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Approches de la critique littéraire

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Master : Amazighe et les théories littéraires,

linguistiques et pédagogiques.
Matière : approches littéraires et critiques.

La critique littéraire
Monsieur le professeure : Préparé par :
-Abderrahmane EL AMRANY
-Moulay Hachem JARMOUNI -Zoubir OUABID
-Abderrahmane IKNE
ANNEE UNIVERSITAIRE
2971-2972/2021-2022
Table des matières
• 1. Définition de la critique littéraire :
• 2. TYPES DE LA CRITIQUE LITTÉRAIRE :
• 2.1. La critique historique :
• 2.2. La critique bibliographique :
• 2.3. La critique historiographique :
• 2.4. La critique psychologique :
• 2.5. La critique démagogique :
• 2.6. La critique pédagogique :
• 2.7. La critique herméneutique :
• 2.8. La critique symbolique :
• 2.9. La critique thématique :
Définition de la critique
littéraire :
• La critique littéraire renvoie à tout jugement,
évaluation porté sur un texte littéraire. Il peut
encore être compris comme toute étude discursive
et interprétative des textes littéraires.
• Elle peut être présenté sous forme de discours
théoriques (en s’axant autours des théories et
méthodes littéraires) ou de compte rendu de la
lecture d’une œuvre littéraire (ce point est
récurrent dans les articles de presse). C’est le cas
du dernier roman de Guillaume Musso la vie
sécrète des écrivains qui a reçu une grande
critique médiatique.
• La critique ne peut pas demeurer dans les limites du
savoir vérifiable ; elle doit se faire œuvre à son tours,
et courir les risques de l’œuvre. » Jean Starobinski
• Le sens de la critique : critique littéraire = pratique
singulière de la lecture, met toujours en jeu une
conception (même inconsciente ou implicite) de
ce que l’on appelle « la littérature»; activité
complexe et nécessairement situé.
• La critique c’est l’art de la recherche de vérités
particulière relatives à œuvres choisies.
• la critique doit admettre comme l’écrivait Roland
Barthes que « l’œuvre littéraire est un système
sémantique très particulier, dont la fin est de mettre
« du sens » dans le monde et non pas « un sens » »
o La critique historique :
• La critique historique est une approche externe ou
extérieure, transcendante par rapport aux textes;
c'est une critique qui est parfois normative ou
prescriptive (corrective), selon une idéologie
religieuse, morale, politique ou autre. C'est une
critique adjective, en ce sens qu'elle ajoute
beaucoup au texte par la paraphrase, qu'elle
multiplie les intermédiaires et les médiations entre
l'auteur et le texte ou entre le texte et le lecteur et
qu'elle fonctionne surtout à l'épithète.
o La critique bibliographique :

• Consiste à faire l'inventaire de ce qui se publie et à


le répertorier dans les manuels, les anthologies, les
dictionnaires, les encyclopédies, etc.
• La critique philologique doit aussi faire appel
l'historiographie.
o La critique historiographique :

• Examine les différents états d'un texte, de la première


version ou des premiers manuscrits à l'édition originale
(ou princeps) et aux autres éditions; il lui faut donc
comparer les notes, les projets, les plans, les ébauches,
les brouillons, les remaniements, les corrections, les
scolies, les ajouts ou les coupures d’une version à l'autre :
c'est l'avant-texte qui l'intéresse et qui est le moyen
d'établir une édition critique. Elle peut aussi s'attarder
aux influences entre les œuvres ou entre les auteurs et
s'inscrire ainsi dans l'histoire des idées et des mentalités.
La critique philologique, de la bibliographie à
l'historiographie, se préoccupe du style de l'œuvre et
elle favorise la publication de thèses, de mémoires, de
journaux intimes, de correspondances, contribuant ainsi
à la gloire des auteurs et sous le prétexte que c'est le
hors-texte (les textes d'accompagnement) qui explique
ou éclaire le texte.
o La critique psychologique :
• La critique philologique est souvent complétée ou
relayée par la critique psychologique, qui lui sert
d'exégèse et qui est une critique sentimentale de
vulgarisation. Très souvent, la critique
psychologique est une critique biographique, pour
ne pas dire hagiographique : elle parle plus des
auteurs que des œuvres. La critique psychologique
peut autant faire appel à la démagogie, dans le
pire des cas, qu'à la pédagogie, dans le meilleur
des cas.
o La critique démagogique :
• Domine la critique journalistique : le journal fait passer la
propagande pour de l'information, la promotion pour de
l'opinion, la publicité pour de la popularité. C'est souvent une
anecdote à propos de l'auteur ou l'aventure du texte qui lui sert
de fil conducteur. Du journal au magazine, la différence n'est
que quantitative: plus spectaculaire. L'auteur y est en quelque
sorte le personnage ou l'acteur principal. La critique
démagogique ne cherche pas à expliquer le texte mais à
impliquer le lecteur en appliquant au texte trois ou quatre
recettes de lecture : elle résume, elle répète, elle annonce, elle
glorifie ou sacrifie...
o La critique pédagogique :
• Cherche à énoncer la littérature, à l'enseigner par la revue ou
le manuel, plutôt qu'à renseigner sur elle; elle s'attarde surtout
aux personnages, à leur caractère, à leur vraisemblance, etc. La
critique philologique (de la langue et du style) et la critique
psychologique (des personnages et des thèmes) sont donc
inséparables au sein de la critique historique ou génétique, qui
consiste à amener la littérature à l'œuvre, à recouvrir l'œuvre
du manteau de la littérature et à se (con)fondre ainsi avec une
stylistique : pour la critique philologique, l'œuvre c'est le style
de l'auteur; pour la critique psychologique, le style de l'œuvre
c'est l'auteur. Répétons que «la philologie, ou la bibliographie,
lit l'œuvre dans la vie de l'auteur (écrivain et société, style et
langue); la psychologie, ou la biographie, lit la vie de l'auteur
(individuel ou collectif) dans l'œuvre». Jean-Marc Lemelin.
«Les études littéraires» dans Le sens (p. 13-21, surtout p. 17).
o La critique herméneutique :

• L'ancienne critique allie donc l'érudition


philologique et la vulgarisation psychologique : elle
interprète surtout l'œuvre par l'auteur; la "nouvelle
critique" ou la critique herméneutique interprète
plutôt l'auteur par l'œuvre. C'est une critique qui
s'avoue plus subjective; mais son approche est plus
interne que celle de la critique historique; l'exégèse
l'occupe davantage que la genèse. Au sein de la
critique herméneutique, nous distinguerons la
critique symbolique et la critique thématique.
o La critique symbolique :
• La critique symbolique considère que les thèmes se
réalisent dans des images, dans l'imaginaire ou
l'imagerie d'une œuvre, sous la forme de symboles;
symboles qui peuvent, par exemple, tenir des quatre
éléments de la nature.
• Gaston Bachelard.
• Gilbert Durand.
• Si ces symboles tiennent des mythes, il est alors possible
de parler de la critique symbolique comme d'une mytho
critique empruntant à la mythologie et à l'ethnologie.
• Georges Dumézil.
• Northrop Frye.
• Mircea Eliade.
• Roger Caillois.
• Claude Lévi-Strauss.
• Si les symboles sont attachés à des complexes, il est
possible de parler de la critique symbolique comme
d'une psychocritique, aussi souvent d'inspiration
jungienne que freudienne.
• Charles Mauron.
• Marie Bonaparte.
• Marthe Robert.
• Gérard Bessette.
o La critique thématique :
• Pour la critique thématique, il y a toutes sortes de
thèmes mythiques ou psychiques, mythologiques ou
psychologiques, sociologiques ou philosophiques,
psycho-sociaux ou socio-historiques (religieux, moraux,
etc.). Le thème peut être conscient, préconscient ou
subconscient; ce peut être une catégorie ou une forme
a priori comme l'espace et le temps. Parfois la
thématique et la symbolique sont réunies.
• Georges Poulet.
• Jean-Pierre Richard.
• Jean-Paul Weber.
• Jean Starobinski.
• Jean Rousset.
• André Brochu.
• Lorsque la thématique rassemble surtout des thèmes
philosophiques (ontologiques, phénoménologiques) ou
des thèmes théologiques, il y a lieu de parler de
philocritique.
• Georges Bataille.
• Pierre Klossowski.
• Maurice Blanchot.
• Jean-Paul Sartre.
• Serge Doubrovski.
• Alors que la philocritique est plus ou moins rattachée à
la philosophie existentialiste, la sociocritique l'est plutôt
à la philosophie socialiste ou communiste et nous allons
maintenant nous attarder davantage à la critique
sociologique, dont fait partie la sociocritique.
Conclusion
Dans cette exposer nous avons parler sur la critique
littéraire et ces genres. Il s’agit d’un aperçu, que ne
permet pas de parler sur les grands courants ou
théories de la critique littéraire
Les sources :
 - Friedrich Nietzsche. La naissance de la tragédie et La
naissance de la philosophie à l'époque de la tragédie
grecque.
 -Antonin Artaud. Le théâtre et son double.
 -Jacques Derrida. «Le théâtre de la cruauté et la clôture de la
représentation» dans L'écriture et la différence. [p. 341-368].
 -Hervé Fischer. Théorie de l'art sociologique.
-Jean-Marc Lemelin. La grammaire du pouvoir.
 - Bolcsész Konzorcium : Introduction aux méthodes des études
littéraires.
 -Jérôme Roger ,collection topos ,Dunod.
 -théorie de la littérature (1975-1985 et 1992-1997)
 Les sites web :
 [Link]

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