j
Département de chimie
Licence Sciences de la Matière –Chimie
Option : CHM
PROJET DE FIN D’ETUDE
Etude descriptive de la qualité de l'air : Cas
de la conurbation de Marrakech
Préparé par :
Nom et Prénom du 1er Etudiant (e) : ABOUHANBAL IMANE
Nom et Prénom du 2ème Etudiant (e) : AGSSOU MARIAM
Encadré par : ENNACIRI SIDI ABDEARZAK
Soutenu le :
Devant le jury d’examen
Examinateur 1 :
Examinateur 2 :
Année universitaire : 2021/2022
REMERCIEMENTS
Ce travail est le fruit de la combinaison d’efforts de plusieurs personnes.
Nous remercions tout d’abord notre dieu créateur pour cette faveur qu’Il a bien voulu nous
accorder. Nous lui donne toute la Gloire et toute la Louange.
A nos familles et nos amis qui par leurs prières et leurs encouragements, on a pu surmonter tous
les obstacles.
ENNACIRI ABDEARZAK, notre encadrant de mémoire de fin d’étude, pour ses précieux
conseils et son orientation ficelée tout au long de notre recherche.
Nous tenons à ne remercier toute personne qui a participé de près ou de loin à l’exécution de ce
modeste travail.
Nous tenons à remercier les respectables membres de jury pour bien vouloir nous accorder leur
temps précieux pour juger notre travail.
Sommaire:
Introduction................................................................................................................................................1
CHAPITRE 1 : DEFINITION DE L’ATMOSPHERE ET DE L’AIR......................................................2
1. STRUCTURE DE L’ATMOSPHERE...........................................................................................2
1.1 Définition de l’atmosphère......................................................................................................2
1.2 Structure de l’atmosphère........................................................................................................2
1.3 Etude de l’atmosphère.............................................................................................................3
2. AIR..................................................................................................................................................3
2.1 Définition de l’air.........................................................................................................................3
2.2 Air idéal........................................................................................................................................4
CHAPITRE 2 : POLLUTION ATMOSPHERIQUE ET REACTIONS CHIMIQUES DES
POLLUANTS DANS LA TROPOSPPHERE...........................................................................................5
1. POLLUTION ATMOSPHERIQUE...............................................................................................5
1.1 Définition de la pollution atmosphérique...............................................................................5
1.2 Polluants atmosphériques........................................................................................................5
1.3 Dispersion des polluants atmosphériques................................................................................7
2. REACTIONS CHIMIQUES DES POLLUANTS DANS LA TROPOSPPHERE.........................7
2.1 Formation de l’ozone....................................................................................................................7
2.2 Dioxyde de soufre (SO2)...............................................................................................................8
2.3 Polluants photochimiques.............................................................................................................8
2.4 Oxydes d’azote (NO2)...................................................................................................................8
3. INFLEUNCE DE LA POLLUTION SUR LA SANTE ET L’ECOSYSTEME............................8
3.1 Influence de la pollution sur la santé............................................................................................8
3.2 Influence de la pollution sur l’écosystème...................................................................................9
CHAPITRE 3 : QUALITE DE L’AIR A MARRAKECH......................................................................11
1. Caractéristiques de Marrakech......................................................................................................11
2. Indicateurs de la pollution atmosphériques...................................................................................12
Conclusion...............................................................................................................................................16
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.................................................................................................17
Listes des figures et des tableaux :
Listes des figures :
Figure 1 : Structure de l’atmosphère.....................................................................................................3
Figure 2 : Evolution de la population des six arrondissements de la ville........................................12
Figure 3 : Concentrations journalières moyennes d’O3 par station (µg/m3)...................................13
Figure 4 : Concentrations moyennes d’O3 (µg/m3) sur huit heures dans la station de la Palmeraie.
..................................................................................................................................................................13
Figure 5 : Concentrations journalières moyennes de CO par station (102 mg/m3)..........................14
Figure 6 : Concentrations journalières moyennes de SO2 par station (µg/m3)................................14
Liste des tableaux :
Tableau 1 : Constituants de l’air............................................................................................................4
Tableau 2 : Situation géographique, superficie, population et climat de Marrakech.....................12
Tableau 3 : Résultats des analyses du dioxyde d'azote (NO2) à Marrakech....................................15
Introduction
La qualité de l'air est une préoccupation majeure des décideurs politiques en charge de ce secteur, en
raison de son effet direct sur la santé humaine et l’ensemble de l’écosystème. Dans la ville de
Marrakech, il existe trois stations qui permettent le suivi et la mesure des principales substances
rejetées dans l’atmosphère, qui sont responsables de la pollution de fond à laquelle la population est
exposée en permanence. Ces polluants sont principalement les particules fines (PM10), les gaz ; oxydes
d’azotes (NOx), dioxyde de soufre (SO2), oxyde de carbone (CO) et ozone (O3). Sur la base de cette
surveillance et des données obtenues, une politique de préservation de la qualité de l’air pourrait être
établie en vue d’assainir l’air respiré par les citoyens.
Pour développer notre sujet on va présenter trois chapitre ; le premier sera consacré à définir l’air et
l’atmosphère, le deuxième traite la pollution atmosphérique et le dernier porte sur la qualité de l’air à
Marrakech.
1
1. DEFINITION DE L’ATMOSPHERE ET DE L’AIR
2. STRECTURE DE L’ATMOSPHERE
3. Définition de l’atmosphère
L’atmosphère est l’enveloppe gazeuse qui entoure une planète. Elle est maintenue autour de cette
planète par la force gravitationnelle qui la retient et l’empêche de s’échapper vers l’espace
interplanétaire. [1]
L’atmosphère terrestre est une machine complexe, un fluide en perpétuel mouvement, composé de
différents gaz, de poussières et de liquides en suspension. [1]
[Link] de l’atmosphère
L’atmosphère est constituée de 5 couches (figure 1) :
La troposphère (du sol jusqu’à 15 km d’altitude en moyenne [2]
Elle contient 75% de la masse de l’atmosphère. La température y varie de 13°C à -80°C avec un
gradient quasi-constant moyen de -6°C. La troposphère est le siège des phénomènes climatiques que
nous connaissons et de l’effet de serre. [2]
La stratosphère (de 15 à 50 km)
La stratosphère est la deuxième couche de notre atmosphère. Elle s’étend jusqu’à 50 km et est
caractérisée par l’augmentation de la température de -80°C à +20°C au maximum. La stratosphère est
le siège de la production et de la destruction de la couche d’ozone (O3). [2]
La mésosphère (de 50 à 85 km)
La mésosphère est la troisième couche de l’atmosphère et la température y descend rapidement. Elle
atteint -140°C vers 80 km. On peut y observer la présence de noctiluques. Les noctiluques sont des
nuages formés par des débris météoritique et des cendres volcaniques et ne sont visibles que la nuit [2]
La thermosphère (de 85 à 500 km)
Zone de l'atmosphère située au-dessus de la mésosphère et caractérisée par une forte croissance de la
température avec l'altitude. La densité de matière dans cette zone est extrêmement faible. [2]
L’exosphère (A partir de 500 km)
L'exosphère est la couche la plus externe de l'atmosphère. Cette couche s'étend théoriquement à l'infini.
Il suffit donc de définir l'altitude à partir de laquelle elle commence. [2]
2
Figure 1:Structure de l’atmosphère
5. Etude de l’atmosphère
La troposphère est la couche la plus importante de l’atmosphère car elle contient l'air que nous
respirons. Elle contient environ 85% de la masse totale de l'atmosphère.
En l’absence de l’atmosphère les températures seraient extrêmes : une centaine de degrés Celsius au-
dessus de zéro le jour et une centaine de degrés Celsius au-dessous de zéro la nuit. L’atmosphère nous
permet également de bénéficier de températures plus élevées grâce à l’effet de serre. Sans cet effet, les
températures sur Terre seraient trop basses. Il permet de piéger une partie de la chaleur reçue sous
forme de rayonnements provenant du Soleil. Au lieu d’être renvoyée et perdue dans l’espace, cette
chaleur est maintenue dans l’atmosphère. [3]
3
6. AIR
2.1 Définition de l’air et ses constituants
L’air est définit comme étant un mélange de gaz invisibles et sans odeurs, formé de multiples
constituants dont les concentrations ont changé au cours de l’évolution de la planète. Il est actuellement
composé principalement d’environ 78 % d’azote, 21 % d’oxygène, et de nombreux autres composés à
l’état de trace. Ces derniers, sont présents en si petites quantités que l’on exprime leurs concentrations
en ppm (parties par million). L’air contient également de l’eau sous forme de vapeur dont la
quantité varie entre 1 et 4 % du volume de l’air. Dans le tableau 1 on donne les principaux composants
de l’air.
Azote N2 78,084 %
Oxygène O2 20,940 %
Argon Ar 0,035 %
Dioxyde de carbone CO2 0,035 %
Tableau 1:Constituants de l’air
2.2 Air idéal
L’air n’est jamais à 100 % pur. Il est dégradé par des éléments dits « polluants » émis:
Principalement par l’homme : activités domestiques, industrielles, agricoles, transport des
personnes et de marchandises…
Par la nature comme la météo ; pluie, vent, soleil…. [4]
4
7. POLLUTION ATMOSPHERIQUE ET REACTIONS
CHIMIQUES DES POLLUANTS DANS LA TROPOSPPHERE
1. POLLUTION ATMOSPHERIQUE
1.1 Définition de la pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique est définie comme étant l'ensemble des substances de natures diverses
(chimique et biologique) et d'origines diverses (naturelle ou liée aux activités humaines), qui sont
véhiculées par l'air extérieur et qui sont susceptibles d'avoir des effets néfastes sur la santé humaine et
les écosystèmes. [5]
2. Polluants atmosphériques
Les sources de pollution de l’air extérieur sont diverses. Elles se distinguent en deux grands types: les
polluants primaires et les polluants secondaires.
Polluants primaires
Ce sont des polluants directement rejetés dans l’air par une source identifiée, la plupart du temps liée
aux activités humaines (trafic routier, industrie, chauffage, agriculture, …). On retrouve, dans les
polluants primaires, le monoxyde et le dioxyde d’azote (NO + NO 2), le dioxyde de soufre (SO 2), le
monoxyde de carbone (CO), les métaux lourds (plomb, cadmium et nickel) et les composés organiques
volatils (COV). [6]
Polluants secondaires
Ces polluants ne sont pas directement rejetés dans l’air. Ils se forment à partir des réactions chimiques
entre différents polluants primaires, déjà présents dans l’air.
1.1.1 Polluants primaires
Oxydes d'azote (NOx):
Il s'agit du monoxyde d'azote (NO) mais surtout du dioxyde d'azote (NO 2), principalement formés lors
des processus de combustion, notamment dans les moteurs de voiture ou dans les centrales électriques.
Le dioxyde d’azote NO2 est le plus nocif, des deux oxydes, pour la santé humaine, il augmente la
fréquence et l'intensité des crises d'asthme et peut favoriser certaines affections pulmonaires chez
l'enfant. [7]
5
Dioxyde de soufre (SO2)
Le dioxyde de soufre (SO 2) est produit à partir de la combustion des énergies fossiles (fioul, charbon,
etc...). Quelques procédés industriels émettent également des oxydes de soufre (production d’acide
sulfurique, production de pâte à papier, raffinage du pétrole, etc.). Ils peuvent également être émis par
la nature (volcans). Le dioxyde de soufre est à l'origine de nombreuses pathologies respiratoires. Il
concourt également aux pluies acides. [7]
Monoxyde de carbone (CO)
Le monoxyde de carbone provient principalement de combustions incomplètes (gaz, charbon, fioul ou
bois). Le CO est aussi un gaz précurseur de l’ozone et du dioxyde de carbone (CO 2) ; gaz à effet de
serre. [7]
Composés organiques volatils (COV)
Les composés organiques volatils sont libérés lors de l’évaporation des carburants (remplissage des
réservoirs), ou par les pots d’échappement. [7]
Métaux lourds
Les métaux lourds regroupent une famille de composés assez vaste (plomb, mercure, arsenic, nickel,
cadmium, zinc, chrome…), la plupart se trouvant à l’état particulaire, à l’exception du mercure (état
gazeux). Ils proviennent de la combustion des charbons, du pétrole, des ordures ménagères et de
certains procédés industriels (métallurgie des métaux non ferreux notamment). Certains métaux tels
que le cadmium, le mercure, le plomb ou encore le chrome sont retrouvés dans la fumée de tabac.
Parmi cette famille de polluants, quatre sont concernés par la réglementation dans l’air ambiant en
raison de leur toxicité : le plomb (Pb), l’arsenic (As), le cadmium (Cd) et le nickel (Ni). [7]
Particules fines (PM)
Les particules fines, également appelées PM sont des matières microscopiques en suspension dans
l'air. On distingue les PM10 (diamètre inférieur à 10 microns ; 6 à 8 fois plus petit que l'épaisseur d'un
cheveu) qui proviennent surtout des processus mécaniques comme les activités de construction, et les
PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 microns), issues de la combustion du bois ou des carburants
(essentiellement le diesel) ainsi que des vapeurs industrielles. [8]
1.1.2 Polluants secondaires
Ozone (O3)
L’ozone (O3) est un gaz indispensable à la vie terrestre. Naturellement présent dans l’atmosphère, il
forme une couche dans la stratosphère (de 12 à 50 km au-dessus du sol), qui protège des rayons
ultraviolets (plus de 97 % des rayons ultraviolets sont interceptés par cette couche). Dans les basses
6
couches de l’atmosphère (troposphère, de 0 à 12 km au-dessus du sol), l’ozone est en revanche un
polluant atmosphérique nocif pour la santé humaine, les animaux et les végétaux, à cause de son
caractère oxydant. [7]
3. Dispersion des polluants atmosphériques
La dispersion atmosphérique des polluants dépend de différents paramètres (vent, ensoleillement,
topologie locale, température, pluie, temps de résidence des polluants…). [9]
Vent
C’est l'un des paramètres météorologiques les plus importants pour le transport et la dispersion des
polluants. Il intervient à toutes les échelles tant par sa direction que par sa vitesse. L'influence du vent
sur la pollution atmosphérique est très variable selon la position de la source. Généralement la vitesse
du vent augmente avec l'altitude. Au fur et à mesure que les polluants s'élèvent, la dispersion est
facilitée par le vent. Plus le vent est fort, plus les niveaux de pollution seront bas. En revanche, un vent
de faible vitesse favorise l'accumulation locale des polluants. [9]
Soleil
C’est un paramètre très important car ses rayons UV interviennent dans la formation de polluants
photochimiques tels que l’ozone. Donc, plus il y a du soleil, plus la production d’ozone sera importante
s’il y a dans l’atmosphère les précurseurs nécessaires à ses réactions chimiques (c’est-à-dire les oxydes
d’azote et les Composés Organiques Volatils). [10]
4. REACTIONS CHIMIQUES DES POLLUANTS DANS LA
TROPOSPPHERE
2.1Formation de l’ozone
Le mécanisme de formation de l’ozone dans la troposphère se fait selon les étapes suivantes :
Le dioxyde d'azote est transformé en monoxyde d'azote et en oxygène sous l'action du rayonnement
ultraviolet (très énergétique). [11]
Dioxyde d'azote (énergie) → monoxyde d'azote + oxygène [11]
NO2 (énergie) → NO + O
Synthèse de l'ozone
L'oxygène ainsi formé réagit avec le dioxygène de l'air pour former de l'ozone. [11]
Oxygène + dioxygène →ozone
O + O2→O3
7
2.2 Dioxyde de soufre (SO2)
Le dioxyde de soufre est un gaz incolore, d’odeur piquante très irritante, et plus dense que l’air. Il est
hydrosoluble et donne, par réaction avec la vapeur d’eau, l’acide sulfurique : [12]
SO2 + H2O → H2SO3 + 75 kJ H2SO3 + NO2 → H2SO4 + NO
SO2 + 1/2 O2 → SO3 + 92 kJ SO3 + H2O → H2SO4
2.3 Polluants photochimiques
La pollution photochimique désigne un mélange complexe de polluants formés chimiquement dans
l’air, sous l’effet du rayonnement solaire, à partir de composés précurseurs émis par des sources
naturelles et par des activités humaines (oxydes d’azote (NOx), composés organiques volatils (COV),
monoxyde de carbone (CO)). Le principal polluant photochimique est l’ozone (O3). [13]
2.4 Oxydes d’azote (NO2)
Le monoxyde d’azote NO se forme par combinaison du diazote N 2 avec le dioxygène O2
atmosphérique, lors des combustions à haute température. Ce polluant est donc émis par les
installations de chauffage des locaux, les centrales thermiques de production électrique, les usines
d’incinération et les automobiles. Il est rapidement oxydé en dioxyde d’azote NO 2 par réaction avec
différents oxydants de l’air : dioxygène O2, ozone O3… [12]
NO + O2→ NO2
NO + O3→NO2 + O2
5. INFLEUNCE DE LA POLLUTION SUR LA SANTE ET L’ECOSYSTEME
3.1Influence de la pollution sur la santé
Chacun d’entre nous respire en moyenne 15 000 litres d’air par jour. L’air que nous respirons en
extérieur et en intérieur (bâtiment, voiture…) contient différents polluants qui peuvent être nocifs pour
notre santé. Ces effets peuvent être immédiats ou à long terme. Les effets dépendent de différents
facteurs : nature du polluant, taille des particules, durée d’exposition et quantité de polluant. [14]
Particules fines (PM)
Les particules fines touchent principalement les voies respiratoires. Selon leur taille (granulométrie
médian inférieur à 10 µm (PM10) et à 2,5 µm (PM2.5)), les particules peuvent pénétrer plus
profondément dans le système pulmonaire. [14]
8
Ozone (O3)
L'ozone peut avoir différents effets selon les individus. Le système pulmonaire est le premier touché.
Ce gaz pouvant y pénétrer profondément. Les muqueuses, principalement oculaires, peuvent également
être irritées. [14]
Oxydes d'azote (NOx)
Les oxydes d'azote irritent surtout irriter les bronches. Ces gaz peuvent développer des infections
pulmonaires chez certaines personnes sensibles (enfants) et entrainer une augmentation des crises chez
les personnes asthmatiques. [14]
Dioxyde de soufre (SO2)
Les muqueuses, la peau, et les voies respiratoires sont principalement touchées par le dioxyde de
soufre, qui peut déclencher la toux et une gêne respiratoire. [14]
Monoxyde de carbone (CO)
Ce gaz inodore se fixe sur l'hémoglobine, et prive l'organisme d'oxygène, ce qui entraine des vertiges et
des maux de tête. Plus la concentration en CO est importante, plus les effets seront forts, avec nausées
et vomissements. Une exposition prolongée au monoxyde de carbone peut même aller jusqu'au coma
et à la mort. [14]
Composés organiques volatils (COV)
Les composés organiques volatils ont des effets respiratoires et irritants (yeux, nez, gorge). [14]
3.2Influence de la pollution sur l’écosystème
Les êtres humains ne sont pas les seuls à être touchés par la pollution de l’air. Les plantes, les animaux
et les bâtiments peuvent également subir les répercussions de la pollution atmosphérique. Les effets de
la pollution atmosphérique sur l'environnement peuvent se ressentir à différentes échelles. [15]
Phénomène des pluies acides
Les pluies acides sont des précipitations qui présentent une acidité particulièrement élevée (un pH
inférieur à 5,65). Les pluies acides proviennent principalement de la pollution de l’air causée par les
activités humaines. Par exemple, le dioxyde de soufre ainsi que le dioxyde d’azote produit par la
9
combustion de composés fossiles en présence de la vapeur d’eau donnent l’acide sulfurique et l’acide
nitrique. [16]
Les conséquences des pluies acides sont visibles dans de nombreux écosystèmes. Elles sont
responsables de l’acidification des lacs. Ce phénomène participe également au dépérissement des forêts
notamment par la dégradation de la chlorophylle, visible par le jaunissement des feuilles. [16]
10
6. QUALITE DE L’AIR A MARRAKECH
La qualité de l’air est essentielle au développement de la vie sur la terre ; et pour cette raison au
Maroc plusieurs scientifiques et chercheurs se sont intéressés pour étudier ce sujet. Pour cela, des
stations ont été mises en place à travers le royaume (environ 29 stations dans différentes villes) [18]
pour mesurer le degré de pollution et aussi pour nous donner des informations et statistiques sur la
qualité de l’air dans chaque ville au Maroc. Parmi ces villes, on retrouve Marrakech qui est considérée
comme l'une des villes les plus polluées du pays.
1. Caractéristiques de Marrakech
Géographie
Marrakech est situé à une latitude de 31° 37′ Nord et une longitude de 8°02’ Ouest. Elle se trouve au
pied des montagnes de l'Atlas, plutôt au centre du pays. Sa position fait de Marrakech un carrefour
entre le Sud et le Nord du Maroc. [19]
Climatique
Le climat de Marrakech est méditerranéen, avec des précipitations faibles (241 mm par an), qui
tombent entre octobre et avril, et des températures qui oscillent entre 29 °C en juillet et août (38 °C
maximum et 19 °C minimum) et 10 °C en janvier (18 °C maximum et 4 °C minimum), pour une
moyenne annuelle de 20 °C. [20]
Population
Selon les résultats cartographiques de 2013, la population totale de la ville de Marrakech est évaluée à
233448 ménages contre 169364 en 2004. Dans son ensemble, cette population a progressé de 37,8%.
Parmi les six arrondissements constituant la ville de Marrakech, il y a Marrakech Médina et Mechouar
Kasba qui ont été affectés par une régression ; leur population respective a baissé d’environ 20,9% et
6,3%. Par contre les arrondissements de Ménara, Guéliz, Annakhil, SYBA ont vu leur population
augmenter respectivement de 74,3%, 62,4%, 29,8% et 12,3%. [21](Figure2)
11
Figure 2:Evolution de la population des six arrondissements de la ville
Syba :
Le tableau ci-dessous (tableau 2) résume les caractéristiques de Marrakech.
Latitude Longitude Hauteur Superficie Population Climat
(2004-2013)
31° 37’ 8°02’ 463,53 m 230 000 km2 233448 Semi-aride
Tableau 2:Situation géographique, superficie, population et climat de Marrakech
La ville de Marrakech est considérée comme l'une des principales villes du Maroc. Elle contient un
nombre important d'habitants et d'usines. Ceci influence négativement la qualité de l’air, à cause de
l’émission de plusieurs gaz nocifs.
2. Indicateurs de la pollution atmosphériques
Dans Novembre 2000. Plusieurs professeurs d’université ont mesuré les polluants gazeux (SO 2, NOx,
CO et O3) à Marrakech dans un groupe des stations Palmeraies et Bab Ghmat, Jamaa El Fna, Azli) par
un laboratoire mobile du ministère de l’environnement marocain. Les résultants sont les suivants : [22]
Ozone (O3)
La figure 2 présente les moyennes journalières d’O3 sur toute la période de mesures dans chacune des
stations. On remarque des concentrations d’ozone plus élevées dans les deux stations Palmeraies (S3)
et Bab Ghmat (S4) que sur la place Jamaa El Fna (S2) et à Azli (S1). [22]
12
Figure 3:Concentrations journalières moyennes d’O3 par station (µg/m3).
La figure 3 montre que les moyennes des concentrations d'ozone au niveau de la station Palmeraie (S3)
sur huit heures (de 10 h 30 à 18 h 30), durée de présence importante d'ozone dans l'atmosphère, sont
toutes situées en deçà des normes de l'OMS (l’Organisation mondiale de la santé) de l'année 2000. [22]
Figure 4:Concentrations moyennes d’O3 (µg/m3) sur huit heures dans la station de la Palmeraie.
Monoxyde de carbone CO
Le monoxyde de carbone (CO) provient de la combustion incomplète des combustibles et carburants.
La figure 4 montre, en effet, que c'est au niveau de la station de mesure jamaa lfna (S2) que la
concentration de CO est la plus élevée. [22]
13
Figure 5:Concentrations journalières moyennes de CO par station (102 mg/m3).
Dioxyde de soufre SO2
La figure 5 montre que la concentration journalière moyenne de SO 2. La plus importante est enregistrée
au niveau de la place Jamaa El Fna (S2). Elle est quasiment nulle sur la station de palmeraie (S3) et
faible à Bab Ghmat (S4) et à Azli (S1). Ceci s'explique par le faible trafic automobile à proximité des
deux stations (S1) et (S4) et par la faible vitesse du vent (1,7 m/s) dans le cas de la station (S2).
Figure 6:Concentrations journalières moyennes de SO2 par station (µg/m3)
Oxydes d'azote (NO, NO2)
Les oxydes d'azote (NO ; NO2) sont produits par les processus de combustion. Ils sont émis
principalement par les véhicules et les installations de combustion. [23]
14
Les statistiques des valeurs moyennes semi-horaires de NO 2 en 2000 mesurées sont données dans le
tableau sous dessous (tableau 3).
Stations Norme 1 Norme 2 Norme 3
100 µg/m3 200 µg/m3 300 µg/m3
Azli 26 81 102.5
Jamaa el fna 69 149.7 213.2
Bab doukala 84.6 136.7 172.2
Marchiche 31.8 86.5 102.5
Palmerie 7.1 33.5 55.4
Tableau 3:Résultats des analyses du dioxyde d'azote (NO2) à Marrakech
15
Conclusion
On peut conclure que l’air à Marrakech est très pollué à cause d’existence de plusieurs polluants :
(polluants primaires et polluants secondaires). Pour résoudre ce problème le Maroc n’a pas cessé de
déployer ses efforts. Il a organisé à Marrakech en 2016 une conférence sur les changements
climatiques (COP22). Cette conférence avait pour objectifs. [24]
Limiter l’émission de gaz à effet de serre.
Eviter l’utilisation des sacs en plastiques.
Diminuer la quantité des ordures en s’appuyant sur le processus de recyclage.
Utiliser des moyennes de transports moins nocifs ; exemple (bus électriques……etc.)
Malgré tout ça le problème n’a pas changé. Mais grâce à COVID19, la qualité de l’air s’est
significativement améliorée dans la periode de confinement. Les résultats de cette évaluation, ont
montrés des taux de réduction importants des polluants atmosphériques, notamment une diminution de
55% pour le dioxyde d’azote (NO2), de 70 % pour le monoxyde de carbone (CO) et de 67 % pour les
particules en suspension. [25]
16
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] [Link]
[2] [Link]
[3] [Link]
terrestre/
[4] [Link]
[5] [Link]
[Link]
[6] [Link]
que-la-pollution-de-l-air
[7] [Link]
[8] [Link]
[Link]
[9] [Link]
[10] [Link]
[11]
[Link]
e%20troposph%C3%A9rique%20se%20cantonne,principalement%20le%20dioxyde%20d'azote..
[12] [Link]
%20poumons/2-pollution%20atmosp.%20et%20polluan/DOSS%[Link]
[13] [Link]
[14] [Link]
[15] [Link]
lenvironnement
17
[16] [Link]
[17] [Link]
[18] [Link]
theme/air
[19] [Link]
[20] [Link]
[21] [Link]
[22] Jamal Ouarzazi, Mustapha Terhzaz, Abdelkhalek Abdellaoui, Adelmounaim Bouhafid, Valérie
Nollet et Jean-Claude Dechaux. pollution-atmospherique. Etude descriptive de la mesure de polluants
atmosphériques dans l’agglomération de Marrakech. [En ligne] 2003. [Citation : 07 05 2021.]
[Link]
[23] service de l’air et laboratoire de l'environnement<< la pollution atmosphériques au Maroc
SITUATION 2002>>P14
[24] [Link]
[25] [Link]
18