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Assurance Multirisque Habitation DIOUF

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PLAN

INTRODUCTION

I : Présentation de la multirisque habitation

II : Définition des concepts

Partie I Etude des différentes garanties et gestion des sinistres

Chapitre I La garantie obligatoire : L’incendie et risques assimilés

Chapitre II Les garanties Facultatives,

1) La garantie vol,

2) La garantie Dégâts Des Eaux,

3) La garantie Responsabilité Civile,

Partie II : Les principes de la Tarification,

Chapitre I La Visite de Risques

Chapitre II La Tarification et Calcul de la prime en MRH

Partie III : La gestion des sinistres,

Chapitre I : Le dossier sinistre

Chapitre II l’Expertise des dommages et règlement des Sinistres,

.Conclusion

Mame Birame DIOUF ASSURANCE MULTIRISQUE HABITATION


INTRODUCTION

I : Présentation de la multirisque habitation

L’assurance fait aujourd’hui partie de notre cadre de vie quotidien. Souscrire un contrat
d’assurance est devenu un acte naturel chez la plupart des personnes désirant se prémunir des
pertes financières entraînées par la réalisation casuelle d’un événement entraînant des
conséquences fâcheuses (incendie, vol, accident, Dégâts des eaux, etc.).

Cependant, bien que l’assurance soit désormais un concept familier pour un très grand
nombre d’individus, bien souvent, peu en ont une idée « claire et distincte », dans la mesure
où ils ignorent la plupart des mécanismes qui entrent en jeu dans la réalisation d’une opération
d’assurance.

Toutefois, l’accès au logement étant depuis toujours une priorité de la population qui
s’aventure à faire des prêts bancaires car ne pouvant s’autofinancer. Le prix élevé du
logement a amené les banques à exiger la souscription d’assurance multirisques en garantie
du prêt.

Une telle assurance permettrait d’éviter lors de la survenance d’un risque (incendie, dégâts
des eaux, vol, etc.) une perte totale du capital investi et comme disait la Reine Elisabeth 1ère
d’Angleterre, « l’assurance a été établie de sorte que la perte pèse légèrement sur beaucoup,
plutôt que lourdement sur peu ».

Ainsi, pour bénéficier d’une couverture du logement, la meilleure assurance concernant celle-
ci est l’assurance multirisque habitation qui est un contrat « package » garantissant une seule
chose contre un certain nombre de risques ou péril lié à cette chose.

Il faut noter l’existence d’une autre formule appelée « Assurance Risques Divers » dont la
particularité réside dans la souscription de contrats distincts couvrant séparément : l’incendie,
le vol, les dégâts des eaux, la responsabilité civile etc.

L’inconvénient de cette souscription réside dans la gestion de la date d’expiration ou


d’échéance mais également dans l’augmentation du coût de la police c'est-à-dire le paiement
de plusieurs coûts de pièces et du montant des taxes appliquées à chaque police. Il faut relever
enfin la complexité des procédures en cas de sinistres ce qui peut être à la source d’une non
prise en charge des dommages soit pour non respect des dispositions contractuelles, soit pour
ignorer ceux de la procédure adéquate.

La police multirisque habitation offre la garantie de plusieurs risques par une police avec une
seule date d’effet et d’échéance pour un seul montant de primes. En cas de sinistre, les
procédures sont exécutées avec l’assistance de l’assureur.

Les polices d’assurance multirisques couvrent l’habitation et ses occupants contre certains
risques tels que le dommage aux biens (incendie, explosion, dégâts des eaux, vol, bris de
glace, etc.) ou la responsabilité civile du fait du locataire ou du propriétaire de l’immeuble. La

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garantie s’étend également aux dommages liés à l’effet de l’eau, aux conséquences d’un vol.
Certaines polices prévoient les dommages aux personnes telles que l’individuelle scolaire.
Enfin cette police peut couvrir la défense et recours ou la protection juridique de l’assuré
responsable.

L’assurance multirisque couvre les besoins de sécurité exprimés par la clientèle. Ainsi, la
police multirisque habitation qui couvre le logement contre les dommages subis par le bien
assuré c'est-à-dire la villa, l’immeuble, l’appartement.

Elle couvre également la responsabilité de leurs occupants (propriétaire, locataire etc.)

L’étude de cette police assurance a un double objectif.


Son objectif général repose sur les fondements de l’assurance qui consistent à consolider les
rapports sociaux grâce à la solidarité entre les gens exposés à la perte des capitaux investis
pour acquérir un toit.
Son objectif spécifique repose sur :
-la connaissance du produit « Assurance Multirisques habitation » en expliquant les
différentes garanties avec les intérêts qu’elles portent,
-la compréhension de l’élaboration des contrats,
-l’approfondissement de l’étude des garanties, des principes de la tarification et de la gestion
des sinistres.
- l’assurance MRH est un moyen de garantie des prêts immobiliers.

L'éventail des garanties d'une assurance multirisque d'habitation est large. L'ensemble des
risques inhérents à toute habitation est pris en charge car la MRH est une police qui offre
plusieurs garanties par la signature d’un seul contrat. Il s’agit d’un contrat « «package »),
c'est là le principal avantage de l'assurance multirisque habitation.
Les garanties d'une assurance multirisque habitation sont:
• Incendie ;
• Dégâts des eaux ;
• Vol ;
• Responsabilité civile (défense, recours) ;
• Etc.
Il est cependant vivement conseillé de souscrire une Assurance Multirisque Habitation pour
vous protéger contre tous les dommages qui peuvent arriver lorsque l’on possède un bien
immobilier. Vous serez indemnisé pour tous les sinistres qui touchent votre habitation ou
bien l’assureur indemnise la victime si vous êtes responsable d'un sinistre.

A cet effet, quelques questions méritent d'être posées :


-quelles sont les différentes garanties auxquelles s’attend un assuré ?
-Comment sont tarifées les habitations ?
-Quelles sont les différentes phases de la gestion d’un sinistre ?

Mame Birame DIOUF ASSURANCE MULTIRISQUE HABITATION


L’intérêt d’une police d’assurance MRH :
L’intérêt de cette police réside dans ses avantages:
• Multirisques avec:
-une police unique,
-une seule date d’effet,
-une seule prime,
-le paiement unique du coût de pièces .
• Déclenchement de la police et des garanties jusqu'à concurrence des capitaux garantis.

II : Définition des concepts

Définitions des Concepts

-Assurance :

Elle peut être définie comme une opération par laquelle une partie (l’assureur) s’engage à
délivrer dans le cadre d’un contrat, une prestation en cas de réalisation d’un risque à une autre
partie (l’assuré) moyennant le paiement d’une prime ou d’une cotisation. L’assureur réalise
alors la mutualisation des risques en utilisant la loi des grands nombres et les lois de la
statistique.

De la définition qui a été donnée ci-dessus de l’assurance, il ressort qu’un certain nombre de
personnes interviennent dans l champ contractuel :

L’assuré : Il s’agit de la personne exposée au risque,

, L’assureur: Il s’agit de la personne morale qui accepte la prise en charge des risques,
perçoit les cotisations et règle les sinistres.

Le souscripteur : Il s’agit de la personne qui signe la police d’assurance

Le bénéficiaire L’assuré et le bénéficiaire sont souvent une seule et même personne.

-Habitation : est assimilé à l’immeuble, le logement, l’appartement ,y compris les biens


meubles qui s’y trouvent

-Risque : La notion de risque renvoie à plusieurs définitions. Le risque peut désigner :

1) L’objet assuré (un bâtiment, une automobile) : on parle alors dans ce cas de « risque-
objet »,

2) une catégorie d’événements assurables de même nature à partir de laquelle on élabore une
tarification

3) Un événement dommageable (un incendie, un vol, le décès, etc.)

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Le risque est alors l’événement dommageable contre la survenance duquel on cherche à se
prémunir et correspond donc à l’événement assuré.

Pour que les assureurs acceptent de prendre en charge un risque, (entendu dans la 2 e
acceptation du terme, comme « catégorie d’événement assurables de même nature »)

• .

-Prime :

C’est la contribution que verse l’assuré à l’assureur en échange de la garantie qui lui est
accordée pour se voir indemniser (selon les conditions contractuelles, en cas de la réalisation
du risque pour lequel il s’est assuré. Elle est payable au départ de l’opération d’assurance ou
de l’année d’assurance.

La prime correspond principalement au coût du risque auquel il convient d’ajouter les frais de
fonctionnement de l’assureur (distribution et gestion) et les taxes éventuelles.

Prime= coût du risque + frais de fonctionnement de l’assureur + taxes

En assurance multirisques ,les frais de fonctionnement ou couts de piéces ne sont appliqués


que la garantie incendie.

Elle est donc le produit d’un calcul qui repose avant tout sur l’évaluation prévisionnelle de la
sinistralité. Pour ce faire, sont utilisés des outils statistiques qui déterminent de manière plus
ou moins précise la probabilité de réalisation des événements garantis.

-Sinistre : Le sinistre est constitué par réalisation de l'évènement prévu par la Police
d'assurance et entraînant la mise en jeu de la garantie.

Il se décompose en :

• un fait générateur, à l'origine du dommage


• un préjudice résultant du dommage
• En assurance de responsabilité, la réclamation du tiers lésé du fait du dommage,
donne droit à une indemnisation.

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SYNTHESE

• Incendie, vol, Dégât des eaux, accident de la


circulation, catastrophe naturelle, bris de
machine, défaut de sécurité d'un produit,
pollution ...,
• Un fait
générateur • Maladie, Invalidité, décès, Perte d'emploi...

• Besoin d'assistance, de sauvetage, de


protection juridique, de dépannage...

• Dommage causé par l'assuré à un tiers

• dommages matériels : Perte, destruction,


dégradation...,

• dommages immatériels : perte


d'exploitation, perte de revenus, perte de
jouissance... souvent consécutifs à un
• à l'origine d'un dommage matériel
dommage à
• dommages corporels : maladie, décès,
l'assuré ou à
incapacité ...,
un tiers
bénéficiaire • Nécessité de Prestations de prévoyance :
Retraite, remboursement de frais médicaux...

• Nécessité de Prestations d'assistance :


obligation de faire (défense de l'assuré,
rapatriement sanitaire, dépannages
véhicule...)

• pouvant
donner lieu à la
réclamation • dette de responsabilité dans le patrimoine
d'un tiers de l'assuré
victime

- FRANCHISES :

Une franchise prévue dans un contrat d'assurance est la somme restant à la charge de l'assuré
(donc non indemnisée par l'assureur) dans le cas où survient un sinistre.

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On distingue plusieurs modalités :

1 - la franchise simple selon laquelle l'assureur ne prend pas en charge les sinistres inférieurs
à un montant déterminé. Sont ainsi seuls garantis les sinistres d'une certaine importance.

Ne sont donc pas garantis tous les petits sinistres qui ont pour effet d'alourdir les coûts de
gestion des assureurs.
Elle a cependant l'inconvénient d'inciter l'assuré à majorer le coût des sinistres, voire de le
pousser à les aggraver.

2 - la franchise absolue, est une somme ou un pourcentage qui est déduit systématiquement
de tous les sinistres.
La franchise se distingue de l’exclusion dans la mesure où elle vise le risque et peut parfois
être "rachetable" moyennant surprime.
En principe, les franchises sont opposables aux tiers et aux victimes exerçant l'action directe,
sauf en matière d'assurance obligatoire de construction ou du risque automobile.
Dans ces deux derniers cas, l'assureur peut cependant récupérer sa franchise auprès de
l'assuré.

-Expertise :

L'expertise est un dispositif d’aide à la décision, par la recherche des faits techniques ou
scientifiques, dans des affaires où le décideur se confronte à des questions hors de sa portée
directe. L'expertise requiert la conjonction de trois éléments : une mission diligentée, la
réalisation de celle-ci et un rapport. Par ailleurs l'avis d'un expert peut être demandé en
la forme d'une consultation.
L'expertise demeure indissociable de l'expert, Homme de l’Art reconnu apte à la mener à son
terme et qui fournira un avis apte à nourrir la décision. L'expertise peut être confiée
conjointement à plusieurs Hommes de L’Art (collège d'experts).
L'expert "Homme de l'Art" se doit être reconnu par ses pairs dans son domaine.
.
-Tarif:
Le tarif est le montant d'un prix, un système d'évaluation d'un prix, barème tableau indiquant
l'ensemble des prix pour un service ou une marchandise donné.

Déchéance :
La déchéance est la perte du droit à la garantie de l'assureur pour un sinistre donné,
lorsqu'elle est prévue par le contrat d'assurance et au cas où l'assuré ne respecte pas ses
obligations après le sinistre.

Il peut s'agir des obligations de :

• Prendre des mesures conservatoires ou de sauvetage après un sinistre,

• Déclarer le sinistre dans le délai prévu par le contrat,

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• Ne pas faire perdre le recours subrogatoire de l'assureur à l'encontre du
responsable,

La sanction de la déchéance n'est donc encourue que pour une cause postérieure à la
réalisation du sinistre, et comme telle inopposable à la victime dont le droit est "cristallisé"
par celle-ci.

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Partie I Etude des Différentes Garanties

Chapitre I La Garantie Obligatoire : L’Incendie et Risques Assimilés

La garantie incendie couvre les dommages résultant de l’action du feu mais cette notion peut
s’étendre à d’autres risques tels que l’explosion, la foudre, la tempête, et l’électricité on les
appelle risques assimilés.
L’incendie constitue la garantie de base de la police multirisque en conséquence l’assureur
répond de tous les dommages matériels résultant de la conflagration ou de l’embrassement ou
de simple combustion.

De ce point de vue, l’incendie n’est pas assimilé à la seule action de la chaleur on parle du
contact direct et immédiat du feu ou d’une substance incandescente à moins qu’il y ait
incendie, commencement d’incendie susceptible de dégénérer en incendie véritable.
La définition de l’incendie peut être complétée par les notions ci-après :

-La combustion : Il existe la combustion lente et la combustion vive.


La combustion vive : C’est une réaction chimique entre deux corps dont l’un est appelé
comburant et l’autre combustible. Un carburant est un corps qui se combinant avec un
combustible, opère une combustion.
Exemple : l’oxygène, le chlore.

A noter que le carburant est un combustible qui, mélange à un comburant permet de mettre en
combustion rapide d’un mélange Gazeux
Le combustible est un matériel ayant la propriété d’entrer en combustion(le bois, papier, le
tissu etc.).
La combinaison de ces deux éléments entraine un dégagement de chaleur et production de
lumière et des flammes
Il faut noter que la combustion lente qui se traduit par une oxydation n’est pas assimilable à
un incendie.

On constate également la combustion spontanée et la combustion volontaire.


La combustion spontanée est une combustion vive d’un corps qui, porté à une certaine
température, s’enflamme de lui-même sans le recours d’un autre corps en ignition (feu,
flamme).
La combustion volontaire est une combustion vive dans un foyer prévu dans le but de
produire de l’énergie calorifique au moyen de combustible disposé à cet effet.
Un foyer est un lieu dans lequel intervient une combustion vive.
Exemple : la chaudière, les brasiers etc.

Il est évident que la combustion volontaire n’est pas garantie tel est le cas des objets qui
tombent dans les foyers ne sont pas couverts enfin les dommages causés au foyer lui-même du
fait du surchauffement ne sont pas couverts.

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En définitive et au regard de la notion de combustion, on peut dire que l’incendie est un feu
anormal hors d’un foyer.

Quant à l’embrasement, c’est une combustion ou un foyer prévu à cet effet et qui s’attaque à
des objets ou matériaux non destinés à s’enflammer mais la chaleur dégagée est susceptible
d’entrainer ou de créer les conditions de réalisation du feu.
En d’autres termes, l’embrasement peut entrainer un commencement d’incendie ou un
incendie proprement dit. On parle aussi de conflagration qui est un embrasement généralisé.
On peut alors donner une seconde définition de l’incendie qui est un foyer anormal
embrasant la chose assurée.

1) les risques assimilés


L’incendie est alors assimilé à des risques que sont :
-L’explosion :
C’est une action soudaine et violente de la pression ou de la dépression de gaz ou de vapeur.
L’explosion précède bien souvent ou suit l’incendie. La couverture s’étend à l’explosion de
gaz tel que le gaz d’éclairage ou bien elle peut résulter de la vapeur.
Exemple : le coup d’eau qui ne résulte pas du coup de feu,
La garantie s’étend aux liquides explosifs (essence, alcool) et enfin aux explosifs introduits
dans les locaux de l’assuré à son insu. Il ya lieu de noter que les explosions dans une fabrique
d’explosifs sont exclues de la garantie de l’assureur.

-L’électricité : La garantie est accordée moyennant une surprime lorsqu’il s’agit du dommage
causé aux appareils électriques. Par ailleurs, une clause spéciale doit prévoir les garanties des
dommages causés par les appareils électriques aux objets voisins.

-La foudre : L’assureur incendie prend en charge les dommages causés par les effets de la
foudre sur les biens assurés. En d’autres termes, la garantie ne joue pas lorsque le bâtiment
assuré est détruit par un objet voisin frappé par la foudre et projeté sur le bien assuré.

-La tempête : Elle englobe les vents, ouragans, cyclones, en fait il s’agit de l’action du vent
ou du choc d’un corps renversé ou projeté par le vent. C’est un phénomène d’une violence
telle qu’il détruit ou endommage un bâtiment d’une bonne construction dans un rayon de 5
km du risque assuré et ayant une vitesse minimale de 100km à l’heure.
On entend par bonne construction un immeuble ou bâtiment dont les matériaux qui le
composent comprennent au moins de 50% de matériaux durs.

Ne seront pas garantis les dommages subis par :


-les antennes, les clôtures de toutes natures,
- les constructions non entièrement closes et couvertes
- ainsi que les constructions dont les murs et couvertures sont constitués de matériaux légers.

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2) Les risques exclus de la garantie

Certains risques se situent hors du champ contractuel c'est-à-dire que l’exclusion s’explique
soit par l’ordre public et les bonnes mœurs, soit par le fonctionnement de la technique
d’assurance car la loi des grands nombres ne peut s’appliquer.
Il s’agit d’abord de l’incendie volontaire qui suppose que l’assuré ait agi intentionnellement
en vue de réaliser l’incendie. Il faut noter que le caractère intentionnel doit être prouvé par
l’assureur. A défaut, il est tenu de considérer l’incendie comme résultant d’un accident.
L’exclusion s’applique à la Guerre, Emeute, Mouvement populaire, etc. L’assureur devra
apporter la preuve que les dommages résultent de la guerre et événements assimilés peuvent
être couverts moyennant surprime ou par application de convention spéciale, notamment la
clause FANAF1 qui s’applique à la tempête, Ouragans, Cyclone (TOC, Cataclysmes naturels)
ou bien FANAF2 qui s’appliquent à la guerre (Grève, mouvement populaire, acte de
terrorisme, piraterie, etc.)

La 3e exclusion c’est les billets de banques, espèces, titres et valeurs. L’exclusion s’explique
par le fait que ces risques sont couverts par des polices spécifiques. On parle de police
valeurs.
Cependant, l’assureur peut les intégrer dans la police multirisque habitation au titre de bien
professionnel selon un pourcentage estimé à 30% de la valeur des biens personnels.

3) Les biens assurés


Dans la garantie incendie, les biens assurés sont divers. Ils peuvent être des biens meubles ou
immeubles. On distingue:

-les immeubles :
Ce sont les constructions c'est-à-dire les bâtiments, les caves, fondations ainsi que les annexes
et dépendances.
L’immeuble s’étend du bâtiment qui est une élévation au dessus du sol y compris les murs de
soutènement (tout ce qui est enfoncé) c'est-à-dire les fondations. C’est ce qui permet d’exclure
les bâtiments en cours de construction ou de destruction.
Par ailleurs, il existe des immeubles par destination qui sont des objets ou des meubles fixés
à l’immeuble et qu’on ne peut retirer sans détruire une partie de l’immeuble lui-même.
Exemple: ventilateur fixé sur le mur
Il faut y ajouter que les aménagements faits par l’assuré à ses frais sont considérés comme
immeubles.
Exemple : la peinture, les moquettes, les papiers peints.

L’assuré doit déclarer les risques en précisant la nature et l’affectation de l’immeuble ainsi
que la composition des matériaux.

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Ex : Immeuble à usage d’habitation ou de bureau ou de commerce.
L’assuré doit également déclarer le statut juridique de l’immeuble.
Ex : l’assuré est propriétaire de l’immeuble ou locataire. Il doit préciser s’il est copropriétaire.
Ainsi, il doit déclarer la partie ou l’appartement privé ainsi que sa quote part dans les parties
communes.
Il y a lieu de préciser l’obligation faite à l’assuré de déclarer les risques voisins, susceptibles
d’être atteints par la communication d’incendie.
Enfin, la déclaration porte sur toutes les circonstances susceptibles de modifier les risques
assurés. Ex : la constitution d’hypothèque

-Les Meubles :
Il s’agit des meubles et objets qui se trouvent dans les locaux assurés. C’est ce qu’on appelle
les meubles meublants et mobiliers personnels.
Par ailleurs, certaines polices prévoient la couverture de meubles appartenant à autrui
moyennant une surprime. L’assuré devient ainsi, le dépositaire de meubles.
Les mobiliers personnels sont assurés jusqu'à concurrence de leur valeur. Il serait indiqué
d’établir une liste avec les prix correspondants. Dans la pratique, les meubles et objets à usage
professionnel se trouvant dans l’habitation sont exclus. Il en est de même des meubles et
objets se trouvant en plein air.
Ex: mobilier de jardin.
La garantie ne s’applique pas en principe aux fonds et valeurs c'est-à-dire: billets de banque,
titres, valeurs mobilières, les objets précieux, les tableaux d’art, statues, les lingots d’or et
d’argent, les effets de commerce, les chèques et cartes de crédit.

4 La valeur des biens assurés


S’agissant de la valeur, on distingue selon qu’il s’agisse d’immeubles ou de meubles. La
valeur sera appelée Valeur assurée ou Capital garanti.
-Les immeubles
Ils sont assurés selon une valeur fixée aux conditions particulières. Les Immeubles sont
assurés en valeur à neuf. Or, cette valeur peut diminuer avec l’âge compte tenu de la
dépréciation ce qui favorise l’application de la règle proportionnelle. Il faut préciser que la
valeur de l’immeuble augmente en fonction de l’âge.
Pour remédier à l’application de cette règle, l’assureur prévoit une clause d’indexation qui
permet de régulariser les capitaux assurés ainsi que la prime d’assurance.
Le contrat peut être également souscrire « Au premier feu » ce qui permet d’indemniser
l’assuré pour le montant total du 1er sinistre.

Le contrat peut prévoir une clause relative à l’assurance en valeur de construction et vétusté
déduite.
Cette souscription du contrat en valeur à neuf requiert 2 conditions :
-l’immeuble ne doit pas être trop vétuste.

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-l’assuré s’engage à reconstruire l’immeuble sur les mêmes lieux et dans un délai de 2 ans à
compter de la date de survenance de l’incendie,

-Les meubles
La valeur des meubles est déterminée suivant la valeur de remplacement. Toutefois, pour les
meubles ménagers, l’assureur prend en considération leur valeur y compris les frais
d’installation.
Concernant les objets précieux, l’assuré doit déclarer leur valeur mais en tout état de cause,
cette valeur ne saurait être inférieure à 30% du capital assuré au titre des meubles
meublants.
La valeur retenue ou qui sert de base aux calculs, c’est la valeur des biens ou matériel
personnel.

5 Les dommages assurés


L’assurance incendie couvre les dommages matériels directs ainsi que les dommages
accessoires.

a) Les dommages normalement couverts


L’assureur couvre les dommages matériels, les dommages causés par les mesures de
sauvetage ainsi que la perte ou la disparition de biens assurés.
- Les dommages matériels directs
Il s’agit des dommages causés aux biens figurant dans le contrat d’assurance c'est-à-dire les
biens et les matériels mobiliers, l’immeuble en tant que tel et les objets de valeur assurés.
Ainsi, la garantie ne s’applique qu’aux biens qui se trouvaient dans le local assuré au moment
de l’incendie.
Exemple : les biens meubles qui se trouvent dans le logement ou l’habitation désigné dans le
contrat ou profession particulière.
Il faut noter cependant que l’assuré peut avoir une résidence secondaire. L’assureur peut
étendre la garantie aux biens mobiliers se trouvant dans ce logement moyennant une surprime.
Il y a lieu de préciser que le dommage causé aux tiers notamment les préjudices corporels sont
exclus de la garantie. On entend par tiers, toutes les personnes sans aucune relation avec
l’assuré y compris les sauveteurs.

-Les mesures de sauvetage


Il s’agit de couvrir les préjudices causés par les mesures de sauvetage. Les préjudices doivent
être des préjudices matériels subis par les voisins ou par le voisinage en général.
EX : Démolition du mur voisin pour accéder dans les locaux. Peu importe que les mesures de
sauvetage soient prises par les tiers ou par l’Etat.
-Perte ou disparition des biens
Il s’agit de la perte des biens ou leur disparition consécutive à l’incendie. Pour que l’assuré
soit indemnisé, il faut que les biens aient été dans l’appartement ou les locaux de l’assuré.

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D’autre part, les biens doivent faire partie du matériel assuré. Enfin, il faudrait qu’il ait perte
ou disparition de la chose.
En d’autres termes, l’assureur doit apporter la preuve que les biens ne sont pas disparu
pendant l’incendie.

b) Les dommages accessoires


-La perte de jouissance
L’incendie peut priver aux locataires ou aux propriétaires des locaux, l’occupation. En effet,
l’appréciation de cette privation de jouissance dépend de la qualité du locataire qui doit quitter
les locaux assurés en vue de se reloger dans d’autres lieux.
Toutefois, en vertu du contrat de bail, il est tenu de régler le montant du loyer des locaux
endommagés par l’incendie.
L’assureur prendra en charge une année de loyer considérée comme les capitaux assurés.
S’agissant de la qualité de propriétaire des locaux assurés, ce dernier ne peut plus tirer profit
des locaux loués. Il ya ainsi une perte de valeur locative annuelle.
Cette garantie peut être étendue aux dommages causés aux biens détruits par le feu et
appartenant aux voisins. Ces derniers agiront en recours contre l’assuré jusqu’à concurrence
de la valeur de ces biens.
-Les pertes indirectes
Il s’agira de couvrir les dépenses engagées à la suite de l’incendie en vue de procéder à des
démarches, à l’envoi de courrier et en vue de limiter l’étendue des dommages. L’assureur
prend en charge les 20% des dépenses effectuées.

En pratique, le règlement de ces pertes s’ajoute à l’indemnité des dommages matériels sans
qu’il ait besoin que l’assuré justifie le préjudice.
Ex : si les dommages matériels s’élèvent à 1 000 000 de francs,
- les pertes indirectes seront égales à: 1 000 000F*20% = 200 000F,
-l’indemnité à: 1 000 000F+200000F= 1200 000f.
-Les honoraires d’expert
C’est la rémunération de l’Homme de l’Art qui est chargé de déterminer les causes présumées
de l’incendie, d’en évaluer le montant des dommages.
En conséquence, l’assureur réglera les honoraires à hauteur de 5% de l’indemnité mais les
pertes indirectes sont exclues du montant.
Ex: si les dommages matériels s’élèvent à 1000 000 de francs,
-l’honoraire de l’expert sera égal à : 1000000F*5%= 50 000F
-Le recours des voisins
Il s’agit de tiers victimes de l’incendie et qui exercent leur droit à indemnité contre l’assuré
responsable. En fait, il ya une action directe contre l’assureur qu’ils peuvent exercer au titre
de la garantie responsabilité civile.

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Chapitre II: Les Garanties Facultatives

1) La Garantie Dégâts Des Eaux


L’assurance Dégâts Des Eaux est partie intégrante de l’assurance multirisque. En effet, il
s’agit de l’assurance du logement or les commodités qu’offre le bien être ne peuvent exclure
l’usage de l’eau.
Par ailleurs, la nature peut déverser la pluie sur les immeubles assurés entrainant ainsi des
inondations ou le débordement de cours d’eau ce qui peut se traduire par des dommages aux
constructions ou bien aux matériels contenus dans les locaux assurés.
Il faut préciser que le terme dégâts des eaux n’est pas extensible aux autres liquides.
Cependant, une inondation peut entrainer l’augmentation du taux d’humidité qui cause des
dommages considérables.
Cette assurance couvre les dommages causés aux meubles, immeubles, marchandises de
l’assuré mais elle s’étend également à la conséquence pécuniaire de la responsabilité du fait
des dommages causés aux voisins.
C’est pourquoi cette assurance doit être contractée par le propriétaire de l’immeuble, le
locataire, l’occupant d’un logement de fonction ou par la copropriété.
L’objet de la garantie réside dans les dommages matériels causés par les fuites d’eaux
accidentelles provenant de conduites non sous terraines ou de tout appareil ménager à effet
d’eau ou à vapeur,

La garantie couvre également les eaux émanant des gouttières et chenaux d’évacuation d’eaux
pluviales, ménagères, ou de vidanges ainsi que les eaux d’infiltration à travers les toitures.
Il ressort de cette définition de l’objet que les canalisations enterrées qui causent des
dommages aux biens sont exclus du champ d’application.
Par ailleurs, la notion d’infiltration s’applique non seulement aux toitures mais également au
balcon loggia (c’est-à-dire que le balcon peut également ne pas saillir hors du bâtiment mais
être un espace ouvert sur l'extérieur à l’étage)
Il faut noter que les infiltrations consécutives à la rupture de conduite, aux débordements du
contenu d’un récipient fixe ou mobile qu’ils soient dus ou non à la maladresse de l’assuré sont
couverts.
Cependant les débordements dus aux événements climatiques tels que les inondations font
l’objet d’exclusion.
Enfin, l’assureur garantit les dommages résultant de la condensation de la buée ou de
l’humidité si elles sont la conséquence de la rupture ou de fuite de canalisations non enterrées.
Une précision relative aux infiltrations à travers la toiture de bâtiment doit être relevée.
L’assureur entend couvrir la pénétration de l’eau à travers des toitures sans qu’il y ait
destruction partielle ou totale.
L’infiltration doit se faire à travers les matériaux composant la toiture elle-même ou par les
interstices entre les matériaux.
La police peut garantir moyennant surprime la recherche des fuites et de la réparation des
appareils.

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-La nature des garanties
L’assurance dégâts des eaux est une assurance de chose. A ce titre, elle couvre :
• Les dommages occasionnés aux bâtiments assurés, aux objets mobiliers et
agencements, et aux travaux d’embellissement exécutés par l’assuré (peinture,
faux plafond, revêtements du sol: carreaux, etc.) : on ne couvre que les
dommages matériels.

• L’assureur couvre la responsabilité que peut encourir l’assuré envers les


voisins et les tiers pour tous les dommages matériels consécutifs à un sinistre
garanti et survenu dans les locaux de l’assuré. Cette garantie est appelée
Recours des tiers et des voisins.

Il faut noter cependant, le locataire est tenu de contracter une telle garantie car
il engage sa responsabilité envers ses colocataires mais également envers les
propriétaires des locaux par rapport à ce dernier. Il est tenu de restituer les
locaux assurés dans le même état.
Il y a lieu de préciser que le propriétaire peut souscrire cette même garantie car
il est tenu de mettre à la disposition des locataires, des locaux conformément
au bien être des individus.

Lorsque l’immeuble est en copropriété, la garantie couvre les dommages subis


par les parties communes, ainsi que les conséquences pécuniaires de la
responsabilité de l’assuré qui a la qualité de propriétaire vis è vis des autres.

Dans le cas c’est le syndic de la copropriété qui souscrit le contrat.


Cette garantie ne couvre pas les parties privatives.

• La perte de loyer: Il s’agit de la perte de la valeur locative consécutive à un


sinistre garanti et qui atteint l’assuré :
-soit en qualité de propriétaire alors il se retrouve dans l’impossibilité de louer
temporairement les locaux assurés,
-soit en tant que locataire, ainsi, il y a la privation de jouissance des locaux
occupés par l’assuré mais également il se voit imputer une responsabilité envers
le propriétaire à double titre le locataire doit toujours le montant des loyers.

Par ailleurs, il doit également le montant des loyers de ces colocataires qui sont
privés des locaux occupés et endommagés par les dégâts des eaux.

Le montant des garanties est fixé dans les conditions particulières mais on
applique une franchise égale à 10% du montant des dommages.

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-Les risques Exclus:
Les conditions générales prévoient que certains risques ne seront pas pris en compte au titre
de la garantie dégâts des eaux. Il en est ainsi, des dommages provoqués par les conduites
enterrées.

Par ailleurs, l’assureur ne couvre pas les entrées d’eau par les conduites de fumée ainsi que les
dommages matérialisés par les tâches d’humidité à travers les murs. Ces désordres relèvent du
domaine de l’assurance construction ou e l’assurance construction ou du domaine de
l’entretien du bâtiment.

Les conditions générales excluent également les débordements d’étendues d’eaux naturelles
ou artificielles ainsi que le refoulement des eaux de source.
Il faut préciser que le dégât des eaux résultant de la condensation des climatiseurs,
réfrigérateurs et chambres froides même avec bac de réservoir de réception sont exclus de la
garantie.

Dans le même sens, les dommages subis par les objets précieux ou de valeur (tableaux de
maitre, les livres rares, les objets précieux ou de collection, billets de banques, valeurs
appartenant ou non à l’assuré ne seront pas pris en charge.

Enfin, les dommages causés aux appareils eux mêmes et les réparations ou bien d’un défaut
d’entretien résultant de l’usure des conduites ou tuyaux sont également exclus du champ
d’application de la garantie.

2 La Garantie Vol
Elle couvre un risque très sensible à la recrudescence de la délinquance. En effet, le monde
moderne a crée de nouveaux risques qui se traduisent par les agressions sur les personnes ou
des dégradations sur les biens immobiliers et mobiliers en vue de déposséder l’individu de son
bien. Il faut noter par ailleurs que cette activité se développe aussi bien dans les grandes villes
qu’en milieu rural.

Il existe dès lors un besoin de couverture contre ces risques d’autant que la police d’assurance
incendie ne prévoit pas sa prise en charge. Il faut préciser également que la garantie vol est
partie intégrante de l’assurance du logement.
En conséquence, peuvent souscrire cette garantie : le propriétaire de l’immeuble ou des
meubles. Cependant, lorsque le propriétaire de l’immeuble loue un appartement meublé, il ne
peut être tenue responsable du vol desdits meubles. C’est plutôt le locataire qui en est
responsable à son égard sauf cas de force majeur.
En assurance, le vol ne se définit pas par rapport à la détention matérielle d’une chose sans
autorisation du propriétaire. Il faut que le vol soit qualifié c'est-à-dire que :

-La chose doit être susceptible d’être volée,


-Elle doit avoir une valeur appréciable en argent,

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-Le bien doit entrer dans le champ contractuel.
Ainsi, on distingue le vol avec effraction ou escalade dans les lieux.

-Le vol avec effraction


L’objet de cette assurance est de couvrir la disparition, la destruction ou détérioration des
biens assurés à la suite d’un vol, tentative de vol commis dans les circonstances ci-après.
-Effraction des locaux assurés: il s’agit de l’effraction qui résulte de toutes dégradations ou
démolitions d’éléments ou instruments ou de clôture servant ou empêchant le passage.
-Escalade ou usage fausses clés.
-Introduction clandestine dans les locaux assurés :il s’agit de toute introduction à l’insu de
l’assuré dans un but illicite.
-Vol ou tentative de vol suivi de meurtre ou tentative de meurtre, de menace ou violence sur
la personne de l’assuré ou un membre de sa famille ou d’un membre de son personnel.
-Vol commis par les domestiques de l’assuré : dans ce cas, seul le mobilier d’habitation est
couvert.
-Détérioration mobilière ou immobilière. La garantie d’applique aux destructions des objets
mobiliers ou immobiliers causés par les voleurs peu importe que ces destructions soient faites
volontairement ou avec malveillance ou avec réunion de voleurs.
En d’autres termes, il s’agit de la destruction des portes ou fenêtres ou bien de moyens de
protection encastrés dans le mur.

Il ya lieu de faire la différence avec les actes de vandalisme. Dans ce cas, les dégradations
mobilières et immobilières à l’intérieur des locaux assurés peuvent être couvertes à
concurrence d’un capital spécial.

-Les exclusions
Sont exclus, Les dommages
- résultant d’incendie ou d’explosion
- ou bien résultant de l’action des eaux causée par les voleurs.
-Le vol commis lors de la survenance d’un incendie,
-le vol commis par les personnes telles que les membres de la famille jusqu’au 4 ème degré
c'est-à-dire les collatéraux (tantes, cousines, cousins, fils, filles, etc.) habitant dans la maison.

La tarification du risque vol tient compte des éléments matériels notamment l’environnement
mais également de la moralité du risque.
Il faut noter que dans l’ensemble des polices vol, l’assureur insère une clause prévoyant la
franchise dont le montant ou le taux prend en considération l’importance des capitaux assurés,
la nature des biens, mode de fermeture et de protection des locaux.

La garantie vol soumet l’assuré à un ensemble d’obligations en cas de vol à savoir :


- déclaration dans les 48heures, dépôt de plainte contre X auprès des autorités judiciaires,

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-dépôt d’un état certifié, sincère et signé par l’assuré mentionnant les biens détruits ou
disparus.
- L’assuré doit faciliter la recherche des biens détruits ou disparus.
-L’assuré doit également faciliter la recherche des auteurs du vol.
Enfin, lorsqu’il s’agit d’objet de valeur, titre, effets de commerce, chèque, l’assuré doit faire
opposition ou protestation auprès de la banque ou institution.
Le risque habitation sera apprécié selon la classification de l’immeuble, sa situation
géographique, la durée de l’inhabitation annuelle et parfois de la moralité de l’assuré.

S’agissant de la classification, on distingue :


-la classe 1 c'est-à-dire les appartements situés dans un immeuble collectif, les maisons
particulières situées à l’intérieur des agglomérations (villes).
- La classe 2 : ce sont les maisons distantes de plus de10 m des maisons et immeubles
régulièrement habités ou des maisons situés hors agglomération ou enfin les maisons situées
dans les quartiers de villégiatures (villages).

S’agissant de l’inhabitation : on entend par inhabitation, l’inoccupation des locaux assurés


renfermant les objets couverts et dans lesquels ne couche pendant la nuit ni l’assuré, ni aucun
membre de sa famille, ni ses domestiques ou serviteurs.
L e contrat prévoit une durée annuelle d’inhabitation en une ou plusieurs périodes consenties
sans surprime.
Certains contrats prévoient entre 30 et 60 jours. Cependant, lorsque les espèces monnayées,
les métaux précieux, les billets de banque, les titres de valeurs sont hors coffre-fort, la clause
ne prévoit que 15 jours.
L’effet de cette clause est de suspendre la garantie tant que les locaux restent inhabités. Le
délai est décompté selon les périodes d’inoccupation dans l’année mais une inoccupation
d’une durée de 3 jours ne sera pas prise en compte.

Ex : Un assuré déclare être présent du 15 janvier au 31 janvier.


Il est absent du 02 Mars au 06Mars, il est en voyage du 01 er juillet au 10 juillet. Le reste de
l’année, il va en weekend. La clause prévoit 45 [Link] le temps d’inoccupation.

Solution :
Du 01 au 14 janvier, il y a 14 jours d’inoccupation,
Du 02 mars au 06 mars, il y a 05 jours d’inoccupation,
Du 01 juillet au 10 juillet, il y a 10 jours d’inoccupation.
Le nombre de jours total d’inoccupation est de: 14+05+10= 29 jours.

Ainsi, la période prévue par le contrat (45 jours), n’est pas atteinte, donc la
garantie n’est pas suspendue ce qui fait que l’assureur prendra en charge s’il avait un vol
pendant cette période.

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Le règlement se fait généralement dans les 30 jours à compter du dépôt du dossier complet.
Ainsi, si l’indemnisation intervient, avant récupération l’assureur réglera le montant des
détériorations subies par le bien ainsi que les frais exposés par l’assuré.
Par contre, les objets récupérés après paiement de l’indemnité l’assuré peut reprendre son bien
en échange du chèque déjà réglé ou bien il fait délaissement de la chose de l’assureur qui
devient propriétaire.
En assurance multirisques habitation, la couverture s’applique sur les biens meubles se
trouvant dans le local à usage d’habitation c'est-à-dire les meubles meublants, effets
personnels, bijoux et autres objets de valeur.
Concernant cette dernière catégorie de biens, l’assuré du fait de leurs caractères sensibles, les
couvrent par articles distincts en appliquant un taux de prime élevé ou bien il limite sa
garantie à concurrence d’un pourcentage du capital assuré des biens personnels. L e taux est
de 30% en général.

3 La Garantie Responsabilité Civile


Il existe plusieurs types d’assurance de responsabilité civile propre aux types ou catégories
d’activité. Il n’en demeure pas moins que l’assureur s’engage à verser une indemnité à la
victime d’un dommage causé soit par une personne dont l’assuré répond.
En conséquence, l’assuré doit causer un dommage susceptible d’engager sa responsabilité
pour que la garantie de l’assureur se déclenche.
En définitive, l’assureur procède à la réparation du préjudice causé. En d’autres termes, la
garantie Responsabilité Civile couvre les conséquences pécuniaires de la responsabilité de
l’assuré. Ceci nous amène à distinguer la responsabilité civile de la responsabilité pénale.
En effet, la sanction de la responsabilité pénale est une peine d’amende ou de privation de
liberté qui frappe uniquement l’assuré du fait de la personnalité des peines. S’agissant de la
responsabilité civile, cela suppose la survenance d’un dommage corporel ou matériel causé à
un tiers. La sanction est la réparation de préjudice.

Dans ce cas, l’assureur verse aux lieux et places de l’assuré les dommages et intérêts,
l’assureur s’engage à travers la police d’assurance. Dés lors, il lui appartient de diriger le
procès civil mais il doit apporter une assistance à l’assuré dans le procès pénal.

Aux termes des conditions générales de responsabilité civile, l’assuré est tenu de ne pas faire
immixtion dans la procédure d’une part, d’autre part, il ne doit pas procéder à aucune
reconnaissance de responsabilité par contre, il doit transmettre la réclamation de la victime
ainsi que toutes les pièces de procédures à savoir assignation, convocation d’audience et
d’autres actes de procédure à défaut, il est frappé de déchéance.

La responsabilité civile se retrouve dans toutes les activités de l’homme et il peut s’agir d’une
responsabilité civile professionnelle, décennale (en matière de construction), la responsabilité
des transporteurs, la responsabilité civile des produits livrés, la responsabilité civile chef de
famille. Notre étude sera orientée sur la responsabilité civile chef de famille.

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La multirisque habitation prévoit la responsabilité civile du propriétaire de l’immeuble à la
suite de dommages matériels causés aux locataires et aux voisins. Il ya lieu de préciser que les
dommages causés à l’assuré aux conjoints, ascendants, descendants ainsi que les proposés ne
seront pas pris en charge.

S’agissant des dommages corporels de ces derniers, l’assur<eur ne garantit que les
conséquences pécuniaires des recours dirigés contre eux par la caisse de sécurité sociale ou
tout organisme de protection sociale obligatoire.
La responsabilité civile du propriétaire est également engagée envers les propriétaires voisins
et tiers lorsque les dommages surviennent dans les locaux d’habitation assurés. Il s’en suit que
les conditions suivantes doivent être remplies.

-L’auteur du dommage doit avoir la qualité d’assuré, c'est-à-dire l’assuré lui-même (chef de
famille, son conjoint, ou toutes personnes vivant habituellement sous le même toit que le
souscripteur. On entend par ce terme, les descendants, c'est-à-dire les personnes qui sont sous
l’autorité parentale notamment les enfants mineurs.
Toutefois, cette définition n’est pas restrictive car en se fondant sur la notion de cohabitation,
cela ne veut pas dire seulement le fait de vivre sous le même toit. Elle s’étend au fait que
l’enfant pour des raisons d’études se retrouve hors du domicile parental. Par ailleurs, on a
admis que l’enfant majeur qui poursuit ses études est considéré comme assuré dans la mesure
où il dépend économiquement de ses parents.
Sont également considérés comme assurés, les préposés c'est-à-dire que ces derniers sont dans
un lien de subordination avec le commandement sur le préposé. C e lien de subordination est
permanent tant que le contrat de travail n’est pas rompu. Ainsi, la responsabilité du
commettant existe même en cas de lien occasionnel.
Enfin, ce lien de parenté n’exclut pas un lien de subordination. La responsabilité du
commettant existe donc dans l’exercice de la fonction.

-La victime doit être un tiers. On entend par tiers, une personne qui n’a aucun lien juridique
c'est-à-dire lien de parenté ou de subordination avec l’assuré. Cette notion de tiers a connu
une évolution du fait de l’introduction de la notion de tiers payant tels que caisse de sécurité
sociale, IPM qui exercent un recours contre l’assureur responsable en remboursement de leurs
débours lorsque les dommages sont considérés comme accidents de travail.

-L’événement dommageable ne doit pas être exclu c'est-à-dire le contrat ne prend pas en
charge les responsabilités occasionnées au cours de la vie professionnelle. Il en est de même
de la responsabilité découlant de la pratique de sport dangereux. La responsabilité doit entrer
dans les dispositions contractuelles, c'est-à-dire la responsabilité du chef de famille du fait des
personnes ou des choses dont il répond.

- Le sinistre doit intervenir pendant la période de garantie c'est-à-dire entre la date des faits et
l’échéance du contrat. Il faut toutefois, faire la différence entre la date de survenance et la date
de réclamation de la victime (assuré).

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Partie II : Les Principes de la Tarification,

Avant de procéder à la tarification du risque, l’assureur met en place une approche


souscriptionnelle permettant une bonne appréciation du risque base d’un calcul correct de la
prime d’assurance
Chapitre I La Visite de Risques

L’assureur a recours à la proposition de risque ou le questionnaire remis par l’assuré pour se


faire une opinion exacte du risque proposé (voir le cours contrat d’assurance)
Cet imprimé mentionne :
- La nature des activités ou l’usage des locaux occupés,il s’agit pour l’assureur d’
identifier le risque
- Les bâtiments et leur conception face à l’incendie ,l’assureur s’intéresse à la qualité du
risque
- Les moyens de prevention et de lutte contre l’incendie et autres aléas tenant au risque
- La répartition des capitaux voire la valeur des objet

La visite de risques découle d’un souci d’appréciation et d’une maitrise technique du risque,
elle ne saurait être interprétée par l’assuré comme une enquête ou une investigation
quelconque.

Les objectifs sont les suivants :


- Connaitre le risque sous l’angle sécuritaire
- Recommander des mesures pour améliorer le risque
- Déterminer le Sinistre Maximum Possible (SMP)
Cette démarche permet d’installer un climat de confiance entre l’assuré et l’assureur et un
moyen de fidélisation de la clientèle, l’assureur établira des comparaisons tirées des
expériences sur le terrain
La visite de risques tant pour les risques industriels ou les risques simples, l’assureur rédige
un rapport adressé à la direction générale.
Le rapport de visite permet une évaluation du risque dont les critères sont la nature ou l’usage
des locaux, l’environnement du risque, le voisinage, la nature des matériaux , le nombre de
pièces ou de niveaux, le plan de masse, la sinistralité.

Chapitre II : Les Principes de la Tarification

La tarification permet de déterminer tous les éléments de nature à dégager le taux de prime ou
une bonne lecture de la prime nette applicable, en assurance multirisques habitation les
éléments suivants sont pris en compte :

- Le nombre de pièces principales : on entend par pièces principales toute pièce a ayant
au moins 9 mètres carrés et au maximum 30 mètres carrés de superficie à l’exclusion
de la cuisine, office antichambre, couloir, cabinet de toilettes, salle de bain, wc.

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- La surface développée de la construction : c’est la mesure des surfaces de plancher de
chaque niveau, elle comprend les étages techniques, les combles, les sous sols
aménageables ou non

- Les matériaux de bâtiment

- Catégorie du bâtiment (plan courant, standing, grand standing)

- La valeur du mobilier et matériel d’habitation (c’est à dire le contenu : meubles


meublant, les objets précieux étant décomptés pour 30 % du mobilier.

- Nature et qualité juridique du souscripteur (propriétaire, locataire,) s’il s’agit du


propriétaire ou locataire, on tient compte du nombre de pièces principales et de la
valeur du contenu par contre s’il s’agit du propriétaire non occupant, le tarif tient
compte de la surface développée et de la catégorie du bâtiment

La tarification est basée sur deux barèmes qui déterminent la Prime Nette en fonction de la
demande du client.
La prime nette ainsi déterminée fait l’objet d’une répartition entre les garanties selon les
pourcentages ci-après :
- soit le vol, avec un pourcentage estimé à 30% de la prime nette
-soit les DDE, estimé à 25% de la prime nette
-soit la RC , estimé à 15% de la prime nette.
-Le pourcentage en INCENDIE est de 30%.

A préciser que des applications permettrons une maitrise des tarifs ci-dessous étudiés

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1 Le Tarif A
Il concerne les locataires, propriétaire occupant, et copropriétaires ocupants Elle garantit
l’incendie, le vol, les dégâts des eaux, et la responsabilité civile familiale mais l’incendie est
la garantie obligatoire.

Piéces 1 2 3 4 5 6 7
Capital
mobilier

1million 34450 41340

2millons 36172 43407 52088

3millons 37980 45578 54691 65630

4millons 47855 57427 70876 88601

5millons 60297 76550 95698 119613 143535

6millons 63320 82674 103344 129181 155018

7millons 66482 89284 141612 139516 167420

8millons 96434 120541 150676 180813

9millons 104143 130184 162734 195813

10millons 112476 140595 175748 210899

11millons 151853 189813 227773

12millons 163995 204 993 245 995

13millons 177112 221 390 265 675

14millons 191285 239 103 286 930

15millions 206587 258 232 309 884

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2-Le Tarif B
Il concerne le propriétaire Non occupant et la prime est calculée en fonction de la catégorie du
bâtiment (assurances des murs exclusivement).
Il comporte y a 3 catégories :

-Catégorie 1 concerne les grands standings,

-catégorie 2B concerne les standings,

-catégorie 2C concerne le plan courant.

Surface développée 2C 2B 1

-Moins de 1.000mcarré 65 F/le m carré 91F 130F

-De 1.001 à 2.500mcarré 52F 78F 117F

-De 2.500f à 4.000mcarré 39F 65F 104F

Plus de 4.000mcarré 33F 39F


65F

Cas D’APPLICATION
Nous allons illustrer la tarification par des cas application
1-Cas : propriétaire occupant, copropriétaire occupants

Exercice1
Mr Ndiaye souscrit une police multirisque habitation pour un logement comprenant 4 pièces
principales. La valeur du mobilier est de 5 000 000 de francs. Calculez la prime.
Solution
Dans ce cas pratique, il y a 4 pièces principales et la valeur mobilière est ici de 5 000 000F.
Ainsi en me référant au tarif, le montant de la prime nette s’élève à FCFA 76550.

*Répartition de la prime nette entre les différentes garanties:


-Incendie: 76550*0.3= 22965

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-dégâts des eaux: 76550*0.25= 19137.5
-vol : 76550*0. 3= 22965
-responsabilité civile: 76550*0.15= 11482.5

*Calcule des primes totales de chaque garantie.


-En Incendie, le montant des coûts de pièces est toujours égal à 10.000F et les taxes s’élèvent
à 20% de la somme prime nette et coût de pièces.
-Le montant des coûts de pièces s’élève à 10 000 FCFA .

Prime totale = Prime nette+ coût de pièces+ taxes


Incendie: = 22965+1000+20%(22965+10000)
22965+10000+659 =39558

Vol : 22965F+10%(22965)
22965+2297 =25262

Dégâts des eaux: =19138F+10%(19138)


19138+1914 =21 052

Responsabilité civile: = 11483+10%(11483)


11483+114 =12631

Prime totale = 39558+25262+21052+126 31 = 98503F

Exercice2
Un locataire occupe un logement comprennent deux chambres, un séjour, une grande cuisine
et une salle à manger. La valeur assurée est de 6 800 000F. On demande de calculer la prime.

Solution
Il ya 4 pièces, mais la cuisine est exclue ainsi la valeur mobilière est égale à 6 800 000
environ 7 000 000 donc le montant de la prime s’élève à 89284.
*Répartition de la prime nette entre les différentes garanties:
-Incendie : 89284*0.3= 26785.2
-Dégâts des Eaux : 89284*0.25= 22321
-vol :89284*0.3=26785.2
-Responsabilité civile : 89284*0.15= 13393
Prime totale= Prime nette+ coût de pièces+ taxes
-Incendie : =26785.2+10000+20% (26785.2+1000)

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26785.2+1000+7357.0 =44142
-Dégâts des Eaux: 22321*10% (26785,2) = 24553
-vol : 26785.2+10%(26785) = 29464
-Responsabilité civile: 13393*10%(13393 = 14732.3

Prime totale = 44142.24 +24553 +29464+14732.3 = 112 891

Exercice 3
Toutefois, si l’assuré estime que la prime est trop élevée. Il ne souhaite pas souscrire la
garantie vol. Est-ce qu’il peut le faire. Calculer la prime.

Solution
L’assuré peut bel et bien exclure la garantie vol car l’incendie est la seule garantie obligatoire.
Toutes les autres peuvent donc être exclues.
Donc dans cette police, nous avons 3 garanties.
Calculons d’abord le pourcentage des garanties restantes.
Le montant de la prime qui s’élève à 89284 a un pourcentage de 100%
Le pourcentage de la garantie vol est de 30%, donc, la garantie restante est de (100%-30%)
70% d’où une prime nette de (89284*70%)= 62499
Répartissons
-Incendie: 62499*(30/70)= 18750
-Dégâts des eaux: 62499*(25/70)=22321
-responsabilité civile: 62499*(15/70)= 13393
La prime totale est de :
-Incendie : 26785.2+10 000+20%(36785) = 44142.24
-Dégâts des Eaux: 22312+10%(22321) = 24553
-Responsabilité civile : 13393+10%(13393) = 14732.3

La prime totale est de : 44142 +24553+14732. = 8342754

Autres modes de calcul : cas du propriétaire Non occupant

1) Un immeuble composé de 3 niveaux a une surface développée de 680 métres carrés,


quel sera le montant de la prime d’assurance?

- Il faut déterminer la catégorie de l’immeuble


Il s’agit d’un STANDING , on applique le tarif 2 B.
- Calculer la prime Nette soit 680 X 91 = 61 880
- Répartir la P N :

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Incendie = 61 880 X 30 % = 18 564
Vol = 61 880 X 30 % = 18 564
DDE = 61 880 X 25 % = 15472
RC = 61 880X 15 % = 9 280

- Calculer la prime totale :


Incendie = 18564 + 10000 +(20% x18564+10000)
Vol = 18564 + (10 %x 18564) =
DDE = 15 472 + (10 % x 15 472) =
RC = 9280 + (10% x 9280) =
P T = 31 420 + 20 420 + 17 019 + 1021= 69 880

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Partie III : La Gestion des Sinistres,

La détermination du montant de l'indemnité due par l'assureur ne peut être réglée sans la
présence d’un expert qui évalue les dommages matériels. C’est une obligation qui incombe à
l’assureur dans la procédure de règlement. Sans l’expertise, il ne peut y avoir indemnisation.

Chapitre I : l’Expertise des Dommages

1- L’expertise (définit par l’article 252 bis du code Cima)

A l'initiative de l'assureur ou de l'assuré, l'expertise a pour objet de déterminer les


circonstances du sinistre, d'évaluer l'étendue et le montant du préjudice, de préconiser les
modalités de remise en état.

Ainsi donc, le sinistre est évalué par un expert spécialisé dans un domaine déterminé.
Le rôle de l’expert est essentiel dans le règlement des sinistres.
L’expert dresse le rapport d’expertise :
• il identifie les biens endommagés ;
• il détermine les circonstances du sinistre ;
• il décrit les dommages, les chiffres, évalue la vétusté des biens ;
• il préconise des mesures conservatoires le cas échéant ;
• il indique les modalités de remise en état (remplacement ou réparation
des biens endommagés) ;
L’expert peut être désigné par :
• L’assureur
Après un sinistre, l’expert recueille, pour le compte de l’assureur (sur la base de la déclaration
et du PV de constat), les éléments d’appréciation technique indispensables à l’évaluation et au
règlement des dommages.
• L’assuré
Il a la possibilité de faire appel à un expert, autre que celui désigné par l’assureur, pour
procéder à une contre-expertise. C’est la possibilité pour
l’assuré de faire appel à un deuxième expert, autre que celui désigné par l’assureur. Il est alors
procédé à une expertise amiable contradictoire avec l’expert de l’assureur. Les frais engagés
peuvent rester à la charge de l’assuré car tous les contrats ne prévoient pas une garantie
honoraire d’expert.
Si l’expert de l’assuré et celui de l’assureur ne parviennent pas à un accord, il peut être fait
appel à un troisième expert pour une tierce expertise. Les honoraires de cet expert et les frais
de sa désignation sont partagés à parts égales entre l’assureur et l’assuré.
• Le juge
Si un désaccord persiste après la tierce expertise, les parties peuvent demander au tribunal
la désignation d’un expert judiciaire. Elle est faite par un juge, le plus souvent à la suite
d’une procédure spéciale, le référé.

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Au moment de son passage, l'assuré doit être en mesure de lui remettre tous les documents qui
lui permettront d'évaluer les dommages le plus précisément possible : factures d'achat, de
réparation, d'entretien, bons de garantie, actes notariés, photos...

La mission de l’expert, étant de déterminer les causes présumées de l’accident, permet


d’établir un lien de causalité entre le dommage et l’accident. Dans ce cadre, l’assureur
réclame un devis qui sera transmis en même temps que la nomination de l’expert. Toutefois,
le devis ne lie pas l’expert dans ses conclusions, c’est une référence.

En effet, l’expert peut effectuer des vérifications de prime sur le marché lorsqu’il s’agit des
pièces de rechange. Par contre, lorsqu’il ya remplacement d’un bien, il se réfère soit aux
fabricants, aux distributeurs pour connaitre la valeur.

Lorsque le bien n’est plus fabriqué, ou n’existe plus sur le marché, l’expert se réfère à un bien
de même nature ayant des performances techniques identiques et pouvant correspondre aux
mêmes degrés de satisfaction des besoins de la victime ou de l’assuré.

En cas de vol, l’expert doit vérifier l’existence de traces d’effraction en se référant d’une part
à la déclaration auprès de l’autorité judiciaire qui délivre un procès verbal de constat et un
certificat de plainte contre X. C e document relate les circonstances et établit la liste des
dommages subis par l’assuré. D’autre part,L’expert se déplace sur les lieux pour faire un
constat. L’assuré dépose toutes les pièces justificatives de l’existence des biens (factures,
photographies, etc.). L’expert va évaluer l’étendue, la gravité des dommages et rend un
rapport d’expertise qui établit l’estimation des dommages subis.

L’évaluation de l'indemnité se fait grâce au rapport d'expertise qui tient compte des
paramètres ci après :

- la vétusté (la durée moyenne de vie de l'objet considéré, les caractéristiques techniques du
bien, la mode et le progrès technique, l'état d'entretien du bien, etc.)

- la franchise (part du sinistre à la charge de l’assuré éventuellement prévues par le contrat).

Il n'existe pas de barème légal, mais certains contrats comportent un barème qui fixe la
vétusté applicable à des biens courants.

L’expertise est d’une importance capitale car sans le rapport de l’expert, l’assureur ne peut en
aucun cas indemniser.

A partir de l’expertise et du contrat l’assureur propose une indemnisation.

Chapitre II Le Règlement des Sinistres

L’indemnisation des sinistres Elle se fait après l’expertise et une fois que le dossier est réglé.
L'assureur et l'assuré sont alors libérés de leurs obligations. L’indemnisation se caractérise par
la remise d’un chèque ou quittance de règlement à l’assuré ou à la victime, on parle de
liquidation de l’indemnité.

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