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Corrigé Physique PC 1 - Centrale 1998

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Corrigé de CENTRALE-SUPELEC Physique PC 1ère épreuve 1998

I.A Ecoulement laminaire d'un fluide visqueux suivant Ox, la norme de vitesse dépendant de
z, la pression dépendant de z par la pesanteur et de x par viscosité.
La vitesse du fluide le long des parois horizontales doit être égale à la vitesse de ces
parois. Par contre, on considère que le fluide glisse sur les paroisGverticales.
G G G ∂V G
( )
Accélération particulaire convective : V. ∇ V = v( z, t )
∂x
=0

I.B Bilan de quantité de mouvement d'un parallélépipède [Link] dont on suit le mouvement
(conception eulérienne) pendant le temps dt :
G
G G G ∂v
- variation de quantité de mouvement : Dp = ρ. dτ. v( t + dt ) − ρ. dτ. v( t ) = ρ. dτ dt
∂t
- bilan des forces de pression : - grad p.dτ
G
⎛ ∂v ⎞ G ⎛ ∂v ⎞ G ∂2 v
- bilan des forces de viscosité : η⎜ ⎟ e . dx. dy − η⎜ ⎟ e x . dx. dy = η 2 dτ
⎝ ∂z ⎠ z + dz x ⎝ ∂z ⎠ z ∂z
G
- poids : ρg. dτ
On écrit alors le Principe Fondamental de la dynamique :
G G G
Dp G ∂v G ∂2 v G
=ΣF ρ dτ = − grad p. dτ + η 2 dτ + ρg. dτ
Dt ∂t ∂z
G G
∂v G ∂2 v G
ρ = − grad p + η 2 + ρg
∂t ∂z

∂v ∂p ∂2 v
En projection sur l'axe des x : ρ =− +η 2
∂t ∂x ∂z
∂p
sur l'axe des z : 0=− − ρg
∂z
∂v ∂p ∂2 v
I.C L'écoulement étant stationnaire = 0 , donc : = η 2 . Le second membre ne
∂t ∂x ∂z
∂p
dépend pas de x, donc est une constante par rapport à x; ainsi, p dépend linéairement de x
∂x
à z donné.
∂p Δp p 2 − p 1 Δp Δp
= = =− donc : p ( z = 0) = p 1 − x
∂x Δx L L L
∂p
= −ρg donc : p( x, z) = −ρgz + f ( x)
∂z
Δp
La synthèse de ces deux lignes donne : p( x, z) = p 1 − ρgz − x
L
Dans les plans d'abscisses x, la pression suit la loi de l'hydrostatique.
G
I.D 1 - Pour que le fluide s'écoule dans le sens de e x , il faut que Δp〉0 .
∂ 2 v ∂p Δp Δp 2
2 - A partir de η 2 = = − , par intégration : η. v( z) = − z + αz + β
∂z ∂x L 2L

-1-
Avec les conditions aux limites (v=0 en z = ± a ), on détermine les constantes α et β.
2
Δp ⎛ a
2

v ( z) = ⎜ − z2 ⎟
2 Lη ⎝ 4 ⎠
dont la valeur maximale est :
Δp a 2
vM =
2 Lη 4
2
et la valeur moyenne : v m = v
3 M

∫∫ ∫
G G 2
3 - Dm = ρv. dS = ρb v. dz D m = ρabv m
a
S −
2
4 - Les forces de viscosité exercées par le fluuide sur les deux parois horizontales sont égales
par symétrie des relations; donc la force totale (somme des deux) est :

∫∫ ∫∫
∂v ∂v Δp Δp a Δp
F=2 η dx. dy or : =− z=− donc : F = − a dx. dy
∂z ∂z Lη Lη 2 L
G G
F = − ab. Δp. e x
En régime stationnaire, la quantité de mouvement du fluide contenu dans le pavé de
côtés L,b,a est constante dans le temps; la somme des forces est donc nulle. En projection sur
l'axe Ox, n'interviennent que les forces de viscosité et les forces de pression sur les deux
sections aux abscisses a,b; on obtient, tout calcul fait : F = − ab. Δp
∂ 2 v ∂p Δp
I.E. 1 - L'intégration de l'équation η 2 = = − se fait comme en I.D.2
∂z ∂x L
Δp 2
η. v( z) = − z + αz + β
2L
a Δp a 2 a
en z = − v=0 donc : 0 = − −α +β
2 2L 4 2
a Δp a 2
a
en z = v = v 0 donc : η.v 0 = − +α +β
2 2L 4 2
qui permettent d'atteindre les constantes d'intégration α et β :
Δp ⎛ a 2 ⎞ ⎛ 1 z⎞
et d'écrire : v ( z ) = ⎜ − z2 ⎟ + v0 ⎜ + ⎟
2 Lη ⎝ 4 ⎠ ⎝ 2 a⎠
Le profil de vitesse résulte à la fois du gradient de pression et du déplacement de la
paroi supérieure. Ce profil reste parabolique, mais il n'est plus symétrique.
Si Δp = 0 , le profil de vitesse est linéaire, induit par le déplacement de la plaque
(écoulement de Couette)
2 - On calcule d'abord le débit massique à travers ab :

-2-
a

∫∫ ∫
G G 2 ⎛ Δp a 2 v 0 ⎞
Dm = ρ v. dS = ρb v. dz = ρab⎜ + ⎟
S −
a ⎝ 2 Lη 6 2⎠
2

Δp a 2
Ce débit massique est nul lorsque : v 0 = −
2 Lη 3
3 - L'expression de v(z), dans le cas où le
débit massique est nul, est :
⎛ z2 z 1⎞
v ( z) = v 0 ⎜ 3 2 + − ⎟
⎝ a a 4⎠

∫∫
⎛ ∂v ⎞
4 - Force exercée sur la plaque mobile : F = η⎜ ⎟
⎝ ∂z ⎠ z= a
dx. dy
2
⎛ ∂v ⎞ ⎛ a 1⎞ 4v 0
⎜ ⎟ = v0 ⎜ 6 2 + ⎟ = reportée dans l'expression de F conduit à :
⎝ ∂z ⎠ z = a ⎝ 2a a⎠ a
2
G 4v G
F = η 0 bL. e x
a
I.F Dans le cas d'un fluide idéal en écoulement stationnaire, un gradient de pression n'est pas
nécessaire. Dans ce cas, l'écoulement est uniforme, la variation de pression y étant
hydrostatique. Le mouvement de la paroi n'a aucune influence.
II
G G γU G
II.A La loi d'Ohm locale permet d'écrire : j = γE 0 = e
b y
Dans cette seule configuration, aucune force ne s'exerce sur les particules fluides autre que le
poids et le gradient de pression vertical. Le liquide
G ne peut se mettre en mouvement.
G
II.B L'application d'un champ magnétique B0 = B0 e z fait agir une force de Laplace sur
G G G γ G G γ G
chaque particule fluide : dF = j ∧ B 0 . dτ = UB 0 e y∧ e z . dτ = UB 0 e x . dτ
b b
G
Sous l'action de la force de Laplace, le liquide se met en mouvement suivant e x .
II.C Les charges
G de conduction du liquide sont entraînées suivant Ox dans le champ
magnétique B0 vertical; il en résulte un courant induit suivant Oy. Le courant total est la
somme des courants de conduction et induit tous deux selon Oy :
G
j est dirigé selon Oy.
G
Le champ magnétique est la somme du champ B0 et du champ créé par le courant qui,
lui étant orthogonal, doit posséder une
G composante selon Ox :
B appartient au plan Oxz
G G G G G
Au champ électrostatique E 0 s'ajoute le champ électromoteur v ∧ B . Avec j = γE , on
G G G G
écrira : j = γ ( E 0 + v ∧ B)
KG G G
En régime stationnaire : ro t B = μ 0 j et div B = 0

-3-
G G G G G G G
En coordonnées cartésiennes, avec j = j( z) e y , B = B x e x + B z e z et v = ve x
j = γ ( E 0 − vB z )
G ∂B x ∂B z
div B = 0 permet d'écrire : + =0
∂x ∂z
KG G ∂B x
et rot B = μ 0 j donne : = μ0 j
∂z
G
Comme B x ne dépend pas de x, div B = 0 montre onc que B z ne dépend pas de z; par
G
conséquent, le champ créé par le courant j ne peut avoir de composante suivant z, de sorte
que B z est constitué par le seul champ B0 . On écrira donc que :
G G G G G
j = j( z) e y et B = B( z) e x + B 0 e z
G G
Le plan Oxy (z = 0) est un plan de symétrie des causes (sources de E 0 et sources de B0
); il est donc un plan de symétrie des effets, donc : j y ( − z) = j y ( z) v( − z) = v( z) et, par son
caractère axial : B x ( − z) = − B x ( z)
j(x) est donc une fonction paire et B(z) une fonction impaire de z.
II.D Le bilan de quantité de mouvement, établi en I.B, doit tenir compte de la force de
G G
Laplace j ∧ B. dτ exercée sur le fluide, soit γ ( E 0 − vB 0 )e y ∧ ( Be x + B 0 e z ). dτ , dont la
G G G

composante suivant x est γB0 ( E 0 − vB 0 ). dτ , de sorte qu'en régime stationnaire :


∂p ∂2 v
+ η 2 + γB0 ( E 0 − vB0 )
0=−
∂x ∂z
OnG prend le gradient de pression nul selon Ox. Cela se justifie dans la mesure où le
champ B0 est responsable d'une mise en mouvement du fluide traversé par le courant de
conduction; après une phase transitoire, un régime stationnaire peut s'établir.
∂2 v
II.E On écrira donc : η 2 − γB20 v = − γB0 E 0
∂z
∂2 v 1 w0
qu'on divise par η pour obtenir : 2 − 2 v = − 2
∂z z0 z0
z z

La solution complète de cette équation est : v = w 0 + Ae z0
+ Be z0

a
Pour déterminer A et B nous écrivons que v s'annule en z = ±
2
a a

0 = w 0 + Ae 2 z0
+ Be 2 z0
w0
A = B=−
a

a a
cosh
0 = w 0 + Ae 2 z0
+ Be 2 z0
2z0
⎛ z ⎞
⎜ cosh ⎟
z0 ⎟
d'où : v = w 0 ⎜1 −
⎜ a ⎟
⎜ cosh ⎟
⎝ 2z 0 ⎠

-4-
a a KG ∂B x
II.F A l'extérieur, c'est-à-dire pour z ≤ − et z ≥ : rot B = 0 , donc : = 0 de sorte
2 2 ∂z
que B x = const obtenue par continuité aux frontières.
∂B
A l'intérieur, on reporte l'expression de v(z) dans l'équation = μ 0 γ ( E 0 − vB 0 )
∂z
z
cosh
∂B z0
pour obtenir = μ 0 γE 0
∂z a
cosh
2z 0
qu'on intègre, compte tenu que B(z)
est une fonction impaire (qui
s'annule en z = 0)
z
sinh
z0
B( z) = μ 0 γE 0 z 0
a
cosh
2z 0

z
cosh
II.G j = γ ( E 0 − vB0 ) = γE 0
z0
a
cosh
2z 0
a

∫∫ ∫
G G 2
On calcule i = j. dS = j. dz pour une unité de longueur selon Ox. On obtient :
−a 2

⎛ a ⎞ G tanh H
i = 2 γE 0 z 0 tanh⎜ ⎟ . En l'absence de B0 :; i 0 = γE 0 a d'où : i = i 0
⎝ 2z 0 ⎠ H
1 . −3
8,310
II.H. 1 - z 0 = −3 −9 z 0 = 1,04.105 m
.
4510 0,3810
.
a
Avec a = 0,18 mm, = H << 1 , on prendra donc un développement limité de cosh :
2z 0
⎛ z⎞ z2
cosh⎜ ⎟ = 1 + 2
⎝ z0 ⎠ 2z 0
⎛ z2 ⎞ a2
⎜ 1+ 2 ⎟ − z2
⎜ 2z 0 ⎟ ⎡ 1⎛ z ⎞2 1⎛ a ⎞2⎤ 1 4
v = w 0 ⎜1 − = w 0 ⎢− ⎜ ⎟ + ⎜ ⎟ ⎥ v = w0
a2 ⎟ ⎢

2 ⎝ z0 ⎠ 2 ⎝ 2z 0 ⎠ ⎥

2 z 20
⎜ 1+ ⎟
⎝ 2( 2 z 0 ) 2 ⎠
2
1 . 3
4510 . −3 ⎞
⎛ 0,1810
Valeur maximale de la vitesse : v M = ⎜ ⎟ . −10 m s
v M = 1,510
. − 3 .4510
2 2,510 . − 3 ⎝ 2.1,04.105 ⎠
On constate que le fluide se déplace très lentement.

-5-
−9 . 3
4510
2 - i 0 = γE 0 a = 0,3810
. . −3
0,1810 i 0 = 1,23 μA / m
. −3
2,510
La surface d'électrode sur une unité de Ox est de 1,8 cm2. Pour une surface de 10 cm2, on
obtient i0 = 6,84 μA. La valeur expérimentale de 1,9 μA est du même ordre de grandeur que la
valeur théorique.
tanh H
3 - Représentation graphique de
H
le domaine des valeurs de H est
complètement différent.

La courbe ressemble à la courbe expérimentale mais


a γ 0,1810 . −3 0,3810 . −9
4- k= = . −8 T −1
− 3 = 1,92610 k = 1,926.10-11 mT-1
2 2 2 8,310
.
Courbe théorique de i/i0 dans le domaine (0,45 mT) :
On constate que la courbe théorique
montre une valeur de i/i0
pratiquement égale à 1, comme si
l'influence de B0 était
imperceptible. Différent de la
courbe expérimentale.

III
G G G
III.A Prenons le rot de grad p = ρg :
G G G G GG
rot ( grad p) = 0 = rot ( ρg) = ρ. rotg + grad ρ ∧ g
G G
GG G G
Comme le rotg est nul, il en résulte que grad ρ ∧ g = 0 , donc les surfaces de masse
G G
volumique constante (normales à grad ρ ) sont normales à g tout comme les surfaces
isobares.
Un fluide non barotrope est en équilibre dans le champ de pesanteur s'il est homogène,
sinon il ne peut pas être en équilibre.

-6-
III.B d ρ = − αρ. dT . En considérant que ρ varie peu avec T : ρ − ρ 0 = −αρ 0 (T − T0 )
[
ρ = ρ 0 1 − α(T − T0 ) ]
IV
θ
IV.A 1 - T varie avec x suivant la loi : T = T0 + x qu'on reporte dans la relation du III.B :
a
⎡ θ ⎤
ρ = ρ0 ⎢1 − α x ⎥
⎣ a ⎦
2 - Avec un champ de pesanteur vertical, l'équilibre du fluide implique des surfaces d'égale
masse volumique horizontales, ce qui n'est pas le cas.
La mise en mouvement des couches de fluide ne peut se faire qu'avec les forces de
viscosité.
L'écoulement du fluide se fait dans le sens vertical, ascendant d'un côté et descendant de
l'autre.
IV.B 1 Les plaques étant considérées illimitées, il y a invariance des grandeurs suivant y et
z, donc T n'est fonction que de x. Dans ces conditions, en régime stationnaire, l'équation de
θ
transport thermique se réduit à ΔT = 0 qui conduit à la loi linéaire : T = T0 + x
a
2 - En régime stationnaire, le bilan des forces amène à écrire :
1 G G η G
− grad p + g + Δv = 0
ρ ρ
1 ∂p ∂2 v
que nous projetons selon Oz : − −g+ν 2 =0
ρ ∂z ∂x
1 G G
3 - Le champ de pression est le même que pour le fluide isotherme à T0 : grad p = g donc
ρ0
1 ∂p ⎛ρ ⎞ ∂2 v
= − g qu'on reporte dans l'équation précédente : ⎜ 0 − 1⎟ g + ν 2 = 0
ρ 0 ∂z ⎝ ρ ⎠ ∂x
ρ θ
En prenant l'expression de ρ du IV.A.1 : 0 = 1 + α x au second ordre près, donc :
ρ a
θ ∂2 v ∂2 v αθ αθ
α xg + ν 2 = 0 2 +g x = 0 On posera : K = g
a ∂x ∂x νa νa
a
4 - On intègre avec v = 0 en x = ±
2
K
v = − x 3 + Ax + B
6
3
a K ⎛ a⎞ a
x=− 0= − ⎜ ⎟ −A +B
2 ⎝
6 2 ⎠ 2 K ⎛ a⎞
2
B = 0 et A = ⎜ ⎟
a K ⎛ a⎞ a
3 6 ⎝ 2⎠
x= 0= − ⎜ ⎟ +A +B
2 6 ⎝ 2⎠ 2

K ⎡⎛ a ⎞ ⎤ L'écoulement est rotationnel puisque :


2
v( x) = x ⎢⎜ ⎟ − x 2 ⎥ GG ∂v G
6 ⎢⎣⎝ 2 ⎠ ⎥⎦ rot v = − e y est non nul
∂x

-7-
V
V.A Equilibre possible car les surfaces isobares coïncident avec les surfaces isothermes donc
de masse volumique constante. Mais, l'équilibre est instable si le centre de poussée
d'Archimède d'une particule fluide se trouve au-dessous de son centre de gravité.
V.B. 1 - Pendant τ, la boule s'est déplacée de δz = vτ vers le haut. La différence entre la
température de la boule et celle du fluide est alors :
∂T θ
T( z) − T( z + dz) = δT = − δz δT = vτ
∂z a
Comme la température de la boule est plus élevée que celle du fluide, la masse volumique de
θ
la boule est plus faible que celle du fluide : δρ = −ρ 0 αδT = −ρ 0 α vτ . La poussée
a
4 3
d'Archimède πr ρg est donc plus grande que son poids, et la force qui s'exerce sur la boule
3
4 G 4 θ G
est : F = − πr 3 g. δρ F = − πr 3 gρ 0 α vτe z
3 3 a
G
2 - La vitesse v de la boule augmentera si cette force motrice est supérieure à la force de
G G
viscosité de Stokes; le critère d'instabilité est donc : F > Fv
Si la particule est descendante, le raisonnement reste valable avec des signes opposés ,
mais les normes des forces sont inchangées.
4 θ r2 θ 9 η
Donc : πr 3 gρ 0 α vA > 6πηrv conduit à : r 4 gα > K
3 a K a 2a ρ 0
72
donc : Ra > Rac =
A
3 - Rac = 1 714
a 3 gαθ
> 1714 conduit à : θ > 1,714 K
νK
∂v 1 ∂p ∂2 v
V.C. 1 - Dans l'équation =− −g+ν 2 on tient compte que
∂t ρ ∂z ∂x
∂p ∂p e
p( x, z, t ) = p e ( z) + δp( x, t ) donc : = = −ρ e g d'après l'énoncé. L'équation devient :
∂z ∂z
∂v ⎛ ρ e ⎞ ∂2 v
= ⎜ − 1⎟ g + ν 2
∂t ⎝ ρ ⎠ ∂x

-8-
⎛ρ ⎞ δρ
Avec ρ( x, z, t ) = ρ e ( z) + δρ( x, t ) : ⎜ e − 1⎟ = − = α. δT par définition du coefficient de
⎝ ρ ⎠ ρ
∂v ∂2 v
dilatation. Finalement : = αg. δT + ν
∂t ∂x 2
∂ 2 T ∂ 2 T 1 ⎛ ∂T ∂T ⎞
Dans l'équation 2 + 2 = ⎜ + v ⎟ nous écrivons : T( x, z, t ) = Te ( z) + δT( x, t )
∂x ∂z κ ⎝ ∂t ∂z ⎠
θ ∂T ∂Te θ ∂2T
avec Te ( z) = T0 − z de sorte que = =− et = 0. D'où :
a ∂z ∂z a ∂z 2
∂δT ∂ 2 δT θ
=κ 2 +v
∂t ∂x a
2 - La fonction v(x,t) ne vérifie pas les conditions aux limites sur les parois horizontales
a
z=±
2
Le facteur cos xh rend compte de la périodicité des rouleaux et que ceux-ci sont
circulaires de diamètre a.
En portant dans les équations de V.C.1 les fonctions v = v 0 e st cos xh et
δT = δT0 e st cos xh , on obtient :
⎧ θ
( )
⎪ s + κh δT0 = v 0 a
2


(
⎩ )
⎪ s + κh 2 v = αg.δT
0 0

En éliminant δT0 et v0, on obtient l'équation du second degré :


θ
s 2 + h 2 ( ν + κ ) + h 4 νκ − αg = 0
a
3 - Pour que le fluide se mette en mouvement, il faut que s > 0 afin que la vitesse croisse avec
le temps.
θ π
A la limite s = 0, on obtient : h 4 νκ − αg = 0 soit, avec h = :
a a
αθga 3
Rac = = π 4 = 97,4
νκ
νκ
La valeur minimale de θ est θ = π
4
soit : θ m = 0,10 K
αga3
4 - La valeur expérimentale Rac voisine de 1700 conforte la valeur trouvée en V.B.3, mais
montre que les approximations faites en V.C sont plutôt éloignées de la réalité.

-9-

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