Optimisation par Lean Manufacturing
Optimisation par Lean Manufacturing
ENCGT
Animée par [Link]
3 jours
2013
1 Lean Manufacturing
SOMMAIRE
I. Contexte d’aujourd’hui. XII. Imbrication des outils Lean.
II. Perspective historique du Lean XIII. Système Kanban.
Manufacturing. XIV. Heijunuka ou production lissée.
XV. 5S.
III. Définitions et maison TPS.
XVI. SMED.
IV. Culture et Pensée Lean. XVII. Jidoka, Poka yoke.
V. Les Sept sortes de gaspillages. [Link].
VI. Vitesse des flux internes. XIX. Indicateurs : TRS, MTBF, MTTR.
XX. TPM.
VII. Cartographie de la chaîne de valeur
XXI. AMDEC.
(VSM).
XXII. Conduite d’un chantier Kaizen.
VIII. Gestion d’un processus continue, Takt
Time.
IX. Management Visuel.
X. Structuration de la résolution des
problèmes.
XI. Imbrication des outils Lean.
2 Lean Manufacturing
Contexte d’aujourd’hui
L’entreprise exerce son activité
dans un contexte en perpétuelle QUALITE
évolution.
La concurrence est de plus en
plus forte.
La politique commerciale et les
choix de gestion impactent plus
rapidement la performance de DELAIS COUTS
l’entreprise. AJUSTEMENT
4 Lean Manufacturing
Perspective historique
théorie classique
théorie comportementaliste
L’organisation industrielle
5 Lean Manufacturing
Le modèle conventionnel
Fais ça ! Leader=Dictateur
6 Lean Manufacturing
Historique du Lean Manufacturing
C. R. Allen, 1919
Méthodes
TWI, 1940 japonaises
TPS House, Cho, 70’s
T. Ohno
S. Shingo
K. Ishikawa, 60’s
[Link], 1890’s
E. Deming
« Lean »
J. Juran
7 Lean Manufacturing
Différentes approches
Quelle est la vôtre?
Accent sur l’amélioration
TOYOTA
Outils techniques
Processus d’amélioration Participation des employés
isolé
Qu’en penses tu ?
Leader=Enseignant
Aller voir par vous-même.
9 Lean Manufacturing
Culture Lean
Résolution des
Problèmes
Amélioration
Continue
Intelligence collectif
10 Lean Manufacturing
Système de management Lean
Système de
développement
des hommes et des femme
Organisation
Gestion et
des équipes HOMME et FEMME suivi de la
terrain
AU CŒUR DU SYSTEME performance
Organisation
Gestion des
de l’amélioration
services support
continue
11 Lean Manufacturing
Culture Lean
Etat d’esprit lean :
P1 : la flexibilité est plus importante que les économies d’échelle.
P2 : la valeur se crée au niveau des équipes terrain.
P3 : chacun doit comprendre le rapport entre ce qu’il fait et les objectifs de l’entreprise.
P4 : il faut traiter les causes profondes des problèmes, pas simplement les symptômes.
P5 : un problème qui est mis à jour représente une opportunité d’amélioration.
P6 : aller sur le terrain pour observer les situations pratiques (normales ou anormales).
Comportement lean :
P1 : les décisions d’investissement découlent d’une perspective d’ensemble à long terme.
P2 : l’équipe de direction maintient un contact direct avec la réalité quotidienne du terrain.
P3 : les équipes terrain participent à de vraies activités d’amélioration.
P4 : les managers s’efforcent de résoudre les problèmes d’ensemble.
P5 : il existe un vrai dialogue entre les différents niveaux hiérarchiques.
12 Lean Manufacturing
Définition : Lean Manufacturing
13 Lean Manufacturing
L’approche d’amélioration de la
performance
L’approche
L’approche
d’amélioration
traditionnelle
du Lean
Les l’élimination
automatismes du gaspillage
Ajout des
équipements
Amélioration
des procédés
de fabrication
15 Lean Manufacturing
Quatre Obsessions de la Pensée Lean
3 • Structuration de la résolution
16 Lean Manufacturing
Quatre Obsessions
Focalisation sur la performance
Une définition précise de la performance :
1. Améliorer le service au client en réduisant les
délais de livraison.
2. Réduire les coûts en éliminant les gaspillages.
3. Améliorer la qualité par le jidoka (right-first-time).
17 Lean Manufacturing
Quatre Obsessions :Attention aux problèmes
Développer un « esprit kaizen »
« The biggest problem is thinking you are okay. » (Hayashi,
2002)
Faire apparaître les problèmes au fur et à mesure qu’on
est capable de les gérer.
« le lac et les rochers » : stock en production,
itérations en développement, etc.
Ce processus n’a pas de fin, l’amélioration est
continue.
18 Lean Manufacturing
Quatre Obsessions
Résolution de problèmes
Observation, expérimentation, vérification
L’analyse des causes profondes du problème est au cœur
du lean.
Résoudre sans comprendre, c’est manquer une
occasion d’apprendre.
La résolution du problème se fait par élimination de
la cause première.
Pour ne pas « empiler » des couches de complexité
dans les opérations.
Méthode scientifique pour l’analyse.
Observer, analyser, reproduire in vitro,
expérimenter, innover, stabiliser.
19 Lean Manufacturing
Quatre Obsessions : Développement des
employés par la résolution de problèmes
Nous sommes habitués à penser que les problèmes
doivent être résolus par des experts dont le temps est
précieux.
Le lean voit chaque problème comme une opportunité
d’apprentissage…
A utiliser de manière à maximiser les acquisitions de
compétences dans l’entreprise.
Une transformation profonde du rôle du management.
20 Lean Manufacturing
Le temple du Lean
Meilleur qualitée
Plus bas prix
Amélioration continue
Résolution de problème
Gestion
5S Standardisation
visuelle
21 Lean Manufacturing
Comment le Lean fonctionne-t-il ?
Zéro stock
Moyens
Résultats
Mise en flux
22 Lean Manufacturing
Traditionnel - Lean Manufacturing
Traditionnel Lean
Production Basée sur les prévisions Basée sur la demande
23 Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
24
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
Un muda est donc une activité improductive, qui n’apporte pas de
valeur aux yeux du client.
Mais tout le monde accepte et pratique cette activité, sans la
remettre en question.
Néanmoins, certaines tâches sans valeur ajoutée sont obligatoires
(archivage, sauvegarde…).
La Pensée Lean suggère que pour créer efficacement de la valeur,
il est indispensable d’identifier les gaspillages et de les éliminer ou
de les réduire, afin d’optimiser les processus de l’entreprise.
Bien qu’issus de l’industrie, les « muda » peuvent être aisément
transposés dans tout type d’activités (services, IT, santé, formation,
logistique, finance…).
25
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
1. Surproduction.
2. Surstockage ou Stocks Inutiles.
3. Transports et Déplacements Inutiles.
4. Traitements Inutiles ou Surprocessing.
5. Mouvements Inutiles.
6. Erreurs, Défauts et Rebuts.
7. Temps d’Attente.
8. Matière grise non exploitée.
26
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link]
Produire plus que le besoin du client.
Produire avant la commande.
Réaliser une tâche qui ne répond à
aucune demande ni exigence client.
Le pire des gaspillage car source d’autres
gaspillages.
Provoque le ralentissement, voire l’arrêt
Par exemple: du flux.
Taille de lots inadaptée, produire trop de pièces qui vont finir au stock, voire à la
poubelle!
Produire un document ou un reporting inutile.
Double saisie d’indicateur.
Développer un outil IT trop complexe par rapport au besoin du client.
Préparer une formation trop compliquée, trop longue par rapport à la population
ciblée.
27
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link] ou Stocks inutiles
Tout ce qui n’est pas indispensable à la
réalisation de la tâche, au bon moment.
Causé par la surproduction, mais aussi une
mauvaise planification.
Causé par des temps d’attente non maitrisés.
Capital immobilisé.
Occulte et empêche la résolution de problèmes.
Par exemple :
Stock mort suite à de mauvaises prévisions de ventes.
Dossiers en attentes, souvent à cause d’une organisation multitâches.
Factures, notes de frais en attente.
Fonctionnalités IT non finalisées.
Impression de supports de formation supérieure au nombre de participants.
28
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link] et Déplacements Inutiles
Déplacement de matériaux, de
pièces, de produits, de documents
ou d’informations qui n’apporte
pas de valeur pour le client.
Consommateur de ressources et
de temps.
Par exemple : Risque de dégradation.
Faire un voyage “à vide”.
Stockage intermédiaire qui nécessite 2 transports.
Envoyer un email à une grande liste de distribution, alors que le sujet ne concerne que
quelques personnes.
Chemin de signature de documents pour validation.
Formation, réunion dans un endroit loin des participants.
29
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link] Inutiles ou Surprocessing
Tâches, étapes réalisées pour rien.
Processus trop complexe par rapport
au prix de vente.
Trop de qualité, trop de matières, trop
d’informations…
Manque d’instructions ou de
spécifications claires et standardisées.
Par exemple :
Trop de contrôles dans le processus de fabrication.
Utiliser deux emballages au lieu d’un.
Rapports trop longs, trop complets, trop parfaits…
Réunions inutiles, avec beaucoup de bla bla.
Processus de validation nécessitant trop de signatures.
Programme informatique trop long et compliqué à utiliser.
Tableaux de bords avec trop d’indicateurs inutiles.
30
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link] Inutiles
Déplacement de personnes physiques, inutile
et qui n’apporte pas de valeur au client.
Causé par une mauvaise ergonomie du poste
de travail.
Mauvais rangement, désordre,
désorganisation.
Matériel ou informations mal répertoriés.
Par exemple :
Caisse à outils incomplète, nécessitant plusieurs aller-retour du technicien de
maintenance.
Manque d’imprimantes ou photocopieuses, mauvais positionnement, qui génère des
déplacements des utilisateurs.
Répertoires informatiques mal organisés, pas à jour.
Besoin de se déplacer pour collecter des informations.
Bureau excentré.
31
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link], Défauts et Rebuts
Faire bien du premier coup!
Défauts qui nécessitent une retouche, un
contrôle supplémentaire, une mise au
rebut, une insatisfaction du client…
Retour client.
Perte de temps, d’argent et risque de ne
pas pouvoir fournir le client.
Perte de crédibilité.
Par exemple :
Produit non conforme aux exigences du clients (esthétique, utilisation,
pannes…).
Erreurs dans la saisie de données.
Casses, accidents.
Bugs informatique.
32
Lean Manufacturing
Les sept sortes de gaspillage
[Link] d’attente
Produits ou personnes qui doivent attendre entre
2 tâches ou étapes.
Opérateur inactif pendant que la machine
fonctionne ou pendant une interruption.
Cadence machine ralentie.
Temps de changement de série trop long.
Étapes mal synchronisées.
Goulots d’étranglements.
Par exemple :
Opérateurs inactif lors d’une panne machine, par manque de formation ou
d’instructions précises.
Temps requis pour recycler une pièce.
Envoie et réception de courrier pour valider une décision.
Temps de traitement de calculs.
Personne en retard à un rendez-vous.
33
Lean Manufacturing
Le 8ème Gaspillage
On ajoute aux 7 gaspillages originaux, un 8ème
gaspillage :
La sous-utilisation des compétences
Un manque de formation, un management
rigide et autoritaire, peu de motivation, de
reconnaissance et d’implication entrainent une
sous-utilisation des compétences des employés.
Nuit gravement à la créativité et à l’esprit d’équipe!
35
Lean Manufacturing
Formulaire de chasse aux gaspillages
36 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
Les en-cours entraînent un gaspillage !
Coût de magasins et d'entrepôts.
Coût de la non-qualité (rebut et retouches) monte parallèlement aux en-
cours.
De grands en-cours causent de longs délais qui causent la livraison avec retard,
le manque de flexibilité et des clients insatisfaits.
Systèmes de planification plus complexes afin de faire face à de longs délais
d'exécution.
L’investissement en équipement doit être plus grand pour produire à des taux
plus élevés en raison du temps perdu pendant la mise au point, le temps
d'arrêt et les retouches.
Tous ces coûts sont cachés dans les frais généraux et gardent
le fond de roulement à un niveau élevé
37 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
INTRANTS EXTRANTS
Processus INTRANTS EXTRANTS
Délai d’exécution
Délai d’exécution
En-cours
En-cours
Temps de
mise au Temps de
point Temps de Temps de mise au
Temps de Temps de
Retouches transport production Retouches point
transport production
INTRANTS EXTRANTS
Processus
Délai d’exécution
En-cours
38 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
En - cours
Délai d' exécution du processus (DEP)
Volume de production (sortie)
Utilisé pour quantifier les stocks, les gens, le travail de
bureau, les projets – tous les processus !
39 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
En-cours = somme de tous les stocks présents dans la zone de production = 100 unités
41 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
du processus volume de production
Principale relation clé :Délai d’exécution
La réduction du temps de cycle ne conduit pas nécessairement à une augmentation du volume de production
Une augmentation du volume de production est obtenue seulement en réduisant le temps perdu au goulot
État actuel
En-cours = 6 unités
Temps de cycle du goulot = 10 secondes
1. 6 sec/
pièce
4 sec/
pièce
10 sec/
pièce
Volume de production = 6 unités/minute (1 unité toutes les 10 secondes)
DEP = 6 unités / 6 unités par minute = 1 minute
Augmentation de la capacité
En-cours = 3 unités
Temps de cycle du goulot = 7 secondes
Volume de production = 8,5 unités/minute
3. 6 sec/
pièce
7 sec/
pièce
7 sec/
pièce
DEP = 3 unités / 8,5 unités par minute = 21 secondes
42 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
La valeur du délai d’exécution du processus: Le
pourquoi des améliorations de production allégée :
Améliorations
production allégée
Ancien Nouveau
processus processus
44 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
45 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
Temps à valeur ajoutée – Perspective du client :
Questions sur la valeur ajoutée Questions sur la non-valeur Questions sur la non-
pour le client (VAC) ajoutée pour l’entreprise valeur ajoutée(NVA)
La tâche ajoute-t-elle une forme, (NVAE) Si les clients apprenaient ce que
une caractéristique ou une Cette tâche réduit-elle les risques nous faisons, voudraient-ils que
fonction au produit ou au service ? financiers du propriétaire ? nous éliminions cette activité
La tâche ajoute-t-elle un avantage Cette tâche supporte-t-elle les besoins pour réduire les prix ?
compétitif (prix réduit, livraison des rapports financiers ? Cette tâche fait-elle partie
plus rapide, moins de défauts) ? Les processus de production et de d’une des deux autres
Le client serait-il prêt à payer plus vente du produit ont-ils une chance catégories ?
ou nous préférerait-il à la de diminuer si cette tâche est Puis-je éliminer ou réduire
supprimée ?
compétition s’il savait que nous cette activité ?
faisions cette tâche ? Cette tâche est-elle exigée par une loi
Activités typiques de NVA :
ou un règlement ?
Activités typiques de VAC : Comptage, Manipulation
Activités typiques de NVAE :
Opération de production. Saisie et traitement de commandes Inspection
Achat Transport / déplacement
Élimination des boues rouges
Élimination des revêtements de cuve
Entreposage, Retouches
Ventes et marketing Signature de fin de tâche
Rapports de réglementations Délai (temps d’attente)
46 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
Repères comparatifs de l’ECP de classe mondiale*
Niveau d’entrée de l’ECP Niveau supérieur de l’ECP
Domaine
(ECP typique) (ECP de classe mondiale)
Usinage 1% 20%
47 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
En-cours = somme de tout l’inventaire présent dans la zone de travail = 100 unités
Notre exemple d’ECP :
ECP = Temps à VA / DEP
ECP = 1,5 h / 40 heures
ECP = 3,75%
48 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
Etude de cas 1
Process
Processus
En-cours
En-cours
Intrants
Extrants
Délai d’exécution
du processus
49 Lean Manufacturing
Vitesse des Flux Internes
Etude de cas 2
Process
Processus
En-cours
En-cours
Intrants Extrants
Délai d’exécution
50 du processus Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur
(VSM)
Objectifs :
Développer le savoir-faire avec la cartographie de la chaîne de valeur pour
analyser le processus en détail.
Apprendre la cartographie de la chaîne de valeur à titre d’aptitude essentielle
servant à éliminer les gaspillages dans le processus actuel.
Niveau Stratégique :
Les cartographies de la chaîne de valeur sont utilisées au niveau de l’entreprise
pour l’identification d’opportunités et de projets par les équipes de
direction.
Niveau Tactique :
Au niveau du projet, les cartographies de processus et de chaînes de valeur sont
utilisées par les équipes d’amélioration pour identifier et visualiser les
opportunités d’amélioration et comme un mécanisme de
communication efficace pour tous les niveaux de l’entreprise.
51 Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur
(VSM)
52 Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur (VSM)
La « cartographie de la chaîne de valeur » est une cartographie du
processus enrichie de données :
1/Semai
(5 jours), Fax Fax
lot=100
ne
Pièces coupées Ajustements exacts Bons de travail, lancement quotidien,
Electrolyte usé avec le métal Papier
Machine électrochimique usée Réception/entrepôt
Electrode usée Suivre et 1, 1quart * 8h
Pièces chargées Pièces fixées Cycle démarré ajuster les
réglages y= pièce brute de fonderie
Chargement Démarrage
2/jour
Fixer les pièces
I
des pièces du cycle - S jauge de voltage x= Pièces achetées
- S jauge de pression
Temps de cycle = 80 sec
100 I
I
- S,N clés de serrage -S,N pinces Couper
- S contrôle de Mise en course = 2 min
-S, N pièces -S,N pièces pièces 100
-S,N support de montage -S,N support de la pompe (manuel) Temps utilisable 95%
- S contrôles de la Taille de lot 500 pièces 100
montage machine (semi) Présence de brûlure pièces Inventaire
- S Bouton de
démarrage du - C, N électrode (design) Détecter les Machine 1 Machine 2 Assemblage 1 Assemblage 2 Distribution
cycle - C, N isolateur,
- S, N points de contact
problèmes de 1, 1 quart * 8h I 1, 1 quart * 8h I 1, 1 quart * 8h I 1, 1 quart * 8h
I 1, 1 quart * 8h
- S, N pièces brûlure
1000 5000 100 200
- C Voltage y=pièce usinée y = pièce usinée y = assemblage 1 y = assemblage 2 y=commandes expédiées
- C pression de l’électrolyte -S vision pièces pièces x=pièces usinées, boulons,
pièces pièces
x=assemblage 1, joint torique,
- C, N électrolyte -S jauge d’ampérage x=pièce brute de fonderie x=produit de la machine 1
écrous, rondelles roulement, anneau élastique
x=assemblage 2, emballage
- C température de l’électrolyte -S machine Planification quotidienne Planification quotidienne
Planification quotidienne Planification quotidienne
Planification quotidienne
- C vitesse d’avance
- N pièces déjà usinées Temps de cycle = 30 sec Temps de cycle = 45 Sec Temps de cycle = 60 Sec Temps de cycle = 50 Sec Temps de cycle = 90 Sec
- C densité Mise en course = 30 min Mise en course = 60 Min Mise en course = 5 Min Mise en course = 10 Min Mise en course = 10 Min
Supports et électrodes - S, N câbles d’alimentation
- S, N support de montage Temps utilisable 95% Temps utilisable 80% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95%
dans les positions de Pièces complétées
Machine vide
- S,N tuyaux
- S raccords Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100
rangement
- C, N filtres 3 heures 90 sec DEP = 122,3 h
- S pompes 80 sec + 1,8 heures 30 sec 23,7 heures 45 sec 92,1 heures 60 sec 1,6 heures 50 sec
Retourner à la Déchargement - C Alignement des pièces et électrodes
20 sec 50 sec 40 sec TVA= 145 sec
limite arrière de la pièce 35 sec
53 Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur
(VSM)
Prévision, 6 mois, fax USINAGE ET SERVICE À LA Prévisions, 90/60/30
ACHAT
ASSEMBLAGE CLIENTÈLE jours, Fax
Client
FOURNISSEUR
lot=100
(5 jours), Fax
quotidienne, Fax
e
2/jour
y= pièce brute de fonderie
I
I
x= X - Pièces achetées
100 pièces
= 80 sec
Temps de cycle
= 30 min
Mise en course = 60 Min
Mise en course Mise en course = 5 Min Mise en course = 10 Min = 10 Min
Mise en course
Temps utilisable 95% Temps utilisable 80% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95%
Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100
80 sec + 1,8 heures 30 sec 23,7 heures 92,1 heures 60 sec 1,6 heures 50 sec 3 heures 90 sec DEP = 122,3 h
45 sec
20 sec 35 sec 50 sec 40 sec TVA= 145 sec
54 Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur
(VSM)
55 Lean Manufacturing
Cartographie de la chaîne de valeur (VSM) à bas niveau
9 étapes
Étape 1 : réaliser un diagramme FIPEC.
Étape 2 : cartographier la situation actuelle à l’aide du diagramme de
raffinement.
Étape 3 : déterminer la famille de produits par processus pour cartographier
sa chaîne de valeur.
Étape 4 : dessiner la cartographie du flux du processus.
Étape 5 : ajouter le flux du matériel.
Étape 6 : ajouter le flux d’information.
Étape 7 : ajouter les cases de données des processus.
Étape 8 : ajouter les valeurs des temps d’exécution et des délais d’exécution.
Étape 9 : vérifier la cartographie de la situation actuelle.
56 Lean Manufacturing
Étape 1 : Créer un diagramme FIPEC
F Frontière - Frontière - C
O (Début du (Fin du
processus) processus)
E L
U I
R
N
X I
N T E
T R E
I
S
R
A
PROCESSUS A N
C
S N C
E
N
T
T T
U
R
S S S
S
Exigences, spécifications et informations
57 Lean Manufacturing
Étape 2 : diagramme de raffinement
Début
Fin
58 Lean Manufacturing
Étape 2 : diagramme de raffinement
Cartographie en fonctions croisées
Client*
Ingénierie
Début
Outillage
Production
Fin
Service après-vente
59 Lean Manufacturing
Étape 3 : déterminer la famille de produits par
processus (champ d’application horizontal)
Il peut être nécessaire de limiter le champ d'application de la cartographie
en évaluant une famille de produits par processus – C’est un regard
horizontal sur le processus.
Choisir la famille de produits par processus qui a le plus grand impact sur
les extrants pour le client et sur les exigences de l’entreprise.
Flux commun.
Volume et un coût élevés.
La famille qui a le plus d’impact sur le service aux clients.
Note: Si le choix de la famille de produits par processus n ’est pas évident (comme un
atelier de fabrication), utiliser une matrice produits/processus pour identifier la
famille à retenir.
60 Lean Manufacturing
Étape 4 : Dessiner la cartographie du flux
du processus
Conseils :
Commencez à la fin du processus (expédition) et travaillez vers l’amont.
Déterminez où sont utilisés les matériaux et les informations tout au long du
processus.
Cartographiez le processus en entier comme une équipe afin de bien comprendre
le flux entier.
Dessinez à la main les cartographies pour les réaliser rapidement et faciliter les
changements.
Soyez conscient des processus qui sont en parallèle par rapport à ceux en série.
Représentez toutes les boucles de retravail et les postes d’inspections sur la
cartographie.
Représentez toutes les étapes principales, incluant les points de stock et les postes
d’inspection.
Vous devriez aussi ajouter les besoins à haut niveau en matériel et en planification,
s’il y a lieu.
61 Lean Manufacturing
Étape 4 : quelques symboles du flux de
processus
Usinage
I
boîte de clients / fournisseurs point de stock expédition
processus par camion
62 Lean Manufacturing
Étape 4 : inscrire les variables des
intrants/extrants (x et y) pour chacune des
activités (étapes) dans le flux du processus
Machine 2 Assemblage 2
I I
Assemblage 1 Assemblage 1 Assemblage 1
Insérer la I Assembler les I Assembler les I Vérification
goupille pistons couvercles
63 Lean Manufacturing
Étape 4 : caractériser les intrants comme étant
nuisibles, POS, contrôlables ou critiques
Intrant nuisible (N) : impossibles ou que nous décidons de ne pas contrôler. Exemple : l’humidité et la
température
Procédures d’opération standard (POS) : procédure standard pour faire fonctionner le processus
Intrants contrôlables (C) : «X» qui peuvent être changés pour voir l’effet sur les «Y»
Intrants critiques (X) : « X » dont l’impact majeur sur la variabilité des « Y » a été statistiquement
démontré
Critique
Machine 2 Assemblage 2
I I
Assemblage 1 Assemblage 1 Assemblage 1
Insérer la
goupille
I Assembler les
pistons
I Assembler les
couvercles
I Vérification
65 Lean Manufacturing
Étape 5 : dessiner le flux du matériel
Montrer les mouvements de tous les produits utilisés dans la chaîne de
valeur
Indiquer les « flux poussé » et « flux tiré » pour distinguer les déclencheurs
Symboles utilisés :
66 Lean Manufacturing
Étape 5 : dessiner le flux du matériel
Exemple générique
Client
FOURNISSEUR
1/Semaine
Réception/entrepôt
2/jour
x= X - Pièces achetées
I
I I
67 Lean Manufacturing
Étape 6 : Représenter le flux d’information
Cartographier le flux d’information à partir de la réception de la
commande jusqu’au lancement en production (commandes de clients,
ordre de fabrication, bon de commande)
Décrire le système de planification et de suivi documentaire lié aux
pièces tout au long du cheminement au sein du système
Décrire comment le système communique avec le client et le
fournisseur (Type, fréquence, méthode)
Décrire comment l’information est recueillie et distribuée, c’est-à-dire
électroniquement, manuellement, en allant voir, etc.
Symboles utilisés :
68 Lean Manufacturing
Étape 6 : Dessiner le flux d’information
Prévision, 6 mois, fax USINAGE ET SERVICE À LA Prévisions, 90/60/30
ACHAT
ASSEMBLAGE CLIENTÈLE jours, Fax
Client
FOURNISSEUR
2/jour
x= X - Pièces achetées
I
I
I
69 Lean Manufacturing
Étape 7 : collecte de données du processus
Quelles données sont recueillies et à quoi devraient-elles ressembler ?
Fréquence
I
Nombre de pièces
OU durée
Stocks Expédition au client
Assemblage
Nombre d’opérateurs
Nombre de quarts
Nombre d’heures par quart
71 Lean Manufacturing
Étape 7 : collecte de données du processus
Prévision, 6 mois, fax USINAGE ET SERVICE À LA Prévisions, 90/60/30
ACHAT
ASSEMBLAGE CLIENTÈLE jours, Fax
Client
FOURNISSEUR
2/jour
x= X - Pièces achetées
I
= 80 sec
Temps de cycle
100 pièces I
Mise en course = 2 min
Temps utilisable 95%
100 pièces I
100 pièces
Taille de lot 500
= 30 min
Mise en course = 60 Min
Mise en course = 5 Min
Mise en course = 10 Min
Mise en course = 10 Min
Mise en course
Temps utilisable 95% Temps utilisable 80% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95%
Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100
72 Lean Manufacturing
Étape 8 : ajouter les valeurs des temps
d’exécution et des délais d’exécution
Dessiner une ligne du temps sous les boîtes de processus et de stock
afin d’y inscrire les temps d’exécution et les délais d’exécution suivant
le chemin critique.
Si possible, séparer le temps d’exécution en temps à valeur ajoutée
pour le client (dénominateur) versus temps total de processus
(numérateur).
8 heures 10 min 16 heures 5 min 5 min 1 jour 40 heures Délai d’exécution du processus = 80,48 heures
16 heures
Temps à valeur ajoutée = 10 min
5 min 2 min 3 min
2/jour
x= X - Pièces achetées
I
= 80 sec100 pièces
Temps de cycle
I
Mise en course = 2 min
Temps utilisable 95%
100 pièces I
100 pièces
Taille de lot 500
= 30 min
Mise en course = 60 Min
Mise en course = 5 Min
Mise en course = 10 Min
Mise en course = 10 Min
Mise en course
Temps utilisable 95% Temps utilisable 80% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95%
Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100
80 sec + 1,8 heures 30 sec 23,7 heures 92,1 heures 60 secLean 1,6 heures 50 sec 3 heures 90 sec DEP = 122,3 h
74 45 sec Manufacturing
20 sec 40 sec TVA= 145 sec
35 sec 50 sec
Étape 9 : vérifier la cartographie de
la situation actuelle
Réaliser une évaluation par les pairs qui ne sont pas
membres de l’équipe et qui connaissent le processus.
Aller visiter de nouveau la ligne de production ou le
processus pour vérifier l’état actuel de la situation.
S’assurer que toutes les boucles de retouche ont été
inscrites.
75 Lean Manufacturing
Conseils utiles pour cartographier le
processus et la chaîne de valeur
Créez toujours la cartographie de la chaîne de valeur en équipe.
Interrogez le processus en le regardant dans différentes conditions pendant le
fonctionnement.
Ne laissez pas les limites d’espace vous causer des problèmes. Songez à
utiliser des chevalets de conférences et des papillons adhésifs.
Gardez toujours une base de référence et un contrôle sur les versions.
Conservez quatre zones d’éléments en suspend pour rester ciblé : (1) idées
d’amélioration ; (2) hypothèses ; (3) questions ; (4) observations
supplémentaires.
Parlez avec les opérateurs pour trouver les usines fantômes, puis vérifiez vos
découvertes.
Identifiez ce qui est utilisé actuellement pour mesurer l’efficacité, l’efficience
et la satisfaction du client.
N’utilisez pas de données que les membres de votre équipe n’ont pas
personnellement vérifiées.
76 Lean Manufacturing
Cartographie de la Chaîne de Valeur
(VSM)
Initialement, elles servent à clarifier le problème et les causes possibles
Arrivez à un accord sur les opérations actuelles.
Qu’est-ce qui est actuellement livré ?
Qu’est-ce qui est de la valeur ajoutée et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Déterminer où le processus est le plus susceptible de donner le plus
d’informations pertinentes.
Par la suite, utiliser les cartographies comme gabarits de collecte de données
et pour montrer les liens entre les données.
Finalement, les cartographies aident les discussions d’amélioration et la
planification de l’exécution.
De plus, les cartographies peuvent être utilisées sur une base à long terme
pour communiquer les performances du processus au reste de l’organisation.
77 Lean Manufacturing
Améliorer la situation actuelle
La cartographie de la situation remaniée :
Revoir la stratégie ciblée de l’entreprise.
Identifier les zones de gaspillages.
Souligner les zones où il y a des opportunités.
Segmenter la mise en œuvre en étapes.
Classer les outils d’amélioration par priorité.
Impliquer le responsable de la chaîne de valeur.
78 Lean Manufacturing
Représentation de la situation future
Prévision, 6 mois, fax USINAGE ET SERVICE À LA Prévisions, 90/60/30
ACHAT
ASSEMBLAGE CLIENTÈLE jours, Fax
Client
FOURNISSEUR
Réception/entrepôt
1, 1quart * 8h Kanban
2/jour
x= X - Pièces achetées
Taille de lot
= 80 sec
analytique
Temps de cycle
Temps utilisable 95% Temps utilisable 80% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95% Temps utilisable 95%
Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100 Taille de lot 100
80 sec + 1,8 heures 30 sec 23,7 heures 92,1 heures 60 secLean 1,6 heures 50 sec 3 heures 90 sec DEP = 122,3 h
79 45 sec Manufacturing
20 sec 40 sec TVA= 145 sec
35 sec 50 sec
Gestion d’un Processus Continu
Caractérisé par une organisation des équipements enchaînés
de telle façon que le flux physique circule sans interruption
entre les postes de travail.
80 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
La gestion d’un tel mode d’organisation pose les questions
suivantes :
Définir le nombre de postes de travail requis et réaliser le
meilleur équilibrage entre les postes.
Mesures conjointes à mettre en œuvre pour assurer la
permanence de la fluidité du flux et faire face aux aléas divers
de production.
81 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Takt time
C’est la quantité Q à produire par période T.
Représente le débit du flux qui doit sortir du
système de production.
Permet de prendre des décisions pour fixer :
Nombre de lignes à installer.
Durée du travail.
Taux de production de chaque chaîne.
Note : Taux de production est déterminé à partir des
prévisions commerciales.
82 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Takt time
83 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Equilibrage du flux
Etape 1 :
Recherche du potentiel nécessaire à mettre en
place face à la charge prévisionnelle.
Charge prévisionnelle = Q * top
Potentiel à mettre en place = N * A * T
Q : Quantité à produire sur une période de référence.
T : Période de référence.
top : Somme des temps opératoires alloués.
N : Nombre de postes à définir.
A : Activité moyenne probable.
84 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Equilibrage du flux
85 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Equilibrage du flux
Evaluation de l’équilibrage :
La difficulté d’atteindre une répartition égales des
tâches provient :
Durées des tâches inégales et ne peuvent être indéfiniment
divisés.
Allocation aux postes est limitée par des contraintes
technologique.
La qualité d’un équilibrage est calculée par :
Perte d’équilibrage = ( N * Cm – top ) / ( N * Cm ) (%)
Cm : Temps opératoire du poste le plus chargé.
86 Lean Manufacturing
Gestion d’un Processus Continu
Etude de cas 3
Le montage d’une lampe de bureau nécessite la réalisation de 7 tâches élémentaires totalisant un temps
de 4 minutes sur une chaîne d’assemblage. Le schéma ci-dessous représente les contraintes d’antériorité
des tâches. Les temps qui figurent entre parenthèses sont exprimés en secondes. L’objectif de production
est de 9000 lampes par mois. Un mois est constitué de 20 jours de 8 heures.
(55) (65)
A B (10)
D F G
(20) (50)
C E
87 Lean Manufacturing
Management Visuel
MV est l’un des principaux outils de la
pensée Lean.
Contribue à la stabilité et la
standardisation.
Définition : Technique permettant
d’identifier et de séparer de manière
évidente le normal de l’anormal dans le
but d’éliminer des gaspillages.
doit nous permettre d’identifier
immédiatement une situation qui dérive par
rapport à un standard établi.
88 Lean Manufacturing
Méthode de résolution des problèmes
(8D)
Huit étapes à suivre pour résoudre un problème :
1. Poser le problème.
2. Comprendre la situation et fixer des objectifs.
3. Analyser les causes.
4. Proposer des solutions.
5. Mettre en œuvre, former et suivre le plan d’actions.
6. Vérifier les résultats et corriger.
7. Standardiser et prévenir.
8. Étendre.
89 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
90 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
QQOQCP
Poser le problème Fixer des objectifs Étendre
QUOI ? Quel est le problème, Quel est l’indicateur de Quelles solutions veut-on
l’anomalie, le résultat à mesurer? étendre?
dysfonctionnement? A combien fixe-t-on la cible?
De quoi s’agit-il?
QUI ? Qui est concerné? Qui doit le mesurer? Qui va être chargé du
déploiement des solutions?
OU ? Où se produit le problème? Où le mesurer? Où peut-on appliquer les
solutions?
QUAND ? À quel moment, à quelle À quelle fréquence le Quel est le planning de
fréquence, depuis quand se mesurer? déploiement?
produit le problème? Quel délai se donne-t-on
pour atteindre l’objectif?
COMMENT ? Comment sait-on que le Comment le mesurer? Comment va-t-on déployer
problème existe? les solutions?
POURQUOI ? Pourquoi a-t-on intérêt à Pourquoi se fixe-t-on de tels Pourquoi veut-on étendre
régler le problème? Quel est objectifs? ces solutions à cet endroit?
l’enjeu?
91 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
Diagramme de Stratification
2 3 4
Mesures
Questionnement sur le processus Facteurs de stratification
variables « X » Est-ce que des données
soutenant ces mesures
existent?
(Oui/Non)
5
Est-ce que ces
mesures aident à
(Extrant « Y ») prédire « Y »?
1 (Oui/Non)
92 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
Diagramme de Stratification
2
Questionnement sur le processus
3
Facteurs de stratification
4
Mesures
variables « X »
Est-ce que le nombre d’ajustements Nombre d’ajustements / jour
de note varie dans le temps? Par période de temps Est-ce que des
Nombre d’ajustements /
mois données soutenant
ces mesures
existent?
(Oui/Non)
Y a-t-il une différence selon le
type d’employé? Par employé
Nombre d’ajustements / employé
Nombre d’ajustements «nouvel employé»
5
vs «employés expérimentés»
Nombre d’ajustements
en réglant la note Est-ce que ces
Nombre d’ajustements par mesures aident à
Y a-t-il une différence selon le (Extrant « Y ») taille de chambre prédire « Y »?
1
type de client? Par type de client (Oui/Non)
Nombre d’ajustements par
segment de clientèle
6
Est ce que le nombre
d’ajustements varient d’un Nombre d’ajustements dans le Nord-est
emplacement à l’autre? Par emplacement Nombre d’ajustements dans le Sud
Nombre d’ajustements dans
la région Centrale
93 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
BRAINSTORMING - Principes
Pourquoi faire ?
Produire le plus grand nombre d’idées possibles.
Trouver des causes, des solutions.
Règles du jeu :
Tout dire.
En dire le plus possible.
Rebondir sur les idées des autres.
Pas de commentaire, ni de critique, ni de censure.
Bon humeur.
Temps de parole limité à 30 secondes.
1 idée par « post-it ».
8 mots maximum par « post-it ».
Pas d’opinions, des faits.
Pas de mots génériques, des phrases courtes et précises.
94 Lean Manufacturing
Les Outils de Résolution de Problèmes
BRAINSTORMING - Principes
Organisation :
Écrire le thème de réflexion sur une feuille de papier kraft.
Rappeler les règles du jeu.
Distribuer des « post-it » à chaque participant (il en faut 20 à 25 par groupe).
Déroulement :
S’échauffer : échanger sur le sujet.
Produire : chaque participant écrit en silence ses idées sur les « post-it » et les
affiche sur la partie gauche de la feuille au fur et à mesure de leur rédaction.
Clarifier : l’animateur prend à tour de rôle chaque « post-it » et le lit à voix haute.
Si tous les participants comprennent le sens de la phrase, l’animateur déplace le
« post-it » sur la partie droite de la feuille. Sinon l’auteur doit repréciser son
énoncé. Laisser dans la partie gauche les idées hors thème et grouper les idées déjà
émises. Les participants peuvent écrire de nouveaux « post-it » au fur et à mesure
que les fiches existantes sont lues.
Grouper les « post-it » par affinité et titrer les regroupements (voir l’outil
DIAGRAMME CAUSE-EFFET)
95 Lean Manufacturing
Genchi-genbushu ou Quick Response Quality
Control (QRQC)
Une attitude fondée sur les 3 réels en japonais:
1. Gen-ba : lieu réel.
2. Gen-butsu : pièce réel (avec les objets concernés).
3. Gen-jitsu : réalité (les faits mesurables)
Principe de fonctionnement :
1. Parler avec des faits fin de mieux faire comprendre la
réalité du terrain.
2. Aller sur le terrain, à l’endroit où les choses se passent
vraiment, afin de comprendre ce qu’est la réalité.une
méthode plus efficace que la simple lecture de rapport.
3. Voir la vraie pièce ou le vrai service rendu, bon ou mauvais
et l’analyser en s’appuyant sur des faits.
96 Lean Manufacturing
Système Kanban
Repose sur un mode de fonctionnement « Juste à
Temps ».
système de pilotage à court terme d’atelier.
Principe : Chaque poste de travail ne doit travailler
que sur la demande du stade situé en aval de lui et
non plus sur prévision. Le système est tiré par
l’aval.
97 Lean Manufacturing
Système Kanban
PILOTAGE PAR LES
FABRICATION PROGRAMMES
FLUX POUSSE
MRP
OA OF
Poste 1 Poste 2 Poste 3
FOURNISSEUR CLIENT
PILOTAGE PAR LA
DEMANDE FABRICATION
FLUX TIRE
98 Lean Manufacturing
Système Kanban
Je fabrique un conteneur, j’y attache une
carte
FLUX PHYSIQUE
FOURNISSEUR Containers avec Kanban CLIENT
A B C
A B C
FLUX D’INFORMATION
A B C Etiquette Kanban
99 Lean Manufacturing
Système Kanban
L’ordre de fabrication passé dans cette relation client-
fournisseur interne est matérialisé par un document
standard (Kanban : étiquette en japonais).
Note:Kanban sert simultanément de fiche suiveuse et
d’ordre de fabrication émis par le poste aval et destiné au
poste amont .
Le ticket kanban comporte les informations :
Désignation de la pièce. Identification de la pièce : BZV 4216
Catégorie : BTR
K
Poste aval
Poste amont
K K
K Container entamé
2 containers pleins munis de
leur kanban stockés devant
Planning des kanbans le poste aval
Poste 1 Poste 2
P T
P T
Air de stockage du Air de stockage du
poste 1 poste 2
Y Z
X Y Z
X Y Z
Questions :
Calculer le nombre optimal de kanbans dans les situations suivantes :
- Simplement avec les éléments précédents.
- En considérant que le temps de cycle suit une loi normale dont on connaît la moyenne et dont on pense que l’écart type est voisin
de 10 minutes.
- En considérant que la production est plus rentable lorsque des lots de 40 instruments de mesure sont traités.
2- Si le responsable de la fabrication arrivait, par des efforts de rationalisation, à diminuer de moitié le temps de cycle (hors de l’opération
de pré-finition), quel en serait l’impact sur le nombre optimal de kanbans ?
Comparaison charge/capacité
Notion de sous-charge et de surcharge
Lorsque l’on détermine la charge d’un poste de travail, celle-ci est
rarement, voire jamais, égale à la capacité de ce poste. Si elle est
inférieure à la capacité, nous dirons que le poste est en sous charge,
alors que dans le cas contraire, nous dirons qu’il est en surcharge.
Capacités
/Charges Sous Charge
Temps
Sur -Charge
Comparaison charge/capacité
Lissage des charges
Le calcul de la charge d’un poste s’arrête lorsque celui-ci est chargé
pour une période de référence à 100 % de la capacité réelle. Si
certains travaux restent à charger dans cette période, une répartition
sur d’autres postes de charges ou une répartition des travaux dans le
temps est alors recherchée.
Capacité finie, infinie
Si aucun lissage n’est effectué, nous considérons que la capacité des
postes de charge est infinie (ou illimitée) dans le cas contraire, nous
considérons que la capacité des postes de charge est finie (ou
limitée).
Seiton Mettre en ordre Situer les choses, c’est-à-dire arranger, minimiser les recherches inutiles.
Exemple: disposer les objets utiles sur un panneau d’outils de façon fonctionnelle et
s’astreindre à remettre à sa place chaque outil, définir les règles de rangement sur le
panneau…
Seiso Nettoyer Scintiller, c’est-à-dire nettoyer très régulièrement le poste de travail et son environnement afin
de permettre une détection plus rapide des défaillances.
Exemple : définir des objectifs au sein de l’atelier après l’avoir découpé en zones, identifier les
causes de salissure, déterminer la fréquence de nettoyage…
Seiketsu Standardiser Formaliser : afin que les trois S précédents soient respectés, il faut les inscrire comme des
règles ordinaires à suivre, c’est-à-dire comme des standards. Cette formalisation passe par la
participation du personnel afin qu’il s’approprie le projet 5S.
Exemple : affichage des objectifs et des résultats, effort de communication permanent entre
responsables du projet 5S et acteurs sur le terrain…
Shitsuke Suivre Surveiller : pour obtenir les 4S précédents, il faut assurer un suivi régulier de leur application
et en corriger les dérives. L’implication des acteurs est nécessaire.
Exemple : création d’équipes de contrôle effectuant un suivi régulier, mise en place de
méthodes d’auto – évaluation sur la base de fiches d’évaluation chiffrées, audits, affichage des
résultats.
117 Lean Manufacturing
Méthode 5S
Mise en œuvre d’une campagne 5S
SEIKETSU : PROPRETE
Systématiser l’activité de rangement, de mise en ordre et de nettoyage
SEIRI : RANGEMENT
Déterminer le critère de distinction
entre les objets
SEISO : NETTOYAGE nécessaires et ceux qui ne sont pas.
Créer un lieu de travail
où il n’y a ni déchet ni saleté Séparer les deux types d’objets
amélioration des
équipements et processus
maintenance planifiée
maîtrise de la qualité
5S
TPM
TPM
maîtrise de la conception
Lean Manufacturing
fondations et 8 piliers.
éducation et formation
sécurité, conditions de
travail et environnement
La TPM considérée comme un bâtiment avec des
TPM
Fondation : 5S.
Pilier 1 : Gestion autonome des équipements. (JISHU
HOZEN).
Pilier 2 : Amélioration des équipements et processus
(KAIZEN).
Pilier 3 : Maintenance planifiée.
Pilier 4 : Maîtrise de la qualité.
Pilier 5 : Maîtrise de la conception.
Pilier 6 : TPM dans les bureaux (fonctions support).
Pilier 7 : Education et formation.
Pilier 8 : Sécurité, conditions de travail et environnement.
134 Lean Manufacturing
Les huit piliers de la TPM
L’amélioration de l’efficience du La mise en place de conditions idéales
système de production au service de la performance
industrielle
Participation
et
implication
de tous les
employés
Réussite
de la
TPM
Engagement
de la
hiérarchie
TRS
Performance
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
TT : temps total
Fermeture
: temps d’ouverture
O : temps d ’ouverture
tTO de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
Micro-arrêts
TN : temps net Ecarts de cadence
Non
TU Temps Utile NPB
TU : temps utile qualité
TRS
NPB :piècesbonnes TR Temps Requis NTPR
NPTR : piècesthéoriquementréalisables
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
Micro-arrêts
TN : temps net Ecarts de cadence
Non Nbre de pièces Bonnes
TU : temps utile qualité Tq
Nbre de Pièces Réalisées
NPB :piècesbonnes
TU
NPR pièces
: réalisées Tq
TN
145 Lean Manufacturing
Taux de performance
Tp
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
Micro-arrêts
TN : temps net Ecarts de cadence
Non
TU : temps utile TN Temps Net
Tp
qualité
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
Micro-arrêts
TN : temps net Ecarts de cadence
Non
tF Temps de Fonctionne ment
TU : temps utile qualité
Do
tR Temps Requis
TT : temps total
Fermeture
TO : temps d’ouverture
de l’atelier
Préventif / Essais
TR : temps requis Sous-charge
TR S Tq Tp Do
AMDEC produit
Fonctions
Caractéristiques
AMDEC moyen SdF ( ou F-M-D-S) Qualité
de production Qualité produit
Environnement
151 Lean Manufacturing
AMDEC
Principe de base
DEFAILLANCES EVOLUTION
Opération
du Mode Moyens Actions Actions
processus de Prévention
Conséq.
Causes Détection O G D C correct. correct. Resp. Délai O G D C
défaillance Client process détection
GESTION DE PROJET
COMMUNICATION
De l’AC passe
obligatoirement par la
Technique Organisation
prestataire
Fonction 1
Fonction 2
Fonction 3
Direction
Pilote
Lot 1 Lot 5
Lot 6
Lot 2
Lot 1 Lots technique A R A C I
Projet
XXX Lot 7 Lot technique B RA I
Lot 3
Lot 2 Lot technique C C A I
Lot 8
Lot 3 Lot technique D R A
Lot 4
Lot 9 Lot technique E R A I I
FONCTION DE FACILITATION :
Objectifs :
Favoriser l’expression de tous un cadre structuré.
Organiser et mettre en forme l’expression.
Tâches et attitudes – types :
Assurer la logistique de la réunion.
Rappeler les objectifs et la méthode de travail.
Accepter l’aide du groupe.
Utiliser le tableau pour faire des synthèses, clarifier des idées.
Pratiquer la relance, les questions, la reformulation.
Distribuer la parole.
Recentrer le groupe sur le sujet.
Et si …
en travaillant ensemble
nous faisions de notre
entreprise
un lieu de relation,
de croissance,
et de création, …
Le Lean Manufacturing transforme le rôle du management en passant d'une supervision traditionnelle à une approche de leader inspirant et formateur. Les managers ne dictent plus les actions, mais servent de guides en impliquant les employés dans la détection et la résolution des problèmes . Le management est désormais axé sur l'amélioration continue, en s'appuyant sur la méthodologie kaizen qui incite les employés à être actifs dans la résolution des problèmes quotidiens . Les managers doivent comprendre et intégrer la résolution de problèmes à l'échelle de l'organisation, ce qui favorise un dialogue ouvert entre tous les niveaux hiérarchiques . Cela inclut également l'affinement des opérations grâce à des systèmes comme Kanban et Jidoka, visant à améliorer l'efficacité et la qualité des processus .
Le concept de flux continu dans le Lean Manufacturing se concentre sur la production répondant directement à la demande, en réduisant la taille des lots et en minimisant les activités sans valeur ajoutée. Contrairement aux méthodes de production traditionnelles qui sont souvent basées sur des prévisions et une organisation par départements, impliquant de grandes tailles de lot et des stocks intermédiaires, le flux continu favorise une approche basée sur la demande et un flux de production sans interruption . Cela permet de réduire les gaspillages tels que la surproduction, les tâches inutiles et les retards, en améliorant la qualité et la réactivité . Ainsi, le flux continu dans Lean Manufacturing mise sur une synchronisation précise et une réduction des en-cours pour augmenter l'efficacité globale .
Le système Kanban améliore l'efficacité des flux d'information et de production en rationalisant et simplifiant les communications liées à la production. Il permet de débuter la fabrication uniquement lorsqu'un besoin est exprimé, ce qui réduit les stocks inutiles et limite les encours . Le Kanban fonctionne comme un système tiré, ce qui signifie que la production est dictée par la demande réelle du poste aval, maximisant ainsi la flexibilité et la réactivité tout en minimisant les stocks et les temps d'attente . En utilisant des cartes de Kanban qui comportent des informations cruciales telles que la désignation des pièces et leurs origines et destinations, il assure une transmission claire et concise des ordres de production . Ce mécanisme, associé à des principes de Lean Manufacturing, permet de réduire les coûts opérationnels en optimisant les cycles de production . Tout cela contribue à une meilleure organisation des flux tant physiques qu'informationnels entre les divers postes de travail, engendrant une augmentation de l'efficacité du processus global .
Les principes de l'amélioration continue dans le Lean Manufacturing reposent sur plusieurs éléments clé. Le cycle PDCA (Plan, Do, Check, Act), également connu sous le nom de roue de Deming, est central pour structurer les efforts d'amélioration continue et assurer la qualité en s'attaquant aux problèmes récurrents . Les entreprises doivent adopter un esprit Kaizen, qui encourage la détection et la résolution de problèmes comme des opportunités d'apprentissage et d'innovation continuelles . Un autre principe fondamental est l'implication de tous les employés dans les activités d'amélioration continue, ce qui favorise la responsabilité collective et le développement des compétences . La méthode scientifique est également appliquée pour analyser les causes fondamentales des problèmes et expérimenter des solutions innovantes . De plus, le lean se concentre sur l'élimination des gaspillages (Muda, Muri, Mura) et la mise en place des pratiques telles que les 5S pour assurer un environnement de travail organisé et discipliné, ce qui contribue à maintenir une amélioration en continu .
Un Kanban informatisé offre l'avantage de traiter efficacement les relations de production sur de longues distances. Il intègre un système automatisé de transmission des ordres de fabrication ou d'achat, ce qui réduit le besoin de documentation papier et augmente la rapidité de réaction aux besoins de production . Le code-barres intégré à l'étiquette Kanban permet une gestion précise des niveaux de stock en temps réel, garantissant que les commandes sont passées automatiquement et réduisant ainsi le risque de surstockage ou de pénuries .
Les trois principaux types de gaspillage identifiés par Taiichi Ohno sont : Muda, Muri et Mura. Muda représente les tâches sans valeur ajoutée pour le client mais qui sont acceptées par le processus, comme le surstockage ou les déplacements inutiles . Muri concerne les tâches qui demandent un effort excessif, les rendant difficiles voire impossibles, pouvant mener à l'épuisement des ressources humaines et matérielles . Mura se réfère aux irrégularités ou fluctuations dans le processus de production, causant des inefficacités telles que des goulots d'étranglement ou des temps d'attente prolongés . Chacun de ces gaspillages se manifeste dans la production par l'augmentation des coûts et des délais, et la diminution de la qualité et de l'efficacité globale .
La surproduction est considérée comme l'un des sept gaspillages majeurs dans le Lean Manufacturing. Elle se produit lorsque l'on produit plus que la demande du client ou avant qu'une commande ne soit reçue, ce qui entraîne plusieurs impacts négatifs sur l'efficacité d'une entreprise. Premièrement, elle entraîne un ralentissement ou l'arrêt du flux de production, car les produits doivent être stockés ou éliminés, ce qui gêne le flux continu des opérations . Deuxièmement, elle occasionne un gaspillage de ressources telles que le temps, les matériaux et le stockage, augmentant inutilement les coûts et limitant l'adaptabilité de l'entreprise à répondre aux changements de la demande . Ces aspects nuisent à la flexibilité et à la réactivité de l'entreprise, qui sont essentielles dans une approche Lean focalisée sur la demande du client . De plus, la surproduction masque souvent des problèmes sous-jacents dans les processus de production, empêchant leur identification et leur résolution, ce qui va à l'encontre de l'esprit d'amélioration continue prôné par le Lean .
La standardisation des processus est cruciale pour la réussite du Lean Manufacturing car elle permet d'assurer une uniformité et une qualité constante dans les opérations, tout en permettant une identification rapide des déviations et des erreurs . Elle simplifie la formation des employés et facilite la mise en place d'améliorations continues en rendant les meilleurs processus reproductibles et compréhensibles par tous . En outre, elle aide à révéler et à éliminer les gaspillages en instaurant une base commune pour identifier les gaspillages (muda) et améliorer l'efficience opérationnelle .
Les gaspillages "muda", "muri", et "mura" entraînent plusieurs effets négatifs sur la chaîne de valeur. "Muda" désigne des tâches inutiles qui n'ajoutent pas de valeur pour le client, entraînant une utilisation inefficace des ressources et une augmentation des coûts . "Muri" représente les tâches excessives ou impossibles, causant du stress sur les travailleurs et les machines, ce qui peut mener à des pannes et des défauts . "Mura" réfère aux irrégularités dans les processus qui créent des fluctuations dans la production, perturbant l'équilibre des flux, ce qui peut engendrer des retards et de l'inefficacité globale . Ensemble, ils gênent l'efficience de la chaîne de valeur en complexifiant les processus et en compromettant la satisfaction client .
La formule utilisée pour déterminer le nombre optimal de Kanbans est : K = (T * D) / N, où K est le nombre de Kanbans, T est le temps de cycle, D est la demande quotidienne, et N est le nombre de pièces contenues dans chaque container . Un stock de sécurité peut être ajouté, modifiant la formule en K = ((D * T) + S) / N, où S est le stock de sécurité . Si le temps de cycle T est considéré comme une variable aléatoire suivant une loi normale, on peut écrire la formule comme K = D * (mT + h * sT) / N, où mT est la moyenne et sT l'écart type du temps de cycle, et h est le degré de couverture du risque .