Chiffres Clés 2015 : Électricité et Eau
Chiffres Clés 2015 : Électricité et Eau
La Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau a été La série Chiffres clés matérialise la Les Chiffres Clés visent à offrir au lecteur – décideur public, investisseur, opérateur, chercheur ou simple
créée par l’Ordonnance n° 00-021/P-RM du 15 mars 2000. volonté de la CREE de renforcer la citoyen – un aperçu rétrospectif et prospectif des secteurs respectifs de l’ électricité et de l’eau. Pour ce
Dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, transparence dans la régulation en faire, sont utilisées, d’un côté, les données historiques, principalement issues des rapports d’activités des
elle a la charge de réguler le secteur de l’électricité et le service partageant avec un public large et opérateurs et du Maître d’ouvrage, pour :
public de l’eau potable dans les centres urbains. Conformément varié des informations d’intérêt - dresser l’état des lieux des deux secteurs ;
aux dispositions de l’article 4 de l’Ordonnance, elle a pour général sur les secteurs qu’elle a la - prendre la mesure des progrès réalisés ;
missions générales de : charge de réguler. Les numéros - et mettre en évidence l’impact des changements majeurs survenus dans les dernières années.
- soutenir le développement du service public de traitent, de façon synthétique et De l’autre côté, pour les projections, le document mobilise les études prospectives dont principalement
l’électricité et de l’eau ; compréhensive, diverses questions les schémas directeurs. Les données retenues ici sont alignées sur les traitements effectués dans les
- défendre les intérêts des usagers et la qualité du service relatives aux secteurs de l’électricité Modèles Economiques et Financiers (MEF-ELEC, MEF-EAU) utilisés pour la tarification. De ce fait, les
public ; et de l’eau. Les résultats présentés projections présentées ici – production, ventes, rendements, etc. – tiennent compte des stratégies de
- et promouvoir et organiser la concurrence entre les sont basés sur des outils élaborés développement des deux secteurs et surtout des objectifs assignés aux opérateurs et inscrits dans les
opérateurs. et/ou utilisés au sein de la CREE. Il contrats de concession et/ou d’affermage.
Son champ d’intervention s’étend exclusivement aux : s’agit des Modèles Economiques et
- concessionnaires d’électricité et ce compris les Financiers, utilisés pour la tarification
Pour chacun des deux secteurs un Groupe Technique est mis en place, composé de représentants de la
transactions passées par ceux-ci avec les de l’électricité et de l’eau et de
CREE, des opérateurs (EDM-S.A. pour l’électricité et SOMAGEP-S.A. et SOMAPEP-S.A. pour l’eau) et du
permissionnaires et les autoproducteurs d’électricité ; CREEDataBase (CREEDB), une
Maître d’ouvrage (DNE pour l’électricité et DNH pour l’eau). Au sein de ces Groupes sont discutés et
- gestionnaires délégués du service public de l’eau compilation de données diverses sur
validés les valeurs d’entrée des Modèles Economiques et Financiers, les hypothèses ainsi que l’horizon
potable dans les centres urbains dénommés opérateurs les secteurs de l’électricité et de l’eau.
des projections. Les données présentées dans le présent document sont tirées des derniers modèles
du secteur ou opérateurs dans le cadre de l’ordonnance
validés en date, mai 2016 pour l’électricité et juin 2016 pour l’eau.
susvisée.
- une fenêtre temporelle couvrant 10 ans avant l’année de référence (historique) et 10 ans après
(projections) ;
- une mise à jour annuelle ;
- et une publication sur le second semestre de l’année n+1.
Le présent numéro a pour année de référence 2015.
Eau
040/P-RM du 5 août 2010) ;
qui ont la charge respective d’assurer
l’investissement en infrastructures et le
service public de l’eau potable dans le
périmètre concédé, couvrant 18 centres
dont Bamako
• Aperçu
• Perspectives
En ce qui concerne les centres extérieurs, il est envisagé une augmentation de leur nombre. La SOMAPEP-
S.A. a lancé à partir de 2015 « l’Etude d’extension du périmètre de concession et d’affermage de
l’hydraulique urbaine au Mali » (dont le rapport d’établissement a été rendu disponible à partir de juillet
2016) pour identifier dix (10) centres extérieurs auxquels seraient étendu le périmètre actuel. Ces centres
devraient être sélectionnés parmi les 17 chefs-lieux de cercle qui ont répondu aux critères de base : a) être
présentement en dehors du périmètre de SOMAPEP-S.A., b) avoir une population supérieure à 10 000
habitants, c) être inclus dans le périmètre concédé à la société électrique EDM-S.A. Les localités candidates
sont : Kéniéba, Dioila, Kadiolo, Yanfolila, Baraouéli, Bla, Macina, Niono, Djenné, Douentza, Koro, Ténenkou,
Diré, Goundam, Niafunké, Ansongo et Ménaka.
250 Taux de
Capacité de croissance
100
Eau
50
Concentration des capacités
0
à Bamako, 70% en 2015.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Evolution : 2005-2015
Kidal
Capacités
Gao
Kalabancoro
Tombouctou
Bandiagara
Baco-Djicoroni Mopti
San
Ségou
Missabougou Markala
Sélingué
Koutiala
Magnambougo
u Bougouni
• Sikasso
Zone
Djicoroni Kati
Aéroportuaire
• Aperçu Nioro
Koulikoro
Kita
• Kayes
Missabougou 300
En termes de perspectives pour les capacités de production d’eau, des données ne sont disponibles que Zone
Aéroportuaire 100
pour Bamako. Celles-ci ont été dressées à partir du Schéma Directeur d’Approvisionnement en Eau Potable Djicoroni
0
(SDAEP) de la ville de Bamako.
D’ici à 2025, la capacité de production à Bamako devrait atteindre 641 000 m3/jour, contre un niveau de
202 000 m3/jour en 2015. La station de Kabala comptera pour une bonne partie de cette croissance. Sa
Augmentation de la capacité globale
mise en service est prévue pour 2018 avec une capacité de départ 144 000 m3/jour. Celle-ci devrait être des stations Bamako de 2015 à 2025
consolidée de 144 000 m3/jour à partir de 2024. L’augmentation des capacités sera également attribuable 12,23%/an
à la station de Samaya dont l’entrée en service est prévue à partir de 2024 et qui devrait avoir une capacité
de 84 000 m3/jour. En outre, la station de Djicoroni devrait aussi elle aussi être consolidée avec des
capacités additionnelles de 10 000 m3/jour à partir de 2018 et de 60 000 m3/jour à partir de 2024.
Kabala : une capacité prévue de
288 000 m3/jour
(2 x 144 000) d’ici à 2025
Source: A partir du Schéma Directeur pour l’Approvisionnement en Eau Potable de Bamako (SDAEP),
Figure 5: Capacités de production d’eau potable à Bamako (en milliers de m3/jour), 2005-2025
120 Taux de
croissance Plus de
annuel
moyen de
70%
100 de la
4,16% production
Stagnation Bamako,
de la force
60 production motrice de
depuis 2011.
la
Elle est plus
prononcée croissance
40 entre 2014 globale :
Eau
et 2015 4,46%/an
20
Djicoroni, principale
source de production à
0 Bamako, 75%
Production
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
4,10
Centres
extérieurs 3,58
2,85
2,75
2,65
2,14
1,86
1,55
• 1,25
1,48
0,92
0,80
0,70
• Aperçu 0,24
0,46
0,28
0,00
• En 2015, la production d’eau a atteint 97 millions de m3, un volume qui dépasse de 50% le niveau de 2005.
A l’instar des capacités installées, la production affiche elle aussi une répartition déséquilibrée. Elle est
concentrée pour 70% à Bamako, le reste revenant aux 17 centres extérieurs. Kayes a effectué une
production de plus de 4 millions de m3 et s’est ainsi placé en tête des centres extérieurs. Il a été suivi par
Mopti, Sikasso et Gao. En termes d’évolution aussi, Bamako apparait comme la force motrice. Sur la décennie
2005-2015, la production y a connu une augmentation moyenne de 4.78%/an contre 4.19%/an dans les
centres extérieurs.
Température (°)
Total 100 100 3,5 Bamako en production à
Taux de croissance annuel (%/a,) et 7%. Certains centres ont connu une 28
la
3,4 2015, contre
Centres extérieurs 3.45 augmentation modeste de leur production – 26
une moyenne température :
Bamako 4.46 3,3
Total 4.16 Kati, Ségou, Markala, Kayes avec des taux 3,2
24
de 28,35° entre 0,24 et
Source: A partir de données SOMAGEP-S.A.
annuels inférieurs à 3% – tandis que d’autres 3,1 22 dans les 0,3
Tableau 2: Production des stations de Bamako, 2015
Centre Production (millions de m3) ont connu des expansions assez notables – Kit 3 20
centres
Djicoroni 51,18 extérieurs
AEP Senou 0,02 pour ces centres) a, Sélingué, San avec des taux
Magnambougou 6,00 Bamako
Missabougou 3,28
annuels supérieurs à 5%. En ce qui concerne
Baco-Djicoroni 6,19 Bamako, sa production est dominée par la
1,85 36
Température (°)
1,65
exemple, affichent les
Tendances et cycles 1,6
28
températures les plus élevées,
26
1,55 des moyennes supérieures à
9,00% 1,5
24
32°, et les niveaux de
1,45 22
production les plus élevés,
8,50% 1,4 20
6% à 8% au-dessus des
niveaux moyens.
Centres extérieurs
8,00% Source: A partir de données SOMAGEP-S.A. et NASA ([Link]
Figure 8 : Production d'eau (millions de mᶟ) et température moyennes (°), 2005-2015
7,50% En comparant les valeurs mensuelles de la production d’eau aux moyennes mensuelles des températures,
l’on peut relever une grande similarité des mouvements. Les pics et les creux correspondent. Les chiffres
7,00% indiquent que, sur la période d’intérêt, 2005-2015, l’élasticité de la production à la variation de la
2011 2012 2013 2014 2015
température a oscillé entre 0,24 et 0,30. Quand les températures augmentent de 10% (passage de 20° à
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Decembre
22°, par exemple), la production d’eau augmente à hauteur de 2,4% à 3%.
Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Juin Juil. Aoû. Sep. Oct. Nov. Déc.
8.27% 7.71% 8.80% 8.72% 8.85% 8.20% 8.25% 8.03% 7.84% 8.47% 8.38% 8.49%
Source: A partir de données SOMAGEP S.A. La décomposition des volumes mensuels de production en cycles et tendance a permis de relever que :
Figure 7: Répartition de la production annuelle, par mois (moyennes, en %), 2011-2015
Tableau 3: Effets fixes mensuels (%) - la production augmente au rythme de 0,48%/mois, soit
L’examen des productions mensuelles indique qu’il existe un cycle le long de l’année. Les mois de Mars, Janvier Février Mars Avril
-0.26% -5.48% 8.02% 6.65% 5,93%/an ;
Avril et Mai en constituent la pointe. Ils représentent respectivement 8,80%, 8,72% et 8,85% de la
Mai Juin Juillet Août
- la crise de l’année 2012 a conduit à une déviation de la
production annuelle, soit un cumul de plus de 25%. La tendance baissière qui s’amorce à partir du mois de 8.12% 0.00% -2.72% -6.72%
Septembre Octobre Novembre Décembre production par rapport à sa tendance de long terme. Elle a
Juin se poursuit jusqu’en Août (saison des pluies). Elle est interrompue par un pic en Octobre. Les creux de -7.73% 0.00% 0.00% 0.00%
Source: A partir de données SOMAGEP S.A. baissé la pente de 5,62% en 2012, de 9,12% en 2013, de
la production annuelle se situent en Février et Septembre. Ce cycle annuel est fortement déterminé par les Estimations à partir de la série 2005-2015
9,97% en 2014 et de 14,29% en 2015. En 2015, la
conditions climatiques comme l’indiquent les figures ci-dessous.
production se situait à plus de 14% en dessous de son niveau tendanciel normal ;
6,65% supérieure à la moyenne tendancielle. Pour le mois de Septembre, cet effet est négatif, - Effet Kabala :
120 - mise en service
7,73%.
attendue en
16,3 Prédictions Tendance (sans crise) 80 2019
Production Projections (avec crise) Tendance
Tendance (avec crise) Projections (sans crise)
16,2 normale : - un taux de
croissance de 40 croissance de
16,1
5,93%/an 7,61% sur
0
16
2015-2020
Déviation de la
15,9 tendance à
Production (ln)
200 80
Taux de Taux de
180
70 croissance de la croissance des
clientèle : ventes:
80
30
60
20
40
Nombre de nouveaux
branchements : environ
10
20
10 000
0 0 en moyenne sur les 5 dernières
Eau
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
années
Nouveaux branchements Abonnés Ventes
Entre 2005 et 2015 le nombre d’abonnés est passé de près de 94 000 à plus de 170 000 tandis que les
Demande
ventes ont, quant à elles, progressé de 47 millions de m3 à 73 millions de m3.
Tableau 7: Evolution du volume de ventes (%/an) En termes d’évolution, on note que les deux indicateurs
Année Taux de croissance
2005-2010 5,48 ont augmenté dans des proportions similaires entre
2010-2015 3,48
2004-2015 4,48 2005 et 2011. Le nombre d’abonnés a augmenté de
Source: A partir de données SOMAGEP-S.A.
Tableau 8: Evolution du nombre d’abonnés (%/an) 5,65%/an entre 2005 et 2010 et le volume des ventes
Année Taux de croissance
de 5,48 %/an. En 2012, les ventes ont fléchi tandis que
2005-2010 5,65
2010-2015 7,21 le nombre d’abonnés a augmenté. Cette baisse
• 2004-2015 6,43
Source: A partir de données SOMAGEP-S.A. apparente est due à la difficulté de comptabilisation des
Ventes (total)
consommateurs (unités industrielles), le décalage est encore plus prononcé. Pour un poids de moins 1% 160
Bornes de fontaine Projections
140 Consommation interne Effet Kabala à
dans la clientèle, ils concentrent 8,48% des ventes. Gros consommateurs court terme
120 Agents
Usagers non domestiques
(2018/2019) :
100 Usagers domestiques taux de
Recouvrements 80
croissance à
deux chiffres :
60
+22,59% et
RAPPEL DES INDICATEURS DE PERFORMANCE DE LA GRILLE D'EVALUATION DE L'EXPLOITATION
Situation de Echéance
Indicateur Catégorie Cf. article du contrat* Application Objectif 40
départ (n=2013) n=2013
Indicateurs financiers +19,15%
Taux de recouvrement du 20
mois M de l'année n en
pour les ventes
CP: art. 26
pourcentage du montant I Tous les centres 96% 98% n+4 0 et les abonnés,
CA: annexe 3
facturé pendant l'année n à la
respectivement.
date M+12 après émission
Source: A partir du contrat de performance de la SOMAGEP-S.A.
*: CP: contrat de performance; CA: contrat d’affermage Ventes (millions de m3)
assigné (97%). D’importants efforts sont à faire pour augmenter ce taux afin de non seulement rattraper le
3%/an
150
sur 2015-2025
retard sur les objectifs, mais aussi pour atteindre le niveau de 98%, ciblé pour la cinquième année du 100
Usagers
contrat d’affermage (à partir de 2018).
50 domestiques :
plus de 90%
Le facteur majeur de cette accélération est la mise en service de la station de Kabala (qui approvisionnera
Bamako et ses zones environnantes), prévue pour 2018-2019. Entre 2018 et 2019, les ventes devraient
afficher un taux de croissance à deux chiffres (22,19%/an). Cet « effet Kabala » devrait s’estomper sur le
moyen terme. Toutefois, il permettra aux ventes d’évoluer à un taux supérieur à celui de la décennie 2005-
Bamako
représente
54,60% du
réseau en 2015
Eau
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Source: A partir de données SOMAGEP-S.A.
Figure 14: Taille du réseau de distribution d’eau (en milliers de km), 2005-2015
Kidal 0,05
Le réseau de distribution est passé de 2 660
km en 2005 à 3 792 km en 2015, soit une
Réseau
Gao 0,16
Tombouctou 0,11 croissance annuelle moyenne de 3,6%. En
Bandiagara 0,01
2015, Bamako en représentait 54,60% avec
Mopti 0,13
San 0,08
une longueur de 2 070 km. Le reste est
Ségou 0,16 réparti entre les centres extérieurs. Les plus
Markala 0,03 grands réseaux se situent à Sikasso (395
Selingue 0,02
km), Gao (163 km), Ségou (158 km) et Kayes
• Koutiala 0,08
Bougouni 0,06
(150 km).
Sikasso 0,39
• Aperçu Kati 0,09
Koulikoro 0,07
• Performances Nioro 0,04
Kita 0,07
• Perspectives Kayes 0,16
Source: A partir de données SOMAGEP S.A.
Figure 15: Taille du réseau de distribution dans les centres extérieurs,
• (en milliers de km), 2015
Amélioration du
76
24% rendement
28% global du réseau: Taux de rendement
27% 30% de 73,26% à 74 global de 75,52%,
30%
28% 75,52% entre
Taux de
rendement:
Volume d’eau 68
facturée / Volume
d’eau produite
Niveau cible de
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
66 82% à partir de
Source: A partir de données SOMAGEP S.A. 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Taux de rendement : Eau facturée/Eau produite 2023 (n+10)
Figure 16: Productions, ventes (en mᶟ) et pertes (en %), 2005-2015 Niveau observé Niveau contractuel
Source: A partir de données SOMAGEP-S.A. et du contrat d’affermage de SOMAGEP-S.A. (annexe 2 : stipulations financières et
En termes de performances, l’on note que le réseau a connu une augmentation de son taux de rendement, maîtrise des pertes, page 3) et du contrat de performance (article 25, pages 14-15) et de la grille d’évaluation annexée au contrat
de performance (indicateur A212). * : Dates respectives de signature du contrat d’affermage et de performance : 27 et 20
passé de 73,26% en 2005 à 75,52% en 2015. Toutefois, son mouvement n’a pas été linéaire. Après une septembre 2013. De ce fait, 2013 est l’année de départ (n).
Figure 18: Rendement global du réseau : niveau observé-niveau contractuel, 2010-2015*
hausse continue jusqu’en 2007, son niveau a enregistré une baisse régulière jusqu’en 2012. Depuis 2013,
il affiche une tendance haussière à nouveau. En 2015, le rendement global du réseau a été supérieur au niveau assigné dans le contrat de performance.
Celui-ci a été fixé à 75% pour la deuxième année de l’entrée en vigueur du contrat d’affermage (n+2). En
Tableau 12: Taux de rendement (%), 95% matière de rendement de réseau, l’année 2015 est la première où le fermier a dépassé le niveau contractuel.
2005-2015
Centre 2005 2015
Ségou
Kayes 83,12 84,45 90% Kati
Kita 76,81 72,08 Sélingué
Mopti
Perspectives
Nioro 91,00 82,35
85%
Koulikoro 92,27 74,53 Markala Kayes
Kati 71,41 89,83 Sur la base de la demande projetée (nombre d’abonnés), le réseau devrait connaitre une extension soutenue
Taux de rendement (%)
Nioro
Sikasso 76,71 76,94 80%
Bougouni 76,18 79,12 Bougouni sur les années à venir. Entre 2015 et 2025, il devrait augmenter de près de 1 700 km (cumul déterminé par
Koutiala 69,41 68,29 Sikasso
le nombre de nouveaux branchements prévus). A l’horizon 2025, il devrait atteindre 5 500 km.
Sélingué 75,35 87,97 75% Koulikoro
Tombouctou
Markala 95,28 84,16 Kita
Ségou 77,95 90,56 70%
San 74,13 62,10 Koutiala
Mopti 91,03 88,55 Gao
Bandiagara
Bandiagara - 66,06 65%
Tombouctou 92,52 73,57
San
Gao 83,48 66,95
60%
Kidal 79,33 - 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
Bamako 69,66 73,82 Taille du réseau (km)
Total 70,17 72,26
En regroupant les centres, on relève des différences significatives. Ségou, Kati, Mopti, Sélingué, Kayes,
Markala et Nioro Kayes se distinguaient en 2015 avec des taux de rendement supérieurs à 80%. A l’opposé,
les régions du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal) affichaient des niveaux bas par rapport aux autres centres
2 Augmentation
attendue de
1
1 700 km
entre 2015 et
0
2025
25%
Taux de
pertes global
20% attendu à
partir de
2022,
15%
18%
10%
Pertes
techniques,
5%
16% contre
2% pour les
0% pertes non
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 techniques à
partir de
Pertes techniques Pertes non techniques
2025
Source: A partir de données SOMAGEP S.A. et tirées du MEF-EAU
Figure 20: Productions, ventes et pertes (m3 et %), 2015-2025