Suivi des eaux à la STEP de Tizi-Ouzou
Suivi des eaux à la STEP de Tizi-Ouzou
MEMOIRE
Présenté en vue d’obtention d’un diplôme de Master
Tizi-Ouzou
Présenté par :
Devant le jury:
Année : 2017/2018
Remerciements
ce travail ;
M. Nacera
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :
inculquée ;
Si Salem;
B. Lylia
Liste des abréviations
CF : Coliformes fécaux
CT : Coliformes totaux
K : coefficient de biodégradabilité
pH : Potentiel d’hydrogène
ST : Streptocoques fécaux.
T : Température.
VF : Viande foie.
LISTE DES TABLEAUX
N° Titre Page
N° Titre Page
01 Dégrilleur grossier 6
02 Déshuileur 7
03 Stabilisateur 10
04 Schéma de fonctionnement d’un traitement par boues activées 11
05 Escherichia-coli sous microscope électronique à G X 1000 20
06 Photo originale, 2018 des streptocoques sp sous microscope x G1000 21
07 Streptocoques fécaux 21
08 Photographie des Clostridiums perfringens observée au microscope optique 22
G×1000
09 Situation géographique de la STEP 24
10 Point de prélèvement d’eau brute 26
11 Dénombrement de la flore mésophile pathogène et saprophyte 30
12 Dénombrement des coliformes totaux et fécaux 33
13 Dénombrement des streptocoques totaux et fécaux 35
14 Méthode pour la recherche des coliformes par filtration sur membrane 36
15 Dénombrement des streptocoques fécaux par filtration 37
Introduction générale............................................................................................................... 1
I-1-Introduction .......................................................................................................................... 2
I-7-2-2-Le dessablage................................................................................................................. 7
I-9-Conclusion.......................................................................................................................... 12
II-1-Introduction ....................................................................................................................... 13
II-2-12-L’azote ......................................................................................................................... 16
II-3-1-1- Influences des facteurs physiques et chimiques sur la croissance bactérienne ....... 17
Sommaire
II-3-1-1-1-Température ............................................................................................................ 17
II-3-1-1-2-L’eau ....................................................................................................................... 18
II-3-1-1-4-Le pH ...................................................................................................................... 18
II-5-Conclusion ........................................................................................................................ 23
Partie expérimentale
Chapitre I : Matériels et méthodes
I-Introduction ........................................................................................................................... 24
I-7-1-2-Mesure de pH .............................................................................................................. 40
I-7-2-4-Les NO 3 - ...................................................................................................................... 44
II-Introduction .......................................................................................................................... 47
II-1-2-Le pH ............................................................................................................................. 48
II-1-10-Nitrates ........................................................................................................................ 54
II-1-11-Ortho-phosphates.........................................................................................................55
Conclusion ...............................................................................................................................61
Conclusion générale.................................................................................................................63
Références bibliographies........................................................................................................64
Introduction générale
Introduction générale
1
CHAPITRE I
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
1-Introduction
L’eau, est la denrée la plus utilisée par l’homme, finit par être rejetée une fois utilisée
pour la consommation humaine, les activités domestiques, l’industrie, l’agriculture, etc. On
parle alors d’eau usée pouvant contenir toutes sortes de pollution, elle ne doit pas être
directement rejetée dans le milieu naturel, car sans traitement elle peut engendrer de graves
problèmes environnementaux et de santé publique. Par conséquent elle devrait être dirigée
vers des stations d’épurations.
Les eaux usées concernent toutes les eaux des activités domestiques, agricoles et
industrielles chargées en substances toxiques, qui parviennent jusqu’ aux canalisations
d’assainissement afin d’y subir un traitement. Les eaux usées englobent également les eaux de
pluies et leur charge polluante susceptible d’engendrer au milieu récepteur toutes sortes de
pollution et de nuisance (Dugniole, 1980 ; Glanic et Benneton, 1989).
3-Nature et origine
Ce sont les eaux utilisées par l’homme pour des besoins domestiques (Chocat, 1997) elles
constituent essentiellement de la pollution et se composent :
• Des eaux de cuisine : qui contiennent des matières minérales en suspension provenant
du lavage des légumes, des substances alimentaires à de matières organiques à base
(glucides, lipides ; protides), et des produits détergents.
• Des eaux de buanderie : contenant principalement des détergents.
• Des eaux de salle de bains : chargées en produits pour l’hygiène corporelle.
Généralement de matières grasses hydrocarbonées.
• Des eaux de vannes : qui proviennent des sanitaires (WC), très chargées en matières
organiques hydrocarbonées (Chocat, 1997 et Franck, 2002)
2
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
Ce sont les eaux de ruissellement qui se forment après précipitation. Elles peuvent être
particulièrement polluées, surtout en début de la pluie par deux mécanismes :
Elles sont de même nature que les eaux usées domestiques avec des métaux lourds et des
éléments toxiques (plomb ; zinc ; hydrocarbures) provenant essentiellement de la circulation
automobile (Frank, 2002).
Le secteur agricole reste le plus grand consommateur des ressources en eau. Les
pollutions dues aux activités agricoles sont de plusieurs natures :
Elles proviennent généralement des usines ; elles sont caractérisées par une grande
diversité.
3
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
• Par rejets d’effluents dans le réseau d’assainissement avec ou sans épuration avant le
retour au milieu naturel.
• Par rejet direct dans le milieu naturel avec ou sans prétraitement des eaux résiduaires.
(Loumi et Yefsah, 2010).
La pollution de l’eau est une modification néfaste de la composition des eaux par
l’ajout des substances susceptibles d’altérer leur qualité ; leur aspect esthétique et
compromettre leur consommation.
L’agent polluant peut être de nature physique ; chimique ; ou biologique ; il provoque soit une
gêne ; une nuisance ou une contamination (Loumi et Yefsah, 2010).
5-Types de pollution
5-1-Pollution organique
La pollution organique est la plus répondue, elle est engendrée par le déversement des
eaux usées domestiques ou des eaux résiduaires provenant de diverses industries
agroalimentaires, abattoirs, laiteries, fromageries, sucreries, industries, bois et papeteries(Liu
et al, 1997).
5-2-Pollution physique
5-2-1-Pollution thermique
Cette pollution est due à l’élévation de la température de l’eau. L’eau se chauffe, le taux
de l’oxygène diminue ; par conséquent une asphyxie s’installe chez les organismes
aquatiques.
5-2-2-Pollution radioactive
La radioactivité libérée dans l’eau peut provenir d’une radioactivité naturelle (certaines
eaux d’origine profonde) ou d’une contamination liée à des retombées atmosphérique
(explosions nucléaires) ; des champs de rayonnement d’origine industrielle ou enfin des
4
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
contaminations accidentelles de l’eau à partir des rejets d’installation des centrales nucléaires
(Kourchi, 2010)
5-2-3-Pollution mécanique
Elle provient du lessivage des sols par des pluies abondantes et des travaux et de
revêtements qui rendent le sol imperméable provoquant une concentration des écoulements et
des volumes entrainant de boues importants (Kourchi, 2010).
5-3-Pollution chimique
C’est une pollution d’origine humaine et animale; elle est engendrée par les rejets urbains.
La pollution microbienne devient très dangereuse lorsque les eaux usées sont rejetées dans un
milieu pouvant être utilisé comme moyen de loisir (eau de mer ; lac ; rivière etc.)
Système unitaire
Système séparatif
Système pseudo séparatif
5
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
7-Procédés d’épuration
L’épuration est l’ensemble de techniques qui consistent à purifier l’eau soit pour la
réutiliser ou la recycler les eaux usées dans le milieu naturel (Zeghoud, 2014).
Le principal objectif est de concentrer la pollution contenue dans les eaux usées sous la forme
d’un petit volume de résidu(les boues) et de rejeter une eau épurée répondant à des normes
bien précises, et cela grâce à des procèdes physico-chimiques ou biologiques.
7-2-les prétraitements
La première étape du traitement consiste à débarrasser les effluents de tous les éléments
susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets
volumineux (dégrillage), sable (dessablage) et corps gras (dégraissage, déshuilage).
7-2-1-Le dégrillage
Les eaux résiduaires brutes doivent subir un dégrillage, qui consiste à faire passer l’eau à
traves d’une grille dont les barreaux sont plus ou moins espacés, permettant de séparer et
d’évacuer les matières volumineuses qui pourraient nuire à l’efficacité des traitements
suivants.
Le dégrillage permet de protéger la station contre l’arrivage des gros objets susceptible de
provoquer des bouchages dans les différentes unités de l’installation.
6
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
7-2-2-Le dessablage
Le dessablage vise à éliminer les sables, les graviers et les particules plus au moins fines
par une décantation. Ces particules sont aspirées ensuite par une pompe.
7-2-3-Le dégraissage-déshuilage
Dégraissage c’est généralement le principe de la « flottation » par air dissous qui est
utilisé pour l’élimination des huiles.
Son principe est basé sur l’injection de fines bulles d’air dans le bassin de déshuilage ;
permettant de faire remonter rapidement les graisses, leurs élimination se fait par raclage de la
surface.
Les eaux usées sont acheminées vers une cuve de sédimentation dans laquelle elles subissent
une décantation primaire, afin d’éliminer les matières volumineuses en suspension
(décantation physique), par contre le traitement physico-chimique a pour objet d’accélérer
l’effet gravitationnel des particules encore en suspension dans les eaux usées grâce à l’action
de réactifs chimiques ajoutés artificiellement (coagulants ou floculent). (Bouziani, 2000).
7
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
Les traitements recouvrent les techniques d’élimination des matières polluantes solubles
(Carbonne, azote et phosphore) .Dans la majorité des cas, l’élimination des pollutions
carbonée et azotée s’appuie sur des procédés de nature biologique. Les procédés
membranaires combinent quant à eux des procédés biologiques et physiques.
L’épuration biologique est et restera sans doute encore longtemps, le mode de traitement le
plus utilisé pour assurer l’élimination de la pollution organique biodégradable des effluents
urbains, car de loin le plus économique en exploitation. Elle s’effectue par voie aérobie ou
anaérobie (Metahri, 2012)
Les traitements anaérobies font appel à des bactéries n’utilisant pas l’oxygène, en
particulier, aux bactéries méthanogènes qui conduisent, comme son nom l’indique, à la
formation du méthane à partir de la matière organique et à degrés moindre de CO 2 (Metahri,
2012).
8
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
Le procédé d’épuration par boues activées est un procédé relativement récent il est mis au
point par ARDERN et LOCKET en 1914 à Manchester (Ladjel, 2006).
Le brassage a pour but d’éviter les dépôts et d’homogénéiser le mélange des flocs
bactériens et de l’eau usée (liqueur mixte).
L’aération qui peut se faire avec l’air, ou avec l’oxygène pur, a pour but de dissoudre ce gaz
dans la liqueur mixte.
Le développement des boues est assuré par un brassage de la masse formée et surtout par
l’oxygène nécessaire aux réactions de minéralisations, l’oxygène est fourni artificiellement
soit par insufflation d’air au sein du liquide, soit par un procédé mécanique d’agitation de
fond et surface.
Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un bassin appelé
décanteur secondaire destiné à séparer l’eau épurée des boues.
Ces dernières sont recyclées dans le bassin d’aération, pour y maintenir une concentration
suffisante en bactéries épuratrices. L’excédent est extrait du système et évacué vers les
ouvrages de traitement des boues.
Les boues activées sont stabilisées dans deux ouvrages qui sont :
-Stabilisateur : les boues stabilisées sont envoyées vers l’épaississeur par des groupes de
pompage (Loumi; Yefsah, 2010)
9
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
-L’épaississeur : il a pour fonction de limiter le volume d’eau à transformer sur les airs de
séchage.
7-5-Traitements tertiaires
10
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
Eaux usées
Boues
Décantation primaire Eau décantée
fraiches excès
Bassin
Traitement des boues
d’aération
Recyclage
Eau traitée
+boues biologiques
Boues Clarification
biologiques
Eaux épurées
Milieu naturel
Figure4: Schéma de fonctionnement d’un traitement par boues activées (ONA, 2013)
8-Normes de rejet
11
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration
Paramètres Normes
T° (°C) ˃ 30
pH (mg/l) 6.5 - 8.5
O2 (mg/l) 5
DBO5 (mg/l) 30
DCO (mg/l) 90
MES (mg/l) 120
Zinc (mg/l) 2
Chrome (mg/l) 0.1
Azote total (mg/l) 50
Phosphore total (mg/l) 2
Hydrocarbures (mg/l) 10
Détergents (mg/l) 1
Huiles et graisses (mg/l) 20
9-Conclusion
Les conséquences de la pollution des eaux sont multiples ; que ce soit sur l’homme
directement ou sur le milieu où il vit.
Pour minimiser ces conséquences une épuration des eaux résiduaires avant leur rejet dans le
milieu récepteur est nécessaire car elle répond à deux préoccupations essentielles :
12
CHAPITRE II
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
1-Introduction
Avant d’apprécier l’impact des rejets des eaux usées sur le milieu récepteur, il parait
logique de présenter les caractéristiques et les paramètres physico-chimiques et
bactériologiques des eaux usées brutes et traitées, l’utilisation de ces paramètres constitue un
bon moyen pour l’estimation de la qualité de ces rejets urbain et de leur impact sur
l’environnement.
2-Paramètres physico-chimiques
2-1-La température
13
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
2-3-La turbidité
2-5-La conductivité
2-6-L’oxygène dissous
L’oxygène dissous est un composé essentiel de l’eau car il permet la vie de la faune et
il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes aquatiques. La
solubilité de l’oxygène dans l’eau dépend de différents facteurs, dont la température, la
pression et la force ionique du milieu. La concentration en oxygène dissous est exprimée en
mg /1 (REJSEK, 2002).
14
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
La différence entre la DCO et la DBO est due aux substances qui ne peuvent pas être
décomposées biologiquement. Le rapport entre la DBO et la DCO constitue une mesure
indicative de la dégradabilité biochimique des composés présents dans l’eau. . Lorsque des
composés toxiques sont présents, l’activité biologique est ralentie et, de ce fait, la quantité
d’oxygène consommée après 5 jours est moindre. Ceci se traduit également par un rapport
DCO/DBO élevé. La DBO et la DCO se mesurent en mg d’O 2 par litre (Devillers et al, 2005).
2-9-La biodégradabilité
Les ions nitrites (NO 2 -) sont un stade intermédiaire entre l'ammonium (NH 4 +) et les
ions nitrates (NO 3 -). Les bactéries nitrifiantes (nitrosomonas) transforment l'ammonium en
nitrites. Cette opération, qui nécessite une forte consommation d'oxygène, est la nitratation.
Les nitrites proviennent de la réduction bactérienne des nitrates, appelée dénitrification.
15
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
Les nitrites constituent un poison dangereux pour les organismes aquatiques, même à de très
faibles concentrations. La toxicité augmente avec la température (Rodier, 2005).
Les nitrates constituent le stade final de l'oxydation de l'azote organique dans l'eau.
Les bactéries nitratâtes (nitrobacters) transforment les nitrites en nitrates. Les nitrates ne sont
pas toxiques ; mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une prolifération algale qui
contribue à l'eutrophisation du milieu. Leur potentiel danger reste néanmoins relatif à leur
réduction en nitrates (Rodier et al, 2009).
2-12-L’azote
2-13- Le phosphore
Les matières phosphorées sont des matières organiques et minérales possédant des
atomes de phosphore. Elles ont deux origines principales, à peu près équivalentes : le
métabolisme humain et les détergents. Dans les eaux usées, le phosphore se trouve soit sous
forme minérale d’ions ortho-phosphate isolés, soit sous forme d’ions phosphate condensé
entre eux (poly-phosphates), soit sous forme organique de groupements phosphate liés aux
molécules organiques. C’est l’un des facteurs limitant de la croissance végétale et son rejet
dans le milieu récepteur favorise le phénomène de l’eutrophisation (Rejsek, 2002). L’apport
journalier moyen de phosphore dans les eaux rejetées est d’environ 2.5 à 3g par habitant
(Degrémont, 2005).
3-Paramètres bactériologiques
et humaine et peuvent causer des maladies importantes chez les humains, dont des
gastroentérites et des infections cutanées. Des bactéries indicatrices présentes en grand
nombre dans le tube digestif des animaux à sang chaud, comme les coliformes fécaux
(coliformes thermotolérants) et Escherichia coli (E. coli), sont utilisés pour évaluer le niveau
décontamination bactériologique des eaux (Brouillet et Quellet, 2013)
3-1-1-1-Température
C’est l’un des facteurs les plus importants influençant les conditions de croissance et de
survie (Annie, 2001). Généralement, un type de bactérie donné croit plus rapidement à une
certaine température : la température optimale de croissance. La vitesse de croissance se
réduit lorsque la température s’écarte de cet optimum. Pour toute bactérie, il y a une
température maximum et une température au-delà desquelles la croissance s’arrête (Singleton,
2002)
• Les bactéries thermophiles sont celles dont la température de croissance optimale est
45 °C ([Link])
• Les bactéries thermotolérantes peuvent survivre, mais ne pas nécessairement croitre à
des températures qui tueraient normalement la plupart des autres bactéries végétatives.
• Bactéries mésophiles ont une croissance optimale à des températures comprises entre
15et 450C.
• Les bactéries psychrophiles croisent de façon optimale à ou au-dessous de e150C.
17
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
3-1-1-2-L’eau
3-1-1-3-Exigences gazeuses
CO 2
L’Oxygène O 2
Les anaérobies stricts ne croitront normalement que si l’oxygène est absent. Ces
organismes se trouvent, par exemple, dans la vase des cours d’eau et dans le rumen.
Les bactéries qui croisent normalement en présence d’oxygène mais peuvent quand
même se développer en anaérobiose (absence d’oxygène) s’appellent les anaérobies
facultatifs. De la même façon, celles qui croisent normalement en anaérobiose mais peuvent
aussi s’accommoder de la présence d’oxygène, ont reçu le nom d’aérobies facultatifs
(Singleton, 2002).
3-1-1-4-Le pH
18
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
conditions acides ou fortement acides. Parmi ces organismes acidophiles, on peut citer
thiobacillus thiooxidan (Singleton, 2002).
Les substances nutritives servent de matières premières aux cellules bactériennes pour
leur croissance, leur entretien et leur division. Considérées dans leur ensemble, les bactéries
utilisent pour se nourrir une vaste gamme de composés ; ceux-ci incluent divers sucres et
hydrate, de carbone, de méthane, des sels inorganiques, d’azote, de phosphore ; de soufre et
d’autre matières dont a besoin la substance vivante (Hacene, 2016).
Le métabolisme est l'ensemble des réactions biochimiques mises en jeu par un organisme
pour permettre sa croissance. Les réactions métaboliques peuvent être classées en deux
catégories:
3-3-1-Les coliformes
Elles existent dans la matière fécale mais se développent également dans les milieux naturels
(Leyral et al ; 2002).
19
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
Figure 05: Escherichia-coli sous microscope électronique à G X 1000 (Denis F et al, 2000)
Hôte normal de l’intestin et des animaux, c’est l’espèce aérobie la plus représentée dans le
tube digestif. La présence de colibacilles ou espèces voisines dans l’eau est un témoin de
contamination fécale Escherichia coli exprime les caractères généraux des entérobactéries.
Il est en outre :
-Lactose(+) - H 2 S(-)
-Indole(+) - Gaz(+)
-Citrate(-) - Uréase (–)
-Acétoïne (-)
3-3-2-Les streptocoques
20
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
Les streptocoques fécaux sont un sous-groupe des streptocoques, en grande partie d'origine
humaine. Cependant, certaines bactéries classées dans ce groupe peuvent être trouvées également
dans les fèces animales, ou se rencontrent sur les végétaux. Ils sont néanmoins considérés
comme indicateurs d'une pollution fécale et leur principal intérêt réside dans le fait qu'ils sont
résistants à la dessiccation. Ils apportent donc une information supplémentaire sur une pollution.
L’identification de streptocoques fécaux donnera une confirmation importante du caractère fécal
de pollution (OMS, 2004).
3-2-2-Métabolisme et habitat
21
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
Les streptocoques sont des bactéries ubiquistes, saprophytes, ils sont retrouvés aussi
bien dans l’eau que dans l’air et le sol.
3-3-3-Les clostridiums
Le genre clostridium est un genre bactérien regroupant des bacilles gram positif
anaérobies souvent sporulés anaérobies stricts pour la plupart, mobiles en général par
l’intermédiaire de flagelles péritriches (Annie et Françoise, 2001).
Les Anaérobies Sulfito- Réducteurs (ASR) sont des germes telluriques (présents dans
le milieu extérieur : sol, eau, air, etc… capables d’y résister très longtemps sous forme de spore
(Nathaolie,2002), présents également dans la flore intestinale de l’homme et des animaux. Ils se
développent dans des conditions d’anaérobiose (absence d’oxygène). Les spores de ces germes
sont très résistantes à la chaleur (Figarellaet al, 2001).A la différence des Coliformes, ces
sporessurvivent dans l’eau pendant longtemps, car elles sont plus résistantes à l’action des
facteurs chimiques et physiques que les formes végétatives. Elles peuvent ainsi fournir des
indications sur une pollution éloignée ou intermittente (ISO, 1986).
3-3-3-2-Métabolisme et habitat
22
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées
4- Paramètres parasitologiques
La recherche des agents infectieux dans l’eau ne se limite plus à la recherche des
bactéries. En effet suite à des épidémies parfois importantes, les parasites ont été identifiés et
peuvent donc maintenant être recherchés dans les eaux. L’OMS a, classé les parasites, en 2003
parmi les agents pathogènes émergents. Ce classement fait suite à l’observation d’une
augmentation significative de cas d’épidémies d’origine hydrique liées aux parasites à travers le
monde.
Les helminthes :
Les helminthes sont des parasites intestinaux, fréquemment rencontrés dans les eaux
résiduaires. Dans les eaux usées urbaines, le nombre d’œufs d’helminthes peut être évalué
entre 10 et 103 germes/L (Tfeyeche, 2014). Le dénombrement des helminthes dans les eaux
usées traitées est d’une importance capitale, en particulier lorsque ils sont rejetées dans le
milieu naturel. Beaucoup de ces helminthes ont des cycles de vie complexes comprenant un
passage obligé par un hôte intermédiaire. Le stade infectieux de certains helminthes est
l'organisme adulte ou larve, alors que pour d'autres, ce sont les œufs (Faby, 1997). Les œufs
d’helminthes sont très résistants et peuvent notamment survivre plusieurs semaines voire
plusieurs mois sur les sols ou les plantes cultivées (Baumont et al. 2004).
Les protozoaires
Les protozoaires sont des organismes unicellulaires munis d’un noyau, plus complexes et plus
gros que les bactéries. La plupart des protozoaires pathogènes sont des organismes parasites,
c’est-à-dire qu’ils se développent aux dépens de leur hôte. Certains protozoaires adoptent au
cours de leur cycle de vie une forme de résistance, appelée kyste. Cette forme peut résister
généralement aux procédés de traitements des eaux usées (Baumont et al, 2004). Parmi les
protozoaires les plus importants du point de vue sanitaire, il faut citer Entamoeba histolytica,
responsable de la dysenterie amibienne et Giardia lamblia (Asano, 1998).
5-Conclusion
23
Partie
experimentale
ChapitreI Matériels et méthodes
Introduction
1-Présentation de la station
La station d’épuration Est de la ville de Tizi-Ouzou a été conçue au début des années 90
et a été mise en marche en 2000.
Cette dernière est un établissement classé, d’une capacité de 120 000 équivalents
habitants, qui a été conçue pour épurer les eaux usées urbaines afin de protéger le milieu
récepteur, en l’occurrence l’Oued Sebaou.
2- Situation géographique
Elle est située à L’endroit du pont de bougie situé à 3 Km à L’Est de la ville de T.O.
Le terrain de la station occupe une partie de la berge de L’oued Sebaou présentant une
pente d’orientation Nord-Sud l’altitude moyenne de site est de 70m (voir figure 09).
24
ChapitreI Matériels et méthodes
Tableau 2 : Caractéristiques techniques de la station d’épuration Est de la ville Tizi Ouzou (ONA ; 2003)
Désignation Valeurs
Type de réseau Unitaire
Nature des brutes Domestiques
Population raccordée 120 000 EH
Débit journalier en temps sec 18 000m3/j
Débitmoyenjournalier 750m 3/h
Débit de pointe en temps sec 1260m3/h
Caractéristique techniques de STEP (ONA,
2013)
La station d’épuration Est de la ville de Tizi Ouzou est composée de plusieurs ouvrages
illustrés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 3: Différents ouvrages de traitement (MANACEUR et SAIDJK, 2013)
Dessaleur déshuileur 2
25
ChapitreI Matériels et méthodes
Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate à laquelle le plus grand
soin doit être apporté; il conditionne les résultats analytiques et l’interprétation qui en sera
donnée.
Au cours de notre étude, le prélèvement s'est fait dans deux points différents de la STEP
Est de Tizi-Ouzou, le premier est à l’entré (eau brute) et l’autre à la sortie, dans des flacons
stériles. Ceux-ci sont immergés en position verticale à 30 Cm de profondeur en tenant le fond
de chaque flacon dirigé en sens contraire du courant, puis on les remonte en exécutant un
mouvement en « U » .Le choix d’échantillonnage est le suivant :
La norme NF T 90-420 de février 1987 indique que les échantillons doivent être
maintenus à une température comprise entre 1 et 4°C dès leur prélèvement, dans des
emballages isothermes (glacières) pour empêcher la prolifération des germes.
Tous les flacons portent une étiquette où sont mentionnées les indications suivantes :
- La nature de l’eau
- Le lieu de prélèvement
- La date de prélèvement
26
ChapitreI Matériels et méthodes
- Condition climatiques
- Nom de préleveur
5-Analyses bactériologiques
Un examen bactériologique ne peut être valablement interprété que s’il est effectué sur un
échantillon correctement prélevé, dans un flacon stérile, Selon un mode opératoire précis
évitant toute contamination, correctement transporté au laboratoire et analysé au moins après
6 heures dans des conditions satisfaisantes (Rodier , 2009).
En raison de la diversité des espèces bactériologiques, des tests vont être analysés et qui
représenteront par la suite l’aspect microbiologique de ces eaux.
Les analyses de l’eau brute et l’eau traitée ont été effectuées au sein du laboratoire de
traitement des eaux de la faculté des sciences biologiques et agronomiques de l’université
Mouloud Mammeri durant trois mois, en se basant sur la recherche et le dénombrement des
paramètres suivants :
5-1-Matériels utilisés
27
ChapitreI Matériels et méthodes
5-2-Produits utilisés
Principe
Selon les normes internationales les germes totaux se définissent comme étant la totalité
des bactéries, levures et moisissures capables de former des colonies dans ou sur le milieu de
culture spécifié dans les conditions d’essai. Les milieux les plus utilisés sont le milieu CPA ou
TGEA. Le double dénombrement à 220C et à 370C permet la culture d’une gamme plus
étendue de micro-organismes.
Mode opératoire
28
ChapitreI Matériels et méthodes
- Couvercle en bas.
-Incuber une série de boites durant 72 heures à 370C pour la recherche des germes pathogènes
et incuber l’autre série à 220 C pour la recherche des germes saprophytes.
Lecture
-Compter toutes les colonies à l’aide d’un compteur de colonies en marquant chaque colonie
sur le fond avec un marqueur indélébile. On considère que les colonies sont dénombrables si
leur nombre est entre 30 et [Link]-dessus de 300 elles sont indénombrables et en dessous de
30, on considère qu’elles sont rares pour être dénombrées.
-calculer le nombre de bactéries par ml avec la formule suivante :
∑ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
N=
𝑉𝑉𝑚𝑚𝑚𝑚 X (𝑛𝑛1 +0.1𝑛𝑛2 )𝑑𝑑1
29
ChapitreI Matériels et méthodes
1 ml
1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml
Solution mère
-1 -2 -3 -4 -5 -6
9 ml d’eau
Physiologique stérile
dans chaque tube
1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml
TGEA TGEA
Série de
boite incubée
à 370c
Série de
boite incubée
à 220c
Dénombrement de la
flore pathogène (37°c)
Germes totaux
Dénombrement de la
flore saprophyte (22°c)
Le dénombrement des coliformes totaux, fécaux et les streptocoques fécaux est effectué
suivant la méthode du nombre le plus probable (NPP) de la table de Mac Grady (Annexe 1).
Principe
La recherche et le dénombrement des bactéries coliformes dans les eaux en milieu liquide
par la technique du NPP.
Technique en milieu liquide sur BCPL
5-4-1-1-Test de présomption
Le dénombrement présomptif des coliformes totaux est réalisé sur bouillon lactosé au
pourpre de bromocrésol (BCPL).
Mode opératoire
- Un flacon contenant 50ml de milieu BCPLD/C muni d’une cloche de Durham avec 50 ml
d’échantillon
- 5 tubes contenant 10ml de milieu BCPL D/C muni d’une cloche de Durham avec 5 ml.
- 5 tubes contenant 10ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de Durham avec 1 ml.
31
ChapitreI Matériels et méthodes
Chasser l’air éventuellement présent dans les cloches de Durham et bien mélanger le milieu et
l’inoculum.
La lecture
Principe
Le test de confirmation est basé sur la recherche des coliformes fécaux parmi lesquels on
redoute surtout la présence d’Escherichia coli.
Les coliformes thermo tolérants ont les mêmes propriétés de fermentation que les coliformes
mais à 440c. Escherichia coli est un coliforme thermo tolérant qui entre autre :
Mode opératoire
Les tubes de BCPL trouvés positifs lors du dénombrement des coliformes, feront l’objet
d’un repiquage de quelque goutte à l’aide d’une pipette dans un tube contenant le milieu
Schubert muni d’une cloche de Durham.
Chasser l’air éventuellement présent dans les cloches de Durham et bien mélanger le
milieu et l’inoculum.
L’incubation se fait à 440c pendant 24 heures.
32
ChapitreI Matériels et méthodes
Lecture
Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :
- Un dégagement gazeux,
- Un anneau rouge en surface, témoin de la production d’indole par Escherichia coli
après adjonction de 2 à 3gouttes du réactif de kovacs.
La lecture finale s’effectue également selon les prescriptions de la table du NPP en tenant
compte du fait qu’Escherichia coli est à la fois producteur de gaz et d’indole à 440c.
Les résultats sont exprimés sous la forme du nombre le plus probable de coliformes totaux et
d’[Link]
Eau à
Analyser
1 X 50 ml 1 X 5 ml
5 X 10 ml
+ + + + - + + + - -
+
+ + - - + - -
+
1
2 1
Figure12: Dénombrement des coliformes totaux et fécaux(2018)
33
ChapitreI Matériels et méthodes
5-4-2-1-Test présomptif
Mode opératoire
La lecture
Seront considérés comme présomptifs les tubes présentant un trouble microbien seulement
ces derniers :
- Ne doivent pas faire l’objet de dénombrement,
- Doivent par contre, absolument faire l’objet d’un repiquage sur litsky EVA dans le but
d’être justement confirmés.
5-4-2-2-Test de confirmation
34
ChapitreI Matériels et méthodes
Les tubes de Rothe trouvés positifs feront l’objet d’un repiquage à l’aide d’une pipette
bouclée dans les tubes contenant le milieu EVA Litsky. Bien mélanger le milieu et
l’inoculum.
L’incubation se fait à 370c pendant 24 heures.
La lecture
Eau à
Analyser
1 X 50 ml 1 X 5 ml
5 X 10 ml
+
+ + + + - + + + - -
Pastille violette
ou blanchâtre
+ + - - + - -
+
2 1
1 Figure13 : Dénombrement des streptocoques totaux et fécaux(2018)
35
ChapitreI Matériels et méthodes
Cette méthode consiste à rechercher et dénombrer des Escherichia coli et des coliformes
qui sont présentes dans tous types d’eau. En utilisant une rampe de filtration et des filtres de
0.45µm.
Mode opératoire
-Stériliser l’entonnoir gradué en verre ainsi que le filtre poreux en les faisant passer à travers
la flamme du bec bunsen.
Figure 14: Méthode pour la recherche des coliformes par filtration sur membrane (2018)
36
ChapitreI Matériels et méthodes
Principe
Conformément à la norme NF T 90-415, après destruction des formes végétatives par un
chauffage à 80°C, l'échantillon est incorporé à un milieu de base fondu, additionné de sulfite
de sodium et de sel de fer. Après solidification et incubation, la présence de germes sulfito -
réducteurs se traduit par un halo noir autour des colonies.
Mode opératoire
-Elaborer pour les quatre tubes un chauffage à 800C pendant 10 minutes ; puis un
refroidissement brutale sous l’eau de robinet (choc thermique qui a pour but d’éliminer la
forme végétative) ;
-Compléter ensuite chaque tube avec environ 15ml de la gélose VF+Alun de fer et sulfite de
sodium et mélanger avec précaution ;
37
ChapitreI Matériels et méthodes
Lecture
- Des colonies noires apparaissent sur la gélose. Les bactéries sulfito-réductrices détectées
appartiennent souvent à l’espèce Clostridium perfringens
Eau à
Analyser
Chauffage à 80°c 5 ml 5 ml 5 ml
5 ml
10 min
Dénombrement des
spores
38
ChapitreI Matériels et méthodes
6-Analyses physico-chimiques
Afin d’évaluer les performances de la station d’épuration Est de la ville Tizi Ouzou en matière
d’abattement de la pollution de l’eau, une série d’analyses sur les paramètres de pollution de
l’eau ont été effectuées respectivement à l’entrée (eaux brutes) et à la sortie (eaux traitées) de
cette STEP. , nous avons suivi les paramètres suivant : T°, pH, conductivité, turbidité, DBO₅,
DCO, MES, NO₂⁻, NO₃⁻, NH4+, et PO 4 -3.
La méthode appliquée dans la station d’épuration Est de Tizi-Ouzou est également celle de
l’échantillon composite.
Cette méthode permet donc de récolter une fraction de l’ensemble de matières polluantes
qui s’écoulent durant la journée à travers les installations.
6-2-Matériels utilisés
6-3-Produits utilisés
• Des pastilles (Nitra Ver 5), (Nitri Ver 3), (Nitra Ver 6), (salicylate ammoniacale),
(cyanurâtes ammoniacale).
• Acide sulfurique, acide sulfurique sulfate d’argent, féroïne, acide sulfurique 04mol/l
• Solution d’hydroxyde de potassium, hydrogénophtalate de potassium.
• Sulfate de fer et d’ammonium.
39
ChapitreI Matériels et méthodes
6-4-Programmes utilisés
Le tableau 4 présente les programmes du colorimètre utilisés pour la méthode chlorométrique
Tableau 4: programmes utilisés pour détermination de quelques paramètres physico-
chimiques
Les paramètres Programmes
NO 2 - 60
PO 4 -3 79
NH 4 64
MES 94
Turbidité 95
NO 3 - 55
7-1-Analyses quotidiennes
Ces analyses sont effectuées pour les eaux à l’entrée et à la sortie de la STEP Est de Tizi-
Ouzou au sein du laboratoire d’analses physico-chimiques.
7-1-1-Détermination de la température
Elle est le facteur le plus apprécié pour une eau destinée à l’irrigation, elle est mesurée par un
thermomètre (Tfeyeche, 2014).
7-1-2-Mesure de pH
Mode opératoire
-Allumer le pH mètre.
-Prendre une quantité suffisante d’échantillon, pour immerger l’électrode et la sonde,
dans un bécher.
-Plonger successivement la sonde de température et l’électrode de pH dans
l’échantillon.
-Attendre la stabilisation de la mesure pour faire la lecture.
Mode opératoire
- Préparer et étalonner le conductimètre.
40
ChapitreI Matériels et méthodes
La méthode de photométrique de détermination des MES est une mesure directe, simple qui
ne nécessite ni filtration, ni séchage, ni pesée.
-Verser le blanc (10 ml eau distillée) et l’échantillon (10 ml eau brute, 10 ml eau épurée) dans
les cuvettes de colorimètre.
7-2-1-La DBO 5
Mode opératoire
- Mettre en marche le DBO mètre tout en réglant le thermostat à 20 °C ± 1°C.
- Réchauffer ou refroidir un volume d’échantillon à 20°C ± 2°C.
41
ChapitreI Matériels et méthodes
- Préparer les flacons DBO, (rincer avec l’eau distillée puis avec l’eau à analyser).
Le tableau 5 indique les volumes et les échelles utilisés pour la détermination de la DBO 5
42
ChapitreI Matériels et méthodes
On prépare :
7-2-3-Les nitrites NO 2 -
Mode opératoire
43
ChapitreI Matériels et méthodes
7-2-4-Les NO 3 -
Mode opératoire
Entrée
-On prend 10 ml d’eau d’entrée, on y ajoute le réactif nitrver 6 (nitrate LR) avec 3 min
d’agitation et 2 min de décantation.
-On y ajoute le nitriver 3 et on laisse réagir pendant 10 min.
-Entre temps, on prépare le colorimètre.
-On prendra comme blanc 25 ml de l’échantillon sans réactif.
Sortie
-On adapte le colorimètre aux nitrates (en choisissant le programme).
-On introduit 10 ml d’eau de sortie dans un flacon.
-On y ajoute le nitraver 5 (nitrate HR) avec agitation d’une minute et 5 min de
réaction.
-On règle le zéro du colorimètre puis placer l’échantillon et on fait la lecture.
Mode opératoire
-Tout d’abord, on effectue des dilutions des échantillons (entrée et sortie) à 1/10) (1ml
d’échantillon+ 9ml d’eau distillé
-On ajoute aux échantillons le réactif phosphover 3et on agite et on lui laisse deux
minutes de réaction.
-On allume le colorimètre et on choisit le programme approprié.
Pour le blanc, chacun des deux échantillons aura son propre blanc et c’est
l’échantillon lui-même mais sans réactif.
44
ChapitreI Matériels et méthodes
Mode opératoire
-On prélève 10 ml d’échantillon dilué qu’on mettra dans des flacons appropriés.
-On prélève 10 ml d’eau distillée.
-On ajoute pour chaque flacon du salicylate ammoniacal (réactif contenu dans des petites
gélules), on agite pour dissoudre et on le laisse 3 minute pour que la réaction se fasse.
-On ajoute pour chaque flacon le réactif cyanurâtes ammoniacales (grandes gélules), on
agite et on laisse réagir pendant 15 minutes.
-Entre temps, on prépare le colorimètre et on choisit le numéro du programme approprié.
-Après les 15 minutes de réaction, on procède à la lecture.
8-Paramètres parasitologiques
-Microscope photonique
-Lames et lamelles
-Pipettes pasteur
- Centrifugeuse
- Gants en plastique
45
ChapitreI Matériels et méthodes
-Le lugol
Mode opératoire
- Agiter le prélèvement d’eau, puis laisser décanter 8 à 12 heures.
- Transférer la totalité de sédiment dans des tubes à centrifuger.
- Centrifuger 15 minutes à 1000 tours/min.
- Reprendre le culot de centrifugation.
- A l’aide d’une pipette prélever du culot et bien l’étaler sur une lame.
- Ajouter quelques gouttes du lugol.
- Observer au microscope photonique au grossissement faible (X10) puis moyen (X40).
46
Chapitre II Résultats et discussion
Introduction
Dans cette partie du travail, nous avons analysé les paramètres bactériologiques,
physico-chimiques et parasitaires des eaux usées épurées de la station Est de Tizi-Ouzou
durant un période de trois mois. Les résultats obtenus feront l’objet d’une interprétation afin
de cibler les anomalies qui peuvent exister dans les différentes étapes de ladite STEP.
1-1-La température
La figure19 représente les variations des valeurs de la température de l’eau brute et traitée de
la STEP Est.
17
16,5
norme:30°C
16
15,5
temperatures c°
15
14,5 température
14 température à l'entrée
13,5
13
12,5
Figure 19 : variations des valeurs de la température de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP
Les températures relevées dans la station d’étude (figure 19) sont très proches, avec des
valeurs comprises entre 14 et 160C et une moyenne de 15.090C ±0.810C pour l’eau brute et
15.240C ±0.940C pour l’eau épurée. Ces dernières restent largement inférieures à 300C qui est
47
Chapitre II Résultats et discussion
la valeur limite de rejet dans le milieu récepteur fixée par l’OMS (2004) et également
inferieurs aux résultats de l’étude menée par (Coulibaly, 2000) (21°C).
1-2-Le pH
Les variations du pH de l’eau usée à l’entré et la sortie de la STEP sont représentés sur la
figure 20.
7,6
7,5 norme
7,4 entre 6.5 et 8.5
7,3
7,2
7,1
pH
à la sortie
7
à l'entrée
6,9
6,8
6,7
6,6
La représentation graphique ci-dessus sur la figure20, nous montre que les valeurs du pH
se situent dans la fourchette de 6.9 et 7.5. On remarque que les valeurs de pH de l’eau brute et
l’eau épurée sont très voisines avec une légère diminution pour les eaux de sortie due à la
minéralisation de la matière organique. Ces moyennes se situent dans les normes de rejet
comprises entre 6.5 et 8.5 (OMS, 2004). Ceci implique que le pH des échantillons analysés est
propice pour l’activité des microorganismes (Boubkki, 2016). Ces résultats sont conformes à
ceux trouvés par (Hamek et Mekrane 2018) avec une valeur de 7.17.
48
Chapitre II Résultats et discussion
1-3-Conductivité électrique
1200
norme
1000 2700μS/cm
Conductivité μS/cm
800
600
à la Sotie
400 à l'entrée
200
Figure 21 : variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP Est
Les valeurs de la conductivité enregistrées durant la période d’étude varient de 727μS/cm
et 1011μS/cm avec une moyenne de 877.5±85.97μS/cm pour l’eau brute. Concernant l’eau
traitée, les valeurs sont comprises entre 503 μS/cm et 805 μS/cm avec une moyenne de 664.9
μS/cm ± 105.90 μS/cm (figure21). On remarque une diminution de la conductivité d’eau
épurée par rapport à celle de l’eau brute qui est due à la sédimentation des éléments minéraux.
Ces valeurs restent nettement inférieures à la norme fixée par l’OMS (2004) qui de est de
2700μS/cm.
1-4-Matières en suspension MES
49
Chapitre II Résultats et discussion
450
norme
400
120 mg/l
350
300
MESmg/l 250
200 à la Sortie
150 à l'entrée
100
50
0
Figure 22 : Variation des teneurs en MES de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP
La figure 22 montre la variation de la concentration des MES à l’entrée et à la sortie de la
STEP en fonction du temps, avec une moyenne de 193.5mg/l ±81.98mg/l pour l’eau brute. La
teneur en MES de l’eau épurée est très faible avec une moyenne de 6.7±2.75mg/l, ceci est dû
à la décantation des matières décantables. Cette valeur reste largement inférieure à la norme
de rejet 120 mg/l fixée par l’OMS(2004), ce qui explique une bonne élimination des MES.
Selon l’étude faite par (Benzahi et Boudjema, 2016), les résultats obtenus sur la teneur en
MES sont comparativement supérieurs à ceux que nous avons trouvés avec une moyenne de
12.54 mg/l.
1-5-La turbidité
La turbidité représente l'opacité d'un milieu trouble (Rejsek., 2005).Les valeurs de la turbidité
enregistrées durant la période d’étude sont illustrés dans la figure 23
500
450 norme
400 20 -30 NTU
350
turbidité NTU
300
250
à la sortie
200
à l'entrée
150
100
50
0
Figure 23: variation de la turbidité de l’eau usée à l’entrée et à la sortie de la station d’épuration
50
Chapitre II Résultats et discussion
Les résultats obtenus varient de 165 NTU à 432 NTU avec une moyenne de 233.6±83.21
NTU pour l’eau brute et diminuent dans l’effluent traité pour atteindre des valeurs qui varient
entre 3 NTU et 13 NTU avec une moyenne de 7.1±3.69 NTU qui est supérieure à la norme
recommandée par l’OMS et qui est de 20-30 NTU.
En résumé la turbidité de l’effluant traité est conforme à la norme, Selon l’étude réalise par
(Meneceur, 2013), les résultats obtenus sur la turbidité sont comparativement inférieurs à
ceux que nous avons trouvés avec une valeur moyenne de 13 NTU.
La demande biochimique en oxygène (DBO) est exprimée par mg d'oxygène par litre. Elle
exprime la quantité de matières organiques biodégradables présentes dans l'eau.
Les valeurs enregistrées durant la période d’analyses sont indiquées dans la figure 24.
400
norme
350 30 mg d’O2/l
300
DBO5mg d’O2 /l
250
200
eaux epurée
150
eaux brute
100
50
0
Selon la figure 24, la concentration de la DBO 5 de l’eau brute aboutit à une moyenne de
297.14 ±54.68 mg d’O 2 /l qui arrive jusqu’à 13.14 mg d’O 2 /l après traitement, ce qui signifie
que le traitement biologique effectué sur l’eau est très acceptable surtout par rapport à la
norme de rejet de l’ordre de 30 mg d’O 2 /l et que l’eau à l’entrée de STEP chargée en matières
organiques biodégradables. Ces résultats trouvés concordent à ceux trouvés par (Meneceur,
2013) avec une valeur de 13.7 mg d’O 2 /l.
51
Chapitre II Résultats et discussion
800
700 norme
90 mg d’O2/l
600
500
DCO mg d’O2
400
eaux epurée
300 BRUTE
200
100
1-8-L’ammonium (NH4+)
La figure 26 illustre les variations de l’ammonium à l’entrée et à la sortie de la STEP.
160
140
norme
20mg/l
120
100
NH4+ mg/l
80 eaux epurée
60 eaux brute
40
20
0
52
Chapitre II Résultats et discussion
Les variations de la concentration des (NH 4 +) au niveau des eaux brutes et traitées sont
illustrées sur la figure (26). Cette concentration est d’une moyenne de 44.49 mg/l ± 46.90
pour les eaux brutes et de 2.46 mg/l ± 2.08 pour les eaux épurées. On remarque une
diminution considérable de l’ammonium même si cette dernière, est inférieure à la norme
fixée par l’OMS(2004) qui est de (20mg/l). Les résultats dans l’ensemble sont satisfaisants
donc ils sont conformes à la norme et confirment l’étude menée par (Hamek et Mekrane,
2018) avec une valeur de 2.21mg/l.
1-9-Ions nitrites
Les nitrites (NO 2 -) proviennent soit d’une oxydation incomplète de l’ammoniac, soit
d’une réduction des nitrates (Boualem, 2009).
1,4
norme
1,2 1mg/l
1
NitrItes mg/l
0,8
0,2
La représentation graphique, montre que les teneurs en nitrites sont inférieures à la norme de
l’OMS(2004) qui est de 1mg/l. La moyenne enregistrée est de 0.38mg/l ±0.27 pour l’eau brute et
0.85 mg/l ± 0.41 pour l’eau épurée, Contrairement aux résultats de l’analyse faite par Coulibaly, 2010
sur « contribution à l’analyse des eaux usées urbaines de la nouvelle station d’épuration Est de Tizi
Ouzou » qui marque une diminution de la teneur en nitrates à la sortie de 1.98 à 0.85mg/l , nos
résultats indiquent une augmentation des nitrates dans l’eau traitée, ceci peut être expliqué par le
phénomène de la nitrification (Boubki , 2016) ( l’oxydation de l’azote ammoniacale (NH 4 +) en nitrite
(NO 2 -) ) Dans l’ensemble ces résultats sont satisfaisants.
53
Chapitre II Résultats et discussion
1-10-Nitrates
30
norme
25 50mg/l
20
15
eaux epurée
10 eaux brute
La figure 28 représente la variation des nitrates des eaux usées entre l’entrée e la sortie de
la STEP. Elle montre que les teneurs en nitrates augmentent à la sortie de 0.76mg/l vers
14.65 mg/let que la variation est aléatoire. Malgré cette augmentation, les résultats obtenus
restent nettement inférieurs à la norme de fixée par OMS (2004) qui est de 50mg/l. La
moyenne de la teneur en nitrates de l’eau traitée que nous avons enregistrée est supérieure à
celle trouvée par (Hamek et Mekrane, 2018) sur évaluation de la qualité des eaux usées brutes
et traitées de la ville de Tizi-Ouzou » qui est de 6.22 mg/l.
L’augmentation de la teneur en nitrate dans les eaux usées est liée à la nitrification, ce qui
signifie la transformation des nitrites en nitrates par les Nitrobacter.
Cette augmentation est rendue possible par l’absence de dénitrification qui réduit les
nitrates en azote gazeux et ceci est dû aux fortes concentrations en oxygène (O 2 ) fournis par
le réacteur de surface (dans le bassin biologique) (Boubki, 2016).
54
Chapitre II Résultats et discussion
1-11-Ortho phosphates
16
14 norme
2mg/l
12
10
PO43- mg/l
8
eaux epurée
6
eaux brute
4
2
0
D’après la présentation graphique ci-dessus (figure 29), les moyennes des ortho
phosphates de l’effluent brute et traité sont comme suite : 10.11 ±3.87 mg/l, 5.01 ±4.11mg/l.
On remarque une diminution de la teneur en PO 4 3- même s’elles ne sont pas conformes à la
norme fixée par l’OMS (2004) qui est de 2mg/l, et aussi nos résultats sont inférieurs à ceux
trouvés pas (Meneceur, 2013) avec une valeur de 10.56mg/l. Ceci s’explique par une
perturbation du processus biologique responsable de la dégradation de phosphore, ou bien à
l’arrivée excessive de phosphates dans la station d’épuration, du moment qu’il n’y pas de
traitement tertiaire (colibaly, 2000) et cela est probablement dû au phénomène de Bulking.
2-Suivi bactériologique
Ce sont des micro-organismes capables de proliférer sur des géloses ordinaires à des
températures avoisinant 20 à 37°C. Ces dernières sont considérées comme indicateur sanitaire
qui permet d’évaluer le nombre en UFC présent dans un échantillon donné.
Les résultats obtenus du dénombrement de la flore mésophile à 22°C et à 37°C sur gélose
TGEA sont illustrés dans le tableau 6.
55
Chapitre II Résultats et discussion
D’après les résultats illustrés dans le tableau7, on remarque que le nombre de germes
banaux saprophytes et pathogènes sont plus élevés dans les effluents traités soit
(4.51x107UFC, 4.65x107 UFC) qu’à ceux trouvés dans les eaux brutes de la STEP qui sont
respectivement de l’ordre de (3.98x107 UFC, 3.98x107 UFC).
Ces résultats concordent à ceux trouvés par (Hamek et Mokrane, 2018) dans leur travail
réalisée Mars-Avril 2018 sur « l’évaluation de la qualité des eaux usées brutes et traitées de
la STEP de la ville de TIZI-OUZOU » dans laquelle , les résultats enregistrés dans la
deuxième analyse concernant les germes totaux qui sont plus élevés dans les eaux traitées que
dans les eaux brutes de la STEP respectivement de ( 3.8x105UFC, 2.0x104UFC) pour les
germes pathogènes et ( 3.1x105UFC, 2.2x105UFC) pour les germes saprophytes, mais leurs
concentrations restent inférieurs à celles que nous avons enregistrés. Cette différence
s’explique par les périodes hydrauliques distinctes dont nous avons travaillé à savoir le mois
d’avril qui était plus humide avec une dilution plus importante que mois mai et la fin d’avril.
Cette situation peut s’accentuer durant la période des basses eaux.
56
Chapitre II Résultats et discussion
Les résultats illustrés dans le tableau 7 et la figure 30 indiquent que les spores de
clostridiums perfringens ne peuvent être dénombrées que ce soient pour l’eau d’entrée ou
pour l’eau de sortie et cela signifie que leur charge bactériologique est très élevée et qu’il n’y
a pas eu de réduction ou de diminution au cours du traitement.
Une étude est faite par (Tfyeche, 2014) sur « suivi de la qualité bactériologique et physico-
chimique des eaux usées de Ouargla au cours de leur traitement » dont il a trouvé dans la
première analyse que les spores des clostridiums sulfito- réducteurs sont indénombrables et
dans la troisième analyse, 53 spores ont été dénombrées.
57
Chapitre II Résultats et discussion
Le tableau 8 résume l’essentiel des résultats concernant les streptocoques fécaux et les
coliformes fécaux par la méthode NPP.
D’après les résultats obtenus sur le tableau 8 du dénombrement des coliformes et des
streptocoques fécaux sur milieu liquide, on remarque que ces dénombrements sont au-delà de
la limite supérieure de quantification ce qui signifie que la charge microbienne concernant ces
germes est très élevée. Afin d’apporter plus de précision nous avons procédé par la méthode
du dénombrement par filtration et les résultats sont exprimés dans le tableau 8.
Le tableau 9 illustre les résultats du dénombrement des coliformes totaux et fécaux et des
streptocoques fécaux
58
Chapitre II Résultats et discussion
Analyse1 Analyse2
03/07/2018 08/07/2018
Eau brute Eau traitée Eau brute Eau traitée
A la lumière de ces résultats, il ressort que, les résultats obtenus pour les deux analyses
des coliformes fécaux restent très élevés et sont supérieurs à 30000 UFC/100ml. Pour l’eau
traitée dans la deuxième analyse la concentration est de l’ordre de 13000 UFC/100ml, ce qui
signifie qu’il y a eu une légère réduction dans le nombre de ces germes. L’ensemble des
résultats obtenus restent largement supérieurs à la norme de rejet recommandée par l’OMS
(2001) qui est de 2000 UFC. En résumé, ils ne sont pas conformes à la norme du rejet. Ces
analyses ne font que confirmer le phénomène de Bulking avec ces répercutions sur la
décantation des boues dans le clarificateur secondaire.
Concernant, les streptocoques fécaux qui ont été mis en évidence suite à l’analyse de
Gram et confirmés sur gélose BEA, voir la figure 32 et le tableau 9 les résultats révèlent des
concentrations élevées surtout par rapport à la première analyse avec des valeurs moins
élevées pour l’eau épurée, ces charges restent supérieures à la norme fixée par (OMS, 2001)
qui est de 1000 UFC/100ml.
59
Chapitre II Résultats et discussion
Figure 31: Représentation des boites de pétries Figure 32 : Représentation d’une boite de
pétrie correspondant à la recherche et
Correspondant à la recherche et dénombrement des dénombrement des streptocoques fécaux
coliformes fécaux
D’après les résultats obtenus le taux des coliformes totaux est supérieur au coliformes
fécaux, ce qui coïncide avec les données théoriques étant données que les coliformes fécaux
font partie des coliformes totaux, les résultats obtenus des coliformes totaux révèlent que les
nombres trouvés sont six fois supérieurs à la norme de l’OMS qui est de 5000 UFC.
Après avoir effectué plusieurs observations, nous avons pu observer différentes formes de
parasites.
Afin d’identifier les diverses formes parasitaires observées , nous nous sommes appliquées
et référées au catalogue de parasitologie de (Guillaume, 2007) dont l’identification est réalisée
à l’aide d’une description morphologique du parasite.
60
Chapitre II Résultats et discussion
Conclusion
Au terme du suivi des paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées brutes
et épurées, nous avons dégagé un certain nombre d’observations. Les analyses physico-
chimiques obtenues ont révélé que les eaux usées brutes entrant à la STEP présentent une
pollution organique et azotée assez élevée, on peut également conclure que la STEP Est
permet une bonne élimination de la matière organique. Par ailleurs, les teneurs en nitrates
semblent augmenter légèrement à la sortie.
Les résultats d’analyses microbiologiques des effluent brutes et traités, renseignent sur une
forte contamination par les anaérobies sulfito-réducteurs durant la période d’étude et
également une forte contamination par les bactéries indicatrices de la pollution fécale (SF,
CF ,CT) d’origine animale ou humaine qui dépassent les normes destinées aux diversement
des eaux usées traitées dans le milieu récepteur.
Les résultats des analyses parasitologiques des eaux traitées, ont permis de mettre en
évidence des kystes de protozoaires qui prédominent : Entamoeba histolytica, Entamoeba coli
et de Giardia duodinalis.
61
Conclusion générale
Conclusion générale
En entreprenant cette étude, une évaluation de l’efficacité dudit traitement sur les paramètres
physicochimiques et biologiques, des eaux usées domestiques brutes et traitées au niveau de
la station d’épuration Est de Tizi-Ouzou par les procédés biologiques a été effectuée.
62
Conclusion générale
(bactéries et parasites) et chimiques afin de diminuer l’impact de ces nuisance sur le milieu
récepteur.
Au terme de cette étude, nous tenons à signaler que nous avons diagnostiqué le phénomène de
foisonnement bactérien au niveau du réacteur biologique. Cette maladie appelée
communément le Bulking, a induit une mauvaise décantation des boues au niveau du
clarificateur secondaire, ce qui génère une déperdition importante de la biomasse épuratrice
globale (bactéries et parasites) dans les milieux récepteurs. Cet état de fait, compromettrait les
objectifs de qualité escomptés.
A cet effet, nous préconisons une étude approfondie afin de mettre en place un processus de
traitement le plus adéquat.
63
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[Link] )
67
ANNEXES
ANNEXE I : Tableau représentant les résultats des paramètres physiques à l’entrée et à la sortie de la
STEP Est de Tizi-Ouzou
Paramétré Dates 27/02 8/03 12/03 20/03 27/03 28/03 2/04 2/04 11/04 16/04
température entrée 16,03 14,1 16 14,2 14,7 15,4 15,5 16 15 14
sortie 15,5 13,9 16,4 14,1 15,4 15 16 16,1 16 14
PH entrée 7,38 7,51 7,31 7,5 7,3 7,32 7,06 7,2 7,03 6 ,96
sortie 7,21 7,34 7,2 7,13 7,16 6,96 7,02 7,02 7,11 6,96
MES entrée 183 134 166 128 131 133 397 213 240 210
sortie 7 5 3 11 7 6 7 3 7 11
conductivité entrée 895 891 725 921 740 863 894 902 933 1011
sortie 788 805 556 696 656 730 533 646 503 736
turbidité entrée 210 169 209 167 174 180 432 285 295 215
sortie 9 4 5 3 9 11 10 3 13 4
ANNEXE II : Tableau représentant les résultats des paramètres chimiques mesurés à l’entrée et à la sortie de la
STEP Est de Tizi-Ouzou
Paramétré Dates 8/03 12/03 20/03 27/03 02/03 10/04 16/04
𝑁𝑁𝑁𝑁4 + BRUTE 26,44 37.41 18,06 10,32 148,3 32,25 38,7
EPUREE 3,87 1,29 1,74 0,45 0,064 5,42 4,38
−3 10,41 13,65 5,38 4,6 9,55 13,7 13,51
𝑃𝑃𝑃𝑃4 BRUTE
EPUREE 1,07 5,3 2,79 2,6 2,36 12,5 8,5
−2 0,25 0,53 0,02 0,37 0,22 0,39 0,90
𝑁𝑁𝑁𝑁2 BRUTE
EPUREE 0,29 1,19 0,86 0,86 0,3 1,22 1,23
𝑃𝑃𝑂𝑂-4 BRUTE 10,41 13,65 5,38 4,6 9,55 13,7 13,51
EPUREE 1,07 5,3 2,79 2,6 2,36 12,5 8,5
−3 0,39 0,88 0,17 0,60 2,64 0,48 0 ,17
𝑁𝑁𝑁𝑁3 BRUTE
EPUREE 25,52 7,48 4,84 13,04 19,36 15,6 16,72
𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷5 BRUTE 360 220 320 360 240 280 300
EPUREE 6 6 18 16 6 20 20
DCO BRUTE 435,6 204 453,1 408 288,3 369,7 672,8
EPUREE 60 29 72 31,2 38,37 52,3 39,36
ANNEXE III : Tableau représentant la table de Macgrady par le nombre le plus probable
et intervalle de confiance
0 0 1 1 < 0.5 4
0 0 2 2 < 0.5 6
0 1 0 1 < 0.5 4
0 1 1 2 < 0.5 6
0 1 2 3 < 0.5 8
0 2 0 2 < 0.5 6
0 2 1 3 < 0.5 8
0 2 2 4 < 0.5 11
0 3 0 3 < 0.5 8
0 3 1 5 < 0.5 13
0 4 0 5 < 0.5 13
1 0 0 1 < 0.5 4
1 0 1 3 < 0.5 8
1 0 2 4 < 0.5 11
1 0 3 6 < 0.5 15
1 1 0 3 < 0.5 8
1 1 1 5 < 0.5 13
1 1 2 7 1 17
1 1 3 9 2 21
1 2 0 5 < 0.5 13
1 2 1 7 1 17
1 2 2 10 3 23
1 2 3 12 3 28
1 3 0 8 2 19
1 3 1 11 3 26
1 3 2 14 4 34
1 3 3 18 5 53
1 3 4 21 6 56
1 4 0 13 4 31
1 4 1 17 5 47
1 4 2 22 7 69
1 4 3 28 9 85
1 4 4 35 12 101
1 4 5 43 15 117
1 5 0 24 8 75
1 5 1 35 12 101
1 5 2 54 18 138
1 5 3 92 27 217
1 5 4 161 39 > 450
ANNEXE IV : Appareillage utilisé pour les analyses effectuées
Compteur de colonies
Centrifugeuse
ph-mètre
Les eaux usées de la ville de Tizi-ouzou sont essentiellement d’origine domestique ; elles sont traitées
par la STEP Est qui a été conçu pour abattre et réduire les charges polluantes des eaux usées par le
procédé à boues activées ; une fois traitées ces eaux sont diversées dans l’Oued Sebaou. L’objectif de
notre travail consiste à suivre la qualité physico-chimique et bactériologique des effluents brutes et traités
afin de détecter les anomalies qui peuvent exister au niveau de la STEP. Les résultats physico-chimiques
obtenus indiquent une réduction remarquable des paramètres de pollution organique (DCO, DBO 5 ) ;
chimique (azote et phosphore) des effluents traités de la STEP Est qui restent toujours conformes aux
normes recommandées par l’OMS, la concentration des orthophosphates quant-à-elle dépasse la valeur
limite du rejet. Cependant, les analyses bactériologiques révèlent des concentrations très élevées en
germes sulfito-réducteurs, en germes pathogènes et saprophytes qui sont plus abondants à la sortie qu’à
l’entrée et de germes fécaux qui sont nettement supérieurs aux normes établies par l’OMS ;
l’observation microscopique montre la présence de parasites et des helminthes pathogènes tel que :
Entamoeba histlytica, Entamoeba coli et Giardia duodenalis. La qualité des rejets de la STEP Est de Tizi-
Ouzou peut constituer un danger majeur pour l’environnement et la santé humaine et animale.
Abstract
Wastewater of the city of Tizi-Ouzou is mainly of domestic origin; they are treated by STEP East,
which was designed to fold back and reduce the pollutant loads of wastewater by the activated sludge
process. Once treated, these waters are diversified in the Oued Sebaou. The objective of our work is to
evaluate the physicochemical and bacteriological quality of raw and treated effluents in order to detect
anomalies that the STEP can contain. The physicochemical results obtained indicate a remarkable
reduction of the organic pollution parameters (COD, BOD 5 ); chemical (total nitrogen and phosphorus)
treated effluents of STEP East that still comply with the standards recommended by the WHO, exepting
the concentration of orthophosphates which exceeds the limit value of the discharge. However, the
bacteriological analyzes reveal very high concentrations of sulfito-reducing germs, pathogenic and
saprophytic germs which are more abundant at the exit than at the entry and of fecal germs which are well
above the standards established by WHO; microscopic observation shows the presence of parasites and
pathogenic helminths such as: Entamoeba histlytica, Entamoeba coli and Giardia duodenalis. The quality
of the discharges from the STEP East of Tizi-Ouzou can constitute a major danger for the environment
and human and animal health.