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Suivi des eaux à la STEP de Tizi-Ouzou

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou
Faculté des sciences biologiques et des sciences
agronomiques
Département des sciences : Agronomiques

MEMOIRE
Présenté en vue d’obtention d’un diplôme de Master

Spécialité: Eau et environnement

Suivi des paramètres physico-chimiques et biologiques


des eaux brutes et traitées de la STEP Est de

Tizi-Ouzou

Présenté par :

Mlle : Babou Lylia Mlle : M’zyene Nacera

Devant le jury:

Mr BERRADJ.O MCB UMMTO Président

Dr METAHRI.M.S MCA UMMTO Promoteur

Mme CHAOUCHI. D Doctorante UMMTO Co-promotrice

Mme BOUZID. K Doctorante UMMTO Examinatrice

Année : 2017/2018
Remerciements

Une pensé pieuse à dieu qui a éclairé notre chemin et

mené vers la réalisation de ce modeste travail.

Nous tenons à remercier notre promoteur Dr

MEHAHRI.M.S et notre Co-promotrice Mme Chaouchi pour

leur aide, le temps qu’ils nous ont consacré et surtout pour

leur patience tout au long de ce travail.

Nos remercîments vont également aux membres de

jury qui nous feront l’honneur de juger ce travail.

En fin Nous remercions toute les personnes qui nous

ont soutenues et encouragées pour aller au bout de ce

travail, en particulier nos familles et nos amis proches.


Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :

Ma famille, ma mère et mon père pour

leur patience, conseils, aide et aussi de

m’avoir encouragée pour la réalisation de

ce travail ;

A mes très chères sœurs et mon frère;

A ma très chère amie Sabrina;

A tous mes amis (es) de la promotion eau

et environnement en particulier mon

binôme Lylia, et notre ami Farid.

M. Nacera
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :

Mes très chers parents pour leur amour et

pour le courage et la volonté qu’ils m’ont

inculquée ;

A mes très chères sœurs et mon frère ;

A mon cher ami Farid ;

A la mémoire de mon cher ami Ramdane

Si Salem;

A tous mes amies en particulier mon

binôme Nacera ; Fatima et Rabiha.

B. Lylia
Liste des abréviations

ASR : Anaérobies sulfito-réducteurs.

BCPL: Bouillon lactosé au Pourpre de Bromocrésol.

BEA : Bile Esculine Azide.

CF : Coliformes fécaux

CT : Coliformes totaux

D/C : Double Concentration

DBO: Demande biologique en oxygène

DCO: Demande chimique en oxygène

E, coli: Escherichia coli

K : coefficient de biodégradabilité

MES : Matières en suspension

MMS: matières minérales sèches

MVS: matières volatiles sèches

NPP : Nombre Plus Probable.

NTU : Norme françaises d’utilisation.

OMS : Organisation mondiale de la santé.

ONA : Office national d’assainissement

pH : Potentiel d’hydrogène

S/C : Simple concentration

ST : Streptocoques fécaux.

STEP: Station d’épuration.

T : Température.

UFC : Unités Formant Colonies.

VF : Viande foie.
LISTE DES TABLEAUX

N° Titre Page

01 Normes de rejet de l’O.M.S, appliquées en Algérie 12

02 Caractéristiques techniques de la station d’épuration Est de la ville Tizi Ouzou 25

03 Différents ouvrages de traitement 25

04 Programmes du colorimètre utilisés pour la méthode colorimétrique 40

05 Echelle de mesure de la DBO 5 42

06 Résultats de dénombrement de la flore mésophile pathogène et saprophyte 56

07 Résultats du dénombrement des clostridiums sulfito- réducteurs 57

08 Résultats de dénombrement des coliformes fécaux et des streptocoques 58

09 Dénombrement des coliformes totaux et fécaux et des streptocoques fécaux 59

10 Représentation de la description morphologique de certains parasites observés 61


LISTE DES FIGURES

N° Titre Page
01 Dégrilleur grossier 6
02 Déshuileur 7
03 Stabilisateur 10
04 Schéma de fonctionnement d’un traitement par boues activées 11
05 Escherichia-coli sous microscope électronique à G X 1000 20
06 Photo originale, 2018 des streptocoques sp sous microscope x G1000 21
07 Streptocoques fécaux 21
08 Photographie des Clostridiums perfringens observée au microscope optique 22
G×1000
09 Situation géographique de la STEP 24
10 Point de prélèvement d’eau brute 26
11 Dénombrement de la flore mésophile pathogène et saprophyte 30
12 Dénombrement des coliformes totaux et fécaux 33
13 Dénombrement des streptocoques totaux et fécaux 35
14 Méthode pour la recherche des coliformes par filtration sur membrane 36
15 Dénombrement des streptocoques fécaux par filtration 37

16 Dénombrement des spores des clostridiums sulfito-reducteurs 38


17 DBO mètre 42
18 Photo originale du colorimètre, 2018 45
19 Variations des valeurs de température de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la 47
STEP
20 Variations des valeurs de pH de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP 48
21 Variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la 49
STEP
22 Variation des teneurs en MES de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP 50
23 Variation de la turbidité de l’eau usée à l’entrée et à la sortie de la station 50
d’épuration
24 Variations de la DBO 5 de l’eau brute et traitée de la STEP Est 51
25 Variations de DCO de l’eau brute et épurée de la STEP Est 52
26 Variations de l’ammonium de l’eau brute et épurée de la STEP Est 52
27 Variations des Nitrites à l’entrée et la sortie de la STEP 53
28 Variations des teneurs en Nitrates à l’entrée et la sortie de la STEP 54
29 Les variations des ions PO 4 -3 à l’entrée et la sortie de la station d’épuration 55
30 Représentation des tubes correspondant à la recherche et dénombrement des 57
spores sulfito-réductrices
31 Représentation des boites de pétries correspondant à la recherche et 60
dénombrement des coliformes fécaux

32 Représentation d’une boite de pétrie correspondant à la recherche et 60


dénombrement des streptocoques fécaux
Sommaire

Introduction générale............................................................................................................... 1

Chapitre I : Généralités sur les eaux usées et l’épuration

I-1-Introduction .......................................................................................................................... 2

I-2-Définition des eaux usées ..................................................................................................... 2

I-3-Nature et origine ................................................................................................................... 2

I-3-1-Les eaux usées domestiques ............................................................................................. 2

I-3-2-Les eaux usées pluviales .................................................................................................. 3

I-3-3-Les eaux usées agricoles ................................................................................................ ...3

I-3-4-Les eaux usées industrielles .............................................................................................. 3

I-4-Définition de la pollution ..................................................................................................... 4

I-5-Types de pollution ................................................................................................................ 4

I-5-1-Pollution organique ........................................................................................................... 4

I-5-2-Pollution physique ............................................................................................................ 4

I-5-2-1-Pollution thermique ....................................................................................................... 4

I-5-2-2Pollution radioactive ....................................................................................................... 4

I-5-2-3-Pollution mécanique ...................................................................................................... 5

I-5-3-Pollution chimique ............................................................................................................ 5

I-5-4-La pollution microbienne .................................................................................................. 5

I-6-Les différents types d’assainissement .................................................................................. 5

I-7-Procédés d’épuration ............................................................................................................ 6

I-7-1-Définition et objectif d’épuration ..................................................................................... 6

I-7-2-les prétraitements .............................................................................................................. 6

I-7-2-1-Le dégrillage .................................................................................................................. 6

I-7-2-2-Le dessablage................................................................................................................. 7

I-7-2-3-Le dégraissage-déshuilage ............................................................................................. 7

I-7-3-Le traitement primaire ...................................................................................................... 7

I-7-4-Le traitement secondaire ................................................................................................... 8


Sommaire

I-7-4-1-Les traitements anaérobies ............................................................................................ 8

I-7-4-2-Les traitements aérobies ................................................................................................ 8

I-7-4-2-1-La boue activée (culture libre) .................................................................................. 8

I-7-4-2-2-La technique de fonctionnement ................................................................................ 9

I-7-4-2-3-Traitement des boues................................................................................................ 10

I-7-5-Traitements tertiaires ..................................................................................................... 10

I-8-Normes de rejet .................................................................................................................. 11

I-9-Conclusion.......................................................................................................................... 12

Chapitre II: paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

II-1-Introduction ....................................................................................................................... 13

II-2-Paramètres physico-chimiques ........................................................................................ 13

II-2-1-La température .............................................................................................................. 13

II-2-2-Le potentiel d’hydrogène ............................................................................................... 13

II-2-3-La turbidité ................................................................................................................... 14

II-2-4-Les matières en suspension .......................................................................................... 14

II-2-5-La conductivité ............................................................................................................. 14

II-2-6-L’oxygène dissous ........................................................................................................ 14

II-2-7-La demande biochimique en oxygène (DBO 5 ) ........................................................... 14

II-2-8-La demande chimique en oxygène DCO ...................................................................... 15

II-2-9-La biodégradabilité ....................................................................................................... 15

II-2-10- Nitrites (NO2-) ........................................................................................................... 15

II-2-11- Nitrates (NO 3 -) .......................................................................................................... 16

II-2-12-L’azote ......................................................................................................................... 16

II-2-13- Le phosphore .............................................................................................................. 16

II-3-Paramètres bactériologiques ............................................................................................. 16

II-3-1-La croissance bactérienne .............................................................................................. 17

II-3-1-1- Influences des facteurs physiques et chimiques sur la croissance bactérienne ....... 17
Sommaire

II-3-1-1-1-Température ............................................................................................................ 17

II-3-1-1-2-L’eau ....................................................................................................................... 18

II-3-1-1-3-Exigences gazeuses ................................................................................................. 18

II-3-1-1-4-Le pH ...................................................................................................................... 18

II-3-1-1-5-Les substances nutritives......................................................................................... 19

II-3-2-Métabolisme des bactéries ............................................................................................ 19

II-3-3-Quelques germes indicateurs de pollution fécale ......................................................... 19

II-3-3-1-Les coliformes ............................................................................................................ 19

II-3-3-1-1-Les coliformes fécaux ............................................................................................. 19

II-3-3-1-1-2-Métabolisme et habitat des coliformes fécaux .................................................... 20

II-3-3-2-Les streptocoques ....................................................................................................... 20

II-3-3-2-1-Les streptocoques fécaux ...................................................................................... 21

II-3-3-2-2-Métabolisme et habitat ............................................................................................ 21

II-3-3-3-Les clostridiums ........................................................................................................ 22

II-3-3-3-1-Les clostridiums sulfito-réducteurs ........................................................................ 22

II-3-3-3-2-Métabolisme et habitat ............................................................................................ 22

II-4- Paramètres parasitologiques ........................................................................................... 23

II-5-Conclusion ........................................................................................................................ 23

Partie expérimentale
Chapitre I : Matériels et méthodes

I-Introduction ........................................................................................................................... 24

I-1-Présentation de la station ................................................................................................... 24

I-2- Situation géographique...................................................................................................... 24

I-2-1-Fiche technique de la station d’épuration ...................................................................... 25

I-2-2-Description des ouvrages de la STEP ............................................................................. 25

I-3-Le prélèvement d’eau ........................................................................................................ 26

I-4- Le transport des échantillons d’eau ................................................................................... 26


Sommaire

I-5-Analyses bactériologiques .................................................................................................. 27

I-5-1-Matériels utilisés ............................................................................................................ 27

I-5-2-Produits utilisés .............................................................................................................. 28

I-5-3-Dénombrement de la flore mésophile totale à 370c et à 220c ......................................... 28

I-5-4- Méthode de dénombrement de nombre le plus probable NPP....................................... 31

I-5-4-1-Dénombrement des coliformes totaux et fécaux ......................................................... 31

I-5-4-1-1-Test de présomption ................................................................................................ 31

I-5-4-1-2-Test de confirmation ou test de Mac Kenzie ............................................................ 32

I-5-4-2-Recherche et dénombrement des streptocoques en milieu liquide sur ROTHE ........ 34

I-5-4-2-1-Test présomptif ........................................................................................................ 34

I-5-4-2-2-Test de confirmation ............................................................................................... 34

I-5-5-Recherche et dénombrement sur milieu solide ............................................................... 36

I-5-5-1-Recherche et dénombrement des coliformes par la méthode de filtration sur membrane


.................................................................................................................................................. 36

I-5-5-2- Dénombrement des streptocoques fécaux .................................................................. 37

I-5-6-La recherche et le dénombrement des Clostridiums sulfito-réducteurs ........................ 37

I-6-Analyses physico-chimiques .............................................................................................. 39

I-6-1-Prélèvement et échantillonnage ..................................................................................... 39

I-6-2-Matériels utilisés ............................................................................................................. 39

I-6-3-Produits utilisés .............................................................................................................. 39

I-6-4-Programmes utilisés ........................................................................................................ 40

I-7-Détermination des caractéristiques physico-chimiques des eaux usées ............................ 40

I-7-1-Analyses quotidiennes ................................................................................................... 40

I-7-1-1-Détermination de la température ................................................................................ 40

I-7-1-2-Mesure de pH .............................................................................................................. 40

I-7-1-3 Détermination de la conductivité ................................................................................ 40

I-7-1-4- Détermination de la turbidité ..................................................................................... 41


Sommaire

I-7-1-5-Détermination des matières en suspension MES (norme ISO 8006) ......................... 41

I-7-2- Analyses complémentaires............................................................................................. 41

I-7-2-1-La DBO 5 .................................................................................................................... 41

I-7-2-2-La DCO ...................................................................................................................... 43

I-7-2-3-Les nitrites NO 2 - ...................................................................................................... 43

I-7-2-4-Les NO 3 - ...................................................................................................................... 44

I-7-2-5- Les Ortho-phosphates PO 4 -3 ....................................................................................... 44

I-7-2-6- Détermination de l’azote ammoniacal (N-NH 3 ) ....................................................... 44

I-8-Paramètres parasitologiques ............................................................................................... 45

I-8-1- Matériel et produits utilisés............................................................................................ 45

Chapitre II: Résultats et discussion

II-Introduction .......................................................................................................................... 47

II-1- Suivi physico-chimique des eaux usées .......................................................................... 47

II-1-1-La température ............................................................................................................... 47

II-1-2-Le pH ............................................................................................................................. 48

II-1-3-Conductivité électrique .................................................................................................. 49

II-1-4-Matières en suspension MES ........................................................................................ 49

II-1-5-La turbidité .................................................................................................................... 50

II-1-6-Demande biochimique en oxygène à 5 jours (DBO 5 ) ................................................... 51

II-1-7-Demande chimique on oxygène (DCO)...................................................................52

II-1-8-L’ammonium (NH4+) .................................................................................................... 52

II-1-9-Ions nitrites .................................................................................................................... 53

II-1-10-Nitrates ........................................................................................................................ 54

II-1-11-Ortho-phosphates.........................................................................................................55

II-2-Suivi bactériologique ........................................................................................................ 55

II-2-1-Dénombrement des germes totaux ....................................................................... ........55

II-2-2-Dénombrement des spores des clostridium sulfito-réductrices....................................57


Sommaire

II-2-3-Dénombrement des streptocoques fécaux et des coliformes fécaux avec la méthode


NPP...........................................................................................................................................58

II-2-4-Dénombrement par la méthode de filtration sur membrane.........................................58

II-3-Interprétation des résultats parasitologiques.....................................................................60

Conclusion ...............................................................................................................................61

Conclusion générale.................................................................................................................63

Références bibliographies........................................................................................................64
Introduction générale

Introduction générale

Depuis toujours l’eau est indissociable de l’activité humaine. Considérée comme un


instrument d’aménagement du territoire, elle est devenue un bien économique qu’il faut
valoriser et distribuer au mieux en qualité et en continuité.
L’humanité se trouve devant une croissance alarmante de la pollution des eaux par des
matières organiques diverses, des pesticides, des détergents, des métaux lourds, et autres
substances toxiques. La dégradation des ressources en eau, sous l’effet des rejets brutes
polluées, peuvent non seulement détériorer gravement l’environnement mais aussi entrainer
des risques de pénurie, d’où la nécessité de traiter ces eaux usées avant de les rejeter dans le
milieu récepteur.
Le traitement de l'eau usée a pour objectif de réduire le niveau de contamination en divers
éléments, pour la rendre respectueuses des milieux récepteurs ou facilement réutilisable en
agriculture ou en industrie. Différentes méthodes sont utilisées dans le domaine de l’épuration, telles
que la méthode à boues activées, l'utilisation des algues fixatrices pour éliminer certains
nutriments, méthodes de stockage et traitement suivies d'utilisation directe ou d'épandage dans
la nature. Dans le traitement par boues activées, l'élimination de la charge polluante organique
est assurée par les communautés de microorganismes de l'eau et des sédiments appelées
biomasse épuratrice composées d’algues, de bactéries et de parasites.
L'objectif de ce travail, consiste à suivre la qualité physicochimique et biologique des eaux
usées brutes et épurées de la STEP Est de la ville de Tizi-Ouzou.
Pour atteindre cet objectif :
L’étude sera divisée en deux parties : une partie bibliographique et une partie expérimentale.
La première partie comportera deux chapitres. Le premier chapitre sera consacré pour les
généralités sur les eaux usées et l’épuration. Le deuxième chapitre va décrire les paramètres
physico-chimiques et bactériologiques des eaux usées.
La deuxième partie contiendra un chapitre qui résume l’échantillonnage et les méthodes
d’analyse des paramètres physico-chimiques et bactériologiques et parasitaires ainsi qu’un
deuxième chapitre qui va regrouper les principaux résultats et les discussions.
Enfin, nous terminons notre travail par une conclusion générale.

1
CHAPITRE I
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

1-Introduction

L’eau, est la denrée la plus utilisée par l’homme, finit par être rejetée une fois utilisée
pour la consommation humaine, les activités domestiques, l’industrie, l’agriculture, etc. On
parle alors d’eau usée pouvant contenir toutes sortes de pollution, elle ne doit pas être
directement rejetée dans le milieu naturel, car sans traitement elle peut engendrer de graves
problèmes environnementaux et de santé publique. Par conséquent elle devrait être dirigée
vers des stations d’épurations.

2-Définition des eaux usées

Les eaux usées concernent toutes les eaux des activités domestiques, agricoles et
industrielles chargées en substances toxiques, qui parviennent jusqu’ aux canalisations
d’assainissement afin d’y subir un traitement. Les eaux usées englobent également les eaux de
pluies et leur charge polluante susceptible d’engendrer au milieu récepteur toutes sortes de
pollution et de nuisance (Dugniole, 1980 ; Glanic et Benneton, 1989).

3-Nature et origine

Suivant l’origine et la qualité des substances polluantes , on distingue quatre origines


(Metahri, 2012) :

3-1-Les eaux usées domestiques

Ce sont les eaux utilisées par l’homme pour des besoins domestiques (Chocat, 1997) elles
constituent essentiellement de la pollution et se composent :

• Des eaux de cuisine : qui contiennent des matières minérales en suspension provenant
du lavage des légumes, des substances alimentaires à de matières organiques à base
(glucides, lipides ; protides), et des produits détergents.
• Des eaux de buanderie : contenant principalement des détergents.
• Des eaux de salle de bains : chargées en produits pour l’hygiène corporelle.
Généralement de matières grasses hydrocarbonées.
• Des eaux de vannes : qui proviennent des sanitaires (WC), très chargées en matières
organiques hydrocarbonées (Chocat, 1997 et Franck, 2002)

2
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

3-2-Les eaux usées pluviales

Ce sont les eaux de ruissellement qui se forment après précipitation. Elles peuvent être
particulièrement polluées, surtout en début de la pluie par deux mécanismes :

Le lessivage de sols et des surfaces imperméabilisées

La remise en suspension des dépôts des collecteurs

Elles sont de même nature que les eaux usées domestiques avec des métaux lourds et des
éléments toxiques (plomb ; zinc ; hydrocarbures) provenant essentiellement de la circulation
automobile (Frank, 2002).

3-3-Les eaux usées agricoles

Le secteur agricole reste le plus grand consommateur des ressources en eau. Les
pollutions dues aux activités agricoles sont de plusieurs natures :

• Apport des eaux de surface de nitrate et de phosphate utilisés comme engrais.


• Apport de sulfate, de cuivre et de composés arsenicaux destinés à la protection de
vignes en région viticole.
• Apport de pesticides chlorés ou phosphorés; de désherbants ; d’insecticides (Richard,
1996).

3-4-Les eaux usées industrielles

Elles proviennent généralement des usines ; elles sont caractérisées par une grande
diversité.

Suivant l’utilisation de l’eau ; tous les produits ou sous-produit de l’activité humaine se


trouvent concentrés dans l’eau .la composition des eaux usée industrielles varie selon la
nature des rejets ; on distingue les pollutions spécifiques suivantes :

• Matières radioactives (centres nucléaires ; traitement des déchets radioactifs…)


• Sels métalliques (traitement de surface ; métallurgie...)
• Matières organiques et graisses (industries agroalimentaires….)
• Acides ; bases ; produits chimiques divers (industries chimiques ; tanneries…)
• Eaux chaudes (circuit de refroidissement des centrales thermiques…)

3
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

La contribution importante des industries à la pollution des eaux s’effectue de plusieurs


manières :

• Par rejets d’effluents dans le réseau d’assainissement avec ou sans épuration avant le
retour au milieu naturel.
• Par rejet direct dans le milieu naturel avec ou sans prétraitement des eaux résiduaires.
(Loumi et Yefsah, 2010).

4-Définition de la pollution de l’eau

La pollution de l’eau est une modification néfaste de la composition des eaux par
l’ajout des substances susceptibles d’altérer leur qualité ; leur aspect esthétique et
compromettre leur consommation.

L’agent polluant peut être de nature physique ; chimique ; ou biologique ; il provoque soit une
gêne ; une nuisance ou une contamination (Loumi et Yefsah, 2010).

5-Types de pollution

5-1-Pollution organique

La pollution organique est la plus répondue, elle est engendrée par le déversement des
eaux usées domestiques ou des eaux résiduaires provenant de diverses industries
agroalimentaires, abattoirs, laiteries, fromageries, sucreries, industries, bois et papeteries(Liu
et al, 1997).

5-2-Pollution physique

5-2-1-Pollution thermique

Cette pollution est due à l’élévation de la température de l’eau. L’eau se chauffe, le taux
de l’oxygène diminue ; par conséquent une asphyxie s’installe chez les organismes
aquatiques.

5-2-2-Pollution radioactive

La radioactivité libérée dans l’eau peut provenir d’une radioactivité naturelle (certaines
eaux d’origine profonde) ou d’une contamination liée à des retombées atmosphérique
(explosions nucléaires) ; des champs de rayonnement d’origine industrielle ou enfin des

4
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

contaminations accidentelles de l’eau à partir des rejets d’installation des centrales nucléaires
(Kourchi, 2010)

5-2-3-Pollution mécanique

Elle provient du lessivage des sols par des pluies abondantes et des travaux et de
revêtements qui rendent le sol imperméable provoquant une concentration des écoulements et
des volumes entrainant de boues importants (Kourchi, 2010).

5-3-Pollution chimique

La pollution chimique de l’eau devient de nos jours une préoccupation de santé


publique qui prend des formes multiples, certaines formes de pollution chimique échappent
souvent aux méthodes ordinaires de traitement de l’eau et posent par conséquent des
problèmes complexes de pollution ; tant au niveau des eaux de surface qu’au niveau des
nappes souterraines (Kourchi, 2010).

5-4-La pollution microbienne

C’est une pollution d’origine humaine et animale; elle est engendrée par les rejets urbains.

La pollution microbienne devient très dangereuse lorsque les eaux usées sont rejetées dans un
milieu pouvant être utilisé comme moyen de loisir (eau de mer ; lac ; rivière etc.)

La présence de microorganismes pathogènes (E – coli ; Streptocoques fécaux ; salmonelle ;


vibrions) peut être à l’origine des maladies infectieuses (fièvre typhoïde ; choléra) (Loumi ;
Yefsah, 2010)

6-Les différents types d’assainissement

L’assainissement de l’eau constitue l’ensemble des dispositions relatives à l’évacuation


des liquides d’une agglomération et à leurs traitements, de manière à ce qu’ils ne puissent
provoquer aucune nuisance pour l’hygiène publique (Ladjel, 2006), on distingue trois
systèmes d’assainissement :

Système unitaire
Système séparatif
Système pseudo séparatif

5
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

7-Procédés d’épuration

7-1-Définition et objectif d’épuration

L’épuration est l’ensemble de techniques qui consistent à purifier l’eau soit pour la
réutiliser ou la recycler les eaux usées dans le milieu naturel (Zeghoud, 2014).
Le principal objectif est de concentrer la pollution contenue dans les eaux usées sous la forme
d’un petit volume de résidu(les boues) et de rejeter une eau épurée répondant à des normes
bien précises, et cela grâce à des procèdes physico-chimiques ou biologiques.

7-2-les prétraitements

La première étape du traitement consiste à débarrasser les effluents de tous les éléments
susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets
volumineux (dégrillage), sable (dessablage) et corps gras (dégraissage, déshuilage).

7-2-1-Le dégrillage

Les eaux résiduaires brutes doivent subir un dégrillage, qui consiste à faire passer l’eau à
traves d’une grille dont les barreaux sont plus ou moins espacés, permettant de séparer et
d’évacuer les matières volumineuses qui pourraient nuire à l’efficacité des traitements
suivants.

Le dégrillage permet de protéger la station contre l’arrivage des gros objets susceptible de
provoquer des bouchages dans les différentes unités de l’installation.

Figure1 : dégrilleur grossier (2018)

6
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

7-2-2-Le dessablage

Le dessablage vise à éliminer les sables, les graviers et les particules plus au moins fines
par une décantation. Ces particules sont aspirées ensuite par une pompe.

7-2-3-Le dégraissage-déshuilage

Dégraissage c’est généralement le principe de la « flottation » par air dissous qui est
utilisé pour l’élimination des huiles.

Son principe est basé sur l’injection de fines bulles d’air dans le bassin de déshuilage ;
permettant de faire remonter rapidement les graisses, leurs élimination se fait par raclage de la
surface.

Figure 2 : déshuileur (2018)

7-3-Le traitement primaire

Le traitement primaire est destiné pour l’élimination des matières en suspension


facilement décantables. (Grosclaude, 1999). Le traitement des eaux est seulement physique ou
éventuellement physico-chimique à travers un décanteur primaire (Bordet, 2007).

Les eaux usées sont acheminées vers une cuve de sédimentation dans laquelle elles subissent
une décantation primaire, afin d’éliminer les matières volumineuses en suspension
(décantation physique), par contre le traitement physico-chimique a pour objet d’accélérer
l’effet gravitationnel des particules encore en suspension dans les eaux usées grâce à l’action
de réactifs chimiques ajoutés artificiellement (coagulants ou floculent). (Bouziani, 2000).

7
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

7-4-Le traitement secondaire

Les traitements recouvrent les techniques d’élimination des matières polluantes solubles
(Carbonne, azote et phosphore) .Dans la majorité des cas, l’élimination des pollutions
carbonée et azotée s’appuie sur des procédés de nature biologique. Les procédés
membranaires combinent quant à eux des procédés biologiques et physiques.

Eau+ pollution organique + micro-organismes + oxygène


Micro- organismes en excès + CO 2 + H2O

L’épuration biologique est et restera sans doute encore longtemps, le mode de traitement le
plus utilisé pour assurer l’élimination de la pollution organique biodégradable des effluents
urbains, car de loin le plus économique en exploitation. Elle s’effectue par voie aérobie ou
anaérobie (Metahri, 2012)

7-4-1-Les traitements anaérobies

Les traitements anaérobies font appel à des bactéries n’utilisant pas l’oxygène, en
particulier, aux bactéries méthanogènes qui conduisent, comme son nom l’indique, à la
formation du méthane à partir de la matière organique et à degrés moindre de CO 2 (Metahri,
2012).

7-4-2-Les traitements aérobies

Les micro-organismes utilisés exigent un apport permanent d’oxygène (Metahri, 2012).


On distingue cinq méthodes essentielles :

 Les cultures fixées (lits bactériens et disques biologiques


 Le lagunage
 Infiltration/percolation
 Filtres plantés
 Les cultures libres (boue activée)

7-4-2-1-La boue activée (culture libre)

Les boues activées constituent le traitement biologique le plus répondu, la culture


bactérienne est maintenue en suspension dans le courant des eaux usées à traiter, il s’agit du
procédé de boue activée. C’est le traitement le plus simple et le plus fréquemment utilisé.

8
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

Le procédé d’épuration par boues activées est un procédé relativement récent il est mis au
point par ARDERN et LOCKET en 1914 à Manchester (Ladjel, 2006).

C’est un procédé qui consiste à provoquer le développement d’une culture bactérienne


dispersée sou forme de flacon dans un bassin aéré, alimenté par l’eau usée à traiter.

Le brassage a pour but d’éviter les dépôts et d’homogénéiser le mélange des flocs
bactériens et de l’eau usée (liqueur mixte).

L’aération qui peut se faire avec l’air, ou avec l’oxygène pur, a pour but de dissoudre ce gaz
dans la liqueur mixte.

7-4-2-2-La technique de fonctionnement

Le développement des boues est assuré par un brassage de la masse formée et surtout par
l’oxygène nécessaire aux réactions de minéralisations, l’oxygène est fourni artificiellement
soit par insufflation d’air au sein du liquide, soit par un procédé mécanique d’agitation de
fond et surface.

Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un bassin appelé
décanteur secondaire destiné à séparer l’eau épurée des boues.

Ces dernières sont recyclées dans le bassin d’aération, pour y maintenir une concentration
suffisante en bactéries épuratrices. L’excédent est extrait du système et évacué vers les
ouvrages de traitement des boues.

7-4-2-3-Traitement des boues

Les boues activées sont stabilisées dans deux ouvrages qui sont :

-Stabilisateur : les boues stabilisées sont envoyées vers l’épaississeur par des groupes de
pompage (Loumi; Yefsah, 2010)

9
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

Figure3: Stabilisateur (ONA, 2018)

-L’épaississeur : il a pour fonction de limiter le volume d’eau à transformer sur les airs de
séchage.

7-5-Traitements tertiaires

Appelés aussi traitements complémentaires qui visent l’élimination de la pollution azotée


et phosphatée.

Les traitements tertiaires souvent considérés comme facultatif ou complémentaire permettent


d’affiner ou d’améliorer le traitement secondaire. De telles opérations sont nécessaires pour
assurer une protection complémentaire de l’environnement récepteur ou une réutilisation de
l’effluent en agriculture ou en industrie (Metahri, 2012).

10
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

Eaux usées

Sables Prétraitement Produits de dégrillage


Graisses (refus de grille)

Boues
Décantation primaire Eau décantée
fraiches excès

Bassin
Traitement des boues
d’aération
Recyclage

Eau traitée

+boues biologiques

Boues Clarification
biologiques

Eaux épurées

Milieu naturel

Figure4: Schéma de fonctionnement d’un traitement par boues activées (ONA, 2013)

8-Normes de rejet

Conformément aux recommandations de l’organisation mondiale de la santé(OMS), les


normes de rejets des eaux usées en Algérie sont résumées dans le tableau1 :

11
Chapitre I Généralités sur les eaux usées et l’épuration

Tableau 1: normes de rejet de l’O.M.S, appliquées en Algérie.(2003)

Paramètres Normes
T° (°C) ˃ 30
pH (mg/l) 6.5 - 8.5
O2 (mg/l) 5
DBO5 (mg/l) 30
DCO (mg/l) 90
MES (mg/l) 120
Zinc (mg/l) 2
Chrome (mg/l) 0.1
Azote total (mg/l) 50
Phosphore total (mg/l) 2
Hydrocarbures (mg/l) 10
Détergents (mg/l) 1
Huiles et graisses (mg/l) 20

9-Conclusion

Les conséquences de la pollution des eaux sont multiples ; que ce soit sur l’homme
directement ou sur le milieu où il vit.

Pour minimiser ces conséquences une épuration des eaux résiduaires avant leur rejet dans le
milieu récepteur est nécessaire car elle répond à deux préoccupations essentielles :

-Préserver les ressources en eau.

-Lutte et prévention contre les différentes catégories maladies hydriques.

12
CHAPITRE II
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

1-Introduction

Avant d’apprécier l’impact des rejets des eaux usées sur le milieu récepteur, il parait
logique de présenter les caractéristiques et les paramètres physico-chimiques et
bactériologiques des eaux usées brutes et traitées, l’utilisation de ces paramètres constitue un
bon moyen pour l’estimation de la qualité de ces rejets urbain et de leur impact sur
l’environnement.

La qualité bactériologique de l’eau rend compte de la charge en microorganismes de


l’eau. Les microorganismes sont en fait omniprésents dans l’environnement et leur présence
n’est pas toujours synonyme de risque sanitaire. Ce sont les microorganismes pathogènes qui
présentent un danger sur la santé du consommateur d’une eau polluée. En effet, L’eau
contaminée pourrait entraîner la cause d'une épidémie (Bengoumi et al, 2004).

2-Paramètres physico-chimiques

2-1-La température

La température est un facteur écologique important du milieu. Elle permet de corriger


les paramètres d'analyse dont les valeurs sont liées à la température (conductivité notamment)
Il est important de connaitre la température de l'eau avec une bonne précision. En effet, celle-
ci joue un rôle dans la solubilité des sels et surtout des gaz, dans la dissociation des sels
dissous donc sur la conductivité électrique, dans la détermination du pH pour la connaissance
de l'origine de l'eau et des mélanges éventuels. Elle agit aussi comme un facteur
physiologique influençant sur le métabolisme de croissance des micro-organismes vivant dans
l’eau (Rodier et al 1996).

2-2-Le potentiel d’hydrogène

Le pH (potentiel hydrogène) est une des caractéristiques fondamentales de l’eau. Il est


déterminé à partir de la quantité d’ions d’hydrogène hydronium (H+) ou d’ions hydroxide
(OH-) contenus dans la substance Quand les quantités de ces deux ions sont égales, l’eau (ou
la substance) est considérée comme neutre, Le pH d’une substance varie entre 1 et 14.
Au-dessus de 7, la substance est considérée comme basique Au-dessous de 7, la substance est
acide (OMS, 2007).

13
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

2-3-La turbidité

La turbidité c’est la réduction de la transparence d’un liquide due à la présence de


matières non dissoutes. Elle est causée, dans les eaux, par la présence de matières en
suspension (MES) fines, comme les argiles, les limons, les grains de silice et les
microorganismes. Une faible part de la turbidité peut être due également à la présence de
matières colloïdales d’origine organique ou minérale (Rejesek, 2002).

2-4-Les matières en suspension

Elles représentent, la fraction constituée par l’ensemble des particules, organiques


(MVS) ou minérales (MMS), non dissoutes de la pollution. Elles constituent un paramètre
important qui marque bien le degré de pollution d’un effluent urbain ou même industriel
(Metahri, 2012).

2-5-La conductivité

La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le courant entre deux électrodes.


La plupart des matières dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme d'ions chargés
électriquement. La mesure de la conductivité permet donc d'apprécier la quantité de sels
dissous dans l'eau (Zeghoud, 2014).

2-6-L’oxygène dissous

L’oxygène dissous est un composé essentiel de l’eau car il permet la vie de la faune et
il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes aquatiques. La
solubilité de l’oxygène dans l’eau dépend de différents facteurs, dont la température, la
pression et la force ionique du milieu. La concentration en oxygène dissous est exprimée en
mg /1 (REJSEK, 2002).

2-7-La demande biochimique en oxygène (DBO 5 )

Exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation des


matières organiques présentes dans les eaux usées par les microorganismes du milieu.
Mesurée par la consommation d'oxygène à 20°C à l'obscurité pendent 5 jours d'incubation
d'un échantillon préalablement ensemencé, temps qui assure l'oxydation biologique des
matières organiques carbonées (Xanthoulis, 1993).

14
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

2-8-La demande chimique en oxygène DCO

La DCO permet d’apprécier la concentration en matières organiques ou minérales,


dissoutes ou en suspension dans l’eau, au travers de la quantité d’oxygène nécessaire à leur
oxydation chimique totale. Ainsi, par la mesure de la DCO, on pourra évaluer la charge
polluante d’une eau usée en matières organiques avant et après un traitement physique,
chimique ou biologique afin de contrôler le fonctionnement d’une STEP et l’activité des
microorganismes.
 Différence entre DCO et DBO

La différence entre la DCO et la DBO est due aux substances qui ne peuvent pas être
décomposées biologiquement. Le rapport entre la DBO et la DCO constitue une mesure
indicative de la dégradabilité biochimique des composés présents dans l’eau. . Lorsque des
composés toxiques sont présents, l’activité biologique est ralentie et, de ce fait, la quantité
d’oxygène consommée après 5 jours est moindre. Ceci se traduit également par un rapport
DCO/DBO élevé. La DBO et la DCO se mesurent en mg d’O 2 par litre (Devillers et al, 2005).

2-9-La biodégradabilité

C’est la propriété des composés chimiques susceptible de subir une biodégradabilité


sous l’action des micro-organismes décomposeurs présents dans le biotope où ils sont rejetés.
La biodégradabilité est exprimée par un coefficient K tel que
K=DCO/DBO 5 .(Ramade.F.1989)
Si k < 1,5 : cela signifie que les matières oxydables sont constituées en grande partie de
matières fortement biodégradable ;
Si 1,5 < K< 2,5 : cela signifie que les matières oxydables sont moyennement Biodégradables.
Si 2,5 < K< 3 : les matières oxydables sont peu biodégradables.
Si K> 3 : les matières oxydables sont non biodégradables (Metahri, 2012).

2-10- Nitrites (NO 2 -)

Les ions nitrites (NO 2 -) sont un stade intermédiaire entre l'ammonium (NH 4 +) et les
ions nitrates (NO 3 -). Les bactéries nitrifiantes (nitrosomonas) transforment l'ammonium en
nitrites. Cette opération, qui nécessite une forte consommation d'oxygène, est la nitratation.
Les nitrites proviennent de la réduction bactérienne des nitrates, appelée dénitrification.

15
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

Les nitrites constituent un poison dangereux pour les organismes aquatiques, même à de très
faibles concentrations. La toxicité augmente avec la température (Rodier, 2005).

2-11- Nitrates (NO 3 -)

Les nitrates constituent le stade final de l'oxydation de l'azote organique dans l'eau.
Les bactéries nitratâtes (nitrobacters) transforment les nitrites en nitrates. Les nitrates ne sont
pas toxiques ; mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une prolifération algale qui
contribue à l'eutrophisation du milieu. Leur potentiel danger reste néanmoins relatif à leur
réduction en nitrates (Rodier et al, 2009).

2-12-L’azote

L’azote présent dans l’eau peut avoir un caractère organique ou minéral.


L’azote organique est principalement constitué par des composés tels que des protéines, des
polypeptides, des acides aminés, de l’urée. Le plus souvent ces produits ne se trouvent qu’à
de très faibles concentrations. Quant à l’azote minéral (ammoniaque, nitrate, nitrite), il
constitue la majeur partie de l’azote total (Rodier, 2005).

2-13- Le phosphore

Les matières phosphorées sont des matières organiques et minérales possédant des
atomes de phosphore. Elles ont deux origines principales, à peu près équivalentes : le
métabolisme humain et les détergents. Dans les eaux usées, le phosphore se trouve soit sous
forme minérale d’ions ortho-phosphate isolés, soit sous forme d’ions phosphate condensé
entre eux (poly-phosphates), soit sous forme organique de groupements phosphate liés aux
molécules organiques. C’est l’un des facteurs limitant de la croissance végétale et son rejet
dans le milieu récepteur favorise le phénomène de l’eutrophisation (Rejsek, 2002). L’apport
journalier moyen de phosphore dans les eaux rejetées est d’environ 2.5 à 3g par habitant
(Degrémont, 2005).

3-Paramètres bactériologiques

On trouve naturellement dans les eaux usées une grande variété de


microorganismes, dont certains peuvent notamment favoriser la décomposition de la
matière organique et le recyclage des éléments nutritifs essentiels au maintien de
l’équilibre aquatique et de la chaîne trophique (Hébert et Légaré, 2000).
Par contre, d’autres microorganismes proviennent des déjections d’origine animale
16
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

et humaine et peuvent causer des maladies importantes chez les humains, dont des
gastroentérites et des infections cutanées. Des bactéries indicatrices présentes en grand
nombre dans le tube digestif des animaux à sang chaud, comme les coliformes fécaux
(coliformes thermotolérants) et Escherichia coli (E. coli), sont utilisés pour évaluer le niveau
décontamination bactériologique des eaux (Brouillet et Quellet, 2013)

3-1-La croissance bactérienne

Dans une population bactérienne la croissance se traduit par une augmentation du


nombre de bactéries c'est-à-dire de la masse cellulaire. La croissance bactérienne dépend de
plusieurs facteurs de nature physiques et chimiques (Annie, Françoise, 2001).

3-1-1- Influences des facteurs physiques et chimiques sur la croissance bactérienne

En plus de l’apport en éléments nutritifs et énergétiques, plusieurs facteurs modifient


l’évolution de la croissance bactérienne (Annie et Françoise, 2001).

3-1-1-1-Température

C’est l’un des facteurs les plus importants influençant les conditions de croissance et de
survie (Annie, 2001). Généralement, un type de bactérie donné croit plus rapidement à une
certaine température : la température optimale de croissance. La vitesse de croissance se
réduit lorsque la température s’écarte de cet optimum. Pour toute bactérie, il y a une
température maximum et une température au-delà desquelles la croissance s’arrête (Singleton,
2002)

• Les bactéries thermophiles sont celles dont la température de croissance optimale est
45 °C ([Link])
• Les bactéries thermotolérantes peuvent survivre, mais ne pas nécessairement croitre à
des températures qui tueraient normalement la plupart des autres bactéries végétatives.
• Bactéries mésophiles ont une croissance optimale à des températures comprises entre
15et 450C.
• Les bactéries psychrophiles croisent de façon optimale à ou au-dessous de e150C.

Les bactéries psychrotrophes peuvent croitre à basse température (0 à 50C). (Singleton,


2002)

17
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

3-1-1-2-L’eau

L’eau contribue à la masse d’une bactérie pour 80 % ou plus et au cours de leur


croissance, les substances nutritives et les déches pénètrent et quittent respectivement la
cellule, en solution. Par conséquent, les bactéries ne peuvent croitre que dans ou sur des
matières contenant suffisamment d’eau libre (disponible). Dans une matière donnée toute
d’eau n’est pas nécessairement disponible pour la croissance bactérienne ; une partie peut, par
exemple, être lié à des gels hydrophiles ou à des ions en solution (Singleton, 2002).

3-1-1-3-Exigences gazeuses

 CO 2

Le carbone entre dans la composition du squelette de toutes les molécules organiques et


est à ce titre un des éléments les plus abondants de la cellule (50% du poids sec). Les
autotrophes métabolisent la molécule carbonée la plus simple, le CO 2 atmosphérique comme
seule source de carbone. Les hétéotrophes utilisent des molécules organiques complexes dont
la diversité est étonnante (Annie et Françoise, 2001).

 L’Oxygène O 2

Les bactéries aérobies poussent en présence de l’oxygène de l’air. Quand elles


manifestent une dépendance absolue vis-à-vis de ce gaz, elles sont aérobies « stricts » (Annie,
Françoise, 2001).

Les anaérobies stricts ne croitront normalement que si l’oxygène est absent. Ces
organismes se trouvent, par exemple, dans la vase des cours d’eau et dans le rumen.

Les bactéries qui croisent normalement en présence d’oxygène mais peuvent quand
même se développer en anaérobiose (absence d’oxygène) s’appellent les anaérobies
facultatifs. De la même façon, celles qui croisent normalement en anaérobiose mais peuvent
aussi s’accommoder de la présence d’oxygène, ont reçu le nom d’aérobies facultatifs
(Singleton, 2002).

3-1-1-4-Le pH

Le pH optimum pour la croissance de la plupart des bactéries se situe aux environs de


7 (pH neutre) car la majorité des espèces ne peuvent se développer dans des milieux très
acides ou très alcalin. Toutefois, certaines bactéries non seulement tolèrent, mais préfèrent des

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Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

conditions acides ou fortement acides. Parmi ces organismes acidophiles, on peut citer
thiobacillus thiooxidan (Singleton, 2002).

3-1-1-5-Les substances nutritives

Les substances nutritives servent de matières premières aux cellules bactériennes pour
leur croissance, leur entretien et leur division. Considérées dans leur ensemble, les bactéries
utilisent pour se nourrir une vaste gamme de composés ; ceux-ci incluent divers sucres et
hydrate, de carbone, de méthane, des sels inorganiques, d’azote, de phosphore ; de soufre et
d’autre matières dont a besoin la substance vivante (Hacene, 2016).

3-2-Métabolisme des bactéries

Le métabolisme est l'ensemble des réactions biochimiques mises en jeu par un organisme
pour permettre sa croissance. Les réactions métaboliques peuvent être classées en deux
catégories:

• Celles qui produisent de l'énergie: catabolisme.


• Celles qui consomment de l'énergie: anabolisme ou biosynthèse (Annie et Françoise, 2001)

3-3-Quelques germes indicateurs de pollution fécale

3-3-1-Les coliformes

Les coliformes sont des micro-organismes appartenant à la famille des


Enterobacteriacae que nous retrouvons partout dans notre environnement, dans notre corps,
de même que dans celui de tous les êtres vivants. L'ensemble de ces coliformes se nomme
coliformes totaux (Rodier, 2009).

Le terme « coliforme » correspond à des organismes en bâtonnets, non sporogènes,


Gram négatif, oxydase négatifs facultativement anaérobies, capables de fermenter le lactose
avec production de gaz en 24 à 48 heures à une température comprise entre 360 C et 370 C.

Elles existent dans la matière fécale mais se développent également dans les milieux naturels
(Leyral et al ; 2002).

3-3-1-1-Les coliformes fécaux

Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des coliformes


totaux. Ce sont des bâtonnets Gram (-), aérobies et facultativement anaérobies ; non sporulant,

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Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

capables de fermenter le lactose avec production de l'acide et de gaz à 36 et 44°C en moins de


24 heures. Ceux qui produisent de l'indole dans l'eau peptonée contenant du tryptophane à
44°C, sont souvent désignés sous le nom d'Eschericia Coli (Hacene, 2016) (voir figure 05).

Figure 05: Escherichia-coli sous microscope électronique à G X 1000 (Denis F et al, 2000)

3-3-1-1-2-Métabolisme et habitat des coliformes fécaux

Hôte normal de l’intestin et des animaux, c’est l’espèce aérobie la plus représentée dans le
tube digestif. La présence de colibacilles ou espèces voisines dans l’eau est un témoin de
contamination fécale Escherichia coli exprime les caractères généraux des entérobactéries.

Il est en outre :

-Lactose(+) - H 2 S(-)
-Indole(+) - Gaz(+)
-Citrate(-) - Uréase (–)
-Acétoïne (-)

3-3-2-Les streptocoques

Les streptocoques appartiennent à la famille des streptococcaceae. Ce sont des cocci


à Gram positif arrondis ou ovoïdes ou rarement allongées en bâtonnets (Hacene, 2016). Les
streptocoques nécessitent pour leur multiplication de nombreux facteurs de croissance qui
sont présents dans la gélose au sang frais (voir figure 06).

20
Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

Figure 6 : Photo originale 2018 des streptocoques sp sous microscope x G1000

3-3-2-1-Les streptocoques fécaux

Les streptocoques fécaux sont un sous-groupe des streptocoques, en grande partie d'origine
humaine. Cependant, certaines bactéries classées dans ce groupe peuvent être trouvées également
dans les fèces animales, ou se rencontrent sur les végétaux. Ils sont néanmoins considérés
comme indicateurs d'une pollution fécale et leur principal intérêt réside dans le fait qu'ils sont
résistants à la dessiccation. Ils apportent donc une information supplémentaire sur une pollution.
L’identification de streptocoques fécaux donnera une confirmation importante du caractère fécal
de pollution (OMS, 2004).

Figure 07: streptocoques fécaux ([Link])

3-2-2-Métabolisme et habitat

Les streptocoques ont un métabolisme anaérobie, la plupart des souches tolèrent


l’oxygène et peuvent être cultivées in veto en aérobie, ils n’ont pas de catalase. Leur croissance
est favorisée par l’apport de CO 2 ou par atmosphère anérobie (Hacene, 2016).

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Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

Les streptocoques sont des bactéries ubiquistes, saprophytes, ils sont retrouvés aussi
bien dans l’eau que dans l’air et le sol.

3-3-3-Les clostridiums

Le genre clostridium est un genre bactérien regroupant des bacilles gram positif
anaérobies souvent sporulés anaérobies stricts pour la plupart, mobiles en général par
l’intermédiaire de flagelles péritriches (Annie et Françoise, 2001).

3-3-3-1-Les clostridiums sulfito-réducteurs

Les Anaérobies Sulfito- Réducteurs (ASR) sont des germes telluriques (présents dans
le milieu extérieur : sol, eau, air, etc… capables d’y résister très longtemps sous forme de spore
(Nathaolie,2002), présents également dans la flore intestinale de l’homme et des animaux. Ils se
développent dans des conditions d’anaérobiose (absence d’oxygène). Les spores de ces germes
sont très résistantes à la chaleur (Figarellaet al, 2001).A la différence des Coliformes, ces
sporessurvivent dans l’eau pendant longtemps, car elles sont plus résistantes à l’action des
facteurs chimiques et physiques que les formes végétatives. Elles peuvent ainsi fournir des
indications sur une pollution éloignée ou intermittente (ISO, 1986).

Figure 08 : Photographie de Clostridium perfringens observée au microscope optique G×1000


(POURCHER, 2007)

3-3-3-2-Métabolisme et habitat

Les clostridium sulfato-réductricessont des bactéries anaérobies; ce sont les sulfates


qui remplacent l'oxygène pour la respiration cellulaire. Au cours du métabolisme, les sulfates
sont réduits en sulfures. Ils sont présents dans le sol, tube digestif de l’homme et des animaux.
(Singleton, 1999).

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Chapitre II: Paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées

4- Paramètres parasitologiques

La recherche des agents infectieux dans l’eau ne se limite plus à la recherche des
bactéries. En effet suite à des épidémies parfois importantes, les parasites ont été identifiés et
peuvent donc maintenant être recherchés dans les eaux. L’OMS a, classé les parasites, en 2003
parmi les agents pathogènes émergents. Ce classement fait suite à l’observation d’une
augmentation significative de cas d’épidémies d’origine hydrique liées aux parasites à travers le
monde.
 Les helminthes :
Les helminthes sont des parasites intestinaux, fréquemment rencontrés dans les eaux
résiduaires. Dans les eaux usées urbaines, le nombre d’œufs d’helminthes peut être évalué
entre 10 et 103 germes/L (Tfeyeche, 2014). Le dénombrement des helminthes dans les eaux
usées traitées est d’une importance capitale, en particulier lorsque ils sont rejetées dans le
milieu naturel. Beaucoup de ces helminthes ont des cycles de vie complexes comprenant un
passage obligé par un hôte intermédiaire. Le stade infectieux de certains helminthes est
l'organisme adulte ou larve, alors que pour d'autres, ce sont les œufs (Faby, 1997). Les œufs
d’helminthes sont très résistants et peuvent notamment survivre plusieurs semaines voire
plusieurs mois sur les sols ou les plantes cultivées (Baumont et al. 2004).

 Les protozoaires

Les protozoaires sont des organismes unicellulaires munis d’un noyau, plus complexes et plus
gros que les bactéries. La plupart des protozoaires pathogènes sont des organismes parasites,
c’est-à-dire qu’ils se développent aux dépens de leur hôte. Certains protozoaires adoptent au
cours de leur cycle de vie une forme de résistance, appelée kyste. Cette forme peut résister
généralement aux procédés de traitements des eaux usées (Baumont et al, 2004). Parmi les
protozoaires les plus importants du point de vue sanitaire, il faut citer Entamoeba histolytica,
responsable de la dysenterie amibienne et Giardia lamblia (Asano, 1998).

5-Conclusion

Les paramètres physiques et chimiques des eaux permettent d’évaluer l’efficacité du


traitement d’une station donnée. L’examen bactériologique est le moyen le plus précis de
déceler les pollutions fécales récentes, donc potentiellement dangereuses, pour apprécier la
qualité des eaux usées traitées en vue de leur rejet dans le milieu naturel.

23
Partie
experimentale
ChapitreI Matériels et méthodes

Introduction

Au cours de ce chapitre, on a procédé au prélèvement et l’échantillonnage afin


d’analyser l’eau usée brute et épurée de la ville de Tizi Ouzou traitée par la STEP Est.
L’analyse effectuée touche les paramètres bactériologiques, physico-chimique ainsi qu’une
étude parasitaire afin de faire apparaître les lacunes qui peuvent exister dans la STEP
concernée

1-Présentation de la station

La station d’épuration Est de la ville de Tizi-Ouzou a été conçue au début des années 90
et a été mise en marche en 2000.

Cette dernière est un établissement classé, d’une capacité de 120 000 équivalents
habitants, qui a été conçue pour épurer les eaux usées urbaines afin de protéger le milieu
récepteur, en l’occurrence l’Oued Sebaou.

2- Situation géographique

Elle est située à L’endroit du pont de bougie situé à 3 Km à L’Est de la ville de T.O.

Le terrain de la station occupe une partie de la berge de L’oued Sebaou présentant une
pente d’orientation Nord-Sud l’altitude moyenne de site est de 70m (voir figure 09).

Figure 09 : situation géographique de la STEP, (ONA, 2018).

24
ChapitreI Matériels et méthodes

2-1-Fiche technique de la station d’épuration

Les caractéristiques techniques de la STEP Est, sont préciseés dans le (Tableau 2)

Tableau 2 : Caractéristiques techniques de la station d’épuration Est de la ville Tizi Ouzou (ONA ; 2003)

Désignation Valeurs
Type de réseau Unitaire
Nature des brutes Domestiques
Population raccordée 120 000 EH
Débit journalier en temps sec 18 000m3/j
Débitmoyenjournalier 750m 3/h
Débit de pointe en temps sec 1260m3/h
Caractéristique techniques de STEP (ONA,
2013)

2-2-Description des ouvrages de la STEP

La station d’épuration Est de la ville de Tizi Ouzou est composée de plusieurs ouvrages
illustrés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 3: Différents ouvrages de traitement (MANACEUR et SAIDJK, 2013)

Différents traitements Nom d’ouvrage Nombre

Prétraitements Dégrilleur grossier (manuel)


1
Dégrilleur fin (mécanique et manuel)

Dessaleur déshuileur 2

Traitement secondaire Bassin d’aération 2

Clarification Décanteur racleur 2


Stabilisation Bassin de stabilisation 2

Déshydratation Lit de séchage 20

25
ChapitreI Matériels et méthodes

3-Le prélèvement d’eau

Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate à laquelle le plus grand
soin doit être apporté; il conditionne les résultats analytiques et l’interprétation qui en sera
donnée.

Au cours de notre étude, le prélèvement s'est fait dans deux points différents de la STEP
Est de Tizi-Ouzou, le premier est à l’entré (eau brute) et l’autre à la sortie, dans des flacons
stériles. Ceux-ci sont immergés en position verticale à 30 Cm de profondeur en tenant le fond
de chaque flacon dirigé en sens contraire du courant, puis on les remonte en exécutant un
mouvement en « U » .Le choix d’échantillonnage est le suivant :

• Echantillon composite : l’échantillon préparé par mélange de plusieurs échantillons


ponctuels, de volume constant, prélevé à intervalle de temps constant (voir figure 10).

Figure10 : point de prélèvement d’eau brute (ONA, 2018)

4- Le transport des échantillons d’eau

La norme NF T 90-420 de février 1987 indique que les échantillons doivent être
maintenus à une température comprise entre 1 et 4°C dès leur prélèvement, dans des
emballages isothermes (glacières) pour empêcher la prolifération des germes.

Tous les flacons portent une étiquette où sont mentionnées les indications suivantes :

- La nature de l’eau
- Le lieu de prélèvement
- La date de prélèvement

26
ChapitreI Matériels et méthodes

- Condition climatiques
- Nom de préleveur

5-Analyses bactériologiques

L’analyse bactériologique a pour but la recherche et dénombrement des germes existant


dans l’eau brute et traitée à analyser.

Un examen bactériologique ne peut être valablement interprété que s’il est effectué sur un
échantillon correctement prélevé, dans un flacon stérile, Selon un mode opératoire précis
évitant toute contamination, correctement transporté au laboratoire et analysé au moins après
6 heures dans des conditions satisfaisantes (Rodier , 2009).

En raison de la diversité des espèces bactériologiques, des tests vont être analysés et qui
représenteront par la suite l’aspect microbiologique de ces eaux.

Les analyses de l’eau brute et l’eau traitée ont été effectuées au sein du laboratoire de
traitement des eaux de la faculté des sciences biologiques et agronomiques de l’université
Mouloud Mammeri durant trois mois, en se basant sur la recherche et le dénombrement des
paramètres suivants :

• La flore mésophile saprophyte et pathogène.


• Coliformes totaux et fécaux ;
• Streptocoques fécaux ;
• Clostridium sulfito-réducteurs.

5-1-Matériels utilisés

• Bec-bunsen • Boites de pétries


• Filtres de 0.45 μm • flacons stériles
• Rampe de filtration • Eprouvettes
• Pincestérile • Entonnoirs
• Etuve 220c, 370c ,440c • Etiquettes
• Pipettes pasteur • Conteur colonies
• Bain marie • Portoirs
• Tubes à essaisstériles • Plaque chauffante

27
ChapitreI Matériels et méthodes

5-2-Produits utilisés

• Milieu de culture gélose TGEA ; • Réactif de kovacs, alun de fer, sulfite de


• Milieu de culture BCPL ; sodium et l’huile de vaseline.
• Milieu Schubert ; • Milieu tergitol préparé
• Milieu de culture ROTHE ; • Milieu Slanetz
• Milieu LITSKY EVA ; • Milieu BEA
• Milieu gélose viande de foie (VF)

5-3-Dénombrement de la flore mésophile totale à 37°Cet à 22°C

 Principe

Selon les normes internationales les germes totaux se définissent comme étant la totalité
des bactéries, levures et moisissures capables de former des colonies dans ou sur le milieu de
culture spécifié dans les conditions d’essai. Les milieux les plus utilisés sont le milieu CPA ou
TGEA. Le double dénombrement à 220C et à 370C permet la culture d’une gamme plus
étendue de micro-organismes.

 Mode opératoire

-Agiter vigoureusement le flacon contenant la solution mère et prélever 1mL d’échantillon à


l’aide d’une pipette, dans la zone d’asepsie.
-Ouvrir le tube contenant 9 ml d’eau physiologique stérile, flamber l’ouverture y introduire le
volume prélevé sur la paroi (dilution décimale). Eviter tout contact entre la pipette et
l’inoculum et le diluant .Flamber et refermer le tube.
-Agiter ce tube puis prélever 1mL et verser dans un autre tube contenant 9mL d’eau
physiologique stérile. L’opération est renouvelée en changeant de pipettes et en versant 1mL
de nouveau dans un autre tube et ainsi de suite jusqu’à la sixième dilution (10-6).
-Ensuite, en zone stérile, ensemencer en masse deux séries de boites de pétri pour chaque
dilution en versant 1mL d’inoculum et de ses dilutions décimales successives.
-Couler la gélose TGEA maintenue en surfusion mais légèrement refroidie (45°c)
-Homogénéiser avec des mouvements circulaires. Laisser refroidir la gélose sans la bouger en
zone stérile.

28
ChapitreI Matériels et méthodes

- Couvercle en bas.
-Incuber une série de boites durant 72 heures à 370C pour la recherche des germes pathogènes
et incuber l’autre série à 220 C pour la recherche des germes saprophytes.

 Lecture

-Compter toutes les colonies à l’aide d’un compteur de colonies en marquant chaque colonie
sur le fond avec un marqueur indélébile. On considère que les colonies sont dénombrables si
leur nombre est entre 30 et [Link]-dessus de 300 elles sont indénombrables et en dessous de
30, on considère qu’elles sont rares pour être dénombrées.
-calculer le nombre de bactéries par ml avec la formule suivante :

∑ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
N=
𝑉𝑉𝑚𝑚𝑚𝑚 X (𝑛𝑛1 +0.1𝑛𝑛2 )𝑑𝑑1

• N : Nombre d’UFC par ml de produit initial ;


• ∑ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 : Sommes des colonies des boites interprétables ;
• 𝑉𝑉𝑚𝑚𝑚𝑚 : Volume d’inoculum déposé par boite (1ml) ;
• 𝑛𝑛1 : Nombre de boites considéré à la première dilution retenue ;
• 𝑛𝑛2 : Nombre de boites considéré à la seconde dilution retenue ;
R

• 𝑑𝑑1 : Facteur de la première dilution retenue


R

29
ChapitreI Matériels et méthodes
1 ml

1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml

Solution mère
-1 -2 -3 -4 -5 -6

9 ml d’eau
Physiologique stérile
dans chaque tube

1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml 1 ml

Couler la gélose TGEA


Gélose En surface après l’ensemencement Gélose

TGEA TGEA

Série de
boite incubée
à 370c

Série de
boite incubée
à 220c

Dénombrement de la
flore pathogène (37°c)
Germes totaux

Dénombrement de la
flore saprophyte (22°c)

Figure 11 : dénombrement de la flore mésophile pathogène et saprophyte (2018)


30
ChapitreI Matériels et méthodes

5-4- Méthode de dénombrement de nombre le plus probable NPP

Le dénombrement des coliformes totaux, fécaux et les streptocoques fécaux est effectué
suivant la méthode du nombre le plus probable (NPP) de la table de Mac Grady (Annexe 1).

 Principe

Cette méthode est une estimation statistique du nombre de micro-organismes supposés


distribués dans l’eau de manière aléatoire. Dans ce type de méthode, les bactéries se
multiplient librement dans le milieu liquide. En cas de présence, l’ensemble du milieu liquide
inoculé vire à la « positivité » (trouble ou virage de couleur) (Rodier, 2009).Un jugement
quantitatif est possible en jouant sur les volumes de la prise d’essai. Le NPP estimé est dans
100ml d’eau.

5-4-1-Dénombrement des coliformes totaux et fécaux

La recherche et le dénombrement des bactéries coliformes dans les eaux en milieu liquide
par la technique du NPP.
 Technique en milieu liquide sur BCPL

La technique en milieu liquide fait appel à deux tests consécutifs à savoir :

 le test de présomption : réservé à la recherche des Coliformes totaux.


 le test de confirmation : encore appelé test de Mac Kenzie et réservé à la Recherche des
Coliformes fécaux à partir des tubes positifs du test de présomption

5-4-1-1-Test de présomption

Le dénombrement présomptif des coliformes totaux est réalisé sur bouillon lactosé au
pourpre de bromocrésol (BCPL).

 Mode opératoire

A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement et ensemencer :

- Un flacon contenant 50ml de milieu BCPLD/C muni d’une cloche de Durham avec 50 ml
d’échantillon

- 5 tubes contenant 10ml de milieu BCPL D/C muni d’une cloche de Durham avec 5 ml.

- 5 tubes contenant 10ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de Durham avec 1 ml.

31
ChapitreI Matériels et méthodes

Chasser l’air éventuellement présent dans les cloches de Durham et bien mélanger le milieu et
l’inoculum.

L’incubation se fait à 370c pendant 24 à 48 heures.

 La lecture

Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :

- un dégagement de gaz (supérieur 1/10 ème de la hauteur de la cloche),


- un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu au jaune (ce qui constitue le
témoin de la fermentation du lactose présent dans le milieu).
- Ces deux caractères étant témoins de la fermentation du lactose dans les conditions
opératoires dé[Link] lecture finale se fait selon les prescriptions de la table NPP.

5-4-1-2-Test de confirmation ou test de Mac Kenzie

 Principe

Le test de confirmation est basé sur la recherche des coliformes fécaux parmi lesquels on
redoute surtout la présence d’Escherichia coli.

Les coliformes thermo tolérants ont les mêmes propriétés de fermentation que les coliformes
mais à 440c. Escherichia coli est un coliforme thermo tolérant qui entre autre :

-Produit de l’indole à partir du tryptophane présent dans le milieu à 440c,

-Donne un résultat positif à l’assai au rouge de méthyle,

-Ne produit pas de l’acéthyl méthyle carbinol,

-N’utilise pas le citrate comme source unique de carbone.

 Mode opératoire

Les tubes de BCPL trouvés positifs lors du dénombrement des coliformes, feront l’objet
d’un repiquage de quelque goutte à l’aide d’une pipette dans un tube contenant le milieu
Schubert muni d’une cloche de Durham.
Chasser l’air éventuellement présent dans les cloches de Durham et bien mélanger le
milieu et l’inoculum.
L’incubation se fait à 440c pendant 24 heures.

32
ChapitreI Matériels et méthodes

 Lecture
Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :

- Un dégagement gazeux,
- Un anneau rouge en surface, témoin de la production d’indole par Escherichia coli
après adjonction de 2 à 3gouttes du réactif de kovacs.
La lecture finale s’effectue également selon les prescriptions de la table du NPP en tenant
compte du fait qu’Escherichia coli est à la fois producteur de gaz et d’indole à 440c.
Les résultats sont exprimés sous la forme du nombre le plus probable de coliformes totaux et
d’[Link]

Eau à

Analyser

1 X 50 ml 1 X 5 ml
5 X 10 ml

BCPL D/C BCPL D/C BCPL S/C


Test
Incubation a 37°c 24 à 48 heures présomptif

+ + + + - + + + - -
+

BCPL D/C BCPL D/C BCPL S/C


Repiquage sur milieu Schubert + cloche

Incubation à 440c 24heures


Ajouter 2 à 3 gouttes de kovacs

+ + - - + - -
+
1
2 1
Figure12: Dénombrement des coliformes totaux et fécaux(2018)

33
ChapitreI Matériels et méthodes

5-4-2-Recherche et dénombrement des streptocoques en milieu liquide sur ROTHE

Conformément à la norme NF T 90-411 et tout comme la méthode de recherche des


coliformes en milieu liquide, celle de la recherche et le dénombrement des Streptocoques
fécaux fait appel à deux tests consécutifs à savoir :
 Le test de présomption: réservé à la recherche présomptive des streptocoques sur bouillon
de Rothe.
 Le test de confirmation: réservé à la confirmation réelle des Streptocoques fécaux sur
bouillon de Litsky en cas d’obtention d’un résultat positif dans le premier test.

5-4-2-1-Test présomptif

La numérotation présomptive est réalisée à l’aide de milieu ROTHE à l’azide de sodium.


Ce dernier inhibe la croissance des micro-organismes à Gram négatif et par son action
bactériostatique et favorise la culture des streptocoques fécaux.

 Mode opératoire

A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement :


- 50ml dans un flacon contenant 50ml de milieu Rothe D/C.
- 5 fois 10ml dans 5 tubes contenant 10ml de milieu Rothe D/C.
- 5 fois 1ml dans 5 tubes contenant 10ml de milieu Rothe S/C.
Bien mélanger le milieu et l’inoculum.
L’incubation se fait à 370c pendant 24 à 48 heures.

 La lecture

Seront considérés comme présomptifs les tubes présentant un trouble microbien seulement
ces derniers :
- Ne doivent pas faire l’objet de dénombrement,
- Doivent par contre, absolument faire l’objet d’un repiquage sur litsky EVA dans le but
d’être justement confirmés.

5-4-2-2-Test de confirmation

Le test de confirmation est basé sur la confirmation des streptocoques éventuellement


présents dans le test de présomption.

34
ChapitreI Matériels et méthodes

Les tubes de Rothe trouvés positifs feront l’objet d’un repiquage à l’aide d’une pipette
bouclée dans les tubes contenant le milieu EVA Litsky. Bien mélanger le milieu et
l’inoculum.
L’incubation se fait à 370c pendant 24 heures.

 La lecture

Sont considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :


- Un trouble microbien et une pastille violette (blanchâtre) au fond des tubes.
La lecture finale s’effectue également selon les prescriptions de la table du NPP

Eau à

Analyser

1 X 50 ml 1 X 5 ml
5 X 10 ml

Rothe D/C Rothe D/C Rothe S/C


Test
Incubation a 37°c 24 à 48 heures présomptif

+
+ + + + - + + + - -

Rothe D/C Rothe D/C Rothe S/C


Repiquage sur milieu Eva litsky

Incubation à 370c 24heures

Pastille violette

ou blanchâtre

+ + - - + - -
+
2 1
1 Figure13 : Dénombrement des streptocoques totaux et fécaux(2018)

35
ChapitreI Matériels et méthodes

5-5-Recherche et dénombrement sur milieu solide

5-5-1-Recherche et dénombrement des coliformes par la méthode de filtration sur


membrane (la norme ISO9308-1)

Cette méthode consiste à rechercher et dénombrer des Escherichia coli et des coliformes
qui sont présentes dans tous types d’eau. En utilisant une rampe de filtration et des filtres de
0.45µm.

 Mode opératoire

-Stériliser l’entonnoir gradué en verre ainsi que le filtre poreux en les faisant passer à travers
la flamme du bec bunsen.

-Refroidir avec de l’eau à analyser ou avec de l’eau distillée ;

-Flamber la pince et transférer dans conditions d’asepsie la membrane poreuse de 0.45µm et


la mettre entre l’entonnoir et le filtre poreux ;
-Fixer ce dispositif avec la pince correspondante ;
-Verser ensuite aseptiquement entre deux becs bunsens les échantillons à analyser (eau brute
et eau épurée) ;
-Actionner la pompe à vider pour absorber l’eau à travers la membrane ;
-Après avoir filtré toute la quantité d’eau (100ml), arrêter la pompe et retirer la membrane à
l’aide d’une pince stérile, et la transférer immédiatement sur la surface d’une plaque de gélose
Tergitol préalablement préparée.
-Incuber les boites de pétries couvercles en bas à Incuber à 37 C°; pendant 24h (jusqu’à 48 h)
pour les coliformes totaux, et incuber à 44°C pendant 24 heures afin d’avoir les coliformes
fécaux.
-Après incubation, considérer les colonies lactose positif comme caractéristiques, des
coliformes, quelle que soit leur taille, si le milieu présente une coloration jaune sous la
membrane.
100 ml
Incubation à 370c

Compter les colonies


orange et jaunes
Incubation à 440c

Figure 14: Méthode pour la recherche des coliformes par filtration sur membrane (2018)

36
ChapitreI Matériels et méthodes

5-5-2-Dénombrement des streptocoques fécaux


- La technique de filtration est la même que celle précédemment décrite. Seulement le milieu
utilisé dans ce cas-là est le milieu Slanetz.
- les milieux ont été incubés à 37°C pendant 48h.
-Des colonies roses à marrons avec un diamètre de 0.5 à 2 mm peuvent être observées.
Test confirmatif
- Un repiquage des colonies est effectué sur milieu BEA et l’incubation est réalisée à 44°C
pendant 24 heures.
- La présence des colonies noires indique la présence des Streptocoques.
- Le résultat est donné en nombre de germes par 100 ml.

100 ml Compter les colonies


Compter les colonies
Rose
noires

Déposer le filtre Incubation à


Incubation à Incubation à
370c
Sur la gelose 370c 440c
slanetz

Figure 15 : dénombrement des streptocoques fécaux par filtration (2018)

5-6-La recherche et le dénombrement des Clostridiums sulfito-réducteurs

 Principe
Conformément à la norme NF T 90-415, après destruction des formes végétatives par un
chauffage à 80°C, l'échantillon est incorporé à un milieu de base fondu, additionné de sulfite
de sodium et de sel de fer. Après solidification et incubation, la présence de germes sulfito -
réducteurs se traduit par un halo noir autour des colonies.
 Mode opératoire

-Dans la zone stérile, porter dans 4 tubes 5ml de l’échantillon à analyser ;

-Elaborer pour les quatre tubes un chauffage à 800C pendant 10 minutes ; puis un
refroidissement brutale sous l’eau de robinet (choc thermique qui a pour but d’éliminer la
forme végétative) ;

-Compléter ensuite chaque tube avec environ 15ml de la gélose VF+Alun de fer et sulfite de
sodium et mélanger avec précaution ;

37
ChapitreI Matériels et méthodes

- Ajouter une couche de vaseline.

 Lecture
- Des colonies noires apparaissent sur la gélose. Les bactéries sulfito-réductrices détectées
appartiennent souvent à l’espèce Clostridium perfringens

Eau à

Analyser

Chauffage à 80°c 5 ml 5 ml 5 ml
5 ml

10 min

Refroidissement brutale sous l’eau de robinet

Ajouter environ15 ml de Gélose VF pour laquelle on a ajouté une ampoule d’alun


de fer et de sulfite du sodium

Ajouter une couche


d’huile de vaseline

Incubation a 37°c24 à 48 heures

Dénombrement des
spores

Figure16 : Dénombrement des spores des clostridiums sulfito-reducteurs (2018)

38
ChapitreI Matériels et méthodes

6-Analyses physico-chimiques

Afin d’évaluer les performances de la station d’épuration Est de la ville Tizi Ouzou en matière
d’abattement de la pollution de l’eau, une série d’analyses sur les paramètres de pollution de
l’eau ont été effectuées respectivement à l’entrée (eaux brutes) et à la sortie (eaux traitées) de
cette STEP. , nous avons suivi les paramètres suivant : T°, pH, conductivité, turbidité, DBO₅,
DCO, MES, NO₂⁻, NO₃⁻, NH4+, et PO 4 -3.

Ces séries d’analyses peuvent être résumées en :

 Analyses quotidiennes : MES, température, PH conductivité et turbidité


 Analyses complètes : MVS, DBO₅, DCO, NO₂⁻, NO₃⁻, NH 4 +, et PO 4 -3.
6-1-Prélèvement et échantillonnage

La méthode appliquée dans la station d’épuration Est de Tizi-Ouzou est également celle de
l’échantillon composite.
Cette méthode permet donc de récolter une fraction de l’ensemble de matières polluantes
qui s’écoulent durant la journée à travers les installations.

6-2-Matériels utilisés

- L’eau distillée ; - Conductimètre ;


- Papiers absorbants ; - Réacteur DCO ;
- Flacons colorimétriques ; - DBO mètre ;
- Barreaux magnétiques ; - PH mètre ;
- filtres - Incubateurs à (20°C, 105°C, et 155°C) ;

6-3-Produits utilisés

• Des pastilles (Nitra Ver 5), (Nitri Ver 3), (Nitra Ver 6), (salicylate ammoniacale),
(cyanurâtes ammoniacale).
• Acide sulfurique, acide sulfurique sulfate d’argent, féroïne, acide sulfurique 04mol/l
• Solution d’hydroxyde de potassium, hydrogénophtalate de potassium.
• Sulfate de fer et d’ammonium.

39
ChapitreI Matériels et méthodes

6-4-Programmes utilisés
Le tableau 4 présente les programmes du colorimètre utilisés pour la méthode chlorométrique
Tableau 4: programmes utilisés pour détermination de quelques paramètres physico-
chimiques
Les paramètres Programmes

NO 2 - 60
PO 4 -3 79
NH 4 64
MES 94
Turbidité 95
NO 3 - 55

7-Détermination des caractéristiques physico-chimiques des eaux usées

7-1-Analyses quotidiennes

Ces analyses sont effectuées pour les eaux à l’entrée et à la sortie de la STEP Est de Tizi-
Ouzou au sein du laboratoire d’analses physico-chimiques.

7-1-1-Détermination de la température

Elle est le facteur le plus apprécié pour une eau destinée à l’irrigation, elle est mesurée par un
thermomètre (Tfeyeche, 2014).

7-1-2-Mesure de pH

 Mode opératoire
-Allumer le pH mètre.
-Prendre une quantité suffisante d’échantillon, pour immerger l’électrode et la sonde,
dans un bécher.
-Plonger successivement la sonde de température et l’électrode de pH dans
l’échantillon.
-Attendre la stabilisation de la mesure pour faire la lecture.

7-1-3 Détermination de la conductivité

 Mode opératoire
- Préparer et étalonner le conductimètre.

40
ChapitreI Matériels et méthodes

- Verser une quantité d’échantillon dans un bécher.


- Allumer le conductimètre et sélectionner l’échelle de conductivité appropriée.
- Plonger la sonde dans l’échantillon.
- Attendre jusqu’à ce que la mesure se stabilise et faire la lecture, le résultat obtenu est
exprimé en « μ S/cm ».

7-1-4- Détermination de la turbidité

-On prélève 10 ml d’échantillon à analyser et on le met dans des flacons spéciaux


-On allume le colorimètre
-On choisit le numéro du programme approprié.
-On étalonne avec 10 ml d’eau distillée (le blanc).
-On place les échantillons l’un après l’autre et on fait la lecture.

7-1-5-Détermination des matières en suspension MES (norme ISO 8006)

La méthode de photométrique de détermination des MES est une mesure directe, simple qui
ne nécessite ni filtration, ni séchage, ni pesée.

On homogénéise l’échantillon de l’eau brute et épurée, on verse ensuite 10 ml dans le flacon


colorimétrique, la lecture des résultats se fait suivant les étapes citées ci-dessous :

-On choisit le numéro du programme,

-Verser le blanc (10 ml eau distillée) et l’échantillon (10 ml eau brute, 10 ml eau épurée) dans
les cuvettes de colorimètre.

-Placer le blanc dans le puits de mesure

-Presser sur zéro,

-Agiter puis placer l’échantillon dans le puits du colorimètre,

-Remettre le capuchon de l’appareil et presser read et noter le résultat.

7-2- Analyses complémentaires

7-2-1-La DBO 5
 Mode opératoire
- Mettre en marche le DBO mètre tout en réglant le thermostat à 20 °C ± 1°C.
- Réchauffer ou refroidir un volume d’échantillon à 20°C ± 2°C.

41
ChapitreI Matériels et méthodes

- Préparer les flacons DBO, (rincer avec l’eau distillée puis avec l’eau à analyser).

Le tableau 5 indique les volumes et les échelles utilisés pour la détermination de la DBO 5

Tableau 5: Echelles et volume de mesure de la DBO 5 .

Volume d’échantillon Echelle de mesure


97ml 0-800 mg O 2 /l
365ml 0-80mg O 2 /l

- On remplit les bouteilles de :


 97ml d’eau d’entrée.
 365ml d’eau de sortie.
-Introduire un barreau magnétique dans chaque flacon.
-Placer dans l’incubateur pendant une heure pour permettre à l’échantillon d’atteindre
la température de 20°c.
-Placer du KOH dans les couvercles (le KOH permet de fixer le CO 2 dégagé).
-Placer les oxytop sur les flacons en les serrant bien.
-Programmer les oxytop tout en choisissant l’échelle qui correspond au volume
d’échantillon choisi.
-Les échantillons sont ainsi laissés dans le DBO mètre à température constante (20°C)
et dans l’obscurité pendant 5 jours.
-Apres 5 jours, on procède à la lecture.

Figure17: DBO mètre (2018)

42
ChapitreI Matériels et méthodes

7-2-2-La DCO ( DR/890 colorimeter)

On prépare :

-Un échantillon témoin avec 10ml de solution d’hydrogénophtalate de potassium


(étalon).
-10ml d’eau distillée.
-10ml d’eau usée (entrée).
-10ml d’eau traitée (sortie).
- On ajoute à chaque flacon 5 ml de dichromate de potassium, 15 ml d’acide
sulfurique sulfate d’argent.
-On ajoute ensuite deux régulateurs d’ébullition dans chaque tube.
-On met ces derniers dans le réacteur à DCO pendant 2heures à 150°C.
-Apres refroidissement on ajoute pour chaque flacon 45 ml d’eau distillée.
-Puis on titre le tout avec le sulfate de fer et d’ammonium.
-Puis on procède au calcule on utilisant la formule suivante :

8000. 𝑐𝑐 (𝑉𝑉1 − 𝑉𝑉2)


𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷 =
𝑉𝑉0
Ou :

C : est la concentration en quantité de matière, exprimée en moles par litre de la


solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium.
V 0 : est le volume, en millimètres, de la prise d’essai avant dilution.
V 1 : est le volume, en millimètres, de la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium.
V 2 : est le volume, en millimètres, de la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium.
8000 : est la masse molaire, en milligrammes par litre, de ½ d’O 2

7-2-3-Les nitrites NO 2 -

 Mode opératoire

-On effectue une dilution à l’eau de sortie à ½ ou à 1/5.


-On prélève 10 ml d’échantillon, on y ajoute le réactif Nitriver 3 avec agitation puis 15
minutes de réaction.

43
ChapitreI Matériels et méthodes

-Les blancs sont les échantillons sans réactifs.


On règle le colorimètre en choisissant le programme et on fait la lecture.

7-2-4-Les NO 3 -

 Mode opératoire
 Entrée
-On prend 10 ml d’eau d’entrée, on y ajoute le réactif nitrver 6 (nitrate LR) avec 3 min
d’agitation et 2 min de décantation.
-On y ajoute le nitriver 3 et on laisse réagir pendant 10 min.
-Entre temps, on prépare le colorimètre.
-On prendra comme blanc 25 ml de l’échantillon sans réactif.
 Sortie
-On adapte le colorimètre aux nitrates (en choisissant le programme).
-On introduit 10 ml d’eau de sortie dans un flacon.
-On y ajoute le nitraver 5 (nitrate HR) avec agitation d’une minute et 5 min de
réaction.
-On règle le zéro du colorimètre puis placer l’échantillon et on fait la lecture.

7-2-5- Les Ortho-phosphates PO 4 -3

 Mode opératoire
-Tout d’abord, on effectue des dilutions des échantillons (entrée et sortie) à 1/10) (1ml
d’échantillon+ 9ml d’eau distillé
-On ajoute aux échantillons le réactif phosphover 3et on agite et on lui laisse deux
minutes de réaction.
-On allume le colorimètre et on choisit le programme approprié.
 Pour le blanc, chacun des deux échantillons aura son propre blanc et c’est
l’échantillon lui-même mais sans réactif.

[PO 4 -3]= (résultats×dilution)-blanc.

7-2-6- Détermination de l’azote ammoniacal (N-NH 3 )


Pour ce paramètre, on effectue des dilutions que ce soit à l’entrée ou à la sortie.

• Entrée on fera une dilution à 1/100.


• Sortie on fera une dilution à 1/25.

44
ChapitreI Matériels et méthodes

 Mode opératoire

-On prélève 10 ml d’échantillon dilué qu’on mettra dans des flacons appropriés.
-On prélève 10 ml d’eau distillée.
-On ajoute pour chaque flacon du salicylate ammoniacal (réactif contenu dans des petites
gélules), on agite pour dissoudre et on le laisse 3 minute pour que la réaction se fasse.
-On ajoute pour chaque flacon le réactif cyanurâtes ammoniacales (grandes gélules), on
agite et on laisse réagir pendant 15 minutes.
-Entre temps, on prépare le colorimètre et on choisit le numéro du programme approprié.
-Après les 15 minutes de réaction, on procède à la lecture.

Figure 18 : photo originale du colorimètre, 2018

8-Paramètres parasitologiques

8-1- Matériel et produits utilisés

-Microscope photonique

-Lames et lamelles

-Pipettes pasteur

- Bouteille pour l’eau prélevée

- Centrifugeuse

-Tubes à centrifuger à fond conique

- Gants en plastique

45
ChapitreI Matériels et méthodes

-Le lugol

 Mode opératoire
- Agiter le prélèvement d’eau, puis laisser décanter 8 à 12 heures.
- Transférer la totalité de sédiment dans des tubes à centrifuger.
- Centrifuger 15 minutes à 1000 tours/min.
- Reprendre le culot de centrifugation.
- A l’aide d’une pipette prélever du culot et bien l’étaler sur une lame.
- Ajouter quelques gouttes du lugol.
- Observer au microscope photonique au grossissement faible (X10) puis moyen (X40).

46
Chapitre II Résultats et discussion

Introduction

Dans cette partie du travail, nous avons analysé les paramètres bactériologiques,
physico-chimiques et parasitaires des eaux usées épurées de la station Est de Tizi-Ouzou
durant un période de trois mois. Les résultats obtenus feront l’objet d’une interprétation afin
de cibler les anomalies qui peuvent exister dans les différentes étapes de ladite STEP.

1- Suivi physico-chimique des eaux usées


Le suivi de la qualité physico-chimique consiste à la détermination des paramètres de
pollution. Il s’agit de faire le bilan journalier et mensuel de la pollution, par la mesure de la
température, du pH, de la conductivité, des matières en suspension (MES, turbidité), de la
pollution organique carbonée (DCO, DBO 5 ), des différentes formes d’azote (N-NH 4 + N-
NO 2 -, N-NO 3 -) et enfin des ortho-phosphates.

1-1-La température
La figure19 représente les variations des valeurs de la température de l’eau brute et traitée de
la STEP Est.

17
16,5
norme:30°C
16
15,5
temperatures c°

15
14,5 température
14 température à l'entrée
13,5
13
12,5

Figure 19 : variations des valeurs de la température de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP

Les températures relevées dans la station d’étude (figure 19) sont très proches, avec des
valeurs comprises entre 14 et 160C et une moyenne de 15.090C ±0.810C pour l’eau brute et
15.240C ±0.940C pour l’eau épurée. Ces dernières restent largement inférieures à 300C qui est

47
Chapitre II Résultats et discussion

la valeur limite de rejet dans le milieu récepteur fixée par l’OMS (2004) et également
inferieurs aux résultats de l’étude menée par (Coulibaly, 2000) (21°C).

1-2-Le pH

Les variations du pH de l’eau usée à l’entré et la sortie de la STEP sont représentés sur la
figure 20.

7,6
7,5 norme
7,4 entre 6.5 et 8.5
7,3
7,2
7,1
pH

à la sortie
7
à l'entrée
6,9
6,8
6,7
6,6

Figure 20 : variations des valeurs du pH de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP

La représentation graphique ci-dessus sur la figure20, nous montre que les valeurs du pH
se situent dans la fourchette de 6.9 et 7.5. On remarque que les valeurs de pH de l’eau brute et
l’eau épurée sont très voisines avec une légère diminution pour les eaux de sortie due à la
minéralisation de la matière organique. Ces moyennes se situent dans les normes de rejet
comprises entre 6.5 et 8.5 (OMS, 2004). Ceci implique que le pH des échantillons analysés est
propice pour l’activité des microorganismes (Boubkki, 2016). Ces résultats sont conformes à
ceux trouvés par (Hamek et Mekrane 2018) avec une valeur de 7.17.

48
Chapitre II Résultats et discussion

1-3-Conductivité électrique

Les valeurs enregistrées de la conductivité sont représentées dans la figure21

1200
norme
1000 2700μS/cm
Conductivité μS/cm

800

600
à la Sotie
400 à l'entrée

200

Figure 21 : variations des valeurs de la conductivité de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP Est
Les valeurs de la conductivité enregistrées durant la période d’étude varient de 727μS/cm
et 1011μS/cm avec une moyenne de 877.5±85.97μS/cm pour l’eau brute. Concernant l’eau
traitée, les valeurs sont comprises entre 503 μS/cm et 805 μS/cm avec une moyenne de 664.9
μS/cm ± 105.90 μS/cm (figure21). On remarque une diminution de la conductivité d’eau
épurée par rapport à celle de l’eau brute qui est due à la sédimentation des éléments minéraux.
Ces valeurs restent nettement inférieures à la norme fixée par l’OMS (2004) qui de est de
2700μS/cm.
1-4-Matières en suspension MES

Selon REJSEK (2002), la pollution particulaire est due à la présence de particules de


grande taille, supérieure à 10μm, en suspension dans l’eau, et que l’on peut assimiler aux
matières en suspension (MES).

49
Chapitre II Résultats et discussion

450
norme
400
120 mg/l
350
300
MESmg/l 250
200 à la Sortie
150 à l'entrée
100
50
0

Figure 22 : Variation des teneurs en MES de l’eau usée à l’entrée et la sortie de la STEP
La figure 22 montre la variation de la concentration des MES à l’entrée et à la sortie de la
STEP en fonction du temps, avec une moyenne de 193.5mg/l ±81.98mg/l pour l’eau brute. La
teneur en MES de l’eau épurée est très faible avec une moyenne de 6.7±2.75mg/l, ceci est dû
à la décantation des matières décantables. Cette valeur reste largement inférieure à la norme
de rejet 120 mg/l fixée par l’OMS(2004), ce qui explique une bonne élimination des MES.
Selon l’étude faite par (Benzahi et Boudjema, 2016), les résultats obtenus sur la teneur en
MES sont comparativement supérieurs à ceux que nous avons trouvés avec une moyenne de
12.54 mg/l.

1-5-La turbidité

La turbidité représente l'opacité d'un milieu trouble (Rejsek., 2005).Les valeurs de la turbidité
enregistrées durant la période d’étude sont illustrés dans la figure 23

500
450 norme
400 20 -30 NTU
350
turbidité NTU

300
250
à la sortie
200
à l'entrée
150
100
50
0

Figure 23: variation de la turbidité de l’eau usée à l’entrée et à la sortie de la station d’épuration
50
Chapitre II Résultats et discussion

Les résultats obtenus varient de 165 NTU à 432 NTU avec une moyenne de 233.6±83.21
NTU pour l’eau brute et diminuent dans l’effluent traité pour atteindre des valeurs qui varient
entre 3 NTU et 13 NTU avec une moyenne de 7.1±3.69 NTU qui est supérieure à la norme
recommandée par l’OMS et qui est de 20-30 NTU.
En résumé la turbidité de l’effluant traité est conforme à la norme, Selon l’étude réalise par
(Meneceur, 2013), les résultats obtenus sur la turbidité sont comparativement inférieurs à
ceux que nous avons trouvés avec une valeur moyenne de 13 NTU.

1-6-Demande biochimique en oxygène à 5 jours (DBO 5 )

La demande biochimique en oxygène (DBO) est exprimée par mg d'oxygène par litre. Elle
exprime la quantité de matières organiques biodégradables présentes dans l'eau.
Les valeurs enregistrées durant la période d’analyses sont indiquées dans la figure 24.

400
norme
350 30 mg d’O2/l
300
DBO5mg d’O2 /l

250
200
eaux epurée
150
eaux brute
100
50
0

Figure 24:variations de la DBO 5 de l’eau brute et traitée de la STEP Est

Selon la figure 24, la concentration de la DBO 5 de l’eau brute aboutit à une moyenne de
297.14 ±54.68 mg d’O 2 /l qui arrive jusqu’à 13.14 mg d’O 2 /l après traitement, ce qui signifie
que le traitement biologique effectué sur l’eau est très acceptable surtout par rapport à la
norme de rejet de l’ordre de 30 mg d’O 2 /l et que l’eau à l’entrée de STEP chargée en matières
organiques biodégradables. Ces résultats trouvés concordent à ceux trouvés par (Meneceur,
2013) avec une valeur de 13.7 mg d’O 2 /l.

51
Chapitre II Résultats et discussion

1-7-Demande chimique on oxygène (DCO)

800

700 norme
90 mg d’O2/l
600

500
DCO mg d’O2

400
eaux epurée
300 BRUTE
200

100

Figure 25: Variations de DCO de l’eau brute et épurée de la STEP Est

La valeur moyenne de la DCO enregistrée de l’eau usée, à l’entrée et la sortie de la STEP


est indiquée sur la figure 25 qui est de l’ordre de 404.51mg d’O 2, ± 147.33mg d’O 2 /l et 46.03
mg d’O 2 ± 15.92 mg d’O 2 , cette dernière est inférieure à celle de l’eau brute, ce qui signifie
que le traitement effectué sur l’eau brute est très acceptable par rapport à la norme de rejet qui
est de 90 mg d’O 2 /l (OMS, 2004) nos résultats sont comparativement inférieurs à ceux
trouvés par (Hamek et Mekrane, 2018 ) avec une moyenne de 43.2 mg d’O 2 /l.

1-8-L’ammonium (NH4+)
La figure 26 illustre les variations de l’ammonium à l’entrée et à la sortie de la STEP.

160
140
norme
20mg/l
120
100
NH4+ mg/l

80 eaux epurée
60 eaux brute
40
20
0

Figure 26: variations de l’ammonium de l’eau brute et épurée de la STEP Est

52
Chapitre II Résultats et discussion

Les variations de la concentration des (NH 4 +) au niveau des eaux brutes et traitées sont
illustrées sur la figure (26). Cette concentration est d’une moyenne de 44.49 mg/l ± 46.90
pour les eaux brutes et de 2.46 mg/l ± 2.08 pour les eaux épurées. On remarque une
diminution considérable de l’ammonium même si cette dernière, est inférieure à la norme
fixée par l’OMS(2004) qui est de (20mg/l). Les résultats dans l’ensemble sont satisfaisants
donc ils sont conformes à la norme et confirment l’étude menée par (Hamek et Mekrane,
2018) avec une valeur de 2.21mg/l.
1-9-Ions nitrites

Les nitrites (NO 2 -) proviennent soit d’une oxydation incomplète de l’ammoniac, soit
d’une réduction des nitrates (Boualem, 2009).
1,4
norme
1,2 1mg/l
1
NitrItes mg/l

0,8

0,6 eaux epurée


eaux brute
0,4

0,2

Figure27 : Variations des Nitrites à l’entrée et la sortie de la STEP

La représentation graphique, montre que les teneurs en nitrites sont inférieures à la norme de
l’OMS(2004) qui est de 1mg/l. La moyenne enregistrée est de 0.38mg/l ±0.27 pour l’eau brute et
0.85 mg/l ± 0.41 pour l’eau épurée, Contrairement aux résultats de l’analyse faite par Coulibaly, 2010
sur « contribution à l’analyse des eaux usées urbaines de la nouvelle station d’épuration Est de Tizi
Ouzou » qui marque une diminution de la teneur en nitrates à la sortie de 1.98 à 0.85mg/l , nos
résultats indiquent une augmentation des nitrates dans l’eau traitée, ceci peut être expliqué par le
phénomène de la nitrification (Boubki , 2016) ( l’oxydation de l’azote ammoniacale (NH 4 +) en nitrite
(NO 2 -) ) Dans l’ensemble ces résultats sont satisfaisants.

53
Chapitre II Résultats et discussion

1-10-Nitrates

30
norme
25 50mg/l

20

15
eaux epurée
10 eaux brute

Figure 28: variations des teneurs en nitrates à l’entrée et la sortie de la STEP

La figure 28 représente la variation des nitrates des eaux usées entre l’entrée e la sortie de
la STEP. Elle montre que les teneurs en nitrates augmentent à la sortie de 0.76mg/l vers
14.65 mg/let que la variation est aléatoire. Malgré cette augmentation, les résultats obtenus
restent nettement inférieurs à la norme de fixée par OMS (2004) qui est de 50mg/l. La
moyenne de la teneur en nitrates de l’eau traitée que nous avons enregistrée est supérieure à
celle trouvée par (Hamek et Mekrane, 2018) sur évaluation de la qualité des eaux usées brutes
et traitées de la ville de Tizi-Ouzou » qui est de 6.22 mg/l.
L’augmentation de la teneur en nitrate dans les eaux usées est liée à la nitrification, ce qui
signifie la transformation des nitrites en nitrates par les Nitrobacter.
Cette augmentation est rendue possible par l’absence de dénitrification qui réduit les
nitrates en azote gazeux et ceci est dû aux fortes concentrations en oxygène (O 2 ) fournis par
le réacteur de surface (dans le bassin biologique) (Boubki, 2016).

54
Chapitre II Résultats et discussion

1-11-Ortho phosphates
16
14 norme
2mg/l
12
10
PO43- mg/l

8
eaux epurée
6
eaux brute
4
2
0

Figure 29 : les variations des ions PO 4 3 à l’entrée et la sortie de la station d’épuration

D’après la présentation graphique ci-dessus (figure 29), les moyennes des ortho
phosphates de l’effluent brute et traité sont comme suite : 10.11 ±3.87 mg/l, 5.01 ±4.11mg/l.
On remarque une diminution de la teneur en PO 4 3- même s’elles ne sont pas conformes à la
norme fixée par l’OMS (2004) qui est de 2mg/l, et aussi nos résultats sont inférieurs à ceux
trouvés pas (Meneceur, 2013) avec une valeur de 10.56mg/l. Ceci s’explique par une
perturbation du processus biologique responsable de la dégradation de phosphore, ou bien à
l’arrivée excessive de phosphates dans la station d’épuration, du moment qu’il n’y pas de
traitement tertiaire (colibaly, 2000) et cela est probablement dû au phénomène de Bulking.

2-Suivi bactériologique

2-1-Dénombrement des germes totaux

Ce sont des micro-organismes capables de proliférer sur des géloses ordinaires à des
températures avoisinant 20 à 37°C. Ces dernières sont considérées comme indicateur sanitaire
qui permet d’évaluer le nombre en UFC présent dans un échantillon donné.

Les résultats obtenus du dénombrement de la flore mésophile à 22°C et à 37°C sur gélose
TGEA sont illustrés dans le tableau 6.

55
Chapitre II Résultats et discussion

Tableau 6: Résultats de dénombrement de la flore mésophile pathogène et saprophyte

Analyse1 Analyse2 Analyse3


23/04/18 07/05/18 15/05/18
Flores Eau brute Eau Eau brute Eau épurée Eau Eau
UFC/ml épurée UFC/ml UFC/ml brute épurée
UFC/ml UFC/ml UFC/ml
Flores 3.98×107 4.51×107 3.61×107 3.93×107 IND IND
mésophiles
saprophytes
à 22°c
Flores 4.11×107 4.65×107 2.99×107 2.16×108 IND IND
mésophiles
pathogènes
à 37°c

D’après les résultats illustrés dans le tableau7, on remarque que le nombre de germes
banaux saprophytes et pathogènes sont plus élevés dans les effluents traités soit
(4.51x107UFC, 4.65x107 UFC) qu’à ceux trouvés dans les eaux brutes de la STEP qui sont
respectivement de l’ordre de (3.98x107 UFC, 3.98x107 UFC).

Ce cas de figure illustre bien un diagnostic de foisonnement dans le réacteur biologique,


d’où une déperdition de boues due à une mauvaise décantation dans le clarificateur
secondaire.

Ces résultats concordent à ceux trouvés par (Hamek et Mokrane, 2018) dans leur travail
réalisée Mars-Avril 2018 sur « l’évaluation de la qualité des eaux usées brutes et traitées de
la STEP de la ville de TIZI-OUZOU » dans laquelle , les résultats enregistrés dans la
deuxième analyse concernant les germes totaux qui sont plus élevés dans les eaux traitées que
dans les eaux brutes de la STEP respectivement de ( 3.8x105UFC, 2.0x104UFC) pour les
germes pathogènes et ( 3.1x105UFC, 2.2x105UFC) pour les germes saprophytes, mais leurs
concentrations restent inférieurs à celles que nous avons enregistrés. Cette différence
s’explique par les périodes hydrauliques distinctes dont nous avons travaillé à savoir le mois
d’avril qui était plus humide avec une dilution plus importante que mois mai et la fin d’avril.
Cette situation peut s’accentuer durant la période des basses eaux.

56
Chapitre II Résultats et discussion

2-2-Dénombrement des spores des clostridiums sulfito-réductrices

Les résultats obtenus sont illustrés dans le tableau suivant :

Tableau7: Résultats du dénombrement des clostridiums sulfito- réducteurs

Analyse1 Analyse2 Analyse3


23/04/18 07/05/18 15/05/18
clostridium Eau brute Eau Eau brute Eau épurée Eau Eau
sulfito- UFC/ml épurée UFC/ml UFC/ml brute épurée
reductrices UFC/ml UFC/ml UFC/ml
IND IND IND IND IND IND

Les résultats illustrés dans le tableau 7 et la figure 30 indiquent que les spores de
clostridiums perfringens ne peuvent être dénombrées que ce soient pour l’eau d’entrée ou
pour l’eau de sortie et cela signifie que leur charge bactériologique est très élevée et qu’il n’y
a pas eu de réduction ou de diminution au cours du traitement.

Une étude est faite par (Tfyeche, 2014) sur « suivi de la qualité bactériologique et physico-
chimique des eaux usées de Ouargla au cours de leur traitement » dont il a trouvé dans la
première analyse que les spores des clostridiums sulfito- réducteurs sont indénombrables et
dans la troisième analyse, 53 spores ont été dénombrées.

Figure30 : Représentation des tubes correspondant à la recherche et dénombrement des spores


sulfito-réductrices

57
Chapitre II Résultats et discussion

2-3-Dénombrement des streptocoques fécaux et des coliformes fécaux avec la méthode


NPP

Le tableau 8 résume l’essentiel des résultats concernant les streptocoques fécaux et les
coliformes fécaux par la méthode NPP.

Tableau 8: Résultats de dénombrement des coliformes fécaux et des streptocoques

Analyse1 Analyse2 Analyse


25/04/2018 09/05/2018 15/05/2018
Eau brute Eau Eau brute Eau traitée Eau brute Eau traitée
traitée
Streptocoques IND IND IND IND IND IND
Fécaux (˃240) (˃240) (˃240) (˃240) (˃240) (˃240)

Coliformes IND IND IND IND IND IND


fécaux (˃240) (˃240) (˃240) (˃240) (˃240) (˃240)

D’après les résultats obtenus sur le tableau 8 du dénombrement des coliformes et des
streptocoques fécaux sur milieu liquide, on remarque que ces dénombrements sont au-delà de
la limite supérieure de quantification ce qui signifie que la charge microbienne concernant ces
germes est très élevée. Afin d’apporter plus de précision nous avons procédé par la méthode
du dénombrement par filtration et les résultats sont exprimés dans le tableau 8.

2-4-Dénombrement par la méthode de filtration sur membrane

Le tableau 9 illustre les résultats du dénombrement des coliformes totaux et fécaux et des
streptocoques fécaux

58
Chapitre II Résultats et discussion

Tableau 9 : dénombrement des coliformes totaux et fécaux et des streptocoques fécaux

Analyse1 Analyse2
03/07/2018 08/07/2018
Eau brute Eau traitée Eau brute Eau traitée

Coliformes ˃30000 ˃30000 ˃30000 29600


totaux
Coliformes ˃30000 ˃30000 ˃30000 13000
Fécaux
Streptocoques >30000 21700 15600 14100
Fécaux

A la lumière de ces résultats, il ressort que, les résultats obtenus pour les deux analyses
des coliformes fécaux restent très élevés et sont supérieurs à 30000 UFC/100ml. Pour l’eau
traitée dans la deuxième analyse la concentration est de l’ordre de 13000 UFC/100ml, ce qui
signifie qu’il y a eu une légère réduction dans le nombre de ces germes. L’ensemble des
résultats obtenus restent largement supérieurs à la norme de rejet recommandée par l’OMS
(2001) qui est de 2000 UFC. En résumé, ils ne sont pas conformes à la norme du rejet. Ces
analyses ne font que confirmer le phénomène de Bulking avec ces répercutions sur la
décantation des boues dans le clarificateur secondaire.
Concernant, les streptocoques fécaux qui ont été mis en évidence suite à l’analyse de
Gram et confirmés sur gélose BEA, voir la figure 32 et le tableau 9 les résultats révèlent des
concentrations élevées surtout par rapport à la première analyse avec des valeurs moins
élevées pour l’eau épurée, ces charges restent supérieures à la norme fixée par (OMS, 2001)
qui est de 1000 UFC/100ml.

59
Chapitre II Résultats et discussion

Figure 31: Représentation des boites de pétries Figure 32 : Représentation d’une boite de
pétrie correspondant à la recherche et
Correspondant à la recherche et dénombrement des dénombrement des streptocoques fécaux
coliformes fécaux

D’après les résultats obtenus le taux des coliformes totaux est supérieur au coliformes
fécaux, ce qui coïncide avec les données théoriques étant données que les coliformes fécaux
font partie des coliformes totaux, les résultats obtenus des coliformes totaux révèlent que les
nombres trouvés sont six fois supérieurs à la norme de l’OMS qui est de 5000 UFC.

3-Interprétation des résultats parasitologiques

Après avoir effectué plusieurs observations, nous avons pu observer différentes formes de
parasites.

Afin d’identifier les diverses formes parasitaires observées , nous nous sommes appliquées
et référées au catalogue de parasitologie de (Guillaume, 2007) dont l’identification est réalisée
à l’aide d’une description morphologique du parasite.

La description morphologique des parasites observés est citée dans le tableau.

60
Chapitre II Résultats et discussion

Tableau 10 : Représentation de la description de certains parasites observés(2018)

Parasites observés La taille La forme Nombre de Description morphologique


noyaux

Entamoeba coli De 18 à 20 Ronde ou 1 à 8 noyaux Kyste jeune, glycogéne


µm allongée définitfs abondant,
vacuole, noyaux repoussés
vers la paroi.
Taenia saginata 50 µm de Arrondie ou Compose de deux parties :
diamètre légèrement mince et embroyophore
ovale

Entamoeba 12 à 14 µm Arrondie, ou 1 à 4 noyaux Présence de cristalloides à


histolytica ovale. extrémités arrondies.

Giardia 15 µm Kyste 1 seul noyau Présence de petits restes


duodenalis flagellaires.
Larves de De 10 à 200 Larve Ver allongé, cylindrique à
nématodes µm corps non ségmenté.
Dicrocoelium 40µm X 25µm Œuf Coque lisse, épaisse, foncée,
dentriticum asymétrique non déformée par l’opercule.

Conclusion

Au terme du suivi des paramètres physico-chimiques et biologiques des eaux usées brutes
et épurées, nous avons dégagé un certain nombre d’observations. Les analyses physico-
chimiques obtenues ont révélé que les eaux usées brutes entrant à la STEP présentent une
pollution organique et azotée assez élevée, on peut également conclure que la STEP Est
permet une bonne élimination de la matière organique. Par ailleurs, les teneurs en nitrates
semblent augmenter légèrement à la sortie.

Les résultats d’analyses microbiologiques des effluent brutes et traités, renseignent sur une
forte contamination par les anaérobies sulfito-réducteurs durant la période d’étude et
également une forte contamination par les bactéries indicatrices de la pollution fécale (SF,
CF ,CT) d’origine animale ou humaine qui dépassent les normes destinées aux diversement
des eaux usées traitées dans le milieu récepteur.

Les résultats des analyses parasitologiques des eaux traitées, ont permis de mettre en
évidence des kystes de protozoaires qui prédominent : Entamoeba histolytica, Entamoeba coli
et de Giardia duodinalis.

61
Conclusion générale

Conclusion générale

En s’appuyant sur les procédés physico-chimiques et biologiques, les stations


d’épuration ont pour rôle de concentrer la pollution contenue dans les eaux usées sous forme
de deux effluents secondaires, l’eau épurée et les boues. Les résidus peuvent faire objet d’une
valorisation agricole, industrielle, municipale ou injectés dans les milieux récepteurs en
respectant les normes de rejets adaptées à ce sujet.

En entreprenant cette étude, une évaluation de l’efficacité dudit traitement sur les paramètres
physicochimiques et biologiques, des eaux usées domestiques brutes et traitées au niveau de
la station d’épuration Est de Tizi-Ouzou par les procédés biologiques a été effectuée.

Le suivi au laboratoire des paramètres de qualité à savoir :

 Paramètres organiques (DCO et DBO 5 ),


 Paramètres physiques (les MES, la température, le potentiel hydrique, la turbidité),
 Paramètres chimiques (l’ammonium, nitrite, nitrate, phosphore et pH),
 Paramètres biologiques (la recherche des coliformes fécaux, les streptocoques fécaux,
la flore mésophile pathogène et saprophyte, les Clostridiums Sulfito-réducteurs et les
parasites).

Nous ont permis de tirer les conclusions suivantes.

1- Les analyses physicochimiques montrent, un abattement remarquable des paramètres


de pollution physique, organiques ainsi que pour les différentes formes azotées
mesurées à la sortie de la STEP qui sont conformes aux normes de rejet fixées par
l’OMS et la législation Algérienne ; cependant la quantité de phosphore mesurée est
supérieure à la valeur limite préconisée par l’OMS voir 2mg/l.
2- Du point de vue bactériologique les eaux traitées de la STEP Est, présentent des
concentrations très élevées en germes pathogènes, saprophytes et de contamination
fécale qui sont plus abondantes à la sortie qu’à l’entrée et sont alors, nettement et
largement supérieures aux normes préscrites par l’OMS.
3- L’étude microscopique des parasites dans l’eau traitée montre la présence de
protozoaires, Enntamoeba histlytica qui est une amibe pathogène et Giardia
duodenalis et des helminthes (larves de nématodes).
A la lueur de ces résultats, il est important d’optimiser le processus épuratoire des eaux usées
en vue d’éliminer au maximum la pollution de l’eau notamment la pollution biologique

62
Conclusion générale

(bactéries et parasites) et chimiques afin de diminuer l’impact de ces nuisance sur le milieu
récepteur.

Au terme de cette étude, nous tenons à signaler que nous avons diagnostiqué le phénomène de
foisonnement bactérien au niveau du réacteur biologique. Cette maladie appelée
communément le Bulking, a induit une mauvaise décantation des boues au niveau du
clarificateur secondaire, ce qui génère une déperdition importante de la biomasse épuratrice
globale (bactéries et parasites) dans les milieux récepteurs. Cet état de fait, compromettrait les
objectifs de qualité escomptés.

A cet effet, nous préconisons une étude approfondie afin de mettre en place un processus de
traitement le plus adéquat.

63
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67
ANNEXES
ANNEXE I : Tableau représentant les résultats des paramètres physiques à l’entrée et à la sortie de la
STEP Est de Tizi-Ouzou

Paramétré Dates 27/02 8/03 12/03 20/03 27/03 28/03 2/04 2/04 11/04 16/04
température entrée 16,03 14,1 16 14,2 14,7 15,4 15,5 16 15 14
sortie 15,5 13,9 16,4 14,1 15,4 15 16 16,1 16 14
PH entrée 7,38 7,51 7,31 7,5 7,3 7,32 7,06 7,2 7,03 6 ,96
sortie 7,21 7,34 7,2 7,13 7,16 6,96 7,02 7,02 7,11 6,96
MES entrée 183 134 166 128 131 133 397 213 240 210
sortie 7 5 3 11 7 6 7 3 7 11
conductivité entrée 895 891 725 921 740 863 894 902 933 1011
sortie 788 805 556 696 656 730 533 646 503 736
turbidité entrée 210 169 209 167 174 180 432 285 295 215
sortie 9 4 5 3 9 11 10 3 13 4

ANNEXE II : Tableau représentant les résultats des paramètres chimiques mesurés à l’entrée et à la sortie de la
STEP Est de Tizi-Ouzou
Paramétré Dates 8/03 12/03 20/03 27/03 02/03 10/04 16/04
𝑁𝑁𝑁𝑁4 + BRUTE 26,44 37.41 18,06 10,32 148,3 32,25 38,7
EPUREE 3,87 1,29 1,74 0,45 0,064 5,42 4,38
−3 10,41 13,65 5,38 4,6 9,55 13,7 13,51
𝑃𝑃𝑃𝑃4 BRUTE
EPUREE 1,07 5,3 2,79 2,6 2,36 12,5 8,5
−2 0,25 0,53 0,02 0,37 0,22 0,39 0,90
𝑁𝑁𝑁𝑁2 BRUTE
EPUREE 0,29 1,19 0,86 0,86 0,3 1,22 1,23
𝑃𝑃𝑂𝑂-4 BRUTE 10,41 13,65 5,38 4,6 9,55 13,7 13,51
EPUREE 1,07 5,3 2,79 2,6 2,36 12,5 8,5
−3 0,39 0,88 0,17 0,60 2,64 0,48 0 ,17
𝑁𝑁𝑁𝑁3 BRUTE
EPUREE 25,52 7,48 4,84 13,04 19,36 15,6 16,72
𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷5 BRUTE 360 220 320 360 240 280 300
EPUREE 6 6 18 16 6 20 20
DCO BRUTE 435,6 204 453,1 408 288,3 369,7 672,8
EPUREE 60 29 72 31,2 38,37 52,3 39,36
ANNEXE III : Tableau représentant la table de Macgrady par le nombre le plus probable
et intervalle de confiance

Nombre de tubes NPP Limites de confiance


Donnant une réaction positive à 95 %
sur Dans
1 tube 5 tubes 5 tubes Limites Limite
De 50 mL De 10 mL De1 mL 100 mL Inférieure supérieure

0 0 1 1 < 0.5 4
0 0 2 2 < 0.5 6
0 1 0 1 < 0.5 4
0 1 1 2 < 0.5 6
0 1 2 3 < 0.5 8
0 2 0 2 < 0.5 6
0 2 1 3 < 0.5 8
0 2 2 4 < 0.5 11
0 3 0 3 < 0.5 8
0 3 1 5 < 0.5 13
0 4 0 5 < 0.5 13
1 0 0 1 < 0.5 4
1 0 1 3 < 0.5 8
1 0 2 4 < 0.5 11
1 0 3 6 < 0.5 15
1 1 0 3 < 0.5 8
1 1 1 5 < 0.5 13
1 1 2 7 1 17
1 1 3 9 2 21
1 2 0 5 < 0.5 13
1 2 1 7 1 17
1 2 2 10 3 23
1 2 3 12 3 28
1 3 0 8 2 19
1 3 1 11 3 26
1 3 2 14 4 34
1 3 3 18 5 53
1 3 4 21 6 56
1 4 0 13 4 31
1 4 1 17 5 47
1 4 2 22 7 69
1 4 3 28 9 85
1 4 4 35 12 101
1 4 5 43 15 117
1 5 0 24 8 75
1 5 1 35 12 101
1 5 2 54 18 138
1 5 3 92 27 217
1 5 4 161 39 > 450
ANNEXE IV : Appareillage utilisé pour les analyses effectuées

Compteur de colonies
Centrifugeuse

ph-mètre

ANNEXE V : Tubes correspondant à la mise en evidence de l’indole


Résumé

Les eaux usées de la ville de Tizi-ouzou sont essentiellement d’origine domestique ; elles sont traitées
par la STEP Est qui a été conçu pour abattre et réduire les charges polluantes des eaux usées par le
procédé à boues activées ; une fois traitées ces eaux sont diversées dans l’Oued Sebaou. L’objectif de
notre travail consiste à suivre la qualité physico-chimique et bactériologique des effluents brutes et traités
afin de détecter les anomalies qui peuvent exister au niveau de la STEP. Les résultats physico-chimiques
obtenus indiquent une réduction remarquable des paramètres de pollution organique (DCO, DBO 5 ) ;
chimique (azote et phosphore) des effluents traités de la STEP Est qui restent toujours conformes aux
normes recommandées par l’OMS, la concentration des orthophosphates quant-à-elle dépasse la valeur
limite du rejet. Cependant, les analyses bactériologiques révèlent des concentrations très élevées en
germes sulfito-réducteurs, en germes pathogènes et saprophytes qui sont plus abondants à la sortie qu’à
l’entrée et de germes fécaux qui sont nettement supérieurs aux normes établies par l’OMS ;
l’observation microscopique montre la présence de parasites et des helminthes pathogènes tel que :
Entamoeba histlytica, Entamoeba coli et Giardia duodenalis. La qualité des rejets de la STEP Est de Tizi-
Ouzou peut constituer un danger majeur pour l’environnement et la santé humaine et animale.

Mots clés :eaux usées, boues activées, parasites, germes, pollution.

Abstract
Wastewater of the city of Tizi-Ouzou is mainly of domestic origin; they are treated by STEP East,
which was designed to fold back and reduce the pollutant loads of wastewater by the activated sludge
process. Once treated, these waters are diversified in the Oued Sebaou. The objective of our work is to
evaluate the physicochemical and bacteriological quality of raw and treated effluents in order to detect
anomalies that the STEP can contain. The physicochemical results obtained indicate a remarkable
reduction of the organic pollution parameters (COD, BOD 5 ); chemical (total nitrogen and phosphorus)
treated effluents of STEP East that still comply with the standards recommended by the WHO, exepting
the concentration of orthophosphates which exceeds the limit value of the discharge. However, the
bacteriological analyzes reveal very high concentrations of sulfito-reducing germs, pathogenic and
saprophytic germs which are more abundant at the exit than at the entry and of fecal germs which are well
above the standards established by WHO; microscopic observation shows the presence of parasites and
pathogenic helminths such as: Entamoeba histlytica, Entamoeba coli and Giardia duodenalis. The quality
of the discharges from the STEP East of Tizi-Ouzou can constitute a major danger for the environment
and human and animal health.

Key words: Wastewater, activated sludge, parasites, germs, pollution.

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