Optimisation de l'évaporation sous vide
Optimisation de l'évaporation sous vide
Vous avez fait de moi ce que je suis aujourd’hui, je vous dois tout.
Que ce modeste travail soit le fruit de vos innombrables sacrifices,
Puisse Dieu vous accorder santé, bonheur et longue vie.
À MA FAMILLE
À MES AMIS
1
Remerciements
Au terme de ce travail, je tiens à adresser mes sincères remerciements à tous ceux qui m’ont
aidé pour la réalisation de ce projet de fin d’études, et en particulier :
2
Résumé
Le présent travail a comme objet l’étude de l’évaporation sous vide dans le
procédé de production d’acide phosphorique à PAKISTAN MAROC
PHOSPHORIQUE (PMP) afin d’optimiser la consommation de la vapeur d’eau et
d’améliorer la productivité.
3
Abstract
This work aims to study and improvement of vacuum evaporation in the process
of producing phosphoric acid in PAKISTAN MOROCCO PHOSPHORIC
(PMP), in order to find solutions to optimize the consumption of steam and
improve productivity.
4
Liste des figures
51
5
Liste des tableaux
Tableau 2: Influence des principaux éléments de minerai de phosphate sur les différentes étapes
de production……………………………………….............................................16
Tableau 4 : Débits d’acide sulfurique pour les différentes réactions dans la cuve
d’attaque…………………………….……………………………………………...32
Tableau 20 : Nombre des heures d’arrêts causés par la formation des fluosilicates …………..57
Tableau 21: pourcentage des arrêts en heures causés par la formation des fluosilicates……….58
6
Tableau 23: Représentation du gain après le préchauffage……………………………………..62
7
SOMMAIRE
INTRODUCTION......................................................................................................................................... - 3 -
I. HISTORIQUE...................................................................................................................................... - 5 -
A. ATELIER SULFURIQUE........................................................................................................................ - 8 -
B. ATELIER PHOSPHORIQUE................................................................................................................... - 8 -
D. ATELIER DE MAINTENANCE................................................................................................................ - 9 -
PHOSPHORIQUE...................................................................................................................................... - 10 -
1. PHOSPHATES MAGMATIQUES......................................................................................................... - 11 -
2. PHOSPHATES SÉDIMENTAIRES......................................................................................................... - 11 -
1. LA VOIE THERMIQUE....................................................................................................................... - 13 -
2. LA VOIE HUMIDE............................................................................................................................. - 13 -
2. L’ATELIER PHOSPHORIQUE :............................................................................................................. - 18 -
1. LE MINERAI DE PHOSPHATE............................................................................................................. - 29 -
1
1. DÉBIT D’EAU AU NIVEAU D’ATELIER PHOSPHORIQUE.......................................................................- 34 -
5. ETUDE ÉCONOMIQUE...................................................................................................................... - 66 -
AMORTISSEMENT DU PROJET :........................................................................................................ - 66 -
CONCLUSION........................................................................................................................................... - 74 -
ANNEXE................................................................................................................................................... - 76 -
2
INTRODUCTION
Dans le cadre de sa nouvelle stratégie industrielle, le groupe OCP a adopté ces dernières
années un ensemble de projets visant l’amélioration de la qualité des produits phosphatés ainsi
que la protection de l’environnement.
Dans cette optique, Pakistan Maroc Phosphore (joint venture entre le Groupe OCP et des
groupes Pakistanais) essaie d’améliorer la qualité d’acide phosphorique produit tout en
cherchant à éliminer les causes influençant les performances de l’atelier phosphorique.
Dans ce sens le présent travail consiste à faire une étude diagnostique sur l’unité
d’évaporation sous vide, afin de déterminer les actions correctives pour augmenté les
performances de l’unité ; le diagnostique permet de découvrir deux problème majeur, la
surconsommation de la vapeur qui ce passe de temps en temps et les arrêts périodique due à la
formation d’un solide blanc très dur (fluosilicates) au niveau du condenseur barométrique.
Pour envisager à ces deux problèmes, il est incontrôlable de remplacer l’échangeur à plaque
existant qui sert à refroidir les condensats obtenus de l’échangeur de la boucle d’évaporation
par un échangeur de préchauffage d’acide 28% , ce qui permet d’optimiser la consommation
de la vapeur au niveau de l’unité, et de réaliser des gains énormes en énergie. Aprés une étude
économique permettant de déterminer le prix de l’échangeur dimensionné afin de déterminer
l’amortissement et la rentabilité du projet.
3
CHAPITRE
DESCRIPTION DU CHAMP D’APPLICATION 1
RESUME :
4
Chapitre 1
I. Historique
Les phosphates marocains sont exploités dans le cadre d’un monopole d’État confié à un
établissement public créé en août 1920 par dahir, l’Office Chérifien des Phosphates, devenu
Groupe OCP en 1975.
La production de phosphate brut est assurée dans quatre centres miniers: Khouribga,
Youssoufia, Benguerir et Boucraâ. Environ la moitié du phosphate produit est exportée
comme matière première à destination d'une quarantaine de pays à travers le monde, tandis
que l'autre moitié est livrée aux usines locales de transformation. Celles-ci sont dénommées
Maroc Chimie I et II (SAFI), Maroc Phosphore I & II (SAFI), Maroc Phosphore III – IV,
IMACID, Pakistan Maroc Phosphore et d‘autres entreprises (JORF LASFAR).
Crée en 1986, et situé à 20 Km au Sud-Ouest d’El Jadida, le site industriel JORF LASFAR
a permis au Groupe OCP de doubler sa capacité de valorisation des phosphates.
Ce site industriel a été crée dans la région des Doukkala vu les avantages suivants :
5
Proximité des zones minières permettant son alimentation en phosphate brut
(Khouribga) ;
Ces dernières années, toujours dans le cadre du développement, cette fois à l’échelle
internationale, le Groupe OCP a noué avec ses clients des partenariats durables, parmi
lesquels on peut citer :
EMAPHOS (Euro-Maroc Phosphore : 1/3 OCP, 1/3 Prayon, 1/3 CFB): ce projet a été
mené en collaboration avec des partenaires belges (Prayon) et allemands (Chemische
Fabrik Budenheim) en 1998 à JORF LASFAR ;
IMACID (1/3 OCP, 1/3 Chambal Fertiliser-Inde, 1/3 Tata Chemicals Ltd-Inde) :
démarrage d‘IMACID en 1999 à JORF LASFAR ;
PMP : PAKISTAN MAROC PHOSPHORE S.A. (50% OCP, 25% FFBL, 12,5% Fauji
Foundation, 12,5% FFCL) : démarrage en 2006 à JORF LASFAR ;
Le transport du minerai sous forme de pulpe de phosphate par le moyen de pipelines
de Khouribga jusqu’aux unités de production à Jorf Lasfar (de même pour Safi, un pipeline
qui relie les minerais de Gantour (Youssoufia & Benguérir) au complexe chimique) ;
La mise en œuvre des unités de dessalement d’eau de mer qui couvriront les besoins
des complexes chimiques ;
6
Le programme de responsabilité environnementale de l'OCP (arrêt du rejet du
phosphogypse).
7
a. Atelier Sulfurique
Le procédé de fabrication d’acide phosphorique par voie humide consiste à attaquer la pulpe
de phosphate par un acide fort. L’acide fort utilisé pour attaquer le minerai au sein de PMP est
l’acide sulfurique produit par l’atelier sulfurique dont les caractéristiques sont :
Capacité : 1.125.000 tonnes/an ;
Procédé : MONSANTO à double absorption.
b. Atelier Phosphorique
C’est l’atelier central de l’entreprise, vers lequel convergent tous les produits et les services
des autres ateliers pour assurer la production d’acide phosphorique à 28% et 54% en P 2O5.
Les principales caractéristiques de l’atelier phosphorique sont :
Capacité nominale : 1325 tonnes de P2O5 par jour d’acide.
Qualité marchande 54%.
Procédé : JACOBS.
La figure 3 montre une vue de l’atelier phosphorique.
8
c. Atelier des Utilités
Cet atelier est destiné à la production de l’énergie électrique par laquelle il alimente les
autres ateliers. Il est composé de :
d. Atelier de maintenance
Parmi les ateliers support, l’atelier maintenance veille à maintenir et entretenir les
équipements des installations des autres ateliers en état de bon fonctionnement. Pour ce faire,
l’équipe de maintenance au sein de PMP agit sur plusieurs niveaux : mécanique, électrique,
automatique (régulation) et au niveau du génie civil.
9
CHAPITRE
GENERALITE SUR LA PRODUCTION D’ACIDE
2
PHOSPHORIQUE
RESUME
10
Chapitre 2
phosphorique
1. Phosphates magmatiques
Ce sont des gisements de forme circulaire et de composition extrêmement hétérogènes formés
par le passage de matières magmatiques au travers de la roche. Ils sont caractérisés par une faible
surface spécifique des grains, par un haut titre en P2O5 une teneur élevée en impuretés.
2. Phosphates sédimentaires
Ce sont des phosphates d’origine marine (restes d’être vivants de la première ère géologique).
Leurs gisements sont formés de plusieurs couches relativement homogènes. Chaque couche
possède ses propres caractéristiques. Les grains de phosphates sédimentaires sont des grains
poreux de grande surface spécifique donc de grande réactivité. C’est le cas des gisements du
Maroc. La composition du phosphate sédimentaire dans les gisements Marocains est
présentée dans la tableau1.
11
Phosphates métamorphiques
Phosphates d’origine sédimentaire altérés par la température et la pression. C‘est le cas des
phosphates chinois par exemple.
Phosphates métamorphiques
Ce sont des phosphates sédimentaires qui ont subit une calcination pour éliminer le dioxyde
de carbone CO2 et les matières organiques.
Phosphates calcinés
Ce sont des phosphates sédimentaires qui ont subit une calcination pour éliminer le dioxyde
de carbone CO2 et les matières organiques.
P2O5 33
CaO 51
SO3 1.7
Fe2O3 0.28
Al2O3 0.5
MgO 0.35
F 3.46
SiO2 4.5
Na2O 0.75
K2O 0.05
CO2 4.11
Matiére organique (O2) 1.76
L
12
1. La Voie thermique
L’acide phosphorique produit peut être élaboré par voie thermique, par réduction de
phosphate naturel, en présence de coke et de silice, au four électrique. Le phosphore obtenu
est oxydé en P4O10 puis hydraté en acide. Les réactions sont les suivantes :
2. La Voie humide
Le phosphate de calcium étant insoluble dans l’eau, les phosphates naturels doivent être
traités. Le traitement consiste à attaquer la roche phosphatée par un acide fort (en général
sulfurique même si les acides chlorhydriques ou nitriques peuvent également être usités). La
teneur en acide phosphorique est exprimée en pourcentage de P2O5.
En ce qui concerne cette voie, il s’agit d’une réaction hétérogène solide-liquide entre l’acide
en solution et le phosphate en poudre où la surface de contact est un paramètre crucial de
l’opération .Dans ce type de réaction, il y’a présence du processus physique et chimique, se
traduisant par un mécanisme à quatre étapes :
Diffusion des réactifs de la phase liquide jusqu’à l’interface solide-liquide.
Diffusion des réactifs de l’interface jusqu’au cœur de la phase solide.
13
Réaction chimique entre les réactifs de la phase liquide et de la phase solide.
Diffusion des produits de la réaction de l’intérieur vers l’extérieur dans la phase
liquide.
Voie nitrique
L’acide nitrique peut être utilisé pour solubiliser le phosphate selon la réaction ci-dessous :
Voie chlorhydrique
La voie chlorhydrique pour la production d’acide phosphorique se déroule en trois étapes :
dissolution de la roche phosphatée, contact liquide-liquide (extraction, purification, lavage) et
concentration de l’acide ; et peut être schématisée par la réaction suivante :
Ca3 (PO4)2 +6HCl 3CaCl2 + 2H3PO4 (R.5)
L’avantage de ces deux voies (nitrique et chlorhydrique) est qu’elles n’engendrent pas la
fabrication conjointe de phosphogypses.
Voie sulfurique
L’acide phosphorique, ou plus correctement l’acide orthophosphorique H 3PO4, peut être issu
de l’attaque sulfurique de roches naturelles. A ce titre, on peut dire que H3PO4 est le plus
important des dérivées de l’acide sulfurique. La réaction principale est exothermique, se
déroulant en milieu hétérogène,
P2O5 :
14
Une basse teneur en P2O5 entraîne les inconvénients suivants :
Coût de transport élevé
Teneur élevée d’impuretés
Quantité élevée de phosphogypse, ce qui défavorise la productivité du filtre et
l’efficacité du lavage.
Carbonate
Outre la consommation excessive d’acide sulfurique, ils donnent en présence des matières
organiques décomposées des mousses responsables du blocage de la croissance des cristaux
de gypse et des entraînements d’acide phosphorique lors de sa concentration.
Fluor :
Le ratio F/ P2O5 est assez constant dans le phosphate (généralement fluoroappatite), Amène à
des problèmes de corrosion (si on a un déficit de silice réactive) et problèmes de pollution
atmosphérique.
Silice :
Si elle est réactive, elle se lie avec le fluor pour former du H2SiF6. C’est positif car cela
diminue l’effet corrosif du fluor. En général on ne considère que le rapport molaire
SiO 2 réactive
> 1. Si le rapport est inférieur, on a le risque de formation de l’HF. Un excès de
6F
SiO2 soluble peut avoir un effet négatif sur la filtration par formation de gel de silice. Sous
forme de quartz, elle diminue la filtrabilité du gypse. Al et Mg se lient également avec le
Fluor (formation de L’AlF6O3- et MgF2).
En grande quantité, la silice non soluble (tel le quartz) érode fortement les appareils
(broyeurs, agitateurs attaque, pompes à bouillie…).
Fe2O3 :
Le fer a un effet important sur la viscosité de la bouillie qui affecte à son tour la qualité de la
filtration. Forme des composés insolubles contenant du K, PO 4. Ces composés se forment lors
de la concentration.
Al2O3
A un effet positif car se lie avec le F (formation de AlF 63-).on trouve généralement de 0,1
(limite basse) à 1% (limite haute) de Al2O3 dans le phosphate. On en l’ajoute parfois pour
améliorer la cristallisation : valeur minimum environ 0,4% Al2O3 dans l’acide faible produit.
Fe + , Al+ :
15
Ces composés peuvent former des précipités complexes à la concentration qui sont
responsables de pertes importantes en P2O5.
MgO :
Est reconnu par son influence sur la viscosité. Jusqu’à des teneurs (<0,8% de MgO), la
réduction de la filtrabilité et du rendement chimique est faible. Par contre à des hautes teneurs,
les réductions sont importantes ;
Na2O et K2O :
Les teneurs supérieures à 0,2% sont considérées comme élevées. Ces éléments forment des
sels de silice responsables de nombreuses incrustations (fluosilicates principalement).
Chlore (Cl)
Sa teneur doit être limitée à 300 ppm. Au-delà, on risque de rencontrer des problèmes de
corrosion importants.
Tableau 2: influence des principaux éléments de minerai de phosphate sur les
différentes étapes de production
16
IV. Description des procédés de fabrication au sein de la PMP
1. Atelier sulfurique :
La fabrication de l’acide sulfurique est réalisée en trois étapes :
- Combustion ;
- Conversion ;
- Absorption.
Ces réactions sont exothermiques, permettant un gain énergétique pour ramener les
températures à des valeurs maximisant les rendements des transformations précédentes et
permettant la production de vapeur.
Combustion :
Le soufre est reçu à PMP sous forme liquide : fondu et filtré. Il est stocké dans deux bacs
réchauffés pour le maintenir à l’état liquide.
Le soufre liquide passe dans une fosse pour qu’il soit pompé vers le four où se fera la
combustion avec l’air sec. Ce dernier qui provient de la tour de séchage après avoir été aspiré
par la turbo soufflante. Au niveau du four, il y a combustion du soufre qui donne le gaz SO 2 à
une température de 1120°C.
L’équation de la réaction est :
S + O2 ==> SO2
Ensuite, le gaz SO2 passe par la chaudière pour se refroidir et par la suite on obtient de la
vapeur à haute pression qui va vers la centrale et vers la turbosoufflante après un circuit de
surchauffe pour obtenir une vapeur surchauffée.
Conversion :
Le gaz SO2 est envoyé vers le convertisseur de 4 masses catalytiques de pentoxyde de
vanadium, dans le but de le transformer en SO3 selon la réaction exothermique :
1
SO2 + O <==> SO3
2 2
Lors du passage d’une masse à la suivante les gaz SO2 et SO3 est refroidit par l’intermédiaire
d’échanges thermiques gaz / gaz ou liquide /gaz.
Absorption :
17
SO3 + H2O ==> H2S04
Ensuite l’acide sulfurique est stocké pour être acheminé vers l’atelier phosphorique et en
faible quantité vers l’atelier de traitement des eaux.
2. L’atelier phosphorique :
L’usine d’acide phosphorique du Pakistan Maroc Phosphore (PMP) conçue pour produire
375.000 T/an de P2O5 en tant qu’acide Phosphorique de qualité 54% par le processus de
dihydrate de procédé JACOBS. Le taux de fonctionnement instantané de conception est
1325tonnes/jours de P2O5. La figure 5 présente les différentes étapes de fabrication de l’acide
phosphorique par le procédé JACOBS.
18
Hangar
(Stockage de phosphate)
Trémie
Bac de préparation de la
pulpe
Crible Broyeur
Eau de procédé (Sélection des particules <
ou = à 500 µm) Eau de procédé
Bac de stockage de la
pulpe
Eau de procédé
Eau de procédé
Concentration d’acide
phosphorique 28%
Les boues
Stockage et clarification
d’acide 54% non clarifié
19
a. Section manutention et broyage
Stockage de phosphate
Le phosphate vient de Khouribga par les trains est stocké dans les hangars de l’infrastructure
Jorf Lasfar, puis transporté par deux convoyeurs à bande (une bande en marche l’autre en
secours) qui sont muni d’un déférailleur qui éliminent toutes les matières étrangères de nature
ferreux présents dans le phosphates brute, vers le hangar de l’usine PAKPHOS de capacité
30000T qui assure 6 jours de production.
Préparation de la pulpe
Le phosphate brute sort du hangar par des ouvertures en bas appelé casques, qui s’ouvrent par
des vérins pneumatiques, vers une trémie de capacité 200 tonnes, après il est mélangé par
l’eau dans un bac agité afin de produire la pulpe.
La quantité de phosphate introduite dans la cuve de préparation de la pulpe est réglée à l’aide
d’une bande doseuse (dosomètre) de telle façon que la pulpe a une densité d’environ 1560 et
un taux de solide de 55%.
Le transport de phosphate vers la trémie se fait par deux convoyeurs l’un est en
fonctionnement, tandis que l’autre est en secours.
Criblage
La pulpe obtenue subit un tamisage afin de sélectionner une granulométrie inférieure ou égale
à 500 micromètres (appelé passant), et qui va être stocké par la suite dans la cuve de stockage
de la pulpe.
Pour la pulpe qui traverse les cribles et dont la granulométrie est inférieure à 500μm, elle est
transportée à un bac (épaississeur), où elle subit un épaississement par décantation, en
ajoutant un floculant. La pulpe, de densité 1700 et à 60-66% poids de solides, obtenue après
épaississement, est pompée vers le bac à pulpe, où elle est mélangée avec celle issue du
broyage
Broyage
Le broyage est une opération qui consiste à réduire la granulométrie du phosphate afin de
faciliter son attaque par l’acide sulfurique. La réaction chimique est d’autant plus facile que la
surface offerte aux réactifs est plus grande. En effet un broyage insuffisant, conduit à une
attaque très difficile, un temps de réaction très élevé et un rendement plus bas. Par contre un
phosphate sur broyé conduit à un degré de décomposition plus élevé, et provoque une attaque
très poussée, ce qui cause l’augmentation de la température et d’obtenir un gypse semi–
hydrate plus stable.
20
Le refus qui constitue les particules n’ayant pas passé par le crible subit un broyage dans un
broyeur à boulets d’une capacité de 51 tonnes/heure a fin de diminuer sa granulométrie à
inférieure ou égale à 500 micromètre puis rejoint le passant dans la cuve de stockage de la
pulpe.
- La quantité du minerai qui passe au broyage présente à peu près 25% de ce qui était
contenu dans la trémie ;
- Le bac à pulpe est un bac agité dont le rôle est de mélanger la pulpe issue du broyage
et celle obtenue après épaississement, et d’alimenter la cuve d‘attaque ;
- L‘épaississeur contient une boucle de recyclage dont l’objectif est de réguler la densité
de la pulpe et son taux de solide, en effectuant des recyclages vers le haut ou vers le
bas.
Attaque et digestion
La réaction se fait dans un réacteur ouvert continu parfaitement agité de forme annulaire dont
les entrées sont l’acide sulfurique, la pulpe, l’acide phosphorique moyen provenant de la
21
partie filtration, les boues extraites des décanteurs et les effluents liquides stockés dans le bac
à effluents, et l’eau.
Afin de limiter la formation de mousses dans le réacteur, deux injections d’anti-mousse sont
prévues dans la tuyauterie à l’entrée du 1 er compartiment et au troisième compartiment du
digesteur.
La cuve d’attaque est formée d’une cuve à plusieurs compartiments. Chaque compartiment est
équipé d’un agitateur à trois rangs de pales, ce qui permet une bonne homogénéisation de la
bouillie d’attaque et le cassage des mousses qui se forment lors de la réaction.
Ca3(PO4)2 + 3H2SO4 + 6H2O 3(CaSO4,2H2O) + 2H3PO4
Les gaz de réaction sont collectés par deux ouvertures pour être envoyés vers le système de
lavage des gaz.
La pulpe de phosphate est introduite dans le 1 er compartiment de la cuve d’attaque. L’acide
sulfurique concentré et mélangé avec l’acide phosphorique recyclé venant de la filtration est
injecté dans la cuve (2eme et 3eme compartiment) à l’aide des trois mélangeurs, nommés
« dilueur ».
Les réactions chimiques se produisant dans la cuve d’attaque ainsi que la dilution de l’acide
sulfurique étant exothermiques, il est nécessaire de refroidir la bouillie à une température de
l’ordre de 72 -74 °C pour assurer une formation optimale de cristaux de sulfate de calcium
dihydraté, Ce refroidissement est réalisé dans un évaporateur à bas niveau – ‘LLFC: low level
flash cooler’ maintenu sous vide grâce à la pompe à vide.
La bouillie sortant de refroidisseur s’écoule vers la section digestion qui comprend trois cuves
cylindriques verticales similaires placées en série.
Compartiment sortie flash couler (refroidisseur à vide) ;
Compartiment d’ajustement ;
Compartiment d’alimentation des filtres ;
Les cuves de digestion sont équipées chacune d’un agitateur à double rang de pales
hélicoïdales.
Une injection d’acide sulfurique est prévue dans la première cuve afin de favoriser la
désursaturation de l’acide.
La bouillie est alimentée dans le premier compartiment, la majeure quantité déborde au dessus
d’un déversoir de nouveau au réacteur, pour régler la température et pour garder le niveau
constant dans la cuve, l’autre quantité déborde dans le compartiment d’ajustement et puis au
compartiment d’alimentation de filtre.
22
La section de digestion permet la finition de la réaction, l’ajout d’un temps de séjour
additionnel, qui permet d’augmenter le taux de conversion, et la croissance des cristaux de
gypse.
Tout le volume de système est approximativement 2400 m 3, avec 1820 m3 dans le réacteur, et
580 m3 dans le réservoir de maturation. Tout le temps de séjour avec ce volume est
approximativement 4 heures.
Filtration
Dans la section de filtration présentée dans la figure 7, deux filtres à bouillie, filtre A et filtre
B, séparent l’acide phosphorique et le gypse. Les deux filtres fonctionnent en parallèle.
La bouillie est alimentée vers l’auge de distribution des filtres horizontaux à cellules
basculantes sous vide dit filtre « Prayon ». Une première partie du filtrat de production,
contenant des cristaux très fins (portion trouble) et parfois légèrement diluée par l’eau restant
sur la toile, est envoyée vers l’aspiration de l’acide recyclé, le filtrat obtenu après la formation
de gâteaux qui jeu le rôle d’une surface filtrante additionnelle (ne doit pas dépassé l’épaisseur
désirée) constitue l’acide de production 28% qui va être stocké dans les cuves de stockage.
Après séparation de filtrat 28%, le gâteau de gypse est lavé à contre-courant en 2 étapes.
- Le premier lavage
Dans la première section de lavage, le gâteau de gypse est lavé avec le filtrat Acide faible. Le
liquide de lavage s’écoule par le compartiment de filtration du distributeur d’acide est pompé
ensuite par la pompe d’acide de retour en direction du réacteur. Ainsi, l’écoulement d’acide
recyclé en direction du réacteur se compose de deux courants: filtrat trouble, acide moyen.
23
- Le deuxième lavage
Dans la deuxième section de lavage, le gâteau de gypse est lavé avec l’eau gypseuse. L’eau de
lavage (acide faible) s’écoule par le compartiment de la filtration du distributeur d’acide, cet
acide est utilisé comme moyen de lavage du gâteau dans la première section via les pompes
qui sont utilisées pour pomper l’acide faible collectée dans le distributeur d’acide vers la
première section de lavage.
Le gypse est finalement déchargé, par rotation de la cellule basculante en position inversée
dans une trémie arrosée d’eau de mer devant servir à son évacuation vers la mer.
A la fin de cycle, les toiles filtrantes sont lavées en continu et les cellules des filtres sont
lavées par intermittence. L’eau chaude du précondenseur est utilisée comme eau de lavage des
toiles est recueillie par débit contrôlé par le niveau dans le bac de lavage de toiles. L’eau
ayant lavé les toiles vient, via la trémie d’eau gypseuse vers le bac par gravité, les niveaux
des bacs est maintenu constant par une régulation sur le solde de la quantité de l’eau pompée.
Cette eau est alors pompée vers l’auge de dernier lavage du gypse par les pompes.
Le vide est crée par une pompe qui fait une aspiration centrale des gaz en bas de filtre, ces
gaz sont séparés des gouttelettes d’acide entraînées au moyen d’un séparateur. Cet acide est
renvoyé à l’aspiration de la pompe d’acide recyclé. Puis, les gaz passent dans un condenseur,
alimenté en eau de mer, et finalement les incondensables sont cheminés vers atmosphère.
24
Stockage est clarification d’acide 28%
Cette section comprend les principaux réservoirs suivants :
- Deux clarificateurs d’acides munis de racleurs, chacun d’une capacité de 1475m3 ;
- Deux réservoirs de stockage agités pour l’acide clarifié, chacun d’une capacité de 1570
m3 ;
- Un réservoir de récupération des effluents, d’une capacité de 1100m3 ;
L’acide 28% venant de la filtration est préalablement stocké dans le réservoir de décantation
qui permet l’élimination des particules en suspension dont la densité est supérieure à celle de
l’acide, maintenu agité par un agitateur pour ajouter a la force de gravité une force de
centrifugation, pour augmenter la décantation du solide.
Les boues accumulées au font du bassin de décantation, sont éliminées périodiquement par
un racleur de manière à le ramener vers le cône central d’extraction. Les boues sont pompées
vers la cuve d’attaque.
L’acide 28% clarifié déborde dans le réservoir de stockage situé juste prés du décanteur.
Fig
ure 8 : schéma de clarification d’acide 28%
25
La fonction de la concentration par évaporation de l’acide phosphorique est donc d’évaporer
l’eau excédentaire.
La section concentration se compose de quatre systèmes d’évaporation sous vide chacun
conçu pour produire 331,25 tonnes/jour P2O5.
Le niveau dans le bouilleur est maintenu constant de telle façon que la quantité d’acide 28%
P2O5 qui rentre se concentre puis déborde dans un tuyau alimentant la pompe d’acide
concentré qui l’envoie vers le stockage 54% P2O5.
La vapeur de chauffage qui a effectuée son échange avec l’acide dans l’échangeur tubulaire se
condense puis se refroidie dans un échangeur à plaque par l’eau de mer et renvoyé vers le bac
à condensats de la centrale thermique.
A noter qu’on peut circuler l’acide faible dans l’évaporateur sans le mélanger avec l’acide
concentré surchauffé mais cela va augmenter le temps d’évaporation et la quantité de vapeur
utilisé.
26
Figure 9: schéma de la section concentration (évaporation sous vide) d’acide 28%
Conclusion :
On constate d’après ce qui précède que les impuretés contenues dans le minerai de phosphate
ne passent pas entièrement dans la même phase. Il existe des impuretés qui passent, en grande
partie ou totalement, dans la phase liquide (acide phosphorique), et d’autres impuretés qui
passent dans le gypse, ou à la phase gazeuse. Ainsi, chaque impureté contenue dans le minerai
de phosphate a un effet donné sur le processus de production.
27
CHAPITRE
3
Bilan de matière sur l’atelier phosphorique
RESUME
Ce chapitre contient les bilans de matières
sur chaque section de l’atelier
phosphorique et un bilan thermique sur
les échangeurs de l’unité concentration.
28
Chapitre 3
Le bilan matériel global est une analyse quantitative sur laquelle on peut se baser pour
tirer des informations en ce qui concerne le tonnage des flux de matières dans l’installation.
Dans cette partie, on calcule les débits des éléments pour une cadence de marche de 100% en
se basant sur la composition du minerai présenté en annexe B:
1. le minerai de phosphate
La capacité de production journalière est : 1325 tonne de P2O5, donc :
1325
D ( P2 O 5 ) = =55,21 T / h
24
la productionhoraire
d é bit de phosphate sec=
( % P2 O5 )∗rendement chimique∗rendement physique
55,21
d é bit de phosphate sec=
0,3099∗0,95∗0,89
Avec :
% P 2 O 5 dans≤gypse∗%Cao dans≤phosphate
Rendement chimique=
% P 2 O 5 dans≤phosphat e∗%Cao dans≤gypse
29
Débit de phosphate tel quel :
d é bit de phosphatebrut
d é bit de phosphate tel que=
(1−humidit é )
210,7
d é bit de phosphate tel que=
(1−0,096)
Composition du phosphate :
Tableau 3 : Composition du minerai à l‘entrée de la cuve d’attaque Sa teneur
composition du minerai à l'entrée du réacteur
l'élément la teneur en % débite en T/h
% H2O 6,626 13,961
% CO2 7,117 14,995
% P2O5 30,99 65,296
% SiO2 3,343 7,044
% CaO 50,935 107,320
% SO3 1,843 3,883
% F- 3,561 7,503
% Fe2O3 0,268 0,565
% Al2O3 0,501 1,056
% K2O 0,069 0,145
% MgO 0,453 0,954
% Na2O 0,762 1,606
cd (ppm) 21,746 0,005
-La teneur de la pulpe en solides est 63, 27 %, donc le débit théorique de pulpe est :
210,7
débit de la pulpe = =333T /h
0,6327
30
-Le débit donné par le constructeur est égal à :
3
On a: d é bit de la pulpe constructeur =161 m /h
161∗1662,16
d é bit de la pulpe constructeur ( tonne /h ) =
1000
Débit acide28% :
55,21
d é bit acide 28 %=
0,98∗0,3099
-Le débit du constructeur est égal à 164 m3/h d’acide 28%, ce qui donne un débit égale à :
' 164∗1272
débit d acide 28 % constructeur ( tonne/ h ) =
1000
La quantité d’acide sulfurique totale introduit dans la cuve d’attaque est donnée par :
' 3
d é bit d acide sulfirique constructeur=93m /h
31
' 93∗1790
débit d acide sulfirique constructeur (tonne/h)=
1000
débit d ' acide sulfirique constructeur=166,47 T /h
A signaler que l’on ajoute un excès d’acide sulfurique dans la cuve d’attaque pour compenser
les pertes de phosphate en inattaqués et en syncristallisés, et on calcule également l’acide
sulfurique équivalent provenant du phosphate. Pour démontrer cette valeur, on explique les
détails de calcul dans les annexes C.
- Le tableau 4 présente les résultats obtenus dans les applications numériques précédentes,
pour les calculs des débits d’acide sulfurique consommé (ou produit) dans les 11 réactions.
Tableau 4 : les débits d’acide sulfurique pour les différentes réactions dans
La cuve d’attaque
débit réaction1 132,49
débit réaction 2 20,67
débit réaction 3 33,07
débit réaction 4 -0,90
débit réaction 5 --
débit réaction 6 --
débit réaction 7 2,43
débit réaction 8 0,83
débit réaction 9 1,86
débit réaction 10 0,12
débit réaction 11 2,03
total 192,60
( SO 3 )∗M ( H 2 SO4 )
d é bit H 2 SO 4 phosphate =Q ( phophate sec )∗%
M (SO 3 )
210,7∗1,843
∗98
100
d é bit H 2 SO 4 phosphate =
80
32
-Excès en acide sulfurique 2, 30% :
d é bit H 2 SO 4 PUR=192,26 T /h
-Débit d’excès:
Q H2SO4-excès = 2,3% * QH2SO4 pur
Q H 2 SO 4 PUR=4,9 T /h
réaction 2 60,50
réaction 3 58,49
Réaction 4 -1,15
-Donc pour produire une tonne de P2O5, on produit 5,1 tonne de gypse.
33
- Débit d’acide 54% produit :
débit horaire de P 2 O5 produit
Q acide 54 %=
% P2 O 5 dans l ' acide 54 %
55,208
Donc : Q(acide54 %)=
0,525
Q( acide54 %)=105,76 T /h
Q¿
Q¿
34
Figure 10 : schéma bloc d’atelier phosphorique.
a. Bilan eau au niveau de l’attaque filtration
Qe 1=13,96 T /h
L’eau de pulpe :
Qe 2=121,15 T /h
Qe 3=(1−% H 2 SO 4)∗QH 2
SO 4
Qe 3=3,85 T /h
Q s 1=% H 2 O∗Qacide 28 %
35
Qs 1=76,6 T / h
Eau de gypse
C’est l’eau qui entre dans la structure cristalline de sulfate de calcium dihydrate.
2 M ( H 2O )
Qs 2=Q solide∗( )
M ( CaSO 4,2 H 2O )
%CaO ph∗Qph
Qsolide = =331,55 T /h
%CaO gypse
2∗18
Qs 2=331,55∗( )
154,19
Qs 2=77,41 T /h
Eau évaporée
ΔH
Qévaporée =
ΔH L
Avec :
H B .e flash =534,77∗1000∗0,55∗(83−20)
36
H S .e flash=QS .e flash C P e (T S . e −T )
Avec :
H B .s flash =534,77∗1000∗0,56∗(79−20)
Donc :
∆ H =H B . e flash−H B . s flash
∆ H =860979,42 Kcal /h
L = 2535 - 2,9.t
L = 2535 - 2,9*20
37
Figure 12 : schéma bloc de concentration.
Or, l’acide entrainé par les buées est calculé par la formule suivante :
Q EAU =91,3 T /h
Pulpe
Attaque/filtration Acide 28%
Acide sulfurique
Gypse
38
Figure 14 : schéma bloc d’attaque filtration.
X GYPSE =0,77
Bilan de fluor
39
Le fluor est l’une des impuretés les plus importantes au niveau de la production d’acide
phosphorique vue les différents impacts qu’elle a sur le processus de production, notamment
son impact environnemental. Les courants qui contiennent cet élément sont :
fluor
COMPOSITION % Débit (T/h)
Pulpe 2,2 7,50
Gypse 0,43 1,08
acide 28% 1,04 2,16
acide54% N Cl 0,63 0,67
acide 54% CL 0,17 0,09
L’alumine existe au niveau du minerai, de l’acide 28% en P 2O5, l’acide 54% en P2O5, au
niveau du gypse.
Le fer existe au niveau du minerai de phosphate, de l’acide 28% en P 2O5, l’acide 54% en
P2O5, au niveau du gypse.
40
COMPOSITION % Débit
Pulpe 0,2% 0,56
Gypse 0,02 0,05
acide 28% 0,27 0,56
acide54% N Cl 0,34 0,36
acide 54% CL 0,48 0,27
Puisque le magnésium passe entièrement dans l’acide lors de la production, donc le gypse ne
contient pas cet élément.
A signaler aussi que l’eau contient le magnésium mais en concentration très faible que l’on a
négligée.
Magnésium
COMPOSITION % Débit(T/
h)
pulpe 0,287 0,95
gypse 0 0,00
acide 28% 0,46 0,96
acide54% N Cl 0,76 0,80
acide 54% CL 0,77 0,43
41
III. Etude de l’efficacité de l’échangeur tubulaire :
Bilan sur l’échangeur tubulaire :
L’objectif de cette partie est de mesurer et comparer les flux thermique et le rendement de
chaque échangeur de chaleur pour les quatre unités d’évaporation sous vide.
L’équation du bilan avec changement d’état (condensation d’une vapeur puis refroidissement
d’un liquide) s’écrit : Φ=q mc∗I C + qmc∗cp C∗( T sC −T L )
Φ=−q mf∗cp f∗( T Sf −T ef )
Avec :
2
cp v =a+bT + c T (en J /mol . K ,utilisable entre 300 et 1500 K )
Avec :
L’efficacité d’un échangeur (E), est égale au quotient du flux thermique échangé par le flux
thermique maximum (lorsque la surface de l’échangeur tend vers l’infini).
Le flux thermique maximum est obtenu lorsque la température de sortie du fluide chaud est
égale à la température d’entrée du fluide froid (T Sc =T ef ¿. Dans ces conditions, et en
remplaçant T Sf par T eC dans l’expression du flux thermique, l’efficacité d’échange est :
42
( T SC −T Sf )
E=
( T eC −T ef )
Rendement :
Le rendement de l’échangeur thermique (η), se définit comme le quotient du flux thermique
reçu par le fluide froid par le flux thermique cédé par le fluide chaud.
Φf
η=
Φc
Les résultats :
43
Tableau 13 : bilan thermique sur l’échangeur tubulaire de l’échelon I
….:::::::: Echangeur I ::::::::….
P.V Débit débit Te1 Ts1 Tc1 Tc2 Cp acide Cpv Φf I A B ΦC E η(%) pert Pertes
(bar acide vapeu (ºC (ºC) (ºC) (kcal/Kg (kcal/ (Kcal/h) (Kcal/ (Kcal/ (Kcal/h) (kcal/h) (%) e (DH/
kg K) h)
) 28% r (T/h) ) ) 106 kg) 106 (T/h h)
106
(T/h) )
3 13133, 28 81, 83,8 157,5 117,5 0,5255 0,457 1,86 651,84 1,83 451720,17 1,87 52,4 99,6 0,10 26,9
4 1 3
3 13133, 30,7 81, 84,8 156,3 121 0,5255 0,455 1,99 651,84 1,96 379260,88 2 47,5 99,5 0,16 40,5
4 9 9
3 13133, 30,1 82, 85,6 155,6 122,1 0,5255 0,456 1,93 651,84 1 ,96 346337,57 2 46,0 96,8 0,97 251,8
4 8 0 0
3 13133, 29,7 83, 86,1 156,1 122,5 0,5255 0,456 1,93 651,84 1,94 329786,30 1,97 46,2 98,1 0,55 143,2
4 3 1
3 13133, 29,8 83, 86,3 156,1 122,5 0,5255 0,456 1,93 651,84 1 ,94 330896,69 1,98 46,3 97,8 0,65 169,2
4 5 1
Moyenn
e 3 13133, 29,66 82, 85,3 156,3 121,1 0,5255 0,456 1,93 651,84 1 ,93 367600,32 1,97 47,7 98,4 0,49 126,3
4 5 2 2 2
44
Tableau 14 :bilan thermique sur l’échangeur tubulaire de l’échelon J
P.V Débit débit Te1 Ts1 Tc1 Tc2 Cp acide Cpv Φf I A B ΦC E η(%) pert Pertes
(bar acide vapeu (ºC (ºC (ºC) (kcal/Kg (kcal/ (Kcal/h) (Kcal/ (Kcal/h) (Kcal/h) (kcal/h) (%) e (DH/
kg K) 106
) 28% r (T/h) ) ) ) 106 kg) 106 (T/h h)
(T/h) )
83, 86, 114, 0,457 553337,0
3 13133 , 28,3 6 3 157,5 1 0,5255 3 1,86 651,84 1,85 9 1,9 58,7 98,1 0,55 141,8
4
45
….:::::::: Echangeur k ::::::::….
P.V Débit débit Te1 Ts1 Tc1 Tc2 Cp acide Cpv Φf I A B ΦC E η(% pert Pertes
(bar acide vapeu (ºC (ºC) (ºC) (kcal/Kg (kcal/ (Kcal/h) (Kcal/ (Kcal/h) (Kcal/h) (kcal/h) (%) ) e (DH/
kg K) 106
) 28% r (T/h) ) ) 106 kg) 106 (T/h h)
(T/h) )
83, 0,457 445267,0
3 13133, 27,6 6 86,2 157,5 117,5 0,5255 3 1,8 651,84 18 2 1,84 54,1 97,3 0,74 191,5
4
0,457 550096,4
3 13133, 29,5 83 85,8 155,7 115 0,5255 3 1,93 651,84 192 4 1,98 56,0 97,7 0,68 176,4
4
46
Tableau 16 : bilan thermique sur l’échangeur tubulaire de l’échelon L
P.V Débit débit Te1 Ts1 Tc1 Tc2 Cp Cpv Φf I A B ΦC E η(% pert Pertes
(bar acide vapeu (ºC (ºC) (ºC) acide (kcal/ (Kcal/h) (Kcal/ (Kcal/h) (Kcal/h) (kcal/h) (%) ) e (DH/
kg K) 106
) 28% r ) (kcal/Kg 106 kg) 106 (T/h h)
(T/h) (T/h) ) )
83, 0,457 317217,9
3 13133, 30,8 5 86,4 157,5 123,3 0,5255 4 2 651,84 2 5 2,04 46,2 98,1 0,57 148,9
4
0,457 334714,6
3 13133, 30,7 83 85,9 156,1 122,7 0,5255 4 2 651,84 2 7 2,04 45,7 98,4 0,50 130,1
4
Moyenn 83, 86,1 156,3 123,0 0,457 324632,2
e 3 13133, 30,74 2 4 4 4 0,5255 4 2 651,84 2 3 2,04 45,6 98,3 0,52 136,4
4
47
48
L’analyse des tableaux 13, 14, 15 et 16 montre que :
La partie la plus importante du flux thermique cédé par le fluide chaud est
consécutive à la condensation (A) ;
Les rendements et les efficacités sont presque identique pour les quatre
échangeurs ;
Lorsque l’efficacité d’échangeur diminue, la quantité de vapeur introduite à
l’échangeur augmente pour garder la même production.
La principale cause décroissement de l’efficacité, c’est l’encrassement de
l’échangeur, ce qui conduit à la surconsommation de la vapeur d’eau.
49
CHAPITRE
RESUME
Ce chapitre contient une étude analytique
sur l’unité de concentration afin de
déterminer les causes de la consommation
élevée de la vapeur d’eau, et le
pourcentage d’arrêts due à la formation de
solide au niveau du condenseur
barométrique
50
Chapitre 4
Diagnostique et analyse de la
problématique
90000
80000
70000
60000
50000
40000
PAP
30000 Prévue
20000
10000
0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1
n-1 b-1 r -1 r -1 y-1 n-1 l-1 g-1 p-1 ct-1 v-1 c-1 n-1 b-1 r -1
Ja Fe a p a u e a
M A M Ju J Au Se O No D Ja Fe M
La consommation de la vapeur d’eau présenté dans la figure 15, montre que la consommation
de la vapeur est instable, varie suivant plusieurs paramètres tel que la cadence de marche, le
taux de disponibilité des échelons… ; pour l’année 2010, janvier, février et mars 2011, on
observe que la consommation de la vapeur pour l’unité de concentration est généralement
inférieur à celle prévue, sauf pour le mois de juillet 2010 et mars 2011.
51
1. Les arrêts imprévus :
Les arrêts soit prévus ou non, causent en général une diminution du taux de production et
pénalise la productivité et induit par la suite à une surconsommation de la vapeur d’eau.
Pour cela on a calculé le taux de disponibilité moyen des 4 échelons.
100%
80%
60%
40%
20%
0%
Jan-10
Apr-10
May-10
Aug-10
Mar-11
Feb-10
Jun-10
Jul-10
Sep-10
Oct-10
Dec-10
Jan-11
Feb-11
Figure 16: le pourcentage du taux de disponibilité des 4 échelons en 2010
La figure 16, montre qu’on n’arrive pas à atteindre un taux de disponibilité de 100%, et pour
les mois janvier, février 2010, février 2011 ont un taux de disponibilité faible ;
L’indisponibilité des échelons de concentration est dû aux :
52
120%
100%
80%
60% taux de
disponibilité
40%
cadence de
20% marche
0%
Jan-10
Feb-10
Mar-10
May-10
Nov-10
Feb-11
Mar-11
Jun-10
Jul-10
Aug-10
Oct-10
Dec-10
Figure 17.a : variation du taux de disponibilité et la cadence de marche
40
35
30
25
20
(T/h)
15
10
5
0
Aug-10
Feb-11
Jan-10
Feb-10
Mar-10
May-10
Jun-10
Jul-10
Oct-10
Nov-10
Dec-10
Mar-11
Figure 17.b : variation de la productivité
La figure 17.a, montre que la cadence de marche connue des fluctuations entre les mois et le
taux de disponibilité des échelons est faible pour le mois de janvier, février 2010 et février
2011 ;
La figure 17.b, montre que la productivité du mois de janvier 2010 est élevée, puis elle
diminue pour atteindre un taux presque constant.
53
On peut tirer alors que quoique le taux de disponibilité est important dans la production mais
il peut être dépassé en jouant sur la cadence afin d’avoir la productivité désirée.
Le titre de l’acide à l’entrée des unités de concentration doit être 28% en P 2O5. Alors que le
titre en réalité connait de grandes fluctuations en fonction de la qualité du phosphate pour
atteindre parfois un titre de 25% en P2O5. Dans ce cas on doit soit augmenter la consommation
de la vapeur sans augmenter la productivité, soit réduire la cadence de marche ce qui pénalise
la productivité de l’installation.
La teneur du P2O5 dans l’acide dilué agit sur la capacité de production de l’échelon d’une
façon directe. Cette capacité diminue suivant la relation suivante :
On a: P=Q1∗C1=Q2∗C 2
Et: V =Q1−Q2
P P
D’ou: Q 1= et Q 2=
C1 C2
54
1 1
Donc : V =P ( − )
C2 C2
Avec :
C1 =la concentration en P2O5 de l’acide dilué.
C2=la concentration en P2O5 de l’acide concentré.
Q1=le débit massique de l’acide dilué.
Q2=le débit massique de l’acide concentré.
V=la quantité de vapeur d’eau évaporée pour une tonne de P2O5.
P=production horaire en tonne de P2O5/ h.
Pour illustrer la validité de cette relation, on varie le titre d’acide 28% en P 2O5 à l’entrée de
l’échelon et on calcule la productivité d’acide 54% en P 2O5, pour la valeur de référence on
considère une cadence de marche de 100%, c'est-à-dire une productivité de 15.42 T P2O5/h,
les résultats sont présentés dans le tableau 18 :
Tableau 18 : l’influence du titre d’acide dilué sur la productivité de l’échelon
C1 C2 Quantité d’eau Productivité % de chute de
évaporée (m3 /h) (T P2O5/h) capacité de
production
0,28 0,54 26,5 15,42 référence
0,275 0,54 26,5 14,86 4%
0,27 0,54 26,5 14,32 7%
0,265 0,54 26,5 13,80 11%
0,26 0,54 26,5 13,30 15%
0,255 0,54 26,5 12,81 20%
0,25 0,54 26,5 12,34 24%
Lorsque le titre d’acide 28% en P2O5 diminue, la productivité de l’échelon diminue ce qui
conduit à l’augmentation de la cadence de marche pour garder la productivité prévue, donc
augmentation de la consommation de la vapeur.
La qualité de l’acide dilué à l’entrée des échelons de concentration a une influence capitale
sur la marche de l’unité .Ses impuretés conduisent dans la plupart des cas à l’encrassement
des tubes de l’échangeur ce qui réduit l’efficacité de l’échange voire même le bouchage
complet des tubes ,car à la sortie de l’échangeur on a une température de 85,3°C est à peu prés
égale à 86 qui est une température favorisant ainsi la reconversion de l’hémihydrate-dihydrate
en anhydride insoluble dans l’eau.
55
Plusieurs impuretés sont présentes dans l’acide 28%, on citera ici les impuretés qui
influencent la CAP, en particulier les échangeurs de chaleur.
Calcium et sulfate (CaO et SO3 ) :
Du fait que le procédé est dihydrate, la cristallisation s’opère dans un excès de SO 4 [Link] les
ions Ca2+ sont excédentaire, les cristaux formés sont très minces ce qui provoque leur
entraînement avec l’acide .Il est à noter que les composés à base de calcium sont les
principaux dépôts des échangeurs.
Silice (SiO2 ) :
Combiné avec le fluor améliore l’unité attaque-filtration, néanmoins le rapport SiO2 /F - doit
être suivi avec précaution, car la présente de toute ces impuretés mènent à des réactions
chimiques secondaires dont les sels résiduaires sont les produits, ces derniers constituent les
principaux dépôts au niveau des échangeurs de chaleur et donc une réduction de cadence de
marche et la chute de capacité de production sont des conséquences immédiates d’un
encrassement prématuré de l’échangeur.
Strontium : Sr
Le composé SrSO4 possède un minimum de solubilité à 40% de P2O5 dans l’acide. Ces
précipités peuvent causer de sérieux problèmes d’incrustation dans les échangeurs de chaleur.
Le composé SrSO4 a aussi comme effet la réduction de la capacité de l’unité de concentration
à cause des incrustations et il influence la conversion de l’hémihydrate au dihydrate.
Ainsi les impuretés influençant les échangeurs de chaleurs, vont diminuer sa capacité
d’échange et ce qui va causer par la suite une sur demande de la vapeur d’eau.
56
3. Comparaison entre la consommation de la vapeur réelle de PAP et
celle envoyée par la centrale thermoélectrique
Tableau 19: comparaison de la consommation de la vapeur entre le PAP
et l’utilité
mois PAP utilités Taux de
différence
janv-10 35946 38221 6%
févr-10 - - -
mars-10 51289 66330 23%
avr-10 46721 61145 24%
mai-10 59036 70193 16%
juin-10 75773 83106 9%
juil-10 81804 91191 10%
août-10 79047 86760 9%
sept-10 78931 86188 8%
oct-10 76234 86118 11%
nov-10 71438 82967 14%
déc-10 71886 84766 15%
janv-11 61823 73976 16%
févr-11 18120 19636 8%
mars-11 69699 80558 13%
Le tableau 19, montre que la consommation de la vapeur d’eau selon l’utilité (centrale
thermoélectrique) en tonne/h est toujours supérieure à celle consommée selon l’atelier d’acide
phosphorique (PAP) avec un taux de différance qui peut aller jusqu’à 24%.
Causes probable:
Une fuite dans les conduites de la vapeur,
Un problème au niveau des débitmètres (étalonnage),
Une mauvaise isolation des conduites.
Comparaison de la consommation spécifique :
2.50
2.40
2.30 rélisée
2.20 consigne
Linear
2.10 (consigne)
2.00
Nov-10
Dec-10
Feb-11
Dec-09
Feb-10
Mar-10
Apr-10
Jun-10
Jul-10
Aug-10
Oct-10
Mar-11
57
Figure 18: comparaison de la consommation spécifique par rapport à la consigne
La figure 18, montre que la consommation des mois de février dépasse la consigne, on peut
expliquer que cette augmentation durant le mois de février par la faible disponibilité des 4
échelons, ce qui conduit a augmenter la cadence de marche pour assurer la productivité
prévue pour ce mois , est alors la surconsommation de la vapeur d’eau .
Tableau 20 : Nombre des heures d’arrêts causés par la formation des fluosilicates
I J K L
janvier __ __ __ __
février 0 13:10 0 0
mars 26:20:00 31:49:00 41:35:00 0
avril 26:20:00 25:45:00 0 0
mai 0 6:55:00 6:25:00 4:05:00
juin 9:50:00 5:20:00 3:20:00 3:10:00
juillet 0 20:30:00 2:20:00 3:30:00
août 29:45:00 0:00:00 28:05:00 16:10:00
septembre 5:10:00 3:00:00 4:05:00 2:00:00
octobre 16:20:00 0 0 13:15:00
novembre 3:35:00 28:15:00 0 0
décembre __ __ __ __
somme 117:20:00 134:44:00 85:50:00 42:10:00
arrêts totaux 1279:45:00 1614:39:00 1421:29:00 1007:22:00
Tableau 21: pourcentage des arrêts en heures causés par la formation des fluosilicates
58
échelon % Arrêts causé par la formation de
fluosilicate
I 9%
J 8%
K 6%
L 4%
A la lecture des résultats, on constate que le pourcentage d’arrêt des échelons est significatif
du fait que le taux de formation du solide est élevé. Cela est dû à la quantité importante de
fluor qui se trouve dans l’acide 28%. Le fluor qui se trouve dans l’acide phosphorique existe
sous forme d’acide fluosilicique et fluorhydrique, ainsi que les traces des sels fluosilicates.
L’acide fluosilicique sous l’effet de la température subit une dissociation selon la réaction
suivante :
H2SiF6 SiF4 + 2 HF
Lors de la concentration d’acide 28%, une quantité importante des composés fluorés passe à
la phase vapeur, sous forme d’HF et SiF6.
En conséquence de ces phénomènes, les gaz issus du bouilleur passent à travers un séparateur
pour éliminer les gouttelettes d’acide entrainées puis les effluents gazeux passent vers un
laveur de gaz (condenseur barométrique). Sous l’effet des conditions opératoires de la
condensation qui se fait en co-courant par l’eau de mer, injectée par un pulvérisateur à
brouillard, il s’en suit que le SiF62- se condensent et se combinent à Na+ pour donner Na2SiF6
qui est un solide blanc très dur dont l’épaisseur augmente avec le temps jusqu’au bouchage de
l’entrée du condenseur entrainant l’arrêt de l’échelon.
De ce fait, l’accumulation des solides formés lors du lavage des gaz nécessite un entretien
périodique de la garde hydraulique et du laveur des gaz (chaque 160 heure de fonctionnement
de l’échelon).
59
CHAPITRE
Les actions correctives :
- Dimensionnement d’un échangeur tubulaire 5
- Dimensionnement d’une colonne de récupération du fluor
RESUME :
Ce chapitre présente les solutions
proposées pour augmenter l’efficacité de
l’unité de concentration, ces solutions
sont : l’installation d’un échangeur de
préchauffage de l’acide 28% et une
colonne de récupération de fluor ;
60
Chapitre 5
Les chapitres précédents, ont permis d’étudier les différents aspects du phénomène de la
consommation supplémentaire de la vapeur d’eau, de nous donner une vison claire et détaillée
sur les problèmes existants, et même d’évaluer les performances de l’unité CAP, à ca stade on
passe à l’optimisation de la consommation de la vapeur d’eau, et elle s’effectuera en deux
parties. A la suite de l’étude technique une étude économique s’avère nécessaire afin de
justifier l’investissement dans un tel projet. Cette étude nous permettra, connaissant le
montant de l’investissement, de déterminer la rentabilité du projet.
61
1. Détermination de la quantité de vapeur optimisée :
Q̇ 1 ×Cp1 × ( T m−T 1 )
T 2= +T m
Q̇2 × Cp 2
62
T eéchangeur 54 : Température de l’entrée des condensats (°K).
Une étude bibliographique nous a permis de choisir un échangeur, à tube et calandre standard
Américain TEMA (Tubular Exchanger Manufacture Association), utilisé en grande partie
dans les industries chimiques. Pour son efficacité, on adoptera un écoulement à contre courant
au lieu d’un écoulement à co-courant.
Hypothèses de calculs :
Quelque hypothèse en été adopté afin de simplifier les calculs, à savoir :
- Les températures d’entrée et de sortie de chaque fluide sont uniformes sur chaque
section de passage.
63
Choix des matériaux de construction :
Le matériau choisi c’est l’acier inoxydable ;
Les détails des calculs de dimensionnement de l’échangeur sont présentés dans l’annexe D.
64
∆T moyenne logarithmique 46,35 _
Us en Kcal/h.m2.°C 950 948,22
Us en Kj/s.m2.°C 1,10 1,10
E 0,20 _
R 1,69 _
Coefficient de correction F 0,99 _
La vitesse d’écoulement d’acide 28% dans les tubes est dans l’intervalle de la vitesse convenable
pour un fluide peu visqueux 1 à 2 m/s.
Caractéristique de la calandre :
65
Nusselt 138,64
hi (w/m2.k-1) 4197,67
coefficient de friction f 0,01236315
Perte de charge dans les tubes (Pa) 23732,10
Perte de charge dans les tubes en
(Kg/cm2) 0,242
∆Pi = 0.220 Kg/ cm2 (inférieure à la perte de charge admissible 0,35 Kg/cm2 <ΔP< 0,7).
5. Etude économique
Avec :
66
fd : facteur caractéristique du type d'échangeur ;
fD : facteur correctif de diamètre de tube et de pas ;
fl : facteur correctif de longueur de tube ;
fnp : facteur tenant compte du nombre de passes côté tubes ;
fp : facteur correctif de pression dans la calandre et les tubes ;
ft : facteur correctif de température ;
fm : facteur caractéristique de la nature des matériaux employés.
La méthode d’estimation du prix de l’échangeur à été établie en 1975. Donc le coût obtenu
doit être actualisé via la relation suivante :
fd 1
fD 1
fl 1,35
fnp 1
fp 1
ft 1
fm 1,55
Amortissement du projet :
Plusieurs méthodes peuvent êtres utilisé pour le calcul de l’amortissement d’un projet à
savoir : l’amortissement linéaire, l’amortissement dégressif (ou méthode du taux constant),
l’amortissement économique constant. Mais pour des raisons de simplicité nous utiliserons la
méthode de l’amortissement linéaire.
67
I r: La valeur résiduelle à la fin de la duré de vie (DH).
Généralement dans les industries la valeur résiduelle est considérée égale à zéro, donc
l’expression de l’amortissement annuel sera simplifiée :
I
A=
n
La durée de vie d’un échangeur de chaleur est estimée à environ 10 ans.
Donc l’amortissement annuel est :
A=248661,25 DH /an
68
II. Partie 2 : Dimensionnement d’une colonne d’absorption:
Pour augmenter le taux de disponibilité des échelons et minimiser l’arrêt du à la formation du
solide au niveau du condenseur barométrique, il est incontrôlable de mettre en place d’une
unité de récupération du fluore.
Vapeur d'eau
Bouilleur
Acide 28%
Acide 54%
Bilan partiel :
Q %F = Q vapeur d'eau X %F
69
Tableau 32 : Bilans partiels matière effectués sur le bouilleur de chaque échelon
Acide 28% Acide Gaz
54%
Débit (kg/h) 53170 27918 25252
% 28,95% 54,00% 1,26%
P2O5 Débit (Kg/h) 15392,72 15075,72 316,99
F % 1,04% 0,63% 1,5%
Débit (Kg/h) 552,97 175,88 377,08
SiO2 % 0,47% 0,22% 0,7%
Débit (Kg/h) 249,90 61,42 188,48
Les pourcentages des constituants d’acides 28% et acide 54% sont déterminés par des
analyses effectuées au laboratoire.
Gaz
Bilan global :
Q vapeur d'eau = Q gaz + Q acide 54%
Bilan partiel :
- Au niveau du Penta Oxyde du Phosphate
X %P2O5 Q vapeur d'eau = X %P2O5 Q gaz + X %P2O5 Q acide 54%
- Au niveau du fluore
X %F Q vapeur d'eau = X %F Q gaz + X %F Q acide 54%
- Au niveau du
X %SIO2 Q vapeur d'eau = X %SIO2 Q gaz + X %SIO2 Q acide 54%
70
Q %F = Q gaz X %F
Q %SIO2 = Q gaz X %SIO2
Les pourcentages des constituants d’acides 28% et acide 54% sont déterminés par des
analyses effectuées au laboratoire.
QSiO 2
Q SiF4 = MSiO 2 ∗¿ M SiF4
QSiF 4
% SiF4 = Q gaz
71
QHF
% HF =
Q gaz
2 HF + SiF4 H2SiF6
QSiF 4
Q H2SiF6 = ∗¿ M H2SiF6
MSiF 4
Un absorbeur pour effectuer le lavage des effluents gazeux afin de récupérer le fluor
sous forme d‘acide fluosilicique ;
Un bac de circulation pour recycler la solution d‘acide fluosilicique avec lequel on
effectue le lavage ;
Une pompe de circulation pour aspirer la solution recyclée du bac de circulation vers
l‘absorbeur ;
Des conduites de liaisons entre les dispositifs de récupération du fluor et ceux de la
section de concentration.
72
Figure 22 : schéma de l’unité de récupération de fluor
Avec :
Courant 1 : gaz issu du séparateur des gouttelettes ;
Courant 2 : effluents gazeux traités ;
Courant 3 : solution d’acide fluosilicique recyclée ;
Courant 4 : solution d’acide fluosilicique produite par l‘absorbeur ;
Courant 5 : acide fluosilicique récupéré ;
Courant 6 : appoint d‘eau ;
Bilan globale :
73
1 3 2 4
Ge + Le =Gs + Ls
Bilan partielle :
1 3 2 4
y e G e + x e Le = y s G s + x s L s
y e G+ x e L= y s G+ x s L
On choisit un débit d’arrosage :
x e L= y s G+ x s L− y e G
G
x e= ( y − ye)+ xs
L s
En se basant sur la composition du fluor dans la vapeur d’eau et la courbe d’équilibre fluor-
l’acide fluosilicique, on trouve que la concentration d’équilibre à la sortie de la colonne est de
l’ordre 14,5%
A.N : x e =14,03 %
Dimensionnement de l’absorbeur :
On rappelle que l’absorbeur destiné au lavage des gaz fluorés doit être capable de véhiculer
des solutions chargées en solides, et doit avoir une perte de charge minimale du fait que les
débits volumiques mis en jeu sont importants. De ce fait, le laveur proposé est un absorbeur à
pulvérisation fonctionnant à contre courant pour améliorer l’efficacité de l’absorption.
Pour le dimensionnement de l’absorbeur, les détails des calculs sont présentés dans l’annexe
E.
L’ajout de la colonne d’absorption permet de réduire le taux d’arrêt, et les heurs de production
peuvent augmenter jusqu’à 400 h, donc un gain des heurs de fonctionnement de l’ordre de
476 h, équivalent pour une production de l’ordre de 7338,3 tonne/ans.
74
CONCLUSION
Nous avons tout d’abord réalise une étude analytique sur la consommation de la
vapeur au niveau de l’unité de concentration pendant l’année 2010 et les mois
janvier, février 2011. Cette étude a démontré que le taux d’arrêt des échelons de
concentration et la qualité d’acide 28% influence sur les performances de
l’unité;
Suite à ce travail, les solutions dégagées, pour remédier aux effets indésirables
de certaines impuretés et améliorer davantage les performances de l’atelier
phosphorique, font l’objet des recommandations suivantes :
75
Bibliographies
- [1] Pierre BECKER, Phosphates and phosphoric Acid raw materials, Technology and
economics of the wet process. Second edition,Revised and Expanded.
- [2] PAUL [Link]. HANDBOOK OF evaporation technology. south Charleston,
West virginia ,Union carbide corporation ,publier en 1986;
- [3] D. BARRETEAU, calcul des échangeurs .INP ENSIACET, JUILLET 2003 ;
- Manuel opératoire, chimie du procède de la production d’acide phosphorique 29%
P2O5.
- [5] WUITIER Tome2. France, l’imprimerie nouvelle 45000 ORéliance en 1980.
- Pierre TRAMBOUZE , MATERIAL AND EQUIPMENT , paris: edidtions technip
1999
- [6] JAMES [Link], PERRY’S CHEMICAL ENGINEERS’HANDBOOK, 8
TH EDITION, section 2:physical and chemical data
- [7] JAMES [Link], PERRY’S CHEMICAL ENGINEERS’HANDBOOK, 8
TH EDITION, section 5:heat and mass transfer
- [8] JAMES [Link], Perry’s chemical engineers ‘handbook, 8 TH EDITION,
section 6:fluid and particle dynamics;
- [9] ALIAN CHAUVEL, PIERRE LERINCE, YVES BARTHEL, CLAUDE
RAIMBAULT, JEAN-PIERRE ARLIE, manuel d’évaluation économique des
procèdes, PARIS : EDITIONS TECHNEP, 1976.
76
Annexe
77
ANNEXE A : étude bibliographique sur les évaporateurs
L'acide phosphorique, utilisé dans la plupart des engrais est généralement produit par le
procédé dihydrate. La concentration d'acide produit dans ce processus de déshydratation est
normalement de l’ordre de 27-30% de P2O5. Dans la plupart des cas, l'acide doit être
concentré à un niveau plus élevé pour être acceptable en tant que matériau de phosphates
fourragers pour l'engrais fin, généralement entre 40-55% en P2O5, selon le type d'engrais à
produire.
Au fil des années, de nombreux types de procédés ont été développés pour la concentration
d'acide phosphorique. Certains des plus anciens concentrateurs ont été submergés sont des
concentrateurs de combustion où le carburant a été brûlé directement dans un bain d'acide
phosphorique et des produits de combustion ont été évacués par un bain d'acide, ce qui
provoque la concentration de l'acide. Ces unités créé de nombreux problèmes de fumée et ont
cédé la place aux évaporateurs à vide. Les évaporateurs à vide ont aussi évolués au fil des ans
par les unités les plus reculés, qui ont été évaporateurs de tube horizontal, plus tard changés
aux évaporateurs à circulation naturelle à tube vertical ;La forme la plus commune des
évaporateurs actuellement utilisés, c’est l'évaporateur à circulation forcée. Les évaporateurs à
vide sont normalement chauffés par la vapeur qui est généralement un sous-produit de la
production d'acide sulfurique d'une usine d'acide phosphorique.
L’unité de production d'acide sulfurique produit pour la production de chaque tonne d’acide
sulfurique 98%, un total d'environ 1,15-1,5 tonne de vapeur à haute pression. Cette vapeur est
généralement soumise à une turbine pour la production de l'énergie électrique ou l’énergie
mécanique et se transforme à une vapeur à basse pression, utilisée pour la concentration de
l'acide phosphorique.
Dés que l'acide phosphorique a été concentré, beaucoup de différents types des évaporateurs
ont été utilisés. Actuellement, presque tous les évaporateurs qui sont en cours de construction
pour ce service sont de la conception à circulation forcée.
Ce sont des évaporateurs dans lesquels la circulation est maintenue, quel que soit le taux
d'évaporation ou de chaleur, en pompant le liquide à travers un élément de chauffage avec une
évaporation relativement faible. L'évaporateur à circulation forcée est constitué d'un
78
échangeur de chaleur, de vapeur ou la chambre de détente, d'un condenseur, pompe à vide,
pompe de circulation d'acide, et de la tuyauterie de circulation.
Généralement ce système qui est le plus facile à analyser et permet les fonctions de transfert
de chaleur, la séparation liquide-vapeur, et la cristallisation. Les figures 23 et 24 présentes les
évaporateurs à circulation forcé verticale et horizontale.
79
Figure24 : évaporateur à circulation forcée avec une surface horizontale
de chauffage externe.
Le choix de la circulation forcée peut être fait qu'après un équilibre entre les coûts de
l'énergie de pompage, qui est généralement élevé, avec l'augmentation des taux de transfert de
chaleur ou de la diminution des coûts de maintenance. La vitesse dans les tubes est limitée
seulement par les coûts de pompage et par l'érosion du à des vitesses élevées. Cette vitesse est
généralement de l'ordre de 1,524 à 4,572 m/s.
Parfois, le liquide pompé est autorisé à se vaporiser dans les tubes. Cela donne souvent des
taux plus élevés de transfert de chaleur mais augmente la possibilité d'encrassement. Par
conséquent, ce type d'évaporateur est rarement utilisé, sauf dans des industries à une marge
limitée par certaine condition.
La majorité des applications sont conçues de telle sorte que la vaporisation ne se produit pas
dans les tubes. Au lieu de cela, le liquide de traitement est recyclé par pompage, chauffé sous
pression pour empêcher l'ébullition, et par la suite flashé pour obtenir la vaporisation
nécessaire. Ce sont donc adaptés pour un fonctionnement à vide. Ce type d'évaporateur est
souvent appelé le type submergé tube parce que l'élément de chauffage est placé au-dessous
du niveau du liquide et l'utilisation de la tête hydrostatique résultant pour empêcher
80
l'ébullition (et même souvent dans un tube branché qui est à la température de la vapeur).
Souvent, des restrictions sont prévues dans la conduite de retour pour supprimer bouillante
afin de réduire la marge de sécurité nécessaire.
L'élément chauffant peut être installé verticalement (Figure 23) un seul passe unique, ou
horizontalement (Figure 24), souvent deux passes.
Les pompes de circulation devraient être choisies de telle sorte que la tête au point est dissipée
sous forme de baisses de pression dans le système. Il est important que la pompe réponde aux
exigences du système. Le fluide pompé est près de son point d'ébullition, et le NPSH requis
(net tête d'aspiration positive) peut être critique. Le NPSH mesure la différence entre la
pression du liquide en ce point et sa pression de vapeur saturante. Le NPSH est un paramètre
important à prendre en compte dans la conception d'un circuit : lorsque la pression d'un
liquide descend sous la valeur de la pression de vapeur, le liquide bout. Ce phénomène est très
dangereux à l'intérieur d'une pompe centrifuge car il s'agit de cavitation qui endommage le
corps de pompe tout en réduisant le rendement. Si la tête est insuffisante (la pression de
liquide est élevée), les vitesses peuvent ne pas être suffisamment élevée pour empêcher
l'encrassement; ce qui mènent à la diminution des taux de transfert de chaleur, alors le liquide
peut bouillir dans l'élément de chauffage avec un encrassement ultérieurs.
81
ANNEXE B
Analyse du minerai de phosphate pour l’année 2010.
82
e
Tableau B.2 : Les différentes densités et analyse des sulfates pour l’année 2010
Mois Densité de la pulpe(kg/m3) Densité de la bouillie (kg/m3) Sulfate (g/l) Densité du filtrat (kg/m3)
Janvier 1654 1507 28 1269
Février 1657 1503 28 1264
Mars 1668 1526 28,68 1285
Avril 1655 1502 28,54 1282
Mai 1667 1489 28,32 1308
Juin 1656 1527 29,19 1264
Juillet 1659 1548 28 1271
Août 1669 1506 28,23 1266
septembre 1656 1505 29,7 1261
Octobre 1669 1512,46 37,75 1270,05
novembre 1667 1503,05 29,5 1262,83
décembre 1669 1507 28,21 1272
MOYENNE 1662,17 1511,682 29,46 1273,26
83
ANNEXE C
Réaction D’attaque
La reaction R1:
n(H 2 SO 4 ) n ( H 3 PO 4 )
=n ( Ca 3 ( PO 4 )2 )∗taux d attaque moyen=
' '
∗taux d attaque moyen
3 2
3 '
n ( H 2 SO 4 )= ∗n ( H 3 PO 4 )∗taux d attaque moyen
2
n ( H 3 PO 4 )=2∗n ( P2 O 5 )
' M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗Q ( P2 O 5 )∗taux d attaque moyen
M (P2 O5)
84
attaque∗M ( H 2 SO4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗débit phosphate sec∗% P2 O5∗taux d '
M ( P2 O5 )
La reaction R2:
' M ( H 2 SO 4 )
n ( H 2 SO 4 )=3∗Q ( Si O 2 )∗taux d attaque moyen
M ( SiO 2 )
' M ( H 2 SO 4 )
n ( H 2 SO 4 )=3∗débit de phosphate sec∗% Si O2∗taux d attaque moyen
M (SiO2 )
La reaction R3:
M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =Q ( CO2 )∗taux d ' attaque moyen
M (CO 2)
M (H 2 SO 4)
Q ( H 2 SO 4 ) =débit de phosphate sec∗% C O2∗taux d ' attaque moyen
M (C O2)
La reaction R4:
'
n ( H 2 SO4 )=n ( H 3 PO 4 )∗taux d attaque moyen
' M ( H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =2∗Q ( P2 O 5 )∗taux d attaque moyen
M ( P2 O 5 )
La reaction R5:
La réaction R6:
La reaction R7:
M (H 2 SO 4)
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗Q ( Al 2 O 3 )∗taux d ' attaque moyen
M (Al 2 O 3 )
' M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗débit de phosphate sec∗% Al 2 O 3∗taux d attaque moyen
M ( Al2 O3)
85
La reaction R8:
M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗Q ( Fe 2 O 3 )∗taux d ' attaque moyen
M (Fe2 O 3 )
' M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =3∗débit de phosphate sec∗% Fe2 O3∗taux d attaque moyen
M (Fe2 O 3)
La reaction R9:
' M ( H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =Q ( MgO )∗taux d attaque moyen
M (MgO)
' M ( H 2 SO4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =débit de phosphate sec∗% MgO∗taux d attaque moyen
M (MgO)
La reaction R10:
'
n ( H 2 SO 4 )=n ( K 2 O )∗taux d attaque moyen
M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 2 )=Q ( K 2 O )∗taux d ' attaque moyen
M (K 2 O)
' M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =débit de phosphate sec∗% K 2 O∗taux d attaque moyen
M (K 2 O)
La reaction R11:
'
n ( H 2 SO 4 )=n ( Na2 O )∗taux d attaque moyen
' M (H 2 SO4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =Q ( Na2 O )∗taux d attaque moyen
M (Na 2 O)
' M (H 2 SO 4 )
Q ( H 2 SO 4 ) =débit de phosphate sec∗% Na 2 O∗taux d attaque moyen
M ( Na2 O)
86
ANNEXE D
ΔT 1 − ΔT 2 ( T ce −T fs ) −( T cs−T fe )
ΔT ml = ⇒ ΔT ml=
ΔT 1 ( T ce −T fs )
ln ln
ΔT 2 ( T cs−T fe )
On calcul le nombre de tubes par passe N'tp en divisant le nombre de tubes total par le
nombre de passe coté tubes nt :
' N 'tt
N tp =
nt
87
On vérifie si la valeur trouvée N'tp appartient à l'intervalle de valeurs dans la colonne
correspondante à la fois au diamètre externe qu'on a choisit et au nombre de passe coté tubes ;
s'elle appartient en prend la valeur qui la suit directement dans la colonne soit Ntp cette
valeur, sinon on reprend le calcul avec la valeur du diamètre le plus petit qui suit .
On choisit un diamètre interne di parmi ceux disponibles pour chaque diamètre externe à
condition qu'il assure une vitesse convenable du fluide, dans notre cas une vitesse compris
de 1 et 2 m/s.
¿
D f =N tp∗ρf ∗V ∗S
'
N tt
Q=U s∗A∗ΔT ml ¿ }¿ ¿ ⇒ U s = U s∗
'
¿
N tt
1 1 1 hi 0∗h e
= + ⇒ U p=
U p hi 0 h e h i 0 + he
di
hio =hi
d0
Calcul de hi :
0 .6 1/3
Nu10=0 . 26∗Re ∗Pr
88
ρ f ∗d i∗V μ f ∗Cp f
Re= Pr=
μf λf
Nu . λf
hi =
Et di
Calcul de he :
Nu . λ
Nu=0,36∗¿ he =
et
D eq
Avec Dc le débit massique du fluide chaud et acT l'aire de passage entre deux chicanes.
Dc
a cT = ∗( P−d e )∗B
P
Dc
≤B≤D c
5
89
On calcul R et on la compare à la résistance d'encrassement admissible Rad,
f =0.0028+0.25Re−0. 34
Pertes de charge à l'extérieur des tubes :
N : le nombre de chicanes.
( )
0 .2
μ
f t =1. 5
( p−d e ) G
Avec h est la hauteur libre sur les chicanes.
2
Gl
ΔP l=
ρ
90
ANNEXE E
D=
√ 4∗S P
π
3. Hauteur de l’absorbeur :
Le calcul de la hauteur de l’absorbeur se base sur le phénomène de transfert de matière. Il
s’agit d’une absorption avec réaction chimique.
Le flux de transfert de matière de SiF4 relativement à un élément de volume dV de l’absorbeur
peut être écrit comme suit :
91
dn
=K G∗a∗( P SiF 4−P0 SiF 4 )
dV
KG est le coefficient global de transfert de matière, rapporté à la phase gazeuse. KG est donné
par la relation suivante :
1 1 m
= +
K G k g k L∗ε
Avec :
ε : est fonction de la cinétique de la réaction mise en jeu, de l‘hydrodynamique
Or, lors de l‘absorption de SiF4 et d’HF par l’acide fluosilicique, le processus de transfert de
matière en phase liquide est négligeable.
Donc : K = k G g
−G d y SiF 4
z= ∗∫
K G∗a∗S P y SiF 4
G y SiF 4e
z= ∗ln( )
K G∗a∗S P y SiF 4 s
z=Hut∗Nut
Avec :
Hut : hauteur utile de transfert ;
Nut : nombre d’unité de transfert ;
G : débit molaire du gaz ;
a: air interfaciale ;
Sp : section du passage du gaz ;
92
Coefficient de transfert de matière :
Pour les colonnes à pulvérisation, le coefficient k est donné par la relation suivante [7]:
G
[ ( ) d )]
0,67 0,17
(
2 1 2∗DSiF 4 D SiF 4∗ρG U
K G (Kmol / m s)= ∗ +0,55∗ ∗
RT d μG0,17
Où
U : vitesse de circulation du gaz (m/s)
d : est le diamètre moyen des gouttes, donné par la relation de sauter :
( )
−0,18
d −0,48 μL U b
=25,77 ℜ ∗
b σL
Avec:
b : le diamètre d‘orifice des buses de pulvérisation en m
σ L : la tension superficielle du liquide en N/m2
U b : La vitesse du liquide à la sortie des buses de pulvérisation en m/s
Diffusivité : la diffusivité de SiF4 dans la vapeur d‘eau est donnée par la relation de sun and
chan [7]
Aire interfaciale :
L’aire interfaciale dépend de la vitesse des deux phases vapeur et liquide, de la distribution
des tailles des gouttes ainsi que des propriétés physico-chimique des deux phases.
24∗Q
a= 2
π∗D ∗U b∗d
Avec :
Q : débit d’arrosage (m3/s)
D : diamètre de la colonne (m)
U b : La vitesse du liquide à la sortie des buses de pulvérisation (m/s)
d : le diamètre moyen des gouttes (m)
Calcul d’Ub vitesse de sortie des gouttelettes :
U b =0,8
ρL√
2∗ ΔP
Le tableau suivant regroupe les données et les résultats des calculs du dimensionnement de
l‘absorbeur :
93
La densité du liquide ( kg/m3) 1114 vitesse max gaz (m/s) 14,8
la densité du gaz (Kg/m3) 0,061 section de passage gaz 8,53
(m2)
viscosité de liquide (pa.s) 6.10-3 Dcolonne (m) 3,3
rétention du liquide (N/m2) 0,0178 dgoutte(mm) 1,191
diamètre de pulvérisateur 8 Diffusion (m2/s) 5,70E-04
(mm)
a (m2/m3) 0,7 Vitesse de gaz U (m/s) 13,3
Kg (kmol/m2s) 0,0 34 NUT 3,41
Coefficient de sécurité 1,25 HUT 1,84
Z=7,83 m
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