Urgences Chirurgicales: RABAT 2020
Urgences Chirurgicales: RABAT 2020
CHIRURGICALES
RABAT 2020
Dr HAMZA EL OUAGARI
URGENCES
CHIRURGICALES
1. Traumatisme crânien : Dg + CAT
NEURO 2. Hématome extra dural : Dg + CAT
CHIRURGIE 3. Syndrome d’hypertension intra crânienne : Dg + CAT
4. Abcès encéphalique : Dg + CAT
5. Traumatismes fermés du thorax : Physiopathologie + Dg + CAT
CHIRURGIE
6. Traumatismes ouverts du thorax : Physiopathologie + Dg + CAT
THORACIQUE
7. Plaies du cœur : Dg + CAT
8. Brûlures caustiques œsogastroduodénales : Physiopathologie + évaluation de la gravité +
indications de la chirurgie en urgence
9. Hémorragie digestive haute : Dg + CAT
10. Hémorragie digestive basse : Dg + CAT
11. Abdomen aigu non traumatique en dehors de la période post opératoire : Dg + CAT
12. Ulcère duodénal perforé : Dg + CAT
13. Angiocholites aiguës : Dg + CAT
14. Appendicites aiguës et leurs complications : Dg + CAT
CHIRURGIE 15. Pancréatite aiguë : Dg + évaluation de la gravité + PEC
DIGESTIVE 16. Occlusion du grêle : Physiopathologie + Dg + TTT
17. Occlusion du côlon : Physiopathologie + Dg + TTT
18. Invagination intestinale aiguë : Dg + CAT
19. Volvulus du sigmoïde : Dg + CAT
20. Hernies étranglées : Dg + CAT
21. Contusion de l’abdomen : Dg + CAT
22. Plaie pénétrante de l’abdomen : CAT
23. Hémopéritoine post traumatique : Dg + TTT
24. Hématome rétro péritonéal post traumatique : Dg + CAT
25. Grosse bourse aiguë : Dg + CAT
26. Rétention aiguë d’urine : Dg + CAT
UROLOGIE 27. Anuries mécaniques : Dg + CAT
28. Cellulite périnéo---scrotale : Dg + CAT
29. Traumatisme de l’urètre : Dg + CAT
30. Fracture de la rotule : Dg + CAT
31. Fractures ouvertes de jambe : Dg + CAT
32. Luxation du coude : Dg + CAT
33. Fracture de l’extrémité inférieure du radius : Dg + CAT
TRAUMATOLOGIE 34. Fracture de l’extrémité inférieure de l’humérus : Dg + CAT
35. Entorses graves de la cheville : Dg + CAT
36. Entorses du genou : Dg + CAT
37. Ruptures du tendon d’Achille : Dg + CAT
38. Ecrasements des membres : Dg + CAT
CHIRURGIE 39. Ischémie aiguë des membres inférieurs : Dg + CAT
VASCULAIRE 40. Traumatismes vasculaires des membres : Dg + CAT
41. Grossesse extra utérine : Dg + CAT
42. Hémorragie de la délivrance : Dg + CAT
CHIRURGIE
43. Placenta praevia : Dg + CAT
GYNECOLOGIQUE
44. Hématome rétro placentaire : Dg + CAT
45. Rupture utérine : Dg + CAT
AUTRES 46. Brûlures : Physiopathologie + Bilan initial + PEC thérapeutique dans les premières 48H
NEUROCHIRURGIE La + Fq des affections du SN
Cours 1 : Traumatisme crânien :
Dg + CAT :
Toute agression mécanique directe ou indirecte du système crânio encéphalique
Cause majeure de décès et d’invalidité chez l’adulte jeune = 68% de décès.
Causes principales : AVP (50-60%), chutes (20-30%)...
I- Dg :
CLINIQUE PARACLINIQUE
A- Interrogatoire (du patient s’il est 3- Examen neurologique : PRECIS + Répété. 1-Radiographies du crâne F et P :
conscient ou de son entourage) recherche fracture de la voûte et
Etat de conscience : Score de Glasgow.
Traumatisme : circonstances et de la base du crâne.
Ouverture Réponse verbale Réponse
mécanisme exact (choc direct, des yeux motrice 2-Radiographies du rachis cervical
décélération, éjection…), tempsécoulé... 4. Spontanée 5. Orientée 6. Sur ordre F et P avec cliché bouche ouverte
Traumatisé : ATCD, notion de perte 3. Au bruit 4. Confuse 5. Orientée (prenant C7).
de connaissance initiale +++, intervalle 2. A la douleur 3. Incohérente 4. Évitement
3-Radiographie du thorax F et P :
libre, plaintes fonctionnelles... 1. Absence 2. Incompréhensible 3. Décortication
1. Absence 2. Décérébration
recherche des lésions thoraco-
B-Examen clinique : COMPLET surtout s’il 1. Absence pulmonaires associées.
s’agit d’un polytraumatisé 4-TDM crânio-cérébrale sans
Traumatisme crânien grave si GCS < 8, après injection +++ : lésions osseuses –
Tout comateux est un traumatisé du correction des fonctions vitales. lésions parenchymateuses –
rachis jusqu’à preuve du contraire. Recherche de signes de focalisation. hématomes
Recherche de troubles neurovégétatifs. SYSTEMATIQUE : PCI, Tr de
1- Evaluation des fonctions vitales +++ : Signes d’engagement. vigilance et confusion mentale,
FC, TA, ventilation Crises convulsives Déficit neuro focalisé.
Réactivité pupillaire : mydriase + déficit Prendre une décision
2- Examen local (crânio-facial) :
moteur controlatéral lésion compressive du chirurgicale urgente (HED, HSD aigu
- Ecchymose orbitaire, important…).
côté de la mydriase (HED, HSD aigue...)
- Otorrhée, Otorragie, Rhinorrhée. 5- Le reste du bilan radiologique
- Enfoncement frontal, Plaie du scalp, 4- Examen général : lésions associées est demandé en fonction de
Embarrure (polytraumatisme) et surtout la recherche l’examen clinique.
- Plaies crânio-cérébrales. systématique d’une lésion du rachis cervical.
II- CAT :
Traumatisme crânien
sans gravité : Sujet Traumatisme crânien grave :
conscient avec Tb de conscience, signe de localisation, embarrure, plaie crânio cérébrale, signe d’HTIC
examen neuro normal.
1- Si Ø de PCI Ø A- Mesures de réanimation initiales (à commencer en pré- B- Bilan radiologique : Scanner cérébral sans injection ++
d’hospitalisation, mais hospitalier) : C- Indications d’intervention neurochirurgicale:
retour aux urgences à la + PEC respiratoire SaO2>95% - Normocapnie 1. Hématome intracrânien aigue (extra ou sous
− Assurer la liberté des VAS dural) avec : détérioration neuro, déviation
moindre anomalie
− Intubation et Ventilation (GCS < 8 ; DR associée). ligne médiane > 3mm.
(céphalées,
+ PEC cardio-circulatoire PAM > 90mmHg 2. Hématome intracérébral volumineux
vomissements…) 3. Hydrocéphalie aigue
− Remplissage par SS 0,9% ou colloïde. Solutés
2- Si PCI 4. Plaie crânio-cérébrale
hypotoniques sont contre-indiqués (ex : SG).
hospitalisation de − ± Drogues cardio-vaso-actives (noradrénaline, 5. Embarrure très déplacée.
48h : dopamine) D- Mesures générales :
- Amélioration + Autres mesures : 1. Monitorage + Sédation + Maintien de la tête
clinique sortie. − Immobilisation du rachis cervical - Éviter les frissons surélevée de 20 à 30°.
- Aggravation 2. Correction des troubles métaboliques et de
− En présence de signes d’engagement (mydriase):
l’hémostase – Lutte contre l’hyperthermie et les
secondaire TDM Mannitol 20% ou SSH 7,5 %
frissons
en urgence. + Surveillance :
3. Prévention de crises convulsives – Drainage
− Monitorage : FC, PA, scope, SaO2, T°.
externe si hydrocéphalie aigue –Nutrition par
− Sédation optimale pour éviter l’HTIC (± curares) voie entérale.
− Position de la tête (20-30°/plan du lit) 4. Prévention des complications de décubitus
+ Orientation vers une structure adéquate : (escarres ; thrombo-embolies) : matelas,
disposant d’un service de réa, scanner, d’un avis position…..
neurochir et d’un labo. 5. Prévention d’ulcère de stress (Sucrafalate) –
Objectif principal = Prévention des ACSOS (agressions Prévention des infections nosocomiales.
cérébrales II d’origine systémique)
NEUROCHIRURGIE URGENCE NEUROCHIR
Cours 2 : Hématome extra dural: EXTRÊME
PC VITAL IMMEDIAT ++
Dg + CAT :
Collection sanguine entre la dure mère et la table interne des os du crâne.
Hémorragie d’origine artérielle le plus souvent (déchirure de l’artère méningée moyenne)
Etiologie : post-traumatique+++, post-opératoire, spontané.
II- CAT :
Mesures générales TTT médical TTT étiologique (souvent chir)
1. Transfert rapide en milieu 1. Diurétiques : furosémide (Lasilix*) 1. Abcès encéphalique : ponction évacuatrice, exérèse
neurochirurgical + repos 1mg/kg/24h. complète, antibiothérapie à large spectre (3 ATB).
strict en position demi- 2. Mannitol 20 % (osmothérapie) : 2. Tumeur intracrânienne : résection.
assise +++ en cas d’œdème cérébral 3. Hématomes (HED, HSD, HIC) : évacuation en urgence
2. Contre-indication formelle gravissime. par volet ou trou de trépan.
de la PL. 3. Corticothérapie : efficace sur 4. Hydrocéphalie : dérivation ventriculaire externe si
3. LVAS et ventilation l’œdème périlésionnel et l’abcès ; aigue en urgence, interne si chronique.
optimale (éventuellement HSHC ou Solumédrol* en IVL. 5. Thrombophlébite cérébrale : anticoagulation efficace.
intubation et ventilation 4. Antiépileptique : pour la 6. HTIC bénigne idiopathique : Diamox*, PL évacuatrice
assistée). prévention des crises convulsives. (seul cas où PL autorisée).
4. VVP et scope – éviter 5. Barbituriques : diminuent le
remplissage vasculaire volume sanguin cérébral et donc En cas de menace d’engagement ou d’engagement
intempestif diminuent la PIC. constitué : Risque vital :
5. TDM cérébrale en urgence. 6. Restriction hydrique. Traiter la lésion causale immédiatement.
6. Surveillance étroite +++ Soustraire du LCR par ponction du ventricule latéral.
NEUROCHIRURGIE Urgence médicochirurgicale
trompeuse imprévisible
Cours 4 : Abcès encéphalique : Evolution rapide
Dg + CAT :
Collection suppurée développée à l’intérieur du parenchyme encéphalique.
I- Dg :
CLINIQUE PARACLINIQUE ETIOLOGIES
A- Phase de début : Début très polymorphe, 1. Radiographie du crâne : recherche: 1. Infection de
inaperçu ou atypique : - Cause traumatique voisinage :
− Début brutal par une méningite, crise - Ostéite de la voûte. - Calcifications de l’abcès. - méningite, otite,
comitiale, déficit neurologique. Sinusite. - Parfois signes d’HTIC. sinusite,
− ou début insidieux et progressif, réalisant 2. Radiographie thorax : systématique à la staphylococcie
une forme pseudo-tumorale. recherche d’abcès pulmonaire ou de cancer maligne de la face,
B- Phase d’état (abcès constitué) : Triade de bronchique suppuré. ostéomyélite du
Bergman +++ 3. Fond d’œil : Signes d’HTIC = œdème crâne,...
− Syndrome infectieux : Fièvre à 38-40° avec papillaire ou atrophie optique. 2. Traumatisme
frissons, AEG, Syndrome méningé 4. TDM cérébrale +++ : crânien dans les
inconstant. -Confirme le diagnostic : zone arrondie ATCD : brèche
− Syndrome d’HTIC (constant, souvent au 1er hypodense homogène cernée par une capsule ostéo-méningée
plan): céphalées, vomissements en jet, tb régulière spontanément hyperdense ou après de la base, plaie
visuels, tb de conscience. injection donnant un aspect caractéristique en « crânio cérébrale
− Syndrome neurologique de localisation couronne ». L’ensemble est entouré d’un (abcès post-
(Inconstant, mais de grande valeur quand important foyer d’œdème responsable d’un effet trauma)
il existe) : de masse. 3. Intervention
o Déficit moteur ou sensitif, 5. IRM cérébrale : diagnostic plus précoce et chirurgicale :
o Atteinte des nerfs crâniens, plus précis, mais pas toujours disponible. abcès post
o Aphasie, Crise comitiale, En T1: Hyposignal central, rehaussement de la opératoire.
o Syndrome cérébelleux, capsule par le Gadolinium 4. Foyers suppurés à
o Hémianopsie latérale homonyme. En T2: Hypersignal central, hyposignal de la distance : abcès
couronne et hypersignal périphérique. du poumon,
Le Dc étant suspecté cliniquement, des ex 6. EEG : valeur localisatrice hépatique,
complémentaires sont nécessaires pour le 7. Bilan biologique : abdominal
confirmer, et préciser la topographie de l’abcès, a. NFS (hyperleucocytose à PNN) – VS↑ – profond, cutané.
et la mise en évidence d’une origine à celui-ci. Hémostase – Groupage. 5. Cardiopathie
b. Sérologie VIH +++ congénitale
c. PL contre-indiquée si suspicion d’abcès cyanogène.
cérébral. 6. Aucune cause
n’est retrouvée :
20%.
III- CAT :
Mesures de réanimation TTT spécifique
6. Aspiration trachéo-bronchique, avec 1. Plaies pariétales : Exploration chirurgicale, hémostase et suture de la
oxygénation. plaie.
7. VVP de bon calibre pour le 2. Plaies pleuro-pulmonaires :
remplissage. En cas d’E de choc ▪ Plaies non soufflantes:
persistant, VVC pour la mesure de la
− Mesures de réanimation et évacuation des épanchements.
PVC.
− Drainage thoracique reste le meilleur moyen +++ et suit l’évolution
8. Prélèvement pour le groupage sanguin
ABO-Rh, Ht. − La position du drain sera contrôlée par clichés thoraciques
successifs
9. Antibioprophylaxie : Amoxicilline ou
Péni G. − Les indications de la thoracotomie sont dans l’urgence l’instabilité de
10. SAT et mise à jour de la VAT. l’état hémodynamique.
11. Traitement antalgique. ▪ Plaies soufflantes :
12. Le malade sera conduit vers la salle de − Parage et fermeture de la plaie.
radiologie, perfusé où une Rx du thorax − Drainage pleural.
sera faite et analysée. 3. Plaies thoraco-abdominales :
13. Les examens clinique et radiologique − Si l’EHD est stable ou stabilisé par le remplissage : écho et/ou TDM
serviront de référence pour suivre thoracique.
l’évolution. − Sinon : laparotomie pour le ttt des lésions abd après avoir mis en
14. La surveillance sera étroite et place un drainage thoracique et un remplissage.
prolongée. 4. Plaies thoraco-médiastinales :
− Plaies trachéo-bronchiques : thoracotomie pour réparation des
lésions.
− Plaies des gros vaisseaux ou du cœur : ttt en milieu spécialisé avec
ou sans CEC.
CHIRURGIE THORACIQUE Plaie par arme
blanche +++
Cours 7 : Plaies du cœur :
Dg + CAT :
Lésions de la paroi cardiaque, consécutives à une plaie pénétrante à un traumatisme fermé du thorax.
Etiologie : Arme blanche, Arme à feu, Iatrogène (Trocart de ponction sternale, ponction du péricarde, cathétérisme).
Diagnostic : TDD = Plaie par arme blanche CAT
1) Etat de mort apparente : Sujet en collapsus 1) Etat de mort apparente :
cardio-vasculaire extrême • Indication d’une thoracotomie de sauvetage :
2) Tamponnade cardiaque : Blessé bleu. − Permet de faire le massage cardiaque interne (MCI)
2.1) Interrogatoire : circonstance du − Et le clampage de l’aorte descendante, afin d’assurer une
traumatisme et ATCD du traumatisé. réanimation circulatoire efficace.
2.2) Examen physique : • Une fois l’EHD amélioré, le geste chirurgical curatif peut être envisagé.
• Orifice d’entrée qui est surtout précordial. 2) Tamponnade cardiaque : Blessé bleu.
• Malade agité + dyspnée intense, voire • Mesures de réanimation initiales :
orthopnée le plus souvent, − Oxygénation, biologie : groupage ABO + Rh - TP, TCK - NFS - Iono
• Cyanose des lèvres et des ongles + Turgescence - Créat….
des jugulaires (TVJ) − 2VV dont une centrale pour mesurer la PVC (souvent
• La position couchée (le décubitus) aggrave les >20cmH2O).
signes. − Remplissage par macromolécules et/ou cristalloïdes, par du sang
• Signes du choc : pouls paradoxale, TA abaissée iso groupe iso Rh (si Hb < 6g/l ou Hte <30%)
et pincée. − Mise sous surveillance électrocardioscopique (microvoltage).
• Assourdissement des bruits cardiaques à • Ponction péricardique :
l’auscultation (pas de frottement). − Position demi-assise sous contrôle de la PVC et TA, défibrillateur
• Diminution du choc de pointe à la palpation prêt.
• Augmentation de l’aire de matité cardiaque à la − Elle se fait par voie sous xiphoïdienne +++, ponction aseptique à
percussion. l’aide d’un trocard.
2.3) Examen complémentaires : sur malade − L’évacuation de l’épanchement induit la baisse de la PVC et l’↑ de la
réanimé +++. TA et un ralentissement du pouls.
+ ECG : TDR et de repolarisation, microvoltage. − Une Rx thoracique de contrôle est nécessaire.
+ Rx thorax : CMG, effacement des angles cardio- − Elle est envisagée en urgence, encadrée d’une réanimation :
phréniques, lésions pleuro-pulmonaires − Amélioration spectaculaire : l’intervention p-ê différée, voire
éventuellement associées. abstention chirurgicale sous surveillance.
+ Echocoeur : − Absence d’amélioration : thoracotomie ± drainage chirurgical
− Affirme l’épanchement péricardique auparavant en toute urgence.
(hémopéricarde) et évalue son abondance et • Drainage chirurgical :
sa tolérance HD. − Péricardotomie par voie sous xiphoïdienne sous AL ou AG,
− Recherche des lésions associées (valvulaire, − Pour maintenir l’amélioration de l’EHD en attendant l’intervention
ischémie,nécrose…). ou si échec de la ponction péricardique.
3) Tableau de choc hémorragique : Blessé blanc. • Traitement chirurgical : sous anesthésie générale : thoracotomie
• Pâleur extrême, conjonctives décolorées, antéro latérale gauche ou sternotomie.
sueurs froides, marbrures, soif, oligurie. − Ouverture du péricarde + évacuation de l’épanchement
• Obnubilation, agitation, voire coma. − Exploration soigneuse du cœur : repérage des lésions et
• TA diminuée + pouls petit, filant, imprenable, hémostase provisoire, + suture selon les cas.
• Polypnée superficielle. − Traitement des lésions associées.
• Parfois en état de mort apparente : tableau − Surveillance de l’état cardio-circulatoire et respiratoire en post-op
d’hémorragie interne et/ou externe souvent (clinique, biologie, Rx, ECG et échocardiographie).
grave. 3) Tableau de choc hémorragique : Blessé blanc.
• Réanimation intensive en extrême urgence :
− O2, sonde urinaire, remplissage.
− Surveillance (TA, PVC, diurèse, cardioscope)
• Ainsi :
− Soit l’EHD est stabilisé : surveillance clinique et paraclinique, et
thoracotomie à la moindre aggravation.
− Soit l’EHD non amélioré : intervention en extrême urgence pour
assurer l’hémostase.
CHIRURGIE DIGESTIVE URGENCE
CHIR++
Cours 8 : Brûlures caustiques oesogastroduodénales :
Physiopathologie + évaluation de la gravité + Indications de la chirurgie en urgence :
Ensemble des lésions évolutives du tube digestif depuis l’oropharynx jusqu’aux premières anses jéjunales, secondaire à
l'ingestion accidentelle ou volontaire de produit corrosif, pouvant entraîner des lésions de gravité variable.
I- Physiopathologie :
Produits responsables et mécanismes d’action Conséquences physiopathologiques
Acides forts (pH<1) : acide chlorhydrique (HCl), 1. Etat de choc: hypovolémie →3ème secteur (fuite plasmatique)
acide nitrique, acide fluorhydrique, acide 2. Etat d’agitation : secondaire à la baisse de la TA, à la douleur et à
phosphorique l’acidose métabolique.
− Nécrose de coagulation 3. Acidose métabolique : majorée par l’état de choc. Un acide fort
− Stase gastrique par pylorospasme. concentré → absorption des H+.
Bases fortes (pH>12) : Soude caustique, Potasse 4. Troubles de l’hémostase/hyperconsommation des facteurs de
− Nécrose de liquéfaction par saponification des coagulation, ↓ TP, ↓ des facteurs I et V, CIVD.
lipides mb, à l’origine d’une diffusion pariétale du 5. Atteinte trachéo-bronchique/inhalation contemporaine ou IIaire
caustique. (vomissements) et propagation de la médiastinite.
− Durée de contact longue − Hypersécrétion bronchique → Encombrement et atélectasie
Produits caustiques moyens − Surinfection + Epanchements pleuraux.
− Oxydants (Eau de javel) − Perforation membraneuse trachéale ou bronchique.
− Sels sodiques (produits lave vaisselle) − Fistules trachéo ou broncho-œsophagiennes.
− Sténoses trachéales ou broncho-malacie.
6. Autres : brûlure du jéjunum (rare et grave) et diffusion extra-
digestive (médiastinite, péritonite, foie...)
II- Evaluation de la gravité :
Clinique Paraclinique
Anamnèse : A. Biologie: NFS, ionogramme, C. Endoscopie :
− Identifier le produit ingéré, la groupage standard Rh, crase 1. Fibroscopie oeso-gastro-duodénale
quantité, le pH, l’heure d’ingestion et sanguine, GDS, toxicologie (sang, (FOGD)
les circonstances (accidentelles ou urines) Capital et initial (3 et 24ème h) –
suicide) B. Radiologie : « Pas de Classification en 4 stades (gravité
− Heure dernier repas, réactions parallélisme entre les lésions croissante) :« Di Costanzo»
immédiate de l’entourage (donne du buccales et digestives » - STADE I : muqueuse intacte,
lait), évolution avant l’arrivée, 1. Radiographie thoracique : PNP, œdème, hyperhémie, pétéchies ou
ATCD... pneumomédiastin, emphysème, érythème simple
− SF : douleur (oropharyngée, atteinte respiratoire
- STADE II : ulcérations muqueuses :
rétrosternale, abdominale), 2. ASP : PNP, élargissement des linéaires ou ronde (IIa) - circulaires
hypersialorrhée, dysphagie, espaces inter-anses. ou confluentes (IIb)
éructations, dyspnée, agitation 3. Rx du cou (F et P) : recherche l’air
- STADE III : nécrose localisée (IIIa) ou
Examen physique : en pré vertébral en rapport avec étendue (IIIb)
− SG : conscience (coma), pouls la perforation de l’œsophage
(tachycardie), TA, T° (fièvre) cervical. - STADE IV : perforation
2. Fibroscopie trachéo-bronchique :
− Examen des parties découvertes : 4. Échographie abdominale :
Examen impératif – Confrontation des
brûlures cutanées (visage, main, Recherche un épanchement intra
lésions (FOGD)
tronc), cavité buccale et oropharynx. péritonéal à la phase aigue en cas de
Classification Di Costanzo
− Examen abdominal : douleur suspicion de perforation.
provoquée, défense ou contracture 5. TDM thoraco-abdominale : - STADE I : érythème muqueux,
− Examen respiratoire : Syndrome Lésions trachéales, Médiastinite, hypersécrétion
d'épanchement pleural, Péritonite, pancréatite - STADE II : ulcérations muqueuses,
pneumopathie, D‘ (par œdème 6. Opacification digestive : aucune fausses membranes
glottique ou sus glottique) place à la phase aigue. Grand - STADE III: plages nécrotiques
− Emphysème sous cutané (cou et intérêt à la phase tardive (Mee partielles +- comblées par une
thorax) une sténose). substance grisâtre et adhérente.
− Toucher rectal
III- Indications de la chirurgie en urgence :
1. Ingestion massive (>150ml). 5. Détresse respiratoire :
2. Troubles psychiques : agitation, confusion,… - Carrefour pharyngo-laryngé – Médiastinite
3. Etat de choc ; Troubles de coagulation ; Hémorragie - Troubles échanges gazeux (hypoxie) – Acidose métabolique
massive 6. Stade III œsogastrique ou gastrique diffus+++.
4. Signes de perforation précoce
CHIRURGIE DIGESTIVE URGENCE
Dg + TTT
Cours 9 : Hémorragie digestive haute :
Dg + CAT :
Saignement d’une lésion digestive, située avant l’angle de Treitz duodéno-jéjunal (œsophage, estomac, duodénum).
I- Dg :
Dg + Dg #
Selon l’abondance Selon la forme d’extériorisation 1. Hématémèse :
− Syndrome anémique : pâleur cutanéo-muqueuse, − Hématémèse : rejet de sang par la bouche dans Épistaxis déglutis,
asthénie, dyspnée, vertige, céphalées… un effort de vomissement. gingivorragies,
(si hémorragie occulte) − Méléna : rejet par l’anus de sang noirâtre digéré. hémoptysie.
− Etat de choc : tachycardie, hypotension artérielle, − Rectorragies : en cas d’hémorragie abondante ou 2. Prise médicamenteuse
marbrures, cyanose, soif, oligurie… de transit accéléré. (charbon, fer).
(si hémorragie abondante)
II- CAT :
A- Evaluation de la gravité B- Mesures de réanimation C- Recherche étiologique
1. Importance de la spoliation sanguine : 1. 1 ou 2 VVP : 1. Interrogatoire :
− Sx cliniques d’hypovolémie : tachycardie, − Remplissage par des − ATCD d’hémorragie antérieure, d’UGD,
pouls filants, hypotension, pâleur, macromolécules puis transfusion si d’épigastralgies, de pathologie hépatique, d’HTP,
froideur des extrémités voire EDC. Hte < 25% ou mauvaise tolérance de − Notion de prise médicamenteuse (AINS, anticoa)
− Biologie : ↓ Hb, ↓Ht. l’anémie. 2. Examen clinique :
− L’élément le plus pratique est le nombre − Prélèvement : NFS, groupage, − Signes d’HTP: SMG, CVC.
de CG nécessaire pour rétablir l’hte et ionogramme / demande de sang. − Signes d’IHC : ascite, angiome stellaire, érythrose
une hémodynamique correcte. 2. Sonde à O2, intubation si le malade palmaire.
2. Terrain : Age, Tares... est inconscient. − Sensibilité épigastrique + Masse abdominale.
3. Critères évolutifs : 3. Sonde vésicale (diurèse horaire). − Syndrome hémorragique diffus.
− Arrêt de l’hémorragie 4. Sonde gastrique : quadriple intérêt : 3. Biologie :
− Persistance, récidive, inefficacité de la − Dg − Crase sanguine ; TP, TCK
réanimation à rétablir l’équilibre HD − Pc (par quantification) − Signes de cytolyse, de cholestase, d’IHC.
(traduisant une hémorragie massive). − Thérapeutique (Lavage gastrique→ − Sérologie hépatique + Hypersplénisme.
→ 2 situations : effet hémostatique) 4. FOGD +++ : 1ère intention, en URGENCE
= Hémorragie minime sans retentissement − Préventif (prévention du syndrome − Après restitution de l’état hémodynamique et
Surveillance de Mendelson). lavage gastrique.
= Hémorragie abondanteréanimation. 5. Surveillance : clinique, biologique et 5. Artériographie coelio mésentérique :
par la sonde gastrique. − Indiquée si FOGD n’arrive pas à poser le Dc.
II- CAT :
A- Evaluation de la B- Mesures de
C- Recherche étiologique
perte sanguine réanimation
4. Estimation de la 6. 1 ou 2 VVP : 6. Interrogatoire :
quantité de sang − Remplissage par des ATCD chirurgicaux, cardio-vasculaires.
extériorisé (souvent macromolécules puis ATCD de Maladie diverticulaire, d’entérocolite inflammatoire ou de Radiothérapie.
majorée). transfusion si Hte < 25% ou Notion de prise de température rectale.
5. Appréciation de l’EHD mauvaise tolérance de L’existence d’un trouble du transit ou de syndrome subocclusif.
(hypotension l’anémie. L’association à des douleurs abdominales et de diarrhée.
orthostatique, − Prélèvement : NFS, 7. Examen clinique :
tachycardie, sueurs, groupage, ionogramme / Masse abdo + Examen procto (fissure, hémorroides, tumeur) + Examen
pâleur…). demande de sang. somatique.
6. Hb, Hématocrite. 7. Sonde à O2, intubation si le 8. Biologie :
7. Rythme de malade est inconscient. Crase sanguine ; TP, TCA + NFS, PLQ
transfusion pour 8. Sonde vésicale (diurèse 9. FOGD : Après restitution de l’état hémodynamique et lavage gastrique (Eliminer
rétablir une situation horaire). HDH)
HD correcte. 9. Sonde gastrique Hémorragie peu abondante Hémorragie abondante
10. Surveillance : clinique, 1- Coloscopie 1- Coloscopie : DIFFICILE
biologique et par la sonde 2- Transit du grêle Recroscopie au tube rigide
gastrique. 3- Artériographie coelio-mésentérique 2- Artériographie sélective :
si les examens précédents sont normaux ou en cas Examen clé
de récidive.
4- Scintigraphie aux GR marqués.
D- Etiologies
Lésions proctologiques Lésions recto-coliques Lésions du grêle
les plus fréquentes, mais doivent rester un Dc − Cancer colorectal +++ − Diverticule de Meckel,
d’élimination; la recherche d’une cause sous − Diverticulose colique ou rectales, − Entérite radique,
jacente est systématique (colo): − Angiodysplasies, ischémique, infectieuse,
− Hémorroïdes, − Colite inflammatoire, ischémique, − Tumeur bénigne ou
− Cancer anal radique, infectieuse, maligne,
− Fissure anale − Corps étranger. − Ulcérations tuberculeuses.
− Ulcération thermométrique
E- TTT spécifique
Ce traitement est souvent chirurgical pour les lésions rectocolique et grêlique
• Résection colique ou du grêle cunéiforme : adénomes, diverticule de Meckel, tumeur bénigne, parfois si possible
traitement endoscopique.
• Résection segmentaire + anastomose : en cas de cancer du côlon, certains cas de diverticuloses coliques,
d’angiodysplasie colique (Hémicolectomie d’hémostase) :
− Hémicolectomie droite.
− Hémicolectomie gauche.
− Colectomie segmentaire transverse.
• Résection colique étendue : ‘CH, colites ischémiques, certains cas d’angiodysplasies colique :
− Colectomie subtotale avec anastomose iléo-rectale.
− Coloprotectomie totale avec anastomose iléoanale sur un réservoir iléal.
CHIRURGIE DIGESTIVE SD fréquent en
salle d’urgence
Cours 11 : Abdomen aigu non traumatique en dehors de la
période post-opératoire :
Dg + CAT :
Douleurs abdominales d’apparition brutale et de durée d’évolution < à 7j.
L’objectif principal est de poser le diagnostic, tout en respectant les impératifs de l’urgence.
I- Dg :
1- Clinique 2- Paraclinique
Interrogatoire Examen physique Orientée par l’étiologie
1. Terrain : âge, tares, habitudes 1. Examen de l’abdomen : suspectée.
toxiques, prise médicamenteuse - Inspection : cicatrice de laparotomie, 1. Biologie : NFS, ionogramme,
2. ATCD : douleurs abdominales de météorisme, anomalie de la respiration abd, glycémie, CRP, bilan hépatique,
même type, ATCD familiaux… tuméfaction herniaire lipasémie, ẞHCG, hémoculture
3. Sémiologie de la douleur : siège, si T > 38°C, groupage…
- Palpation : défense ou contracture localisée ou
irradiation, type, intensité, mode de généralisée, palpation des orifices herniaires. 2. Morphologie :
début, facteurs déclenchants, - ASP, échographie
- Percussion : tympanisme ou matité déclive.
évolution… abdomino-pelvienne,
- Auscultation : borborygmes intestinaux,
4. Signes associés : souffle vasculaire, voire un silence abdominal. - Radiographie thoracique et
− Signes généraux : fièvre+++, signes ECG (douleur épigastrique
de choc, détresse respiratoire… - Touchers pelviens :
o TR : douleur ou épanchement du ou de l’hypochondre),
− Signes digestifs : nausées,
Douglas, masse prolabée, palpe la - TDM abdominale,
vomissements, diarrhée, AMG, endoscopie,
prostate, doigtier = sang, fécalome
pyrosis, dysphagie, hémorragie.
o TV : apprécie le col, l’utérus, culs-de-sac - Exploration chirurgicale (en
− Signes extra-digestifs: urinaires, cas de doute).
latéraux et post, douleur à la
gynécologiques, cardio-thoraciques,
mobilisation utérine, masse annexielle.
neurologiques…
2. Examen général : état du faciès, examen
cardio-vasculaire, signes extra-digestifs.
3- Etiologies
DA d’origine digestive DA d’origine extradigestive
1. Syndrome ulcéreux : UGD, gastrite aigue, PA, dilatation aigue 1. Cardio-vasculaire : IDM (dans sa forme
gastrique, lymphome gastrique, parasitose, cancer postérieure).
gastrique, médicaments. 2. Métabolique : acidocétose diabétique, porphyrie
2. Douleurs de l’hypochondre droit : cholécystite aigue, angiocholite, aigue, insuffisance surrénalienne aigue,
abcès hépatique / sous phrénique, appendicite rétrocæcale. hypercalcémie
3. Douleurs des fosses iliaques : appendicite (à droite), sigmoïdite (à 3. Origine génito-urinaire : pyélonéphrite aigue,
gauche), Amoebome, tuberculose iléo-caecale, maladie de Crohn. pyonéphrose, salpingite, GEU+++.
4. Syndrome de Koenig : diverticule de Meckel, iléus biliaire, 4. Maladies générales : maladie périodique, purpura
invagination intestinale, lymphome, maladie de Crohn, tuberculose rhumatoïde, PAN.
iléo-caecale, côlon ou grêle radique. 5. Pulmonaires : pleurésie, pneumopathie basale
5. Distension abdominale : occlusion intestinale, volvulus du 6. Hématologiques : hémolyse
sigmoïde, péritonite tuberculeuse. 7. Intoxication au plomb : saturnisme
6. Contracture : péritonite aigue, infarctus entéro-mésentérique. 8. Origine pariétale
9. Origine psycho-fonctionnelle
II- CAT :
Attitude initiale TTT spécifique
1. Surveillance en réanimation. 6. Intervention chirurgicale d’urgence en
2. Garder à jeun, éventuellement mise en aspiration digestive en cas d’iléus ou présence d’une urgence chirurgicale
d’occlusion. (ex : appendicectomie…)
3. Perfusion IV, éventuellement rééquilibration hydroélectrolytique. 7. Traitement médical étiologique (ex :
4. Demander l’avis d’un chirurgien. antibiothérapie…).
5. Antalgiques : morphine si un Dc chirurgical a été éliminé ou si l’indication 8. Surveillance parfois en présence d’un
opératoire est posée. Sinon Prodafalgan® ou antispasmodiques. syndrome intermenstruel.
CHIRURGIE DIGESTIVE Complication
grave parfois
révélatrice de
Cours 12 : Ulcère duodénal perforé : l’UD.
Dg + CAT :
Nécessite un diagnostic précoce et un traitement chirurgical.
La perforation peut se faire dans la grande cavité péritonéale (Péritonite généralisée) ou dans un espace cloisonné
(Péritonite localisée).
I- Dg : # : Autre étiologies de PAG (biliaire, appendiculaire, génitale), pancréatite aigue, IDM, infarctus mésentérique...
Clinique Paraclinique
1. Interrogatoire : 1. Biologie :
− ATCD ulcéreux, symptomatologie ulcéreuse, − Sans particularité au début de la perforation,
− Prise médicamenteuse (AINS, aspirine). − Puis apparaissent une hyperleucocytose, et une
− Heure du dernier repas hyperamylasémie modérée.
2. SF : − Hémocultures+++.
− Douleur épigastrique brutale (en coup de poignard), 2. ASP debout : Pneumopéritoine (croissant d’air sus
s’étendant rapidement à tout l’abdomen. diaphragmatique) dans 40 à 60% des cas. Son absence
− Nausées, vomissements. →Insufflation de qq. cc d’air par la sonde gastrique
− Arrêt du transit. 3. Echographie abdominale : épanchement péritonéal,
3. SG: comblement de l’espace hépato-rénal.
− EG relativement conservé au début. Diagnostic difficile en cas de perforation inaugurant la
− Puis apparaissent des SG (faciès péritonéal, fièvre, AEG, maladie, de péritonite asthénique chez le sujet âgé (absence
pouls accéléré, TA abaissée, DHA). de contracture) ou de perforation bouchée par les organes de
4. SP: voisinage (Absence de PNP). Intérêt de la TDM.
− Défense abdominale et rapidement une contracture 4. TDM abdominale
(ventre de bois) +++. (Tend à devenir l’examen de 1ère intention +++).
− Disparition de la matité préhépatique à la percussion. 5. Ne pas faire d’endoscopie haute en cas de suspicion de
− Absence des BHA (en rapport avec l’iléus paralytique). perforation !
− TR : douleur vive au niveau du CDS de Douglas.
II- CAT :
CAT initiale TTT médical conservateur TTT chirurgical
Dg + CAT :
Inflammation aigue de l’appendice.
Diagnostic facile dans les formes typiques – Difficulté Dc ↔polymorphisme clinique
I- Dg :
Forme typique : AA de l’Adulte jeune en position iliaque Complications Dg #
1. Clinique : +++ Douleur de la FID + Défense 1. Plastron appendiculaire : • Forme iliaque et pelvienne :
douloureuse de la FID + Etat général conservé. Masse de la FID douloureuse, − Affections gynécologiques
• SF : mal limitée, adhérente à la paroi GEU à droite, kyste
− Douleur de la FID, d’apparition rapide, ±intense, SD infectieux ovarien tordu, salpingite,
lancinante, continue, sans irradiation Echographie:« pseudo rein ». syndrome du 15ème jour.
− Nausées ou vomissements. 2. Abcès appendiculaire : − Affections urinaires :
− Troubles du transit : constipation, parfois diarrhée Douleur lancinante pulsatile de cystite, pyélonéphrite,
• SG : la FID − Affections digestives
− Etat général conservé. Syndrome infectieux franc adénite mésentérique,
− T° : Discrète ↑ (38°5) – Si très ↑ = complication Tuméfaction douloureuse de la gastroentérite infectieuse,
• SP : FID. maladie Crohn, cancer du
− Défense douloureuse de la FID+++. Echographie: collection au caecum, diverticule de
− Douleur à la flexion de la cuisse (signe du psoas) niveau de la FID. Meckel.
− Douleur à la décompression brutale de la FIG (signe 3. Péritonite appendiculaire : • Appendicite rétrocæcale :
de Rowsing) Douleur diffuse débutant dans la colique néphrétique à droite,
− Touchers pelviens souvent douloureux. FID pyélonéphrite à droite.
2. Paraclinique : Contracture abdominale • Appendicite mésocoeliaque
❖ NFS : Hyperleucocytose à PNN +++ ; CRP ↑. douloureuse généralisée diverticule de Meckel,
❖ ASP : Hydroaéroiléite (/iléus réflexe), occlusion du grêle.
TR douloureux + SD infectieux
stercolithe au niveau de la FID. • Appendicite sous hépatique:
franc.
❖ Echographie : appendice à paroi épaissie. cholécystite aigue, ulcère
Echographie : épanchement
❖ TDM abdominale : rarement demandé, si perforé.
liquidien intra-abdominal
doute diagnostique.
II- CAT :
Mise en condition TTT de l’AA simple TTT des complications
1. Hospitalisation. • Chirurgie : Appendicectomie en 1. Plastron appendiculaire :
2. VVP, correction urgence +++ ATB première retardant l’opération
des troubles − Laparotomie au point de Mac Examen biquotidien de la tuméfaction et de la
hydro- Burney ou cœlioscopie (3 température
électrolytiques orifices). Appendicectomie 3 mois plus tard.
3. Bilan pré − Exploration : bilan des lésions, 2. Abcès appendiculaire :
anesthésique prélèvements bactériologiques, Drainage de la collection + ATB
(ionogramme, recherche d’un diverticule de Appendicectomie dans un 2ème temps.
Rx poumon, Meckel +++ 3. PAG : souvent une laparotomie médiane large, avec
ECG). − Toilette péritonéale au sérum Toilette péritonéale soigneuse et complète.
4. Laisser à jeun physiologique. Eradication du foyer infectant : appendicectomie
5. Soulager la − Appendicectomie → anapath Drainage large
douleur : • Antibiothérapie : per et post- Intervention encadrée par mesures de réanimation et
antalgiques. opératoire pour éviter les antibiothérapie.
complications post-opératoires
(abcès de la paroi, abcès de douglas,
fistule du moignon appendiculaire,
péritonite post-opératoire).
*Surveillance post-opératoire : T°, état général, douleur, drain, transit…
Urgence médico-
CHIRURGIE DIGESTIVE chirurgicale
majeure
Cours 15 : Pancréatite aiguë :
Dg + évaluation de la gravité + PEC :
Autodigestion du pancréas et des tissus avoisinants par ses propres enzymes, accidentellement activés.
I- Dg :
Clinique Paraclinique Etiologies
Drame abdominal de Dieulafoy 1. Biologie : 1. Pancréatite d’origine
1. SF : Hyperlipasémie (3 x la N) +++ (prolongée) biliaire +++
Douleur+++ d’apparition brutale, Hyperamylasémie et hyperamylasurie
2. Pancréatite d’origine
épigastrique, violente, transfixiante alcoolique
Les autres : (Pc) glycémie, urée,
avec attitude antalgique en chien de 3. Pancréatite dyslipidémique
hyperleucocytose, calcémie...
fusil, survenant le plus souvent après 4. Pancréatite postopératoire
repas copieux. 2. ASP : 5. Pancréatite post-
Troubles de transit par iléus réflexe. Permet d’éliminer d’autres urgences traumatique :
Vomissements répétés, abondants, Peut montrer un iléus réflexe avec distension Traumatismes abdominaux
alimentaires puis bilieux, ne calmant de la 1ère anse jéjunale Contusions de
pas la douleur. 3. Echographie abdominale : l’abdomen(AVP)
2. SG : Modifications concernant la taille, la forme et 6. Autres :
AEG possible avec pouls rapide filant l’échostructure pancréatique Hyperparathyroïdie,
; hypotension artérielle ; voire Etat Obstacle tumorale ou
Rechercher une étiologie biliaire (lithiase
de choc. malformatif,
vésiculaire, dilatation de la VBP)
Malade polypnéique et marbré, Mucoviscidose…
Suivi de l’évolution de la PA. 7. Idiopathique
T° le plus souvent normale parfois
4. TDM abdominale : +++ Dg #
élevée.
3. SP : Pauvre Permet d’avoir une excellente vision 1. Affections médicales : Crise
La discordance entre la gravité des du pancréas, des zones de nécrose ulcéreuse hyperalgique -
SG et la pauvreté des SP doit faire intra-pancréatiques et des coulées Infarctus du myocarde -
évoquer le diagnostic. de nécrose loco-régionales. Embolie pulmonaire
Une sensibilité abdominale à la 2. Affections chirurgicales :
Intérêt dans le suivi de l’évolution.
palpation, ± météorisme Ulcère perforé - Occlusion
5. Echoendoscopie ±: intestinale - Appendicite
6. Cholangiographie rétrograde endoscopique aigue perforée - Cholécystite
II- Evaluation de la gravité
Score bioclinique de Ranson Score tomodensitométrique de Balthazar
A l’admission en Réa Après 48h de Réa A : Pancréas d’aspect normal (0 pt) • Pas de nécrose
• Age > 55 ans. • Chute de l’hématocrite > 10%. B : Hypertrophie localisée ou diffuse du (0 pt)
pancréas (1 pt) • Nécrose < 30 %
• Leucocytes > 16 000/mm3. • Urée sanguine > 0,10g/l
C : Pancréas hétérogène, graisse pancréatique (2 pt)
• Glycémie > 2 g/l (ou 11 • Calcémie < 80mg floue (2 pt)
mmol/l). • Chute des HCO3- > 4 mEq/l. D : Collection liquidienne unique (3pt)
• Nécrose 30-50 %
• LDH > 350 UI/l (ou 1,5 VN). E : 2 ou plusieurs collections liquidiennes mal (4 pt)
• PaO2 < 60 mmHg.
• ASAT > 250 UI/l (ou 6 VN). limitées, ou présence de bulles gazeuses (4 pt) • Nécrose > 50 %
• Séquestration liquidienne > 6L.
(6 pt)
PA bénigne si < 3 critères / PA sévère si ≥ 3 critères 0-3 : pancréatite peu sévère / 4-6 : pancréatite modérément sévère
La mortalité croit avec le score et atteint 100% lorsqu’il atteint 7 / 7-10 : pancréatite grave.
III- PEC
1) Mise en condition : 3) Traitement étiologique :
Hospitalisation en urgence : unité simple si PA bénigne réa si PA A- Pancréatite aigue lithiasique :
grave. Si PA lithiasique bénigne : cholécystectomie en subaigu cœlioscopique
4 sondes : Pose de VPP – oxygénothérapie – SNG si avec cholangiographie peropératoire. Pas d’indication pour CP‘E
vomissements – sonde vésicale si signes de choc. Si PA lithiasique avec angiocholite : CPRE en urgence pour
Maintien du patient à jeun +++ / Repos strict au lit. sphinctérotomie avec extraction du calcul, cholécystectomie à distance
2) Traitement symptomatique : B- Pancréatite aigue alcoolique : arrêt total et définitif de boisson alcoolisée.
Mesures symptomatiques devant toute PA : 4) Traitement d’une surinfection de coulée de nécrose :
o Antalgique : paracétamol /morphine (AINS CI !!!) o Antibiothérapie : Tiénam + Gentamicine en IV
o Rééquilibration hydroélectrolytique (SSI) o Drainage chirurgical sous AG – Nécrosectomie
o Pose de SNG en aspiration continue. 5) Mesures associées :
En cas de PA sévère, ajouter : o Prévention des complications de décubitus : HBPM...
o Insulinothérapie : si insuffisance pancréatique endocrine o Prévention de l’ulcère de stress : IPP
o Nutrition artificielle entérale très précoce +++ 6) Surveillance clinique et paraclinique.
o Traitement d’un choc/ CIVD
Urgence médico-
CHIRURGIE DIGESTIVE chirurgicale
Dg CAT
Clinique Paraclinique A. CAT initiale :
1) Terrain 1) ASP : - VVP pour prélèvements et traitement
− Age : 2 à 12 mois – Sexe : 2 G / 1 F Peut être normale. d’éventuels troubles hydro-
− Saison : Hiver : car fréquence des Vacuité de la fosse iliaque droite électrolytiques.
rhinopharyngites ↑ – Eté : car Tête du boudin tracé par l’air - Sonde gastrique si vomissements.
fréquence des gastroentérites ↑. colique - Antalgiques.
2) SF : 2) Echographie abdominale +++: Fait le B. Réduction de l’IIA :
− Douleur abdominale paroxystique diagnostic. → Moyens :
+++ : crises de pleurs avec accalmies. Coupe longitudinale : aspect en 1- Réduction radiologique +++
− Vomissements alimentaires d’origine sandwich − Hydrostatique avec produit de
reflexe, refus de biberon. Coupe transversale : aspect en contraste.
− Rectorragies : Du sang rouge au cocarde ou en cible. − Pneumatique par insufflation de l’air.
début - Du sang noir indique la 3) Lavement opaque +++: − Hydrique par sérum physiologique
nécrose. Intérêt diagnostique : image échoguidé.
3) SG : d’arrêt du produit de contraste 2- Chirurgie : désinvagination manuelle ±
− Au début sujet en bon état général, (en cocarde, en pince de crabe) résection-anastomose (si nécrose),
obèse parfois. Intérêt thérapeutique : compléter par appendicectomie.
− Signes de déshydratation et de choc Réduction de l’invagination → Indications :
aux stades avancés, Parfois fièvre en ➢ Réduction radiologique :< 48 h -
Dg #
rapport avec l’infection. BEG - Pas d’occlusion - Pas de
1- Diverticule de Meckel
4) SP : péritonite
2- Tm du grêle
− Boudin d’invagination sous forme ➢ Chirurgie : Echec de la réduction
3- Plaques de Peyer
d’une masse abdominale. radiologique - Formes compliquées
4- Polypes
− TR +++ : Rectorragies (doigtier souillé 5- Purpura rhumatoïde
de sang), tête du boudin. 6- Pancréas aberrant, ectopique
CHIRURGIE DIGESTIVE Urgence Dg +
TTT
Cours 19 : Volvulus du sigmoïde :
Dg + CAT :
Torsion de l’anse sigmoïde sur son axe mésocolique réalisant une occlusion colique basse par strangulation.
Dg CAT
Clinique Paraclinique 1) CAT initiale :
1. Interrogatoire : Biologie : NFS, • Hospitalisation
− Age : le plus souvent sujet âgé. groupage ABO- • Suspension de toute alimentation orale.
− ATCD : constipation, Crises Rh, ionogramme • VVP pour prélèvements et rééquilibration
sanguin, crase hydroélectrolytique.
subocclusives spontanément
sanguine,...
résolutives ou après utilisation • Sonde nasogastrique avec aspiration
ASP :
de laxatifs, Distension gastrique.
− Anse sigmoïde • ATB préventive contre les BGN et les
abdominale, DA paroxystiques.
dilatée, aspect anaérobies.
− Délai de consultation par rapport au début en arceau
de la symptomatologie +++. 2) Intubation recto-sigmoïdienne :
volumineux
2. SF : • Détorsion de l’anse sous rectoscopie, après
médian,
avoir éliminé un sphacèle ou une occlusion
− Fond douloureux permanant avec de violentes − NHA au pied de
du grêle.
coliques paroxystiques. chaque anse,
+++Les preuves de détorsion sont : la débâcle de matières
− Douleurs maximales au niveau de la fosse Lavement aux et de gaz, la reprise du transit et la réduction radio
iliaque gauche hydrosolubles :
3) TTT chirurgical : sigmoïdectomie médiane sous
− Etat nauséeux. prudent, après
ombilicale
− AMG +++. avoir éliminé
→ Quand ? → Indications :
3. SG une perforation
• En urgence : Si anse saine :
(contracture),
− Etat général relativement conservé. - Malade vu tardivement. − Détorsion et vidange
montre :
− Si consultation tardive : état de choc. - Dg incertain. du contenu intestinal,
− Spire de torsion.
4. SP - Suspicion de sphacèle ou − Résection-
− Image en bec de péritonite. anastomose (avec ou
− Inspection : météorisme énorme asymétrique d’oiseau
+++. - Echec de l’intubation. sans stomie de
Dg # • En différé : protection) pour
− Palpation : Zone de météorisme lisse 1- Kc recto Quand le succès éviter les récidives
tendue et rénitente, orifices herniaires sigmoïdien de l’intubation Si anse
sont libres. Parfois, douleur et défense 2- Iléus biliaire autorise une sphacélée ou
abdominales. préparation douteuse :
− Percussion : tympanisme dans la région colique et − Résection de l’anse
météorisée. générale. volvulée sans
− TR : ampoule rectale vide. détorsion Ensuite
− Examen somatique complet. anastomose
CHIRURGIE DIGESTIVE Urgence
chirurgicale
Cours 20 : Hernies étranglées :
Dg + CAT :
Striction serrée et rapide des organes contenus dans un sac herniaire (intestin-épiploon), responsable d’un SD occlusif.
Dg CAT
A. Clinique : A. Mesures de réanimation :
1. SF : • Règles des 4 sondes :
▪ Forme de début : Douleur brutale, à la suite d’un effort ou − Sonde à O2.
d’un accès de toux, continue, elle peut être localisée : − VV permettant une réanimation HE.
− A la racine de la cuisse = H inguinale ou crurale. − Sonde d’aspiration gastrique.
− A l’ombilic = H ombilicale ou de la ligne blanche. − Sonde vésicale (diurèse)
▪ Forme tardive : Tableau d’une occlusion. • Antibiothérapie. .
− Douleurs abdominales diffuses. B. Intervention chirurgicale : S’impose en urgence.
− Vomissements. • Abord électif :
− Arrêt des matières et des gaz. H ombilicale ou de la ligne blanche : abord transversal ou
2. SG : Au fur et à mesure de l’évolution, l’état général s’altère médian.
avec déshydratation, fièvre et état de choc en cas de H inguinale : abord inguinal transversal ou oblique.
perforation d’une anse. H crurale : abord direct par incision longitudinale ou
3. SP : inguinale classique.
− Inspection : météorisme abdominal • Ouverture du sac herniaire avec section du collet pour
− Palpation : découvre une tuméfaction herniaire, ne pas laisser échapper le contenu du sac.
résistante, tendue, non impulsive, irréductible et • Exploration du contenu herniaire : 4 situations sont
surtout douloureuse (maximale au niveau du collet) : possibles en fonction du contenu :
Inguinale : le contenu de la hernie émerge au dessus de − Contenu exclusivement épiploïque : résection de
l’arcade crurale. la graisse infarcie.
Crurale : au-dessous de l’arcade crurale. Surtout chez la − Anses grêles ou segment colique dont la couleur
femme+++. devient rapidement normale: réintégration
Ombilicale : le contenu herniaire sort de l’abdomen par − Intestin violacé, noirâtre ou perforé : résection
l’anneau ombilical. avec rétablissement de la continuité ou stomie.
− TR : normal. − Intestin douteux : sérum chaud et infiltration du
méso par la novocaïne.
B. Paraclinique : • Cure de la hernie : résection du sac et réfection
❖ Biologie : NFS, ionogramme. pariétale.
❖ ASP : distension gazeuse avec NHA, ↑ de la densité des
parties molles de l’aine.
CHIRURGIE DIGESTIVE Urgence chirurgicale
en rapport avec les
AVP
Cours 21 : Contusion de l’abdomen :
Dg + CAT :
Ensemble des lésions produites au niveau de l’abdomen, de son contenu ou de ses parois par un traumatisme ayant
respecté la continuité pariétale. Il nécessité une surveillance post-thérapeutique armée.
I-Dg :
Clinique Paraclinique
1) Interrogatoire : renseigne sur 1) Biologie : Groupage ABO-Rh, NFS, amylase...
− Traumatisme : heure, mécanisme, point d’impact. 2) ASP : peut monter un iléus paralytique, une
− Traumatisé : âge, ATCD, tares éventuelles… grisaille diffuse, parfois un PNP ou rétro PNP.
2) SF et SG : 3) Radiographie thoracique : épanchement
− Tableau d’hémopéritoine : état de choc pleural, lésions diaphragmatiques, fractures
− Tableau de péritonite : DA diffuse, vomissements, AMG. (grill costal)
3) SP : 4) Echographie abdominale : Epanchement intra-
− En cas d’hémopéritoine: abdomen distendu avec matité des flancs, péritonéal, lésions parenchymateuses
bombement et sensibilité du Douglas au T‘ hépatiques, spléniques ou pancréatiques.
− En cas de péritonite : défense, voire contracture abdominale, touchers 5) Ponction lavage du péritoine (PLP) :
pelviens très douloureux. Quand l’échographie est non disponible avec des
− Examen général : à la recherche de lésions associées. signes en faveur d’une lésion intra-péritonéale.
o Palpation des fosses lombaires. − Si elle ramène du sang rouge ou que le lavage
o Pression des ailes iliaques à la recherche de fractures du bassin. devient rouge hémopéritoine, la chirurgie
o Recherche d’un globe vésical, noter l’aspect des urines. est indiquée en urgence.
o Bandelettes urinaires : hématurie ?+++. − Si elle ramène du liquide rose ou trouble
o Examen somatique : crâne, membres, rachis, thorax. étude cytochimique et bactériologique.
→ Au terme de ce 1er bilan clinique ; 3 situations peuvent se présenter : − Si elle ramène du liquide jaune bilieux
▪ Contusion abdominale sévère avec tableau d’hémopéritoine ou de rupture duodénale ou des VB
péritonite : − Si elle ramène du liquide clair Surveillance
− Aucune investigation n’est nécessaire 6) TDM abdominale: meilleure approche et
− Après une VV, le patient est conduit au bloc analyse des lésions
▪ Stabilité hémodynamique après réanimation → Explorations possibles
▪ Tableau clinique douteux → explorations complémentaires
II- CAT :
Mesures de Chirurgie Surveillance
réanimation si choc hémorragique et hémopéritoine ou PNP.
1) Sonde à O2, 1) Voie d’abord large (laparotomie médiane, agrandie si besoin) Clinico
2) Sonde 2) Hémostase et évacuation de l’hémopéritoine, lavage. radiologique
gastrique. 3) Exploration complète systématique de la cavité péritonéale, du rétropéritoine, prolongée
3) Sonde urinaire de l’ACE et du diaphragme. (ASP, Rx du
(diurèse 4) Traitement des lésions :
thorax, écho
horaire) Rate : splénectomie, traitement conservateur.
4) VVP pour Foie : suture, résection réglée. abd, ± PLP), à
prélèvements, Estomac : suture, rarement gastrectomie d’hémostase. cause de la
remplissage Grêle : suture, résections si les lésions sont fraîches, sinon stomie. fréquence des
par Côlon : suture, résection anastomose ou colostomie. lésions
macromolécul Diaphragme : suture. tardives
es, Vessie : suture, drainage urinaire. (hématome
rééquilibration Duodéno-pancréas : résections réglées, suture + drainage, exclusion.
splénique
hydroélectroly Rein : néphrectomie d’hémostase totale.
sous
tique, Vaisseaux : réparation, embolisation, ligature.
transfusion si Plaie du mésentère et du mésocôlon : suture et vérification de la viabilité de capsulaire) et
besoin. l’anse intestinale lésée. pour le
5) ATB à large 5) En fin d’intervention : traitement
spectre si Toilette péritonéale par du sérum, pour l’évacuation des caillots sanguins, de des lésions
suspicion de l’épanchement digestif et pour prévenir la formation d’adhérences (OIA). associées
perforation Drainage de la cavité péritonéale. (Durant les 10
d’un organe.
premiers j).
CHIRURGIE DIGESTIVE Mortalité augmente
avec les nbr d’organes
touchés et délai du TTT.
Cours 22 : Plaie pénétrante de l’abdomen :
CAT :
Traumatisme entraînant une solution de la continuité de la paroi abdominale.
Une plaie de l’abdomen est dite pénétrante quand elle atteint la cavité péritonéale.
Etiologies dominées par les agressions par arme blanche+++, les tentatives de suicide et les AVP.
I- Examen clinique initial :
Examen « En même temps que la réanimation » Au terme de ce bilan : 4 situations
A. Interrogatoire : rapide, renseigne sur traumatisme (heure, nature, agent vulnérant) et 1- Signes d’hémopéritoine ou de
traumatisé (âge, ATCD, tares). péritonite généralisée : Laparotomie en
B. SF et SG : le malade peut se présenter dans un des 2 tableaux clinique suivants : urgence après une courte réanimation.
[Link] de choc hémorragique. 2- Stabilité hémodynamique après la
[Link] de péritonite par perforation. réanimation :
C. Signes physiques : • Surveillance clinique et
1. Etude de la (ou des) plaie (s) : au doigt ganté. paraclinique.
− Topographie : le siège oriente vers les organes qui peuvent être atteints. • L’indication chirurgicale dépend des
− Aspect : plais franche ou contuse. résultats du bilan et de la
− Nombre. surveillance.
− Orifice d’entrée et de sortie éventuelle (balle). 3- Plaie avec des signes indiquant
− Eviscération : grêle ± côlon. d’emblée la laparotomie
− Issue par la plaie de matières fécales, de liquide intestinal, de bile ou d’urines. • Grande éviscération,
2. Examen abdominal : Apprécie la mobilité, la souplesse et la sonorité. • Ecoulement de liquide,
− Tableau de choc hémorragique : Recherche des signes d’hémopéritoine, • Hémorragie digestive,
Ballonnement abdominal, Matité des flancs, TR douloureux. • Pneumopéritoine (Rx, ASP).
− Tableau de péritonite par perforation : examen prudent complet : 4- Plaie sans sx francs de pénétration
o Contracture pariétale, Silence abdominal, Sonorité préhépatique et tympanisme (PNP) avec un bon EHD :
o TR objective une éventuelle brèche et le comblement douloureux du CDS de Douglas. • Exploration au doigt ganté.
3. Examen général : A la recherche de lésions associées : crâne, mb, rachis, thorax, • Si besoin, exploration chirurgicale.
bandelettes urinaires +++.
Dg CAT
Clinique Paraclinique 1) Mesures de réanimation :
• Interrogatoire : Il se renseigne 1. Biologie : NFS (Ht, Hb, GB). • Sonde à O2,
sur Ionogramme - Groupage. - Hémostase. • Sonde gastrique.
− le traumatisme : heure, - BU (hématurie)
• Sonde urinaire (diurèse horaire)
mécanisme, point d’impact. 2. ASP :
• VVP pour prélèvements,
− le traumatisé : âge, Met en évidence le cadre osseux : remplissage par
antécédents, tares… bassin, rachis, coupoles macromolécules, rééquilibration
• SF et SG : Etat de choc diaphragmatiques. hydroélectrolytique, transfusion
hémorragique. Les Signes d’hémopéritoine n’y sont si besoin.
− Pouls filant, TA effondrée, jamais évidents : disparition des • ATB préventive contre BGN et
tachycardie. muscles psoas, grisaille diffuse. anaérobies.
− Pâleur cutanéo-muqueuse, 3. Radiographie du thorax : lésions
associées (Hémopneumothorax, 2) Traitement chirurgical : Indication
marbrures, extrémités
fracture osseuse). formelle en présence d’un état choc
froides.
4. Echographie abdominale : peu ou non contrôlé malgré le
− Polypnée, soif d’eau et d’air. remplissage.
Elle détecte une faible quantité
• SP : généralement discrets et • Laparotomie médiane
d’épanchement liquidien, intra
atypiques.
péritonéal ou rétro-péritonéal. • Hémostase, évacuation de
− Ballonnement abdominal. l’hémostase, lavage.
Elle ne détecte pas l’origine de
− Matité des flancs. l’hémopéritoine. • Réparation vasculaire :
− Bombement et sensibilité du 5. TDM abdominale +++ : donne le embolisation, ligature.
Douglas au TR +++. diagnostic lésionnel précis, et met en • Exploration complète
→ Au terme du bilan initial, 2 évidence l’hémopéritoine et ses causes. systématique de la cavité
situations : 6. Artériographie : montre les lésions des abdominale.
▪ Choc hémorragique stabilisé : gros vaisseaux et permet de réaliser • Traitement de lésions associées
Patient stable examens une embolisation. : ex : splénectomie
complémentaires possibles. 7. PLP : met en évidence l’épanchement • Toilette péritonéale et drainage.
▪ Choc hémorragique peu ou pas intra péritonéal : le lavage devient rouge 3) Surveillance :
contrôlé malgré le remplissage ou ramène du sang rouge. - Clinique, biologique, radio
: Patient instable transfert au - Vaccination antipneumococcique si
bloc. splénectomie ++
CHIRURGIE DIGESTIVE Abord chirurgical si
hémorragie
incontrôlable
Cours 24 : Hématome rétro péritonéal post traumatique :
Dg + CAT :
Accumulation de sang dans l’espace rétro-péritonéal, en rapport avec des L*: vasculaire, digestive, rénale, osseuse.
Mécanismes lésionnels :
− Traumatismes pénétrants de l'abdomen, des flancs et du thorax, notamment par arme blanche ou arme à feu.
− Traumatismes fermés de l’abdomen et surtout Fractures du bassin ++, consécutifs aux AVP et aux chutes de grande
hauteur.
Dg CAT
Clinique Paraclinique 1) Mesures de réanimation :
A. Anamnèse : 8. Radiographies standard • Sonde à O2,
− Traumatisme : heure, Rx bassin (systématique chez tout • Sonde gastrique.
mécanismes, point d’impact, polytraumatisé ou sujet inconscient) + rachis • Sonde urinaire (diurèse
violence… dorsolombaire = fractures. horaire)
− Traumatisé : notion perte de ASP = un iléus réflexe (peu spécifique), une • VVP pour prélèvements,
connaissance transitoire, âge, asymétrie des contours du psoas. remplissage par
ATCD, tares... 9. Échotomographie macromolécules,
B. Examen clinique : Examen de choix pour affirmer rapidement rééquilibration
− Un tableau de choc l'existence d'un épanchement intra péritonéal. hydroélectrolytique,
hémorragique sans cause intra 10. Radiographies avec opacification transfusion si besoin.
péritonéale, thoracique ou UIV : sa normalité élimine atteinte rénale • ATB préventive contre
périphérique évidente évoque grave. Permet étude indirecte des HRP BGN et anaérobies.
le dc. (déplacement des structures).
2) Mesures de contention :
− L'existence d'une tuméfaction Uréthrocystographie rétrograde : intérêt dans
lombaire, iliaque ou • Contention
l'évaluation des conséquences urinaires des
hypogastrique est inconstante. orthopédique : ↓ la
fractures du bassin.
douleur et le saignement
− L'ecchymose extensive des Angiographie : examen de choix pour
liés aux fractures du
flancs ou des OGE est étude des lésions vasculaires. bassin.
spécifique, mais inconstante et
Outre le Dc topographique du • Combinaison antigravité
tardive.
saignement, l'artériographie peut (ou pantalon antichoc)
− Les touchers pelviens
recherchent une protrusion permettre un geste thérapeutique.
3) Traitement chirurgical :
osseuse ou un hématome. 11. TDM
• Embolisation artérielle
− La recherche d'une hématurie Examen de choix dans le bilan des (hémostatique).
est systématique. traumatismes abdominaux sévères.
• Abord chirurgical :
− Lors des traumas Donne une idée précise des épanchements et
indiqué si hémorragie
pénétrants, un point des lésions des organes intra- et
incontrôlable, gros
rétropéritonéaux après injection.
d'entrée lombaire ou des vaisseau inaccessible à
12. IRM : précise les lésions et affirme le caractère l’embolisation, lésion
flancs est évocateur mais
hématique ou non d'une collection. viscérale
une plaie abdominale ou
13. PLP
basithoracique peut
conduire à des lésions
rétropéritonéales.
UROLOGIE Torsion testiculaire
est la plus urgente ++
Cours 25 : Grosse bourse aiguë :
Dg + CAT :
Augmentation brutale uni ou bilatérale du volume des bourses qui peut être due à plusieurs affection.
I- Dg :
A- Dg + :
Interrogatoire Examen clinique
1. Âge, début (brutal) A- Examen scrotal : doit être bi-manuel, bilatéral et comparatif.
2. ATCD : notion de - Inspection : apprécie le volume scrotal, l’aspect de la peau scrotale, l’existence d’éventuelles fistules.
traumatisme, - Palpation : sensibilité, chaleur – état de l’épididyme, sillon épididymo testiculaire, testicules, cordon spermatique…
infection génito- B- Examen général :
urinaire, hernie 1. Etat général : T°, AEG,…
inguino-scrotale. 2. TR : apprécie l’état des organes génitaux profonds
3. SF : douleur scrotale, 3. Etat des urines
dysurie, brûlures 4. Palpation des aires gg et des orifices herniaires+++.
mictionnelles… 5. Examen somatique complet.
B- Dg étiologique :
1- Torsion du cordon spermatique ou
2- Orchiépididymite aiguë 3- Orchite ourlienne
testiculaire
→ Clinique : Enfant + Ado +++ → Clinique : Infection virale du testicule au
• Douleur au niveau d’une bourse, • ATCD: urétrite, infection urinaire, sondage ou cours des oreillons survenant à la
d’installation brutale, intense, à type de cystoscopie, infection de voisinage ou suppuration à période pubertaire.
broiement, irradiant le long du cordon distance. → Clinique :
spermatique vers la région inguinale et la • Douleur scrotale sévère irradiant le long du cordon vers la • Parotidite+++
fosse iliaque et gênant la marche. région inguinale. • Douleur scrotale - Testicule
• Grosse bourse rouge, œdémateuse, et • Scrotum ↑ de volume + signes inflammatoires : peau augmenté de volume - Fièvre
douloureuse lisse, luisante, tendue, chaude, douloureuse et souvent élevée
• La masse épididymo-testiculaire est oedématiée • Absence de troubles
ascensionnée et très douloureuse à la • Palpation douloureuse : le testicule et épididyme sont mictionnels.
palpation. pris en masse par l’inflammation (difficulté de les → Paraclinique : ECBU et
• Le soulèvement du testicule ↑ la douleur distingués) prélèvement urétral sont stériles.
(signe de PREHN) • Le soulèvement du testicule soulage la douleur 4- Cancer aigu du testicule
• La T° est normale +++, cependant dans les • Fièvre élevée (39 à 40°) + frissons • L’absence d’amélioration sous
formes vues tardivement une fébricule est • Troubles mictionnels inconstants un traitement bien conduit,
fréquent. • Recherche un écoulement urétral au niveau du méat doit faire penser à ce
• Il n’existe pas de signes urinaires associés • TR : Douleur prostatique si prostatite associée. diagnostic.
: en particulier absence de brûlures → Paraclinique : • Une échographie s’impose;
mictionnelles+++ • ECBU - Hémocultures si fièvre > 38,5° - Sérologie de • si le Dc est suggéré, il faut
• Le cordon est infiltré. chlamydia - Sérologie de syphilis, SIDA avant l’intervention, doser les
→ Paraclinique : • Prélèvement urétral : il recherche chlamydia, marqueurs tumoraux (þ-HCG
Interet que si le tableau clinique est atypique, mycoplasmes, trichomonas vaginalis, candida albicans et a-FP).
ils ne doivent pas retarder le traitement. • Recherche BK dans les urines (suspicion de TB)
• Echo- doppler+++ : diminution ou arrêt du 5- Grosse bourse post-
• Echo scrotale : pathologie associée (tumeur, abcès, traumatique
flux artériel hydrocèle).
• Echographie scrotale : non fiable pour le 6- Hernie inguino-scrotale
• UIV (à distance de l’épisode aiguë) si récidive ou
diagnostic étranglée
épididymite chronique. une cause urologique.
II- CAT :
1) Torsion du cordon spermatique : urgence chirurgicale +++, 5) Cancer aigu du testicule : orchidectomie.
Délai < 6h car risque de nécrose testiculaire. 6) Grosse bourse traumatique : TTT conservateur au maximum.
• Exploration en urgence du contenu scrotal, si testicule : • Simple contusion scrotale :
− Viable : conservation + fixation (=orchidopexie) +++ − Testicule et épididyme indemnes : TTT médical et
− Nécrosé : orchidectomie (parents prévenus d’une telle éventualité) puis surveillance.
prothèse testiculaire dans un 2ème temps. − Eclatement ou délabrement testiculaire : TTT radical.
• Orchidopexie controlatérale pour prévenir un accident analogue. • Lésions de l’albuginée ou lésions épididymaires
2) Orchiépididymite aigue à germes banaux : intervention en urgence.
• Antibiothérapie immédiate (visant surtout les BGN), • Lésions purement vaginales : abstention sous surveillance
• Rechercher une cause qui sera traitée échographique ou intervention différée (3ème jour).
3) Orchiépididymite aigue tuberculeuse : Traitement antibacillaire. 7) Hernie inguino-scrotale étranglée :
4) Orchite ourlienne : Guérison spontanée, • Si anse saine réduction –
• Séquelles possibles : (atrophie testiculaire, stérilité sécrétoire par • Si anse sphacélée résection-anastomose.
oligospermie). • Cure de la hernie.
UROLOGIE # Anurie
Cours 26 : Rétention aiguë d’urine :
Dg + CAT :
Impossibilité totale et brutale d’uriner, bien que la vessie soit pleine
Impose ladérivation en urgence des urines afin de soulager le patient.
I- Dg :
Dg + Dg étiologique
• Signes fonctionnels : • Interrogatoire :
− Impossibilité d’uriner depuis qlq heures, − Circonstances de survenue, âge, ATCD médicaux (notamment la prise de
contrastant avec des envies impérieuses et médicaments) et chirurgicaux,…
douloureuses d’uriner
− Elle peut être un « symptôme » inaugural, révélateur, mais aussi
− Douleurs hypogastriques de plus en plus
l’évolution d’une longue période de dysurie.
intense chez un malade conscient.
− Agitation parfois importante. • Examen clinique :
• Signes physiques : − Prise de la température, de la TA, recherche d’œdèmes des MI,
− Globe vésical = Masse hypogastrique tendue, − examen neurologique,
définie par une matité convexe en haut, ne − examen gynécologique.
descendant pas sur lescôtés (≠ascite). − Palpation des fosses lombaires, examen OGE, Touchers pelviens +++
− La palpation et la percussion augmentent • Examens complémentaires :
l’envie mictionnelle et la douleur.
− Bilan sanguin standard, ECBU, PSA.
En cas de doute diagnostique (patient obèse), on − Echographie (rein- vessie- prostate) de première intention.
pourra réaliser une échographie sus-pubienne. − Cystographie + clichés mictionnels (si drainage sus-pubien)
− Examens urodynamiques recherche atteinte neurologique.
− Urétrocystoscopie souple chez ♂cystoscopie rigide chez ♀.
Dg CAT
1) Clinique : Triade I- Mesures immédiates :
• Urétrorragie+++ : écoulement de sang par le méat 1. Eviter le sondage urétral.
urétral en dehors de toute miction. 2. Drainage des urines par cystostomie à minima
• Globe vésicale (RAU complète) 3. ± Stabilisation des lésions osseuses + état hémodynamique.
• Hématome périnéal (inconstant) 4. Traitement des lésions associées : rupture vésicale...
2) Paraclinique : II- Traitement de la rupture urétrale : après réorganisation (tardif).
❖ Radiographie du bassin : fracture du bassin A. Moyens :
(cisaillement vertical, rupture des branches ischio- 1. Réalignement endoscopique sur sonde : Intubation de l’urètre
pubiennes…) par une sonde laissée en place 3 sem pour permettre la
❖ Echo abdominale : Systématique chez polytraumatisé cicatrisation de la rupture
❖ UIV : 2. Urétrorraphie termino-terminale (UTT) : suture bout à bout des
− Vérifie l’intégrité du haut appareil et de la vessie. 2 extrémités de l’urètre.
− Apporte la preuve d’une rupture (fuite du produit 3. Résection-anastomose : Excision de la sténose + cal fibreux, Puis
de contraste). anastomose urétrale termino-terminale.
❖ Urétro-cystographie rétrograde +++ : 4. Urétroplastie : peau (pénienne, scrotale, périnéale), parfois
− Confirme le diagnostic de la rupture urétrale muqueuse (vésicale, buccale)
− Précise le type de rupture (complète ou b. Indications :
incomplète) et objective l’importance de la fuite. Rupture partielle : Réalignement endoscopique (entre 5ème-
− A faire entre le 5ème et le 15ème j après le 15ème jour)
traumatisme. Rupture totale : la CAT varie selon les écoles :
❖ TDM : pour les lésions associées. − UTT (entre 5ème-15ème jour).
− Résection-anastomose ou Urétroplastie (2ème-3ème mois)
INTRO DIAGNOSTIC CAT
Clinique Paraclinique 1) Buts : Réduction anatomique, Consolidation précoce éviter
1- Interrogatoire : • Incidences : complications.
Traumatisme : − Systématiquement : Genou (F-P) ++ 2) Moyens :
Solution de
continuité Mécanisme : Direct +++ = choc sur genou / indirect = contraction − Incidence axiale au besoin • Médicaux : antalgique, AINS, ATB, anticoagulant...
patellaire, brusque du quadriceps. − Clichés comparatifs enfant • Orthopédiques : immobilisation par genouillère plâtrée en extension
30- Fracture de la Rotule
exposant à la Circonstances : AVP, sport, chute de hauteur élevée,… (20-30°) pendant 30 à 45 jours.
− Bassin de face
rupture de Heure de l’accident. • Chirurgicaux:
− Cheville homolatérale F et P
l’appareil Traumatisé : • Données :
− Conservateur : réduction + ostéosynthèse (broche, Haubanage ou
extenseur, Ages, tares, ATCDs cerclage, vis)
− Siège et type du trait de fracture,
avec risque de SF : douleur vive au genou, défaut d’extension, impotence − Patellectomie partielle ou totale : Rare
raideur et − Existence ou non d’un déplacement
fonctionnelle. • Rééducation :
d’arthrose Classification Rocard et Moulay.
2- Examen clinique : − Active et passive.
fémoro- Local : − Fr associées : Fr extrémité inf du
fémur.
− Systématique, précoce (dès 1er jours) et prolongée.
patellaire - Inspection : + Gros genou : Hémarthrose, + 3) Indications :
intérêt d’un Dépression inter fragmentaire Fractures non déplacées stables, CI chirurgie : traitement
traitement
- Palpation : Douleur, Hiatus inter fragmentaire ** Dg # : Patella bipartita, ostéochondrite.
précoce. orthopédique avec contrôle radiologique /semaine.
Loco régional : complications (cutanée, VX-N, articulaire) Fractures déplacées : Traitement chirurgical (réduction +
Général : Conscience, Etat HD, L* associées (rachis, crâne, ostéosynthèse). Rarement TTT radical : Patellectomie.
thorax...)
1- Interrogatoire : 1) Buts : Rétablir la longueur et l’axe du squelette jambier et assurer
Traumatisme : sa consolidation Eviter les complications (infectieuses...)
Mécanisme : Direct ou indirect, ouverture cutanée de dehors en dedans ou dedans en dehors. 2) Moyens :
Circonstances : AVP, sport... • Traitement médical : toujours indiqué
Heure de l’accident. − ATB à large spectre antistaphylococcique et anti-germes telluriques.
Traumatisé : − Antalgique + SAT et mise à jour de la VAT + HBPM.
- Fracture Ages, tares, ATCDs • Traitement des lésions osseuses :
extra- SF : douleur vive, impotence fonctionnelle totale du MI. − Orthopédique : plâtre cruro-pédieux pendant 3 mois (genou à 90°)
articulaire 2- Examen clinique :
31- Fractures ouvertes de la jambe
Fracture de Goyrand-Smith. sur l’épiphyse distale du radius dans le sens inverse du déplacement.
Traumatisé : o Déplacement du fragment distal : en - Contention : par plâtre brachio-antébrachio-palmaire (BABP) avec poignet en flexion
Age, antécédents (ostéoporose,…) arrière et en dehors. et inclinaison cubitale pdt 4-6 sem.
SF : douleur vive du poignet, impotence fonctionnelle du MS. o Lésions associées : fracture de Traitement chirurgical :
Fracture du
2- Examen clinique : - Réduction chirurgicale de la fracture.
poignet, située l’extrémité inférieure du cubitus +
Local : - Fixation de la fracture distale du radius € ostéosynthèse par des broches, des
entre Pouteau colles Fracture de Gérard-
Inspection : plaques vissées, un fixateur externe et/ou les deux.
l’interligne - Attitude du traumatisé du membre supérieur. Marchant +++
Rééducation +++ : Précoce. Passive au début Puis elle devient active.
radio-carpien - Face : Pouteau colles Main déviée en dehors ( Signe Baïonnette) Fracture de Goyrand-Smith : 3) Indications :
(RC) en bas et - Profil : + Pouteau colles Main déplacée en arrière (en dos de fourchette) o Trait horizontal sus-articulaire. Traitement orthopédique :
une ligne + Goyrand-smith ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ avant (en ventre ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’) o Déplacement du fragment distal : en − Fractures articulaires non déplacées de l’extrémité inf de radius.
passant à 2,5 Palpation : avant et en dehors.
cm au dessus − Fracture de Pouteau-Colles stable après réduction.
Point douloureux au niveau du foyer de fracture o Absence d’engrènement très Traitement chirurgical :
de cet Repères osseux : horizontalisation de la ligne bi-styloïdienne
instable. − Fracture de Pouteau-colles instable après réduction : ostéosynthèse par
interligne Locorégional :
Autres (intra-articulaires) : Brochage de Kapandji.
▪ Cutané : ouverture…
1- Fracture marginale ant et post − Fractures articulaires (marginale, de Hutchinson) et fractures comminutives :
▪ VX : chaleur et coloration des doigts
2- Fracture cunéenne interne et cunéenne fixateur externe
▪ N : nerf médian (fourmillement au niveau des trois 1ers doigts) externe (Hutchinson). − Fracture de Goyrand-Smith : ostéosynthèse par plaque antérieure.
▪ Ostéo-articulaire 3- Fracture complexe ou comminutive.
Général : recherche de lésions associées.
1- Interrogatoire : 1) Buts : Consolidation précoce / Récupération d’une articulation
Traumatisme : stable, mobile et indolore.
Mécanisme : direct = choc direct sur le coude / indirect = chute sur paume de main, coude en flexion. 2) Moyens :
Heure, circonstances (AVP, accident de travail ou de sport…) • Médicaux : antalgiques, AINS…
Traumatisé : • Orthopédiques : Plâtre brachio-anté-brachio-palmaire (BABP) coude à
34- Fracture de l’extrémité inf de l’Humérus
Age (souvent sujet jeune), profession, ATCD médicaux et chirurgicaux. 90° pendant 4 à 6 sem.
Solution de SF : douleur vive du coude, impotence fonctionnelle du MS. • Chirurgicaux :
continuité 2- Examen physique : A foyer fermé sous contrôle radioscopique : Réduction
concernant la Local : et ostéosynthèse par Embrochage, Vissage.
zone située ▪ Inspection : A ciel ouvert après abord chirurgical : Réduction du foyer
entre le bord − Attitude du traumatisé du membre supérieur : patient soutient le membre lésé avec le membre sain. de fracture articulaire ou extra-articulaire et stabilisation
inférieur de par un matériel d’ostéosynthèse: vissage simple,
− Déformation parfois évidente : Gros coude avec œdème, ecchymoses
l’insertion embrochage, ou souvent plaque vissée.
distale du
− Aspect de membre raccourci= déplacement
▪ Palpation : • Rééducation +++ : Maintien de la trophicité musculaire, de la mobilité
muscle
− Point douloureux au niveau du foyer de fracture. articulaire, et rééducation de la proprioception.
brachial
3) Indications :
antérieur et − Modification des repères anatomiques habituels (Ligne de Hunter et triangle de Nelaton).
l’interligne du Locorégional Traitement orthopédique : fractures extra-articulaires non déplacées.
coude. Cutané : ouverture Traitement chirurgical : Fracture déplacée, Fracture ouverte,
Vasculaire : pouls, chaleur et coloration distale. Complications neuro-vasculaires, Lésions polyfracturaires
Nerveux : sensibilité et mobilité de la main et des doigts (tester les nerfs radial +++, cubital, médian). associées.
Ostéo-articulaire.
Général : recherche de lésions associées.
3- Radiologie :
Rx du coude face + profil. : Confirmer le diagnostic
TDM du coude : pour la stratégie opératoire
Toute lésion TDD : Entorse grave du LLE • Radiologie indiquée si Critères d’Ottawa : 1) Buts : Avoir cheville mobile, stable et indolore en évitant complications.
ligamentaire 1- Interrogatoire +++ 1. Age < 18 ans et > 55 ans. 2) Moyens :
de cheville : Traumatisme : 2. Douleur localisée exquise à la palpation • Médicaux : antalgiques, anti-oedémateux, protocole GREC, anticoag
- Tibio- Mécanisme : en varus équin +++ De la base du 5ème métatarsien. • Orthopédiques : Atelle aircast pendant 6 semaines.
tarsiennes : Heure, circonstances, intensité. Du scaphoïde tarsien. • Chirurgicaux :
35- Entorses graves de la cheville
LLE++, LLI Traumatisé : De la face postérieure des malléoles. Suture ligamentaire = ligamentoplastie +++
- Peronéo- Age, ATCD (accident similaire,...) 3. Incapacité d’un appui monopodal ou de faire
tibiale inf. Réinsertion d’un ligament inversé.
SF : craquement ou sensation de déchirure, douleur quelques pas.
- Médio- Ostéosynthèse d’une fracture associée.
intense de la cheville, impotence fonctionnelle • Incidences :
tarsiennes et
totale du MI. − Radiographie standard de cheville : face en RI de Ablation d’un fragment osseux intra articulaire.
sous
astragaliennes 2- Examen clinique : 20° + profil. • Rééducation : Proprioceptive, renforcement des tendons péroniers.
Signe de la coquille d’œuf de Roberte-Jaspar = − Clichés dynamiques. 3) Indications :
**Entorse hématome en « œuf de pigeon ». Protocole GREC (Glace, Repos, Elevation, Contention par orthèse) :
− Echographie +/- arthroscanner +/- IRM.
grave : rupture Œdème ou ecchymose. Absence de signe de gravité.
• Résultats :
totale avec Sillon péronéo-astragalien externe en varus équin = − Traitement orthopédique :
Confirme la rupture ligamentaire (classification de
brèche signe de Clayton (difficile à rechercher en phase − Signes de gravité immédiats
Castaing)
capsulaire. algique). − Laxité après 5j de GREC
− Recherche fractures ou lésions ostéochondrales
Points douloureux. Traitement chirurgical :
associées.
Lésions associées. − Laxité chronique confirmée à la radiographie.
− Entorse grave chez sportif de haut niveau.
− Lésions associées(fractures,…)
1- Interrogatoire : 2- Examen clinique : 1. Lésion du LLI :
• Traumatisme : • Inspection = Examen comparatif + minutieux Entorse bénigne : traitement de la douleur (immobilisation de qlq
*Lésions
ligamentaires − Heure, circonstances (sport de contact…) − Marche possible, mais difficilement. jours)
du genou : − Mécanisme (oriente vers les ligaments concernés) : − Genou en position antalgique (semi Fléchi) Entorse grave : Attelle pendant 45J + Rééducation quotidienne dès que
- Bénignes : o Valgus – Rotation externe € LLI + MI + LCA. − Articulation tuméfiée la douleur le permet.
simple o Varus – rotation interne € LLE + ME + LCA. − Peau ecchymotique par endroit. Arrachement osseux :
distension o Hyperextension (Shoot raté) € LCA isolé. • Palpation : recherche i. Non déplacé €genouillère 45 jours.
ligamentaire. o Choc antérieur – postérieur sur tibia supérieur € LCA. − Point douloureux sur le trajet du LLI +++. ii. Déplacé € réinsertion chirurgicale.
36- Entorses du genou
- Graves : o Choc postérieur – antérieur sur tibia supérieur € LCP. 2. Lésion du LCA (presque tout le monde) :
− Choc rotulien (hémarthrose) +++.
rupture totale • Traumatisé : Traitement de douleur = attelle qlq j (3 semaines à 1 mois).
− Laxité générale (genou détendu à 20° de
ou partielle. − Age, profession, ATCD,… Puis :
flexion) :
− Signes fonctionnels : o En valgus lésion LLI. - Soit traitement fonctionnel 3 mois, et si instable à la reprise des activités
*La lésion des ✓ En faveur de l’entorse bénigne : (sport +++) → ligamentoplastie.
ligaments
o En varus lésion LLE.
o Douleur modérée − Tiroir : - Soit « refroidir » genou par physiothérapie 3-4 sem et ligamentoplastie
croisés (Pivot
o Reprise possible de la marche d’emblée (sportif de haut niveau, très jeune)
central) est Antérieur à 10° = Test de Lachmann + rupture LCA.
o Possibilité de continuer l’activité sportive en cours. Arrachement osseux :
toujours grave.
✓ En faveur de l’entorse grave : Postérieur avec avalement de la TTA rupture LCP ;
- Non déplacé → plâtre 6 semaines.
o Douleur vive avec impotence fonctionnelle. − Ressaut rotatoire = Jerk test € rupture LCA. - Déplacé → réinsertion chirurgicale.
*La lésion des 3- Radiologie
ligaments o Sensation de déboîtement du genou. 3. Les autres lésions :
o Craquement audible. Rx standard du genou F+P : souvent normale,
latéraux est la LCP, LLE, PAPI (point d'angle postéro-interne), PAPE (point d'angle
o Impossibilité de continuer l’activité en cours. bilan des lésions associées (fracture, luxation,…)
plus grave. postéro-externe).
o Sensation d’instabilité à la reprise de la marche. IRM du genou : +++
Traitement difficile.
− Diagnostic positif.
Affaire du spécialiste.
− Lésions méniscales associées.
1- Interrogatoire : 2- Examen clinique : 3- Radiologie : 1) Buts : récupération de l’extension de la cheville.
Traumatisme : Inspection : Rx standard : cheville de 2) Moyens :
Heure, circonstances − La marche se fait sur toute la profil (rayons mous) • Traitement médical : antalgique, AINS si nécessaire.
(accident domestique, plante du pied. − Élimine une fracture. • Traitement orthopédique : Immobilisation par botte plâtrée en équin
accident de sport) − Impossibilité de se tenir sur la − montre arrachement de x4sem puis en flexion dorsal de cheville à 90° x4sem
37- Ruptures du tendon d’Achille
Dg CAT
1- Clinique : 1- Mesures générales :
• SF : • Hospitalisation en urgence
− Douleurs pelviennes : maitre symptôme +++ • Mesures de réanimation si nécessaire
− Métrorragies : sépia (brunâtres), minimes, noirâtres. • Prévention de l’allo-immunisation Rh chez femme Rh
− Retard des règles = Aménorrhée : inconstante (car la - : injection de gamma globulines anti-D.
survenue de métrorragies est confondue ave les règles) 2- Traitement spécifique :
Toutes métrorragies douloureuses chez femme jeune en activité • Expectative discutée si décroissance du taux de ẞ-
génitale D il faut penser à la GEU HCG, GEU < 5cm.
• Interrogatoire : • Traitement médical :
− DDR, caractéristiques des règles, cycles, contraception,… − Moyens : Méthotrexate + surveillance du taux
− Facteurs de risque : ATCD de GEU, ATCD de salpingite ou de ẞ-HCG)
d’infection sexuellement transmissible, ATCD de chirurgie − Indications :
tubaire, utilisation de stérilet, endométriose tubaire, FIV, o En 1ère intention : en absence de CI
tabac… absolues, cas particuliers (GEU sur trompe
• Examen physique : unique, GEU interstitielle).
− Tolérance hémodynamique : Pouls, TA, signes de choc… o En 2ème intention : persistance de
− Au spéculum: col violacé, origine+nature du saignement trophoblaste après TTT chirurgical
− Toucher vaginal : conservateur.
o Utérus<AG, col fermé, masse latéro-utérine (MLU) → CI absolues au traitement médical :
sensible, mais souvent empâtement douloureux ▪ Etat hémodynamique instable
o « La petite chose latéro-utérine de Mondor » ▪ Epanchement péritonéal
o Etat du Douglas. ▪ Mauvaise compliance de la patiente au suivi,
− Palpation abdominale : recherche signes d’irritation Absence de compréhension des signes de rupture
péritonéale. ▪ Immunodéficience
2- Paraclinique : ▪ Maladie hépatique ou rénale…
Biologie :
− βHCG plasmatique +++ (test quantitatif) : positive dès • Traitement chirurgical :
10ème j après la fécondation - intérêt Dc et Pc − Moyens : Radical (Salpingectomie), conservateur
− NFS, groupage-Rh, RAI (Salpingotomie, résection-anastomose,
Echographie : voie abdominale et endovaginale +++ expression tubaire).
− Sx directs : sac gestationnel avec écho embryonnaire, − Indications :
parfois même activité cardiaque en extra-utérin o Rupture tubaire
(tubaire+++) o GEU avec ẞ-HCG > 10000 UI/ L.
− Sx indirects : Utérus vide, Anomalie annexielle non o GEU avec activité cardiaque
spécifique, Epanchement du douglas, Image de o GEU hétérotopiques (GEU + GIU)
pseudo sac central. o Patiente non compliante
Cœlioscopie : diagnostic de certitude + visée thérapeutique o Récidive de GEU
+++ (avant le stade d’hémorragie interne qui CI) o Si diagnostic nécessite la réalisation d’une
3- Dg # : cœlioscopie
• Avec toutes les causes de métrorragie de T1+++ :
Avortement, Grosse môlaire, corps jaune hémorragique
• Douleur : Appendicite aigue, Salpingites, Kyste ovarien.
CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE 1ère cause de mortalité
maternelle ++
Dg CAT
1) Diagnostic positif : 1) Mesures de réanimation :
Signes fonctionnels : hémorragie • VVP de bon calibre
• extériorisée ou non, • Sonde à O2, mise en position de Trendelenburg
• très brutale et très abondante ou insidieuse et • Sonde urinaire à demeure
persistante, • Remplissage par cristalloïdes
• survenant immédiatement après l’accouchement (<24h). • Transfusion de CG, avec au besoin PCF ou CP
• Indolore (excepté en cas de rupture utérine ou • Monitorage tensionnel et cardiaque, saturomètre
d’hématome), 2) Mesures pour l’Arrêt de l’hémorragie: TTT étiologique
• faite de sang rouge avec de nombreux caillots. • 3 gestes à faire systématiquement :
• Son volume doit être apprécié de façon exacte. − Massage utérin.
Signes généraux : − Délivrance dirigée : perfusion d’ocytocine (syntocinon*) 5UI
Depuis l’intolérance maternelle simple jusqu’à l’état de choc en IVD puis 10 UI dans du SG 10% en 30 min.
hémorragique (TA effondrée, pouls accéléré, sueurs, soif − Examen sous valves : si lésions de la filière génitale
intense, angoisse…). suture, tamponnement.
Examen clinique : • Placenta non expulsé : vérifier s’il est décollé.
Avant l’expulsion du placenta : il existe une rétention − Si oui : il faut l’expulser
totale du placenta. La remontée du corps utérin − Si non : délivrance artificielle
provoque une ascension du cordon ombilical, ce qui • Placenta expulsé : révision utérine en urgence ++++
signe l’absence de clivage placentaire. − Si placenta incomplet : compléter vacuité + utérotoniques
Après l’expulsion du placenta : tableau d’inertie − Si placenta complet :
utérine o Inertie utérine : perfusion d’ocytocine, si échec prostaglandines
− Vérification du placenta pour affirmer qu’il est complet (Nalador*) en IVSE.
− Examen sous valves de la filière génitale o Rupture utérine : laparotomie, suture voire hystérectomie
− Révision utérine o Inversion utérine : réduction manuelle sous AG, si échec
2) Diagnostic de gravité : hystérectomie
• Volume : > 1000 ml pour AVB, > 1500ml pour césarienne • Si hémorragie persiste ou aucune cause retrouvée :
• Signes de choc hypovolémique − Radio-embolisation sélective des artères utérines : si
• Syndrome de défibrination femme stable et geste possible rapidement /ou
• Atteinte rénale − Chirurgie : ligature des artères utérines ou hypogastriques,
3) Etiologies : si femme instable.
• Causes utérines : − Si échec : hystérectomie d’hémostase (dernière alternative)
− Atonie utérine +++ 3) Mesures supplémentaires :
− Rétention placentaire, anomalies d’insertion du • Prévention thromboembolique pendant 6 mois.
placenta • Prévention de l’allo-immunisation rhésus chez femme Rh - : anti-D
− Rupture utérine • Supplémentation en fer
− Inversion utérine 4) Prévention :
• Lésions de la filière génitale : • Délivrance dirigée +++ systématique en cas de FDR par
− Déchirures cervicales, vaginales ou vulvaires administration de 5UI de syntocinon en IM
− Thrombus vulvo-vaginal • Dépistage des situations à risque.
• Troubles de l’hémostase. • Surveillance systématique d’au moins 2h en salle de naissance.
CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE Risque de
complications Pc
vital maternel et
Cours 43 : Placenta Praevia : foetal
Dg + CAT :
Un placenta est dit prævia lorsqu’il s’insère en partie ou en totalité sur le segment inférieur
I- Dg :
1) Clinique : 2) Paraclinique :
• SF : métrorragies Echographie pelvienne+++ : En urgence avant de faire le TV.
− Précoces (24-32 SA) : faite de sang rouge vif, spontanée, − Confirme le diagnostic et précise le type du PP :
indolore +++, récidivante. o PP non recouvrant : marginal et latéral
− Au court du travail : hémorragie dès les premières CU. o PP recouvrant : s’étale au centre de l’orifice cervical
• Facteurs favorisants : ATCD de PP, Antécédents − Vitalité fœtale, biométrie.
d’avortements et de curetages, Cicatrices utérines, Eléctrocardiotocographie : retentissement sur le fœtus (SFA)
Fibromes sous muqueux et malformations utérines, 3) Dg # :
Gémellité, multiparité, âge maternel avancé… • Causes cervicales : polypes cervicaux, ectropion,
• Examen physique : cervicite, dysplasie, cancer du col
− Examen général : TA, température, pouls, conjonctives… • Causes endo-utérines : hématome rétroplacentaire
− Examen abdominal : Utérus souple bien relâché souvent (HRP), rupture utérine, hématome décidual marginal et
présentation anormale, BCF+ hémorragie de Benckizer.
− Spéculum : origine endo utérine du saignement
− Toucher vaginal : contre indiqué car il peut entraîner une
hémorragie foudroyante.
II- CAT :
Mesures générales : Hospitalisation + Mesures de réanimation si nécessaire.
CAT avant 34 SA CAT après 34 SA CAT au cours délivrance Suites de couches
1. Repos au lit, abstention de tout AVB accepté si : formes non 1. Délivrance dirigée 1. Poursuivre la
examen obstétrical recouvrantes, avec présentation 2. Révision utérine si correction de
2. Accélération de la maturation sommet bien centrée et RCF l’hémorragie persiste l’anémie
pulmonaire fœtale par les normal. 3. Utérotoniques pour 2. ATB
corticoïdes Le 1er geste à effectuer : rupture large la rétraction utérine 3. Anti-D si Rh-
3. Tocolyse par inhibiteurs calciques des membranes + perfusion ocytocique 4. Massage utérin, sac 4. Prévention des
si contractions utérines. Césarienne si : de sable accidents TE :
4. Surveillance maternelle et fœtale. 1. Placenta prævia recouvrant 5. Si l’hémorragie anticoagulants
5. Si ces mesures sont suffisants 2. Hémorragie abondante persistante persiste hystérect
atteindre 36 SA pour après rupture de la PDE omie d’hémostase
interrompre la grossesse. 3. SFA, procidence du cordon
6. Si hémorragie grave 4. PP+présentation anormale ou toute
extraction fœtale par césarienne. autre dystocie
CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE Urgence obstétricale
extrême (mortalité
fœtale et maternelle)
Cours 44 : Hématome rétroplacentaire :
Dg + CAT :
Décollement prématuré d’un placenta normalement inséré DPPNI
Accident paroxystique imprévisible du 3ème trimestre qui complique 1% des grossesses.
I- Dg :
1) Clinique : – Spéculum : origine endo-utérine du saignement
• SF : Début brutal + évolution extrêmement rapide, comparé – Toucher vaginal :
« un coup de tonnerre dans un ciel serein » le segment inf est dur, tendu en « sébile de bois »,
− Douleur abdomino-pelvienne d’apparition brutale, le col est rigide et son orifice interne est spasmé voir
intense en coup de poignard comme « cerclé » par un fil de fer
− Métrorragies du T3 : de faible abondance, faite de sang les membranes sont tendues,
noirâtre. le doigtier revient souillé de sang
• FDR : HTA chez la primigeste , âge> 35 ans, tabac, certaines – Rechercher les signes de pré éclampsie : œdèmes et
carences (vitamine C , acide folique) , Influence des protéinurie
saisons(plus fréquent en automne), ATCD d’HRP, anémie 2) Paraclinique :
maternelle, traumatisme Echographie pelvienne :
• Examen clinique : − Confirme le diagnostic, en visualisant ce décollement
– Examen général : à la recherche d’un état de choc qui sous la forme d’une zone anéchogène ou
s’installe rapidement contrastant avec le saignement hypoéchogène, sous forme de croissant ou fusiforme
extériorisé qui est minime. interposée entre la face maternelle du placenta et la
– Examen abdominal : +++ paroi utérine.
Palpation : Contracture utérine généralisée − Apprécie l’état fœtal
permanente réalisant un utérus de bois Eléctrocardiotocographie : si le fœtus est vivant, elle
Mesure de la HU : HU ↑ d’un examen à l’autre recherche une souffrance fœtale aigue.
Auscultation : BCF sont presque toujours inaudibles, le 3) Dg # : se fait avec les autres étiologies des hémorragies
plus souvent, ils sont absents car le fœtus a déjà du T3
succombé ; parfois ils sont masqués par la contracture Le diagnostic est porté définitivement après la délivrance par
de la paroi utérine l’existence d’un caillot et de son emprunte en cupule sur la face
maternelle du placenta
II- CAT :
Mesures de réanimation Rupture large de Mbs TTT obstétrico-chirurgical
• 2 VVP de bon calibre avec Diminuer l’hyperpression La décision est fonction de l’état materno-fœtal :
remplissage par ovulaire provoquée par le caillot • Si l’enfant est vivant et viable extraction fœtale
macromolécules et (qui favorise le passage dans la en urgence par césarienne +++
transfusion si nécessaire. circulation maternelle de • Si l’enfant est mort :
• Oxygénothérapie, sonde thromboplastines), et de Etat maternel altéré césarienne
urinaire. déclencher ou d’accélérer le Etat maternel stabilisé voie basse, mais à la
• Monitorage : TA, pouls, travail condition d’une expectative armée et courte. en
diurèse, état de conscience. cas d’échec, le recours à la césarienne s’impose
pour sauvetage maternel
CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE Complication obstétricale
rare mais grave
Cours 46 : Brûlures :
Physiopathologie, bilan initial, PEC dans les 1ères 48h :
Destruction du revêtement cutané et des structures sous jacentes, secondaire le plus souvent à un agent thermique.
Brûlure grave = brûlure mettant en jeu le pronostic vital et fonctionnel par son étendue, sa profondeur, sa localisation, ses
conséquences sur les fonctions vitales et l’association à d’autres lésions.
I- Physiopathologie :
Agents vulnérants Conséquences
1. Brûlures thermiques : flamme chez l’adulte et liquide chez l’enfant. La brûlure est un traumatisme initialement local, avec des
Par contact : solide (braises, fer chaud, pot d’échappement…), liquide conséquences générales (troubles de l’homéostasie).
(eau bouillante, café, huile chaude…) 1. Phase initiale : Œdème, déperditions hydro-
Par flamme : hydrocarbures enflammés, explosion de gaz ou vapeur électrolytiques → choc hypovolémique
d’essence… 2. Phase secondaire : Réaction inflammatoire locale et
2. Brûlures électriques = par le passage de l’électricité dans le corps. générale (SIRS) → dysfonctions viscérales
3. Brûlures chimiques = par acides ou par bases. 3. Phase tardive : Hyper métabolisme, hyper
4. Brûlures par rayonnement : ionisants ou ultraviolet (soleil) catabolisme, dénutrition, infection
II- Bilan initial :
A. Evaluation de l’étendue de la surface brûlée : E. Localisation à risque :
Calculée en pourcentage de surface corporelle brûlée (SCB) 1. Brûlures de la région cervico-faciale : détresse respiratoire
+ Règle des 9 de Wallace (œdème des VAS, inhalation de fumée)
+ Chez l’enfant : Règle de Lund et Browder 2. Brûlures du périnée : risque infectieux important,
B. Evaluation de la profondeur des brûlures : œdème de la verge (sondage urinaire urgent).
*1er degré : Atteinte isolée de la couche cornée de l’épiderme. 3. Brûlures circonférentielles : *MS ou MI : Sd des loges,
- Simple érythème douloureux sans perte liquidienne ischémie *Thorax : gêne respiratoire.
- Guérison spontanée et sans séquelles en moyenne de 5 j 4. Brûlures des mains et des pieds.
*2ème degré : F. Critères définissant une brûlure grave :
▪ 2ème degré superficiel = Seul l'épiderme est atteint ; la couche 1. Superficie brûlée > 25% SC chez l’adulte ; et > 20% SC aux
basale de Malpighi est intègre. âges extrêmes de la vie.
- Phlyctènes à paroi épaisse très douloureuses 2. Brûlure de 3ème degré sur plus de 10%SC.
- Guérison en 10 à 15 jours à partir de la couche basale. 3. Brûlure cervico-faciale ;
▪ 2ème degré profond= Atteinte de la couche basale de Malpighi. 4. Brûlure par inhalation (lésions pulmonaires associées).
- Douleur moindre, phanères adhérents, vitro-pression + 5. Traumatisme associé ;
- Cicatrisation en 3 à 4 semaines. 6. Brûlure chez un patient ASA ≥ II
*3ème degré = Epiderme et derme détruits G. Indices pronostiques :
- Pas de douleur, couleur variable : blanc nacré, rouge vif, brun ou USB + Indice de baux + A.B.S.I
noir cartonné. H. Bilan paraclinique initial :
- Absence d'élasticité, phanères non adhérents 1. NFS ; plaquettes ; groupage
- Pas de cicatrisation spontanée → Nécessité de greffes cutanées. 2. Ionogramme sanguin : créatinine, glycémie, protidémie
C. Lésions associées : inhalation (CO, cyanure), traumatisme, 3. GDS, myoglobinurie, CPK, dosage de l’HbCO en cas de
blast (explosion) suspicion d’intoxication au CO
D. Terrain : Age (sujet âgé ; nourrisson) - Tares sous jacents 4. Rx thoracique ; ECG.
III- PEC thérapeutique dans les 1ères 48h :
1) Premiers secours : 3) Réanimation respiratoire : 6) Thérapeutiques associées:
Extraire le patient du lieu du danger. Oxygénation systématique au masque Sédation - analgésie : Morphine IV à la
Retirer les vêtements sauf s’ils sont Intubation trachéale et ventilation SAP (seringue autopulsée) après
adhérents à la peau. assistée si SCB > 60%, besoins titration ou sous cutanée,
Evaluation clinique rapide : analgésiques majeurs, détresse Paracétamol
hémodynamique, respiratoire, respiratoire, lésions franches Héparine : 500 U/kg/j avec contrôle du
neurologique et de la gravité des d'inhalation, troubles de la TCA
brûlures. conscience, brûlures cervico- ATB : péni G si plaie souillée,
Refroidir la brûlure (eau à 15°C pendant faciales menaçantes. amoxicilline protégée si fracture
15 min environ), si pas de grande 4) Réanimation hydro-électrolytique : ouverte ou polytraumatisé
surface. Nature des solutés perfusés : La prévention du tétanos doit être
LVAS Ringer lactate SS à 9‰ systématique : SAT+++
Réchauffer = prévention de Albumine si SCB > 30% et albuminémie Nutrition : Entérale +++ ; parentérale
l’hypothermie. < 20g/1 → démarrée le plutôt possible.
SAMU : remplissage vasculaire rapide, Hydroxyéthylamidons (HEA) : en cas de
IOT + VA, antalgique. choc.
2) Mise en condition: Volumes perfusés : 7) Gestes chirurgicaux
Hospitalisation en USI/Réa. Formule de Parkland (adulte) : 4ml/kg/ % Aponévrotomies de décharge : en cas de
Evaluation des grandes fonctions vitales. SCB, la moitié sur 8h, l’autre moitié sur brûlure circulaire profonde d’un
Monitorage standard: Sp02, PA, scope 16h. membre.
Voie veineux périphérique si SCB < 30% Formule de Carvajal (Enfant) : 5000 ml/ Excision- greffe précoce.
VVC si SCB > 30%, de préférence en m SCB + 2000 ml/ m SCT, la moitié sur Ostéosynthèse des fractures.
2 2
zone saine. La voie fémorale est la 8h, l’autre sur 16h. 8) Surveillance +++:
plus adaptée. 5) Soins locaux : Conscience, FC, FR,
Sonde naso-gastrique, sonde urinaire Lavage antiseptique (pas d’éosine) Diurèse,
Mise à plat des phlyctènes Complications
Pansements tulle gras - La Biogaz est CI
chez l’enfant: risque de convulsions
(camphre).
Topiques antibactériens (Flammazine*)
Asepsie rigoureuse