Analyses de l'huile de soja chez Prolipos
Analyses de l'huile de soja chez Prolipos
MEMOIRE
En vue de l'obtention
DU DIPLOME DE MASTER EN
GENIE CHIMIQUE
ANALYSES PHYSICOCHIMIQUES DE
L’HUILE DE SOJA AU COURS DU
RAFFINAGE AU NIVEAU DE COMPLEXE
PROLIPOS DE AIN M’LILA
Promotion 2012/2013
DEDICACE
Avant tout, je dois remercier le bon Dieu qui m’a donné le courage pour mener à terme
ce modeste travail.
En premier lieu je tiens à remercier mon encadreur Dr. ZERMANE Ahmed pour : sa
disponibilité et ses conseils avisés.
Je remercie également le Chef du Département Génie Procéder Chimique Prof.
GHERRAF Noureddine, et tous mes enseignants pour l'encadrement et les encouragements
dont ils n'ont jamais cessé de faire montrer à mon égard.
J’exprime mes sincères remerciements à tous les membres du laboratoire de la
raffinerie des huiles PROLIPOS Ain Mlila, particulièrement TAYEB, ALI, HEMZA, pour leur
aide précieuse.
Enfin, qu’il me soit permis de remercier mes parents, pour leur soutien inconditionnels
tout au long de mes années d’études.
Liste des abréviations
A : Acidité
AG : Acide gras
D20 : Densité à 20°C
Eq : Equivalent gramme d’oléate de sodium =304g
J : Jaune
I : La teneur en impuretés en pourcentage
II : Indice d’iode
IP : Indice de peroxyde
V20 : Viscosité à 20°C
IS : Indice de saponification
M : La masse molaire d’acide adapté pour l’expression utilisée
(M=282g/mol pour l’acide oléique)
m0 : Masse de la prise d’essai en g
m1 : Masse initiale du creuset filtrant en g
m2 : Masse du creuset contenant le résidu sec en g
N : La normalité de NaOH
20
nd : Indice de réfraction à 20°C
P : Poids de la prise d’essai
PEHD : Le polyéthylène haute densité
PEBD : Le polyéthylène basse densité
PET : Le polyéthylène téréphtalate
ppm : Partie par million
R : Rouge
TS : traces de savon
V : Volume de NaOH nécessaire pour la neutralisation.
V : Volume de HCl acétonique à la chute de la burette
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 4.1 : Les opérations élémentaires du raffinage et leurs effets sur les constituants
mineurs et les contaminants 28
Figure 4. 5 : Séchage 25
Introduction 01
Références bibliographiques 46
Annexe 49
Introduction.
Introduction
Les corps gras alimentaires comprennent les huiles et les graisses d’origine animale ou
végétale [1]. Ces corps gras ont un rôle sur le plan énergétique et métabolique mais beaucoup
d’entre eux sont intéressants par leur apport en acides gras essentiels et fournissent à
l’organisme d’importantes vitamines liposolubles (A, D, E et K) [2].
La production mondiale des huiles végétales a atteint plus de 100 millions de tonnes dont près
de 80% sont utilisées pour l’alimentation humaine comme les huiles de cuisine, les
margarines et les produits dérivés. Ces huiles sont majoritairement extraites de 4 plantes :
soja, tournesol, colza, palme, le reste provenant de coton, des noix et des olives.
En Algérie, la consommation de l’huile est assurée pour une part importante par les huiles
importées de l’étranger, qui doivent être traitées avant l’utilisation. Elles subissent un
traitement de purification et de raffinage, la qualité des produits obtenus dépend de la qualité
des matières premières, du procédé de fabrication, de la qualité de l’emballage et enfin des
conditions de stockage.
L’huile de soja est l'une des matières grasses la plus consommée au monde, elle a une saveur
douce et une odeur légère et agréable, sa couleur est entre le jaune pâle et le jaune orangé.
Le laboratoire joue un rôle important dans l’évaluation de la qualité de l’huile, cette dernière
est assurée en analysant des échantillons chaque jour, à chaque stade de raffinage.
L’objectif de mon stage est de contribuer à l’étude physico-chimique de l’huile de soja à l’état
brut et au cours du raffinage au niveau de PROLIPOS de Ain M’lila.
Dans cette optique le mémoire est construit comme suit : nous allons présenter en premier lieu
l’unité PROLIPOS de Ain M’lila après cette introduction, les chapitres deux, trois et quatre
sont consacrée à une synthèse bibliographique sur les corps gras, l’huile de soja comme
matière première et enfin au raffinage de cette dernière, dans le chapitre cinq on présenter la
partie expérimentale qui comporte les différentes méthodes d’analyses et la discussion des
résultats obtenus, finalement le mémoire est terminer par une conclusion et un annexe.
1
Chapitre I Présentation de l'unité
I.1. Historique
Le complexe des corps gras de Ain m’lila (PROLIPOS), est situé dans la zone industrielle de
la ville de Ain m’lila (route Oum El Bouaghi). Il occupe une superficie de 54000 m2 dont
38000 m2 sont couvertes. En matière d’emploi, le complexe opère avec un effectif de 206
personnes, selon les données de 02/09/2009 ; réparties dans les différents services, le régime
de travail est 24 heurs effectués par trois équipes qui se relèvent toutes les huit heures.
Ce complexe à pour but de promouvoir le développement des industries alimentaires et de
satisfaire les besoins locaux en huile, savon de ménage, savon de toilette,…..etc.
2
Chapitre I Présentation de l'unité
DIRECTION
Secrétaire
Service contrôle de gestion
budget
Service informatique
Laboratoire
Service vente
Département Commerciale
Hygiène et sécurité Service approvisionnement
Service transport
Département production
Département maintenance
Service électricité
Service entretien
Service de fabrication
3
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
II.1. Définition
Les lipides sont les dérivés naturels des acides gras condensés avec les alcools ou les amines.
Ce sont des composés énergétiques puisque l’oxydation d’un gramme de lipide libère 38 kcal
[3]. Ils possèdent des propriétés physiques analogues : insolubilité dans l’eau, solubilité dans
les solvants organiques (éther, chloroforme) [4].
II.2. Origine
Les lipides sont d’origine végétale et animale, parmi les lipides d’origine végétale :
Les huiles fluides, liquides à température de 15 °C (soja, tournesol, colza…) ;
Les huiles concrètes, solides à température de 15°C (Palme, Coprah) [5].
Les lipides ou graisses animales sont soit d’origine laitière (Lait, crème, beurre,…) soit
apportés (viandes et poissons) ou extraites des animaux terrestres (suifs de boeuf, mouton) ou
marins (huile hareng, sardine) [5].
Les acides gras (R1, R2 et R3) peuvent être identiques ou différents [8].
4
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
CH2 – O – CO - R1
R2- CO – O - CH OH
CH2 - O - P = O
OH
CH2 – O – CO – R1
R2 – CO – O – CH O CH3
O- CH3
5
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
II.[Link]. Céphalines
Les Céphalines contiennent de l’éthanol-amine ou de sérine au lieu de la choline, c’est la
seule différence qui soit entre une lécithine et une céphaline [11].
II.[Link].1. phosphatidyl-éthanolamine
Le phosphatidyl-éthanolamine est un ester d'acide phosphatidique et de l'éthanolamine.
Sa structure générale est illustrée dans la Figure 2.3.
CH2 – O – CO – R1
R2 – CO – O – CH O
O-
II.[Link].2. Phosphatidyl-sérine
La phosphatidyl-sérine est caractérisée par la présence d’un acide aminé, la sérine, au lieu de
l’éthanolamine (Figure 2.4).
CH2 – O – CO – R1
R2 – CO – O – CH O CH3
CH2 – O – P – O – CH2 – CH
O- CH3
6
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
Les insaponifiables contiennent des alcools divers (stérols, alcool gras, cires) des colorants
(caroténoïdes, chlorophylles) des vitamines liposolubles, cétones et aldéhydes [1]. Parmi les
insaponifiables:
CH3 CH3
CH3
HO H3C CH3
7
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
Tableau 2.1 : Noms chimiques et rôles physiologiques des vitamines liposolubles [17].
Rétinol Vision
Vitamine A Béta-caroténe Différenciations
(provitamine) cellulaires
8
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
II.4.1.1. Densité
Les acides gras ont une densité inférieure à celle de l’eau (densité de référence), ce qui
explique pourquoi l’huile remonte à la surface de l’eau ou du vinaigre quand l’émulsion n’est
pas stabilisée [16].
II.4.1.2. Solubilité
Les acides gras sont très peu solubles dans l’eau. Plus la chaîne est longue plus la solubilité
est faible. De même, la solubilité est d’autant plus faible que le nombre des doubles liaisons
est élevé [18].
[Link] de fusion
Le point de fusion des acides gras est d’autant plus élevé que la chaîne aliphatique est longue.
La présence de doubles liaisons abaisse le point de fusion pour un même nombre de carbone
[20].
9
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
Tableau 2.2 : Point de fusion et point d’ébullition de quelques acides gras [3].
10
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
O O
R C + OH – R\ R–C + H2O
OH O – R\
Acide Alcool Ester Eau
- CH = CH - + 2H - CH2 = CH2 -
- CH = CH - + 2I - CH I = CH I - [21]
II.[Link]. Oxydation
Les doubles liaisons des acides gras sont facilement oxydables. Si l’oxydation est très
énergétique, la chaîne carbonée peut être rompue au niveau de la double liaison avec
formation de deux fragments acides comme le montre la réaction suivante :
R – CH = CH – (CH2) n – COOH + 2O2 R - COOH + HOOC – (CH2) n – COOH
Cette réaction permet de connaître la place de la double liaison dans la molécule [10].
11
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
II.5.1. L’hydrolyse
L’hydrolyse des corps gras conduit à l’apparition d’acides gras libres et de glycérides partiels,
diglycérides et monoglycéride, glycérol.
La mesure de l’acidité d’un corps gras est un des bons moyens pour déterminer son altération
par hydrolyse [23].
II.5.2. L’oxydation
Les réactions d’oxydation des lipides entraînent la formation de composés volatils d’odeur
désagréable. Ces réactions peuvent se produire même dans des aliments contenant moins de
1% de lipides, les principaux substrats de l’oxydation sont : les acides gras non saturés ; ils
s’oxydent plus vite à l’état libre que lorsqu’ils font partie de molécule de triacylglycérols ou
de phospholipides.
D’autres substrats non saturés peuvent subir des réactions d’oxydation comme la vitamine A,
les pigments caroténoïdes et certains hydrocarbures présentes dans les huiles [24].
12
Chapitre I I Généralités sur les corps gras
Tableau 2.3 : Principales altérations subies par les corps gras [23].
13
Chapitre III Etude de la matière première
III.1. Définition
Le soja, Glycine max (L) Merr, est une plante de la famille des légumineuses, sous famille des
papilonoideae, tribu des phaseoleae, largement cultivée pour ces graines oléagineuses qui
fournissent la principale huile alimentaire consommée dans le monde. [25].
Huile (%MS) 17 – 27
14
Chapitre III Etude de la matière première
C12 : 0 -
C14 : 0 0.1
C16 : 0 10.3
C18 : 0 3.8
C16 : 1 0.2
C18 : 1 22.8
C20 : 1 0.2
C18 : 3 51.0
C20 : 3 6.8
III.3.2. En insaponifiables
La partie insaponifiable de l’huile de soja présente 1.6% dans l’huile brute et de 0.6 à 0.7%
dans l’huile raffinée. Elle se compose essentiellement de stérols et de tocophérols comme le
montre le Tableau 3.3.
15
Chapitre III Etude de la matière première
Ergostérol <3
16
Chapitre III Etude de la matière première
Propriété Valeur
D20 0.921-0.924
nd20 1.473-1.477
17
Chapitre III Etude de la matière première
Conditionnement
flaconnage ( et Tapotage et
expandée) momier
Extraction par
Huile de soja
solvant
brute
Tourteaux de
soja 44%
Désolvontisation
toastage et séchage
et refroidissement
Montone ou Tourteaux de
pelletiention soja 48%
III.4.1 .Nettoyage
Les graines sont soit stockées par l'agriculteur à la ferme, soit transportées aux silos de l'usine,
la tâche la plus dure consiste à transporter la récolte d'un lieu de stockage à un autre sans trop
nuire à l'état de la graine. Les graines doivent être bien nettoyées, elles subissent d'abord un
dépoussiérage par un courant d'air. Puis le nettoyage se poursuit par un tamisage et un passage
sur des électroaimants [32].
18
Chapitre III Etude de la matière première
III.4.3. Le décorticage
L'intérêt du décorticage est d'éliminer les matières sans valeur pour l'alimentation animale,
mais surtout de faciliter les traitements ultérieurs. Le décorticage sera réalisé en fonction de la
matière protéique et de l'huile contenue dans la graine pour arriver à avoir un tourteau à 44, 48
ou 50 % de matières PROFAT (Protein Fat, Protéines + matières grasses). Pour le soja, la
coque se sépare facilement, l'amande et la coque constituent des mélanges qu'il faut dissocier
avec des tamis. Le concassage grossier se fait sur des concasseurs à 4 cylindres cannelés [30].
III.4.4. Aplatissage
Le concassage est suivi d'un aplatissage sur cylindres lisses. Une température de 65°c est
nécessaire pour avoir l'état thermoplastique indispensable pour fournir des flocons qui ne
s'effritent pas. Cette température servira d'ailleurs de source de chaleur pour l'extracteur qui,
doit travailler à plus de 52°c pour des raisons de sécurité mais aussi parce que l'extraction est
meilleure à chaud qu'à froid [30].
III.4.5. Extraction
L'exaction de l'huile est effectuée d'abord par pression et ensuite au moyen de solvants. La
matière première est pressée dans des presses à vis, en continu, et l'on obtient d'une part
l'huile brute et d'autre part un résidu solide ou tourteau qui contient encore 10 à 20 % d'huile.
Le tourteau subit ensuite une extraction au moyen d'un solvant; l'hexane. Le tourteau
préalablement broyé, et le solvant circulent à contre courant dans l'extracteur. Le mélange
solvant-huile ainsi obtenu est débarrassé du solvant par distillation. Le tourteau déshuilé, qui
ne contient plus que 1 % d'huile est imprégné aussi de solvant qui sera éliminé par chauffage.
Le solvant est récupéré pour de nouvelles utilisations et les tourteaux sont utilisés pour
l'alimentation animale [32].
19
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
[Link] de raffinage
Le but de raffinage est de purifier les huiles brutes végétales; en effet elles présentent une
certaine acidité libre (provoquée par une légère hydrolyse des triglycérides), une couleur peu
agréable à l’œil , donc peu commerciales et elles contiennent des produits secondaires qui
sont extraits au même temps que les huiles (lécithine, stérols…etc.). Enfin elles peuvent
contenir certains métaux lourds (Fe, Cu).
Le raffinage a pour but d’éliminer tout ou une partie de ces composés plus ou moins
indésirables afin d’obtenir des huiles commerciales ayant de bonnes qualités organoleptiques
[34].
C’est une suite d’opérations qui comprend essentiellement les étapes schématisées dans la
figure 4.1 :
Huile brute
Désacidification
NaOH Elimination des acides gras libre
Huile pure
20
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
IV.1.1.Démucilagination ou dégommage
Cette opération consiste à éliminer une faible quantité de produit dont l’ensemble désigne
sous le nom « mucilage » et comprend surtout des phospholipides (phosphatides) [6]. L’huile
brute est portée à une température de 80°C avec de l’eau (2 à 3%) additionnée de l’acide
phosphorique (0,1 à 0,3%) (Figure 4.2).
En général, toutes les huiles contiennent à la fois des phosphatides hydratables et non
hydratables, la proportion de ces derniers est plus élevée dans le cas de soja (5 à 10%) que
dans le cas de tournesol.
Dans le cas de soja, il est préférable de procéder à une première démucilagination pour
récupérer la lécithine qui constitue un sous produit [6].
Les phospholipides présents dans l’huile brute, sont des substances naturelles provenant des
graines végétales, qu’il est important d’enlever totalement de l’huile pour qu’elle reste
limpide. De l’eau additionnée d’acide phosphorique est ajoutée à l’huile brute provoquant la
précipitation des phospholipides avec formation de mucilages (substances présentes chez de
nombreux végétaux qui gonflent au contact de l’eau donnant une solution visqueuse plus
lourde que l’huile), c’est la démucilagination, ensuit, ces mucilages sont éliminés par
centrifugation [36].
21
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
Huile dégommée
3 5
1 4
[Link]
C’est l’étape la plus importante et la plus délicate où s’effectue l’élimination des acides gras
libres, qui risquent de donner à l’huile un goût désagréable.
La neutralisation s’effectue le plus souvent par addition de soude qui transforme les acides
gras libres en savon que l’on sépare ensuit par centrifugation en même temps que les autres
impuretés [39]. La soude joue également un rôle de décoloration partielle [33]. L’huile est
portée à 80-90°C puis agitée avec la soude (NaOH).
Les acides gras libres responsables de l’acidité et l’oxydabilité de l’huile, passent dans la
phase aqueuse sous forme de savons, et sont éliminés lors de la centrifugation qui suit.
D’autres impuretés (phospholipides résiduels, une partie des colorants) sont enlevées
également avec la partie aqueuse alcaline.
22
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
La solution de la soude est ajoutée avec précaution pour ne pas exercer la saponification des
triglycérides (saponification parasite) [6].
L’huile est ensuite lavée à l’eau pour éliminer les résidus d’alcali et de savon, puis
déshydratée sous vide [37].
6
Sortie huile neutralisée
3
1 4 5 Sortie soapostock
[Link]
Le lavage est l’opération qui permet d’éliminer les substances alcalines (savon et soude en
excès) présentes dans l’huile à la sortie du séparateur, ainsi que les dernières traces de métaux,
de phospholipides et autres impuretés [33].
Le lavage est plus efficace lorsqu’il est effectué en deux stades, il est préférable d’utiliser de
l’eau décalcifiée et la plus chaude possible à 90°C pour éviter l’encrassement des bols par
dépôt de savon et phosphate de calcium [33].
23
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
4 6 12
1 5 11
7
2 8 10 13
3 9
IV.1.4.Séchage
L’humidité présente dans l’huile lavée est éliminée avant l’opération de décoloration car elle
peut provoquer le colmatage rapide des filtres.
L’huile neutralisée sortant du lavage à une température de 90°C est séchée sous vide par
pulvérisation dans une tour verticale [33].
24
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
6 5
1- Arrivée de l’huile lavée
2- Collectage au système de vide
3- Chicanes
4- Gicleurs
5- Sortie de l’huile séchée
6- Système de prise d’échantillon sous vide
Figure 4. 5 : Séchage
IV.1.5.Décoloration (blanchiment)
Cette opération vise à éliminer les pigments et autres matières colorantes dissous dans l’huile
et préjudiciable à sa bonne conservation. Cette opération se fait à l’aide de terres décolorantes
ou de charbons actifs [39].
Les huiles démucilaginées, neutralisées ont également acquis une teinte plus ou moins foncée
due à la présence de pigments colorés qui peuvent accentuer cette teinte au cours de stockage
ultérieur [6].
25
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
La décoloration vise à éliminer ces pigments que la neutralisation n’a que très partiellement
détruit, elle fait intervenir un phénomène physique d’adsorption sur la terre décolorante ou sur
le charbon actif [39].
La terre est additionnée à l’huile, le mélange est chauffé à 90°C sous pression réduite après
contact de quelques minutes, le mélange est séparé par filtration est réalisée par des filtres
automatiques de type NIAGARA [34].
C’est la séparation de la phase de l’huile de celle de la terre décolorante chargée de pigments.
Elle est réalisée par des filtres ayant des pores qui empêchent le passage des matières solides
en permettant l’écoulement du liquide seulement [37].
[Link]érisation ou décirage
Opération appliquée à certaines huiles végétales (de mais, de tournesol) qui consiste à un
refroidissement lent suivi d’une filtration à basses températures [34], pour retirer les cires ;
qui rendront les huiles troubles pendant le stockage réfrigéré [1].
Sur le plan commercial, les huiles wintérisées présentent l’avantage de ne pas figer en hiver
[34].
IV.1.7.Désodorisation
La désodorisation se fait par un entraînement à la vapeur d’eau des flaveurs indésirables, à
200-250°C à l’abri de l’air sous vide poussé.
La désodorisation permet donc d’éliminer les traces de produits volatils qui donneraient à
l’huile un fruité désagréable ou un goût de rance [36].
Elle est destinée à éliminer les produits odorants présents dans les huiles brutes [41].
La désodorisation consiste à envoyer un courant de vapeur sèche au travers de l'huile portée à
environ 200°C et maintenue sous vide afin que les produits volatils comme les aldéhydes et
les cétones responsables du goût et d’odeurs désagréables de l’huile soient entraînés par la
vapeur, après désodorisation l’huile doit être refroidie [32].
A la fin de cette opération, on ajoute un anti-oxydant tel que l’acide citrique qui a le rôle de
complexant des traces de métaux [37].
[Link]
C’est la mise sous emballage des huiles pour assurer leur conservation et leur transfert depuis
l’usine de fabrication jusqu’aux consommateurs [42].
Le conditionnement doit permettre une excellente conservation jusqu’au moment de l’emploi.
26
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
27
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
Tableau 4.1 : Les opérations élémentaires du raffinage et leurs effets sur les constituants mineurs et
les contaminants [42].
28
Chapitre IV Raffinage de l’huile de soja
Tableau 4.2 : Composition moyenne de l'huile de soja brute et celle raffinée [45]..
Triglycérides (%) 95 - 97 99
29
Chapitre V Partie expérimentale
Huile brute M
E
T
Discussion - Acidité
H - Humidité
O - Impuretés
D - Phosphores
Huile L
Neutralisée O
G
- Traces de savon
I - Acidité
Discussion E
D
Huile E
Décolorée
P
R - Couleur
Discussion E - Acidité
L - Phosphores
E
V
Huile
Désodorisée
E
M
E - Traces de savon
N - Acidité
Discussion T - Couleur
S - Indice de peroxyde
- Indice d’iode
INTERPRETATIONS
Figure 5.1 : Organigramme de méthodologie de travail
30
Chapitre V Partie expérimentale
- Huile brute
Le 24/03/2013
Huile de Soja - Huile neutralisée
- Huile Décolorée
- Huile Désodorisée
- Huile brute
Le 26/03/2013
Huile de Soja - Huile neutralisée
- Huile Décolorée
- Huile Désodorisée
- Huile brute
Le 28/03/2013
Huile de Soja - Huile neutralisée
- Huile Décolorée
- Huile Désodorisée
31
Chapitre V Partie expérimentale
32
Chapitre V Partie expérimentale
Mode opératoire
Introduire 75ml d’alcool éthylique neutralisé en présence de phénolphtaléine, puis on pèse
10g d’huile, chauffer et agiter le mélange pendant une minute jusqu’à dissolution de l’huile,
titrer par une solution de NaOH à 0.1N jusqu’à une coloration rose permanente.
Expression des résultats
33
Chapitre V Partie expérimentale
34
Chapitre V Partie expérimentale
35
Chapitre V Partie expérimentale
V. 4. Résultats et discussions
V. 4.1. L’huile brute
Tableau 5.2 : Résultats d’analyses de l’huile Brute
Normes
Entreprise 2 1 1 200
(NE)
36
Chapitre V Partie expérimentale
D’après les résultats des d’analyses effectuées sur l’huile Brute, les valeurs moyennes
obtenues sur l’acidité, l’humidité, taux de phosphore et les impuretés sont conformes aux
normes.
V. 4.2. L’huile neutralisée
Les résultats de l’analyse de l’huile neutralisée sont résumés dans le tableau suivant.
Tableau 5.3 : Résultats d’analyses de l’huile démucilaginée (neutralisée).
Résultats 0.35 58
Normes
Entreprise 0.6 ℅ 1000
(NE)
D’après les résultats motionnées dans le tableau 5.3, nous avons noté :
· Formation de traces de savon à partir des acides gras libres qui réagissent avec la
soude caustique (vu que la neutralisation des acides gras par la soude provoque la
formation du savon).
V. 4. 3. Huile décolorée
Tableau 5.4 : Résultats d’analyses de l’huile décolorée.
Normes
Entreprise 0.2 <2 12 6.2
(NE)
37
Chapitre V Partie expérimentale
D’après les résultats de l’analyse de l’huile décolorée on voie bien qu’ils sont conformes aux
normes.
V. 4. 4. Huile désodorisée
Trace de
Paramètres Acidité % H% savon Indice Indice de Couleur
ppm d’iode peroxyde J R
Normes
Entreprise 0.08℅ max 00 00 120-143 188-195 15 1.2
(NE)
· Un abaissement de l’acidité suite à la destruction des acides gras libres par une
température élevée (plus de 200°C).
· Absence de l’humidité car l’eau est éliminée par l’effet de la température élevée.
· Diminution de la couleur de l’huile par élimination des substances volatiles
(décoloration chimique).
38
Chapitre V Partie expérimentale
Augmentation
Paramètres A% H% TS II Aspect Odeur Goût Couleurs
IP
J R
39
Chapitre V Partie expérimentale
Acidité 0.29 %
TDS 60
E2 Phosphore > 2 ppm
Huile de soja Colore 5.8 3.3 Le 20/04/2013
neutralisée sec II 150
IP 186
Acidité 0.30 %
TDS 58
E3 Phosphore > 2 ppm
Huile de soja Colore 5.6 3.4 Le 22/04/2013
neutralisée sec II 152
IP 191
Mode opératoire
Le charbon actif ordinaire est utilisé comme agent d’adsorbant dans les tests réalisés.
Le charbon actif est broyée, ensuite on le fait passer dans un tamis (100 mesh /150 microns).
La même quantité de terre décolorante subit la même procédure que le charbon actif. Après le
séchage dans une étuve réglée à une température de 103±2°C, ensuite on a procédé à réaliser
sept combinaisons d’échantillons tels que :
40
Chapitre V Partie expérimentale
Les 7 échantillons sont introduits dans un four à 245°C pour 2 min, en suite ils sont fortement
agité pour 1min (cette opération est répétée 3 fois). Puis on les mit dans un dessiccateur
jusqu’à température ambiante avant de les filtrés.
Apre filtrations les échantillons sont placés dans un lovibande pour lire les colores (jaune et
rouge), et aussi les autres analyses pour obtenus leurs propriétés physicochimiques.
41
Chapitre V Partie expérimentale
TDS 60 31 32 30 30 31
(ppm)
Couleur 5.8 3.8 10.6 1.6 10.3 1.8 9.8 2.2 9.6 2.3 9.6 2.3
J R
D’après les résultats du tableau 5.8 on remarque que l’effet direct de l’ajout du charbon actif
peut être remarqué sur le pourcentage de l’acidité (diminution proportionnelle de l’acidité
avec la quantité du charbon active ajouté), par contre par apport à la couleur on voit que la
terre pur donne des valeurs meilleurs que les autres combinaisons, pour les autres paramètres
aucune différence est enregistré en utilisant ces échantillons.
42
Chapitre V Partie expérimentale
TDS 55 26 26 24 22 22
(ppm)
Couleur 5.5 3.5 10.1 1.8 10.1 1.9 9.9 2.1 9.8 2.1 9.4 2.3
J R
Les mêmes constatations peuvent être distingué en examinent les résultats du tableau 5.9 que
celui du tableau 5.8, vu que c’est la même combinaison de l’adsorbant (Terre + charbon actif)
43
Chapitre V Partie expérimentale
E3 échantillon échantillon
6 7
TDS 58 30 28
(ppm)
Le tableau 5.10 présente les résultats d’analyses en utilisant uniquement du charbon actif
comme adsorbant avec des quantités plus importantes que les cinq premières combinaisons
précédentes. Dans ce cas on remarque le même comportement sur l’acidité (diminution
remarquable par rapport à celle donnée par la terre décolorante), en plus d’une nette
amélioration sur la couleur (augmentation de la couleur jaune et diminution du rouge) qui sont
très proches aux normes.
44
Conclusion
Conclusion
Au cours de mon stage pratique effectué au niveau de complexe de PROLIPOS de Ain M’lila
wilaya de Oum El Bouaghi. J’eus l’occasion d’assister et de voir les différentes étapes de
raffinage de l’huile brute, ainsi que les analyses physicochimiques de l’huile de Soja de l’état
brut à l’état final et les différentes étapes du raffinage.
D’après, les résultats des analyses effectuées, on peut conclure que l’unité produit une huile
raffinée de bonne qualité et conforme aux normes. Cette conformité témoigne d’un raffinage
effectué dans les meilleures conditions par l’unité, ainsi qu’au contrôle régulier qui s’effectue
au niveau du laboratoire.
Les expériences réalisées sur la comparaison des deux adsorbants (terre décolorante et
charbon actif) au niveau de la neutralisation ont montrées que l’utilisation du charbon actif
permet de diminuer le taux d’acidité d’une manière considérable, mais par rapport à la couleur
l’utilisation de la même quantité des deux adsorbants donne l’avantage à la terre décolorante,
mais en doublent la quantité du charbon actif une nette amélioration de la couleur est
observée.
Ce stage pratique a été pour moi d’un grand bénéfice car d’une part, il ma permis d’acquérir
des connaissances approfondies sur le raffinage de l’unité, ainsi que aux différentes analyses
qui peuvent être effectuées, et d’autres part d’avoir une vue sur la vie professionnelle.
45
Références bibliographiques
Références bibliographiques
[1]/GRAILLE, J. (2003).Lipides et corps gras alimentaires, édition : Technique et
documentation, Lavoisier, Paris : p.23-26-126-148-174-178-186-366.
[2]/DARBRE, G. (1982).Nutrition et santé alimentation, édition : Delta et SPES, Paris : p.88.
[3]/MARLEN, F ET ELISABETH, V. (2001). Biochimie des aliments, édition : Doin ,p .
79.
[4]/LOUISOT, P. (1980). Biochimie générale et médicale, édition : SEPMP, p. 141-
279.
[5]/DILMI-BOURAS, A : (2004).Biochimie alimentaire, édition : Office des publications
universitaires : p. 36-72.
[6]/FRANCOIS, R. (1974).Les industries des corps gras, édition : Technique et
documentation, Lavoisier, Paris : p.32- 36-37-42-43-132-139-141-164-192.
[7]/ALAIS, C ; LINDEN, G et MICLO, L. (2003).Biochimie alimentaire, édition :
Dunod, Paris : p. 55.
[8]/DESAGHER, S. (1998).Métabolisme, édition : Ellipses, Marketing, p .41.
[9]/BORG, J et REBER, A. (2004).Biochimie métaboliques, édition : Ellipses,
Marketing, p.75-79.
[10]/BOULANGER, P ; POLONOVSKI, J ; BISERTE, G et AUTREVAUX, M.
(1979).Abrégé de biochimie médicale, édition : Masson, Paris : p. 67-78.
[11]/HARPER, H, A ; RODWELL, U, W et MAYES, P, A. (1982).Précis de
biochimie, édition : Dunod, Paris : p.138-139.
[12]/PERCHERON, F, PERLES, R et FOGLIETTE, M.J. (1981). Abrége de biochimie
générale, tome : 2, édition : Masson, Paris : p.141.
[13]/NAUDET, M. (1992). Manuel des corps gras, tome : 1, édition : technique et
documentation, Lavoisier, Paris : p.1020-1198.
[14]/WEIL, J.H. (2005). Biochimie générale, édition : Dunod, Paris : p.274.
[15]/WEINMAN, S ET MEHUL, P. (2004). Toute la biochimie, édition : Dunod, Paris : p.
86.
[16]/OLIVIER, M. (2005). Biochimie, édition : technique et documentation, Paris : p. 85-
98.
46
Références bibliographiques
[17]/LEGRUSSE, J. (1995). Les vitamines, Edition : IFN, institut français pour la nutrition :
p. 6-10.
[18]/GRUILLOTON, M et BERNADETTE, Q. (2003).Biochimie, édition : Dunod, Paris :
p. 95-101.
[19]/MOUSSARD, C. (2002). Biochimie structurale et métabolique, édition : Boeck, Larcier
SA : p. 85.
[20]/HENNEN, G. (2006).Biochimie, édition : Dunod, Paris : p. 135.
[21]/KRUH, J. (1982). Biologie cellulaire et moléculaire, édition : Hermann, Paris :
p.57-58.
[22]/KRAUSE, M.V et HUNSCHER, M.A. (1978).Nutrition et dietothérapie, édition :
HRX, Montréal : p .147.
[23]/PERRIN, J.L. (1992). Manuel des corps gras, tome : 2, édition : technique et
documentation, Lavoisier, Paris : p.1020-1198.
[24]/ALAIS, C et LINDEN, G. (1997).Abrégé de la biochimie alimentaire, édition :
Masson, Paris : p. 67-69.
[25]/POUZET. A : Raffinage des corps gras. In : Manuel des corps gras. Tome 1, éd tec doc
Paris, Lavoisier, 1992. P 131-136. ISBN : 2-85206-662-9.
[26]/DEBRUYNE, LGNACE : Transformation et aspects industriels, technique de
l’ingénieur, traité agroalimentaire 2001.F6030. p. 1-12.
[27]/TREMOLIERES J, SERVILLE Y, JACOTOT R ET DUPIN H, [Link] bases de
l’alimentation in manuel d’alimentation humaine T [Link] ESF : p. 148.
[28]/PLATON. J. F : Raffinage de l’huile de soja, ASA, USB, 30P. Consulté le 14/03/2007.
[29]/WHITE. P. J & MILLER L. A: AOCS, 1988, N°65, Vol 1334.
[30]/LAISNEY, J. 1992. Obtention des corps gras. In Manuel des corps gras. Volume 1. Ed.
Tec et doc. Lavoisier. P. 695-768.
[31]/MUSTAPHA, A. ET STAUFFER, C. 2002. Les matières grasses destinées aux
produits deboulangerie. American Soybean Association. N°23:p. 4-20.
[32]/MOHTADJI, LAMBILLAIS: Les aliments. Ed Maloine, Paris. 1989. P87-94-102-
[Link] : 2224018894 .
[33]/DENISE. J : Raffinage des corps gras. Westhoek, Editions : 1982, P. 31 – 197-789-
881.
47
Références bibliographiques
[34]/SDRIBAN R, 1988. L’industrie des corps gras (Faur L) in Les industries agricoleset
alimentaires. Ed Tec & Doc Lavoisier : p. 284- 265-266.
[35]/SCHIEBERLE. P, BELITZ -H.D, GROSCH. W, 2004. Food chemistry 3rd resived
Edition Springer: p .656.
[36]/ Juliette Cossut & al : Les corps gras : Entre tradition et modernité. 111p, projet réalisé
dans le cadre de DESS en QUALIMAPA.2002. Université des sciences et technologies de
Lille- Institut agroalimentaire de Lille.
[37]/CHEFTEL J.C et CHEFTEL H ,1977. Les principaux systèmes biochimiques
alimentaires comportement au cours des traitements in introduction à la biochimie et à la
technologie des aliments. Ed Tec & Doc, Lavoisier, Paris : p. 252-254.
[38]/ J. Tremolieres et al, 1980: Raffinage des corps gras. In : Manuel des corps gras. Tome
2. éd tec doc. Paris : Lavoisier, 1992, P789 – 881. ISBN : 2-85206-662-9
[39]/HELME J .P, 1984. Influence des techniques sur la qualité des produits
alimentaires dans les industries des corps gras : p .33- 35-40-42-125.
[40]/ADRIAN J, POTUSJ, FRANGE R, 2003. Science alimentaire de A à Z .Ed Tec&Doc,
Lavoisier, Paris : 451p.
[41]/APFELBAUM M, FORRA C, NILLUS P, 1999. Aliments diététiques et technologies
particulières, lipides d’assaisonnement in Diététique et nutrition. Ed Masson, Paris : p.
459- 336.
[42]/LINDEN G ET LORIENT D, 1994. Huiles et graisses végétales in biochimie agro
Industrielle. Ed Masson : p. 95.
[43]/BEAUFRAND M , DEBRY G, 1979. Technologie industrielle de conservation des
valeurs hygiéniques et nutritionnelle des aliments in Nutrition métabolique et
diététique 2eme édition Flammarion : p. 319.
[44]/LYANE LE GOFF ,1998. Médecine nouvelle 4ème trimestre : p. 28
[45]/ERICKSSON, D. R. ET WIENDERMANN, L. H. 1989. Huile de soja - Méthodes de
traitement et utilisations actuelles. American Soybean Association. p. 1-21.
48
ANNEXE
Annexe
La solution mère : 1.0967g de potassium dihydrogène sont dissous dans 250ml d’eau
distillée, cette solution comprend 1mg de phosphore par ml.
La solution fille : A partir de la solution mère on prélève 5ml dans une fiole de
500ml qu’on ajuste avec de l’eau distillée. Cette solution est à 0.01mg de phosphore par ml.
Ø Pipeter 0ml, 1ml, 2ml, 4ml, 6ml, 8ml et 10ml de la solution fille dans des fioles de
50ml.
Ø Ajouter 8ml de sulfate d’hydrazine et 2ml molybdate de sodium, amener à 50ml avec
de l’eau distillée.
49
ANNEXE
0.45 R2 = 0,9999
A 0.4
B
S 0.35
O
R 0.3
B
A 0.25
N
C 0.2
E
0.15
0.1
0.05
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
Phosphore mg/ml
Courbe d'étalonnage
50
ANNEXE
Acétone.
Balance analytique. Acide chlorhydrique.
Ballon (flacon à col-rodé d’un bouchon). Acide sulfurique.
Bécher. Alcool éthylique.
Burette graduée. Bleu de bromophénol.
Calorimètre : LOVIBOND. Charbon actif
Cristallisoir. Chloroforme.
Dessiccateur. Eau distillée.
Entonnoir. Empois d’amidon.
Eprouvette. Iodure de potassium.
Erlen-mayer. Hexane.
Etuve. Huile de l’unité.
Fiole conique. Hydroxyde de potassium.
Four. Phénolphtaléine.
Nacelle en verre. Réactif de WIJS.
Papier filtre. Soude caustique.
Pipettes. Terre décolorante
Plaque chauffante. Tétrachlorure de carbone.
Réfrigérant à reflux. Thiosulfate de sodium.
Tamis.
Agents Adsorbants
Terres décolorantes
Les terre naturelles ou terres à foulon sont employées telles quelles car elles possèdent un
pouvoir décolorant naturel. Ce sont des argiles plastiques très communes dans le bassin
parisien. On en trouve aussi au Etats unis, en Allemagne, au japon, en Espagne, elle sont en
général simplement séchées et finement broyées pour accroitre la surface de contact. En
pratique, il existe de très grandes différences de qualité d’un lot à l’autre à tel point qu’il est
nécessaire de faire un essai de laboratoire avant emploi . Ces terres sont peu actives et ne sont
pas activables. Leur emploi est donc limité aux huiles très faciles à décolorer. Les terres
activées, en général, ne possèdent aucun pouvoir décolorant à l’état naturel. Ce sont des
51
ANNEXE
Charbon actifs
Leurs propriétés sont utilisées depuis longtemps en sucrerie, mais l’étude systématique de leur
pouvoir adsorbant date de la guerre 1914-1918 lorsqu’ils ont été utilisée dans les masques à
gaz. Ils reforment 95 à 98 % de carbone, mais leur caractère spécifique est leur porosité. On
admet que la surface spécifique de 1g de charbon actif atteint 600 à 1000 m2. L’activation
développe la structure capillaire et débouche les pores obstrués par des goudrons. On emploie
en général des acides oxygénés peu volatils tels que l’acide phosphorique ou des sels
d’halogènes tels que le chlorure de zinc. Le charbon est imprégné de l’agent choisi puis séché
avant d’être calciné à une température variant de 400 à 1000°C. Les charbons peuvent
également être actifs par des gaz. Les charbons actifs sont seuls capables d’éliminer les
hydrocarbures aromatiques polycyclique qui peuvent être présents en quantité non négligeable
dans certaines huiles végétales.
52
ANNEXE
53
ANNEXE
54
ANNEXE
55
ANNEXE
Sarl prolipos
Service laboratoire date 24 /03/2013 N : 383
Proli : II Suivi les analyse de raffinage
Type d’huile : Huile de soja bac d’huile brute N : A 1 bac d’huile finie N : B18
Nature analyse normes 8 :00 10 :00h 12 :00h 14 :00h 16 :00h 18 :00h 20 :00h 22 :00h 04 :00h 06 :00h
échantillon h
Huile brute Acidité 2℅ 1.81
Humidité 1℅ 0.23
Impuretés 1℅ 0.82
Phosphore 200 ppm 50
Huile neutralisé Acidité 0.6 ℅ 0.35 0.41 0.38
TDS 1000 ppm 58 65 62
Huile décolorée Acidité 0 .2 ℅ 0.4 0.46 0.43
Couleur J 12 R6.2 10 1.1 10.6 1.4 10.2 1.2
Phosphore <2 <2 <2 <2
Huile désodorisé Acidité 0.08℅ max 0.06 0.07 0.06
TDS 00 00 00 00
Couleur J15 R1.2 12 0.8 12.2 0.9 12 0.8
II 120-143 132
IP 188-195 191
56
ANNEXE
Sarl PROLIPOS
Service laboratoire date 26 /03/2013 N : 385
Proli : II Suivi les analyse de raffinage
Type d’huile : Huile de soja bac d’huile brute N : A 1 bac d’huile finie N : B18
Nature analyse normes 8 :00 10 :00h 12 :00h 14 :00h 16 :00h 18 :00h 20 :00h 22 :00h 04 :00h 06 :00h
échantillon h
Huile brute Acidité 2℅ 1.24
Humidité 1℅ O.17
Impuretés 1℅ 0.64
Phosphore 200 ppm 58
Huile neutralisé Acidité 0.6 ℅ 0.47 0.51 0.55
TDS 1000 ppm 54 60 62
Huile décolorée Acidité 0 .2 ℅ 0.38 0.41 0.45
Couleur J 12 R6.2 10.5 1.4 10.5 1.4 10.5 1.1
Phosphore <2 <2 <2 <2
Huile désodorisé Acidité 0.08℅ max 0.04 0.05 0.04
TDS 00 00 00 00
Couleur J15 R1.2 12.10.8 12.2 0.9 12 0.8
II 120-143 127
IP 188-195 193
57
ANNEXE
Sarl PROLIPOS
Service laboratoire date 28 /03/2013 N : 387
Proli : II Suivi les analyse de raffinage
Type d’huile : Huile de soja bac d’huile brute N : A 1 bac d’huile finie N :B18
Nature analyse normes 8 :00 10 :00h 12 :00h 14 :00h 16 :00h 18 :00h 20 :00h 22 :00h 04 :00h 06 :00h
échantillon h
Huile brute Acidité 2℅ 1.5
Humidité 1℅ O.20
Impuretés 1℅ 0.52
Phosphore 200 ppm 40
Huile neutralisé Acidité 0.6 ℅ 0.45 0.41 0.37
TDS 1000 ppm 63 68 59
Huile décolorée Acidité 0 .2 ℅ 0.36 0.40 0.39
Couleur J 12 R6.2 10 1.1 10.6 1.4 10.6 1.4
Phosphore <2 <2 <2 <2
Huile désodorisé Acidité 0.08℅ max 0.06 0.07 0.05
TDS 00 00 00 00
Couleur J15 R1.2 12 0.8 12.8 0.9 12 0.6
II 120-143 139
IP 188-195 193
58
Résumé
La production des huiles alimentaires ne cesse d’augmenter pour répondre à l’accroissement
de la demande de ces produits. L’huile de soja est surtout destinée à l’alimentation humaine.
Son contenue riche en acides gras et les vitamines essentiels, contribue au bon équilibre
nutritionnel de notre alimentation.
Ce travail s'inscrit dans le cadre de l'évaluation des différentes analyses physicochimiques de
l'huile de Soja de l'état brut à l'état final, au cours des étapes du raffinage au niveau du
complexe PROLIPOS de Ain M’lila. Les analyses suivantes : acidité, indice de peroxyde,
indice d'iode, traces de savon, taux de Phosphore, la couleur et l'humidité ont été effectuées.
Les résultats obtenus montrent la conformité des huiles finies aux normes. Pour un contrôle
plus rigoureux des produits finis, le recours à certaines analyses est indispensable.