regroupe des organisations ayant une gouvernance démocratique et poursuivant des objectifs sociaux et environnementaux plutôt que le profit. Elle inclut les coopératives, les associations et les mutuelles qui contribuent à l'emploi, au développement local et à la cohésion sociale.

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Master/FSJES Souissi

Pr. Abdellatif BOUAZZA


1. Introduction Générale

2. Définitions et cadrage conceptuel.

3. Comprendre l’Economie sociale et solidaire.

4. Composantes de l’économie sociale et solidaire.

5. Caractéristiques communes des organisations de l’ESS

1. Les coopératives au Maroc.

2. Les associations au Maroc.


 Apparu au cours les années 90 en Europe et aux États-
Unis, l'Entrepreneuriat social, est un phénomène
international qui se propose comme une nouvelle
stratégie pour résoudre les problèmes sociaux,
environnementaux et économiques à travers un esprit et
des outils entrepreneuriaux.

 D’après la définition de l’Union Européenne, cette forme


d'entrepreneuriat, qui est au service de l'intérêt général,
recouvre l’ensemble des initiatives économiques dont la
finalité principale est sociale ou environnementale et qui
réinvestissent tout ou la majorité de leurs bénéfices au
profit de cette mission (European Commission, 2013).
1. Économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire est un mode d’entreprendre


auquel adhèrent des personnes morales de droit privé qui
remplissent les conditions suivantes :

 Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices ;


 Une gouvernance démocratique prévoyant la participation
des parties prenantes aux réalisations de l’organisation
définie et organisée par les statuts ;
 Une gestion conforme à tous les principes
suivants :

a) Les bénéfices sont majoritairement consacrés à


l’objectif de maintien ou de développement de
l’activité de l’organisation de l’ESS ;

b) Les réserves obligatoires constituées sont


impartageables...
L’économie sociale et solidaire est un ensemble socio-
économique qui regroupe des organisations et entreprises
prônant une autre économie basée sur des valeurs et un
mode de gouvernance spécifiques. Ces organisations :

 Constituent un gisement important pour l’emploi.

 Contribuent au développement économique et social des


territoires.

 Permettent le renforcement de la cohésion sociale.


2. Entrepreneuriat social

« Les entreprises sociales sont des entreprises à finalité


sociale, sociétale ou environnementale et à
lucrativité limitée. Elles cherchent à associer leurs
parties prenantes à leur gouvernance. »,
définition proposée par le Mouvement des entrepreneurs
sociaux (Mouves)

L’entrepreneuriat social peut être défini comme un


entrepreneuriat qui vise à fournir des solutions
novatrices à des enjeux et des problèmes sociaux non
résolus. Par conséquent, il va souvent de pair avec des
processus d’innovation sociale qui ont pour but
d’améliorer la vie des gens en soutenant les change-
 «Toute activité privée d’intérêt général, organisée
à partir d’une démarche entrepreneuriale et
n’ayant pas comme raison principale la
maximisation des profits mais la satisfaction de
certains objectifs économiques et sociaux, ainsi
que la capacité de mettre en place, dans la
production de biens et de services, des solutions
innovantes aux problèmes de l’exclusion et du
chômage». (OCDE, 1999)
 Le mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES), qui
fédère et représente les entrepreneurs sociaux en France,
décrit l’entrepreneuriat sociale comme:

"…Un mouvement de fond mondial qui participe au


renouvellement des modèles économiques dominants qui ont
montré leurs limites – économie de marché financiarisée ou
bien prédominance de l’Etat – en créant une troisième voie
émancipatrice à mi-chemin entre ces deux pôles. Il cherche à
mettre l’efficacité économique au service de l’intérêt général".
Entreprise sociale

Gouvernance
Projet Finalité sociale /
participative /
Economique Environnementale
Lucrativité limitée

10
Entreprise sociale

Production de valeurs économiques


(biens et/ou de services)

Création de richesses et d’emplois


Projet
Economique
Gestion responsable

Prise de risque et innovation

11
Entreprise sociale

PAR SES SALARIÉS


Lutter contre l’exclusion,
créer ou maintenir des Finalité sociale / PAR SA PRODUCTION
emplois durables et de
qualité
Environnementale Valoriser un territoire,
un patrimoine ou un
La production de environnement,
PAR SES CLIENTS valeur sociale garantir un juste revenu
et / ou aux producteurs
Donner accès à des biens
de première nécessité, à environnementale
une clientèle qui n’a pas
accès au marché
traditionnel

12
Entreprise sociale

Répartition équitable des excédents

Gouvernance partagée par l’ensemble des parties Gouvernance


prenantes de l’entreprise participative /
Lucrativité limitée
Ancrage territorial (non délocalisable)

rémunération du capital est limitée

13
Comprendre l’économie
sociale et solidaire
Signification et nature de
l’économie sociale et solidaire
Diversité des formes juridiques de l’ESS, diversité des secteurs investis

 Les différentes formes juridiques possibles: associations, coopératives, mutuelles,


fondations, entreprises à objet social (gouvernance démocratique ou participation
des parties prenantes +/- jusqu’au processus de décisions).

 Les principaux secteurs d’activité dans lesquels l’ESS s’est développée :


L ’ insertion par l ’ économie, les circuits courts producteurs-consommateurs, le
commerce équitable, le tourisme solidaire, les finances solidaires, les recycleries, les
services à la personne, les nouveaux métiers de l’environnement, ...

 Reconnaissance par l’OIT de sa capacité à intégrer l’économie informelle et à


favoriser un travail décent, par ses formes participatives et son ancrage territorial et
communautaire.

 Mais l’ESS se veut transversale à tous les secteurs d’activité, peut se retrouver
dans tous les domaines et se définit principalement par ses pratiques
 la primauté des personnes sur le capital,
 la finalité sociale ou sociétale plutôt qu’une finalité de profit,
 l’autonomie de gestion,
 la gouvernance démocratique, favorisant la participation des
différentes parties prenantes
 la mutualisation des moyens,
 le réinvestissement majoritaire des excédents pour le
développement de la structure ou le financement de projets
sociaux.
 Contribution au développement du territoire sur lequel elles
sont implantées par la prise en compte des besoins sociaux,
des ressources, des populations et de l’impact
environnemental.
 Liberté d’adhésion
• « Nul ne peut être contraint d’adhérer ou de demeurer adhérent d’une
structure de l’économie sociale »
• Scoop : structures à capital variable

 Non-lucrativité individuelle
◦ Possibilités d’excédents financiers, mais pas d’appropriation
individuelle
 dans les associations, aucun dividende aux adhérents
 dans les coopératives, salariés peuvent recevoir une part du bénéfice
réalisé (participation ou dividendes)
 Gestion démocratique

◦ Décisions stratégiques prises en assemblée générale


selon le principe « une personne = une voix ».

◦ Égalité des membres quel que soit leur apport (en


capital dans une coopérative, en temps dans une
association).
 Utilité collective/ utilité sociale du projet
Structures de l’économie sociale au service d’un projet collectif (et
non d’un projet conduit par une seule personne dans son intérêt
propre) et à utilité sociale.
« Collectif » :
 Territoire (ESS et projets de développement local)
 Groupe social (mutuelles des artisans, des instituteurs, etc., réponse à des
besoins spécifiques)
 Collectif de travail (coopératives = valoriser le fruit du travail des salariés)
 Idée qui fonde le projet d’une association
« Utilité sociale » :
 Biens et services produits
 Démarche participative associant différents partenaires
 La pluralité des ressources
◦ Ressources privées (coopératives et mutuelles)
◦ Ressources mixtes (associations)

◦ Les organismes de l’économie sociale sont indépendants des


pouvoirs publics, mais :
 Interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics dans la mise en œuvre de
politiques d’intérêt général (emploi, santé, développement local,
citoyenneté, solidarité Nord-Sud, etc.)
 Subventions, Aides spécifiques à l’emploi ou avantages fiscaux
Secteur
Public
4

SECTEUR D’ECONOMIE SOCIALE


Secteur coopératif

Secteur mutualiste
Secteur
Secteur 6 2 7 Privé
Syndical
Secteur associatif
gestionnaire
3

Secteur
Communautaire H. Desroche
Économie publique
- Délégations de missions de
services publics
- Associations para publiques

Économie Économie sociale et solidaire


Mutuelles - Entreprises Économie
Paritaire Organismes
Coopératives d’insertion lucrative
de prévoyance Associations

- Systèmes d’échanges locaux


- Réseaux d’échanges de savoirs

Économie domestique et de
voisinage
Acteurs

Activité Règles
s

La nature particulière des acteurs : des petits producteurs


marchands, ou entrepreneurs individuels dont les activités sont
soumises à divers processus de spécialisation ou d’intégration.
Les activités : nécessaires à la reproduction de la force de travail
des ouvriers, donc du capitalisme, mais délaissées par lui.
Les règles : règles des pionniers de Rochdale ou principes des
coopératives (une personne, une voix,etc…).
3 spécificités du modèle :

L’hybridation
de trois formes d’économie : économie marchande,
économie non marchande, économie non monétaire.

L’implication conjointe des usagers dans la construction conjointe de


l’offre et de la demande des services qui leur sont destinés.

L’institutionnalisation des rapports sociaux de service de proximité.


Idéal type des services solidaires

ECONOMIE NON-MONETAIRE

RECIPROCITE

Construction conjointe de l’offre et de la


demande au sein d’espaces publics de
proximité

ECONOMIE
SOLIDAIRE

Vente de services et Démocratisation par impulsion Etablissement de conventions


contractualisations avec réciprocitaire et hybridation d’objectifs avec les institutions
partenaires privés entre économies publiques et parapubliques

MARCHE REDISTRIBUTION

ECONOMIE ECONOMIE
MARCHANDE NON
MARCHANDE
Relations qui supposent une
autorité publique Relations compétitives

Pôle
Pôle
capitalise
public
Catégorie dominante : Propriété Catégorie dominante : Propriété
Etat institutionnelle capital individuelle
Politiques de redistributions Intégration à l’économie
pour améliorer l’efficacité et ECONOMIE SOLIDAIRE marchande et renforcement
instauration d’un cadre légal d’une articulation dynamique
approprié
Consolidation de l’impulsion réciprocitaire
ancrée au sein du monde populaire
Relations réciproques

Pôle
relationnel

Catégorie dominante : Propriété


Travail, usagers communautaire
Composantes de l’économie
sociale et solidaire
Composantes de l’ESS (1)

 Coopératives:
◦ Entreprise dont la propriété est collective et contrôlée
par voie démocratique;

◦ Actives dans tous les secteurs d’activité : agriculture,


assurance, épargne/crédit, distribution, habitat, santé,
etc.

◦ On observe une relance des coopératives en tout point


du globe comme réponse à une crise qui remet en question
le système économique et financier dominant.
Composantes de l’ESS (2)

 Mutuelles

◦ Offrent des services sociaux à leurs membres et


leurs personnes à charge via des mécanismes de
partage des risques et de mise en commun des
ressources.

◦ Soins de santé, médicaments, maladie, soutien


matériel à la famille d’un défunt, rapatriement d’un
corps, dépenses liées au rituel, mauvaises récoltes,
etc, sont autant de domaines d’activité des
mutuelles.
Composantes de l’ESS (3)

 Associations et Organisations communautaires

◦ Innombrables associations, organisations


volontaires, organisations communautaires,
organisations à but non lucratif…

◦ …qui produisent en continu des biens et services et


ne présentent à l’origine aucune finalité lucrative.
Composantes de l’ESS (4)

 Entreprises sociales

◦ Concept et phénomène récent.

◦ Finalité sociale première + modèle économique.

◦ Pas nécessairement en propriété collective


(≠ coopératives, mutuelles ou associations)
Composantes de l’ESS (5)

 Fondations:
◦ Peuvent être en partie qualifiées de composantes de
l’ESS, mais toutes les fondations ne s’inscrivent pas dans
cet esprit.
◦ Aspects controversés (notamment pour les fondations de
propriété privée) :

 Absence de gouvernance participative dans certaines


fondations privées.
 Origine des ressources (par ex. émanant d’entreprises
multinationales).
Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS (1)
 Quels sont les groupes concernés par l’économie sociale et
solidaire ?

 Formes de l’économie plus accessibles à des personnes ne


pouvant rassembler suffisamment de capital ou d’autres
ressources pour initier et développer des activités
économiques.

 La finalité sociale de l’ESS tend à attirer des groupes,


usagers ou clients qui n’ont pas accès à l’emploi ou à
certains biens, produits et connaissances.
Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS (2)

 Des principes de fonctionnement communs

◦ Participation.

◦ Solidarité et innovation.

◦ Engagement volontaire et autonomie.

◦ Dimension collective.

◦ Gouvernance démocratique.
Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS (3)
 Participation:
◦ Membres/usagers/bénéficiaires ont la possibilité :
 d’être propriétaires de l’organisation et/ou
 de participer activement au processus de prise de
décision

◦ Garanties que les décisions prises aillent dans le sens des


finalités poursuivies à l’origine et de l’esprit de
l’organisation

◦ Formes diverses de participation


 « une personne-une voix » pour trouver un consensus
 Degré de participation

◦ Participation = possibilité de contrôle et de sanction =


confiance
Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS (4)

 innovation :

◦ Des méthodes de fonctionnement basées sur la solidarité


 Une finalité qui ne se limite pas à l’accumulation ou à
l’enrichissement
 Viser l’inclusion plutôt que l’exclusion

◦ L’innovation est un critère nécessaire


 Trouver des solutions et répondre à des besoins qui sont
constamment changeant et évolutifs
 Proximité entretenue avec l’organisation et les
usagers/bénéficiaires
Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS(5)

 Engagement volontaire et autonomie

◦ Les personnes s’engagent de manière volontaire


sans y être contraintes.

◦ L’adhésion n’est pas obligatoire.


Caractéristiques communes des
organisations de l’ESS(6)

 Dimension collective :

◦ OESS : volonté des personnes/groupes de s’unir pour


répondre à leurs besoins ou à ceux des autres.
◦ Cohésion sociale et identité collective.
◦ Dimension collective remise en question:
 Pas systématiquement présente.
 Processus de professionnalisation.
 Entreprises sociales.
◦ La dimension collective n’entre pas en contradiction avec la
notion de leadership fort:
 Facteur de réussite de nombreuses OESS.
 Entreprises sociales : figure classique de l’entrepreneur
individuel : dynamisme, investissement personnel et pratiques
novatrices.
Avantages comparatifs
de l’économie sociale et solidaire (1)

 Cohésion sociale :

◦ Reconnaissance de l’ESS comme étant basée sur la cohésion


sociale : l’un des facteurs qui fait que l’ESS existe.
◦ Contribue à créer et maintenir les liens ainsi qu’un
sentiment d’appartenance à la communauté, parmi les gens
qui partagent les mêmes espaces de vie, des infrastructures
ou une destinée communes via :
 ses principes de fonctionnement;
 ses finalités sociales;
 Ou son impact au niveau local.
Avantages comparatifs
de l’économie sociale et solidaire (2)

 Autonomisation:

◦ Au niveau individuel via la participation et


l’adhésion.

◦ Au niveau collectif, en démontrant que toute


personne peut devenir un acteur actif et
productif au sein de l’économie et de la
société.
Avantages comparatifs
de l’économie sociale et solidaire (3)

 Vers la reconnaissance d’une économie plurielle:

◦ Reconnaissance de divers mécanismes réalisant des


objectifs similaires : création d’emploi, protection
sociale, bien-être, santé, innovation, soins, etc.

◦ Reconnaissance de différents types d’échanges


économiques (par ex. monétaires/non monétaires,
marchands et non marchands, publics/privés, avec ou
sans but lucratif).
LES COOPÉRATIVES AU MAROC
Introduction

 Coopératives de plus en plus présentes dans


les politiques publiques.

 Importance accordée à l’économie sociale et


solidaire croissante : un facteur d’équilibre de
l’économie globale (production de valeur,
stabilité et cohésion sociale…).

 Campagne de solidarité 2017 ‘’ Soutien des


coopératives féminines, pour une production
sociale et solidaire durable’’.
Introduction

Coopérative : une des organisations de l’économie


sociale et solidaire

Un groupement de personnes physiques, morales ou les deux


ensemble qui conviennent de se réunir pour créer une
entreprise chargée de satisfaire leurs besoins économiques et
sociaux, et elle est gérée selon les principes coopératifs
fondamentaux universellement reconnus
Introduction

La coopérative est une forme d’organisation qui se base sur des


principes universels :
 Participation économique des membres.
 Autonomie et indépendance.
 Pouvoir démocratique exercé par les membres.
 Adhésion volontaire et ouverte à tous.
 Éducation, formation et information.
 Coopération entre les coopératives.
 Engagement envers la communauté.
Coopératives à travers le monde

Selon les derniers résultats du recensement général


sur les coopératives dans le monde (145 pays) :

 2.6 millions de coopératives et mutuelles ;


 1 milliard de membres de coopératives ;
 12.6 millions d’employés dans 770.000 coopératives ;
 20.000 milliards de dollars d’actif ;
 3.000 milliards de dollars de revenus annuels.
Coopératives au Maroc
- Historique -

L’action coopérative au Maroc s’identifiait sous des pratiques


ancestrales :

Twiza pour le travail collectif

Agadir (entrepôt collectif)

Charte (prise en charge collective de l’éducation des enfants)



Coopératives au Maroc
- Historique -

Evolution du nombre des coopératives

INDH Plan Maroc Vert


Coopératives au Maroc

 15.735coopératives / 484.231 membres : Le taux de pénétration par


rapport à la population active est de 3,1 % ;
 Coopératives féminines : 14,3 % du total ;
 101 unions regroupant : 7 % des coopératives.

Emergence de nouvelles formes de coopératives créatrices d’emploi


des jeunes : enseignement, art, presse…
 INDH à travers des activités génératrices de revenu

 Plans sectoriels : Coopératives comme outils de mise en œuvre


 Plan Maroc Vert / agriculture solidaire
 Artisanat
 Halieutis
 Tourisme…

 Plans de développement régionaux


 Défis liés à : gouvernance, commercialisation, handicap de
compétences des ressources humaines, peu d’innovation..

 Déficit de connaissance voire de compréhension

 Absence d’une politique publique intersectorielle dédiée au


secteur coopératif et à l’ESS

 Absence de données propres à ce secteur : préjudice à sa


visibilité
Coopératives au Maroc:
- Apports du nouveau cadre juridique des coopératives -

 Allégement des procédures de création des coopératives

 Instauration d’un registre des coopératives

 Diminution du nombre minimum des coopérateurs de 7 personnes à 5


 Instauration des mesures garantissant la bonne gouvernance

 Possibilité de création des coopératives par des non marocains

 Possibilité de participation aux marchés publics


Coopératives :
Perspectives d’avenir

 La nouvelle loi des coopératives = opportunité pour développer


une nouvelle génération de coopératives (encouragement au
travail coopératif, innovation)

 Complémentarité et convergence de l’action des différents


intervenants

 Renforcer les compétences des coopératives : techniques de


production, commercialisation, certification…
Coopératives :
Perspectives d’avenir

 Structuration du mouvement coopératif (unions, groupements..)

 Intégration de l’ESS / coopératives dans les plans de développement


régionaux et locaux

 Recherche / développement : intégration de l’ESS / coopératives


dans les programmes de recherche, partage des résultats…
LES ASSOCIATIONS:
FONCTIONNEMENT ET SPÉCIFICITÉS
MANAGÉRIALES
 Définition …
L’association est: « La convention par laquelle deux ou
plusieurs personnes mettent en commun d'une façon
permanente leurs connaissances dans un but autre que de
partager les bénéfices » .

 Selon les termes de cette définition, l'activité associative est :

- un acte collectif résultant d'une libre adhésion;


- un acte de volonté individuelle;
- un effort qui s'inscrit dans la durée et la permanence.
Deux personnes suffisent pour fonder, en
principe, une association (certaines
fédérations imposent parfois un nombre
minimum de fondateurs).

Toute personne ayant 18 ans révolus peu


valablement fonder une association ou
administrer celle-ci.
 Les statuts sont la forme écrite du contenu de la
convention d‘association. L'objet du règlement intérieur est
lui de préciser certaines dispositions statutaires en donnant plus
de détails.

 Les statuts contiennent les éléments de l'identité : le nom,


l'objet, le lieu où est fixé le siège social, la composition et
les conditions d'admission, la durée, les moyens d'action,
les modes de dissolution du groupement.

 Au nom du principe de la liberté statutaire, cette rédaction est


libre. Mais le plus souvent les rédacteurs auront le souci
d'indiquer dans les statuts les principales règles de
fonctionnement qui s'imposeront aux membres.

 Le règlement intérieur : son caractère est non obligatoire mais


facultatif
 Mieux vaut ne fixer dans les statuts que les
principales dispositions, quitte à renvoyer sur
certains points secondaires à un règlement
intérieur dont les procédures de modifications
seront elles, beaucoup plus simples.

 Les statuts constituent le contrat fondamental.


Seul, l'ensemble des contractants réunis en
assemblée générale peut normalement le
modifier. Bien définir l'objet est important car il
détermine, pratiquement et juridiquement, le
champ d'action de l'association.
Les différentes formes d'assemblées : leurs
compositions et leurs attributions

 Assemblée générale constitutive (un procès verbal de


séance de l'assemblée constitutive est joint à la déclaration à la
préfecture. Les statuts et le règlement intérieur devront être donnés
à chaque membre de l'association).

 Assemblée générale ordinaire (se tient chaque année et


sanctionnée par deux rapports sur les activités: rapport moral
et rapport financier).

 Assemblée générale extraordinaire ( se tient


notamment pour modifier les statuts).
 Le conseil d'administration
Ses attributions sont variables, plus ou moins élargies ou
restreintes, au gré des statuts. Outre la mise en œuvre des
décisions de l'assemblée générale. il est le plus souvent
autorisé à effectuer tous les actes qui ne sont pas réservés à
l'assemblée ou au bureau. De fait, nombre d'associations, le
comité assume un rôle d'impulsion et de direction. Ainsi bien
souvent :
- il définit les objectifs,
- la politique générale de l’association,
- désigne le bureau dont il contrôle les actes,
- convoque souvent les assemblées dont il fixe l'ordre du
jour,
- vote le budget qui sera ensuite seulement approuvé par
l'AG,
- arrête le montant des cotisations,
- prononce d'éventuelles radiations...
 Le bureau apparaît d'après les statuts comme
l'organe permanent qui met en œuvre la politique
associative, arrêtée par le CA et approuvée par
l ‘ AG, assurant ainsi collectivement le
fonctionnement quotidien de l’Association.

Le bureau est constitué au moins de 3 membres


obligatoires (Président, Trésorier, Secrétaire général)
Le président

Le premier des administrateurs qui dispose d'un pouvoir


éminent d'exécution des décisions prises par le comité
directeur, dans le cadre général défini par l'assemblée.

Signe les contrats au nom du club, ce qui n'implique pas


qu'il ait le pouvoir de décider seul l'engagement, sans
passer par l'autorisation de l'assemblée ou du comité.

Représente l'association en justice, sauf à déléguer cette


prérogative à un autre membre du bureau.

Ordonne les dépenses de l'association dont il ouvre les


comptes.
Le secrétaire général

Assure l'administration courante, gérant le courrier


dirigeant le personnel rémunéré.

C'est aussi la personne qui assure :


◦ la tenue des différents registres;
◦ rédige les procès verbaux, contresignés par le président
des assemblées et comités, archive la correspondance.
Le trésorier

Assume généralement de concert avec le président, la


responsabilité de la gestion de l'association dont il tient les
comptes.

C’est le Trésorier qui prépare et exécute le budget. Il est


dépositaire des fonds de l'association dont il perçoit les
cotisations et plus généralement les autres ressources effectue
les paiements éventuels et règle les dépenses.

Normalement il dispose conjointement avec le président de la


signature bancaire de l’association.
Les ressources d’une association sont de 2 ordres :

1. Les moyens propres dont dispose une association pour se


financer : cotisations, prestations de services…

1. Les aides financières extérieures, qui peuvent prendre la


forme :
◦ d’une subvention;
◦ d’une aide financière privée : dons, donation, legs, mécénat, parrainage.
◦ d’une aide financière étrangère : coopération multilatérale ou bilatérale,
ONGs internationales, etc.

… également aides techniques et matérielles (mise à disposition


de locaux, de personnel…).

Au Maroc, le financement public représente presque 80%


des ressources du secteur associatif.
 Les acteurs essentiels sont ceux qui la constituent : fondateurs et
membres actifs mais aussi les usagers/bénéficiaires.

 En s’unissant, sous forme de fédérations, de confédérations, de


collectifs, elles augmentent leur efficacité et leur influence.

 Elles ont pour principaux interlocuteurs les pouvoirs publics. L’Etat,


ses services déconcentrés ainsi que les collectivités territoriales,
jouent un rôle essentiel : elles encadrent, impulsent et financent les
initiatives nationales ou locales, notamment par le biais d ’ aides
financières.

 Elles ont aussi des partenaires techniques et financiers (CNSS,


caisses de retraite, assurances, banques, fondations, etc…).

 Elles ont enfin des partenaires internationaux : UE, Agences des NU,
Agences de coopération bilatérale,etc.
Le mouvement associatif
Les regroupements
Les fédérations : Les 150 000
-échelon national associations
-régional Les ONG et
-Provincial Associations
étrangères
Unions et
confédérations

Partenaires
Concertation et privés
gestion
Organes de Organes L’association techniques
cogestion consultatifs
financiers
Les fonds

Les pouvoirs publics


L’Etat Les collectivités
Services centraux villes
Services déconcentrés Provinces
régions
Organismes Publics
nationaux Communes rurales
Rappel de la définition du management:

« pilotage global de l'organisation à travers un ensemble de


politiques (production de biens ou de services,
communication, marketing, ressources humaines,
politique de financement, contrôle budgétaire…)
cohérentes entre elles et qui convergent dans le sens du
projet stratégique et se traduisent dans la culture
organisationnelle».

Management associatif => Management


spécifique ?
Objectifs

Pertinence
Efficacité

Moyens Résultats
Efficience
Performance sociétale (contribution sociale et
économique des activités au fonctionnement de la
société).
Difficulté de mesurer le succès et la réussite d ’ une
association (mesure d’impact … nature multi domaine de la
performance…) par rapport à l’entreprise.
Importance du bénévolat …

Comment faire travailler ensemble des personnes


aux intérêts, statuts et modes d ’ investissement
différents…

Un organigramme commun ou deux organigrammes


?
 Une finalité autre que la recherche prioritaire ou systématique
du profit (de nature extra économique voire de type sociétale).

 Un financement sur le mode de l’économie mixte (présence de


financement public direct et indirect mais aussi d ’ un
financement du secteur « marchand » plus ou moins important).

 Un statut mixte du personnel animant leur


gestion (cohabitation de personnel rémunéré, de bénévoles et
parfois de personnel mis à disposition par l’Etat ou/et par les
collectivités locales voire d’entreprises publiques).

 L’appartenance à un système de régulation national mais aussi


supra national (ONG parfois : sport, protection de la nature …)
revendiquant une autonomie vis-à vis de la sphère publique.
Entreprise Gestionnaire d’un
(financement service public
par le marché) (financement par l’Etat)

Gestion des compromis

Association fermée
(financement par les membres)
 Nécessité d’un projet associatif (« une stratégie)

 Mission et Valeurs (humanistes, sociales,


environnementales…) = centrales dans le projet associatif…

 Décliné en plan stratégique ou plan de développement (…)


1. Où en sommes nous ? => Quelle est notre situation ?
2. Où voulons nous aller ? => Quels sont nos objectifs ?
3. Comment y aller ? => Comment réaliser ces objectifs ?
4. Sommes-nous bien arrivés au but ? => Atteignons-nous nos objectifs ?

DIAGNOSTIC OBJECTIFS

VISION
MISSION

EVALUATION PLAN

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