Audit de la Restauration Collective Vaud
Audit de la Restauration Collective Vaud
à l’Etat de Vaud
Rapport numéro 6
du 15 décembre 2009
Cour des comptes du canton de Vaud
Rue de Langallerie 11 – 1014 Lausanne
1. Introduction
Sur un ensemble de 39 sites de restauration collective de l’Etat de Vaud, la Cour
a audité 31 sites correspondant à 27 établissements distincts, l’Université de
Lausanne comprenant à elle seule 5 sites. La Cour a sélectionné des sites gérés
par l’Etat, par différentes sociétés de restauration collective et par des gérants.
2. Travaux d’analyse
La conduite de l’audit a été confiée à une délégation de deux magistrats, à savoir
Mme Eliane Rey magistrate responsable et M. Jean-Claude Rochat magistrat
suppléant. L’équipe d’audit était en outre composée de Mme Laure le Hardy de
Beaulieu, économiste et de M. Alain Favre, expert-comptable. Elle s’est adjointe
l’expertise du cabinet Philippe Hersant & Partners, spécialiste dans le domaine
de la restauration collective.
3. Résultats de l’audit
Gouvernance :
Constatation no 1
La gouvernance des établissements de restauration collective à l’Etat de Vaud est
fragmentée entre différents Départements et services. Le mode d’organisation
actuel n’est pas garant de cohérence, d’équité et de professionnalisme dans les
activités de restauration collective à l’Etat de Vaud et ne permet pas un contrôle
suffisant.
2/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 1
Mettre en place une instance de liaison et de coordination interdépartementale
chargée de traduire dans ses aspects opérationnels la politique de l’Etat de Vaud
en matière de restauration collective et de veiller au respect des dispositions
légales et réglementaires régissant l’exercice de cette activité.
Constatation no 2
Tous les contrats des établissements, à l’exception de celui de l’Université conclu
pour une durée fixe de 5 ans, sont signés pour une durée indéterminée et
renouvelés tacitement d’année en année. Leur ancienneté moyenne est d’une
dizaine d’années. Dans la plupart des cas, ces contrats n’ont pas été remis en
concurrence tout au long de la période concernée.
Recommandation no 2
Procéder régulièrement à une analyse professionnelle de la qualité des
prestations. Envisager de futures mises en concurrence des contrats
conformément à la révision en 2006 de la loi fédérale sur le marché intérieur.
Déterminer les durées contractuelles adaptées aux types de contrats dans ce
domaine.
Constatation no 3
L’examen de l’ensemble des contrats montre que les obligations contractuelles
restent insuffisantes pour l’enseignement postobligatoire (contrat-type),
l’enseignement des hautes écoles et les restaurants à vocation administrative.
Des exigences telles que les honoraires des prestataires, les honoraires dus sur
des prestations annexes, la qualité des prestations, le tri des déchets, l’hygiène et
d’éventuelles sanctions à appliquer en cas de non respect du contrat font souvent
défaut.
Recommandation no 3
Etablir un contrat-type applicable aux différents types de gestion prévalant à l’Etat
de Vaud dans un souci d’équité entre les prestataires et de transparence dans la
gestion des sites de restauration collective. Renforcer et préciser les exigences
contractuelles en intégrant des dispositions générales, des dispositions
contractuelles de base et des dispositions contractuelles particulières aux types
de gestion.
3/126
Audit sur la restauration collective
Reporting :
Constatation no 4
L’Etat n’a pas une visibilité suffisante quant à l’utilisation efficiente des ressources
déployées. Pour la majorité des établissements audités, les cadres de gestion
restent sommaires, peu analytiques et donc peu exploitables en l’état. Ils ne
fournissent qu’une lisibilité et une compréhension très partielles de la situation
économique des restaurants. De ce fait, la prise en compte de leurs
performances respectives est encore plus aléatoire.
Recommandation no 4
Renforcer et harmoniser les procédures de reporting exigées des prestataires qui
devraient être structurées selon un modèle type.
Constatation no 5
L’Etat verse chaque année aux prestataires des restaurants de la Police
Cantonale à la Blécherette et du Service des Automobiles et de la Navigation
(SAN) une redevance fixée sur la base d’un budget d’exploitation et destinée à
abaisser le prix du repas pour les fonctionnaires. Les prix pratiqués dans ces
deux établissements, respectivement de 9.50 CHF et 9 CHF par repas, sont
inférieurs (mis à part quelques exceptions) aux prix des repas facturés aux élèves
du canton dont le pouvoir d’achat est bien inférieur.
Recommandation no 5
Revoir les modalités de redevances octroyées par l’Etat à ces deux
établissements. Veiller à fixer un prix de menu qui ne soit pas inférieur à celui
pratiqué pour les élèves du canton.
Constatation no 6
D’une manière générale, il existe de grandes disparités ainsi qu’une certaine
opacité dans les modes de rémunération des prestataires qu’il s’agisse de
sociétés de restauration collective ou de gérants libres. En outre, dans une des
gérances libres, certains revenus/salaires sont disproportionnés et atteignent des
niveaux difficilement compréhensibles.
Recommandation no 6
Fixer le mode de rémunération des prestataires (honoraires de gestion pour les
sociétés de restauration collective, revenus pour les gérants libres) en fonction
notamment des risques d’exploitation et des contraintes spécifiques au
restaurant géré. Etablir des limites pour les revenus des prestataires.
Constatation no 7
Un certain nombre d’exploitants exercent des activités traiteur en parallèle à
leurs activités de restauration collective pour le canton. Ces activités, qui ne sont
4/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 7
Examiner le bien-fondé des activités traiteur exercées par des prestataires en
parallèle à celles exercées dans le cadre de la restauration collective à l’Etat de
Vaud. En cas de maintien de ces activités, fixer des règles contractuelles claires
et équitables évitant toute distorsion de concurrence.
Constatation no 8
La dépense moyenne par client potentiel sur site de 4.20 CHF témoigne d’un
taux d’attractivité modeste en particulier pour les gymnases.
Recommandation no 8
Améliorer l’attractivité des restaurants étant donné que, dans un certain nombre
de sites audités, la capacité d’accueil des restaurants est supérieure à leur
utilisation actuelle, ce qui crée des coûts fixes par client très élevés.
Aspects tarifaires :
Constatation no 9
Il existe une disparité de tarifs pour les mêmes types de prestations et de
convives qui est source d’incohérences et d’inégalités de traitement. De plus, les
tarifs appliqués à la clientèle extérieure ne sont pas suffisamment clairs et
contrôlés.
Recommandation no 9
Développer une politique tarifaire globale en prenant en compte les spécificités
des consommateurs et du contexte concurrentiel et en garantissant une égalité
de traitement.
Constatation no 10
Un décalage s’est progressivement installé entre ce que sont devenues les
attentes actuelles des convives et certains des concepts de restauration
déployés tant au niveau des prestations que d’aspects plus structurels,
notamment les modes de distribution (self-service, cafeteria, etc.) et l’ambiance
des lieux. Ce décalage est plus marqué lorsque les formules de restauration
observées sont censées satisfaire les classes d’âge les plus jeunes.
5/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 10
Afin de contenir l’évasion de la clientèle observée ces dernières années, mieux
profiler et mettre en valeur les offres proposées. Les efforts devraient porter
autant sur le contenu alimentaire des offres proposées et leur renouvellement au
fil de l’année que sur les modalités pratiques et techniques de mise en œuvre
(notamment mobiliers de distribution adaptés, animation du lieu de vente,
présentation des mets, « free flow »). Les formules de restauration rapide
devraient pouvoir proposer des offres alimentaires équilibrées (intégrant des
salades, des laitages, des fruits, notamment) et suffisamment renouvelées, à des
tarifs attractifs, pour concurrencer efficacement les offres du centre-ville
proposées entre autres par les enseignes de la grande distribution et autres
« fast-food ».
Constatation no 11
Sur la qualité des infrastructures, une triple constatation s’impose :
des locaux souvent surdimensionnés et donc plus onéreux en matière de
climatisation, de chauffage, de coûts d’entretien ;
des installations parfois équipées de matériel qui arrive en fin de vie
(souvent volumineuses, énergivores et frappées d’obsolescence), ce qui
laisse entrevoir des besoins en investissements de renouvellement à
court ou moyen terme ;
du matériel de distribution souvent inadapté, pénalisant notamment le
développement des ventes des prestations de restauration rapide
(viennoiseries, sandwichs, salades, etc.).
Recommandation no 11
Réaliser un audit technique de toutes les installations mises à disposition de la
restauration collectives par l’Etat de Vaud (surfaces, distribution, production,
aspects énergétiques, etc.). En cas de nouveaux besoins d’un établissement,
tenir compte des surdimensionnements existants. Lors de rénovations,
circonscrire, avec la plus grande rigueur, les besoins à satisfaire ; prévoir des
locaux correctement dimensionnés en matière de zones de consommation, de
mobilier de distribution et de locaux techniques.
Constatation no 12
La majorité des établissements audités fait appel à des circuits
d’approvisionnement courts dont fait partie l’agriculture de proximité.
Recommandation no 12
Poursuivre et étendre le recours à des filières agricoles de proximité pour
l’approvisionnement des restaurants de l’Etat de Vaud, démarche qui va dans le
sens du nouveau projet de loi sur l’agriculture vaudoise.
Constatation no 13
Les aspects ayant trait aux démarches « qualité » de type ISO et, dans une plus
large mesure, les approches d’ordre environnemental avec en particulier les
aspects énergétiques, n’ont pas été perçues comme prioritaires, tant de la part
6/126
Audit sur la restauration collective
de l’Etat que des prestataires en place. Or, les restaurants gérés par l’Etat
devraient être exemplaires à ce titre.
Recommandation no 13
Dans des thématiques aussi sensibles et contemporaines, veiller à ce qu’une
activité comme la restauration collective traduise davantage dans sa mise en
œuvre au quotidien la politique et les engagements du canton de Vaud en
matière de développement durable et de « qualité » (inspirée des démarches de
type ISO).
Constatation no 14
Les sociétés de restauration collective, après intégration des honoraires de
gestion et des ristournes, obtiennent une rentabilité moyenne de 4.4 %. Les
gérants libres obtiennent une rentabilité moyenne positive de 4.6 % avec leur
salaire parfois déjà comptabilisé. Les deux établissements gérés directement par
l’Etat enregistrent des pertes. L’application de principes comptables différents
donne une image faussée de la rentabilité des établissements.
Recommandation no 14
Instaurer un plan comptable type permettant d’apporter à l’Etat toute la
transparence sur la rentabilité réelle des activités des prestataires.
Constatation no 15
Les sociétés de restauration collective et les gérants libres perçoivent de la part
des fournisseurs des ristournes sur les coûts des marchandises. Elles ne figurent
pas dans les comptes d’exploitation des prestataires.
Recommandation no 15
Exiger que les ristournes perçues par ces prestataires soient intégrées à leurs
comptes d’exploitation.
Constatation no 16
Les dépenses d’infrastructure, d’entretien et d’énergie financées directement par
l’Etat représentent une aide indirecte importante aux établissements de
restauration collective du canton. Ces charges, reconstituées dans le cadre de
l’audit, peuvent être estimées à un montant de l’ordre de 11 M CHF par année.
D’une façon générale, les moyens engagés par l’Etat de Vaud sont comparables
à ceux utilisés dans le marché de la restauration collective. En revanche, les
installations sont souvent obsolètes et l’offre pas toujours adaptée.
7/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 16
Améliorer l’efficience des moyens engagés par l’Etat, notamment en prenant des
mesures visant à accroître le taux de fréquentation. Evaluer le retour sur
investissement pour tout nouvel investissement dans la restauration collective.
Constatation no 17
L’aide importante fournie par l’Etat peut être assimilée à des avantages
économiques octroyés à des tiers. Cette aide n’est pas considérée actuellement
comme une subvention.
Recommandation no 17
Examiner le respect du principe de légalité dans l’octroi des aides par l’Etat dans
le domaine de la restauration collective et, si nécessaire, adopter ou modifier la
base légale adéquate.
8/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 22
Sur le site de la Haute Ecole Pédagogique (HEP), le Conseil d’Etat a accepté, le
19 août 2009, un crédit d’étude de 285'000 CHF pour la restructuration des
bâtiments, deuxième étape, à Lausanne. Dans ce cadre, un agrandissement du
restaurant est prévu.
Recommandation no 22
Compte tenu du niveau d’activités actuel du restaurant, analyser de façon
approfondie le retour sur investissement attendu.
9/126
Audit sur la restauration collective
Université de Lausanne
Constatation no 25
Contrairement aux autres établissements dont le loyer est perçu sur le chiffre
d’affaires de l’année en cours, celui de l’Université consiste en un montant fixe
indexé. Il a représenté en moyenne 3 % du chiffre d’affaires pour les années
2007/2008. L’activité traiteur, qui bénéficie des installations de l’Université, est
soumise aux mêmes conditions de loyer alors qu’une partie des prestations est
effectuée pour des clients privés.
Recommandation no 25
Fixer un loyer qui soit en adéquation avec les moyens importants mis à
disposition par l’Etat et les possibilités de rendement offertes par un tel site.
Constatation no 26
Les comptes des activités de restauration de l’Université présentés par
l’exploitant se caractérisent par un manque de transparence. Les données
10/126
Audit sur la restauration collective
économiques des différents sites étant regroupées, elles ne permettent pas une
analyse par point de restauration.
Recommandation no 26
Exiger du prestataire une comptabilité analytique avec, pour chaque point de
restauration, un niveau de détail approprié permettant le suivi des résultats par
l’Etat.
4. Conclusions
Au terme de sa mission de contrôle, la Cour des comptes est en mesure
d’apporter les conclusions suivantes :
- Gouvernance
11/126
Audit sur la restauration collective
L’analyse des aspects financiers des contrats laisse apparaître des disparités
dans le niveau des loyers fixés par l’Etat. Elle montre également l’absence de
règles contractuelles claires et équitables pour l’exercice des activités traiteur
pouvant conduire à une distorsion de concurrence avec le secteur privé. Elle fait
apparaître l’existence de subventions directes en faveur de restaurants pour les
fonctionnaires alors que ces mêmes aides pour les élèves ont disparu depuis
1997. En ce qui concerne le mode de rémunération des prestataires, la Cour a
pu constater de grandes disparités ainsi qu’une certaine opacité dans les modes
de rémunération des prestataires qui nécessitent la fixation de critères et de
limites.
Enfin, la Cour a constaté qu’il y avait pas ou peu de remise en question des
prestataires. Afin d’être conforme à la nouvelle révision de la loi fédérale sur le
marché intérieur intervenue en 2006, l’Etat doit envisager une mise en
concurrence des prestataires et déterminer des durées adaptées aux types de
contrats.
Sur le plan tarifaire, pour les mêmes prestations, les prix varient fortement d’un
établissement à l’autre. En outre, des fonctionnaires bénéficient de prix plus
favorables que des élèves. Une politique tarifaire globale est indispensable pour
mettre fin à certaines incohérences.
- Développement durable
12/126
Audit sur la restauration collective
- Base légale
L’Etat assume la prise en charge des coûts d’entretien et d’énergies ainsi que les
coûts de l’infrastructure immobilière des activités de restauration collective. Cette
aide n’est pas considérée comme une subvention. Il s’agit de s’assurer qu’elle
repose sur une base légale et si tel n’est pas le cas de la créer.
La Cour formule les réserves d’usage pour le cas où des documents, des
éléments ou des faits ne lui auraient pas été communiqués, ou l’auraient été de
manière incomplète ou inappropriée, éléments qui auraient pu avoir pour
conséquence des constatations et/ou des recommandations adéquates.
5. Remerciements
Parvenue au terme de ses travaux, la Cour des comptes tient à remercier toutes
les personnes qui lui ont permis de réaliser cet audit. Elle souligne les
disponibilités de ses interlocuteurs, de même que la diligence et le suivi mis à la
préparation et à la fourniture des documents et des données requis.
Elle note également que, mis à part une exception, elle n’a pas eu le sentiment
d’une rétention d’informations.
13/126
Audit sur la restauration collective
14/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE I
NATURE DE L’AUDIT
1. Définition de la mission de contrôle
1.1 Origine de la mission
1.2 Domaine audité
1.3 Type et étendue de l’audit
1.4 Etudes précédentes
2. Objectifs de la mission
2.1 Légalité et conformité
2.2 Economie
2.3 Efficience
2.4 Efficacité
3. Questions d’audit
3.1 Légalité et conformité
3.2 Economie
3.3 Efficience
3.4 Efficacité
4. Déroulement de la mission
4.1 Décision d’exécution de l’audit et annonce de la mission
4.2 Analyse des informations
4.3 Constatations et recommandations
4.4 Communication des résultats à chaque établissement audité
4.5 Présentation du projet de rapport
4.6 Publication du rapport final
5. Bases de référence
CHAPITRE II
DESCRIPTION DU DOMAINE ANALYSÉ
6. Bases légales
7. La restauration collective à l’Etat de Vaud
7.1 Les différents types d’établissements
7.2 Les différentes types de gestion
7.3 Le label « Fourchette verte »
7.4 Les projets en cours concernant la santé
15/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE III
ANALYSE PAR ETABLISSEMENT
9. Présentation des fiches signalétiques
10. Fiches signalétiques par établissement
CHAPITRE IV
ANALYSE GENERALE DE LA RESTAURATION COLLECTIVE
11. Gouvernance
12. Aspects contractuels
12.1 Mise en concurrence périodique des contrats et ancienneté
12.2 Caractéristiques générales des contrats
12.3 Reporting
12.4 Aspects financiers des contrats
12.4.1 Loyers
12.4.2 Redevances versées par l’Etat
12.4.3 Couverture de risques d’exploitation
12.4.4 Honoraires des prestataires
12.4.5 Honoraires sur les prestations annexes/activités traiteur
12.5 Exigences concernant le type et la qualité des prestations
12.6 Exigences concernant le tri des déchets et le développement durable
12.7 Exigences concernant l’hygiène
13. Attractivité et environnement concurrentiel
13.1 Attractivité
13.2 Environnement concurrentiel
16/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE V
CONCLUSIONS
18. Réponses aux questions d’audit
18.1 Légalité et conformité
18.2 Economie
18.3 Efficience
18.4 Efficacité
19. Observations des entités auditées
19.1 Observations de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur
19.2 Observations du Service Immeubles, Patrimoine et Logistique
19.3 Observations du Département de la Sécurité et de l’Environnement
19.4 Observations du Département de l’Economie
ANNEXES
1. Liste des abréviations
2. Avis de droit du secrétariat général du DINF
3. Proposition de modèle d’organe de liaison interdépartemental
17/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE I
NATURE DE L’AUDIT
18/126
Audit sur la restauration collective
Enfin, une étude a été réalisée au CHUV par le bureau français Philippe Hersant
& Partners portant sur la « mutation de la fonction « restauration » du CHUV,
quelles actions privilégier sur le court, moyen et long terme ? »
19/126
Audit sur la restauration collective
2. Objectifs de la mission
2.2 Economie
Coût pour l’Etat des différents types de gestion et rendement des
établissements.
2.3 Efficience
Mesure de l’efficience de l’établissement dans la relation entre la valeur des
prestations offertes par rapport aux prix facturés à la clientèle et la valeur des
prestations par rapport aux attentes des convives.
Mesure de l’efficience dans la relation entre la valeur des prestations offertes et
les moyens mis à disposition par l’Etat de Vaud.
2.4 Efficacité
Evaluation de l’atteinte des objectifs fixés par l’Etat.
Pour répondre aux objectifs décrits ci-dessus, la Cour a notamment procédé aux
analyses :
des moyens engagés par l’Etat de Vaud ;
des prestations offertes par les établissements de la restauration
collective du canton de Vaud audités par la Cour des comptes.
3. Questions d’audit
Les objectifs précités ont été déclinés de manière plus détaillée à travers les
questions d’audit suivantes :
20/126
Audit sur la restauration collective
elles respectées ?
3.2 Economie
A) Quels sont les coûts pour l’Etat des différents types de gestion ?
Respectent-ils le principe d’économie ? Leurs charges et leurs
rendements correspondent-ils aux meilleures pratiques ?
3.3 Efficience
A) La valeur des prestations est-elle pertinente par rapport aux prix
des prestations facturées à la clientèle ?
B) La valeur des prestations est-elle pertinente par rapport aux
attentes des convives ?
C) La valeur des prestations est-elle satisfaisante par rapport aux
moyens mis à disposition par l’Etat de Vaud ?
3.4 Efficacité
A) Les prestations offertes atteignent-elles les objectifs fixés par
l’Etat de Vaud ?
4. Déroulement de la mission
Suite à une étude préliminaire conduite dans le but d’examiner la faisabilité d’un
audit sur la restauration collective à l’Etat de Vaud et d’en déterminer les
objectifs, la Cour a décidé, dans sa séance plénière du 5 mai 2009, de réaliser
une mission de contrôle sur ce thème. Conformément à l’art. 31 LCComptes, elle
a communiqué cette décision aux commissions de finances et de gestion du
Grand Conseil, au Conseil d’Etat, au Contrôle Cantonal des Finances (CCF)
ainsi qu’aux responsables des entités contrôlées.
21/126
Audit sur la restauration collective
Au terme de ses travaux, la Cour a tenu des séances préalables avec tous les
directeurs et responsables de la restauration collective de chaque établissement
audité pour leur communiquer les résultats de l’audit.
22/126
Audit sur la restauration collective
5. Bases de référence
23/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE II
DESCRIPTION DU DOMAINE ANALYSÉ
6. Bases légales
Les lois et règlements examinés dans le cadre de la mission sur la restauration
collective du canton de Vaud sont les suivantes :
loi sur les auberges et les débits de boissons (LADB) du 26 mars 2002
(n’est pas applicable lorsque les établissements couvrent leurs propres
besoins) ;
loi sur les marchés publics (LMP-VD) du 24 juin 1996 ;
règlement sur les marchés publics (RLMP-VD) du 7 juillet 2004 ;
accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP-VD) du 25 novembre
1994, révisé le 15 mars 2004 ;
loi sur les subventions (LSubv) du 22 février 2005 et règlement
d’application de la loi du 22 février 2005 sur les subventions ;
loi du 29 mai 1985 sur la santé publique ;
loi sur les finances (LFIN) du 20 septembre 2005 ;
loi relative à l’exécution de la loi fédérale du 9 octobre 1992 sur les
denrées alimentaires et les objets usuels (LVLDAL) du 12 décembre
1994 ;
projet de loi modifiant la loi du 21 novembre 1973 sur la viticulture ;
ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels (ODALOUs)
du 23 novembre 2005 ;
ordonnance du DFI sur les substances étrangères et les composants
dans les denrées alimentaires (OSEC) du 26 juin 1995 ;
loi fédérale sur le marché intérieur (LMI) du 6 octobre 1995 révisée le 1er
juillet 2006.
24/126
Audit sur la restauration collective
les sites proposant une restauration « mixte » car empruntant aux deux
formules décrites ci-dessus (restauration chaude consommée à table et
restauration rapide).
Il convient de relever que, pour chacun des sites audités, la notion d’ouverture
ou pas des formules de restauration à la clientèle extérieure a été appréhendée.
25/126
Audit sur la restauration collective
Le label n’est attribué que dans le cas où chaque jour, une prestation (plat du
jour) est offerte de façon dissociée et « dirigée ». La Fédération cantonale des
consommateurs assure les contrôles pendant les 3 premières années de la
labellisation. Au terme de ces trois ans, la labellisation est considérée comme
acquise, hormis bien sûr en cas de non respect flagrant des critères.
26/126
Audit sur la restauration collective
Dpt Nom de l'établissement et lieu Type d'établissement Mode de gestion Type de contrat
DSE Police Cantonale, Blécherette, Lausanne Administration Société de restauration collective Contrat avec redevance
DSE Service des Automobiles et de la Navigation Administration Société de restauration collective Contrat avec redevance
(SAN), Lausanne
DSE Centre de compétence de la protection de la Administration Gérance libre Contrat avec loyer
population (Gollion)
DSE Centre de Labotatoires d'Epalinges (CLE), Administration Société de restauration collective Contrat avec loyer
Epalinges
DFJC Ecole de perfectionnement, Etablissement du Ecole de perfectionnement Société de restauration collective Contrat simple
Belvédère, Lausanne
DFJC Ecole EPSIC, Lausanne Enseignement professionnel Gérance libre Contrat simple
DFJC Ecole ERACOM, Lausanne Enseignement professionnel Gérance libre Contrat simple
DFJC Ecole Professionnelle Commerciale (EPCL), Enseignement professionnel Société de restauration collective Contrat simple
Lausanne
DFJC Ecole Professionnelle de Montreux (EPM), Enseignement professionnel Gérance libre Contrat simple
Clarens
DFJC Ecole Technique, école des Métiers (ETML), Enseignement professionnel Société de restauration collective Contrat simple
Lausanne
DFJC Centre Professionnel du Nord Vaudois (CPNV), Enseignement professionnel Société de restauration collective Contrat simple
Yverdon
DFJC Gymnase Auguste Piccard, Lausanne Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase cantonal de Burier, La Tour-de-Peilz Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase cantonal de Morges, Morges Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase cantonal de Nyon, Nyon Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase cantonal de Bugnon, Lausanne Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase de Beaulieu, Lausanne Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Gymnase d'Yverdon, Cheseaux-Noréaz Gymnases Société de restauration collective Contrat simple
DFJC Haute Ecole Pédagogique (HEP), Lausanne Hautes Ecoles Société de restauration collective Contrat simple
DFJC HEIG-VD (gestion), St-Roch, Yverdon Hautes Ecoles Gérance libre Contrat simple
DFJC HEIG-VD, Cheseaux, Yverdon Hautes Ecoles Gérance libre Contrat simple
DFJC Ecole Cantonale d'Art de Lausanne (ECAL), Hautes Ecoles Gérance libre Contrat avec loyer
Renens
DFJC Université de Lausanne - Bâtiment Amphimax Hautes Ecoles Gérance libre
DFJC Université de Lausanne - Bâtiment Internef Hautes Ecoles Gérance libre Contrat avec loyer
DFJC Université de Lausanne - Batochimie Hautes Ecoles Gérance libre
DEC Ecole d'Agrilogie de Grange-Verney, Moudon Enseignement agricole Gestion directe par l'Etat -
DEC Ecole d'Agrilogie de Marcelin, Morges Enseignement agricole Gestion directe par l'Etat -
DINF Bâtiment Administratif de la Pontaise (BAP), Administration Société de restauration collective Contrat avec loyer
Lausanne
27/126
Audit sur la restauration collective
Enseignement
Enseignement
agricole
professionnel
2
6
Gymnases Ecole de
8 perfectionnement
1
Hautes Ecoles
5
Administration
5
Implantations géographiques
Lausanne &
agglomération
18
Vevey et Montreux
2
28/126
Audit sur la restauration collective
Modes de gestion
Modes de gestion
Société de
Restauration
Collective
16
+ de 1500
3
29/126
Audit sur la restauration collective
Type de restauration
Type de restauration
(principal point de restauration)
Mixte
17
Cantine
8
Rest. Rapide
Autre 1
1
30/126
Audit sur la restauration collective
Automates
OUI
74%
OUI
37% NON
63%
NON
26%
31/126
Audit sur la restauration collective
OUI NON
52% 96%
NON
OUI
48%
4%
Jours de fonctionnement
32/126
Audit sur la restauration collective
Plat garni +
Plat garni seul potage à la
13 demande
4
Plat garni +
entrée
Plat garni + 1
Plat + entrée + dessert
Plat garni + 3
dessert +
entrée + dessert
boisson
3
2
* Sur la base de 26 établissements, le gymnase A. Piccard n'étant pas intégré car ne proposant qu'une offre
de restauration rapide.
OUI
12
NON
14
* Sur la base de 26 établissements, le gymnase A. Piccard n'étant pas intégré car ne proposant qu'une offre
de restauration rapide.
Une offre « Fourchette verte » est présente dans 12 établissements sur 26, soit
dans moins de la moitié des restaurants audités. Lorsque l’offre « Fourchette
33/126
Audit sur la restauration collective
OUI
21
NON
5
* Sur la base de 26 établissements, le gymnase A. Piccard n'étant pas intégré car ne proposant qu'une offre
de restauration rapide.
34/126
Audit sur la restauration collective
8.3.2 Gouvernance
Les niveaux de gouvernance identifiés et rencontrés dans le cadre de cette
mission sont au nombre de quatre :
les directions d’établissements représentées par leurs directeurs
respectifs ;
le Service Immeubles, Patrimoine et Logistique (SIPAL) représenté par
son chef de service;
pour les restaurants gérés directement par l’Etat, les administrateurs et
chefs de service concernés de l’Etat de Vaud ;
concernant les 19 établissements de l’enseignement postobligatoire
audités : la Commission cantonale des foyers restaurants
scolaires et universitaires (FRU) représentée par son Président. Pour
l’Université, la commission de la restauration de l’UNIL.
Les compétences de ces commissions sont les suivantes :
Commission cantonale des foyers restaurants scolaires et
universitaires
L’Etat a créé en 1980 la Commission cantonale des foyers restaurants
scolaires et universitaires chargée de coordonner, dans la mesure du
possible, les relations entre les représentants de l’Etat et les gérants des
restaurants et, si nécessaire, de prodiguer aides et conseils.
Les missions ressortant d’une décision du Conseil d’Etat du 27 février
1981 sont les suivantes :
o tenir à jour la liste exhaustive de tous les restaurants des centres
de formation universitaire, secondaire et professionnelle en
35/126
Audit sur la restauration collective
36/126
Audit sur la restauration collective
Conditions d’octroi
La redevance est accordée sur la base d’un budget négocié entre le prestataire
de service et la direction de l’établissement concerné.
37/126
Audit sur la restauration collective
Financement
Cette redevance est versée par l’Etat aux exploitants des deux établissements.
38/126
Audit sur la restauration collective
Si les montants pris en charge par l’Etat au titre de redevance sont connus, il
n’en va pas de même pour les coûts d’entretien et d’énergie et les coûts
d’infrastructure immobilière. Dans le cadre de son audit, la Cour des comptes a
reconstitué l’étendue de ces coûts selon des principes et méthodes exposées au
chapitre IV.
8.5.4 Recettes
L’Etat perçoit un loyer dans les 5 établissements suivants : UNIL, ECAL, BAP,
restaurant de Gollion et CLE.
CHAPITRE III
ANALYSE PAR ETABLISSEMENT
L’audit mené par la Cour dans chaque établissement sur la base d’un
questionnaire uniforme et d’entretiens avec les directeurs et les responsables de
la restauration, de même que l’analyse des documents remis, ont permis d’établir
une fiche signalétique individuelle pour chaque établissement audité.
Une fiche-type est reproduite ci-après avec les explications détaillées de chaque
rubrique qui y figure et de la méthode utilisée pour les évaluations. Le nom des
établissements a été supprimé pour des raisons de confidentialité.
39/126
Audit sur la restauration collective
I. L'établissement
I.1 Activité
I.2 Potentiel sur site (par jour)
I.3 Nombre de jour d'exploitation / an
II. La restauration
II.1 Mode de gestion
II.2 Type de contrat II.3 Ancienneté contrat
II.4 Environnement concurrentiel II.5 Présence d'automates
II.6 Ouverture au public extérieur II.7 Part du public extérieur*
II.8 CA / client potentiel / jour II:9 Locaux
II.10 Menu du jour (prix) II.11 Composition menu
II.12 Offre "Fourchette verte" II.13 Prix offre "Fourchette verte"
Montant
V.2. Aide nette de l'État En % du CA Moyenne
VI. Commentaires / Remarques ([Link])
Redevance directe
Entretien & énergie
Infrastructure
Loyers perçus
Aide nette de l'État
40/126
Audit sur la restauration collective
I. L’établissement
I.1. Activité ;
I.2. Potentiel sur site (par jour) : nombre moyen de personnes
présentes dans l'établissement au quotidien ;
I.3. Nombre de jours d’exploitation / an.
II. La restauration
II.1. Mode de gestion : gestion directe par l’Etat, société de
restauration collective ou gérance libre ;
II.2. Type de contrat ;
II.3. Ancienneté contrat : date du dernier contrat passé avec le
prestataire ;
II.4. Environnement concurrentiel : vigueur de l’environnement
concurrentiel (formules de restauration, issues du secteur de la
grande distribution, directement concurrentes avec les activités
de restauration déployées sur les établissements audités) :
1 à 3 concurrents significatifs faible
4 à 5 concurrents significatifs moyen
6 à 7 concurrents significatifs fort
plus de 7 concurrents significatifs très fort
II.5. Présence d'automates : présence ou non d'automates qui
proposent des boissons chaudes ou froides mais aussi des
chocolats et autres snacks ou des sandwichs, salades et plats ;
II.6. Ouverture au public extérieur : ouverture ou non des formules de
restauration concernées à des convives extérieurs à
l’administration de rattachement ;
II.7. Part du public extérieur : dans l’affirmative d’une ouverture au
public extérieur, estimation du pourcentage de ce public extérieur
par rapport à la fréquentation globale du site ;
II.8. CA / client potentiel / jour : chiffre d'affaires moyen des exercices
2007/2008 ramené au « potentiel sur site », le tout divisé par le
« nombre de jours d'exploitation /an » ;
II.9. Locaux : dimensionnement global (zones de production, de
distribution et de consommation) des locaux affectés aux
activités de restauration, eu égard aux effectifs moyens servis
quotidiennement ;
II.10. Menu du jour (prix) : présence ou non d’un menu du jour (dans
l’affirmative, prix de la formule en question) ;
II.11. Composition menu : composition du menu du jour comprenant
un plat cuisiné avec garniture (féculent et/ou légume) et
41/126
Audit sur la restauration collective
Lors des audits sur les établissements, les évaluations ont été réalisées selon
les critères et les modalités suivantes :
IV.1. Qualité des prestations : moyenne de l'évaluation de 7
critères : qualité des mets, choix et diversité, présentation,
valeurs diététique et nutritionnelle, quantités servies, signalétique
et information des convives, sécurité alimentaire ;
IV.2. Qualité du service : moyenne de l’évaluation de 6 critères :
accueil et attention apportée aux convives, professionnalisme de
la gestuelle de service, propreté et netteté des tenues
vestimentaires du personnel de service, nombre de caisses,
rapidité du service et dotation en personnel pour assurer le
service dans de bonnes conditions ;
IV.3. Qualité des infrastructures : moyenne de l’évaluation de 6
critères : cadre général / ambiance / confort, propreté des lieux,
respect de la « marche en avant » (règle de non croisement des
42/126
Audit sur la restauration collective
V. Economie
Les éléments économiques permettant de qualifier l’activité de
l’établissement audité, son organisation et ses performances. Les chiffres et
ratios sont calculés sur la base des exercices comptables 2007 et 2008 (sauf
exceptions dûment signalées) :
V.1. Compte d’exploitation : Pour chaque établissement sont
présentés :
le chiffre d’affaires annuel ;
les denrées ;
la main d’œuvre ;
les frais généraux ;
le résultat brut d’exploitation ;
les loyers & amortissements ;
les autres charges ;
le résultat net d’exploitation ;
l’aide nette de l’Etat, expliquée sous point V.2 ;
43/126
Audit sur la restauration collective
44/126
Audit sur la restauration collective
45/126
Audit sur la restauration collective
La restauration
Mode de gestion Gestion directe par l'Etat
Type de contrat N/A Ancienneté contrat N/A
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates NON
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* moins de 5%
CA / client potentiel / jour 6.85 CHF Locaux Surdimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat+entrée+dessert+boisson
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
46/126
Audit sur la restauration collective
10.2
L'établissement
Activité Enseignement agricole
Potentiel sur site (par jour) 2'000
Nombre de jours d'exploitation / an 245
La restauration
Mode de gestion Gestion directe par l'Etat
Type de contrat N/A Ancienneté contrat N/A
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 0.92 CHF Locaux Un peu surdimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat+entrée+dessert+boisson
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
47/126
Audit sur la restauration collective
10.3
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'000
Nombre de jours d'exploitation / an 184
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 3.39 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni+potage à la dem.
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 10.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500K.< CA
Commentaires / Remarques ([Link])
< 1M
Redevance directe - 3.4%
Restaurant correctement dimensionné compte tenu de son
affluence mais aux structures relativement anciennes et peu Entretien & énergie 158.3 25.4% 30.8%
propices au déploiement d'une offre jeune et contemporaine. Infrastructure 95.7 15.3% 24.1%
Concurrence commerciale dynamique dans un rayon de 1km.
Loyers perçus - -1.3%
Peu de prestations exceptionnelles (verrées, repas
spéciaux, ...). Aide nette de l'État 254.0 40.7% 57.0%
Dès 2008, augmentation des ventes grâce à l'offre de
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
sandwichs, salades et pâtes, et grâce à la mise en place
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
d'un mobilier adapté et captant mieux les flux. coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
10.4
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 500
Nombre de jours d'exploitation / an 181
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec loyer Ancienneté contrat 1 an
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 5.11 CHF Locaux Très surdimensionnés
Menu du jour (prix) 10.50 CHF Composition menu Plat garni + entrée + dessert
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Nombre de
Type Places assises
repas / jour
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA < 500 K
49/126
Audit sur la restauration collective
10.5
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'200
Nombre de jours d'exploitation / an 186
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 4 ans
Environnement concurrentiel Très fort Présence d'automates NON
Ouverture au public extérieur NON (mais livraison repas) Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 2.12 CHF Locaux Un peu surdimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 9.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
CA Annuel 472.5
Denrées 237.6 50.3% 53.4%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA < 500 K
50/126
Audit sur la restauration collective
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'480
Nombre de jours d'exploitation / an 180
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 8 ans
Environnement concurrentiel Très fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 4.94 CHF Locaux Surdimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 10.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
CA Annuel 1'314.8
Denrées 755.9 57.5% 39.2%
Dév. durable
Main d'œuvre 539.4 41.0% 49.8%
Qualité du service
Approv. à impact limité
Frais généraux 45.9 3.5% 4.7%
Résultat brut d'expl. -26.4 -2.0% 6.3%
Loyers & Amort. - 2.6%
Autres charges 0.5 0.0% 0.1%
Dév. durable Résultat net d'expl. -26.9 -2.0% 3.7%
Qualité des infrastructures
Tri sélectif
Aide nette de l'État 606.9 46.2% 35.1%
Résultat ajusté -633.7 -48.2% -31.4%
Moyenne Site
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA > 1 M
Redevance directe -
Sur cafétéria 1, environnement (technique et de
consommation) qualitatif. Entretien & énergie 333.9 25.4% 23.1%
Sur cafétéria 2, prestation qualitative avec une Infrastructure 273.0 20.8% 14.0%
emphase particulière sur la restauration rapide. Loyers perçus - -2.0%
Sur le plan économique, véritable manque de lisibilité
notamment sur le niveau d'activité (répartition de celle-ci entre Aide nette de l'État 606.9 46.2% 35.1%
cafétéria 1 et cafétéria 2).
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
51/126
Audit sur la restauration collective
10.8
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 650
Nombre de jours d'exploitation / an 185
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 18 ans
Environnement concurrentiel Fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 3.43 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Dév. durable
Résultat net d'expl. -1.9 -0.5% -18.3%
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Aide nette de l'État 201.8 48.9% 69.8%
Résultat ajusté -203.7 -49.4% -88.1%
Moyenne Site
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA < 500 K
52/126
Audit sur la restauration collective
10.9
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 196
Nombre de jours d'exploitation / an 190
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 11 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 5%
CA / client potentiel / jour 8.99 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 9.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant Moyenne CA
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) < 500 K
10.10
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 700
Nombre de jours d'exploitation / an 186
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Très fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 2%
CA / client potentiel / jour 4.45 CHF Locaux Un peu sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500K.< CA <
Commentaires / Remarques ([Link])
1M
Redevance directe - 3.4%
Offre vieillissante (cadre et formules proposées) au regard
notamment de la très forte concurrence qui s'exerce aux Entretien & énergie 151.3 26.1% 30.8%
portes du site. Infrastructure 97.0 16.8% 24.1%
Ouverture d'une nouvelle cafétéria le 26 octobre 2009.
Loyers perçus - -1.3%
Formule "Fourchette verte" retirée de l'offre début 2009, faute
de demande de la part de la clientèle. Aide nette de l'État 248.3 42.9% 57.0%
54/126
Audit sur la restauration collective
10.11
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 920
Nombre de jours d'exploitation / an 180
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates NON
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 1.67 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) N/A Composition menu N/A
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant Moyenne CA
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) < 500 K
55/126
Audit sur la restauration collective
10.12
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'700
Nombre de jours d'exploitation / an 183
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 1 an
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour Non significatif Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 10.50 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 9.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA > 1 M
Redevance directe -
Prestation self-service très qualitative tandis que la prestation
Entretien & énergie 247.4 22.8% 23.1%
restauration rapide reste à améliorer; forte présence de fours
à micro-ondes dans la salle à manger permettant ainsi les Infrastructure 174.1 16.0% 14.0%
"pique-niques". Loyers perçus - -2.0%
Contrat (pouvant servir de modèle) comportant des exigences
Aide nette de l'État 421.4 38.8% 35.1%
au niveau de la qualité des prestations à offrir, de la redevance
due pour l'utilisation des locaux lors d'événements hors site,
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
du reporting financier mensuel à fournir. ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
Gérant versant à la fondation Max Havelaar 0.10 CHF par coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
tasse de café. des Comptes par les prestataires.
Prix offre fourchette verte inférieur au prix du menu du jour, Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
facteur positif pour la promotion de ce type de prestation.
mode de gestion.
* Estimation ** Chiffres de la période sept.-déc. 2008 annualisés sur le nombre de jours ouvrables
56/126
Audit sur la restauration collective
10.13
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'700
Nombre de jours d'exploitation / an 186
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 6 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 3.51 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 8.80 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 8.80 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
CA Annuel 1'108.5
Denrées 576.5 52.0% 39.2%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA > 1 M
Redevance directe -
Cafétéria conçue pour de la restauration rapide mais ayant
intégré progressivement une offre de repas chauds à la Entretien & énergie 135.8 12.3% 23.1%
demande des directions. Infrastructure 84.7 7.6% 14.0%
Bon niveau qualitatif d'une offre proposée dans un cadre
Loyers perçus - -2.0%
moderne, rendant le tout assez attractif.
Complémentarité actuelle des offres de la caféteria avec celles Aide nette de l'État 220.5 19.9% 35.1%
d'un restaurant géré par l'Etat situé à proximité.
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
Nécessité du maintien et du renforcement de l'attractivité et de
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
la complémentarité des offres sur le site, après l'importante coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
rénovation du restaurant géré par l'Etat en 2010. des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
57/126
Audit sur la restauration collective
10.14
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'500
Nombre de jours d'exploitation / an 180
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 21 ans
Environnement concurrentiel Fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 2.65 CHF Locaux Un peu surdimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Dév. durable
Main d'œuvre 300.7 42.0% 44.5%
Qualité du service
Approv. à impact limité
Frais généraux 50.3 7.0% 10.1%
Résultat brut d'expl. 4.1 0.6% -1.1%
Loyers & Amort. 0.8 0.1% 1.7%
Autres charges - 0.6%
Dév. durable Résultat net d'expl. 3.3 0.5% -3.4%
Qualité des infrastructures
Tri sélectif
Aide nette de l'État 483.3 67.5% 57.0%
Résultat ajusté -480.0 -67.1% -60.3%
Moyenne Site
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500K.< CA
Commentaires / Remarques ([Link])
< 1M
Redevance directe - 3.4%
Fréquentation forte de la restauration rapide et bonne maîtrise
Entretien & énergie 216.0 30.2% 30.8%
des charges amenant à un excellent rendement.
Pratiques de la sécurité alimentaire irréprochables malgré les Infrastructure 267.3 37.3% 24.1%
risques inhérents aux locaux. Loyers perçus - -1.3%
Agrandissement de l'établissement qui passera de 1'400 à
Aide nette de l'État 483.3 67.5% 57.0%
2'500 clients potentiels en 2012.
Prestations de qualité.
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
58/126
Audit sur la restauration collective
10.15
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 700
Nombre de jours d'exploitation / an 195
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 5 ans
Environnement concurrentiel Fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour N/A Locaux Sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 7.50 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 7.50 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link])
* Estimation
59/126
Audit sur la restauration collective
10.16
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'300
Nombre de jour d'exploitation / an 170
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Très fort Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 1.59 CHF Locaux Sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni + potage à la dem.
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Nombre de
Type
repas / jour
Cafétéria 2 Cantine
Montant Moyenne CA
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA
([Link]) < 500K
CA Annuel 352.2
Denrées 193.6 55.0% 53.4%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 164.9 46.8% 54.0% A
Frais généraux 47.8 13.6% 8.5%
Résultat brut d'expl. -54.0 -15.3% -15.9%
Loyers & Amort. - 2.3%
Autres charges - 0.0%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. -54.0 -15.3% -18.3%
Aide nette de l'État 303.3 86.1% 69.8%
Moyenne Site Résultat ajusté -357.3 -101.4% -88.1%
Montant Moyenne CA
Aide nette de l'État En % du CA
([Link]) < 500K
Commentaires / Remarques
Redevance directe - 2.5%
Infrastructures non adaptées aux offres déployées et aux
attentes des convives. Entretien & énergie 209.3 59.4% 41.1%
Très forte concurrence exercée par le centre-ville tout proche. Infrastructure 94.0 26.7% 26.7%
Parti pris d'ouvrir une 2ème antenne pour alléger le trafic de la Loyers perçus - -0.5%
cafétéria principale peu probant : distorsion d'offre entre les 2
pôles, augmentation des charges du prestataire non Aide nette de l'État 303.3 86.1% 69.8%
compensée par du CA additionnel.
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
60/126
Audit sur la restauration collective
10.17
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'000
Nombre de jour d'exploitation / an 185
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates NON
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 1.20 CHF Locaux Sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 8.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant Moyenne
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA
([Link]) CA < 500K
CA Annuel 222.1
Denrées 178.5 80.4% 53.4%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 33.1 14.9% 54.0% A
Frais généraux 8.3 3.8% 8.5%
Résultat brut d'expl. 2.1 0.9% -15.9%
Loyers & Amort. - 2.3%
Autres charges 0.1 0.0%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. 2.0 0.9% -18.3%
Aide nette de l'État 171.8 77.4% 69.8%
Moyenne Site
Résultat ajusté -169.8 -76.5% -88.1%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
([Link]) CA < 500K
Commentaires / Remarques
Redevance directe - 2.5%
Cafétéria où les élèves peuvent consommer pizzas, pâtes
Entretien & énergie 109.6 49.4% 41.1%
de bonne qualité, à des prix peu élevés.
Locaux assez exigüs, peu pratiques et pas vraiment au goût Infrastructure 62.2 28.0% 26.7%
du jour en matière de sécurité alimentaire. Loyers perçus - -0.5%
Aide nette de l'État 171.8 77.4% 69.8%
61/126
Audit sur la restauration collective
10.18
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'100
Nombre de jour d'exploitation / an 186
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 21 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour 2.85 CHF Locaux Très surdimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni + dessert
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 10.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Moyenne
Montant
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA 500k < CA
([Link])
< 1M
CA Annuel 582.6
Denrées 284.1 48.8% 46.6%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 241.6 41.5% 44.5% A
Frais généraux 63.8 10.9% 10.1%
Résultat brut d'expl. -7.0 -1.2% -1.1%
Loyers & Amort. - 1.7%
Autres charges - 0.6%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. -7.0 -1.2% -3.4%
Aide nette de l'État 736.5 126.4% 57.0%
Moyenne Site Résultat ajusté -743.4 -127.6% -60.3%
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500k < CA
([Link])
Commentaires / Remarques < 1M
62/126
Audit sur la restauration collective
10.19
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 550
Nombre de jour d'exploitation / an 194
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 12 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 5%
CA / client potentiel / jour 5.01 CHF Locaux Sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 10.00 CHF Composition menu Plat garni + potage à la dem.
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 12.00 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Moyenne
Montant
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA 500k < CA <
([Link])
1M
CA Annuel 534.5
Denrées 216.6 40.5% 46.6%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 243.6 45.6% 44.5% A
Frais généraux 61.5 11.5% 10.1%
Résultat brut d'expl. 12.9 2.4% -1.1%
Loyers & Amort. - 1.7%
Autres charges - 0.6%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. 12.9 2.4% -3.4%
Aide nette de l'État 357.0 66.8% 57.0%
Moyenne Site Résultat ajusté -344.1 -64.4% -60.3%
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500k < CA <
([Link])
Commentaires / Remarques 1M
63/126
Audit sur la restauration collective
10.20
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 1'220
Nombre de jour d'exploitation / an 241
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 3 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* Moins de 10%
CA / client potentiel / jour 2.99 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 9.80 CHF Composition menu Plat garni + dessert
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Montant Moyenne
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA
([Link]) CA > 1 M
CA Annuel 1'707.4
Denrées 712.2 41.7% 39.2%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 639.4 37.5% 49.8%
Frais généraux 122.3 7.2% 4.7%
Résultat brut d'expl. 233.4 13.7% 6.3%
Loyers & Amort. 7.2 0.4% 2.6%
Autres charges 1.7 0.1% 0.1%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. 224.4 13.1% 3.7%
Aide nette de l'État 963.4 56.4% 35.1%
Moyenne Site Résultat ajusté -739.0 -43.3% -31.4%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
([Link]) CA > 1 M
Commentaires / Remarques
Redevance directe -
Comptabilité d'exploitation englobée dans celle du site
Entretien & énergie 643.3 37.7% 23.1%
principal (fiche 21) et empêchant les approches
analytiques. Infrastructure 320.1 18.7% 14.0%
Contrat 2006 (avenant au contrat principal 2003) Loyers perçus - -2.0%
Cahier des charges et objectifs précis pour le gérant.
Aide nette de l'État 963.4 56.4% 35.1%
Restaurant neuf et fonctionnel, attractif et servant globalement
de belles prestations.
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
Oublis regrettables au niveau du local de production, facteurs ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
de risque en matière de suivi de la réglementation "hygiène". coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
L'Etat de Vaud est locataire des locaux du restaurant auprès des Comptes par les prestataires.
d'une société commerciale propriétaire des baux. Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
Prestations pour des congrès, séminaires, formations donnent
mode de gestion.
lieu au versement d'une redevance de 1,20 CHF/repas.
Amplitudes horaires de service et ouverture le samedi
pénalisant les ratios d'exploitation.
* Estimation ** Moyenne annuelle sur la base des exercices 2007 et 2008 *** Chiffres cumulés avec établissement 10.21
64/126
Audit sur la restauration collective
10.21
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 900
Nombre de jour d'exploitation / an 229
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls 'simple' Ancienneté contrat 6 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 10%
CA / client potentiel / jour 4.02 CHF Locaux Très surdimensionnés
Menu du jour (prix) 9.80 CHF Composition menu Plat garni + dessert
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
Montant
Compte d'exploitation En % du CA
Qualité des prestations ([Link])
CA Annuel
Denrées
Dév. durable Main d'œuvre
Qualité du service A
Approv. à impact limité
Frais généraux Avec établissement
Résultat brut d'expl. repris au point 10.20
Montant
Aide nette de l'État En % du CA
([Link])
Commentaires / Remarques
Redevance directe
Cahier des charges et objectifs précis pour le gérant (2006)
dont la flexibilité est appréciée. Entretien & énergie
Avec établissement
Appel d'offres en 2003 conformément à la loi sur les marchés Infrastructure
repris au point 10.20
publics. Loyers perçus
Activités de repas "exceptionnels" et "traiteur" assez
soutenues. Aide nette de l'État
Organisation des locaux et matériel de distribution totalement
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
dépassés compte tenu des volumes à traiter et de l'offre à
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
servir. coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
Prestations "traiteur" destinées à des clients extérieurs des Comptes par les prestataires.
soumises à une redevance de 1,20 CHF/repas à l'Etat. Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
* Estimation
65/126
Audit sur la restauration collective
10.22
L'établissement
Activité Administration
Potentiel sur site (par jour) 650
Nombre de jour d'exploitation / an 251
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec loyer Ancienneté contrat 5 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur NON Part du public extérieur* N/A
CA / client potentiel / jour N/A Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 12.00 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 12.00 CHF
Cafétéria Mixte 70
Montant
Qualité des prestations Compte d'exploitation En % du CA
([Link])
CA Annuel N/C
Denrées N/C N/C
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre N/C N/C
Frais généraux N/C N/C
Résultat brut d'expl. N/C N/C
Loyers & Amort. N/C N/C
Autres charges N/C N/C
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. N/C N/C
Aide nette de l'État N/C N/C
Moyenne Site Résultat ajusté N/C N/C
Montant
Aide nette de l'État En % du CA
([Link])
Commentaires / Remarques
Redevance directe N/C N/C
Locaux et cadre récents et agréables, correctement
dimensionnés où est proposée une prestation variée et de Entretien & énergie N/C N/C
bonne qualité. Infrastructure N/C N/C
Contrat, passé dans le cadre d'un appel d'offres (en respect Loyers perçus N/C N/C
de la réglementation sur les marchés publics), assez bien
détaillé notamment sur les aspects reporting (économique, Aide nette de l'État N/C N/C
qualité).
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
Positionnement tarifaire assez élevé permettant le reversement
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
d'un loyer de 7% et laissant une rémunération brute honorable coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
au prestataire dont il faut par ailleurs noter les efforts en matière des Comptes par les prestataires.
de développement durable (circuits courts, fairtrade, ISO 14000 Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
et 18000). notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
* Estimation
66/126
Audit sur la restauration collective
10.23
L'établissement
Activité Administration
Potentiel sur site (par jour) 60
Nombre de jour d'exploitation / an 273
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec loyer Ancienneté contrat 5 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 60%
CA / client potentiel / jour ** N/A Locaux Un peu sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 11.00 CHF Composition menu Plat garni+entrée+dessert
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 13.00 CHF
Nombre de
Type Places assises
repas / jour
Terrasse 70
Moyenne
Montant
Compte d'exploitation En % du CA 500k < CA
Qualité des prestations ([Link])
< 1M
CA Annuel 896.3
Denrées 387.6 43.2% 46.6%
Dév. durable
Approv. à impact limité
Qualité du service Main d'œuvre 378.4 42.2% 44.5%
Frais généraux 62.2 6.9% 10.1%
Résultat brut d'expl. 68.0 7.6% -1.1%
Loyers & Amort. 58.3 6.5% 1.7%
Autres charges 3.5 0.4% 0.6%
Dév. durable
Qualité des infrastructures
Tri sélectif Résultat net d'expl. 6.2 0.7% -3.4%
Aide nette de l'État 208.7 23.3% 57.0%
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500k < CA
([Link])
Commentaires / Remarques < 1M
67/126
Audit sur la restauration collective
10.24
L'établissement
Activité Administration
Potentiel sur site (par jour) 560
Nombre de jour d'exploitation / an 247
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec loyer Ancienneté contrat 2 ans
Environnement concurrentiel Moyen Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* Faible
CA / client potentiel / jour 5.59 CHF Locaux Correctement dimensionnés
Menu du jour (prix) 11.70 CHF Composition menu Plat garni seul
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Nombre de repas
Type Places assises
/ jour
Moyenne Site
Résultat ajusté -273.5 -35.4% -60.3%
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500k < CA <
Commentaires / Remarques ([Link])
1M
Redevance directe - 3.4%
Prestation assez qualitative et variée proposée dans des
anciens bâtiments rénovés. Entretien & énergie 170.3 22.0% 30.8%
Zone de distribution cependant exigüe et ne permettant pas Infrastructure 104.5 13.5% 24.1%
une mise en avant de la prestation. Loyers perçus -18.5 -2.4% -1.3%
Locaux techniques souffrant, en matière d'hygiène, de certains
défauts au niveau de leur conception et les matériaux utilisés. Aide nette de l'État 256.3 33.2% 57.0%
Contrat détaillé passé dans le cadre de la loi sur les marchés
Les données figurant dans les comptes d'exploitation
publics.
ci-dessus reproduisent fidèlement les structures de
Sur le plan économique, restaurant souffrant d'une baisse coûts telles qu'elles ont été communiquées à la Cour
temporaire en raison du départ d'une des institutions. des Comptes par les prestataires.
Ces données ne reflètent pas pour autant les mêmes
notions de rentabilité pour chaque prestataire et chaque
mode de gestion.
68/126
Audit sur la restauration collective
10.25
L'établissement
Activité Administration
Potentiel sur site (par jour) 650
Nombre de jour d'exploitation / an 262
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec subvention Ancienneté contrat 17 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates NON
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* N/C
CA / client potentiel / jour 4.95 CHF Locaux Un peu surdimensionnés
Menu du jour (prix) 9.50 CHF Composition menu Plat garni+potage à la dem.
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Nombre de
Type Places assises
repas / jour
Terrasse 96
Moyenne Site
Résultat ajusté -781.6 -92.7% -60.3%
Moyenne
Montant
Aide nette de l'État En % du CA 500k < CA
Commentaires / Remarques ([Link])
< 1M
Redevance directe 187.0 22.2% 3.4%
Prestation de bon niveau qualitatif, variée, bien mise en avant.
Locaux techniques bien dimensionnés et en bon état et salle à Entretien & énergie 255.3 30.3% 30.8%
manger agréable et assez vaste, dans un cadre moderne. Infrastructure 173.6 20.6% 24.1%
Type de contrat qui, du fait du versement d'une subvention par l'Etat,
Loyers perçus - -1.3%
permet de proposer des prix de vente très attractifs aux
fonctionnaires. Aide nette de l'État 615.9 73.0% 57.0%
69/126
Audit sur la restauration collective
10.26
L'établissement
Activité Administration
Potentiel sur site (par jour) 145
Nombre de jour d'exploitation / an 249
La restauration
Mode de gestion Société de restauration collective
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec subvention Ancienneté contrat 6 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* 15%
CA / client potentiel / jour 11.34 CHF Locaux Sous-dimensionnés
Menu du jour (prix) 9.00 CHF Composition menu Plat garni+entrée
Offre fourchette verte NON Prix offre fourchette verte N/A
Nombre de repas
Type Places assises
/ jour
Terrasse 24
CA Annuel 409.4
Denrées 183.7 44.9% 53.4%
Moyenne Site
Résultat ajusté -365.2 -89.2% -88.1%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA < 500K
70/126
Audit sur la restauration collective
10.27
L'établissement
Activité Enseignement
Potentiel sur site (par jour) 10'000
Nombre de jour d'exploitation / an 215
La restauration
Mode de gestion Gérance libre
Type de contrat Contrat aux risques et périls avec loyer Ancienneté contrat 7 ans
Environnement concurrentiel Faible Présence d'automates OUI
Ouverture au public extérieur OUI Part du public extérieur* N/C
CA / client potentiel / jour 4.89 CHF Locaux Un peu surdimensionnés
Menu du jour (prix) 8.90 CHF Composition menu Plat garni+entrée+dessert
Offre fourchette verte OUI Prix offre fourchette verte 10.50 CHF
Places Nombre de
Type
assises repas / jour
CA Annuel 10'505.7
Denrées 3'386.2 32.2% 39.2%
Moyenne Site
Résultat ajusté -2'842.5 -27.1% -31.4%
Montant Moyenne
Aide nette de l'État En % du CA
Commentaires / Remarques ([Link]) CA > 1 M
71/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE IV
ANALYSE GENERALE DE LA RESTAURATION
COLLECTIVE
L’analyse générale de la restauration collective présentée dans ce chapitre est
fondée sur l’analyse de chaque établissement audité selon un ensemble de
critères exposés au chapitre III.
11. Gouvernance
La Cour rappelle que les niveaux de gouvernance identifiés et rencontrés dans le
cadre de cette mission sont au nombre de quatre :
les directions d’établissements représentées par leurs directeurs
respectifs ;
le Service Immeubles, Patrimoine et Logistique (SIPAL) représenté par
son chef de service ;
les administrateurs et chefs de service concernés pour les restaurants
gérés directement par l’Etat. ;
concernant les 19 établissements de l’enseignement postobligatoire
relevant de l’audit, la Commission cantonale des foyers restaurants
scolaires et universitaires représentée par son Président.
72/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 1
La gouvernance des établissements de restauration collective à l’Etat de Vaud est
fragmentée entre différents Départements et services. Le mode d’organisation
actuel n’est pas garant de cohérence, d’équité et de professionnalisme dans les
activités de restauration collective à l’Etat de Vaud et ne permet pas un contrôle
suffisant.
Recommandation no 1
Mettre en place une instance de liaison et de coordination inter-départementale
chargée de traduire dans ses aspects opérationnels la politique de l’Etat de Vaud
en matière de restauration collective et de veiller au respect des dispositions
légales et réglementaires régissant l’exercice de cette activité.
73/126
Audit sur la restauration collective
d’un appel d’offres et ne peut discriminer des personnes ayant leur établissement
ou leur siège en Suisse ».
L’avis de droit conclut par ces termes : « En conclusion, nous sommes d’avis qu’il
faut constater que la révision de la LMI entrée en vigueur le 1er juillet 2006 implique
de revoir la problématique des contrats de restauration collective de l’ACV et qu’il
faut recommander d’envisager de futures mises en concurrence et de déterminer
les durées contractuelles adaptées à ce type de contrat particulier ».
Constatation no 2
Tous les contrats des établissements, à l’exception de celui de l’Université conclu
pour une durée fixe de 5 ans, sont signés pour une durée indéterminée et
renouvelés tacitement d’année en année. Leur ancienneté moyenne est d’une
dizaine d’années. Dans la plupart des cas, ces contrats n’ont pas été remis en
concurrence tout au long de la période concernée.
Recommandation no 2
74/126
Audit sur la restauration collective
L’ancienneté moyenne de tous les contrats est d’environ 9 ans ; elle passe à
11.5 ans si l’on enlève les contrats conclus il y a moins de 5 ans, qui est la durée
recommandée par la doctrine pour le renouvellement des contrats et leur remise
en concurrence.
Pour les 19 établissements dépendant du Département de la Formation, de la
Jeunesse et de la Culture (DFJC), 12 ont adopté un contrat-type signé entre le-la
gérant-e et le-la directeur-trice d’établissement et qui est reconduit tacitement
d’année en année. Le contrat est le même pour les gérants libres et pour les
sociétés de restauration collective. Il prescrit notamment la mise à disposition
gratuite par l’Etat de locaux et matériel d’exploitation de base et de petit matériel
ainsi que le paiement des frais d’énergie et d’eau par l’Etat. En outre, les gérants
sont tenus d’offrir chaque jour aux élèves au moins une assiette du jour chaude à
un prix maximum fixé par la Commission cantonale des foyers-restaurants
scolaires et universitaires.
Dans la plupart des contrats, les composantes suivantes font défaut ou ne sont
abordées que de façon très superficielle :
les clauses de révision tarifaire ;
les exigences et le suivi de la qualité des prestations fournies et la
satisfaction des clients ;
les conditions d’admission et/ou de tarification relatives à l’accueil de
clients extérieurs à l’administration ;
les conditions d’exécution des prestations à caractère exceptionnel au
bénéfice de l’administration (repas de direction, verrées, buffets, …) ;
75/126
Audit sur la restauration collective
76/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 3
L’examen de l’ensemble des contrats montre que les obligations contractuelles
restent insuffisantes pour l’enseignement postobligatoire (contrat-type),
l’enseignement des hautes écoles et les restaurants à vocation administrative.
Des exigences telles que les honoraires des prestataires, les honoraires dus sur
des prestations annexes, la qualité des prestations, le tri des déchets, l’hygiène et
d’éventuelles sanctions à appliquer en cas de non respect du contrat font souvent
défaut.
Recommandation no 3
Etablir un contrat-type applicable aux différents types de gestion prévalant à l’Etat
de Vaud dans un souci d’équité entre les prestataires et de transparence dans la
gestion des sites de restauration collective. Renforcer et préciser les exigences
contractuelles en intégrant des dispositions générales, des dispositions
contractuelles de base et des dispositions contractuelles particulières aux types
de gestion.
12.3 Reporting
En l’état actuel, seule la Commission des restaurants et cafétérias de
l’enseignement postobligatoire impose à ses restaurants un modèle de reporting
annuel d’exploitation. Le contrat-type, qui initialement ne contenait aucune
obligation de reporting pour l’exploitant, a été modifié et intègre dorénavant
l’obligation de remettre une formule de renseignements comptables et la liste des
prix pour chaque nouvelle année scolaire. Les contrats des établissements
suivants n’ont toujours pas été adaptés : les gymnases Auguste Piccard, de
Chamblandes, de Beaulieu et de Nyon, l’EPM et l’ETML. Le contrat du gymnase
de Burier va plus loin que le contrat-type car chaque mois le gérant communique
ses comptes à la direction ainsi qu’un relevé de la consommation des menus. Le
gérant informe également la direction sur le personnel. Le contrat de l’UNIL
stipule également la fourniture du plan comptable et des comptes annuels (bilan,
compte de profits et pertes, exploitation). En ce qui concerne le restaurant de
Gollion, le gérant est tenu de présenter en tout temps, sur requête du
propriétaire, ses comptes, justificatifs comptables et autres documents utiles. Le
décompte final est confié à une fiduciaire.
D’une façon générale, la formalisation aussi bien que le contenu des éléments
de reporting sont peu développés et encore moins harmonisés entre les
différentes catégories de lieux de restauration.
Si les modalités en matière de reporting sont peu ou pas encadrées par l’Etat,
les pratiques varient quant à elles de façon significative d’une catégorie de
prestataires à l’autre :
gérants libres : données très sommaires et, d’une façon générale, peu
exploitables ;
sociétés de restauration collective : des données mieux structurées,
faisant ressortir les ratios-clés mais avec des modalités de restitution
variant sensiblement d’un prestataire à l’autre et limitant, là aussi, les
possibilités d’étalonnage et les comparaisons entre performances.
77/126
Audit sur la restauration collective
Les remarques ci-dessus mettent l’accent sur les difficultés rencontrées par la
Cour dans le cadre de sa mission pour qualifier l’activité observée à partir
d’unités de mesures homogènes, fiables et objectives. A ce titre, les notions de
« nombre de repas » (indicateur-clé des activités de restauration traditionnelle) et
de « nombre de passages » (indicateur des activités de restauration rapide) ne
sont pas des éléments figurant systématiquement dans les comptes
d’exploitation analysés. Ou s’ils y figurent, ils ont généralement été élaborés sur
des bases de calcul différentes d’un prestataire à l’autre, voire d’un restaurant à
l’autre pour le même intervenant.
Constatation no 4
L’Etat n’a pas une visibilité suffisante quant à l’utilisation efficiente des ressources
déployées. Pour la majorité des établissements audités, les cadres de gestion
restent sommaires, peu analytiques et donc peu exploitables en l’état. Ils ne
78/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 4
Renforcer et harmoniser les procédures de reporting exigées des prestataires qui
devraient être structurées selon un modèle type.
12.4.1 Loyers
Il existe de grandes disparités entre les 5 établissements soumis au versement
d’un loyer. Les loyers sont calculés en proportion du chiffre d’affaires ; cependant
le taux applicable varie de 2.4 % à 6.1 %.
Ces niveaux de loyer ne s'appuient pas sur des valeurs objectives de location
des locaux ou de coûts supportés par l'État. Il conviendrait donc d'homogénéiser
les méthodes de fixation des loyers en intégrant notamment des niveaux de
loyers différents selon que l’activité déployée est directement liée à
l'administration hébergeant ou que les prestations servies sont à destination de
tiers extérieurs.
79/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 5
Recommandation no 5
Constatation no 6
80/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 6
Constatation no 7
Recommandation no 7
Néanmoins, la fixation des prix est réglée dans plusieurs contrats (le site de
Gollion, la Police Cantonale, le SAN, l’ECAL et le gymnase de Burier). Deux
pratiques principales se dessinent : soit l’Etat se réserve le droit de fixer les prix
après consultation du gérant, soit ils sont fixés d’un commun accord. Les contrats
doivent être adaptés en conséquence.
81/126
Audit sur la restauration collective
Il sera sans doute nécessaire à l’avenir que les contrats de restauration passés par
l’Etat prévoient les obligations faites aux prestataires en matière de développement
durable (modes d’approvisionnement, modalités de consommations énergétiques,
processus en matière de tri sélectif)
Tous les contrats stipulent que le gérant se conforme aux dispositions légales en
matière d’hygiène à l’exception de ceux du BAP, du site de Gollion, du CLE et de
l’UNIL. Il conviendrait pas conséquent de mettre à niveau ces quatre contrats.
13.1 Attractivité
Au titre de l’activité de restauration collective développée sur la tranche 12h00-
14h00, beaucoup de sites affichent des taux d’attractivité très modestes au regard,
d’une part du potentiel du site, d’autre part des capacités d’accueil des salles à
manger. En l’absence d’une information fiable et homogène permettant de qualifier
l’activité de chaque établissement en fonction du nombre de repas qui y sont
servis, l’indicateur qui paraît le plus pertinent pour illustrer le niveau d’attractivité
est celui appelé « la dépense moyenne par client potentiel sur site ». Il s’agit en
l’occurrence du rapport entre le chiffre d’affaires total généré par le site analysé et
le potentiel de client présent sur le site, le tout ramené à une base quotidienne.
82/126
Audit sur la restauration collective
10
8.99
8
6.85
5.59
6
5.11 4.94 Moyenne 5.01 4.95 4.89
4.45 4.20 CHF
4.02
4 3.39 3.43 3.51
2.85 2.99
2.65
2.12
2 1.67 1.59
1.20
0.92
Cet indicateur donne une moyenne de 4.20 CHF pour tous les établissements
audités confondus (à l’exception de 4 établissements en raison d’un manque de
données ou d’une part trop grande du public extérieur qui peut fausser la vision),
ce qui témoigne d’un taux moyen d’attractivité modeste. On constate de grandes
disparités de situation, les gymnases présentant globalement les niveaux
d’attractivité les plus faibles parmi le panel des établissements audités.
Constatation no 8
La dépense moyenne par client potentiel sur site de 4.20 CHF témoigne d’un
taux d’attractivité modeste en particulier pour les gymnases.
83/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 8
Améliorer l’attractivité des restaurants étant donné que, dans un certain nombre
de sites audités, la capacité d’accueil des restaurants est supérieure à leur
utilisation actuelle, ce qui crée des coûts fixes par client très élevés.
84/126
Audit sur la restauration collective
Politique tarifaire
12.00
12
11.00
Moyenne
9.68 CHF
10.50
10.50
10.00
10.00
10.00
10.00
10.00
10.00
10.00
9.80
9.80
9.50
10
9.00
9.00
9.00
9.00
9.00
9.00
8.90
8.80
8.00
7.50
85/126
Audit sur la restauration collective
Politique tarifaire
12.00 12.00
12
Moyenne
10
9.68
8.98
7.00
7.50 7.50
5.01
4.50
4 3.50
3.20
2.48
2.27
2
1.83
1.70
1.50 1.50
1.20
0
Offre Fourchette Sandwich Sandwich Eau Soda Café
du jour Verte (prix mini) (prix minérale
Constatation no 9
86/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 9
87/126
Audit sur la restauration collective
dans des restaurants accueillant des convives à faible pouvoir d’achat, ce qui est
généralement le cas des établissements de l’enseignement postobligatoire. Un
nouveau label intitulé D-Li vert pour la restauration de type sandwicherie,
équivalent à celui de la « Fourchette verte », a été lancé.
Les modes de fabrication des repas servis restent, quant à eux, très traditionnels
et très concentrés sur le lieu d’exécution de la prestation, le jour même où celle-
ci est exécutée (principe de la liaison chaude, pas ou très peu de prestations
prêtes à être consommées et livrées depuis un site central de production ou les
fournisseurs alimentaires). Compte tenu de cette remarque concernant les
modes de fabrication en vigueur, on peut considérer que les dotations en
personnel sont généralement correctes et adaptées aux volumes à traiter. Par
rapport au service de midi, les effectifs peuvent parfois paraître surévalués mais
ils sont donc à mettre en perspective avec les contraintes de fabrication du
matin. Les temps partiels sont assez valorisés quand c’est nécessaire. En
matière de dotation en ressources humaines, la difficulté consiste pour certains
établissements à trouver la bonne adéquation entre une gestion optimisée des
flux en période de rush (par définition concentrées sur des temps très courts, à
l’heure du déjeuner, voire de façon encore plus marquée au moment des inter-
cours pour la vente de prestations de restauration rapide) et une dotation de
personnel « a minima » pour couvrir des horaires d’ouverture parfois étendus
avec, en face, des niveaux d’activité parfois très modestes sur certaines tranches
(après-midi surtout).
88/126
Audit sur la restauration collective
ce, tant au niveau des salles de consommation qu’en ce qui concerne les
installations destinées à la production des prestations servies.
Pour les installations les plus anciennes, on observe souvent des espaces de
distribution très linéaires (mode « self-service ») et ne permettant pas, une
nouvelle fois, de valoriser les dimensions cafétéria/restauration rapide des
espaces de restauration. En effet, bien souvent cette dimension est « fondue »
dans un seul espace surtout destiné à l’origine à accueillir une prestation de
restauration chaude traditionnelle.
Deux domaines souffrent toutefois d’une inadéquation par rapport aux besoins :
les réserves et chambres froides (positives et négatives) sont très
souvent sous-dimensionnées et ne permettent pas, dans bien des cas,
une gestion optimisée et pleinement conforme à la réglementation
sanitaire des produits bruts/finis ;
89/126
Audit sur la restauration collective
Papiers / Cartons
Bois Plastiques
Cuisine Restaurant
90/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 10
91/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 10
Constatation no 11
Recommandation no 11
Le SIPAL partage les observations faites par la Cour des Comptes et tend à
intégrer ces constatations dans le cadre des projets en cours de rénovation
d'installations de cuisines.
Constatation no 12
92/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 12
Constatation no 13
Les aspects ayant trait aux démarches « qualité » de type ISO et, dans une plus
large mesure, les approches d’ordre environnemental avec en particulier les
aspects énergétiques, n’ont pas été perçues comme prioritaires, tant de la part
de l’Etat que des prestataires en place. Or, les restaurants gérés par l’Etat
devraient être exemplaires à ce titre.
Recommandation no 13
Dans des thématiques aussi sensibles et contemporaines, veiller à ce qu’une
activité comme la restauration collective traduise davantage dans sa mise en
œuvre au quotidien la politique et les engagements du canton de Vaud en
matière de développement durable et de « qualité » (inspirée des démarches de
type ISO).
93/126
Audit sur la restauration collective
Etablissements avec 352.2 55.0% 46.8% 13.6% -15.3% 0.0% 0.0% -15.3%
CA < 500 [Link] 409.4 44.9% 58.0% 16.1% -18.9% 4.0% 0.0% -22.9%
Gymn. du Bugnon N/C N/C N/C N/C N/C N/C N/C N/C
Etablissements avec CA
3'679.6 53.4% 54.0% 8.5% -15.9% 2.3% 0.0% -18.3%
< 500 [Link]
Etablissements avec CA
entre 500 [Link] et 5'548.3 46.6% 44.5% 10.1% -1.1% 1.7% 0.6% -3.4%
1 [Link]
Etablissements avec CA
15'722.1 39.2% 49.8% 4.7% 6.3% 2.6% 0.1% 3.7%
> 1 [Link]
Gestion directe par l'Etat 737.6 62.0% 115.8% 5.1% -82.9% 0.0% 0.0% -82.9%
Société de Restauration
8'768.7 50.9% 41.8% 10.0% -2.7% 1.4% 0.3% -4.4%
Collective
Gérance libre 15'443.6 37.5% 50.3% 4.6% 7.7% 3.0% 0.1% 4.6%
* Uniquement chiffres 2007 ** Uniquement chiffres 2008 *** Chiffres sept-déc.2008 annualisés
94/126
Audit sur la restauration collective
imputés en charges dans les comptes des établissements gérés par des sociétés
de restauration collective (SCR), ainsi que des ristournes encaissées par ces
sociétés de restauration collective et qui n’apparaissent pas dans les comptes
d’exploitation.
95/126
Audit sur la restauration collective
120%
3.7% Autres charges
4.7%
100% 4.9% 1.9%
0.5% Loyers & amortissements
5.2% 4.6%
4.3%
44.5% 49.2%
49.8% Frais généraux (hors
60% honoraires de gestion)*
Main d'œuvre*
40%
Denrées*
53.4%
46.6% 42.9%
20% 39.2%
0%
96/126
Audit sur la restauration collective
180% 5.1%
Autres charges
160%
Loyers & amortissements
140%
Honoraires de gestion*
120% 115.8%
Denrées*
40%
62.0%
50.9%
20% 37.5% 42.9%
0%
Les établissements avec un faible chiffre d’affaires (moins de 500 K CHF) ont
tendance à avoir des coûts de marchandises plus élevés (53.4 %). Ceux-ci
diminuent pour atteindre un pourcentage de 46.6 % pour les établissements
ayant un chiffre d’affaires entre 500 K CHF et 1 M CHF et de seulement 39.2 %
pour les établissements ayant un chiffre d’affaires de plus d’1 M CHF.
Le mode de gestion semble également avoir un impact sur les coûts de denrées.
La gérance libre, avec seulement une moyenne de 37.5 %, montre une meilleure
maîtrise de ces coûts de marchandises par rapport à 50.9 % pour les sociétés de
restauration collective (SRC) et 62.0 % pour la gestion directe par l’Etat. Ceci
s'explique essentiellement par deux facteurs : d'une part, la prépondérance dans
la structure des ventes des prestations de restauration rapide (dont les coûts
« denrées » sont plus faibles) et d'autre part, l’utilisation plus systématique de
97/126
Audit sur la restauration collective
denrées brutes (elles aussi moins onéreuses à l’achat) mais qui nécessitent
d’être transformées sur le site.
Pour la gestion directe par l’Etat, ce coût plus élevé se justifie en partie du fait
d'offres plus complètes mais au regard d’un prix de vente relativement modéré
(les menus proposés au tarif de 9 CHF sont les plus complets parmi tous ceux
observés sur l'ensemble des sites) et aussi de la volonté d'utiliser des produits
locaux sans nécessairement rechercher une performance économique
maximale.
Les chiffres montrent qu’il n’existe pas de réelle corrélation entre la taille du
chiffre d’affaires et le pourcentage des coûts alloués aux frais de personnel.
Si l’on analyse ces frais par rapport au mode de gestion, l’on constate que ce
sont les deux établissements gérés par l’Etat, à savoir Agrilogie Grange-Verney
à Moudon et Agrilogie Marcelin à Morges, qui connaissent les frais de personnel
les plus élevés (115.8 % en moyenne). Les sociétés de restauration collective
affichent un pourcentage de charges de main d’œuvre inférieur à la moyenne
(41.8 %), malgré des frais de personnel supérieurs à la moyenne pour les deux
établissements recevant une redevance directe de l’Etat, de respectivement
60.3 % et 58.0 %. Cependant, pour comparer la totalité de leurs frais de
personnel par rapport aux autres modes de gestion, il conviendrait d’y ajouter le
prélèvement des honoraires de gestion qui se retrouvent dans la rubrique « frais
généraux ». Dans ce cas, le pourcentage se situe en moyenne à 47.3 %,
pourcentage toujours en deçà de la moyenne générale.
La gestion libre est légèrement au-dessus de la moyenne. Il convient de relever
que, dans ce type de gestion, la main d’oeuvre intègre, dans certains cas, la
rémunération des gérants eux-mêmes.
98/126
Audit sur la restauration collective
Ces coûts peuvent sensiblement varier selon le type de contrat qui implique le
versement ou non d'un loyer par le prestataire. En effet, seuls 5 établissements
dotés d’un contrat aux risques et périls avec loyer ont un loyer à verser à l’Etat
pour l’utilisation des locaux. Dans ce domaine, la disparité est également
importante puisque les loyers varient de 2.4 % à 6.1 % de la moyenne du chiffre
d’affaires de l’exercice 2007/2008.
Les disparités dans les charges fixes (frais généraux, honoraires de gestion,
loyers et amortissements et autres charges) subies par chaque établissement
audité sont liées aux différents modes de gestions et types de contrats, ce qui
rend les comparaisons difficiles.
3.7%
0%
-3.4% -1.1%
-5%
-18.3%
-10%
-15%
-20%
99/126
Audit sur la restauration collective
4.6%
0%
-1.1%
-4.4%
-10%
-20%
-30%
-40% -82.9%
-50%
-60%
-70%
-80%
-90%
100/126
Audit sur la restauration collective
101/126
Audit sur la restauration collective
3.4% 4.4%
3%
0%
5.5%
-4.4%
-3%
-5%
Résultat net Honoraires de Ristournes TOTAL =
d'exploitation gestion Résultat net
reconstitué
Le résultat net d’exploitation tel qu’il ressort du graphe ci-dessus montre une
rentabilité moyenne de 4.4 % pour les sociétés de restauration collective,
relativement similaire à la rentabilité moyenne affichée des gérances libres
(4.6 %), vu que certaines d’entre elles ont en plus un salaire déjà comptabilisé.
Constatation no 14
Les sociétés de restauration collective, après intégration des honoraires de
gestion et des ristournes, obtiennent une rentabilité moyenne de 4.4 %. Les
gérants libres obtiennent une rentabilité moyenne positive de 4.6 % avec leur
salaire parfois déjà comptabilisé. Les deux établissements gérés directement par
l’Etat enregistrent des pertes. L’application de principes comptables différents
donne une image faussée de la rentabilité des établissements.
102/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 14
Constatation no 15
Les sociétés de restauration collective et les gérants libres perçoivent de la part
des fournisseurs des ristournes sur les coûts des marchandises. Elles ne figurent
pas dans les comptes d’exploitation des prestataires..
Recommandation no 15
Exiger que les ristournes perçues par ces prestataires soient intégrées à leurs
comptes d’exploitation.
120% 114%
100%
91%
86%
81%
77%
80% 73%
68% 67% 66%
61%
60% 54% 56%
41% 49% Moyenne
46% 39% 45%
43%
40% 33%
32% 31%
23%
20%
20%
0%
103/126
Audit sur la restauration collective
30%
20%
-30%
-40%
Le graphique ci-dessus montre que la majorité des charges supportées par l’Etat
sont des coûts indirects liés à l’utilisation des locaux. En effet, le
subventionnement direct ne représente que 1.1 % du chiffre d’affaires total des
établissements audités, alors que les coûts d’entretien et d’énergie et les coûts
d’infrastructure s’élèvent respectivement à 27.5 % et 18.1 %. De ces frais, il
convient de déduire les recettes obtenues par le versement de loyers qui se
montent à 1.6 % du chiffre d’affaires.
Les méthodes de détermination des coûts décrites sous le chapitre III ont été
élaborées dans l’optique d’obtenir un coût actuel des infrastructures et
équipements. Cela a permis de neutraliser les effets de marché et de variation
des coûts d’investissements rencontrés ces trente dernières années. En effet,
l’objectif est de rendre les différents sites comparables et de pouvoir ainsi
amener les éléments de réflexion suivants :
104/126
Audit sur la restauration collective
Constatation no 16
Recommandation no 16
Améliorer l’efficience des moyens engagés par l’Etat, notamment en prenant des
mesures visant à accroître le taux de fréquentation. Evaluer le retour sur
investissement pour tout nouvel investissement dans la restauration collective
Si une telle prestation n’est pas soumise à la loi sur les subventions, il n’en
demeure pas moins qu’elle devrait en principe être fondée sur une base légale.
105/126
Audit sur la restauration collective
L'Etat ne devrait plus avoir de domaine réservé dans lequel il intervient librement
comme bon lui semble. L'ensemble des activités doit en principe être prévu, avec
plus ou moins de précision, par la loi.
Cette exigence vaut non seulement pour l'administration restrictive (décisions qui
restreignent les droits des particuliers ou qui imposent des obligations aux
autorités) mais aussi pour l'administration de promotion, à savoir les décisions qui
fournissent aux particuliers des prestations ou des services.
Les rares exceptions admises sont principalement les décisions prises sur le
pouvoir général de police (en cas d'urgence liée à l'ordre public) et quelques
décisions spécifiques liées par exemple à l'administration du patrimoine
administratif ou à la conclusion de contrat de droit administratif.
Dans la même veine, l'EMPL sur les subventions (en particulier les pages 19 et 20)
précise (extrait très partiel) :
L'administration ne saurait fournir ou refuser des avantages à des tiers selon son
bon vouloir; elle doit se conformer à des critères objectifs, définis par une norme.
Constatation no 17
L’aide importante fournie par l’Etat peut être assimilée à des avantages
économiques octroyés à des tiers. Cette aide n’est pas considérée actuellement
comme une subvention.
Recommandation no 17
Examiner le respect du principe de légalité dans l’octroi des aides par l’Etat dans
le domaine de la restauration collective et, si nécessaire, adopter ou modifier la
base légale adéquate.
106/126
Audit sur la restauration collective
CHAPITRE V
CONCLUSIONS
107/126
Audit sur la restauration collective
108/126
Audit sur la restauration collective
18.2 Economie
A) Quels sont les coûts pour l’Etat des différents types de gestion ?
Respectent-ils le principe d’économie ? Leurs charges et leur
rendement correspondent-ils aux meilleures pratiques ?
Pour ces deux types de gestion, l’Etat n’est pas directement impliqué
financièrement dans l’exploitation même de ces établissements vu
qu’il intervient de manière indirecte en prenant en charge uniquement
les coûts d’infrastructure, d’entretien et d’énergie. Il existe toutefois
une exception pour deux établissements qui reçoivent en plus une
redevance directe de l’Etat.
Parmi les restaurants concernés par ces deux types de gestion, l’on
constate des rendements relativement similaires en prenant en
compte les honoraires de gestion et les ristournes des sociétés de
restauration collective. En revanche, en ce qui concerne les coûts, on
assiste à une inversion des ratios denrées/main-d’œuvre entre ces
deux types de gestion : les sociétés de restauration collective
connaissent des coûts de denrées plus élevés que les frais de
personnel alors qu’à l’inverse, les gérances libres ont des coûts de
marchandises relativement faibles et des frais de personnel plus
élevés.
109/126
Audit sur la restauration collective
18.3 Efficience
A) La valeur des prestations est-elle pertinente par rapport aux prix
des prestations facturées à la clientèle ?
110/126
Audit sur la restauration collective
111/126
Audit sur la restauration collective
18.4 Efficacité
A) Les prestations offertes atteignent-elles les objectifs fixés par
l’Etat de Vaud ?
112/126
Audit sur la restauration collective
Direction générale
de
l’enseignement
supérieur Cour des comptes
Monsieur Jean-Claude Rochat
Président
Avenue de l’Elysée 4 Madame Eliane Rey
1014 Lausanne Magistrate
Rue Langallerie 11
1014 Lausanne
Monsieur le Président,
Madame la Magistrate,
Nous nous permettons par la présente de vous faire part ci-après de nos observations
relatives à vos recommandations.
Recommandation no 22
Il est bien évident que dans le cadre des études qui seront conduites pour
l’agrandissement éventuel du restaurant HEP, il sera procédé à une analyse
économique qui permettra d’évaluer de façon précise les besoins.
Recommandation no 23
L’analyse qui sera effectuée dans le cadre du crédit d’études permettra de déterminer
les besoins effectifs au niveau des locaux dédiés à la restauration pour la HEIG-VD.
D’ores et déjà, il convient de relever qu’une cafétéria (à la route de Cheseaux) réduite
au niveau de ses m2 ne serait plus en mesure d’accueillir les quelque 1'500
étudiant(e)s et employés actuels de la HEIG-VD qui connaît une croissance régulière
du nombre de ses étudiants. Au surplus, de par son rayonnement, la HEIG-VD attire un
nombre toujours plus grand de manifestations (congrès, séminaires, etc.) avec des
entreprises. Elle se doit donc de disposer des infrastructures nécessaires.
113/126
Audit sur la restauration collective
Recommandation no 25
Fixation du loyer
A titre d’exemple, pour 2008, le loyer payé par le gérant a été de Fr. 335'230.- pour un
chiffre d’affaires global (tous les sites et y compris le traiteur) de Fr. 10'593'988.-, soit
un taux de 3.16 %.
Il convient de préciser que l’Etat met à disposition l’équipement de base (matériel fixe)
dans un seul lieu de production, le gérant prend à sa charge l’investissement et le
renouvellement de tout le matériel d’exploitation mobile (petit matériel de production,
vaisselle, services, nappes, verrerie) compte tenu du fait qu’il n’y a qu’un seul lieu de
production, le gérant doit assurer par ses propres moyens les livraisons dans les
différentes cafétérias du site de Dorigny. Il a dû donc s’équiper de véhicules à cet effet
et engager le personnel nécessaire à ces nombreux transferts quotidiens de
marchandises.
En premier, il faut rappeler que le gérant n’est pas libre dans la fixation des prix de
vente aussi bien dans les cafétérias que dans les restaurants/brasserie (à l’exception
du restaurant public). La Direction de l’Université impose un prix de Fr. 6.90 pour
l’assiette du jour, à titre d’exemple le café est fixé à Fr. 1.60 et les minérales à Fr. 2.30.
Enfin, il faut préciser que de plus en plus, les cafétérias, brasserie, restaurants sont
utilisées par les étudiants comme place de travail et non de consommation !
Le montant du loyer fera l’objet d’une nouvelle négociation entre l’Etat et le gérant à
l’échéance du contrat, soit d’ici au 31 décembre 2011.
Recommandation no 26
Une telle comptabilité analytique est en cours d’élaboration afin de pouvoir déterminer
les produits et les charges des différents points de vente. Elle devrait être
opérationnelle pour l’exercice 2010.
Le Directeur général
Michel Rochat
114/126
Audit sur la restauration collective
Etat de Vaud
Cour des comptes
Mme Eliane REY, Magistrate
Rue Langallerie 11
1014 Lausanne
Madame la Magistrate,
Je me réfère à votre lettre du 12 novembre 2009 relative à l’audit cité en titre. Son
contenu a retenu toute notre attention.
Après une lecture attentive du rapport, mon service émet les observations suivantes,
déposées dans le délai imparti :
Constatation et recommandation no 11
Le SIPAL partage les observations faites par la Cour des Comptes et tend à
intégrer ces constatations dans le cadre des projets en cours de rénovation
d'installations de cuisines.
Constatation et recommandation no 18
Les observations faites par la Cour des Comptes étaient déjà identifiées par le
SAGR et le SIPAL, raison pour laquelle le projet de nouvelle cuisine est encore en
phase de validation, l'objectif étant de proposer une solution permettant de
supprimer les pertes d'exploitation connues.
Constatation et recommandation no 21
Dans le cadre des études préalables à l'assainissement des bâtiments du gymnase,
la rénovation de la cuisine a été planifiée en 2ème étape, tout en mettant en évidence
la nécessité de chercher les synergies entre les 3 écoles cantonales, CPNV, HEIG
115/126
Audit sur la restauration collective
Ph. Pont
116/126
Audit sur la restauration collective
Département de la
sécurité et de
l'environnement Monsieur Jean-Claude Rochat
Président de la Cour des comptes
Le Secrétaire général du canton de Vaud
Rue de Langallerie 11
Place du Château 1
1014 Lausanne
1014 Lausanne
Monsieur le Président,
C’est avec grand intérêt que nous avons pris connaissance de ce rapport et nous
partageons vos conclusions quant à la nécessité de coordonner et d’améliorer les
procédures relatives à la gestion des restaurants de l’Etat.
Dès lors nous vous informons qu’au vu des éléments formulés dans le rapport pour
les objets relevant de notre Département, nous n’avons pour notre part aucune
remarque particulière à formuler.
Sébastien Leprat
Secrétaire général
117/126
Audit sur la restauration collective
Département de
l'économie
Secrétariat général
Madame,
Je vous remercie de bien avoir voulu nous consulter sur le projet de rapport précité.
En vous remerciant encore de bien avoir voulu nous consulter et en espérant que les
remarques ci-dessus vont de le sens de votre attente, je vous prie de croire, Monsieur le
Président, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de ma considération distinguée.
Pierre Fellay
Secrétaire général
118/126
Audit sur la restauration collective
ANNEXES
119/126
Audit sur la restauration collective
Avis de droit sur les marchés publics en relation avec la restauration collective
dans l'ACV
Par courriel du 5 novembre 2009, vous nous avez soumis un extrait du passage de
votre rapport concernant les contrats régissant la restauration collective dans l'ACV et
vous nous avez fait parvenir par courrier séparé neuf contrats comprenant notamment
le contrat-type de gérance pour les 19 établissements de la scolarité post-obligatoire, le
contrat de gérance du Gymnase de Burier et le contrat de gérance du restaurant des
Cèdres et de la cafétéria de Bellerive.
120/126
Audit sur la restauration collective
Postérieurement à cet avis de droit, une modification de la loi fédérale sur le marché
intérieur du 6 octobre 1995 (LMI; RS 943.02), entrée en vigueur le 1er juillet 2006, est
intervenue, prévoyant un nouvel article 2, alinéa 7. Selon cette disposition, « La
transmission de l'exploitation d'un monopole cantonal ou communal à des entreprises
privées doit faire l'objet d'un appel d'offres et ne peut discriminer des personnes ayant
leur établissement ou leur siège en Suisse. ». Cette nouvelle disposition a fait l'objet
d'un article paru dans la Revue du Droit de la Construction (Denis Esseiva, Mise en
concurrence de l'octroi de concessions cantonales et communales selon l'article 2,
alinéa 7, LMI, DC 4/2006, pp. 203 et ss) que vous trouvez en annexe. L'auteur précité
rappelle que, dans les marchés publics, le pouvoir adjudicateur recherche un partenaire
contractuel qui exécutera une prestation en sa faveur, alors que pour les concessions
de service public, le concessionnaire perçoit une rémunération soit des usagers, soit
des usagers et du concédant. Dans la concession de service public, l'autorité recherche
une personne qui exécutera par substitution une tâche publique en faveur de tiers (les
usagers). Cet auteur précise que la restauration collective pour les écoles notamment
entre dans la catégorie des concessions de services publics.
Quant aux modalités de la mise en concurrence, l'auteur précité relève que l'article 2,
alinéa 7, LMI ne les précise pas, mais qu'il résulte du Message relatif à la modification
de la LMI que les règles d'attribution des marchés publics peuvent être appliquées par
analogie. Cet auteur est d'avis que la procédure de « soumission » devrait au minimum
respecter quelques principes, à savoir la publication d'un appel d'offres dans un organe
officiel, la communication préalable d'une description détaillée des conditions de la
concession et des critères d'attribution, énoncés de manière objective et non
discriminatoire par ordre d'importance et l'évaluation transparente des dossiers de
candidature dans le respect des règles fixées au préalable et des principes d'égalité de
traitement et de non-discrimination. Il convient de mentionner que l'auteur précité relève
qu'en raison de l'obligation de mise en concurrence qu'il instaure, l'article 2, alinéa 7,
LMI rapproche sensiblement les régimes d'attribution en matière en matière de
concessions et de marchés publics, mais qu'il n'en demeure pas moins que des
différences importantes subsistent. Des exceptions à l'appel d'offres sont
envisageables comme en matière de marchés publics et nous renvoyons sur ce point
aux développements de l'auteur précité. La valeur du marché recouvrirait l'ensemble
des revenus que le concessionnaire retire de l'exploitation de la concession, que cela
soit auprès des usagers ou de l'autorité concédante, TVA non comprise. Il s'agirait du
montant total de la rémunération si la durée de la concession est fixe, respectivement le
montant annuel multiplié par quatre si la concession est de durée indéterminée.
Mis à part les contrats déjà mentionnés au début du présent avis, à savoir le contrat-
type de gérance pour les 19 établissements de la scolarité post-obligatoire, le contrat
de gérance du Gymnase de Burier et le contrat de gérance du restaurant des Cèdres et
de la cafétéria de Bellerive, certains contrats prévoient le paiement d'un loyer et
déclarent expressément applicables les dispositions du bail à ferme au sens des
articles 275 et suivants du Code des obligations. Il s'agit du contrat entre le DFJC et
Fino Resto SA
121/126
Audit sur la restauration collective
En conclusion, nous sommes d'avis qu'il faut constater que la révision de la LMI entrée
en vigueur le 1er juillet 2006 implique de revoir la problématique des contrats de
restauration collective de l'ACV et qu'il faut recommander d'envisager de futures mises
en concurrence et de déterminer les durées contractuelles adaptées à ce type de
contrat particulier.
Ariane Zurbuchen
Adjointe juriste
Annexes mentionnées
122/126
Audit sur la restauration collective
Proposition de modèle
Restauration collective
du Canton de Vaud
Principes conduisant à la mise en place
d’une Commission « restauration collective »
interdépartementale
Novembre 2009
Logique fonctionnelle
123/126
Audit sur la restauration collective
Missions respectives des 3 échelons
Reporting global
Rôles de l’Etat de Vaud
Cadre réglementaire Orientations politiques
‐ Bases légales ‐ Politique « restauration collective »
‐ Réglementation sanitaire ‐ Politique nutritionnelle
‐ Etc. ‐ Orientations tarifaires
‐ Politique énergétique
‐ Orientation en matière de
développement durable
Etat de Vaud
Mises à disposition des
ressources structurelles Contrôle financier
Bâtiments, équipements et matériels, CCF, …
charges d’entretien, énergies, etc.
124/126
Audit sur la restauration collective
Rôles de la Commission « restauration
collective » interdépartementale
Une structure souple réunissant 3 expertises‐clés…
Rôles de la Commission « restauration
collective » interdépartementale
Compétences complémentaires (*)
Suivi qualité et hygiène (audits)
Elaboration des cadres contractuels
Elaboration des modalités de reporting
Audits techniques et énergétiques
Coordination de projets spécifiques (ex : renouvellement du parc de
caisses enregistreuses, introduction de nouveaux systèmes de
paiement, etc.)
(*) compétences sollicitées pour la plupart auprès d’experts externes à la commission
125/126
Audit sur la restauration collective
Chimiste
cantonal
126/126
L'ancienneté des contrats influence la compétitivité des prestataires dans les établissements de restauration collective car elle favorise des pratiques de renouvellement tacite sans remise en concurrence. Les contrats, souvent signés pour une durée indéterminée et renouvelés automatiquement, affichent une ancienneté moyenne de dix ans, voire plus, et ne sont pas soumis régulièrement à des appels d'offres . Cela limite la compétition et l'entrée de nouveaux acteurs potentiellement plus compétitifs ou innovants . De plus, l'absence de remise en question des contrats existants contribue à la stagnation des services et à la disparité des conditions offertes aux différents prestataires . Par conséquent, la compétitivité pourrait être améliorée par des mises en concurrence régulières et l'établissement de durées contractuelles adaptées .
L'aide nette de l'État peut représenter une part significative du chiffre d'affaires des établissements de restauration collective, impactant ainsi leur rentabilité. En moyenne, cette aide représente 45.1 % du chiffre d'affaires total des établissements audités . Cela signifie que sans cette aide, de nombreux établissements afficheraient des résultats d'exploitation nettement négatifs. Par exemple, dans certains cas, l'aide nette de l'État atteint jusqu'à 66.3% voire 73% du chiffre d'affaires . Cette subvention permet de couvrir une partie importante des coûts fixes, tels que les dépenses d'entretien et d'énergie qui représentent 38.4% des charges totales . Ainsi, sans l'aide nette de l'État, les résultats d'exploitation ajustés seraient déficitaires, mettant en péril la viabilité économique des établissements .
Les défis de développement durable identifiés dans la restauration collective incluent le manque de pratiques généralisées de tri sélectif, bien que certaines catégories de déchets soient prises en compte, telles que les papiers, plastiques, et huiles usagées . Les circuits d'approvisionnement courts et l'agriculture biologique ne sont pas suffisamment intégrés, ce qui serait nécessaire pour réduire l'impact environnemental . De plus, il n'existe pas de mesures concrètes pour optimiser la consommation énergétique des équipements actuels . Pour remédier à ces défis, il est suggéré d'imposer des obligations sur les modes d'approvisionnement, les modalités de consommation énergétique, et d'améliorer les processus de tri sélectif. Des contrats plus stricts en matière de développement durable devraient également être instaurés .
Le mode de gestion des établissements de restauration collective dans le canton de Vaud influence significativement les coûts. Les établissements gérés directement par l'État présentent des coûts élevés en termes de denrées et de main-d'œuvre, avec un pourcentage moyen de 62% pour les denrées et 115.8% pour la main-d'œuvre par rapport au chiffre d'affaires total, ce qui les rend moins performants financièrement . En revanche, les établissements en gérance libre et ceux gérés par des sociétés de restauration collective ont une meilleure maîtrise des coûts. Les gérances libres affichent des coûts de denrées inférieurs, avec une moyenne de 37.5%, comparativement à 50.9% pour les sociétés de restauration collective . Les sociétés de restauration collective, malgré une gestion efficace des coûts de personnel, incluent des honoraires de gestion qui augmentent les frais généraux, influant également sur la structure de coûts globale . Par ailleurs, la structure des coûts dépend également de la taille du chiffre d'affaires des établissements, avec des établissements générant un chiffre d'affaires plus élevé ayant tendance à réduire le pourcentage des coûts de marchandises . Ainsi, le mode de gestion, couplé aux caractéristiques spécifiques de chaque établissement, joue un rôle crucial dans la détermination des coûts de fonctionnement.
Les enjeux identifiés par l'audit concernant le cadre contractuel des établissements de restauration collective de l'État de Vaud incluent la fragmentation de la gouvernance entre différents départements, ce qui nuit à la cohérence et au contrôle des activités . La majorité des contrats sont conclus pour une durée indéterminée et renouvelés tacitement sans concurrence périodique, ce qui entraîne une réelle ancienneté contractuelle . De plus, le cadre contractuel est souvent sommaire, avec des lacunes concernant le suivi des prestations, la gestion des déchets, les économies d'énergie, et les pratiques environnementales . Un manque de transparence dans les comptes d'exploitation est également noté, nécessitant une meilleure gestion analytique pour séparer les activités par point de restauration . Enfin, la politique de subventionnement de l'État a été jugée inégalitaire et susceptible de causer des distorsions de concurrence .
Les résultats nets d'exploitation des établissements varient en fonction de la taille du chiffre d'affaires. Les petits établissements (CA < 500 K CHF) sont très aléatoires, avec seulement 4 sur 10 présentant une rentabilité positive. Ceux avec un chiffre d'affaires entre 500 K CHF et 1 M CHF montrent des résultats variant de -2.3% à 2.4%, avec une exception de -19.7%. Ceux avec plus d'1 M CHF ont des résultats entre -9.9% et 13.1% .
L'audit a noté des incohérences tarifaires, notamment le fait que les fonctionnaires bénéficient de tarifs plus favorables que les élèves pour des prestations identiques. Il a été recommandé de mettre en place une politique tarifaire globale afin de corriger ces disparités et assurer une équité entre les différentes catégories de bénéficiaires .
Le SIPAL joue un rôle majeur dans la coordination des infrastructures immobilières, des personnels d’entretien et des moyens de production des établissements de restauration collective du canton de Vaud. Cette centralisation par le SIPAL vise à améliorer l'efficacité et l'uniformité des prestations fournies tout en contrôlant les ressources logistiques et leur gestion . Cependant, la gouvernance des établissements reste fragmentée entre différents départements, ce qui nuit parfois à la cohérence et à la professionnalisation de ces activités .
Le système de restauration collective de l'État de Vaud présente des problèmes de gouvernance principalement dus à sa fragmentation entre différents départements et services, entraînant un manque de cohérence, d'équité et de professionnalisme dans les activités de restauration, ainsi qu'un contrôle insuffisant . Pour y remédier, il est recommandé de mettre en place une instance de liaison et de coordination interdépartementale afin de traduire la politique de l'État de Vaud dans ses aspects opérationnels et veiller au respect des dispositions légales et réglementaires . De plus, les contrats actuels étant souvent à durée indéterminée et non remis périodiquement en concurrence, il est suggéré de revoir ces contrats et d'envisager de futures mises en concurrence pour garantir leur pertinence et leur adaptation .
La taille de l'établissement a un impact sur le pourcentage des charges d'exploitation liés aux denrées dans les établissements de restauration collective. Dans les établissements gérés par des sociétés de restauration collective, comme ceux gérés par des gérants libres, le pourcentage des coûts de denrées est généralement plus élevé dans les établissements de plus grande taille. Cependant, les établissements en gérance libre ont tendance à avoir des coûts de marchandises relativement faibles et des frais de personnel plus élevés, contrairement aux établissements gérés par des sociétés où les coûts de denrées sont plus élevés que les frais de personnel . L'efficience des moyens utilisés, notamment l'optimisation de l'utilisation des infrastructures, peut influencer ces coûts, particulièrement dans les établissements produisant un nombre élevé de repas .