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Prévalence de l'Obésité Infantile à Tizi-Ouzou

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université MOULOUD MAMMERI

Faculté de Médecine de Tizi-Ouzou

Département de Médecine

THESE
POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE
DOCTORAT EN SCIENCES MÉDICALES

Intitulée

PRÉVALENCE DE L'OBÉSITÉ INFANTILE


COMMUNE EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA
WILAYA DE TIZI OUZOU

Soutenue par : Docteur Sid Ahmed CHALAH


Maitre-assistant en pédiatrie

Membres de Jury :

- Président de jury : Professeur Abdelatif BENSNOUCI - Faculté de médecine – Alger.

- Rapporteur : Professeur Nadia BENSAADI - Faculté de médecine - Tizi-Ouzou.

- Membres : Professeur Messaouda HARIDI - Faculté de médecine – Alger.


Professeur Malika BENBOUABDELLAH - Faculté de médecine – Oran.
Professeur Zoulikha ZEROUAL - Faculté de médecine – Alger.

Année 2018
Je dédie ce travail

A mes chers parents, Brahim et Fatma, pour tous leurs sacrifices, leur
amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes
études.

A mes chères sœurs : Sonia, Dalila et Meriem, pour leurs


encouragements permanents et leur soutien moral.

A mes chers frères Ameziane et Jugurtha pour leur appui, leur confiance
et leurs encouragements.

A mes neveux et nièces Katia, Selim, Celena, Elysia, Samy, Amine et


Anis qui me sont très chers.

A toute ma famille pour son soutien tout au long de mon parcours


universitaire.

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le


fruit de votre soutien infaillible.

Merci d’être toujours là pour moi.


REMERCIMENTS

A Madame le Professeur Nadia BENSAADI

Qu’elle trouve ici l’expression de ma reconnaissance pour la confiance,


l’encadrement, la présence et la contribution dont elle a fait preuve durant les
différentes étapes de ce travail. Veuillez agréer, madame, l’expression de ma
gratitude et de mon profond respect.

A Monsieur le Professeur Abdelatif BENSNOUCI

Vous nous avez fait l’honneur, d’accepter de présider ce jury. Votre rigueur
scientifique, vos critiques constructives et vos suggestions ont contribué à
améliorer d’avantage notre travail. Nous vous prions de croire en l’expression de
notre profond respect.

A Madame le Professeur Messaouda HARIDI

Nous sommes particulièrement, touchés par la spontanéité et la gentillesse avec


laquelle vous avez bien voulu accepter de juger ce travail. Ce fut un honneur de
travailler avec vous. Veuillez recevoir l’expression de nos sincères
remerciements.

A Madame le Professeur Malika BENBOUABEDLLAH

Vous nous faites l’honneur d’accepter de juger ce travail et de faire le déplacement


jusqu’à Tizi-Ouzou, à l’occasion de notre soutenance. Merci pour votre aide
précieuse et votre amabilité. Veuillez recevoir l’expression de notre sincère
reconnaissance.

A Madame le Professeur Zoulikha ZEROUAL


Vous nous faites l’honneur de participer au jury de notre thèse. Nous vous
remercions pour votre disponibilité et votre précieuse aide. Veuillez recevoir
l’expression de notre profond respect.
Je remercie également

- Messieurs les Professeurs Salah Eddine LAALAOUI, Salah KERMANI.


Nous avons eu le grand privilège d’être votre humble élève. Vous avez été
pour nous un exemple sur lequel s’est tracée notre parcours professionnel.
Notre profond respect était bien établi depuis les premiers jours de notre
cursus en pédiatrie. Veuillez trouver ici, l’expression de notre gratitude et
nos remerciements pour avoir répondu présent à notre soutenance.

- Le Professeur Fadhila Toudeft, qui nous a fait honneur de codiriger cette


thèse. Veuillez trouver dans ce travail l’expression de mon profond respect.

- Dr Fazilet Saidi, Dr Kitous, Dr Makhloufi, Dr Hakim Sid Mohand et toute


l’équipe du service d’épidémiologie du CHU de Tizi-Ouzou, pour leur
disponibilité, leur patience et leurs contributions scientifiques à la
réalisation de ce travail.

- A mes amis Rafik Boureghda, Tarik Yahiaoui, Adel Rami pour leur
soutien, leur disponibilité.

- Melle Saliha Bouamara pour son travail de secrétariat et son


professionnalisme.

- Dr Fath Ahmed Ouamer, Dr Rahim Idres, et Dr Rachid Timzeouret pour


leur aide.

- Les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes, pour nous avoir fait
confiance, et grâce auxquels le travail a vu le jour.
« L’obésité a longtemps été considérée comme une
question de régime et de volonté individuelle ; elle est
maintenant perçue comme un phénomène de société
contre lequel il est impossible de lutter. Entre ces deux
extrêmes, le libre arbitre et le conditionnement absolu, se
déploie l’éventail des causes possibles et des
circonstances favorisantes, responsables non pas de
l’obésité mais des obésités de l’enfant ».

Dominique Bouglé
SOMMAIRE
TITRES Page

PARTIE THEORIQUE………………………………………………………………………...1
INTRODUCTION…………………………………………………………………….……2
1. Généralité………………..………………………………………………….…….3
2. Problématique……….…………………………………………………………….4
3. Objectif .................................………………….…………………………………5

REVUE DE LA LITTERATURE……………………………………………………......6
1. DEFINITIONS ……………………………………………………………………....7
1.1. Définition de l’obésité ………………………………………….………………….....7
1.2. Seuils définissant surpoids et obésité …….......…………………………..…………7
1.2.1. Référence OMS ……………………………………………………………...7
1.2.2. Référence CDC ………………………………………………..……………..8
1.2.3. Référence française………………………………….………………………..8
1.2.4. Référence IOTF…………………………………………..…………………..8
1.2.5. Références PNNS………………………………………..………………….. 8
1.3. Mesure de la masse grasse par les méthodes anthropométriques…………………..…10
1.3.1. Indices basés sur le poids, la taille et les courbes…………………….………..10
1.3.2. Autres mesures anthropométriques……………………………………...…….11
1.3.3. Autres mesures de la masse grasse et de sa distribution ………..………….….11
1.4. Les indicateurs de croissance liés à l’obésité : Rebond d’adiposité…………………12
1.5. Les différents types d’obésité…………………………………………………….. 13
1.5.1. Obésité commune……………………………………….…………………..13
1.5.2. Les autres types d’obésités ………………………………………………..14
[Link]. Obésités endocriniennes ………………………….…………………14
[Link]. Obésités Syndromiques ………………………………………..……14
[Link]. Dysfonctionnement hypothalamique hypophysaire des centres de la
faim et de satiété…………………………………………………….….14
[Link]. Obésité secondaire a une prise médicamenteuse à long cours……14
2. PREVALENCE DE L’OBESITE …………………………………………………….16
2.1. Dans le monde……………………………………………………………………………...16
2.1.1. Prévalence mondiale……………………………………….…………….….16
2.1.2. En Amérique………………………………………………………………...17
[Link]. Aux Etats Unis…………………………………………………...….17
[Link]. Au Canada …………………………………………………………..17
[Link]. Au Brésil …………………………………………………………....17
[Link]. Au Mexique……………………………………………………………17
2.1.3. En Europe…………………………………………………………………...17
[Link]. En Europe du nord………………………………………………….…17
[Link]. En France…………………………………………………………….…17
[Link]. En Allemagne…………………………………………………………18
[Link]. En Angleterre et Ecosse………………………………….……………18
[Link]. En Italie……………………………………………………………..…18
[Link]. En Suisse………………………………………………………………18
[Link]. En Belgique……………………………………………………………18
[Link]. En Turquie……………………………………………….……………18
2.1.4. En Australie…………………………………………………………...………18
2.1.5. En Asie……………………………………………………………………..…19
[Link]. En Inde………………………………………………………...………19
[Link]. En Chine…………………………………………………….....………19
[Link]. Au Japon………………………………………………………………19
[Link]. Au Koweït………………………………………………………..……19
[Link]. En Arabie Saoudite……………………………………………………19
[Link]. Au Qatar…………………………………………………………….…19
[Link]. Au Liban………………………………………………………………19
2.1.6. En Afrique ……………………………………………………………………20
[Link]. En Afrique du sud …………………………………………………..20
[Link]. En Egypte……………………………………………………….……20
[Link]. En Tunisie……………………………………………………….……20
[Link]. Au Maroc………………………………………………………..……20
2.2. En Algérie……………………………………………………………………………20
3. FACTEURS DE RISQUE ASSOCIES A L’OBESITE INFANTILE …………..…22
3.1. Facteurs génétiques et épigénétiques…………………………………………….…22
3.2. Obésité parentale………………………………………………………………….…22
3.3. Facteurs périnataux…………………………………………………………….……22
3.3.1. Obésité maternelle en début de grossesse………………………….…………22
3.3.2. Excès ou défaut de croissance fœtale ……………………………...…………22
3.3.3. Diabète maternel pendant la grossesse…………………………..……………22
3.3.4. Tabagisme maternel…………………………………………………………...22
3.3.5. Mode d’alimentation précoce…………………………………………………22
3.3.6. Gain pondéral postnatal…………………………………….....………………23
3.4. Le rebond d’adiposité précoce…………………………………………………….…23
3.5. Facteurs socioculturels/Environnementaux favorisants…………………..….………23
3.5.1. Statut socio-économique des parents …………………………………………23
3.5.2. Le niveau d’instruction des parents …………………………………………..23
3.5.3. Le rang de l’enfant dans la fratrie …………………...………………….…..…24
3.5.4. Environnement géographique ………………………………...………….……24
3.5.5. La durée du sommeil………………………………………………………...…24
3.5.6. Le comportement alimentaire familial…………………………………………24
3.5.7. Rôle de la publicité sur la consommation alimentaire .………..………..……..25
3.5.8. Les activités sédentaires………………………..………………………………25
3.5.9. Les activités physiques…………………………………………………………25
3.6. Facteurs psychologiques et psychopathologiques………………………..……….…25
3.6.1. Les événements pouvant occasionner une prise de poids……….……………25
3.6.2. La dépression………………………………………………………………....26
3.6.3. Hyperphagie boulimique (binge-eating)………………………………...……26
3.6.4. Stratégies inappropriées de contrôle du poids…………………………. ……26

4. PHYSIOPATHOLOGIE DE L’OBESITE ……………………………...…...……..…26


4.1. Mécanismes physiopathologiques……………………………………...……………26
4.1.1. Développement Du Tissu adipeux…………………………………………….26
4.1.2. Inflammation précoce du tissu adipeux et obésité……………..……….……..27
4.1.3. Génétique de l’obésité………………………………………………...…....…28
4.2. Mécanismes de régulation du poids …………………………………………………28
4.2.1. Les composantes de la balance énergétique………………………..…...….…29
4.2.2. Action du pondérostate…………………………………………….………….30
4.3. Maintien du poids de référence par le pondérostat……………………………….… 31
4.4. Régulation de la satiété …………………………………………………………...…31

5. COMPLICATIONS………………………………………………………………………...32
5.1. Endocriniennes …………………….……………………………….……………… 33

5.1.1. Métabolisme du glucose……………………………………...……………….33


5.1.2. Syndrome métabolique………………………………………………………..34
5.1.3. Problèmes liés à la croissance et à la puberté…………………………………34
5.1.4. Les anomalies de la fonction thyroïdienne……………………………...…….35
5.2. Risque cardiovasculaire et Hypertension artérielle………...…………...……...……35

5.3. Complications hépatiques…...……………...…………………………………...…..36


[Link]éatose hépatique non alcoolique………………………………..…………36
[Link] / cholélithiase……………………………………………………36
5.4. Complications pulmonaires……………………………………………...……..……37
[Link]………………………………………………………………………37
[Link]ée obstructive du sommeil………………………………………………37
[Link] d'hypoventilation (syndrome de Pickwick)……………...………37
5.5. Complications orthopédiques…………..…………………………….……………..38
5.6. Complications neurologiques : Hypertension intracrânienne idiopathique…..….....38
5.7. Complications dermatologiques………….………………………….…………..….38
[Link] nigricans ……………………………….………….………….38
[Link] lésions cutanées……………………………………………………38
5.8. Problèmes dentaires…………………………………………………………….…….39
5.9. Carences nutritionnelles et obésité…………...………………………………........…39
5.10. Conséquences psychologiques………………………………………………………39
5.10.1. La stigmatisation…………………………………………………………...39
5.10.2. Une baisse de l’estime de soi……………………………...………...…..…40
5.10.3. La dépression……………………………………………………....………40
5.10.4. Troubles anxieux………………………………………………..…………41
5.10.5. Troubles du comportement……………………………………..…………41
5.10.6. Troubles des apprentissages………………………………………………41
5.10.7. Troubles sphinctériens……………………………………………………41
6. PREVENTION ET PRISE EN CHARGE DU SURPOIDS ET DE L’OBESITE DE
L’ENFANT………………………………………..………………………………..……41
6.1. Prise en charge………………………………..………………..….……………...….41

6.1.1. Objectifs thérapeutiques……………………………………………...……….41


6.1.2. Principes de la prise en charge……………………………………...…..……42
[Link]. Réduire les ingestas spontanés…………………………………...…….42
[Link]. Augmenter l’activité physique……………………………………..….43
[Link]. Assurer un soutien psychologique permanent…………………..…….43
6.1.3. Place des médicaments……………………………………………………..…44
6.1.4. Place de la chirurgie bariatrique…………….…………………………….…..44
6.1.5. Chirurgie plastique et obésité de l’enfant……………………………………..45
6.1.6. Place des centres de moyen séjour pour enfants obèses…………..…………..45

6.2. Stratégie de Prévention…………….……..………………………….......……………45


6.2.1. Déterminer le risque de voir se développer une obsité… .……………....…45
6.2.2. Identifier les enfants à risque de développer une obésité….……..……...….45

6.2.3. Action à entreprendre……………….…….……………..…………….…….46

6.2.4. Action dans le temps……..……………….…………………………………46


6.2.5. L’allaitement maternel…………………..………..………………………...…46

7. SUIVI………………………………………………………………………………..……47

7.1. Objectifs du suivi…………………………………………………………………….47

7.2. Organisation du suivi………………………………………………………….……..47

8. EVOLUTION ET PRONOSTIC………………………………………...……………49

8.1. Persistance de l’obésité à l’âge adulte………………………………….……………49

8.2. Morbidité à long terme………………………………………………………………49

8.3. Autres risques à l’âge adulte…………………………………………………………50

8.4. Mortalité à long terme……………………………………………..…………………50


PARTIE PRATIQUE………………………………………….………………...……………51

ENQUETE DE PREVALENCE………………………………….……………….……….. 52
Matériels et méthodes …………..….………………….…………………………...….............53
Résultats …………………………….……………………………………………...…............61
DISCUSSION ET COMMENTAIRES …….……….......….………...………………….…96
CONCLUSION ……………......….……………………………………………...................113
RECOMMANDATIONS…………….…………………………………………..................116
ANNEXES…………………….……...…………………………………...…………………125
BIBLIOGRAPHIE……………….…………………………………………………………156
LISTE DES TABLEAUX

N° TITRES DES TABLEAUX Page


Tableau I : Syndromes avec obésité…………………………………................................ 15

:
Tableau II Répartition proportionnelle de la population cible et source…………………..55

Tableau III
: Moyennes anthropométriques avec écarts type des effectifs des élèves par
âge……………………………………………………………………………....64
:
Tableau IV Rapport tour de taille sur la taille des élèves……………………………………66

:
Tableau V Répartition des enfants en surpoids et obèses selon l’âge et le sexe…………...67

:
Tableau VI Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le sexe…………………....67

:
Tableau VII Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la tranche d’âge………… 68

Tableau VIII
: Répartition des élèves en surpoids et obèses selon les conditions socio-
économiques................................................................................................. 69

: Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le niveau d’instruction du


Tableau IX
père………………………………………………………….…………………..69
:
Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le niveau d’instruction de la
Tableau X
mère………………………………………………….……………………........ 70

:
Tableau XI Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la structure familiale……..70

:
Tableau XII Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le lieu de vie.....................71

: Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le type d’école


Tableau XIII
fréquentée……………………………………………………………………….71

:
Tableau XIV Analyse de l’association entre le statut pondéral des parents et des enfants…...72

:
Analyse de l’association entre le diabète gestationnel de la mère, obésité et
Tableau XV
surpoids de l’enfant……………………………………………………………. 73
:
Analyse de l’association entre le poids de naissance, obésité et surpoids de
Tableau XVI
l’enfant…………………………………………………………….…………… 73
: Analyse de l’association entre l’absence d’allaitement au sein, obésité et
Tableau XVII
surpoids de l’enfant……………………………………….…………………… 74
Analyse de l’association entre la durée de l’allaitement au sein, obésité et
:
Tableau XVIII surpoids de l’enfant………………………………………………...………….. 74

: Analyse de l’association entre la prise du petit déjeuner, obésité et surpoids de


Tableau XIX
l’enfant………………………………………………………...………………. 75

: Analyse de l’association entre la prise de la collation du matin, l’obésité et le


Tableau XX
surpoids de l’enfant……………………………………………………………. 75
:
Analyse de l’association entre la prise du déjeuner, l’obésité et le surpoids de
Tableau XXI
l’enfant……………………………………………...…………………………. 76

: Analyse de l’association entre la prise du diner, obésité et surpoids de


Tableau XXII
l’enfant…………………………………………………………...……..……... 76

: Analyse de l’association entre le fait de ne pas terminer son assiette, obésité et


Tableau XXIII
surpoids de l’enfant………………………………………..…………..………. 77

: Analyse de l’association entre le grignotage, obésité et surpoids de


Tableau XXIV
l’enfant………………………………………….............................................. 77

Tableau XXV
: Analyse de l’association entre la consommation de boissons sucrées, obésité et
surpoids de l’enfant………………………………………....…………………. 78
:
Analyse de l’association entre, obésité et surpoids de l’enfant le fait de manger
Tableau XXVI
devant la télévision……………………………...…………………………….. 78
:
Analyse de l’association entre l’influence de la publicité, obésité et surpoids de
Tableau XXVII
l’enfant…………………………………….………………………………....... 79

: Analyse de l’association entre la pratique d’une activité sportive, obésité et


Tableau XXVIII
surpoids de l’enfant…………………..…………………………………….......79

Tableau XXIX
: Analyse de l’association entre le trajet pour aller à l’école, obésité et surpoids
de l’enfant……………………………………………………………………….80

Tableau XXX
: Analyse de l’association entre la durée du trajet pour aller à l’école, obésité et
surpoids de l’enfant……..………………………………………………………80
:
Analyse de l’association entre le nombre d’heures de sommeil, obésité et
Tableau XXXI
surpoids de l’enfant……………………………………………...…………….. 81

: Répartition des élèves en surpoids, obèses selon la présence d’une télévision


Tableau XXXII
dans la chambre de l’enfant……………………………………………………..81

: Analyse de l’association entre la durée du temps d’écran, obésité et surpoids de


Tableau XXXIII
l’enfant………………………………………………...………………………..82
:
Tableau XXXIV Classement des activités physiques selon le NAP chez l’enfant……………… 83

: Survenue du surpoids et obésité ajustés sur les facteurs de risque de la période


Tableau XXXV
périnatale……………………………………………………...……….………. 86

: Survenue du surpoids et obésité ajustés aux facteurs de risque


Tableau XXXVI
familiaux…………………………………………..…………….…………….. 87
:
Survenue du surpoids et de l’obésité ajustée aux habitudes
Tableau XXXVII
alimentaires…………………………..………………….……………………...88

Tableau XXXVIII
: Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux comportements
alimentaires……………………………………………………………………. 89

:
Tableau XXXIX Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés à l’activité physique…………… 89

: Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux comportements


Tableau XL
sédentaires………………………………………………………………………90

:
Tableau XLI Co morbidités associées au surpoids et à l’obésité de l’enfant…………….......91

:
Tableau XLII Répartition des activités des enfants lorsqu’ ils s’ennuient………………….…92

:
Tableau XLIII L’évolution des facteurs de risque au cours du suivi……………......................95

:
Prévalence de l’obésité et du surpoids infantiles, études nationales et
Tableau XLIV
internationales……………………………………………………….……….. 101

: Surcharge pondérale parentale, obésité et surpoids de l’enfant, études nationales


Tableau XLV
et internationales…………………………………………….…….…………. 103

: La non prise du petit déjeuner, le risque de surpoids et d’obésité, études


Tableau XLVI
nationales et internationales……………………………………...………….. 107

: Le grignotage, le risque de surpoids et d’obésité études nationales et


Tableau XLVII
internationales……………………………….………...………………………108

: Le temps d’écrans, le risque de surpoids et d’obésité, études nationales et


Tableau XLVIII
internationales……………………….……...………………………………... 110

: Heures de sommeil, surpoids et obésité, études nationales et


Tableau XLIX
internationales……………….……………...................................................111
:
Tableau L Recommandation de l’activité physique selon l’âge de l’enfant……………. 122
LISTE DES FIGURES
FIGURES TITRES Page

N° 1 : Rebond d’adiposité ………………………………………………………………...............13

N° 2 : Accroissement de la prévalence de l’obésité dans le monde………………...................... 16

Cartographie mondiale de la prévalence du surpoids chez le garçon dans le monde 2000 -


N°3 :
2006. ……………………………………………………………….…………………........21

Cartographie mondiale de la prévalence du surpoids chez la fille dans le monde 2000 -


N°4 :
2006…………………………………………………………………..................................21

L’infiltration et l’activation macrophagique au sein du tissu adipeux au cours de l’obésité


N°5 :
et ses conséquences……………………...........................................................................27

N°6 : Système de régulation du poids ………………................................................................ 28

N°7 : Contribution des organes et tissus au métabolisme de base.……….……......................... 30

N°8 : Boucle de rétroaction entre le cerveau et les tissus adipeux…….............………….......... 32

N°9 : Atteinte hépatique au cours de l’obésité……………………………………...................... 36

N°10 : Cercle vicieux de la stigmatisation de l’obésité……........................................................ 40

N°11 : Coordination de la prise en charge multidisciplinaire…………….................................... 49

N°12 Cartographie de la wilaya de Tizi-Ouzou…………………………………………………. 57

N°13 : Répartition des élèves scolarisés selon la zone d’habitation. …....................................... 63

N°14 : Répartition des élèves selon le type d’école fréquentée…………………………………... 63

Moyenne
N°15 :
Moyennes anthropométriques des garçons par âge. …………………………………........ 65
N°16 : Moyennes anthropométriques des filles par âge. …………………………………………. 65

N°17 : Prévalence des statuts pondéraux des élèves enquêtés……………………………………. 66

N°18 : Dépenses énergétiques chez les garçons en surpoids. ……………………………………. 84

N°19 : Dépenses énergétiques chez les filles en surpoids. …………………………………......... 84

N°20 : Dépenses énergétiques chez les garçons obèses. …………………………………………. 85

N°21 : Dépenses énergétiques chez les filles obèses. ……………………………………………. 85

N°22 : Représentation du concept de l’obésité sur la santé selon les enfants enquêtés…………. 92

N°23 : Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants de 7 à 11 ans dans le Maghreb……….100

Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants âgés entre 5 à 12 ans dans les pays
N° 24 :
européens……………………………………………………………………………….... 100
LISTE DES ANNEXES
N° TITRES DES ANNEXES Page
Annexe 1 : Fiche d’enquête. …………………………………………………..........................126

Annexe 2 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les filles….. 129

Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les


Annexe 3 :
garçons……………………………………………………………………..……… 130

Courbe d’IMC CDC fille……………………………………………………......... 131


Annexe 4 :

Annexe 5 : Courbe d’IMC CDC garçon…………………………………………………......... 132

Courbe de corpulence de références Françaises, Fille de 0 à 18 ans……………... 133


Annexe 6 :

Courbe de corpulence de références Françaises, Garçon de 0 à 18 ans…………... 134


Annexe 7 :

Courbe de corpulence de référence IOTF des filles de 0 à 18 ans……………....... 135


Annexe 8 :

Courbe de corpulence de référence IOTF des garçons de 0 à 18 ans…….……..... 136


Annexe 9 :

Courbe de corpulence de référence PNNS : française/IOTF des filles de 0 à 18


Annexe 10 :
ans………………………………………………………………………………..... 137

Courbe de corpulence de référence PNNS : française/IOTF des garçons de 0 à 18


Annexe 11 :
ans…………………………………………………………………………..……... 138

Annexe 12 : Recommandations OMS pour les mesures anthropométriques …………....……...139

Annexe 13 : Mesurer la taille des enfants et des adolescents ………..………………………….140

Annexe 14 : Disque du calcul d’IMC. ………………………………………………………….. 141

Annexe 15 : Valeurs du tour de taille selon les références américaines…..……….……........... 142

Annexe 16 : Recommandation sur le nombre d’heure de sommeil ………………………......... 143

Besoins énergétiques moyen de l’enfant…………………………………………...144


Annexe 17 :
Annexe 18 : Courbes de tension artérielle garçons………………………………………………145

Annexe 19 : Courbes de tension artérielle filles ……………………………………………….. 146

Annexe 20 : Echelle d’Epworth : syndrome d’apnée du sommeil…………….………………... 147

Annexe 21 : Pyramide alimentaire…………………………………………………………....... 148

Statut socioéconomique des parents : le score Family Affluence Scale


Annexe 22 :
(FAS)……………………………………………………………………………….149

Demande d’autorisation de mener l’enquête auprès du directeur de


Annexe 23 :
l’éducation……………………………………………………………………........ 150

Une autorisation écrite délivrée par le Directeur de l’Education de la wilaya de Tizi-


Annexe 24 :
Ouzou……………………………………………………......................................151

Annexe 25 : Autorisation parentale…………………………………………………………….. 152

Annexe 26 : Fiche de suivi………………………………………………...........................……153

Valeurs de références pour la définition du surpoids et de l’obésité chez les garçons


Annexe 27 :
de 2 à 18 ans………………………………………………………………..……… 154

Valeurs de références pour la définition du surpoids et de l’obésité chez les filles de


Annexe 28 :
2 à 18 ans……………………………………………………………...…………… 155
GLOSSAIRE

ALSPAC : The Avon Longitudinal Study of Parents And Children.

AMPc : L’Acide adénosine Mono Phosphorique Cyclique.

ANAES : Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé.

ANS : Autonomic Nervous System.

BMI : Body Mass Index.

C 25 : Valeur de référence pour le surpoids dans la référence l’IOTF.

C 30 : Valeur de référence pour l’obésité dans la référence IOTF.

CDC : Center for Disease Control.

DE : Dépense d’Energie.

DEF : Dépense Energétique Factorielle.

DEJ : Dépense Energétique Journalière

DER : Dépense Energétique de Repos.

EFSA : European Food Safety Authority.

ESPGHAN : European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology and


Nutrition.

FAS : Family Affluence Scale.

GWAS : Genome-Wide Association Studies.

HAS : Haute Autorité de Santé.

HbA1c : Hémoglobine glyquée.

HBSC : Health Behavior in School-aged Children.

HOMA : Homeostatsis Model Assesment.

HTA : Hyper Tension Artérielle.

IC : Intervalle de Confiance.

ICAPS : Intervention, auprès des Collégiens, centrée sur l’Activité Physique et


Sportive
IGF1 : Insulinlike Growth Factor 1.

IMC : Indice de Masse Corporelle.

IASO : International Association for Study of Obesity

INVS : Institut National de Veille Sanitaire

IOTF : International Obesity Task Force

LDL : Low Density Lipoprotein.

MB : Métabolisme de Base.

MC4-R : Type 4 Melanocortin Receptors.

NAFLD : Non Alcoholic Fatty Liver Disease.

NAP : Niveau d’Activité Physique.

NASH : Non Alcoholic Steato Hepatitis.

NHANES : National Health and Nutrition Examination Survey.

NPY : Neuro Peptide Y.

NTS : Nucleus of the Tractus Solitrius

OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

OR : Odds- Ratio.

OSAS : Obstructive Sleep Apnea Syndrome.

P : Poids.

P 85 : 85ème Percentile des courbes d’IMC correspondant à la valeur de référence


du surpoids selon CDC.

P 90 : 90ème Percentile correspondant à la valeur de référence pour le surpoids


selon la référence française.

P 95 : 95ème Percentile correspondant à la valeur de référence pour l’obésité selon


CDC.

P97 : 97ème Percentile correspondant à la valeur de référence pour l’obésité selon


la référence française.

PA : Périmètre Abdominal.

PAD : Pression Artérielle Diastolique.


PAS : Pression Artérielle Systolique.

PNNS : Programme National Nutrition Santé.

POMC : Pro-Opio Mélano Cortin.

RCIU : Retard de Croissance Intra Utérin.

RMN : Résonance Magnétique Nucléaire.

SAP : Société Algérienne de Pédiatrie.

SOH : Syndrome Obésité Hypoventilation.

SOPK : Syndrome des Ovaires Poly Kystiques.

T : Taille.

T3 : Tri iodothyronine.

TDAH : Trouble de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité.

TSH : Thyréostimuline Hormone.

TT : Tour de Taille.

TT/T : Rapport Tour de Taille sur la Taille.

UCP : Uncoupling Protein.

WHO : World Health Organization.


PARTIE
THEORIQUE
INTRODUCTION
PREVALENCE DE L’OBESIE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU INTRODUCTION

1. GENERALITES

L’amélioration du niveau de vie, conséquence de l’industrialisation, de l’urbanisation, du


développement économique et de la mondialisation du marché au cours de ces dernières décennies,
a modifié notre mode de vie alimentaire. Cette évolution a causé des changements profonds tels
que des habitudes alimentaires inappropriées tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Nous constatons ,en outre, une sédentarisation croissante et une augmentation des maladies non
infectieuses comme le diabète type 2 , les maladies cardiovasculaires chez l’adulte, et l’obésité
particulièrement chez l’enfant (1).

Actuellement, l’obésité infantile est un problème de santé publique qui se voit de plus en plus au
sein de notre société. Cette augmentation alarmante de la prévalence de l’obésité infantile
représente un réel danger sanitaire, d’autant plus que le nombre d’enfants concernés croit
rapidement chaque année (2).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère l’obésité comme une maladie chronique
multifactorielle depuis 1997 mais aussi comme l’une des principales épidémies mondiales non
infectieuses du XX éme et du XXI éme siècle, du fait de sa dimension épidémique et de son
retentissement somatique, psychologique et socioéconomique (2).

L’obésité chez l’enfant se définit par un excès d’adiposité ou encore un excès de masse grasse
dans des proportions qui peuvent avoir une influence néfaste sur l’état de santé de l’individu. Elle
correspond à un déséquilibre entre consommation et dépense d’énergie (3).

Les causes de l’obésité retenues actuellement sont de deux ordres : prédisposition génétique et
déséquilibre de la balance énergétique (4).

Les conséquences médicales et psychosociales à moyen et à long terme de l’obésité infantile sont
importantes et graves.

Plusieurs études ont démontré l’impact relatif du poids corporel sur le risque de maladies
cardiovasculaires, du syndrome métabolique et de certains types de cancer. Plus de la moitié des
enfants obèses à l’âge de 6 ans le restent à l’âge adulte, d’où l’intérêt d’établir des stratégies de
dépistage et de prévention dès cet âge-là.

Des études épidémiologiques ont établi une surmortalité d’origine cardiovasculaire chez l’adulte
de 50 à 80 % associée à ce type d’obésité précoce (5).

Les coûts de santé directs et indirects liés à l’obésité sont loin d’être négligeables : en France elles
représentaient en 1991–1992 de 0,7 à 1,5% des dépenses totales de santé (6).

3
PREVALENCE DE L’OBESIE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU INTRODUCTION

2. PROBLEMATIQUE

L’obésité infantile est en constante croissance dans le monde. Depuis plusieurs décennies, sa
prévalence augmente rapidement dans de nombreux pays. Considérée comme une maladie depuis
1990, l’OMS alerte les pays sur la gravité de cette épidémie et des complications qu’elle engendre.

Longtemps méconnue, elle est actuellement considérée comme un réel problème de santé publique
et son incidence importante, en fait un réel danger sanitaire, pourvoyeuse de complications à court,
à moyen et à long terme.

Avant l’âge de 6 ans, l’estimation de la prévalence de surpoids ou d’obésité semble moins


pertinente et le plus souvent transitoire. Après l’âge de 6 ans, l’obésité a une meilleure valeur
prédictive de persistance à l’âge adulte avec par conséquent des complications plus précoces et
plus importantes (7). La tranche d’âge 5 – 11 ans pourrait être une période favorable pour des
stratégies de prévention, et mérite un intérêt particulier.

Plusieurs facteurs de risque ont déjà été identifiés dans les pays développés, mais peu de données
existent dans notre pays sur l’obésité de l’enfant entre 05 - 11 ans.

Ainsi, il nous a semblé opportun d’étudier ce phénomène de société dans notre région, ainsi que
les facteurs afférents.

4
PREVALENCE DE L’OBESIE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU INTRODUCTION

3. OBJECTIFS

Pour cette étude, les objectifs fixés sont :

Objectif principal

• Estimer la prévalence de l’obésité chez les enfants, au niveau des écoles primaires de la
wilaya de Tizi-Ouzou.

Objectifs secondaires

• Estimer la prévalence du surpoids chez l’enfant au niveau des écoles primaires de Tizi-
Ouzou.

• Etudier les caractéristiques socio-épidémiologiques du surpoids et de l’obésité chez


l’enfant.

• Identifier les facteurs de risque d’obésité et du surpoids au sein de la population étudiée.

• Rechercher les comorbidités associées.

5
REVUE DE LA
LITTERATURE
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

1 DEFINITIONS
1.1 Définition de l’obésité

L’Organisation Mondiale de la Santé définit l’obésité comme étant un excès de masse grasse qui
peut nuire à la santé (1).

Elle est dite commune si elle est primaire, aucune étiologie identifiée à ce jour n’est responsable
de cette situation. Elle est due à l’interaction d’une susceptibilité génétique avec un environnement
à risque. Le profil de l’enfant présentant une obésité commune associe (8) :
- Une dynamique satisfaisante de la courbe staturale ;
- Une capacité intellectuelle attendue pour l’âge ;
- Sans dysmorphie ;
- Examen clinique et neurologique normal ;
- Sans prise médicamenteuse chronique.

1.2 Seuils définissant le surpoids et l’obésité

Chez l’enfant, contrairement à l’adulte, il est impossible de se référer à une seule valeur seuil
d’IMC en raison des variations physiologiques de l'adiposité au cours de la croissance.

Actuellement, l’obésité de l’enfant est définie en termes de distribution statistique dans une
population : les percentiles (2). Le comité d’experts de l’OMS recommande l'utilisation des courbes
d'IMC en fonction de l'âge et du sexe chez l’enfant (2), cependant ces courbes présentent certaines
limites, notamment dans l’évaluation précise de la masse grasse (9).

L’obésité étant un excès de poids par rapport à la taille et la mesure universellement utilisée en
pratique est celle de l’index pondéral ou Indice de Masse Corporelle « IMC » ou Body Mass
Index « BMI » ou encore Indice de Quételet, développé en 1869 (10, 11).
L’IMC est égal au rapport : poids (kg)/taille en mètre au carré (m2).

Les courbes de corpulence tracées en fonction de l’âge tiennent donc compte simultanément des
quatre données : poids, taille, âge et sexe, donnant ainsi une évaluation plus précise du statut
pondéral de l’enfant.

Elles permettent de suivre l’évolution de l’adiposité au cours de la croissance de manière


dynamique (9, 12).
Différentes courbes de corpulence sont disponibles :
- Les courbes de corpulence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (1, 2, 13);
- Références du Control Disease Center (CDC) (14) ;
- Les courbes de corpulence françaises : MF Rolland-Cachera et al. (15) ;
- Les seuils de l’International Obesity Task Force (IOTF) (16, 17) ;
- Les courbes du Programme national nutrition santé (PNNS) français, ces dernières
superposent les références françaises et les références de l’IOTF (18, 19).

1.2.1 Références OMS

L’OMS a également publié de nouveaux standards en 2006 (enfants de 0 à 5 ans) et en 2007


(enfants de 5 à 19 ans) qui sont encore peu utilisés (annexe 2 et 3) (1, 2, 13, 20, 21). Ce sont les
références qui figurent dans le carnet de santé algérien.

7
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

1.2.2 Références du CDC (Control Disease Center 2000)

Dans cette référence, les valeurs sont issues d’enquêtes de surveillance conduites par le National
Council of Health Survey (NCHS). Les enquêtes ont été réalisées entre 1963 - 1965 et 1976 -
1980. Là aussi les valeurs de références sont le 85eme percentile pour les enfants à risque de
surpoids et le 95ème percentile pour l’obésité (Annexe 4 et 5) (14).

1.2.3 Références françaises : MF Rolland-Cachera et al, 1991

Les courbes de corpulence de référence françaises ont été établies en 1982 à partir de la même
population que celle qui a servi à établir les courbes de poids et de taille selon l’âge (Annexe 6 et
7 ) (22). Elles ont été révisées en 1991 et en 2002 (15).

Ces courbes sont établies en centiles, qui permettent de définir les intervalles :

 Le surpoids correspond à un IMC compris entre les courbes du 90ème et 97ème percentile.
P90 < IMC < P97 soit + 1,28 ≤ Z score < 1,9.

 L’obésité correspond à un IMC supérieur ou égal au 97ème percentile.


IMC ≥ P97 soit un Z score ≥ 1,9.

 Il existe deux niveaux d’obésité : degré 1 à partir du C25 jusqu’au C30 de l’IOTF
(surpoids selon IOTF) et degré 2 (obésité selon IOTF) au-delà du C30.

 La surcharge pondérale correspond à un IMC ≥ au 90ème percentile.

La surcharge pondérale représente le surpoids associé à l’obésité à la fois (15).


.
1.2.4 Références internationales (2000)

L’International Obesity Task Force (IOTF) a élaboré en 2000 une définition du surpoids et de
l’obésité chez l’enfant, en utilisant des courbes d’IMC établies à partir de données recueillies dans
six pays disposant de larges échantillons représentatifs : du Brésil, d'Amérique, du Royaume-Uni,
de Hong Kong, de Singapour et les Pays-Bas (Annexe 8 et 9) (16, 17).

Disponibles de l’âge de 2 ans à 18 ans, les seuils de surpoids et de l’obésité sont constitués par les
courbes de centiles atteignant respectivement les valeurs 25 et 30 kg/m2 à 18 ans (valeurs
respectives du surpoids et de l’obésité à l’âge adulte).

Selon la définition de l’IOTF, le surpoids inclut toutes les valeurs au-dessus du seuil 25, donc aussi
l’obésité.

L’obésité se définit par les valeurs d’IMC supérieures au seuil 30.

La zone située entre les seuils IOTF-25 et IOTF-30 correspond à la zone de surpoids (obésité
exclue) (16, 17).

1.2.5 Courbes de corpulence du PNNS 2010

En 2003, dans le cadre du PNNS, des courbes de corpulence adaptées à la pratique clinique ont été
diffusées par le ministère de la Santé française (Annexe 10 et 11).

8
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Ces courbes intégraient les deux méthodes citées précédemment : les courbes françaises,
complétées par le seuil IOTF-30 (19).

Elles ont été réactualisées en 2010, suite aux recommandations d’un groupe de Travail (Groupe
de travail réuni par l’Association pour la prise en charge et la prévention de l’obésité en pédiatrie
(APOP) et le comité de nutrition de la Société française de pédiatrie (SFP) (21) .

Ainsi, les termes « d’obésité de degré 1 et 2 » ont été remplacés par le terme de « Surpoids » qui
est internationalement utilisé.

Le seuil de définition de l'obésité débute à partir de l'IOTF-30 (18, 19, 22).

Les termes et seuils utilisés pour définir le surpoids et l'obésité selon les références françaises
et selon l’IOTF et les courbes de corpulence du PNNS (19, 21) sont les suivantes :

 Selon L’OMS IMC > 1 écart-type au-dessus de la médiane : Surpoids.

IMC > 2 écarts-types au-dessus de la médiane : Obésité.

 Selon les références françaises : MF Rolland-Cachera et al

IMC < 3e percentile : Insuffisance pondérale.


3e ≤ IMC < 90e percentile : Corpulence normale.
P90 < IMC < P97 percentile : Surpoids.
≥ 97e percentile : Obésité.

 Selon l’International Obesity Task Force (IOTF)

IMC ≥ seuil IOTF-25 : Surpoids (obésité incluse).


seuil IOTF-25 < IMC < seuil IOTF-30 : Surpoids (obésité exclue).
IMC ≥ seuil IOTF-30 : Obésité.

 Termes et seuils recommandés en pratique clinique pour définir le surpoids et


l'obésité selon les références des courbes de corpulence du PNNS 2010 adaptées à la
pratique clinique

IMC < 3e percentile : Insuffisance pondérale


3e ≤ IMC < 97e percentile : Corpulence normale
IMC ≥ 97e percentile : Surpoids (incluant l’obésité)
IMC ≥ seuil IOTF-30 : Obésité

9
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

1.3. Mesure de la masse grasse

1.3.1. Indice basé sur le poids, la taille et les courbes

Selon l’OMS, il est nécessaire (Annexe 14) :

[Link]. Peser l’enfant

L’utilisation d’une balance électronique est recommandée après l’avoir calibrée. L’enfant doit être
pesé en dehors des repas. Son habillement doit être léger et sans les chaussures (Annexe 12) (21, 23).

[Link]. Mesurer l’enfant

A partir de l’âge de 2 ans, la taille est prise debout avec deux personnes :

La première personne maintient les genoux droits et les talons joints collés à la paroi verticale
de la toise, L’arrière de sa tête, les omoplates, les fesses, ses mollets et les talons doivent tous
toucher la planche verticale.

Positionnez la tête de l’enfant de sorte qu’une ligne horizontale allant du canal auditif au bord
inférieur de l’orbite de l’œil soit parallèle à la base de la toise.

Pour maintenir la tête de l’enfant dans la bonne position, placez le triangle formé par votre pouce
et votre index sur le menton de l’enfant.

Tandis que l’autre personne soutient la tête au niveau du menton et fait coulisser l’équerre
horizontale sur le vertex. Les deux personnes doivent s’assurer que l’enfant est bien droit, les
membres supérieurs en extension le long du corps, et que les talons, les fesses, les deux omoplates
et la nuque soient collés contre la paroi verticale de la toise (Annexe 12,13) (21).

[Link]. Calculer l’IMC

L’estimation de la masse grasse est le plus souvent fondée sur l’indice de masse corporelle (IMC).
On peut le calculer à l’aide d’un disque (Annexe14), d’une calculatrice ou d’un logiciel (10, 21, 24, 25).

IMC = Poids (kg) / Taille2 (m2)

La valeur de l’IMC est rapportée sur la courbe de corpulence de référence pour l’âge et le sexe.

Les seuils de surpoids et d’obésité recommandés en pratique clinique sont ceux définis dans les
courbes de corpulence du PNNS (Annexe 10 et 11) (21) :

- Surpoids (incluant l’obésité) : IMC ≥ 97e percentile ou seuil >IOTF-25 ;

- Obésité : IMC ≥ seuil IOTF-30.

10
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

1.3.2. Autres mesures anthropométriques

[Link]. Périmètre abdominal (ou tour de taille)

La mesure du périmètre abdominal permet d’estimer le niveau d’adiposité abdominale, qui est un
reflet du risque cardio-vasculaire et métabolique. Le tour de taille est mesuré sur un enfant debout
en expiration (fin d’expiration), à mi-distance entre la dernière côte et la crête iliaque (Annexe 12,
14 et 15) (21, 26).
[Link]. Rapport tour de taille/taille

Chez l’enfant, une façon simple d’évaluer le risque associé à l’adiposité abdominale est le calcul
du rapport tour de taille/taille (TT/T) qui, s’il est supérieur à 0,5, témoigne d’un excès de graisse
abdominale (21, 26, 27).

Le rapport TT/T est plus simple à interpréter en pratique que le tour de taille, puisqu’il permet de
se passer des tables de références.

1.3.3. Autres mesures de la masse grasse et de sa distribution

Plusieurs techniques sont disponibles.

Les limites de toutes ses méthodes résident dans : la validité, la précision, et la sensibilité.

Les techniques de référence sont d’emploi et interprétation difficiles ; il s’agit de la pesée


hydrostatique et d’une méthode analogue mais utilisant la compression de l’air.

[Link]. Techniques d’imagerie

- Scanner abdominal

Cette technique est utilisée pour mesurer la graisse viscérale à hauteur de L4-L5. L’exposition aux
radiations X est faible mais non nulle. Cette méthode est précise (21, 24).

- Imagerie par résonance magnétique

Le sujet est placé dans un fort champ magnétique. La reproductibilité de cette méthode pour la
graisse abdominale est de 5 -7 %. Cette méthode est relativement longue, en atmosphère fraîche
et donc peu utilisable chez les jeunes enfants.

- Ultrasonographie

Le principe de la technique est l’envoi d’un faisceau d’ultrasons qui sont réfléchis aux différentes
interfaces. La technique a été jugée simple d’utilisation, sensible et très acceptable par les enfants.
Son développement serait souhaitable (21).

- Absorptiométrie biphotonique

Le principe de cette méthode est la mesure de l’absorption différentielle de photons X, (dual X


rays absorptiometry : DEXA) émis à deux niveaux d’énergie différents et qui fournissent un
modèle à trois compartiments de la composition corporelle (28) .

11
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

L’inconvénient est l’absence de différenciation entre le tissu adipeux abdominal viscéral et sous
cutané (28).
[Link]. Impédancemétrie

Cette méthode repose sur l’application à l’organisme d’un courant de faible intensité. La résistance
ou impédance du corps est mesurée. La masse grasse et la masse maigre ont des conductivités
différentes. Les facteurs limitant l’application sont le degré d’hydratation et la géométrie du corps.

Cette technique est donc recommandée par les équipes averties pour l’étude de groupes et non le
suivi de patients individuels (21).

1.4. Les indicateurs de croissance liés à l’obésité.

Le rebond d’adiposité

Il est possible de prédire l’apparition d’une obésité infantile ou sa persistance à l’âge adulte grâce
à l’appréciation du rebond d’adiposité précoce.

Au cours de la première année de vie, l’IMC augmente puis diminue jusqu’à l’âge de 6 ans, puis
augmente à nouveau, cette remontée de la courbe est appelée ″rebond d’adiposité" et a été
décrit pour la première fois par MF Rolland-Cachera en1984 (Figure 1) (22).

La précocité de l’apparition du rebond d’adiposité, c'est-à-dire avant l’âge de 06 ans, déterminé


à partir des courbes d’IMC selon l’âge et le sexe, est un facteur de risque de l’obésité (29).

Plusieurs études confirment cela, notamment :

- L’étude de MF Rolland-Cachera en 1987 ( 3 0 ) réalisée en consultation d’obésité, avait


montré que 97 % des enfant en surcharge pondérale avaient eu un rebond d’adiposité avant
l’âge de 6 ans, et parmi les obèses 55 % avaient eu un rebond avant l’âge de 3 ans.

- L’étude de Girardet et col en 1993 (3 1 ) avait retrouvé un rebond d’adiposité précoce


avant l ’ â g é d e 0 6 ans chez tous les enfants obèses.

- A l’hôpital Necker (29) , l’âge moyen du rebond d’adiposité était de 3 ans chez des enfants
obèses, au lieu de 6 ans chez des enfants de corpulence normale.

Un rebond d’adiposité précoce est u n facteur prédictif d u d é v e l o p p e m e n t d ’ u n e


obésité et de sa persistance (Figure 1) (32).

12
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Figure 1 : Rebond d’adiposité (30).

1.5. Les différents types d’obésité

1.5.1. L’obésité commune

C’est la plus fréquente des obésités, elle représente près de 95% des causes d’obésités de l’enfant,
son diagnostic sera retenu après élimination des autres causes qui sont associées soit à des troubles
de la croissance staturale, à des troubles intellectuelles, à une dysmorphie, à des troubles
neurologiques ou à une prise médicamenteuse au long court (33).

L’obésité commune est une maladie multifactorielle de nature polygénique, des gènes de
prédisposition interfèrent avec les effets délétères de l’environnement obésogène (34).

13
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

1.5.2. Les autres types d’obésités

[Link]. Obésités endocriniennes

En premier lieu, l’étude de la courbe de croissance permet d’évoquer une cause endocrinienne ou
syndromique devant un ralentissement ou l’absence d’accélération de la croissance staturale
contemporaine en général de l’installation de l’obésité.

Les principales causes endocriniennes sont l’hypercorticisme, l’hypothyroïdie et le déficit en


hormone de croissance (8, 24).

- L’existence d’une HTA, de vergetures pourpres et d’une érythrose faciale évoque un


hypercorticisme confirmé par l’élévation du cortisol libre urinaire et sa non freination par
la dexaméthasone. Il peut s’agir d’un adénome corticotrope ou d’une tumeur surrénalienne.

- L’existence d’une peau sèche, constipation, d’une chute des cheveux et/ou d’un goitre
évoque une hypothyroïdie confirmée par le dosage des hormones thyroïdiennes L T4, et la
TSH.

- L’existence d’une obésité abdominale et d’une courbe pondérale régulière parallèlement


à un ralentissement de la vitesse de croissance staturale évoque un déficit en GH qui justifie
la réalisation de tests de stimulation de GH, et un dosage d’IGF-1.

[Link]. Obésités syndromiques

Une obésité très précoce, en particulier avec ascension continue de la courbe d’IMC depuis la
naissance, doit évoquer et faire rechercher une obésité génétique (monogénique ou syndromique).

La présence des signes ci-dessous associant une obésité doit faire évoquer une obésité
syndromique (Tableau I) (10, 15) :
- Signes néonataux, d’hypotonie néonatale recherchée par l’interrogatoire ;
- Retard psychomoteur ;
- Retard mental ;
- Troubles sensoriels (vision, audition) ;
- Syndrome dysmorphique ;
- Retard statural.

[Link]. Dysfonctionnement hypothalamique hypophysaire des centres


de la faim et de la satiété (10, 15).

 Au décours d’une intervention neurochirurgicale.


 Tumeur hypothalamique ou juxta thalamique.

[Link]. Obésité secondaire à une prise médicamenteuse au long cours

La liste est non exhaustive.


Les médicaments qui sont connus et qui favorisent la prise de poids sont (34 bis) :
- Des médicaments antiépileptiques tels que le Valproate de sodium, la Carbamézapine, la
Gabapentine ;
- Les hormones, en particulier, les corticostéroïdes, l'insuline.

14
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Tableau I : Syndromes avec obésité (10, 15, 24).

Génes ou
Syndrome Anomalies associées Transmission localisation
chromosomique
- Hypotonie musculaire
- Retard psychomoteur
- Autosomique dominante
- Troubles des
Prader-Willi (PWS) - Empreinte génomique 15q11 - q13
apprentissages
- Sporadique
- Petite taille
- Hypogonadisme
- Retard mental modéré
14 loci
- Rétinite pigmentaire - Autosomique récessive
Bardet-Biedl (BBS) Notion de
- Polydactylie
triallélisme
- Hypogonadisme
Ostéodystrophie
- Faciès rond Gène GNAS1
d’Albright (AOD) - Autosomique dominante
- Brachymétacarpie et/ou 20q13
ou - Empreinte génomique
métatarsie Certaines formes
pseudohypoparathyroïdie
- Retard psychomoteur chromosome 2
(PHPT) type IA
- Hypotonie musculaire
- Retard mental
8q22 - q23
- Grandes incisives
Cohen - Autosomique récessive COH 1 (Finlande
médianes
effet fondateur)
- Doigts fins
- Leucopénie
- Rétinite pigmentaire
- Autosomique récessive 2p14 - p13
Alström - Surdité
ALMS 1
- Diabète sucré
Biologie
- Retard mental
moléculaire à la
X fragile - Grande taille - Liée à l’X
recherche d ‘X
- Macrogénitosomie
fragile
- Retard mental sévère
- Hypotonie
Borjeson-Forssman- Xq26 - q27
- Microcéphalie - Récessive liée à l’X
Lehmann PHF-6
- Dysmorphie faciale
- Hypogénitalisme
- Petite taille
- Retard psycho-moteur
- Autosomique dominant
Disomie uniparentale du modéré
- Sporadique Chromosome 14
chromosome 14 - Anomalies génitales et
- empreinte génomique
faciales
- Hypotonie
- Tumeur de Wilms
- Aniridie
11p13
WAGRO - Anomalies génitales - Autosomique dominante
Microdélétion
- Retard mental et
obésité
- Macrocéphalie
- Macrosomie
MOMO - Sporadique Non déterminé
- Colobome rétinien
- Incurvation fémorale

15
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

2. LA PREVALENCE DE L’OBESITE
Longtemps considérée comme « une maladie des riches », l’obésité touche aussi les pays en voie
de développement où coexiste la malnutrition.

2.1. Dans le monde

2.1.1. La prévalence mondiale

En 2004 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait qu’environ 22 millions d’enfants


de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses ( 2 8 ) , parmi eux 17 millions vivent dans les
pays en voie de développement (35).

En 2010 l’OMS dans une étude sur la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez l’enfant, à
partir d’une analyse de 450 enquêtes transversales nationales de 144 pays, estimait : que 92
millions d’enfants étant à risque de surpoids selon les standards de l’OMS. 43 millions d’enfants
sont en surpoids ou obèses.

La prévalence du surpoids (obésité incluse) est passée de 4,2 % en 1990 à 6,7 % en 2010 ; et
devrait atteindre 9,1 % soit 60 millions d’enfants en 2020, les références utilisées sont celles de
l’OMS 2007 (21, 36, 37).

Pour l’International Obesity Task Force (IOTF) au moins 10% des enfants d’âge scolaire âgés
entre 5 et 17 ans sont en surpoids ou obèses, représentant un total de 155 millions d’enfants.
Environ 30 à 45 millions d’entre eux sont considérés comme obèses (38).

Une étude de Janssen et al effectuée en 2005 dans 34 pays, chez des enfants scolarisés âgés de
10 à 16 ans, avait retrouvé une prévalence très élevée dans 2 pays : Malte 25,9 % de surpoids et
7,9 % d’obèses et les USA avec 25,1 % de surpoids et 6.8 % d’obèses, alors que le pays où la
prévalence était la plus faible est la Lituanie avec 5.1% de surpoids et 0,4% d’obèses (39).

La prévalence du surpoids est en croissance constante dans le monde comme le montre ces deux
graphes de l’International Association for Study of Obesity (38) qui illustre l’évolution de la
prévalence de l’obésité entre les années 1970 et 2000 (40) (Figures 2, 3, 4).

Figure 2: Accroissement de la prévalence de l’obésité dans le monde (40) .

16
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

2.1.2. En Amérique

[Link] Aux États-Unis

Entre 1963 – 1965 et 1988 – 1991, la prévalence de l’obésité a augmenté chez les enfants entre
de 6 à 17 ans. Ces augmentations ont été particulièrement remarquées parmi les garçons âgés de 6
à 11 ans (de 2,0 à 13,4 %), les filles âgées de 6 à 11 ans (de 5,3 à 16,2 %) et les garçons âgés de
12 à 17 ans (de 3,7 à 9,4 %) (36, 41).

Une étude géographique comparative des 51 états américains effectuée sur 69000 enfants âgés de
5 à 17 ans en 2003 ; a permis de retrouver une prévalence de 36,4 % (39,8 % des garçons et 32 %
de filles) soit 17 millions d'enfants américains en surpoids (42).

2 .1.2.2 Au Canada

Dans une enquête publiée en 2004, il y aurait au Canada chez les 12 – 17 ans, 27 % de garçons
en surpoids et 25 % de filles selon les références de l’IOTF. Chez les 2 – 5 ans il n’y a pas eu
d’accroissement du surpoids, alors que la prévalence a pratiquement doublé chez les 6 – 11 ans
et les 12 - 17 ans (43).

[Link] Au Brésil

Dans une étude effectuée en 2005 sur un échantillon de 2936 enfants âgés de 7 à 10, la prévalence
de surpoids était de 26,2% (obésité incluse) selon les références Must, 22,1% selon IOTF,
avec 10,6% d'obèses selon Must et 5,5 selon IOTF(44).

[Link] Au Mexique

La prévalence du surpoids était de 27,1% parmi les enfants de 6 à 13ans (45).

2.1.3. En Europe

[Link] En Europe du Nord

La prévalence du surpoids était de 10 - 20 % tandis qu’en Europe du Sud, elle était de 20 - 35 %


(5, 37, 46).

[Link] En France

La proportion d’enfants entre 5 et 12 ans se situant au-dessus du 97e percentile des références
françaises a progressé, passant de 6 % à la fin des années 70, à 10 % au début des années 90 à 13
% en 1996 et à 14,5 % en 2006 - 2007 (21, 37, 47).

Enquête ObEpi 2000, réalisée avec l’INSERM chez les 2 - 17 ans avait retrouvé une
préval ence de surpoids de 13,3% (48).

Enquête CNAM 2000 : M.F Rolland-Cachera ; de l’Institut National de Veille Sanitaire sur
un échantillon national d’enfants âgés de 7 - 9 ans a permis de retrouver une prévalence de
surpoids de 18,1% avec 3,8% d’obèses (49).

17
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

[Link] En Allemagne

Une étude menée en 2002 par Wabitsh (50) avait retrouvé une prévalence de l’obésité selon les
références allemandes, de 7% dans la tranche d’âge 5 - 6 ans, et de 8% dans celle des 13 - 15 ans.

L’étude de Von Kriès (51) retrouvait une prévalence de 15,1% d’enfants en excès pondéral en
1997, contre 10,3% en 1982.

[Link] En Angleterre et Ecosse

La prévalence de la surcharge pondérale (obésité incluse) parmi les enfants âgés de 7 à 11


ans en 1998, comparée à celles de 1974, 1984 et 1994 est passée de 13 à 20 % selon les
références de l’IOTF (52).

D’après l’étude Saxena il y aurait actuellement en Angleterre selon les définitions de l’IOTF,
entre 20 à 23 % d’enfants en surcharge pondérale dont 5 à 6 % présentant une obésité (53).

[Link] En Italie

Une étude menée par Celi en 2003 (54) chez des adolescents et enfants originaires de 3 provinces
du centre de l’Italie. La prévalence était pour les garçons et les filles respectivement pour le
surpoids de 20,7 % et 18,6 % et pour l’obésité 6,3 % et 6,1 %. Ainsi selon cette étude, il y aurait
19,6 % d’enfants en surpoids et 6,2 % d’obèses, soit pour les deux sexes, environ 26 %
d’enfants italiens ont une surcharge pondérale selon les références internationales (IOTF).

Entre janvier 2000 et avril 2008, 41 études effectuées chez des enfants âgés de 6 à 11 ans (55),
ont permis de retrouver des prévalences de surpoids comprises entre 14,7 % et 31,3 % et pour
l’obésité 4,3 % et 27,3 %. Les variations sont différentes d’une région à l’autre (55).

[Link] En Suisse

L’étude nationale de Zimmerman en 1999 chez 595 enfants âgés de 6 à 12 ans, avait retrouvé
une surcharge pondérale (obésité incluse) définie selon un IMC≥ 85ème percentile des courbes
de référence (Must et all) chez 23,1 % des garçons dont 9,2 % d’obèses et 24,7 % chez les filles
dont 10,6 % d’obèses (56).

[Link] En Belgique

L’enquête de l'observatoire de la santé du Hainaut (57) avait montré une préval ence du
surpoids chez l’enfant de 26 % dont 8 % d'obèses (57).

[Link] En Turquie

En 2009, une enquête effectuée auprès de 924 enfants et 424 adolescents a permis de retrouver
une prévalence de surpoids (obésité incluse) de 15,9 % dont 3,7 % d’obèses (40).

2.1.4. En Australie

L’étude publiée en 2002 par Goodman chez 268 enfants de 7 à 11ans avait retrouvé 27,3 %
enfants en excès pondéral dont 8,5 % obèses (58).

18
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

2.1.5. En Asie

La prévalence globale de l’obésité en Asie était de 4,9 % en 2010 (21).

[Link]. En Inde

Dans l’étude Subraman publiée en 2003, l’IMC des filles âgées de 10 à 15 ans scolarisées dans
des écoles publiques a été calculé pour les années 1981 et 1998. En 1981 la prévalence du
surpoids était de 9,6 % contre 9 ,7 % en 1998. Pour l’obésité, on trouvait respectivement 5,8 %
et 6,2 % selon les courbes indiennes (surpoids : IMC > P 85 et obésité : IMC > P95 (59).

[Link]. En Chine

L’étude de Li Hui menée en 2003 chez des enfants âgés de 7 à 12 ans, suivis dans les écoles de la
province de Guangdong et selon les références de l’IOTF, avait retrouvé une prévalence de
surpoids (obésité incluse) de 15,3% (60) .

[Link]. Au Japon

Une étude d e Matsushita effectuée en 2004, sur des données recueillies chez des enfants â g é s
de 6 à 14 ans (29052 garçons et 27552 filles) entre 1976 et 2000, l’IMC a été analysé par sexe et
groupe d’âge, les résultats étaient les suivants (61) :
- L’IMC a augmenté de plus 0,32kg/m2 tous les 10ans chez les garçons et 0,24 kg/m2
chez les filles surtout dans les petites villes.

- La prévalence de l’obésité atteint 11,1 % chez les garçons et 10,2 % chez les filles.

[Link]. Au Koweït

L’OMS a dirigé une étude en 1996 à partir d’enfants d’âge préscolaire (645 garçons et 635filles)
à travers le Koweït; la prévalence de l’obésité était de 16,1 % chez les garçons et de 18,4 %
pour les filles selon les références CDC et NCHS (62).

[Link]. En Arabie Saoudite

En 2002, la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez les 5 – 17 ans était de 16,7 % chez les
garçons et de 19,4 % chez les filles selon IOTF (40) .

[Link]. Au Qatar

Selon l’IASO ( 4 0 ) , en 2003 la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez les adolescents
âgés entre 12 et 17 ans était de 36,5 % chez les filles et de 26,3 % chez les garçons (IOTF).

[Link]. Au Liban

La prévalence de la surcharge pondérale chez les enfants âgés entre 5 et 17 ans au Liban
était de 23,4% chez les garçons et 19,7% chez les filles (40).

19
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

2.1.6. En Afrique

la prévalence globale du surpoids et de l’obésité de l’enfant était estimée en 2010 était de 8,5 %
(IC95 % : 7,4 % - 9,5 %) et devrait atteindre 12,7 % ( IC95 % : 10,6 % - 14,8 % ) en 2020 (21, 63).

[Link]. En Afrique du sud

Entre 2001 et 2004 chez les enfants âgés de 6 à 13 ans, 17,9 % des filles étaient en surpoids dont
4,9 % d’obèses et 14 % des garçons étaient en surpoids dont 4,2% d’obèses (40).

[Link]. En Egypte

En 2002 une étude du centre national de nutrition a montré que 3 % des filles et 1,7 % des garçons
de 02 à 06 ans étaient obèses. 6,5 % chez les garçons de 06 -11 ans et 10 % chez les adolescents
garçons (63, 64).

[Link]. En Tunisie

Dans une étude tunisienne en 2002, parmi 1569 enfants scolarisés la prévalence globale du
surpoids était de 17,5 % : 16 % de filles dont 3,7 % d’obèses et 11,6 % de garçons dont 2,8 %
d’obèses (65).

[Link]. Au Maroc

La prévalence de l’obésité à Marrakech était de 5,7 %, de 3 %, et celle du surpoids était 11 % (66).

2.2. En Algérie

Peu de travaux ont été publiés :

- En 2004, une enquête réalisée à Constantine auprès de 850 enfants âgés de huit à 13 ans,
avait montré que 6,2 % étaient en surpoids (obésité incluse) selon l’IOTF (67, 68).

- Une enquête réalisée entre 2006 - 2007 à Tébessa auprès de 912 enfants âgés de six à 12
ans avait permis d’observer une prévalence de 23,10 % du surpoids incluant l’obésité, selon
l’IOTF (64, 69, 70).

- A Alger, une enquête sur la prévalence du surpoids et de l’obésité chez des enfants âgés de
06 - 15 ans, de 2006 - 2007 ,avait révélé une prévalence de 16,7 % de surpoids, et de 3,8%
d’obèses (71).

- Une étude sur l’obésité et le surpoids chez les enfants scolarisés âgés de six à onze ans au
cours de l’année scolaire 2010 - 2011 dans la commune d’Oran a retrouvé une prévalence
de 13,1 % (16,4 % chez les filles vs 10 % chez les garçons). Le surpoids à lui seul, touche
10 % des enfants (12,4 % des filles et 7,7 % chez les garçons). 3,1 % des enfants sont
obèses (4 % chez les filles et 2,3 % chez les garçons) (72).

20
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Figure 3 : Cartographie mondiale de la prévalence du surpoids chez le garçon dans le monde


2000 - 2006 (73).

Figure 4 : Cartographie mondiale de la prévalence du surpoids chez la fille dans le monde


2000 - 2006 (73).

21
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

3. FACTEURS DE RISQUE ASSOCIES A L’OBESITE INFANTILE


3.1. Facteurs génétiques et épigénétiques

Il est admis actuellement que ce n’est pas uniquement par les facteurs génétiques, mais les
prédispositions familiales en association avec d’autres facteurs de l’environnement qui augmentent
le risque de survenue d’une obésité infantile. En effet, l’enfant ne partage pas avec ses parents
uniquement ses gènes mais aussi son mode de vie. C’est là, toute la complexité de la question qui
se pose entre l’inné et l’acquis.

3.2. Obésité parentale

L’obésité parentale est un facteur déterminant dans la survenue d’une obésité infantile.
Ainsi en risque absolu, le risque qu’un enfant devienne obèse est de (74, 75) :

 70% si les deux parents sont obèses ;


 50% si un parent est obèse ;
 10% si aucun des parents n’est obèse ;

3.3. Facteurs périnataux (grossesse, naissance, postnatal)

3.3.1. Obésité maternelle en début de grossesse

Le risque d’obésité infantile est multiplié par plus de deux, chez les enfants âgés de 2 à 4 ans dont
la mère était obèse en début de grossesse (IMC ≥ 30 kg/m²) (74, 76).

3.3.2. Excès ou défaut de croissance fœtale

Un poids de naissance < 2,5 ou > 4kg augmente le risque d’obésité ultérieure (9, 74).
Quand il est supérieur à 4 kg, il peut être associé à une croissance pondérale accrue.
Un poids de naissance inférieur à 2,5 kg peut engendrer un rattrapage important aboutissant à une
masse grasse plus importante, en particulier au niveau abdominal, responsable de complications
métaboliques et cardio-vasculaires (9, 74).

3.3.3. Diabète maternel pendant la grossesse

Il est aussi montré que, chez les femmes ayant un diabète durant la grossesse, il existe un risque
plus élevé d’augmentation de l’IMC chez leurs enfants (77-79).

3.3.4. Tabagisme maternel

Les enfants de mères tabagiques durant la grossesse avaient un risque supérieur d’obésité par
rapport aux enfants de mères non tabagiques durant la grossesse (80, 81).

3.3.5. Mode d’alimentation précoce

Une diversification précoce avant 15 semaines est un facteur de risque d’obésité, tel que l’a
démontré l’étude Wilson et al, effectuée à partir d’une cohorte de 674 enfants suivis dès la
naissance et qui a montré que le poids et l’adiposité étaient plus élevés chez les enfants diversifiés
précocement (82).

22
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

L’étude Mc Crory en 2013, a montré que l’allaitement de 13 à 25 semaines entrainait une réduction
de 38% (p < 0. 05) du risque d’obésité à 9 ans, et la poursuite de l’allaitement à 26 semaines ou
plus, diminuait le risque de 51% (p < 0. 01) (83).

Deux autorités européennes, l’ESPGHAN et l’EFSA ont émis un avis sur l’âge de la diversification
alimentaire et le risque de l’obésité. Elles concluent toutes les deux à l’absence de données
scientifiques suffisantes permettant de prétendre à un risque avéré d’une diversification précoce.

Cependant, le comité de nutrition de l’ESPGHAN attire l’attention sur (84):

• Le risque d’aliments à densité énergétique excessive chez le nourrisson, comme un aliment


semi-liquide à forte densité calorique (1 kcal/ml).

• La possibilité qu’une adiposité excessive puisse s’installer secondairement, chez l’enfant


et même chez l’adulte, en cas de diversification précoce initiée avant 15 semaines.

3.3.6. Gain pondéral postnatal

La revue de la littérature de Baird et al. a suggéré que le poids et la croissance de l’enfant pendant
la petite enfance (âge inférieur à 2 ans) sont associés au risque d’obésité dans l’enfance et à l’âge
adulte, même si ce sont des d’enfants nés à terme et eutrophiques à la naissance (21).

3.4. Le rebond d’adiposité précoce

Physiologiquement, l’IMC augmente pendant la première année de vie, puis diminue jusqu’à l’âge
de 6 ans. A cet âge, la courbe s’élève à nouveau jusqu’à la fin de la puberté, cette reprise est
appelée « rebond d’adiposité »: plus il est précoce, plus le risque de devenir obèse est élevé (21, 74).

3.5. Facteurs socioculturels/Environnementaux favorisants

3.5.1. Statut socio-économique des parents

L’influence du niveau socio-économique dépend du niveau de développement du pays.

• Dans les pays en transition nutritionnelle, un niveau socio-économique élevé est un


facteur de risque d’obésité dû à une plus grande capacité à se procurer des aliments, et
cela est expliqué par la valorisation positive des corps obèses, signe de bonne santé et
de richesse (9, 85, 86) : c’est le cas de notre pays.

• Alors que dans les pays développés, le niveau socio-économique bas est souvent un
facteur de risque d’obésité dû à un accès facile à des aliments de grande valeur
énergétique (9, 85-87) qui sont souvent moins chers que les aliments de bonne qualité
nutritionnelle.

3.5.2. Le niveau d’instruction des parents

Le risque de surpoids dans les pays développés est inversement proportionnel au niveau d’études
des parents. Lorsque la mère a un niveau d’instruction inférieur ou égal au primaire, 10% des
enfants contre 2% sont obèses. Et lorsque le niveau d’études de la mère est supérieur au bac ou
que les 2 parents ont un niveau d’études supérieur au bac, 1% des enfants est obèse (74, 88).

23
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

3.5.3. Le rang de l’enfant dans la fratrie

Les enfants uniques sont plus fréquemment en surcharge pondérale que les enfants avec fratrie ;
la prévalence est respectivement de 20 % et 16,5 %. Les aînés sont protégés de l’obésité (74, 89).

3.5.4. Environnement géographique (lieu de vie)

L’habitation en milieu rural, semble être un facteur protecteur dans les pays émergents.

En France, l’enquête Triennale réalisée en grande section de maternelle, fait apparaitre une
prévalence de surpoids et d’obésité de l’enfant en région parisienne de 16,6 % contre 12,8 en
milieu rural (90).

3.5.5. La durée du sommeil

Une revue systématique avec méta-analyse sur la relation entre la durée de sommeil et l’obésité
infantile a conclu que (51) :
- Les enfants ayant une durée de sommeil plus courte avaient un risque plus élevé de 92 %
d’être en surpoids ou obèse par rapport aux enfants dont la durée de sommeil était plus
élevée.

- Pour chaque heure supplémentaire de sommeil, le risque de surpoids ou d’obésité diminuait


de 9 %.

C’est pour pallier à ces différents dangers inhérents au manque de sommeil qu’ont été réunis par
la Fondation Nationale du Sommeil américaine, des experts du sommeil et des experts
médicaux, (Annexe 16).
Les recommandations de ces experts pour l’enfant sont les suivantes (74, 91) :

- Les nouveau-nés (de 0 à 3 mois) ont besoin de 14 à 17 heures de sommeil par jour.
- Les nourrissons (de 4 à 11 mois) ont besoin de 12 et 15 heures de sommeil.
- Les tout-petits (de 1 à 2 ans) doivent dormir entre 11 et 14 heures par 24 heure.
- Pour les enfants en âge préscolaire (3 - 5 ans) la fondation préconise entre 10 et 13 heures
de sommeil par nuit.
- Pour les enfants en âge scolaire (6 - 13 ans), entre 9 et 11 heures de sommeil.
- Pour les adolescents (14 - 17 ans), entre 8 et 10 heures de sommeil.

3.5.6. Le comportement alimentaire familial

Le style de vie et les pratiques alimentaires prodigués aux enfants par leurs parents jouent un rôle
important sur leur alimentation et leur corpulence. Il faut considérer l’influence du comportement
alimentaire des parents sur le modèle alimentaire de leurs enfants. En effet, les enfants en surpoids
ont tendance à (5, 19):

- Trop manger lors des repas.


- Manger moins de repas en famille.
- Manger trop vite : il existe une relation proportionnelle entre le nombre d’enfants en
surpoids, et la durée moyenne du repas.
- Sauter le petit déjeuner alors que celui-ci est important dans l’équilibre alimentaire global,
il permet de limiter les grignotages avant le repas et de mieux repartir les calories sur la
journée limitant alors l’apparition de surpoids.

24
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

3.5.7. Rôle de la publicité sur la consommation alimentaire

Un rapport de l’Académie américaine de Médecine a conclu en 2005 (21, 92):

• Une influence ultra précoce : dès l’âge de 2 ans, des enfants emmenés au supermarché
parviennent dans 50 % des cas à induire un achat à leurs parents.
• L’effet de la publicité est cumulatif.
• Les enfants obèses sont encore plus sensibles aux messages diffusés.

En France, l’étude ICAPS (Intervention, auprès des Collégiens, centrée sur l’Activité Physique et
le comportement Sédentaire) montre que la présence d’une télévision dans la chambre multiplie le
risque d’obésité par 1,87 et divise par deux la probabilité d’une activité physique (93).

3.5.8. Les activités sédentaires

La sédentarité se définit comme « un état dans lequel les mouvements sont réduits au minimum,
et la dépense énergétique est proche du métabolisme énergétique au repos ». Elle correspond à des
comportements physiquement passifs, tels que regarder la télévision ou des vidéos, jouer à la
console, travailler sur ordinateur, téléphoner assis, lire (21, 94).

La relation entre la sédentarité et l’obésité chez l’enfant est maintenant prouvée. L’augmentation
des comportements sédentaires a un effet néfaste sur la balance énergétique, en réduisant les
dépenses liées à l’activité physique et en augmentant les apports alimentaires par le grignotage et
la part des portions ingérées (16, 94).

La majorité des enfants américains et 30 % des enfants européens passent de 3 à 5 heures par jour
devant la télévision et les jeux vidéo (16, 95).

3.5.9. Les activités physiques

Actuellement le trajet pour aller à l’école se fait de plus en plus par les moyens de transports
motorisés. De plus, le sport scolaire est limité, et parfois quasi inexistant, ce qui réduit
considérablement les dépenses énergétiques des enfants et favorise la survenue de surpoids (96, 97).

Il est donc important d’encourager les activités physiques extrascolaires et familiales. Ainsi,
l’activité physique des parents de même que les activités réalisées en famille, ont une grande
influence sur l’envie de l’enfant à pratiquer un sport. Le goût et le plaisir de l’effort s’apprennent
dès le plus jeune âge (97).

3.6. Facteurs psychologiques et psychopathologiques

3.6.1. Les événements pouvant occasionner une prise de poids

Le comportement alimentaire est considérablement influencé par les événements touchant la vie
familiale et l’atmosphère régnant au sein de la famille : à titre d’exemple, les troubles conjugaux,
les conflits, le stress, un divorce, l’arrivée d’un frère ou d’une sœur, le décès d’un proche,…
peuvent être des événements déclenchant ou favorisant une prise alimentaire plus importante
apportant réassurance et réconfort (21, 74).

25
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

3.6.2. La dépression

Il existe des associations positives entre les symptômes dépressifs et le surpoids chez les
adolescentes filles.
Celles qui souffrent de dépression avaient significativement 2,5 fois plus de risque de présenter un
surpoids ou une obésité, par rapport aux adolescentes non dépressives (21, 98).

3.6.3. Hyperphagie boulimique (binge-eating)

C’est un trouble des conduites alimentaires initialement décrit chez l’adulte, mais il existe aussi
pendant l’enfance et l’adolescence.
Les critères diagnostiques, dans ces tranches d’âge, sont controversés ; certains auteurs insistent
sur l’hyperphagie, c’est-à-dire la quantité d’aliments consommés mais ce critère est plus ambigu
chez l’enfant. La consommation de nourriture en l’absence de faim en est le symptôme majeur.

Les symptômes doivent persister au moins 3 mois avec en moyenne minimale de deux épisodes
par mois (98).

D’autres symptômes peuvent s’y associer (24, 98) :


 Recherche de nourriture en réponse à des affects négatifs (tristesse, ennui, agitation) ;
 Recherche de nourriture comme récompense ;
 Nourriture mangée en cachette ou volée ;
 Impression de perte de sensation négative lors de l’alimentation ;
 Manger plus ou avoir la perception de manger plus que les autres ;
 Voire des affects négatifs au décours de l’épisode (culpabilité, honte).

3.6.4. Stratégies inappropriées de contrôle du poids

Les comportements inappropriés de contrôle du poids incluent les comportements dont le but est
de modifier son poids ou sa forme.
Ces stratégies vont du régime et de l’exercice physique aux pratiques non saines de saut de repas
(21, 99).

4. PHYSIOPATHOLOGIE
4.1. Mécanismes physiopathologiques

4.1.1. Développement du tissu adipeux

[Link]. Tissu adipeux blanc

Les cellules adipeuses du tissu adipeux blanc stockent et mobilisent les triglycérides, le cholestérol
et les vitamines liposolubles (21).

L’apparition de ce tissu commence au deuxième trimestre de la grossesse et il devient fonctionnel


au cours du troisième et dans la vie postnatale. L’apparition de nouveaux adipocytes se fait tout
au long de la vie et l’apoptose toucherait environ 10 % d’entre elles (21).

L’obésité est due soit à l’hyperplasie, soit à l’hypertrophie cellulaire. Les obésités sévères
associent les deux phénomènes. L’hyperplasie est incriminée dans l’obésité précoce (21).

26
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

[Link]. Tissu adipeux brun

Le tissu adipeux brun est constitué de nombreuses vacuoles contenant des mitochondries et des
triglycérides. Sa fonction principale est l’oxydation lipidique et engendrer de la chaleur (100-102).

4.1.2. Inflammation précoce du tissu adipeux et obésité

Les enfants obèses présentent souvent, comme les adultes, une inflammation de bas grade, avec
des taux de CRP, TNF alpha et IL-6 circulants plus élevés que chez les individus de poids normal.
Cet état inflammatoire a été partiellement expliqué par la mise en évidence d’une infiltration par
les macrophages du tissu adipeux (Figure 5) (97, 103).

Macrophages et adipocytes sécrètent des cytokines et des médiateurs inflammatoires,


potentiellement impliqués dans les lésions lipotoxiques du foie, du pancréas et des muscles
squelettiques, ainsi que dans la dysfonction endothéliale (Figure 5) (103).

Ainsi, la leptine, une des cytokines les plus étudiées, est directement impliquée dans
l’augmentation de l’activité angiogénique et du stress oxydatif ainsi que dans la promotion des
calcifications vasculaires et la prolifération des cellules musculaires lisses (97, 104).

Figure 5 : L’infiltration et l’activation macrophagique au sein du tissu adipeux au cours de


l’obésité et ses conséquences (105).

27
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4.1.3. Génétique de l’obésité

[Link]. Génétique classique

La génétique classique de l’obésité se révèle très complexe. L’action des gènes qui peuvent être
concernés agirait sur la régulation de l’appétit ou le développement du tissu adipeux ou la dépense
d’énergie (106).

Dans l'étude de Willer et al, l'analyse a été réalisée sur une étude longitudinale des parents et des
enfants « the Avon Longitudinal Study of Parents and Children » (ALSPAC) échantillon d'étude
(N = 4951 avec l'information du BMI à l'âge de 11 ans) et confirme des associations significatives
des variantes de FTO (fat mass and obesity-associated), MC4R (type 4 des récepteurs à la
mélanocortine) , TMEM18 (Transmembrane Protein 18), KCTD15 (potassium channel
tetramerization domain containing 15) et GNPDA2 (Glucosamine-6-Phosphate Deaminase 2)
avec l’IMC (107).

[Link]. Epigénétique

L’épigénétique suppose que ce n’est pas uniquement les mutations qui favorisent le risque
individuel d’obésité mais l’aptitude du gène à s’exprimer, aptitude dépendante de leur capacité de
méthylation. Des facteurs environnementaux parentaux agiraient sur la capacité du gène à
s’exprimer lors de la conception (34, 108, 109).

[Link]. Métagénétique

Plus intrigante encore est l’hypothèse métagénétique : on a constaté que le microbiote intestinal
diffère d’un sujet mince à un sujet obèse et change lors de la perte pondérale chez le sujet obèse.
Le mécanisme de ses modifications et le lien avec l’obésité et le surpoids restent non élucidé (110-
112).
4.2. Mécanismes de la régulation du poids

Pour parvenir à réguler le poids, l’organisme doit réussir à contrôler chacun des éléments de la
balance énergétique, c’est-à-dire les ingestas d’une part et les dépenses énergétiques d’autre part.
Un tel système suppose l’existence de médiateurs et d’un centre effecteur (Figure 6) (100, 110).

Figure 6 : Système de régulation du poids (113).

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4.2.1. Les composants de la balance énergétique

[Link]. Les apports énergétiques

Le devenir métabolique dans l’organisme d’un nutriment est différent. Ainsi, au cours d’un repas
habituel, les glucides sont utilisés en premier. Si les apports sont supérieurs aux besoins (Annexe
17), les lipides consommés en excès vont être stockés dans le tissu adipeux (9, 100). Par contre, la
régulation du métabolisme des acides aminés et des protéines est extrêmement précise. Lorsque
les apports dépassent les besoins, l’excès est oxydé, il n'est pas possible de stocker les protéines
en dehors des limites physiologiques et elle ne semble pas intervenir dans la genèse de l'obésité
(114, 115).

L’alimentation des enfants obèses apporte officiellement plus de calories que de quantités qui
seront oxydées. Les principaux déséquilibres retenus sont dus à une consommation importante de
nutriments à densité énergétique élevée (gras et sucrés) (10, 114, 116).

[Link]. Les dépenses énergétiques

Les DE sont réparties en :

- La dépense énergétique de repos : représente 60 à 70 % de la dépense énergétique totale et


correspond à l’énergie consommée par l’organisme à jeun et au repos (Figure 7) ;

- La thermogenèse : représente 10 à 15 % de la dépense énergétique totale et répond


principalement à l’énergie nécessaire au métabolisme et au stockage des aliments ingérés et à
la thermorégulation ;

- L’activité physique représente la dépense énergétique liée à l’activité physique ; elle est d’une
grande variabilité intra et interindividuelle ;

Chez l’enfant, l’énergie nécessaire à la croissance est incluse dans les dépenses énergétiques de
repos et de la thermogenèse (9, 100).

Les nouvelles technologies et activités électroniques ont entraîné une diminution des activités
physiques. Les changements dans le style de vie, devenus plus sédentaires, ont favorisé
l’augmentation de la prévalence de l’obésité (117).

Les études de biomécanique chez l’enfant obèse montrent d’importantes différences avec le sujet
mince et mettent en évidence une diminution précoce des capacités psychomotrices , telles que (10,
114) :

 Un rendement mécanique à l’effort inférieur à 25 % en moyenne.

 L’équilibre corporel modifié, la position du centre de gravité plus postérieure chez


l’adolescent obèse.

 Les différences de déroulement du pas, plus court et plus « chuté », qui rendent la marche
plus pénible.

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Cœur
Coeur
Reste 8% Reins Reins
16% 7%
Masse grasse Foie
3%
Foie Cerveau
19%
Muscles Tractus digestif
20%
Muscles
Tractus
Cerveau Masse grasse
digestif
17%
10%
Reste

Figure 7 : Contribution des organes et tissus au métabolisme de base (118).

4.2.2. Action du pondérostat sur la balance énergétique

Il existe des médiateurs périphériques qui envoient un signal au système nerveux central et le
renseignent sur l’état des réserves énergétiques, ainsi le pondérostat coordonne la balance
énergétique par des réponses métaboliques adaptées, et maintient l’équilibre énergétique. Ils
existent plusieurs médiateurs parmi eux (9, 100, 119) :

[Link]. La leptine

C’est une protéine synthétisée par les adipocytes, qui en se fixant sur un récepteur hypothalamique
spécifique induit une inhibition de la prise alimentaire. Un excès ou un défaut d’alimentation (120,
121) entraîne en moins de 24 heures, respectivement, une diminution ou une augmentation des taux
de la leptine plasmatique alors que la masse grasse n’a pas encore significativement changé (119).

[Link]. La ghréline

C’est la seule hormone orexigène ou stimulant l'appétit (122) ; c’est un petit peptide sécrété
principalement par les glandes oxyntiques de l'estomac (114) qui agit au niveau de l’hypothalamus
en activant les neurones producteurs du neuropeptide Y et d’Agouti Related Peptide (123). Ce sont
des neuromédiateurs stimulant l’appétit.

La ghréline régule également l’appétit à long terme puisque, contrairement à la leptine, la


restriction ou la suralimentation entrainent une augmentation ou une diminution de ses
concentrations plasmatiques, pour corriger le déséquilibre énergétique en agissant sur la faim et
sur la dépense énergétique (123).

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[Link]. Le Neuropeptide Y (NPY)

C’est un polypeptide, présent dans le cerveau. Il est produit dans le noyau arqué hypothalamique.
Le neuropeptide Y est un stimulateur de l’appétit. Sa production et sa libération sont sous la
commande de facteurs hormonaux (122) :

- Inhibée par l’insuline et la leptine


- Stimulée par la ghréline et les glucocorticoïdes.

[Link]. D’autres hormones intestinales

Ce sont des hormones anorexigènes : la tyrosine peptidique tyrosine (PYY), le polypeptide


pancréatique, l'oxyntomoduline, l'amyline, le glucagon peptide-1 (GLP-1) et le GLP-2.

Elles agissent comme un signal de satiété et leurs taux augmentent dans les 15 minutes qui suivent
l'apport alimentaire pour réduire l'appétit (114).

4.3. Maintien du poids de référence par le pondérostat

Il existe une valeur pondérale de référence spécifique à chaque individu « le set point ». Chez
l’enfant, cette valeur de référence lui permet de suivre sa croissance dans le même couloir. Pour
stabiliser le poids à cette valeur, des médiateurs périphériques signalent les modifications des
réserves énergétiques aux centres hypothalamiques effecteurs, le pondérostat.

Différents organes (le tube digestif, les cellules graisseuses, le muscle), renseignent le cerveau sur
l'état des réserves énergétiques dans le but de maintenir le poids à une valeur stable en agissant par
des voies efférentes sur l’appétit et la dépense énergétique et corriger les déséquilibres. Ainsi, une
diminution des réserves d'énergie est signalée à l'hypothalamus, qui répond en déclenchant une
prise alimentaire pour compenser ce déficit. Inversement, un surplus d'apport déclenche des
mécanismes qui diminuent la prise alimentaire (10, 100, 122).

Les voies effectrices anaboliques favorisent la prise alimentaire et suppriment la dépense


énergétique, tandis que les voies effectrices cataboliques ont l'effet opposé (Figure 5).

De toute évidence, des facteurs génétiques déterminent le poids de référence d’un individu que le
pondérostat a pour objectif de maintenir. Il a en effet été montré que le coefficient de corrélation
entre les indices de corpulence (poids/taille2) à l’âge adulte de jumeaux élevés séparément était
près de cinq fois plus élevé pour les jumeaux monozygotes que pour les dizygotes (124). Ces
résultats montrent bien que le poids de référence d’un individu dépend non seulement de facteurs
environnementaux mais davantage de facteurs génétiques (123, 125).

4.4. Régulation de la satiété

La boucle de la satiété implique la synthèse hypothalamique de pro-opio mélanocortine (POMC)


sous l’effet de la leptine. La POMC est clivée en peptides dont la liaison aux récepteurs de
neurones régulateurs de l’appétit freine celui-ci.

L’expression de la leptine est augmentée par l’insuline, les glucorticoïdes et les œstrogènes et elle
est diminuée par les agonistes β-adrénergiques.

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Les systèmes afférents nerveux, hormonaux (corticoïdes, insuline, CCK) modulent la réponse
hypothalamique de la prise alimentaire et du métabolisme énergétique périphérique.

Le neuropeptide Y est au contraire un stimulant puissant de l’appétit, dont la synthèse


hypothalamique est augmentée par la ghréline, les glucocorticoïdes et diminuée par la leptine et
l’insuline.

A tous les niveaux, sont observées des interactions entre les différents facteurs de régulation. Les
fonctions du récepteur de la dopamine D2, également impliquées dans la régulation de la prise
alimentaire, sont diminuées dans l’obésité (Figure 8) (100, 126, 127).

Figure 8 : Boucle de rétroaction entre le cerveau et les tissus adipeux (128).

5. COMPLICATIONS
L'obésité est un état pro-inflammatoire associé à une insulino-résistance qui risque d’engendrer
des conséquences graves, notamment plusieurs maladies chroniques englobant : l'hypertension
artérielle, la dyslipidémie, le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’asthme, l’apnée du
sommeil, l’arthrose, et plusieurs cancers chez les adultes.

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5.1. Endocriniennes

5.1.1. Métabolisme du glucose

[Link]. Résistance à l'insuline

La prévalence de l’intolérance au glucose est fréquente chez les enfants obèses, et elle est estimée
entre 15% à 20% (24, 129). La résistance à l'insuline est le dénominateur commun des complications
métaboliques et cardiovasculaires de l'obésité.

Parmi les facteurs biologiques suggérant l’existence d’une insulino-resistance chez un enfant ou
un adolescent obèse, prédictifs d’un diabète ou d’intolérance au glucose (129, 130), citons :

- Glycémie à jeun > 110 mg/dl ;

- Les taux élevés d’insuline : insulinémie à jeun > 20 μU/ml ;

- Le rapport glycémie/insulinémie à jeun inférieur à 7 ;

- Un taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) entre 5,7 et 6,4 % ;

L’indice de HOMA (Homeostatsis Model Assesment) permet d’évaluer l’insulino-résistance par la


formule suivante : Glycémie (mmol/l) × Insulinémie (mUI/l) / 22,5.

Des valeurs supérieures à 2,7 témoignent d’une résistance musculaire à l’insuline (10).

[Link]. Diabète de type 2

Le diabète de type 2 à degré d’obésité équivalent est 5 à 10 fois plus fréquent chez les adolescents
aux États-Unis qu’en Europe(24, 131). Ceci plaide pour un fort déterminisme génétique du niveau de
risque.

La réversibilité de ces troubles, avec la perte de poids est souvent observée et souligne le caractère
secondaire du diabète.

L’American Diabetes Association, dans ses recommandations à identifier des facteurs de risque
prédictifs de développer un diabète type 2 chez les enfants, qui sont les suivants (132) :

S’il existe un antécédent familial de diabète associé à un des facteurs de risque suivants :

- Obésité ;

- Rapport tour de taille/taille > 0,5 ;

- Acanthosis nigricans ;

- Syndrome des ovaires polykystiques.

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5.1.2. Syndrome métabolique

De nombreuses définitions existent : les critères de Weiss et al, de l’Organisation mondiale de la


Santé (OMS) et du National Cholesterol Education Program Adult Treatment Panel III (NCEP
ATP III). Chez l’adolescent, et plus particulièrement chez l’enfant, la quantification de ce risque
est difficile en raison de l’absence d’études épidémiologiques sur la survenue d’événements
cardiovasculaires. Cependant, une relation est établie entre une obésité dans l’enfance et le niveau
du risque cardiovasculaire à l’âge adulte, et de récentes études ont identifié les dysfonctionnements
endothéliaux comme le lit pour les complications à l’âge adulte.

La définition de l’ATP III permet un diagnostic plus pratique, mais moins précis et qui associe (10,
116, 133, 134) :
 Le tour de taille > 90 ème percentile ;
 Pressions artérielles > 90 ème percentile ;
 La glycémie à jeun >1,1 g/l ;
 Le taux HDL-cholestérol < 0,4 g/l ;
 Le taux triglycérides plasmatiques à jeun > 1,1 g/l.

En Europe, une enquête menée dans cinq pays a mis en évidence la présence de ce syndrome chez
16 % à 36 % des enfants (10).

5.1.3. Problèmes liés à la croissance et à la puberté

L'obésité accélère la croissance staturale, engendre une avance staturale modérée et provoque
l’avancement de l'âge osseux (24, 135).

[Link]. Chez la Fille

- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Caractérisé par un hyperandrogénisme et une oligo /anovulation chez les adolescentes, il est
répertorié comme une cause d'infertilité (24).

La société endocrinienne clinique recommande d'utiliser les critères de Rotterdam pour poser le
diagnostic du SOPK (10, 136, 137) :

 Excès d'androgènes ;
 Dysfonctionnement de l’ovulation, avec une spanioménorrhée ou une aménorrhée ;
 L’image échographique classique d’ovaires augmentés de volume au cortex épaissi et
porteurs de multiples follicules élargis.

- Puberté avancée : (10 à 20% des cas) : apparition des caractères sexuels secondaires avant
l’âge de 10 ans.

[Link]. Chez le Garçon : Début de la puberté précoce

L’âge du début de la puberté continue de diminuer, en particulier chez les Américains. Cela a été
attribué, en partie, à la surnutrition et l'augmentation de l'IMC dans cette population, et l’excès
d’aromatisation des androgènes en œstrogènes par l'adipocyte périphérique favorise la
gynécomastie chez le garçon (24, 136, 137).

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5.1.4. Les anomalies de la fonction thyroïdienne

Elles sont fréquemment retrouvées chez les enfants en surpoids et obèses. Il s’agit d’ une élévation
modérée inconstante et isolée de la triiodothyronine (T3) et de la thyréostimuline (10). Mais les
mécanismes sous-jacents de ces changements hormonaux ne sont toujours pas clairs.

La hausse de la TSH chez les enfants obèses :

- Est-elle métabolique dans une tentative de réduire la prise de poids ?

- Ou indique-t-elle une hypothyroïdie ou une résistance infra clinique qui contribue aux
perturbations du métabolisme des lipides et / ou du glucose ?

Cela reste controversé (24).

Il est également important de garder à l'esprit que la plupart des gains de poids chez les individus
hypothyroïdiens est dû à l'accumulation du sel et de l'eau (24).

5.2. Risque cardiovasculaire et Hypertension artérielle

L’IMC chez l’enfant est associé à une surmortalité par accident vasculaire. Une étude américaine
a démontré l’apparition, dès l’âge de 2 ans, des premiers signes d’athérosclérose corrélée à l’IMC
(21, 138, 139).

Ainsi, l’hypo-HDL-cholesterolemie, l’hyper-LDLcholesterolemie et la graisse abdominale sont les


principaux facteurs de survenue d’anomalies de la fonction artérielle chez l’enfant obèse (133).

Une authentique hypertension artérielle (139), selon les critères pédiatriques (Annexe 18 et 19), est
rare chez l’enfant obèse et doit être explorée. Les premiers signes d’inadaptation cardio-
respiratoire à guetter et qui prédisent une HTA permanente sont (21, 138, 139) :

 Une augmentation de la pression artérielle systolique et diastolique de repos, aux alentours


du 75e percentile des valeurs de référence pour le sexe et la taille progressivement jusqu'à
l’adolescence.

 Une absence de diminution des pressions artérielles nocturnes.

 Une augmentation des pressions à l’effort intense.

Ces premiers signes d’inadaptation cardio-respiratoire à l’effort sont réversibles avec une perte de
poids modérée bien conduite.

Chez les enfants en obésité morbide, il est important de mesurer les pressions artérielles diurnes
et nocturnes, voire de pratiquer une épreuve d’effort cardio-respiratoire de façon à dépister une
hypertension artérielle d’effort, un trouble du rythme cardiaque ou un bronchospasme.

Cet examen permettra également au clinicien de baser la rééducation sur la fréquence cardiaque et
de faire travailler les enfants en aérobie (21, 139).

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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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5.3. Complications Hépatique

5.3.1. Stéatose hépatique non alcoolique

[Link]. Nonalcoholic Fatty Liver Disease (NAFLD)

Représente l'infiltration graisseuse du foie en l'absence de consommation d'alcool (140).


La NAFLD est devenue la cause la plus fréquente de maladies hépatiques chroniques chez les
enfants dans les pays industrialisés, parallèlement à la fréquence croissante de l’obésité (141).

La présentation de cette hépatopathie peut aller d’une simple accumulation graisseuse


intrahépatocytaire (la stéatose blanche) jusqu’à une inflammation; hépatique non-alcoholic
steatohepatitis, (NASH) (Figure 9 ) (10, 140).

Elle est habituellement asymptomatique. Le dépistage est nécessaire chez tout enfant obèse avec
antécédent familial d’hépatopathie par l’élévation modeste des transaminases (ALAT à deux fois
la normale) ou d’hyperéchogénicité (infiltration graisseuse) hépatique à l'imagerie par ultrasons,
ou les deux à la fois.

Selon des études épidémiologiques dans les pays industrialisés, des tests non invasifs retrouvent
un NAFLD chez 3 à 10% des enfants et adolescents tout venant. La prévalence pourrait être encore
plus élevée chez les enfants obèses (jusqu’à 80% dans certaines ethnies) (24, 140).

[Link]. Nonalcoholic Steatohepatitis (NASH)

Elle est la forme évoluée du NAFLD et peut progresser vers une la fibrose avancée, la cirrhose et
le carcinome hépatocellulaire (Figure 8 ) (24, 140, 141).

Figure 9 : Atteinte hépatique au cours de l’obésité (142).

5.3.2. Cholestase / cholélithiase

La présence de lithiases biliaires est fréquente, et doit être évoquée devant des signes assez
spécifiques (douleurs épigastriques ou sous-hépatiques, ictère, nausées, vomissements, intolérance
aux graisses).

L’échographie est l’examen de choix pour confirmer la présence de calculs (130).

36
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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5.4. Complications pulmonaires

5.4.1. Asthme

L’asthme touche environ 10 % de la population pédiatrique. Il est environ deux fois plus fréquent
chez les enfants obèses que chez les enfants minces. L’inflammation à bas bruit, (caractéristique
de l’obésité), et l’hyperpression thoracique aboutissant à une hypertrophie des muscles
bronchiques seraient en cause (10, 143, 144).

5.4.2. Apnée obstructive du sommeil

Les enfants obèses sont jusqu'à six fois plus susceptibles que les enfants maigres à développer un
syndrome d’apnée obstructive du sommeil (24) : un trouble de la respiration pendant le sommeil
caractérisé par une obstruction partielle et / ou intermittente des voies aériennes, ce qui perturbe
la ventilation normale (145) .

La recherche d’un syndrome d’apnée du sommeil repose d’abord sur un interrogatoire, au-delà de
la classique échelle d’Epworth (Annexe 20). Les signes suivants doivent être recherchés (10) :

 Signes nocturnes :

- Plusieurs oreillers ;
- Durée d’endormissement brève ;
- Sommeil agité ;
- Ronflements et respiration bouche ouverte ;
- Pauses respiratoires audibles ;
- Sueurs nocturnes ;
- Éveils et cauchemars ;
- Bruxisme ;
- Énurésie.

 Signes diurnes :

- Céphalées matinales ou tout au long de la journée, fréquentes ;


- Asthénie ou au contraire excitation, voire authentique hyperactivité ;
- Difficultés de concentration ou de mémorisation ;
- Anxiété diffuse, irritabilité.

5.4.3. Syndrome d'hypoventilation (syndrome de Pickwick)

Le syndrome obésité-hypoventilation (SOH) est l’appellation actuelle de l’ancien « syndrome de


Pickwick ». C’est une complication qui s’observe dans les obésités morbides. Les céphalées, qui
témoignent d’une hypercapnie chronique, peuvent être un symptôme annonciateur à prendre en
compte (130).

Il est défini par l’existence d’une hypoventilation alvéolaire chronique (PaO2 < 70 mmHg,
PaCO2 ≥ 45 mmHg), chez des patients obèses ne présentant pas d’affection respiratoire associée,
susceptible d’expliquer les perturbations gazométriques (146).

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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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5.5. Complications Orthopédiques (130)

- Épiphysiolyse de la tête fémorale ;


- Tibia vara (maladie de Blount) ;
- Le genu valgum ;
- Fractures ;
- Troubles de la statique vertébrale ;
- Douleurs musculaires et articulaires.

5.6. Complications Neurologique : Hypertension intracrânienne idiopathique


(pseudotumor cerebri) (130).

5.7. Complications dermatologiques (130)

5.7.1. Acanthosis nigricans

Est une lésion dermatologique qui est associée à l'obésité, le diabète type 2, et la résistance à
l'insuline dont elle est le marqueur cutané (130).

C’est un épaississement velouté de l'épiderme qui affecte principalement les aisselles, le pli
postérieur du cou, les surfaces de la peau des fléchisseurs et l'ombilic.

Cliniquement, les lésions apparaissent sous la forme de plaques épaissies brun foncé avec parfois
des verrues en son sein (acrochordons).

Histologiquement, elle se caractérise par la prolifération des kératinocytes et des fibroblastes (24).

5.7.2. Autres lésions cutanées (24)

- Vergetures ;
- Pseudo gynécomastie : développement de masse grasse au niveau des seins, surtout
gênante chez le garçon (moqueries) ou chez la petite fille prépubère ;
- Hypersudation ;
- Verge enfouie : Taille apparente réduite ;
- L'acné vulgaire, l'hirsutisme et l'alopécie androgénique, associée chez les filles, à
l'hyperandrogénisme ;
- Psoriasis : Il existe une association pathogène entre l'obésité et le psoriasis due à la
libération de facteurs pro-inflammatoires du tissu adipeux ; elle entraîne une
aggravation du psoriasis. Une association entre la gravité du psoriasis et le niveau
d'IMC a été démontrée ;
- Les infections cutanées comme l'érysipèle et l’intertrigo ;
- Peau sèche ;
- Hyperkératose plantaire ;
- Eczéma.

38
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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5.8. Problèmes dentaires

D’après l’American Dental Association , le surpoids et l’obésité ne sont pas des facteurs de risque
spécifiques de développer des caries (21, 112).

Cependant, les enfants en surpoids ou obèses ont probablement un risque élevé de caries en raison
des facteurs de risques communs à l’obésité et à l’apparition de caries. C’est le cas notamment des
facteurs de risques suivants (21, 147, 148) :

 Troubles des conduites alimentaires ;


 Non-respect des règles d’hygiène alimentaire : notamment grignotage salé ou sucré ;
 Consommation de boissons de type sodas en dehors des repas ;
 Prise d’aliments après le dîner ou au cours de la nuit ;
 Endormissement avec un biberon contenant autre chose que de l’eau pure.

5.9. Carences nutritionnelles et obésité

A l’excès d’apport énergétique, peuvent s’associer d’authentiques carences qui trouvent leur
origine dans le déséquilibre de la ration alimentaire dont l’abondance n’est pas corrélée à une
qualité nutritionnelle satisfaisante. Sont ainsi concernés essentiellement le fer, la vitamine D, le
calcium, et l’acide folique (10).

Dans un groupe d’adolescents très obèses, en France, 75 % d’une cohorte d’adolescents a une
carence biologique en folates dont l’expression semble plus ou moins grave selon l’arrière-plan
génétique (21).

5.10. Conséquences Psychosociales

L’enfant obèse est plus exposé à l’hostilité de son entourage et aux vexations de ses camarades.
Chez ces enfants, la stigmatisation et les moqueries sont associées à une diminution de l’estime de
soi, à une augmentation de la vulnérabilité, à la dépression, à une augmentation des idées
suicidaires et des troubles des conduites alimentaires (en particulier de l’hyperphagie boulimique)
ainsi qu’à une diminution du niveau d’activité physique.

Par ailleurs, il paraît important de faire la part entre les conséquences psychologiques de l’obésité
et d’éventuelles causes psychopathologiques associées.

5.10.1. La stigmatisation

La stigmatisation mènera à un cercle vicieux psychologique et social. L’obésité entraîne une


stigmatisation qui pousse l’enfant à éviter ses camarades ou du moins à partager certaines activités,
en général physiques, avec eux. Durant ces périodes de solitude, l’ennui et la culpabilité mènent à
la recherche de douceurs compensatrices qui sont des moyens d’évasion : le grignotage et
l’augmentation de l’utilisation de la télévision, des ordinateurs et des jeux vidéo qui accroissent
l’obésité (Figure 10 ) (10, 149).

39
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Figure 10 : Cercle vicieux de la stigmatisation de l’obésité (150).

5.10.2. Une baisse de l’estime du soi

Une diminution de l’estime de soi, et des troubles de l’image du corps semblent liés au degré
d’obésité. Les facteurs de risque des troubles des conduites alimentaires, tels qu’ils sont définis
dans les classifications psychiatriques applicables chez l’adulte, sont encore l’objet d’étude chez
l’enfant et l’adolescent. Enfin, les difficultés de l’enfant obèse sont supérieures à celles de sa fratrie
mince. Son niveau d’anxiété et ses affects dépressifs sont en partie le reflet de ceux de sa mère ou
de son père (21, 24, 151).

5.10.3. La dépression

L’obésité est aussi parfois un symptôme associé à une dépression, un état prépsychotique, un
trouble oppositionnel. La pathologie psychiatrique conditionne les possibilités d’interventions
nutritionnelles qui demeurent secondaires, à l’état actuel des connaissances (10, 152).

Une méta-analyse sur 15 études mentionne les liens entre dépression et obésité. Une obésité initiale
augmente le risque de débuter des symptômes dépressifs ou un trouble dépressif lors du suivi (OR
= 1,55) chez les moins de 20 ans. En revanche, le surpoids n’augmente pas ce risque de manière
significative (152, 153).

40
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Les symptômes dépressifs associent :

- Symptomatologie dépressive ;
- Tristesse, irritabilité ;
- Agitation, ralentissement ;
- Somatisation ;
- Asthénie, repli sur soi ;
- Hypersomnie ou insomnie ;
- Auto dévalorisation, culpabilité ;
- Idées suicidaires.

5.10.4. Troubles anxieux

5.10.5. Troubles du comportement

5.10.6. Troubles des apprentissages : à type de :

- Dysphasie.
- Dyslexie-dysorthographie.
- Dyscalculie.
- Trouble de la coordination motrice.

5.10.7. Troubles sphinctériens : à type :

- Énurésie primaire ou secondaire.


- Encoprésie primaire ou secondaire.

6. PRISE EN CHARGE ET PREVENTION DU SURPOIDS ET DE


L’OBESITE DE L’ENFANT
6.1. PRISE EN CHARGE

L’obésité est une maladie chronique multifactorielle et sa prise en charge nécessite une démarche
multidisciplinaire (médecin nutritionniste, endocrinologue, diététicien, psychologue…etc.).

6.1.1. Objectifs thérapeutiques

Les objectifs thérapeutiques sont l’amélioration de la qualité de vie physique, mentale, sociale et
la prévention des complications et des récidives. Les changements doivent êtres modestes mais
atteignables, et s’inscrire dans la durée en maintenant la motivation.

Deux stades thérapeutiques peuvent être schématiquement tracés (154) :

 Le premier stade est d’obtenir une stabilisation du poids, c’est-à-dire le maintien d’une
courbe d’IMC parallèle à celle du 97éme percentile.

 Le second stade est d’obtenir une réduction de l’excès de poids se traduisant par un IMC
qui tend à se rapprocher du 97éme percentile.

41
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

6.1.2. Principes de la prise en charge

L’éducation thérapeutique aide le patient et ses parents à acquérir ou à maintenir les connaissances
et les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux ce nouveau mode de vie avec une
maladie chronique. Elle vise également à les accompagner dans la mise en place des changements.
Il s’agit d’un processus continu, intégré dans les soins, et qui est centré sur le patient (155-158).

Cette prise en charge est axée essentiellement sur la diététique, l’activité physique, la lutte contre
la sédentarité, l’équilibre des rythmes de vie (le sommeil, les aspects psychologiques et socio-
économiques).

Il est recommandé d’obtenir l’adhésion de l’enfant, de sa famille et de veiller à ne pas culpabiliser,


blesser ou stigmatiser.

[Link]. Réduire les ingestas spontanés

Les changements diététiques devraient être individualisés, réalistes, pragmatiques, progressifs et


adaptés aux préférences alimentaires. Les conseils diététiques ne doivent pas être présentés comme
un régime restrictif, inefficace et nocif à court, à moyen ou à long terme, qui risque même
d’interférer avec la croissance de l’enfant, mais comme une modification des habitudes ou du
comportement alimentaire approprié à chaque âge. Les recommandations des sociétés savantes sur
les conseils à prodiguer aux patients sont (Annexe 21) (10, 16, 154, 159) :

 Pratique de 3 repas réguliers et d’un goûter (suppression de la collation du matin) ; avec


une bonne taille des portions : encourager la réduction calorique, selon les
recommandations de l’American Academy of Pediatrics.

 Manger à l’heure, régulièrement, particulièrement au petit déjeuner qui doit être quotidien.

 Diversification de l’alimentation et incitation à la consommation pluriquotidienne de


différents légumes et fruits (encourager à manger des fruits et légumes).

 Augmenter la prise de fibres alimentaires.

 Réduire la prise de graisse saturée pour les enfants âgés de plus de 2 ans.

 Suppression au domicile des produits de grignotage et des boissons sucrées.

 Diminution de la teneur en graisses de l’alimentation, et limitation des « snack foods »


salés, sucrés et gras.

 Limitation des boissons sucrées.

 Pour les enfants et les adolescents en surpoids ou obèses, la prise énergétique totale doit
être plus faible que leurs dépenses énergétiques.

 Aucun aliment ni aucune boisson ne doivent être interdits (les aliments hyper énergétiques
doivent être consommés en très petite portion).

 Motiver constamment l’enfant afin de ne pas céder à la faim permanente.

42
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Le plan d’alimentation optimal pour atteindre un poids espéré doit être élaboré en collaboration
avec un diététicien qualifié en associant l’enfant et sa famille, de façon à répondre à leurs besoins
(157).

[Link]. Augmenter l’activité physique

Il n’y a pas d’activité physique idéale à recommander, l’important est que l’enfant choisisse lui-
même celle qu’il apprécie (160, 161), tout en prenant la précaution de faire un examen médical avec
un entretien pour repérer les obstacles et les risques (96, 162, 163).

 Il est recommandé que les notions de plaisir, de rencontre et de bien-être physique et


psychique soient mises en avant, pour faciliter la pratique et la pérennisation de l’activité
physique, limiter sans pour autant interdire de façon catégorique, les comportements
sédentaires, notamment les temps d’écran (télévision, console de jeux, ordinateur,
téléphone portable).

 En cas de gêne à la pratique d’une activité physique, il est recommandé d’utiliser un


certificat médical d’inaptitude partielle plutôt qu’une dispense totale.

[Link]. Assurer un soutien psychologique permanent

Le volet psychologique de la prise en charge des enfants obèses a une véritable action
thérapeutique avec une dimension éducative et constitue même parfois l’objectif prioritaire du
projet thérapeutique, avec des approches à la fois cognitives et comportementales.

L’approche psychologique implique une alliance thérapeutique (écoute active et soutien avec
empathie) initiale tout au long du suivi avec l’enfant ou l’adolescent et sa famille, incluant le
respect de leurs choix (16, 153) :
- Evaluation et renforcement de la motivation.

- Formulation positive des objectifs.

- Soutien et déculpabilisation.

- Renforcement positif.

- Renforcement des compétences parentales et de la cohérence parentale.

Il faut apprécier initialement et tout au long de la prise en charge :


- L’état émotionnel de l’enfant.

- L’environnement familial et social.

- Il est impératif d’identifier les facteurs psychiques ayant une action dans les situations
suivantes.

- Le grignotage ou les prises alimentaires excessives : ennui, anxiété, tristesse, colère,


solitude... etc.

- La résistance au traitement : manque de motivation, ambivalence, facteurs de stress, etc.

43
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

La réussite d’une prise en charge médicale, diététique et physique donne souvent des résultats
positifs sur le plan psychologique et social. Cependant, le recours à un psychologue et/ou à un
pédopsychiatre, spécialisé dans les troubles des conduites alimentaires ou dans l’obésité infantile,
peut s’avérer indispensable dans certaines situations :

 Atteinte psychique intense ou persistante (en particulier diminution de l’estime de soi ou


du corps, isolement social, stigmatisation).

 Formes sévères d’obésité.

 Trouble du comportement alimentaire associé.

 Identification des facteurs de stress familiaux (dysfonctionnement familial, carences,


maltraitances, psychopathologie parentale) ou sociaux (événements de vie stressants).

 Echec de la prise en charge.

6.1.3. Place des médicaments

Les traitements médicamenteux ne sont pas recommandés pour les enfants âgés de moins de 12
ans (154).

6.1.4. Place de la chirurgie bariatrique

L’indication d’une chirurgie bariatrique doit être discutée pour chaque enfant par une équipe
multidisciplinaire chevronnée et experte (médecins, chirurgiens, psychologues, anesthésistes,
diététiciens) et une collaboration étroite entre médecins d’adultes et pédiatres (154, 164, 165).

Les recommandations pédiatriques actuelles : il est impératif que tous les critères suivants
soient remplis (21, 154, 164) :

- IMC ≥ 40 kg/m2 ou IMC ≥ 35 kg/m2 associé à des comorbidités importantes (diabète de


type 2 ou pression artérielle élevée) qui peuvent être améliorées par une perte de poids ;

- L’enfant a atteint une maturité physiologique (un stade 4 ou 5 de l’échelle de Tanner) ou


bien une taille d’adulte.
-
La prise en charge optimale initiale non chirurgicale a échoué.

- L’adolescent a reçu ou recevra une prise en charge intensive dans un service spécialisé
(centre spécialisé ou centre de compétence) dans l’obésité.

- L’adolescent peut bénéficier d’une anesthésie et d’une opération chirurgicale.

- L’adolescent comprend le suivi à long terme et s’y engage.

La tranche d’âge 5 – 11 ans n’est pas concernée par la chirurgie bariatrique.

44
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

6.1.5. Chirurgie plastique et obésité de l’enfant

Les techniques de chirurgies plastiques esthétiques d’amélioration de l’image corporelle


développées chez les adultes peuvent avoir une place dans la prise en charge globale et
multidisciplinaire de l’obésité de l’adolescent, en plus des aspects nutritionnels et psychologiques
(166, 167).

Les gestes chirurgicaux plastiques sont actuellement réalisés, surtout, chez les garçons et peuvent
être scindés en 2 groupes (166, 168) :

- Les gestes visant à diminuer principalement le volume : les adiposomasties et les


adiposogynécomaties.

- Les gestes visant à diminuer principalement l’excès de la peau qui apparait essentiellement
après une perte importante de poids lorsque les capacités de rétraction de la peau sont
dépassées.

6.1.6. Place des centres de moyen séjour pour enfants obèses

La prise en charge de l’enfant obèse peut être assurée sauf stade sévère, par le médecin traitant
(médecin généraliste ou pédiatre) en collaboration avec d’autres intervenants (diététicienne,
psychologue, médecin du sport, éducateur sportif…).

Le recours aux centres hospitaliers de référence est indiqué en cas d’obésité importante avec ou
sans comorbidités et en cas d’échec de la prise en charge initiale. Il faut souligner que dans notre
pays, ce genre de centre est inexistant (21, 154).

6.2. STRATEGIES DE PREVENTION

6.2.1. Déterminer le risque de voir se développer une obésité

L’objectif de la prévention, pour être efficace, sera de capter très tôt les enfants à risque de
développer une obésité et de dépister précocement une obésité qui, si elle n’est pas prise en charge
à temps par des mesures de prévention, deviendra plus difficile à gérer.

Lorsqu’un enfant est identifié à risque de développer une obésité (rebond d’adiposité précoce ou
remontée de la courbe d’IMC) ou IMC > 97 e percentile, il bénéficiera d’un suivi régulier avec
prise de poids, de la taille et d’un tracé de la courbe d’IMC (169, 170).

6.2.2. Identifier les enfants à risque de développer une obésité

[Link]. Mobiliser et sensibiliser les parents

Tracer la courbe de corpulence et l’interpréter à l’enfant et à ses parents, permet d’expliquer le


problème et la nécessite d’interrompre la progression vers l’obésité.

Expliquer aux parents le sens du rebond d’adiposité et la nécessité d’adopter un mode vie préventif
contre l’obésité (170).

45
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

[Link]. Faire le point sur l’alimentation et l’activité de l’enfant et de sa


famille (100)

- Estimer de manière quantitative et qualitative l’alimentation de l’enfant pour repérer les


éléments positifs à encourager et les erreurs à rectifier.
- Connaître ses goûts alimentaires pour adapter les recommandations.
- Comprendre le mode de vie de l’enfant et de sa famille afin d’évaluer l’activité physique
et ses éventuelles contraintes.

6.2.3. Action à entreprendre

L’objectif est d’agir sur un ensemble de comportements de l’enfant et de la famille conduisant à


la sédentarité et à des prises alimentaires mal adaptées en redonnant un cadre alimentaire normal
et en encourageant l’activité physique. Il faut repérer d’abord les comportements positifs pour les
développer, puis sélectionner les erreurs pour les corriger.

Ensuite, définir ensemble les ajustements à apporter en termes d’alimentation, d’activité physique
et d’accompagnement familial de l’enfant. Des mesures simples de prévention pourront éviter une
évolution vers une obésité qui, prise en charge tardivement, serait beaucoup plus difficile à
corriger. Ces mesures de prévention devraient être adaptées à chaque cas (170) :

- Chez le très jeune enfant, il s’agit souvent d’attitudes inadaptées plus qu’un problème
vraiment diététique.

- L’objectif n’est pas de mettre l’enfant au régime pour le faire maigrir mais d’interrompre
l’évolution ascendante de la courbe d’IMC, en stabilisant pendant quelque temps le poids
de l’enfant, qui continuera ainsi à grandir sans prendre de poids.

6.2.4. Action dans le temps

Cette intervention s’inscrit dans la durée et un suivi régulier doit être mis en place.

Il faudra, de toutes les façons, continuer à suivre l’évolution de la courbe de l’enfant à chaque
consultation et persévérer dans l’accompagnement.

L’objectif à long terme, c’est d’agir sur un ensemble de comportements conduisant à la sédentarité
et à des prises alimentaires mal adaptées (170, 171).

6.2.5. L’allaitement maternel

La première observation établissant un lien entre allaitement maternel et protection contre l’obésité
a été faite en 1981 par Kramer. Depuis, trois revues systématiques de la littérature ont conclu que
l’allaitement maternel avait un effet protecteur sur le risque de surpoids/obésité pendant l’enfance
et à l’âge adulte (21).

Cependant après ajustement avec des facteurs de confusion tels que le poids de naissance de
l’enfant, le surpoids des parents, le statut socioéconomique des parents, le tabac pendant la
grossesse, l’activité physique, l’effet protecteur de l’allaitement maternel semblait faible, voire
même non significatif (21).

46
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

Si cet effet protecteur existe, il semble dépendant de la durée de l’allaitement et de son caractère
exclusif et les facteurs impliqués dans cet effet protecteur pourraient reposer sur un meilleur
apprentissage de la satiété par l'allaitement et sur un rôle bénéfique de la composition du lait
maternel spécifiquement adapté aux besoins de notre espèce (contenu en protéines, nature des
acides gras, leptine), ou encore sur une moindre insulino-sécrétion après l’allaitement maternel par
rapport à un lait artificiel (107).

Certaines études vont même à l’encontre du rôle protecteur de l’allaitement maternel.

Une étude réalisée en 2006, sur 313 enfants âgés de 5 ans, ne retrouvait pas de différence
significative entre l’IMC d’enfants allaités ou non-allaités, quel que soit la durée de l’allaitement
(21).

Il n’y a donc pas de consensus quant à l’allaitement maternel comme stratégie de prévention de
l’obésité de l’enfant.

La HAS conclut dans ses recommandations en 2010 : l’analyse des études disponibles suggère que
l’allaitement maternel aurait un rôle protecteur (21).

7. SUIVI
Le suivi doit être mensuel à trimestriel pour une durée de 2 ans au moins.

Il est conseillé de programmer les consultations, et de les adapter en fonction de chaque cas (172).

La régularité et l’assiduité sont des bases majeures car l’enjeu est d’entretenir la motivation, pour
obtenir des changements de comportement à long terme.

Les consultations ont pour objectif l’accompagnement et le soutien de l’enfant et de la famille dans
le cadre de leur projet de soin (173).

7.1. Objectifs du suivi (172, 174)

 Analyser et apprécier avec l’enfant et la famille l’évolution de la courbe d’IMC et du


tour de taille.
 Valoriser les efforts de l’enfant et de sa famille quel que soit le résultat obtenu.
 Évaluer l’implication de l’enfant et de son entourage.
 Évaluer les modifications réalisées par rapport aux objectifs thérapeutiques tracés.
 Analyser, le cas échéant, les difficultés rencontrées.
 Rediscuter si nécessaire, en collaboration avec l’enfant et sa famille, de nouveaux
objectifs.
 Réévaluer les modalités de prise en charge, le rythme du suivi et les redéfinir si besoin.

7.2. Organisation du suivi

Les trois niveaux de prise en charge du surpoids et de l’obésité de l’enfant et de l’adolescent ne


sont mis en place dans aucune structure sanitaire de notre pays, mais devraient l’être (Figure 11)
(21, 172, 174).

47
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

7.2.1. Le 1er Niveau

Il correspond à une prise en charge de proximité par le médecin habituel de l’enfant (Figure 11).

Il sera proposé aux enfants en surpoids ou présentant une obésité commune non compliquée, pour
lesquels le contexte familial est favorable suggérant une capacité à mettre en œuvre les
changements proposés, sans problème psychologique et social majeur identifié.

Le médecin traitant de l’enfant réalise l’évaluation initiale et décide des orientations nécessaires
et peut être accompagné dans le suivi par un autre professionnel de proximité, en fonction des
besoins (diététicien, psychologue ou psychiatre, dans le cadre ou non d’un réseau).

7.2.2. Le 2éme Niveau

Il correspond à une prise en charge multidisciplinaire organisée à l’échelle d’un territoire, faisant
appel à des professionnels spécialisés (Figure 11).

Il sera proposé aux enfants et aux adolescents :

- En cas d’échec de la prise en charge de 1er recours ;


- En surpoids avec ascension brutale de la courbe d’IMC ;
- Présentant une obésité avec d’éventuelles co-morbidités associées ;
- Dont le contexte familial est défavorable ;
- Avec une problématique psychologique et sociale identifiée.

Un suivi multidisciplinaire est recommandé (diététicien et/ou psychologue ou psychiatre et/ou


professionnel de l’activité physique adaptée… etc).

7.2.3. Le 3éme Niveau

Il est organisé à une échelle régionale et correspond à une prise en charge coordonnée par un
médecin et une équipe spécialisés (Figure 11).

Il sera proposé aux enfants et aux adolescents :

- En cas d’échec de la prise en charge de 2éme recours ;


- Lorsqu’il existe des comorbidités sévères ;
- En cas d’handicap, dans la vie quotidienne, généré par l’obésité ;
- Lorsque le contexte familial est très défavorable (carence éducative, maltraitance,
composante psychiatrique et/ou sociale majeure).

Le médecin et l’équipe spécialisés peuvent intervenir en apportant leur expérience, en mettant à


disposition leur plateau technique. Le médecin et l’équipe spécialisés peuvent également assurer
la coordination des soins en lien avec le médecin traitant.

48
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

CENTRES HOSPITALIERS
e
3 CHU centre spécialisé
RECOURS
REGION CHG équipe spécialisée

e
2 RECOURS er
TERRITOIRE 1 RECOURS
PROXIMITE

Médecin AUTRES PROFESSIONNELS DE SANTE


MEDECIN SPECIALISTE Diététiciens, psychologues, masseurs-
Pédopsychiatre habituel kinésithérapeutes,
Endocrinologue…. infirmiers, enseignants en APA….
de
l’enfant
et de la

SOINS DE SUITE ET DE READAPTATION (SSR)


Séjour longs Séjours courts

Figure 11 : Coordination de la prise en charge multidisciplinaire (21).

8. EVOLUTION ET PRONOSTIC

8.1. Persistance de l’obésité à l’âge adulte

Plus de la moitié des enfants obèses à 6 ans, et 70 à 80 % de ceux de plus de 10 ans restent obèses
à l’âge adulte, alors que 10 % seulement des enfants du même âge et de poids normal le deviennent.
L’obésité qui se prolonge, donc, durant l’enfance a plus de risque de persister à l’âge adulte (175,
176).

Une étude de cohorte américaine sur la santé de l’adolescent publiée en 2010 a permis d’estimer
l’effet de l’obésité à l’adolescence sur le risque d’obésité sévère à l’âge adulte et a conclu que
l’obésité à l’adolescence était significativement associée à une augmentation du risque d’obésité
sévère à l’âge adulte avec des différences selon le sexe (21, 176).

8.2. Morbidité à long terme

Il est maintenant prouvé qu’il existe un lien direct entre l’obésité de l’enfant et le risque vasculaire
à l’âge adulte responsable d’une morbidité et d’une mortalité cardiovasculaire accrue (maladies
coronariennes, accidents vasculaires cérébraux).

49
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE

En effet, les études longitudinales avaient montré que (177) :

 La mise en évidence chez l’enfant obèse de troubles de la mécanique artérielle et de la


fonction endothéliale.

 Les facteurs métaboliques observés chez l’enfant (l’insulinorésistance, les dyslipidémies,


la localisation abdominale de la masse grasse mais également la leptine et certains
marqueurs endothéliaux) sont incriminés dans les anomalies de la fonction artérielle et
responsables de l’athérosclérose chez l’adulte (21, 175, 177).

8.3. Autres risques à l’âge adulte (175)

Chez l’homme : Le risque de cancer colorectal est multiplié par 6.


Le risque de goutte est multiplié par 3.

Chez la femme : Le risque d’arthrose multiplié par 2.

8.4. Mortalité à long terme

Les enfants dont l’IMC appartenait au quartile le plus élevé présentaient des taux de décès
prématurés plus élevés que ceux des enfants dont l’IMC appartenait au quartile le moins élevé de
l’IMC (178, 179).

50
PARTIE
PRATIQUE
ENQUETE DE
PREVALENCE
Matériels et méthodes
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

Protocole d’étude
1. Type d’étude

Il s’agit d’une étude transversale à visée analytique portant sur l’obésité infantile.

2. Population d’étude

Sont concernés tous les enfants, tirés au sort, âgés entre 05 et 11ans, scolarisés dans les écoles
primaires de la wilaya de Tizi-Ouzou durant la période d’étude.

 Les critères d’inclusion sont : Les enfants âgés entre 05 et 11ans scolarisés au niveau des écoles
primaires de la wilaya de Tizi-Ouzou.

 Les critères de non inclusion sont : Les enfants atteints d’une obésité syndromique.

3. Taille échantillonnale

L’échantillon d’étude est calculé sur la base de la formule suivante :

2
N = Zα p q / i2
N = taille échantillonnale minimale à calculer.
p = prévalence théorique de l’obésité chez l’enfant = 5,25% (69).
q = 1- p = 1 - 0,0525.
i = précision estimée à 2%.
Zα = 1,96 (écart réduit consenti pour un risque α = 5%).

N = 910 enfants
4. Méthode d’échantillonnage

Afin d’atteindre la taille échantillonnale minimale calculée (N= 910 élèves), un sondage en grappe
a été réalisé :

L’école constitue la base du sondage de l’enquête.

Les grappes étant les paliers (préscolaire, 1er, 2éme ,3éme, 4éme et 5éme années primaires).

A l’intérieur des grappes, un tirage au sort a été fait d’une façon aléatoire ; ainsi 35 classes ont été
tirées au sort dans 32 écoles, donnant un effectif de 910 élèves, avec une moyenne de 26 élèves
par classe (Tableau II).

Dans chaque classe sélectionnée, tous les élèves présents au moment de l’enquête et dont les
parents étaient consentants, ont été enquêtés.

54
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

Tableau II : Répartition proportionnelle de la population cible et source.

Population source
57 établissements Population cible
562 classes N = 910
N = 14 814

Publiques Privées Total Pourcentage Nombre de classes Nombre


Niveau scolaire
(%) tirés au sort N

Préscolaire 1798 273 2071 13,98 5 107


1AP 2357 412 2769 18,70 7 168
2 AP 2319 384 2703 18,25 7 133
3 AP 2323 307 2603 17,75 6 154
4 AP 2227 247 2474 16,70 6 193
5 AP 1940 227 2167 14,62 5 169
Total 12964 1850 14814 100% 35 924

Au total, un effectif de 924 élèves a été atteint (Tableau II).

5. Lieux et période de l’étude

L’école étant obligatoire en Algérie, les sujets ont été recrutés dans les établissements primaires
tirés au sort de la wilaya de Tizi-Ouzou, sur une période de deux années, de septembre 2015 à
septembre 2017.

6. Collecte des données

Les données ont été recueillies à partir d’une fiche d’enquête pré- établie et auto-administrée,
bilingue (arabe/français), comportant trois volets et comprenant des questions fermées et semi
fermées (Annexe1) :

 Identification ;

 Anamnestique ;

 Clinique.

Le Suivi : comporte l’évaluation :

- Des paramètres anthropométriques ;


- Des habitudes alimentaires ;
- De l’activité physique.

55
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

7. Définitions des variables

 Le statut pondéral de l’enfant est défini par le calcul de l’indice de masse corporelle
(IMC), qui est le rapport du poids (en kilogrammes) sur le carré de la taille (en mètre) selon
l’âge et le sexe (10, 11) .

 Les courbes de corpulence utilisées sont celles du PNNS intégrant deux méthodes : les
courbes Françaises complétées par les courbes l’International Obesity Task Force (IOTF)
(16, 17) (Annexe 10 et 11).

 International Obesity Task Force (IOTF), définit (16, 17):


- Le normo-pondéral : IMC se situent entre Percentile 3 et le percentile 97
- Le surpoids, obésité exclue : IMC situé entre les courbes de centiles de l’IMC atteignant
les valeurs 25 (IOTF C-25) et 30 (IOTF C-30) à 18 ans (courbes de 2 à 18 ans).
- L’obésité : valeurs d’IMC supérieures à la courbe du centile de l’IMC atteignant la
valeur 30 (IOTF C-30) à 18 ans (courbes de 2 à 18 ans).

 Habitudes alimentaires : évaluées à partir de la prise des différents repas de la journée, le


lieu de prise du déjeuner, pratiques alimentaires, le saut de repas et le grignotage.

 Activité physique : évaluée sur la pratique du sport scolaire et extra-scolaire, moyen de se


rendre à l’école, et la durée du trajet vers l’école à pied (96).

 Activités sédentaires : appréciées à partir du temps passé devant un écran, selon les
recommandations internationales (American Academy of Pediatrics, 2001), les durées
supérieures à 2 heures par jour, passées devant un média de type ordinateur, console de jeu
et télévision, sont considérées comme excessives (94).

 Comportement psychosocial : apprécié par le comportement de l’enfant quand il s’ennuie,


le regard de l’enfant vis à vis de l’obésité et l’existence ou non d’une énurésie.

 Score " FAS (Family Affluence Scale) " : Employé dans les études HBSC pour évaluer le
statut socioéconomique des parents (Annexe 22) (180).

 Type d’habitat

 Zone urbaine :
On entend par milieu urbain, toute agglomération de chef-lieu de commune ou de Daïra
contenant au moins trois des éléments suivants (180 bis) :
- Un poste de police,
- Une gendarmerie,
- Une poste,
- Un siège d’assemblée populaire communale,
- Un lycée,
- Une ou plusieurs entreprises,

Et, ayant accès à l’électricité et/ou au gaz de ville.

 Zone rurale : toute autre agglomération ne répondant pas aux critères cités ci-dessus
est considérée comme milieu rural (180 bis).

56
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

 Les zones urbaines concernées par l’enquête sont :


 Tizi-Ouzou.
 Tigzirt.
 Larbaa Nath Irathen.
 Ain El Hemman.
 Mekla.
 Azazga.
 Boughni.
 Draa Ben Khada.
 Maatkas.

 Les zones rurales concernées par l’enquête sont :


 Ihsnaowene.
 Timizart leghbar.
 Thala athmane.
 Thala alame.
 Redjaouna.
 Siekh oumedour.
 Bouhinoun

Figure 12 : Cartographie de la wilaya de Tizi-Ouzou (181).

57
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

8. Déroulement de l’étude
8.1 Phase préparatoire

Une demande d’autorisation, préalable d’accès aux différents établissements scolaires de Tizi-
Ouzou, a été rédigée et transmise à la Direction de l’Education de la wilaya de Tizi-Ouzou
(Annexe 23).

Une première rencontre avec le représentant du Directeur de l’Education a été organisée afin de
promouvoir le protocole de l’étude (intérêt, objectifs, et méthodologie).

Une autorisation écrite, nous a été délivrée, par le Directeur de l’Education de la wilaya de Tizi-
Ouzou (Annexe 24).

Les établissements scolaires concernés par l’étude, ont été saisis par le Directeur de l’Education
par écrit afin de nous faciliter l’accès dans leurs structures respectives.

8.2 Organisation de l'étude

8.2.1 Moyens humains

L’étude a été réalisée par un médecin spécialiste en pédiatrie, aidé par des résidents en pédiatrie.

8.2.2 Formation des enquêteurs

Les enquêteurs ont bénéficié d'une formation portant sur les objectifs de l'étude, le questionnaire
et l'organisation du travail afin d’uniformiser l’intervention sur le terrain et prévenir le biais de
mesure.

8.2.3 Moyens matériels

La réalisation de cette enquête a nécessité :


- Deux pèse -personnes type SECA ;
- Deux toises conventionnelles ;
- Deux tensiomètres adaptés.

8.2.4 Pré enquête

Cette pré enquête a eu pour but de tester le questionnaire, d’y apporter des corrections et d’ajuster
la formulation afin que le modèle final soit le plus clair possible.

Vingt (20) questionnaires ont été remis aux parents d’élèves non concernés par l'étude.

8.3 Phase de réalisation

Après avoir obtenu toutes les autorisations, et procédé au tirage au sort des établissements, un
repérage des établissements sélectionnés a eu lieu et a consisté en :

- Une prise de contact avec les chefs d’établissements pour les informer des objectifs, des
modalités de l’enquête et identifier les classes concernées.

58
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

Conjointement, une présentation de l'étude a été faite aux élèves avec remise d'un courrier destiné
aux parents afin de les informer de l’enquête, de son objectif et du caractère anodin de l’examen
clinique (Annexe 25).

- Une élaboration d’un programme de passage en concertation avec les Directeurs des
établissements en fonction des programmes d’enseignement et des évaluations
pédagogiques.

Les élèves ont été informés du jour de passage de l’équipe médicale.

L’enquête a débuté le 21 septembre 2015.

Chaque élève de la classe tirée au sort, a bénéficié d’une analyse du carnet de santé et d’un examen
clinique.

Les enfants ont été examinés en sous-vêtements, pieds nus. Des paravents ont été installés pour
préserver l’intimité des élèves. L’examen consistait en une :

 Prise de la taille (m) à l’aide d’une toise fixée au préalable et la hauteur au sol des toises a
été vérifiée à l’aide d’un mètre ruban, la prise s’est faite sur un enfant debout les pieds
joints et nus, les bras pendants le long du corps, les genoux en extension, le dos et les talons
appliqués contre la toise (Annexe 13).

 Prise du poids (kg) à l’aide d’un pèse-personne (SECA) avec une précision de 100 g qui
avait été préalablement testé, immobile et sans appuis.

 Le périmètre abdominal et le tour du bras droit avec un mètre ruban conventionnel étaient
également pris.

 Une inspection de la peau.

 Un examen neuro – somatique et prise de la tension artérielle (TA).

Les valeurs obtenues sont reportées sur des courbes de corpulence de référence PNNS :
française/IOTF (Annexe 10 et 11) (21) permettant le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC)
et ainsi de situer le statut pondéral de l’enfant en fonction de l’âge et du sexe.

9. Suivi

Les enfants dont l’IMC est supérieur au 97ème percentile, ont été revus en consultation
régulièrement, afin d’apprécier l’évolution de leur statut pondéral et le changement de leur
comportement psychosocial, une fiche de suivi a été établie pour chaque enfant (Annexe 26).

Au cours de ces consultations individualisées ont été proposés :

- Des séances d’éducation sanitaire.

- Un accompagnement de l’enfant et de sa famille dans leur projet de soins, assuré par le


pédiatre et un psychologue.

59
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES

10. Exploitation des données

Le contrôle quantitatif des questionnaires a été fait après la collecte des données.
La saisie et le contrôle qualitatif des questionnaires ont été faits par logiciel "EPI info 6".

11. Analyse des données

Le traitement des données a été fait sur deux logiciels, EPI info 6 et SPSS 17.

L’analyse des données a comporté plusieurs étapes :

- Une phase de contrôle de données a permis d’identifier les erreurs de saisie ; suivi d’un tri à
plat qui a permis d’établir un descriptif pour chaque variable du questionnaire.

- Les résultats des analyses descriptives sont exprimés sous forme de fréquences (proportions)
pour les variables qualitatives de l'ensemble de l’échantillon, puis selon l'âge et le sexe pour
les différentes variables qualitatives du questionnaire avec leur intervalle de confiance à 95 %,
qui sont indiqués entre crochets dans les tableaux. Pour les variables quantitatives, ils sont
exprimés en moyenne ± écart type.

- Des tableaux croisés ont été réalisés pour indiquer les associations entre les pathologies et les
facteurs de risque ; la mesure de l’association entre ces facteurs de risque et la maladie a été
calculée par l’Odds-Ratio (OR) et son intervalle de confiance à 95 %.

- Dans l’analyse des facteurs de risque, les enfants obèses et en surpoids (malades) ont été
comparés aux enfants normo pondérés (sains) ; les maigres ont été exclus de la comparaison
pour ne pas surestimer ou sous-estimer les facteurs d’expositions.

- La recherche d’association entre les différentes variables a été réalisée en utilisant le test khi-
deux de Pearson pour les variables qualitatives et le test T de Student pour la comparaison de
moyennes des variables quantitatives.

Le seuil de signification statistique retenu est de 5 %.

Le logiciel SPSS version 17. 0 a été utilisé pour l’analyse statistique et notamment l’analyse
multivariée de type régression logistique, le calcul des Odds-Ratios (OR) ajustés et des intervalles
de confiance (IC) à 95 %.

Lors de l’analyse logistique multinomiale, les variables quantitatives sont transformées en


variables qualitatives binaires de type 0/1. Les variables significativement liées en analyse bi
variée (p < 0,2) sont incluses dans le modèle ainsi que les variables d’intérêt clinique. Le seuil de
signification retenu en analyse multivariée est p < 0,05.

60
Résultats
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Le plan de notre analyse est le suivant

A. Nous avons procédé à la présentation de nos résultats, comme suit :

1. Description de la population générale sur laquelle notre étude a porté :

- Les caractéristiques sociodémographiques (sexe, âge, type d’habitat, le type


d’école fréquentée).
- Les caractéristiques anthropométriques des élèves.

2. Etudier le statut pondéral des élèves et les caractéristiques associées à la surcharge pondérale :

- Calculer la prévalence surpoids, de l’obésité, des normaux pondérés et de la maigreur.


- Calculer le rapport tour de taille sur la taille.
- Etudier les caractéristiques des sujets en surpoids et obèses selon : le sexe, l’âge, l’âge et
le sexe à la fois, le statut socioéconomique des parents, le niveau d’instruction du père et
de la mère, la structure familiale, le lieu de vie et l’école fréquentée.

3. Etude des facteurs de risque :

 En analyse bi-variée :

- Obésité parentale
- Facteurs périnataux : diabète gestationnel, le poids de naissance, l’allaitement
maternel et sa durée, les habitudes alimentaires, l’activité physique, les activités
sédentaires et le calcul des dépenses énergétiques selon le sexe et l’âge.

 En analyse multivariée : selon

- Les facteurs de la période périnatale.


- La structure de la famille.
- Les habitudes alimentaires
- Comportement vis à vis de l’alimentation
- L’activité physique
- La sédentarité

4. Etude des comorbidités

5. Etudes du comportement psychosocial

6. Un aperçu du suivi des enfants en surcharge pondérale sur une période d’une année

B. Nous avons discuté nos résultats et fait des commentaires : pour cela nous avons

- Soulevé les contraintes rencontrées


- Discuté la méthodologie de notre étude : type d’étude, le choix de la tranche d’âge et les
biais rencontrés.
- Discuté nos résultats et les comparés à d’autres études

C. Conclusion et recommandations.

62
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

1. Description de la population générale

1.1. Caractéristiques sociodémographiques

1.1.1. Selon le sexe

Au total, sur les 924 élèves, âgés de 05 à 11 ans, tirés au sort dans les écoles primaires de Tizi-
Ouzou, 50,10 % étaient des garçons, avec une sex-ratio de 1.

1.1.2. Selon l’âge

L’âge moyen des élèves était de 7,84 ± 1,68 ans, avec IC à 95% [5 - 11,5].

1.1.3. Zone d’habitat

Presque trois quart (73,4%) des enfants de notre étude résidaient en zone urbaine (figure 13).

Rural
26,60%

Urbain
73,40%

Figure 13 : Répartition des élèves scolarisés selon la zone d’habitation.

1.1.4. Selon le type d’école fréquentée

83% des élèves enquêtés ont fréquenté des établissements scolaires publiques (Figure 14).

Privée
17,10%

Publique
82,90%

Figure 14 : Répartition des élèves selon le type d’école fréquentée.

63
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

1.2. Caractéristiques anthropométriques

1.2.1. Mesures anthropométriques des élèves enquêtés

La répartition des enfants enquêtés semble homogène selon les âges et le sexe.

Tableau III : Moyennes anthropométriques avec écarts type des effectifs des élèves par âge.

Poids Taille Périmètre Périmètre


. Abdominal Brachial
(Kg) (m) (cm) (cm)
Garçon Fille Garçon Fille garçon Fille Garçon Fille

Moyenne
20,45 19,79 1,14 1,11 52,60 51,70 15,92 16,45

5 ans ±2,93 ± 2,82 ±0,05 ±0,04 ± 3,36 ± 3,58 ± 1,33 ± 4,52


Ecart type

45 62 45 62 45 62 45 62
Effectif

Moyenne
22,65 22,04 1,18 1,17 54,53 54,15 16,16 16,20

6 ans Ecart type ± 3,84 ± 3,52 ±0,04 ± 0,04 ± 4,24 ± 4,56 ± 1,66 ± 1,53

81 87 81 87 81 87 81 87
Effectif

Moyenne 25,91 25,48 1,24 1,23 57,45 56,38 17,36 17,26

7 ans Ecart type ± 5,24 ± 4,97 ± 0,05 ± 0,05 ± 6,52 ± 6,09 ±1,98 ± 1,89

69 64 69 64 69 64 69 64
Effectif

Moyenne 29,56 28,74 1,29 1,29 59,36 58,79 18,51 18,18

8 ans Ecart type ± 5,58 ± 5,63 ± 0,06 ± 0,05 ± 7,09 ± 7,07 ± 5,66 ± 2,66

82 72 82 72 82 72 82 72
Effectif

Moyenne 31,95 33,62 1,35 1,35 60,41 62,17 19,18 19,31

9 ans Ecart type


± 6,90 ± 8,92 ± 0,06 ± 0,06 ±8,87 ± 10,45 ± 7,53 ± 2,93

99 94 99 94 99 94 99 94
Effectif

Moyenne
38,16 36,03 1,41 1,40 65,42 62,74 20,06 19,56

10 ans Ecart type ± 9,85 ± 8,79 ± 0 ,06 ± 0,07 ± 10,36 ± 8,25 ± 3,17 ± 2,80

87 82 87 82 87 82 87 82
Effectif

64
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Poids (kg) Perimètre brachial(cm)


Perimètre abdominal (cm) Taille(cm)
141
135
129
124
118
114

65,42
59,36 60,41
54,53 57,45
52,6

19,18 20,06
17,36 18,51
15,92 16,16

31,95 38,16
22,65 25,91 29,56
20,45
5 ANS 6ANS 7ANS 8ANS 9ANS 10ANS

Figure 15 : Moyennes anthropométriques des garçons par âge.

Poids (kg) Perimètre brachial(cm)

Perimètre abdominal (cm) Taille(cm)


140
135
129
123
117
111

62,17 62,74
56,38 58,79
51,7 54,15

19,31 19,56
17,26 18,18
16,45 16,2

33,62 36,03
22,04 25,48 28,74
19,79
5 ANS 6ANS 7ANS 8ANS 9ANS 10ANS

Figure 16 : Moyennes anthropométriques des filles par âge.

65
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

2. Statut pondéral des élèves

2.1. Prévalence

La prévalence a été de (figure 17) :

- 0,8 % (7 enfants) avec IC à 95% [0, 33 - 1,49] pour les maigres ;

- 82,03% (758 enfants) avec IC à 95% [79,45 - 84,41] pour les normo pondérés ;

- 10,71% (99 enfants) avec IC à 95% [8,84 - 12 ,83] pour les sujets en surpoids ;

- 6,49% (60 enfants) avec IC à 95% [5,03 - 8,22] pour les sujets obèses.

Maigreur Normopondéral Surpoids Obésité

83,03%

10,71% 6,49%
0,8%

Figure 17 : Prévalence des statuts pondéraux des élèves enquêtés.

2.2. Le rapport tour de taille sur la taille des élèves

Le rapport TT/T a été supérieur à 0,5 (reflet de l’obésité abdominale) chez 70,7% des sujets en
surpoids et chez 98,3% des obèses et 1,2 % des normo pondérés avaient un rapport supérieur à
0,5 % (Tableau IV).

C’est un témoin du risque métabolique et cardiovasculaire à l’avenir.

Tableau IV : Rapport tour de taille sur la taille des élèves.


Rapport TT/T Maigre Normo Surpoids Obèse
pondéraux

< 0,50 7 (100%) 749 (98,8%) 29 (29,3%) 1 (1,7)


> 0,50 - 9 (1,2%) 70 (70,7%) 59 (98,3%)
TT : Tour de taille (cm) T : Taille (cm)

66
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

2.3. Caractéristiques des sujets en surpoids et obèses

2.3.1. L’âge et le sexe

La moyenne d’âge des garçons en surpoids ne diffère pas significativement de la moyenne d’âge
des filles.

L’obésité a touché plus précocement les filles par rapport aux garçons de manière significative
(Tableau V).

Tableau V : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon l’âge et sexe.

Statut pondéral Sexe Moyenne et écart type IC à 95% p value

Garçons 8,16 +/- 1,52 [7,72 - 8,60]


P = 0,81
Surpoids
Filles 8,58 +/- 1,57 [8,16 - 9,60] DNS

Garçons 8,64+/- 1. 52 [8,10 - 9,18] P < 0,04


Obèses
Filles 7,84 +/ 1. 50 [7,30 - 8,38] DS

2.3.2. Selon le sexe

La prévalence du surpoids a été de 9,93% chez les garçons et 11,49 % chez les filles sans différence
significative entre les deux sexes.

La prévalence de l’obésité a été de 6,47 % chez les garçons et 6,5 % chez les filles sans différence
significative (Tableau VI).

Tableau VI : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le sexe.

Surpoids et
Statut Prévalence
Sexe Effectif obèses selon IC à 95% p value
pondéral (%)
le sexe

Garçon 463 46 9,93% [6,53 - 14 ,71] p = 0,44


Surpoids
DNS
Fille 461 53 11,49% [7,81- 16,50]

Garçon 463 30 6,47% [3,80 - 10,67] p = 0,98


Obésité DNS
Fille 461 30 6,50% [3,81 - 10 ,71]

67
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

2.3.3. Selon la tranche l’âge

La prévalence du surpoids a augmenté proportionnellement avec l’âge, avec une différence


significative, par contre la prévalence de l’obésité ne varie pas en fonction de l’âge (DNS)
(Tableau VII).

Tableau VII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la tranche l’âge.

Nombre
de
Surpoids
et
Statut Intervalle Prévalence
d’âge
Effectif d’obèses IC à 95 % p value
pondéral selon la (%)
tranche
d’âge

[5 - 6 ans [ 107 7 6,54 [1,92 - 17,70]

[6 - 7 ans [ 168 10 5,95 [2,21 - 13,95]

[7 - 8 ans [ 133 14 10,52 [4,69 - 21,08]


Surpoids p <0,04
[8 - 9 ans [ 154 18 11,68 [5,81 - 21,51] DS
[9 - 10 ans [ 193 23 11,91 [6,48 - 20,48]

[10 - 11ans [ 169 27 15,97 [9,21 - 25,91]

[5 - 6 ans [ 107 3 2,80 [0,33 - 12,64]

[6 - 7 ans [ 168 6 4,17 [1,22 - 11,61]

Obésité [7 - 8 ans [ 133 8 8,27 [3,25 - 18,32] DNS


[8 - 9 ans [ 154 10 4,66 [1,62 - 11,56]

[9 - 10 ans [ 193 15 7,77 [3,55 - 15,51]

[10 - 11 ans [ 169 18 8,87 [4,07 - 17,58]

2.3.4. Statut socio-économique des parents

La prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant augmentait proportionnellement avec le


niveau socio-économique (Tableau VIII) selon la classification FAS (Annexe 22).

68
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Tableau VIII : Répartition des élèves en surpoids et obèses selon les conditions socio-
économiques (CSE).

Condition Surpoids
Statut Prévalence
pondéral
socio- Effectif et obèses / IC à 95 % p value
économique les CSE (%)

Bas 99 1 1,01 [0,1 - 10,69]


Surpoids p < 10-8
Moyen 528 23 4,35 [2,36 - 7,83]
DS
Elevé 230 75 33,26 [24,78 - 42,75]

Bas 99 1 1,01 [0,1 - 10,69]


p < 10-8
Obésité Moyen 516 11 2,13 [0,83 - 5,01]
DS
Elevé 203 48 23,64 [16,35 - 33,92]

2.3.5. Niveau d’instruction des parents

[Link]. Le père

Plus le niveau d’instruction du père était élevé, plus la prévalence de surpoids et de l’obésité était
importante (Tableau IX).

Tableau IX : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le niveau d’instruction du


père.

Surpoids et
Niveau obèses / le
Statut Prévalence
d’instruction Effectif niveau
(%)
IC à 95 % p value
pondéral du père d’instruction
du père
Primaire 39 2 5,12 [0,27 - 28,10]

Collège 108 8 7,40 [2,44 - 19,06] p < 3×10-3


Surpoids
Secondaire 320 27 8,43 [4,85 - 14,27] DS
Universitaire 390 62 15,89 [11,30 - 22,12]

Primaire 38 1 2,63 [0,1 - 25,18]

Collège 104 4 3,84 [0,68 - 14,60] p < 10-5


Obésité
Secondaire 303 10 3,30 [1,23 - 10,01] DS

Universitaire 373 45 12,06 [7,98 - 17,96]

69
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

[Link]. La mère

Plus le niveau d’instruction de la mère était élevé, plus la prévalence du surpoids et de l’obésité
était importante (Tableau X).

Tableau X : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le niveau d’instruction de la


mère.

Surpoids et
Niveau obèses /
Statut Prévalence
pondéral
d’instruction Effectif niveau d’ IC à 95 % p value
de la mère instruction (%)
de la mère

Primaire 39 4 10,52 [0,29 - 29,37]


Collège 152 9 5,92 [3,62 - 17,57] p<
Surpoids 0,0001
Secondaire 456 44 9,64 [6,61 - 15,46]
DS
Universitaire 210 42 20 [13,27 - 29,56]
Primaire 35 0 0 -
Collège 151 8 5,29 [1,73 - 13,89] p<
Obésité 0,007
Secondaire 440 28 6,36 [3,68 - 10,74] DS
Universitaire 192 24 12,50 [7,01 - 21,51]

2.3.6. La structure de la famille

Il n’y avait pas de relation entre surpoids et l’obésité de l’enfant et le nombre d’enfant dans la
fratrie (Tableau XI).

Tableau XI : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la structure familiale.

Surpoids
et obèses /
Statut Structure
la Prévalence
pondéral familiale Effectif
structure
IC à 95 % p value
(%)
familiale

Surpoids Unique 58 11 18,96 [7,59 - 38,39]


p = 0,06
Fratrie 799 88 11,01 [7,27 - 13,09] DNS

Unique 50 3 6 [0,70 - 24,96] p=1


Obésité
Fratrie 768 57 7,42 [5,09 - 10,63] DNS

70
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

2.3.7. Lieu de vie

Les enfants en surpoids étaient issus aussi bien de milieu urbain que rural.

Les enfants obèses étaient issus aussi bien de milieu urbain que rural (Tableau XII).

Tableau XII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le lieu de vie.

Surpoids et
Statut Type obèses / le Prévalence
d’habitat Effectif lieu de vie
IC à 95 % p value
pondéral (%)

Surpoids
Urbain 624 79 12,66% [9,53 - 17,26]
p = 0,13
Rural 233 20 8,58% [4,55 - 15,91] DNS

Obésité
Urbain 594 49 8,24% [5,22 - 11,76]
p = 0,15
Rural 224 11 4,91% [2,25 - 12,25] DNS

2.3.8. Ecole fréquentée

La prévalence du surpoids et de l’obésité dans les écoles privées était supérieure à celle des écoles
publiques avec une différence significative (Tableau XIII).

Cette différence souligne le rapport avec le niveau socio-économique.

Tableau XIII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le type d’école fréquentée.

Surpoids
Type
Statut et obèses Prévalence
d’école Effectif
/ le type
IC à 95 % p value
pondéral fréquentée (%)
d’école

Publique 720 73 10,13 % [7,66 - 14,76]


p < 0,01
Surpoids
Privée 137 26 18,97 % [9,99 - 28,56] DS

Publique 688 41 5,95 % [4,10 - 9,12]


p < 0,001
Obésité
Privée 130 19 14,61 % [8,18 - 25,58] DS

71
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3. Facteurs de risque

3.1. Analyse bi-variée

3.1.1. Obésité parentale

Le risque qu’un enfant soit en surpoids est 3 fois plus élevé, si l’un des parents est en surcharge
pondérale et 4 fois plus si les deux parents le sont.

Le risque qu’un enfant soit obèse est 2 fois plus élevé, si l’un des parents est en surcharge pondérale
et 3 fois plus si les deux parents le sont (Tableau XIV).

Tableau XIV : Analyse de l’association entre le statut pondéral des parents et des enfants.

Surpoids
et obèses
Statut /le statut OR
Parents et enfants
pondéral Effectif pondéral IC à 95 % p value
des
parents

Les 2 parents normo


pondérés
625 50 1

Surpoids Un parent en 2,85 P < 2 10 -5


146 29
surcharge pondérale [1,68 - 4,83] DS

Deux parents en 3,97 p < 9 10-7


78 20
surcharge pondérale [2,12 - 7,38] DS

Les 2 parents normo


pondérés
610 35 1

Un parent en 2,11 p < 0. 03


132 15
Obésité surcharge pondérale [1,06 - 4,14] DS

Deux parents en
68 10
2. 83 p < 0,01
surcharge pondérale [1,24 - 6,32] DS

Non
- 8 - - -
précisé

3.1.2. Facteurs périnataux

[Link]. Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel de la mère faisait courir à l’enfant un risque 2 fois plus important d’être en
surpoids et 2,5 fois d’être obèse et cela de manière significative (Tableau XV).

72
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Tableau XV : Analyse de l’association entre le diabète gestationnel de la mère, obésité et


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses /le OR
Diabète gestationnel Effectif
diabète p value
pondéral IC à 95 %
gestationnel
Absence de diabète
794 86 1
Surpoids gestationnel p <0,01
Présence d’un 2,14 DS
63 13
diabète gestationnel [1,06 - 4,36]
Absence de diabète
gestationnel
759 51 1
p < 0,01
Obésité
Présence d’un 2,50 DS
59 9
diabète gestationnel [1,08 - 5,63]

[Link]. Le poids de naissance

Le risque de surpoids chez les enfants de petit poids de naissance était2 fois plus élevé et le risque
d’obésité était3 fois plus élevé par rapport aux enfants nés eutrophiques.

Par contre, le gros poids de naissance n’était pas un facteur de risque aussi bien pour le surpoids
que pour l’obésité (Tableau XVI).

Tableau XVI : Analyse de l’association entre le poids de naissance obésité et surpoids de


l’enfant.

Surpoids
et obèses
Statut OR
Poids de naissance / le poids
Pondéral Effectif IC à 95% p value
de
naissance
Poids de naissance
normal
775 83 1

Surpoids Petit poids de naissance 2,24 p < 0,02


52 11
[1,04 - 4,72] DS
1,67 p = 0,22
Gros poids de naissance 30 5
[0,54 - 4,75] DNS
Poids de naissance
normal
740 48 1

Obésité 50 9
3,16 p < 0,006
Petit poids de naissance
[1,34 - 7,26] DS
28 3
1,73 p = 0. 28
Gros poids de naissance
[0,40 - 6,31] DNS

73
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

[Link]. L’allaitement maternel et sa durée

L’absence d’allaitement maternel faisait courir à l’enfant, un risque 2 fois plus important d’être en
surpoids et 3 fois plus d’être obèse (Tableau XVII).

Tableau XVII. Analyse de l’association entre l’absence d’allaitement au sein, obésité et


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses /
Allaitement au sein Effectif
l’allaitement
OR p value
pondéral
maternel IC à 95 %
Allaitement Maternel 763 81 1
p < 0,01
Surpoids Absence d’allaitement 1,99
94 18 DS
Maternel [1,69 - 3,61]
Allaitement Maternel 727 45 1
Obésité p < 0,0003
Absence d’allaitement
91 15
2,99 DS
Maternel [1,52 - 5,84]

Lorsque l’allaitement au sein avait duré moins de six mois le risque de surpoids était 2 fois plus
important et celui de l’obésité 3 fois plus important (Tableau XVIII).

Tableau XVIII : Analyse de l’association entre la durée de l’allaitement au sein, obésité et


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Durée de obèses / la OR
Statut
pondéral
l’allaitement au Effectif durée de p value
sein l’allaitement
IC à 95 %
au sein
Plus de 06 mois 602 55 1
p < 0,01
Surpoids 1,92 DS
Moins de 06
mois
161 26 [1,12 - 3,26]

Plus de 06 mois 574 27 1


p < 0,001
Obésité 2,70
Moins de 06 DS
mois
153 18 [1,38 - 5,26]

74
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.1.3. Habitudes alimentaires

[Link]. Influence des repas sur le risque de survenu d’obésité et de surpoids

 Petit déjeuner

Les enfants qui ne prenaient pas de petit déjeuner couraient un risque 2 fois plus important de
développer un surpoids et une obésité (Tableau XIX).

Tableau XIX : Analyse de l’association entre la prise du petit déjeuner, obésité et surpoids de
l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses / la OR
Prise du petit déjeuner Effectif
prise du petit
p value
pondéral IC à 95 %
déjeuner

Prise du petit déjeuner 755 80 1


P < 0,01
Surpoids
Non Prise du petit 1,93 DS
déjeuner 102 19
[1,07 - 3,45]
Prise du petit déjeuner 722 47 1
p < 0,01
Obésité Non Prise du petit 2,25 DS
déjeuner 96 13
[1,38 - 3,45]

 Collation du matin

Les enfants qui prenaient une collation le matin avaient un risque 2 fois plus important de
développer un surpoids et 2,5 fois plus important de développer une obésité par rapport à d’autres
enfants (Tableau XX).

Tableau XX : Analyse de l’association entre la prise de la collation du matin, l’obésité et le


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses / la
Collation du matin Effectif OR p value
pondéral prise de la
collation IC à 95 %
Non prise de la
collation
566 54 1
p < 0,01
Surpoids 1,73
Prise de collation 291 45 DS
[1,11 - 2,71]
Non prise de la
collation
540 32 1
P < 0,001
Obésité 2,38
Prise de collation 278 28 DS
[1,36 - 4,17]

75
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

 Déjeuner

Le risque d’être en surpoids et obèses est multiplié par 2 chez les enfants qui ne prenaient pas de
déjeuner par rapport aux autres enfants.

Le Déjeuner sauté est souvent compensé par le grignotage pour palier à la sensation de faim de fin
d’après-midi (Tableau XXI).

Tableau XXI : Analyse de l’association entre la prise du déjeuner, l’obésité et le surpoids de


l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses /la OR
Déjeuner Effectif
pondéral prise du IC à 95 % p value
diner
Prise du déjeuner 773 83 1
Surpoids p < 0,02
Non prise du 1,96 DS
84 16
déjeuner [1,04 - 3,65]
Prise du déjeuner 739 49 1
p < 0,01
Obésité Non prise du 11 2,28
79 DS
déjeuner [1,06 - 4,79]

 Diner

Les enfants qui ne prenaient pas de diner multipliaient par 2 le risque d’être en surpoids et par 2,25
le risque d’être obèses (Tableau XXII).

Tableau XXII : Analyse de l’association entre la prise du diner, obésité et surpoids de l’enfant.

Nombre de
surpoids et
d’obèses
Statut selon la OR
Diner Effectif p value
pondéral prise du IC à 95%
diner
Prise du diner 781 85 1
Surpoids
1,85 p < 0,04
Non prise du diner 76 14 DS
[1,02 - 3,57]
Prise du diner 746 50 1
Obésité
2,25 p < 0,02
Non prise du diner 72 10 DS
[1,01 - 4,86]

76
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

[Link]. Comportements alimentaires

 Terminer son assiette

Le risque d’être en surpoids ou d’être obèses est multiplié par 2 chez les enfants qui ne terminaient
pas leurs assiettes (Tableau XXIII).

Tableau XXIII : Analyse de l’association entre le fait de ne pas terminer son assiette, obésité et
surpoids de l’enfant.

Surpoids
et obèses /
Statut ne pas OR
Terminer son assiette Effectif terminer
pondéral IC à 95 % p value
son
assiette

Terminer son assiette 688 69 1


Surpoids p < 0,004
Ne pas terminer son
169 30
1,94 DS
assiette [1,18 - 3,16]
Terminer son assiette 660 41 1 p < 0,01
Obèses
Ne pas terminer son 2,06 DS
158 19
assiette [1,12 - 3,79]

 Grignotage

Le grignotage multipliait par 2 le risque d’être en surpoids ou d’être obèse (Tableau XXIV).

Tableau XXIV : Analyse de l’association entre le grignotage, obésité et surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut Effectif obèses /
le OR
pondéral Grignotage p value
grignotage IC à 95 %

Pas de grignotage 554 51 1


Surpoids p < 0,003
1,86 DS
grignotage 303 48
[1,19 - 2,89]
Pas de grignotage 532 29 1
Obèses p < 0,004
2,11
grignotage 286 31 DS
[1,20 - 3,69]

77
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EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

 Consommation de boissons sucrées

La consommation de boisson sucrée chez l’enfant faisait multiplier le risque de surpoids par 2
celui de l’obésité par 2,5 et ce de manière significative (Tableau XXV).

Tableau XXV : Analyse de l’association entre la consommation de boissons sucrées obésité et


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses / la OR
Consommation
boissons sucrées Effectif consommation
pondéral de boisson
IC à 95 % p value
sucées
Pas de
consommation de 197 14 1 p<
Surpoids boissons sucrées
0,02
Consommation de 1,93
boissons sucrées 660 85 DS
[1,04 - 3,65]
Pas de p<
consommation de 190 7 1 0,02
Obèses boissons sucrées
DS
Consommation de 2,41
boissons sucrées 628 53
[1,03 - 5,90]

 Manger devant la télévision

Le risque de surpoids est multiplié par 2 et celui de l’obésité par 2,5pour les enfants qui mangeaient
devant la télévision (Tableau XXVI).

Tableau XXVI : Analyse de l’association entre, obésité et surpoids de l’enfant le fait de


manger devant la télévision.

Surpoids
et obèses /
Statut Manger devant la OR
pondéral télévision Effectif manger IC à 95 % p value
devant la
télévision
Ne mange pas devant
la télévision
691 69 1
Surpoids p<0,003
Mange devant la 1,99 DS
télévision 166 30
[1,21 - 3,25]
Ne mange pas devant
la télévision
660 38 1
Obèses p<0,0004
Mange devant la 2,65 DS
télévision 158 22
[1,46 - 4,78]

78
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

 L’influence de la publicité

Les enfants qui sont influencés par les publicités couraient un risque 2 fois plus important d’être
en surpoids et 3 fois plus d’être obèses et ce d’une façon significative (Tableau XXVII).

Tableau XXVII : Analyse de l’association entre l’influence de la publicité, obésité et surpoids


de l’enfant.

Surpoids
et obèses /
Statut Influence de la OR
publicité Effectif
l’influence p value
pondéral de la IC à 95%
publicité
Pas d’influence de la
publicité
731 74 1
Surpoids p < 0,001
Influence de la
126 25
2,20 DS
publicité [1,29 - 3,72]
Pas d’influence de la
publicité
699 42 1
p < 0,0004
Obèses Influence de la 2,79
119 18 DS
publicité [1,48 - 5,21]

3.1.4. Activité physique

[Link]. Pratiquer du sport

Ne pas pratiquer de sport multiplie le risque par 3 d’être en surpoids et par 3,5 d’être obèse avec
une différence significative (Tableau XXVIII).

Tableau XXVIII : Analyse de l’association entre la pratique d’une activité sportive, obésité et
surpoids de l’enfant.

Surpoids
Statut et obèses OR
Activité Sportive Effectif / activité p value
pondéral IC à 95 %
sportive
Pratiquer du sport 546 39 1
Surpoids 3,11
Ne pas pratiquer du P < 10-7
sport
311 60 [1,98 - 4,89]
DS
Pratiquer du sport 529 22 1
Obésité 3,5 P < 2 10-6
Ne pas pratiquer du
sport
289 38 [1,96 - 6 ,25] DS

79
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

[Link]. Mode de déplacement pour aller à l’école

Partir à l’école véhiculé multiplie le risque par 2 pour le surpoids et l’obésité (Tableau XXIX).

Tableau XXIX : Analyse de l’association entre le mode de déplacement pour aller à l’école,
obésité et surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Mode de obèses / mode
Statut déplacement de déplacement OR
pondéral pour aller à Effectif pour aller à IC à 95 % p value
l’école l’école
A pied 537 49 1
Surpoids p < 0,003
50 1,84 DS
Véhiculé 320
[1,19 - 2,87]
A pied 515 27 1
p < 0,002
Obèses 2,21
Véhiculé 303 33 DS
[1,26 - 3,88]

[Link]. Durée du trajet entre la maison et l’école

Le risque de surpoids et d’obésité infantile était respectivement de 2 fois plus important et 3,5 fois
plus important chez les enfants qui faisaient un trajet de moins de 20 minutes à pied pour aller à
l’école par rapport aux enfant qui faisaient un trajet de plus de 20 minutes avec une différence
significative (Tableau XXX).

Tableau XXX : Analyse de l’association entre la durée du trajet pour aller à l’école, obésité et
surpoids de l’enfant.

Surpoids et
obèses
Statut Durée du trajet pour /durée du
aller à l’école Effectif
OR
pondéral trajet pour p value
aller à IC à 95 %
l’école
1
Plus de 20 min 209 11
Surpoids p < 0. 01
328 2,36
Moins de 20 min 38 DS
[1,13 - 5,03]
1
Plus de 20 min 204 6
Obèses
p < 0,01
3,58
Moins de 20 min 311 21 DS
[1,14 - 12,53]

80
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.1.5. Heures de sommeil

Les enfants qui avaient un nombre d’heures de sommeil inférieur à 8 heures avaient un risque de
surpoids et d’obésité3 fois plus important par rapport aux enfants qui faisaient 8 heures et plus de
sommeil avec une différence significative (Tableau XXXI).

Tableau XXXI : Analyse de l’association entre le nombre d’heures de sommeil, obésité et


surpoids de l’enfant.

Surpoids et
Statut Nombre d’heures obèses /nombre
OR
pondéral de sommeil Effectif d’heures de p value
sommeil IC à 95%
08h - 10h 696 77 1
2,84 p < 0,002
Surpoids < 8h 46 12
[1,33 - 5,98] DS
0,77 p = 0,44
>10h 115 10
[0,36 - 1,59] DNS
08h - 10h 662 45 1
2,83 p < 0,02
Obèses < 8h 41 7
[1,08 - 7,15] DS
115 8
1,03 p = 0,9
>10h
[0,44 - 2,39] DNS

3.1.6. La présence d’un téléviseur dans la chambre

La présence d’un téléviseur dans la chambre multipliait par 1,5 le risque de surpoids et par 2,5 fois
le risque d’obésité avec une différence significative (Tableau XXXII).

Tableau XXXII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la présence d’une
télévision dans la chambre de l’enfant.

Surpoids
et obèses
Statut Télévision dans la OR
Effectif /Télévision p value
pondéral chambre IC à 95 %
dans la
chambre
Absence de télévision
dans la chambre
703 74 1
Surpoids p < 0,04
Présence de télévision 1,65 DS
154 25
dans la chambre [0,98 - 2,76]
Absence de télévision
dans la chambre
668 39 1
Obèses p < 0,0005
Présence de télévision 2,63 DS
150 21
dans la chambre [1,44 - 4,77]

81
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.1.7. Temps d’écran

Un temps d’écran de plus de 2 heures multipliait le risque de surpoids par 2 et celui de l’obésité
par 2,5 avec une différence significative, et un temps d’écran de 3 heures et plus multipliait le
risque de surpoids par 2,5 et celui de l’obésité par 4 avec une différence significative (Tableau
XXXIII).

Tableau XXXIII : Analyse de l’association entre la durée du temps d’écran, obésité et surpoids
de l’enfant.

Surpoids et
Statut obèses / OR
Durée du temps
d’écran
Effectif durée du p value
pondéral temps
IC à 95 %
d’écran
1 heure 525 45 1 -
1,83 p < 0,01
Surpoids 2 heures 224 33
[1,10 - 3,04] DS
2,45 p < 0. 001
Plus de 3 heures 108 21
[1,33 - 4,51] DS
1 heure 502 22 1 -

213 22
2,51 p < 0,002
2 heures
Obèses [1,30 - 4,84] DS
4,04 p < 2 10-5
Plus de 3 heures 103 16
[1,92 - 8,35] DS

3.1.8. Dépenses énergétiques

[Link]. Calcul de la dépense énergétique

- Dépense Energétique Journalière (DEJ)

Elle est évaluée à partir du métabolisme de base (MB) et le niveau d’activité physique (NAP)
(Tableau XXXIV).

La sédentarité est estimée par le temps passé devant la télévision, jeux vidéo et ordinateur.

- Niveau d’Activité Physique :

82
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Tableau XXXIV. Classement des activités physiques selon le NAP chez l’enfant (181 bis)

Catégorie NAP Activités

A 1 Sommeil et sieste, repos en position allongée.


B 1,76 Position assise : repos, TV, micro-ordinateur, jeux, vidéo,
Jeux de société, lecture, classe, devoirs, transport, repas.
C 2,1 Position debout : petit déplacements dans la maison, marche,
achats, cuisine, vaisselle.
D 2,6 Activités modérées : récréation, jeux peu actifs.
E 3,5 Marche normale ou rapide, jeux actifs en groupe (loisirs),
travaux manuels.
F 5,2 Entrainement sportif, cyclisme,…. etc
G 10 Competition sportive (football, hand-ball, basket-ball,…etc).

- Calcul du Métabolisme de Base (MB)

Correspond à la dépense énergétique minimale permettant à l’organisme de survivre et de


maintenir en activité ses fonctions (cœur, cerveau, respiratoire, digestion, maintien de la
température du corps). Il est exprimé sur la base d’une journée,

La formule de Black et al. est celle de référence

Pour le garçon : MB =259 . P0. 48 . T0,5. A -0,13.

Pour la fille : MB =230 . P0. 48 . T0,5. A-0,13.


P : Poids (kg). T : Taille(m). A : Age (ans).

- Calcul de la dépense énergétique factorielle (DEF)

DEF (k cal/j) = MB. NAP. Durée en heure/24H

- Calcul de la dépense énergétique Journalière (DEJ)

DEJ =∑

[Link]. Dépenses énergétiques chez les garçons en surpoids

Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les garçons entre 6 et 9 ans en surpoids
sont inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences
significatives (Figure 18).

Pour les garçons de 5 et 10 ans il n’y a pas de différence significative entre les valeurs observées
et les valeurs théoriques (Figure 18).

83
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

DEJ (k cal/j )
3000 GARÇON SURPOIDS Observé référentiel

2500
2564,1
2000 2286,9
2055,9
1848
1500 1743,93
1649,2
1477
1361,14
1000 1173,35 1194,79 1183,09
1163,96

500

0
5 6 7 8 9 10 Age (ans)

p value DNS=0,15 0,008 10-3 10-3 10-3 DNS=0,2

Figure 18 : Dépenses énergétiques chez les garçons en surpoids.

[Link]. Dépenses énergétiques chez les filles en surpoids

Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les filles en surpoids sont inférieures aux
dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences significatives (Figure
19).
DEJ (k cal/j)
3000 FILLES SURPOIDS Observé référentiel

2500 2671,9
2348,5
2000 2021,6
1770,8
1500 1545
1376,4
1000 1183,33 1222,38
1127,86 1123,96
880,45 922,74
500

Age (ans)
0
5 6 7 8 9 10

p value 10-3 10-3 0,01 3 10-3 10-3 10-3

Figure 19 : Dépenses énergétiques chez les filles en surpoids.

84
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

[Link]. Dépenses énergétiques chez les garçons obèses

Globalement les dépenses énergétiques journalières chez les garçons obèses sont inférieures aux
dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences significatives (Figure
20).
4500DEJ (k cal/j) GARÇONS OBESES référentiel Observé
4000
3500 2286,9 2564,1
3000 2055,9
2500 1649,2 1848
2000
1500
1477 1566,69
1000 1415,32
1145,49 1246,4
1088,61
500 0
0 Age (ans)
5 6 7 8 9 10
p value / 10-3 0,005 0,001 10-3 10-3

Figure 20 : Dépenses énergétiques chez les garçons obèses.

[Link]. Dépenses énergétiques chez les filles obèses

Globalement les dépenses énergétiques journalières chez les filles entre 6 et 9 ans obèses sont
inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences
significatives (Figure 21).

Pour les filles de 5 et 10 ans, il n’y a pas de différence significative entre les valeurs observées et
les valeurs théoriques (Figure 21).

DJE (k cal/j)
4500 FILLES OBESES Réferentiel Observé
4000
3500 2671,9
2348,5
3000 2021,6
2500 1770,8
1376,4 1545
2000
1500
1000 1254,22 1271,96
1062,8 1031,08 1145,94
500 988,75
Age (Ans)
0
5 6 7 8 9 10

p value DNS 10-3 10-3 3 10-3 10-3 0,09

Figure 21 : Dépenses énergétiques chez les filles obèses.

85
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.2. Analyse multivariée

3.2.1. Survenue de l’obésité et du surpoids ajustée sur les facteurs de risque de la


période périnatale

Il existe une relation entre la surcharge pondérale et les antécédents de diabète gestationnel,
l’absence d’allaitement maternel et la durée d’allaitement maternel inférieure à 6 mois avec des
différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée que multivariée (Tableau XXXV).

Tableau XXXV : Survenue du surpoids et obésité ajustés sur les facteurs de risque de la
période périnatale

Facteur de Analyse Bi-variée Analyse multivariée


Statut risque de la
pondéral période OR p OR p
périnatale IC à 95% IC à 95%
brut value ajusté value

Diabète
2,14 [1,06 - 4,36] 0,01 2,1 [1,08 - 4,06] 0,02
gestationnel

Petit poids
2,24 [1,04 - 4,72] 0,02 1,90 [0,8 - 4,54] NS
de naissance

surpoids Absence
d’allaitement 1,99 [1,69 - 3,61] 0,01 2,02 [1,14 - 3,57] 0,01
maternel

Allaitement
maternel
1,92 [1,12 - 3,26] 0,01 1,87 [1,13 - 3,11] 0,01
moins
de 6 mois

Diabète 0,01
2,50 [1,08 - 5,53] 2,57 [1,17 - 5,67] 0,01
gestationnel

Petit poids 0,02


2,24 [1,04 - 4,72] 1,60 [0,3 - 6,60] NS
de naissance

Absence
Obésité d’allaitement 2,92 [1,52 - 5,84] 0,003 2,90 [1,50 - 5,60] 0,01
maternel

Allaitement
maternel
2,50 [1,41 - 4,41] 0,004 2,63 [1,40 - 4,94] 0,003
moins
de 6 mois

86
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.2.2. Structure familiale

La surcharge pondérale parentale représente un facteur de risque de surpoids et d’obésité de


l’enfant avec des différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée que multivariée, plus
évidente quand les deux parents sont en surcharge pondérale (Tableau XXXVI).

Tableau XXXVI : Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux facteurs de risque


familiaux.

Analyse Bi-variée Analyse multivariée


Facteurs de
Statut
risque
pondéral
familiaux OR IC à 95 % p value OR IC à 95% p value

Un parent en
surcharge 2,85 [1,68 - 4,83] 2 10-5 2,95 [1,78 - 4,85] 10-4
pondérale
Deux
parents en
3,97 [2,12 - 7,38] 9 10-7 4,18 [2,32 - 7,57] 10-4
surcharge
pondérale
surpoids
Enfant
1,76 [1,59 - 3,39] NS 1,33 [1,02 - 2,34] NS
unique

Enfants
1,14 [3,43 - 3,81] 0,87 1,15 [0,85 - 4,39] NS
Multiples

Un parent en
surcharge 2,11 [1,06 - 4,14] 0,03 2,10 [1,19 - 3,9] 0,02
pondérale

Deux
parents en
2,83 [1,24 - 6,32] 0,01 2,80 [1,32 - 5,98] 0,007
surcharge
Obésité pondérale

Enfant
2,03 [0,70 - 24,96] NS 1,67 [1,21 - 2,45] NS
unique

Enfants
1,14 [3,43 - 3,81] 0,87 1,19 [0,35 - 3,99] NS
Multiples

87
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.2.3. Habitudes alimentaires

La non prise du petit déjeuner, la prise de boissons sucrées et le saut de repas sont des facteurs de
risque de surpoids et d’obésité, avec des différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée
que multivariée (Tableau XXXVII).

Tableau XXXVII : Survenue du surpoids et de l’obésité ajustée aux habitudes alimentaires.

Analyse Bi-variée Analyse multivariée


Statut Habitudes
pondéral alimentaires OR OR
IC à 95 % p value IC à 95 % p value
brut ajusté

Non prise du
petit déjeuner
1,93 [1,07 - 3,45] 0,01 1,79 [1,01 - 3,17] 0,04

Prise de la
collation du 1,75 [1,11 - 2,71] 0,01 1,54 [0,99 - 2,40] NS
Surpoids matin
Ne pas
terminer son 1,94 [1,18 - 3,16] 0,004 1,80 [0,81 - 2,92] NS
assiette
Prise de
boissons 1,93 [1,04 - 3,65] 0,02 1,90 [1,05 - 3,45] 0,03
sucrées
Non prise du
petit déjeuner
2,25 [1,38 - 3,45] 0,01 1,91 [1,17 - 3,76] 0,06
Prise de la
collation du 3,38 [1,36 - 4,17] 0,01 1,50 [0,35 - 1,15] NS
matin
Obésité Ne pas
terminer son 2,06 [1,12 - 3,79] 0,01 1,50 [0,86 - 3,04] NS
assiette
Prise de
boissons 2,41 [1,03 - 5,90] 0,02 2,36 [1,04 - 5,30] 0,03
sucrées

3.2.4. Comportement vis-à-vis de l’alimentation

Il existe une relation entre le surpoids, l’obésité de l’enfant et le grignotage, l’influence de la


publicité dans la consommation et le fait de manger devant la télévision avec des différences
significatives aussi bien en analyse Bi-variée que multivariée (Tableau XXXVIII).

88
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Tableau XXXVIII : Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux comportements


alimentaires.

Statut Comportements Analyse Bi-variée Analyse multivariée


alimentaires OR IC à 95% p value OR IC à 95% p
pondéral
Brut ajusté value
Grignotage 1,86 [1,19 - 2,89] 0,003 1,82 [1,20 - 2,83] 0,05
Influence de la
Surpoids publicité 2,20 [1,29 - 3,72] 0,001 1,92 [1,15 - 3,23] 0,01

Plateau télé 1,99 [1,21 - 3,25] 0,003 1,78 [1,10 - 2,89] 0,01

Grignotage 2,11 [1,20 - 3,69] 0,004 2,16 [1,21 - 3,86] 0,005


Influence de la 0,0004
Obésité 2,79 [1,48 - 5,21] 2,82 [1,46 - 5,45] 0,015
publicité
Plateau télé 2,65 [1,46 - 4,78] 0,0004 2,64 [1,45 - 2,90] 0,011

3.2.5. Activité physique

Il existe une relation entre le surpoids, l’obésité et l’activité physique (la non pratique du sport,
aller à pied à l’école) avec des différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée que
multivariée (Tableau XXXIX).

Tableau XXXIX. Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés à l’activité physique.

Analyse Bi-variée Analyse multivariée


Statut Activité
OR P OR P
pondéral physique IC à 95 % IC à 95 %
brut value ajusté value

Pas de Sport 2,14 [1,29 - 3,54] 0,001 2,24 [1,08 – 4,64] 0. 03

Trajet véhiculé 1,84 [1,19 - 2,87] 0,003 2,27 [1,45 - 3,56] 10-4
Surpoids
Durée trajet NS
2,36 [1,13 - 5,03] 0,01 1,11 [0,49 - 2,52]
moins de 20 min
Dépense
2,26 [1,93 - 4,45] 0,003 1,99 [1,1 - 3,99] 0. 003
énergétique

Pas de Sport 2,74 [1,38 - 3,53] 0,001 2,9 [1,39 – 6,17] 0. 004

[1,20 - 3,88]
Trajet véhiculé 2,21 0,002 3,4 [1,95 - 6,03] 10-4
Obésité
Durée trajet NS
3,53 [1,14 - 12,53] 0,01 1,10 [0,34 - 3,56]
moins de 20 min
Dépense [2,02 - 5,76]
3,64 0,002 2,99 [1,2 - 5,00] 0. 007
énergétique

89
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

3.2.6. Sédentarité

Les enfants ayant un temps d’écran de plus de 3heures et qui dorment moins de 08 heures par jour
ont plus de risque d’être en surpoids et obèses avec des différences significatives aussi bien en
analyse Bi-variée que multivariée (Tableau XL).

Tableau XL : Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux comportements sédentaires.

Analyse Bi-variée Analyse multivariée


Statut Comportements
pondéral sédentaires OR p OR p
IC à 95 % IC à 95 %
brut Value ajusté Value

TV dans chambre 1,65 [0,98 - 2,76] 0,04 1. 43 [0,86 – 2,37] NS

Surpoids
Temps d’écran
2,45 [1,33 - 4,51] 0,001 1. 63 [1,26 – 2,11] 10-4
> 3h
Heures sommeil
2,84 [1,33 - 5,98] 0,002 2. 23 [1,08 – 4,61] 0. 03
<à8h

TV dans chambre 2,83 [1,08 - 7,75] 0,02 2,01 [0,81 - 4,98]


NS

Obésité Temps d’écran


4,04 [1,92 - 8,35] 2 10-5 1. 96 [1,42 – 2,70] 10-4
> 3h
Heures sommeil
2,63 [1,44 - 4,77] 0,0005 2,26 [1,26 – 4,05] 0. 006
<à8h

4. Comorbidités

La fréquence des caries dentaires était respectivement 15,25% vs 16 ,66% en cas de surpoids et
d’obésité (Tableau XLI).

La fréquence d’anomalies cutanées (vergeture, mycoses, hirsutisme, …) était respectivement de


15,25% vs 20,63% en cas de surpoids et d’obésité (Tableau XLI).

La fréquence de l’asthme était respectivement 16 ,66% vs 20,63% en cas de surpoids et d’obésité


(Tableau XLI).

L’association douleur articulaire surpoids et obésité était respectivement de 21,87 % vs 26,47%


(Tableau XLI).

L’association d’anomalies osseuses (cyphose, scoliose, fractures, troubles de la statique vertébrale,


douleurs musculaires…) surpoids et obésité était respectivement de 17,50 % vs 23,25% (Tableau
XLI).

Les enfants en surpoids et obèses présentaient respectivement une énurésie dans13. 38% vs
17,49% des cas (Tableau XLI).

90
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Tableau XLI : Comorbidités associées au surpoids et à l’obésité de l’enfant.

Surpoids
et obèses Prévalence
Statut OR
Co morbidités Effectif (%) p value
pondéral /comorbi IC à 95 %
IC à 95 %
dités

15,25 1,59 p = 0,19


Caries dentaires 59 9
[5,40 - 34,04] [0,73 - 3,39] NS

Anomalies 15,25 2,14


59 9 p < 0,01
cutanées [5,40 - 34,04] [1,06 - 4,26]

16,66 2,14
Asthme 60 10 p < 0,01
[6,30 - 35,45] [1,06 - 4,26]
Surpoids
Douleur 21,87 2,93
32 7 p < 0,01
articulaire [6,59 - 49,49] [1,23 - 6,83]

Anomalies 17,50 2,47


40 7 p < 0,01
osseuses [5,23 - 43,60] [1,10 - 5,43]

13,38 1,84
Enurésie 142 19
[6,81 – 24,02] [1,10 - 3,08] p < 0,01

16,66 2,50
Caries dentaires 60 10 p < 0,02
[6,30 - 35,45] [1,08 - 5,63]

Anomalies 20,63 2,50


63 13 p<0,01
cutanées [9,03 - 39,27] [1,08-5,63]

20,63 2,83
Asthme 63 13 p<0,008
[9,03 - 39,27] [1,26-6,20]
Obésité
Douleur 26,47 3,87
34 9 p<0,006
articulaire [9,55 - 53,13] [1,45-9,96]
Anomalies 23,25 2,90
43 10 p<0,01
osseuses [8,89 - 46,66] [1,11-7,27]

17,49 2,39
Enurésie 149 26 P<0. 002
[9,97 – 28, 35] [1,29-4,41]

91
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

5. COMPORTEMENT PSYCHOSOCIAL

5.1. Activités des enfants lorsqu’ils s’ennuient

Tous les enfants regardent la télévision lorsqu’ils s’ennuient.

Les enfants et surpoids et obèses mangent et font moins d’activités physiques (Tableau XLII).

Tableau XLII : Répartition des activités des enfants lorsqu’ ils s’ennuient.

NORMO
SURPOIDS OBESE
PONDERES P VALUE
(%) (%)
(%)
10-6
Manger 9 19,20 31,70
DS
Regarder la télévision 33,90 40,40 45 DNS
10-6
Activité physique 43,8 26,3 8,3
DS

5.2. Croyance et connaissance

La majorité des enfants perçoivent l’obésité comme une maladie, quel que soit leur statut pondéral
avec une différence significative (p=0,001) (Figure 21).

Obéses 67% 33%

Surpoids 61% 39%

Normoponderaux 78% 22%

Maigres 57% 43%

0,00% 20,00% 40,00% 60,00% 80,00% 100,00% 120,00%

Maladie Bonne sante

Figure 21 : Représentation du concept de l’obésité sur la santé selon les enfants enquêtés.

92
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

6. Suivi

Le recul dans le suivi de nos malades obèses et en surpoids est certes trop court pour tirer des
conclusions (il n’a été que d’une année), mais nous avons constaté une amélioration palpable dans
les chiffres obtenus.

Les enfants dont l’IMC est supérieur au 97 èmepercentile, ont été revus en consultation
régulièrement, le rythme a été adapté aux besoins de l’enfant et de sa famille, afin d’apprécier
l’évolution du statut pondéral et le changement des comportements psychosociaux.

Nous avons constaté que la majorité des enfants et leurs familles adhéraient au projet de soins ;
peu d’enfants ont été perdus de vu.

A 6 mois de suivi, il restait 145 enfants sur les 150 de départ, soit une perte de 9,1% de l’effectif.

A 1 an de suivi, il restait 133 enfants soit une perte de 16,3% par rapport au départ.

Au cours de ces consultations individualisées, ont été proposés :

 Des séances d’éducations thérapeutiques.

 Un accompagnement de l’enfant et de sa famille dans leur projet de soins, assuré par une
équipe multidisciplinaire (un pédiatre, une psychologue et une diététicienne).

6.1. L’évolution de l’IMC en fonction de la durée de suivi

Dans la mesure où au cours du suivi les enfants grandissent (leurs tailles et leurs poids
augmentent), les variations de l’IMC ont été exprimées en pourcentage d’excès, afin de neutraliser
l’effet de la croissance avec l’âge et le sexe.

L’écart est calculé à partir de la différence entre l’IMC observé et la médiane d’IMC de la
population de référence de l’enfant (même âge et même sexe), divisé par l’IMC de référence de
cette population.

Plus l’écart augmente, plus l’enfant s’éloigne de la courbe de référence de corpulence pour son
âge et son sexe, et plus il est à un degré de surpoids ou d’obésité élevé.

Plus l’écart diminue, plus l’enfant se rapproche de la courbe de référence de corpulence et plus la
corpulence se normalise.

A 6 mois de suivi

Les enfants obèses

 3 enfants obèses ont maigri et ont changé de couloir sans normaliser leurs IMC.
 1 enfant obèse a allongé l’écart de son IMC.
 6 enfants obèses sont restés obèses mais ont amélioré l’écart d’IMC.
 46 enfants obèses ont stabilisé leurs écarts d’IMC.
 Aucun enfant obèse n’a normalisé son IMC.

93
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

Les enfants en surpoids

 3 enfants en surpoids ont normalisé leur IMC.


 1 enfant en surpoids a augmenté son IMC, est passé en obésité.
 9 enfants en surpoids ont aggravé leur écart d’IMC.
 29 enfants en surpoids sont restés en surpoids mais ont amélioré leur écart d’IMC.
 67 enfants en surpoids ont stabilisé leur écart d’IMC.

A 1 an de suivi

Les enfants obèses


 9 enfants obèses ont diminué leurs IM Cet sont passés en surpoids.
 3 enfants obèses ont allongé l’écart d’IMC.
 12 enfants ont amélioré leur écart d’IMC même s’ils sont restés obèses.
 24 enfants obèses ont stabilisé leur écart d’IMC.
 Aucun enfant obèse n’a normalisé son IMC.

Les enfants surpoids

 8 enfants en surpoids ont normalisé leur IMC.


 4 enfants en surpoids ont aggravé leurs IMC et sont devenus obèses.
 13 enfants en surpoids ont aggravé leur écart d’IMC.
 17 enfants en surpoids ont amélioré leur écart d’IMC sans le normaliser.
 42 enfants en surpoids ont stabilisé leur écart d’IMC.

En résumé : les résultats de notre suivi étaient plus perceptibles dans la population d’enfants en
surpoids que ceux obèses. La moitié de notre effectif ont stabilisé leur IMC.

Les résultats sont d’autant plus nets que la surcharge pondérale est modérée et de constitution
récente.

133 enfants ont été suivis sur une année.

125 enfants étaient en surcharge pondérale, 85en surpoids et 40 obèses.

- 6 % ont normalisé leurs IMC.


- 28,57 % ont diminué leurs IMC sans le normaliser.
- 49,6 % ont stabilisé leurs IMC.
- 15,03 % ont augmenté leurs IMC.

Soit 84,18 % de résultats satisfaisants.

6.2. Les facteurs de risque qui ont changé d’une façon significative lors du suivi

L’augmentation des dépenses énergétiques et l’équilibre alimentaire ont largement contribué à la


perte de poids, mais il est difficile dans cette prise en charge globale de l’affirmer avec certitude
étant donné que plusieurs changements ont été opérés dans le mode de vie de l’enfant et de sa
famille.

94
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS

L’évaluation correcte de la diététique des enfants étant difficile, celle du lien entre alimentation,
surpoids et obésité l’est aussi. En utilisant une analyse en composantes principales ; nous avons
identifié trois profils diététiques majeurs associés à l’activité physique avec leurs degrés de
signification respectifs, même si en chiffres absolus, certains résultats paraissent non significatifs,
vu le nombre de perdu de vue qui est de 17 enfants, ces quatre comportements ont changé d’une
façon significative (Tableau XLIII) :

- La prise régulière du petit déjeuner (p < 0,007, p < 0,02).


- L’arrêt du grignotage (p < 0,03, p < 0,009).
- Le respect du rythme des repas principaux (p < 10-3, p<0,005).
- L’augmentation de la pratique d’activité physique (p< 0,01, p< 4 10-5).

Tableau XLIII : L’évolution des facteurs de risque au cours du suivi.

Surpoids Obésité
Après
Avant suivi Avant Apres suivi
P P
suivi d’une Suivi d’une année
année

Pratique du Sport 24 35 0,01 DS 12 20 4 10-5 DS

Partir à l’école à
49 51 0,15 NS 27 28 0,16 NS
pied
Temps d’écrans < 0,07NS
45 50 22 24 0,16 NS
1h
Nombre d’heures
87 80 0,14 NS 53 45 0 ,33 NS
de sommeil > 8h
Prise du petit
80 80 0,007 DS 45 44 0,02 DS
déjeuner
Non prise de la
54 55 0,16 NS 32 33 0,1 NS
collation
0,09 NS
Prise du déjeuner 83 80 0,06 NS 49 45

Prise du diner 85 80 0,06 NS 50 45 0,09 NS

Ne pas sauter de
76 80 10-3 DS 42 44 0,005 DS
repas
Ne pas grignoter 51 57 0,03 DS 29 35 0,009 DS
Se passer de
14 14 0,4 NS 7 10 0,19 NS
boissons sucrées
Ne pas manger 0,15 NS
69 67 38 37 0,12 NS
devant la télévision
Terminer son 0,1 0,07
69 68 41 40
assiette NS NS

95
DISCUSSION
ET
COMMENTAIRES
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Après avoir présenté notre étude et nos résultats, nous proposons de :

 Relever les contraintes rencontrées sur le terrain

 Faire une analyse de la méthodologie (type d’étude, les biais).

 Faire une comparaison de nos résultats avec les résultats d’autres enquêtes.

 Proposer des recommandations.

1. Contraintes

Certaines difficultés ont été rencontrées au cours de cette étude :

- Malgré une discordance entre l’effectif d'élèves par classe avancé par la Direction de
l’Education et l’effectif réel retrouvé dans les classes (20 à 45 /classe), le recrutement des
élèves s’était déroulé normalement.
- Les périodes de grèves et d’évaluation avaient temporairement perturbé le programme
établi pour la collecte de données.
- Les carnets de santé des élèves étaient majoritairement incomplets voir vides pour certains
; d’où la difficulté d’exploitation des paramètres anthropométriques (taille, poids, …).
- Comparer la prévalence de l’obésité a été difficile du fait de la multitude des courbes de
croissance existantes et utilisées dans les études.

Pour comparer nos résultats, nous avons sélectionné dans la littérature les études utilisant l’IMC
comme indice anthropométrique et les références de l’IOTF pour définir le surpoids et l’obésité.

2. Discussion de la méthodologie

2.1. Type d'étude

Pour connaitre les besoins de santé des enfants et évaluer l’ampleur du problème, le type d’enquête
approprié est l'enquête transversale.

Cette étude fournit une prévalence de l’obésité et du surpoids, dans un échantillon d'élèves du
cycle primaire (05 – 11 ans), et un ensemble d'informations susceptibles d'intéresser les acteurs du
système de santé, pour mieux planifier et répondre aux besoins de santé de ces enfants.

Un sondage stratifié a été utilisé, afin de contrôler l'effet de grappe qui augmente l'erreur standard
sur l'estimation des mesures, puisque les individus d'une même grappe ont plus l'opportunité de
partager certaines caractéristiques.

La taille de l'échantillon est augmentée, pour accroitre la précision des estimations de l'échantillon.

Les proportions obtenues sont des estimations de valeurs réelles prises chez les élèves de 05 à 11
ans scolarisés dans les classes tirées au sort, ce qui permet d'extrapoler les résultats de l'enquête à
la population d’enfants de cette tranche d’âge.

Avant d’entamer la discussion rappelons que l’étude par questionnaire a ses limites.

97
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

2.2. Le choix de la tranche d’âge

Avant l’âge de 5 ans, les valeurs individuelles de surpoids par rapport aux valeurs de référence,
sont le plus souvent transitoires. L’estimation de la prévalence de surpoids ou d’obésité avant 5
ans semble moins pertinente qu’à un âge où la plupart des cas de surpoids ont un plus grand risque
de se maintenir jusqu’à la fin de la croissance.

En effet, après l’âge de 5 ans, l’obésité a une meilleure valeur prédictive du statut adipeux de
l’adulte. La tranche d’âge 5 – 11 ans pourrait être une période favorable pour des stratégies de
prévention, et mérite un intérêt particulier.

Après l’âge de 11ans, c’est la phase pubertaire, où les facteurs physiologiques et comportementaux
peuvent introduire des facteurs parasites tels que stades pubertaires, régimes, désordres
alimentaires…et autres (7).

2.3. Biais susceptibles d'être introduits dans l'étude

 Biais d’information : comme toute enquête par questionnaire auto administré, notre étude
présente des limites liées au mode de recueil des données, concernant les habitudes de vie des
élèves qui est essentiellement déclaratif. Il existe un risque de sous-déclaration des
comportements alimentaires connus comme défavorables. En effet, les élèves ou les parents
peuvent modifier leurs réponses pour être plus en accord avec le sujet traité.

La réponse aux questions relatives à la dimension psycho-sociale et non vérifiable par des
paramètres objectifs ne traduit pas forcement les habitudes de l’enfant.

 Biais de non réponse : Ce biais est toujours présent dans les enquêtes par questionnaire auto-
administré. Il tend à sous-estimer les indicateurs calculés lorsque le taux de non réponse atteint
ou dépasse les 10 % (182, 183).

Dans notre étude, les indicateurs calculés ne sont pas affectés, car le taux de non réponse est
de 0,64 % ; ce qui rend d’autant plus comparables nos résultats avec d’autres enquêtes
confrontées aux mêmes biais qui peuvent être considérés comme identiques partout.

 Biais de sélection : Nous avons utilisé la technique du sondage stratifié avec tirage au sort des
établissements scolaires et des classes pour minimiser le biais de sélection.

 Biais de mémoire : les parents ont pu omettre certains paramètres (le nombre et la fréquence
de prise des différents aliments, nombres d’heures de sommeil, temps d’écrans…).

98
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

3. Discussion des résultats

3.1. Prévalence du surpoids et de l’obésité

Chez l’enfant, une seule enquête multicentrique a été menée par la société algérienne de pédiatrie
(SAP) en 2012, la plupart des autres études algériennes sont des enquêtes locales (Tableau XLIV) :

 L’étude multicentrique de la SAP en 2012 en milieu hospitalier chez des enfants âgés de 1 à
14 ans, d’Alger, Tizi Ouzou, Blida, Gouraya et Annaba, a retrouvé une prévalence globale du
surpoids de 23,8 % selon IOTF dont 10. 4% d’obèses (184).

 Khroub (Constantine) : parmi 250 enfants scolarisés âgés de 8 à 12 ans, la prévalence du


surpoids incluant l’obésité était de 21,6% dont 5,6% d’obèses et 16 %de surpoids (185).

 Mme Taleb à Tebessa en 2006 - 2007 : parmi 912 enfants âgés de 6 à 12 ans, une prévalence
de surpoids incluant l’obésité était de 23,10% dont 5,26% d’obèses et 17,84% de surpoids
(69).

 Enquête APLA (Association des Pédiatres Libéraux d’Alger) effectuée en 2005 parmi 612
enfants âgés de 2 à 16 ans des wilayas d’Alger, Boumerdès et Tizi Ouzou, a retrouvé une
prévalence du surpoids de 18,1% selon les références françaises (186).

 Pr Hadji à Alger en 2007 : parmi 6180 enfants âgés entre 6 à 15 ans, la prévalence du surpoids
incluant l’obésité était de 18 % dont 4,1% d’obèses et 13,9% de surpoids (187).

 Dr Raih à Oran en 2011 : parmi 2235 enfants âgés entre 6 à 11 ans, une prévalence de surpoids
incluant l’obésité était de 13,10% dont 3,1% d’obèses et 10% de surpoids (188).

 Bel Abbés en 2011 : parmi 428 enfants âgés entre8 à 15 ans, une prévalence de surpoids
incluant l’obésité était de 14, 4% dont3,73% d’obèses et 11,67 de surpoids (71).

Dans notre étude, la prévalence de l’obésité était de 6,49%, similaire à celle du grand Tunis 5,7%
(189), de Marrakech 3% (190) (DNS, p < 0. 7) ; d’ Egypte 5 % (66), la prévalence du surpoids était de
10,71% , similaire à celle de Marrakech 11% (190) et inférieure à celle du grand Tunis 14% DS, p
< 10-4 (189, 191) (Figure 23).

Les résultats de notre étude permettent de situer l’Algérie dans le monde, même si la situation
épidémiologique est différente d’un pays à l’autre :

Les Etats-Unis étant le pays le plus touché par ce fléau avec 35% d’enfants et d’adolescents en
surpoids dont 11% obèses (41, 192, 193).

En Europe, on note pour la première fois une stabilisation des prévalences de la surcharge
pondérale chez l’enfant de 7 à 11 ans, autour de15 à 19 % : rapport de l’OMS établi en 2008 (194)
(Figure 24).

En France (Salanave et al), les prévalences de la surcharge pondérale chez des enfants âgés de 7 à
9 ans est de 16% dont 2,8% obèses et 13% en surpoids (195) ;

En Suisse la prévalence de la surcharge pondérale est évaluée à 19 % (193) et à 30 % pour le Portugal


et l’Espagne (13).

99
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Maroc (Sebbani) 6,00% 16,00%

Grand Tunis(Boukhtir) 5,70% 14,00%


Obéses
Surpoids
Sfax (Regaieg) 2,40% 6,30%

Tebessa(Taleb) 5,26% 18,64%

Oran (Raih) 3,10% 10%

Notre étude 6,49% 10,71%

0,00% 5,00% 10,00% 15,00% 20,00% 25,00% 30,00%

Figure 23 : Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants âgés entre 5 à 12 ans dans le
Maghreb.

Figure 24: Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants de 7 à 11 ans dans les pays
européens (196, 197).

100
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Tableau XLIV : Prévalence de l’obésité et du surpoids infantiles, études nationales et


internationales.

Âge Surpoids Obésité


Etude Pays Année Nombre
(Année) (%) (%)
Ogden et al
Etats-Unis 2010 6 – 11 - 25 11
(41, 192, 193)

Rapport de
Europe 2008 7 – 11 - 15 -19
l’OMS (194)

Salanave et al.
France 2009 7–9 - 13 2,8
(195)

Marsaud (66) Egypte 2003 6 – 11 - - 5%

M. Sebbani (190) Maroc 1999 - 2007 6 – 12 1418 11 3

Boukthir et al Grand Tunis


2011 6 – 12 1335 14 5,7
(191) Tunisie

Sfax
S. Regaieg (189) 2011 9 – 12 1529 6,3 2,4
Tunisie
Alger
A. Hadji (187) 2007 6 – 15 6180 13,9 4,1
Algérie
Tébessa
S. Taleb (69) Algérie 2009 6 – 12 912 17,84 5,26

M. Raih (72) Oran


2011 6 – 11 2235 10 3,1
Algérie

Société Alger, TO
Algérienne Annaba,
2012 1 – 14 837 13,4 10,4
de Pédiatrie Blida
(184) Gouraya

Tizi - Ouzou
Notre étude 2016 - 2017 5 – 11 924 10,71 6,49
Algérie

[Link] prévalence de l’obésité et du surpoids en fonction de l’âge et le sexe

Dans notre étude, l’obésité touche plus précocement la fille par rapport au garçon de manière
significative (p < 0,04).

Cette différence entre les deux sexes pourrait être expliquée d'une part, par l'âge des enfants
puisque, après un rebond pré-pubertaire, il y’a une augmentation de la masse grasse chez la fille
alors que celle des garçons diminue, d’autre part, les garçons à cet âge, seraient plus actifs.
Pour le surpoids, il n’y avait pas de différence significative entre les deux sexes.

101
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

[Link] de risque

3.3.1. Diabète gestationnel

Les enfants dont la mère avait présenté un diabète gestationnel avaient un risque 2 fois plus d’être
en surpoids (p < 0,01) et 2,5 fois d’être obèses (p < 0,01), ce qui rejoint les données de la littérature.

L’étude de Catalano et al. (198) avait montré que les enfants de mères ayant présenté un diabète
gestationnel avaient un risque significativement plus élevé d’être en surcharge pondérale que ceux
de mères non diabétiques (p = 0,0001).
.
L’étude Lapillonne et al. (199) avait montré que pour les mères ayant présenté un diabète
gestationnel, le risque que leurs enfants soient en surpoids et obèses étaient respectivement de 1,3
et 2,6 (p < 0,0001).

Le diabète gestationnel fait augmenter le risque de surpoids et d’obésité infantile d’environ 20% à
l’âge de 07 ans (200).

Par conséquent, chez les enfants nés gros pour l’âge gestationnel, le diabète gestationnel de la mère
serait un facteur de risque non seulement d’obésité ultérieure, mais aussi de syndrome métabolique
précocement (201).

3.3.2. Obésité parentale

Dans notre étude, l’obésité parentale constitue un facteur de risque significatif. En effet, le risque
d’être obèse (OR = 2, p < 0,03) ou en surpoids (OR = 3, p < 2 10 -5) augmente quand l’un des
parents est en surcharge pondérale et, à fortiori, lorsque les deux parents le sont (OR = 3, p < 0,01 ;
OR = 4, p < 10-7 respectivement).

Ce résultat rejoint les autres études : dans l’enquête de Tébessa réalisée entre 2006 et 2007, sur un
échantillon de 912 enfants âgés de 6 à 12 ans de l’est algérien, les enfants ont 2 fois plus de risque
d’être en surpoids lorsque les deux parents sont en surcharge pondérale (p < 0,0042) (202) (Tableau
XLV) .

Dans une étude Tunisienne de 1529 enfants âgés de 9 à 12 ans, dans la région de Sfax en 2010, il
y avait une corrélation positive entre l'excès pondéral des 2 parents et le risque d´obésité infantile
(OR = 2,62 ; p < 0,001) (189) (Tableau XLV).

Une enquête transversale de Thibault et al regroupant 2 385 adolescents âgés de 11 à 18 ans de la


région Aquitaine, avait identifié le surpoids des parents comme un facteur de risque de surcharge
pondérale des adolescents et a conclu que lorsque au moins un des deux parents était en surpoids,
le risque que l’enfant courait, était de 2,56 d’être obèse (p < 0,01) et de 1,97 d’être en surpoids
(p < 0,0001) (203) (Tableau XLV) .

Dans une revue de la littérature (26 études) publiée en 2005, concernant les facteurs de risque de
surpoids de l’enfant, Agras et Mascola avaient considéré que le surpoids parental était le facteur
de risque le plus important de l’obésité et du surpoids (204).

La relation intime entre l’obésité infantile et celle de leurs parents s’expliquerait par le partage des
facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

102
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Tableau XLV : Surcharge pondérale parentale, obésité et surpoids de l’enfant.

Critère de
Age Un parent Deux parents
Etude Pays jugement
(ans) obese obèses

OR = 1,95
Surpoids -
p < 0,0001
Thibault et al Aquitaine
11 - 18
(203) France
OR = 2,56
Obésité -
p < 0,01

S. Regaieg Sfax OR = 2,62


9 - 12 Obésité -
(189) Tunisie p < 0,001

[Link] Tébessa - OR = 2
6 - 12 Surpoids
(202) Algérie p < 0,0042

Surpoids OR = 3 OR = 4
p < 2 10 -5 p < 10-7
Tizi–Ouzou
Notre étude 5 - 11
Algérie Obésité OR = 2 OR = 3
p < 0,03 p < 0,01

3.3.3. Le poids de naissance

Dans notre étude, les enfants nés avec un petit poids avaient un risque 2 fois plus important d’être
en surpoids et 3 fois plus d’être obèses d’une part ; d’autre part, les enfants nés avec un gros poids
de naissance avaient un risque de 1,7 de développer un surpoids et une obésité, sans pour autant
atteindre le seuil de significativité.

Ce qui rejoint les conclusions de la cohorte de Haguenau (886 enfants nés de petit poids versus
734 nés eutrophiques) qui montrent que les enfants nés avec un poids inférieur à 2,5 kg et suivis
jusqu’à l’âge de 30 ans, ont une augmentation de la corpulence plus importante, cela est expliquée
par un rattrapage important et accéléré du poids aboutissant à une masse grasse plus importante,
en particulier au niveau abdominal, responsable de complications métaboliques et cardio-
vasculaires (204).

Dans l’étude Tunisienne de Sfax 2010, la fréquence de surpoids (obésité incluse) était plus élevée
dans le groupe d'élèves 9 -12 ans, ayant un poids de naissance > 4 kg ou < 2,5kg par rapport aux
autres (10,7% vs 8,2%) sans que la différence ne soit statistiquement significative (189).

Legers et al. ont montré dans une étude rétrospective qu’il existait une association entre un IMC
élevé à la naissance et le rapport entre masse grasse et masse maigre élevé à 9 ans, et ce
indépendamment de l’étiologie (205).

L’obésité persistante chez l’enfant né avec un gros poids de naissance pourrait s’expliquer par
l’hyperplasie irréversible des adipocytes, offrant ainsi un capital cellulaire important qui va
s’hypertrophier avec le temps donnant une obésité souvent définitive.

103
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

3.3.4. L’allaitement maternel et sa durée

L’allaitement maternel exclusif et prolongé pendant plus de 6 mois protégerait contre l’obésité et
le surpoids. Dans notre étude, les enfants non allaités au sein, couraient un risque 2 fois plus
important d’être en surpoids (p < 0,01) et 3 fois plus d’être obèses (p < 0,0003).

Lorsque l’allaitement au sein était de moins de six mois, le risque de surpoids était 2 fois plus
important (p < 0,01) et le risque d’obésité de 2,5 fois plus important (p < 0,002).

La première observation établissant un lien entre allaitement maternel et protection contre l’obésité
a été faite en 1981 par Kramer (206).

Depuis, trois revues systématiques de la littérature ont conclu que l’allaitement maternel avait un
effet protecteur sur le risque de surpoids/obésité pendant l’enfance et à l’âge adulte (Arenz et al
2004 (207) , Owen et al. 2005 (208) ; Harder et al. 2005 (209)). Cependant, après ajustement avec des
facteurs de confusion tels que le poids de naissance de l’enfant, le surpoids des parents, le statut
socioéconomique des parents, le tabac pendant la grossesse, l’activité physique, l’effet protecteur
de l’allaitement maternel semblait faible, voire même non significatif (207-209).

Bien qu’Il n’y ait pas de consensus quant à l’allaitement maternel comme stratégie de prévention
de l’obésité de l’enfant, l’allaitement au sein aurait un rôle protecteur (Recommandations de la
HAS - 2010) (21).

3.3.5. Environnement socio-économique

Nos résultats montrent que la prévalence de l’obésité et du surpoids infantile augmente


proportionnellement avec le niveau socio-économique (p < 10-8), avec une différence
significative (p < 10-6) ; ce qui rejoint la tendance mondiale des pays en voie de développement,
où le surpoids et l’obésité tendent à être plus importants dans les familles dont les revenus et/ou le
niveau d’instruction est le plus élevé. La relation entre l’obésité et le statut socio-économique élevé
résulterait d’une plus grande capacité à se procurer des aliments, mettant en évidence une
valorisation positive des corps gros décodés comme un signe de bonne santé.

Les recherches effectuées dans des populations de pays en développement, dans des régions où les
ressources alimentaires ne sont pas toujours aisément accessibles, ont mis en évidence des
connaissances et des pratiques qui favorisent une alimentation riche en graisses et une appréciation
favorable de la rondeur et de l’embonpoint (210).

Ces processus psychoculturels, qui étaient adaptés à un contexte de rareté périodique des aliments,
pourraient coexister avec les adaptations génétiquement déterminées comme la sensibilité aux
substances qui apportent une grande quantité d’énergie (210).

Au Brésil, en 2005, 38 % des enfants âgés de 11 ans, étaient en surpoids ou obèses dans les familles
aux revenus les plus élevés, contre 26 % chez les enfants de familles aux revenus moyens et 20 %
chez les familles les plus pauvres (211).

A l’opposé, dans les pays développés, la prévalence basse de l’obésité et du surpoids est plus
importante chez les enfants des catégories socio-économiques bas (210).

104
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Aux États-Unis, Wang et Zhang (28) , dans une étude longitudinale nationale de 30 417 enfants,
ont étudié le statut socio-économique et le risque d’obésité infantile; ils ont conclu que les enfants
issus de famille dont le statut socioéconomique est faible, avaient un risque de 1,24 d’être en
surpoids IC 95 % [0,73 - 2,09], et par conséquent, le statut socioéconomique élevé serait un facteur
protecteur( OR = 0,42) p < 0,01 (212).

3.3.6. Niveau d’instruction des parents

Dans notre étude, la prévalence de l’obésité infantile augmente d’une façon significative avec le
niveau d’instruction du père (p < 10-5), et aussi avec celui de la mère (p < 0,007). Il en est de même
pour la prévalence du surpoids infantile (p < 3×10-3) (p < 0,0001).

Dans l’étude oranaise, il existait un lien significatif entre le niveau d’étude de la mère et le statut
pondéral des enfants; 14,6 % des enfants en surpoids incluant l’obésité ont une mère avec un
niveau d’instruction secondaire contre 10,6 % d’enfants de poids normal (p < 0,05) (72).

Dans l’étude de Tébessa, bien que la différence ne soit pas statistiquement significative, la
prévalence du surpoids augmente lorsque le niveau d’instruction des parents augmente (69).

L’étude Boukthir et al , chez des élèves des écoles primaires de Tunis (191), a identifié comme
facteurs de risque à l’obésité le niveau d’instruction élevé de la mère (OR : 1,58) et du père (OR :
1,66) ; et la profession de cadre supérieur de la mère (OR : 2,1) et du père (OR : 1,6) ; ce qui
laisserait incriminer le recours des parents aux solutions de facilité, la préférence des aliments
industrialisés et rapides accordée à l’enfant.

Par contre, dans l’étude du Pr Hadji à Alger, la fréquence de l’obésité chez les enfants dont les
parents avaient un niveau universitaire, était de 11,7 %, alors qu’elle augmentait jusqu'à 26,1%
chez les enfants dont les parents n’avaient aucun niveau d’instruction ou seulement le niveau du
primaire, sans qu’il y ait de différence significative pour l’obésité (71).

Aussi dans les pays industrialisés, il existe un rapport inverse entre le niveau d’instruction et l’IMC
de l’enfant ce qu’a montré une méta analyse de Wu, S. et al qui a recherché la relation entre la
position socio-économique et l'obésité des enfants (213), ce qui pourrait s’expliquer par une prise
de conscience de l’ampleur du problème par les parents d’un niveau d’instruction élevé et la mise
en place des mesures de lutte contre la sédentarité et le choix d’une alimentation variée équilibrée
sur le plan énergétique.

3.3.7. Surcharge pondérale et environnement

Nos résultats ne montrent pas de différence significative dans la répartition de la surcharge


pondérale dans le milieu urbain et dans le milieu rural.

Comme on le retrouve en Aquitaine (France) en 2004 , il n’a pas été observé de différence de
prévalence d’obésité infantile entre les zones urbaines ou rurales (214).

Les études réalisées dans l’Hérault en 1996 auprès d’enfants de 4 - 5 ans et celle dans le Bas-Rhin
auprès d’élèves de 6ème n’ont pas identifié cette variable comme facteur de risque. Par contre,
l’étude de 2002 auprès d’élèves de grande section de maternelle, a objectivé une prévalence plus
élevée de surpoids et d’obésité parmi les enfants résidant dans l’agglomération parisienne (215).

105
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

L’absence de différence pourrait être expliquée par le fait d’une homogénéité des conditions de
vie extérieure set que les enfants partageaient les mêmes facteurs de risque, qu’ils soient issus de
milieux urbain ou rural.

3.3.8. Ecole fréquentée

Dans notre étude, être scolarisé dans une école privée constitue un facteur associé à l’obésité
infantile (p < 0,001) et au surpoids (p < 0,01). Cela pourrait être expliqué par un niveau socio-
économique élevé, un accès plus facile à une alimentation riche énergétiquement, un déplacement
motorisé pour rejoindre l’école.

L’étude du Pr Hadji effectuée dans deux écoles privées d’Alger (Kouba et Dely-Ibrahim)a retrouvé
une prévalence du surpoids de 30,5%, dont 10,2% d’obèses (71).

3.3.9. Habitudes et comportements alimentaires

Lors de notre enquête, nous avons constaté le retentissement de certains comportements


alimentaires.

Les enfants ne prenant pas de petit déjeuner couraient un risque 2 fois plus important de développer
une obésité ou un surpoids, et cela d’une façon significative (p < 0,01), aussi bien en analyse uni-
variée que multivariée.

Ceci est superposable aux résultats de l’étude d’Oran (188) qui concluait que le risque d’obésité et
de surpoids est multiplié par 2,2 si l’enfant sautait le petit déjeuner (p < 10-4); ou bien à ceux de
l’étude de Tébessa qui conclut, bien que la différence ne soit pas significative, que les enfants en
surpoids sont plus nombreux à ne jamais prendre de petit déjeuner (5% contre 3 % p = 0. 19) (202).

On le retrouve aussi dans plusieurs autres études notamment (Tableau XLVI) :

- Thibault et al (Aquitaine 2012) : les enfants âgés de 5 à 7 ans en surpoids (obésité incluse)
sont moins nombreux à prendre un petit déjeuner (OR =2,1 p < 10-4) (216) .

- Jouret et al. (217): Les enfants obèses sautaient deux à trois fois plus souvent le petit
déjeuner.

- Bellisle et al. (218): Les enfants obèses prenaient moins de petit déjeuner que les enfants de
corpulence normale (15,7% vs 19%).

106
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Tableau XLVI : La non prise du petit déjeuner et le risque de surpoids et d’obésité, études
nationales et internationales.

Etude Lieux OR IC à 95% p value

Regaieg et al
Sfax Tunisie 1,02 [0,81 - 1,79] p = 0,35
(189)

Thibault et al
(216) Aquitaine 2,1 [1,5 - 3,0] 10-4

Raih et al
(188) Oran 2,2 [1,5 - 3,3] 10-4

Notre étude Tizi-Ouzou 2 [1,38 - 3,45] 0,01

 Il en est de même pour les enfants qui ne prenaient pas de déjeuner [OR = 2 en cas d’obésité
(p < 0,01), surpoids (p = 0,02)] et pour les enfants qui ne prenaient pas le diner (OR = 2 en cas
d’obésité (p < 0,02) et en cas de surpoids (p = 0,04) ; ce qui peut entraîner des prises alimentaires
incontrôlées en dehors des repas en raison de sensations de faim (grignotage).

Plusieurs études montraient qu’une prise régulière des repas était associée à une diminution du
risque de surcharge pondérale chez l’enfant.

Dans une revue de la littérature, Koletzko et al. (219) rapporte ceci : 3 études sur 5 ont trouvé une
réduction significative du risque d’obésité chez les enfants et les adolescents avec l’augmentation
de la régularité des prises des repas, persistant après ajustement de facteurs confondants, les 2
autres études ont retrouvé la même tendance, mais de façon non significative.

Dans l’étude longitudinale Toschke et al (220): sur 4 642 enfants de 5 à 6 ans, la prévalence de
l’obésité diminuait avec la prise régulière des repas.

Une régularité dans la prise des repas (généralement définie par 5 repas par jour) semblerait
inversement associée à l’obésité de l’enfant, de façon indépendante.

 Grignotage
Dans notre étude, le grignotage était un facteur associé à l’obésité (OR = 2, p < 0,004) et au
surpoids (OR = 2, p < 0,003), ce qui rejoint les résultats de deux enquêtes Tunisiennes : Regaieg
et al (OR = 2,74, p < 0,001) (189), et Ben Slama (221) et al (OR = 7,8, p < 0,001) (Tableau XLVII).

Par sa composition, son horaire, le grignotage constitue une réponse inadaptée à l’absence de petit
déjeuner ou de repas essentiel. Il est superflu et néfaste pour la grande majorité des enfants, et
favorise la progression de l’obésité par l’augmentation des apports caloriques (les aliments
consommés lors du grignotage ont une haute densité énergétique riches en glucides et lipides).

Dans un grand nombre de cas, la suppression des apports alimentaires hors des repas pourrait
suffire à rééquilibrer le bilan énergétique.

107
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Tableau XLVII : Le grignotage, le risque de surpoids et d’obésité études nationales et


internationales.

Critères de
Etude Lieux
jugement
OR p value

Regaieg et al (189) Sfax –Tunisie Surpoids et obésité 2,74 < 0,001

Ben Slama (216) Tunisie Surpoids et obésité 7,8 < 0,001

Tizi-Ouzou
Obésité 2 < 0,004
Notre étude Algérie
Surpoids 2 < 0,003

 Les enfants qui consomment des boissons sucrées multiplient par 2 le risque d’être obèse
ou en surpoids d’une façon significative (p < 0,02).

La consommation de boisson sucrées est un facteur étiologique important de la surcharge


pondérale, avec OR = 7,8 (p < 0,001) et que la consommation de boissons gazeuses au cours des
repas (OR = 9,95 et p < 10-8), et d’aliments sucrés (p < 10 - 8) sont corrélés avec le surpoids de
l’enfant (7).

 Dans notre étude, nous avons trouvé que l’influence de la publicité multiplie par 3 le risque
d’obésité (p < 0,0004) et par 2 le risque de surpoids (p < 0,001) ; dans l’étude de Tébessa47 % des
enfants interrogés étaient influencés par la publicité (202).

L’influence de la publicité comme facteur associé à la surcharge pondérale a fait l’objet de


plusieurs études, et le rapport de l’académie américaine de médecine a conclu en 2005, à l’effet
cumulatif de la publicité, à son influence ultra précoce, et à la sensibilité accrue des enfants obèses
aux messages diffusés (21).

L’étude MC Ginnis a clairement établi que la publicité a un impact sur le régime alimentaire des
enfants de 2 à 11 ans, et que plus les enfants sont exposés à la publicité télévisée pour les aliments
à haute densité énergétique, plus ils sont sujets à une surcharge pondérale (222).

Notre enquête a montré aussi que manger devant la télévision multipliait par 3 le risque d’obésité
(p < 0,0004) et pas 2 le risque de surpoids (p < 0,003).

L’enfant mangeant devant la télévision ne se rendait pas compte des quantités ingérées.

3.3.10. Activité physique

L’épidémie d’obésité s’est développée parallèlement à une diminution de l’activité physique et à


une augmentation des activités sédentaires. Les résultats des études transversales révèlent une
relation inverse entre IMC et activité physique, indiquant que les sujets obèses ou en surpoids sont
moins actifs que les sujets minces.

Dans notre étude, l’absence de sport en milieu scolaire augmente le risque d’être en surpoids (OR
= 2 p < 0,003) ou obèse (OR = 2,5, p < 0. 002).

108
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Dans nos écoles, l’activité physique est très peu présente voir absente dans le cycle primaire, le
taux d’élèves qui pratiquent une activité sportive scolaire est de 38% ; ceci est probablement
expliqué par l’absence de terrains de sport adaptés et le manque d’enseignants d’éducation
physique et sportive dans ces établissements.

Par manque d’activité sportive scolaire, 38% des enfants déclarent pratiquer du sport en dehors de
l’école, ceux qui ne pratiquent pas cette activité extrascolaire ont 2 fois plus de risque d’être en
surpoids (p < 0,001) et 2,5 fois plus de risque d’être obèse (p < 0. 001).

Cependant, si les centres de sport ont connu une expansion, leur accessibilité peut rester limitée à
certains endroits et pour certains groupes de population du fait du coût pour les petits budgets.

L’enquête de Tébessa retrouve un taux de 16 % d’enfants pratiquant régulièrement une activité


physique sans préciser le lieu (202).

TROST et coll. 2001 (223) ont suivi l’activité physique de 133 d’enfants normo-pondérés et 54
obèses (âge moyen : 11,4 ans) évaluée par accéléromètre et questionnaires. Ces derniers
présentaient une diminution significative du nombre de séances d’activité physique et de leur
durée.

3.3.11. Mode de déplacement et durée du trajet pour aller à l’école

Rejoindre l’école par véhicule constitue un facteur de risque de la surcharge pondérale infantile,
multiplie par 2 le risque d’être en surpoids (p < 0,003) et par 2 le risque d’obésité (p < 0,002).
L’intérêt du trajet à pied est intéressant quand il dure plus de 20 minutes (224).

3.3.12. Dépenses énergétiques

Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les garçons et les filles en surpoids et
obèses sont inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe.

Une étude transversale, à l’échelle de l’Europe, a comparé le temps et l’intensité des activités
physiques des enfants au Portugal (prévalence de 28 % d’enfants obèses et en surpoids) et dans les
pays Baltes et la Norvège (14 à 18 %). Les enfants les plus minces se dépensent plus de 2 heures
par jour et les plus gros moins d’une heure (21).

3.3.13 Comportement sédentaire

Dans notre étude, un temps d’écran de plus de 2 heures multiplie le risque d’obésité par 2,5 (p <
0,002), et le risque de surpoids par 2 (p < 0,01). Un temps d’écran de 3 heures et plus multiplie le
risque d’obésité par 4 (p < 2 10-5) et un risque de surpoids par 2,5 (p < 0,001) , ce qui rejoint l’étude
de Thibault et al (225) qui a identifié le comportement sédentaire des adolescents (temps d’écrans
supérieur à 2 h par jour), comme facteur de risque du surpoids OR 1,33, IC 95 % : [1,02 - 1,74],
(p < 0,05) et d’obésité (OR 2,52, IC 95 % : [1,20 - 5,25], p < 0,05) (225).

Dans l’étude de Tébessa, il existait une relation significative entre le temps moyen passé à regarder
la télévision et la surcharge pondérale. Elle est de 1,84 ± 1,33 heures par jour chez les normo
pondéraux contre 2,14 ± 1,47 heures par jour chez les enfants en surpoids (p = 0,005) (69).
L’étude Dennison et al. 2002 (226) a montré que le risque pour un enfant d’avoir un IMC > 85 éme
percentile est de 1,06 pour chaque heure additionnelle par jour de temps d’écrans,
indépendamment d’autres facteurs.

109
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Dans l’étude Tunisienne à Sfax, regarder la télévision pendant plus de 4 heures les jours de repos
multiple le risque d’obésité par 5 (p < 0,001) (189) (Tableau XLVIII).

Tableau XLVIII : Le temps d’écrans, le risque de surpoids et d’obésité, études nationales et


internationales.

Critères de
OR
Etude Lieux jugements p value
IC à 95 %

Obésité d’écrans 2,5 0,05


La région > 2h [1,20 - 5,25]
Thibault H, Aquitaine,
(225) France Surpoids 1,33 < 0,05
d’écrans > 2h [1,02 - 1,74]

-Obésité
Regaieg et al
Sfax, Tunisie -Temps d’écrans 4,9 0,001
(189)
Temps > 4h [2,68 - 9,1]

Obésité
Temps d’écrans 2,5
> 2h < 0,002
Tizi –Ouzou [1,30 - 4,84]
Notre série
Algérie
Surpoids Temps 2 < 0,01
d’écrans > 2h [1,10 - 3,04]

3.3.14. Heures de sommeil

Dans notre étude, les enfants qui dormaient moins de 8 heures couraient un risque 3 fois plus
important d’être obèses (p < 0,02) et en surpoids (p < 0,002).

L’étude IDEFICS (Identification et Prévention des Effets sur la Santé de l’Alimentation et du Style
de Vie chez les Enfants et les Nourrissons), dans une grande cohorte issue de la population
générale, de 16 228 enfants européens âgés de 2 à 9 ans, recrutés dans huit pays européens, conclut
qu’une durée de sommeil inférieure à 9 heures était un facteur associé à l’obésité avec (OR= 2, 22
[1,64 ; 3,02]) (227).

Cappuccio et al. 2008 (228), A la suite d’une méta-analyse d’études transversales, sur la relation
entre la durée de sommeil et l’obésité, a conclu que les enfants dont la durée de sommeil était
inférieure à 10 heures présentaient un risque plus élevé d’être obèses (OR = 1,89 [1,46-2,43]).

Chen et al. (229), Dans une autre revue systématique avec méta-analyse, à partir d’études
transversales, a retrouvé que les enfants ayant une durée de sommeil plus courte avaient un risque
plus élevé d’être en surpoids ou obèses (OR = 1,58 [1,26 - 1,98]) (Tableau XLIX ).

110
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Tableau XLIX : Heures de sommeil, surpoids et obésité, études nationales et internationales.

Type d’étude Critères de jugements OR p value


IC à 95%
Revue
Cappuccio systématique de - Obésité :
et al. 2008 la littérature - Durée de sommeil : 1,89 DS
(228) Grande- < 10 heures [1,46 - 2,43]
Bretagne

Revue
Chen et al. - Obésité
2008
systématique
- Durée de sommeil 1,58 DS
et méta Janalyse [1,26 - 1,98]
(229) < 10 heures
États-Unis

DS
Une cohorte de
L’étude
16 228 enfants - Obésité et surpoids
IDEFICS
âgés de 2 à 9 ans - Durée de sommeil 2,22
2007-2008 [1. 64 - 3. 02]
dans huit pays < 9 heures
(227)
européens

- Surpoids
- Durée de sommeil 2,84 < 0,002
Etude < 8h [1,33 - 5,98]
Notre
transversale
Etude - Obésité
Tizi-Ouzou 2,83
- Durée de sommeil
[1,08 - 7,15]
< 0,02
< 8h

3.4. Comorbidités

3.4.1. Asthme

Le risque de survenue de l’asthme chez les enfants en surpoids est 2 fois plus important par rapport
aux autres enfants (p < 0,01), et 3 fois plus important chez les enfants obèses (p<0,008).

La méta-analyse de Flaherman conclut à un risque de développer un asthme accru de 50 % en cas


de BMI > 85e percentile dans l’enfance (RR : 1,5, IC : 1,2- 1,8) (230).

Aux USA, on estime que plus de 100 000 enfants ont un asthme lié au développement d’un
surpoids (231).

111
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES

Plusieurs hypothèses sont avancées (231) :

 L’obésité favorise l’étroitesse des voies aériennes, modifie la fonction des fibres musculaires
lisses de la bronche, et donc la fonction respiratoire, et favorise le reflux gastro-œsophagien.

 Le manque d’activité physique est responsable de l’augmentation de l’exposition allergénique


à l’intérieur du domicile.

 La relation plus forte chez les filles serait liée au statut hormonal.

 L’obésité constitue en elle-même un état « pro-inflammatoire », et le rôle des adipocytes dans


la sécrétion de médiateurs de l’inflammation est aujourd’hui avancé. Des travaux, y compris
chez l’enfant, ont souligné le rôle de la leptine.

 Enfin, obésité et asthme partageraient des facteurs de risque génétiques.

Elle constitue un facteur associé au « non-contrôle » de l’asthme et à la survenue d’exacerbations


plus sévères (231).

3.4.2. Douleurs articulaires

Dans notre étude, les douleurs articulaires en cas de surpoids sont 3 fois plus importantes [1,23 -
6,83] p < 0,01 et 4 fois plus importantes en cas d’obésité [1,45 - 9,96] p < 0,006), ce qui se
rapproche de l’étude de Taylor (232) aux USA où la prévalence de douleur articulaire était plus
importante chez les adolescents en surpoids que chez les adolescents sans surpoids OR : 4,04 IC
95 % [1,5 - 10,6] (p < 0,007).

La surcharge pondérale expose à des douleurs articulations chroniques par usure prématurée, due
aux forces supplémentaires qui s’exercent sur elles au cours des mouvements et qui sont réparties
anormalement sur l’articulation, ce qui engendre un dysfonctionnement du mécanisme articulaire
et provoque parfois une démarche différente. Au premier rang des articulations les plus touchées ;
les genoux, les rotules et à un degré moindre les poignets.

Ce phénomène d’usure s’aggrave d’ailleurs par la carence en masse musculaire qui agit comme
un soutien et protège les articulations (232).

112
CONCLUSION
GENERALE
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION
L’accroissement important de la prévalence de l’obésité infantile et de ses conséquences morbides,
ainsi que sa tendance à persister à l’âge adulte constituent un problème de santé publique dans le
monde et en Algérie. La wilaya de Tizi-Ouzou n’échappe pas à ce phénomène épidémique, ce qui
justifie la mise en place de stratégies préventives et thérapeutiques efficaces.

Notre étude effectuée en milieu scolaire est le premier travail réalisé dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Son objectif principal est d’estimer la prévalence de l’obésité chez des enfants scolarisés, âgés de
5 à 11 ans permettant ainsi de disposer de données régionales fiables.

Nous avons choisi cette tranche d’âge (5 - 11 ans) pour plusieurs raisons, à savoir :

- Après l’âge de 5 ans l’obésité a une meilleure valeur prédictive de persistance à l’âge
adulte.

- La mise en évidence d’un rebond d’adiposité précoce avant l’âge de 6 ans est un facteur de
risque majeur d’obésité.

- Les complications à court, à moyen et à long terme sont d’autant plus importantes que
l’obésité est d’installation précoce.

- Enfin, elle pourrait être une période favorable pour des stratégies de prévention.

La prévalence du surpoids (obésité incluse) chez l’enfant était de 17,2 % dont 6,49 % d’obèses et
10,71% de surpoids selon la référence internationale IOTF 2000 et PNNS. Ces chiffres nous
interpellent, car ils se situent dans la moyenne des prévalences rapportées dans de nombreux pays
dans le monde et restent relativement élevés, posant donc le problème des complications
susceptibles de compromettre la santé de nos enfants.

Selon les caractéristiques sociodémographiques, notre étude ne retrouvait pas de différence entre
les deux sexes aussi bien pour l’obésité que pour le surpoids ; par contre, les filles présentaient une
surcharge pondérale plus précoce que les garçons. Le bon niveau de vie et le niveau d’instruction
élevé des parents étaient souvent associés à l’excès pondéral des enfants.

Les facteurs de risque du surpoids sont ceux classiquement décrits dans la littérature :

- Le surpoids des parents, évalué par un IMC ≥ 25, est retrouvé qu’il s’agisse de la mère ou
du père.

- Des facteurs périnataux tels qu’un diabète gestationnel, le faible poids de naissance et
l’absence d’allaitement maternel.

- Le saut de repas principaux, le grignotage et la consommation de boissons sucrées.

- Le manque d’activité physique.

- L’activité sédentaire évaluée par le temps d’écran.

114
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU CONCLUSION GENERALE

Les complications sont relativement fréquentes et se voient surtout chez l’adolescent et l’adulte en
surpoids, pratiquement absentes chez l’enfant.

Dans notre étude on n’a pas retrouvé d’hypertension artérielle. Les examens complémentaires, à
la recherche de complications, ne sont pas indiqués chez les enfants présentant une obésité
commune sans signe clinique évocateur d’une comorbidité. Par ailleurs, on a retrouvé des
associations fréquentes : les caries dentaires, les douleurs et les anomalies osseuses, de l’asthme,
de l’énurésie et des lésions cutanées.

L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la prévalence de l’obésité chez l’enfant
scolarisé à la wilaya de Tizi-Ouzou.

La prévalence a été calculée sur un échantillon représentatif de 924 enfants tirés au sort, âgés de 5
à 11 ans révolus. Cette prévalence a été calculée selon la référence internationale de l’IOTF et
PNNS.

Les objectifs secondaires :

- L’estimation de la prévalence du surpoids chez l’enfant au niveau des écoles primaires de


la wilaya de Tizi-Ouzou était de 10,71%.

- La recherche des facteurs de risque potentiels a permis de mettre en évidence, le


déséquilibre alimentaire, le manque d’activité sportive, la sédentarité, les facteurs
génétiques et périnataux ainsi que les conditions socioéconomiques et intellectuelles des
parents.

L’évolution et le recul dans le suivi de nos malades obèses et en surpoids sont certes trop courts
pour tirer des conclusions, mais nous avons déjà constaté une amélioration palpable dans les
chiffres obtenus.

La prise en charge consistait à :

- Un accompagnement psychologique et diététique de l’enfant et de sa famille en luttant


contre le grignotage et le saut de repas, manger aux quatre repas, éviter les aliments
à haute densité énergétique et les sucres rapides, et n’interdire aucun aliment.

- Encourager l’activité physique et lutter contre la sédentarité.

Cette étude a ses limites car il s’agit d’une étude transversale et régionale. Il serait intéressant de
répéter ces enquêtes, dans d’autres régions d’Algérie, voire réaliser une enquête nationale afin
d’apprécier l’ampleur du problème et suivre l’évolution de cette nouvelle épidémie. Ainsi des
actions orientées par un plan de lutte nationale contre cette épidémie en pleine progression
pourraient être proposées.

115
RECOMMANDATIONS
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

1. Introduction

La prévalence de l’obésité de l’enfant augmente dans la plupart des régions du monde et notre
pays n’a pas été épargné. Cette augmentation est due à des changements du mode de vie, ce qui
mérite une surveillance active par des indicateurs souvent disponibles mais jusque-là pas assez
exploités. L’enchaînement des causes de l’obésité commence dès le début de la vie.

L’étude des facteurs de risque (génétiques, nutritionnels, sédentarité, socio-économiques…etc),


permet d’identifier certains groupes d’enfants ayant un risque accru de développer une obésité, par
des outils simples comme la mesure du poids, de la taille et un suivi de la courbe de corpulence
qui sont des actes qui relèvent de la responsabilité de l’ensemble du corps médical et du personnel
de santé.

2. Former et informer

2.1. Développer la formation initiale et continue des médecins

 Sensibiliser le corps médical à reporter toutes les données de l’examen clinique sur le
carnet de santé, insister sur la surveillance de la croissance staturo-pondérale de
l’enfant en utilisant les différentes courbes (IMC, poids, taille).

 Intégrer à la formation, l’apprentissage des méthodes d’évaluation de la corpulence


(IMC, rebond d’adiposité) permettant le suivi régulier des enfants.

 Introduction de l’obésité dans le programme des études médicales et enseignement de


la nutrition.

 Former les médecins à l’analyse des facteurs de risque de l’obésité (niveau d’activité
physique, prises et comportements alimentaires) pour qu’ils jouent pleinement leur rôle
dans la prévention.

 Enfin, les médecins doivent être entraînés à la reconnaissance et au traitement des


complications de l’obésité.

2.2. Former les médecins, les psychologues et les infirmiers de la médecine scolaire au
dépistage et la prévention de l’obésité

Les médecins, les infirmiers et psychologues scolaires ont un rôle primordial à jouer dans le
dépistage de l’obésité de l’enfant. Leur formation doit être en phase avec l’évolution des
connaissances. Ils doivent être capables de dépister l’obésité infantile (calcul de l’IMC, détecter
le rebond d’adiposité précoce), et trouver ainsi leur place au sein des programmes d’éducation
nutritionnelle et participer activement aux décisions concernant l’alimentation des enfants, peut-
être même proposer des menus dans les cantines scolaires en collaboration avec les diététiciens.

117
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

3. Dépister

3.1. Mesurer et peser les enfants régulièrement pour suivre l’évolution de la courbe de
corpulence

Il est recommandé dans le cadre de la médecine scolaire, que tous les enfants soient pesés et
mesurés systématiquement à partir de l’âge de cinq ans pour le dépistage de l’obésité (calcul de
l’IMC) au moins une fois par an.

Il est important lors de ces visites médicales d’indiquer les valeurs sur le carnet de santé, de
calculer l’IMC et de tracer la courbe de corpulence en complément des courbes de poids et de
taille.

3.2. Identifier les enfants à risque de développer une obésité

Le suivi la dynamique de la courbe de corpulence est nécessaire pour dépister une obésité qui se
constitue.

Un rebond d’adiposité précoce, avant l’âge de six ans, semble prédictif d’une obésité ultérieure.

Il est donc recommandé de déterminer l’âge du rebond d’adiposité d’après les courbes d’IMC et
de considérer sa précocité comme un facteur de risque pour le développement d’une obésité.

3.3. Repérer les enfants obèses précocement

L’évolution de la courbe de corpulence des enfants à risque doit faire l’objet d’une surveillance
attentive, tous les enfants présentant un IMC supérieur au 97 ème centile après l’âge du rebond
d’adiposité (après l’âge de 6 ans) doivent être considérés comme obèses et pris en charge.

Si le dépistage a lieu en milieu scolaire, les parents doivent être informés et incités à consulter leur
médecin traitant.

3.4. Les objectifs à atteindre chez les enfants déjà obèses sont

L’amélioration de la qualité de vie physique, mentale et sociale et la prévention des complications.

Selon les recommandations des différentes sociétés savantes, la prise en charge du surpoids ou de
l’obésité ne doit pas compromettre la croissance ni le développement normal de l’enfant ; c’est
pour cela qu’il faut réguler le poids, réduire la masse grasse tout en assurant une croissance et un
développement normaux. Les bénéfices de la stabilisation du poids alors que l’enfant continue à
grandir doivent être démontrés aux parents en utilisant les courbes de corpulence comme outil
pédagogique.

Réduire le périmètre abdominal (tour de taille) témoignant d’un risque métabolique.

Changer progressivement mais durablement le comportement de toute la famille.

118
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

3.5. Actions à entreprendre devant un enfant obèse ou en surpoids :

Plusieurs actions doivent être entreprises afin d’agir sur le plus d’aspects possibles mais elles
ne sont pas suffisantes individuellement ; elles doivent s’intégrer dans un programme de prise en
charge globale associant :

- Une approche diététique afin d’obtenir un changement durable dans les habitudes
alimentaires de l’enfant et de son entourage.

- Un encouragement de l’exercice physique et une diminution des comportements


sédentaires

- Thérapies comportementales et une prise en charge psychologique.

- Médicaments et chirurgie : ne sont pas recommandés chez l’enfant.

Il est recommandé de :

 Lutter contre le grignotage.

 Ne pas sauter de repas, notamment le petit-déjeuner.

 Manger les repas principaux, assis, en famille et bien mastiquer.

 Eviter les aliments à haute densité énergétique et les sucres rapides.

 N’interdire aucun aliment, un écart par semaine peut être permis, en négociant
avec l’enfant.

 L’activité physique doit être valorisée, les sports proposés chez l’enfant en
surpoids ou obèse sont : la natation, le vélo et les sports d’endurance qui favorisent
la réduction de la masse grasse comme la randonnée et la course de fond.

 La sédentarité doit être diminuée sans interdire les jeux vidéo et la télévision tout
en limitant leur durée et en proposant à la place des activités de loisirs physiques.

 Former les éducateurs sportifs pour qu’ils puissent adapter leur enseignement aux
capacités physiques de ces enfants.

 Lutter contre la stigmatisation des enfants et leur mise à l’écart dans la vie scolaire qui
les incite souvent à se faire dispenser d’éducation physique.

119
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

4. Prévenir
Schématiquement, il existe 03 niveaux de prévention :

 La prévention primaire, universelle ou de santé publique destinée à toute la population.

 La prévention secondaire ou sélective destinée à des groupes à risques.

 La prévention tertiaire ou ciblée, destinée à ceux qui ont des problèmes de poids, et à
ceux qui présentent un risque élevé de maladie, associé au surpoids.

4.1. La prévention primaire, universelle ou de santé publique

Elle concerne les enfants qui n’ont pas encore de prise de poids excessive et s’adresse au milieu
sociétal que constituent :

- La famille en changeant la vision « Un bébé copulant est un bébé en bonne santé » et des
allégations trompeuses concernant certains aspects de santé qui ne doivent pas être
tolérées « être bien en chair est un signe de bonne santé ».

- Les écoles par l’intégration dans le cursus scolaire de programmes éducatifs répétés de
nutrition, en intervenant sur les choix des repas distribués à la cantine et en agissant sur
l’environnement scolaire.

- Les médecins ont un rôle important par le biais des conseils prodigués en matière d’hygiène
de vie lors des consultations répétées les deux premières années de vie en encourageant
l’allaitement maternel, en évitant de sucrer et saler les aliments au moment de la
diversification

- Les villes par l’aménagement de terrain et des aires de jeu sécurisées.

- Les acteurs économiques et politiques en interpellant les responsables de l’éducation


nationale, pour que l’activité physique soit intégrée dans les programmes scolaires et qu’elle
soit obligatoire car d’après les résultats de notre étude, elle est absente des programmes
scolaires du cycle primaire.

4.2. Prévention secondaire ou prévention sélective

Destinée à des groupes à risques, dont le but est de prévenir le développement d’une obésité chez
l’enfant à risque par un rééquilibrage de son alimentation et la lutte contre la sédentarité.

Dans notre étude, plusieurs facteurs de risque ont été mis en évidence dont la surcharge pondérale
parentale, le diabète gestationnel, l’absence de l’allaitement maternel, le saut de repas, le
grignotage, l’absence d’activité physique et la sédentarité…etc. Malheureusement le rebond
d’adiposité précoce n’a pas pu être apprécié vu l’état des carnets de santé des enfants, la littérature
le place comme un facteur majeur prédictif de surcharge pondérale.

Le dépistage de l’obésité de l’enfant devrait se faire déjà au niveau des PMI lors des vaccinations
et par la médecine scolaire. Les mesures anthropométriques et le calcul d’IMC effectués
régulièrement permettraient de repérer la précocité du rebond d’adiposité et alors de prédire le
devenir de ces enfants.

120
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

Il est donc recommandé :

 Que les médecins disposent d’un matériel adapté pour informer les parents d’enfants
à risque sur l’importance d’une alimentation équilibrée (brochures, vidéos…etc.).

 D’apprendre aux enfants à réguler leur prise d’aliments à fortes densités


énergétiques (barres chocolatées, biscuits, chips, boissons sucrées…).

 D’éviter les prises alimentaires (repas principaux) devant la télévision.

 D’éviter toute sorte de grignotage.

 De promouvoir chez l’enfant à risque une activité physique quotidienne et une


utilisation plus variée du temps libre en limitant les activités sédentaires.

 Sensibiliser les pouvoirs publics à créer des espaces sportifs dans les quartiers (petits
stades, aires de jeux …).

En fonction de l’âge, l’activité physique pourra prendre des formes différentes (Tableau L).

- Il faut développer l’activité physique principalement sous forme ludique pour les tout-
petits et promouvoir des activités physiques spontanées et de loisirs jusqu’à douze ans, en
faisant participer toute la famille, ce qui renforce les liens familiaux et met en confiance
l’enfant déjà en surpoids.

- Chez les plus de douze ans, il faut continuer à développer les activités physiques de loisir
et essayer d’orienter vers une pratique plus structurée, type sport d’équipe sans forcément
privilégier la compétition.

Ceci implique l’aménagement de l’environnement urbain pour créer des espaces de jeux et donner
la possibilité de circuler à pied ou en bicyclette dans la ville en toute sécurité.

Rendre obligatoire la matière d’éducation sportive dans les écoles primaires en Algérie encadrées
par un professeur d’activité physique montrant la diversité des activités possibles qui permettrait
de développer le goût des activités sportives chez les enfants tous en organisant le temps scolaire
pour pouvoir accéder à une activité physique parascolaire.

121
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

Tableau L : Recommandation de l’activité physique selon l’âge de l’enfant (233).

Age Type Fréquence Bénéfices


- Favorise le développement du
- Jeux supervisés sur le sol
cerveau. Favorise le
dans des environnements
développement osseux et
sûrs (Par exemple, à plat - Chaque jour
musculaire.
ventre, des jeux avec les des séances de
< 12 mois - Améliore les compétences en
parents et les frères et jeu de 5 à 15
matière de mouvement et de
sœurs pour encourager à minutes.
coordination.
atteindre, à saisir, à tirer
- Favorise les interactions
et à pousser.).
sociales.
- Chaque jour
- Améliore les capacités
pendant au
- Jeux surveillés avec les cardiaques, osseuses et
moins trois
parents et d’autres musculaires.
heures
enfants, pour favoriser - Améliore l’équilibre et la
- (Épisodes
1 à 5 ans l'accessibilité, l'étirement, coordination.
courts de 10 à
la marche à 4 pattes, la - Aide à atteindre et à maintenir
20 minutes
- course, le lancer et la un poids sain.
répartis tout au
préhension. - Favorise la confiance en soi et
long de la
l'indépendance.
journée)
- Au moins 60 - Aide à la concentration et
- Activité physique minutes par l'apprentissage.
d’intensité modérée à jour. - Améliore la qualité des os et
vigoureuse **, y compris des muscles. Améliore et
des activités très - Au moins 3 développe la coordination et
bénéfiques pour le capital jours par l'équilibre. Aide à atteindre et
5 - 12 ans
osseux (Ex : sauter, semaine, les à maintenir un poids sain.
courir et danser). enfants - Stimule la confiance en soi et
- ** (activités qui font que devraient l'indépendance.
l'enfant à chaud, devient s'engager dans - Aide l'enfant à se faire de
rouge et commence à une activité très nouveaux amis et à
transpirer) - Bénéfique. développer ses compétences
sociales.
- Aide à la concentration et
- L'activité physique à
l'apprentissage.
intensité modérée à
- Améliore le capital osseux et
vigoureuse (activités qui
- Au moins 60 musculaire.
font que l’adolescent a
minutes par - Améliore l'équilibre et la
chaud, devient rouge et
jour. coordination.
commence à transpirer),
- Aide à atteindre et maintenir
y compris des activités
- Au moins 3 un poids adéquat.
bénéfiques pour le capital
jours par - Stimule la confiance en soi et
13 – 17 ans osseux (Ex. sauter, courir
semaine, les l'indépendance.
et danser).
adolescents - Aide l'adolescent à se faire
- Le transport actif, les
devraient des amis et à développer ses
sports organisés et non
s'engager dans compétences sociales.
organisés, les jeux,
une activité très - Améliore la santé cardio-
l’éducation physique et
bénéfique métabolique et les aptitudes
d'autres activités à la
cardiorespiratoires.
maison, à l'école, au
- Améliore la santé mentale et
travail et dans la société.
le bienêtre.

122
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

4.3. Prévention tertiaire ou prévention ciblée

Elle est destinée à ceux qui ont des problèmes de poids, et à ceux qui présentent un risque élevé de
maladie, associé au surpoids.

Elle consiste à réduire les complications éventuelles par leur dépistage, et leur prise en charge.
Ces complications se révèlent à un âge plus avancé, rarement à l’enfance.

Les examens complémentaires, à la recherche de complications, ne sont pas indiqués chez les
enfants sans signe clinique évocateur d’une comorbidité, ni d’antécédent familial de diabète ou de
dyslipidémie.

La prise en charge va consister en un :

Accompagnement diététique :
- Les régimes à visée amaigrissant sont déconseillés
- Aucun aliment ne doit être interdit

Encourager l’activité physique : augmenter l’activité physique et réduire la sédentarité.

Accompagnement psychologique

Les médicaments et la chirurgie : n’ont pas de place chez l’enfant et l’adolescent.

Rôle du diététicien

Selon l’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN), le diététicien a deux


grandes préoccupations (234) :

 Aider à manger équilibré après un diagnostic de surpoids,


 Lutter contre la sédentarité.
Pour prévenir le surpoids, il s’appuie sur le suivi plusieurs fois par an de la courbe de l’Indice de
Masse Corporelle (IMC) obtenu par le suivi du poids et de la taille.

En cas de surpoids stable sans pathologie associée, il suffit de surveiller la prise de poids. Dans
le cas contraire, l’objectif est de diminuer le poids de façon raisonnable et progressive (comme
l’enfant grandit, la stabilisation du poids dans l’année permet de faire baisser l’IMC).

Pour prévenir la sédentarité, le diététicien évalue les activités quotidiennes et les capacités
physiques. L’objectif est simple : inciter l’enfant à bouger sans le contraindre, même sans visée
d’amaigrissement.

5. Réglementer

Exiger un étiquetage compréhensible sur les produits alimentaires et un contrôle des


messages publicitaires

123
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS

Il est nécessaire de réglementer l’étiquetage de produits alimentaires dans notre pays qui est
souvent très aléatoire, voire absent, car il est important que la population soit informée sur la valeur
nutritionnelle des produits alimentaires.

Un contrôle rigoureux sur les messages publicitaires concernant les produits alimentaires s’impose
car certains de ces messages énoncent des équivalences caloriques et nutritionnelles incomplètes
ou équivoques.

6. Perspectives

Créer des centres de prise en charge des obèses

Dans notre pays ce genre de centre est inexistant, il serait intéressant de créer des centres sous
formes de colonies de vacances où on regrouperait des enfants obèses avec des thérapeutes, des
psychologues et des diététiciens.

Le recours à ce genre de centre de référence serait intéressant en cas d’obésité morbide et en cas
d’échec de la prise en charge en ambulatoire.
Dans certaines situations et dans le cadre d’un projet thérapeutique cohérent, la prise en charge
dans un centre de moyen séjour pour enfants obèses pourrait être nécessaire.

Ils pourraient avoir l’avantage d’offrir une solution dans les cas d’obésité massive résistant aux
mesures thérapeutiques habituelles, ou lorsqu’une rupture avec le milieu familial semble
nécessaire.

Les durées du séjour varieraient d’un mois à une année complète.

7. Développer des recherches

En Algérie, on ne dispose actuellement que d’études régionales pour estimer la prévalence de


l’obésité infantile. Afin d’estimer la prévalence nationale de l’obésité chez l’enfant, il est impératif
d’établir la prévalence sur un échantillon représentatif de la population infantile nationale et de
répéter cette étude dans le temps pour déterminer l’évolution de l’obésité.

Il serait intéressant de comparer les études transversales menées dans différentes régions
géographiques du pays où le mode de vie est sensiblement différent. Cela pourrait aider à mieux
identifier les facteurs de risque liés à l’obésité propre à notre pays et proposer une étude nationale
dont le but serait d’établir des relations de causalité à travers un questionnaire unique utilisé en
consultation, ce dernier comportera des informations sur la nutrition, l’activité physique, les
données sociologiques et anthropologiques.

Il faudrait insister sur les particularités qui permettraient de repérer les décalages entre la norme
sociale et les pratiques spécifiques à chaque région de notre grand pays afin de mener des actions
ciblées et adaptées à notre contexte socioculturel.

On tachera de promouvoir des études longitudinales d’intervention et tester l’effet d’une


intervention sur les facteurs de risque modifiables avec une évaluation des actions de prévention
et d’éducation pour définir la meilleure stratégie de prévention dans le but de réduire la prévalence
de l’obésité.

124
ANNEXES
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 1 : Etude de la prévalence de l'obésité chez les enfants scolarisés, âgés de 5 à 11


ans, dans la wilaya de Tizi-Ouzou

Nous menons une étude sur l’obésité chez les enfants scolarisés. Nous vous assurons la
confidentialité des informations que vous allez nous donner. Nous vous remercions de votre
collaboration.

Acceptez-vous de répondre à nos questions : Oui /__/ Non : /__/


.
1. Identification

1. N° : /
2. Type d’école : ‫ ﻋﻤﻮﻣﻲ‬publique /_/ ‫ ﺧﺎص‬privée /_/

3. Date de l’enquête :

4. Nom de l’enfant / ‫……………………………………………………… ﻟﻘﺐ اﻟﻄﻔﻞ‬. . .


5. Prénom / ‫……………………………………………………… اﻻﺳﻢ‬
6. Sexe /. ‫اﻟﺠﻨﺲ‬ M /__ / F/__ /
7. Date de naissance / ‫ﺗﺎرﯾﺦ اﻟﻤﯿﻼد‬ /__ / /__ / /__ /
8. Ecole / ‫………………………………………………………………………… اﻟﻤﺪرﺳﺔ‬
9. Niveau / ‫اﻟﻘﺴﻢ‬ /__ /
10. Rang de naissance (1èr, 2ème, 3ème, . . .) / ‫ﻣﺮﺗﺒﺔ اﻟﻄﻔﻞ‬ /__ /
11. Nombre de personnes qui vivent au sein de la famille /‫ ﻣﺎ ﻋﺪد اﻷﻓﺮاد ﻓﻲ ﻋﺎﺋﻠﺘﻚ؟‬/__/
12. Combien y a-t-il d'enfants dans la famille ‫ ﻣﺎ ﻋﺪد اﻷطﻔﺎل ﻓﻲ ﻋﺎﺋﻠﺘﻚ؟‬/__ /

13. Conditions socio-économiques :

14. Est-ce que la famille est véhiculée ? ‫ھﻞ ﺗﻤﻠﻚ اﻷﺳﺮة ﺳﯿﺎرة؟‬
Non ‫ﻻ‬ Oui ‫ﻧﻌﻢ‬: un ,deux ou plus ‫اﺛﻨﺘﺎن أو أﻛﺜﺮ‬

15. Est-ce que l’enfant a une chambre pour lui tout(e) seul(e) ? ‫ھﻞ ﻟﻠﻄﻔﻞ ﻏﺮﻓﺔ ﻟﻮﺣﺪه ؟‬
Non (= 0)‫ ﻧﻌﻢ‬Oui (= 1) ‫ﻻ‬

16. Durant les douze derniers mois, combien de fois avez-vous voyagé en famille pour des
vacances ? ‫ ﺷﮭﺮا اﻷﺧﯿﺮة ﻛﻢ ﻣﺮّة ﺳﺎﻓﺮت اﻷﺳﺮة ﺧﻼل اﻟﻌﻄﻠﺔ؟‬12 ‫ﺧﻼل‬
Jamais (= 0)‫ أﺑﺪا‬Une fois (= 1)‫ ﻣﺮة‬Deux fois (= 2)‫ ﻣﺮﺗﺎن‬Plus de deux fois (= 2) ‫أﻛﺜﺮ ﻣﻦ ﻣ ّﺮة‬

17. Combien d’ordinateurs avez-vous à la maison ?‫ﻛﻢ ﺣﺎﺳﻮب ﺗﻤﻠﻚ اﻷﺳﺮة ﻓﻲ اﻟﺒﯿﺖ؟‬
Aucun (= 0) ‫وﻻﺣﺎﺳﻮب‬ Un (= 1) ‫ واﺣﺪ‬Deux (= 2) ‫اﺛﻨﺎن‬ Plus de deux (= 2) ‫أﻛﺜﺮ ﻣﻦ اﺛﻨﺎن‬

18. Niveau d’instruction du père ? ‫اﻟﻤﺴﺘﻮى اﻟﻌﻠﻤﻲ ﻟﻸب ؟‬


Primaire /_ /‫ اﺑﺘﺪاﺋﻲ‬Moyen /_ / ‫ﻣﺘﻮﺳّﻂ‬ Secondaire /_ / ‫ي‬
ّ ‫ ﺛﺎﻧﻮ‬Universitaire /_ /‫ﺟﺎﻣﻌﻲ‬

19. Niveau d’instruction de la mère ? ‫اﻟﻤﺴﺘﻮى اﻟﺪراﺳﻲ ﻟﻸ ّم ؟‬


Primaire /_ / ‫اﺑﺘﺪاﺋﻲ‬ Moyen /_ / ‫ﻣﺘﻮﺳّﻂ‬ Secondaire /_ / ‫ ﺛﺎﻧﻮي‬Universitaire /_ /‫ﺟﺎﻣﻌﻲ‬

20. Type d’habitat : ‫ﻣﻜﺎن اﻻﻗﺎﻣﺔ‬ rural /_ / ‫ رﯾﻔﻲ‬urbain /_/‫ﺣﻀﺮي‬

21. Y a t-il une télé dans la chambre des enfants ? ‫ھﻞ ﯾﻮﺟﺪ ﺗﻠﻔﺎز ﻓﻲ ﻏﺮﻓﺔ اﻷطﻔﺎل ؟‬Oui /_ / ‫ﻧﻌﻢ‬
Non /_ / ‫ﻻ‬

126
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

22. Antécédents

Familiaux / ‫ ﺳﻮاﺑﻖ أﺳﺮﯾﺔ‬:

23. Poids du père / ‫ وزن اﻷب‬: … ………. kg Taille du père :


24. Poids de la mère / ‫ وزن اﻷم‬: ………. kg Taille de la mère :
25. Est-ce que la mère a présenté un diabète durant votre grossesse ? Oui /__/‫ﻧﻌﻢ‬ Non /__/
‫ﻻ‬
‫ي؟‬
ّ ‫ھﻞ ﺗﻌﺮﺿﺘﻢ ﺧﻼل اﻟﺤﻤﻞ ﻟﺪاء اﻟﺴّﻜﺮ‬
Personnels :

26. Poids de naissance de l'enfant / ‫وزن اﻟﻄﻔﻞ ﻋﻨﺪ اﻟﻮﻻدة‬ : /___/ . kg

27. Taille à la naissance / ‫طﻮل اﻟﻄﻔﻞ ﻋﻨﺪ اﻟﻮﻻدة‬ : /___/. cm

28. A-t-il été allaité au sein/‫ ? ھﻞ ﻗﻤﺖ ﺑﺈرﺿﺎع اﻟﻄﻔﻞ ﻣﻦ اﻟﺼﺪر‬Oui /_/ ‫ﻧﻌﻢ‬ non /_/ ‫ﻻ‬

29. Si oui, à quel âge a-t-il été sevré ? ‫ ﻟﻮ ﻧﻌﻢ ﻓﻲ أي ﺷﮭﺮ ﺗ ّﻢ اﯾﻘﺎف اﻟﺮﺿﺎﻋﺔ‬/___/. mois

30. Hygiène de vie

1. Activité physique

2. Est-ce que tu fais du sport à l’école ? ‫ھﻞ ﺗﻤﺎرس اﻟﺮﯾﺎﺿﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺪرﺳﺔ ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

3. Est- ce que tu pratiques une activité sportive en dehors de l’école ?


‫ھﻞ ﺗﻤﺎرس اﻟﺮﯾﺎﺿﺔ ﺧﺎرج اﻟﻤﺪرﺳﺔ؟‬ Oui /_/ ‫ﻧﻌﻢ‬ Non /_/ ‫ﻻ‬

4. Combien de temps passes- tu devant la télé par jour ? ‫ﻣﺎ ھﻲ اﻟﻤﺪة اﻟﺰﻣﻨﯿﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻀﯿﮭﺎ أﻣﺎم اﻟﺘﻠﻔﺎز؟‬
1h /_/ ‫ﺳﺎ‬1 2h /_/ ‫ﺳﺎ‬2 3h /_/ ‫ﺳﺎ‬3 Plus de 3h /_/‫ﺳﺎ‬3 ‫أﻛﺜﺮ ﻣﻦ‬

5. Comment te rends-tu, habituellement à l’école


/‫ ? ﻛﯿﻒ ﺗﺬھﺐ اﻟﻰ اﻟﻤﺪرﺳﺔ ؟‬A pied /_/ ‫راﺟﻼ‬ véhiculé /_/ ‫ﻓﻲ اﻟﺴﯿﺎرة‬

6. A quelle heure dors –tu ?‫ ﻋﻠﻰ أي ﺳﺎﻋﺔ ﺗﻨﺎم ؟‬/_______/. Heure

7. A quelle heure te lèves-tu ? /‫ﻋﻠﻰ أي ﺳﺎﻋﺔ ﺗﺴﺘﯿﻘﻆ ؟‬/_______/. Heure

8. Habitudes et pratiques alimentaires

9. Est-ce que tu prends ton petit déjeuner ? ‫ ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻹﻓﻄﺎر ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

10. Prends-tu une collation du matin ?‫ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول ﻟﻤﺠﺔ اﻟﺼﺒﺎح ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

11. Prends – tu un déjeuner ? ‫ ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻟﻐﺬاء ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

12. Prends – tu un dîner ? ‫ ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻟﻌﺸﺎء ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

13. Combien de fois consommes-tu des boissons sucrées par semaine ?


‫ﻛﻢ ﻣﺮة ﺗﺴﺘﮭﻠﻚ اﻟﻤﺸﺮوﺑﺎت اﻟﺤﻠﻮة ﻓﻲ اﻷﺳﺒﻮع؟‬
Tous les jours / ‫ داﺋﻤﺎ‬: /_/ Parfois / ‫ أﺣﯿﺎﻧﺎ‬/_/ Jamais ‫ أﺑﺪا‬/_/

127
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

14. Manges-tu devant la télé ? / ‫ ھﻞ ﺗﺎﻛﻞ اﻣﺎم اﻟﺘﻠﻔﺎز؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

15. Est ce que tu termines toujours ton assiette ? ‫ ھﻞ ﺗﻔﺮغ ﺻﺤﻨﻚ ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/ ‫ﻻ‬

16. Manges-tu ou grignotes-tu en dehors des heures des repas principaux ?


‫ ھﻞ ﺗﺄﻛﻞ ﺧﺎرج اﻟﻮﺟﺒﺎت اﻟﺮﺋﯿﺴﯿﺔ؟‬Oui /_/ ‫ﻧﻌﻢ‬ non /_/‫ﻻ‬

17. Est-ce que la publicité alimentaire à la télévision a une influence sur le type d’aliments que
vous achetez ? ‫ ھﻞ اﻻﻋﻼﻧﺎت اﻟﺘﺠﺎرﯾﺔ ﺗﺆﺛﺮ ﻋﻠﻰ ﻋﺎداﺗﻚ اﻟﻐﺬاﺋﯿﺔ؟‬Oui /_/ ‫ﻧﻌﻢ‬ Non /_/ ‫ﻻ‬

18. Comportement psycho-social

19. En général lorsque votre enfant s’ennuie que fais-il ?‫ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺗﻘﻠﻖ ﻣﺎذا ﺗﻔﻌﻞ ؟‬
Mange /_/ ‫ﺗﺎﻛﻞ‬ Joue /_/ ‫ﺗﻠﻌﺐ‬ Regarde la télé /_/ ‫ﺗﺸﺎھﺪ اﻟﺘﻠﻔﺎاز‬
Autres ………………………………………………………………….…………… ‫اﺧﺮ‬

20. Que représente pour vous l'obésité ? ‫ﻣﺎذا ﺗﻤﺜﻞ ﻟﺪﯾﻜﻢاﻟﺴﻤﻨﺔ ؟‬


1. Une maladie /_/ ‫ﻣﺮض‬
2. Une bonne santé /_/ ‫ﺻﺤّ ﺔ ﺟﯿﺪة‬

21. Votre enfant fait –il pipi au lit ?‫ ھﻞ اﺑﻨﻜﻢ ﯾﺘﺒﻮل ﻓﻲ اﻟﺴﺮﯾﺮ؟‬Oui /_/ ‫ ﻧﻌﻢ‬non /_/‫ﻻ‬

22. Examen clinique :

Poids : ………………………………………… /___/. kg Percentile /___/.

Taille : ………………………………………… /___/. cm Percentile /___/.

Périmètre abdominal /tour de taille : ………………………………………… cm

Périmètre brachial : ……………………………………………………………cm

Pression artérielle : Systolique : ……………. mm Hg


Diastolique : ……………. mm Hg

Examens cutaneo-muqueux à préciser :…………………………………………………………….


………………………………………………………………………………………………….......
……………………………………………………………………………………………………..

Rebond d’adiposité : 1. Normal /_/ 2. Précoce /_/

VI/ Conclusion :

IMC : /______%/

1. Maigreur /_/ 2. Normal /_/ 3. Surpoids /_/ 4. Obésité /_/

128
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 2 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les filles (1, 2, 13)

129
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 3 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les
garçons (1, 2, 13) .

130
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 4 : Courbe d’IMC CDC fille (14).

131
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 5 : Courbe d’IMC CDC garçon (14).

132
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 6 : Courbe de corpulence de références Françaises Fille de 0 à 18 ans (15) .

133
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 7 : Courbe de corpulence de références Françaises, Garçon de 0 à 18 ans (15).

134
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 8 : Courbe de corpulence de référence IOTF des Filles de 0 à 18 ans (16, 17).

135
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 9 : Courbe de corpulence de référence IOTF des Garçons de 0 à 18 ans (16, 17).

136
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 10 : Courbe de corpulence de référence PNNS : française / IOTF des Filles


de 0 à 18 ans (18, 19).

137
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 11 : Courbe de corpulence de référence PNNS : française / IOTF des Garçons de


0 à 18 ans (18, 19).

138
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 12 : Recommandations OMS pour les mesures anthropométriques (21).

139
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 13 : Manière de mesurer la taille des enfants et des adolescents (235).

140
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 14 : Disque du calcul d’IMC (25) .

141
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 15 : Valeurs du tour de taille selon les références américaines (236).

142
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 16 : Recommandation sur le nombre d’heures de sommeil .


(91)

143
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 17 : Besoins énergétiques moyens de l’enfant (100).

144
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 18 : Courbes de tension artérielle Garçons (Task Force) (137).

145
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 19 : Courbes de tension artérielle Filles (Task Force) (137).

146
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 20 : Echelle d’Epworth : syndrome d’apnée du sommeil (10).

147
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 21 : Pyramide alimentaire (159).

148
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 22 : Statut socioéconomique des parents : le score Family Affluence Scale


(FAS) (181).

FAS est composée de 4 questions,

1. La structure Est-ce que ta famille a une voiture, un minibus ou une camionnette ?

Réponses possibles : Non (= 0) ; Oui, une (un) (= 1); Oui, deux ou plus (= 2).

2. Est-ce que tu as une chambre pour toi tout(e) seul(e) ?

Réponses possibles : Non (= 0) ; Oui (= 1).

3. Durant les douze derniers mois, combien de fois as-tu voyage avec ta famille pour partir en
vacances ?

Réponses possibles : Jamais (= 0) ; Une fois (= 1) ; Deux fois (= 2); Plus de deux fois (= 2).

4. Combien d’ordinateurs ta famille possède-t-elle ?

Réponses possibles : Aucun (= 0) ; Un (= 1) ; Deux (= 2) ; Plus de deux (= 2)

Nb : Les deux catégories de réponses les plus élevées aux deux dernières questions (Question 3
= vacances et question 4 = ordinateur) ont été regroupées.

FAS 1 (total des réponses 1 – 4 : 0 - 3 points) : low affluence / famille peu aisée

FAS 2 (total des réponses 1 –4 : 4 - 5 points) : middle affluence / famille moyennement aisée

FAS 3 (total des réponses 1 – 4 : 6 - 7 points) : high affluence / famille très aisée

149
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 23 : Demande d’autorisation de mener l’enquête auprès du directeur de


l’éducation.

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI CENTRE HOSPITALO- UNIVERSITAIRE FACULTE DE


MEDECINE HOPITAL NEDIR MOHAMED Tél : 026 – 21 – 13 – 16

Dr CHALAH SID AHMED


Maitre assistant en pédiatrie
chalahsidahmed@hotmail. com
Tel : 0552 94 62 96

A
Monsieur le Directeur de l’académie
de la wilaya de Tizi ouzou

Objet : Autorisation de mener une étude sur l’obésité infantile


au sein des écoles primaires de Tizi-ouzou

Monsieur,

Dans le cadre d’une étude sur la situation épidémiologique de l’obésité infantile,


objet d’une thèse de doctorat en médecine, j’ai l’honneur de solliciter votre haute
bienveillance pour m’autoriser à mener cette étude dans les écoles primaires de la
wilaya de Tizi-ouzou.

Dans l’attente d’une réponse que j’espère favorable, veuillez agréer, Monsieur,
l’expression de mon profond respect.

Médecin Pédiatre
Dr. S. A. CHALAH

150
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 24 : Une autorisation écrite délivrée par le Directeur de l’Education de la wilaya


de Tizi-Ouzou.

151
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 25 : Autorisation parentale.

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI CENTRE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE FACULTE DE


MEDECINE NEDIR MOHAMED DE TIZI-OUZOU
Tél : 026 – 21 – 13 – 16

Dr. CHALAH SID AHMED


Maitre assistant en pédiatrie

chalahsidahmed@hotmail. com

Autorisation parentale

Madame / Monsieur,

Dans le cadre d’une enquête sur l’obésité infantile, qui se déroulera dans les
établissements scolaires et qui concernera votre enfant, j’ai l’honneur de vous
demander d’émettre un avis favorable pour permettre à l’équipe médicale de
procéder à : Un examen médical de dépistage.

Par ailleurs, vous êtes cordialement invités à assister à la séance d’informations qui
aura lieu le …………………… au niveau de l’établissement de votre enfant, pour
recevoir les explications nécessaires. Veuillez agréer, Madame/Monsieur,
l’expression de mon profond respect.

Copie à remettre :
- A Monsieur le Directeur de l’Education.
- A Monsieur le Directeur de l’établissement.

152
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 26 : Fiche de suivi.

Date de l’examen 1 er contrôle 2 éme contrôle

Identification / N° de fiche
Nom et prenom :

Date de naissance :

Age :

Activité physique
Sport Oui  Non Oui  Non
Trajet à l’école à pied  véhiculé  à pied  véhiculé 

Temps d’écrans 1h  2h  > 3h  1h  2h  > 3h

Heure de sommeil ……h……. mn ……h……. mn

Habitude alimentaire
Petit déjeuner Oui  Non Oui  Non 
Collation Oui  Non Oui  Non
Déjeuner Oui  Non  Oui  Non 
Diner Oui  Non Oui  Non 

Saut de repas Oui Non Oui Non

Grignotage Oui Non Oui Non

Boissons sucrées Oui Non Oui Non

Manger devant la Télé Oui Non Oui Non

Terminer son assiette Oui Non Oui Non

Examen clinique

Poids (kg)
Taille (m)
IMC (180)
L’excès de poids % :

153
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 27 : Valeurs de références pour la définition du surpoids et de l’obésité chez les


Garçons de 2 à 18 ans (10).
.

154
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES

Annexe 28 : Valeurs de références pour la définition du surpoids et de l’obésité chez les


Filles de 2 à 18 ans (10).

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‫ﻣُﻠﺧّص‬
‫ﺗُﻌد ﺑداﻧﺔ اﻷطﻔﺎل ﻣﺷﻛﻠﻪ ﺻﺣﯾﺔ ﻋﻣوﻣﯾﺔ ُﻣﻘﻠﻘﻪ ﺑﺳﺑب اﻧﺗﺷﺎرﻫﺎ وﻋواﻗﺑﻬﺎ اﻟﻌدﯾدة اﻟﻘﺻﯾرة واﻟﻣﺗوﺳطﺔ واﻟطوﯾﻠﺔ اﻟﻣدى‪.‬‬
‫اﻟﻣﻌرﺿﯾن ﻟﻬﺎ ﻓﻲ ﻣرﺣﻠﻪ ﻣﺑﻛرة ووﺿﻊ اﺳﺗراﺗﯾﺟﯾﺎت ﻟﻠوﻗﺎﯾﺔ ﻣﻧﻬﺎ ﻣﻧذ‬
‫ّ‬ ‫وﻟذﻟك ﻓﻣن اﻟﻣﻬم اﻟﺗﻣﻛن ﻣن اﻟﻛﺷف ﻋن اﻷطﻔﺎل‬
‫‪.‬اﻟطﻔوﻟﺔ‬
‫ﺗﻌﺗﺑر ﻣﻧظﻣﻪ اﻟﺻﺣﺔ اﻟﻌﺎﻟﻣﯾﺔ اﻟﺑداﻧﺔ واﺣدة ﻣن اﻷوﺑﺋﺔ اﻟﻌﺎﻟﻣﯾﺔ اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ ﻏﯾر اﻟﻣﻌدﯾﺔ ﻓﻲ اﻟﻘرﻧﯾن اﻟﻌﺷرﯾن واﻟﺣﺎدي‬
‫واﻟﻌﺷرﯾن‪ ،‬وﺗﺗواﺟد ﻓﻲ ﻛل ﻣن اﻟﺑﻠدان اﻟﺻﻧﺎﻋﯾﺔ واﻟﻧﺎﻣﯾﺔ ﻣﺛل اﻟﺟزاﺋر‪.‬‬
‫ﻫذا وﻫﻧﺎك ﻋدد ﻗﻠﯾل ﻣن اﻷرﻗﺎم اﻟﺗﻲ ُﻧﺷرت ﻋن ﻫذا اﻟﻣوﺿوع واﻟﻣُﺗﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻔﺋﺔ اﻟﻌﻣر اﻟﻣﺗراوﺣﺔ ﺑﯾن ‪ 11-5‬ﺳﻧﺔ ﻓﻲ ﺑﻠدﻧﺎ ‪،‬‬
‫إن ﻋواﻣل اﻟﺧطر ﻣﻌروﻓﺔ ﺟﯾدا ﻓﻲ اﻟوﻗت اﻟﺣﺎﻟﻲ‪ ،‬ﺳواء أﻛﺎﻧت‬
‫وﻣن ذﻟك ﺗﺗﺟﻠّﻰ ﻓﺎﺋدة وﻫدف دراﺳﺗﻧﺎ اﻻﺳﺗﻘﺻﺎﺋﯾﺔ ﻫذﻩ‪ّ .‬‬
‫‪.‬ﻋواﻣل ﺑﯾﺋﯾﺔ ﻣﺛل اﻟﻧظﺎم اﻟﻐذاﺋﻲ وﻋدم اﻟﻧﺷﺎط أو ﻋواﻣل وراﺛﯾﺔ‬

‫ﺷﻣﻠت اﻟدراﺳﺔ اﻻﺳﺗﻘﺻﺎﺋﯾﺔ ‪ 924‬طﻔﻼ ﻣﻠﺗﺣﻘﯾن ﺑﺎﻟﻣدارس اﻻﺑﺗداﺋﯾﺔ اﻟﺗﻲ وﻗﻊ ﻋﻠﯾﻬﺎ اﻻﺧﺗﯾﺎر ﻓﻲ ﺗﯾزي وزو‪ ،‬وذﻟك ﻋﻠﻰ‬
‫‪.‬ﻣدى اﻟﻔﺗرة اﻟﻣُﻣﺗدّة ﺑﯾن أﯾﻠول‪/‬ﺳﺑﺗﻣﺑر ‪ 2015‬إﻟﻰ ﺣزﯾران‪/‬ﯾوﻧﯾو ‪2017‬‬

‫ﯾﺗﻣﺛل ﻫدف دراﺳﺗﻧﺎ ﻓﻲ ﺗﺣدﯾد ﻣدى اﻧﺗﺷﺎر ﻓرط اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻓﻲ اﻷوﺳﺎط اﻟﻣدرﺳﯾﺔ‪ ،‬وﺗﺣدﯾد ﻋواﻣل اﻟﺧطر‪ ،‬وﺗﻘﯾﯾم‬
‫وﺟود اﻟﻣﺿﺎﻋﻔﺎت وﺗواﺗرﻫﺎ‪ ،‬وأﺧﯾ ار اﻟﺣﺻول ﻋﻠﻰ ﺑﯾﺎﻧﺎت ﯾﻣﻛن أن ﺗﻛون أﺳﺎﺳﺎ ﻟﻣﻘﺎرﻧﺎت ﻣﻊ اﻟوﻻﯾﺎت اﻷﺧرى ﻣن ﻧﺎﺣﯾﺔ‪،‬‬
‫‪.‬وﻣﻊ ﺑﯾﺎﻧﺎت ﻣن اﻟﻛﺗب ﻣن ﻧﺎﺣﯾﺔ أﺧرى‬
‫ﺑﻠﻎ اﻻﻧﺗﺷﺎر اﻟﻌﺎم ﻟزﯾﺎدة اﻟوزن ﺑﻣﺎ ﻓﻲ ذﻟك اﻟﺑداﻧﺔ ﻧﺳﺑﺔ ‪ ، % 20 .17‬اﺳﺗﻧﺎدا إﻟﻰ ﻣراﺟﻊ اﻟﻣﺟﻣوﻋﺔ اﻟدوﻟﯾﺔ اﻟﻣﺗﻌﻠﻘﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﺑداﻧﺔ )‪ .(IOTF‬ﺑﻠﻐت ﻧﺳﺑﺔ اﻟﺑداﻧﺔ ﻣﻧﻬﺎ ‪ % 49 .6‬وﻧﺳﺑﺔ اﻟزﯾﺎدة ﻓﻲ اﻟوزن ‪.% 71 .10‬ﺗﺗﻣﺛل ﻋواﻣل اﻟﺧطر اﻟﻣؤدﯾﺔ‬
‫إﻟﻰ زﯾﺎدة اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻓﻲ اﻟﻌواﻣل اﻟواردة ﻋﺎدة ﻓﻲ اﻟﻛُﺗب ﻛﺎﻟظروف اﻻﺟﺗﻣﺎﻋﯾﺔ واﻻﻗﺗﺻﺎدﯾﺔ اﻟﺟﯾدة ﻟﻠواﻟدﯾن واﻟﻣﺳﺗوى‬
‫أن ﻣؤﺷر ﻛﺗﻠﺔ اﻟﺟﺳم)‪ ، 25 ≤(BMI‬وﺟود ﻣرض اﻟﺳﻛري ﻟدى اﻟﺣواﻣل‬
‫اﻟﻔﻛري اﻟﻌﺎﻟﻲ ﻟﻬﻣﺎ ‪ ،‬وزﯾﺎدة اﻟوزن ﻋﻧد اﻵﺑﺎء ‪ ،‬أي ّ‬
‫اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ(‪ ،‬إﺳﺗﻬﻼك‬ ‫‪ ،‬ﻧﻘص اﻟرﺿﺎﻋﺔ اﻟطﺑﯾﻌﯾﺔ ‪ ،‬ﺣذف ﺑﻌض اﻟوﺟﺑﺎت ‪ ،‬اﻟﻘﺿم )ـﺗﻧﺎول وﺟﺑﺎت ﺧﻔﯾﻔﺔ ﺑﯾن اﻟوﺟﺑﺎت‬
‫اﻟﻣﺷروﺑﺎت اﻟﺳﻛرﯾﺔ‪ ،‬ﻧﻘص اﻟﻧﺷﺎط اﻟﺑدﻧﻲ ‪ ،‬وﻧﻣط اﻟﺣﯾﺎة‪.‬‬
‫إن اﻻﻋﺗﻼﻻت اﻟﻣﺷﺗرﻛﺔ ﺷﺎﺋﻌﻪ ﻧﺳﺑﯾﺎ ﻟدى اﻷطﻔﺎل اﻟذﯾن ﯾﻌﺎﻧون ﻣن زﯾﺎدة اﻟوزن أو اﻟﺳﻣﻧﺔ‪ ،‬وﺗﺗﻣﺛّل ﻓﻲ ‪ :‬ﺗﺳوس اﻷﺳﻧﺎن‬
‫ّ‬
‫واﺧﺗﻼﻻت ﻓﻲ اﻟﺑﺷرة ‪ ،‬وآﻻم اﻟﻣﻔﺎﺻل واﻟرﺑو ‪ ،‬وﺗﺷوﻫﺎت اﻟﻌظﺎم‪.‬‬

‫إن ﻣﻌدﻻت زﯾﺎدة اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻣرﺗﻔﻌﺔ ﻓﻲ ﺗﯾزي‪-‬وزو‪ .‬وﺗُؤﻛد ﻧﺳﺑﺗﻬﺎ اﻟﺑﺎﻟﻐﺔ ‪ % 2 .17‬أن اﻟﺳﻣﻧﺔ ﻣﺷﻛﻠﺔ رﺋﯾﺳﯾﺔ ﻣن ﻣﺷﺎﻛل‬
‫اﻟﺻﺣﺔ اﻟﻌﻣوﻣﯾﺔ‪ ،‬ﺗﺳﺗدﻋﻲ ﺳﯾﺎﺳﺔ ﺻﺣﯾﺔ ﻟﻔﺣﺻﻬﺎ واﻟوﻗﺎﯾﺔ ﻣﻧﻬﺎ ﻓﻲ اﻟﻬﯾﺎﻛل اﻟﺻﺣﯾﺔ واﻟﻣدارس‪.‬‬

‫‪.‬اﻟﻛﻠﻣﺎت اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ ‪ :‬اﻟطﻔل ‪ ،‬زﯾﺎدة اﻟوزن ‪ ،‬اﻟﺳﻣﻧﺔ ‪ ،‬ﻋﻠم اﻷوﺑﺋﺔ ‪ ،‬اﻧﺗﺷﺎر ‪ ،‬ﻋواﻣل ﺧطر ‪ ،‬اﻻﻋﺗﻼل اﻟﻣﺷﺗرك‬
RESUME
L’obésité infantile est un problème préoccupant de santé publique, du fait de sa prévalence et de ses
conséquences nombreuses à court à moyen et à long terme. Il est donc important de pouvoir dépister
précocement les enfants à risque et de développer des stratégies de prévention dés l’enfance.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la considère comme étant l’une des principales épidémies
mondiales non infectieuses du XX éme et du XXI éme siècle, touchant aussi bien les pays industrialisés
que ceux en voie de développement comme l’Algérie,
Peu de chiffres ont été publiés pour la tranche d’âge 5 – 11 ans dans notre pays, d’où l’intérêt de cette
enquête. Les facteurs de risque sont actuellement bien connus, qu’il s’agisse de facteurs
environnementaux comme l’alimentation et la sédentarité ou de facteurs génétiques.
Notre enquête a concerné 924 enfants scolarisés dans les écoles primaires tirées au sort de la wilaya
de Tizi-Ouzou sur une période qui s’est étalée de septembre 2015 à juin 2017.
L’objectif est de déterminer la prévalence du surpoids et de l’obésité en milieu scolaire, d’identifier
les facteurs de risque, d’évaluer l’existence et la fréquence des complications et enfin de disposer de
données pouvant servir de base à des comparaisons d’une part avec les autres wilayas et d’autre part
avec les données de la littérature. La prévalence globale du surpoids, obésité incluse, était de 17,20%
selon les références de l’IOTF dont 6,49% d’obèses et 10,71% de surpoids.
Les facteurs de risque du surpoids et d’obésité retrouvés dans notre étude ont été : les bonnes
conditions socio-économiques, le niveau intellectuel élevé, le surpoids des parents , évalué par un IMC
≥ 25, l’existence d’un diabète gestationnel, l’absence de l’allaitement maternel, le saut de repas, le
grignotage, la consommation de boissons sucrées, l’absence d’activité physique, et la sédentarité.
Les co-morbidités sont relativement fréquentes chez les enfants en surpoids ou en obésité, tels que les
caries dentaires, les anomalies cutanées, l’asthme, les douleurs articulaires et les anomalies osseuses.
La prévalence du surpoids et de l’obésité est élevée à Tizi-Ouzou. Ce chiffre de 17,2% confirme que
l’obésité est un problème majeur de santé publique nécessitant une politique de santé pour le dépistage
et la prévention dans les structures de santé et les établissements scolaires.
Mots clef : Enfant, Surpoids, Obésité, Epidémiologie, Prévalence, Facteurs de risque, co-
morbidité.

ABSTRACT
Childhood obesity is a serious public health problem because of its prevalence and its numerous short,
medium and long-term consequences. It is therefore important to be able to identify children at risk
early and to develop prevention strategies. from childhood. The World Health Organization (WHO)
considers it one of the world's main non-infectious epidemics of the 20th and 21st century, affecting
both industrialized and developing countries such as Algeria. Few figures have been published for the
5-11 age range in our country, hence the interest of this survey. Risk factors are currently well known,
be they environmental factors such as diet and sedentary lifestyle or genetic factors.
The survey involved 924 children enrolled in primary schools drawn from Tizi-Ouzou over the period
from September 2015 to June 2017. The objective is to determine the prevalence of overweight and
obesity in schools, to identify risk factors, to assess the existence and frequency of complications and
finally to have data that can serve as a basis for comparisons on the one hand with other
wilayas(provinces) and on the other hand with data from the literature.
The overall prevalence of overweight (obesity included) was 17. 20% according to IOTF references,
including 6. 49% obese persons and 10. 71% overweight. The risk factors for overweight and obesity
are those classically described in the literature : the good socio-economic conditions of the parents
and their high intellectual level, the overweight of the parents, evaluated by a BMI ≥ 25, the existence
of gestational diabetes, lack of breastfeeding, skipping meals, snacking, consumption of sugary drinks,
lack of physical activity, sedentary lifestyle. Co-morbidities are relatively common in overweight or
obese children, such as dental caries, skin abnormalities, asthma, joint pain, and bone abnormalities.
The prevalence of overweight and obesity is high in Tizi-Ouzou. This figure of 17. 2% confirms that
obesity is a major public health problem requiring a health policy for screening and prevention in
health facilities and schools.
Key words : Child, Overweight, Obesity, Epidemiology, Prevalence, Risk factors, co-morbidit

Common questions

Alimenté par l’IA

The document recommends several nutritional practices for preventing childhood obesity: eating three regular meals with a snack while avoiding morning snacking, maintaining appropriate portion sizes, consuming a diversified diet rich in fruits and vegetables, increasing dietary fiber intake, and reducing saturated fat consumption for children over two years old. It advises against restrictive diets, suggesting instead small portion sizes of energy-dense foods . Additionally, reducing snacking, sugary drinks, and high-fat foods while ensuring meals like breakfast are regular and composed of balanced nutrients is essential .

The document highlights a significant relationship between the education level of parents and the prevalence of obesity in their children. Higher parental education levels are associated with increased rates of childhood overweight and obesity. Specifically, children whose parents (both fathers and mothers) have university-level education exhibit higher prevalence rates of obesity compared to those with parents who have primary or secondary education .

An early adiposity rebound, occurring before six years of age, is a critical predictor of future obesity risk. The document advises monitoring the BMI curve for early rebounds as these indicate higher chances of developing obesity later in life. By identifying such patterns, targeted interventions can be taken early, thereby reducing the risk of future obesity-related complications . Early identification allows for more personalized preventive measures to be implemented .

The document notes that both urban and rural habitats host children who are either overweight or obese, suggesting that childhood obesity is not limited to one specific environment . However, slightly higher prevalence rates are observed in urban settings for both overweight and obesity. This underscores the need for obesity prevention and intervention strategies that are tailored to different living environments but also emphasizes the universal nature of the obesity epidemic in varying types of habitats .

The document establishes a robust relationship between parental and childhood obesity. If one parent is overweight, the risk of their child being overweight triples, and it quadruples if both parents are overweight. Similarly, having one obese parent doubles the child's risk of being obese, and this risk triples if both parents are obese . These findings suggest a possible genetic and environmental influence, underscoring the importance of addressing family-wide lifestyle modifications in obesity prevention and intervention strategies for children .

The type of school attended by children significantly influences the prevalence of obesity. The document states that children attending private schools exhibit higher rates of obesity compared to those in public schools. This disparity suggests a link between higher socioeconomic backgrounds, which often choose private schooling, and increased prevalence of obesity . This emphasizes the need to address obesity prevention programs in all educational settings to mitigate socioeconomic-related disparities .

The document indicates that the prevalence of childhood obesity is positively correlated with higher socioeconomic status. Specifically, children from families with higher socioeconomic status have greater prevalence rates of overweight and obesity . Statistical data in the document shows significant increases in overweight and obesity corresponding with higher socioeconomic strata, as measured by the Family Affluence Scale (FAS).

The document outlines two main stages for managing childhood obesity: firstly, stabilizing the child's weight to maintain a body mass index (BMI) curve parallel to the 97th percentile and secondly, reducing excess weight to bring the BMI closer to the 97th percentile . Key principles include therapeutic education to help the child and their family acquire necessary skills for lifestyle management, focusing on dietetics, physical activity, and socio-psychological balance without stigmatization. Personalized dietary changes are recommended, emphasizing regular meals and the reduction of spontaneous ingestion of unhealthy foods .

The document recommends schools integrate comprehensive nutritional education programs into their curricula, offer balanced and healthy meals in canteens, and promote physical activities as part of daily learning routines. Specifically, modifying school environments to support healthy eating choices and mandating physical education can be pivotal. Schools are suggested to play a central role by collaborating with parents and healthcare providers to sustain a consistent message and environment for obesity prevention . Furthermore, breaking the cycle of childhood obesity involves proactive engagement in creating educational content that emphasizes the significance of balanced nutrition and regular physical activity .

To prevent stigmatization of overweight and obese children, the document suggests integrating inclusive health education programs and adjusting sports-related educational practices to cater to the physical capacities of these children. It proposes forming educators to adapt their teaching and prevent children from being exempted from physical activities. Furthermore, it recommends promoting family-based lifestyle changes that include children rather than isolating them with stigmatizing approaches, thereby fostering a supportive environment .

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