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Contretypage des couleurs en finition

Ce document décrit les étapes pour analyser une coloration à effectuer, notamment en faisant des essais et en définissant la méthode de travail. Il aborde également des notions de base sur la théorie des couleurs.

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Contretypage des couleurs en finition

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GUIDE D’APPRENTISSAGE

PEINTRE-FINISSEUR Module complémentaire 1

Coloration
PRODUCTION
2955, boulevard de l'Université, 7e étage
Sherbrooke (Québec) J1K 2Y3
Téléphone : (819) 822-6886
Télécopieur :(819) 822-6892
[Link]

Ghislain Royer, chargé de projet

Karine Bouvette, recherche et rédaction

Julie Houle, révision

Marie-Hélène de la Chevrotière, révision

Eric Véraquin, spécialiste de contenu


Renova inc.

Dans le présent document, la forme masculine désigne tout aussi bien les femmes que les hommes.
Ce document a été réalisé par le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries
des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine en partenariat avec
Emploi-Québec. Nous tenons à remercier les entreprises et les organismes qui
nous ont autorisés à utiliser certaines illustrations.

Responsable du projet CSMO


M. Christian Galarneau
Coordonnateur
Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et
des armoires de cuisine

Membres du comité sectoriel

Marc La Rue Alain Cloutier


CSD Syndicat des Métallos (FTQ)
801, 4e Rue 5000, boul. Des Gradins, bureau 280
Québec (Québec) G1J 2T7 Québec (Québec) G2J 1N3

Patrick Marleau Gaston Boudreau


Fédération des travailleurs et travailleuses du Syndicat canadien des communications,
papier et de la forêt (CSN) de l’énergie et du papier (SCEP-Québec)
550, rue Saint-Georges 2, boul. Desaulniers, bureau 101
Trois-Rivières (Québec) G9A 2K8 Saint-Lambert (Québec) J4P 1L2

Virginie Cloutier Jean-François Michaud


Association des fabricants et distributeurs de Association des fabricants de meubles du
l’industrie de la cuisine de Québec Québec (AFMQ)
841, rue Des Œillets 1111, rue Saint-Urbain, bureau 101
Saint-Jean-Chrysostome (Québec) G6Z 3B7 Montréal (Québec) H2Z 1Y6

Jean Tremblay Jean-Robert Boisjoly


Association des industries de portes et fenêtres Emploi-Québec
du Québec 276, rue Saint-Jacques Ouest, 6e étage
2095, rue Jean-Talon, bureau 220 Montréal (Québec) H2Y 1N3
Québec (Québec) G1N 4L8

Raymond Thériault
Association des fabricants de meubles du
Québec (AFMQ)
1111, rue Saint-Urbain, bureau 101
Montréal (Québec) H2Z 1Y6
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

C1. Coloration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
C1.1 Faire l’analyse de la coloration à effectuer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
C1.2 Procéder à des essais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
C1.3 Définir la méthode de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
C1.4 Faire l’entretien préventif de l’équipement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
C1.5 Contrôler l’environnement de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

Peintre-finisseur 5
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

C1. Coloration

Il est très rare que la personne responsable des colorations crée une couleur, son travail
consiste plutôt à comparer et à imiter une couleur existante pour un projet précis. Dans cette
perspective, il est important de connaître certaines notions de base qui facilitent la compré-
hension et l’exécution du contretypage des couleurs. Contretyper une couleur signifie la
décomposer en ses plus simples éléments afin d’être en mesure de la reproduire le plus
fidèlement possible, et ce, peu importe la quantité préparée.

6 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

C1.1 Faire l’analyse de la coloration à effectuer

L’analyse d’une couleur requiert des connaissances sur la théorie des couleurs, les essences de
bois et la coloration en soi.

Généralement, le contretypage des couleurs est fait par un coloriste.


Toutefois, dans quelques usines de finition, le peintre-finisseur doit être
en mesure d’effectuer cette tâche.

Théorie et harmonie des couleurs


Tout travail d’analyse de colorations est basé sur une théorie des couleurs et sur des notions
d’harmonie des couleurs.

– Théorie des couleurs


La lumière blanche, comme la lumière du soleil, se décompose en un spectre de couleurs. Il est
possible d’observer ce phénomène à l’aide d’un prisme de verre, lequel permet de réfracter la
lumière, c’est-à-dire de la séparer en différentes radiations (figure C1.1.1).

Figure C1.1.1 Spectre des couleurs : du soleil à l’arc-en-ciel


L’œil humain perçoit seulement
les longueurs d’ondes
comprises entre 400
Lumière Prisme et 800 nm.
800
700
600
500
400

Écran
La lumière du soleil
contient toutes
les couleurs. Le prisme de verre permet de
décomposer la lumière en
différentes radiations, rendant ainsi
les couleurs visibles à l’œil nu.

Peintre-finisseur 7
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Certains rayons de lumière qui rencontrent un objet sont réfléchis par celui-ci et définissent la
couleur de cet objet. Lorsque tous les rayons sont absorbés sauf le bleu, par exemple, l’objet
est perçu par l’œil comme étant de couleur bleue (figure C1.1.2).

Figure C1.1.2 Perception des couleurs : une histoire de réflexion

La lumière du soleil
contient toutes les
Lumière couleurs.
du soleil

Bleu
Œil

La couleur bleue est réfléchie Le meuble est pigmenté


par les pigments du meuble. par les pigments bleus.
Les autres couleurs sont
absorbées.

Dans le métier, on représente le spectre des couleurs à l’aide du cercle chromatique


(figures C1.1.3 et C1.1.4).

8 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Figure C1.1.3 Cercle chromatique : trois niveaux de couleurs

Couleurs primaires
Jaune
Le jaune, le rouge et le bleu sont des couleurs de base.
Ces couleurs doivent être puisées dans la nature, car
aucune combinaison de couleurs ne permet de les
reproduire.

Rouge Bleu

Couleurs secondaires
Les couleurs orange, vert et violet résultent du
Orange Vert mélange de deux couleurs primaires en parts égales.

Violet
Couleurs tertiaires
Jaune Jaune-vert
orangé
Les six couleurs tertiaires découlent de la combinaison
de chacune des couleurs primaires et de leurs couleurs
secondaires respectives.

Rouge Bleu-vert
orangé

Rouge Bleu
violacé violacé

Cercle chromatique Couleurs primaires


Jaune
Jaune
orangé Jaune-vert

Orange Vert

Rouge Bleu-vert
orangé Couleurs secondaires

Rouge Bleu
Couleurs tertiaires
Rouge Bleu
violacé violacé
Violet

Peintre-finisseur 9
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Figure C1.1.4 Teintes, nuances et saturations : de une à trois dimensions

Échelle des couleurs de Munsell

Nuances
L’ajout de noir ou
de blanc crée des
nuances de cette
même couleur.

L’ajout d’une couleur du Teintes


cercle chromatique à une
couleur adjacente produit
de nouvelles teintes. Saturations

Blanc
L’ajout d’une plus grande

es
nt
i proportion de la même
Te
couleur engendre des
saturations différentes.
Nuances

Chacune des teintes créées dans le cercle chromatique


peut être nuancée de noir et de blanc. Elle peut aussi être
saturée par elle-même pour créer différentes saturations.

Noir

Saturations

– Harmonie des couleurs


L’harmonie des couleurs varie en fonction de l’époque, de la culture et des tendances. Elle
relève donc de la subjectivité. Malgré tout, l’harmonie des couleurs répond à certaines règles
de base relatives à l’analogie et au contraste (figure C1.1.5).

10 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Figure C1.1.5 Mariage des contrastes

Jaune
ge

Ve
an

Harmonie d’analogie

rt
Or

Agencement de couleurs juxtaposées dans


le cercle chromatique ou de nuances et de
Ro

tons analogues
u
ug

Ble
e

s
ue
Violet Jaune
og

al
an

ge
rs

Ve
u

an
C o ule Harmonie complémentaire – 2 tons

rt
Or
Association de deux couleurs opposées
dans le cercle chromatique

Ro

u
ug

Ble
e
Jaune Violet
ge

Ve
an

Harmonie complémentaire – 3 tons


rt
Or

Association d’une couleur avec deux


couleurs situées de part et d’autre de sa
Ro

couleur complémentaire
u
ug

Ble
e

Violet
ge Jaune

Ve
an

Harmonie – 3 tons

rt
Or

Agencement de trois couleurs formant


un triangle équilatéral dans le cercle
Ro

chromatique
u
ug

Ble
e

Jaune Violet
ge

Ve
an

rt

Harmonie – 4 tons
Or

Association de quatre couleurs formant


un rectangle dans le cercle chromatique
Ro

u
ug

Ble
e

Violet

Peintre-finisseur 11
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Essence de bois
L’analyse des colorations, dans le cas de teintes semi-transparentes par exemple, ne serait pas
complète sans l’identification de l’essence de bois du substrat de l’échantillon à contretyper
et de celle du produit à teindre. Si l’essence de bois de l’échantillon à contretyper diffère de
celle du produit à teindre, la recette de couleur établie risque de donner une teinte différente.
En effet, l’essence de bois influe sur la teinte du produit à finir, entre autres, par sa teinte
naturelle et sa porosité.

Le bois franc se reconnaît à sa dureté; le bois mou, qui se compose surtout de bois résineux,
est beaucoup plus poreux. Ces deux grandes familles de bois requièrent des produits de fini-
tion distincts, car leurs propriétés diffèrent (figure C1.1.6).

Figure C1.1.6 Propriétés du bois franc et du bois mou


Bois franc
Dureté : moyenne à élevée

Pores généralement fins


Érable Hêtre

Facile à teindre et à polir

Chêne Noyer
Teintes naturelles de pâles à foncées

Essences de bois franc : érable, bouleau, hêtre, chêne, aulne, frêne, cerisier, noyer

Bois mou

Dureté : faible à moyenne


Teintes pâles
Résineux
Pin

Facile à peindre

Épinette

Essences de bois mou : pin, sapin, pruche, épinette, peuplier, tilleul, tremble

La figure suivante montre quelques-unes des essences de bois utilisées dans le milieu
manufacturier.

12 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Figure C1.1.7 Principales essences de bois

Bouleau Pin blanc Genévrier rouge

Peuplier Tilleul Hêtre

Chêne Frêne Érable

Pruche Mélèze Thuya

Peintre-finisseur 13
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Figure C1.1.7 Principales essences de bois (suite)

Noyer Cerisier Merisier

Certaines essences de bois, dites exotiques parce qu’elles proviennent d’autres pays, sont
également utilisées (figure C1.1.8). Elles le sont toutefois en moins grand nombre.

Figure C1.1.8 Variété de bois exotiques

Sapelli Acajou Kewazinga

Anigre Purple heat Bubinga

14 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Constituants de la coloration
La coloration résulte des différentes étapes de préparation qui sont nécessaires à l’obtention
du résultat escompté. Pour obtenir la couleur désirée, il faut préparer les mélanges suivants :
– le nuanceur (toner);
– la teinture ou la peinture;
– l’estompe (shading);
– le vernis;
– la laque.

De plus, l’apprêt et le revêtement caractérisent la coloration. Leur rôle protecteur est indis-
pensable. Bien qu’ils ne nécessitent pas de préparation, ils influent néanmoins sur le résultat
final de la couleur à contretyper. Ils sont achetés prêts à l’utilisation. Le choix du produit de
revêtement varie en fonction de la transparence, de l’utilité du produit sur lequel il sera
appliqué et du lustre désiré. Par exemple, un meuble qui servira dans une salle de bain néces-
sitera un produit de revêtement contre l’humidité. Quant au lustre, il est gradué en pourcen-
tage de brillance; il s’agit alors de finis brillant, satiné et mat.

La figure C1.1.9 présente l’application de chacun des mélanges sur une plaquette-échantillon.
Dans ce cas, tous les mélanges sont représentés : le nuanceur (toner), la teinture ou la peinture,
l’estompe (shading), en plus de l’apprêt et des produits de finition.

Peintre-finisseur 15
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Figure C1.1.9 Étapes d’application

Produit de finition
(vernis ou laques)

Estompe (shading)
(2e couche si nécessaire)

Estompe (shading)
1re couche

Apprêt

Teinture ou peinture
(selon le cas)

Nuanceur (toner)
(non essentiel)

16 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

C1.2 Procéder à des essais

Avant de procéder à un essai, il importe de déterminer les matières colorantes qui sont à la
base de la coloration.

Détermination des matières colorantes


La détermination des matières colorantes se base sur les résultats de l’analyse de la couleur à
contretyper. On sait que sans la lumière aucune couleur ne pourrait exister. Par conséquent, la
connaissance de la théorie de la couleur facilite l’identification des colorants qui composent
l’échantillon à contretyper. La perception juste des composants d’une couleur exige un
éclairage qui se rapproche le plus possible de la lumière du jour. L’interprétation de la couleur
doit se faire dos à la source lumineuse dans le but d’éviter les reflets (figure C1.2.1).

Figure C1.2.1 Position du coloriste par rapport à la source lumineuse

Source lumineuse

Échantillon à contretyper

Le coloriste doit se retrouver entre la source lumineuse et l’échantillon de coloration à contretyper.

Processus pour déterminer les colorants de base


Chaque entreprise possède sa propre démarche pour déterminer les colorants susceptibles
de reproduire la couleur recherchée. Quel que soit le procédé employé pour déterminer les
colorants de base utilisés, il importe de le suivre rigoureusement.

Voici une façon de procéder :


1. Déterminer la couleur dominante.
2. Déterminer s’il s’agit d’une couleur pure (saturation).
3. Déterminer s’il s’agit d’une teinte.
4. Déterminer s’il s’agit d’une nuance.
5. Noter tous les colorants pouvant être susceptibles de faire partie du mélange.

Peintre-finisseur 17
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Sélection de matières colorantes


À la base des matières colorantes, on retrouve les produits à base neutre, appelés également
médiums. Il s’agit, entre autres, d’alcool, d’eau et d’huile. Leur fonction est de diluer les teintes
et les pigments. Il en existe deux catégories, soit les médiums volatils et les médiums non
volatils. On les distingue ainsi en fonction de leur propriété d’évaporation. Les médiums
volatils sont ceux qui s’évaporent, alors que les médiums non volatils ne s’évaporent pas.
Ces derniers sont généralement utilisés pour ralentir le temps de séchage. Le tableau de la
figure C1.2.2 présente les types de médiums non volatils, et celui de la figure C1.2.3 présente
les caractéristiques des médiums volatils.
Figure C1.2.2 Types de médiums non volatils Figure C1.2.3 Caractéristiques des médiums volatils

Types Exemples de produits Types Exemples de produits

Résine – Époxy Solvants Solvant vrai (actif) :


– Polyuréthane – dissout la résine.
– Alkydes Solvant latent :
– Urée-formol – ne dissout pas la
– Mélamine résine, mais combiné
– Etc. avec un solvant vrai
il augmente le pouvoir
Huile – Huile de lin du solvant vrai.
– Huile de bois de Chine
– Huile de soja Diluant – Ne dissout pas la
– Huile de poisson résine, mais sert à
– Etc. ajuster la viscosité et
à réduire le prix de
Plastifiant – Huile de ricin revient.
– Huile de coco
– Etc. Eau – Sert à réduire.

Adjuvant – Naphténate de plomb


– Naphténate de cobalt
– Naphténate de cuivre
– Naphténate de calcium
– Etc.

Selon l’effet recherché, on dispose de deux produits pour colorer le bois : les teintes et les
pigments.

Les teintes sont des colorants solubles dans l’alcool (colorant à l’aniline), l’eau ou l’huile. Une
fois appliquées, les teintes pénètrent profondément les pores du bois. Elles sont donc
indiquées tant pour faire le raccord entre deux couleurs que pour colorer une pièce complète.
Leur transparence laisse paraître le veinage du bois, tout en mettant en valeur les particula-
rités de l’essence du bois. Les caractéristiques, le domaine d’utilisation, le mode d’application
et le temps de séchage de la teinte sont dictés par les médiums utilisés.

Les pigments sont constitués de particules en suspension dans un médium. Ils se présentent
sous la forme de poudre qui se mélange difficilement avec le médium. Il faut, pour obtenir un
mélange homogène, agiter énergiquement le mélange avant de faire son application afin que
la couleur adhère bien à la surface. Contrairement aux teintes qui imprègnent la fibre du bois,
les pigments se déposent en une pellicule opaque sur la surface. Ce revêtement opaque
présente l’avantage de masquer les surfaces. Ainsi, un défaut qui ressortirait sous une teinte
ou un vernis disparaît sous une couche de peinture.
18 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Il existe différents produits de mise en teinte. Il y a, entre autres, les produits NGR à base
d’alcool, les teintures à l’eau et à l’huile, les teintures hydroalcool, les encollages (washcoat) et
les encollages teintés. Le tableau de la figure C1.2.4 présente quelques produits de mise en
teinte, leurs compositions et leurs caractéristiques respectives.

Figure C1.2.4 Produits de mise en teinte

Types Composants Caractéristiques

Produit NGR – Colorants organiques solubles – Est instable à la lumière.


– Mélange d’alcool – Sèche rapidement.
– Est d’une couleur transparente.

Teinture à l’eau – Solution d’aniline diluée dans l’eau – Sert à la finition du meuble.
– Fait gonfler le grain du bois.

Teinture à l’huile – Huile – Préserve l’aspect naturel du


– Pigments bois.
– Siccatif (pour accélérer le séchage) – Est stable aux rayons ultraviolets.
– Agents anti-peau

Teinture hydroalcool – Eau – Est stable à la lumière.


– Alcool – Sèche rapidement.
– Pigments microlithes – Ne durcit pas le grain du bois.

Encollage (washcoat) – 30 % scellants – Colmate les pores du bois.


– 70 % diluants pour laque – Uniformise la couleur.

Encollage teinté – Laque réduite et teintée – Sert d’encollage.


– Pigments semi-transparents – Protège le bois.

Peintre-finisseur 19
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Certains produits dits complémentaires sont parfois nécessaires pour parfaire la finition d’un
meuble ou d’une boiserie architecturale de qualité. Le tableau de la figure C1.2.5 présente les
propriétés et les caractéristiques de certains produits complémentaires.

Figure C1.2.5 Produits complémentaires

Types Composition Caractéristiques Application

Nuanceur Solvant auquel on ajoute – Viscosité peu élevée – S’applique au pistolet,


(toner) une base colorante. Plus directement sur le bois.
on ajoute de pigments, – Séchage de 5 minutes.
plus l’opacité est élevée. – Pas de ponçage nécessaire
Le nuanceur est souvent après le nuanceur
utilisé avec les produits
NGR.

Bouche-pores Alkyde, une charge de – Temps de séchage – S’applique au pinceau.


(filler) couleur neutre, des précis (consulter la – S’applique au pistolet
siccatifs, des solvants et documentation du pulvérisateur (s’il est
de l’eau fabricant) dilué).
– Peut être essuyé au
chiffon.

Estompe (shading) Laque à laquelle on ajoute – Viscosité peu élevée – Uniformise la couleur
une base colorante. Plus de la surface à finir.
on ajoute de pigments, – S’applique en très
plus l’opacité est élevée. minces couches
(maximum 2 couches).

Glacis (généralement Teinture semi-transparente – Séchage de 30 à – S’applique au pinceau.


utilisé pour créer un effet (un mélange de glacis 60 minutes à l’air – S’applique au pistolet
vieillot) neutre, de colorant et pulvérisateur.
d’essence minérale au besoin) – Peut être essuyé tout
en laissant des dépôts
dans les rainures.

On ne doit jamais déverser les produits entrant dans la composition de


la coloration dans les égouts. La mise au rebut de ces produits se fait
par des entreprises spécialisées dans la collecte de produits dan-
gereux. De plus, certaines précautions doivent être respectées quant à
la mise au rebut des chiffons souillés. Certaines municipalités exigent
qu’ils soient secs et les refusent s’ils sont humides, car ils représentent
des risques d’inflammabilité. Aucun chiffon souillé non étendu pour le
séchage ne peut être conservé à l’intérieur, notamment à cause des
risques d’incendie.

20 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Mélanges des produits


Après la sélection des matières colorantes vient le mélange des différents produits de mise en
teinte.

Le port des lunettes de sécurité et des gants est obligatoire dans la


majorité des entreprises pour faire la manipulation des produits entrant
dans la composition de la coloration.

Procédure pour le mélange

Il est important de bien mélanger les produits après chaque addition. De


cette façon, on s’assure de dissoudre complètement les pigments ou les
teintes dans le médium.

La méthode suivante est un guide pour faciliter le mélange des produits et elle inclut cer-
taines règles à suivre :
1. Verser la quantité nécessaire de médium dans le contenant de mélange.
2. Ajouter les pigments ou les teintes les plus pâles; brasser après chaque addition.
3. Ajouter les pigments ou les teintes foncés en petite quantité; brasser après chaque
addition.
4. Ajouter un peu de médium si le mélange s’épaissit.
Si, à cette étape, la couleur obtenue est trop différente de celle à contretyper, il faut
recommencer les étapes précédentes.
5. Mesurer et noter la quantité de colorants utilisée.
6. Comparer régulièrement le résultat obtenu avec l’échantillon de contretypage.
7. Apporter les correctifs nécessaires et noter tous les ajouts jusqu’à l’obtention de la couleur
recherchée.
8. Évaluer le résultat final à l’aide de l’échantillon de contretypage.
9. Appliquer les apprêts et les produits de revêtement avec le lustre correspondant.
10. Faire approuver le résultat final avant de procéder aux mesures finales (rédaction de la
recette et conservation d’un échantillon liquide).

Il existe deux façons de mesurer les quantités : en liquide (ml) ou en


solide (mg).

Peintre-finisseur 21
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

La figure 1.2.6 présente les outils nécessaires pour réaliser une recette.

Figure C1.2.6 Outils pour la recette de coloration

Feuilles de notes

Plaquette-échantillon

Livre de recettes finales

Essai

La technique de vaporisation de la teinture libère des particules, des


émanations et des vapeurs toxiques. Le meilleur moyen de se protéger
contre ces substances consiste à utiliser un respirateur à adduction ou
à cartouche. La fiche signalétique du produit utilisé spécifie l’appareil
qui protégera le plus adéquatement. Après chaque utilisation, un entre-
tien systématique et un nettoyage minutieux de ces appareils doivent
être effectués selon les recommandations du fabricant.

L’essai consiste à reproduire la plaquette-échantillon en y appliquant chacun des mélanges


préparés. Il est très important de faire un essai. En effet, au premier coup d’œil, certaines
couleurs peuvent sembler très près du résultat désiré, mais le résultat final, incluant l’apprêt
et les produits de finition, peut parfois se révéler différent. De plus, dans le cas de la coloration,
c’est par essai et erreur qu’on parviendra à atteindre la couleur recherchée. Avec l’expérience,
le nombre d’essai diminuera, mais jamais jusqu’à son élimination. L’essai comporte l’applica-
tion de plusieurs mélanges qui constituent en soi la coloration ainsi que l’application de l’ap-
prêt et celle du produit de finition.

22 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

– Consignes à suivre pour réaliser un essai


– L’essai doit être réalisé sur la même essence de bois que celle de la plaquette-échantillon.
On utilise généralement des retailles de bois pour faire les essais.
– Il faut toujours faire l’essai en utilisant la technique d’application qui sera utilisée lors de la
mise en teinte du produit à finir. Pour l’application du nuanceur (toner) et de l’estompe
(shading), on utilise la technique avec un godet ou le pistolet conventionnel. Quant à la tein-
ture, elle peut s’appliquer au pinceau, au godet ou à l’aide d’un pistolet conventionnel.
L’apprêt et les produits de finition sont, quant à eux, toujours appliqués au pistolet conven-
tionnel, à air mixte ou sans air (airless).
– Lors des essais, il est fréquent qu’on modifie la recette. Dans de tels cas, il est indispensable
de prendre en note toutes les modifications apportées à la recette.

La qualité de la finition d’un meuble dépend du choix de l’équipement


d’application, de la préparation, des ajustements et de la technique
d’application.

Évaluation de la coloration
L’évaluation de la couleur obtenue se fait en la comparant avec l’échantillon de contretypage.
Cette évaluation se fait visuellement sous un bon éclairage de lumière fluorescente ou
incandescente (figure C1.2.7). Lorsque tout semble conforme, il est important de faire vérifier
cette décision par un supérieur.

Figure C1.2.7 Éclairage fluorescent ou incandescent

Un éclairage latéral ou angulaire évite Emplacement idéal


les reflets qui biaisent l’évaluation de pour l’évaluation
la surface préparée.

Peintre-finisseur 23
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

– Corrections nécessaires
Dans le cas où le résultat obtenu ne serait pas satisfaisant, on doit faire de nouveaux essais.
Une analyse du résultat obtenu permet parfois de s’en inspirer afin d’établir les quantités et
les colorants à utiliser pour le prochain essai. Seule l’expérience réduira le temps d’essais et
erreurs nécessaire à l’obtention de la couleur désirée.

– Approbation de la couleur
Toutes les nouvelles reproductions de couleur doivent être approuvées sans exception. À ce
sujet, chaque entreprise possède sa propre politique, qu’il faut bien comprendre et intégrer
dans les pratiques de travail. Cette approbation doit se faire avant la conservation des
échantillons.

– Conservation de la plaquette-échantillon
Lorsque le résultat attendu correspond à celui recherché, la plaquette-échantillon doit être
conservée comme standard dans un endroit sombre. Il en est ainsi pour chaque couleur
reproduite. On conserve la plaquette-échantillon en prenant soin de bien l’identifier (nom du
client, date de réalisation, essence de bois, processus) pour être en mesure de la retracer
éventuellement. Ainsi, il sera toujours possible de la reproduire.

24 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

C1.3 Définir la méthode de travail

À la base de la méthode de travail, on retrouve la recette de la coloration. Certaines précautions


doivent être suivies afin de permettre une reproduction de la coloration fidèle à la coloration
à contretyper. Tout doit être documenté : les produits de teinture, les produits de revêtement,
le système d’application des différents produits de mise en teinte et de revêtement, les tech-
niques d’application et le temps de séchage. Rien n’est laissé au hasard.

Rédaction de la recette de la couleur


Cette étape est cruciale dans le processus de coloration. On doit écrire la recette de la couleur
précisément afin de permettre la reproduction de la couleur contretypée, et cela, peu importe
la quantité de produit de mise en teinte à préparer. Pour parvenir à rédiger une recette
précise, il est essentiel que les quantités aient été prises en note tout au long du processus de
contretypage de la couleur même si, à ce stade, les données étaient préliminaires (figure C1.3.1).

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MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Figure C1.3.1 Recette et méthode de travail

Recette et méthode de travail

Nom du client : Entreprise ABC

Matière première : Merisier / grade = blanc / déroule / aw–2

Produit à finir : Mobilier de chambre à coucher

Ponçage : 120 rotative / 120 bloc à main

Date de création : 24 juin 2005

Référence du contretypage : Breawood cherry 8-913-MERFF

Nuanceur (toner) no 1 :

Quantité de base Quantité × 10


– 10 ml de produit NGR 316-810 – 100 ml de produit NGR 316-810
– 0,8 oz de produit NGR 521 – 8 oz de produit NGR 521
– 1 oz de produit NGR 202 – 10 oz de produit NGR 202
– 3 oz de solvant – 30 oz de solvant
Appliquer une couche sèche ou semi-mouillée.

Teinture / essuyage :

Quantité de base Quantité × 5


– 3 oz de nuanceur (toner) no 1 – 15 oz de nuanceur (toner) no 1
– 1 oz de teinture à l’huile Mw-362 – 5 oz de teinture à l’huile Mw-362
– 4 oz de base – 20 oz de base
– 10 ml de produit NGR 924 – 50 ml de produit NGR 924
– 5 ml microlite blanc – 25 ml microlite blanc
– 20 ml de produit NGR 202 – 100 ml de produit NGR 202
Appliquer la teinture avec la technique de pulvérisation et procéder à l’essuyage.

Appliquer un apprêt
Poncer 320
Estompe (shading)
– 4 oz de nuanceur (toner) no 1
– 45 ml de produit NGR 202
– 75 ml de produit NGR 924
– 20 oz de solvant
Appliquer deux couches minces.
Terminer par une couche de laque 345-063 ayant un lustre de 45° lustre.

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COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

– Guide pour la rédaction d’une recette de couleur


La méthode présentée se veut un guide pour élaborer une recette de couleur à partir des
données récoltées tout au long du processus de contretypage. Elle est en fait la reconstitution
des étapes de réalisation du mélange, mais cette fois avec les données précises et finales.

1. Identifier, mesurer et noter chacun des colorants (teintes ou pigments).


2. Dans le contenant de mélange, déposer la quantité déterminée de médium, en noter la
quantité et y ajouter les colorants.
3. Bien mélanger les colorants et le médium.
4. Procéder à un essai.
5. Faire des corrections si nécessaire en prenant soin de noter toutes les modifications.
6. À chaque étape, inscrire les informations en allouant un pourcentage pour l’évaporation.

C’est ainsi que, dans l’action et pas à pas, la recette se rédige.

Afin de préserver la couleur, les contenants doivent toujours être bien


refermés pour éviter l’évaporation des produits. Le cas échéant, l’évapo-
ration créera une concentration de la couleur.

Certaines autres informations d’ordre technique doivent être inscrites, généralement en


en-tête de la recette. Il s’agit des éléments suivants :
– la matière première et l’essence sur laquelle la couleur doit s’appliquer;
– le nom de la couleur et la date de sa création;
– le produit à teindre ou à peindre à l'aide de la couleur;
– la référence du contretypage;
– le nom du client à qui est destinée la couleur;
– la procédure de ponçage.

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MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

– Conservation d’un échantillon liquide de la couleur


Une fois la recette officiellement établie, le coloriste procède à la conservation d’un échantil-
lon liquide. Pour ce faire, les étapes suivantes sont suggérées :
1. Verser une quantité du produit de couleur fabriqué dans un contenant hermétique et inin-
flammable (figure C1.3.2).
2. Identifier le contenant avec le plus d’information possible (recette, contrat, année, etc.).
3. Classer les contenants identifiés selon l’ordre établi par l’entreprise.
4. Remiser les contenants dans un endroit frais et éloigné des unités de production afin de
prévenir les risques d’incendie de part et d’autre (figure C1.3.3).

Figure C1.3.2 Contenants de mélange de coloration

Contenant de plastique

Figure C1.3.3 Pièce de conservation des produits colorants

28 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Le temps de conservation d’un échantillon liquide est d’environ un à deux


ans. Pour atteindre la durée maximale de conservation de l’échantillon, le
contenant doit être hermétique. Il est également recommandé de le
conserver dans un contenant de capacité égale au volume de l’échantillon
liquide. Il faut éviter les grands contenants qui laissent place à beaucoup
d’air. Enfin, on conseille une température de conservation autour de 5 à
15 °C. On ne doit jamais conserver les échantillons à des températures sous
la barre du 0 °C.

Détermination de la méthode de travail


Afin de s’assurer que le résultat sera toujours identique, il ne suffit pas d’établir la recette. La
méthode de travail à préconiser est tout aussi importante. Bien que la façon de noter la méthode
soit propre à chaque entreprise, il n’en demeure pas moins que les éléments suivants doivent
constituer la méthode de travail :
– Établir l’ordre d’application des produits de mise en teinte.
– Déterminer la technique d’application (sèche ou mouillée).
– Établir le temps de séchage.
– Déterminer les outils et l’équipement en fonction de la technique d’application.

Ce sont donc ces éléments dont le coloriste devra tenir compte lors de la rédaction de la
méthode de travail. En fonction de la recette, il est possible que certains éléments ne soient
pas nécessaires. Il appartient au coloriste d’en évaluer la pertinence ou non.

Dans la pratique, il est fréquent de voir la recette et la méthode de travail


consignées sur le même document. Ainsi, on retrouve facilement chacun
des ingrédients nécessaires et la méthode adaptée pour les utiliser.

Peintre-finisseur 29
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

C1.4 Faire l’entretien préventif de l’équipement

Peu importe la tâche à réaliser, seuls des outils performants bien entretenus et utilisés
adéquatement contribuent à obtenir une finition de qualité. Les outils requis pour réaliser
différentes colorations nécessitent un entretien préventif afin d’assurer leur qualité et leur
longévité.

Il est recommandé de prendre connaissance du plan d’entretien préventif relatif aux outils et
à l’équipement nécessaire au contretypage de colorations dans son entreprise et de s’y conformer.

30 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

C1.5 Contrôler l’environnement de travail

Un environnement de travail bien rangé et propre est, de façon générale, un endroit sécuritaire où
le maintien de cet ordre augmente la sécurité et l’efficacité du coloriste.À cause de la diversité des
finitions réalisées dans les différentes entreprises, les normes qui régissent la disposition des
outils, de l’équipement et des produits de chaque poste sont propres à chaque entreprise.

Il est impératif de prendre connaissance de toutes les mesures adoptées par l’entreprise pour
contrôler l’environnement de travail dans lequel les employés œuvrent.

Peintre-finisseur 31
MODULE COMPLÉMENTAIRE 1 COLORATION

Exercice
1. Indiquez si les énoncés suivants sont vrais ou faux. Vrai Faux
a) La lumière du soleil contient seulement les trois couleurs primaires : le jaune, le bleu et
le rouge.

b) La finition extérieure d’une maison verte réfléchit toutes les couleurs contenues dans
la lumière du soleil sauf le vert.

c) Les couleurs secondaires sont l’orange, le jaune et le violet.

d) Le mélange de jaune et de violet a comme résultat une couleur tertiaire.

e) L’ajout de noir et de blanc à une couleur crée de nouvelles nuances de cette même couleur.

f) Les diluants, les solvants et l’eau sont des médiums volatils.

g) Il est important de faire un essai. Même un bon coloriste ne parvient pas à atteindre la
couleur à contretyper sans avoir à faire d’essais.
2. Placez en ordre les étapes nécessaires à la réalisation d’un mélange de coloration.

Ajouter les pigments ou les teintes foncés en petite quantité.

Verser une quantité de médium dans le contenant de mélange.

Apporter les correctifs nécessaires et noter tous les ajouts jusqu’à l’obtention de la couleur recherchée.

Évaluer le résultat final à l’aide de l’échantillon de contretypage.

Ajouter les pigments ou les teintes les plus pâles.

Mesurer et noter la quantité de colorants utilisée.

Comparer régulièrement le résultat obtenu avec l’échantillon de contretypage.

Faire approuver le résultat final avant de procéder aux mesures finales.

Si le mélange s’épaissit, ajouter un peu de médium.

3. Pourquoi réalise-t-on une plaquette-échantillon à partir d’une nouvelle couleur?

a) Pour faire approuver la couleur obtenue.

b) Pour représenter le processus de finition permettant d’obtenir la couleur contretypée.

c) Pour identifier l’essence de bois sur laquelle la coloration doit être appliquée.

d) Toutes ces réponses

4. Pourquoi conserve-t-on les échantillons liquides de coloration à l’écart de la zone de production?

a) Pour éviter une utilisation erronée du produit.

b) Pour libérer la zone de production et faciliter les opérations de production.

c) Pour prévenir les risques d’incendie.

d) Aucune de ces réponses

32 Peintre-finisseur
COLORATION MODULE COMPLÉMENTAIRE 1

Exercice (suite)
5. Qu’est-ce que le contretypage d’une couleur?

a) Décomposer une couleur en ses plus simples éléments dans le but de pouvoir la reproduire le plus
fidèlement possible.

b) Développer de nouvelles couleurs en ajoutant teinte, nuance et saturation à une teinte du cercle
chromatique.

c) Analyser les caractéristiques d’une couleur.

6. Nommez deux éléments qui distinguent les teintes des pigments.

a) Les teintes pénètrent dans les pores du bois et laissent paraître le veinage du bois.

b) Les teintes déposent une pellicule opaque sur la surface et pénètrent les pores du bois.

c) Les teintes mettent en valeur l’essence de bois et camouflent les imperfections.


d) Les teintes laissent paraître le veinage du bois et camouflent les imperfections.

7. Quelles sont les trois consignes essentielles à suivre pour réaliser un essai de coloration?

a) Réaliser l’essai sur un échantillon de la même essence de bois que celle du meuble à finir.

b) Analyser les caractéristiques de l’échantillon contretypé.

c) Utiliser la même technique d’application que celle qui sera utilisée pour la finition du meuble.

d) Prendre en note toutes les modifications apportées à la recette de coloration.


e) Faire approuver la coloration.

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