Lois de l'équilibre en électrolyse
Lois de l'équilibre en électrolyse
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
[D] = PD(RT)-1
La loi d’action de masse : ( [C]c.[D]d ) / ( [A]a . [B]b) = Kc (T)
Devient : ( PcC . PdD) (RT )a+b-c-d = Kc (T)
( PaA. PbB)
Soit : ( PcC . PdD) = Kc (RT )c+d-a-b = Kp (T)
( PaA. PbB)
Kp (T) = ( PcC . PdD )
( PaA. PbB)
Exemple : N2O4 2 NO2
Kp (T) = (P2NO2 / PN2O4) = Kc (T) (RT)2-1 = Kc (T) RT
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
N2 + 3H2 2 NH3 nT
t=0 n n n’ 2n+n’
teq n- αn n-3αn n’+2αn 2n+n’-2αn
Remarque :
aA + bB cC + dD avec P = PA + PB + PC + PD
n = nA + nB + nC + nD
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
PA/ nA = PB / nB = PC / nC = PD / nD = P / n
PA = (nA / n ) P, ……………. PD = (nD/n ) . P
nA / n = NA, ………………. nD / n = ND (NA,….. ND : titre molaire de A, …..D).
Donc: PA = NA P………………………….ect
II- Equilibres acido-basiques
II-1- Définition de BRONSTED
Un acide est un corps capable de céder un proton, une base est un corps capable de capter un
proton. En d’autres termes: Acide = donneur de proton, Base = accepteur de proton.
Nous écrirons l’acide : HA et la base : B
HA + H2O A- + H3O+
B + H2O BH+ + OH –
Exemple :
1- HCl + H2O H3O+ + Cl-
NH3 + H2O NH+4 + OH-
2- HA + CH3COOH CH3COOH+2 + A-
B + CH3COOH BH + CH3COO-
II-2- Définition de Lewis
Acide : accepteur de doublet Base : donneur de doublet
Exemple :
H2O: + H+ (acide) H3O+
:NH3 (base) + H+ NH+4
Cl H Cl H
Cl B + N H Cl B N H
(acide) (base)
Cl H Cl H
II-3- Comportement de l’eau
HA + H2O (base) H3O+ + A-
B + H2O (acide) BH+ + OH-
Donc l’eau se conduit : comme une base avec les acides et comme un acide avec les bases.
Exemple :
HCO3-(acide) + H2O (base) CO3-2 + H3O+
HCO3-(base) + H2O (acide) H2CO3 + OH-
II-4- Acidité et basicité multiple : Exemple : H3PO4 triacide
H3PO4 + H2O H2PO4- + H3O+
H2PO4- + H2O HPO4-2 + H3O+
HPO4-2 + H2O PO4-3 + H3O+
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P .Normalité = molarité
Pour un polyacide (P fois acide) ou une polybase
Exemple: H3PO4 (triacide) M = 3 N CO3-2 (Dibase) M = 2N
II-5- Force des acides et des bases
a-Acide et bases forts : On n’écrit pas la réaction inverse et la dissociation est pratiquement
complète.
Exemple :
HClAcide + H2O H3O+ + Cl-
NH2- + H2O NH3 + OH-
b- Acides et bases faibles : En faveur la Rx inverse il est faiblement dissocié.
Exemple:
HCN Acide + H2O H3O+ + CN-
F- + H2O HF + OH-
II-6- La constante de dissociation :
HA + H2O H3O+ + A- Kc (T) = [A-].[ H3O+] / [HA].[H2O]
B + H2O BH+ + OH- K’c = [BH+].[OH-] / [B].[H2O]
On a la constante d’acidité de “HA”: Ka = [A-]. [H3O+] / [HA]
et la constante de basicité de “B”: Kb = [BH+].[OH-] / [B]
([H2O] ne varie pas au cours de la RX)
pK = - log K
pK aug→ K< 1 → [A-].[H3O+] / [HA] < 1 → [A-] . [H3O+] < [HA]
* plus pK est grand, plus l’acide (ou la base) est faible Acides pKa dissociation
[Link]= ([A-].[H3O+]/[HA]).([BH].[OH-] / [B]) HCl faible totale
HBr faible totale
Ka . Kb = [H3 O+].[OH-]
HSO4- 2 moyenne
A température donnée, les constants d’un acide H3PO4 2 moyenne
et d’une base conjuguée obéissent à une relation H2CO3 6,4 faible
H2S 7 faible
très simple: [Link] = 10-14 → pKa + pKb = 14
II-7- Le pH des acides et des bases
Le pH : une mesure de la concentration en ions H3O+ d’une solution aqueuse.
pH = - log [H3O+]
Une solution d’acide (ou de base) sera donc caractérisée par son pH.
II-7-1- Calcule du pH
a- acide fort et base forte
La dissociation est totale : HA + H2O H3O+ + A-
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
point point
7 7
d'équivalence d'équivalence
0
V2 0 V1
C1V1/C2 C2V2/C1
« Neutralisation d’un acide par une base » « Neutralisation d’une base par un acide »
Exemples :
*Neutralisation de HCl en solution 0,1 N par NaOH en solution 0,05 N.
HCl + NaOH NaCl + H2O
*Neutralisation de KOH en solution 0,1 N par HNO3 en solution 0,05 N
KOH + HNO3 KNO3 + H2O
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
Pour déterminer ΔG l’enthalpie libre du système, on suppose que les 2 systèmes forment une
pile électrochimique de force électromotrice « ΔE » (f.e.m) : ΔG = - n F ΔE.
Dans les conditions standard : ΔG° = - n F ΔE°
n: nombre d’électrons transférés, F : le faraday et ΔE° : (f.e.m) standard de la pile
ΔG = ΔG° + RT ln K En divisant par (–nF)
Donc : ΔE = ΔE° + RT/nF ln 1/K (Equation de NERNST)
Avec: K = [red 2]c [ ox 1]d / [red (1) ]a [ox 2]b
A l’équilibre: ΔG = 0 ↔ ΔE = 0
ΔE° = -RT/nF ln 1/K ΔE° = RT/nF ln K
Le potentiel d’une électrode donnée dans les conditions standard est mesuré entre
l’électrode et une électrode de référence (électrode hydrogène).
Les potentiels d’électrode sont désignés par E°.
Exemples : Exemples :
Système ox/red E° (Volts) Système ox/red E
Li+ + 1e- Li -3,02 Li+ / Li -3,02 + RT/F log [Li+]
+
K +e -
K -2,92 Ca+2 /Ca -2,87 + RT/2F log [Ca+2]
+2
Ca +2e -
Ca -2,87 ½ Br2/Br - 1,07 + RT/Flog 1/[Br-]
+ -
2H + 2e H2 00
+2 -
Cu + 2e Cu +0,34
Red (1) + nH+ ox (1) + n/2 H2
ΔE = ΔE° + RT/nF log [ox1] [H2]n/2 / [red (1)] [H+]n
ΔE = ΔE° + RT/nF log [ox1] / [red 1]
Dans les conditions standards : [H2] et [H+] égales à l’unité.
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
La solubilité :
On peut caractériser un sel peu soluble par son produit de solubilité KS, on peut aussi le
caractériser par sa solubilité S.
S : est la masse de sel dissous par litre de solution saturée.
* AgCl: S = 1,8 x 10-3g
[Ag+] = [Cl-] = S/M = 1,8 x 10-3 / 143,5
= 1,26 x 10-5
KS = (S/M)2
M : la masse moléculaire de AgCl
* Mg(OH)2 Mg2+ + 2OH- [Mg2+] = ½ [OH-]
KS = [Mg2+] [OH-]2= (S/M) (2S/M)2 = 4S3/M3 → S = M . (KS/4)1/3
IV-4- Déplacement de l’équilibre de solubilité
Effet d’ion commun
Effet d’ion commun diminue la solubilité: si on introduit dans la solution une substance
libérant des ions, l’équilibre se déplace dans le sens de précipitation de sel.
Exemple : AgCl 1
2
Ag+ + Cl-
Si on introduit dans la solution une substance libérant des ions Ag+ (AgNO3), l’équilibre se
déplace dans le sens 2, on observe le même déplacement par introduction des ions Cl-, la
solubilité diminue. Inversement, si on élimine de la solution saturée de AgCl, des ions Cl- ou
des ions Ag+, le déplacement s’effectue dans le sens 1. La solubilité du sel augmente.
Effet de pH
La solubilité des sels d’acides faible augmente quand le pH diminue, ces sels deviennent
solubles dans les acides forts.
1
Exemple : Ag2SO3 2 2Ag+ + SO3-2
Augmentation de la solubilité H3O+
HSO3- + H2O
L’ion SO3-2, conjugué de HSO3-, est basique. En milieu acide fort, il donne la réaction directe
de l’équilibre : SO3-2 + H3O+ HSO3- + H2O
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
υm = n2 –n1 / t2 –t1 T2
n2
La vitesse instantanée υi, à un instant t est égale
lorsque (t2 – t1) →0 : n1
T1
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
Les vitesses instantanées à l’instant t1 et t2 sont définie respectivement par la pente des deux
tangentes à la courbe T1 et T2.
III-2- Vitesse de variation de la concentration d’une espèce chimique
On appelle vitesse d’une réaction la variation de concentration des réactifs ou des
produits par unité de temps. On a la réaction chimique :
aA+bB c C + d D.
Les réactifs sont les corps du premier membre A et B, Les produits sont les corps C et D. Les
quantités des réactifs diminuent au cours de temps, au contraire pour les produits.
a, b, c et d : sont les coefficients stœchiométrique.
La stœchiométrie de la Rx montre que s’il disparaît « a » mol de A et « b » mol de B, il
apparaît « c » mol de C et « d » mol de D donc la variation de concentration et proportionnelle
au coefficient stœchiométrique.
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
L’expérience montre que l’on peut souvent représenter la vitesse υ par l’expression :
υ = K [A]α [B]β……….. (*)
Suivant la Rx : aA + bB+ …… cC + dD
La relation (*) appelée loi de vitesse qui traduit la décroissance de la vitesse avec la
concentration des réactifs. Parfois on observe une influence de la concentration des produits
sur la vitesse de réaction.
K : Coefficient de vitesse (dépend de la température, caractéristique de chaque Rx).
-α, β etc … : Ordres partiels de la réaction respectivement par rapport à chaque réactif A, B,
etc … . Ils peuvent être entiers ou fractionnés, positifs, nuls ou négatifs.
α + β + …………= n, est appelé ordre global de la réaction.
1-Réaction d’ordre 0 A
Soit la réaction : A B
υ = -d[A]/dt = d[B]/dt = K[A]0 = K A
0 tgo= - K
[A] = [A] 0 – Kt t
Temps de demi-réaction :
t = T ½ → [A] = [A]0 /2
[A]0 /2 = [A] 0 – K T ½ → T ½ = [A] 0 / 2K
log A
K ≡ mol.l .S -1 -1
T ½ est proportionnel avec [A]0
2-Réaction d’ordre 1 (un) log A
0
A B+C
log A =f(t)
υ = K [A] = -d [A] / dt t
en séparant les variables, il vient :
d [A] / [A] = -K dt A
[A] t
[ A ]0 ∫ d[A]/ [A] = -K 0∫ dt
A A =f(t)
ln [A] – ln [A]0 = -Kt ……(*) 0
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
[ A ]0 / 2 = [ A ]0 e-KT½ → T ½ = ln 2 / K
T½ est indépendant de [A]0 c’est une propriété caractéristique d’une cinétique du premier
ordre.
3- Réaction d’ordre 2 :
L’action d’un corps A sur un corps B est souvent une réaction d’ordre 2 :
A+B C 1/ A
-d [A] / dt = K [A] 2
→ -d [A] / [A] = Kdt
2 t
[A] t
[ A ]0 ∫ -d [A] / [A]2 = K 0∫ dt
1/[A] =1/[A]0 + Kt
A
[A] = [A0] / (1 + [A]0 Kt)
K ≡ mol-1.l.S-1 A A
0 A 0
=1+ A
Temps de demi-réaction : 0
Kt
T ½ = 1/ K [A]0 A
0
/2
T ½ est inversement proportionnel avec [A]0
t
4-Cas général, Réaction d’ordre n : T1/2
Une Rx du nième ordre par rapport à l’un des réactifs A obéit à la loi de vitesse :
υ = -d [A] /dt = K [A]n
d[A] / [A]n = K dt
[A] t
[ A ]0 ∫ [A]-n d [A] = K 0∫ dt
(-1/1-n).[A]1-n - [A]01-n = Kt
(1/n-1) .([A]1-n - [A]01-n) = Kt avec n ≠ 1
Kt
T =
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
log v A
(1) (2)
t
log A t
log A log A t1
1 2
graphe (1) graphe (2)
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
-Q : est la quantité d'énergie mise en jeu sous forme de chaleur. Elle est transmise
essentiellement par trois processus d'échange thermique : conduction thermique, convection,
rayonnement.
-Δ U, w et Q s’expriment en Joule, Soit la calorie : 1 Cal = 4,185 J
dw = -Pdv → w = -∫ Pdv
Remarque :
1- l’égalité entre U1 et U2 résulte de l’identité des états initial et final dans un cycle : ∆ U = 0
= w + Q.
2- la quantité (w + Q) ne dépend pas du chemin suivi mais seulement de l’état initial et final :
w1 + Q1 = w2 + Q2 = w3 + Q3 = UB - UA
W1+ Q1
A B
W2+ Q2
W3+ Q3
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
ΔH : la variation d’enthalpie du système ou de réaction (elle ne dépend que des états initial et
final).
Remarque : il y a deux autres types de transformation :
1- transformation isotherme: T = constante → dT = 0 et : dU =0→ U = constante.
2- transformation adiabatique: s’il n y a pas d’échange de la chaleur entre le système et le
milieu extérieur :
dQ = 0 → dU = dw = -∫Pdv
Loi de Joule : L’énergie interne d’un gaz parfait ne dépend que de la température.
II-3- Relation entre Qv et Qp
Considérons à température donnée, deux évolution d’un système, l’une à pression
constante (U1→U2) l’autre à volume constante (U1→U’2). Donc U2 ≈ U’2 ;
Qp = H2 – H1 = (U2 – Pv1) – (U1 + Pv2)
= (U2 - U1) + P (v2 – v1)
Qp = Qv + P ( v2 – v1)
Remarque : Les volumes des substances condensées (liquides ou solides) sont très inférieurs
à ceux des substances à l’état gazeux.
En appliquant la loi de gazes parfaites aux états initial et final, on a :
Pv1 = n1RT et Pv2 = n2RT
n1, n2 : Les nombres de moles gazeuses initiales et finales.
Qp = Qv + P (v2 – v1) ou Qp = Qv + (n2 – n1) RT
L’unité dans (SI) est le Joule
Exemple :
H2 (g) + ½ O2 (g) -58Kcal H2O(g) a 25 °C: Qp = -58 Kcal = ΔH
Qp = Qv + (n2 – n1) RT
n2 = 1 mole et n1 = 1 + 1/2 = 3/2 moles et T = 25 + 273 = 298 K
Qp = Qv + (1 – 1,5) .2 . 298
Qv = -58. 103 – (-298) = - 57,702 cal
Remarque:
Δ H < 0 : la Rx exothermique, le système cède de la chaleur au milieu extérieur, ΔH diminue.
Δ H >0 : Rx endothermique, le système reçoit de la chaleur du milieu extérieur, ΔH
augmente.
II-4- Enthalpies de formation
1- l’enthalpie de formation d’un corps composé est l’enthalpie de sa réaction de synthèse sous
la pression atmosphérique.
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
On dit enthalpie standard de formation lorsque le corps formé et de départ sont dans leur état
normalisé ou état standard, on écrit : Δ HT°.
Exemple:
Composés ΔH 298° (Kcal, mol-1)
H2O (g) -57,8
H2O (l) -68,3
HCl (g) -22,1
L’enthalpie de formation d’un corps simple dans son état standard est nulle.
L’enthalpie standard d’une réaction se calcule à partir de l’enthalpie standard de formation.
2- Un composé formé de molécules diatomiques A-B :
(A + B) Atomes ΔH < 0 A - B
L’enthalpie ΔHA-B de cette réaction est appelée enthalpie de formation de la liaison A-B.
ΔH’ > 0
A–B (A + B) Atomes
ΔH’ = - ΔH (l’enthalpie de rupture)
Exemples :
-398 Kcal
1- C + 4 H CH4 ΔHC-H = ΔHR / 4 ≈ -99 Kcal
H H
2- 2 C + 4 H C C
H H
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CO C + ½O2……..… (ΔH1=26.4)
H2Og H2 + ½O2…….... (ΔH2=57.8)
C + O2 CO2 ………… (Δ H3=-94,1)
Δ H = Δ H1 + ΔH2 + Δ H3 = - 9,9 kcal
Remarques:
1- ΔH1 = - Δ H formation (CO)
Δ H2 = - ΔH formation (H2O)
Δ H3 = ΔH formation (CO2)
Donc l’enthalpie d’une Rx est la différence des enthalpies de formation des composés du
second membre et des enthalpies de formations des composés de premier membre.
2- Une enthalpie standard de réaction peut déterminer indirectement par l’une ou l’autre des
relations suivantes :
ΔH°R = ∑Δ H°produits - ∑Δ H°réactifs ou ΔH°R=∑Δ H°liaisons formées -∑ΔH°liaisons rompues
II-6- Variation de l’enthalpie de réaction avec la température : Loi de KIRCHHOFF
Considérons la Rx chimique : A B (A et B représente une ou plusieurs substances)
Soit ΔHT l’enthalpie de Rx à la température T et ΔHT+ΔT l’enthalpie de Rx à la température
T+Δ T.
* le passage direct de A à B :(T) = Δ HT
* le passage indirect : il comprend 3 étapes:
A(à : T) ΔHT B(à : T)
CAdT ΔH1 ΔH3 –CB dT
ΔHT+dT
A(à : T + Δ T) B(à :T + Δ T)
ΔH2
CA : la quantité de chaleur nécessaire pour élever la T des substances A (La capacité
calorifique de A).
CB : la capacité calorifique de B.
Donc : Δ HT = Δ H1 + Δ H2 + Δ H3
ΔHT = CAdT + Δ HT+dT - CB dT Δ HT+dT =Δ HT + (CB – CA ) dT
d(Δ H) = ( CB –CA) dT
Soit : d (ΔH) / dT = (CB –CA) La loi de KIRCHHOFF
CB-CA : la différence entre les capacités calorifique des composés du second membre et de
premier membre de la Rx.
La chaleur molaire : Q = n C ΔT
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Thermodynamique et chimie des Solutions Socle Commun L1 : SNV Salamani A.
Exemple:
H2(g) + ½ O2 H2Og ΔH300 = -57,8 . 103 cal
Quelles est la valeur de l’enthalpie ΔH1300 à 1300°K ?
Les chaleurs massiques des gazes : H2, O2 et H2O sont : 3.5, 0.22 et 0.49 cal.g-1.
Donc : CB = 18 x 0,49 = 8,8 cal et CA = 2 x 3,5 + 16 x 0,22 = 10,5
D’où : CB – CA = -1,7.
d(ΔH) / dT = CB –CA
300
1300
∫d (ΔH) = ∫ (CB – CA) dT
ΔH1300 = ΔH300 + (-1,7) 3001300∫ dT
Δ H1300 = -59,5. 103 cal
III- Enoncé du second principe
Le premier principe est un principe de conservation de l’énergie. Le second principe
est un principe d’évolution, il stipule que toute transformation réelle s’effectue avec
augmentation du désordre global (système + milieu extérieur); le désordre étant mesuré par
l’entropie.
III-1- Définitions de l’entropie
Toute transformation d'un système thermodynamique s'effectue avec augmentation de
l'entropie globale incluant l'entropie du système et du milieu extérieur. On dit encore qu'il y a
création d'entropie:∆Sglobal=Screation=∆Ssyst+ ∆Sext ≥0
Entropie : le rapport Q/T (où Q est la quantité de chaleur échangée par un système à la
température T) correspond, en thermodynamique classique, à la variation d'une fonction d’état
qu'il a appelée entropie, S et dont l'unité est le joule par kelvin (J/K).
La thermodynamique statistique a ensuite fourni un nouvel éclairage à cette grandeur
physique: elle mesure le degré de désordre d'un système au niveau microscopique. Plus
l'entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de
produire des effets mécaniques,
- ∆Ssys peut diminuer mais cela signifie que ∆Sext augmente de façon plus importante ; le bilan
entropique étant positif ou nul si la transformation est réversible.
III-2- Le système isolé
Un système est dit isolé s’il n’échange pas d’énergie avec le milieu extérieur, l’énergie
d’un système isolé est constante. Un système isolé qui a subi une évolution ne peut plus
revenir à son état initial.
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- L'entropie d'un système isolé ne peut qu'augmenter ou rester constante puisqu'il n'y a pas
d'échange de chaleur avec le milieu extérieur.
III-3- Transformation réversible
Est une transformation quasistatique susceptible d'être inversée à la suite d'une
modification progressive des contraintes extérieures.
Cette transformation représente en effet, le cas limite d'une transformation réelle. C'est donc
un modèle idéal de transformation.
III-4- Transformations irréversibles
Les transformations réelles sont irréversibles à cause de phénomènes dissipatifs. Le
système ne peut jamais spontanément, revenir en arrière. L’énergie perdue par le système sous
forme de chaleur contribue à l’augmentation du désordre global.
III-5- Entropie standard de quelques éléments
Exemples S298° [Link]-1.k-1
C(graphite) 0,6
C (diament) 1,36
H2O(l) 16,7
Hg 18,2
CO (g) 47,3
III-6- Entropie d’une réaction chimique
On a la Rx : A B L’entropie de la Rx est : ΔSR= SB-SA
SA et SB : l’entropie absolue des composés du premier et seconde membre.
ΔS > 0 : La Rx évolue (naturelle)
ΔS = 0 : La Rx stoppe (l’équilibre)
ΔS < 0: C’est la Rx inverse qui est naturelle
Exemple :
CO + ½ O2 CO2 à 298K
ΔS298°=S298°(CO2) – S298°(CO) – ½ S298°(O2) donc ΔS298° = -20.7 Cal.K-1
III-7- Définitions de l’enthalpie libre
L’enthalpie libre est la différence entre l’enthalpie et le produit de l’entropie par la
température : G = H – TS
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a- électrolyse de l’eau
Elle exige l’addition d’un agent conducteur (acide …) et des électrodes de platine, il se
forme de l’hydrogène dans les cellules d’électrolyse du chlorure de Sodium.
Le potentiel nécessaire = 1.23
Re : H+ + 1 e- ½ H2 E0 = -0.06 pH
Ox : 2OH- ½ O2 + H2O +2 e- E0 = 1.23 – 0.06 pH
b- Réduction de l’eau par le Fer : à T > 57 °C
Fe + H2O FeO + H2 ∆H = -6 Kcal
3FeO + H2O Fe3O4 + H2 ∆H = -7 Kcal
3Fe + 4 H2O Fe3O4 + 4 H2 ∆H = -25 Kcal
La réaction est faiblement exothermique
c- Réduction par le carbone: La réaction endothermique :
H2O + C CO + H2 ……………. ∆H = 32 Kcal
Sur un lit de coke chauffé au rouge par une combustion partielle préalable, on envoie
de la vapeur qu’on remplace par l’air.
Est parfois on procède à la conversion du CO en CO2 ;
CO + H2O CO2 + H2 ……………..-10 Kcal
d- Craquage des carbones
Un craquage du gaz naturel ou des carbones du pétrole :
CH4 C + 2 H2 craquage simple
2CH4 + O2 2CO + 4H2 craquage oxydant
CH4 + H2O CO2 + 3H2
CH4 + CO2 2CO + 2H2
Avec les carbures supérieurs : CnH2n+2 CnH2n + H2
e- Préparation au laboratoire
L’hydrogène peut être préparé par attaque du zinc avec l’acide sulfurique ou par
hydrolithe (hydrolyse de l’hydrure de calcium) : CaH2 + H2O Ca (OH)2 + H2
L’industrie livre l’hydrogène en tube d’acier sous pression de 150 kg/Cm2.
II- Les métaux Alcalins
Les éléments du groupe I possède tous sur leur couche externe un seul électron S dans
une orbitale sphérique (2S1, 3S1…………., 7S1). Ces éléments sont spécifiquement des
métaux monovalents, très réactifs, qui donnent des composés ioniques incolores.
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Ils ne s’obtiennent pas facilement par réduction chimique, car ce sont des réducteurs
forts et qui donnent des carbures. A cause de leur réaction avec H2O l’électrolyse n’est pas
utilisable, on peut obtenir tous les métaux par électrolyse de leurs chlorures fondus avec
addition de NaCl (qui abaisse les points de fusion).
Le Be extrait par l’intermédiaire de son complexe Na2[BeF4], le Be entre dans la
composition de divers alliages ainsi que le Mg (un métal industriel important) :
MgO + C Mg + CO
Le Sr, Ba et Mg s’obtiennent par réduction de leurs oxydes avec l’aluminium.
III-2- Propriétés physiques
Les métaux alcalino-terreux sont plus denses et plus dure que les métaux du groupe I,
avec des points de fusion plus élevés.
Le premier potentiel d’ionisation est plus grand qu’au groupe I, et l’énergie requise
pour arracher un deuxième électron est presque double de celle nécessaire pour le premier.
Le Be diffère des autres métaux du groupe à cause de sa petitesse et de son
électronégativité comparativement élevée :
Symbole Abondance (dans la Densité P.I (Potentiel d’ionisation) ev
croûte terrestre) ppm 1er 2éme
Be 6 1.8 9, 3 18.2
Mg 20900 1.7 7.6 15.0
Ca 36300 1.6 6.1 11.9
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Il est très soluble dans l’eau : 700 cm3 par litre (dans les conditions normales) ce qui est un
avantage mis à profit pour la stérilisation de l’eau.
La molécule non linéaire, la distance des centres des atomes d’oxygène est 1,28 A°
avec un angle de 116° (O-O : 1,46 A° et O = O : 1,10 A°). Il y a donc une mésomérie entre
plusieurs structures limites.
O
O
O O
O O
O O O
O
O O
Propriétés Chimiques
L’ozone est un des oxydants les plus puissants en milieu acide :
O3 + 2H+ + 2 e- O2 + H2O
En solution alcaline la réaction s’écrit
O3 + H2O + 2 e- 2OH- + O2
Les oxydants les plus puissants pourront former de l’ozone :
3F2 + 3H2O 6HF + O3
L’ozone oxyde les métaux à froid (sauf l’or et le platine) :
Hg O3 HgO ; Ag O3 Ag2O
Et avec l’iodure de potassium le milieu devient alcalin :
O3 + H2O + 2I- O2 + 2OH- +I2
En chimie organique, l’ozone se fixe sur les doubles liaisons éthyléniques, en formant un
R R
composé du type :
C C
R R
Qui peut subir diverses transformations : O3
R
Une cétone radical peroxyde C O O l’ozone détruit rapidement le caoutchouc
R
Utilisation
Comme agent de stérilisation de l’air ou de l’eau grâce à son action sur les
microorganismes.
Peroxydes et les peroxyortes
On les obtient par combinaison des métaux alcalins ou alcalino-terreux dans l’oxygène
(Li2O2, Na2O2, K2O2, MgO2 …….. BaO2), le plus courant est Na2O2 qui contient comme
impureté environ 10%, le superoxyde NaO2. Le peroxyde de Baryme est obtenu par chauffage
de l’oxyde BaO dans l’air ou dans l’oxygène vers 400°C. Les peroxydes donnent, au contact
de l’eau, de l’eau oxygénée qui se décompose spontanément ou en présence d’ions Cu++, avec
dégagement d’oxygène :
2KO2 + 2H2O 2KOH + H2O2 + O2
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Rayon ionique Energie d’ionisa- Affinité (ev) Chaleur de disso- F (°C) Eb (°C)
(X-)A° tion (ev) électronique ciation (Kcal) X2
9F 1,36 17,4 3,74 38 -233 -188
17Cl 1,81 13,0 4,02 58 -102 -35
38Br 1,95 11,8 3,78 46 -7 59
53I 2,16 10,4 3,44 36 113 183
Les potentiels d’ionisation sont très élevés (on ne connaît pas les ions F+ ou Cl+) mais
il existe des ions I+ et I3+) donc Z augmente, l’énergie d’ionisation diminue.
Les molécules X2 se dissocient en atomes avec une facilité croissante quant Z
augmente : X2 2X
Tous les halogènes sont colorés même à l’état de vapeur, les solutions d’iode
présentent des couleurs différentes selon la constante diélectrique du solvant (brune des
alcools, l’éthane, ….. Violette dans le benzène ………..).
V-3- Propriétés chimiques
Les halogènes, chlore et brome et à un moindre degré l’iode sont des corps très
dangereux, à manipuler avec précaution. Ils sont très toxiques, irritent les muqueuses et les
voies respiratoires, le brome détruit la peau.
Les halogènes se combinent directement avec la plupart des éléments, sauf N2, O2 et C
(des fois par voie indirecte). Les combinaisons avec l’H2 ont, en solution aqueuse et un
caractère acide. Les métaux sont attaqués, mais l’halogénure formé peut avoir un effet
protecteur et limite l’attaque.
Parmi les réactions les plus classiques on peut citer :
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NH2
+3
O C Cl2 + H2O CO2 + N2 + 6 HCl
NH2
Urée
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Le Brome a été obtenu par électrolyse de ses sels. On le retire actuellement de l’eau de mer :
Cl2 + 2Br- 2Cl- + Br2
L’iode est obtenu à partir du salpêtre du Chili, lequel est surtout formé de KNO3, mais
contient aussi des traces d’iodate et periodate de potassium KIO3 :
2IO3- + 5HSO3- 3HSO4- + 2SO42- + H2O + I2
L’astate n’a pas été obtenu à l’état naturel, mais de façon synthétique, en bombardant du
Bismuth par des particules α de haute énergie :
209
83Bi α, 2n 211
85At
Cet élément se désintègre par capture d’électron et par émission α (avec une période de demi-
vie égale à 7 heures et demi).
VI- Le Soufre, Sélénium et le Tellure
VI-1- Propriétés communes
La formule générale est: nS2, np4 faisant apparaître un déficit de deux électrons (de
covalence 2). Cependant l’existence de doublets libres permet la tetracoodinence.
Ces éléments présentent de très grandes analogies entre eux : ils brûlent dans l’air
conduisant aux oxydes volatiles : SO2, SeO2 (g), Te2O(S), TeO2(S).
Les métaux sont attaqués à des températures variables et forment par exemples, les sulfures
FeS, CuS. Le soufre et le Sélénium se dissolvent dans les solutions aqueuses de sulfures ou
sélénium.
VI-2- Réactions générales
xX + yM MyXx (S, Se)
X + H2 H2 X
X + O2 XO2
X + 3F2 XF6 (S, Se, Te)
On connaît de nombreux oxydes dérivés de S, Se et Te mais seuls sont importants
ceux de type XO2 et XO3 (on connaît TeO et ion PoO3).
VI-3- Le soufre
Etat naturel
Existant à l’état natif, le soufre présent dans l’acide sulfurique, les sulfures métalliques
sont également très répandus: FeS (pyrite), ZnS (blende).…, et constituent des minerais
métalliques et des sources de soufre. Les fumées de volcans renferment du gaz sulfureux, le
pétrole, le charbon, le gaz naturel contiennent très souvent du soufre sous diverses formes.
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Extraction du soufre
H2S + ½ O2 H2O + S
H2S + O2 SO2 + H2O
2H2S + SO2 2H2O + 3S
Propriétés physico-chimiques
Le soufre possède aussi deux formes cristallines communes, la forme α ou rhombique
stable à température ambiante, et la forme β ou monoclinique, stable au-dessus de 95,5 °C,
une troisième forme instable et connue sous le nom de soufre en gel (traitement de Na2S2O3
par HCl).
Le soufre cède facilement des électrons en s’oxydant et réagissant comme réducteur. Il
peut lui-même être réduit en H2S et alors présente un caractère oxydant.
VI-4- Hydrogène sulfuré H2S et sulfures MeIIS
L’hydrogène sulfuré se rencontre dans quelques eaux minérales dans les gazes de
volcans, il se forme dans la réaction d’équilibre :
Svap + H2 H2S ………….. ΔH = -5 Kcal
Pratiquement à 600°C, à pression ordinaire, la réaction est totale en présence de pierre
réduction de Barytine: BaSO4 + 2C 2CO2 + BaS
Action d’un acide sur le sulfure de Baryum : BaS + 2HCl BaCl2 + H2S
L’hydrogène sulfuré est un gaz incolore à odeur très caractéristique, très toxique. H2S brûle
dans l’air en donnant:
2H2S + SO2 2H2O + 3S
2H2S + 3O2 2H2O + 2SO2
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