Assurance Multirisque Habitation DIOUF
Assurance Multirisque Habitation DIOUF
INTRODUCTION
1) La garantie vol,
.Conclusion
L’assurance fait aujourd’hui partie de notre cadre de vie quotidien. Souscrire un contrat
d’assurance est devenu un acte naturel chez la plupart des personnes désirant se prémunir des
pertes financières entraînées par la réalisation casuelle d’un événement entraînant des
conséquences fâcheuses (incendie, vol, accident, Dégâts des eaux, etc.).
Cependant, bien que l’assurance soit désormais un concept familier pour un très grand
nombre d’individus, bien souvent, peu en ont une idée « claire et distincte », dans la mesure
où ils ignorent la plupart des mécanismes qui entrent en jeu dans la réalisation d’une opération
d’assurance.
Toutefois, l’accès au logement étant depuis toujours une priorité de la population qui
s’aventure à faire des prêts bancaires car ne pouvant s’autofinancer. Le prix élevé du
logement a amené les banques à exiger la souscription d’assurance multirisques en garantie
du prêt.
Une telle assurance permettrait d’éviter lors de la survenance d’un risque (incendie, dégâts
des eaux, vol, etc.) une perte totale du capital investi et comme disait la Reine Elisabeth 1ère
d’Angleterre, « l’assurance a été établie de sorte que la perte pèse légèrement sur beaucoup,
plutôt que lourdement sur peu ».
Ainsi, pour bénéficier d’une couverture du logement, la meilleure assurance concernant celle-
ci est l’assurance multirisque habitation qui est un contrat « package » garantissant une seule
chose contre un certain nombre de risques ou péril lié à cette chose.
Il faut noter l’existence d’une autre formule appelée « Assurance Risques Divers » dont la
particularité réside dans la souscription de contrats distincts couvrant séparément : l’incendie,
le vol, les dégâts des eaux, la responsabilité civile etc.
La police multirisque habitation offre la garantie de plusieurs risques par une police avec une
seule date d’effet et d’échéance pour un seul montant de primes. En cas de sinistre, les
procédures sont exécutées avec l’assistance de l’assureur.
Les polices d’assurance multirisques couvrent l’habitation et ses occupants contre certains
risques tels que le dommage aux biens (incendie, explosion, dégâts des eaux, vol, bris de
glace, etc.) ou la responsabilité civile du fait du locataire ou du propriétaire de l’immeuble. La
L’assurance multirisque couvre les besoins de sécurité exprimés par la clientèle. Ainsi, la
police multirisque habitation qui couvre le logement contre les dommages subis par le bien
assuré c'est-à-dire la villa, l’immeuble, l’appartement.
L'éventail des garanties d'une assurance multirisque d'habitation est large. L'ensemble des
risques inhérents à toute habitation est pris en charge car la MRH est une police qui offre
plusieurs garanties par la signature d’un seul contrat. Il s’agit d’un contrat « «package »),
c'est là le principal avantage de l'assurance multirisque habitation.
Les garanties d'une assurance multirisque habitation sont:
• Incendie ;
• Dégâts des eaux ;
• Vol ;
• Responsabilité civile (défense, recours) ;
• Etc.
Il est cependant vivement conseillé de souscrire une Assurance Multirisque Habitation pour
vous protéger contre tous les dommages qui peuvent arriver lorsque l’on possède un bien
immobilier. Vous serez indemnisé pour tous les sinistres qui touchent votre habitation ou
bien l’assureur indemnise la victime si vous êtes responsable d'un sinistre.
-Assurance :
Elle peut être définie comme une opération par laquelle une partie (l’assureur) s’engage à
délivrer dans le cadre d’un contrat, une prestation en cas de réalisation d’un risque à une autre
partie (l’assuré) moyennant le paiement d’une prime ou d’une cotisation. L’assureur réalise
alors la mutualisation des risques en utilisant la loi des grands nombres et les lois de la
statistique.
De la définition qui a été donnée ci-dessus de l’assurance, il ressort qu’un certain nombre de
personnes interviennent dans l champ contractuel :
, L’assureur: Il s’agit de la personne morale qui accepte la prise en charge des risques,
perçoit les cotisations et règle les sinistres.
1) L’objet assuré (un bâtiment, une automobile) : on parle alors dans ce cas de « risque-
objet »,
2) une catégorie d’événements assurables de même nature à partir de laquelle on élabore une
tarification
Pour que les assureurs acceptent de prendre en charge un risque, (entendu dans la 2 e
acceptation du terme, comme « catégorie d’événement assurables de même nature »)
• .
-Prime :
C’est la contribution que verse l’assuré à l’assureur en échange de la garantie qui lui est
accordée pour se voir indemniser (selon les conditions contractuelles, en cas de la réalisation
du risque pour lequel il s’est assuré. Elle est payable au départ de l’opération d’assurance ou
de l’année d’assurance.
La prime correspond principalement au coût du risque auquel il convient d’ajouter les frais de
fonctionnement de l’assureur (distribution et gestion) et les taxes éventuelles.
Elle est donc le produit d’un calcul qui repose avant tout sur l’évaluation prévisionnelle de la
sinistralité. Pour ce faire, sont utilisés des outils statistiques qui déterminent de manière plus
ou moins précise la probabilité de réalisation des événements garantis.
-Sinistre : Le sinistre est constitué par réalisation de l'évènement prévu par la Police
d'assurance et entraînant la mise en jeu de la garantie.
Il se décompose en :
• pouvant
donner lieu à la
réclamation • dette de responsabilité dans le patrimoine
d'un tiers de l'assuré
victime
- FRANCHISES :
Une franchise prévue dans un contrat d'assurance est la somme restant à la charge de l'assuré
(donc non indemnisée par l'assureur) dans le cas où survient un sinistre.
1 - la franchise simple selon laquelle l'assureur ne prend pas en charge les sinistres inférieurs
à un montant déterminé. Sont ainsi seuls garantis les sinistres d'une certaine importance.
Ne sont donc pas garantis tous les petits sinistres qui ont pour effet d'alourdir les coûts de
gestion des assureurs.
Elle a cependant l'inconvénient d'inciter l'assuré à majorer le coût des sinistres, voire de le
pousser à les aggraver.
2 - la franchise absolue, est une somme ou un pourcentage qui est déduit systématiquement
de tous les sinistres.
La franchise se distingue de l’exclusion dans la mesure où elle vise le risque et peut parfois
être "rachetable" moyennant surprime.
En principe, les franchises sont opposables aux tiers et aux victimes exerçant l'action directe,
sauf en matière d'assurance obligatoire de construction ou du risque automobile.
Dans ces deux derniers cas, l'assureur peut cependant récupérer sa franchise auprès de
l'assuré.
-Expertise :
L'expertise est un dispositif d’aide à la décision, par la recherche des faits techniques ou
scientifiques, dans des affaires où le décideur se confronte à des questions hors de sa portée
directe. L'expertise requiert la conjonction de trois éléments : une mission diligentée, la
réalisation de celle-ci et un rapport. Par ailleurs l'avis d'un expert peut être demandé en
la forme d'une consultation.
L'expertise demeure indissociable de l'expert, Homme de l’Art reconnu apte à la mener à son
terme et qui fournira un avis apte à nourrir la décision. L'expertise peut être confiée
conjointement à plusieurs Hommes de L’Art (collège d'experts).
L'expert "Homme de l'Art" se doit être reconnu par ses pairs dans son domaine.
.
-Tarif:
Le tarif est le montant d'un prix, un système d'évaluation d'un prix, barème tableau indiquant
l'ensemble des prix pour un service ou une marchandise donné.
Déchéance :
La déchéance est la perte du droit à la garantie de l'assureur pour un sinistre donné,
lorsqu'elle est prévue par le contrat d'assurance et au cas où l'assuré ne respecte pas ses
obligations après le sinistre.
La sanction de la déchéance n'est donc encourue que pour une cause postérieure à la
réalisation du sinistre, et comme telle inopposable à la victime dont le droit est "cristallisé"
par celle-ci.
La garantie incendie couvre les dommages résultant de l’action du feu mais cette notion peut
s’étendre à d’autres risques tels que l’explosion, la foudre, la tempête, et l’électricité on les
appelle risques assimilés.
L’incendie constitue la garantie de base de la police multirisque en conséquence l’assureur
répond de tous les dommages matériels résultant de la conflagration ou de l’embrassement ou
de simple combustion.
De ce point de vue, l’incendie n’est pas assimilé à la seule action de la chaleur on parle du
contact direct et immédiat du feu ou d’une substance incandescente à moins qu’il y ait
incendie, commencement d’incendie susceptible de dégénérer en incendie véritable.
La définition de l’incendie peut être complétée par les notions ci-après :
A noter que le carburant est un combustible qui, mélange à un comburant permet de mettre en
combustion rapide d’un mélange Gazeux
Le combustible est un matériel ayant la propriété d’entrer en combustion(le bois, papier, le
tissu etc.).
La combinaison de ces deux éléments entraine un dégagement de chaleur et production de
lumière et des flammes
Il faut noter que la combustion lente qui se traduit par une oxydation n’est pas assimilable à
un incendie.
Il est évident que la combustion volontaire n’est pas garantie tel est le cas des objets qui
tombent dans les foyers ne sont pas couverts enfin les dommages causés au foyer lui-même du
fait du surchauffement ne sont pas couverts.
Quant à l’embrasement, c’est une combustion ou un foyer prévu à cet effet et qui s’attaque à
des objets ou matériaux non destinés à s’enflammer mais la chaleur dégagée est susceptible
d’entrainer ou de créer les conditions de réalisation du feu.
En d’autres termes, l’embrasement peut entrainer un commencement d’incendie ou un
incendie proprement dit. On parle aussi de conflagration qui est un embrasement généralisé.
On peut alors donner une seconde définition de l’incendie qui est un foyer anormal
embrasant la chose assurée.
-L’électricité : La garantie est accordée moyennant une surprime lorsqu’il s’agit du dommage
causé aux appareils électriques. Par ailleurs, une clause spéciale doit prévoir les garanties des
dommages causés par les appareils électriques aux objets voisins.
-La foudre : L’assureur incendie prend en charge les dommages causés par les effets de la
foudre sur les biens assurés. En d’autres termes, la garantie ne joue pas lorsque le bâtiment
assuré est détruit par un objet voisin frappé par la foudre et projeté sur le bien assuré.
-La tempête : Elle englobe les vents, ouragans, cyclones, en fait il s’agit de l’action du vent
ou du choc d’un corps renversé ou projeté par le vent. C’est un phénomène d’une violence
telle qu’il détruit ou endommage un bâtiment d’une bonne construction dans un rayon de 5
km du risque assuré et ayant une vitesse minimale de 100km à l’heure.
On entend par bonne construction un immeuble ou bâtiment dont les matériaux qui le
composent comprennent au moins de 50% de matériaux durs.
Certains risques se situent hors du champ contractuel c'est-à-dire que l’exclusion s’explique
soit par l’ordre public et les bonnes mœurs, soit par le fonctionnement de la technique
d’assurance car la loi des grands nombres ne peut s’appliquer.
Il s’agit d’abord de l’incendie volontaire qui suppose que l’assuré ait agi intentionnellement
en vue de réaliser l’incendie. Il faut noter que le caractère intentionnel doit être prouvé par
l’assureur. A défaut, il est tenu de considérer l’incendie comme résultant d’un accident.
L’exclusion s’applique à la Guerre, Emeute, Mouvement populaire, etc. L’assureur devra
apporter la preuve que les dommages résultent de la guerre et événements assimilés peuvent
être couverts moyennant surprime ou par application de convention spéciale, notamment la
clause FANAF1 qui s’applique à la tempête, Ouragans, Cyclone (TOC, Cataclysmes naturels)
ou bien FANAF2 qui s’appliquent à la guerre (Grève, mouvement populaire, acte de
terrorisme, piraterie, etc.)
La 3e exclusion c’est les billets de banques, espèces, titres et valeurs. L’exclusion s’explique
par le fait que ces risques sont couverts par des polices spécifiques. On parle de police
valeurs.
Cependant, l’assureur peut les intégrer dans la police multirisque habitation au titre de bien
professionnel selon un pourcentage estimé à 30% de la valeur des biens personnels.
-les immeubles :
Ce sont les constructions c'est-à-dire les bâtiments, les caves, fondations ainsi que les annexes
et dépendances.
L’immeuble s’étend du bâtiment qui est une élévation au dessus du sol y compris les murs de
soutènement (tout ce qui est enfoncé) c'est-à-dire les fondations. C’est ce qui permet d’exclure
les bâtiments en cours de construction ou de destruction.
Par ailleurs, il existe des immeubles par destination qui sont des objets ou des meubles fixés
à l’immeuble et qu’on ne peut retirer sans détruire une partie de l’immeuble lui-même.
Exemple: ventilateur fixé sur le mur
Il faut y ajouter que les aménagements faits par l’assuré à ses frais sont considérés comme
immeubles.
Exemple : la peinture, les moquettes, les papiers peints.
L’assuré doit déclarer les risques en précisant la nature et l’affectation de l’immeuble ainsi
que la composition des matériaux.
-Les Meubles :
Il s’agit des meubles et objets qui se trouvent dans les locaux assurés. C’est ce qu’on appelle
les meubles meublants et mobiliers personnels.
Par ailleurs, certaines polices prévoient la couverture de meubles appartenant à autrui
moyennant une surprime. L’assuré devient ainsi, le dépositaire de meubles.
Les mobiliers personnels sont assurés jusqu'à concurrence de leur valeur. Il serait indiqué
d’établir une liste avec les prix correspondants. Dans la pratique, les meubles et objets à usage
professionnel se trouvant dans l’habitation sont exclus. Il en est de même des meubles et
objets se trouvant en plein air.
Ex: mobilier de jardin.
La garantie ne s’applique pas en principe aux fonds et valeurs c'est-à-dire: billets de banque,
titres, valeurs mobilières, les objets précieux, les tableaux d’art, statues, les lingots d’or et
d’argent, les effets de commerce, les chèques et cartes de crédit.
Le contrat peut prévoir une clause relative à l’assurance en valeur de construction et vétusté
déduite.
Cette souscription du contrat en valeur à neuf requiert 2 conditions :
-l’immeuble ne doit pas être trop vétuste.
-Les meubles
La valeur des meubles est déterminée suivant la valeur de remplacement. Toutefois, pour les
meubles ménagers, l’assureur prend en considération leur valeur y compris les frais
d’installation.
Concernant les objets précieux, l’assuré doit déclarer leur valeur mais en tout état de cause,
cette valeur ne saurait être inférieure à 30% du capital assuré au titre des meubles
meublants.
La valeur retenue ou qui sert de base aux calculs, c’est la valeur des biens ou matériel
personnel.
En pratique, le règlement de ces pertes s’ajoute à l’indemnité des dommages matériels sans
qu’il ait besoin que l’assuré justifie le préjudice.
Ex : si les dommages matériels s’élèvent à 1 000 000 de francs,
- les pertes indirectes seront égales à: 1 000 000F*20% = 200 000F,
-l’indemnité à: 1 000 000F+200000F= 1200 000f.
-Les honoraires d’expert
C’est la rémunération de l’Homme de l’Art qui est chargé de déterminer les causes présumées
de l’incendie, d’en évaluer le montant des dommages.
En conséquence, l’assureur réglera les honoraires à hauteur de 5% de l’indemnité mais les
pertes indirectes sont exclues du montant.
Ex: si les dommages matériels s’élèvent à 1000 000 de francs,
-l’honoraire de l’expert sera égal à : 1000000F*5%= 50 000F
-Le recours des voisins
Il s’agit de tiers victimes de l’incendie et qui exercent leur droit à indemnité contre l’assuré
responsable. En fait, il ya une action directe contre l’assureur qu’ils peuvent exercer au titre
de la garantie responsabilité civile.
La garantie couvre également les eaux émanant des gouttières et chenaux d’évacuation d’eaux
pluviales, ménagères, ou de vidanges ainsi que les eaux d’infiltration à travers les toitures.
Il ressort de cette définition de l’objet que les canalisations enterrées qui causent des
dommages aux biens sont exclus du champ d’application.
Par ailleurs, la notion d’infiltration s’applique non seulement aux toitures mais également au
balcon loggia (c’est-à-dire que le balcon peut également ne pas saillir hors du bâtiment mais
être un espace ouvert sur l'extérieur à l’étage)
Il faut noter que les infiltrations consécutives à la rupture de conduite, aux débordements du
contenu d’un récipient fixe ou mobile qu’ils soient dus ou non à la maladresse de l’assuré sont
couverts.
Cependant les débordements dus aux événements climatiques tels que les inondations font
l’objet d’exclusion.
Enfin, l’assureur garantit les dommages résultant de la condensation de la buée ou de
l’humidité si elles sont la conséquence de la rupture ou de fuite de canalisations non enterrées.
Une précision relative aux infiltrations à travers la toiture de bâtiment doit être relevée.
L’assureur entend couvrir la pénétration de l’eau à travers des toitures sans qu’il y ait
destruction partielle ou totale.
L’infiltration doit se faire à travers les matériaux composant la toiture elle-même ou par les
interstices entre les matériaux.
La police peut garantir moyennant surprime la recherche des fuites et de la réparation des
appareils.
Il faut noter cependant, le locataire est tenu de contracter une telle garantie car
il engage sa responsabilité envers ses colocataires mais également envers les
propriétaires des locaux par rapport à ce dernier. Il est tenu de restituer les
locaux assurés dans le même état.
Il y a lieu de préciser que le propriétaire peut souscrire cette même garantie car
il est tenu de mettre à la disposition des locataires, des locaux conformément
au bien être des individus.
Par ailleurs, il doit également le montant des loyers de ces colocataires qui sont
privés des locaux occupés et endommagés par les dégâts des eaux.
Le montant des garanties est fixé dans les conditions particulières mais on
applique une franchise égale à 10% du montant des dommages.
Par ailleurs, l’assureur ne couvre pas les entrées d’eau par les conduites de fumée ainsi que les
dommages matérialisés par les tâches d’humidité à travers les murs. Ces désordres relèvent du
domaine de l’assurance construction ou e l’assurance construction ou du domaine de
l’entretien du bâtiment.
Les conditions générales excluent également les débordements d’étendues d’eaux naturelles
ou artificielles ainsi que le refoulement des eaux de source.
Il faut préciser que le dégât des eaux résultant de la condensation des climatiseurs,
réfrigérateurs et chambres froides même avec bac de réservoir de réception sont exclus de la
garantie.
Dans le même sens, les dommages subis par les objets précieux ou de valeur (tableaux de
maitre, les livres rares, les objets précieux ou de collection, billets de banques, valeurs
appartenant ou non à l’assuré ne seront pas pris en charge.
Enfin, les dommages causés aux appareils eux mêmes et les réparations ou bien d’un défaut
d’entretien résultant de l’usure des conduites ou tuyaux sont également exclus du champ
d’application de la garantie.
2 La Garantie Vol
Elle couvre un risque très sensible à la recrudescence de la délinquance. En effet, le monde
moderne a crée de nouveaux risques qui se traduisent par les agressions sur les personnes ou
des dégradations sur les biens immobiliers et mobiliers en vue de déposséder l’individu de son
bien. Il faut noter par ailleurs que cette activité se développe aussi bien dans les grandes villes
qu’en milieu rural.
Il existe dès lors un besoin de couverture contre ces risques d’autant que la police d’assurance
incendie ne prévoit pas sa prise en charge. Il faut préciser également que la garantie vol est
partie intégrante de l’assurance du logement.
En conséquence, peuvent souscrire cette garantie : le propriétaire de l’immeuble ou des
meubles. Cependant, lorsque le propriétaire de l’immeuble loue un appartement meublé, il ne
peut être tenue responsable du vol desdits meubles. C’est plutôt le locataire qui en est
responsable à son égard sauf cas de force majeur.
En assurance, le vol ne se définit pas par rapport à la détention matérielle d’une chose sans
autorisation du propriétaire. Il faut que le vol soit qualifié c'est-à-dire que :
Il ya lieu de faire la différence avec les actes de vandalisme. Dans ce cas, les dégradations
mobilières et immobilières à l’intérieur des locaux assurés peuvent être couvertes à
concurrence d’un capital spécial.
-Les exclusions
Sont exclus, Les dommages
- résultant d’incendie ou d’explosion
- ou bien résultant de l’action des eaux causée par les voleurs.
-Le vol commis lors de la survenance d’un incendie,
-le vol commis par les personnes telles que les membres de la famille jusqu’au 4 ème degré
c'est-à-dire les collatéraux (tantes, cousines, cousins, fils, filles, etc.) habitant dans la maison.
La tarification du risque vol tient compte des éléments matériels notamment l’environnement
mais également de la moralité du risque.
Il faut noter que dans l’ensemble des polices vol, l’assureur insère une clause prévoyant la
franchise dont le montant ou le taux prend en considération l’importance des capitaux assurés,
la nature des biens, mode de fermeture et de protection des locaux.
Solution :
Du 01 au 14 janvier, il y a 14 jours d’inoccupation,
Du 02 mars au 06 mars, il y a 05 jours d’inoccupation,
Du 01 juillet au 10 juillet, il y a 10 jours d’inoccupation.
Le nombre de jours total d’inoccupation est de: 14+05+10= 29 jours.
Ainsi, la période prévue par le contrat (45 jours), n’est pas atteinte, donc la
garantie n’est pas suspendue ce qui fait que l’assureur prendra en charge s’il avait un vol
pendant cette période.
Dans ce cas, l’assureur verse aux lieux et places de l’assuré les dommages et intérêts,
l’assureur s’engage à travers la police d’assurance. Dés lors, il lui appartient de diriger le
procès civil mais il doit apporter une assistance à l’assuré dans le procès pénal.
Aux termes des conditions générales de responsabilité civile, l’assuré est tenu de ne pas faire
immixtion dans la procédure d’une part, d’autre part, il ne doit pas procéder à aucune
reconnaissance de responsabilité par contre, il doit transmettre la réclamation de la victime
ainsi que toutes les pièces de procédures à savoir assignation, convocation d’audience et
d’autres actes de procédure à défaut, il est frappé de déchéance.
La responsabilité civile se retrouve dans toutes les activités de l’homme et il peut s’agir d’une
responsabilité civile professionnelle, décennale (en matière de construction), la responsabilité
des transporteurs, la responsabilité civile des produits livrés, la responsabilité civile chef de
famille. Notre étude sera orientée sur la responsabilité civile chef de famille.
S’agissant des dommages corporels de ces derniers, l’assur<eur ne garantit que les
conséquences pécuniaires des recours dirigés contre eux par la caisse de sécurité sociale ou
tout organisme de protection sociale obligatoire.
La responsabilité civile du propriétaire est également engagée envers les propriétaires voisins
et tiers lorsque les dommages surviennent dans les locaux d’habitation assurés. Il s’en suit que
les conditions suivantes doivent être remplies.
-L’auteur du dommage doit avoir la qualité d’assuré, c'est-à-dire l’assuré lui-même (chef de
famille, son conjoint, ou toutes personnes vivant habituellement sous le même toit que le
souscripteur. On entend par ce terme, les descendants, c'est-à-dire les personnes qui sont sous
l’autorité parentale notamment les enfants mineurs.
Toutefois, cette définition n’est pas restrictive car en se fondant sur la notion de cohabitation,
cela ne veut pas dire seulement le fait de vivre sous le même toit. Elle s’étend au fait que
l’enfant pour des raisons d’études se retrouve hors du domicile parental. Par ailleurs, on a
admis que l’enfant majeur qui poursuit ses études est considéré comme assuré dans la mesure
où il dépend économiquement de ses parents.
Sont également considérés comme assurés, les préposés c'est-à-dire que ces derniers sont dans
un lien de subordination avec le commandement sur le préposé. C e lien de subordination est
permanent tant que le contrat de travail n’est pas rompu. Ainsi, la responsabilité du
commettant existe même en cas de lien occasionnel.
Enfin, ce lien de parenté n’exclut pas un lien de subordination. La responsabilité du
commettant existe donc dans l’exercice de la fonction.
-La victime doit être un tiers. On entend par tiers, une personne qui n’a aucun lien juridique
c'est-à-dire lien de parenté ou de subordination avec l’assuré. Cette notion de tiers a connu
une évolution du fait de l’introduction de la notion de tiers payant tels que caisse de sécurité
sociale, IPM qui exercent un recours contre l’assureur responsable en remboursement de leurs
débours lorsque les dommages sont considérés comme accidents de travail.
-L’événement dommageable ne doit pas être exclu c'est-à-dire le contrat ne prend pas en
charge les responsabilités occasionnées au cours de la vie professionnelle. Il en est de même
de la responsabilité découlant de la pratique de sport dangereux. La responsabilité doit entrer
dans les dispositions contractuelles, c'est-à-dire la responsabilité du chef de famille du fait des
personnes ou des choses dont il répond.
- Le sinistre doit intervenir pendant la période de garantie c'est-à-dire entre la date des faits et
l’échéance du contrat. Il faut toutefois, faire la différence entre la date de survenance et la date
de réclamation de la victime (assuré).
La visite de risques découle d’un souci d’appréciation et d’une maitrise technique du risque,
elle ne saurait être interprétée par l’assuré comme une enquête ou une investigation
quelconque.
La tarification permet de déterminer tous les éléments de nature à dégager le taux de prime ou
une bonne lecture de la prime nette applicable, en assurance multirisques habitation les
éléments suivants sont pris en compte :
- Le nombre de pièces principales : on entend par pièces principales toute pièce a ayant
au moins 9 mètres carrés et au maximum 30 mètres carrés de superficie à l’exclusion
de la cuisine, office antichambre, couloir, cabinet de toilettes, salle de bain, wc.
La tarification est basée sur deux barèmes qui déterminent la Prime Nette en fonction de la
demande du client.
La prime nette ainsi déterminée fait l’objet d’une répartition entre les garanties selon les
pourcentages ci-après :
- soit le vol, avec un pourcentage estimé à 30% de la prime nette
-soit les DDE, estimé à 25% de la prime nette
-soit la RC , estimé à 15% de la prime nette.
-Le pourcentage en INCENDIE est de 30%.
A préciser que des applications permettrons une maitrise des tarifs ci-dessous étudiés
Piéces 1 2 3 4 5 6 7
Capital
mobilier
Surface développée 2C 2B 1
Cas D’APPLICATION
Nous allons illustrer la tarification par des cas application
1-Cas : propriétaire occupant, copropriétaire occupants
Exercice1
Mr Ndiaye souscrit une police multirisque habitation pour un logement comprenant 4 pièces
principales. La valeur du mobilier est de 5 000 000 de francs. Calculez la prime.
Solution
Dans ce cas pratique, il y a 4 pièces principales et la valeur mobilière est ici de 5 000 000F.
Ainsi en me référant au tarif, le montant de la prime nette s’élève à FCFA 76550.
Vol : 22965F+10%(22965)
22965+2297 =25262
Exercice2
Un locataire occupe un logement comprennent deux chambres, un séjour, une grande cuisine
et une salle à manger. La valeur assurée est de 6 800 000F. On demande de calculer la prime.
Solution
Il ya 4 pièces, mais la cuisine est exclue ainsi la valeur mobilière est égale à 6 800 000
environ 7 000 000 donc le montant de la prime s’élève à 89284.
*Répartition de la prime nette entre les différentes garanties:
-Incendie : 89284*0.3= 26785.2
-Dégâts des Eaux : 89284*0.25= 22321
-vol :89284*0.3=26785.2
-Responsabilité civile : 89284*0.15= 13393
Prime totale= Prime nette+ coût de pièces+ taxes
-Incendie : =26785.2+10000+20% (26785.2+1000)
Exercice 3
Toutefois, si l’assuré estime que la prime est trop élevée. Il ne souhaite pas souscrire la
garantie vol. Est-ce qu’il peut le faire. Calculer la prime.
Solution
L’assuré peut bel et bien exclure la garantie vol car l’incendie est la seule garantie obligatoire.
Toutes les autres peuvent donc être exclues.
Donc dans cette police, nous avons 3 garanties.
Calculons d’abord le pourcentage des garanties restantes.
Le montant de la prime qui s’élève à 89284 a un pourcentage de 100%
Le pourcentage de la garantie vol est de 30%, donc, la garantie restante est de (100%-30%)
70% d’où une prime nette de (89284*70%)= 62499
Répartissons
-Incendie: 62499*(30/70)= 18750
-Dégâts des eaux: 62499*(25/70)=22321
-responsabilité civile: 62499*(15/70)= 13393
La prime totale est de :
-Incendie : 26785.2+10 000+20%(36785) = 44142.24
-Dégâts des Eaux: 22312+10%(22321) = 24553
-Responsabilité civile : 13393+10%(13393) = 14732.3
La détermination du montant de l'indemnité due par l'assureur ne peut être réglée sans la
présence d’un expert qui évalue les dommages matériels. C’est une obligation qui incombe à
l’assureur dans la procédure de règlement. Sans l’expertise, il ne peut y avoir indemnisation.
Ainsi donc, le sinistre est évalué par un expert spécialisé dans un domaine déterminé.
Le rôle de l’expert est essentiel dans le règlement des sinistres.
L’expert dresse le rapport d’expertise :
• il identifie les biens endommagés ;
• il détermine les circonstances du sinistre ;
• il décrit les dommages, les chiffres, évalue la vétusté des biens ;
• il préconise des mesures conservatoires le cas échéant ;
• il indique les modalités de remise en état (remplacement ou réparation
des biens endommagés) ;
L’expert peut être désigné par :
• L’assureur
Après un sinistre, l’expert recueille, pour le compte de l’assureur (sur la base de la déclaration
et du PV de constat), les éléments d’appréciation technique indispensables à l’évaluation et au
règlement des dommages.
• L’assuré
Il a la possibilité de faire appel à un expert, autre que celui désigné par l’assureur, pour
procéder à une contre-expertise. C’est la possibilité pour
l’assuré de faire appel à un deuxième expert, autre que celui désigné par l’assureur. Il est alors
procédé à une expertise amiable contradictoire avec l’expert de l’assureur. Les frais engagés
peuvent rester à la charge de l’assuré car tous les contrats ne prévoient pas une garantie
honoraire d’expert.
Si l’expert de l’assuré et celui de l’assureur ne parviennent pas à un accord, il peut être fait
appel à un troisième expert pour une tierce expertise. Les honoraires de cet expert et les frais
de sa désignation sont partagés à parts égales entre l’assureur et l’assuré.
• Le juge
Si un désaccord persiste après la tierce expertise, les parties peuvent demander au tribunal
la désignation d’un expert judiciaire. Elle est faite par un juge, le plus souvent à la suite
d’une procédure spéciale, le référé.
En effet, l’expert peut effectuer des vérifications de prime sur le marché lorsqu’il s’agit des
pièces de rechange. Par contre, lorsqu’il ya remplacement d’un bien, il se réfère soit aux
fabricants, aux distributeurs pour connaitre la valeur.
Lorsque le bien n’est plus fabriqué, ou n’existe plus sur le marché, l’expert se réfère à un bien
de même nature ayant des performances techniques identiques et pouvant correspondre aux
mêmes degrés de satisfaction des besoins de la victime ou de l’assuré.
En cas de vol, l’expert doit vérifier l’existence de traces d’effraction en se référant d’une part
à la déclaration auprès de l’autorité judiciaire qui délivre un procès verbal de constat et un
certificat de plainte contre X. C e document relate les circonstances et établit la liste des
dommages subis par l’assuré. D’autre part,L’expert se déplace sur les lieux pour faire un
constat. L’assuré dépose toutes les pièces justificatives de l’existence des biens (factures,
photographies, etc.). L’expert va évaluer l’étendue, la gravité des dommages et rend un
rapport d’expertise qui établit l’estimation des dommages subis.
L’évaluation de l'indemnité se fait grâce au rapport d'expertise qui tient compte des
paramètres ci après :
- la vétusté (la durée moyenne de vie de l'objet considéré, les caractéristiques techniques du
bien, la mode et le progrès technique, l'état d'entretien du bien, etc.)
Il n'existe pas de barème légal, mais certains contrats comportent un barème qui fixe la
vétusté applicable à des biens courants.
L’expertise est d’une importance capitale car sans le rapport de l’expert, l’assureur ne peut en
aucun cas indemniser.
L’indemnisation des sinistres Elle se fait après l’expertise et une fois que le dossier est réglé.
L'assureur et l'assuré sont alors libérés de leurs obligations. L’indemnisation se caractérise par
la remise d’un chèque ou quittance de règlement à l’assuré ou à la victime, on parle de
liquidation de l’indemnité.