Peintures en Solvants: Composition, Risques Toxicologiques, Mesures de Prévention
Peintures en Solvants: Composition, Risques Toxicologiques, Mesures de Prévention
Peintures en solvants
Composition, risques toxicologiques,
mesures de prévention
Rodolphe Lebreton
et Annabelle Guilleux
pour la mise à jour, INRS.
ED 971
2
Elles peuvent être associées à de nom- acide phosphorique, acide benzène- Diluants réactifs : éthers glyci-
breux liants : paraffines chlorées, résines sulfonique… diques.
aminées (alkyde mélamine), résines abié-
tomaléiques, abiétophénoliques, viny- Autres réactifs (durcisseurs) : éthylène
liques, époxydiques, des isocyanates II.8. Résines phénoliques diamine, isophorone diamine, poly-
(alkydes-uréthannes), des silicones, du amine aromatique, aliphatique et
caoutchouc chloré… Ces résines sont obtenues par poly- cyclique.
condensation d’aldéhyde formique et de
Solvants : cétones, xylène, toluène, ter- phénols.
pènes, solvant naphta, alcools (alcool II.10. Polyesters (autres que
butylique), white-spirit. Résines linéaires (novolaques) résines alkydes)
Elles sont thermoplastiques et sèchent
à l’air. Les polyesters sont obtenus par poly-
II.6. Résines acryliques estérification de polyols (en général
Résines ramifiées (résols et phéno- une proportion majoritaire de diols,
Ces résines sont généralement com- plastes) accompagnée d'alcools de plus haute fonc-
mercialisées sous deux formes. Elles sont thermodurcissables et doi- tionnalité) par des diacides (ou des anhy-
Sous forme de polymères (polyacry- vent subir une cuisson au four. Les drides) ou par polyestérification d'un
lates ou polyméthacrylates de méthyle ou phénoplastes combinés à la colophane hydroxyacide sur lui-même ou encore par
d’éthyle) en solution dans un mélange constituent les résines abiétoformo- polymérisation par ouverture de cycle
solvant (esters, cétones, hydrocarbures). phénoliques que l’on trouve dans les d'une lactone. Ces polymères possèdent
Dans ce premier cas, le séchage s’effectue vernis gras. Les phénoplastes, dérivés en général des terminaisons hydroxyles,
par évaporation des solvants. du p-butylphénol ou du p-amylphé- susceptibles de réagir avec de nombreux
nol, combinés à une huile siccative autres composés (en particulier les poly-
Sous forme de monomères jouant le forment les résines oléophénoliques. isocyanates dans la formulation de pein-
rôle de solvant et constituant ce qu’on Les résines phénoliques sont souvent tures en solvant), qui leur sont ajoutés
appelle des peintures à haut extrait sec(4). associées à des alkydes. afin de les durcir.
Le durcissement s’effectue alors sous l’ac-
tion d’un rayonnement ultraviolet et d’un Solvants : cétones, alcools. Constituants :
photo-initiateur.
Polyols : glycérol, éthylène glycol, pro-
Par combinaison avec certains réactifs, II.9. Résines époxydiques pylène glycol, diéthylène glycol, dipro-
on peut obtenir des résines acryliques pylène glycol, 1,3-butylène glycol,
fluorées, siliconées, des résines acryliques Les résines époxydiques sont obtenues pentanediol, hexanediol, triméthylol-
mélamine ou des résines acryliques uré- soit par polymérisation catalytique propane, néopentylglycol.
thannes (monomère acrylique + polyiso- d'époxydes, soit par réaction d'époxydes,
cyanate). principalement l'épichlorhydrine, avec Diacides : acides maléique, phtalique,
des diols, en particulier les bisphénols A adipique, sébacique…
Solvants : hydrocarbures aromatiques, et F.
esters, cétones. Les peintures à base de résines époxy- Autres constituants courants : anhy-
diques sont proposées sous deux formes : drides phtalique, maléique, succi-
la forme bicomposant et la forme mono- nique…, ε-caprolactone.
II.7. Résines aminées composant.
Les préparations présentées en deux Solvants : cétones, esters.
Les plus courantes sont obtenues par parties à mélanger avant l'emploi, partie
polycondensation d’aldéhyde formique résine époxydique et partie durcisseur Cas particulier des résines
(formol) et d’urée ou de mélamine. (polyamine, polyamides, polyisocyanate, de polyesters insaturés :
Certaines résines durcissent à froid sous acide organique…), durcissent à tem-
l’effet d’un catalyseur acide, d’autres dur- pérature ambiante. Les préparations pré- Les résines de polyesters insaturés sont
cissent par cuisson au four. sentées en une seule partie sont des issues de la polycondensation d'un ou de
Les résines de mélamine peuvent être résines époxydiques associées à des plusieurs diacide(s) (ou anhydrides) avec
ajoutées aux alkydes, aux polyesters ou résines aminoplastes, phénoplastes ou un ou plusieurs diol(s), l'un au moins des
aux résines acryliques, pour constituer acryliques thermodurcissables : elles dur- constituants contenant une double liai-
des peintures à haut extrait sec. cissent par cuisson au four. son éthylénique. Le polyester insaturé
ainsi obtenu est dilué dans un composé
Solvants : acétate de butyle, toluène, réactif vinylique, acrylique ou allylique :
xylène, solvant naphta, alcools buty- Autres liants associables : brai de c'est ce mélange qui est désigné par le
lique et isopropylique… houille, résines vinyliques, résines acry- terme de résine de polyester insaturé.
liques, bitumes.
Plastifiants : résines oléoglycéro- (4) Extrait sec : résidu obtenu par réticulation de la
phtaliques, esters époxydiques… Solvants : cétones, esters, éthers de peinture, après perte des matières volatiles. Dans les
peintures à haut extrait sec, le solvant peut également
glycol, alcool butylique, toluène, être un monomère réactif. Lors de la réticulation, il
Catalyseurs : acide chlorhydrique, hydrocarbures aromatiques. réagit et est incorporé au film : pas ou peu de volatils.
4
Le diluant réactif le plus utilisé est le sty- l’humidité de l’air pour former des poly- II.14. Résines de coumarone-
rène ; la résine ainsi formée est principa- uréthannes-polyurés, séchant à l’air ; indène
lement utilisée dans les applications de les mélanges d’un polyalcool et d’un
gel-coats. polyisocyanate bloqué, ne réagissant que Elles sont rarement employées seules
par cuisson au four ; le blocage est assuré, et tendent à disparaître. On les associe à
Constituants du polyester : par exemple, par un phénol ou un capro- des résines phénoliques et à une huile
comme précédemment. lactame qui sera libéré lors de la cuis- siccative ou au caoutchouc chloré.
son.
Solvants : c'est le diluant réactif qui Solvants : esters, cétones, éthers, hydro-
joue le rôle de solvant ; styrène, métha- II.11.3. Les alkydes-uréthannes carbures aromatiques.
crylates.
Les alkydes-uréthannes ont une consti-
Catalyseurs : peroxydes organiques. tution très voisine de celle des alkydes. II.15. Copolymères vinyl-
L’anhydride phtalique a été remplacé en styrène-butadiène
Accélérateurs : naphténate ou octoate totalité ou en partie par un diisocyanate.
de cobalt, diméthylaniline. Ils durcissent par oxydation à l’air en Ces copolymères sont communément
présence des siccatifs habituels des appelés Pliolites(5). Le butadiène est quel-
Inhibiteurs : hydroquinone et ses alkydes. quefois remplacé par un acrylate. Ces
dérivés. résines sont très utilisées dans les pein-
II.11.4. Les systèmes hybrides tures pour façades.
II.11. Polyuréthannes Il existe aussi des résines acryliques- Solvants : white-spirit, hydrocarbures
uréthannes formées à partir d'un poly- aromatiques.
Les polyuréthannes sont formés par isocyanate et d'une résine acrylique
réaction entre un polyisocyanate, mono- hydroxylée, portant des groupes éthylé- Plastifiants : paraffines chlorées, huile
mérique ou non, et un composé hydroxylé niques photopolymérisables. De telles de bois de Chine.
qui peut être un polyéther, un polyester, résines sont appelées hybrides ou dual-
une résine acrylique ou, plus rarement, cure, car elles durcissent selon deux méca-
l’humidité atmosphérique. nismes, l'un étant la réaction des fonctions II.16. Caoutchoucs cyclisés
Les polyisocyanates utilisés dans la for- isocyanates avec l'humidité de l'air, l'autre (et isomérisés)
mulation des peintures sont des prépoly- la polymérisation des fonctions éthylé-
mères moins réactifs que les diisocyanates niques entre elles sous l'action d'un rayon- Le caoutchouc, trop riche en doubles
classiquement utilisés (TDI, MDI…). nement énergétique (UV, en présence de liaisons pour donner un liant stable, est
photo-initiateurs). traité par des agents chimiques à réaction
II.11.1. Polyuréthannes acide. La résine obtenue est plus liée et
bicomposants convient mieux à l’obtention de revête-
II.12. Gommes et résines ments.
Dans les systèmes commercialisés en naturelles
deux parties à mélanger juste avant l’em- Plastifiants : huiles siccatives, phtalate
ploi, on fait réagir un polyalcool conte- Le damar, le copal, la gomme laque, la de dibutyle, phosphate de tricrésyle…
nant les pigments, additionnés ou non de colophane…, mélangés à des huiles sic-
solvant, avec un polyisocyanate (durcis- catives, sont utilisés depuis longtemps Solvants : hydrocarbures aliphatiques
seur). Ils durcissent à l’air. pour obtenir des vernis gras. et aromatiques.
Solvants : acétates d’éthyle, d’iso- Solvants : alcool éthylique, cétones, Siccatifs : naphténates de plomb et de
propyle, d’amyle, de butyle, nitro- hydrocarbures aromatiques. cobalt employés en présence d’huiles
propane, diacétone-alcool, esters, siccatives (les composés du plomb
cétones, hydrocarbures aroma- tendent cependant à disparaître).
tiques… II.13. Bitumes, brais, goudrons
Dans les systèmes sans solvant on On utilise des bitumes naturels (gilso- II.17. Caoutchouc chloré
emploie un polyisocyanate liquide tel que nite) ; les brais et goudrons proviennent
le diisocyanate de diphénylméthane. Ces de la houille ou du pétrole. Du fait de leur Il est obtenu par action du chlore sur le
systèmes durcissent à l’air. toxicité, les brais de houille tendent à dis- caoutchouc. Les produits à faible teneur
paraître. en chlore sont moins stables que les caout-
II.11.2. Polyuréthannes Ces résines sont essentiellement cou- choucs fortement chlorés. Sous l’action
monocomposants plées à des résines époxy. de la lumière et de la chaleur, ils libèrent
de faibles quantités de chlorure d’hydro-
Les systèmes polyuréthannes présen- Solvants : solvants aliphatiques et aro- gène.
tés en une seule partie sont de deux matiques, white-spirit. Ce type de résine nécessite de grandes
sortes : quantités de solvant et a tendance à ne
les polyuréthannes à terminaison iso- Plastifiants : huiles bitumineuses et
cyanate, capables de se combiner avec anthracéniques. (5) Marque déposée par la société Good Year.
5
■ Orangé
III.4. Additifs et adjuvants
Orangé de chrome (xPbCrO4, yPbO) 1344-38-3
III.4.1. Agents rhéologiques
Orangé de molybdène Pb(Cr,Mo,S)O4 12656-85-8
(rouge de chromate, molybdate
et sulfate de plomb) bentonite montmorillonite huile
de ricin hydrogénée résine de poly-
amide silice pyrogénée…
■ Rouge
Oxyde de fer (αFe2O3) 1309-37-1
Leur rôle principal est de favoriser l’ap-
Rouge de molybdène Pb(Cr,Mo,S)O4 12656-85-8
plication des peintures en forte épaisseur.
(rouge de chromate, molybdate
et sulfate de plomb) Ils permettent également d’assurer la sta-
Rouge de cadmium (CdS, CdSe) 58339-34-7
bilité au stockage des peintures liquides.
De plus, ils facilitent la dispersion des
pigments (l’épaississement qu’ils indui-
■ Brun
sent améliore l’efficacité mécanique de
Oxyde de fer (γFe2O3) /
la dispersion).
■ Noir
III.4.2. Agents dispersants et agents
Oxyde de fer (Fe3O4) 1317-61-9 mouillants
les pigments d'aluminium (granulo- les pigments photoluminescents : obte- lécithine de soja
métrie 10 à 30 μm, livrés sous forme de nus, par exemple, avec l’orthophosphate polyacrylates silicones…
pâtes) destinés à la réalisation de pein- de strontium ou un halophosphate de cal-
tures « métallisées » ; cium dopé avec des ions métalliques Les agents dispersants (mouillants) faci-
les micas (granulométrie 10 à 40 μm) : (étain, antimoine, manganèse). litent la dispersion des charges et des pig-
- micas enrobés de couches minérales, ments.
par exemple dioxyde de titane pour les Pigments fonctionnels
nacres « interférentielles » ou oxyde de fer Ces pigments apportent au film des III.4.3. Agents antibulles
pour les tons or, cuivre, bronze et rouges ; caractéristiques différentes de l’opacité et
- micas enrobés de couches orga- de la couleur telles que l’anticorrosion, la composés de silicone
niques, bleus ou verts de phtalocyanine ; conductivité… (voir tableau II). polyacrylates…
7
TABLEAU IV TABLEAU V
IV. Formulation – TYPE DE FORMULATION UTILISÉE TYPE DE FORMULATION UTILISÉE
Fabrication POUR UNE PEINTURE ÉPOXYDIQUE
DE FINITION BLEUE
POUR UNE PEINTURE
OLÉOGLYCÉROPHTALIQUE BLANCHE
VI.2.1. Liants (résine et durcisseur) des maladies professionnelles du régime le Centre international de recherche sur
général (TMP). le cancer (CIRC).
La majorité des liants ne possède pas de Les résines époxydiques sont susceptibles Les préparations contenant des acry-
propriété toxicologique très sévère. de provoquer des dermites eczématiformes lates (servant de solvants réactifs) ont une
Cependant, cette famille peut être à l’ori- qui figurent au tableau n° 51 des maladies action irritante, voire allergisante, sur la
gine de réactions allergiques : irritation, professionnelles du régime général. De plus, peau. Les acrylates et méthacrylates sont
sensibilisation de la peau, des yeux ou les résines époxydiques de poids molécu- répertoriés au sein du tableau n° 65 des
des voies respiratoires. laire moyen (≤ 700) font l’objet d’une clas- maladies professionnelles du régime géné-
Concernant les résines à base de poly- sification et d’un étiquetage harmonisés au ral : lésions eczématiformes de mécanisme
uréthannes, les durcisseurs utilisés sont niveau européen : irritant, sensibilisant et allergique. Le méthacrylate de méthyle
des pré-polymères d’isocyanates (pré-poly- dangereux pour l'environnement. (substance irritante et sensibilisante) peut
mères d’IPDI, TDI…). Ce type de substance Les résines aminées et phénoliques pré- provoquer des dermites, asthmes, conjonc-
est répertorié comme pouvant provoquer sentent des risques dus à la présence de tivites ou manifestations respiratoires chro-
des troubles respiratoires et cutanés. Très formol (aldéhyde formique) résiduel. Ce niques tel que ceux décrits au sein du
fréquemment, les isocyanates organiques produit peut causer des dermites et de tableau n° 82 des maladies profession-
sont classés en tant que sensibilisants et l’asthme. Il est répertorié au sein du nelles du régime général. Les résines acry-
irritants. Les affections professionnelles tableau n° 43 des maladies profession- liques dans lesquelles les acrylates ont
provoquées par les isocyanates organiques nelles du régime général. Il est également déjà été polymérisés ne présentent pas
sont répertoriées dans le tableau n° 62 répertorié comme cancérogène avéré par ces dangers.
TABLEAU VI
ÉVALUATION DES RISQUES PRÉSENTÉS PAR LA FABRICATION ET L’UTILISATION DES PEINTURES EN PHASE SOLVANT
NATURE DES OPÉRATIONS ORIGINE DES RISQUES NATURE DES RISQUES(*) ÉVALUATION DU RISQUE(**)
■ Fabrication
■ Application
2. Application par
– pulvérisation • Solvants Tinh, Tcut, I E
– trempé et électrophorèse Tinh, I E
– machines à rouleau ou rideau Tinh, I E
– brosse, rouleau Tinh, Tcut, I E
4. Séchage
– à l’air • Solvants Tinh, I E
– à l’air, subjectile chauffé • Solvants, composants Tinh, Pp, I E
du liant
– au four • Solvants, amines, produits Tinh, I E
de dégradation des liants
(*) SP = surcharge pulmonaire, Pp = pathologie pulmonaire spécifique, Tinh = toxicité par inhalation, Tcut = toxicité cutanée, I = incendie.
(**) N = nul, F = faible, M = moyen, E = élevé.
10
Les asphaltes, bitumes, brais et gou- la série propylénique considérés comme Les composés du cadmium
drons peuvent provoquer des dermites moins toxiques que ceux de la série éthy- Ils provoquent également une atteinte
aggravées par les radiations solaires (pho- lénique. organique, avec des effets aigus ou chro-
tosensibilisation). Lorsque ce sont des L’ensemble des solvants organiques niques. Les effets concernent les pou-
dérivés de la houille, il faut également peut être à l’origine d'affections (syndrome mons, le tube digestif, les reins et les os
penser au risque de cancer cutané : ébrieux, dermites, lésions eczématiformes) (effet cancérogène avéré pour l’homme
tableaux n° 16 et 16 bis des maladies pro- décrites dans le tableau n° 84 des maladies dans la classification du CIRC) ; TMP 61.
fessionnelles du régime général. professionnelles du régime général.
Les peintures contenant du caoutchouc On peut également citer des affections Les composés du cobalt
chloré insuffisamment stabilisé libèrent reprises dans les tableaux de maladies Principalement sensibilisants pour la
du chlorure d’hydrogène, gaz irritant pour professionnelles du régime générale peau et les voies respiratoires (eczéma et
les voies respiratoires. n° 4 bis (toluène, xylènes…), n° 9 (dérivés asthmes), ils sont par ailleurs classés
De plus, la décomposition thermique de halogénés d’hydrocarbures aromatiques : comme agents pouvant être cancérogènes
la plupart des résines, lors de travaux de chlorobenzène, 1,2-dichlorobenzène…) et pour l’homme dans la classification du
soudage ou de décapage thermique, n° 12 (dérivés halogénés d’hydrocarbures CIRC ; TMP 65, 70.
conduit à la libération de composés aliphatiques : dichlorométhane, dichloro-
gazeux toxiques, différents selon la résine 1,2-éthane…). Pigments organiques
d'origine, tels que : monoxyde de carbone, Quelques-uns sont responsables d’irri-
chlorure d’hydrogène, cyanure d’hydro- VI.2.3. Pigments et charges tations et de sensibilisations cutanées et
gène, monomères halogénés… respiratoires. C’est le cas surtout pour les
Le risque (inhalation principalement) dérivés azoïques. De plus certaines amines
VI.2.2. Solvants est essentiellement présent lors de la fabri- aromatiques (dérivés de la benzidine, de
cation ou lors de travaux de finition tels l’ortho-dianisidine et de l’ortho-toluidine
Tous les solvants dégraissent et dessè- que le ponçage ou le perçage. notamment) peuvent provoquer des
chent la peau, favorisant ainsi l’apparition Les pigments et charges sont suscep- tumeurs de la vessie ; TMP 15, 15 bis, 15 ter.
de dermatoses. Ces dernières peuvent tibles de provoquer des surcharges pul-
résulter soit de phénomènes de sensibi- monaires (pneumoconioses de surcharge) Charges
lisation (dermatoses allergiques provo- dont la survenue, liée à l'inhalation des Certaines (silice cristalline, talc, kaolin),
quées par exemple par l’essence de poussières, dépend de leur granulomé- utilisées comme agents de matité ou de
térébenthine), soit d’irritations. trie (le risque est particulièrement impor- thixotropie, peuvent induire des patho-
L’inhalation de vapeurs de solvants pro- tant si le diamètre aérodynamique médian logies spécifiques ; TMP 25. La silice cris-
voque une action narcotique (somnolence, est inférieur à 10 μm). talline peut notamment être à l’origine de
lassitude), des vertiges et des troubles D'autres effets généraux peuvent résul- cancers broncho-pulmonaires reconnus
digestifs légers (perte d’appétit, nausées) ter de l'absorption de ces composants en tant que maladies professionnelles.
qui cessent dès que les personnes ne sont dans l’organisme.
plus soumises à l’exposition. VI.2.4. Additifs et adjuvants
Une action sur le sang peut être causée Pigments minéraux
par les hydrocarbures contenant du ben- De nombreux pigments minéraux sont Les additifs et adjuvants sont introduits
zène résiduel. responsables de pathologies particulières à de faibles concentrations (généralement
À plus fortes concentrations, les vapeurs dues à la présence de certains éléments moins de 5 %) au sein des peintures et ver-
de certains solvants spécifiques peuvent métalliques. nis. Les risques toxicologiques qu’ils pré-
avoir des effets particuliers : Les chromates sentent sont donc réduits sauf dans
alcool méthylique : troubles oculaires ; Ils induisent parfois des irritations cuta- certains cas particuliers. Lors de la fabri-
alcool n-butylique : irritation des voies nées et des muqueuses, des allergies cuta- cation leurs risques sont cependant à
respiratoires ; nées ou respiratoires (asthmes, dyspnées prendre en compte et à ne pas négliger.
méthylglycol : atteinte du système ner- asthmatiformes). Il faut rappeler que les Ainsi, les agents antisalissures sont choi-
veux, effets toxiques sur la reproduction ; dérivés hexavalents du chrome peuvent sis précisément du fait de leur toxicité éle-
éthylglycol : atteintes pulmonaires, provoquer des cancers broncho-pulmo- vée, notamment envers les organismes
rénales et sanguines, effets toxiques sur la naires qui sont reconnus comme maladies marins.
reproduction ; professionnelles dans certaines conditions Certains phtalates (phtalate de dibu-
2-nitropropane : maux de tête, ver- d’exposition (fabrication et conditionne- tyle, phtalates de bis (2-éthylhexyle)…)
tiges, troubles hépatiques et digestifs ; ment de l’acide chromique, des chromates sont classés en tant que produits toxiques
toluène : effet reprotoxique suspecté ; et bichromates alcalins, fabrication du chro- pour la reproduction de catégorie 2 (pro-
isophorone, dichlorométhane : agents mate de zinc ; TMP 10, 10 bis). priété avérée). Leur utilisation tend à dis-
cancérogènes suspectés… paraître.
Le plomb et les dérivés plombifères Il existe aussi des siccatifs à base de
Le méthylglycol et l’éthylglycol sont Ils sont responsables d’une grave affec- plomb. Or, les composés du plomb sont
deux composés faisant partie de la famille tion touchant de nombreux organes (foie, notamment reconnus comme toxiques
des éthers de glycol dont la classifica- reins, système nerveux…), le saturnisme. pour la reproduction de catégorie 1
tion et l’étiquetage font mention de Sa survenue résulte de l’accumulation pro- (risque avéré chez l’homme).
propriétés reprotoxiques. Ils ne sont qua- gressive de faibles doses de plomb dans
siment plus utilisés aujourd’hui. Ils ont l’organisme. Ces composés sont égale-
été substitués dans les formulations, ment toxiques pour la reproduction (déve-
notamment par des éthers de glycol de loppement et fertilité) ; TMP 1.
11
TABLEAU VII
RÉGLEMENTATION
Réglementation relative à la mise en œuvre de mesures de prévention des risques encourus
par les travailleurs affectés à des travaux de fabrication et d'application de peintures
■ Interdiction d'exposition
Travaux interdits aux jeunes travailleurs – Art. D. 4153-25 à D. 4153-28 du Code du travail
Travaux interdits aux salariés employés en CDD – Art. D. 4154-1 du Code du travail
ou aux intérimaires
suite page suivante ■ ■ ■
12
RÉGLEMENTATION
Réglementation relative à la mise en œuvre de mesures de prévention des risques encourus
par les travailleurs affectés à des travaux de fabrication et d'application de peintures
Installations sanitaires – Art. R.4228-8 et R. 4228-9 du Code du travail: installations sanitaires dans les
établissements où sont effectués des travaux salissants (installation de douches)
– Arrêté du 23/07/47 modifié, fixant les conditions dans lesquelles les chefs
d'établissements sont tenus de mettre des douches à la disposition du personnel
effectuant des travaux insalubres ou salissants
Dispositions particulières aux agents chimiques dangereux – Art. R. 4412-59 à R. 4412-93 du Code du travail
cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction
Règles particulières à certains agents chimiques dangereux : – Art. R. 4412-149 à R. 4412-164 du Code du travail
silice cristalline, plomb et ses composés, benzène, chrome
et ses composés
possible, les solvants les moins toxiques doivent répondre aux prescriptions Une ventilation efficace permet de s’as-
et/ou les moins volatils. réglementaires et assurer une concen- surer que la concentration en produits
tration en vapeurs de solvants, dans l'at- inflammables dans l’atmosphère se situe
Diminution des risques d’incendie/ mosphère de l'atelier, la plus basse en dehors des limites d’inflammabilité.
explosion à la mise en œuvre possible et, au minimum, inférieure aux En cas d’utilisation de produits inflam-
La mise à la terre des réservoirs, cana- valeurs limites d'exposition profession- mables ou pulvérulents combustibles, les
lisations, disperseurs et cuves de fabrica- nelle en vigueur. installations, notamment électriques, doi-
tion est indispensable. vent être adaptées à la zone de risque,
Parallèlement, on peut envisager des conformément aux directives euro-
mesures de prévention complémen- Incendies péennes ATEX (atmosphères explosives).
taires : Certains solvants utilisés ont un point
le stockage en réservoir sous azote(8), d’éclair assez bas. La fabrication des pein- Hygiène
le transfert sous pression d’azote(8), tures en solvants nécessite donc la mise La prise de repas est interdite sur le
la mesure volumétrique permettant en place de dispositifs de lutte contre l’in- lieu de travail afin d'éviter les ingestions
l'alimentation directe des cuves. cendie : accidentelles. Il est recommandé au per-
affichage de la conduite à tenir en cas sonnel de changer fréquemment de com-
Ventilation des ateliers d’incendie avec plan d’atelier comportant binaison de travail et d'avoir une bonne
La ventilation des ateliers et le cap- les issues de secours et la situation des hygiène corporelle. Des règles élémen-
tage des polluants au poste de travail extincteurs, taires telles que ne pas boire, ne pas man-
exercices périodiques, ger, ne pas fumer sur les lieux de travail
(8) Ces mesures sont à proscrire en cas d'utilisation de réseau d’incendie armé (RIA), et se laver les mains fréquemment… sont
diluants réactifs, par exemple le styrène ou les acrylates,
pour la stabilité desquels la présence d'oxygène est extincteurs, couvertures, matériaux à respecter absolument.
indispensable. Sans oxygène, ces composés peuvent inertes (pulvérulents, sable…), Par ailleurs, le chef d’établissement est
polymériser spontanément et brutalement, cette poly-
mérisation s'accompagne généralement d'un fort déga- détecteurs d’incendie et « sprinklers » tenu de mettre des douches à la disposi-
gement exothermique et peut entraîner des explosions. (arrosage asservi au détecteur). tion des salariés (voir tableau VII).
13
VII.1.2. À l’application Le port de gants adéquats est évidemment la mettre à disposition des travailleurs, du
recommandé. comité d’hygiène, de sécurité et des condi-
La pulvérisation des peintures engendre Le captage des polluants (vapeurs de tions de travail (CHSCT) ou, à défaut, des
un brouillard qui présente deux types de solvants notamment) s’impose. Il permet délégués du personnel (articles R. 4412-
risques : d’avoir une atmosphère de travail conte- 38 et R. 4624-4).
des risques toxicologiques, variables nant une concentration en polluants la Dans le cas des préparations non-clas-
selon la nature des constituants (pigments, plus basse possible, respectant au mini- sées mais contenant des substances dan-
charges, adjuvants, solvants) ; mum les valeurs limites d’exposition pro- gereuses en quantité suffisante pour
des risques d’inflammation, assez éle- fessionnelle (VLEP). imposer une FDS, ce document sera trans-
vés du fait de la présence de solvants mis au chef d'établissement ou au tra-
inflammables. vailleur indépendant uniquement sur leur
VII.2. Information demande.
Afin de limiter l’exposition des opéra- Les textes réglementaires précisent
teurs, plusieurs mesures de prévention VII.2.1. Étiquetage également les indications que la fiche de
peuvent être envisagées : données de sécurité doit comporter au
la pulvérisation en cabines ventilées Il s’agit d’alerter les utilisateurs des dan- sein de ses 16 rubriques. Le règlement CE
[5-6] ; gers présentés par certaines substances ou n° 1907/2006 (REACH) fixe les modalités
l’éloignement de l’opérateur en utili- préparations. L’étiquetage [7-8-9] prend d'élaboration et de transmission des FDS
sant des robots d’application ; en compte les risques d’incendie et les et présente en annexe un guide pour la
la diminution du brouillard par pul- risques toxicologiques dus aux sub- réalisation de ces fiches.
vérisation électrostatique ou pulvérisa- stances dangereuses.
tion sous haute pression sans air ; Certaines préparations non étiquetées VII.2.3. Déclaration à l'INRS
le port de gants adaptés ; peuvent néanmoins présenter des dan- Les fabricants, vendeurs ou importa-
le port, en complément et selon la gers lors de l’utilisation (problèmes des teurs, sont tenus de déclarer leurs pro-
concentration dans l'atmosphère de travail, seuils fixés pour l’étiquetage et de la duits chimiques dangereux à l’Institut
d'un appareil de protection respiratoire connaissance des données toxicologiques national de recherche et de sécurité
filtrant (filtre A2P2 en général) ou isolant. des substances). (INRS) lorsque ceux-ci sont classés très
Pour être efficace, l’étiquetage doit être toxiques, toxiques ou corrosifs [11] ou
Pour l’ensemble des peintures époxy- concis : il ne fait état que des risques les lorsqu’il s’agit de produits biocides.
diques, acryliques et oléoglycérophtaliques, plus grands. Il ne dispense pas de l’in- Dans les autres cas, c’est sur demande
un appareil de protection respiratoire à formation complémentaire donnée par de l’INRS (organisme désigné) que les
filtre de type A2P2 peut convenir en l’ab- les fiches de données de sécurité et les fabricants, vendeurs ou importateurs doi-
sence d’amine, mais le type ABEK2P2 est fiches techniques des produits. vent fournir des informations complètes
préférable. Pour les peintures polyuré- Les textes réglementaires [7-8-9] concer- sur leurs produits chimiques. Les infor-
thannes, le port d’appareil de protection nant l’étiquetage des préparations (dont mations confidentielles ainsi recueillies
respiratoire isolant à adduction d’air est font partie les peintures) sont rappelés sont utilisées pour la prévention du risque
recommandé du fait de la présence d’iso- dans le tableau VII. chimique ou pour répondre à toute
cyanates particulièrement sensibilisants [5]. demande d'ordre médical destinée au trai-
En ce qui concerne l’application au VII.2.2. Fiche de données de sécurité tement des affections induites.
pinceau ou au rouleau (peintre, décora- (FDS)
teur, artisan…), le risque principal est l’in-
halation des vapeurs de solvants. Une Elle est délivrée par le fournisseur du
extraction de ces vapeurs par ventilation produit et vient en complément de l'éti- VII.3. Formation du personnel
doit permettre de travailler dans des condi- quetage [10]. Elle renseigne (de manière
tions convenables. Les risques d’ingestion beaucoup plus complète que l’étiquette) VII.3.1. À la fabrication
et de contact cutané peuvent être facile- sur les risques de toute nature que présente La formation du personnel de fabrica-
ment éliminés par des mesures strictes une préparation et sur les mesures de pré- tion doit porter sur différents points :
d’hygiène et le port d’équipement de pro- vention à respecter lors de son utilisation. les risques d'incendie - explosion et les
tection adéquats (gants…). Le Code du travail précise que l'éta- risques toxicologiques des constituants ;
blissement d'une FDS est une obligation les mesures de prévention à respecter
VII.1.3. Nettoyage du matériel pour le fabricant, l'importateur ou le ven- pour la manipulation des constituants
deur d'une substance ou d'une prépara- (éviter l’inhalation et le contact avec la
Tous les solvants dégraissent et dessè- tion dangereuse (avec des phrases de peau…) ;
chent la peau. De plus, le risque de péné- risques), ou d’une préparation non-clas- les mesures d’hygiène : le personnel
tration cutanée est parfois important, sée comme dangereuse mais contenant doit respecter l’ensemble des règles d’hy-
notamment dans le cas des éthers de gly- une substance dangereuse à plus de 1 % giène en vigueur dans l’entreprise ;
col. Il est donc impératif de proscrire le (préparation non-gazeuse) ou une sub- le port et l’entretien éventuels des EPI
nettoyage manuel des récipients ou des stance affectée de valeurs limites d’expo- (équipements de protection individuelle).
outils à l’aide de chiffons imbibés de sol- sition professionnelle (article R. 4411-73
vants. Ces opérations peuvent être réali- du Code du travail). Rédigée en français, VII.3.2. À l’application
sées au trempé (bacs équipés de paniers la FDS doit être transmise gratuitement
plongeants et d’installations d’aspiration), au chef d'établissement ou au travailleur La formation du personnel utilisant les
ou à l’aide de brosses (ou pinceaux), dans indépendant utilisateur, qui doit lui-même peintures en solvants doit traiter des
une cabine ouverte ventilée spécifique. la communiquer au médecin du travail, et thèmes suivants :
14
les risques spécifiques liés à la pulvé- Le médecin du travail doit par ailleurs C ONCLUS I ON
risation de ces peintures ; constituer, pour chaque travailleur exposé,
les mesures de prévention à respecter un dossier individuel comprenant une Comme le lecteur a pu le constater, les
lors de la préparation, des transvasements, fiche d’exposition et les résultats des exa- peintures en phase solvant sont présentes
de la pulvérisation, du nettoyage, des opé- mens médicaux complémentaires prati- dans de très nombreux domaines, aussi
rations de maintenance ; qués. Ce dossier doit être conservé dans bien industriels que grand public.
les mesures de prévention à respecter le dossier de l’employé durant une période La politique actuelle de réduction des
lors de l’application proprement dite et le de 50 ans à compter de son départ de émissions de polluants dans l’atmosphère
fonctionnement du dispositif de protec- l’entreprise. limite le développement de cette catégo-
tion collective constitué par la cabine d’ap- À son départ, l’employeur est également rie de peinture, au profit notamment des
plication ; tenu de fournir à l’intéressé une attestation peintures en poudre (pas de solvant) et
les mesures d’hygiène : le personnel d’exposition aux agents CMR, document des peintures en phase aqueuse (moins
doit respecter l’ensemble des règles d’hy- qui doit être rempli conjointement avec de solvant).
giène en vigueur dans l’entreprise ; le médecin du travail. Cependant, dans certains cas, les pein-
le port et l’entretien éventuels des Les salariés effectuant de façon habituelle tures en phase solvant sont les seules
EPI (équipements de protection indivi- des travaux de peinture par pulvérisation capables de répondre aux exigences tech-
duelle). sont visés par l'arrêté de surveillance médi- niques des utilisateurs. Elles restent donc
cale spéciale (voir tableau VII). Pour ces tra- complètement d’actualité et leur usage
vaux, le décret 47-1619 modifié, du 23 août est toujours omniprésent.
VII.4. Surveillance médicale 1947, prévoit par ailleurs les mesures pré- Leur utilisation nécessite de prendre en
des travailleurs ventives techniques et médicales à appli- compte les risques associés à leur mise
quer qui comprennent les éléments en œuvre. On retiendra notamment les
La manipulation d’agents chimiques suivants : risques d’incendie dus à la présence d’une
classés CMR de catégorie 1 et 2 implique certificat d’aptitude avant embauche, forte teneur en solvant et les risque d’in-
des règles particulières de prévention du confirmation un mois après l’em- toxication par inhalation. Par la mise en
risque chimique (Code du travail, articles bauche, place de mesures de prévention adaptées,
R. 231-56 à R. 231-56-12). En cas de mani- visite tous les six mois, elles peuvent cependant être utilisées dans
pulation régulière de plomb ou de ses examen médical pour tout salarié des conditions correctes d’hygiène et de
composés, de cadmium ou de ses com- indisposé par son travail ainsi que pour sécurité.
posés et de chromates (en dehors des tout salarié s’étant absenté plus d’une
solutions aqueuses diluées), le médecin du semaine pour cause de maladie,
travail dispose d'un temps médical cal- tenue d’un registre médical indiquant
culé sur la base d'une heure par mois pour les dates de ces différents examens.
dix salariés exposés. Cette surveillance
médicale spéciale doit lui permettre de Ces préconisations sont applicables aux
réaliser les examens médicaux mais sur- salariés affectés à la pulvérisation des pein-
tout d'effectuer des actions de prévention tures en phase solvant, en phase aqueuse
et de formation. mais aussi en poudre.
15
[1] ■ Basf handbook on basics of coating technology. [11] ■ Déclaration des produits chimiques. Informa-
Goldschmidt, Streitberger, 2003. tions à transmettre à l'INRS. Textes réglementaires.
ED 980, INRS, Paris, 2009.
[2] ■ Guide pratique de ventilation n° 0. Principes géné-
raux de ventilation. ED 695, INRS, Paris, 1989.
[3] ■ Guide pratique de ventilation n° 17. Matériaux
pulvérulents. ED 767, INRS, Paris, 2003. À lire également
[4] ■ Guide pratique de ventilation n°1. L'assainis- ■ Peintures en phase aqueuse (peintures à l’eau).
sement de l'air des locaux de travail. ED 657, INRS, Composition, risques toxicologiques, mesures de pré-
Paris, 1989. vention. ED 955, INRS, Paris, 2005.
[5] ■ Guide pratique de ventilation n° 9.1. Cabines d'ap- ■ Peintures en poudre. Composition, risques toxicolo-
plication par pulvérisation de produits liquides. ED 839, giques, mesures de prévention. ED 956, INRS, Paris,
INRS, Paris, 2008. 2005.
[6] ■ Guide pratique de ventilation n° 9.3. Pulvérisation ■ Peintures en phase aqueuse pour l'industrie automo-
de produits liquides. Objets lourds ou encombrants. bile. Formulations et risques à la mise en œuvre.
ED 906, INRS, Paris, 2003. ND 2115, INRS, Paris, 1999.
[7] ■ Classification, emballage et étiquetage des sub- ■ Les appareils de protection respiratoire. Choix et uti-
stances et préparations chimiques dangereuses. Textes lisation. ED 780, INRS, Paris, 2002.
réglementaires et commentaires. ED 982, INRS, Paris,
2006. ■ Des gants contre les risques chimiques. Coll. «Fiche
pratique de sécurité », ED 112, INRS, Paris, 2003.
[8] ■ Classification, emballage et étiquetage des sub-
stances et préparations chimiques dangereuses. Guide ■ Safe Handling of pigments. ETAD/BCMA/VdMI/
de classification et d'étiquetage. ED 983, INRS, Paris, EPSOM, European Edition, français, 1995.
2006.
■ Les maladies professionnelles. Guide d’accès aux
[9] ■ Site Internet de l’ex-bureau européen des sub- tableaux du régime général et du régime agricole de la
stances chimiques ([Link] : accès sécurité sociale. ED 835, INRS, Paris, 2008.
à des données de classification et d’étiquetage.
■ Produits chimiques cancérogènes, mutagènes,
[10] ■ La fiche de données de sécurité. ED 954, INRS, toxiques pour la reproduction. Classification réglemen-
Paris, 2005. taire. ED 976, INRS, Paris, 2006.
Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.
GUYANE MARTINIQUE
Espace Turenne Radamonthe, route de Raban, Quartier Place-d’Armes, 97210 Le Lamentin cedex 2
BP 7015, 97307 Cayenne cedex tél. 05 96 66 51 31 - 05 96 66 51 32 - fax 05 96 51 81 54
tél. 05 94 29 83 04 - fax 05 94 29 83 01 prevention972@[Link]
[Link]
COLLECTION DES AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUES