Prévalence de l'Obésité Infantile à Tizi-Ouzou
Prévalence de l'Obésité Infantile à Tizi-Ouzou
Département de Médecine
THESE
POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE
DOCTORAT EN SCIENCES MÉDICALES
Intitulée
Membres de Jury :
Année 2018
Je dédie ce travail
A mes chers parents, Brahim et Fatma, pour tous leurs sacrifices, leur
amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes
études.
A mes chers frères Ameziane et Jugurtha pour leur appui, leur confiance
et leurs encouragements.
Vous nous avez fait l’honneur, d’accepter de présider ce jury. Votre rigueur
scientifique, vos critiques constructives et vos suggestions ont contribué à
améliorer d’avantage notre travail. Nous vous prions de croire en l’expression de
notre profond respect.
- A mes amis Rafik Boureghda, Tarik Yahiaoui, Adel Rami pour leur
soutien, leur disponibilité.
- Les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes, pour nous avoir fait
confiance, et grâce auxquels le travail a vu le jour.
« L’obésité a longtemps été considérée comme une
question de régime et de volonté individuelle ; elle est
maintenant perçue comme un phénomène de société
contre lequel il est impossible de lutter. Entre ces deux
extrêmes, le libre arbitre et le conditionnement absolu, se
déploie l’éventail des causes possibles et des
circonstances favorisantes, responsables non pas de
l’obésité mais des obésités de l’enfant ».
Dominique Bouglé
SOMMAIRE
TITRES Page
PARTIE THEORIQUE………………………………………………………………………...1
INTRODUCTION…………………………………………………………………….……2
1. Généralité………………..………………………………………………….…….3
2. Problématique……….…………………………………………………………….4
3. Objectif .................................………………….…………………………………5
REVUE DE LA LITTERATURE……………………………………………………......6
1. DEFINITIONS ……………………………………………………………………....7
1.1. Définition de l’obésité ………………………………………….………………….....7
1.2. Seuils définissant surpoids et obésité …….......…………………………..…………7
1.2.1. Référence OMS ……………………………………………………………...7
1.2.2. Référence CDC ………………………………………………..……………..8
1.2.3. Référence française………………………………….………………………..8
1.2.4. Référence IOTF…………………………………………..…………………..8
1.2.5. Références PNNS………………………………………..………………….. 8
1.3. Mesure de la masse grasse par les méthodes anthropométriques…………………..…10
1.3.1. Indices basés sur le poids, la taille et les courbes…………………….………..10
1.3.2. Autres mesures anthropométriques……………………………………...…….11
1.3.3. Autres mesures de la masse grasse et de sa distribution ………..………….….11
1.4. Les indicateurs de croissance liés à l’obésité : Rebond d’adiposité…………………12
1.5. Les différents types d’obésité…………………………………………………….. 13
1.5.1. Obésité commune……………………………………….…………………..13
1.5.2. Les autres types d’obésités ………………………………………………..14
[Link]. Obésités endocriniennes ………………………….…………………14
[Link]. Obésités Syndromiques ………………………………………..……14
[Link]. Dysfonctionnement hypothalamique hypophysaire des centres de la
faim et de satiété…………………………………………………….….14
[Link]. Obésité secondaire a une prise médicamenteuse à long cours……14
2. PREVALENCE DE L’OBESITE …………………………………………………….16
2.1. Dans le monde……………………………………………………………………………...16
2.1.1. Prévalence mondiale……………………………………….…………….….16
2.1.2. En Amérique………………………………………………………………...17
[Link]. Aux Etats Unis…………………………………………………...….17
[Link]. Au Canada …………………………………………………………..17
[Link]. Au Brésil …………………………………………………………....17
[Link]. Au Mexique……………………………………………………………17
2.1.3. En Europe…………………………………………………………………...17
[Link]. En Europe du nord………………………………………………….…17
[Link]. En France…………………………………………………………….…17
[Link]. En Allemagne…………………………………………………………18
[Link]. En Angleterre et Ecosse………………………………….……………18
[Link]. En Italie……………………………………………………………..…18
[Link]. En Suisse………………………………………………………………18
[Link]. En Belgique……………………………………………………………18
[Link]. En Turquie……………………………………………….……………18
2.1.4. En Australie…………………………………………………………...………18
2.1.5. En Asie……………………………………………………………………..…19
[Link]. En Inde………………………………………………………...………19
[Link]. En Chine…………………………………………………….....………19
[Link]. Au Japon………………………………………………………………19
[Link]. Au Koweït………………………………………………………..……19
[Link]. En Arabie Saoudite……………………………………………………19
[Link]. Au Qatar…………………………………………………………….…19
[Link]. Au Liban………………………………………………………………19
2.1.6. En Afrique ……………………………………………………………………20
[Link]. En Afrique du sud …………………………………………………..20
[Link]. En Egypte……………………………………………………….……20
[Link]. En Tunisie……………………………………………………….……20
[Link]. Au Maroc………………………………………………………..……20
2.2. En Algérie……………………………………………………………………………20
3. FACTEURS DE RISQUE ASSOCIES A L’OBESITE INFANTILE …………..…22
3.1. Facteurs génétiques et épigénétiques…………………………………………….…22
3.2. Obésité parentale………………………………………………………………….…22
3.3. Facteurs périnataux…………………………………………………………….……22
3.3.1. Obésité maternelle en début de grossesse………………………….…………22
3.3.2. Excès ou défaut de croissance fœtale ……………………………...…………22
3.3.3. Diabète maternel pendant la grossesse…………………………..……………22
3.3.4. Tabagisme maternel…………………………………………………………...22
3.3.5. Mode d’alimentation précoce…………………………………………………22
3.3.6. Gain pondéral postnatal…………………………………….....………………23
3.4. Le rebond d’adiposité précoce…………………………………………………….…23
3.5. Facteurs socioculturels/Environnementaux favorisants…………………..….………23
3.5.1. Statut socio-économique des parents …………………………………………23
3.5.2. Le niveau d’instruction des parents …………………………………………..23
3.5.3. Le rang de l’enfant dans la fratrie …………………...………………….…..…24
3.5.4. Environnement géographique ………………………………...………….……24
3.5.5. La durée du sommeil………………………………………………………...…24
3.5.6. Le comportement alimentaire familial…………………………………………24
3.5.7. Rôle de la publicité sur la consommation alimentaire .………..………..……..25
3.5.8. Les activités sédentaires………………………..………………………………25
3.5.9. Les activités physiques…………………………………………………………25
3.6. Facteurs psychologiques et psychopathologiques………………………..……….…25
3.6.1. Les événements pouvant occasionner une prise de poids……….……………25
3.6.2. La dépression………………………………………………………………....26
3.6.3. Hyperphagie boulimique (binge-eating)………………………………...……26
3.6.4. Stratégies inappropriées de contrôle du poids…………………………. ……26
5. COMPLICATIONS………………………………………………………………………...32
5.1. Endocriniennes …………………….……………………………….……………… 33
7. SUIVI………………………………………………………………………………..……47
8. EVOLUTION ET PRONOSTIC………………………………………...……………49
ENQUETE DE PREVALENCE………………………………….……………….……….. 52
Matériels et méthodes …………..….………………….…………………………...….............53
Résultats …………………………….……………………………………………...…............61
DISCUSSION ET COMMENTAIRES …….……….......….………...………………….…96
CONCLUSION ……………......….……………………………………………...................113
RECOMMANDATIONS…………….…………………………………………..................116
ANNEXES…………………….……...…………………………………...…………………125
BIBLIOGRAPHIE……………….…………………………………………………………156
LISTE DES TABLEAUX
:
Tableau II Répartition proportionnelle de la population cible et source…………………..55
Tableau III
: Moyennes anthropométriques avec écarts type des effectifs des élèves par
âge……………………………………………………………………………....64
:
Tableau IV Rapport tour de taille sur la taille des élèves……………………………………66
:
Tableau V Répartition des enfants en surpoids et obèses selon l’âge et le sexe…………...67
:
Tableau VI Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le sexe…………………....67
:
Tableau VII Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la tranche d’âge………… 68
Tableau VIII
: Répartition des élèves en surpoids et obèses selon les conditions socio-
économiques................................................................................................. 69
:
Tableau XI Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la structure familiale……..70
:
Tableau XII Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le lieu de vie.....................71
:
Tableau XIV Analyse de l’association entre le statut pondéral des parents et des enfants…...72
:
Analyse de l’association entre le diabète gestationnel de la mère, obésité et
Tableau XV
surpoids de l’enfant……………………………………………………………. 73
:
Analyse de l’association entre le poids de naissance, obésité et surpoids de
Tableau XVI
l’enfant…………………………………………………………….…………… 73
: Analyse de l’association entre l’absence d’allaitement au sein, obésité et
Tableau XVII
surpoids de l’enfant……………………………………….…………………… 74
Analyse de l’association entre la durée de l’allaitement au sein, obésité et
:
Tableau XVIII surpoids de l’enfant………………………………………………...………….. 74
Tableau XXV
: Analyse de l’association entre la consommation de boissons sucrées, obésité et
surpoids de l’enfant………………………………………....…………………. 78
:
Analyse de l’association entre, obésité et surpoids de l’enfant le fait de manger
Tableau XXVI
devant la télévision……………………………...…………………………….. 78
:
Analyse de l’association entre l’influence de la publicité, obésité et surpoids de
Tableau XXVII
l’enfant…………………………………….………………………………....... 79
Tableau XXIX
: Analyse de l’association entre le trajet pour aller à l’école, obésité et surpoids
de l’enfant……………………………………………………………………….80
Tableau XXX
: Analyse de l’association entre la durée du trajet pour aller à l’école, obésité et
surpoids de l’enfant……..………………………………………………………80
:
Analyse de l’association entre le nombre d’heures de sommeil, obésité et
Tableau XXXI
surpoids de l’enfant……………………………………………...…………….. 81
Tableau XXXVIII
: Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés aux comportements
alimentaires……………………………………………………………………. 89
:
Tableau XXXIX Survenue du surpoids et de l’obésité ajustés à l’activité physique…………… 89
:
Tableau XLI Co morbidités associées au surpoids et à l’obésité de l’enfant…………….......91
:
Tableau XLII Répartition des activités des enfants lorsqu’ ils s’ennuient………………….…92
:
Tableau XLIII L’évolution des facteurs de risque au cours du suivi……………......................95
:
Prévalence de l’obésité et du surpoids infantiles, études nationales et
Tableau XLIV
internationales……………………………………………………….……….. 101
Moyenne
N°15 :
Moyennes anthropométriques des garçons par âge. …………………………………........ 65
N°16 : Moyennes anthropométriques des filles par âge. …………………………………………. 65
N°22 : Représentation du concept de l’obésité sur la santé selon les enfants enquêtés…………. 92
Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants âgés entre 5 à 12 ans dans les pays
N° 24 :
européens……………………………………………………………………………….... 100
LISTE DES ANNEXES
N° TITRES DES ANNEXES Page
Annexe 1 : Fiche d’enquête. …………………………………………………..........................126
Annexe 2 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les filles….. 129
DE : Dépense d’Energie.
IC : Intervalle de Confiance.
MB : Métabolisme de Base.
OR : Odds- Ratio.
P : Poids.
PA : Périmètre Abdominal.
T : Taille.
T3 : Tri iodothyronine.
TT : Tour de Taille.
1. GENERALITES
Nous constatons ,en outre, une sédentarisation croissante et une augmentation des maladies non
infectieuses comme le diabète type 2 , les maladies cardiovasculaires chez l’adulte, et l’obésité
particulièrement chez l’enfant (1).
Actuellement, l’obésité infantile est un problème de santé publique qui se voit de plus en plus au
sein de notre société. Cette augmentation alarmante de la prévalence de l’obésité infantile
représente un réel danger sanitaire, d’autant plus que le nombre d’enfants concernés croit
rapidement chaque année (2).
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère l’obésité comme une maladie chronique
multifactorielle depuis 1997 mais aussi comme l’une des principales épidémies mondiales non
infectieuses du XX éme et du XXI éme siècle, du fait de sa dimension épidémique et de son
retentissement somatique, psychologique et socioéconomique (2).
L’obésité chez l’enfant se définit par un excès d’adiposité ou encore un excès de masse grasse
dans des proportions qui peuvent avoir une influence néfaste sur l’état de santé de l’individu. Elle
correspond à un déséquilibre entre consommation et dépense d’énergie (3).
Les causes de l’obésité retenues actuellement sont de deux ordres : prédisposition génétique et
déséquilibre de la balance énergétique (4).
Les conséquences médicales et psychosociales à moyen et à long terme de l’obésité infantile sont
importantes et graves.
Plusieurs études ont démontré l’impact relatif du poids corporel sur le risque de maladies
cardiovasculaires, du syndrome métabolique et de certains types de cancer. Plus de la moitié des
enfants obèses à l’âge de 6 ans le restent à l’âge adulte, d’où l’intérêt d’établir des stratégies de
dépistage et de prévention dès cet âge-là.
Des études épidémiologiques ont établi une surmortalité d’origine cardiovasculaire chez l’adulte
de 50 à 80 % associée à ce type d’obésité précoce (5).
Les coûts de santé directs et indirects liés à l’obésité sont loin d’être négligeables : en France elles
représentaient en 1991–1992 de 0,7 à 1,5% des dépenses totales de santé (6).
3
PREVALENCE DE L’OBESIE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU INTRODUCTION
2. PROBLEMATIQUE
L’obésité infantile est en constante croissance dans le monde. Depuis plusieurs décennies, sa
prévalence augmente rapidement dans de nombreux pays. Considérée comme une maladie depuis
1990, l’OMS alerte les pays sur la gravité de cette épidémie et des complications qu’elle engendre.
Longtemps méconnue, elle est actuellement considérée comme un réel problème de santé publique
et son incidence importante, en fait un réel danger sanitaire, pourvoyeuse de complications à court,
à moyen et à long terme.
Plusieurs facteurs de risque ont déjà été identifiés dans les pays développés, mais peu de données
existent dans notre pays sur l’obésité de l’enfant entre 05 - 11 ans.
Ainsi, il nous a semblé opportun d’étudier ce phénomène de société dans notre région, ainsi que
les facteurs afférents.
4
PREVALENCE DE L’OBESIE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU INTRODUCTION
3. OBJECTIFS
Objectif principal
• Estimer la prévalence de l’obésité chez les enfants, au niveau des écoles primaires de la
wilaya de Tizi-Ouzou.
Objectifs secondaires
• Estimer la prévalence du surpoids chez l’enfant au niveau des écoles primaires de Tizi-
Ouzou.
5
REVUE DE LA
LITTERATURE
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
1 DEFINITIONS
1.1 Définition de l’obésité
L’Organisation Mondiale de la Santé définit l’obésité comme étant un excès de masse grasse qui
peut nuire à la santé (1).
Elle est dite commune si elle est primaire, aucune étiologie identifiée à ce jour n’est responsable
de cette situation. Elle est due à l’interaction d’une susceptibilité génétique avec un environnement
à risque. Le profil de l’enfant présentant une obésité commune associe (8) :
- Une dynamique satisfaisante de la courbe staturale ;
- Une capacité intellectuelle attendue pour l’âge ;
- Sans dysmorphie ;
- Examen clinique et neurologique normal ;
- Sans prise médicamenteuse chronique.
Chez l’enfant, contrairement à l’adulte, il est impossible de se référer à une seule valeur seuil
d’IMC en raison des variations physiologiques de l'adiposité au cours de la croissance.
Actuellement, l’obésité de l’enfant est définie en termes de distribution statistique dans une
population : les percentiles (2). Le comité d’experts de l’OMS recommande l'utilisation des courbes
d'IMC en fonction de l'âge et du sexe chez l’enfant (2), cependant ces courbes présentent certaines
limites, notamment dans l’évaluation précise de la masse grasse (9).
L’obésité étant un excès de poids par rapport à la taille et la mesure universellement utilisée en
pratique est celle de l’index pondéral ou Indice de Masse Corporelle « IMC » ou Body Mass
Index « BMI » ou encore Indice de Quételet, développé en 1869 (10, 11).
L’IMC est égal au rapport : poids (kg)/taille en mètre au carré (m2).
Les courbes de corpulence tracées en fonction de l’âge tiennent donc compte simultanément des
quatre données : poids, taille, âge et sexe, donnant ainsi une évaluation plus précise du statut
pondéral de l’enfant.
7
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Dans cette référence, les valeurs sont issues d’enquêtes de surveillance conduites par le National
Council of Health Survey (NCHS). Les enquêtes ont été réalisées entre 1963 - 1965 et 1976 -
1980. Là aussi les valeurs de références sont le 85eme percentile pour les enfants à risque de
surpoids et le 95ème percentile pour l’obésité (Annexe 4 et 5) (14).
Les courbes de corpulence de référence françaises ont été établies en 1982 à partir de la même
population que celle qui a servi à établir les courbes de poids et de taille selon l’âge (Annexe 6 et
7 ) (22). Elles ont été révisées en 1991 et en 2002 (15).
Ces courbes sont établies en centiles, qui permettent de définir les intervalles :
Le surpoids correspond à un IMC compris entre les courbes du 90ème et 97ème percentile.
P90 < IMC < P97 soit + 1,28 ≤ Z score < 1,9.
Il existe deux niveaux d’obésité : degré 1 à partir du C25 jusqu’au C30 de l’IOTF
(surpoids selon IOTF) et degré 2 (obésité selon IOTF) au-delà du C30.
L’International Obesity Task Force (IOTF) a élaboré en 2000 une définition du surpoids et de
l’obésité chez l’enfant, en utilisant des courbes d’IMC établies à partir de données recueillies dans
six pays disposant de larges échantillons représentatifs : du Brésil, d'Amérique, du Royaume-Uni,
de Hong Kong, de Singapour et les Pays-Bas (Annexe 8 et 9) (16, 17).
Disponibles de l’âge de 2 ans à 18 ans, les seuils de surpoids et de l’obésité sont constitués par les
courbes de centiles atteignant respectivement les valeurs 25 et 30 kg/m2 à 18 ans (valeurs
respectives du surpoids et de l’obésité à l’âge adulte).
Selon la définition de l’IOTF, le surpoids inclut toutes les valeurs au-dessus du seuil 25, donc aussi
l’obésité.
La zone située entre les seuils IOTF-25 et IOTF-30 correspond à la zone de surpoids (obésité
exclue) (16, 17).
En 2003, dans le cadre du PNNS, des courbes de corpulence adaptées à la pratique clinique ont été
diffusées par le ministère de la Santé française (Annexe 10 et 11).
8
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Ces courbes intégraient les deux méthodes citées précédemment : les courbes françaises,
complétées par le seuil IOTF-30 (19).
Elles ont été réactualisées en 2010, suite aux recommandations d’un groupe de Travail (Groupe
de travail réuni par l’Association pour la prise en charge et la prévention de l’obésité en pédiatrie
(APOP) et le comité de nutrition de la Société française de pédiatrie (SFP) (21) .
Ainsi, les termes « d’obésité de degré 1 et 2 » ont été remplacés par le terme de « Surpoids » qui
est internationalement utilisé.
Les termes et seuils utilisés pour définir le surpoids et l'obésité selon les références françaises
et selon l’IOTF et les courbes de corpulence du PNNS (19, 21) sont les suivantes :
9
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
L’utilisation d’une balance électronique est recommandée après l’avoir calibrée. L’enfant doit être
pesé en dehors des repas. Son habillement doit être léger et sans les chaussures (Annexe 12) (21, 23).
A partir de l’âge de 2 ans, la taille est prise debout avec deux personnes :
La première personne maintient les genoux droits et les talons joints collés à la paroi verticale
de la toise, L’arrière de sa tête, les omoplates, les fesses, ses mollets et les talons doivent tous
toucher la planche verticale.
Positionnez la tête de l’enfant de sorte qu’une ligne horizontale allant du canal auditif au bord
inférieur de l’orbite de l’œil soit parallèle à la base de la toise.
Pour maintenir la tête de l’enfant dans la bonne position, placez le triangle formé par votre pouce
et votre index sur le menton de l’enfant.
Tandis que l’autre personne soutient la tête au niveau du menton et fait coulisser l’équerre
horizontale sur le vertex. Les deux personnes doivent s’assurer que l’enfant est bien droit, les
membres supérieurs en extension le long du corps, et que les talons, les fesses, les deux omoplates
et la nuque soient collés contre la paroi verticale de la toise (Annexe 12,13) (21).
L’estimation de la masse grasse est le plus souvent fondée sur l’indice de masse corporelle (IMC).
On peut le calculer à l’aide d’un disque (Annexe14), d’une calculatrice ou d’un logiciel (10, 21, 24, 25).
La valeur de l’IMC est rapportée sur la courbe de corpulence de référence pour l’âge et le sexe.
Les seuils de surpoids et d’obésité recommandés en pratique clinique sont ceux définis dans les
courbes de corpulence du PNNS (Annexe 10 et 11) (21) :
10
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
La mesure du périmètre abdominal permet d’estimer le niveau d’adiposité abdominale, qui est un
reflet du risque cardio-vasculaire et métabolique. Le tour de taille est mesuré sur un enfant debout
en expiration (fin d’expiration), à mi-distance entre la dernière côte et la crête iliaque (Annexe 12,
14 et 15) (21, 26).
[Link]. Rapport tour de taille/taille
Chez l’enfant, une façon simple d’évaluer le risque associé à l’adiposité abdominale est le calcul
du rapport tour de taille/taille (TT/T) qui, s’il est supérieur à 0,5, témoigne d’un excès de graisse
abdominale (21, 26, 27).
Le rapport TT/T est plus simple à interpréter en pratique que le tour de taille, puisqu’il permet de
se passer des tables de références.
Les limites de toutes ses méthodes résident dans : la validité, la précision, et la sensibilité.
- Scanner abdominal
Cette technique est utilisée pour mesurer la graisse viscérale à hauteur de L4-L5. L’exposition aux
radiations X est faible mais non nulle. Cette méthode est précise (21, 24).
Le sujet est placé dans un fort champ magnétique. La reproductibilité de cette méthode pour la
graisse abdominale est de 5 -7 %. Cette méthode est relativement longue, en atmosphère fraîche
et donc peu utilisable chez les jeunes enfants.
- Ultrasonographie
Le principe de la technique est l’envoi d’un faisceau d’ultrasons qui sont réfléchis aux différentes
interfaces. La technique a été jugée simple d’utilisation, sensible et très acceptable par les enfants.
Son développement serait souhaitable (21).
- Absorptiométrie biphotonique
11
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
L’inconvénient est l’absence de différenciation entre le tissu adipeux abdominal viscéral et sous
cutané (28).
[Link]. Impédancemétrie
Cette méthode repose sur l’application à l’organisme d’un courant de faible intensité. La résistance
ou impédance du corps est mesurée. La masse grasse et la masse maigre ont des conductivités
différentes. Les facteurs limitant l’application sont le degré d’hydratation et la géométrie du corps.
Cette technique est donc recommandée par les équipes averties pour l’étude de groupes et non le
suivi de patients individuels (21).
Le rebond d’adiposité
Il est possible de prédire l’apparition d’une obésité infantile ou sa persistance à l’âge adulte grâce
à l’appréciation du rebond d’adiposité précoce.
Au cours de la première année de vie, l’IMC augmente puis diminue jusqu’à l’âge de 6 ans, puis
augmente à nouveau, cette remontée de la courbe est appelée ″rebond d’adiposité" et a été
décrit pour la première fois par MF Rolland-Cachera en1984 (Figure 1) (22).
- A l’hôpital Necker (29) , l’âge moyen du rebond d’adiposité était de 3 ans chez des enfants
obèses, au lieu de 6 ans chez des enfants de corpulence normale.
12
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
C’est la plus fréquente des obésités, elle représente près de 95% des causes d’obésités de l’enfant,
son diagnostic sera retenu après élimination des autres causes qui sont associées soit à des troubles
de la croissance staturale, à des troubles intellectuelles, à une dysmorphie, à des troubles
neurologiques ou à une prise médicamenteuse au long court (33).
L’obésité commune est une maladie multifactorielle de nature polygénique, des gènes de
prédisposition interfèrent avec les effets délétères de l’environnement obésogène (34).
13
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
En premier lieu, l’étude de la courbe de croissance permet d’évoquer une cause endocrinienne ou
syndromique devant un ralentissement ou l’absence d’accélération de la croissance staturale
contemporaine en général de l’installation de l’obésité.
- L’existence d’une peau sèche, constipation, d’une chute des cheveux et/ou d’un goitre
évoque une hypothyroïdie confirmée par le dosage des hormones thyroïdiennes L T4, et la
TSH.
Une obésité très précoce, en particulier avec ascension continue de la courbe d’IMC depuis la
naissance, doit évoquer et faire rechercher une obésité génétique (monogénique ou syndromique).
La présence des signes ci-dessous associant une obésité doit faire évoquer une obésité
syndromique (Tableau I) (10, 15) :
- Signes néonataux, d’hypotonie néonatale recherchée par l’interrogatoire ;
- Retard psychomoteur ;
- Retard mental ;
- Troubles sensoriels (vision, audition) ;
- Syndrome dysmorphique ;
- Retard statural.
14
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Génes ou
Syndrome Anomalies associées Transmission localisation
chromosomique
- Hypotonie musculaire
- Retard psychomoteur
- Autosomique dominante
- Troubles des
Prader-Willi (PWS) - Empreinte génomique 15q11 - q13
apprentissages
- Sporadique
- Petite taille
- Hypogonadisme
- Retard mental modéré
14 loci
- Rétinite pigmentaire - Autosomique récessive
Bardet-Biedl (BBS) Notion de
- Polydactylie
triallélisme
- Hypogonadisme
Ostéodystrophie
- Faciès rond Gène GNAS1
d’Albright (AOD) - Autosomique dominante
- Brachymétacarpie et/ou 20q13
ou - Empreinte génomique
métatarsie Certaines formes
pseudohypoparathyroïdie
- Retard psychomoteur chromosome 2
(PHPT) type IA
- Hypotonie musculaire
- Retard mental
8q22 - q23
- Grandes incisives
Cohen - Autosomique récessive COH 1 (Finlande
médianes
effet fondateur)
- Doigts fins
- Leucopénie
- Rétinite pigmentaire
- Autosomique récessive 2p14 - p13
Alström - Surdité
ALMS 1
- Diabète sucré
Biologie
- Retard mental
moléculaire à la
X fragile - Grande taille - Liée à l’X
recherche d ‘X
- Macrogénitosomie
fragile
- Retard mental sévère
- Hypotonie
Borjeson-Forssman- Xq26 - q27
- Microcéphalie - Récessive liée à l’X
Lehmann PHF-6
- Dysmorphie faciale
- Hypogénitalisme
- Petite taille
- Retard psycho-moteur
- Autosomique dominant
Disomie uniparentale du modéré
- Sporadique Chromosome 14
chromosome 14 - Anomalies génitales et
- empreinte génomique
faciales
- Hypotonie
- Tumeur de Wilms
- Aniridie
11p13
WAGRO - Anomalies génitales - Autosomique dominante
Microdélétion
- Retard mental et
obésité
- Macrocéphalie
- Macrosomie
MOMO - Sporadique Non déterminé
- Colobome rétinien
- Incurvation fémorale
15
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
2. LA PREVALENCE DE L’OBESITE
Longtemps considérée comme « une maladie des riches », l’obésité touche aussi les pays en voie
de développement où coexiste la malnutrition.
En 2010 l’OMS dans une étude sur la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez l’enfant, à
partir d’une analyse de 450 enquêtes transversales nationales de 144 pays, estimait : que 92
millions d’enfants étant à risque de surpoids selon les standards de l’OMS. 43 millions d’enfants
sont en surpoids ou obèses.
La prévalence du surpoids (obésité incluse) est passée de 4,2 % en 1990 à 6,7 % en 2010 ; et
devrait atteindre 9,1 % soit 60 millions d’enfants en 2020, les références utilisées sont celles de
l’OMS 2007 (21, 36, 37).
Pour l’International Obesity Task Force (IOTF) au moins 10% des enfants d’âge scolaire âgés
entre 5 et 17 ans sont en surpoids ou obèses, représentant un total de 155 millions d’enfants.
Environ 30 à 45 millions d’entre eux sont considérés comme obèses (38).
Une étude de Janssen et al effectuée en 2005 dans 34 pays, chez des enfants scolarisés âgés de
10 à 16 ans, avait retrouvé une prévalence très élevée dans 2 pays : Malte 25,9 % de surpoids et
7,9 % d’obèses et les USA avec 25,1 % de surpoids et 6.8 % d’obèses, alors que le pays où la
prévalence était la plus faible est la Lituanie avec 5.1% de surpoids et 0,4% d’obèses (39).
La prévalence du surpoids est en croissance constante dans le monde comme le montre ces deux
graphes de l’International Association for Study of Obesity (38) qui illustre l’évolution de la
prévalence de l’obésité entre les années 1970 et 2000 (40) (Figures 2, 3, 4).
16
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
2.1.2. En Amérique
Entre 1963 – 1965 et 1988 – 1991, la prévalence de l’obésité a augmenté chez les enfants entre
de 6 à 17 ans. Ces augmentations ont été particulièrement remarquées parmi les garçons âgés de 6
à 11 ans (de 2,0 à 13,4 %), les filles âgées de 6 à 11 ans (de 5,3 à 16,2 %) et les garçons âgés de
12 à 17 ans (de 3,7 à 9,4 %) (36, 41).
Une étude géographique comparative des 51 états américains effectuée sur 69000 enfants âgés de
5 à 17 ans en 2003 ; a permis de retrouver une prévalence de 36,4 % (39,8 % des garçons et 32 %
de filles) soit 17 millions d'enfants américains en surpoids (42).
2 .1.2.2 Au Canada
Dans une enquête publiée en 2004, il y aurait au Canada chez les 12 – 17 ans, 27 % de garçons
en surpoids et 25 % de filles selon les références de l’IOTF. Chez les 2 – 5 ans il n’y a pas eu
d’accroissement du surpoids, alors que la prévalence a pratiquement doublé chez les 6 – 11 ans
et les 12 - 17 ans (43).
[Link] Au Brésil
Dans une étude effectuée en 2005 sur un échantillon de 2936 enfants âgés de 7 à 10, la prévalence
de surpoids était de 26,2% (obésité incluse) selon les références Must, 22,1% selon IOTF,
avec 10,6% d'obèses selon Must et 5,5 selon IOTF(44).
[Link] Au Mexique
2.1.3. En Europe
[Link] En France
La proportion d’enfants entre 5 et 12 ans se situant au-dessus du 97e percentile des références
françaises a progressé, passant de 6 % à la fin des années 70, à 10 % au début des années 90 à 13
% en 1996 et à 14,5 % en 2006 - 2007 (21, 37, 47).
Enquête ObEpi 2000, réalisée avec l’INSERM chez les 2 - 17 ans avait retrouvé une
préval ence de surpoids de 13,3% (48).
Enquête CNAM 2000 : M.F Rolland-Cachera ; de l’Institut National de Veille Sanitaire sur
un échantillon national d’enfants âgés de 7 - 9 ans a permis de retrouver une prévalence de
surpoids de 18,1% avec 3,8% d’obèses (49).
17
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
[Link] En Allemagne
Une étude menée en 2002 par Wabitsh (50) avait retrouvé une prévalence de l’obésité selon les
références allemandes, de 7% dans la tranche d’âge 5 - 6 ans, et de 8% dans celle des 13 - 15 ans.
L’étude de Von Kriès (51) retrouvait une prévalence de 15,1% d’enfants en excès pondéral en
1997, contre 10,3% en 1982.
D’après l’étude Saxena il y aurait actuellement en Angleterre selon les définitions de l’IOTF,
entre 20 à 23 % d’enfants en surcharge pondérale dont 5 à 6 % présentant une obésité (53).
[Link] En Italie
Une étude menée par Celi en 2003 (54) chez des adolescents et enfants originaires de 3 provinces
du centre de l’Italie. La prévalence était pour les garçons et les filles respectivement pour le
surpoids de 20,7 % et 18,6 % et pour l’obésité 6,3 % et 6,1 %. Ainsi selon cette étude, il y aurait
19,6 % d’enfants en surpoids et 6,2 % d’obèses, soit pour les deux sexes, environ 26 %
d’enfants italiens ont une surcharge pondérale selon les références internationales (IOTF).
Entre janvier 2000 et avril 2008, 41 études effectuées chez des enfants âgés de 6 à 11 ans (55),
ont permis de retrouver des prévalences de surpoids comprises entre 14,7 % et 31,3 % et pour
l’obésité 4,3 % et 27,3 %. Les variations sont différentes d’une région à l’autre (55).
[Link] En Suisse
L’étude nationale de Zimmerman en 1999 chez 595 enfants âgés de 6 à 12 ans, avait retrouvé
une surcharge pondérale (obésité incluse) définie selon un IMC≥ 85ème percentile des courbes
de référence (Must et all) chez 23,1 % des garçons dont 9,2 % d’obèses et 24,7 % chez les filles
dont 10,6 % d’obèses (56).
[Link] En Belgique
L’enquête de l'observatoire de la santé du Hainaut (57) avait montré une préval ence du
surpoids chez l’enfant de 26 % dont 8 % d'obèses (57).
[Link] En Turquie
En 2009, une enquête effectuée auprès de 924 enfants et 424 adolescents a permis de retrouver
une prévalence de surpoids (obésité incluse) de 15,9 % dont 3,7 % d’obèses (40).
2.1.4. En Australie
L’étude publiée en 2002 par Goodman chez 268 enfants de 7 à 11ans avait retrouvé 27,3 %
enfants en excès pondéral dont 8,5 % obèses (58).
18
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
2.1.5. En Asie
[Link]. En Inde
Dans l’étude Subraman publiée en 2003, l’IMC des filles âgées de 10 à 15 ans scolarisées dans
des écoles publiques a été calculé pour les années 1981 et 1998. En 1981 la prévalence du
surpoids était de 9,6 % contre 9 ,7 % en 1998. Pour l’obésité, on trouvait respectivement 5,8 %
et 6,2 % selon les courbes indiennes (surpoids : IMC > P 85 et obésité : IMC > P95 (59).
[Link]. En Chine
L’étude de Li Hui menée en 2003 chez des enfants âgés de 7 à 12 ans, suivis dans les écoles de la
province de Guangdong et selon les références de l’IOTF, avait retrouvé une prévalence de
surpoids (obésité incluse) de 15,3% (60) .
[Link]. Au Japon
Une étude d e Matsushita effectuée en 2004, sur des données recueillies chez des enfants â g é s
de 6 à 14 ans (29052 garçons et 27552 filles) entre 1976 et 2000, l’IMC a été analysé par sexe et
groupe d’âge, les résultats étaient les suivants (61) :
- L’IMC a augmenté de plus 0,32kg/m2 tous les 10ans chez les garçons et 0,24 kg/m2
chez les filles surtout dans les petites villes.
- La prévalence de l’obésité atteint 11,1 % chez les garçons et 10,2 % chez les filles.
[Link]. Au Koweït
L’OMS a dirigé une étude en 1996 à partir d’enfants d’âge préscolaire (645 garçons et 635filles)
à travers le Koweït; la prévalence de l’obésité était de 16,1 % chez les garçons et de 18,4 %
pour les filles selon les références CDC et NCHS (62).
En 2002, la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez les 5 – 17 ans était de 16,7 % chez les
garçons et de 19,4 % chez les filles selon IOTF (40) .
[Link]. Au Qatar
Selon l’IASO ( 4 0 ) , en 2003 la prévalence du surpoids (obésité incluse) chez les adolescents
âgés entre 12 et 17 ans était de 36,5 % chez les filles et de 26,3 % chez les garçons (IOTF).
[Link]. Au Liban
La prévalence de la surcharge pondérale chez les enfants âgés entre 5 et 17 ans au Liban
était de 23,4% chez les garçons et 19,7% chez les filles (40).
19
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
2.1.6. En Afrique
la prévalence globale du surpoids et de l’obésité de l’enfant était estimée en 2010 était de 8,5 %
(IC95 % : 7,4 % - 9,5 %) et devrait atteindre 12,7 % ( IC95 % : 10,6 % - 14,8 % ) en 2020 (21, 63).
Entre 2001 et 2004 chez les enfants âgés de 6 à 13 ans, 17,9 % des filles étaient en surpoids dont
4,9 % d’obèses et 14 % des garçons étaient en surpoids dont 4,2% d’obèses (40).
[Link]. En Egypte
En 2002 une étude du centre national de nutrition a montré que 3 % des filles et 1,7 % des garçons
de 02 à 06 ans étaient obèses. 6,5 % chez les garçons de 06 -11 ans et 10 % chez les adolescents
garçons (63, 64).
[Link]. En Tunisie
Dans une étude tunisienne en 2002, parmi 1569 enfants scolarisés la prévalence globale du
surpoids était de 17,5 % : 16 % de filles dont 3,7 % d’obèses et 11,6 % de garçons dont 2,8 %
d’obèses (65).
[Link]. Au Maroc
2.2. En Algérie
- En 2004, une enquête réalisée à Constantine auprès de 850 enfants âgés de huit à 13 ans,
avait montré que 6,2 % étaient en surpoids (obésité incluse) selon l’IOTF (67, 68).
- Une enquête réalisée entre 2006 - 2007 à Tébessa auprès de 912 enfants âgés de six à 12
ans avait permis d’observer une prévalence de 23,10 % du surpoids incluant l’obésité, selon
l’IOTF (64, 69, 70).
- A Alger, une enquête sur la prévalence du surpoids et de l’obésité chez des enfants âgés de
06 - 15 ans, de 2006 - 2007 ,avait révélé une prévalence de 16,7 % de surpoids, et de 3,8%
d’obèses (71).
- Une étude sur l’obésité et le surpoids chez les enfants scolarisés âgés de six à onze ans au
cours de l’année scolaire 2010 - 2011 dans la commune d’Oran a retrouvé une prévalence
de 13,1 % (16,4 % chez les filles vs 10 % chez les garçons). Le surpoids à lui seul, touche
10 % des enfants (12,4 % des filles et 7,7 % chez les garçons). 3,1 % des enfants sont
obèses (4 % chez les filles et 2,3 % chez les garçons) (72).
20
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Il est admis actuellement que ce n’est pas uniquement par les facteurs génétiques, mais les
prédispositions familiales en association avec d’autres facteurs de l’environnement qui augmentent
le risque de survenue d’une obésité infantile. En effet, l’enfant ne partage pas avec ses parents
uniquement ses gènes mais aussi son mode de vie. C’est là, toute la complexité de la question qui
se pose entre l’inné et l’acquis.
L’obésité parentale est un facteur déterminant dans la survenue d’une obésité infantile.
Ainsi en risque absolu, le risque qu’un enfant devienne obèse est de (74, 75) :
Le risque d’obésité infantile est multiplié par plus de deux, chez les enfants âgés de 2 à 4 ans dont
la mère était obèse en début de grossesse (IMC ≥ 30 kg/m²) (74, 76).
Un poids de naissance < 2,5 ou > 4kg augmente le risque d’obésité ultérieure (9, 74).
Quand il est supérieur à 4 kg, il peut être associé à une croissance pondérale accrue.
Un poids de naissance inférieur à 2,5 kg peut engendrer un rattrapage important aboutissant à une
masse grasse plus importante, en particulier au niveau abdominal, responsable de complications
métaboliques et cardio-vasculaires (9, 74).
Il est aussi montré que, chez les femmes ayant un diabète durant la grossesse, il existe un risque
plus élevé d’augmentation de l’IMC chez leurs enfants (77-79).
Les enfants de mères tabagiques durant la grossesse avaient un risque supérieur d’obésité par
rapport aux enfants de mères non tabagiques durant la grossesse (80, 81).
Une diversification précoce avant 15 semaines est un facteur de risque d’obésité, tel que l’a
démontré l’étude Wilson et al, effectuée à partir d’une cohorte de 674 enfants suivis dès la
naissance et qui a montré que le poids et l’adiposité étaient plus élevés chez les enfants diversifiés
précocement (82).
22
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
L’étude Mc Crory en 2013, a montré que l’allaitement de 13 à 25 semaines entrainait une réduction
de 38% (p < 0. 05) du risque d’obésité à 9 ans, et la poursuite de l’allaitement à 26 semaines ou
plus, diminuait le risque de 51% (p < 0. 01) (83).
Deux autorités européennes, l’ESPGHAN et l’EFSA ont émis un avis sur l’âge de la diversification
alimentaire et le risque de l’obésité. Elles concluent toutes les deux à l’absence de données
scientifiques suffisantes permettant de prétendre à un risque avéré d’une diversification précoce.
La revue de la littérature de Baird et al. a suggéré que le poids et la croissance de l’enfant pendant
la petite enfance (âge inférieur à 2 ans) sont associés au risque d’obésité dans l’enfance et à l’âge
adulte, même si ce sont des d’enfants nés à terme et eutrophiques à la naissance (21).
Physiologiquement, l’IMC augmente pendant la première année de vie, puis diminue jusqu’à l’âge
de 6 ans. A cet âge, la courbe s’élève à nouveau jusqu’à la fin de la puberté, cette reprise est
appelée « rebond d’adiposité »: plus il est précoce, plus le risque de devenir obèse est élevé (21, 74).
• Alors que dans les pays développés, le niveau socio-économique bas est souvent un
facteur de risque d’obésité dû à un accès facile à des aliments de grande valeur
énergétique (9, 85-87) qui sont souvent moins chers que les aliments de bonne qualité
nutritionnelle.
Le risque de surpoids dans les pays développés est inversement proportionnel au niveau d’études
des parents. Lorsque la mère a un niveau d’instruction inférieur ou égal au primaire, 10% des
enfants contre 2% sont obèses. Et lorsque le niveau d’études de la mère est supérieur au bac ou
que les 2 parents ont un niveau d’études supérieur au bac, 1% des enfants est obèse (74, 88).
23
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Les enfants uniques sont plus fréquemment en surcharge pondérale que les enfants avec fratrie ;
la prévalence est respectivement de 20 % et 16,5 %. Les aînés sont protégés de l’obésité (74, 89).
L’habitation en milieu rural, semble être un facteur protecteur dans les pays émergents.
En France, l’enquête Triennale réalisée en grande section de maternelle, fait apparaitre une
prévalence de surpoids et d’obésité de l’enfant en région parisienne de 16,6 % contre 12,8 en
milieu rural (90).
Une revue systématique avec méta-analyse sur la relation entre la durée de sommeil et l’obésité
infantile a conclu que (51) :
- Les enfants ayant une durée de sommeil plus courte avaient un risque plus élevé de 92 %
d’être en surpoids ou obèse par rapport aux enfants dont la durée de sommeil était plus
élevée.
C’est pour pallier à ces différents dangers inhérents au manque de sommeil qu’ont été réunis par
la Fondation Nationale du Sommeil américaine, des experts du sommeil et des experts
médicaux, (Annexe 16).
Les recommandations de ces experts pour l’enfant sont les suivantes (74, 91) :
- Les nouveau-nés (de 0 à 3 mois) ont besoin de 14 à 17 heures de sommeil par jour.
- Les nourrissons (de 4 à 11 mois) ont besoin de 12 et 15 heures de sommeil.
- Les tout-petits (de 1 à 2 ans) doivent dormir entre 11 et 14 heures par 24 heure.
- Pour les enfants en âge préscolaire (3 - 5 ans) la fondation préconise entre 10 et 13 heures
de sommeil par nuit.
- Pour les enfants en âge scolaire (6 - 13 ans), entre 9 et 11 heures de sommeil.
- Pour les adolescents (14 - 17 ans), entre 8 et 10 heures de sommeil.
Le style de vie et les pratiques alimentaires prodigués aux enfants par leurs parents jouent un rôle
important sur leur alimentation et leur corpulence. Il faut considérer l’influence du comportement
alimentaire des parents sur le modèle alimentaire de leurs enfants. En effet, les enfants en surpoids
ont tendance à (5, 19):
24
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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• Une influence ultra précoce : dès l’âge de 2 ans, des enfants emmenés au supermarché
parviennent dans 50 % des cas à induire un achat à leurs parents.
• L’effet de la publicité est cumulatif.
• Les enfants obèses sont encore plus sensibles aux messages diffusés.
En France, l’étude ICAPS (Intervention, auprès des Collégiens, centrée sur l’Activité Physique et
le comportement Sédentaire) montre que la présence d’une télévision dans la chambre multiplie le
risque d’obésité par 1,87 et divise par deux la probabilité d’une activité physique (93).
La sédentarité se définit comme « un état dans lequel les mouvements sont réduits au minimum,
et la dépense énergétique est proche du métabolisme énergétique au repos ». Elle correspond à des
comportements physiquement passifs, tels que regarder la télévision ou des vidéos, jouer à la
console, travailler sur ordinateur, téléphoner assis, lire (21, 94).
La relation entre la sédentarité et l’obésité chez l’enfant est maintenant prouvée. L’augmentation
des comportements sédentaires a un effet néfaste sur la balance énergétique, en réduisant les
dépenses liées à l’activité physique et en augmentant les apports alimentaires par le grignotage et
la part des portions ingérées (16, 94).
La majorité des enfants américains et 30 % des enfants européens passent de 3 à 5 heures par jour
devant la télévision et les jeux vidéo (16, 95).
Actuellement le trajet pour aller à l’école se fait de plus en plus par les moyens de transports
motorisés. De plus, le sport scolaire est limité, et parfois quasi inexistant, ce qui réduit
considérablement les dépenses énergétiques des enfants et favorise la survenue de surpoids (96, 97).
Il est donc important d’encourager les activités physiques extrascolaires et familiales. Ainsi,
l’activité physique des parents de même que les activités réalisées en famille, ont une grande
influence sur l’envie de l’enfant à pratiquer un sport. Le goût et le plaisir de l’effort s’apprennent
dès le plus jeune âge (97).
Le comportement alimentaire est considérablement influencé par les événements touchant la vie
familiale et l’atmosphère régnant au sein de la famille : à titre d’exemple, les troubles conjugaux,
les conflits, le stress, un divorce, l’arrivée d’un frère ou d’une sœur, le décès d’un proche,…
peuvent être des événements déclenchant ou favorisant une prise alimentaire plus importante
apportant réassurance et réconfort (21, 74).
25
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
3.6.2. La dépression
Il existe des associations positives entre les symptômes dépressifs et le surpoids chez les
adolescentes filles.
Celles qui souffrent de dépression avaient significativement 2,5 fois plus de risque de présenter un
surpoids ou une obésité, par rapport aux adolescentes non dépressives (21, 98).
C’est un trouble des conduites alimentaires initialement décrit chez l’adulte, mais il existe aussi
pendant l’enfance et l’adolescence.
Les critères diagnostiques, dans ces tranches d’âge, sont controversés ; certains auteurs insistent
sur l’hyperphagie, c’est-à-dire la quantité d’aliments consommés mais ce critère est plus ambigu
chez l’enfant. La consommation de nourriture en l’absence de faim en est le symptôme majeur.
Les symptômes doivent persister au moins 3 mois avec en moyenne minimale de deux épisodes
par mois (98).
Les comportements inappropriés de contrôle du poids incluent les comportements dont le but est
de modifier son poids ou sa forme.
Ces stratégies vont du régime et de l’exercice physique aux pratiques non saines de saut de repas
(21, 99).
4. PHYSIOPATHOLOGIE
4.1. Mécanismes physiopathologiques
Les cellules adipeuses du tissu adipeux blanc stockent et mobilisent les triglycérides, le cholestérol
et les vitamines liposolubles (21).
L’obésité est due soit à l’hyperplasie, soit à l’hypertrophie cellulaire. Les obésités sévères
associent les deux phénomènes. L’hyperplasie est incriminée dans l’obésité précoce (21).
26
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Le tissu adipeux brun est constitué de nombreuses vacuoles contenant des mitochondries et des
triglycérides. Sa fonction principale est l’oxydation lipidique et engendrer de la chaleur (100-102).
Les enfants obèses présentent souvent, comme les adultes, une inflammation de bas grade, avec
des taux de CRP, TNF alpha et IL-6 circulants plus élevés que chez les individus de poids normal.
Cet état inflammatoire a été partiellement expliqué par la mise en évidence d’une infiltration par
les macrophages du tissu adipeux (Figure 5) (97, 103).
Ainsi, la leptine, une des cytokines les plus étudiées, est directement impliquée dans
l’augmentation de l’activité angiogénique et du stress oxydatif ainsi que dans la promotion des
calcifications vasculaires et la prolifération des cellules musculaires lisses (97, 104).
27
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
La génétique classique de l’obésité se révèle très complexe. L’action des gènes qui peuvent être
concernés agirait sur la régulation de l’appétit ou le développement du tissu adipeux ou la dépense
d’énergie (106).
Dans l'étude de Willer et al, l'analyse a été réalisée sur une étude longitudinale des parents et des
enfants « the Avon Longitudinal Study of Parents and Children » (ALSPAC) échantillon d'étude
(N = 4951 avec l'information du BMI à l'âge de 11 ans) et confirme des associations significatives
des variantes de FTO (fat mass and obesity-associated), MC4R (type 4 des récepteurs à la
mélanocortine) , TMEM18 (Transmembrane Protein 18), KCTD15 (potassium channel
tetramerization domain containing 15) et GNPDA2 (Glucosamine-6-Phosphate Deaminase 2)
avec l’IMC (107).
[Link]. Epigénétique
L’épigénétique suppose que ce n’est pas uniquement les mutations qui favorisent le risque
individuel d’obésité mais l’aptitude du gène à s’exprimer, aptitude dépendante de leur capacité de
méthylation. Des facteurs environnementaux parentaux agiraient sur la capacité du gène à
s’exprimer lors de la conception (34, 108, 109).
[Link]. Métagénétique
Plus intrigante encore est l’hypothèse métagénétique : on a constaté que le microbiote intestinal
diffère d’un sujet mince à un sujet obèse et change lors de la perte pondérale chez le sujet obèse.
Le mécanisme de ses modifications et le lien avec l’obésité et le surpoids restent non élucidé (110-
112).
4.2. Mécanismes de la régulation du poids
Pour parvenir à réguler le poids, l’organisme doit réussir à contrôler chacun des éléments de la
balance énergétique, c’est-à-dire les ingestas d’une part et les dépenses énergétiques d’autre part.
Un tel système suppose l’existence de médiateurs et d’un centre effecteur (Figure 6) (100, 110).
28
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Le devenir métabolique dans l’organisme d’un nutriment est différent. Ainsi, au cours d’un repas
habituel, les glucides sont utilisés en premier. Si les apports sont supérieurs aux besoins (Annexe
17), les lipides consommés en excès vont être stockés dans le tissu adipeux (9, 100). Par contre, la
régulation du métabolisme des acides aminés et des protéines est extrêmement précise. Lorsque
les apports dépassent les besoins, l’excès est oxydé, il n'est pas possible de stocker les protéines
en dehors des limites physiologiques et elle ne semble pas intervenir dans la genèse de l'obésité
(114, 115).
L’alimentation des enfants obèses apporte officiellement plus de calories que de quantités qui
seront oxydées. Les principaux déséquilibres retenus sont dus à une consommation importante de
nutriments à densité énergétique élevée (gras et sucrés) (10, 114, 116).
- L’activité physique représente la dépense énergétique liée à l’activité physique ; elle est d’une
grande variabilité intra et interindividuelle ;
Chez l’enfant, l’énergie nécessaire à la croissance est incluse dans les dépenses énergétiques de
repos et de la thermogenèse (9, 100).
Les nouvelles technologies et activités électroniques ont entraîné une diminution des activités
physiques. Les changements dans le style de vie, devenus plus sédentaires, ont favorisé
l’augmentation de la prévalence de l’obésité (117).
Les études de biomécanique chez l’enfant obèse montrent d’importantes différences avec le sujet
mince et mettent en évidence une diminution précoce des capacités psychomotrices , telles que (10,
114) :
Les différences de déroulement du pas, plus court et plus « chuté », qui rendent la marche
plus pénible.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Cœur
Coeur
Reste 8% Reins Reins
16% 7%
Masse grasse Foie
3%
Foie Cerveau
19%
Muscles Tractus digestif
20%
Muscles
Tractus
Cerveau Masse grasse
digestif
17%
10%
Reste
Il existe des médiateurs périphériques qui envoient un signal au système nerveux central et le
renseignent sur l’état des réserves énergétiques, ainsi le pondérostat coordonne la balance
énergétique par des réponses métaboliques adaptées, et maintient l’équilibre énergétique. Ils
existent plusieurs médiateurs parmi eux (9, 100, 119) :
[Link]. La leptine
C’est une protéine synthétisée par les adipocytes, qui en se fixant sur un récepteur hypothalamique
spécifique induit une inhibition de la prise alimentaire. Un excès ou un défaut d’alimentation (120,
121) entraîne en moins de 24 heures, respectivement, une diminution ou une augmentation des taux
de la leptine plasmatique alors que la masse grasse n’a pas encore significativement changé (119).
[Link]. La ghréline
C’est la seule hormone orexigène ou stimulant l'appétit (122) ; c’est un petit peptide sécrété
principalement par les glandes oxyntiques de l'estomac (114) qui agit au niveau de l’hypothalamus
en activant les neurones producteurs du neuropeptide Y et d’Agouti Related Peptide (123). Ce sont
des neuromédiateurs stimulant l’appétit.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
C’est un polypeptide, présent dans le cerveau. Il est produit dans le noyau arqué hypothalamique.
Le neuropeptide Y est un stimulateur de l’appétit. Sa production et sa libération sont sous la
commande de facteurs hormonaux (122) :
Elles agissent comme un signal de satiété et leurs taux augmentent dans les 15 minutes qui suivent
l'apport alimentaire pour réduire l'appétit (114).
Il existe une valeur pondérale de référence spécifique à chaque individu « le set point ». Chez
l’enfant, cette valeur de référence lui permet de suivre sa croissance dans le même couloir. Pour
stabiliser le poids à cette valeur, des médiateurs périphériques signalent les modifications des
réserves énergétiques aux centres hypothalamiques effecteurs, le pondérostat.
Différents organes (le tube digestif, les cellules graisseuses, le muscle), renseignent le cerveau sur
l'état des réserves énergétiques dans le but de maintenir le poids à une valeur stable en agissant par
des voies efférentes sur l’appétit et la dépense énergétique et corriger les déséquilibres. Ainsi, une
diminution des réserves d'énergie est signalée à l'hypothalamus, qui répond en déclenchant une
prise alimentaire pour compenser ce déficit. Inversement, un surplus d'apport déclenche des
mécanismes qui diminuent la prise alimentaire (10, 100, 122).
De toute évidence, des facteurs génétiques déterminent le poids de référence d’un individu que le
pondérostat a pour objectif de maintenir. Il a en effet été montré que le coefficient de corrélation
entre les indices de corpulence (poids/taille2) à l’âge adulte de jumeaux élevés séparément était
près de cinq fois plus élevé pour les jumeaux monozygotes que pour les dizygotes (124). Ces
résultats montrent bien que le poids de référence d’un individu dépend non seulement de facteurs
environnementaux mais davantage de facteurs génétiques (123, 125).
L’expression de la leptine est augmentée par l’insuline, les glucorticoïdes et les œstrogènes et elle
est diminuée par les agonistes β-adrénergiques.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Les systèmes afférents nerveux, hormonaux (corticoïdes, insuline, CCK) modulent la réponse
hypothalamique de la prise alimentaire et du métabolisme énergétique périphérique.
A tous les niveaux, sont observées des interactions entre les différents facteurs de régulation. Les
fonctions du récepteur de la dopamine D2, également impliquées dans la régulation de la prise
alimentaire, sont diminuées dans l’obésité (Figure 8) (100, 126, 127).
5. COMPLICATIONS
L'obésité est un état pro-inflammatoire associé à une insulino-résistance qui risque d’engendrer
des conséquences graves, notamment plusieurs maladies chroniques englobant : l'hypertension
artérielle, la dyslipidémie, le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’asthme, l’apnée du
sommeil, l’arthrose, et plusieurs cancers chez les adultes.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
5.1. Endocriniennes
La prévalence de l’intolérance au glucose est fréquente chez les enfants obèses, et elle est estimée
entre 15% à 20% (24, 129). La résistance à l'insuline est le dénominateur commun des complications
métaboliques et cardiovasculaires de l'obésité.
Parmi les facteurs biologiques suggérant l’existence d’une insulino-resistance chez un enfant ou
un adolescent obèse, prédictifs d’un diabète ou d’intolérance au glucose (129, 130), citons :
Des valeurs supérieures à 2,7 témoignent d’une résistance musculaire à l’insuline (10).
Le diabète de type 2 à degré d’obésité équivalent est 5 à 10 fois plus fréquent chez les adolescents
aux États-Unis qu’en Europe(24, 131). Ceci plaide pour un fort déterminisme génétique du niveau de
risque.
La réversibilité de ces troubles, avec la perte de poids est souvent observée et souligne le caractère
secondaire du diabète.
L’American Diabetes Association, dans ses recommandations à identifier des facteurs de risque
prédictifs de développer un diabète type 2 chez les enfants, qui sont les suivants (132) :
S’il existe un antécédent familial de diabète associé à un des facteurs de risque suivants :
- Obésité ;
- Acanthosis nigricans ;
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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La définition de l’ATP III permet un diagnostic plus pratique, mais moins précis et qui associe (10,
116, 133, 134) :
Le tour de taille > 90 ème percentile ;
Pressions artérielles > 90 ème percentile ;
La glycémie à jeun >1,1 g/l ;
Le taux HDL-cholestérol < 0,4 g/l ;
Le taux triglycérides plasmatiques à jeun > 1,1 g/l.
En Europe, une enquête menée dans cinq pays a mis en évidence la présence de ce syndrome chez
16 % à 36 % des enfants (10).
L'obésité accélère la croissance staturale, engendre une avance staturale modérée et provoque
l’avancement de l'âge osseux (24, 135).
Caractérisé par un hyperandrogénisme et une oligo /anovulation chez les adolescentes, il est
répertorié comme une cause d'infertilité (24).
La société endocrinienne clinique recommande d'utiliser les critères de Rotterdam pour poser le
diagnostic du SOPK (10, 136, 137) :
Excès d'androgènes ;
Dysfonctionnement de l’ovulation, avec une spanioménorrhée ou une aménorrhée ;
L’image échographique classique d’ovaires augmentés de volume au cortex épaissi et
porteurs de multiples follicules élargis.
- Puberté avancée : (10 à 20% des cas) : apparition des caractères sexuels secondaires avant
l’âge de 10 ans.
L’âge du début de la puberté continue de diminuer, en particulier chez les Américains. Cela a été
attribué, en partie, à la surnutrition et l'augmentation de l'IMC dans cette population, et l’excès
d’aromatisation des androgènes en œstrogènes par l'adipocyte périphérique favorise la
gynécomastie chez le garçon (24, 136, 137).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Elles sont fréquemment retrouvées chez les enfants en surpoids et obèses. Il s’agit d’ une élévation
modérée inconstante et isolée de la triiodothyronine (T3) et de la thyréostimuline (10). Mais les
mécanismes sous-jacents de ces changements hormonaux ne sont toujours pas clairs.
- Ou indique-t-elle une hypothyroïdie ou une résistance infra clinique qui contribue aux
perturbations du métabolisme des lipides et / ou du glucose ?
Il est également important de garder à l'esprit que la plupart des gains de poids chez les individus
hypothyroïdiens est dû à l'accumulation du sel et de l'eau (24).
L’IMC chez l’enfant est associé à une surmortalité par accident vasculaire. Une étude américaine
a démontré l’apparition, dès l’âge de 2 ans, des premiers signes d’athérosclérose corrélée à l’IMC
(21, 138, 139).
Une authentique hypertension artérielle (139), selon les critères pédiatriques (Annexe 18 et 19), est
rare chez l’enfant obèse et doit être explorée. Les premiers signes d’inadaptation cardio-
respiratoire à guetter et qui prédisent une HTA permanente sont (21, 138, 139) :
Ces premiers signes d’inadaptation cardio-respiratoire à l’effort sont réversibles avec une perte de
poids modérée bien conduite.
Chez les enfants en obésité morbide, il est important de mesurer les pressions artérielles diurnes
et nocturnes, voire de pratiquer une épreuve d’effort cardio-respiratoire de façon à dépister une
hypertension artérielle d’effort, un trouble du rythme cardiaque ou un bronchospasme.
Cet examen permettra également au clinicien de baser la rééducation sur la fréquence cardiaque et
de faire travailler les enfants en aérobie (21, 139).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Elle est habituellement asymptomatique. Le dépistage est nécessaire chez tout enfant obèse avec
antécédent familial d’hépatopathie par l’élévation modeste des transaminases (ALAT à deux fois
la normale) ou d’hyperéchogénicité (infiltration graisseuse) hépatique à l'imagerie par ultrasons,
ou les deux à la fois.
Selon des études épidémiologiques dans les pays industrialisés, des tests non invasifs retrouvent
un NAFLD chez 3 à 10% des enfants et adolescents tout venant. La prévalence pourrait être encore
plus élevée chez les enfants obèses (jusqu’à 80% dans certaines ethnies) (24, 140).
Elle est la forme évoluée du NAFLD et peut progresser vers une la fibrose avancée, la cirrhose et
le carcinome hépatocellulaire (Figure 8 ) (24, 140, 141).
La présence de lithiases biliaires est fréquente, et doit être évoquée devant des signes assez
spécifiques (douleurs épigastriques ou sous-hépatiques, ictère, nausées, vomissements, intolérance
aux graisses).
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5.4.1. Asthme
L’asthme touche environ 10 % de la population pédiatrique. Il est environ deux fois plus fréquent
chez les enfants obèses que chez les enfants minces. L’inflammation à bas bruit, (caractéristique
de l’obésité), et l’hyperpression thoracique aboutissant à une hypertrophie des muscles
bronchiques seraient en cause (10, 143, 144).
Les enfants obèses sont jusqu'à six fois plus susceptibles que les enfants maigres à développer un
syndrome d’apnée obstructive du sommeil (24) : un trouble de la respiration pendant le sommeil
caractérisé par une obstruction partielle et / ou intermittente des voies aériennes, ce qui perturbe
la ventilation normale (145) .
La recherche d’un syndrome d’apnée du sommeil repose d’abord sur un interrogatoire, au-delà de
la classique échelle d’Epworth (Annexe 20). Les signes suivants doivent être recherchés (10) :
Signes nocturnes :
- Plusieurs oreillers ;
- Durée d’endormissement brève ;
- Sommeil agité ;
- Ronflements et respiration bouche ouverte ;
- Pauses respiratoires audibles ;
- Sueurs nocturnes ;
- Éveils et cauchemars ;
- Bruxisme ;
- Énurésie.
Signes diurnes :
Il est défini par l’existence d’une hypoventilation alvéolaire chronique (PaO2 < 70 mmHg,
PaCO2 ≥ 45 mmHg), chez des patients obèses ne présentant pas d’affection respiratoire associée,
susceptible d’expliquer les perturbations gazométriques (146).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Est une lésion dermatologique qui est associée à l'obésité, le diabète type 2, et la résistance à
l'insuline dont elle est le marqueur cutané (130).
C’est un épaississement velouté de l'épiderme qui affecte principalement les aisselles, le pli
postérieur du cou, les surfaces de la peau des fléchisseurs et l'ombilic.
Cliniquement, les lésions apparaissent sous la forme de plaques épaissies brun foncé avec parfois
des verrues en son sein (acrochordons).
Histologiquement, elle se caractérise par la prolifération des kératinocytes et des fibroblastes (24).
- Vergetures ;
- Pseudo gynécomastie : développement de masse grasse au niveau des seins, surtout
gênante chez le garçon (moqueries) ou chez la petite fille prépubère ;
- Hypersudation ;
- Verge enfouie : Taille apparente réduite ;
- L'acné vulgaire, l'hirsutisme et l'alopécie androgénique, associée chez les filles, à
l'hyperandrogénisme ;
- Psoriasis : Il existe une association pathogène entre l'obésité et le psoriasis due à la
libération de facteurs pro-inflammatoires du tissu adipeux ; elle entraîne une
aggravation du psoriasis. Une association entre la gravité du psoriasis et le niveau
d'IMC a été démontrée ;
- Les infections cutanées comme l'érysipèle et l’intertrigo ;
- Peau sèche ;
- Hyperkératose plantaire ;
- Eczéma.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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D’après l’American Dental Association , le surpoids et l’obésité ne sont pas des facteurs de risque
spécifiques de développer des caries (21, 112).
Cependant, les enfants en surpoids ou obèses ont probablement un risque élevé de caries en raison
des facteurs de risques communs à l’obésité et à l’apparition de caries. C’est le cas notamment des
facteurs de risques suivants (21, 147, 148) :
A l’excès d’apport énergétique, peuvent s’associer d’authentiques carences qui trouvent leur
origine dans le déséquilibre de la ration alimentaire dont l’abondance n’est pas corrélée à une
qualité nutritionnelle satisfaisante. Sont ainsi concernés essentiellement le fer, la vitamine D, le
calcium, et l’acide folique (10).
Dans un groupe d’adolescents très obèses, en France, 75 % d’une cohorte d’adolescents a une
carence biologique en folates dont l’expression semble plus ou moins grave selon l’arrière-plan
génétique (21).
L’enfant obèse est plus exposé à l’hostilité de son entourage et aux vexations de ses camarades.
Chez ces enfants, la stigmatisation et les moqueries sont associées à une diminution de l’estime de
soi, à une augmentation de la vulnérabilité, à la dépression, à une augmentation des idées
suicidaires et des troubles des conduites alimentaires (en particulier de l’hyperphagie boulimique)
ainsi qu’à une diminution du niveau d’activité physique.
Par ailleurs, il paraît important de faire la part entre les conséquences psychologiques de l’obésité
et d’éventuelles causes psychopathologiques associées.
5.10.1. La stigmatisation
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Une diminution de l’estime de soi, et des troubles de l’image du corps semblent liés au degré
d’obésité. Les facteurs de risque des troubles des conduites alimentaires, tels qu’ils sont définis
dans les classifications psychiatriques applicables chez l’adulte, sont encore l’objet d’étude chez
l’enfant et l’adolescent. Enfin, les difficultés de l’enfant obèse sont supérieures à celles de sa fratrie
mince. Son niveau d’anxiété et ses affects dépressifs sont en partie le reflet de ceux de sa mère ou
de son père (21, 24, 151).
5.10.3. La dépression
L’obésité est aussi parfois un symptôme associé à une dépression, un état prépsychotique, un
trouble oppositionnel. La pathologie psychiatrique conditionne les possibilités d’interventions
nutritionnelles qui demeurent secondaires, à l’état actuel des connaissances (10, 152).
Une méta-analyse sur 15 études mentionne les liens entre dépression et obésité. Une obésité initiale
augmente le risque de débuter des symptômes dépressifs ou un trouble dépressif lors du suivi (OR
= 1,55) chez les moins de 20 ans. En revanche, le surpoids n’augmente pas ce risque de manière
significative (152, 153).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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- Symptomatologie dépressive ;
- Tristesse, irritabilité ;
- Agitation, ralentissement ;
- Somatisation ;
- Asthénie, repli sur soi ;
- Hypersomnie ou insomnie ;
- Auto dévalorisation, culpabilité ;
- Idées suicidaires.
- Dysphasie.
- Dyslexie-dysorthographie.
- Dyscalculie.
- Trouble de la coordination motrice.
L’obésité est une maladie chronique multifactorielle et sa prise en charge nécessite une démarche
multidisciplinaire (médecin nutritionniste, endocrinologue, diététicien, psychologue…etc.).
Les objectifs thérapeutiques sont l’amélioration de la qualité de vie physique, mentale, sociale et
la prévention des complications et des récidives. Les changements doivent êtres modestes mais
atteignables, et s’inscrire dans la durée en maintenant la motivation.
Le premier stade est d’obtenir une stabilisation du poids, c’est-à-dire le maintien d’une
courbe d’IMC parallèle à celle du 97éme percentile.
Le second stade est d’obtenir une réduction de l’excès de poids se traduisant par un IMC
qui tend à se rapprocher du 97éme percentile.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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L’éducation thérapeutique aide le patient et ses parents à acquérir ou à maintenir les connaissances
et les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux ce nouveau mode de vie avec une
maladie chronique. Elle vise également à les accompagner dans la mise en place des changements.
Il s’agit d’un processus continu, intégré dans les soins, et qui est centré sur le patient (155-158).
Cette prise en charge est axée essentiellement sur la diététique, l’activité physique, la lutte contre
la sédentarité, l’équilibre des rythmes de vie (le sommeil, les aspects psychologiques et socio-
économiques).
Manger à l’heure, régulièrement, particulièrement au petit déjeuner qui doit être quotidien.
Réduire la prise de graisse saturée pour les enfants âgés de plus de 2 ans.
Pour les enfants et les adolescents en surpoids ou obèses, la prise énergétique totale doit
être plus faible que leurs dépenses énergétiques.
Aucun aliment ni aucune boisson ne doivent être interdits (les aliments hyper énergétiques
doivent être consommés en très petite portion).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Le plan d’alimentation optimal pour atteindre un poids espéré doit être élaboré en collaboration
avec un diététicien qualifié en associant l’enfant et sa famille, de façon à répondre à leurs besoins
(157).
Il n’y a pas d’activité physique idéale à recommander, l’important est que l’enfant choisisse lui-
même celle qu’il apprécie (160, 161), tout en prenant la précaution de faire un examen médical avec
un entretien pour repérer les obstacles et les risques (96, 162, 163).
Le volet psychologique de la prise en charge des enfants obèses a une véritable action
thérapeutique avec une dimension éducative et constitue même parfois l’objectif prioritaire du
projet thérapeutique, avec des approches à la fois cognitives et comportementales.
L’approche psychologique implique une alliance thérapeutique (écoute active et soutien avec
empathie) initiale tout au long du suivi avec l’enfant ou l’adolescent et sa famille, incluant le
respect de leurs choix (16, 153) :
- Evaluation et renforcement de la motivation.
- Soutien et déculpabilisation.
- Renforcement positif.
- Il est impératif d’identifier les facteurs psychiques ayant une action dans les situations
suivantes.
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La réussite d’une prise en charge médicale, diététique et physique donne souvent des résultats
positifs sur le plan psychologique et social. Cependant, le recours à un psychologue et/ou à un
pédopsychiatre, spécialisé dans les troubles des conduites alimentaires ou dans l’obésité infantile,
peut s’avérer indispensable dans certaines situations :
Les traitements médicamenteux ne sont pas recommandés pour les enfants âgés de moins de 12
ans (154).
L’indication d’une chirurgie bariatrique doit être discutée pour chaque enfant par une équipe
multidisciplinaire chevronnée et experte (médecins, chirurgiens, psychologues, anesthésistes,
diététiciens) et une collaboration étroite entre médecins d’adultes et pédiatres (154, 164, 165).
Les recommandations pédiatriques actuelles : il est impératif que tous les critères suivants
soient remplis (21, 154, 164) :
- L’adolescent a reçu ou recevra une prise en charge intensive dans un service spécialisé
(centre spécialisé ou centre de compétence) dans l’obésité.
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Les gestes chirurgicaux plastiques sont actuellement réalisés, surtout, chez les garçons et peuvent
être scindés en 2 groupes (166, 168) :
- Les gestes visant à diminuer principalement l’excès de la peau qui apparait essentiellement
après une perte importante de poids lorsque les capacités de rétraction de la peau sont
dépassées.
La prise en charge de l’enfant obèse peut être assurée sauf stade sévère, par le médecin traitant
(médecin généraliste ou pédiatre) en collaboration avec d’autres intervenants (diététicienne,
psychologue, médecin du sport, éducateur sportif…).
Le recours aux centres hospitaliers de référence est indiqué en cas d’obésité importante avec ou
sans comorbidités et en cas d’échec de la prise en charge initiale. Il faut souligner que dans notre
pays, ce genre de centre est inexistant (21, 154).
L’objectif de la prévention, pour être efficace, sera de capter très tôt les enfants à risque de
développer une obésité et de dépister précocement une obésité qui, si elle n’est pas prise en charge
à temps par des mesures de prévention, deviendra plus difficile à gérer.
Lorsqu’un enfant est identifié à risque de développer une obésité (rebond d’adiposité précoce ou
remontée de la courbe d’IMC) ou IMC > 97 e percentile, il bénéficiera d’un suivi régulier avec
prise de poids, de la taille et d’un tracé de la courbe d’IMC (169, 170).
Expliquer aux parents le sens du rebond d’adiposité et la nécessité d’adopter un mode vie préventif
contre l’obésité (170).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Ensuite, définir ensemble les ajustements à apporter en termes d’alimentation, d’activité physique
et d’accompagnement familial de l’enfant. Des mesures simples de prévention pourront éviter une
évolution vers une obésité qui, prise en charge tardivement, serait beaucoup plus difficile à
corriger. Ces mesures de prévention devraient être adaptées à chaque cas (170) :
- Chez le très jeune enfant, il s’agit souvent d’attitudes inadaptées plus qu’un problème
vraiment diététique.
- L’objectif n’est pas de mettre l’enfant au régime pour le faire maigrir mais d’interrompre
l’évolution ascendante de la courbe d’IMC, en stabilisant pendant quelque temps le poids
de l’enfant, qui continuera ainsi à grandir sans prendre de poids.
Cette intervention s’inscrit dans la durée et un suivi régulier doit être mis en place.
Il faudra, de toutes les façons, continuer à suivre l’évolution de la courbe de l’enfant à chaque
consultation et persévérer dans l’accompagnement.
L’objectif à long terme, c’est d’agir sur un ensemble de comportements conduisant à la sédentarité
et à des prises alimentaires mal adaptées (170, 171).
La première observation établissant un lien entre allaitement maternel et protection contre l’obésité
a été faite en 1981 par Kramer. Depuis, trois revues systématiques de la littérature ont conclu que
l’allaitement maternel avait un effet protecteur sur le risque de surpoids/obésité pendant l’enfance
et à l’âge adulte (21).
Cependant après ajustement avec des facteurs de confusion tels que le poids de naissance de
l’enfant, le surpoids des parents, le statut socioéconomique des parents, le tabac pendant la
grossesse, l’activité physique, l’effet protecteur de l’allaitement maternel semblait faible, voire
même non significatif (21).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Si cet effet protecteur existe, il semble dépendant de la durée de l’allaitement et de son caractère
exclusif et les facteurs impliqués dans cet effet protecteur pourraient reposer sur un meilleur
apprentissage de la satiété par l'allaitement et sur un rôle bénéfique de la composition du lait
maternel spécifiquement adapté aux besoins de notre espèce (contenu en protéines, nature des
acides gras, leptine), ou encore sur une moindre insulino-sécrétion après l’allaitement maternel par
rapport à un lait artificiel (107).
Une étude réalisée en 2006, sur 313 enfants âgés de 5 ans, ne retrouvait pas de différence
significative entre l’IMC d’enfants allaités ou non-allaités, quel que soit la durée de l’allaitement
(21).
Il n’y a donc pas de consensus quant à l’allaitement maternel comme stratégie de prévention de
l’obésité de l’enfant.
La HAS conclut dans ses recommandations en 2010 : l’analyse des études disponibles suggère que
l’allaitement maternel aurait un rôle protecteur (21).
7. SUIVI
Le suivi doit être mensuel à trimestriel pour une durée de 2 ans au moins.
Il est conseillé de programmer les consultations, et de les adapter en fonction de chaque cas (172).
La régularité et l’assiduité sont des bases majeures car l’enjeu est d’entretenir la motivation, pour
obtenir des changements de comportement à long terme.
Les consultations ont pour objectif l’accompagnement et le soutien de l’enfant et de la famille dans
le cadre de leur projet de soin (173).
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PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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Il correspond à une prise en charge de proximité par le médecin habituel de l’enfant (Figure 11).
Il sera proposé aux enfants en surpoids ou présentant une obésité commune non compliquée, pour
lesquels le contexte familial est favorable suggérant une capacité à mettre en œuvre les
changements proposés, sans problème psychologique et social majeur identifié.
Le médecin traitant de l’enfant réalise l’évaluation initiale et décide des orientations nécessaires
et peut être accompagné dans le suivi par un autre professionnel de proximité, en fonction des
besoins (diététicien, psychologue ou psychiatre, dans le cadre ou non d’un réseau).
Il correspond à une prise en charge multidisciplinaire organisée à l’échelle d’un territoire, faisant
appel à des professionnels spécialisés (Figure 11).
Il est organisé à une échelle régionale et correspond à une prise en charge coordonnée par un
médecin et une équipe spécialisés (Figure 11).
48
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
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CENTRES HOSPITALIERS
e
3 CHU centre spécialisé
RECOURS
REGION CHG équipe spécialisée
e
2 RECOURS er
TERRITOIRE 1 RECOURS
PROXIMITE
8. EVOLUTION ET PRONOSTIC
Plus de la moitié des enfants obèses à 6 ans, et 70 à 80 % de ceux de plus de 10 ans restent obèses
à l’âge adulte, alors que 10 % seulement des enfants du même âge et de poids normal le deviennent.
L’obésité qui se prolonge, donc, durant l’enfance a plus de risque de persister à l’âge adulte (175,
176).
Une étude de cohorte américaine sur la santé de l’adolescent publiée en 2010 a permis d’estimer
l’effet de l’obésité à l’adolescence sur le risque d’obésité sévère à l’âge adulte et a conclu que
l’obésité à l’adolescence était significativement associée à une augmentation du risque d’obésité
sévère à l’âge adulte avec des différences selon le sexe (21, 176).
Il est maintenant prouvé qu’il existe un lien direct entre l’obésité de l’enfant et le risque vasculaire
à l’âge adulte responsable d’une morbidité et d’une mortalité cardiovasculaire accrue (maladies
coronariennes, accidents vasculaires cérébraux).
49
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLIARE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU REVUE DE LA LITERATURE
Les enfants dont l’IMC appartenait au quartile le plus élevé présentaient des taux de décès
prématurés plus élevés que ceux des enfants dont l’IMC appartenait au quartile le moins élevé de
l’IMC (178, 179).
50
PARTIE
PRATIQUE
ENQUETE DE
PREVALENCE
Matériels et méthodes
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
Protocole d’étude
1. Type d’étude
Il s’agit d’une étude transversale à visée analytique portant sur l’obésité infantile.
2. Population d’étude
Sont concernés tous les enfants, tirés au sort, âgés entre 05 et 11ans, scolarisés dans les écoles
primaires de la wilaya de Tizi-Ouzou durant la période d’étude.
Les critères d’inclusion sont : Les enfants âgés entre 05 et 11ans scolarisés au niveau des écoles
primaires de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Les critères de non inclusion sont : Les enfants atteints d’une obésité syndromique.
3. Taille échantillonnale
2
N = Zα p q / i2
N = taille échantillonnale minimale à calculer.
p = prévalence théorique de l’obésité chez l’enfant = 5,25% (69).
q = 1- p = 1 - 0,0525.
i = précision estimée à 2%.
Zα = 1,96 (écart réduit consenti pour un risque α = 5%).
N = 910 enfants
4. Méthode d’échantillonnage
Afin d’atteindre la taille échantillonnale minimale calculée (N= 910 élèves), un sondage en grappe
a été réalisé :
Les grappes étant les paliers (préscolaire, 1er, 2éme ,3éme, 4éme et 5éme années primaires).
A l’intérieur des grappes, un tirage au sort a été fait d’une façon aléatoire ; ainsi 35 classes ont été
tirées au sort dans 32 écoles, donnant un effectif de 910 élèves, avec une moyenne de 26 élèves
par classe (Tableau II).
Dans chaque classe sélectionnée, tous les élèves présents au moment de l’enquête et dont les
parents étaient consentants, ont été enquêtés.
54
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
Population source
57 établissements Population cible
562 classes N = 910
N = 14 814
L’école étant obligatoire en Algérie, les sujets ont été recrutés dans les établissements primaires
tirés au sort de la wilaya de Tizi-Ouzou, sur une période de deux années, de septembre 2015 à
septembre 2017.
Les données ont été recueillies à partir d’une fiche d’enquête pré- établie et auto-administrée,
bilingue (arabe/français), comportant trois volets et comprenant des questions fermées et semi
fermées (Annexe1) :
Identification ;
Anamnestique ;
Clinique.
55
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
Le statut pondéral de l’enfant est défini par le calcul de l’indice de masse corporelle
(IMC), qui est le rapport du poids (en kilogrammes) sur le carré de la taille (en mètre) selon
l’âge et le sexe (10, 11) .
Les courbes de corpulence utilisées sont celles du PNNS intégrant deux méthodes : les
courbes Françaises complétées par les courbes l’International Obesity Task Force (IOTF)
(16, 17) (Annexe 10 et 11).
Activités sédentaires : appréciées à partir du temps passé devant un écran, selon les
recommandations internationales (American Academy of Pediatrics, 2001), les durées
supérieures à 2 heures par jour, passées devant un média de type ordinateur, console de jeu
et télévision, sont considérées comme excessives (94).
Score " FAS (Family Affluence Scale) " : Employé dans les études HBSC pour évaluer le
statut socioéconomique des parents (Annexe 22) (180).
Type d’habitat
Zone urbaine :
On entend par milieu urbain, toute agglomération de chef-lieu de commune ou de Daïra
contenant au moins trois des éléments suivants (180 bis) :
- Un poste de police,
- Une gendarmerie,
- Une poste,
- Un siège d’assemblée populaire communale,
- Un lycée,
- Une ou plusieurs entreprises,
Zone rurale : toute autre agglomération ne répondant pas aux critères cités ci-dessus
est considérée comme milieu rural (180 bis).
56
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
57
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
8. Déroulement de l’étude
8.1 Phase préparatoire
Une demande d’autorisation, préalable d’accès aux différents établissements scolaires de Tizi-
Ouzou, a été rédigée et transmise à la Direction de l’Education de la wilaya de Tizi-Ouzou
(Annexe 23).
Une première rencontre avec le représentant du Directeur de l’Education a été organisée afin de
promouvoir le protocole de l’étude (intérêt, objectifs, et méthodologie).
Une autorisation écrite, nous a été délivrée, par le Directeur de l’Education de la wilaya de Tizi-
Ouzou (Annexe 24).
Les établissements scolaires concernés par l’étude, ont été saisis par le Directeur de l’Education
par écrit afin de nous faciliter l’accès dans leurs structures respectives.
L’étude a été réalisée par un médecin spécialiste en pédiatrie, aidé par des résidents en pédiatrie.
Les enquêteurs ont bénéficié d'une formation portant sur les objectifs de l'étude, le questionnaire
et l'organisation du travail afin d’uniformiser l’intervention sur le terrain et prévenir le biais de
mesure.
Cette pré enquête a eu pour but de tester le questionnaire, d’y apporter des corrections et d’ajuster
la formulation afin que le modèle final soit le plus clair possible.
Vingt (20) questionnaires ont été remis aux parents d’élèves non concernés par l'étude.
Après avoir obtenu toutes les autorisations, et procédé au tirage au sort des établissements, un
repérage des établissements sélectionnés a eu lieu et a consisté en :
- Une prise de contact avec les chefs d’établissements pour les informer des objectifs, des
modalités de l’enquête et identifier les classes concernées.
58
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
Conjointement, une présentation de l'étude a été faite aux élèves avec remise d'un courrier destiné
aux parents afin de les informer de l’enquête, de son objectif et du caractère anodin de l’examen
clinique (Annexe 25).
- Une élaboration d’un programme de passage en concertation avec les Directeurs des
établissements en fonction des programmes d’enseignement et des évaluations
pédagogiques.
Chaque élève de la classe tirée au sort, a bénéficié d’une analyse du carnet de santé et d’un examen
clinique.
Les enfants ont été examinés en sous-vêtements, pieds nus. Des paravents ont été installés pour
préserver l’intimité des élèves. L’examen consistait en une :
Prise de la taille (m) à l’aide d’une toise fixée au préalable et la hauteur au sol des toises a
été vérifiée à l’aide d’un mètre ruban, la prise s’est faite sur un enfant debout les pieds
joints et nus, les bras pendants le long du corps, les genoux en extension, le dos et les talons
appliqués contre la toise (Annexe 13).
Prise du poids (kg) à l’aide d’un pèse-personne (SECA) avec une précision de 100 g qui
avait été préalablement testé, immobile et sans appuis.
Le périmètre abdominal et le tour du bras droit avec un mètre ruban conventionnel étaient
également pris.
Les valeurs obtenues sont reportées sur des courbes de corpulence de référence PNNS :
française/IOTF (Annexe 10 et 11) (21) permettant le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC)
et ainsi de situer le statut pondéral de l’enfant en fonction de l’âge et du sexe.
9. Suivi
Les enfants dont l’IMC est supérieur au 97ème percentile, ont été revus en consultation
régulièrement, afin d’apprécier l’évolution de leur statut pondéral et le changement de leur
comportement psychosocial, une fiche de suivi a été établie pour chaque enfant (Annexe 26).
59
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU MATERRIELS & METHODES
Le contrôle quantitatif des questionnaires a été fait après la collecte des données.
La saisie et le contrôle qualitatif des questionnaires ont été faits par logiciel "EPI info 6".
Le traitement des données a été fait sur deux logiciels, EPI info 6 et SPSS 17.
- Une phase de contrôle de données a permis d’identifier les erreurs de saisie ; suivi d’un tri à
plat qui a permis d’établir un descriptif pour chaque variable du questionnaire.
- Les résultats des analyses descriptives sont exprimés sous forme de fréquences (proportions)
pour les variables qualitatives de l'ensemble de l’échantillon, puis selon l'âge et le sexe pour
les différentes variables qualitatives du questionnaire avec leur intervalle de confiance à 95 %,
qui sont indiqués entre crochets dans les tableaux. Pour les variables quantitatives, ils sont
exprimés en moyenne ± écart type.
- Des tableaux croisés ont été réalisés pour indiquer les associations entre les pathologies et les
facteurs de risque ; la mesure de l’association entre ces facteurs de risque et la maladie a été
calculée par l’Odds-Ratio (OR) et son intervalle de confiance à 95 %.
- Dans l’analyse des facteurs de risque, les enfants obèses et en surpoids (malades) ont été
comparés aux enfants normo pondérés (sains) ; les maigres ont été exclus de la comparaison
pour ne pas surestimer ou sous-estimer les facteurs d’expositions.
- La recherche d’association entre les différentes variables a été réalisée en utilisant le test khi-
deux de Pearson pour les variables qualitatives et le test T de Student pour la comparaison de
moyennes des variables quantitatives.
Le logiciel SPSS version 17. 0 a été utilisé pour l’analyse statistique et notamment l’analyse
multivariée de type régression logistique, le calcul des Odds-Ratios (OR) ajustés et des intervalles
de confiance (IC) à 95 %.
60
Résultats
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
2. Etudier le statut pondéral des élèves et les caractéristiques associées à la surcharge pondérale :
En analyse bi-variée :
- Obésité parentale
- Facteurs périnataux : diabète gestationnel, le poids de naissance, l’allaitement
maternel et sa durée, les habitudes alimentaires, l’activité physique, les activités
sédentaires et le calcul des dépenses énergétiques selon le sexe et l’âge.
6. Un aperçu du suivi des enfants en surcharge pondérale sur une période d’une année
B. Nous avons discuté nos résultats et fait des commentaires : pour cela nous avons
C. Conclusion et recommandations.
62
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Au total, sur les 924 élèves, âgés de 05 à 11 ans, tirés au sort dans les écoles primaires de Tizi-
Ouzou, 50,10 % étaient des garçons, avec une sex-ratio de 1.
L’âge moyen des élèves était de 7,84 ± 1,68 ans, avec IC à 95% [5 - 11,5].
Presque trois quart (73,4%) des enfants de notre étude résidaient en zone urbaine (figure 13).
Rural
26,60%
Urbain
73,40%
83% des élèves enquêtés ont fréquenté des établissements scolaires publiques (Figure 14).
Privée
17,10%
Publique
82,90%
63
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
La répartition des enfants enquêtés semble homogène selon les âges et le sexe.
Tableau III : Moyennes anthropométriques avec écarts type des effectifs des élèves par âge.
Moyenne
20,45 19,79 1,14 1,11 52,60 51,70 15,92 16,45
45 62 45 62 45 62 45 62
Effectif
Moyenne
22,65 22,04 1,18 1,17 54,53 54,15 16,16 16,20
6 ans Ecart type ± 3,84 ± 3,52 ±0,04 ± 0,04 ± 4,24 ± 4,56 ± 1,66 ± 1,53
81 87 81 87 81 87 81 87
Effectif
7 ans Ecart type ± 5,24 ± 4,97 ± 0,05 ± 0,05 ± 6,52 ± 6,09 ±1,98 ± 1,89
69 64 69 64 69 64 69 64
Effectif
8 ans Ecart type ± 5,58 ± 5,63 ± 0,06 ± 0,05 ± 7,09 ± 7,07 ± 5,66 ± 2,66
82 72 82 72 82 72 82 72
Effectif
99 94 99 94 99 94 99 94
Effectif
Moyenne
38,16 36,03 1,41 1,40 65,42 62,74 20,06 19,56
10 ans Ecart type ± 9,85 ± 8,79 ± 0 ,06 ± 0,07 ± 10,36 ± 8,25 ± 3,17 ± 2,80
87 82 87 82 87 82 87 82
Effectif
64
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
65,42
59,36 60,41
54,53 57,45
52,6
19,18 20,06
17,36 18,51
15,92 16,16
31,95 38,16
22,65 25,91 29,56
20,45
5 ANS 6ANS 7ANS 8ANS 9ANS 10ANS
62,17 62,74
56,38 58,79
51,7 54,15
19,31 19,56
17,26 18,18
16,45 16,2
33,62 36,03
22,04 25,48 28,74
19,79
5 ANS 6ANS 7ANS 8ANS 9ANS 10ANS
65
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
2.1. Prévalence
- 82,03% (758 enfants) avec IC à 95% [79,45 - 84,41] pour les normo pondérés ;
- 10,71% (99 enfants) avec IC à 95% [8,84 - 12 ,83] pour les sujets en surpoids ;
- 6,49% (60 enfants) avec IC à 95% [5,03 - 8,22] pour les sujets obèses.
83,03%
10,71% 6,49%
0,8%
Le rapport TT/T a été supérieur à 0,5 (reflet de l’obésité abdominale) chez 70,7% des sujets en
surpoids et chez 98,3% des obèses et 1,2 % des normo pondérés avaient un rapport supérieur à
0,5 % (Tableau IV).
66
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
La moyenne d’âge des garçons en surpoids ne diffère pas significativement de la moyenne d’âge
des filles.
L’obésité a touché plus précocement les filles par rapport aux garçons de manière significative
(Tableau V).
La prévalence du surpoids a été de 9,93% chez les garçons et 11,49 % chez les filles sans différence
significative entre les deux sexes.
La prévalence de l’obésité a été de 6,47 % chez les garçons et 6,5 % chez les filles sans différence
significative (Tableau VI).
Surpoids et
Statut Prévalence
Sexe Effectif obèses selon IC à 95% p value
pondéral (%)
le sexe
67
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Tableau VII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la tranche l’âge.
Nombre
de
Surpoids
et
Statut Intervalle Prévalence
d’âge
Effectif d’obèses IC à 95 % p value
pondéral selon la (%)
tranche
d’âge
68
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Tableau VIII : Répartition des élèves en surpoids et obèses selon les conditions socio-
économiques (CSE).
Condition Surpoids
Statut Prévalence
pondéral
socio- Effectif et obèses / IC à 95 % p value
économique les CSE (%)
[Link]. Le père
Plus le niveau d’instruction du père était élevé, plus la prévalence de surpoids et de l’obésité était
importante (Tableau IX).
Surpoids et
Niveau obèses / le
Statut Prévalence
d’instruction Effectif niveau
(%)
IC à 95 % p value
pondéral du père d’instruction
du père
Primaire 39 2 5,12 [0,27 - 28,10]
69
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
[Link]. La mère
Plus le niveau d’instruction de la mère était élevé, plus la prévalence du surpoids et de l’obésité
était importante (Tableau X).
Surpoids et
Niveau obèses /
Statut Prévalence
pondéral
d’instruction Effectif niveau d’ IC à 95 % p value
de la mère instruction (%)
de la mère
Il n’y avait pas de relation entre surpoids et l’obésité de l’enfant et le nombre d’enfant dans la
fratrie (Tableau XI).
Surpoids
et obèses /
Statut Structure
la Prévalence
pondéral familiale Effectif
structure
IC à 95 % p value
(%)
familiale
70
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Les enfants en surpoids étaient issus aussi bien de milieu urbain que rural.
Les enfants obèses étaient issus aussi bien de milieu urbain que rural (Tableau XII).
Tableau XII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le lieu de vie.
Surpoids et
Statut Type obèses / le Prévalence
d’habitat Effectif lieu de vie
IC à 95 % p value
pondéral (%)
Surpoids
Urbain 624 79 12,66% [9,53 - 17,26]
p = 0,13
Rural 233 20 8,58% [4,55 - 15,91] DNS
Obésité
Urbain 594 49 8,24% [5,22 - 11,76]
p = 0,15
Rural 224 11 4,91% [2,25 - 12,25] DNS
La prévalence du surpoids et de l’obésité dans les écoles privées était supérieure à celle des écoles
publiques avec une différence significative (Tableau XIII).
Tableau XIII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon le type d’école fréquentée.
Surpoids
Type
Statut et obèses Prévalence
d’école Effectif
/ le type
IC à 95 % p value
pondéral fréquentée (%)
d’école
71
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
3. Facteurs de risque
Le risque qu’un enfant soit en surpoids est 3 fois plus élevé, si l’un des parents est en surcharge
pondérale et 4 fois plus si les deux parents le sont.
Le risque qu’un enfant soit obèse est 2 fois plus élevé, si l’un des parents est en surcharge pondérale
et 3 fois plus si les deux parents le sont (Tableau XIV).
Tableau XIV : Analyse de l’association entre le statut pondéral des parents et des enfants.
Surpoids
et obèses
Statut /le statut OR
Parents et enfants
pondéral Effectif pondéral IC à 95 % p value
des
parents
Deux parents en
68 10
2. 83 p < 0,01
surcharge pondérale [1,24 - 6,32] DS
Non
- 8 - - -
précisé
Le diabète gestationnel de la mère faisait courir à l’enfant un risque 2 fois plus important d’être en
surpoids et 2,5 fois d’être obèse et cela de manière significative (Tableau XV).
72
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Surpoids et
Statut obèses /le OR
Diabète gestationnel Effectif
diabète p value
pondéral IC à 95 %
gestationnel
Absence de diabète
794 86 1
Surpoids gestationnel p <0,01
Présence d’un 2,14 DS
63 13
diabète gestationnel [1,06 - 4,36]
Absence de diabète
gestationnel
759 51 1
p < 0,01
Obésité
Présence d’un 2,50 DS
59 9
diabète gestationnel [1,08 - 5,63]
Le risque de surpoids chez les enfants de petit poids de naissance était2 fois plus élevé et le risque
d’obésité était3 fois plus élevé par rapport aux enfants nés eutrophiques.
Par contre, le gros poids de naissance n’était pas un facteur de risque aussi bien pour le surpoids
que pour l’obésité (Tableau XVI).
Surpoids
et obèses
Statut OR
Poids de naissance / le poids
Pondéral Effectif IC à 95% p value
de
naissance
Poids de naissance
normal
775 83 1
Obésité 50 9
3,16 p < 0,006
Petit poids de naissance
[1,34 - 7,26] DS
28 3
1,73 p = 0. 28
Gros poids de naissance
[0,40 - 6,31] DNS
73
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
L’absence d’allaitement maternel faisait courir à l’enfant, un risque 2 fois plus important d’être en
surpoids et 3 fois plus d’être obèse (Tableau XVII).
Surpoids et
Statut obèses /
Allaitement au sein Effectif
l’allaitement
OR p value
pondéral
maternel IC à 95 %
Allaitement Maternel 763 81 1
p < 0,01
Surpoids Absence d’allaitement 1,99
94 18 DS
Maternel [1,69 - 3,61]
Allaitement Maternel 727 45 1
Obésité p < 0,0003
Absence d’allaitement
91 15
2,99 DS
Maternel [1,52 - 5,84]
Lorsque l’allaitement au sein avait duré moins de six mois le risque de surpoids était 2 fois plus
important et celui de l’obésité 3 fois plus important (Tableau XVIII).
Surpoids et
Durée de obèses / la OR
Statut
pondéral
l’allaitement au Effectif durée de p value
sein l’allaitement
IC à 95 %
au sein
Plus de 06 mois 602 55 1
p < 0,01
Surpoids 1,92 DS
Moins de 06
mois
161 26 [1,12 - 3,26]
74
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Petit déjeuner
Les enfants qui ne prenaient pas de petit déjeuner couraient un risque 2 fois plus important de
développer un surpoids et une obésité (Tableau XIX).
Tableau XIX : Analyse de l’association entre la prise du petit déjeuner, obésité et surpoids de
l’enfant.
Surpoids et
Statut obèses / la OR
Prise du petit déjeuner Effectif
prise du petit
p value
pondéral IC à 95 %
déjeuner
Collation du matin
Les enfants qui prenaient une collation le matin avaient un risque 2 fois plus important de
développer un surpoids et 2,5 fois plus important de développer une obésité par rapport à d’autres
enfants (Tableau XX).
Surpoids et
Statut obèses / la
Collation du matin Effectif OR p value
pondéral prise de la
collation IC à 95 %
Non prise de la
collation
566 54 1
p < 0,01
Surpoids 1,73
Prise de collation 291 45 DS
[1,11 - 2,71]
Non prise de la
collation
540 32 1
P < 0,001
Obésité 2,38
Prise de collation 278 28 DS
[1,36 - 4,17]
75
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Déjeuner
Le risque d’être en surpoids et obèses est multiplié par 2 chez les enfants qui ne prenaient pas de
déjeuner par rapport aux autres enfants.
Le Déjeuner sauté est souvent compensé par le grignotage pour palier à la sensation de faim de fin
d’après-midi (Tableau XXI).
Surpoids et
Statut obèses /la OR
Déjeuner Effectif
pondéral prise du IC à 95 % p value
diner
Prise du déjeuner 773 83 1
Surpoids p < 0,02
Non prise du 1,96 DS
84 16
déjeuner [1,04 - 3,65]
Prise du déjeuner 739 49 1
p < 0,01
Obésité Non prise du 11 2,28
79 DS
déjeuner [1,06 - 4,79]
Diner
Les enfants qui ne prenaient pas de diner multipliaient par 2 le risque d’être en surpoids et par 2,25
le risque d’être obèses (Tableau XXII).
Tableau XXII : Analyse de l’association entre la prise du diner, obésité et surpoids de l’enfant.
Nombre de
surpoids et
d’obèses
Statut selon la OR
Diner Effectif p value
pondéral prise du IC à 95%
diner
Prise du diner 781 85 1
Surpoids
1,85 p < 0,04
Non prise du diner 76 14 DS
[1,02 - 3,57]
Prise du diner 746 50 1
Obésité
2,25 p < 0,02
Non prise du diner 72 10 DS
[1,01 - 4,86]
76
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Le risque d’être en surpoids ou d’être obèses est multiplié par 2 chez les enfants qui ne terminaient
pas leurs assiettes (Tableau XXIII).
Tableau XXIII : Analyse de l’association entre le fait de ne pas terminer son assiette, obésité et
surpoids de l’enfant.
Surpoids
et obèses /
Statut ne pas OR
Terminer son assiette Effectif terminer
pondéral IC à 95 % p value
son
assiette
Grignotage
Le grignotage multipliait par 2 le risque d’être en surpoids ou d’être obèse (Tableau XXIV).
Surpoids et
Statut Effectif obèses /
le OR
pondéral Grignotage p value
grignotage IC à 95 %
77
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
La consommation de boisson sucrée chez l’enfant faisait multiplier le risque de surpoids par 2
celui de l’obésité par 2,5 et ce de manière significative (Tableau XXV).
Surpoids et
Statut obèses / la OR
Consommation
boissons sucrées Effectif consommation
pondéral de boisson
IC à 95 % p value
sucées
Pas de
consommation de 197 14 1 p<
Surpoids boissons sucrées
0,02
Consommation de 1,93
boissons sucrées 660 85 DS
[1,04 - 3,65]
Pas de p<
consommation de 190 7 1 0,02
Obèses boissons sucrées
DS
Consommation de 2,41
boissons sucrées 628 53
[1,03 - 5,90]
Le risque de surpoids est multiplié par 2 et celui de l’obésité par 2,5pour les enfants qui mangeaient
devant la télévision (Tableau XXVI).
Surpoids
et obèses /
Statut Manger devant la OR
pondéral télévision Effectif manger IC à 95 % p value
devant la
télévision
Ne mange pas devant
la télévision
691 69 1
Surpoids p<0,003
Mange devant la 1,99 DS
télévision 166 30
[1,21 - 3,25]
Ne mange pas devant
la télévision
660 38 1
Obèses p<0,0004
Mange devant la 2,65 DS
télévision 158 22
[1,46 - 4,78]
78
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
L’influence de la publicité
Les enfants qui sont influencés par les publicités couraient un risque 2 fois plus important d’être
en surpoids et 3 fois plus d’être obèses et ce d’une façon significative (Tableau XXVII).
Surpoids
et obèses /
Statut Influence de la OR
publicité Effectif
l’influence p value
pondéral de la IC à 95%
publicité
Pas d’influence de la
publicité
731 74 1
Surpoids p < 0,001
Influence de la
126 25
2,20 DS
publicité [1,29 - 3,72]
Pas d’influence de la
publicité
699 42 1
p < 0,0004
Obèses Influence de la 2,79
119 18 DS
publicité [1,48 - 5,21]
Ne pas pratiquer de sport multiplie le risque par 3 d’être en surpoids et par 3,5 d’être obèse avec
une différence significative (Tableau XXVIII).
Tableau XXVIII : Analyse de l’association entre la pratique d’une activité sportive, obésité et
surpoids de l’enfant.
Surpoids
Statut et obèses OR
Activité Sportive Effectif / activité p value
pondéral IC à 95 %
sportive
Pratiquer du sport 546 39 1
Surpoids 3,11
Ne pas pratiquer du P < 10-7
sport
311 60 [1,98 - 4,89]
DS
Pratiquer du sport 529 22 1
Obésité 3,5 P < 2 10-6
Ne pas pratiquer du
sport
289 38 [1,96 - 6 ,25] DS
79
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Partir à l’école véhiculé multiplie le risque par 2 pour le surpoids et l’obésité (Tableau XXIX).
Tableau XXIX : Analyse de l’association entre le mode de déplacement pour aller à l’école,
obésité et surpoids de l’enfant.
Surpoids et
Mode de obèses / mode
Statut déplacement de déplacement OR
pondéral pour aller à Effectif pour aller à IC à 95 % p value
l’école l’école
A pied 537 49 1
Surpoids p < 0,003
50 1,84 DS
Véhiculé 320
[1,19 - 2,87]
A pied 515 27 1
p < 0,002
Obèses 2,21
Véhiculé 303 33 DS
[1,26 - 3,88]
Le risque de surpoids et d’obésité infantile était respectivement de 2 fois plus important et 3,5 fois
plus important chez les enfants qui faisaient un trajet de moins de 20 minutes à pied pour aller à
l’école par rapport aux enfant qui faisaient un trajet de plus de 20 minutes avec une différence
significative (Tableau XXX).
Tableau XXX : Analyse de l’association entre la durée du trajet pour aller à l’école, obésité et
surpoids de l’enfant.
Surpoids et
obèses
Statut Durée du trajet pour /durée du
aller à l’école Effectif
OR
pondéral trajet pour p value
aller à IC à 95 %
l’école
1
Plus de 20 min 209 11
Surpoids p < 0. 01
328 2,36
Moins de 20 min 38 DS
[1,13 - 5,03]
1
Plus de 20 min 204 6
Obèses
p < 0,01
3,58
Moins de 20 min 311 21 DS
[1,14 - 12,53]
80
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Les enfants qui avaient un nombre d’heures de sommeil inférieur à 8 heures avaient un risque de
surpoids et d’obésité3 fois plus important par rapport aux enfants qui faisaient 8 heures et plus de
sommeil avec une différence significative (Tableau XXXI).
Surpoids et
Statut Nombre d’heures obèses /nombre
OR
pondéral de sommeil Effectif d’heures de p value
sommeil IC à 95%
08h - 10h 696 77 1
2,84 p < 0,002
Surpoids < 8h 46 12
[1,33 - 5,98] DS
0,77 p = 0,44
>10h 115 10
[0,36 - 1,59] DNS
08h - 10h 662 45 1
2,83 p < 0,02
Obèses < 8h 41 7
[1,08 - 7,15] DS
115 8
1,03 p = 0,9
>10h
[0,44 - 2,39] DNS
La présence d’un téléviseur dans la chambre multipliait par 1,5 le risque de surpoids et par 2,5 fois
le risque d’obésité avec une différence significative (Tableau XXXII).
Tableau XXXII : Répartition des enfants en surpoids et obèses selon la présence d’une
télévision dans la chambre de l’enfant.
Surpoids
et obèses
Statut Télévision dans la OR
Effectif /Télévision p value
pondéral chambre IC à 95 %
dans la
chambre
Absence de télévision
dans la chambre
703 74 1
Surpoids p < 0,04
Présence de télévision 1,65 DS
154 25
dans la chambre [0,98 - 2,76]
Absence de télévision
dans la chambre
668 39 1
Obèses p < 0,0005
Présence de télévision 2,63 DS
150 21
dans la chambre [1,44 - 4,77]
81
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Un temps d’écran de plus de 2 heures multipliait le risque de surpoids par 2 et celui de l’obésité
par 2,5 avec une différence significative, et un temps d’écran de 3 heures et plus multipliait le
risque de surpoids par 2,5 et celui de l’obésité par 4 avec une différence significative (Tableau
XXXIII).
Tableau XXXIII : Analyse de l’association entre la durée du temps d’écran, obésité et surpoids
de l’enfant.
Surpoids et
Statut obèses / OR
Durée du temps
d’écran
Effectif durée du p value
pondéral temps
IC à 95 %
d’écran
1 heure 525 45 1 -
1,83 p < 0,01
Surpoids 2 heures 224 33
[1,10 - 3,04] DS
2,45 p < 0. 001
Plus de 3 heures 108 21
[1,33 - 4,51] DS
1 heure 502 22 1 -
213 22
2,51 p < 0,002
2 heures
Obèses [1,30 - 4,84] DS
4,04 p < 2 10-5
Plus de 3 heures 103 16
[1,92 - 8,35] DS
Elle est évaluée à partir du métabolisme de base (MB) et le niveau d’activité physique (NAP)
(Tableau XXXIV).
La sédentarité est estimée par le temps passé devant la télévision, jeux vidéo et ordinateur.
82
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Tableau XXXIV. Classement des activités physiques selon le NAP chez l’enfant (181 bis)
DEJ =∑
Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les garçons entre 6 et 9 ans en surpoids
sont inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences
significatives (Figure 18).
Pour les garçons de 5 et 10 ans il n’y a pas de différence significative entre les valeurs observées
et les valeurs théoriques (Figure 18).
83
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
DEJ (k cal/j )
3000 GARÇON SURPOIDS Observé référentiel
2500
2564,1
2000 2286,9
2055,9
1848
1500 1743,93
1649,2
1477
1361,14
1000 1173,35 1194,79 1183,09
1163,96
500
0
5 6 7 8 9 10 Age (ans)
Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les filles en surpoids sont inférieures aux
dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences significatives (Figure
19).
DEJ (k cal/j)
3000 FILLES SURPOIDS Observé référentiel
2500 2671,9
2348,5
2000 2021,6
1770,8
1500 1545
1376,4
1000 1183,33 1222,38
1127,86 1123,96
880,45 922,74
500
Age (ans)
0
5 6 7 8 9 10
84
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Globalement les dépenses énergétiques journalières chez les garçons obèses sont inférieures aux
dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences significatives (Figure
20).
4500DEJ (k cal/j) GARÇONS OBESES référentiel Observé
4000
3500 2286,9 2564,1
3000 2055,9
2500 1649,2 1848
2000
1500
1477 1566,69
1000 1415,32
1145,49 1246,4
1088,61
500 0
0 Age (ans)
5 6 7 8 9 10
p value / 10-3 0,005 0,001 10-3 10-3
Globalement les dépenses énergétiques journalières chez les filles entre 6 et 9 ans obèses sont
inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe avec des différences
significatives (Figure 21).
Pour les filles de 5 et 10 ans, il n’y a pas de différence significative entre les valeurs observées et
les valeurs théoriques (Figure 21).
DJE (k cal/j)
4500 FILLES OBESES Réferentiel Observé
4000
3500 2671,9
2348,5
3000 2021,6
2500 1770,8
1376,4 1545
2000
1500
1000 1254,22 1271,96
1062,8 1031,08 1145,94
500 988,75
Age (Ans)
0
5 6 7 8 9 10
85
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Il existe une relation entre la surcharge pondérale et les antécédents de diabète gestationnel,
l’absence d’allaitement maternel et la durée d’allaitement maternel inférieure à 6 mois avec des
différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée que multivariée (Tableau XXXV).
Tableau XXXV : Survenue du surpoids et obésité ajustés sur les facteurs de risque de la
période périnatale
Diabète
2,14 [1,06 - 4,36] 0,01 2,1 [1,08 - 4,06] 0,02
gestationnel
Petit poids
2,24 [1,04 - 4,72] 0,02 1,90 [0,8 - 4,54] NS
de naissance
surpoids Absence
d’allaitement 1,99 [1,69 - 3,61] 0,01 2,02 [1,14 - 3,57] 0,01
maternel
Allaitement
maternel
1,92 [1,12 - 3,26] 0,01 1,87 [1,13 - 3,11] 0,01
moins
de 6 mois
Diabète 0,01
2,50 [1,08 - 5,53] 2,57 [1,17 - 5,67] 0,01
gestationnel
Absence
Obésité d’allaitement 2,92 [1,52 - 5,84] 0,003 2,90 [1,50 - 5,60] 0,01
maternel
Allaitement
maternel
2,50 [1,41 - 4,41] 0,004 2,63 [1,40 - 4,94] 0,003
moins
de 6 mois
86
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Un parent en
surcharge 2,85 [1,68 - 4,83] 2 10-5 2,95 [1,78 - 4,85] 10-4
pondérale
Deux
parents en
3,97 [2,12 - 7,38] 9 10-7 4,18 [2,32 - 7,57] 10-4
surcharge
pondérale
surpoids
Enfant
1,76 [1,59 - 3,39] NS 1,33 [1,02 - 2,34] NS
unique
Enfants
1,14 [3,43 - 3,81] 0,87 1,15 [0,85 - 4,39] NS
Multiples
Un parent en
surcharge 2,11 [1,06 - 4,14] 0,03 2,10 [1,19 - 3,9] 0,02
pondérale
Deux
parents en
2,83 [1,24 - 6,32] 0,01 2,80 [1,32 - 5,98] 0,007
surcharge
Obésité pondérale
Enfant
2,03 [0,70 - 24,96] NS 1,67 [1,21 - 2,45] NS
unique
Enfants
1,14 [3,43 - 3,81] 0,87 1,19 [0,35 - 3,99] NS
Multiples
87
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
La non prise du petit déjeuner, la prise de boissons sucrées et le saut de repas sont des facteurs de
risque de surpoids et d’obésité, avec des différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée
que multivariée (Tableau XXXVII).
Non prise du
petit déjeuner
1,93 [1,07 - 3,45] 0,01 1,79 [1,01 - 3,17] 0,04
Prise de la
collation du 1,75 [1,11 - 2,71] 0,01 1,54 [0,99 - 2,40] NS
Surpoids matin
Ne pas
terminer son 1,94 [1,18 - 3,16] 0,004 1,80 [0,81 - 2,92] NS
assiette
Prise de
boissons 1,93 [1,04 - 3,65] 0,02 1,90 [1,05 - 3,45] 0,03
sucrées
Non prise du
petit déjeuner
2,25 [1,38 - 3,45] 0,01 1,91 [1,17 - 3,76] 0,06
Prise de la
collation du 3,38 [1,36 - 4,17] 0,01 1,50 [0,35 - 1,15] NS
matin
Obésité Ne pas
terminer son 2,06 [1,12 - 3,79] 0,01 1,50 [0,86 - 3,04] NS
assiette
Prise de
boissons 2,41 [1,03 - 5,90] 0,02 2,36 [1,04 - 5,30] 0,03
sucrées
88
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Plateau télé 1,99 [1,21 - 3,25] 0,003 1,78 [1,10 - 2,89] 0,01
Il existe une relation entre le surpoids, l’obésité et l’activité physique (la non pratique du sport,
aller à pied à l’école) avec des différences significatives aussi bien en analyse Bi-variée que
multivariée (Tableau XXXIX).
Trajet véhiculé 1,84 [1,19 - 2,87] 0,003 2,27 [1,45 - 3,56] 10-4
Surpoids
Durée trajet NS
2,36 [1,13 - 5,03] 0,01 1,11 [0,49 - 2,52]
moins de 20 min
Dépense
2,26 [1,93 - 4,45] 0,003 1,99 [1,1 - 3,99] 0. 003
énergétique
Pas de Sport 2,74 [1,38 - 3,53] 0,001 2,9 [1,39 – 6,17] 0. 004
[1,20 - 3,88]
Trajet véhiculé 2,21 0,002 3,4 [1,95 - 6,03] 10-4
Obésité
Durée trajet NS
3,53 [1,14 - 12,53] 0,01 1,10 [0,34 - 3,56]
moins de 20 min
Dépense [2,02 - 5,76]
3,64 0,002 2,99 [1,2 - 5,00] 0. 007
énergétique
89
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
3.2.6. Sédentarité
Les enfants ayant un temps d’écran de plus de 3heures et qui dorment moins de 08 heures par jour
ont plus de risque d’être en surpoids et obèses avec des différences significatives aussi bien en
analyse Bi-variée que multivariée (Tableau XL).
Surpoids
Temps d’écran
2,45 [1,33 - 4,51] 0,001 1. 63 [1,26 – 2,11] 10-4
> 3h
Heures sommeil
2,84 [1,33 - 5,98] 0,002 2. 23 [1,08 – 4,61] 0. 03
<à8h
4. Comorbidités
La fréquence des caries dentaires était respectivement 15,25% vs 16 ,66% en cas de surpoids et
d’obésité (Tableau XLI).
Les enfants en surpoids et obèses présentaient respectivement une énurésie dans13. 38% vs
17,49% des cas (Tableau XLI).
90
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
Surpoids
et obèses Prévalence
Statut OR
Co morbidités Effectif (%) p value
pondéral /comorbi IC à 95 %
IC à 95 %
dités
16,66 2,14
Asthme 60 10 p < 0,01
[6,30 - 35,45] [1,06 - 4,26]
Surpoids
Douleur 21,87 2,93
32 7 p < 0,01
articulaire [6,59 - 49,49] [1,23 - 6,83]
13,38 1,84
Enurésie 142 19
[6,81 – 24,02] [1,10 - 3,08] p < 0,01
16,66 2,50
Caries dentaires 60 10 p < 0,02
[6,30 - 35,45] [1,08 - 5,63]
20,63 2,83
Asthme 63 13 p<0,008
[9,03 - 39,27] [1,26-6,20]
Obésité
Douleur 26,47 3,87
34 9 p<0,006
articulaire [9,55 - 53,13] [1,45-9,96]
Anomalies 23,25 2,90
43 10 p<0,01
osseuses [8,89 - 46,66] [1,11-7,27]
17,49 2,39
Enurésie 149 26 P<0. 002
[9,97 – 28, 35] [1,29-4,41]
91
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
5. COMPORTEMENT PSYCHOSOCIAL
Les enfants et surpoids et obèses mangent et font moins d’activités physiques (Tableau XLII).
Tableau XLII : Répartition des activités des enfants lorsqu’ ils s’ennuient.
NORMO
SURPOIDS OBESE
PONDERES P VALUE
(%) (%)
(%)
10-6
Manger 9 19,20 31,70
DS
Regarder la télévision 33,90 40,40 45 DNS
10-6
Activité physique 43,8 26,3 8,3
DS
La majorité des enfants perçoivent l’obésité comme une maladie, quel que soit leur statut pondéral
avec une différence significative (p=0,001) (Figure 21).
Figure 21 : Représentation du concept de l’obésité sur la santé selon les enfants enquêtés.
92
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
6. Suivi
Le recul dans le suivi de nos malades obèses et en surpoids est certes trop court pour tirer des
conclusions (il n’a été que d’une année), mais nous avons constaté une amélioration palpable dans
les chiffres obtenus.
Les enfants dont l’IMC est supérieur au 97 èmepercentile, ont été revus en consultation
régulièrement, le rythme a été adapté aux besoins de l’enfant et de sa famille, afin d’apprécier
l’évolution du statut pondéral et le changement des comportements psychosociaux.
Nous avons constaté que la majorité des enfants et leurs familles adhéraient au projet de soins ;
peu d’enfants ont été perdus de vu.
A 6 mois de suivi, il restait 145 enfants sur les 150 de départ, soit une perte de 9,1% de l’effectif.
A 1 an de suivi, il restait 133 enfants soit une perte de 16,3% par rapport au départ.
Un accompagnement de l’enfant et de sa famille dans leur projet de soins, assuré par une
équipe multidisciplinaire (un pédiatre, une psychologue et une diététicienne).
Dans la mesure où au cours du suivi les enfants grandissent (leurs tailles et leurs poids
augmentent), les variations de l’IMC ont été exprimées en pourcentage d’excès, afin de neutraliser
l’effet de la croissance avec l’âge et le sexe.
L’écart est calculé à partir de la différence entre l’IMC observé et la médiane d’IMC de la
population de référence de l’enfant (même âge et même sexe), divisé par l’IMC de référence de
cette population.
Plus l’écart augmente, plus l’enfant s’éloigne de la courbe de référence de corpulence pour son
âge et son sexe, et plus il est à un degré de surpoids ou d’obésité élevé.
Plus l’écart diminue, plus l’enfant se rapproche de la courbe de référence de corpulence et plus la
corpulence se normalise.
A 6 mois de suivi
3 enfants obèses ont maigri et ont changé de couloir sans normaliser leurs IMC.
1 enfant obèse a allongé l’écart de son IMC.
6 enfants obèses sont restés obèses mais ont amélioré l’écart d’IMC.
46 enfants obèses ont stabilisé leurs écarts d’IMC.
Aucun enfant obèse n’a normalisé son IMC.
93
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
A 1 an de suivi
En résumé : les résultats de notre suivi étaient plus perceptibles dans la population d’enfants en
surpoids que ceux obèses. La moitié de notre effectif ont stabilisé leur IMC.
Les résultats sont d’autant plus nets que la surcharge pondérale est modérée et de constitution
récente.
6.2. Les facteurs de risque qui ont changé d’une façon significative lors du suivi
94
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RESULTATS
L’évaluation correcte de la diététique des enfants étant difficile, celle du lien entre alimentation,
surpoids et obésité l’est aussi. En utilisant une analyse en composantes principales ; nous avons
identifié trois profils diététiques majeurs associés à l’activité physique avec leurs degrés de
signification respectifs, même si en chiffres absolus, certains résultats paraissent non significatifs,
vu le nombre de perdu de vue qui est de 17 enfants, ces quatre comportements ont changé d’une
façon significative (Tableau XLIII) :
Surpoids Obésité
Après
Avant suivi Avant Apres suivi
P P
suivi d’une Suivi d’une année
année
Partir à l’école à
49 51 0,15 NS 27 28 0,16 NS
pied
Temps d’écrans < 0,07NS
45 50 22 24 0,16 NS
1h
Nombre d’heures
87 80 0,14 NS 53 45 0 ,33 NS
de sommeil > 8h
Prise du petit
80 80 0,007 DS 45 44 0,02 DS
déjeuner
Non prise de la
54 55 0,16 NS 32 33 0,1 NS
collation
0,09 NS
Prise du déjeuner 83 80 0,06 NS 49 45
Ne pas sauter de
76 80 10-3 DS 42 44 0,005 DS
repas
Ne pas grignoter 51 57 0,03 DS 29 35 0,009 DS
Se passer de
14 14 0,4 NS 7 10 0,19 NS
boissons sucrées
Ne pas manger 0,15 NS
69 67 38 37 0,12 NS
devant la télévision
Terminer son 0,1 0,07
69 68 41 40
assiette NS NS
95
DISCUSSION
ET
COMMENTAIRES
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Faire une comparaison de nos résultats avec les résultats d’autres enquêtes.
1. Contraintes
- Malgré une discordance entre l’effectif d'élèves par classe avancé par la Direction de
l’Education et l’effectif réel retrouvé dans les classes (20 à 45 /classe), le recrutement des
élèves s’était déroulé normalement.
- Les périodes de grèves et d’évaluation avaient temporairement perturbé le programme
établi pour la collecte de données.
- Les carnets de santé des élèves étaient majoritairement incomplets voir vides pour certains
; d’où la difficulté d’exploitation des paramètres anthropométriques (taille, poids, …).
- Comparer la prévalence de l’obésité a été difficile du fait de la multitude des courbes de
croissance existantes et utilisées dans les études.
Pour comparer nos résultats, nous avons sélectionné dans la littérature les études utilisant l’IMC
comme indice anthropométrique et les références de l’IOTF pour définir le surpoids et l’obésité.
2. Discussion de la méthodologie
Pour connaitre les besoins de santé des enfants et évaluer l’ampleur du problème, le type d’enquête
approprié est l'enquête transversale.
Cette étude fournit une prévalence de l’obésité et du surpoids, dans un échantillon d'élèves du
cycle primaire (05 – 11 ans), et un ensemble d'informations susceptibles d'intéresser les acteurs du
système de santé, pour mieux planifier et répondre aux besoins de santé de ces enfants.
Un sondage stratifié a été utilisé, afin de contrôler l'effet de grappe qui augmente l'erreur standard
sur l'estimation des mesures, puisque les individus d'une même grappe ont plus l'opportunité de
partager certaines caractéristiques.
La taille de l'échantillon est augmentée, pour accroitre la précision des estimations de l'échantillon.
Les proportions obtenues sont des estimations de valeurs réelles prises chez les élèves de 05 à 11
ans scolarisés dans les classes tirées au sort, ce qui permet d'extrapoler les résultats de l'enquête à
la population d’enfants de cette tranche d’âge.
Avant d’entamer la discussion rappelons que l’étude par questionnaire a ses limites.
97
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Avant l’âge de 5 ans, les valeurs individuelles de surpoids par rapport aux valeurs de référence,
sont le plus souvent transitoires. L’estimation de la prévalence de surpoids ou d’obésité avant 5
ans semble moins pertinente qu’à un âge où la plupart des cas de surpoids ont un plus grand risque
de se maintenir jusqu’à la fin de la croissance.
En effet, après l’âge de 5 ans, l’obésité a une meilleure valeur prédictive du statut adipeux de
l’adulte. La tranche d’âge 5 – 11 ans pourrait être une période favorable pour des stratégies de
prévention, et mérite un intérêt particulier.
Après l’âge de 11ans, c’est la phase pubertaire, où les facteurs physiologiques et comportementaux
peuvent introduire des facteurs parasites tels que stades pubertaires, régimes, désordres
alimentaires…et autres (7).
Biais d’information : comme toute enquête par questionnaire auto administré, notre étude
présente des limites liées au mode de recueil des données, concernant les habitudes de vie des
élèves qui est essentiellement déclaratif. Il existe un risque de sous-déclaration des
comportements alimentaires connus comme défavorables. En effet, les élèves ou les parents
peuvent modifier leurs réponses pour être plus en accord avec le sujet traité.
La réponse aux questions relatives à la dimension psycho-sociale et non vérifiable par des
paramètres objectifs ne traduit pas forcement les habitudes de l’enfant.
Biais de non réponse : Ce biais est toujours présent dans les enquêtes par questionnaire auto-
administré. Il tend à sous-estimer les indicateurs calculés lorsque le taux de non réponse atteint
ou dépasse les 10 % (182, 183).
Dans notre étude, les indicateurs calculés ne sont pas affectés, car le taux de non réponse est
de 0,64 % ; ce qui rend d’autant plus comparables nos résultats avec d’autres enquêtes
confrontées aux mêmes biais qui peuvent être considérés comme identiques partout.
Biais de sélection : Nous avons utilisé la technique du sondage stratifié avec tirage au sort des
établissements scolaires et des classes pour minimiser le biais de sélection.
Biais de mémoire : les parents ont pu omettre certains paramètres (le nombre et la fréquence
de prise des différents aliments, nombres d’heures de sommeil, temps d’écrans…).
98
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Chez l’enfant, une seule enquête multicentrique a été menée par la société algérienne de pédiatrie
(SAP) en 2012, la plupart des autres études algériennes sont des enquêtes locales (Tableau XLIV) :
L’étude multicentrique de la SAP en 2012 en milieu hospitalier chez des enfants âgés de 1 à
14 ans, d’Alger, Tizi Ouzou, Blida, Gouraya et Annaba, a retrouvé une prévalence globale du
surpoids de 23,8 % selon IOTF dont 10. 4% d’obèses (184).
Mme Taleb à Tebessa en 2006 - 2007 : parmi 912 enfants âgés de 6 à 12 ans, une prévalence
de surpoids incluant l’obésité était de 23,10% dont 5,26% d’obèses et 17,84% de surpoids
(69).
Enquête APLA (Association des Pédiatres Libéraux d’Alger) effectuée en 2005 parmi 612
enfants âgés de 2 à 16 ans des wilayas d’Alger, Boumerdès et Tizi Ouzou, a retrouvé une
prévalence du surpoids de 18,1% selon les références françaises (186).
Pr Hadji à Alger en 2007 : parmi 6180 enfants âgés entre 6 à 15 ans, la prévalence du surpoids
incluant l’obésité était de 18 % dont 4,1% d’obèses et 13,9% de surpoids (187).
Dr Raih à Oran en 2011 : parmi 2235 enfants âgés entre 6 à 11 ans, une prévalence de surpoids
incluant l’obésité était de 13,10% dont 3,1% d’obèses et 10% de surpoids (188).
Bel Abbés en 2011 : parmi 428 enfants âgés entre8 à 15 ans, une prévalence de surpoids
incluant l’obésité était de 14, 4% dont3,73% d’obèses et 11,67 de surpoids (71).
Dans notre étude, la prévalence de l’obésité était de 6,49%, similaire à celle du grand Tunis 5,7%
(189), de Marrakech 3% (190) (DNS, p < 0. 7) ; d’ Egypte 5 % (66), la prévalence du surpoids était de
10,71% , similaire à celle de Marrakech 11% (190) et inférieure à celle du grand Tunis 14% DS, p
< 10-4 (189, 191) (Figure 23).
Les résultats de notre étude permettent de situer l’Algérie dans le monde, même si la situation
épidémiologique est différente d’un pays à l’autre :
Les Etats-Unis étant le pays le plus touché par ce fléau avec 35% d’enfants et d’adolescents en
surpoids dont 11% obèses (41, 192, 193).
En Europe, on note pour la première fois une stabilisation des prévalences de la surcharge
pondérale chez l’enfant de 7 à 11 ans, autour de15 à 19 % : rapport de l’OMS établi en 2008 (194)
(Figure 24).
En France (Salanave et al), les prévalences de la surcharge pondérale chez des enfants âgés de 7 à
9 ans est de 16% dont 2,8% obèses et 13% en surpoids (195) ;
99
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Figure 23 : Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants âgés entre 5 à 12 ans dans le
Maghreb.
Figure 24: Prévalence de l’obésité et du surpoids des enfants de 7 à 11 ans dans les pays
européens (196, 197).
100
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Rapport de
Europe 2008 7 – 11 - 15 -19
l’OMS (194)
Salanave et al.
France 2009 7–9 - 13 2,8
(195)
Sfax
S. Regaieg (189) 2011 9 – 12 1529 6,3 2,4
Tunisie
Alger
A. Hadji (187) 2007 6 – 15 6180 13,9 4,1
Algérie
Tébessa
S. Taleb (69) Algérie 2009 6 – 12 912 17,84 5,26
Société Alger, TO
Algérienne Annaba,
2012 1 – 14 837 13,4 10,4
de Pédiatrie Blida
(184) Gouraya
Tizi - Ouzou
Notre étude 2016 - 2017 5 – 11 924 10,71 6,49
Algérie
Dans notre étude, l’obésité touche plus précocement la fille par rapport au garçon de manière
significative (p < 0,04).
Cette différence entre les deux sexes pourrait être expliquée d'une part, par l'âge des enfants
puisque, après un rebond pré-pubertaire, il y’a une augmentation de la masse grasse chez la fille
alors que celle des garçons diminue, d’autre part, les garçons à cet âge, seraient plus actifs.
Pour le surpoids, il n’y avait pas de différence significative entre les deux sexes.
101
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
[Link] de risque
Les enfants dont la mère avait présenté un diabète gestationnel avaient un risque 2 fois plus d’être
en surpoids (p < 0,01) et 2,5 fois d’être obèses (p < 0,01), ce qui rejoint les données de la littérature.
L’étude de Catalano et al. (198) avait montré que les enfants de mères ayant présenté un diabète
gestationnel avaient un risque significativement plus élevé d’être en surcharge pondérale que ceux
de mères non diabétiques (p = 0,0001).
.
L’étude Lapillonne et al. (199) avait montré que pour les mères ayant présenté un diabète
gestationnel, le risque que leurs enfants soient en surpoids et obèses étaient respectivement de 1,3
et 2,6 (p < 0,0001).
Le diabète gestationnel fait augmenter le risque de surpoids et d’obésité infantile d’environ 20% à
l’âge de 07 ans (200).
Par conséquent, chez les enfants nés gros pour l’âge gestationnel, le diabète gestationnel de la mère
serait un facteur de risque non seulement d’obésité ultérieure, mais aussi de syndrome métabolique
précocement (201).
Dans notre étude, l’obésité parentale constitue un facteur de risque significatif. En effet, le risque
d’être obèse (OR = 2, p < 0,03) ou en surpoids (OR = 3, p < 2 10 -5) augmente quand l’un des
parents est en surcharge pondérale et, à fortiori, lorsque les deux parents le sont (OR = 3, p < 0,01 ;
OR = 4, p < 10-7 respectivement).
Ce résultat rejoint les autres études : dans l’enquête de Tébessa réalisée entre 2006 et 2007, sur un
échantillon de 912 enfants âgés de 6 à 12 ans de l’est algérien, les enfants ont 2 fois plus de risque
d’être en surpoids lorsque les deux parents sont en surcharge pondérale (p < 0,0042) (202) (Tableau
XLV) .
Dans une étude Tunisienne de 1529 enfants âgés de 9 à 12 ans, dans la région de Sfax en 2010, il
y avait une corrélation positive entre l'excès pondéral des 2 parents et le risque d´obésité infantile
(OR = 2,62 ; p < 0,001) (189) (Tableau XLV).
Dans une revue de la littérature (26 études) publiée en 2005, concernant les facteurs de risque de
surpoids de l’enfant, Agras et Mascola avaient considéré que le surpoids parental était le facteur
de risque le plus important de l’obésité et du surpoids (204).
La relation intime entre l’obésité infantile et celle de leurs parents s’expliquerait par le partage des
facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.
102
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Critère de
Age Un parent Deux parents
Etude Pays jugement
(ans) obese obèses
OR = 1,95
Surpoids -
p < 0,0001
Thibault et al Aquitaine
11 - 18
(203) France
OR = 2,56
Obésité -
p < 0,01
[Link] Tébessa - OR = 2
6 - 12 Surpoids
(202) Algérie p < 0,0042
Surpoids OR = 3 OR = 4
p < 2 10 -5 p < 10-7
Tizi–Ouzou
Notre étude 5 - 11
Algérie Obésité OR = 2 OR = 3
p < 0,03 p < 0,01
Dans notre étude, les enfants nés avec un petit poids avaient un risque 2 fois plus important d’être
en surpoids et 3 fois plus d’être obèses d’une part ; d’autre part, les enfants nés avec un gros poids
de naissance avaient un risque de 1,7 de développer un surpoids et une obésité, sans pour autant
atteindre le seuil de significativité.
Ce qui rejoint les conclusions de la cohorte de Haguenau (886 enfants nés de petit poids versus
734 nés eutrophiques) qui montrent que les enfants nés avec un poids inférieur à 2,5 kg et suivis
jusqu’à l’âge de 30 ans, ont une augmentation de la corpulence plus importante, cela est expliquée
par un rattrapage important et accéléré du poids aboutissant à une masse grasse plus importante,
en particulier au niveau abdominal, responsable de complications métaboliques et cardio-
vasculaires (204).
Dans l’étude Tunisienne de Sfax 2010, la fréquence de surpoids (obésité incluse) était plus élevée
dans le groupe d'élèves 9 -12 ans, ayant un poids de naissance > 4 kg ou < 2,5kg par rapport aux
autres (10,7% vs 8,2%) sans que la différence ne soit statistiquement significative (189).
Legers et al. ont montré dans une étude rétrospective qu’il existait une association entre un IMC
élevé à la naissance et le rapport entre masse grasse et masse maigre élevé à 9 ans, et ce
indépendamment de l’étiologie (205).
L’obésité persistante chez l’enfant né avec un gros poids de naissance pourrait s’expliquer par
l’hyperplasie irréversible des adipocytes, offrant ainsi un capital cellulaire important qui va
s’hypertrophier avec le temps donnant une obésité souvent définitive.
103
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
L’allaitement maternel exclusif et prolongé pendant plus de 6 mois protégerait contre l’obésité et
le surpoids. Dans notre étude, les enfants non allaités au sein, couraient un risque 2 fois plus
important d’être en surpoids (p < 0,01) et 3 fois plus d’être obèses (p < 0,0003).
Lorsque l’allaitement au sein était de moins de six mois, le risque de surpoids était 2 fois plus
important (p < 0,01) et le risque d’obésité de 2,5 fois plus important (p < 0,002).
La première observation établissant un lien entre allaitement maternel et protection contre l’obésité
a été faite en 1981 par Kramer (206).
Depuis, trois revues systématiques de la littérature ont conclu que l’allaitement maternel avait un
effet protecteur sur le risque de surpoids/obésité pendant l’enfance et à l’âge adulte (Arenz et al
2004 (207) , Owen et al. 2005 (208) ; Harder et al. 2005 (209)). Cependant, après ajustement avec des
facteurs de confusion tels que le poids de naissance de l’enfant, le surpoids des parents, le statut
socioéconomique des parents, le tabac pendant la grossesse, l’activité physique, l’effet protecteur
de l’allaitement maternel semblait faible, voire même non significatif (207-209).
Bien qu’Il n’y ait pas de consensus quant à l’allaitement maternel comme stratégie de prévention
de l’obésité de l’enfant, l’allaitement au sein aurait un rôle protecteur (Recommandations de la
HAS - 2010) (21).
Les recherches effectuées dans des populations de pays en développement, dans des régions où les
ressources alimentaires ne sont pas toujours aisément accessibles, ont mis en évidence des
connaissances et des pratiques qui favorisent une alimentation riche en graisses et une appréciation
favorable de la rondeur et de l’embonpoint (210).
Ces processus psychoculturels, qui étaient adaptés à un contexte de rareté périodique des aliments,
pourraient coexister avec les adaptations génétiquement déterminées comme la sensibilité aux
substances qui apportent une grande quantité d’énergie (210).
Au Brésil, en 2005, 38 % des enfants âgés de 11 ans, étaient en surpoids ou obèses dans les familles
aux revenus les plus élevés, contre 26 % chez les enfants de familles aux revenus moyens et 20 %
chez les familles les plus pauvres (211).
A l’opposé, dans les pays développés, la prévalence basse de l’obésité et du surpoids est plus
importante chez les enfants des catégories socio-économiques bas (210).
104
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Aux États-Unis, Wang et Zhang (28) , dans une étude longitudinale nationale de 30 417 enfants,
ont étudié le statut socio-économique et le risque d’obésité infantile; ils ont conclu que les enfants
issus de famille dont le statut socioéconomique est faible, avaient un risque de 1,24 d’être en
surpoids IC 95 % [0,73 - 2,09], et par conséquent, le statut socioéconomique élevé serait un facteur
protecteur( OR = 0,42) p < 0,01 (212).
Dans notre étude, la prévalence de l’obésité infantile augmente d’une façon significative avec le
niveau d’instruction du père (p < 10-5), et aussi avec celui de la mère (p < 0,007). Il en est de même
pour la prévalence du surpoids infantile (p < 3×10-3) (p < 0,0001).
Dans l’étude oranaise, il existait un lien significatif entre le niveau d’étude de la mère et le statut
pondéral des enfants; 14,6 % des enfants en surpoids incluant l’obésité ont une mère avec un
niveau d’instruction secondaire contre 10,6 % d’enfants de poids normal (p < 0,05) (72).
Dans l’étude de Tébessa, bien que la différence ne soit pas statistiquement significative, la
prévalence du surpoids augmente lorsque le niveau d’instruction des parents augmente (69).
L’étude Boukthir et al , chez des élèves des écoles primaires de Tunis (191), a identifié comme
facteurs de risque à l’obésité le niveau d’instruction élevé de la mère (OR : 1,58) et du père (OR :
1,66) ; et la profession de cadre supérieur de la mère (OR : 2,1) et du père (OR : 1,6) ; ce qui
laisserait incriminer le recours des parents aux solutions de facilité, la préférence des aliments
industrialisés et rapides accordée à l’enfant.
Par contre, dans l’étude du Pr Hadji à Alger, la fréquence de l’obésité chez les enfants dont les
parents avaient un niveau universitaire, était de 11,7 %, alors qu’elle augmentait jusqu'à 26,1%
chez les enfants dont les parents n’avaient aucun niveau d’instruction ou seulement le niveau du
primaire, sans qu’il y ait de différence significative pour l’obésité (71).
Aussi dans les pays industrialisés, il existe un rapport inverse entre le niveau d’instruction et l’IMC
de l’enfant ce qu’a montré une méta analyse de Wu, S. et al qui a recherché la relation entre la
position socio-économique et l'obésité des enfants (213), ce qui pourrait s’expliquer par une prise
de conscience de l’ampleur du problème par les parents d’un niveau d’instruction élevé et la mise
en place des mesures de lutte contre la sédentarité et le choix d’une alimentation variée équilibrée
sur le plan énergétique.
Comme on le retrouve en Aquitaine (France) en 2004 , il n’a pas été observé de différence de
prévalence d’obésité infantile entre les zones urbaines ou rurales (214).
Les études réalisées dans l’Hérault en 1996 auprès d’enfants de 4 - 5 ans et celle dans le Bas-Rhin
auprès d’élèves de 6ème n’ont pas identifié cette variable comme facteur de risque. Par contre,
l’étude de 2002 auprès d’élèves de grande section de maternelle, a objectivé une prévalence plus
élevée de surpoids et d’obésité parmi les enfants résidant dans l’agglomération parisienne (215).
105
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
L’absence de différence pourrait être expliquée par le fait d’une homogénéité des conditions de
vie extérieure set que les enfants partageaient les mêmes facteurs de risque, qu’ils soient issus de
milieux urbain ou rural.
Dans notre étude, être scolarisé dans une école privée constitue un facteur associé à l’obésité
infantile (p < 0,001) et au surpoids (p < 0,01). Cela pourrait être expliqué par un niveau socio-
économique élevé, un accès plus facile à une alimentation riche énergétiquement, un déplacement
motorisé pour rejoindre l’école.
L’étude du Pr Hadji effectuée dans deux écoles privées d’Alger (Kouba et Dely-Ibrahim)a retrouvé
une prévalence du surpoids de 30,5%, dont 10,2% d’obèses (71).
Les enfants ne prenant pas de petit déjeuner couraient un risque 2 fois plus important de développer
une obésité ou un surpoids, et cela d’une façon significative (p < 0,01), aussi bien en analyse uni-
variée que multivariée.
Ceci est superposable aux résultats de l’étude d’Oran (188) qui concluait que le risque d’obésité et
de surpoids est multiplié par 2,2 si l’enfant sautait le petit déjeuner (p < 10-4); ou bien à ceux de
l’étude de Tébessa qui conclut, bien que la différence ne soit pas significative, que les enfants en
surpoids sont plus nombreux à ne jamais prendre de petit déjeuner (5% contre 3 % p = 0. 19) (202).
- Thibault et al (Aquitaine 2012) : les enfants âgés de 5 à 7 ans en surpoids (obésité incluse)
sont moins nombreux à prendre un petit déjeuner (OR =2,1 p < 10-4) (216) .
- Jouret et al. (217): Les enfants obèses sautaient deux à trois fois plus souvent le petit
déjeuner.
- Bellisle et al. (218): Les enfants obèses prenaient moins de petit déjeuner que les enfants de
corpulence normale (15,7% vs 19%).
106
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Tableau XLVI : La non prise du petit déjeuner et le risque de surpoids et d’obésité, études
nationales et internationales.
Regaieg et al
Sfax Tunisie 1,02 [0,81 - 1,79] p = 0,35
(189)
Thibault et al
(216) Aquitaine 2,1 [1,5 - 3,0] 10-4
Raih et al
(188) Oran 2,2 [1,5 - 3,3] 10-4
Il en est de même pour les enfants qui ne prenaient pas de déjeuner [OR = 2 en cas d’obésité
(p < 0,01), surpoids (p = 0,02)] et pour les enfants qui ne prenaient pas le diner (OR = 2 en cas
d’obésité (p < 0,02) et en cas de surpoids (p = 0,04) ; ce qui peut entraîner des prises alimentaires
incontrôlées en dehors des repas en raison de sensations de faim (grignotage).
Plusieurs études montraient qu’une prise régulière des repas était associée à une diminution du
risque de surcharge pondérale chez l’enfant.
Dans une revue de la littérature, Koletzko et al. (219) rapporte ceci : 3 études sur 5 ont trouvé une
réduction significative du risque d’obésité chez les enfants et les adolescents avec l’augmentation
de la régularité des prises des repas, persistant après ajustement de facteurs confondants, les 2
autres études ont retrouvé la même tendance, mais de façon non significative.
Dans l’étude longitudinale Toschke et al (220): sur 4 642 enfants de 5 à 6 ans, la prévalence de
l’obésité diminuait avec la prise régulière des repas.
Une régularité dans la prise des repas (généralement définie par 5 repas par jour) semblerait
inversement associée à l’obésité de l’enfant, de façon indépendante.
Grignotage
Dans notre étude, le grignotage était un facteur associé à l’obésité (OR = 2, p < 0,004) et au
surpoids (OR = 2, p < 0,003), ce qui rejoint les résultats de deux enquêtes Tunisiennes : Regaieg
et al (OR = 2,74, p < 0,001) (189), et Ben Slama (221) et al (OR = 7,8, p < 0,001) (Tableau XLVII).
Par sa composition, son horaire, le grignotage constitue une réponse inadaptée à l’absence de petit
déjeuner ou de repas essentiel. Il est superflu et néfaste pour la grande majorité des enfants, et
favorise la progression de l’obésité par l’augmentation des apports caloriques (les aliments
consommés lors du grignotage ont une haute densité énergétique riches en glucides et lipides).
Dans un grand nombre de cas, la suppression des apports alimentaires hors des repas pourrait
suffire à rééquilibrer le bilan énergétique.
107
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Critères de
Etude Lieux
jugement
OR p value
Tizi-Ouzou
Obésité 2 < 0,004
Notre étude Algérie
Surpoids 2 < 0,003
Les enfants qui consomment des boissons sucrées multiplient par 2 le risque d’être obèse
ou en surpoids d’une façon significative (p < 0,02).
Dans notre étude, nous avons trouvé que l’influence de la publicité multiplie par 3 le risque
d’obésité (p < 0,0004) et par 2 le risque de surpoids (p < 0,001) ; dans l’étude de Tébessa47 % des
enfants interrogés étaient influencés par la publicité (202).
L’étude MC Ginnis a clairement établi que la publicité a un impact sur le régime alimentaire des
enfants de 2 à 11 ans, et que plus les enfants sont exposés à la publicité télévisée pour les aliments
à haute densité énergétique, plus ils sont sujets à une surcharge pondérale (222).
Notre enquête a montré aussi que manger devant la télévision multipliait par 3 le risque d’obésité
(p < 0,0004) et pas 2 le risque de surpoids (p < 0,003).
L’enfant mangeant devant la télévision ne se rendait pas compte des quantités ingérées.
Dans notre étude, l’absence de sport en milieu scolaire augmente le risque d’être en surpoids (OR
= 2 p < 0,003) ou obèse (OR = 2,5, p < 0. 002).
108
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Dans nos écoles, l’activité physique est très peu présente voir absente dans le cycle primaire, le
taux d’élèves qui pratiquent une activité sportive scolaire est de 38% ; ceci est probablement
expliqué par l’absence de terrains de sport adaptés et le manque d’enseignants d’éducation
physique et sportive dans ces établissements.
Par manque d’activité sportive scolaire, 38% des enfants déclarent pratiquer du sport en dehors de
l’école, ceux qui ne pratiquent pas cette activité extrascolaire ont 2 fois plus de risque d’être en
surpoids (p < 0,001) et 2,5 fois plus de risque d’être obèse (p < 0. 001).
Cependant, si les centres de sport ont connu une expansion, leur accessibilité peut rester limitée à
certains endroits et pour certains groupes de population du fait du coût pour les petits budgets.
TROST et coll. 2001 (223) ont suivi l’activité physique de 133 d’enfants normo-pondérés et 54
obèses (âge moyen : 11,4 ans) évaluée par accéléromètre et questionnaires. Ces derniers
présentaient une diminution significative du nombre de séances d’activité physique et de leur
durée.
Rejoindre l’école par véhicule constitue un facteur de risque de la surcharge pondérale infantile,
multiplie par 2 le risque d’être en surpoids (p < 0,003) et par 2 le risque d’obésité (p < 0,002).
L’intérêt du trajet à pied est intéressant quand il dure plus de 20 minutes (224).
Globalement, les dépenses énergétiques journalières chez les garçons et les filles en surpoids et
obèses sont inférieures aux dépenses énergétiques normales pour l’âge et le sexe.
Une étude transversale, à l’échelle de l’Europe, a comparé le temps et l’intensité des activités
physiques des enfants au Portugal (prévalence de 28 % d’enfants obèses et en surpoids) et dans les
pays Baltes et la Norvège (14 à 18 %). Les enfants les plus minces se dépensent plus de 2 heures
par jour et les plus gros moins d’une heure (21).
Dans notre étude, un temps d’écran de plus de 2 heures multiplie le risque d’obésité par 2,5 (p <
0,002), et le risque de surpoids par 2 (p < 0,01). Un temps d’écran de 3 heures et plus multiplie le
risque d’obésité par 4 (p < 2 10-5) et un risque de surpoids par 2,5 (p < 0,001) , ce qui rejoint l’étude
de Thibault et al (225) qui a identifié le comportement sédentaire des adolescents (temps d’écrans
supérieur à 2 h par jour), comme facteur de risque du surpoids OR 1,33, IC 95 % : [1,02 - 1,74],
(p < 0,05) et d’obésité (OR 2,52, IC 95 % : [1,20 - 5,25], p < 0,05) (225).
Dans l’étude de Tébessa, il existait une relation significative entre le temps moyen passé à regarder
la télévision et la surcharge pondérale. Elle est de 1,84 ± 1,33 heures par jour chez les normo
pondéraux contre 2,14 ± 1,47 heures par jour chez les enfants en surpoids (p = 0,005) (69).
L’étude Dennison et al. 2002 (226) a montré que le risque pour un enfant d’avoir un IMC > 85 éme
percentile est de 1,06 pour chaque heure additionnelle par jour de temps d’écrans,
indépendamment d’autres facteurs.
109
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Dans l’étude Tunisienne à Sfax, regarder la télévision pendant plus de 4 heures les jours de repos
multiple le risque d’obésité par 5 (p < 0,001) (189) (Tableau XLVIII).
Critères de
OR
Etude Lieux jugements p value
IC à 95 %
-Obésité
Regaieg et al
Sfax, Tunisie -Temps d’écrans 4,9 0,001
(189)
Temps > 4h [2,68 - 9,1]
Obésité
Temps d’écrans 2,5
> 2h < 0,002
Tizi –Ouzou [1,30 - 4,84]
Notre série
Algérie
Surpoids Temps 2 < 0,01
d’écrans > 2h [1,10 - 3,04]
Dans notre étude, les enfants qui dormaient moins de 8 heures couraient un risque 3 fois plus
important d’être obèses (p < 0,02) et en surpoids (p < 0,002).
L’étude IDEFICS (Identification et Prévention des Effets sur la Santé de l’Alimentation et du Style
de Vie chez les Enfants et les Nourrissons), dans une grande cohorte issue de la population
générale, de 16 228 enfants européens âgés de 2 à 9 ans, recrutés dans huit pays européens, conclut
qu’une durée de sommeil inférieure à 9 heures était un facteur associé à l’obésité avec (OR= 2, 22
[1,64 ; 3,02]) (227).
Cappuccio et al. 2008 (228), A la suite d’une méta-analyse d’études transversales, sur la relation
entre la durée de sommeil et l’obésité, a conclu que les enfants dont la durée de sommeil était
inférieure à 10 heures présentaient un risque plus élevé d’être obèses (OR = 1,89 [1,46-2,43]).
Chen et al. (229), Dans une autre revue systématique avec méta-analyse, à partir d’études
transversales, a retrouvé que les enfants ayant une durée de sommeil plus courte avaient un risque
plus élevé d’être en surpoids ou obèses (OR = 1,58 [1,26 - 1,98]) (Tableau XLIX ).
110
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
Revue
Chen et al. - Obésité
2008
systématique
- Durée de sommeil 1,58 DS
et méta Janalyse [1,26 - 1,98]
(229) < 10 heures
États-Unis
DS
Une cohorte de
L’étude
16 228 enfants - Obésité et surpoids
IDEFICS
âgés de 2 à 9 ans - Durée de sommeil 2,22
2007-2008 [1. 64 - 3. 02]
dans huit pays < 9 heures
(227)
européens
- Surpoids
- Durée de sommeil 2,84 < 0,002
Etude < 8h [1,33 - 5,98]
Notre
transversale
Etude - Obésité
Tizi-Ouzou 2,83
- Durée de sommeil
[1,08 - 7,15]
< 0,02
< 8h
3.4. Comorbidités
3.4.1. Asthme
Le risque de survenue de l’asthme chez les enfants en surpoids est 2 fois plus important par rapport
aux autres enfants (p < 0,01), et 3 fois plus important chez les enfants obèses (p<0,008).
Aux USA, on estime que plus de 100 000 enfants ont un asthme lié au développement d’un
surpoids (231).
111
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE ENQUETE DE PREVALENCE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU DISCUSSION & COMMENTAIRES
L’obésité favorise l’étroitesse des voies aériennes, modifie la fonction des fibres musculaires
lisses de la bronche, et donc la fonction respiratoire, et favorise le reflux gastro-œsophagien.
La relation plus forte chez les filles serait liée au statut hormonal.
Dans notre étude, les douleurs articulaires en cas de surpoids sont 3 fois plus importantes [1,23 -
6,83] p < 0,01 et 4 fois plus importantes en cas d’obésité [1,45 - 9,96] p < 0,006), ce qui se
rapproche de l’étude de Taylor (232) aux USA où la prévalence de douleur articulaire était plus
importante chez les adolescents en surpoids que chez les adolescents sans surpoids OR : 4,04 IC
95 % [1,5 - 10,6] (p < 0,007).
La surcharge pondérale expose à des douleurs articulations chroniques par usure prématurée, due
aux forces supplémentaires qui s’exercent sur elles au cours des mouvements et qui sont réparties
anormalement sur l’articulation, ce qui engendre un dysfonctionnement du mécanisme articulaire
et provoque parfois une démarche différente. Au premier rang des articulations les plus touchées ;
les genoux, les rotules et à un degré moindre les poignets.
Ce phénomène d’usure s’aggrave d’ailleurs par la carence en masse musculaire qui agit comme
un soutien et protège les articulations (232).
112
CONCLUSION
GENERALE
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION
L’accroissement important de la prévalence de l’obésité infantile et de ses conséquences morbides,
ainsi que sa tendance à persister à l’âge adulte constituent un problème de santé publique dans le
monde et en Algérie. La wilaya de Tizi-Ouzou n’échappe pas à ce phénomène épidémique, ce qui
justifie la mise en place de stratégies préventives et thérapeutiques efficaces.
Notre étude effectuée en milieu scolaire est le premier travail réalisé dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Son objectif principal est d’estimer la prévalence de l’obésité chez des enfants scolarisés, âgés de
5 à 11 ans permettant ainsi de disposer de données régionales fiables.
Nous avons choisi cette tranche d’âge (5 - 11 ans) pour plusieurs raisons, à savoir :
- Après l’âge de 5 ans l’obésité a une meilleure valeur prédictive de persistance à l’âge
adulte.
- La mise en évidence d’un rebond d’adiposité précoce avant l’âge de 6 ans est un facteur de
risque majeur d’obésité.
- Les complications à court, à moyen et à long terme sont d’autant plus importantes que
l’obésité est d’installation précoce.
- Enfin, elle pourrait être une période favorable pour des stratégies de prévention.
La prévalence du surpoids (obésité incluse) chez l’enfant était de 17,2 % dont 6,49 % d’obèses et
10,71% de surpoids selon la référence internationale IOTF 2000 et PNNS. Ces chiffres nous
interpellent, car ils se situent dans la moyenne des prévalences rapportées dans de nombreux pays
dans le monde et restent relativement élevés, posant donc le problème des complications
susceptibles de compromettre la santé de nos enfants.
Selon les caractéristiques sociodémographiques, notre étude ne retrouvait pas de différence entre
les deux sexes aussi bien pour l’obésité que pour le surpoids ; par contre, les filles présentaient une
surcharge pondérale plus précoce que les garçons. Le bon niveau de vie et le niveau d’instruction
élevé des parents étaient souvent associés à l’excès pondéral des enfants.
Les facteurs de risque du surpoids sont ceux classiquement décrits dans la littérature :
- Le surpoids des parents, évalué par un IMC ≥ 25, est retrouvé qu’il s’agisse de la mère ou
du père.
- Des facteurs périnataux tels qu’un diabète gestationnel, le faible poids de naissance et
l’absence d’allaitement maternel.
114
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU CONCLUSION GENERALE
Les complications sont relativement fréquentes et se voient surtout chez l’adolescent et l’adulte en
surpoids, pratiquement absentes chez l’enfant.
Dans notre étude on n’a pas retrouvé d’hypertension artérielle. Les examens complémentaires, à
la recherche de complications, ne sont pas indiqués chez les enfants présentant une obésité
commune sans signe clinique évocateur d’une comorbidité. Par ailleurs, on a retrouvé des
associations fréquentes : les caries dentaires, les douleurs et les anomalies osseuses, de l’asthme,
de l’énurésie et des lésions cutanées.
L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la prévalence de l’obésité chez l’enfant
scolarisé à la wilaya de Tizi-Ouzou.
La prévalence a été calculée sur un échantillon représentatif de 924 enfants tirés au sort, âgés de 5
à 11 ans révolus. Cette prévalence a été calculée selon la référence internationale de l’IOTF et
PNNS.
L’évolution et le recul dans le suivi de nos malades obèses et en surpoids sont certes trop courts
pour tirer des conclusions, mais nous avons déjà constaté une amélioration palpable dans les
chiffres obtenus.
Cette étude a ses limites car il s’agit d’une étude transversale et régionale. Il serait intéressant de
répéter ces enquêtes, dans d’autres régions d’Algérie, voire réaliser une enquête nationale afin
d’apprécier l’ampleur du problème et suivre l’évolution de cette nouvelle épidémie. Ainsi des
actions orientées par un plan de lutte nationale contre cette épidémie en pleine progression
pourraient être proposées.
115
RECOMMANDATIONS
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
1. Introduction
La prévalence de l’obésité de l’enfant augmente dans la plupart des régions du monde et notre
pays n’a pas été épargné. Cette augmentation est due à des changements du mode de vie, ce qui
mérite une surveillance active par des indicateurs souvent disponibles mais jusque-là pas assez
exploités. L’enchaînement des causes de l’obésité commence dès le début de la vie.
2. Former et informer
Sensibiliser le corps médical à reporter toutes les données de l’examen clinique sur le
carnet de santé, insister sur la surveillance de la croissance staturo-pondérale de
l’enfant en utilisant les différentes courbes (IMC, poids, taille).
Former les médecins à l’analyse des facteurs de risque de l’obésité (niveau d’activité
physique, prises et comportements alimentaires) pour qu’ils jouent pleinement leur rôle
dans la prévention.
2.2. Former les médecins, les psychologues et les infirmiers de la médecine scolaire au
dépistage et la prévention de l’obésité
Les médecins, les infirmiers et psychologues scolaires ont un rôle primordial à jouer dans le
dépistage de l’obésité de l’enfant. Leur formation doit être en phase avec l’évolution des
connaissances. Ils doivent être capables de dépister l’obésité infantile (calcul de l’IMC, détecter
le rebond d’adiposité précoce), et trouver ainsi leur place au sein des programmes d’éducation
nutritionnelle et participer activement aux décisions concernant l’alimentation des enfants, peut-
être même proposer des menus dans les cantines scolaires en collaboration avec les diététiciens.
117
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
3. Dépister
3.1. Mesurer et peser les enfants régulièrement pour suivre l’évolution de la courbe de
corpulence
Il est recommandé dans le cadre de la médecine scolaire, que tous les enfants soient pesés et
mesurés systématiquement à partir de l’âge de cinq ans pour le dépistage de l’obésité (calcul de
l’IMC) au moins une fois par an.
Il est important lors de ces visites médicales d’indiquer les valeurs sur le carnet de santé, de
calculer l’IMC et de tracer la courbe de corpulence en complément des courbes de poids et de
taille.
Le suivi la dynamique de la courbe de corpulence est nécessaire pour dépister une obésité qui se
constitue.
Un rebond d’adiposité précoce, avant l’âge de six ans, semble prédictif d’une obésité ultérieure.
Il est donc recommandé de déterminer l’âge du rebond d’adiposité d’après les courbes d’IMC et
de considérer sa précocité comme un facteur de risque pour le développement d’une obésité.
L’évolution de la courbe de corpulence des enfants à risque doit faire l’objet d’une surveillance
attentive, tous les enfants présentant un IMC supérieur au 97 ème centile après l’âge du rebond
d’adiposité (après l’âge de 6 ans) doivent être considérés comme obèses et pris en charge.
Si le dépistage a lieu en milieu scolaire, les parents doivent être informés et incités à consulter leur
médecin traitant.
3.4. Les objectifs à atteindre chez les enfants déjà obèses sont
Selon les recommandations des différentes sociétés savantes, la prise en charge du surpoids ou de
l’obésité ne doit pas compromettre la croissance ni le développement normal de l’enfant ; c’est
pour cela qu’il faut réguler le poids, réduire la masse grasse tout en assurant une croissance et un
développement normaux. Les bénéfices de la stabilisation du poids alors que l’enfant continue à
grandir doivent être démontrés aux parents en utilisant les courbes de corpulence comme outil
pédagogique.
118
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
Plusieurs actions doivent être entreprises afin d’agir sur le plus d’aspects possibles mais elles
ne sont pas suffisantes individuellement ; elles doivent s’intégrer dans un programme de prise en
charge globale associant :
- Une approche diététique afin d’obtenir un changement durable dans les habitudes
alimentaires de l’enfant et de son entourage.
Il est recommandé de :
N’interdire aucun aliment, un écart par semaine peut être permis, en négociant
avec l’enfant.
L’activité physique doit être valorisée, les sports proposés chez l’enfant en
surpoids ou obèse sont : la natation, le vélo et les sports d’endurance qui favorisent
la réduction de la masse grasse comme la randonnée et la course de fond.
La sédentarité doit être diminuée sans interdire les jeux vidéo et la télévision tout
en limitant leur durée et en proposant à la place des activités de loisirs physiques.
Former les éducateurs sportifs pour qu’ils puissent adapter leur enseignement aux
capacités physiques de ces enfants.
Lutter contre la stigmatisation des enfants et leur mise à l’écart dans la vie scolaire qui
les incite souvent à se faire dispenser d’éducation physique.
119
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
4. Prévenir
Schématiquement, il existe 03 niveaux de prévention :
La prévention tertiaire ou ciblée, destinée à ceux qui ont des problèmes de poids, et à
ceux qui présentent un risque élevé de maladie, associé au surpoids.
Elle concerne les enfants qui n’ont pas encore de prise de poids excessive et s’adresse au milieu
sociétal que constituent :
- La famille en changeant la vision « Un bébé copulant est un bébé en bonne santé » et des
allégations trompeuses concernant certains aspects de santé qui ne doivent pas être
tolérées « être bien en chair est un signe de bonne santé ».
- Les écoles par l’intégration dans le cursus scolaire de programmes éducatifs répétés de
nutrition, en intervenant sur les choix des repas distribués à la cantine et en agissant sur
l’environnement scolaire.
- Les médecins ont un rôle important par le biais des conseils prodigués en matière d’hygiène
de vie lors des consultations répétées les deux premières années de vie en encourageant
l’allaitement maternel, en évitant de sucrer et saler les aliments au moment de la
diversification
Destinée à des groupes à risques, dont le but est de prévenir le développement d’une obésité chez
l’enfant à risque par un rééquilibrage de son alimentation et la lutte contre la sédentarité.
Dans notre étude, plusieurs facteurs de risque ont été mis en évidence dont la surcharge pondérale
parentale, le diabète gestationnel, l’absence de l’allaitement maternel, le saut de repas, le
grignotage, l’absence d’activité physique et la sédentarité…etc. Malheureusement le rebond
d’adiposité précoce n’a pas pu être apprécié vu l’état des carnets de santé des enfants, la littérature
le place comme un facteur majeur prédictif de surcharge pondérale.
Le dépistage de l’obésité de l’enfant devrait se faire déjà au niveau des PMI lors des vaccinations
et par la médecine scolaire. Les mesures anthropométriques et le calcul d’IMC effectués
régulièrement permettraient de repérer la précocité du rebond d’adiposité et alors de prédire le
devenir de ces enfants.
120
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
Que les médecins disposent d’un matériel adapté pour informer les parents d’enfants
à risque sur l’importance d’une alimentation équilibrée (brochures, vidéos…etc.).
Sensibiliser les pouvoirs publics à créer des espaces sportifs dans les quartiers (petits
stades, aires de jeux …).
En fonction de l’âge, l’activité physique pourra prendre des formes différentes (Tableau L).
- Il faut développer l’activité physique principalement sous forme ludique pour les tout-
petits et promouvoir des activités physiques spontanées et de loisirs jusqu’à douze ans, en
faisant participer toute la famille, ce qui renforce les liens familiaux et met en confiance
l’enfant déjà en surpoids.
- Chez les plus de douze ans, il faut continuer à développer les activités physiques de loisir
et essayer d’orienter vers une pratique plus structurée, type sport d’équipe sans forcément
privilégier la compétition.
Ceci implique l’aménagement de l’environnement urbain pour créer des espaces de jeux et donner
la possibilité de circuler à pied ou en bicyclette dans la ville en toute sécurité.
Rendre obligatoire la matière d’éducation sportive dans les écoles primaires en Algérie encadrées
par un professeur d’activité physique montrant la diversité des activités possibles qui permettrait
de développer le goût des activités sportives chez les enfants tous en organisant le temps scolaire
pour pouvoir accéder à une activité physique parascolaire.
121
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
122
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
Elle est destinée à ceux qui ont des problèmes de poids, et à ceux qui présentent un risque élevé de
maladie, associé au surpoids.
Elle consiste à réduire les complications éventuelles par leur dépistage, et leur prise en charge.
Ces complications se révèlent à un âge plus avancé, rarement à l’enfance.
Les examens complémentaires, à la recherche de complications, ne sont pas indiqués chez les
enfants sans signe clinique évocateur d’une comorbidité, ni d’antécédent familial de diabète ou de
dyslipidémie.
Accompagnement diététique :
- Les régimes à visée amaigrissant sont déconseillés
- Aucun aliment ne doit être interdit
Accompagnement psychologique
Rôle du diététicien
En cas de surpoids stable sans pathologie associée, il suffit de surveiller la prise de poids. Dans
le cas contraire, l’objectif est de diminuer le poids de façon raisonnable et progressive (comme
l’enfant grandit, la stabilisation du poids dans l’année permet de faire baisser l’IMC).
Pour prévenir la sédentarité, le diététicien évalue les activités quotidiennes et les capacités
physiques. L’objectif est simple : inciter l’enfant à bouger sans le contraindre, même sans visée
d’amaigrissement.
5. Réglementer
123
PREVALENCE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU RECOMMANDATIONS
Il est nécessaire de réglementer l’étiquetage de produits alimentaires dans notre pays qui est
souvent très aléatoire, voire absent, car il est important que la population soit informée sur la valeur
nutritionnelle des produits alimentaires.
Un contrôle rigoureux sur les messages publicitaires concernant les produits alimentaires s’impose
car certains de ces messages énoncent des équivalences caloriques et nutritionnelles incomplètes
ou équivoques.
6. Perspectives
Dans notre pays ce genre de centre est inexistant, il serait intéressant de créer des centres sous
formes de colonies de vacances où on regrouperait des enfants obèses avec des thérapeutes, des
psychologues et des diététiciens.
Le recours à ce genre de centre de référence serait intéressant en cas d’obésité morbide et en cas
d’échec de la prise en charge en ambulatoire.
Dans certaines situations et dans le cadre d’un projet thérapeutique cohérent, la prise en charge
dans un centre de moyen séjour pour enfants obèses pourrait être nécessaire.
Ils pourraient avoir l’avantage d’offrir une solution dans les cas d’obésité massive résistant aux
mesures thérapeutiques habituelles, ou lorsqu’une rupture avec le milieu familial semble
nécessaire.
Il serait intéressant de comparer les études transversales menées dans différentes régions
géographiques du pays où le mode de vie est sensiblement différent. Cela pourrait aider à mieux
identifier les facteurs de risque liés à l’obésité propre à notre pays et proposer une étude nationale
dont le but serait d’établir des relations de causalité à travers un questionnaire unique utilisé en
consultation, ce dernier comportera des informations sur la nutrition, l’activité physique, les
données sociologiques et anthropologiques.
Il faudrait insister sur les particularités qui permettraient de repérer les décalages entre la norme
sociale et les pratiques spécifiques à chaque région de notre grand pays afin de mener des actions
ciblées et adaptées à notre contexte socioculturel.
124
ANNEXES
PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES
Nous menons une étude sur l’obésité chez les enfants scolarisés. Nous vous assurons la
confidentialité des informations que vous allez nous donner. Nous vous remercions de votre
collaboration.
1. N° : /
2. Type d’école : ﻋﻤﻮﻣﻲpublique /_/ ﺧﺎصprivée /_/
3. Date de l’enquête :
14. Est-ce que la famille est véhiculée ? ھﻞ ﺗﻤﻠﻚ اﻷﺳﺮة ﺳﯿﺎرة؟
Non ﻻ Oui ﻧﻌﻢ: un ,deux ou plus اﺛﻨﺘﺎن أو أﻛﺜﺮ
15. Est-ce que l’enfant a une chambre pour lui tout(e) seul(e) ? ھﻞ ﻟﻠﻄﻔﻞ ﻏﺮﻓﺔ ﻟﻮﺣﺪه ؟
Non (= 0) ﻧﻌﻢOui (= 1) ﻻ
16. Durant les douze derniers mois, combien de fois avez-vous voyagé en famille pour des
vacances ? ﺷﮭﺮا اﻷﺧﯿﺮة ﻛﻢ ﻣﺮّة ﺳﺎﻓﺮت اﻷﺳﺮة ﺧﻼل اﻟﻌﻄﻠﺔ؟12 ﺧﻼل
Jamais (= 0) أﺑﺪاUne fois (= 1) ﻣﺮةDeux fois (= 2) ﻣﺮﺗﺎنPlus de deux fois (= 2) أﻛﺜﺮ ﻣﻦ ﻣ ّﺮة
17. Combien d’ordinateurs avez-vous à la maison ?ﻛﻢ ﺣﺎﺳﻮب ﺗﻤﻠﻚ اﻷﺳﺮة ﻓﻲ اﻟﺒﯿﺖ؟
Aucun (= 0) وﻻﺣﺎﺳﻮب Un (= 1) واﺣﺪDeux (= 2) اﺛﻨﺎن Plus de deux (= 2) أﻛﺜﺮ ﻣﻦ اﺛﻨﺎن
21. Y a t-il une télé dans la chambre des enfants ? ھﻞ ﯾﻮﺟﺪ ﺗﻠﻔﺎز ﻓﻲ ﻏﺮﻓﺔ اﻷطﻔﺎل ؟Oui /_ / ﻧﻌﻢ
Non /_ / ﻻ
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PREVALNECE DE L’OBESITE INFANTILE COMMUNE
EN MILIEU SCOLAIRE DANS LA WILAYA DE TIZI-OUZOU ANNEXES
22. Antécédents
28. A-t-il été allaité au sein/ ? ھﻞ ﻗﻤﺖ ﺑﺈرﺿﺎع اﻟﻄﻔﻞ ﻣﻦ اﻟﺼﺪرOui /_/ ﻧﻌﻢ non /_/ ﻻ
29. Si oui, à quel âge a-t-il été sevré ? ﻟﻮ ﻧﻌﻢ ﻓﻲ أي ﺷﮭﺮ ﺗ ّﻢ اﯾﻘﺎف اﻟﺮﺿﺎﻋﺔ/___/. mois
1. Activité physique
2. Est-ce que tu fais du sport à l’école ? ھﻞ ﺗﻤﺎرس اﻟﺮﯾﺎﺿﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺪرﺳﺔ ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
4. Combien de temps passes- tu devant la télé par jour ? ﻣﺎ ھﻲ اﻟﻤﺪة اﻟﺰﻣﻨﯿﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻀﯿﮭﺎ أﻣﺎم اﻟﺘﻠﻔﺎز؟
1h /_/ ﺳﺎ1 2h /_/ ﺳﺎ2 3h /_/ ﺳﺎ3 Plus de 3h /_/ﺳﺎ3 أﻛﺜﺮ ﻣﻦ
9. Est-ce que tu prends ton petit déjeuner ? ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻹﻓﻄﺎر ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
10. Prends-tu une collation du matin ?ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول ﻟﻤﺠﺔ اﻟﺼﺒﺎح ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
11. Prends – tu un déjeuner ? ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻟﻐﺬاء ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
12. Prends – tu un dîner ? ھﻞ ﺗﺘﻨﺎول اﻟﻌﺸﺎء ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
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14. Manges-tu devant la télé ? / ھﻞ ﺗﺎﻛﻞ اﻣﺎم اﻟﺘﻠﻔﺎز؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
15. Est ce que tu termines toujours ton assiette ? ھﻞ ﺗﻔﺮغ ﺻﺤﻨﻚ ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ ﻻ
17. Est-ce que la publicité alimentaire à la télévision a une influence sur le type d’aliments que
vous achetez ? ھﻞ اﻻﻋﻼﻧﺎت اﻟﺘﺠﺎرﯾﺔ ﺗﺆﺛﺮ ﻋﻠﻰ ﻋﺎداﺗﻚ اﻟﻐﺬاﺋﯿﺔ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢ Non /_/ ﻻ
19. En général lorsque votre enfant s’ennuie que fais-il ?ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺗﻘﻠﻖ ﻣﺎذا ﺗﻔﻌﻞ ؟
Mange /_/ ﺗﺎﻛﻞ Joue /_/ ﺗﻠﻌﺐ Regarde la télé /_/ ﺗﺸﺎھﺪ اﻟﺘﻠﻔﺎاز
Autres ………………………………………………………………….…………… اﺧﺮ
21. Votre enfant fait –il pipi au lit ? ھﻞ اﺑﻨﻜﻢ ﯾﺘﺒﻮل ﻓﻲ اﻟﺴﺮﯾﺮ؟Oui /_/ ﻧﻌﻢnon /_/ﻻ
VI/ Conclusion :
IMC : /______%/
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Annexe 2 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les filles (1, 2, 13)
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Annexe 3 : Courbes d’IMC en Z-score publiées par l’OMS de 5 à 19 ans chez les
garçons (1, 2, 13) .
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Annexe 8 : Courbe de corpulence de référence IOTF des Filles de 0 à 18 ans (16, 17).
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Annexe 9 : Courbe de corpulence de référence IOTF des Garçons de 0 à 18 ans (16, 17).
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Réponses possibles : Non (= 0) ; Oui, une (un) (= 1); Oui, deux ou plus (= 2).
3. Durant les douze derniers mois, combien de fois as-tu voyage avec ta famille pour partir en
vacances ?
Réponses possibles : Jamais (= 0) ; Une fois (= 1) ; Deux fois (= 2); Plus de deux fois (= 2).
Nb : Les deux catégories de réponses les plus élevées aux deux dernières questions (Question 3
= vacances et question 4 = ordinateur) ont été regroupées.
FAS 1 (total des réponses 1 – 4 : 0 - 3 points) : low affluence / famille peu aisée
FAS 2 (total des réponses 1 –4 : 4 - 5 points) : middle affluence / famille moyennement aisée
FAS 3 (total des réponses 1 – 4 : 6 - 7 points) : high affluence / famille très aisée
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A
Monsieur le Directeur de l’académie
de la wilaya de Tizi ouzou
Monsieur,
Dans l’attente d’une réponse que j’espère favorable, veuillez agréer, Monsieur,
l’expression de mon profond respect.
Médecin Pédiatre
Dr. S. A. CHALAH
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chalahsidahmed@hotmail. com
Autorisation parentale
Madame / Monsieur,
Dans le cadre d’une enquête sur l’obésité infantile, qui se déroulera dans les
établissements scolaires et qui concernera votre enfant, j’ai l’honneur de vous
demander d’émettre un avis favorable pour permettre à l’équipe médicale de
procéder à : Un examen médical de dépistage.
Par ailleurs, vous êtes cordialement invités à assister à la séance d’informations qui
aura lieu le …………………… au niveau de l’établissement de votre enfant, pour
recevoir les explications nécessaires. Veuillez agréer, Madame/Monsieur,
l’expression de mon profond respect.
Copie à remettre :
- A Monsieur le Directeur de l’Education.
- A Monsieur le Directeur de l’établissement.
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Identification / N° de fiche
Nom et prenom :
Date de naissance :
Age :
Activité physique
Sport Oui Non Oui Non
Trajet à l’école à pied véhiculé à pied véhiculé
Habitude alimentaire
Petit déjeuner Oui Non Oui Non
Collation Oui Non Oui Non
Déjeuner Oui Non Oui Non
Diner Oui Non Oui Non
Examen clinique
Poids (kg)
Taille (m)
IMC (180)
L’excès de poids % :
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170
ﻣُﻠﺧّص
ﺗُﻌد ﺑداﻧﺔ اﻷطﻔﺎل ﻣﺷﻛﻠﻪ ﺻﺣﯾﺔ ﻋﻣوﻣﯾﺔ ُﻣﻘﻠﻘﻪ ﺑﺳﺑب اﻧﺗﺷﺎرﻫﺎ وﻋواﻗﺑﻬﺎ اﻟﻌدﯾدة اﻟﻘﺻﯾرة واﻟﻣﺗوﺳطﺔ واﻟطوﯾﻠﺔ اﻟﻣدى.
اﻟﻣﻌرﺿﯾن ﻟﻬﺎ ﻓﻲ ﻣرﺣﻠﻪ ﻣﺑﻛرة ووﺿﻊ اﺳﺗراﺗﯾﺟﯾﺎت ﻟﻠوﻗﺎﯾﺔ ﻣﻧﻬﺎ ﻣﻧذ
ّ وﻟذﻟك ﻓﻣن اﻟﻣﻬم اﻟﺗﻣﻛن ﻣن اﻟﻛﺷف ﻋن اﻷطﻔﺎل
.اﻟطﻔوﻟﺔ
ﺗﻌﺗﺑر ﻣﻧظﻣﻪ اﻟﺻﺣﺔ اﻟﻌﺎﻟﻣﯾﺔ اﻟﺑداﻧﺔ واﺣدة ﻣن اﻷوﺑﺋﺔ اﻟﻌﺎﻟﻣﯾﺔ اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ ﻏﯾر اﻟﻣﻌدﯾﺔ ﻓﻲ اﻟﻘرﻧﯾن اﻟﻌﺷرﯾن واﻟﺣﺎدي
واﻟﻌﺷرﯾن ،وﺗﺗواﺟد ﻓﻲ ﻛل ﻣن اﻟﺑﻠدان اﻟﺻﻧﺎﻋﯾﺔ واﻟﻧﺎﻣﯾﺔ ﻣﺛل اﻟﺟزاﺋر.
ﻫذا وﻫﻧﺎك ﻋدد ﻗﻠﯾل ﻣن اﻷرﻗﺎم اﻟﺗﻲ ُﻧﺷرت ﻋن ﻫذا اﻟﻣوﺿوع واﻟﻣُﺗﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻔﺋﺔ اﻟﻌﻣر اﻟﻣﺗراوﺣﺔ ﺑﯾن 11-5ﺳﻧﺔ ﻓﻲ ﺑﻠدﻧﺎ ،
إن ﻋواﻣل اﻟﺧطر ﻣﻌروﻓﺔ ﺟﯾدا ﻓﻲ اﻟوﻗت اﻟﺣﺎﻟﻲ ،ﺳواء أﻛﺎﻧت
وﻣن ذﻟك ﺗﺗﺟﻠّﻰ ﻓﺎﺋدة وﻫدف دراﺳﺗﻧﺎ اﻻﺳﺗﻘﺻﺎﺋﯾﺔ ﻫذﻩّ .
.ﻋواﻣل ﺑﯾﺋﯾﺔ ﻣﺛل اﻟﻧظﺎم اﻟﻐذاﺋﻲ وﻋدم اﻟﻧﺷﺎط أو ﻋواﻣل وراﺛﯾﺔ
ﺷﻣﻠت اﻟدراﺳﺔ اﻻﺳﺗﻘﺻﺎﺋﯾﺔ 924طﻔﻼ ﻣﻠﺗﺣﻘﯾن ﺑﺎﻟﻣدارس اﻻﺑﺗداﺋﯾﺔ اﻟﺗﻲ وﻗﻊ ﻋﻠﯾﻬﺎ اﻻﺧﺗﯾﺎر ﻓﻲ ﺗﯾزي وزو ،وذﻟك ﻋﻠﻰ
.ﻣدى اﻟﻔﺗرة اﻟﻣُﻣﺗدّة ﺑﯾن أﯾﻠول/ﺳﺑﺗﻣﺑر 2015إﻟﻰ ﺣزﯾران/ﯾوﻧﯾو 2017
ﯾﺗﻣﺛل ﻫدف دراﺳﺗﻧﺎ ﻓﻲ ﺗﺣدﯾد ﻣدى اﻧﺗﺷﺎر ﻓرط اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻓﻲ اﻷوﺳﺎط اﻟﻣدرﺳﯾﺔ ،وﺗﺣدﯾد ﻋواﻣل اﻟﺧطر ،وﺗﻘﯾﯾم
وﺟود اﻟﻣﺿﺎﻋﻔﺎت وﺗواﺗرﻫﺎ ،وأﺧﯾ ار اﻟﺣﺻول ﻋﻠﻰ ﺑﯾﺎﻧﺎت ﯾﻣﻛن أن ﺗﻛون أﺳﺎﺳﺎ ﻟﻣﻘﺎرﻧﺎت ﻣﻊ اﻟوﻻﯾﺎت اﻷﺧرى ﻣن ﻧﺎﺣﯾﺔ،
.وﻣﻊ ﺑﯾﺎﻧﺎت ﻣن اﻟﻛﺗب ﻣن ﻧﺎﺣﯾﺔ أﺧرى
ﺑﻠﻎ اﻻﻧﺗﺷﺎر اﻟﻌﺎم ﻟزﯾﺎدة اﻟوزن ﺑﻣﺎ ﻓﻲ ذﻟك اﻟﺑداﻧﺔ ﻧﺳﺑﺔ ، % 20 .17اﺳﺗﻧﺎدا إﻟﻰ ﻣراﺟﻊ اﻟﻣﺟﻣوﻋﺔ اﻟدوﻟﯾﺔ اﻟﻣﺗﻌﻠﻘﺔ
ﺑﺎﻟﺑداﻧﺔ ) .(IOTFﺑﻠﻐت ﻧﺳﺑﺔ اﻟﺑداﻧﺔ ﻣﻧﻬﺎ % 49 .6وﻧﺳﺑﺔ اﻟزﯾﺎدة ﻓﻲ اﻟوزن .% 71 .10ﺗﺗﻣﺛل ﻋواﻣل اﻟﺧطر اﻟﻣؤدﯾﺔ
إﻟﻰ زﯾﺎدة اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻓﻲ اﻟﻌواﻣل اﻟواردة ﻋﺎدة ﻓﻲ اﻟﻛُﺗب ﻛﺎﻟظروف اﻻﺟﺗﻣﺎﻋﯾﺔ واﻻﻗﺗﺻﺎدﯾﺔ اﻟﺟﯾدة ﻟﻠواﻟدﯾن واﻟﻣﺳﺗوى
أن ﻣؤﺷر ﻛﺗﻠﺔ اﻟﺟﺳم) ، 25 ≤(BMIوﺟود ﻣرض اﻟﺳﻛري ﻟدى اﻟﺣواﻣل
اﻟﻔﻛري اﻟﻌﺎﻟﻲ ﻟﻬﻣﺎ ،وزﯾﺎدة اﻟوزن ﻋﻧد اﻵﺑﺎء ،أي ّ
اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ( ،إﺳﺗﻬﻼك ،ﻧﻘص اﻟرﺿﺎﻋﺔ اﻟطﺑﯾﻌﯾﺔ ،ﺣذف ﺑﻌض اﻟوﺟﺑﺎت ،اﻟﻘﺿم )ـﺗﻧﺎول وﺟﺑﺎت ﺧﻔﯾﻔﺔ ﺑﯾن اﻟوﺟﺑﺎت
اﻟﻣﺷروﺑﺎت اﻟﺳﻛرﯾﺔ ،ﻧﻘص اﻟﻧﺷﺎط اﻟﺑدﻧﻲ ،وﻧﻣط اﻟﺣﯾﺎة.
إن اﻻﻋﺗﻼﻻت اﻟﻣﺷﺗرﻛﺔ ﺷﺎﺋﻌﻪ ﻧﺳﺑﯾﺎ ﻟدى اﻷطﻔﺎل اﻟذﯾن ﯾﻌﺎﻧون ﻣن زﯾﺎدة اﻟوزن أو اﻟﺳﻣﻧﺔ ،وﺗﺗﻣﺛّل ﻓﻲ :ﺗﺳوس اﻷﺳﻧﺎن
ّ
واﺧﺗﻼﻻت ﻓﻲ اﻟﺑﺷرة ،وآﻻم اﻟﻣﻔﺎﺻل واﻟرﺑو ،وﺗﺷوﻫﺎت اﻟﻌظﺎم.
إن ﻣﻌدﻻت زﯾﺎدة اﻟوزن واﻟﺳﻣﻧﺔ ﻣرﺗﻔﻌﺔ ﻓﻲ ﺗﯾزي-وزو .وﺗُؤﻛد ﻧﺳﺑﺗﻬﺎ اﻟﺑﺎﻟﻐﺔ % 2 .17أن اﻟﺳﻣﻧﺔ ﻣﺷﻛﻠﺔ رﺋﯾﺳﯾﺔ ﻣن ﻣﺷﺎﻛل
اﻟﺻﺣﺔ اﻟﻌﻣوﻣﯾﺔ ،ﺗﺳﺗدﻋﻲ ﺳﯾﺎﺳﺔ ﺻﺣﯾﺔ ﻟﻔﺣﺻﻬﺎ واﻟوﻗﺎﯾﺔ ﻣﻧﻬﺎ ﻓﻲ اﻟﻬﯾﺎﻛل اﻟﺻﺣﯾﺔ واﻟﻣدارس.
.اﻟﻛﻠﻣﺎت اﻟرﺋﯾﺳﯾﺔ :اﻟطﻔل ،زﯾﺎدة اﻟوزن ،اﻟﺳﻣﻧﺔ ،ﻋﻠم اﻷوﺑﺋﺔ ،اﻧﺗﺷﺎر ،ﻋواﻣل ﺧطر ،اﻻﻋﺗﻼل اﻟﻣﺷﺗرك
RESUME
L’obésité infantile est un problème préoccupant de santé publique, du fait de sa prévalence et de ses
conséquences nombreuses à court à moyen et à long terme. Il est donc important de pouvoir dépister
précocement les enfants à risque et de développer des stratégies de prévention dés l’enfance.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la considère comme étant l’une des principales épidémies
mondiales non infectieuses du XX éme et du XXI éme siècle, touchant aussi bien les pays industrialisés
que ceux en voie de développement comme l’Algérie,
Peu de chiffres ont été publiés pour la tranche d’âge 5 – 11 ans dans notre pays, d’où l’intérêt de cette
enquête. Les facteurs de risque sont actuellement bien connus, qu’il s’agisse de facteurs
environnementaux comme l’alimentation et la sédentarité ou de facteurs génétiques.
Notre enquête a concerné 924 enfants scolarisés dans les écoles primaires tirées au sort de la wilaya
de Tizi-Ouzou sur une période qui s’est étalée de septembre 2015 à juin 2017.
L’objectif est de déterminer la prévalence du surpoids et de l’obésité en milieu scolaire, d’identifier
les facteurs de risque, d’évaluer l’existence et la fréquence des complications et enfin de disposer de
données pouvant servir de base à des comparaisons d’une part avec les autres wilayas et d’autre part
avec les données de la littérature. La prévalence globale du surpoids, obésité incluse, était de 17,20%
selon les références de l’IOTF dont 6,49% d’obèses et 10,71% de surpoids.
Les facteurs de risque du surpoids et d’obésité retrouvés dans notre étude ont été : les bonnes
conditions socio-économiques, le niveau intellectuel élevé, le surpoids des parents , évalué par un IMC
≥ 25, l’existence d’un diabète gestationnel, l’absence de l’allaitement maternel, le saut de repas, le
grignotage, la consommation de boissons sucrées, l’absence d’activité physique, et la sédentarité.
Les co-morbidités sont relativement fréquentes chez les enfants en surpoids ou en obésité, tels que les
caries dentaires, les anomalies cutanées, l’asthme, les douleurs articulaires et les anomalies osseuses.
La prévalence du surpoids et de l’obésité est élevée à Tizi-Ouzou. Ce chiffre de 17,2% confirme que
l’obésité est un problème majeur de santé publique nécessitant une politique de santé pour le dépistage
et la prévention dans les structures de santé et les établissements scolaires.
Mots clef : Enfant, Surpoids, Obésité, Epidémiologie, Prévalence, Facteurs de risque, co-
morbidité.
ABSTRACT
Childhood obesity is a serious public health problem because of its prevalence and its numerous short,
medium and long-term consequences. It is therefore important to be able to identify children at risk
early and to develop prevention strategies. from childhood. The World Health Organization (WHO)
considers it one of the world's main non-infectious epidemics of the 20th and 21st century, affecting
both industrialized and developing countries such as Algeria. Few figures have been published for the
5-11 age range in our country, hence the interest of this survey. Risk factors are currently well known,
be they environmental factors such as diet and sedentary lifestyle or genetic factors.
The survey involved 924 children enrolled in primary schools drawn from Tizi-Ouzou over the period
from September 2015 to June 2017. The objective is to determine the prevalence of overweight and
obesity in schools, to identify risk factors, to assess the existence and frequency of complications and
finally to have data that can serve as a basis for comparisons on the one hand with other
wilayas(provinces) and on the other hand with data from the literature.
The overall prevalence of overweight (obesity included) was 17. 20% according to IOTF references,
including 6. 49% obese persons and 10. 71% overweight. The risk factors for overweight and obesity
are those classically described in the literature : the good socio-economic conditions of the parents
and their high intellectual level, the overweight of the parents, evaluated by a BMI ≥ 25, the existence
of gestational diabetes, lack of breastfeeding, skipping meals, snacking, consumption of sugary drinks,
lack of physical activity, sedentary lifestyle. Co-morbidities are relatively common in overweight or
obese children, such as dental caries, skin abnormalities, asthma, joint pain, and bone abnormalities.
The prevalence of overweight and obesity is high in Tizi-Ouzou. This figure of 17. 2% confirms that
obesity is a major public health problem requiring a health policy for screening and prevention in
health facilities and schools.
Key words : Child, Overweight, Obesity, Epidemiology, Prevalence, Risk factors, co-morbidit
The document recommends several nutritional practices for preventing childhood obesity: eating three regular meals with a snack while avoiding morning snacking, maintaining appropriate portion sizes, consuming a diversified diet rich in fruits and vegetables, increasing dietary fiber intake, and reducing saturated fat consumption for children over two years old. It advises against restrictive diets, suggesting instead small portion sizes of energy-dense foods . Additionally, reducing snacking, sugary drinks, and high-fat foods while ensuring meals like breakfast are regular and composed of balanced nutrients is essential .
The document highlights a significant relationship between the education level of parents and the prevalence of obesity in their children. Higher parental education levels are associated with increased rates of childhood overweight and obesity. Specifically, children whose parents (both fathers and mothers) have university-level education exhibit higher prevalence rates of obesity compared to those with parents who have primary or secondary education .
An early adiposity rebound, occurring before six years of age, is a critical predictor of future obesity risk. The document advises monitoring the BMI curve for early rebounds as these indicate higher chances of developing obesity later in life. By identifying such patterns, targeted interventions can be taken early, thereby reducing the risk of future obesity-related complications . Early identification allows for more personalized preventive measures to be implemented .
The document notes that both urban and rural habitats host children who are either overweight or obese, suggesting that childhood obesity is not limited to one specific environment . However, slightly higher prevalence rates are observed in urban settings for both overweight and obesity. This underscores the need for obesity prevention and intervention strategies that are tailored to different living environments but also emphasizes the universal nature of the obesity epidemic in varying types of habitats .
The document establishes a robust relationship between parental and childhood obesity. If one parent is overweight, the risk of their child being overweight triples, and it quadruples if both parents are overweight. Similarly, having one obese parent doubles the child's risk of being obese, and this risk triples if both parents are obese . These findings suggest a possible genetic and environmental influence, underscoring the importance of addressing family-wide lifestyle modifications in obesity prevention and intervention strategies for children .
The type of school attended by children significantly influences the prevalence of obesity. The document states that children attending private schools exhibit higher rates of obesity compared to those in public schools. This disparity suggests a link between higher socioeconomic backgrounds, which often choose private schooling, and increased prevalence of obesity . This emphasizes the need to address obesity prevention programs in all educational settings to mitigate socioeconomic-related disparities .
The document indicates that the prevalence of childhood obesity is positively correlated with higher socioeconomic status. Specifically, children from families with higher socioeconomic status have greater prevalence rates of overweight and obesity . Statistical data in the document shows significant increases in overweight and obesity corresponding with higher socioeconomic strata, as measured by the Family Affluence Scale (FAS).
The document outlines two main stages for managing childhood obesity: firstly, stabilizing the child's weight to maintain a body mass index (BMI) curve parallel to the 97th percentile and secondly, reducing excess weight to bring the BMI closer to the 97th percentile . Key principles include therapeutic education to help the child and their family acquire necessary skills for lifestyle management, focusing on dietetics, physical activity, and socio-psychological balance without stigmatization. Personalized dietary changes are recommended, emphasizing regular meals and the reduction of spontaneous ingestion of unhealthy foods .
The document recommends schools integrate comprehensive nutritional education programs into their curricula, offer balanced and healthy meals in canteens, and promote physical activities as part of daily learning routines. Specifically, modifying school environments to support healthy eating choices and mandating physical education can be pivotal. Schools are suggested to play a central role by collaborating with parents and healthcare providers to sustain a consistent message and environment for obesity prevention . Furthermore, breaking the cycle of childhood obesity involves proactive engagement in creating educational content that emphasizes the significance of balanced nutrition and regular physical activity .
To prevent stigmatization of overweight and obese children, the document suggests integrating inclusive health education programs and adjusting sports-related educational practices to cater to the physical capacities of these children. It proposes forming educators to adapt their teaching and prevent children from being exempted from physical activities. Furthermore, it recommends promoting family-based lifestyle changes that include children rather than isolating them with stigmatizing approaches, thereby fostering a supportive environment .