Amélioration du béton routier caoutchouteux
Amélioration du béton routier caoutchouteux
Et de la Recherche Scientifique
Université Mohamed Boudiaf - M’sila
Faculté de Technologie
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de
MASTER
THEME
Amélioration de la
performance d’un béton
routier caoutchouteux
Promotion : 2015/2016.
Remerciement
Je tiens profondément à remercier tout d’abord ALLAH
l’unique qui a permis à ce travail de voir la lumière.
Je remercie infiniment mon encadreur pour son attention, ces
conseille et ça précieuse aide.
« Meddah Abdelaziz »
A mes parents,
A mes amis,
Cette étude traité le comportement d’un béton compacté au rouleau (BCR) confectionné à partir
des agrégats en polymère. Les particules de caoutchouc ont été ajoutées aux mélanges par
substitution d’une partie de volume totale des agrégats minéraux ; 0, 5,10, 15, 20 et 25%. Une
revue générale sur le BCR et la valorisation des déchets pneumatique est d’abords présentée,
dans la partie bibliographique. La partie expérimentale de l’étude comporte une phase
d’indentification des paramètres physico-mécaniques des matériaux employés avec leur méthode
d’évaluation, puis une phase de caractérisation de BCR caoutchouté
Les résultats trouvés confirment au premier lieu les principale connaissances acquissent sur le
BCR caoutchouté sont inversement proportionnel au pourcentage de caoutchouc ajouté, on a
essayé dans ce mémoire améliorer de leur performance par traitement de caoutchouc suivant
plusieurs méthodes. La modification de la rugosité de caoutchouc a conduit à des résultats
satisfaisants et elle permet d’améliorer les propriétés mécaniques de BCR caoutchouté.
Toutefois, le choix de la méthode de traitement dépend des exigences et la disponibilité des
matériaux.
Tableau 1 - substances contenues dans les pneus usagés (de voiture dans cet exemple). ........... 25
Tableau 2 - composition chimique des pneus usagés................................................................... 25
IV-1-2-3- La porosité................................................................................................................. 66
V-1-2-4- Essai d’ultrason (La vitesse propagation d’onde ultrasonique) .................................. 67
V-2- Les traitements .................................................................................................................. 68
V-2-1- Traitement par résine ................................................................................................. 68
V-2-1-1- L’opération ......................................................................................................... 68
Le BCR est préparé et malaxé comme un béton mais il est mise en place et compacté
somme un sol. Il est aussi définit comme un béton de consistance raide et peut être définit
comme un béton à affaissement nul.
L’Algérie a entamé dans les dernières années un grand programme pour la réhabilitation
des réseaux routiers et au mêmes temps a lancé des grands projets autoroutiers ; autoroutes Est-
Ouest, autoroutes des hauts plateaux, etc. ses projets, sans doute, nécessitent des grandes
quantités de matériaux de construction (hydrocarbures, agrégats,..). La recherche des autres
techniques de construction constitue alors une préoccupation majeure pour les autorités afin de
préserver les ressources naturelles et au même temps de répondre à l’exigence croissante du
pays.
Dans une vision de développement durable et vu les besoins croissants des ressources en
matériaux et aux exigences liées aux conditions de préservation de l’environnement, il est
nécessaire d’étudier toutes les opportunités de réutilisation et valorisation des déchets et sous-
produits industriels notamment dans le domaine de Génie Civil. Parmi ces produits, les déchets
pneumatiques, qui sont considérés comme des déchets encombrants et polluants à cause de son
effet potentiel sur l’environnement et conséquemment la santé humaine.
Notre recherche a pour objet d’étudier les caractéristiques d’un BCR contenant des
particules en polymère. La démarche suivie dans étude est basé sur une approche expérimentale,
dans laquelle l’effet de remplacement partiel de certaines parties des agrégats minéraux par des
particules de caoutchouc, sur les propriétés physico-mécaniques est analysé aussi bien à l’état
frais qu’à l’état durci. L’amélioration de performance de caoutchouc dans les mélanges de BCR,
constitue également l’un des objectifs de ce mémoire.
Le mémoire est composé de deux parties, théorique et expérimentale. Dans la premier
partie une revue généralement sur la technologie de BCR est présente également les principales
connaissances sur les déchets de caoutchouc. La partie expérimentale consiste à la
caractérisation des propriétés de BCR caoutchouté ainsi que leurs constituants.
Introduction générale.
Chapitre I : le béton compacté au rouleau BCR
Chapitre II : valorisation des déchets pneumatiques
Chapitre III : caractérisation des matériaux
Chapitre IV : formulation et programme des essais
Chapitre V : résultats et interprétations
Conclusion générale
Le béton compacté au rouleau I
INTRODUCTION :
Un mélange de BCR contient plus de granulats et moins de pâte que le béton plastique.
Ce béton n’est pas armé et sa mise en place se fait sans coffrage. Le BCR possède une
consistance nettement moins plastique que le béton conventionnel. Du point de vue structural, un
revêtement en BCR est un ouvrage rigide au même titre que toute autre dalle de béton et est
soumis aux mêmes critères de conception. [3]
La réalisation du BCR est faite avec les mêmes équipements généralement utilisés pour la
construction des chaussées en béton. Il est produit en centrale fixe ou mobile, transporté par le
camion à benne basculante et mise en place à l'aide d'épandeuse, de finisseur. Le compactage est
assuré par le rouleau compacteur. L'épaisseur minimale d'une dalle de BCR est de 15 cm. Il faut
à chaque fois s'assurer que la couche inférieure à la dalle a atteint un degré de compactage
suffisant. [4]
Le BCR s’est développé selon deux axes différents : le BCR pour barrages et ouvrages
massifs, et le BCR pour routes (pavages). La formulation, les méthodes de confection et les
méthodes de mise en œuvre diffèrent en fonction du type de BCR.
I-1-Historique :
3
Le béton compacté au rouleau I
Jérôme Raphaël de l'University of Californie and Berkeley est le premier chercheur qui a
présenté les concepts de base du (BCR) lors de la conférence sur la construction rapide des
barrages en béton en 1970. Son recherche "The Optimum Gravity Dam" proposait les concepts
de mise en place et de compactage d'un remblai de sol enrichi avec du ciment à l'aide
d'équipements à haute capacité de production et à forte énergie de compaction
La première application au Canada eut lieu en 1976 avec la mise en place d'une aire
d'entreposage de billes de bois de 25000 ml de surface sur l'ile Vancouver en Colombie
britannique, La construction du premier barrage en BCR (Shirnajigawa. Japon) a débuté en 1978
et a été complétée deux ans après. [4, 5]
Après 1980, au moins dix autres pays (France, USA, Norvège, suède, Finlande,
Danemark, allemande, Australie, argentine, japon) on construit chaque plus de 10 000 m² de
revêtement en BCR. [2]
Après ce succès plusieurs projet ont été réalisés en utilisant le BCR en pavage en
Amérique, En Afrique, le BCR reste jusqu'à maintenant une nouvelle technique qui ne s'est
développée que pour la construction des barrages, et l’utilisation de ce matériau en on pavage
n’est pas encore abordée. [6]
I-2- Applications
Le BCR a connu un grand succès dans le le domaine des travaux publics pour la
réalisation des route et autoroutes comme un nouveau économique et aussi permet de répondre
aux exigences techniques (performance). Les barrages constituent l’une des applications
majeures de ce matériau, des centaines des barrages sont réalisées à travers le monde avec cette
technique. Outre les revêtements et les barrages, le BCR a des autre domaines d’applications tant
4
Le béton compacté au rouleau I
en milieu industriel qu’en milieu urbain. Il est utilisé, par exemple, pour : les aires de triage et
d’entreposage de bois, les routes de transports pour l’industriel forestière et minière, le rages
intermodales de conteneurs, les aires de stockage en vrac, les aires de compostage, les
stationnements (véhicules lourds, militaires et automobiles), les routes municipales et urbaines et
les aéroports.[7]. Le béton compact au rouleau est utilisé généralement dans les pavages (routes)
et les barrages.
5
Le béton compacté au rouleau I
Une bonne adhérence : Les études ont démontré que le BCR permet en général une bonne
adhérence qui réduit la distance d'arrêt pour être plus courte comparée à celle du béton
Bitumineux, surtout lorsque le revêtement est mouillé et comporte des ornières.
Durabilité de la chaussée pour plusieurs années.
Confort des ouvriers.[8]
Performance excellente à l’analyse du cycle de vie.
Très bonne résistance à l'abrasion.
Technologie peu complexe comparée au dallage en béton armé.
Ne nécessite pas d'armature de résistance.
Entretien simple.
Ne se ramollit pas lorsqu’il fait chaud [9]
Le BCR présent plusieurs avantages mais comme tous les matériaux il a des inconvénients :
Son utilisation répond à pas mal d'exigences parmi lesquelles la résistance mécanique, les
critères de durabilité exigées ainsi que les contraintes économiques telles que : la disponibilité et
le coût des ajouts, le coût du transport, etc.
6
Le béton compacté au rouleau I
Le dosage classique d'un mélange de BCR est de 200 à 350 kg/m', soit une teneur en liant
de 10 à 15 % de la masse totale des constituants secs.
Il faut noter qu'une teneur trop élevée de ciment favorise les fissures, augmente le coût de
production et ne permet pas nécessairement une augmentation des performances. [3]
Les granulats sont définis par la norme [NF P18-101] comme étant l’ensemble de grains
minéraux, les granulats peuvent être roulés (sable siliceux) ou concassé (sable calcaire, gravier,
…) et de dimensions comprise entre 0 et 125 mm. Le type de granulats et leur granulométrie
influencent la qualité et propriétés du béton compacté au rouleau. Ils représentent un constituant
essentiel et un élément permanent des mélanges de BCR. [3,13]
Pour obtenir un béton ayant de bonnes résistances mécanique et une excellente durabilité,
il est important de bien choisir Les granulats. Ils doivent composés de particules propres, dures,
résistances, durables, exemptes de tout produit chimique et non recouvertes d’argile ou de tous
autres matériaux fins qui pourrait nuire à l’hydratation et l’adhérence de la pâte de ciment.
La forme et la texture des granulats influencent plus les propriétés du béton frais que
celles du béton durci. Les particules plates et allongée ou surface rugueuse demandent plus d’eau
pour une maniabilité donnée que les particules arrondies ou cubiques. Pour un rapport
eau/ciment donnée et une maniabilité requise, il faut donc plus de ciment si l’on utilise des
particules angleuses.
Certaines substances nuisibles sont présentes dans les granulats. Par exemple, une teneur
trop élevée en sulfates et sulfures peut occasionner la formation d’ettringite gonflant dans le
béton durci. Cela entraine généralement un gonflement et la fissuration du béton. Les chlorures
quant à eux peuvent perturber la prise du ciment, attaque les armatures et le ciment.
7
Le béton compacté au rouleau I
I-4-3- L’Eau :
Pour les mélanges de béton compacté au rouleau, la quantité d’eau requise dépend de
l’optimum de compacité. Afin de déterminer la quantité d’eau à ajouter au mélange, on réalise
des essais Proctor modifie. Un béton ayant une trop faible quantité d’eau nécessite une énergie
de compactage élevée afin d’obtenir de bonnes densités. A l’opposé, un mélange ayant un trop
quantité d’eau sera difficile à compacter car celui-ci sera trop fluide. Il y a donc avantage de
choisir une composition de béton ayant une courbe densité / teneur en eau peu prononcée dans le
but de limiter les effets des variations possibles de la teneur en eau qui sont à peu près
inévitables en chantier.
Les adjuvants sont utilisés dans le but de faciliter la mise en œuvre des BCR, d'adapter
leur fabrication au temps froid ou au temps chaud, de réduire les coûts de mise en œuvre,
d'améliorer les propriétés du BCR durci voire même de lui conférer des propriétés nouvelles.
Toutefois, dans le cas du BCR, la durée courte de malaxage et la faible quantité d'eau font
qu'il y a une atténuation de l'effet des adjuvants, d'où une augmentation du dosage en adjuvant
par rapport au béton plastique afin d'accroître leur efficacité. [4, 5]
Ils ont pour rôle, à consistance égale de réduire le dosage en eau et à dosage en eau
constant d'augmenter l'affaissement au cône d'Abram. Ces adjuvants sont couramment employés
dans la réalisation des BCR puisque permettant une amélioration de l'homogénéité de la pâte.
Ces derniers ne sont pas employés puisque entraînant une très grande maniabilité alors
que l'effet d'une maniabilité trop élevée est néfaste pour un mélange de BCR (ressuage,
déformation excessive à la suite du compactage).
8
Le béton compacté au rouleau I
I-5-1- Production :
Fabriquer du béton consiste à reprendre sur stock, doser et malaxer les divers
composants, granulats, ciments, eau, adjuvants, approvisionnés sur le chantier.
Le malaxage du BCR nécessite une énergie suffisante pour assurer une dispersion
efficace de la faible quantité d’eau de gâchage et du ciment dans le mélange. Tout d’abord, on
doit s’assurer que le malaxage est adéquat. En effet, le BCR doit être homogène ce qui permet
d’avoir des propriétés mécaniques constants dans l’ouvrage et ainsi ne pas se retrouver avec des
zones un peu plus faibles. De plus, le taux de production doit être suffisant. L’usine à béton ne
doit pas avoir une sous-production ou une surproduction mais plutôt elle doit produire au rythme
de la mise en place. Ceci évite les délais d’attente du béton les camions lors de surproduction de
l’usine, ce qui provoque le séchage du béton dans les camions, ou la faiblesse des liens entre les
couches s’il y a sous-production. La production du BCR n’est pas très différente de celle d’un
béton ordinaire. Seul le taux de production différé.
Le BCR est produit en centrale fixe ou par une centrale mobile. Le choix du type de
centrale de production dépend des caractéristiques du projet, c’est-à-dire de la proximité et de la
disponibilité des unités de production, de la quantité de béton à mettre en place et du budget à
investir. [11]
Pour des petits travaux, un malaxeur conventionnel peut être utilisé. Dans ce cas, le taux
de production est significativement plus faible que le béton ordinaire puisque le BCR contient
peu d’eau et qu’il faut donc le malaxeur plus longtemps.
9
Le béton compacté au rouleau I
hydrauliques seront ainsi réduits, ce qui évitera les arrêts de production. De plus, le temps de
malaxage normalement requis pour un béton plastique est prolongé dans le cas des BCR, soit de
91 l’ordre de 3 minutes par gâchée. Généralement, le taux de production du BCR de ce type de
centrale se situe entre 35 et 60 m3/heure. Il est d’ailleurs fortement recommandé de procéder au
nettoyage du malaxeur à tous les 100 m3 durant la production et à la fin de chaque journée de
production. Finalement, la hauteur de chute du béton frais doit être réduite au minimum pour
éviter la ségrégation lors du chargement des camions à bennes basculantes.
10
Le béton compacté au rouleau I
I-5-2- Transport :
D’autre part, il faudra prendre toutes la précaution adéquate, aussi bien au chargement
qu’au déchargement, pour éviter la ségrégation du béton. [3, 12]
Le BCR est mis en place à l’aide d’un finisseur conventionnel à enrobé bitumineux ou
d’un finisseur à haut pouvoir de compactage. Les finisseurs doivent être équipés de barres de
compactage afin de pré-compacter le BCR mis en place. Les barres de compactage du finisseur
11
Le béton compacté au rouleau I
Les finisseurs doivent être en nombre suffisant pour mettre en place le BCR à un taux
minimum de 1,5 fois la capacité nominale de production du malaxeur. Tout équipement faisant
défaut doit être remplacé de manière à ne pas ralentir les opérations de mise en place. [12]
Pour le compactage, utiliser des rouleaux compacteur tandems à cylindre d’acier lisses
pouvant être utilisé en mode statique et vibratoire.
12
Le béton compacté au rouleau I
Pour le finissage des surfaces sans couche de roulement, utiliser un rouleur compacteur
polyvalent (rouleau vibrant d’acier en avant en arrière).
I-6-2- Opération :
Le degré de compactage du BCR à l’état frais influence ses propriétés à l’état durci et
notamment sa résistance à la flexion.
Le compactage consiste en deux passes (on entend par une passe, un cycle complet en
avant et en arrière) du compacteur à rouleau sans vibration pour consolider les matériaux, suivis
de quelques passes avec vibration, généralement 4 ou plus, jusqu'à l'obtention de la compacité
spécifiée. Le processus de compactage est complété par quelques passes de l'engin à pneus pour
fermer les éventuels vides ou les petites fissures superficielles. A défaut d'un compacteur à
pneus, on peut donner quelques passes finales du compacteur à rouleau sans vibration pour
fermer la surface.
Le compactage des bords est aussi une question délicate. Pour obtenir de bons résultats, il
est nécessaire de les épauler avec des matériaux stables placés à l'avance, comme par exemple
les bordures en zone urbaine ; sinon, des pertes importantes de compacité et de résistance se
produisent.
13
Le béton compacté au rouleau I
En tout temps lors des opérations de compactage, la surface du BCR doit être maintenue
constamment humide par la vaporisation d’eau en bruine. [3, 12]
Les méthodes de formulation des BCR peuvent être classées en trois catégories distinctes
: méthode empirique, méthode semi-empirique et méthode théorique. [3]
14
Le béton compacté au rouleau I
Les premières méthodes qui ont été utilisées pour formuler des mélanges de BCR sont
des procédures dites empiriques. Elles demandent la réalisation d’un certain nombre de gâchées
en laboratoire avant d’obtenir le mélange de BCR ayant les caractéristiques voulues. Dans
certains cas, plus de 25 gâchées d’essais sont requises pour obtenir un mélange. De plus, des
gâchées sont souvent requises en chantier pour ajuster la maniabilité du mélange. Simples à
utiliser et relativement efficaces, ces méthodes ne sont pas très flexibles et demandent beaucoup
de temps et d’énergie
Les méthodes empiriques les plus couramment employées pour formuler des mélanges de
BCR. Voici deux de ces méthodes :
L’étape 1 :
Il s’agira de réaliser une série de gâchées d’essais de mélanges de mortier à différents
rapports Eau/Ciment et à différents rapports S/C afin de déterminer le volume de pâte
minimum. Pour chacun des mélanges, la masse volumique est mesurée. Figure (5) montré qu’un
rapport E/C donné correspond à un rapport S/C qui conduit à une masse volumique optimale.
15
Le béton compacté au rouleau I
L’étape 2 :
Elle Consiste à choisir le rapport E/C selon les propriétés mécaniques requises.
Ce choix se fera à l’aide de la courbe de la Figure (6), donnant la relation entre le rapport
E/C et la résistance à la compression à 28 jours de différents mélanges de BCR (sans air
entrainé).
Etape 3 :
Il s’agira tracer la droite des optimums. L’intersection de cette dernière avec E/C choisie
dans l’étape 2 donne le rapport S/C adéquat. Ainsi, le mortier optimal étant obtenu. Il faudra
ajouter sur ce dernier progressivement le gravier jusqu’à obtenir la maniabilité voulue.
Habituellement, la masse volumique humide varie très peu dans cette portion de la
courbe. Par contre, la masse volumique sèche calculée est affectée sensiblement. Finalement, les
essais de résistance à la compression sont réalisés sur les mélanges à teneur en eau optimale. Le
mélange ayant la teneur minimale en liant et possédant les propriétés mécaniques requises est
choisi.
17
Le béton compacté au rouleau I
Ces deux méthodes empiriques citées ci-haut, la méthode de formulation respectant des
limites de maniabilité est la plus utilisée. Généralement, cette méthode donne de bons résultats
en pratique. Elle permet de réaliser, dans la majorité des cas, des mélanges optimisés. Par contre,
les formulations obtenues avec la méthode reposant sur des principes de géotechnique sont
souvent loin des valeurs optimales. Les courbes granulométriques prédéfinies pour déterminer
les proportions des granulats grossiers et fins ont été établies à partir de valeurs moyennes
déduites d’un grand nombre de mesures faites avec plusieurs types de granulats. Elles ne sont
pas non plus adaptées pour formuler des mélanges avec des granulats plus ou moins marginaux.
Par définition, une méthode semi-empirique est basée à la fois sur des données
expérimentales et sur quelques formules empiriques. Un exemple de méthodes semi-empiriques
est celui du volume de pâte optimal. Les mélanges de BCR sont formulés en se basant sur un
calcul de volume de pâte par rapport à un volume de vides. Cette approche requiert la réalisation
de quelques gâchées d’essais en laboratoire.
18
Le béton compacté au rouleau I
Cette méthode est basée sur l’hypothèse que le mélange de BCR optimal devrait avoir
juste assez de pâte pour remplir complètement les espaces inter granulaires restants lorsque le
squelette granulaire a atteint la densité maximale après compactage. Cette méthode de
formulation est également basée selon une approche volumétrique. Si moins de pâte est utilisée,
les vides laissés après le compactage vont réduire les propriétés mécaniques et augmenter la
perméabilité du béton. Par contre, une teneur en pâte excessive augmentera la chaleur
d’hydratation de même que les coûts de fabrication sans une augmentation significative des
propriétés physiques ou une diminution de la perméabilité
Cette étape consiste à choisir les proportions des différentes classes granulaires en vue de
créer un squelette granulaire avec le minimum de vides après compactage. Utilisée pour la
formulation de mélange de béton bitumineux peut être utilisée pour obtenir une courbe
granulométrique produisant un squelette dense.
𝐏 = (𝐝/𝐃)𝟎.𝟒𝟓 ∗ 𝟏𝟎𝟎
Avec :
Etape 2 :
Cette deuxième étape consiste à déterminer le volume de pâte requis afin d’obtenir une
maniabilité spécifique. Plusieurs études expérimentales ont permis de mettre en évidence la
relation entre la maniabilité de mélanges de BCR sans air entraîné et le rapport entre le volume
de pâte et le volume des vides après compactage où : Pour un mélange de BCR sans air entraîné,
le volume de pâte Vp est égal à :
À partir de la Figure (2), on détermine le volume de pâte (1⁄𝑚3 ) requis pour une
maniabilité désirée. Généralement, le rapport Vp/Vvc compris entre 1,0 et 1,05 permet
d’atteindre une maniabilité variant de 30 à 90 secondes mesurée à l’aide de l’appareil Vébé. Une
ou deux gâchées de vérification sont par ailleurs requises pour déterminer le dosage précis du
volume de pâte nécessaire pour obtenir la maniabilité désirée.
Avec :
Etape 3 :
Après avoir déterminé le volume de pâte requis pour obtenir la maniabilité voulue, il
s’agit, finalement, de choisir le rapport (E/L) et le type de liant afin d’obtenir la résistance
mécanique spécifiée.
20
Le béton compacté au rouleau I
Le rapport E/L satisfaisant les propriétés mécaniques désirées dépend à la fois des
propriétés physicochimiques du liant et des propriétés du granulat. Des gâchées d’essais sont
cependant requises pour déterminer le rapport E/L optimal et pour mesurer la résistance à la
flexion du béton, cette dernière propriété contrôlant la conception d’un revêtement rigide tel que
celui du BCR. Pour certaines applications, le choix du rapport eau/liant est aussi gouverné par
des critères de durabilité.
L’une des percées majeures dans le domaine de la formulation de mélange de béton a été
l’introduction de méthodes théoriques. Ces méthodes permettent de minimiser la porosité (ou
maximiser la compacité) du squelette granulaire de mélange de béton en optimisant les
proportions des différentes classes granulaires (sable, pierre, ciment, ajouts minéraux).
Ce modèle a été utilisé avec succès pour la formulation de mélange de béton ordinaire, à
haute performance et auto nivelant. Cette méthode a par la suite été adaptée par le Centre de
recherche interuniversitaire sur le béton (CRIB) de l’Université Laval à la formulation de
mélange de BCR. La performance de cette méthode de formulation a été démontrée à la suite de
plusieurs travaux de recherche en laboratoire et de nombreuses réalisations de revêtement en
BCR dans l’Est du Canada et aux États-Unis. Basée sur des relations mathématiques, cette
méthode est donc programmable. Un logiciel de calcul a d’ailleurs été développé à cet effet.
21
Valorisation des déchets pneumatiques II
Introduction :
Devant les besoins sans cesse croissant des ressources en matériaux et aux exigences et
conditions de préservation de l’environnement dans une vision de développement durable, il est
devenu nécessaire et pertinent de prospecter et d’étudier toutes les possibilités et opportunités
de réutilisation et de valorisation des déchets et sous-produits industriels notamment dans le
domaine du génie civil .
Depuis 2004, chaque année, l’Algérie importe en moyenne 49,62 milliers de tonnes de
pneumatiques en caoutchouc, selon l’Agence Nationale de Promotion du commerce Extérieur.
Sachant que chaque pneu neuf vendu génère un pneu usagé, et tenant compte de la perte de
masse due à l’usure du pneu une fois usé, on se retrouve avec environ 45,65 milliers de tonnes de
pneus usagés, chaque année. [16]
Les filières classiques de valorisation des pneus usagés qui nécessitent souvent une
technologie avancée, sont généralement concentrées dans les pays riches. Le développement de
nouvelles filières de valorisation de pneus usagés, reste cependant toujours en grande demande
partout dans le monde. [16]
Le terme « caoutchouc » vient du mot indien caoutchouc (bois qui pleure) et rappelle
ainsi l’origine du caoutchouc naturel, précurseur des élastomères d’aujourd’hui .Le caoutchouc à
l’état naturel, se présente sous la forme d’une suspension colloïdale de latex secrétée par les
plantes à caoutchouc. Les plus importantes de ces plantes sont l’Hévéa basiliens, arbre de la
famille des euphorbiacées et d’autre espèces du même genre.
Malgré tous les inconvénients que les pneumatiques usagés possèdent, ils ne sont pas
catégorisés comme déchets toxiques ou dangereux, car ils ne sont pas biodégradables, mais sont
nuisibles pour l’environnement et santé en cas d’incendie.
Ces derniers une fois bruler ,dégagent des fumées hautement dangereuses , par sa teneur
en gaz toxique sont composés par des hydrocarbures chlorés et des pléromatiques , et des
dioxines , causant ainsi chaque année des maladies et des allergies ;tel que l’allergie cutanée .Ils
produisent aussi une vapeur toxique ( possédant des composants de silice de carbone ).Les
épaisse fumées se répandant dans l’atmosphère en cas d’incendie peuvent causer beaucoup de
maladie respiratoire. [15]
23
Valorisation des déchets pneumatiques II
24
Valorisation des déchets pneumatiques II
Elément Teneur
Carbone Environ 70 %
Fer 16 %
Hydrogène 7%
Oxygène 4%
Oxyde de zinc 1%
Soufre 1%
Azote 0 ,5 %
Acide stéarique 0 ,3 %
Halogène 0,1 %
Liaisons cuprifères 200 mg/kg
Cadmium 10 mg/kg
Chrome 90 mg/kg
Nickel 80 mg /kg
plomb 50 mg /kg
Tableau 2 - composition chimique des pneus usagés. [17]
ponts ferroviaires) pour atténuer les vibrations provoquées par diverses machines, les trains les
tramways, les rames du métro, …. Etc.
II-5-1- Le rechapage :
Permettant d’allonger considérablement la vie du pneu, le rechapage est la première
solution de recyclage. Cette technique consiste à changer les bandes de roulement des pneus
usagés, en les remplaçants par des bandes de roulement neuves. Cette technique a pour cible les
pneumatiques usagés dont les carcasses ont gardé intacte l’ensemble de leurs qualités
26
Valorisation des déchets pneumatiques II
intrinsèques et notamment leurs endurances .Cette activité génère à son tour des déchets, dont la
poudrette de caoutchouc.
II-6-2- Granulés :
Il s’agit de particules de caoutchouc d’une taille supérieure à celle des poudrettes
(Figure 3). Les granulés peuvent être agglomérés par des résines , colorés ou non , et permettent
, par moulage , de réaliser facilement des feuilles ou des plaques ,comme exemple d’utilisation ,
27
Valorisation des déchets pneumatiques II
on a aires de jeux , les pavés antidérapants , les revêtements pour terrains de sport ( surfaces
souples , diminution des nuisances sonores …. )
Les produits issus de cette décomposition, sont des huiles combustibles lourdes et
légères, du carbone … etc. Le développement industriel de ces types de valorisation, est
cependant freiné par le coût de mise en œuvre.
Utilisées en agriculteur pour renforcer les petits barrages et comme Siège dans les jardins
traductionnelles.
Applications de résidus de copeaux de pneus en structure sous chaussée.
Pour la Stabilité d’un talus.
Rechapage pneus usagés à El Eulma.
Utilisation pour couvrir les conducteurs électriques.
Pneu sol, déjà utilisé dernièrement à Alger par une société Italienne. (Figure 4)
Stabilité d’un glissement de terrain.
28
Valorisation des déchets pneumatiques II
II-8- Valorisation des déchets pneumatiques dans les bétons et les mortiers :
La possibilité de valorisation des déchets pneumatiques dans le béton sous d’agrégats a
été l’objet de nombreuses recherches expérimentales. Ces recherches ont avaient pour finalité
que l’incorporation des déchets pneumatiques dans les bétons effectuent leurs proportions
physico-mécanique aussi bien à l’état durci.
Les principales conclusions tirées à parti de ces études c’est que l’incorporation des
particules des caoutchoucs diminue la densité et les paramètres de résistance du béton et
augmenter la ductilité de ces matériaux. (Figure 5, 6)
29
Valorisation des déchets pneumatiques II
CONCLUSION :
L’idée de la valorisation des pneumatiques usagés constitue actuellement une priorité
très motivante sur le plan environnemental qu’économique. En effet le pneu usagé est un déchet
encombrant, mais qui peut devenir très utiles, en conséquence le Génie Civil offre de
nombreuses possibilités d’utilisation des pneumatiques usagés, en les valorisant en matériau de
construction aux propriétés originales et très utiles.
30
Valorisation des déchets pneumatiques II
31
Caractérisation des matériaux III
III-1-1- Le sable :
Ce sont des granulats dont la taille est comprise entre 0 et 5 mm, dans cette étude, on a utilisé
deus type de sable, sable de dune (SD) de couleur jaune provenant de (Boussaâda) et sable
concassé (SC) de couleur gris provenant de la carrière
La masse volumique apparente d’un sable est la masse occupant l’unité de volume, tous vides
compris
Mode opératoire :
La masse volumique apparente 𝜌𝑎𝑝𝑝 du sable est donnée par la formule suivant :
(𝑀2 − 𝑀1 )
𝜌𝑎𝑝𝑝 =
𝑉𝑟
𝑀1 : Masse du récipient vide (g).
Résultats :
31
Caractérisation des matériaux III
C’est la masse du matériau par unité de volume après compactage compris les vides restant entre
les grains. Généralement elle est supérieure à la masse volumique à l’état lâche.
Mode opératoire
Même méthode que celle de l’état lâche, après remplissage du récipient on soumet ce dernier à
30 secousses manuelles. On complète le remplissage du récipient après le tassement du sable,
puis on nivelle ce dernier et on le pèse. Soit 𝑀2 le poids de l’ensemble (sable + récipient), la
masse volumique à l’état compacte est donnée par la formule suivante :
(𝑀2 − 𝑀1 )
𝜌𝑎𝑝𝑝 =
𝑉𝑟
𝑀1 : Masse du récipient vide (g).
Résultats :
32
Caractérisation des matériaux III
Note :
𝑺2 : Sable concassé.
Elle est définie comme étant la masse par unité de volume de la matière qui constitue le granulat
sans tenir compte des vides pouvant exister entre les grains.
Mode opératoire :
La masse volumique absolue de sable est déterminée à l’aide d’un récipient de 1000 (𝑐𝑚3 ) on
prend 3 échantillons de déférents masses en (g).
On place l’échantillon dans le récipient de capacité 1000 (ml) et on y verse déférentes volume
d’eau, puis on malaxe soigneusement le contenu pour chasser l’air qui y excite.
Après cette opération, on détermine le volume finale occupé par le mélange sable-eau, soit
𝑽𝟏 (ml) ce volume.
La masse volumique absolue du sable est calculée par la formule suivant :
𝑀
𝜌𝑎𝑏𝑠 =
(𝑉1 − 𝑉2 )
33
Caractérisation des matériaux III
Résultats :
a- Porosité :
C’est le volume des vides entre les grains du sable. La porosité peut être déterminée par la
formule suivante :
b- Compacité :
La compacité d’un matériau est une proportion de son volume réellement occupé par la matière
solide qui le constitue, c'est-à-dire le rapport du volume absolu des grains au volume apparent du
matériau.
La compacité donnée par la formule :
34
Caractérisation des matériaux III
Résultats :
But de l’essai :
Cet essai utilisé de manière courante pour évaluer la propreté des sables entrant dans la
composition des bétons. L’essai consiste à séparer les particules fines contenues dans le sol des
éléments sableux plus grossiers.
Matériels utilisés :
o Eprouvettes cylindriques.
o Un bouchon de caoutchouc pour fermer l’éprouvette.
o Tube laveur et entonnoir.
o Un flacon.
o Une machine d’agitation électrique.
o Piston taré a masse coulissante de 1 kg.
Mode opératoire :
Après 20mn, lire la hauteur ℎ1 du niveau supérieure du floculant jusqu’au fonde de l’éprouvette
à l’aide d’une réglette. Mesure également avec la règle la hauteur ℎ2 comprise entre le niveau
supérieure de la partie sédimentaire et le fonde de l’éprouvette.
ℎ1
𝐸𝑆𝑉 = ( ) 𝑥 100
ℎ2
Introduire le piston dans l’éprouvette et laisser descendre doucement jusqu’à ce qu’il repose sur
le sédiment. A cet instant bloquer le manchon du piston et sortir celui-ci de l’éprouvette.
Introduire le réglet dans l’encoche du piston jusqu’à ce que le zéro vienne buter contre la face
intérieure de la tête du piston. Soit ℎ2′ la hauteur lue et correspondant à la hauteur de la partie
sédimentée.
ℎ2′
𝐸𝑆𝑃 = ( ) 𝑥 100
ℎ1
Résultats :
N° de l’essai 1 2 3
𝑺1 13.5 13 13
La hauteur 𝒉𝟐 𝑺2 7.6 7.2 7.8
𝑺3 8.7 8.7 8.8
𝑺1 7.8 8 8
La hauteur 𝒉𝟏 𝑺2 11.5 11.4 11.7
𝑺3 10.7 10.8 11
𝑺1 57.78 61.53 61.53
ESV 𝑺2 66.08 63.15 66.66
𝑺3 81.30 80.55 80
𝑺1 60.28
ESV moyenne 𝑺2 65.29
𝑺3 80.61
Tableau 6 - équivalent de sable visuelle.
36
Caractérisation des matériaux III
N° de l’essai 1 2 3
𝑺1 6.6 6.2 6.2
La hauteur 𝒉′𝟐 𝑺2 8.0 8.0 7.9
𝑺3 8.1 8.05 8.2
𝑺1 7.8 8 8
La hauteur 𝒉𝟏 𝑺2 11.5 11.4 11.7
𝑺3 10.7 10.8 11
𝑺1 48.88 47.69 47.69
ESP 𝑺2 69.56 70.17 69.08
𝑺3 75.70 74.53 74.54
𝑺1 48.08
ESP moyenne 𝑺2 70.13
𝑺3 74.92
Tableau 7- équivalent de sable au piston.
Interprétation :
On constate que :
37
Caractérisation des matériaux III
Sable concassé : C’est un sable légèrement argileux convenant parfaitement pour le béton
de qualité courante.
E.S< 65 et E.S< 60
Sable de dune : Sable argileux : risque de retrait ou de gonflement à rejeter pour des bétons
de qualité
A notre qu’il faut éviter la confusion entre la granulométrie qui s’intéresse à la détermination de
la dimension des grains et la granularité qui concerne la distribution dimensionnelle des graines
d’un granulat. L’analyse granulométrique a trois buts :
Déterminer les dimensions des grains.
Déterminer les proportions de grains de même dimension.
En déduire le module de finesse (𝑴𝑓 ).
Matériel nécessaire :
Des tamis dont les ouvertures carrés, de dimension normalisée, sont réalisés soit à partir d’un
maillage métallique. Pour un travail d’essai aux résultats reproductibles, il est conseillé d’utiliser
une machine à tamiser électrique qui comprime un mouvement vibratoire horizontal, ainsi que
des secousses verticales, a la colonne de tamis.
Mode opératoire :
38
Caractérisation des matériaux III
o Peser chaque tamis séparément 1 g prés. Soit Mi la masse de tamis (1) + le sable. La
différence entre Mi et mi correspond au refus partiel R1 du tamis 1.
o Reprendre l’opération pour le tamis immédiatement inférieur.
o Ajouter le refus obtenu sur le sixième tamis a R1, soit R2 la masse du refus cumulé du
tamis 2 (R2=R1+refus partiel sur tamis).
o Poursuivre l’opération avec le reste des tamis pour obtenir les masses des différents refus
cumulés R3, R4 …
Le tamisât cumulés est donné la relation suivante Résultats :
T = 100-Rc
T : tamisât en %.
Rc : refus cumulés en %.
Résultats :
Les résultats trouvés sont regroupés dans les tableaux :
39
Caractérisation des matériaux III
100
90
80
70 sable de boussaada
60
sable concassé
50
40 sable (50% de
boussaada+50% concassé)
30
20
10
0
0.01 0.1 1 10 100
40
Caractérisation des matériaux III
𝟏
𝑴𝑓 = ∑ 𝑹𝒄 [𝟎. 𝟏𝟔 − 𝟎. 𝟑𝟏𝟓 − 𝟎. 𝟔𝟑 − 𝟏. 𝟐𝟓 − 𝟐. 𝟓 − 𝟓]
𝟏𝟎𝟎
Résultats :
Sable 𝑴𝒇
Boussaâda 1.74
Concassé 3.29
Sable mixte 2.12
Le principe de cette mesure s’agit de remplir un récipient de volume intérieur connu et de peser
la quantité de granulats correspondant.
Mode opératoire :
Verse le granulat dans le récipient choisi et le disposer sans tassement par couches horizontales
successives. Araser la couche supérieure du granulat à l’aide d’une réglette que l’on anime d’un
mouvement de va et vient. La masse volumique apparente est déterminée par la formule
suivante :
(𝑀2 − 𝑀1 )
𝜌𝑎𝑝𝑝 =
𝑉𝑟
𝑀2 : Poids de récipient.
Résultats :
Le mode opératoire est le même effectue pour le sable, et les résultats sont regroupés dans le
tableau suivant :
42
Caractérisation des matériaux III
Résultats :
43
Caractérisation des matériaux III
44
Caractérisation des matériaux III
45
Caractérisation des matériaux III
100
90 G 3/8
80 G 8/15
70 G 15/20
60 caoutchouc
50
40
30
20
10
0
0.01 0.1 1 10 100
Principe de l’essai :
L'essai consiste à mesurer la masse m d'éléments inférieurs à 1.6 mm, produits par la
fragmentation du matériau testé (diamètres compris entre 4 et 50 mm) et que l'on soumet aux
chocs de boulets normalisés, dans le cylindre de la machine Los Angeles en 500 rotations.
Formulation :
Si M est la masse du matériau soumis à l'essai et m la masse des éléments inférieurs à 1.6 mm
produits au cours de l'essai, la résistance à la fragmentation aux chocs s'exprime par le
coefficient Los Angeles(𝐿𝐴 ),
m
𝐿𝐴 = ( ) . 100
M
46
Caractérisation des matériaux III
Classification : Un tableau de classification a été déjà tracé. Il permet de classer les roches en
fonction du coefficient Los Angeles.
Le gravier (3/8) :c’est un gravier dure (𝑳𝑨 =21 %) / (𝑳𝑨 entre 20 à 25).
Le gravier (8/16) :c’est un gravier très dure (𝑳𝑨 =19 %) / (𝑳𝑨 < 20).
Le gravier (16/20) :c’est un gravier dure (𝑳𝑨 =22 %) / (𝑳𝑨 entre 20 à 25).
III-2- Le ciment :
Le ciment utilisé dans cette étude est un ciment de classe 42.5 provient de la cimenterie de
ciment Lafarge de Hammam Dhalaa wilaya de m’sila.
Le ciment CPJ - CEM II/B 42,5 est un ciment gris de haut résistance initial et finales, résultat de
la mouture du clinker obtenu par la cuisson jusqu’à la fusion partielle d’un mélange convenable
dosé et homogénéisé de calcaire et argile.
Composition chimique :
Oxyde de
Perte au Résidus Sulfates Equivalent
magnésium
Eléments feu insolubles SO3 chlorures en alcalis
MgO
2.00-
Teneur(%) 7.50-12.00 0.7-2 1.00-2.20 0.01-0.05 0.3-0.75
2.70
Tableau 23 - composition chimique du ciment MATIN.
Composition minéralogique :
47
Caractérisation des matériaux III
Propriétés physiques :
Consistance normale
Finesse de Blaine Retrait à 28 j en
de la pâte de Expansion en (mm)
(NA231) (μm/m)
ciment(%)
𝛾 = (𝑀1 − 𝑀2 )/𝑉
Poids de Poids de
Volume de
Essai récipient vide récipient + 𝛾 (kg/L)
récipient (L)
(kg) ciment (kg)
1 1 0.14 1.227 1.113
Tableau 26 - masse volumique apparent de ciment.
48
Caractérisation des matériaux III
Tableaux
Tableau 1- la masse volumique apparente du sable à l’état lâche. ......................................... 32
Tableau 2 la masse volumique apparente du sable à l’état compact. ..................................... 33
Tableau 3- la masse volumique absolue du sables. ................................................................... 34
Tableau 4 - porosité, compacité et l'indice de vide à l'état lâche. ........................................... 35
Tableau 5- porosité, compacité et l'indice de vide à l'état compact. ....................................... 35
Tableau 6 - équivalent de sable visuelle. ................................................................................... 36
Tableau 7- équivalent de sable au piston. ................................................................................. 37
Tableau 8 - nature et qualité du sable. ...................................................................................... 37
Tableau 9 - Analyse granulométrique de sable de dune de Boussaâda. ................................. 39
Tableau 10 - Analyse granulométrique de sable concassé. ...................................................... 39
Tableau 11 - Analyse granulométrique de sable mix (50% sable de Boussaâda + 50%
concassé). ...................................................................................................................................... 40
Tableau 12 – Les normes soviétiques spécifient le Module de finesse des sables. ................. 41
Sable mixte .................................................................................................................................... 41
2.12 ................................................................................................................................................ 41
Tableau 13 - Module de finesse des sables. ............................................................................... 41
Tableau 14 - la masse volumique apparente des graviers. ...................................................... 42
Tableau 15 - la masse absolue des graviers. .............................................................................. 42
Tableau 16 - degré d'absorption d'eau du gravier. .................................................................. 44
Tableau 17 - l'analyse granulométrique de gravier (3/8)......................................................... 44
Tableau 18 - l'analyse granulométrique de gravier (8/15)....................................................... 45
Tableau 19 - l'analyse granulométrique de gravier (15/20)..................................................... 45
Tableau 20 - l'analyse granulométrique de caoutchouc. ......................................................... 45
Tableau 21 - les résultats de Los Angeles de gravier. .............................................................. 46
Tableau 22 - classement la nature du gravier. .......................................................................... 47
Tableau 23 - composition chimique du ciment MATIN. ......................................................... 47
Tableau 24- compositions minéralogiques de ciment MATIN. ............................................... 47
Tableau 25- les propriétés physiques de ciment MATIN. ....................................................... 48
Tableau 26 - masse volumique apparent de ciment. ................................................................ 48
49
Formulation du BCR et programme des essais IV
Notre objectif c’est la caractérisation d’un BCR contentent des particules en polymère.
Les essais réalisés dans notre travail sont basés sur une étude élaborée par (zidani S. et
Belmiloud M.A, 2013) dans un cadre de projet de fin d’étude. La formulation a été réalisée
suivant la méthode MDS qui consiste à utiliser l’essai Proctor modifie pour déterminer les
dosages en eau et en ciment. Les résultats de formulation ainsi a procédure suivie sont présentés
dans les paragraphes suivants.
Dosage en ciment
Dosage en eau : dépend de l’optimum Proctor (on peut commencer une teneur en eau
égale à 4% et l’augmentation de 1% chaque compactage jusqu’à 7% pour déterminer
l’optimum Proctor).
Energie de compactage : l’essai Proctor modifie est utilisé une énergie de compactage qui
est égale à 2.09 KJ/dm
IV-1-2- Données l’essai Proctor modifie :
49
Formulation du BCR et programme des essais IV
Les essais de Proctor réalisées ont été réalisés avec différents pourcentages de ciment
(11%, 12%, 13%, 14%). Pour chaque pourcentage de ciment en fait varier la teneur en eau et en
détermine chaque fois la densité séché de béton. La teneur en eau variés de 4 % à 7%, ajoutant
chaque fois 1%.
Chaque pourcentage de ciment génère une courbe Proctor modifie (densité séche en
fonction de la teneur en eau). Le sommet de la courbe représente l’optimum Proctor (la valeur de
qui nous permet d’avoir la compacité maximale) pour chaque pourcentage de ciment.
Zidani S. et Belmiloud M.A ont choisis le pourcentage 13% de ciment, puisque il lui
permet d’atteindre les exigences techniques voulues. Dans notre travail, considéré comme un
complément de son travail, on a gardé le même pourcentage de ciment et d’eau.
On choisit les proportions des différentes classes granulaires en vue créé un squelette
granulaire avec le minimum de vide après le compactage. Il est très important de choisir
convenablement les différentes classes granulaires pour obtenir un mélange assez dense et au
même temps éviter les ségrégations. La courbe combinée doit inclus le plus tôt possible dans le
fuseau granulaire établi par US army Corps of engineers.
Dans le tableau (1), on présente les résultats de l’analyse granulométrique des agrégats
ainsi que les différents pourcentages de tamisât pour chaque diamètre de la courbe combinée. La
figure (1) La présente la courbe combinée et les limites du fuseau ainsi que la courbe théorique
idéale donné par la formule de Fuller-Thomson présentée en premier chapitre.
50
Formulation du BCR et programme des essais IV
100
min max combinés mix
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
0.1 1 10 100
Sable de dune…………………..22%
Sable concassé…………………22%
Gravier 3/8……………………..34%
Gravier 8/15……………………15%
Gravier 15/20…………………..7%
Pourcentage
Gravier (kg/m3) Sable de Sable
du Caoutchouc Ciment
dune concassé Eau (kg)
caoutchouc (kg) (kg)
3/8 8/15 15/20 (kg) (kg)
(%)
0 723.8 298.3 149.9 0
5 687.7 283.4 142.4 33.7
10 651.5 268.5 134.9 67.4
463.9 468.2 293.9 113.04
15 615.3 253.5 127.4 66.8
20 579.1 238.6 119.9 83.6
25 542.9 223.72 112.42 104.51
Tableau 3 - dosage des constitutions de BCR avec caoutchouc.
Les éprouvettes qu’on a utilisées pour ce type de béton sont les mêmes que celles
utilisées pour bétons ordinaires, la déférence est beaucoup plus dans la méthode de confection.
52
Formulation du BCR et programme des essais IV
IV-2-1- Malaxage :
L’efficacité de malaxage est importante pour un béton frais, surtout le duré de malaxage,
il doit être suffisante pour assurer une bonne homogénéité du mélange, la durée de malaxage de
BCR est plus longe par rapport à un béton conventionnel à couse de faible dosage en eau.
Les constitutions sont introduites dans le malaxeur à l’ordre suivant : sable, gravier,
caoutchouc mettre au repos introduire la quantité de ciment. On malaxer pendant une minute. On
engager le malaxeur et en même temps introduire progressivement la quantité l’eau jusqu’à 3
minute.
IV-2-2- Compactage :
Pour tous les bétons, la compacité du squelette granulaire est un élément essentiel de
leurs caractéristiques mécaniques. Dans le cas des BCR, le compactage est un facteur plus
important dans la procédure de fabrication des éprouvettes. Le mode de compactage utilisé dans
cette étude est marteau vibrant (ASTM C1435).
𝑀𝑣ℎ = (𝑀𝐵+𝑒 − 𝑀𝑒 ) / V
b- A l’état durci : La masse volumique à l’état durci désigne le rapport entre la masse
de l’éprouvette (au jour d’écrasement) et le volume occupé (du moule).
𝑀𝑣𝑠 =𝑀𝑒 / V
La mesure de la maniabilité du BCR ne peut pas se faire de la même manière que pour un
béton conventionnelle. C’est un appareil Vébé (Figure 2) qui est utilisé. L’essai consiste à fixer
le cône à l’intérieure du récipient cylindrique, et introduire le BCR dans le cône en trois couches
piquées chacune 25 coups avec une tige métallique de 16 mm de diamètre. Le cône est alors
53
Formulation du BCR et programme des essais IV
soulevé, donc possible de mesurer l’affaissement au cône comme indiqué précédemment. L’essai
se poursuit ensuit par la mise en vibration de la table durant un temps t te tel que la face
supérieure du BCR soit entièrement aplanie et au contact du disque transparent qui accompagne
la descente du BCR pendant le compactage, et mesurer le temps requis pour qu’un anneau de
pate se forme autour de le disque transparent lors de la vibration. C’est ce qu’on appelle le temps
Vébé. Donc, plus le BCR est sec et moins il est maniable (carence en pâte), plus le temps Vébé
est élevé.
Introduction :
L’ultrason est une méthode d’essai non destructive des ouvrages en béton simple, en
béton armé ou en béton précontrainte sont son particulièrement intéressantes tant pat suite de la
proportion élevée de ces constructions dans l’ensemble des ouvrages, que par suite de
l’importance que présente le contrôle de la qualité directement sur la construction.
54
Formulation du BCR et programme des essais IV
La mesure UPV a été utilisée pour calculer le module d'élasticité dynamique. à partir de
L'équation suivante [Topçu et Bilir, 2009] a été choisi pour évaluer le module d'élasticité
dynamique𝐸𝑑 . [21]
𝜌
𝐸𝑑 = (𝑉 2 . ) x 10−2
𝑔
Mode d’essai :
Chauffage jusqu’ à évolution pendant 5 heures, puis pesage de l’échantillonnage l’air (soit C ce
point) puis pesage a l’eau (pesée hydrostatique, soit D ce point).
55
Formulation du BCR et programme des essais IV
𝑽𝒑 = [(C-A)/(C-D)] x 100
L’essai consiste à placer l’éprouvette cubique (10 x 10 x 10) de BCR dans la presse entre
les deux embases de l’appareil de manière à un effort de compression appliquée axialement. La
charge doit être appliquée d’une maire contenue et uniforme, jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
56
Formulation du BCR et programme des essais IV
On note la charge de rupture (F), la résistance à la compression est donnée par la relation
suivante :
𝐑 𝐜𝐣 = 𝐅⁄𝐒
Tell que :
Introduction : ................................................................................................................. 49
IV-1-5- Dosage des constitutions de BCR avec caoutchouc dans un (m3) : ............. 52
58
Les résultats et interprétations V
L’effet de l’addition des particules de caoutchouc sur la masse volumique de BCR est présenté
dans le tableau (1). Pour faciliter l’interprétation, Les mêmes résultats sont présentés dans la
figure (1) sous forme d’histogramme.
caoutchouc (%) 0 5 10 15 20 25
58
Les résultats et interprétations V
2450
2400
2350
2300
2250
2200
2150
0 5 10 15 20 25
teneur en caoutchouc (%)
Interprétation :
D’après l’histogramme de la Figure (1) on remarque que la masse volumique diminue avec
l’augmentation de pourcentage de caoutchouc utilisé. Cette chute de la masse volumique est due
sans doute de la faible densité des particules de caoutchouc par rapport aux agrégats minéraux.
Les résultats de temps de compactage obtenus, sont regroupés dans le tableau ci-après :
59
Les résultats et interprétations V
Caoutchouc (%) 0 5 10 15 20 25
Sans laitier 60 55 48 41 37 30
Temps de
5% laitier 54 50 46 38 30 25
compactage (s)
10 % laitier 43 37 34 31 25 20
Tableau 2 - temps Vébé en fonction de la teneur en caoutchouc.
60 60
54 55
50
47 48
43 42
40 41
37 37 37
34
30 31 32
30
25 25
20 21
10
0
0 5 10 15 20 25
Interprétation :
60
Les résultats et interprétations V
Les essais effectués sur le béton durci cornement la résistance à la compression, la flexion, la
porosité et la vitesse de propagation des ondes (ultrason).
L’essai de compression a été réalisé sur des éprouvettes cubiques (10 x 10 x 10) cm3 à l’âge 28
jours. Les résultats trouvés sont représentés dans forme des tableaux (3), (4) et (5) et
histogramme de la figure (3).
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
1 23.09 28.57 22.75 - 15.46 15.61
N°
Rc 2 30.38 21 15.59 13.72 13.12 15.21
essai
(MPa) 3 21.25 24.64 22.29 19.21 - -
Moyenne 24.90 24.73 20.21 16.46 14.29 15.41
1 2.431 2.453 2.414 - 2.378 2.317
N°
2 2.439 2.506 2.426 2.396 2.342 2.307
Densité essai
3 2.395 2.456 2.455 2.37 - -
moyenne 2421 2471 2431 2383 2360 2312
Tableau 3 - les résultats de la résistance à la compression du BCR avec différents
pourcentages de caoutchouc.
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
1 23.01 18.84 14.26 15.35 14.35 10.01
N°
Rc 2 22.8 18.50 16.29 14.08 14.25 12.53
essai
(MPa) 3 22.26 23.61 19.56 11.7 14.07 13.55
Moyenne 22.35 20.31 16.70 13.71 14.22 12.03
1 2.513 2.482 2.430 2.405 2.409 2.373
N°
2 2.523 2.465 2.461 2.358 2.375 2.376
Densité essai
3 2.487 2.441 2.454 2.384 2.38 2.366
moyenne 2.507 2.462 2.448 2.382 2.372 2.372
Tableau 4 - les résultats de la résistance à la compression du BCR avec différents pourcentage de
caoutchouc et 5% de laitier à 28j.
61
Les résultats et interprétations V
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
1 21.6 17.27 13.2 15 14.7 9.87
N°
Rc 2 22.5 20.86 22.8 13.48 14.24 7.11
essai
(MPa) 3 25.18 20.97 - 11.6 13.15 10.18
Moyenne 23.09 19.7 17.64 13.36 14.03 9.05
1 2,526 2,516 2,428 2,383 2,343 2,327
N°
2 2,527 2,516 2,465 2,366 2,373 2,344
Densité essai
3 2,521 2,415 - 2,365 2,371 2,349
moyenne 2.525 2.482 2.447 2.371 2.362 2.340
Tableau 5 - les résultats de la résistance à la compression du BCR avec différents pourcentage de
caoutchouc et 10% de laitier à 28 j.
30
sans traitement
résistance à la compression (MPa)
25
5% laitier
20 10% laitier
15
10
0
0 5 10 15 20 25
Interprétation :
D’après les tableaux (3), (4) et (5) et la figure (3) On remarque que la résistance à la compression
diminue lorsque le pourcentage des caoutchoucs augment dans tous les mélanges. En absence de
laitier, la résistance diminue de 20.31 jusqu’à 10.72 MPa lorsque le pourcentage de caoutchouc
62
Les résultats et interprétations V
varie de 0 à 25% (tableau 3). Pour les mélanges préparés à base de laitier, la résistance diminue
également avec l’augmentation de concentration du caoutchouc. Pour le mélange avec 5% de
laitier La résistance diminue de 22.25 jusqu’à 12.03 MPa lorsque de pourcentage du caoutchouc
varie de 0 à 25% (tableau 4). Pour le mélange de 10 % laitier la résistance diminue de 23.09
jusqu’à 10.72 MPa varie de 0 à 25% (tableau 5),
Cette chute de résistance est expliquée par la faible densité des granulats de caoutchouc par
rapport aux agrégats minéraux et peut être expliqué par la faible adhérence entre la pâte de
ciment et les particules de caoutchouc.
D’après l’histogramme (3), on remarque que l’ajout de 5% et 10 % de laitier dans le BCR influe
négativement sur la résistance à la compression, la chute de résistance peut être expliquée la
quantité insuffisante d’eau libre dans le mélange, ce qui affecte l’hydratation de ciment.
Remarque :
Les éprouvettes confectionnés pour cet essai sont des éprouvettes prismatiques (7x7x28) cm et
me principe d’essai. Cet essai permet de déterminer la résistance en flexion de BCR qu’est
soumisse a un moment de flexion par application d’un charge.
Les résultats obtenus sont regroupés dans les tableaux (6), (7) et (8) être présentés dans la figure
(4) ci-après :
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
N° 1 5.76 5.61 4.60 3.74 3.52 2.95
Rf
essai 2 5.69 5.69 4.37 4.68 3.45 3.52
(MPa)
Moyenne 5.72 5.65 4.79 4.21 3.49 3.24
N° 1 2,594 2,592 2,491 2,470 2,499 2,340
Densité essai 2 2,597 2,594 2,598 2,547 2,484 2,477
Moyenne 2,595 2,593 2,544 2,509 2,491 2,409
Tableau 6 - les résultats de résistances à la flexion du BCR avec différent pourcentage de
caoutchouc à 28 j.
63
Les résultats et interprétations V
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
N° 1 5.90 5.76 4.60 4.17 3.88 3.38
Rf
essai 2 6.05 5.90 4.46 4.17 3.74 3.52
(MPa)
Moyenne 5.97 5.83 4.53 4.17 3.81 3.45
N° 1 2,599 2,519 2,525 2,477 2,489 2,437
Densité essai 2 2,580 2,592 2,542 2,483 2,445 2,374
Moyenne 2,589 2,555 2,534 2,480 2,467 2,405
Tableau 7- les résultats de résistances à la flexion du BCR avec différent pourcentage de
caoutchouc et 5% de laitier à 28j.
Caoutchouc (%)
Caractéristique
0 5 10 15 20 25
N° 1 6.55 6.20 5.76 5.25 4.23 3.67
Rf
essai 2 6.48 6.37 5.90 5.04 3.74 3.38
(MPa)
Moyenne 6.518 6.28 5.83 5.15 4.03 3.52
N° 1 2,556 2, 2,519 2,510 2,381 2,436
Densité essai 2 2,570 2, 2,556 2,386 2,390 2,343
Moyenne 2,563 2, 2,537 2,448 2,385 2,389
Tableau 8 - les résultats de résistances à la flexion du BCR avec différent pourcentage de
caoutchouc et 10% de laitier à 28j
64
Les résultats et interprétations V
6
Sans laitier
résistance à la flexion (MPa)
5 5% laitier
10 % laitier
4
0
0 5 10 15 20 25
Teneur en caoutchouc (%)
Interprétation :
Pour le BCR avec 5% de laitier la résistance de flexion diminue de 5.97 jusqu’à 3.45 MPa
lorsque le pourcentage du caoutchouc varie de 0 à 25% (tableau 7). Pour le BCR avec 10 % de
laitier la résistance de flexion varie de 6.51 jusqu’à 3.52 MPa lorsque le pourcentage du
caoutchouc varie de 0 à 25% (tableau 8). Cette réduction de la résistance à la flexion due par la
faible densité de caoutchouc par rapport aux granulats minéraux. Ce dernier impliqué une faible
compacité du squelette granulaire du caoutchouc.
L’analyse complète de ces résultats obtenus montre le rôle de laitier important dans
l’amélioration de la résistance à la flexion. Car laitier que nous avons utilisée est donc assez
réactive qui implique l’amélioration de la résistance.
65
Les résultats et interprétations V
Remarque :
IV-1-2-3- La porosité :
Après mesurer les éprouvettes dans balance de l’air et d’eau on trouver les résultats suivant :
7.8
7.6
7.4
7.2
6.8
6.6
6.4
6.2
0 15 25
teneur en caoutchouc (%)
Interprétation :
Après l’histogramme de la figure (5) on remarque que le volume du vide augmente avec
l’augmentation de pourcentage de caoutchouc.
66
Les résultats et interprétations V
Après voir vérifier le calibrage de l’appareil et de déterminer les points de mesure et par la
transmission directe, on a appliqué les essais sur chaque éprouvette, en applique deux sondes
suivant le sens de compactage d’éprouvette puis ont marqué la vitesse (𝜇𝑠) de passage les ondes
ultrasonique dans le béton.
Caractéristique 0 5 10 15 20 25
4300
4200 4221
4156
4100
4000
3933
3900
3868
3800
3756
3700
3662
3600
3500
3400
3300
0 5 10 15 20 25
Figure 6 - variation la vitesse des ondes ultrasonique en fonction de pourcentage du caoutchouc non
traité.
Interprétation :
Après le tableau (10) l’histogramme de la figure (6), on remarque que la vitesse d’ondes
ultrasonique diminue lorsque le pourcentage du caoutchouc augment,
67
Les résultats et interprétations V
La vitesse diminue de 4221 jusqu’à 3662 ( 𝜇𝑠) lorsque le pourcentage du caoutchouc varie de 0 à
25%, cette diminution de la vitesse est probablement due à l’incorporation des particules de
caoutchouc non traité dans BCR.
D’après les résultats trouvés précédemment on peut conclure sans doute que l’augmentation du
pourcentage de caoutchouc était la cause de la choute de résistance, c’est pour cela qu’on a
proposé des traitements sur le caoutchouc.
Les bétons confectionnés avec le caoutchouc traité, sont testés des essais de compression et de
flexion puis sont comparés avec les résultats trouvés précédemment.
Le traitement dont le but de confirmer la théorie proposée précédemment (faible adhérence entre
liant-caoutchouc).
Les traitements proposés consistent à l’augmentation de rugosité de surface lisse des agrégats du
caoutchouc
Les éprouvettes confectionnées sont des éprouvettes cubiques (10x10x10) 𝑐𝑚3 pour l’essai de
compression de 5, 10, 15, 20 et 25% de caoutchouc et prismatiques (7x7x28) 𝑐𝑚3 pour la flexion
de caoutchouc 15,20 et 25%, l’Age d’écrasement est 28 jours.
L’objectif d’utiliser le traitement par le résine et est l’obtention des surface de caoutchouc
rugueuses. La résine dosée en deux composants :
o Résine.
o Catalyseur (durcisseur).
Le rôle de cette résine, c’est comme une colle entre les graines de caoutchouc et le (sable refus
de 0.315 puis laitier non broyé passe par le tamis 0.2), Ces derniers peut être donné plus de
rugosité dans caoutchouc.
V-2-1-1- L’opération :
Figure 7 - caoutchouc traité par résine et laitier non broyé après 24 heures.
Les résultats de ce mélange avec traitaient à compression sont présentés dans le tableau suivant :
Caractéristique 5 10 15 20 25
69
Les résultats et interprétations V
30
sans traitement
résistance à la compression (MPa)
traité : résine + sable
25
20
15
10
0
5 10 15 20 25
teneur en coutchouc (%)
Caractéristique 5 10 15 20 25
70
Les résultats et interprétations V
30 sans traitement
15
10
0
5 10 15 20 25
teneur en caoutchouc (%)
Interprétation
Les figures (8) et (9) montre l’effet du traitement du caoutchouc par le collage des graines de
sable et laitier non broyé avec la résine, on remarque que la résistance à la compression diminue
lorsque le pourcentage du caoutchouc augment dans tous les mélanges
La résistance augmente plus avec le caoutchouc traité avec laitier non broyé-collé qu’avec le
caoutchouc non traité (figure-9) et ça couse à la rugosité produit par le traitement avec la résine
et son effet positif sur les surfaces lisse du caoutchouc cette dernière va élever l’adhérence entre
liant-caoutchouc.
71
Les résultats et interprétations V
caractéristique 15 20 25
N° 1 4.75 4.53 4.17
Rf
essai 2 4.68 4.32 3.74
(MPa)
Moyenne 4.71 4.42 3.96
N° 1 2,518 2,505 2,470
Densité essai 2 2,536 2,479 2,472
Moyenne 2,527 2,492 2,471
caractéristique 15 20 25
N° 1 4.32 4.24 3.81
Rf
essai 2 4.53 4.46 3.60
(MPa)
Moyenne 4.42 4.35 3.70
N° 1 2,456 2,411 2,403
Densité essai 2 2,534 2,489 2,370
Moyenne 2,495 2,450 2,386
5
traité : résine et sable
4.5
non traité
4
résistance à la flexion (MPa)
3.5
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
15 20 25
Teneur en caoutchouc (%)
Interprétation :
D’après les essais précédents on a déjà trouvé que la résistance à la flexion se diminue avec
l’augmentation du pourcentage de caoutchouc.
La résistance s’augmente plus avec le caoutchouc traité qu’avec le caoutchouc non traité (figure)
et à cause de la rugosité produite par le traitement avec la résine, cette rugosité va élever
l’adhérence entre liant-caoutchouc.
Le but du traitement par𝐻2 𝑆 𝑂4 , est d’assurer la bonne adhérence entre la pâte de ciment et les
agrégats de caoutchouc, cette fois par une autre procédure, fonde sur l’attaque de la surface lisse
du caoutchouc.
V-2-2-1- Opération :
73
Les résultats et interprétations V
Caractéristique 5 10 15 20 25
74
Les résultats et interprétations V
30
15
10
0
5 10 15 20 25
teneur en caoutchouc (%)
Interprétation :
D’après le tableau (15) et l’histogramme de la figure (13) de cet essai on remarque que la
résistance à la compression augmente plus avec le traitement par 𝐻2 𝑆 𝑂4 qu’avec le caoutchouc
sans traitement. Cela est expliqué par la rugosité produite par 𝐻2 𝑆 𝑂4 sur les surfaces lisse de
caoutchouc.
caractéristique 15 20 25
N° 1 4.75 4.53 4.17
Rf
essai 2 4.68 4.32 3.74
(MPa)
Moyenne 4.71 4.42 3.96
N° 1 2,518 2505, 2,470
Densité essai 2 2,536 2,479 2,472
Moyenne 2,527 2,492 2,471
Tableau 16 - les résultats de la résistance à la flexion du BCR avec différent pourcentage de
caoutchouc traité par H2 S O4.
75
Les résultats et interprétations V
5
traité par H2SO4
4.5
non traité
4
Interprétation :
Après le tableau (16) et l’histogramme de la figure (14) de cet essai on remarque que La
résistance à la flexion augmente plus avec le traitement par 𝐻2 𝑆 𝑂4 qu’avec le caoutchouc sans
traitement, cela est expliqué par la rugosité produite par le𝐻2 𝑆 𝑂4.
76
Les résultats et interprétations V
IV-3-1- A la compression :
20
15
10
0
5 10 15 20 25
teneur en caoutchouc (%)
IV-3-2- A la flexion :
0
15 20 25
teneur en caoutchouc (%)
77
Les résultats et interprétations V
Comparaison :
Ces courbes représentent la différence et la meilleure façon de faire comparer les résultats de
chaque essai, donc on peut conclure d’après ces expériences par comparaison suivant :
78
Les résultats et interprétations V
CONCLUSIONS GENERALES.
Le BCR est un matériau compose de granulats, Ciment, matériau cimentaires, et de l’eau. Il est
compose alors des mêmes constituants qu'un béton ordinaire mais avec des proportions différentes.
Le BCR à deux approches, une approche béton du point de vue constituant et une approche sol
vue son procédure de mis en place en compactage. Les Principaux avantages de BCR sont la
rapidité d’exécution et le faible cout.
Le pneu usage est un déchet encombrant vue de son impact sur l'environnement nombre croissant
des véhicules, chaque année La valorisation des pneumatiques usagés permet de réduire leur
quantité et conséquemment de préserver la nature les ressources naturels.
Dans ce mémoire on a étudié la possibilité de valoriser de ces déchets dans un béton routier sous
forme des agrégats. Cette étude, est inscrit dans l'objectif d'absorber certaines quantités de ces
déchets, d'une part. Et d'autre part, de trouver un nouveau manteau performant durable et au même
temps peu couteux.
Dans le but d'étudier l'influence d'utilisation des agrégats en caoutchouc sa les propretés physico-
mécaniques de BCR. On a substitué une partie des agrégats minéraux (par volume) par des
particules en caoutchouc. Les propriétés physico-mécaniques sont déterminées aux différents âges
(densité, résistance à la compression, résistance à la flexion, la vitesse propagation d’onde
ultrasonique et la porosité).
Vu la chute des propriétés mécaniques de BCR caoutchouc suivant la faible adhérence entre
liant-caoutchouc. On a essayé d'améliorer la performance des panicules de caoutchouc dans le
BCR Plusieurs méthodes de traitement ont été employées traitement chimique par S2HO4 et
traitement mécanique par le sable-colle et laitier non broyé-colle
Il est important également de noter que le BCR devient ductile sou l’effet de l'addition de
caoutchouc et les fissures sont inversement proportionnelles au dosage des agrégats en caoutchouc
dans le mélange ce qui permet d'éviter la rupture brutale.
Toutefois, et d’après tous les essais réalisés et les résultats obtenus, on a constaté que le BCR
avec de différents pourcentages de caoutchouc comme des agrégats est un béton durable et facile
de le mettre en place, de point de vue technique et au même temps un béton non polluant et peu
couteaux, de point de vue économique due de leur faible teneur en liant.
79
Les résultats et interprétations V
Introduction : ............................................................................................................................. 58
CONCLUSIONS GENERALES............................................................................................... 79
80
Les résultats et interprétations V
81
Bibliographie
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comportement mécanique et modélisation numériques de mélanges de copeaux de pneus-sol »
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[21] RAVI [Link] Et Al. « Mechanical and durability properties of waste rubber fiber
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