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Fêtes chrétiennes et leur signification

Ce document décrit l'application des fêtes bibliques à la vie chrétienne. Il explique la signification spirituelle des différentes fêtes comme la Pâque, les pains sans levain, la Pentecôte, et leur application pour la louange quotidienne, hebdomadaire et pour les grandes occasions de la vie du chrétien.

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Fêtes chrétiennes et leur signification

Ce document décrit l'application des fêtes bibliques à la vie chrétienne. Il explique la signification spirituelle des différentes fêtes comme la Pâque, les pains sans levain, la Pentecôte, et leur application pour la louange quotidienne, hebdomadaire et pour les grandes occasions de la vie du chrétien.

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L'application des fêtes à la vie chrétienne

NOMBRES CH 28 ET 29

Le peuple d'Israël ne pouvait pas célébrer de fête en Égypte (Ex.51; 10.9. Sa première fête fut la
Pâque, qui le délivrait de la menace du destructeur (Ex.12.14), immédiatement suivie de la fête des pains
sans levain qui rappelait la sortie du pays d'Égypte (Ex.12.17). Il en est de même pour nous : avant
d'être délivrés de la menace du jugement de Dieu et de l'emprise du péché et du monde, nous ne pouvions
pas connaître de "fête"; seule une joie éphémère venait, pour un temps, masquer une tristesse fondamentale
(Prov.14.13). Quel contraste avec le nouvel état qui suit la conversion! Comme le père de la parabole
organise un festin pour son fils retrouvé (Luc 15.22-24), notre Père nous prépare une vie de fête, non pas
exempte de peines et de souffrances, mais durant laquelle nous pouvons nous réjouir continuellement
(Phil.4.4; 2Cor.6.10). La vie chrétienne n'a rien d'une existence frustrante, desséchante ou morose; au
contraire, le Seigneur nous a donné une vie abondante (Jean 10.10). Si ce terme de fête se retrouve pour
plusieurs des circonstances mentionnées dans ces deux chapitres, la "fête" (28.17) désigne
particulièrement la fête des pains sans levain qui commençait dès le lendemain de la Pâque. Le levain
symbolise toujours dans la Bible le péché, et surtout l'orgueil et l'hypocrisie qui font enfler (Matt.16.6;
Marc 8.15; Luc 12.1; 1Cor.5.6-8; Gal.5.9).

Notre sanctification pratique - le jugement de tout péché conscient dans la lumière de Dieu - commence dès
notre conversion et, loin d'être uniquement un exercice affligeant, cette purification est une "fête", car
elle nous rend libres pour jouir de la communion avec notre Dieu. La présentation de la gerbe des prémices
n'est pas mentionnée dans ce chapitre, mais nous y faisons allusion car elle présente l'autre côté de notre
vie chrétienne, l'aspect positif, la consécration pour Dieu, qui est indissociable de la séparation du monde.
Nous ne nous voyons pas seulement morts avec Christ mais aussi ressuscités en lui, vivants pour lui,
heureux de lui consacrer le meilleur de tous nos biens (temps, énergie, aptitudes, argent, etc.) Enfin, la
fête de la moisson (ou des semaines, c'est-à-dire la Pentecôte) nous enseigne que nous ne sommes pas
tout seul. Dieu sauve et rassemble : c'est le jour de la Pentecôte que l'Esprit vint sur les disciples pour les
baptiser en un seul corps (Act.2.1). Le chrétien sauvé (la Pâque), qui marche dans la séparation (les pains
sans levain) et qui vit en ressuscité (la gerbe des prémices), apprécie la compagnie d'autres croyants et
partage avec eux les joies qu'il trouve dans son Seigneur.

Les holocaustes journaliers : la louange au quotidien

Chaque jour, deux holocaustes étaient offerts à l'Éternel (28.3). Ils nous font penser aux
moments de communion que nous pouvons avoir chaque jour avec notre Dieu. Le matin, avant
l'activité de la journée, puis le soir, une fois le travail fini, il apprécie que nous nous tournions
vers lui, pour le remercier, l'écouter par sa Parole, le prier et par-dessus tout, savourer sa
communion et celle du Seigneur Jésus (1Jean 1.3). Quelle joie ce sera pour nous, comme
l'indique la libation (28.7), et quelle joie pour lui, à qui nous aurons procuré son "pain". Mais ne
l'en frustrons-nous pas trop souvent? Notre tendance naturelle est de manquer de vigilance,
de vite oublier le "temps fixé", parce que nous nous laissons emporter non seulement par des
activités matérielles, mais aussi par nos propres pensées qui nous détournent de l'essentiel vers
le secondaire : nous-mêmes, nos intérêts, nos occupations. Laissons-nous donc toucher par
l'amour et la grandeur de notre Sauveur pour offrir "sans cesse à Dieu un sacrifice de
louanges"(Héb.13.15; Ps.34.1; 35.28)

Le sabbat : la louange ensemble

Un jour par semaine, les holocaustes étaient doublés (28.9,10). Le chrétien n'est plus soumis
au sabbat, mais la Parole indique le premier jour de la semaine comme une occasion spéciale pour
consacrer du temps à notre Dieu. Si notre semaine s'est déroulée dans une atmosphère de
louange, celle-ci s'élèvera-t-elle sans doute d'autant plus facilement quand nous serons réunis
avec d'autres frères et sœurs pour adorer notre Dieu ensemble. Les deux agneaux
supplémentaires de cette journée peuvent aussi faire penser aux deux rencontres que nous
pouvons avoir autour du Seigneur en cette journée, pour le louer et aussi pour l'écouter par sa
Parole, car comment l'adorer comme il convient si nous n'apprenons rien sur lui?

Le commencement des mois : la louange pour les grandes occasions

Notre vie est marquée par des événements plus saillants, auxquels font penser ces premiers
jours des mois : des fiançailles, un changement de travail, une naissance, un anniversaire, un
déménagement, une épreuve, un deuil etc., autant de jalons au cours de notre existence. Alors,
comment allons-nous vivre ces événements? Seront-ils l'occasion de nous approcher du
Seigneur ou bien les prendrons-nous comme le lot commun de tous les hommes? Qu'il est heureux
de les traverser avec lui, recevant de sa main la joie comme la tristesse et apprenant dans
chacune de ces circonstances à mieux connaître celui qui nous les dispense : "en toutes choses,
rendez grâces"(1Thess.5.18).

Le jour des trompettes et le jour des expiations : le réveil

Un long intervalle séparait la fête des semaines, au troisième mois, du jour des trompettes au
début du septième mois. Les habitudes, la routine, le sommeil, la lassitude, peuvent
insidieusement s'introduire dans notre vie chrétienne au fil des années. A notre insu, le déclin
est là. Mais notre Dieu est fidèle et il nous envoie une "trompette" pour nous réveiller par sa
Parole et produire un regain d'affection et de louange pour lui. Peu après venait le grand jour
des expiations. Réveillée, notre conscience pèse comme tout à nouveau la profondeur de notre
péché, la grandeur de l'œuvre du Seigneur et l'immense portée de son portée de son sacrifice.
Loin de nous accabler, ce travail moral conduit à une louange, qui extérieurement n'est peut-
être pas différente (les mêmes sacrifices qu'au jour des trompettes étaient offerts), mais qui
s'ancre dans une compréhension plus grande de ce que Christ a fait.

La fête des tabernacles : déclin ou couronnement?

Cette fête était marquée par une décroissance du nombre de taureaux offerts. Le déclin
physique ne s'accompagne pas obligatoirement d'une baisse spirituelle, bien au contraire
(2Cor.4.16). Pourtant, la Parole mentionne plusieurs personnes qui avaient bien commencé, mais
dont la fin de vie n'a pas été à la hauteur de son début (comme Salomon (1Rois 11.4) et Démas
(2Tim.4.10, par exemple.) Solennel avertissement pour tous! Vue sous un autre angle, la fête
des tabernacles couronnait le cycle des fêtes annuelles; elle était marquée par une profusion de
sacrifices (199 au total!) et l'Éternel recommandait de n'y être que joyeux (Deut.16.15). Il est
heureux de rencontrer des chrétiens âgés, qui ont mûri ce beau fruit de l'Esprit, la joie
(Gal.5.22), et qui connaissent "celui qui est dès le commencement"(1Jean 2.13) et savent le
rendre présent et vivant au cœur de ceux qu'ils rencontrent.

Le huitième jour, la "grande journée de la fête (Jean 7.37), porte nos pensées vers le jour
éternel dans la maison du Père. Après une vie marquée pour chacun de hauts et de bas, nous
jouirons tous parfaitement de la personne glorieuse de "l'Agneau qui a été immolé"Apoc.5.12)
(29.36).

Anonyme

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