Imposition des entreprises à l'IS
Imposition des entreprises à l'IS
I) Produits financiers
Pour être admises en déduction des bénéfices imposables, les charges doivent remplir plusieurs conditions :
1. Être exposées dans l’intérêt de l’entreprise, c’est-à-dire se rattacher à une gestion normale
(interdiction de prise en compte de dépenses pouvant être qualifiée d’acte anormale de gestion) ;
2. Se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise ( = différence entre frais généraux et coût
d’acquisition des immobilisations )
3. Être appuyés de pièces justificatives suffisantes (factures ou document en tenant lieu)
4. Être régulièrement comptabilisés en tant que tels au cours de l’exercices au titre duquel elles ont été
engagées
5. Ne pas être expressément exclues par le CGI (dépenses somptuaires, pénalités fiscales, certains impôts,
des aides à caractère autre que commercial lorsqu’elles ne sont pas consenties à une entreprise en
difficulté financière
Cas particulier :
- TVS - A réintégrer
- Pénalités d’assiette, pour retard, défaut - A réintégrer
de déclaration et de recouvrement
Charges de personnel A déduire (salaires versées au personnel, charges
sociales et dépenses dans l’intérêt des salariés,
rémunérations versées aux dirigeants sauf si elles
sont excessives ou non justifiées
Jetons de présence Déductibles : s’ils n’excèdent pas globalement 5%
- Société employant au moins 5 personnes du montant de la rémunération moyenne des 5 ou 10
personnes les mieux rémunérées selon que l’effectif
est supérieur ou non à 200 salariés
- Société employant moins de 5 personnes Déductibles : 457 € par membre du conseil
Manque impôts
Chapitre 3 : le traitement fiscal des dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions
La plupart des plus-values et moins-values réalisées par les entreprises soumises à l’IS sont traitées fiscalement
comme un résultat ordinaire. Seules relèvent du régime long terme les plus-values réalisées sur certains titres du
portefeuille.
Ces règles concernent non seulement les entreprises passibles de plein droit ou sur option de l’impôt sur les
sociétés, mais aussi des sociétés ou regroupements relevant du régime des sociétés de personnes, pour la
fraction des résultats revenant à leurs membres soumis à l’impôt sur les sociétés.
Elles s’appliquent également aux sociétés membres d’un groupe placé sous le régime d’intégration fiscale.
Les plus et moins-values de cession d’éléments d’actif réalisées par les entreprises soumises à l’impôt sur les
sociétés sont sauf exception, exclues du régime du long terme, quelle que soit la durée de détention des biens
cédés. Le résultat de cession relève du régime des plus ou moins-values à court terme.
En d’autres termes :
- Les plus-values sont comprises dans le résultat ordinaire de l’exercice en cours lors de leur réalisation,
qui est taxé au taux de droit commun ou, dans les PME, au taux réduit d’imposition de 15% dans
une limite de bénéfice de 38 120€
- Les moins-values s’imputent sur le bénéfice d’exploitation ou contribuent à la formation d’un
déficit reportable dans les conditions de droit commun.
En tant que plus-values à court terme, les plus-values réalisées par les sociétés soumise à l’impôt sur les sociétés
peuvent, le cas échéant, bénéficier des dispositifs d’étalement applicables notamment en cas de sinistre ou
expropriation.
Relève principalement du régime du long terme la cession de titres de participation et des titres qui leur
sont fiscalement assimilés lorsqu’ils ont été détenus pendant au moins deux ans. Les plus-values réalisées à
l’occasion de la cession de ces titres sont exonérées, sous réserve de la taxation au taux normal de l’IS d’une
quote-part de frais et charges.
Relèvent également de ce régime et sont imposables au taux réduit de 19% les plus-values de cession de titres
de sociétés à prépondérance immobilière cotées qui ont le caractère de titres de participation détenus depuis
au moins deux ans. Les titres de sociétés à prépondérance immobilière non cotées sont en revanche exclus du
régime du long terme.
Enfin sont éligibles à ce régime, selon des modalités particulières, les sommes réparties par les fonds communs
de placement à risque (FCPR) ou les fonds professionnels de capital investissement (auxquels sont assimilées
les sociétés de libre partenariat) et les dividendes distribués par les sociétés de capital-risque (SCR), ainsi que les
plus-values réalisées par les entreprises lors de la cession de ces parts ou actions, lorsqu’elles sont détenues
depuis au moins 5 ans. Ces plus-values et distributions combinent exonération et imposition au taux réduit de
15%.
Pour chaque secteur d’imposition défini ci-dessus, la plus-value nette résulte de la compensation des plus-values
à long terme et des moins-values de même nature de l’exercice.
La plus-value nette à long terme imposable à l’un des taux réduits en vigueur peut le cas échéant, être
compensée avec la moins-value nette à long terme de l’exercice qui relève d’un autre taux.
- Soit les moins-values à long terme subies au cours des dix exercices (ou années) antérieurs qui n’ont
pas encore été imputées relevant du taux de 15% ou 19% à l’exclusion des moins-values afférentes aux
titres de participation placés sous le régime de taxation réduite à l’imposition d’une QP de frais et
charges. Cette imputation peut être réalisées en priorité sur la plus-value nette imposable au taux le
plus élevé.
- Soit le déficit de l’exercice ou de l’année (qui peut inclure une moins-value à court terme) et les
déficits antérieurs reportables : les déficits ainsi annulés cessent d’être reportables. Cette
compensation, qui s’opère euro par euro, procure un avantage de trésorerie immédiat et présente un
avantage particulier dans le cas ou l’entreprise, structurellement déficitaire, ne dégagera pas à moyen
terme de bénéfices d’exploitation suffisants pour pouvoir imputer ses pertes. Lorsque la compensation
est opérée avec le déficit de l’exercice, la règle de plafonnement ne s'applique pas (BOI-IS-DEF-10-30
n°200). Elle joue en revanche en cas de compensation avec les déficits antérieurs reportables.
La plus-value nette subsistant éventuellement après ces compensations est taxée au taux réduit dont elle
relève. A cette imposition s’ajoute, le cas échéant, la contribution sociale prévue par l’article 235 ter ZC du CGI.
Les moins-values à long terme subies au titre d’un exercice s’imputent sur les plus-values à long terme réalisées
au cours des dix exercices suivants, sans distinguer leur taux d’imposition.
La moins-value nette à long terme qui se rapporte aux titres de participation relevant du régime de taxation
réduite à l’imposition d’une quote-part de frais et charges n’est ni imputable ni reportable sur les exercices
postérieurs.
Section 2) Le portefeuille-titres
Le portefeuille-titres s’entend des titres de participation et des titres de placement figurant à l’actif. Les
entreprises détentrices d’un tel portefeuille sont soumises à des règles différentes selon la nature des titres et
l’application de régimes particuliers à certaines opérations.
Le classement des titres dans les différentes catégories fiscales prévues par la loi détermine :
- D’une part, les règles applicables à leur évaluation à la clôture de chaque exercice, avec à la clé la
possibilité de déduire ou non une provision pour dépréciation.
- D’autre part, le régime fiscal des cessions dont ils font l’objet : taxation limitée à une quote-part de
frais et charges, régime des plus ou moins-values à long terme au taux réduit ou inclusion dans le
résultat fiscal ordinaire.
Les titres du portefeuille sont classés en quatre catégories sur le plan fiscal au regard du régime des plus-values à
long terme :
- Les titres de participation (et assimilés) qui, lorsqu’ils ont été détenus pendant au moins deux ans,
bénéficient du régime de taxation réduit prévu à l’article 219, I-a quinquies du CGI dans lequel la plus-
value est taxée à 0%, une quote-part de frais et charges devant toutefois, le cas échéant, être réintégrée
au résultat imposable au taux de droit commun.
- Les titres de capital-risque qui combinent exonération et taxation au taux réduit de 15% des plus-
values long terme lorsqu’ils sont détenus depuis au moins cinq ans.
- Les titres de participation au sein de sociétés à prépondérance immobilière cotées qui relèvent du
taux réduit de 19% après deux ans de détention.
- Les autres titres (parmi lesquels les titres de sociétés à prépondérance immobilière non cotées et les
titres de sociétés à prépondérance financière) qui relèvent en principe du taux de droit commun de
l’impôt sur les sociétés.
Les titres de participation qui bénéficient du régime de taxation réduit à l’imposition d’une quote-part de frais
et charges comprennent les parts ou actions qui revêtent ce caractère sur le plan comptable (qu’elles ouvrent
droit ou non au régime des sociétés mères) et les titres considérés comme tels par la loi fiscale, à l’exception
des titres de sociétés à prépondérance immobilière cotées ou non cotées, des titres de sociétés à prépondérance
financière et des titres de sociétés établies dans un Etat ou territoire non coopératif, sauf si la société apporte la
preuve que les opérations réalisées par les entités établies hors de France correspondant à des opérations réelles
non constitutives de fraude fiscale.
Sur le plan comptable doivent être classés parmi les titres de participation les droits dans le capital d’autres
personnes morales, matérialisées ou non par des titres qui, en créant un lien durable avec celles-ci, sont destinés
à contribuer à l’activité de la société détentrice. Sont présumés être des titres de participation les titres
représentant une fraction du capital supérieur à 10% ([Link]. R123-184)
Certains titres n’ayant pas la nature comptable de titres de participation bénéficient de la qualification fiscale
de titre de participation lorsqu’ils sont inscrits à une subdivision spéciale du compte du bilan
correspondant à leur qualification comptable. Sont concernés les titres qui ouvrent droit au régime des sociétés
mères, à condition de détenir au moins 5% des droits de vote de la société émettrice, ainsi que les titres qui ont
été acquis en exécution d’une offre publique d’achat (OPA) ou d’une offre publique d’échange (OPE) par
l’entreprise qui en est l’initiatrice. L’inscription de ces titres à une subdivision spéciale matérialise une
décision de gestion et constitue une présomption irréfragable opposable à l’entreprise comme à l’administration.
Son considérée comme des sociétés à prépondérance immobilière les sociétés dont l’actif est constitué pour
plus de 50% de sa valeur réelle par des immeubles, des droits portant sur des immeubles, des droits
afférents à des contrats de crédit-bail immobilier ou par des titres d’autres sociétés à prépondérance
immobilière. Les immeubles ou droits principalement affecté par la société à sa propre exploitation
industrielle, commerciale, agricole ou à l’exercice d’une profession non commerciale ne sont pas pris en
compte pour l’appréciation du pourcentage de 50%, qu’ils soient inscrits à son actif ou qu’ils soient détenus par
l’intermédiaire d’une société elle-même à prépondérance immobilière.
Les plus-values nettes à long terme résultant de la cession de titres de participation ou de titres assimilés
détenus depuis au moins deux ans sont imposées au taux de 0% et donnent lieu, le cas échéant, à la taxation
d’une quote-part de frais et charges qui est comprise dans le résultat ordinaire de l’exercice.
Cette quote-part de frais et charges, fixée forfaitairement à 12% du montant brut de la plus-value de cession,
n’est imposable que si l’entreprise réalisé une plus-value nette à long terme au cours de l’exercice de
cession.
Le calcul de la quote-part ne tient pas compte des dotations ou reprises de provisions pour dépréciation
des titres, ni des plus ou moins-values réalisées au cours de l’exercice mais bénéficiant d’un report ou d’un
sursis d’imposition.
En revanche, les plus-values antérieurement placées en report ou en sursis d’imposition qui deviennent
imposables au titre de l’exercice sont incluses dans l’assiette de la quote-part de frais et charges de cet
exercice.
Les moins-values nettes à long terme ne sont pas déductibles du résultat imposable et ne peuvent pas
davantage être prises en compte pour compenser les plus-values relatives à d’autres catégories de titres.
Le résultat de cession des titres de participation détenus depuis moins de deux ans est compris dans le résultat
taxable au taux de droit commun.
Les plus ou moins-values réalisées en cas de cession de titres de participation au sein de sociétés à
prépondérances immobilière est calculée suivant les règles de droit commun.
Lorsqu’il s’agit de titres cotés, elle relève du régime des plus ou moins-values à long terme s’ils sont détenus
depuis au moins deux ans et du régime des plus et moins-values à court terme dans le cas contraire. La plus-
value nette à long terme est, après compensation le cas échéant avec la moins-value nette à long terme de
l’exercice relevant au taux de 15%, imposée au taux réduit de 19%. Elle peut toutefois faire l’objet d’une
compensation avec les moins-values nette à long terme des dix exercices antérieurs relevant du taux de 15%
ou 19%, ou avec le déficit de l’exercice ou les déficits antérieurs reportables. Les moins-values nettes subies
au titre d’un exercice s’imputent sur les plus-values nettes à long terme réalisées au cours du même…
Les plus-values de cession de parts de FCPR, de fonds professionnels de capital investissement, de sociétés de
libre partenariat et d’actions de SCR détenues depuis au moins cinq ans sont exonérées dans la proportion de
l’actif du fonds de la société représenté par des titres de participation répondant aux conditions précisées.
Aucune quote-part de frais et charges n’est comprise dans le résultat imposable. La fraction excédentaire de la
plus-value est imposée au taux de 15%.
La cession de ces titres dégage un profit (ou une perte), qui est pris en compte dans le résultat soumis au taux
normal de l’impôt sur les sociétés, quelle qu’ait été la durée de leur détention. La perte éventuellement subie au
concourt au déficit de l’exercice.
Toutefois, dans certains cas, la loi n’autorise pas la déduction des moins-values issus de la cession ou la
réduction …
Sinistre ou expropriation : La plus-value nette à court terme constatée sur des biens amortissables à la
suite de la perception d’indemnités d’assurance ou de l’expropriation d’immeubles figurant à l’actif (ou d’une
cession aimable antérieure) peut être répartie, en principe par parts égales, à partir de l’exercice suivant celui
de sa réalisation, sur autant d’exercices que le nombre d’annuités d’amortissement pratiquées sur le bien détruit
ou exproprié, sans que l’étalement puisse excéder quinze années.
Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau régime de faveur a été mis en place pour les produits retirés des cessions
ou concessions de brevets ou assimilés (certificats d’obtention végétale procédés de fabrication industriels et
inventions brevetables et non brevetées (mais certifiées par l’INPI), logiciels protégés par le droit d’auteur, qu’il
s’agisse de logiciels existants ou nouveaux.
Pour les cessions de brevets ou assimilés, deux conditions complémentaires doivent être satisfaites :
Si le brevet cédé a été acquis à titre onéreux, la durée de détention doit être supérieur ou égale à 2ans.
Il ne doit pas exister, entre la société cédante et la société cessionnaire, de lien de dépendance au sens
de l’article 39, 12 du CGI
La détermination du montant des produits de cession ou concession bénéficiant du régime de faveur fait l’objet
d’une double limitation : d’une part seule le produit net retirée de la ppté industrielle peut être pris en compte.
D’autre part, le revenu net n’est retenu que dans la limite d’un ratio, dit ratio « nexus » qui correspond au
rapport entre les dépenses de recherche éligibles et les dépenses totales engagées par l’entreprise.
Le résultat net fait l’objet d’une imposition séparée au taux de 10% (ou peut être utilisé pour compenser le
déficit de l’exercice), il doit donc faire l’objet d’une déduction extra-comptable.
Enfin, il convient de préciser que si les redevances de brevets, d’inventions brevetables et de leurs
perfectionnements constituent en principe des charges déductibles pour le concessionnaire (sauf s’il est tenu
d’immobilier son droit de concession à l’actif du bilan), cependant, cette déduction sera limitée lorsque les
redevances sont versées à des entreprises liées dont le taux d’imposition n’est pas de 25% minimum et que
l’entité bénéficiaire n’est pas établie dans l’UE ou l’Espace économie européen.
Selon l’article 209, I du CGI, sont seulement imposable à l’IS les bénéfices des entreprises exploitées en
France (métropole et DOM) ainsi que les bénéfices dont l’imposition est attribuée en France par une
convention internationale relative aux doubles d’imposition.
Il faut donc, du point de vue fiscal, exclure du résultat les profits et les charges se rattachant à une
exploitation à l’étranger.
En conséquence :
Les sociétés étrangères quelques soit leurs nationalités sont imposables à l’IS français pour les profits
tirés de leurs entreprises exploitées en France.
Les bénéfices réalisés par une société française dans des entreprises exploitées à l’étranger ne sont pas
soumis à l’impôt sur les sociétés françaises, même si leur comptabilité est faite en France.
La jurisprudence a dégagé trois critères pour considérer une entreprise exploitée à l’étranger (non imposable en
France) l’exercice à titre habituel d’une activité :
Ces mêmes critères sont utilisés pour déterminer si une entreprise étrangère doit être imposées en France.
Attention : lorsque le pays où les opérations sont réalisées a signé avec la France une convention visant à éviter
les doubles impositions, c’est à la définition de cet établissement stable donnée par cette convention qu’il
convient de référer.
La déclaration d’IS doit être souscrite en ligne, en principe dans les 3 mois suivant la clôture de l’exercice sur
le CERFA 2065. Si la société clôture au 31/12, au plus tard au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai.
A cette déclaration de base, sont joints d’autres documents dont la liste varie selon le régime d’évaluation. Dans
celui de l’évaluation réelle normale, on retrouve :
- Les tableaux comptables et fiscaux composant ce que l’on appelle la liasse fiscale.
- La liste des filiales et des participants et liste des personnes détenant au moins 10% du capital…
- L’état de répartition des bénéfices entre les associées.
- Les comptes-rendus des délibérations du conseil d’administration ou de AG statuant sur l’affectation
des résultats.
- Le relevé détaillé de certains frais généraux.
C’est à la société de calculée elle-même l’impôt dont elle est redevable et d’en acquitter elle-même
spontanément le montant.
Pour calculer l’IS exigible, il convient d’appliquer aux bénéfices de l’exercice le taux de l’IS, sans oublier
d'imputer sur ce montant les réductions d’impôt ou crédit d’impôt dont la société peut bénéficier (crédit d’impôt
recherche, crédit d’impôt mécénat…)
Depuis 4 ans, le taux d’IS a régulièrement baissé de 33,33% pour arriver à 25%
Pour rappel, les produits de la ppté industrielle sont imposés à 10%, certaines plus-values (titre de
participation) sont exonérées à hauteur de 88% soit imposées à un taux réduit de 19%.
Pour les PME remplissant certaines conditions, le taux d’imposition est abaissé à 15% à concurrence de 38 120€
de bénéfice par exercice, le surplus étant imposé au taux normal.
L’article 37 de la loi de finances pour 2023 réhausse le plafond de bénéfice imposable au taux réduit de 15% à
42 500€. Ce nouveau plafond s’applique à compter des exercices clos le 31/12/22.
1. Le capital doit être contrôlé par des personnes physiques à concurrence de 75% au moins ou par une
société remplissant cette même condition.
2. Le capital social doit être entièrement libérée.
3. Le CA annuel HT doit être inférieur à 10M€ (en cas d’intégration fiscale, le CA s’apprécie au niveau
de la société tête de groupe en additionnant les CA de l’ensemble des sociétés composant le groupe ;
par ailleurs, c’est le capital de la société mère qui doit être contrôlé par des personnes physiques à
concurrence de 75% au moins ou par des sociétés satisfaisantes elles-mêmes à l’ensemble des
conditions.)
A concurrence de 42 500€ de bénéfice annuel, le taux d’imposition est abaissé à 15% : ce taux couvre à la
fois le résultat d’exploitation et les plus-values à long terme (PVLT)
Lorsque les bénéfices réalisés par les sociétés dépassent le plafond de 42 500, le surplus est imposé à 25%.
CGI art. 235 ter ZIC : les personnes morales les plus importantes redevables de l’IS sont susceptibles d’être
assujetties à une contribution sociale de 3,3% juridiquement distincte de l’IS. Cette contribution n’est pas
déductible des résultats imposables (CGI art 213)
La contribution sociale est due par les personnes morales assujetties, de plein droit ou sur option, à l’IS et
dont le montant de cet impôt excède 763 000€
La contribution sociale due au titre d’un exercice est assise sur l’IS calculé au taux normal ou au taux réduit en
faveur des PME sur le résultat de l’exercice et, le cas échéant, aux taux réduits de 10%, 15% et 19%.
La contribution est égale à 3,3 % de l’IS de référence diminuée d’un abattement de 763 000€ par période de
douze mois (lorsqu'une période d’imposition ou un exercice est différent de douze mois, l’abattement est ajusté
en conséquence).
La contribution sociale doit être calculée et payée spontanément par télérèglement au comptable chargé du
recouvrement de l’IS.
D’abord, le versement de quatre acomptes aux dates prévues pour le paiement des acomptes d’IS de
l’exercice ou de la période d’imposition. Chaque acompte est égal à 0,825% de l’impôt référence.
Puis à la fin de l’exercice, la liquidation des sommes réellement dues et le versement du solde
correspondant au plus tard à la date de paiement du solde de liquidation de l’IS, c’est-à-dire le 15 mai
au plus tard lorsque l’exercice coïncide avec l’année civile.
Toutes les entreprises, quel que soit leur montant de CA doivent payer l’IS par voie électronique : à défaut
une majoration de 0,2% est encourue.
Le versement de 4 acomptes
Les acomptes à verser se calculent en fonction du bénéfice imposable au taux normal de l’exercice précédent.
Il est donc fait abstraction des plus-values à long terme : c’est ce qu’on appelle le bénéfice de référence.
Le dernier acompte (quatrième) à verser par les entreprises dont le CA du dernier exercice clos (ramené le cas
échéant à douze mois) ou de la dernière période d’imposition est au moins égal à 250M€ est calculé par
référence au bénéfice estimé de l’exercice (et non d’après les résultats du dernier exercice clos) lorsque celui-ci a
augmenté par rapport à l’exercice précédent.
Pour chaque exercice social, l’IS donne lieu normalement au versement de quatre acomptes à date fixe.
Ces acomptes doivent être payés au plus tard les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre selon un
ordre qui est en fonction de la date de clôture de l’exercice précédent.
Aucun acompte n’est exigible lorsque le montant de l’impôt de référence n’excède pas 3 000€.
Il en est de même, bien entendu, lorsque l’exercice de référence est fiscalement déficitaire, soit intrinsèquement,
soit du fait du report de déficits antérieurs.
Les sociétés nouvelles ainsi que les sociétés préexistantes nouvellement soumises à l’IS (de plein droit ou sur
option) sont dispensées du versement de tout acompte au cours de leur premier exercice d’activité ou de leur
première période d’imposition à l’IS.
Les sociétés exonérées temporairement d’IS sont dispensées d’acomptes tant que dure cette exonération.
Lorsque l’impôt finalement dû est supérieur au montant des acomptes déjà versés, la différence représente le
solde de liquidation. Le paiement du solde est effectué lors du dépôt du relevé de solde (formulaire n°2572) au
plus tard le 15 du quatrième mois qui suit la clôture de l’exercice. Si l’exercice est clos le 31 décembre ou si
aucun exercice n’est clos au cours de l’année, ce versement doit intervenir au plus tard le 15 mai de l’année
suivante.
Lorsque la liquidation de l’IS fait apparaitre un excédent de versement (impôt définitif inférieur au montant
des acomptes déjà versés), cet excédent est, défalcation faite des autres impôts directs dus par la société, en
principe remboursé d’office à cette dernière dans les 30 jours à compter de la date de dépôt du relevé de solde
de la déclaration des résultats.
Le déficit fiscal subi par une société soumise à l’IS constitue une charge du bénéfice de l’exercice suivant. En
l’absence de bénéfice, ou si le bénéfice de l’exercice suivant n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être
intégralement opérée, le report est effectué sur le bénéfice des exercices ultérieurs de façon illimitée (CGI
art 209). Le déficit constaté au titre d’un exercice doit être imputé sur le ou les premiers exercices
immédiatement postérieurs bénéficiaires.
La société peut toutefois renoncer au report en avant de son déficit et choisir, sur option, de le reporter en
arrière sur le bénéfice de son exercice antérieur.
Le déficit subi pendant un exercice peut être compensé avec les PVLT professionnelles au taux de 15% ou
19% (CGI, art 209). Le montant des déficits antérieurs imputés sur le bénéfice de l’exercice est plafonné à 1 000
000€ majoré de 50% du montant correspondant au bénéfice imposable de l’exercice excédant 1M€.
Pour les entreprises soumises au taux d’IS de 15%, les règles de plafonnement de l’imputation des déficits
s’appliquent avant la détermination de la quote-part des bénéfices soumises au taux réduit.
En présence d’une PVLT, taxables à 15% ou à 19%, la mesure des plafonnements des déficits s’applique si la
PVLT est imputé sur les déficits antérieurs restant a imputé. En revanche cette mesure ne s’applique pas si la
PV s’impute sur le déficit d’un même exercice.
Ce plafonnement abouti à l’instauration d’un bénéfice minimal taxable de 50% du bénéfice excédant de 1M€.
La fraction du déficit qui n’a pas été admise en déduction, en application de la règle du plafonnement, sera
reportable sur les bénéfices suivants et imputable dans les mêmes conditions (c’est-à-dire) en appliquant la règle
du plafonnement sans limitation de délai.
En principe, le report des déficits n’est possible que dans le cadre de la même entreprise. Font donc obstacle au
report des déficits les événements suivants :
Le report du déficit fiscal est possible même si en comptabilité, le déficit a été absorbé par une réduction du
capital ou a été imputé sur des réserves libérées d’IS.
Section 2) report en arrière des déficits ou le carry back
Quand une entreprise à l’IS dégage un déficit au titre d’un exercice, elle peut sur option et sous certaine limite,
imputé ce déficit sur le bénéfice de l’exercice précédent. Le déficit susceptible d’être reporté en arrière ne doit
pas excéder 1M€
Le déficit imputé selon ce système dérogatoire et facultatif, cesse d’être reportable en avant sur les résultats des
exercices suivants. L’imputation sur le bénéfice imposé de l’exercice précédent fait naître, au profit de
l’entreprise, une créance sur le Trésor correspondant à l’impôt acquitté à raison de ce bénéfice. La créance ainsi
constituée peut être utilisée par la société pour le paiement de l’IS dû au titre des exercices clos au cours des 5
années suivantes ou, à défaut être remboursée au terme de ces 5 ans.
Les conditions d’application du report en arrière sont appréciés au niveau des sociétés soumises à l’IS en
France, qu’elles soient française ou étrangères ; les sociétés étrangères imposable à l’IS en France, à raison de
leurs participations dans des sociétés de personnes qui exercent leur activité en France peuvent bénéficier du
report à en arrière des déficits, dans la mesure où elles sont soumises à l’IS en France à raison de la fraction
des résultats leur revenant dans la société de personnes, à condition d’établir que le bénéfice d’imputation sur
lequel elles entendent reporter leur déficit n’a pas été distribué.
Le report en arrière du déficit est subordonné à une option qui peut être exercée par toutes les personnes morales
et collectivités passibles de l’IS sur tout ou partie de leur activité. Cette option, qui constitue pour l’entreprise
une décision de gestion, est à effectuer lors du dépôt de la déclaration de résultats ayant constaté ce déficit
(imprimé 2058 A). L’entreprise doit en outre joindre une déclaration 2039 à son relevé de solde IS.
L’option ne peut porter que sur le déficit constaté au titre de cet exercice.
Elle ne peut être exercée en l’absence de clôture d’exercice au cours d’une année civile ou au titre d’un exercice
au cours duquel interviennent :
En principe, l’excédent d’IS résultant de l’imputation du déficit sur le bénéfice antérieur fait naître au profit de
l’entreprise une créance d’égal montant. La créance née du report en arrière des déficits correspond donc à l’IS
effectivement acquitté à raison du bénéfice d’imputation, cette créance peut être limitée compte tenu du
plafonnement du montant du déficit reportable en arrière à 1M€.
La contribution sociale sur les bénéfices des sociétés est sans incidence sur le montant de la créance.
Lorsqu’un déficit est susceptible d’être reporté en arrière sur les bénéfices d’un exercice soumis pour partie
au taux réduit de 15% des PME et pour partie au taux normal de l’IS, ce déficit est réputé imputé en priorité sur
le bénéfice soumis au taux normal puis sur le bénéfice soumis au taux réduit.
La créance est un produit non imposable et doit donc faire l’objet d’une déduction extra-comptable.
Être utilisée pour le paiement de l’IS : la créance est imputable sur l’IS (l’acompte et solde) dû au titre
des exercices arrêtées au cours des 5 années suivantes celle de l’exercice déficitaire, qu’il soit dû à un
taux normal ou à un taux réduit. En revanche, elle ne peut pas être utilisée pour acquitter la
contribution sociale de 3,3%.
Être cédée à un établissement de crédit.
Ou être remboursée.
o Les entreprises qui font l’objet d’une procédure de conciliation, de sauvegarde, de
redressement ou de liquidation judiciaire peuvent demander le remboursement de leur
créance née du report en arrière de leur déficit avant le terme du délai de cinq années suivantes
celle au cours de laquelle l’exercice déficitaire a été clos.
o Si elle est encore la propriété de l’entreprise, la créance est remboursée spontanément par
l’administration au terme des 5 années suivant celle de la clôture de l’exercice au titre duquel
l’option pour le report en arrière a été exercée. Si l’administration ne procède pas au
remboursement de la créance à l'expiration de ce délai, l’entreprise a 4 ans, pour présenter une
demande de remboursement.
Dans les groupes de sociétés, chaque société conserve son autonomie et doit poursuivre son propre intérêt. Les
mouvements entre sociétés liées font par conséquent l'objet d'une attention particulière de la part de
l'administration fiscale et doivent répondre à une logique économique.
Cependant, les règles fiscales prennent en compte l'existence d'un groupe de société afin d'éviter les doubles
impositions et de faciliter certaines opérations.
Les produits nets des participations (dividendes) ouvrent droit au régime de faveur dit « mère-fille » prévu par
les articles 145 et 216 du CGI.
En effet, l'article 216 du CGI prévoit que ces produits sont exonérés d'impôt à l'exception d'une quote-part de
frais et charges de 5 %.
Exemple : Une société mère perçoit 100 000 € de dividendes. Sur le plan comptable, ces dividendes constituent
des produits.
Sur le plan fiscal, ils sont exonérés à l'exception d'une quote-part de 5 %, soit 5 000€ . Ce produit est
uniquement imposé à hauteur de 5 000 €.
Les conditions d'application du régime mère-fille sont notamment prévues à l'article 145 du CGI :
Ce régime a notamment pour but d'éviter la double imposition des bénéfices entre deux sociétés : le bénéfice
est imposé au niveau de la filiale une première fois. En l'absence de disposition particulière, le bénéfice distribué
constitue un produit imposable pour la société mère et fait donc de nouveau l'objet d'une imposition au taux
normal de l'IS.
Le résultat d'ensemble est déterminé par la somme algébrique de l'ensemble des résultats des sociétés
membres du groupe. En effet, chaque société procède à sa propre déclaration en fonction de son activité,
étant ici rappelé que chaque société conserve son autonomie et son indépendance.
C'est la société mère qui exerce une option. Celle-ci dure cinq ans et se renouvelle tacitement.
La formation d'un groupe intégré fiscalement doit répondre aux conditions suivantes :
Toutes les sociétés doivent être soumises à l’IS en France selon un régime réel normal d'imposition
Les exercices de toutes les sociétés doivent se clôturer à la même date
Les sociétés filiales membres du groupe doivent être détenues à 95 % par la société constituée tête de
groupe. Les sous filiales françaises détenues par l’intermédiaire de société étrangère implantées au sein
de FUE, Islande, Norvège ou Liechtenstein peuvent être incorporées dans un groupe fiscal
La société mère ne doit pas être détenue elle-même directement ou indirectement à plus de 95 % par
une autre société française soumise à l'IS.
Elle peut cependant être détenue :
Par un groupe étranger à plus de 95 %,
Par plusieurs sociétés françaises soumises à l’IS à condition qu'aucune n'atteigne ce seuil de 95 %
À plus de 95 % par une société non soumise à l’IS. Le capital de cette société peut être détenu à
95% par une société soumise à l’IS si cette détention est réalisée par l’intermédiaire d'une ou
plusieurs personnes morales dont le capital n'est pas détenu directement ou indirectement à plus de
95 % au moins par cette autre personne morale
La constitution d'un groupe intégré fiscalement permet à la société mère de bénéficier de la diminution de la
quote-part de frais et charges en cas de distribution de dividendes par les filiales membres du groupe. Ce taux est
ramené de 5 % à 1 %.
Dans l'exemple vu pour le régime des sociétés mère-fille, la société mère percevait un dividende de 100 000 €.
Ce produit est exonéré pour la société mère, à l'exception de la quote-part de frais et charges de 1%, soit 1 000 €.
La société tête de groupe doit établir une déclaration d'ensemble et acquitter les acomptes d'IS, et la
contribution sociale.
La charge d'IS est généralement répartie entre les filiales en fonction de ce qu'elles auraient supporté en
l'absence d'intégration. Si une filiale ne supporte pas la charge lui incombant, cela est traité comme une
subvention accordée par la société mère.
Chapitre 10 : Le choix du régime fiscal de la société
Pour rappel, la nouvelle entreprise individuelle offre, sur option, la possibilité d'opter pour une assimilation à
une EURL ou à une EARL (sous réserve pour l'entreprise de relever d'un régime réel d'imposition). Dans ce cas,
l'entreprise relève de l'impôt sur les sociétés. L'application de l'IS est donc désormais envisageable sans
création de société.
Pour le chef d'entreprise qui décide d'exercer son activité en société, il est primordial de connaître le régime
fiscal qui en découle. Il peut choisir soit une société soumise à l'impôt sur le revenu (régime fiscal des sociétés
de personnes fiscalement semi-transparentes), soit une société de capitaux soumise à l'impôt sur les sociétés
(fiscalement opaques).
Ces choix ne sont pas fiscalement neutres et le chef d'entreprise, devra bien en mesurer les conséquences sur les
points suivants :
Les règles de détermination des résultats sociaux ;
le régime d'imposition des plus-values de cessions d'un élément d’actif ;
le régime d'imposition des plus-values de cessions de titres : les modalités d'imposition de sa
rémunération ;
la qualification des biens exclus ou exonérés d'IFI
Chapitre 11 : le dirigeant
I- statut social
L'assujettissement des dirigeants à un régime de protection sociale est complexe. On distingue traditionnellement
deux régimes possibles :
Le régime général de la sécurité sociale dont dépendent les dirigeants assimilés salariés ;
Le régime de sécurité sociale pour les travailleurs Indépendants (géré par le régime général).
Les dirigeants peuvent relever de l'un ou de l'autre régime, voire des 2, soit, encore ne relever d'aucun régime
obligatoire. Tout dépend de la nature de la personne morale et de l'activité exercée, de l'exercice et de la
nature du mandat social, et, parfois, de leur position majoritaire ou minoritaire.
Selon le statut applicable, le dirigeant sera amené à payer des cotisations différentes.
En matière de protection sociale, le statut de salarié est, en principe, réservé au titulaire d'un contrat de travail
placé dans un état de subordination à l’égard d'un employeur et bénéficiaire d'une rémunération. Toutefois,
certains dirigeants sont assimilés aux salariés pour le bénéfice du régime général de la sécurité sociale, à
condition d'être rémunérés.
Ainsi, trois cas d'assujettissement légal au régime général sont prévus pour les dirigeants au titre de leur mandat.
Sont concernés les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL et de SELARL (sociétés d'exercice libéral à
responsabilité limitée) ils ne doivent pas posséder ensemble plus de la moitié du capital social, étant précisé que
les parts appartenant, en toute propriété ou en usufruit, au conjoint, au partenaire lié par un Pacs et aux enfants
mineurs non émancipés d'un gérant sont considéré comme possédées par ce dernier.
Les présidents du conseil d'administration, les directeurs et les directeurs généraux délégués dès SA
classiques et des SELAFA
Les présidents et dirigeant des SAS et des SALAS. Tous les dirigeants de SAS, qu’ils soient
majoritaires ou minoritaires, relèvent du régime général
Par conséquent, toutes les sommes versées au dirigeant à titre de rémunérations sont soumises à cotisations
sociales dès lors que ledit dirigeant relève du régime général de sécurité sociale. Tel est le cas des
rémunérations (autrefois appelées jetons de présence) versées, par exemple, à un président, à un directeur général
ou à un directeur général délégué de SA au titre de leur activité.
ATTENTION :
Malgré cette assimilation avec les salariés, ces dirigeants ne bénéficient pas du statut de salariés au sens
juridique du terme : ils ne sont pas titulaires d'un contrat de travail.
En conséquence, ils ne peuvent pas prétendre à l'application du droit du travail et des dispositions de la
convention collective applicable à l'entreprise, ni à l'assurance chômage des salariés, à moins qu'ils ne
cumulent de façon distincte un mandat social et un contrat de travail.
En leur seule qualité, les administrateurs de SA ne sont ni des non-salariés ni des salariés. Les sommes qui
leur sont versées en leur seule qualité d'administrateur (autre que le président), échappent, en principe, aux
cotisations de sécurité sociale; il en est ainsi pour les rémunérations (ex-jetons de présence) versées aux
administrateurs non-salariés dans la société et qui représentent la contrepartie de leurs responsabilités au sein du
conseil d'administration.
Enfin, leurs fonctions ayant un caractère exclusivement non salarié, même si elles sont rémunérées, le président
et le vice-président du conseil de surveillance ne relèvent pas du régime général de la sécurité sociale des
salariés. Ils sont susceptibles d'entrer dans le champ d'application du régime des travailleurs indépendants
pour les rémunérations perçues au titre de leurs fonctions correspondant à une activité professionnelle.
3- le forfait social :
4-Taux de cotisations :
Le choix du régime social a longtemps été déterminant dans le choix du statut du dirigeant, tel n'est plus le
cas aujourd'hui. En effet, la législation a évolué vers une harmonisation des différents régimes de protection
sociale, et le régime général des salariés ouvert & certaines catégories de dirigeants n'est plus aussi avantageux
qu'il l’était auparavant, comparé au régime de sécurité sociale des travailleurs indépendants. Les cotisations
sociales obligatoires dues par le dirigeant affilié a la sécurité sociale des indépendants sont en effet moins
élevées que celles exigibles pour un dirigeant (parts patronale et salariale) dont le statut social est assimilé
à celui d'un salarié.
Par ailleurs, les prestations sociales tendent à s'aligner même si quelques différences persistent. Par exemple, les
travailleurs indépendants bénéficient des mêmes prestations en nature de l'assurance maladie que celles du
régime général des salariés. Ils ont également droit à des indemnités journalières en cas de maladie ou
d'accident (mais ne sont pas assurés à titre obligatoire contre le risque accident du travail). Le régime général
des salariés a l'avantage d'être plus complet mais il est figé et coûteux Le régime « travailleurs
indépendants » présente l'avantage d'être plus souple, le dirigeant ayant tout intérêt à améliorer sa situation
sociale via des contrats facultatifs (retraite, prévoyance, perte d'emploi). Mais tout dépend, dans ce cas, de son
Age et de son état de santé. Une étude précise devra donc être effectuée quant au choix à opérer. Et ce d’autant
plus que le fait d'être rattaché d'office au régime des salariés n'ouvre pas forcément droit au bénéfice des
allocations-chômage de ces derniers en cas de perte d'activité professionnelle.
Pour les dirigeants assimilés salariés, les charges sociales patronales représentent environ 40 % de la
rémunération brute versée au dirigeant et 52 % de la rémunération nette. Les charges patronales et
salariales représentent globalement 80 % de la rémunération nette versée au dirigeant, ou 62 % de sa
rémunération brute (40 % de cotisations patronales et 22 % de cotisations salariales).
Pour les dirigeants non-salariés, les charges sociales représentent en moyenne 45 % du montant de la
rémunération nette
Pour rappel, les résultats des sociétés soumises à l'IS sont en principe déterminés et déclarés au niveau de la
société d'après les règles fixées pour les BIC, sous réserve des règles d'assiette propres aux sociétés passibles de
l'IS. On parle de sociétés opaques.
La cession des biens ou droits inscrits à l'actif immobilisé des sociétés soumises à l'IS (éléments d'actifs
corporels ou incorporels, tels qu'immeubles ou fonds de commerce) entraine une plus ou moins-value
professionnelle. Ces plus ou moins-values réalisées par les sociétés soumises à l’IS relèvent, sauf exception,
du régime des plus ou moins-values à court terme quelle que soit la durée de détention des biens cédés. Les plus
et moins-values sont prises en compte dans le résultat imposable dans les conditions et au taux de droit
commun ou, dans certaines PME, au taux réduit de 15 %.
Lorsque les associés sont des personnes physiques, ces bénéfices sont imposables dans la catégorie des revenus
mobiliers (CGI art. 158, 3.2°).
Lorsque l’associé est une société passible de l’IS, la quote-part de bénéfices lui revenant est comprise dans son
bénéfice imposable à l’IS, sous réserve de l'application de l’exonération au titre du régime mère-fille (dans ce
cas, le dividende versé par la fille à la mère est exonéré d'IS sous réserve de la réintégration d'une quote-part de
frais et charges de 5 %, soit une imposition de 1,25 % (5 % x 25 %)).
Les dirigeants peuvent toutefois échapper à l’IFI, sous certaines conditions pour les immeubles détenus par des
sociétés opérationnelles dont ils sont actionnaires minoritaires ou encore pour les immeubles affectés à
l’activité d'une société opérationnelle.
Par ailleurs, comme pour l’IFI, une exonération d'IFI bénéficie aux dirigeants à raisons des parts ou actions de
sociétés considérées comme des actifs professionnels.
Par ailleurs, plusieurs mécanismes incitent à la participation au capital ou aux résultats de l’entreprise:
Régime d'attribution gratuite d'actions aux salariés et aux dirigeants, régime des stock-options et bons
de souscription de parts de créateurs d'entreprise. Quand les bénéficiaires sont des dirigeants sociaux,
ces modalités apparaissent comme une forme de rémunération.
SA et SAS : Les rémunérations versées aux membres des organes de direction des sociétés anonymes sont
imposables à FIR, en principe, en traitements et salaire
Sont ainsi imposés comme les salariés :
Dans les SA à conseil d'administration, le président du conseil d'administration (ou l'administrateur
délégué, le cas échéant), le directeur général et le directeur général délégué ;
Dans les SA à conseil de surveillance, les membres du directoire [la rémunération allouée au président
et vice-président du conseil de surveillance est imposable en revenus de capitaux mobiliers)
Les rémunérations versées au président, personne physique, et aux dirigeants de SAS (ou de SASU) pour leurs
fonctions de direction sont, comme celles des dirigeants de SA, imposables en tant que salaires.
Rémunérations « ordinaires » des administrateurs : Les rémunérations prévues aux articles L 225-45 et
L225-83 du code de commerce allouées aux membres du conseil d'administration ou du conseil de surveillance
par les sociétés anonymes (anciennement qualifiés de « jetons de présence ordinaires avant la loi 2019-486 du
22 mai 2019) constituent des revenus de placements à revenu variable imposables comme capitaux
mobiliers. Toutefois, ils ne bénéficient pas de l'abattement de 40%.
SARL : Dans les SARL soumises à l'IS, les rémunérations des gérants majoritaires relèvent de l’article 62
du CGI et celles des gérants minoritaires sont imposées selon les règles des traitements et salaires.
Pour le calcul de l'IR, les gérants majoritaires et minoritaires ne sont plus distingués puisque les
rémunérations visées à l'article 62 du CGI sont imposées comme les salaires. En revanche, la distinction
conserve un intérêt en matière de cotisations sociales.
Les rémunérations des gérants commandités des sociétés en commandite par actions suivent le même régime
fiscal que les rémunérations des gérants majoritaires de SARL.
Bien que les sociétés de personnes aient un patrimoine propre, la taxation de leurs bénéfices est organisée
comme si leur patrimoine était confondu avec celui de leurs associés (application du principe de la « semi-
transparence fiscale », appelé également « translucidité fiscale »). Ainsi, la société est un sujet fiscal qui
réalise le résultat fiscal sans être redevable de l'impôt sur ce résultat.
Le résultat (bénéfice ou déficit) est déterminé par la société, en principe, d'après les règles propres à la
catégorie de revenus dont relève son activité (BA, BIC, BNC, revenus fonciers) et le régime d'imposition
applicable en fonction de ses recettes.
A cet égard, les appointements prélevés par les associés des sociétés de personnes doivent être compris dans
les bénéfices de l'entreprise. Les rémunérations de ces personnes ne sont donc pas déductibles des bénéfices
sociaux. En effet, les intéressés doivent être considérés comme des chefs d'entreprise indéfiniment responsables
du passif social. Par suite, la rémunération de leur travail personnel ou de leur collaboration à la gestion de
l'entreprise s'opère normalement par la répartition, à leur profit, des bénéfices sociaux.
Toutefois, le principe de détermination du résultat de la société peut être différent en raison de la situation fiscale
des associés dans les cas suivants :
Si l'associé est une société passible de l'IS, la société de personnes doit déterminer la quote-part du
résultat social revenant à cet associé obligatoirement d'après les règles de l'IS, quelle que soit son
activité;
Si l'associé est une entreprise industrielle, commerciale ou agricole imposée de plein droit d'après
son bénéfice réel (régime normal ou simplifié), la société doit déterminer la quote-part du résultat social
revenant à cet associé obligatoirement d'après les règles propres à cet associé (BIC ou BA) et non selon
celles applicables à sa propre activité ;
Autres Impôts. Les sociétés relevant du régime des sociétés de personnes conservent toute leur personnalité
morale à l'égard des autres impôts, y compris les impôts directs [cotisation foncière des entreprises, cotisation
sur la valeur ajoutée des entreprises, taxes foncières, etc.), et pour l'application des procédures d'imposition, de
réclamation et de contrôle fiscal.
Bénéfices : Les associés personnes physiques sont imposés, à raison de la quote-part du résultat social leur
revenant, à l'impôt sur le revenu, dans la catégorie :
Des BIC si la société exerce une activité commerciale
Des BNC si la société exerce une activité relevant de cette catégorie (SCP, notamment)
Des BA si la société exerce une activité relevant de cette catégorie.
Des revenus fonciers si la société a pour activité la location d'immeubles nus des revenus de capitaux
mobiliers si la société exerce une activité de gestion de portefeuille.
Plus-values :
Les règles indiquées précédemment pour la détermination du résultat s'appliquent également pour l'imposition
des plus-values de cession d'éléments de l’actif immobilisé réalisé par la société et revenant aux personnes
physiques associées, qui relèvent :
Soit du régime des plus-values professionnelles, dès lors que la société exerce une activité
industrielle, commerciale, artisanale ;
Soit des règles prévues pour l'imposition des plus-values réalisées par les particuliers lorsque la
société a une activité de gestion : régime des plus-values immobilières en cas de cession
d'immeubles et régimes des plus-values de cessions de droits sociaux en cas de cession de titres par
une société de gestion de portefeuille ;
Soit pour partie du régime des plus-values professionnelles et pour partie du régime des plus-
values des particuliers, si la société exerce une activité industrielle commerciale, artisanale ou
agricole et est soumise de plein droit à un régime réel, en cas de cession d'un bien inscrit à son actif,
mais qui n'a pas toujours été utilisé pour les besoins de l'activité professionnelle.
La part des résultats sociaux revenant aux entreprises associées doit être regardée comme acquise dès la clôture
de chaque exercice, même si, à cette date, les bénéfices n'ont pas encore été appréhendés L'entreprise associée
ou membre comprend, dans les bénéfices d'un exercice déterminé, la quote-part lui revenant dans les
résultats du ou des exercices arrêtés par la société dont elle est membre au cours de cet exercice, sans qu'il y ait
nécessairement coïncidence entre sa propre période d'imposition et celle de la société.
Dans les sociétés de personnes relevant de l'IR, le déficit professionnel (quote-part de déficit revenant à
l’associé) s'impute sur le revenu global du foyer fiscal. L'imputation peut se faire dès la clôture de l'exercice
puisque, à cette date, le résultat est considéré comme acquis sans qu'aucune délibération particulière ne soit
nécessaire. Si les revenus du foyer ne sont pas suffisants pour une imputation totale, le solde du déficit est
reporté sur le revenu global du foyer jusqu'à la 6° année incluse. Le déficit professionnel de l'exploitant peut
donc contribuer à faire baisser l'impôt personnel dont il sera redevable.
Toutefois, il convient de noter que l'imputation des déficits peut être limitée. Pour les sociétés relevant de
l’IR au titre d'une activité BIC ou BNC, cette déduction suppose que l'associé participe personnellement et de
manière continue à la gestion de la société. A défaut, la part du déficit suit le régime applicable aux déficits non
professionnels qui ne peuvent s'imputer que sur les bénéfices réalisés dans le cadre de cette même activité BIC
ou BNC au cours de la même année ou des 6 années suivantes.
e) Régime fiscal des titres détenus par les associés personnes physiques
Lorsqu'un contribuable personne physique exerce son activité professionnelle dans le cadre d'une société de
personnes dont les bénéfices sont soumis à son nom & Impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC, des BNC
ou des BA, ses droits ou parts dans la société sont considérés comme des éléments d'actif affectés à l’exercice
de la profession. En conséquence, les profits réalisés à l'occasion de la cession de ses parts sont imposables
selon les règles prévues pour les plus-values professionnelles. L'associé peut bénéficier des régimes
d'exonération des plus-values professionnelles.
f) Régime fiscal des rémunérations allouées aux dirigeants des sociétés imposées à l’IR
Les rémunérations versées aux associés gérants des sociétés de personnes, des SARL de famille ayant opté
pour le régime fiscal des sociétés de personnes (et des jeunes SA ou SAS ayant opté pour le régime des sociétés
de personnes) sont assimilées à une répartition du résultat fiscal de la société. Par voie de conséquence, ces
rémunérations ne sont pas assimilées à un salaire et suivent le sort réservé au résultat fiscal de l'entreprise.
Elles sont donc soumises à l'impôt sur le revenu au nom de chaque bénéficiaire dans la catégorie
correspondant à la nature de l’activité de la société (BIC, BA, BNC ou revenus fonciers), au même titre que leur
quote-part dans les bénéfices sociaux.
Comme les parts ou actions de sociétés soumises à l'IS, le dirigeant qui détient des parts de sociétés de
personnes représentatives d'immeubles peut bénéficier d'une exclusion si les immeubles sont affectés à l'activité
opérationnelle de la société ;
D’une exonération au titre des actifs professionnels. Il en est ainsi lorsque les immeubles détenus par
redevable sont loués ou mis à la disposition de la société de personnes dans laquelle il exerce son activité titre
principal.
3- Arbitrage rémunération/dividendes
Le dirigeant de société soumise à l'IS dispose de deux grandes options en matière de rémunération :
Soit il privilégie la rémunération attachée au capital investi. Dans ce cas, les sommes perçues
proviennent des dividendes distribués par l'assemblée annuelle.
Soit il s'attache à la rémunération en espèces liée à sa fonction.
Dans le premier cas, les dividendes distribués sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %
calculé sur leur montant brut. Lors de la déclaration des revenus et par dérogation à l'imposition forfaitaire
de 12,8 % qui s'applique de plein droit, le contribuable qui le souhaite peut opter, de façon expresse et
irrévocable, pour l'imposition de ses dividendes au barème progressif (cette option vaut pour l'ensemble des
revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières de l'année).
Dans ce cas, l'impôt définitif est calculé après :
Application d'un abattement de 40 % calculé directement par l'administration sur le montant brut sous
conditions ;
Déduction des dépenses effectivement réglées, au cours de l'année d'imposition, pour l'acquisition et
la conservation des revenus.
Préalablement à leur imposition définitive établie en N + 1, un prélèvement forfaitaire obligatoire de 12,8 %
calculé sur le montant brut est opéré à la source par la société distributrice. II s'impute sur l'imposition
définitive qu'elle soit calculée forfaitairement ou par application du barème progressif de l’IR.
À l’impôt dû, s'ajoutent les prélèvements sociaux sur les revenus de placement au taux de 17,20 % [dont
6.8 o % de C5G déductible en cas d'option pour le barème progressif de l’IR.
Ces prélèvements sociaux ne sont pas constitutifs de droits en matière de retraite, d'invalidité ou en cas d'arrêt
de travail.
Par exception, certains dividendes sont soumis aux cotisations sociales personnelles obligatoires (assurance
vieillesse, invalidité, décès, maladie.) dont la CSG et CRDS sur les revenus d'activité au taux de 9,7 %. Sont
visés les dividendes qui excèdent 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en
compte courant perçus par les associés et dirigeants non-salariés relevant de la sécurité sociale pour les
indépendants (ex RSI) et exerçant leur activité dans le cadre d'une société soumise à l’IR (gérants majoritaires
de SARL, associé unique d'EURL, associés de SNC). En contrepartie, ces dividendes ne sont pas soumis aux
prélèvements sociaux au titre des revenus de placement de 17,20 %. En revanche, la fraction qui n'est pas
assujettie à cotisations sociales (c'est-à dire celle qui n'excède pas 10 % du capital social) supporte
prélèvements sociaux au taux de 17,20 %.
Dans le second cas, la rémunération versée est imposable dans la catégorie des traitements et salaires
après déduction des cotisations sociales sur le salaire brut et déduction forfaitaire de 10 % au titre des frais
professionnels (sauf option pour les frais réels) sur le salaire net. À l'impôt dû, s'ajoutent les prélèvements
sociaux sur les revenus d'activité de 9,7 % ouvrant droit aux prestations sociales correspondantes
(assurance maladie, assurance maternité et assurance vieillesse en particulier).
A. Champ d’application
Peuvent bénéficier du crédit d’impôt recherche, les sociétés qui exposent des dépenses de R&D, quel que soit
leur mode d’exploitation (société de personnes, société de capitaux, entreprise individuelle, etc.) ou la nature de
leurs activités (commerciales, industrielles, artisanales ou agricole).
Pour être éligible au CIR, une entreprise doit être imposée selon un régime réel (normal ou simplifié), de plein
droit ou sur option.
Certaines entreprises exonérées d’impôt sur les bénéfices peuvent toutefois bénéficier de ce dispositif :
Pour ouvrir droit au CIR, l’opération de recherche scientifique et technique doi intervenir dans l’un des trois
domaines suivants (CGI ann III art.49 septies F) :
De plus, l’opération doit satisfaire à chacun des cinq critères cumulatifs suivants :
Les dépenses prises en compte dans l’assiette du crédit d’impôt recherche sont les suivantes :
- Les dotations aux amortissements affectés à la recherche, ainsi que les amortissements des brevets et
des certificats d’obtention végétale (COV) acquis en vue des recherches ;
- Les dépenses de personnel afférentes aux chercheurs, techniciens de recherche, docteurs et ingénieurs
affectés aux opérations de recherche ;
- Les dépenses relatives aux opérations de R&D externalisées ;
- Les dépenses de fonctionnement déterminées de manière forfaitaire ;
- Les frais afférents à la protection de la propriété intellectuelle (frais de prise, de maintenance et de
dépense des brevets et certificats d’obtention végétale) ;
- Les dépenses de normalisation ;
- Les dépenses de veille technologique dans la limite de 60 000€ par an ;
Les dépenses exposées jusqu’au 31 décembre 2022, dans le cadre d’opérations d’élaboration de nouvelles
collections dans les entreprises industrielles du secteur textile-habillement-cuir peuvent bénéficier du crédit
d’impôt recherche et collection.
Celles exposées jusqu’au 31 décembre 2024, dans le cadre d’opérations de conception de prototypes ou
installations pilotes de nouveaux produits peuvent, quant à elles, bénéficier du crédit d’impôt innovation.
Le dépôt d’un brevet lié à opération de R&D n’établit pas le caractère substantiel d’innovation techniques mais
constitue uniquement un indicateur d’éligibilité au CIR.
D. Montant du CIR
Le crédit d’impôt recherche est calculé uniquement à raison du volume des dépenses de recherche exposées au
cours de l’année.
- 30% des dépenses n’excédant pas 100 millions d’euros (50% pour les entreprises situées dans les
DOM) ;
- 5% des dépenses éligibles au-delà de 100 millions d’euros.
La date d’appréciation des données de l’entreprise (effectif, chiffre d’affaires et total de bilan) est la date de fin
du dernier exercice clôturé au jour du dépôt de la déclaration spéciale du CIR-CII (imprimé n°2069).
B. Le domaine du CII
Sont éligibles les opérations de conception de prototypes ou d’installations pilotes de nouveaux produits.
L’administration définit comme nouveau produit un bien corporel ou incorporel qui n’est pas encore mis à
disposition sur le marché et qui se distingue des produits existants ou précédents par des performances supérieurs
sur le plan technique, de l’écoconception, de l’ergonomie ou de ses fonctionnalités.
Pour définir les activités d’innovation, l’administration se réfère au Manuel d’Oslo. Elle fournit de nombreux
exemples d’activités inhérentes à la conception de prototypes ou d’installation pilotes de nouveau produits.
- Les dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l’état neuf et affectées
directement à la réalisation d’opérations de conception de prototypes ou d’installations pilotes de
nouveaux produits autres que les prototypes et installations pilotes éligibles au crédit d’impôt recherche
(CIR) ;
- Les dépenses de personnel directement et exclusivement affecté à la réalisation de ces opérations ;
- Les autres dépenses de fonctionnement exposées jusqu’au 31/12/2022 et fixées forfaitairement à 75%
des dotations aux amortissements et 43% des dépenses de personnel (elles ne seront plus prises en
compte dans l’assiette de crédit d’impôt pour celle exposées à compter du 01/01/2023).
- Les dotations aux amortissements, les frais de prise et de maintenance de brevets et de certificats
d’obtention végétale ainsi que les frais de dépôt de dessins et modèles relatifs aux opérations éligibles.
Une entreprise peut bénéficier du crédit d’impôt au titre de ses seules dépenses d’innovation, alors même qu’elle
n’expose pas de dépenses de recherche.
Lorsque l’entreprise réalise des dépenses d’innovation et de recherche, elle doit en premier lieu distinguer parmi
les prototypes eet installation pilotes ceux qui relèves de la phase de recherche et développement et ceux qui
relève de la phase d’innovation. Elle doit en second lieu établir si les activités liées à l’innovation sont bien
éligibles.
Dans le cas où un même prototype est utilisé successivement par une entreprise lors de travaux de recherche,
puis opérations situées en aval, elle devait appliquer :
Les subventions publiques, remboursables ou non, doivent être déduites de la base de calcul du crédit d’impôt
calculé au titre de l’année ou des années au cours de laquelle ou desquelles les dépenses éligibles, que ces
avances ou subventions ont vocation à couvrir, sont exposées.
Les dépenses entrent dans la base de calcul du crédit d’impôt dans la limite globale d e 400 000€ par an. Ce
plafond s’applique une seule fois par an, quel que soit le nombre de prototypes ou d’installation pilotes réalisé
par l’entreprise.
D. Le montant du CII
Pour les dépenses exposées jusqu’au 31/12/2022, le taux du crédit d’impôt est égal à 20%.
Pour celles exposées à compter du 01/01/2023, le taux du crédit d’impôt est relevé à 30%.
Compte tenu du plafond annuel des dépenses fixé à 400 000€, le montant maximum de crédit d’impôt pouvant
être déclaré par une entreprise au titre d’une année civile est dans le cas général, de :
- 80 000€ par an pour les dépenses exposées jusqu’au 31/12/2022 (20%x400 000€)
- 120 000€ par an pour les dépenses exposées à partir du 01/01/2023 (30% x 400 000€)
Section 3)
A. Champ d’application
Les salariés d’une société peuvent constituer une société pour racheter l’entreprise qui les emplois : c’est la
holding de rachat. Cette opération ouvre droit à un CI sous réserve de remplir certaines conditions.
Les sociétés constituées exclusivement pour le rachat de tout ou partie d’une société par ses salariés bénéficient
d'un CI. Le bénéfice du CI est subordonné aux conditions suivantes :
- La société holding de rachat et la société rachetée doivent être soumises au régime de droit commun de
l’impôt sur les sociétés et ne doivent pas faire partie du même groupe fiscal ;
Les sociétés qui sont hors du champ d’application de l’impôt sur les sociétés, ainsi que les sociétés
^partiellement ou totalement exonérées d’impôt sur les sociétés sont exclue.
- Les droits de vote attachés aux actions ou parts de la société nouvelle doivent être détenus, pour les
opérations de rachat réalisé jusqu’au 31/12/2022 par une ou plusieurs personnes qui, à la date de rachat
sont salariés de la sociétés rachetée depuis au moins 18 mois.
Le crédit d’impôt accordée à la société holding de reprise est égal, pour chaque exercice, au montant de l’impôt
sur les sociétés dû par la société rachetée (avant imputation des crédits et réduction d’impôt), au titre de
l’exercice précédent, dans la proportion des droits sociaux que les salariés de la société rachetée détiennent
indirectement dans le capital de cette dernière et dans la limite du montant des intérêts dus par la société nouvelle
au titre de l’exercice à raison des emprunts qu’elle a contractés pour le rachat.
Les intérêts pris en compte s’entendent de ceux qui viennent à échéance au cours de l’exercice au droit duquel le
CI est calculé.
Le CI est imputé sur le MT de l’impôt sur les sociétés dû par la société nouvelle au titre des exercices au cours
desquels les intérêts d’emprunt sont comptabilisés. Les excédents éventuels restitué.