EXPOSE DU GROUPE 3
Thème : Problème des castes dans une si longue lettre de
Mariama BA
Plan
Introduction...............................................................................................................................2
I. Biographie de l’auteur.......................................................................................................2
II. La Position de Mariama BA dans une si longue lettre sur les problèmes des castes...2
III. Définition des castes.......................................................................................................2
IV. Systèmes des castes........................................................................................................3
A. Système des castes..........................................................................................................3
B. Place des castes dans la société.....................................................................................3
V. Problèmes des castes..........................................................................................................4
Conclusion.................................................................................................................................4
Les exposantes :
Awdy Elimane CISSOKHO
Pape Mamadou GAYE
Sokhna GUEYE Professeur : M. Welle
Awa NIANG Classe : Troisième B
Anta GUEYE SALL Année Scolaire : 2022 / 2023
Bineta SARR Etablissement : CEM El Hadji
Khady SOW Mouhamadou Mansour Sy de
Tivaouane
CEM El Hadji Mouhamadou Mansour Sy de Tivaouane 2022 / 2023
Introduction
La littérature africaine se caractérise par une production aussi riche que
varié. Le temps des indépendances et a déterminé des tendances nouvelles du
roman qui apparait tantôt sous forme de romans désenchantement, de désillusion,
tantôt sous forme de romans d’expression de malaise d’une société marquée par
l’effondrement des valeurs traditionnelles. Parmi ces romans figure en bonne place
l’œuvre de Mariama BA, « une si longue lettre » dans laquelle elle fait usage à la
présence de sa plume pour décrire les réalités de la société sénégalaise à travers
un style de fluidité jamais égalée. En effet elle y peint les vicissitudes qui ont
marquées sa vie matrimoniale et y aborde de nombreux thèmes comme les
problèmes des castes qui est le thème de notre expose. Ainsi, notre travail portera
sur trois points : nous allons donner d’abord la définition du mot caste ensuit parler
du système de caste et enfin les problèmes des castes
I. Biographie de l’auteur
Née en 1929 à Dakar, Mariama Bâ est une auteure sénégalaise. Issue d’une
famille aisée, elle grandit entourée de ses grands-parents après le décès
prématuré de sa mère. Son père, lui, travaille pour le gouvernement. Dès 1943,
alors âgée de 14 ans, Mariama Bâ intègre l’Ecole normale de Rufisque, dont elle
sort diplômée trois an plus tard. Elle devient alors enseignante pendant 12 ans
avant de rejoindre l’inspection régionale de l’enseignement. Mariée à 3 reprises,
Mariama Bâ s’engage dans plusieurs associations défendant les droits des
femmes.
En 1979, l’auteure publie Une si longue lettre, un roman qui défend une vision
féministe face au poids des traditions en Afrique. Véritable succès, ce roman est
récompensé par le Prix Noma de publication en Afrique à Francfort en 1980.
Mariama Bâ écrit également Un chant écarlate, un roman qui relate l’échec d’un
mariage mixte. Elle décède en 1981 des suites d’un cancer, avant la publication de
son second livre.
II. La Position de Mariama BA dans une si longue lettre sur les problèmes
des castes
L’auteur d’une si longue lettre ne parvient pas à comprendre le système des
castes. Cette problématique occupe une place de choix dans son œuvre. Comme
l’atteste ce texte extrait des pages 62 et 63 : « Et puis, une bijoutière peut-elle avoir
de la dignité, de l’honneur ? C’est comme si l’on se demandait si tu avais un cœur
et une chair. Ah pour certains, l’honneur et le chagrin d’une bijoutière d’une
Guélawar». Cette lettre de Aïssatou à son mari Mawdo Ba traduit également la
position de la romancière sur la question : « Mawdo, les princes dominent leurs
sentiments pour honorer leurs devoirs. Les autres courbent leur nuque et acceptent
en silence un sort qui les brime. Voilà, schématiquement, le règlement intérieur de
notre société avec ses clivages insensés. Je ne m’y soumettrai point. »
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CEM El Hadji Mouhamadou Mansour Sy de Tivaouane 2022 / 2023
III. Définition de la caste
Une caste est un groupe social hiérarchisé, endogame et héréditaire. La notion de
caste est à distinguer de celle de tribu, de clan ou d’ethnie dont elle est parfois une
sous-division. Le mot vient du portugais « casta », qui signifie lignée, race, voire
engeance, ainsi que rang social. On dit, par exemple, « de boa casta » ou « de má
casta ». Plus récemment le mot est usité surtout dans le sens de cépage : « casta
de Uva ». Casta signifiait originellement pur, non mélangé, à rapprocher du français
« chaste ».
IV. Systèmes des castes
A. Système des castes
Au Sénégal, deux castes sont à noter en milieu wolof : les Guers et les Gnégnos.
Les Guers constituent la caste supérieure. Il s’agit des non-artisanats de la société
wolof. Leur spécialisation professionnelle étant mal vue, l’artisanat leur est interdit.
Ce sont essentiellement des agriculteurs et accessoirement des éleveurs. Les
guers développent une aversion par rapport aux métiers manuels, mais ils restent
attachés à certaines valeurs morales et auxquelles ils donnent un dévouement
exemplaire. Ces valeurs sont :
Le jom ou l’honneur qui désigne la responsabilité de sa personne et de ses
lignages.
Le kersa ou la pudeur qui est la retenue dans l’acte et la parole.
Le yar qui est la bonne éducation
Les Gnegnos constituent le groupe inferieur dans la stratification social du travail
en pays Wolof. Cependant, l’alliance entre guers et Gnegnos était interdite au
temps de nos ancêtres. L’exemple illustrant est celui de Maodo Ba qui était un
descendant d’une famille royale, amoureuse d’une fille bijoutière nommé Aissatou.
Les Teugs ou Balla maissa qui sont les forgerons. Les bijoutières sont souvent
liées à des familles Guers ils leur fournissent des bijoux et des armes de guerres.
Les Laobes, artisans du bois d’origine peulh. Les Woudes, artisans du cuir,
cordonniers dont les femmes pratiquent le tatouage des lèvres aux jeunes filles.
Les Rabb ou Maabo, caste des Tisserands. Les Griots ou Gueweul divisés en deux
parties, il y a les griots de la cour royal et ceux du reste de la population. Ceux qui
maitrisent art de la parole et ceux qui en plus maitrisent les différents instruments
B. Place des castes dans la société
La société sénégalaise devient de plus en plus exigeante et méprisante à l’endroit
des castes. Une grande majorité des populations sont presque marginalisées par
cette société naïve et presque égarée. Ainsi, ces castes ont un statut très minimisé
et arrière comme ces propos le prouvent dans « une si longue lettre » au chapitre8,
page 37 : quoi, un toucouleur qui convole avec une bijoutière ? Jamais il
n’amassera argent. » En outre, ces castes sont reléguées au second plan malgré
leur fidélité, leur courage, leur dévouement et leur combativité.
Pourtant, ces doctrines ou idéologies n’ont aucun soubassement religieux même si
certains le croient religieusement. En guise d’exemple le Prophète Mouhammed
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CEM El Hadji Mouhamadou Mansour Sy de Tivaouane 2022 / 2023
PSL interdit ces préjugés car tous les êtres humains sont égaux devant Dieu alors
notre société doit abandonner ces croyances et laisser les gens se marier sans
difficulté, de plus c’est un péché de se sentir supérieur par rapport à quelqu’un
d’autre en étant musulman. Par conséquent, il s’agit d’un lourd lègue arriérer qu’il
faut flanquer à jamais. Par ailleurs, pèse sur ces grands dignitaires le poids de
l’infériorité, de l’orgueil, du mépris et de la ségrégation.
En guise d’exemple, Ramatoulaye disait dans « une si longue lettre » au chapitre 5,
page26 :« Votre stoïcisme tait de vous non des violents, non des inquiétants, mais
de véritables héros inconnus de la grande histoire qui ne dérange jamais l’ordre
établi malgré votre situation misérable. »
En sus, ces castes font face à une société très compliquée dont l’héritage est
consolidé par la naïveté et l’égoïsme. Ainsi cette inquiétante situation remonte bien
avant dans un contexte beaucoup plus exigeant et frappant. Au paravent les
populations mettaient ces castes dans un contexte particulier notamment le
transfert des castes a la basse classe selon hiérarchie. Cependant malgré la
pesanteur de cette situation on peut mettre en relief une nette amélioration dans la
mesure ou le mariage entre Guers et Gueweul est fréquent de nos jours.
Aussi il faut préciser qu’il a une opposition systématique vis-à-Vis du temps comme
nous prouve cette situation dans une si longue lettre au chapitre22 page142« On
ne vient pas facilement à bout des pesanteurs millénaires. Autrement dit il devient
des fois difficiles de résister et d’atteindre les buts fixés. Enfin cette citation nous
fait réfléchir sur la vulnérabilité et la place des castes selon la société sénégalaise :
« la griotte porte bonheur. Mais une bijoutière ! Elle brule tout sur son passage
comme un feu de forge. »
V. Problèmes des castes
Jadis les castes résultent d’une organisation sociale du travail, mais de nos jours, il
est devenu un problème récurrent surtout lorsqu’il s’agit de mariage. C’est à travers
Aissatou que l’auteur peint le problème des castes. En effet, Aissatou a
transgressé un interdit social en se mariant avec Maodo Ba le noble mais les
préjugés sociaux finiront par triompher car Maodo Ba sera obligé de se plier à la
volonté de sa mère en épousant la petite Nabou. Tante Nabou n’aimait pas
Aissatou à cause de son origine caste. Mais pour Mariama Ba, il ne saurait y avoir
de différence entre noble et personne de caste.
Conclusion
En définitive, depuis l’avènement des castes et des ordres, monarchique,
caractérisées par l’existence d’une hiérarchie sociale constitutive de systèmes
d’inégalité, et de domination, nos sociétés ont eu à fonctionner sous cette
stratification. Mais sous l’influence de l’islamisation et de la modernisation des
sociétés, beaucoup d’aspects de ces systèmes des castes vont disparaître. Ainsi à
l’instar de cette apparente permanence des changements importants qui ont affecté
les sociétés, particulièrement le système religieux, qui conserve une actualité et
manifeste un dynamisme, on peut appréhender certaines survivances des castes
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dans certains évènements cérémoniels comme les mariages et les baptêmes ou au
niveau professionnel de nos sociétés modernes.