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Sphère, Boule et Transformations Géométriques

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Roman Veyre
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Pôle Nord

La sphère de centre de O et de rayon R est l'ensemble des points


de l'espace situé à la distance R du centre O
Hémisphère
Nord Méridien
M est sur la sphère de centre O et de rayon R si et seulement si OM=R

de Greenwich
La boule de centre de O et de rayon R est l'ensemble des points
de l'espace situé à une distance inférieure à R du centre O

O' M est sur la boule de centre O et de rayon R si et seulement si OM R


Parallèle
23°
Latitude 41°
La sphère est une surface. La boule est un volume.
A c'est une longueur

Le périmètre d'un cercle de rayon R mesure


O 41°

ce sont des aires


L'aire d'un disque de rayon R mesure

Équateur
L'aire d'une sphère de rayon R mesure
c'est un volume

Le volume d'une boule de rayon R mesure


Méridien
Hémisphère Longitude 23°
Sud
Sur la sphère, un grand cercle est un cercle ayant le même centre
que la sphère. Un grand cercle partage la sphère en deux
hémisphères.
En géographie, l'équateur est un grand cercle.
Les méridiens sont des demi-cercles qui passent par les pôles nord
Pôle Sud et sud, l'équateur partage la terre en deux hémisphères.
A ( 41° N , 23° E ) Un parallèle est un cercle obtenu par section de la terre par un plan
parallèle au plan équatorial.
La longitude est l'angle mesurant l'écart entre les méridiens.

La sphère et la boule
La latitude est l'angle mesurant l'écart entre les parallèles.
A'
(d) A'
La symétrie axiale La translation A
B'
(d) est la médiatrice de [AA'] A
B'
(BB') // (CD) et BB'=CD B
(d) coupe [AA'] en son milieu
et (d) perpendiculaire à (AA')
D' CDB'B est un parallélogramme
C'
La figure est pliée le long de D
de l'axe (d). Symétrie d'axe (d) D'
B
D C'
La symétrie centrale C
C
C' C Translation qui transforme C en D
A O est le milieu de [AA']
B La figure est "poussée" de C vers D
B 45°
O
D
D'
La rotation
D
B' OA=OA'
Symétrie de centre O B'
A' C'
A
C La figure fait un demi-tour autour du point O. AOA'=45°
B' A' O
C' La figure tourne de 45° autour du point O

L'homothétie D'
Rotation d'angle 45° et de centre O
C B

La symétrie axiale, la symétrie centrale, la translation et la rotation ne modifient pas les


D D'
A' mesures et les angles de la figure transformée.
A

Les tranformations
O Homothétie de centre O et de rapport 2 L'homothétie agrandit ou réduit les longueurs de la figure sans changer les angles.

A' est sur la demi-droite [OA) et OA'=2OA


La figure est agrandie ou réduite depuis le point O
Agrandissement et réduction Théorème de Thalès
Si on multiplie les mesures d'une figure par un nombre positif Dans chacun des cas suivants les triangles ABC et AMN sont semblables.
Alors on obtient un agrandissement ou une réduction de la figure de départ. M N

Plus précisemment : A A A
- quand le coefficient multiplicatif est supérieur à 1, il s'agit d'un agrandissement ;
- quand le coefficient multiplicatif est inférieur à 1, il s'agit d'une réduction. M N

C
B B
C
C
N B
M

Plus précisemment :
Si les droites (BM) et (CN) sont sécantes en A et (MN) // (BC)
Si une figure est un agrandissement ou une réduction d'une autre figure
Alors : Alors
- les mesures de ces deux figures sont proportionnelles ;

Réciproque du théorème de Thalès


- les angles de ces deux figures sont égaux.

Si les longueurs d'une figure sont multipliées par un nombre positif


Si
Alors :
- les aires sont multipliées par
et si les points A, B et M sont alignés et dans le même ordre que
- les volumes sont multipliés par
les points alignés A, C et N
Alors les droites (BC) et (MN) sont parallèles.

Triangles semblables
k un nombre positif
Homothétie
Deux triangles sont semblables s'ils ont deux angles égaux. L'homothétie de entre O et de rapport k est la transformation géométrique
qui transforme un point M en un point M' vérifiant :
Si deux triangles sont semblables

Alors :
Les triangles MNP et M'N'P' sont semblables. M'
(MN) // (M'N') , (NP) // (N'P') et (MP) // (M'P')
- leurs trois angles sont égaux ; On dit que MNP et M'N'P' sont homothétiques. M
- leurs côtés sont proportionnels ; N'
- le coefficient de proportionnalité est un coefficient d'agrandissement-réduction ; N
- un des triangles est un agrandissement, ou une réduction, de l'autre. O
P P'
TABLEUR E XEMPLE :

! On considère le programme de calcul suivant :

" D ESCRIPTION GÉNÉRALE — Choisir un nombre ;


Un tableur est logiciel capable de manipuler des feuilles de calcul. Une feuille de calcul — Ajouter 5 ;
est un tableau constitué de lignes numérotées par un nombre et de colonnes reperées par — Mettre ce résultat au carré ;
une lettre.
— Enlever 16.

On note f la fonction qui a x un nombre de départ associe f (x) le résultat final du pro-
gramme.
Voici une feuille de calcul obtenue à partir de ce programme de calcul et la fonction f .
Analysons cette feuille de calcul :

Une case d’une feuille de calcul s’appelle une cellule.


Une cellule est repérée par la lettre de la colonne et le nombre de la ligne.
Dans une case on peut saisir une information numérique ou textuelle.
On peut aussi saisir une formule de calul qu’il est possible de recopier dans d’autres cases.
La ligne de commande permet de saisir des informations.

" L ES FORMULES
Pour programmer une cellule d’une feuille de calcul, il faut saisir une formule qui permet
par exemple de modéliser une fonction ou une expression littérale.

Notons x le nombre de départ, à l’étape 1 on obtient x + 5.


Dans la cellule B2 on a saisi la formule : = B1 + 5.
À l’étape 2 on obtient (x + 5)2 .
Dans la cellule B3 on a saisi la formule = B2 ∗ B2 ou = B22 .
À l’étape 3 on obtient (x + 5)2 − 16.
Dans la cellule B4 on a saisi la formule = B3 − 16.

La fonction f s’exprime donc sous la forme f (x) = (x + 5)2 − 16


Dans une feuille de calcul, une formule s’écrit en commençant par le symbole =.
Une formule s’exprime en utilisant les coordonnées de la cellule, par exemple B1. Dans la cellule B6 on a saisi la formule = (B1 + 5)2 − 16 ou = (B1 + 5) ∗ (B1 + 5) − 16
Les opérations mathématiques peuvent être codées d’une manière différente :
On remarque que dans la case E8 a été saisi = E12 + 10 ∗ E1 + 9
— addition, soustraction : + et − ;
En effet si on développe f (x) = (x + 5)2 − 16
— multiplication : ∗ ; f (x) = (x + 5)(x + 5) − 16
— division : ; f (x) = x 2 + 5x + 5x + 25 − 16
— parenthèses : ( ) ; f (x) = x 2 + 10x + 9 cela correspond bien à la formule saisie en E8 !
S TATISTIQUES E XEMPLES :
La première série est qualitative, la moyenne n’a pas de sens pour cette série.
! La seconde série a pour moyenne :
10 + 5 + 15 + 20 + 11 + 15 + 15 + 3 + 17 111
" V OCABULAIRE 9
=
9
≈ 12, 33 à 0, 01 près.
Pour la troisième série, il faut calculer la moyenne des centres des intervalles pondérée par l’effec-
Une série statistique est une liste de valeurs obtenues en étudiant une popula-
tif.
tion (des élèves, des plantes, des factures...). Pour chaque individu de la popula- 2, 5 × 26 + 7, 5 × 54 + 12, 5 × 60 + 17, 5 × 16 1500
= ≈ 9, 62 à 0, 01 près.
tion étudiée on peut observer un ou plusieurs caractères (tailles, masse, âge, prix, 26 + 54 + 60 + 16 156
couleur...), c’est à dire une information. Un caractère peut être qualitatif (couleur,
difficulté, goût...) ou quantitatif (quantité, nombre, prix...).
On connaît parfois toutes les valeurs d’une série statistiques. Quelquefois on ne " É TENDUE
connaît que la répartition des valeurs étudiées.
L’étendue d’une série statistique est l’écart entre la valeur maximale et minimale de la sé-
L’effectif total d’une série désigne le nombre total d’individu étudié. Dans un ta- rie.
bleau de répartition on utilise le mot effectif pourle nombre d’individu concerné L’étendue donne une information sur la dispersion des valeurs de la série : plus l’étendue
par une valeur du caractère. est petite moins la série est dispersée.
La fréquence d’une valeur du caractère étudié correspond au quotient de l’effectif
de ce caractère sur l’effectif total. Une fréquence peut s’exprimer sous forme d’une E XEMPLE :
fraction, d’un pourcentage ou d’un nombre décimal approché ou non. L’étendue de la deuxième série est 20 − 3 = 17
Pour la deuxième série on peut seulement dire que l’étendue est inférieure ou égale à 20.
E XEMPLES :
Voici une première série qualitative : la couleur des yeux de 10 personnes :
Bleu – Bleu – Vert – Vert – Vert – Marron – Marron – Marron – Marron – Noir
Voici une seconde série quantitative : les notes d’un groupe de 9 élèves au diplome de fin d’année :
" M ÉDIANE
10 – 05 – 15 – 20 – 11 – 15 – 15 – 03 – 17 La médiane d’une série statistique est une valeur du caractère qui partage la série en deux
séries ayant le même effectif.
Voici une troisième série quantitative : la répartition des notes sur les 156 élèves de dernière année :
La moitié des valeurs sont inférieures à la médiane, l’autre moitié est supérieure.
Notes [0; 5[ [5; 10[ [10; 15[ [15; 20] La médiane donne une information sur la dispersion des valeurs de la série. Son écart avec
Effectif 26 54 60 16 la moyenne est souvent intéressant.

M ÉTHODE :
" M OYENNE ARITHMÉTIQUE ET PONDÉRÉE Pour calculer la médiane d’une série statistique il faut classer les valeurs du caractère dans l’ordre
La moyenne ou moyenne arithmétique de la série de n valeurs : x1 , x2 , x3 , ... xn est : croissant puis déterminer la valeur centrale.
— si l’effectif est impair, 2n + 1, la médiane est la n + 1e valeur ;
x1 + x2 + x3 + ... + xn
n — si l’effectif est pair, 2n, la médiane est la moyenne de la n e et n + 1e valeur.

La moyenne pondérée de la série de n valeurs x1 , x2 , x2 , ... xn pondérées par les nombres


a1 , a2 , a3 , ... an est : E XEMPLES :
Pour la deuxième série, l’effectif total est impair : 9 = 2×4+1, la médiane est la 4+1 = 5e valeur soit
a1 × x1 + a2 × x2 + a3 × x3 + ... + an × xn
15.
a1 + a2 + a3 + ... + an Pour la troisième série, l’effectif total est pair : 156 = 2 × 78, la médiane est la moyenne de la 78e et
La moyenne d’une série statistique est un nombre qui correspond à un partage équitable 79e valeurs.
de toutes les valeurs de la série. D’après le tableau cette médiane se situe dans l’intervalle [5; 10[.
P ROBABILITÉS L OI DE PROBABILITÉ ET ÉQUIPROBABILITÉ :

! — La loi de probablité d’une expérience aléatoire est la connaissance des probabilités


V OCABULAIRE ET EXEMPLES : de toutes les issues possibles de cette expérience.

— Une expérience aléatoire est une expérience renouvelable dont le résultat ne peut — Il est souvent difficile de trouver la loi de probabilité d’une expérience aléatoire. Par-
être prévu. Chaque renouvellement de l’expérience s’appelle une épreuve ; fois on se contente d’une approche fréquentiste qui en répétant l’expérience donne
Lancer un dé à six faces ou lancer une pièce de monnaie sont des expériences aléatoires à une valeur approchée de la probabilité cherchée.
une épreuve. Quand on lance une punaise à tête plate, il est difficile de déterminer la probabilité qu’elle
Lancer deux dés à six faces ou deux pièces de monnaie sont des expériences aléatoires à tombe à plat ou sur le côté.
deux épreuves. La probabilité de gagner au Loto la semaine prochaine est difficile à calculer et demande
des compétences de lycée.
— Le hasard n’a pas de mémoire : quand on répéte une expérience aléatoire, les résul-
tats obtenus dans le passé n’influence pas les futurs résultats. — Si toutes les issues d’une expérience aléatoire ont la même probabilité de se réaliser,
Le tirage du Loto obtenu la semaine dernière a la même probabilité de survenir cette se- on dit que nous sommes dans une situation d’équiprobabilité. On parle aussi de loi
maine ! de probabilité uniforme. Dans ce cas la probabilité d’un événement se calcule de la
manière suivante :
— Un événement est un résultat d’une expériences aléatoire. Une issue est un événe-
ment élémentaire constitué d’un seul résultat de l’expérience. Nombre d’issues favorables à cet événement
« Obtenir trois avec un dé cubique »ou « Obtenir face en lancant une pièce »sont des issues.
Probabilité de l’événement =
Nombre d’issues totales
« Obtenir un nombre pair en lancant un dé »ou « Obtenir 7 en faisant la somme de deux dés
Le lancer d’une pièce de monnaie non truquée, d’un dé cubique équilibré, la prise d’une
sont des événements ».
boule non discernable au toucher... sont autant d’expérience aléatoire dont les issues sont
— La probabilité d’un événement est un nombre compris entre 0 et 1 qui mesure la fré- équiprobables.
quence d’apparition d’un résultat. On peut l’exprimer en pourcentage, en fraction
ou sous forme décimale.
Il y a 1 chance sur 6 soit environ 16, 7 % d’obtenir 4 avec un dé cubique équilibré. Il y a 50 %
E XPÉRIENCE ALÉATOIRE À DEUX ÉPREUVES :
de faire pile avec une pièce non truquée. — Une expérience aléatoire à deux épreuves est constituée de deux épreuves indépen-
— Un événement est impossible quand sa probabilité vaut 0 ; dantes d’une même expérience.
L’événement « Obtenir 13 en faisant la somme de deux dés cubiques »est impossible. On lance deux dés cubiques pour en faire la somme, on lance deux pièces de monnaies
— Un événement est certain quand sa probabilité vaut 1 ; équilibrée, on fait tourner une roue et on pioche une boule... voici des expériences aléa-
toires à deux épreuves.
L’événement « Obtenir un nombre positif avec un dé cubique »est certain.
— Il faut bien choisir la définition des issues en veillant à ce qu’elles soient équipro-
— Deux événements sont contraires quand l’un ou l’autre se produit de manière cer-
bables. On utilise souvent pour cela un tableau à deux entrées ou un arbre.
taine. Cela signifie que la somme de leurs probabilités est égale à 1.
On lance deux dés équilibrés et on fait la somme. Voici les issues possibles sous forme de
Les événements « Obtenir une carte noire »et « Obtenir une carte rouge »sont contraires
tableau :
quand on tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes. Il y a 36 issues équiprobables.
Dé 2 La probabilité d’obtenir un 7 est égale à
1 2 3 4 5 6
Dé 1 6 1
A PPROCHE FRÉQUENTISTE : 1 2 3 4 5 6 7
= soit environ 16, 7 %.
36 6
Lorsqu’on répéte une expérience aléatoire un grand nombre de fois, la fréquence d’appa- 2 3 4 5 6 7 8 La probabilité d’obtenir un nombre pre-
rition d’un événement approche la probabilité de cet événement. 18 1
3 4 5 6 7 8 9 mier est égale à = soit 50 %.
Quand on lance une pièce de monnaie 10 fois, on peut obtenir 10 fois la même face. Si la pièce 4 5 6 7 8 9 10 36 2
La probabilité d’obtenir un nombre supé-
n’est pas truquée, plus on répéte cette expérience, plus la fréquence d’apparition de Pile et de Face 5 6 7 8 9 10 11 10 5
1 rieur ou égal à 9 vaut = soit environ
s’approche de = 0, 5 ou 50 % 6 7 8 9 10 11 12 36 18
2 27, 8 %
L ES FONCTIONS AFFINES E XEMPLES :
Représentons graphiquement : f (x) = 2x − 3, g (x) = −x + 3, h(x) =
x
+ 5, l(x) = 2x et k(x) = −3
! 3
— f (0) = −3 et f (6) = 9, la droite représentant f passe par A(0; −3) et B(6; 9) ;
" D ÉFINITION — g (0) = 3 et g (3) = 0, la droite représentant g passe par C(0; 3) et D(3; 0) ;
— h(0) = 5 et h(9) = 8, la droite représentant h passe par E(0; 5) et F(9; 8) ;
a et b deux nombres quelconques.
— l(0) = 0 et l(4) = 8, la droite représentant l passe par G(0; 0) et H(4; 8) ;
La fonction affine de coefficients a et b est la fonction définie ainsi : — k(0) = −3 et k(−5) = −3, la droite représentant k passe par A(0; −3) et I(−5; −3).

Dl B
f (x) = ax + b Dg
H!
!

F !

a s’appelle le coefficient directeur et b l’ordonnée à l’origine.

E
" P ROPRIÉTÉ !

Une fonction linéaire est une fonction affine particulière. C


!

E XEMPLE : Dh
— f (x) = 5x + 3 est une fonction affine avec a = 5 et b = 3 ; G ! !
D
1 1
— g (x) = −5x − est une fonction affine avec a = −5 et b = − ;
3 3
x 1 Dk
— h(x) = + 1 est une fonction affine avec a = et b = 1 ; I !
A !
6 6
— k(x) = −7x est une fonction affine avec a = −7 et b = 0, elle est aussi linéaire ;
— l(x) = 2022 est une fonction affine avec a = 0 et b = 2022, elle est constante ;
— p(x) = 7 − 8x est une fonction affine avec a = −8 et b = 7.

Df
" P ROPRIÉTÉ
f une fonction affine de coeffficients a et b.
L’image de zéro est égale à b, c’est à dire f (0) = b. I NTERPRÉTATION GRAPHIQUE :
Sa représentation graphique est une droite passant par le points M(0; b) — l’ordonnée à l’origine b se lit à l’intersection de la droite avec l’axe des ordonnées ;
Si b = 0, la représentation graphique est une droite qui passe par l’origine du repère. — le coefficient directeur a correspond à la pente de la droite :
— ce coefficient correspond à la variation des ordonnées entre deux points de la droite
R EMARQUE : dont les abscisses varient d’une unité ;
Pour tracer la représentation graphique d’une fonction affine f , il suffit de connaître deux points — il est positif quand « la droite monte » ;
pour tracer la droite. Voici comment obtenir ces deux points : — il est négatif quand « la droite descend » ;
— On calcule l’image de zéro, f (0) = b, — il est nul quand « la droite est horizontale » ;
la droite passe par le point de coordonnées (0; b) ; — deux droites parallèles ont le même coefficient directeur.
— On calcule l’image d’un autre nombre f (w),! " — le point d’intersection des droites représentant deux fonctions f et g a pour abscisse la so-
la droite passe par le point de coordonnées w; f (w) . lution de l’équation f (x) = g (x).
P OURCENTAGES ET FONCTION LINÉAIRE " L A FONCTION LINÉAIRE
! a un nombre quelconque fixé.
La fonction linéaire de coefficient a est définie ainsi :

" AUGMENTATION ET DIMINUTION EN POURCENTAGE


f : x → f (x) = ax
x est un nombre positif.
x
Augmenter une grandeur de x % revient à la multiplier par 1 + ;
100 E XEMPLES :
x — f (x) = 3x est la fonction linéaire de coefficient 3 ;
Diminuer une grandeur de x % revient à la multiplier par 1 − .
100 — g (x) = −2x est la fonction linéaire de coefficient −2 ;
— h(x) = x est la fonction linéaire de coefficient 1 ;
C OEFFICIENT D ’ AGRANDISSEMENT- RÉDUCTION : — k(x) = −x est la fonction linéaire de coefficient −1 ;
Quand on multiplie une grandeur par un nombre supérieur à 1 on augmente la grandeur. x 1
— l(x) = est la fonction linéaire de coefficient ;
Quand on multiplie une grandeur par 1 on ne change pas la grandeur. 2 2
Quand on multiplie une grandeur par un nombre inférieur à 1 on diminue la grandeur. — m(x) = 0 est la fonction linéaire de coefficient 0 ;

E XEMPLE : " P ROPRIÉTÉS DE LA FONCTION LINÉAIRE


Un commerçant diminue tous les prix de 30 % puis un peu plus tard il augmente tous les Le tableau de valeurs d’une fonction linéaire est un tableau de proportionnalité dont le
prix de 30 %. Les prix ont-ils retrouvé le niveau de départ ? coefficient est celui de la fonction.
La représentation graphique d’une fonction linéaire est une droite passant par l’origine.
Prenons pour exemple un prix P = 67 e.
30 E XEMPLES :
Diminuer ce prix de 30 % revient à multiplier ce prix par 1 − = 1 − 0, 30 = 0, 70
100
Le prix diminué est donc D = 0, 70 × P = 0, 70 × 67 e = 46, 90 e. Dg
30
Augmenter ce prix de 30 % revient à multiplier ce prix par 1 + = 1 + 0, 30 = 1, 30.
100
Le prix augmenté est donc A = 1, 30 × D = 1, 30 × 46, 90 e = 60, 97 e. Dk Df
On constate que le prix final est plus bas que le prix initial. L’augmentation de 30 % ne suffit pas à
remonter jusqu’au prix initial.
De manière plus littérale on a : A = 1, 30×D = 1, 30×0, 70×P or 1, 30×0, 70 = 0, 91. Ainsi A = 0, 91×P.
9 Dl
Comme 0, 91 = 1 − 0, 09 car 1 − 0, 91 = 0, 09, on a 0, 91 = 1 − . Il s’agit d’un baisse de 9 % .
100
On peut se demander quel pourcentage d’augmentation aurait permis de remonter au prix initial.
Cela revient à résoudre l’équation suivante dont l’inconnue est k :

0, 70 × k × P = P
0, 70 × k = 1
1
k=
0, 70
k ≈ 1, 43

43
Dh
Comme 1, 43 = 1 + , il aurait fallu augmenter le prix de 43 % .
100
G ÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS On représente souvent une fonction par un tableau contenant certaines de ses valeurs.

!
x -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7
" D ÉFINITION ET VOCABULAIRE
f(x) 19 7 -3 -11 -17 -21 -23 -23 -21 -17 -11 -3 7 19 33
Une fonction est un programme de calcul qui à un nombre de départ associe un
unique résultat. On voit par exemple que 33 est l’image de 7, que −1 et 0 sont deux antécédents de −23.

On note f : x → f (x) la fonction f qui à un nombre de départ x associe f (x).


" R EPRÉSENTATION GRAPHIQUE D ’ UNE FONCTION
On dit que :
La représentation graphique de la fonction f est la figure de géométrie constituée
— f (x) est l’ image du nombre x par la fonction f ; de tous les points de coordonnées (x; f (x)) où x est un nombre quelconque.
— x a pour image le nombre f (x) par la fonction f ;
— x est un antécédent de f (x) par la fonction f ; y
— f (x) a pour antécédent x par la fonction f . 33

E XEMPLE :

Voici un programme de calcul : On note x le nombre de départ.


On obtient successivement :
— Choisir un nombre ; — x;
— ajouter 1 ; 7
— x +1;
— multiplier par le nombre — x(x + 1) ; 5
de départ ;
— x(x + 1) − 23. −6 1 5 7 x
— enlever 23 ;
f la fonction correspondante :
— écrire le résultat.
f : x → f (x) = x(x + 1) − 23

En prenant x = 5 au départ, on obtient 5 × (5 + 1) − 23 = 5 × 6 − 23 = 30 − 23 = 7.

On note f (5) = 7.

On dit que :
— 7 est l’image de 5 par la fonction f ;
R EMARQUE :
— 5 a pour image 7 par la fonction f ;
— 5 est un antécédent de 7 par la fonction f ; Une fonction peut-être définie sous plusieurs formes :
— 7 a pour antécédent 5 par la fonction f .
— Un programme de calcul ;
R EMARQUE :
— Une expression littérale ;
Un nombre peut posséder plusieurs antécédents par une fonction.
Par exemple, f (−6) = (−6) × ((−6) + 1) − 23 = (−6) × (−5) − 23 = 30 − 23 = 7. — Un tableau de valeurs ;
5 et −6 sont deux antécédents de 7 par la fonction f . — Une représentation graphique.
G RANDEURS SIMPLES ET COMPOSÉES R EMARQUES IMPORTANTES :

! 1 mm3 ne vaut pas un millième de 1 m3 . Ce n’est vrai que pour les unités simples !
Il est conseillé de faire les conversions avec des unités simples.
Par exemple, 1 m=1000 mm.
" L ES GRANDEURS SIMPLES Ainsi 1m3 = 1m × 1m × 1m = 1000mm × 1000mm × 1000mm = 1000000000mm 3 .
Il y a sept grandeurs simples qui correspondent à des propriétés des objets de la nature. 1m2 = 100dm2 ou encore 1km2 = 1000000m2 .
On peut les mesurer ou les calculer. À chacune de ses grandeurs correspond une unité de Par définition : un hectare — 1ha = 10000m2 : un carré de 100 m de côté.
mesure : 1m3 = 1000dm 3 = 1000000cm 3 .
Définition du litre : 1L = 1dm3 = 1000cm 3 ou encore 1m3 = 1000L
La longueur mesurée en mètre (m). Le courant électrique mesuré en ampère (A).
La quantité de matière mesurée en mole (mol).
Il est utile de se souvenir que 1 h=60 min, que 1 min=60 s ou encore 1 h=3600 s.
Le temps mesuré en seconde (s).
L’intensité lumineuse mesurée en candela (cd). Une année ordinaire dure 365 jours, une année bissextile 366 jours. Un jour dure 24 h.
La masse mesurée en gramme (g).
La température mesurée en kelvin (K). Pour les masses : la tonne : 1 t=1000 kg
La notation km h−1 peut aussi s’écrire km/h ce qui signifie kilomètre par heure.
R EMARQUE : m s−1 peut s’écrire m/s ce qui signifie mètre par seconde.
Au collège, en mathématique, on utilise le plus souvent les quatre premières grandeurs. De même kg m−3 peut s’écrire kg/m3 .
La température est habituellement mesurée en degré Celsius, T(◦ C) = T(K) − 273, 15
E XEMPLE D ’ USAGE DES VITESSES :
J’ai mis 37 min pour venir au collège ce matin à la vitesse moyenne de 58km h−1 . Au retour je n’ai
mis que 28min. Quelle a été ma vitesse au retour et ma vitesse moyenne sur l’aller-retour ?
" M ULTIPLES ET SOUS - MULTIPLES D ’ UNE GRANDEUR SIMPLE
Quand on utilise une vitesse moyenne, on considère que le temps et la distance sont des grandeurs
On utilise les préfixes et les abréviations suivante pour désigner les multiples et sous-
proportionnelles.
multiples d’une unité simple :

giga — G — milliard — 109 = 1000000000 ; nano — n — milliardième — 10−9 = 0,000000001 ; 37min × 58km
mega — M — million — 106 = 1000000 ; micro — µ — millionième — 10−6 = 0,000001 ; Distance 58 km ≈ 37,767km
kilo — k — mille — 103 = 1000 ; milli — m — millième — 10−3 = 0,001 ; 60min
hecto — h — cent — 102 = 100 ; centi — c — centième — 10−2 = 0,01 ;
deca — da — dix — 101 = 10 ; deci — d — dixième — 10−1 = 0,1 ; Temps 1 h=60 min 37 min

La distance entre le collège est chez moi est d’environ 37,767 km.
" L ES GRANDEURS COMPOSÉES
Ce sont des grandeurs obtenues par produit ou quotient de grandeurs simples. Voici les
plus courantes au collège :
37,767km × 60min
— la superficie mesurée en mètre carré (m2 ) Distance 37,767 km ≈ 80,93km
28min
1 m2 est la superficie d’un carré de 1 m de côté.

— le volume mesuré en mètre cube (m3 ) Temps 28 min 1 h=60 min


1 m3 est le volume d’un cube de 1 m de côté.

— la vitesse mesurée en mètre par seconde (m s−1 ) J’ai roulé à environ la vitesse de 81 km h−1 au retour.
1 m s−1 correspond à la distance de 1 m parcourue en 1 s

— la masse volumique mesurée en kilograme par mètre cube (kg m−3 )


75,534km × 60min
1 kg m−3 correspond à une volume de 1 m3 dont la masse est 1 kg. Distance 2 × 37,767km = 75,534km ≈ 69,72km
65min
— l’énergie mesurée en kilowatt-heure (kW h)
1 kW h correspond à une puissance de 1 W utilisée pendant 1 h. Temps 28 min+37 min=65 min 1 h=60 min
3 −1
— le débit volumique mesuré en mètre cube par seconde (m s )
1 m3 s−1 correspond à un transfert de 1 m3 de matière en 1 s. J’ai roulé à environ la vitesse de 70 km h−1 au retour.
T RIGONOMÉTRIE U SAGES :
Pour calculer la longueur d’un côté connaissant un côté et un angle
!
TOY un triangle rectangle en T. KPT un triangle rectangle en K.
O
" D ÉFINITION ! K
!

Dans un triangle ABC rectangle en B : ◦


51
m
5c

5c
— le plus long côté du triangle, opposé à l’angle droit est l’hypoténuse ;

m
! est le côté adjacent à l’angle A
— le côté de l’angle droit étant un côté de l’angle A !;
!
40◦ !

— le côté de l’angle droit n’étant pas un côté de l’angle A !


! est le côté opposé à l’angle A. ! !

T Y T P
C Calculons la longueur TP :
Calculons la longueur OY :
!

— [AC] est l’hypoténuse du triangle ; On connaît la mesure du côté opposé à


On connaît la mesure de l’hypoténuse, on
!;
— [AB] est le côté adjacent à l’angle A l’angle à 40◦ , on veut celle de l’hypoténuse.
veut celle du côté adjacent à l’angle à 51◦ .
!;
— [BC] est le côté opposé à l’angle A On utilise donc le cosinus.
On utilise donc le cosinus.
!;
— [BC] est le côté adjacent à l’angle C 5 cm 5 cm
OY sin 40◦ = soit TP =
!; cos 51◦ = soit OY = 5 cm × cos 51◦ TP sin 40◦
! — [AB] est le côté opposé à l’angle C 5 cm
A
! !
Finalement OY ≈ 3, 15 cm Finalement TP ≈ 7, 78 cm
A B
Dans un triangle rectangle ABC rectangle en B, il existe trois grandeurs qui ne dépendent Calculons la longueur TK :
que de l’angle A! que l’on nomme cosinus, sinus et tangente de l’angle A.
! La connaissance Calculons la longueur TY :
! On connaît la mesure du côté opposé, on
de l’une de ces grandeurs permet de retrouver la mesure de l’angle A. On connaît la mesure de l’hypoténuse, on
On les définit ainsi : veut celle du côté adjacent. On utilise donc
veut celle du côté opposé à l’angle à 51◦ . On
la tangente.
utilise donc le sinus.
!
côté adjacent à l’angle A TY 5 cm 5 cm
!= sin 51◦ = soit TY = 5 cm × sin 51◦ tan 40◦ = soit TK =
cos A 5 cm TK tan40◦
hypoténuse Finalement TY ≈ 3, 89 cm Finalement TK ≈ 5, 96 cm
!
côté opposé à l’angleA Pour résoudre une équation du type 5 =
x 7
ou 8 = , on écrit chaque membre comme une fraction,
!=
sin A 7 x
hypoténuse 5 x 8 7
= et = puis on utilise la règle de trois !
1 7 1 x
côté opposé à l’angleA!
!=
tan A Pour calculer la mesure d’un angle connaissant deux côtés
côté adjacent à l’angleA! " et GUZ.
Calculons la mesure des angles UZG "

ZUG un triangle rectangle en G. On peut calculer au choix soit le cosinus, le sinus


ou la tangente de chacun de ces angles.
M OYEN MNÉMOTECHNIQUE : 72 d m
G "=
Ainsi cos UZG = 0, 75.
L’acronyme suivant permet de se souvenir facilement de ces trois définitions : ! 96 d m

CAH SOH TOA 72


d m
54
md
" ≈ 41, 41◦
À la calculatrice on trouve UZG
Il faut saisir seconde cos 0,75
C pour cosinus, S pour sinus et T pour tangente. 96 dm " et GUZ " sont complémentaires,
Comme UZG
A pour adjacent, O pour opposé et H pour hypoténuse.
! !

" = 90 − 41, 41 = 48, 59◦


GUZ ◦ ◦
Z U
L E THÉORÈME DE T HALÈS " T HÉORÈME DE T HALÈS CONTRAPOSÉ
! Si deux droites (BM) et (CN) sont sécantes en A et si
AM AN
$=
" L E THÉORÈME DE T HALÈS AB AC
A A Alors les droites (MN) et (BC) ne sont pas parallèles.
! !
M !

B N
N " R ÉCIPROQUE DU THÉORÈME DE T HALÈS
!

A
!

C
M
!
! !
!
M C
! ! !

Si deux droites (BM) et (CN) sont sécantes en A avec A, B et M dans le même ordre
! C AM AN
N B que A, C et N et si =
B ! !
AB AC
Alors les droites (MN) et (BC) sont parallèles.
Si deux droites (BM) et (CN) sont sécantes en A et si (MN)//(BC)
alors les mesures des triangles ABC et AMN sont proportionnelles c’est-à-dire

AM AN MN
= =
AB AC BC 2m U
!

$ N !
(NM) et (HU) sont-elles parallèles ?
!
K 7m
m GN GM
7 c"# !
P Comparons et
T 90 mm S GU GH
GN 7 m
! !

G !
= ≈ 0, 78
! 50 GU 9 m
10 c

m
6 cm

T !
m GM 8m
M ∈ (ES) 8m = = 0, 8
m

20 GH 10 m
5c m M ∈ (TF) GN
$= GM
Comme GU GH d’après le théorème de Tha-
! !

m m M m M2
m (EF)//(TS) m H lès (contraposé), les droites (NM) et (HU) sont
15
!

P ∈ [TK] et R ∈ [TG] ! ! sécantes.


R
(PR)//(KG)
!
E F
G A D
Calculer MS et EF. ! !

Calculer TG et TP. Les droites (ES) et (TF) sont sécantes en M. (AE) et (DC) sont-elles parallèles ?

25
Les droites (PK) et (RG) sont sécantes en T. Les droites (EF) et (TS) sont parallèles. m

m
Les droites (PR) et (KG) sont parallèles. D’après le théorème de Thalès on a : 69 Comparons
BA
et
BE
D’après le théorème de Thalès on a : B BC BD
ME MF EF
!

TP TR PR = = BA 25 m 1
= = MS MT ST = = ≈ 0, 33
TK TG KG m BC 75 m 3
15 mm 20 mm EF BE 23 m 1

75
TP 5 cm 6 cm
23

= = !
= = ≈ 0, 33
= = BD 69 m 3

m
7 cm TG 10 cm MS 50 mm 90 mm E
BA BE
Comme BC = BD et comme les points B, A et
On utilise la règle de trois : On utilise la règle de trois :
C sont alignés et dans le même ordre que les
7 cm × 6 cm 50 mm × 15 mm
TP = = 4, 2 cm MS = = 37, 5 mm ! points alignés B, E et D.
10 cm 20 mm D’après la réciproque du théorème de Thalès
5 cm × 10 cm 90 mm × 20 mm C
TG = ≈ 8, 3 cm EF = = 36 mm les droites (AE) et (DC) sont parallèles.
6 cm 50 mm
C ALCUL LITTÉRAL D ÉVELOPPER ET RÉDUIRE DES EXPRESSIONS COMPLEXES :

! D = (x − 3)(2x − 1) + (5x + 3)(4x + 1) E = (3x + 7)(5x − 2) − (3x + 8)(1 − 2x)


" L A DISTRIBUTIVITÉ D = (2x 2 − x − 6x + 3) + (20x 2 + 5x + 12x + 3) Le signe − entre les deux produits !
La multiplication est distributive par rapport à l’addition. E = (15x 2 −6x +35x −14)−(3x −6x 2 +8−16x)
D = 2x 2 − 7x + 3 + 20x 2 + 17x + 3
Plus précisement, si a, b et k sont des nombres alors E = 15x 2 + 29x − 14−3x+6x 2 −8+16x
D = 22x 2 + 10x + 6 E = 21x 2 + 42x − 22

!k × (a
"#+ b)$ = !k × a "#
+ k × b$
Pr odui t Somme FACTORISER DES EXPRESSIONS COMPLEXES :
D ÉVELOPPER
F = (3x − 7)(5x − 1) − (3x − 7)(2x + 1) G = (6x − 3)2 + (6x − 3)
FACTORISER F = (3x − 7) [(5x − 1) − (2x + 1)] G = (6x − 3)(6x − 3) + (6x − 3) × 1
G = (6x − 3) [(6x − 3) + 1]
F = (3x − 7)(5x − 1 − 2x − 1) G = (6x − 3)(6x − 3 + 1)
R ÉDUIRE UNE EXPRESSION : F = (3x − 7)(3x − 2) G = (6x − 3)(6x − 2)
Cela revient à effectuer les sommes des termes de même nature en factorisant.
A = 3x−2x 2 + 7−6x+10x 2 + 9
A = x 2 × (−2 + 10) + x × (3 − 6) + 7 + 9 (on n’écrit pas cette étape)
A = 8x 2 − 3x + 9 " L ES IDENTITÉS REMARQUABLES
E XEMPLES : Si a et b sont des nombres alors

Développer et réduire : Factoriser : (a + b)2 = a 2 + 2ab + b 2


B = 3x(5x − 1) − 3(−2x + 5) − 5x 2 C = 15x + 10x 2
B = 15x 2 − 3x + 6x − 15 − 5x 2 C = 5x × 3 + 5x × 2x (a − b)2 = a 2 − 2ab + b 2
B = 10x 2 + 3x − 15 (somme de trois termes) C = 5x(3 + 2x) (produit de deux facteurs)
(a + b)(a − b) = a 2 − b 2

" L A DOUBLE DISTRIBUTIVITÉ U SAGE DES IDENTITÉS REMARQUABLES :

En utilisant la distributivité de la multiplication par rapport à l’addition on peut


Développer et réduire : Factoriser
développer des expressions plus complexe.
Si a, b, c, d sont des nombres alors H = (x + 4)2 K = 25x 2 − 36
H = x 2 + 8x + 16 K = (5x)2 − 62
K = (5x + 6)(5x − 6)
(a + b) × (c + d ) = a × c + a × d + b × c + b × d I = (5x − 3)2
L = (3x − 2)2 − (7x + 5)2
I = 25x 2 − 30x + 9
L = [(3x − 2) + (7x + 5)] [(3x − 2) − (7x + 5)]
On a distribué deux fois : le a puis le b. J = (6x + 3)(6x − 3) L = (3x − 2 + 7x + 5)(3x − 2 − 7x − 5)
Cette formule n’est pas à apprendre... mais à comprendre ! J = 36x 2 − 9 L = (10x + 3)(−4x − 7)
A RITHMÉTIQUE " N OMBRES PREMIERS
! Un nombre entier est premier s’il possède exactement deux diviseurs.
Un nombre entier est premier s’il n’est divisible que par 1 et lui-même.
" L A DIVISION EUCLIDIENNE
R EMARQUE : 1 n’est pas premier car il n’a qu’un seul diviseur, lui-même !
Si a et b sont deux nombres entiers naturels avec b != 0,
Alors il existe un unique couple de nombres entiers naturels q et r tels que E XEMPLE : voici la liste des nombres premiers inférieurs à 100.

a = b ×q +r et 0 ! r < b 2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ; 31 ; 37 ; 41 ; 43 ; 47 ; 53 ; 61 ; 67 ; 71 ; 73 ; 79 ; 83 ; 89 ; 91 ; 97

a est le dividende , b le diviseur , q le quotient et r le reste de la division euclidienne .


" D ÉCOMPOSITION EN PRODUIT DE FACTEURS PREMIERS
E XEMPLES :
Tout nombre entier peut s’écrire de manière unique (à l’ordre près) sous la forme d’un
2 0 2 1 1 5 2 0 2 2 5 6 2 0 2 1 4 3 2 0 2 2 6 produit de nombres premiers.
5 2 1 3 4 3 4 2 3 6 3 0 1 4 7 2 2 3 3 7
7 1 6 0 4 2 E XEMPLES : 2021 = 43 × 47 ; 2022 = 2 × 3 × 337 ; 360 = 2 × 2 × 2 × 3 × 3 × 5 = 23 × 32 × 5
1 1 0
" F RACTION IRRÉDUCTIBLE
2021 = 15 × 134 + 11 2022 = 56 × 36 + 6 2021 = 43 × 47 2022 = 6 × 337 Une fraction est irréductible si elle n’est pas simplifiable. Cela signifie que 1 est le seul
diviseur commun à son numérateur et son dénominateur.

R EMARQUES : un nombre entier est toujours divisible par 1 et par lui-même.


A PPLICATIONS :

" V OCABULAIRE 360 2 540 2


Quand le reste de la division euclidienne est nul, par exemple quand on divise 2021 par 180 2 270 2
43, on dit que 2021 est un multiple de 43 ou que 2021 est divisible par 43 ou encore que 90 2 135 3
43 est un diviseur de 2021. 45 3 45 3
E XEMPLES : 15 3 15 3
Un nombre entier pair est un nombre dont le reste dans la division euclidienne par 2 vaut zéro. 5 5 5 5
Ainsi tout nombre pair peut s’écrire sous la forme 2 × n où n est un entier naturel. 1 1
Un nombre entier impair est un nombre dont le reste dans la division euclidienne par 2 vaut un.
360 = 2 × 2 × 2 × 2 × 3 × 3 × 5 = 23 × 32 × 5 540 = 2 × 2 × 3 × 3 × 3 × 5 = 22 × 33 × 5
Ainsi tout nombre impair peut s’écrire sous la forme 2 × n + 1 où n est un entier naturel.

" C RITÈRES DE DIVISIBILITÉ Ainsi 2 × 2 = 4 est un diviseur de 360 ; 3 × 3 × 5 = 45 est un diviseur de 540 ...

— Un entier est divisible par 2 si son chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8. 360 2 × 2 × 2 × 3 × 3 × 5 2
= = . On a simplifié par 2 × 2 × 3 × 3 × 5 = 90.
— Un entier est divisible par 3 si la somme de ses chiffres est un multiple de 3. 540 2 × 2 × 3 × 3 × 3 × 5 3

— Un entier est divisible par 4 si le nombre formé par le chiffre de ses dizaines et celui 90 est le plus grand diviseur commun à 360 et 540. On a 360 = 4 × 90 et 540 = 6 × 90.
de ses unités est un multiple de 4.
— Un entier est divisible par 5 si son chiffre des unités est 0 ou 5. Si nous avons à notre disposition 360 fleurs rouges et 540 fleurs jaunes, nous pouvons au maxi-
— Un entier est divisible par 9 si la somme de ses chiffres est un multiple de 9. mum réaliser 90 bouquets tous identiques composés chacun de 4 fleurs rouges et 6 fleurs jaunes.
L E THÉORÈME DE T HALÈS " L A RÈGLE DE TROIS ET ÉGALITÉ DES PRODUITS EN CROIX
Les produits en croix
! Deux fractions sont égales si et seulement si les produits en croix sont égaux.
Version quatrième
a, b, c et d des nombres non nuls.
a c
= si et seulement si a × d = b × c
b d
La règle de trois
a, b et c des nombres connus non nuls.
" L E THÉORÈME a c
Le nombre x vérifiant = est x =
b ×c
A b x a
!

E XEMPLE :
A
!

On sait que :
N
!
G
!

C — G ∈ [HA] et L ∈ [HM]
!

M ! — (GL)//(AM) H !

— HL = 4 cm, HA = 12 cm, !

B L
!
— GL = 3 cm, AM = 15 cm

Si dans un triangle ABC, M ∈ [AB], N ∈ [AC] et (MN)//(BC) On veut calculer HG et HM. !

Alors M

AM AN MN Dans le triangle HAM on sait que G ∈ [HA] et L ∈ [HM]


= =
AB AC BC Les droites (GL) et (AM) sont parallèles,
D’après le théorème de Thalès on a :

HL HG LG
= =
HM HA MA

4 cm HG 3 cm
R EMARQUE : = =
HM 12 cm 15 cm
Cette égalité signifie que les longueurs AM, AN et MN sont proportionnelles aux longueurs
AB, AC et BC. Elle signifie aussi que le triangle ABC est un agrandissement du triangle 3 cm 4 cm 4 cm × 15 cm 60
AMN ou que AMN est une réduction de ABC. Comme = on a HM = = cm = 20 cm
15 cm HM 3 cm 3

3 cm HG 12 cm × 3 cm 36
Comme = on a HG = = cm = 2, 4 cm
15 cm 12 cm 15 cm 15
É GALITÉ DE P YTHAGORE C ALCULER LA MESURE DE L’ HYPOTÉNUSE :

! R
Dans le triangle TKR rectangle en R,
D’après le théorème de Pythagore on a :
!

" V OCABULAIRE DU TRIANGLE RECTANGLE RT 2 + RK 2 = TK 2


m 52 + 42 = TK 2

4c
Hypoténuse C 5c

m
!
25 + 16 = TK 2
??? TK 2 =!41
Dans un triangle rectangle, l’ hypoténuse ! !
TK = 41
désigne le côté qui n’est pas adjacent à T K TK ≈ 6, 4 cm
l’angle droit.
L’ hypoténuse est le plus long côté d’un tri-
angle rectangle.
! !

B A
C ALCULER LA MESURE D ’ UN CÔTÉ DE L’ ANGLE DROIT :
Côtés de l’angle droit
Dans le triangle EFG rectangle en F,
G D’après le théorème de Pythagore on a :
!

" T HÉORÈME DE P YTHAGORE FG2 + FE2 = GE2


m

4, 8 cm
S I un triangle est rectangle 8c 4, 82 + FE2 = 82
23, 04 + FE2 = 64
ALORS la somme des carrés des mesures des côtés de l’angle droit est égale au carré FE2 = 64 − 23, 04
???
de la mesure de l’hypoténuse. ! !
FE2 = 40, 96
C E F !
!
FE = 40, 96
S I ABC est rectangle en A
FE = 6, 4 cm
ALORS

AB2 + AC2 = BC2 D ÉMONTRER QU ’ UN TRIANGLE N ’ EST PAS RECTANGLE :


! !

B A [NO] est le plus grand côté, comparons MN2 + MO2 et


NO2
MNO un triangle tel que :
" C ONTRAPOSÉE DU THÉORÈME DE P YTHAGORE MN2 + MO2 NO2
— MN = 78 mm
S I un dans un triangle la somme des carrés des mesures des deux plus petits côtés 782 + 1032 1302
— MO = 103 mm
n’est pas égale au carré de la mesure du plus grand côté 6 084 + 10 609 16 900
ALORS ce triangle n’est pas rectangle. — NO = 130 mm 16 693
MNO est-il rectangle ?
MN2 + MO2 $= NO2 , d’après la contraposée du théorème
" R ÉCIPROQUE DU THÉORÈME DE P YTHAGORE de Pythagore le triangle MNO n’est pas rectangle .
S I un dans un triangle la somme des carrés des mesures des deux plus petits côtés
est égale au carré de la mesure du plus grand côté
ALORS ce triangle est rectangle. D ÉMONTRER QU ’ UN TRIANGLE EST RECTANGLE :
L ES PUISSANCES DE 10 P RÉFIXE ET PUISSANCES DE 10 :

!
" D ÉFINITION
n nano 10−9 =0,000 000 001 un milliardième
a un nombre quelconque, n un entier supérieur ou égal à 2.
µ micro 10−6 =0,000 001 un millionième
a n = !a × "#
... × a$ m milli 10−3 =0,001 un millième
n fois c centi 10−2 =0,01 un centième

Inverses
d déci 10−1 =0,1 un dixième
E XEMPLES :
23 = 2 × 2 × 2 = 8
100 =1
23 "= 2 × 3 en effet 23 = 2 × 2 × 2 = 8 et 2 × 3 = 2 + 2 + 2 = 6 da déca 101 =10 une dizaine
5
3 = 3 × 3 × 3 × 3 × 3 = 243 h hecto 102 =100 une centaine
12 020 = 1
k kilo 103 =1 000 un millier
(−1)2 019 = −1 car 2 019 est impair. (−1)2 020 = 1 car 2 020 est pair.
0100 = 0 M méga 106 =1 000 000 un million
105 = 10 × 10 × 10 × 10 × 10 = 100 000 G giga 109 =1 000 000 000 un milliard

" L ES PUISSANCES DE 10
n un entier supérieur ou égal à 2.

10n = 10...0
! "# $ " L’ ÉCRITURE SCIENTIFIQUE
n zéros n
Un nombre décimal peut s’écrire sous la forme : ±a × 10

E XEMPLES : Où a est un nombre tel que 1 ! a < 10 et n un entier relatif.


102 = 100 103 = 1 000 106 = 1 000 000 109 = 1 000 000 000 a est la mantisse du nombre et le nombre de chiffre après la virgule indique la
précision .
" P ROPRIÉTÉS ET EXTENSION DE LA DÉFINITION
101 = 10 et 100 = 1
E XEMPLES :
Pour n un entier supérieur ou égal à 1,
2 020 = 2, 02 × 103 −5 = −5 × 100
1
10−n est l’inverse de 10n ; 10−n = n 0,007 8 = 7, 8 × 10−3 −0,000 001 23 = −1, 23 × 10−6
10 1 234 567 890 = 1, 23456789 × 109 15 900 × 105 = 1, 59 × 109
Pour n et p deux entiers relatifs,

10n
10n × 10p = 10n+p = 10n−p (10n )p = 10n×p
10p P ROBLÈME :
L ES FRACTIONS E XEMPLES :

! A=
1 5 11 1 − 5 + 11 7
− +
3 3 3
=
3
=
3
C=
7 7 7×4 7×5
− =
5 4 5×4 4×5

28 35 7
" L A FRACTION QUOTIENT 5 7 5×3 7
C= −
20 20
=−
20
B= − = −
a et b étant deux nombres, b != 0 4 12 4 × 3 12 26 13 26 × 4 13 × 5
a a D= − = −
La fraction désigne l’unique nombre vérifiant : b × = a 15 12 15 × 4 12 × 5
b b 15 7 8 4×2 2 104 65 39
B= − = = = D= − =
12 12 12 4 × 3 3 60 60 60
E XEMPLES :
4 1 10 15
3× =4 7× =1 −9 × = 10 Comme 5 × 3 = 15 on a 3 = .
3 7 5
−9
" P RODUIT DE DEUX FRACTIONS
a c a ×c
a, b, c et d des nombres non nuls, alors × =
b d b ×d
" É GALITÉ DE FRACTIONS R EMARQUE :
a ×k a
a, b, c , d et k des nombres non nuls, alors = Il est conseillé de simplifier le produit avant de l’effectuer.
b ×k b
E XEMPLES :
E XEMPLES DE SIMPLIFICATION DE FRACTIONS : 7 8 7×8 56 64 63 64 × 63 8 × 8 × 9 × 7 8 × 9 72
56 8 × 7 7 144 9 × 16 16 4 × 4 4 E= × = = F= × = = = =
= = = = = = 3 11 3 × 11 33 49 56 49 × 56 7 × 7 × 8 × 7 7 × 7 49
64 8 × 8 8 180 9 × 20 20 4 × 5 5

" I NVERSE D ’ UN NOMBRE


Deux nombres sont inverses l’un de l’autre quand leur produit est égal à 1.
" É GALITÉ DES PRODUITS EN CROIX
a, b, c et d des nombres non nuls. a et b des nombres non nuls.
a c
= à la seule et unique condition que a × d = b × c 1 1 a b b a
b d Comme a × = 1, est l’inverse de a. Comme × = 1, est l’inverse de .
a a b a a b

E XEMPLE :
56 7 " QUOTIENT DE DEUX FRACTIONS
= et on constate que 56 × 8 = 448 et que 64 × 7 = 448
64 8 Diviser par un nombre non nul revient à multiplier par son inverse.

a c a d
a, b, c et d des nombres non nuls, ÷ = ×
b d b c
" S OMME ALGÉBRIQUE DE DEUX FRACTIONS
a c a +c E XEMPLES :
a, b et c des nombres non nuls, alors + =
b b b
7 5 7 9 63 21 8
G= ÷ = × = = 8 16 8 15
3 9 3 5 15 5 I= 5 = ÷
R EMARQUE : 16 5 15 5 16
= ×
5 3 5 6 5 4 5×6
Quand les fractions n’ont pas le même dénominateur il faut déterminer des fractions égales ayant H= ÷ + × = × +
3 4 3 5 3 3 5×3 15
le même dénominateur. Ce dénominateur commun est un multiple commun des dénominateurs. 20 20 18 38 8 × 15 8 × 3 × 5 3
Il est conseillé de choisir le plus petit ! H= +2 = + = J= = =
9 9 9 9 5 × 16 5 × 8 × 2 2
L ES NOMBRES RELATIFS " É CRITURE ALGÉBRIQUE
! L’expression −5 + 7 − 8 − 9 + 9 est une somme algébrique.
Elle correspond à la somme suivante : (−5)+(+7)+(−8)+(−9)+(+9).
" N OMBRES OPPOSÉS L’expression 5 − 7 − 8 + 9 − 9 est une somme algébrique.
Elle correspond à la somme suivante : (+5)+(−7)+(−8)+(+9)+(−9).
Deux nombres relatifs sont opposés si leur somme est nulle.
Dans cette écriture les symboles + et − donne le signe du nombre qui suit.
0 est égal à son opposé.
Ce ne sont plus des symboles opératoires car l’addition est sous-entendue.
Quand deux nombres sont opposés, l’un des deux est positif et l’autre est négatif .
Deux nombres opposés sont situés à la même distance de zéro.
On n’écrit pas le signe + devant le premier terme d’une somme algébrique.

Exemple pratique :
Exemples :
A = (−6) + (−3) − (+7) − (−5) + (+9) peut s’écrire A = (−6) + (−3)+(-7)+(+5) + (+9)
(−5) + (+5) = 0, (−5) et (+5)) sont opposés. (−5) est négatif et (+5) est positif.
Ainsi A = −6 − 3 − 7 + 5 + 9
Ces deux nombres sont situés à la même distance de zéro : 5 unités.
On remarque que deux signes + consécutifs correspondent à un +, que deux signes − à un + et un
0 + 0 = 0 : 0 est son propre opposé.
signe + suivi d’un − ou le contraire à un −.

" S OMME DE DEUX NOMBRES RELATIFS


Pour faire la somme de deux nombres relatifs : " P RODUIT DE DEUX NOMBRES RELATIFS
Pour faire le produit de deux nombres relatifs :
— Si les deux nombres ont le même signe :
— on ajoute les distances à zéro ; — Si les deux nombres ont le même signe :
— on multiplie les distances à zéro ;
— la somme a le même signe que les deux nombres.
— le produit est positif .
— Si les deux nombres ont des signes différents :
— Si les deux nombres ont des signes différents :
— on soustrait les distances à zéro ;
— on multiplie les distances à zéro ;
— la somme est du même signe que celui des nombres le plus éloigné de zéro.
— le produit est négatif .

Exemples :
(+5) + (+7) = (+12) car 5 + 7 = 12 et les deux nombres sont positifs. Exemples :
(−5) + (−7) = (−12) car 5 + 7 = 12 et les deux nombres sont négatifs. (+5) × (+7) = (+35) (−5) + (−7) = (+35) (+5) + (−7) = (−35) (−5) + (+7) = (−35)
(+5) + (−7) = (−2) car 7 − 5 = 2 et −7 est le plus éloigné de zéro.
(−5) + (+7) = (+2) car 7 − 5 = 2 et +7 est le plus éloigné de zéro.
" QUOTIENT DE DEUX NOMBRES RELATIFS
La règle est la même que pour le produit en calculant les quotients des distances à zéro.
" D IFFÉRENCE DE DEUX NOMBRES RELATIFS
Soustraire un nombre revient à ajouter son opposé.
Remarque :

+5 −5 5
Exemples : (+5) ÷ (+3) est positif. = =
+3 −3 3
(−5) − (+7) = (−5)+(−7) = (−12) (−5) ÷ (−3) est positif.
(−6) − (−7) = (−6)+(+7) = (+1) (−5) ÷ (+3) est négatif.
−5 +5 5
(+5) ÷ (−3) est négatif. = =−
+3 −3 3
D ISTANCE ET CERCLE E XEMPLE :
Voici un segment [AB] de longueur 4 cm et les cercles :
! — C 1 de centre A et de rayon 2 cm ;
— C 2 de centre B et de rayon 3 cm.
Les points M et N sont les points d’intersection des deux cercles.
" L E CERCLE
Le cercle de centre O et de rayon R est une figure de géométrie constituée de tous les C2
points dont la distance avec le centre O est exactement égale au rayon R. C1 M !

Un rayon du cercle est un segment reliant le centre à un des points du cercle. ! Z


Une corde est un segment reliant deux points du cercle. !

Un diamètre est une corde passant par le centre. Les mots diamètre et rayon désignent à Y
! !
la fois les segments et leurs longueurs. Le diamètre vaut le double du rayon.
A B

B ! !
A !

N
Corde

on
y
— Z est situé à plus de 2 cm de A, il est à l’extérieur du cercle de centre A et de rayon 2 cm ;
Ra

— Z est situé à moins de 3 cm de B, il est à l’intérieur du cercle de centre B et de rayon 3 cm ;


D

!
ia

O
m

— Y est situé à moins de 2 cm de A et à moins de 3 cm de B, il est à l’intérieur des deux cercles ;


èt
re

— M et N sont situés à exactement 2 cm de A et à 3 cm de B ;


— le triangle ABM mesure donc exactement 2 cm, 3 cm et 4 cm.
!

C
" C ONSTRUCTION DE TRIANGLES
Pour tracer un triangle connaissant les mesures de ses trois côtés, par exemple le triangle
TGV dont les côtés mesurent TG = 5 cm, TV = 4 cm et VG = 6 cm :
" R ÉGIONNEMENT DU PLAN — on trace un premier côté, souvent le plus long, le côté [VG] ;
Un cercle est caractérisé par son centre et son rayon. Il permet de définir trois régions : — on trace le cercle de centre V et de rayon 4 cm ;
— L’intérieur du cercle : — on trace le cercle de centre G et de rayon 5 cm ;
les points dont la distance avec le centre est strictement inférieure au rayon ; — ces deux cercles se coupent en deux points dont le point T.
— Le cercle :
les points dont la distance avec le centre est exactement égale au rayon ;
T
— L’extérieur du cercle :
les points dont la distance avec le centre est strictement supérieure au rayon.

5
cm

m
4c
R EMARQUE :
Un disque est la surface constituée par l’intérieur du cercle et par le cercle.
6 cm
Il s’agit des points dont la distance avec le centre est inférieure ou égale au rayon. ! !
P REMIERS ÉLÉMENTS DE GÉOMÉTRIE " P OINTS ALIGNÉS
! Des points sont alignés s’ils se situent tous sur le segment dont les extrémités sont
deux d’entre eux. !

!
P
" P OINT
!

! T R
!

Un point géométrique désigne en emplacement. A


K
On le représente par une croix et on le nomme avec une lettre.
D Z1
!
H " ! " A PPARTIENT, N ’ APPARTIENT PAS
Quand un point se situe sur un segment, une droite ou une demi-droite, on dit
!
T ! "
qu’il appartient à un de ces objets géométriques.
A On note A ∈ (CG) pour dire que A appartient à la droite (CG).
Quand un point ne se situe pas sur un objet géométrique, on dit qu’il n’appartient
pas à un de ces objets géométriques.
" S EGMENT On note C ∉ [TY] pour dire que C n’appartient pas au segment [TY].
Un segment est la ligne la plus courte reliant deux points. !
!

Ces deux points sont les extrémités du segment. G ∈ [EF] F H !

On note [AB] le segment dont les points A et B sont les extrémités. Q


!

On note AB la longueur de ce segment. !


G !
Q ∉ [HM]
E E M
[AB] ! #
[EF]
B
!
F
#
" R ELATIONS ENTRE LES DROITES
A Deux droites qui se rencontrent ne le font qu’une fois, elles ont un point d’inter-
section . On dit que ces droites sont sécantes .
Deux droites qui ne sont pas sécantes n’ont aucun point d’intersection. On dit
" D ROITE
qu’elles sont parallèles . Quand deux droites (d 1 ) et (d 2 ) sont parallèles on note
Une droite est constituée de tous les points alignés avec deux points.
(d 1 )//(d 2 ).
On note (AB) la droite passant par les points A et B.
Deux droites sécantes qui se rencontrent en formant quatre angles égaux sont per-
(AB) pendiculaires . On dit que ces angles sont droits . Quand deux droites (d ) et (d ! )
!

! B (d ) sont perpendiculaires on note (d ) ⊥ (d ! ).


A
(d ) (d ! ) (∆1 )

" D EMI - DROITE (d 2 )


Une demi-droite est une partie de droite limitée d’un seule côté son origine . (∆1 ) ⊥ (∆2 )
On note [AB) la demi-droite d’origine A passant par B.
! (d 1 )//(d 2 )
[TE) ! A !

E B (d 1 ) (∆2 )
[AB)
!

T
N OMBRES DÉCIMAUX Il y a : — 100 centièmes dans une unité ;

! — 10 dixièmes dans une unité ;


— 10 centièmes dans un dixième ;
— 100 millièmes dans un dixième ;
" F RACTION PARTAGE , VOCABULAIRE — 10 millième dans un centième. — 1000 millièmes dans une unité.

π Unité partagée en dixièmes

0 1 2 3 4 5 6 7 2 3 4
7 7 7 7 7 7 7 7

La fraction
3
est constitué d’un numérateur : 3 et d’un dénominateur : 7.
π Dixième partagée en centièmes
7

Le dénominateur indique le nombre de part. Le numérateur indique le numéro de 1 2 3


la graduation. 3+ 3+ 3+
10 10 10
3 5 7
se dit trois demis. se dit cinq tiers. se dit sept quarts.
π Centième partagée en millièmes
2 3 4
11 3
se dit onze cinquièmes. se dit trois deux-mille-vingtièmes.
5 2 020 1 3 1 4 1 5
3+ + 3+ + 3+ +
10 100 10 100 10 100
" F RACTION ET DROITE GRADUÉE
1 4 2
Le nombre 3 + + + peut s’écrire plus rapidement sous la forme 3, 142.
0 1 2 3 4 10 100 1 000
1 4 2 142 3 142
3, 142 = 3 + + + = 3+ =
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 10 100 1 000 1 000 1 000
6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6
142
On dit que 3 est la partie entière et la partie décimale du nombre 3, 142.
Sur un droite graduée, une fraction peut représenter un nombre. 1 000

Une fraction peut se décomposer sous la forme de la somme d’un nombre entier " N OMBRES DÉCIMAUX ET MULTIPLICATION
et d’une fraction inférieur à une unité .
Pour effectuer 3,163 × 0,7 on effectue le produit des nombres entiers 3 163 et 7. En
23 5 18 23 effet, le nombre 3,163 vaut 3 163 millièmes et 0,7 vaut 7 dixièmes.
= 3 + car 3 unités correspond à . Ainsi 3 < < 4.
6 6 6 6
3 163 × 7 = 22 141 et comme le produit de millièmes par des dixièmes donne des
dix-millièmes , on en déduit que 3,163 × 0,7 = 2,214 1.
" L ES FRACTIONS DÉCIMALES
Les fractions décimales sont les fractions dont le dénominateur est 10, 100, 1 000, En pratique, le produit a autant de chiffres après la virgule que la somme du
10 000, 100 000 . . . nombre de chiffres après la virgule des deux facteurs.
Ici, 3,163 a trois chiffres après la virgule et 0,7 en a un.
On parle de dixième , centième , millième , dix-millième , cent-millième . . . Le produit des deux en a donc quatre !
L ES NOMBRES ENTIERS " L A DEMI - DROITE GRADUÉE
! On représente les nombres entiers sur une demi-droite graduée. Cette demi-droite est
constituée :
" N OMBRES ET CHIFFRES — d’une origine qui correspond au nombre 0 ;
Les entiers naturels sont les nombres qui permettent de compter des objets. — d’une unité qui indique le pas sur la demi-droite ;
Un nombre entier peut s’écrire en utilisant les 10 chiffres indo-arabes : 0, 1, 2, 3, — d’un sens de lecture.
4, 5, 6, 7, 8 et 9. On utilise pour cela la notation positionnelle où chaque chiffre à A B
un sens différent suivant sa position dans le nombre.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13

" L E SENS DES CHIFFRES On dit que


— 5 est l’abscisse du point A ;
Milliards Millions Milliers Unités simples — 10 est l’abscisse du point B.
C D U C D U C D U Centaines Dizaines Unités
2 0 1 9
1 2 3 4 5 6 7 8 " O PÉRATIONS ET VOCABULAIRE
9 0 8 0 7 0 6 0 5 0 4 1 Le résultat d’une addition s’appelle la somme .
Le résultat d’une soustraction s’appelle la différence .
2019 = 2 × 1000 + 0 × 100 + 1 × 10 + 9 × 1
Le résultat d’une multiplication s’appelle le produit .
12345678 = 1 × 10000000 + 2 × 1 000 000 + 3 × 100 000 + 4 × 10 000 + 5 × 1 000 + 6 × 100 + 7 × 10 + 8 × 1
Le résultat d’une division s’appelle le quotient .
908070605041 = 9 × 100000000000 + 8 × 1 000 000 000 + 7 × 10 000 000 + 6 × 100000 + 5 × 1 000 + 4 × 10 + 1 × 1

E XEMPLE : Le double d’un nombre correspond au produit de ce nombre par 2.


Le nombre 12345 se décompose ainsi : 12345 = 1 × 10000 + 2 × 1000 + 3 × 100 + 4 × 10 + 5 × 1 La moitié d’un nombre correspond au quotient de ce nombre par 2.
Le triple d’un nombre correspond au produit de ce nombre par 3.
— Le chiffre des unités est : 5 ; Le tiers d’un nombre correspond au quotient de ce nombre par 3.
— Le chiffre des dizaines est : 4 ; Le quadruple d’un nombre correspond au produit de ce nombre par 4.
Le quart d’un nombre correspond au quotient de ce nombre par 4.
— Le chiffre des centaines est : 3 ;
— Le chiffre des milliers est : 2 ;
E XEMPLE :
— Le chiffre des dizaines de milliers est : 1 ; La somme de 78 et 90 est 168 car 78 + 90 = 168.
On dit que 78 et 90 sont les termes de la somme .
12345 = 12340 + 5 = 1234 × 10 + 5
12345 = 12300 + 45 = 123 × 100 + 45
La différence de 2020 et 1789 est 231 car 2020 − 1789 = 231
12345 = 12000 + 345 = 12 × 1000 + 345
On dit que 2020 et 1789 sont les termes de la différence .
12345 = 10000 + 2345 = 1 × 1000 + 2345

— Le nombre d’unités est : 12345 ; Le produit de 12 par 23 est 276 car 12 × 23 = 276.
— Le nombre de dizaines est : 1234 ; On dit que 12 et 23 sont les facteurs du produit .
— Le nombre de centaines est : 123 ;
Le produit de la somme de 5 et 7 par la différence de 12 et 5 vaut 84.
— Le nombre de milliers est : 12 ; En effet : 5 + 7 = 12 et 12 − 5 = 7 donc 12 × 7 = 84
— Le nombre de dizaines de milliers est : 1. On peut aussi écrire (5 + 7) × (12 − 5).

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