SOMMAIRE
I- Introduction
II- Présentation des turbosoufflantes
II-1- Description
II-2- Conditions générales
III- Exigences Générales
III-1- Exigences d’exploitation
III-2- Exigences réglementaires et légales
III-3- Exigences environnementale et de sécurité
III-4- Exigences techniques
IV- Enjeu et Impact économique
V- Politique de Maintenance
V-1- Introduction
V-2- Plan de maintenance
V-2-1- Maintenance Corrective
V-2-2- Maintenance Préventive Systématique
V-2-3 Maintenance Préventive Conditionnelle
V-3- Pièces de rechange
V-4- Renouvellement
V-5 -Sous-traitance et Externalisation
V-5-1- Sous-traitance
V-5-2- Externalisation
V-6- Ressources
V-6-1- Humaines
V-6-2- Matériels
VI- Exigences entités Connexes
VI-1- Introduction
VI-2- Exploitation
VI-3-Entités Achats et Marchés
VI-4- Contrôle technique
VII- Evaluation de la politique de maintenance
VIII- Revue de la politique de maintenance
IX-Annexes
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I- Introduction :
L’atelier de production d’acide sulfurique est composé de 06 unités de production d’acide
sulfurique, chaque unité est équipée d’une turbosoufflante qui se compose d’une turbine à
vapeur à contre pression HP et d’une soufflante d’air accouplée à la turbine par l’intermédiaire
d’un accouplement semi rigide.
L’entraînement de cette soufflante permet l’alimentation du four à soufre en air séché dans une
tour de séchage pour la combustion du soufre.
Ces turbosoufflantes fonctionnent 24/24, de ce fait, leur entretien est nécessaire pour assurer
une meilleure disponibilité.
II- Présentation des turbosoufflantes :
II-1- Description : (pour plus de détails, voir volume équipement n°7-4)
1-TURBINE
Modèle : DG-e5624
Puissance : 4 400kw
Nombre d’étage : 20
Vitesse critique de calcul : 5320 tr/mn
Régulateur de vitesse auto : Woodward PG-OL
2- SOUFFLANTE
Capacité : 202 700NM3/H
Type :HD 140-1
SOUFFLANTE D’AIR
Il s’agit d’une soufflante horizontale à double ouie d’aspiration avec deux roues
centrifuges sur l’arbre entre deux paliers.
Rotor :
Le rotor est équilibré statiquement et dynamiquement. Il est déterminé pour fonctionner
au dessous de la première vitesse critique de la flexion. Ce rotor comprend :
Deux roues centrifuges
Construite par mécano soudure
Equilibrées statiquement et dynamiquement
Matière roue en inox
Un arbre
Matière : acier spécial noir
Contrôle par ultrasons
Les paliers : :
Deux paliers disposés de part et d’autre du stator.
Le palier côté anti-accouplement comporte une butée pour supporter la poussée
axiale aérodynamique et les dilatations axiales.
Coussinets du type à 5 patins.
Lubrifiés par circulation d’huile sous pression 1,8 bars.
Contrôlés en températures par sondes thermométriques logées dans les
coussinets reliés à un enregistreur.
Contrôlés des vibrations et des poussées axiales des rotors par sondes logées
dans les coussinets reliés à un enregistreur dans le bureau de contrôle.
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Le stator :
Il comporte deux demis corps (escargot) d’aspiration de la soufflante.
Construit par mécano soudure en deux parties.
Matière acier noire.
Plan de joint diamétral usiné.
Plan de pose usiné...
Les plaques support :
Constituées d’une tôle de forte épaisseur usinée sur la partie supérieure du corps.
Matière acier noire.
Elles supportent le stator, les paliers et sont ancrées dans le béton par boulons de
scellement à crochet.
Des vis permettent leur réglage à niveau et leur fixation sur le site.
Les étanchéités à l’entrée des roues :
Par couronnes en éléments (labyrinthes) centrées dans le stator.
Matière aluminium spéciale.
Les étanchéités au passage d’arbre :
Par couronnes en éléments (labyrinthes) fixées sur les portées du rotor et de la
bague au carbone ou en PTFE sur les portes bagues montées sur les flancs des
caissons d’aspiration.
Matière acier spécial (rotor) et Carbone ou PTFE pour les bagues.
REVISIONS DES TURBINES A VAPEUR :
Avant d’arrêter la turbine pour une révision, il convient de procéder à un
dernier relevé de tous les paramètres d’exploitation à différentes puissances et des
anomalies. Une fois la machine arrêtée, procéder au virage, opération qui doit
s’accompagner d’une mesure du temps nécessaire pour le refroidissement de la
machine (corps de la turbine 100°c), et après le refroidissement, Il y a lieu de procéder
au contrôle de l’alignement de la turbosoufflante.
Un soin particulier est de rigueur lors du desserrage des conduites d’huile de
régulation et d’huile de lubrification. La perte des diaphragmes installés dans les
conduites ou l’encrassement du circuit peut donner lieu à de graves problèmes lors de
la montée en charge, au moment de la remise en route.
Il convient de veiller, lors du soulèvement de l’enveloppe, à ce que tous les
boulons internes et externes soient desserrés et les tiges de guidage introduites. Au
cours du démontage, tous les constats importants doivent être suffisamment
documentés à l’aide de notes, schémas ou photos, de façon qu’une reconstitution
ultérieure de tous les détails soit toujours possible.
Lors de l’ouverture de la machine, il y a lieu de faire particulièrement attention
à l’usure et aux dépôts. Les surfaces d’étanchéité peuvent présenter des traces
indiquant la présence de fuites et de défauts d’étanchéité. De telles observations
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fournissent des informations sur la nécessité de contrôler la planéité et la non
déformation des surfaces de contact.
Les dépôts observés sur les aubes doivent être enregistrés très précisément
pour tout le régime de détente. Il convient d’en prélever des échantillons et, par des
analyses tant qualitatives que quantitatives, de déterminer leurs composants afin
d’établir le moyen de les éliminer du cycle. Si cela n’est pas possible, il importe de
vérifier si les dépôts sont solubles dans l’eau ou non, afin de définir les éventuels
procédés de nettoyage permettant de s’en débarrasser pendant le fonctionnement ou à
l’arrêt.
Les détériorations imputables à des corps étrangers livrent des indications sur
la pureté du circuit de vapeur, le contrôle du filtre de vapeur, etc.
Il convient de vérifier visuellement si les paliers, les portées, les butées et les
plans de joints sont endommagés.
Un examen précis des labyrinthes et chicanes des boites d’étanchéité ou
l’observation de stries sur les bandages des aubes des étages du rotor et du stator
peuvent également fournir de précieux renseignements sur les mouvements des rotors
pendant le service. Cela permet d’apprécier le réglage des jeux et l’alignement interne
nécessaires.
Il convient d’examiner minutieusement l’admission, à commencer par le filtre de
vapeur, de façon à pouvoir déceler toute détérioration ou usure. De la même manière, il y
a lieu de vérifier les vannes à fermeture rapide et les soupapes de réglage sous l’angle de
la mise au point, de la forme et de l’utilisation ultérieure.
Les aubages mobiles et fixes doivent être contrôlés conformément au manuel
d’entretien (volume 7-4). S’ils sont encrassés, il y a lieu de les nettoyer. A cette fin, on
utilise diverses substances, comme par exemple de l’eau pressurisée, pour le cas de la
soufflante.
La procédure de nettoyage a pour objet de supprimer l’encrassement et de
diminuer la rugosité superficielle, de manière à réduire le coefficient de concentration des
contraintes et à augmenter le rendement. Le procédé de nettoyage doit être choisi
d’après ces critères.
Les éléments d’ajustage des portes aubage du rotor, des corps de palier ou des
guidages du corps et des portes aubage du stator doivent être examinés avec soin. En
mesurant les jeux, on obtient de bonnes indications sur leur état. En ce qui concerne les
éléments des porte aubage directeurs, les surfaces d’appui et la contre surface située sur
la demi- corps supérieur fournissent des renseignements sur le jeu et le réglage.
Le constat à effectuer sur les pièces comprend les contrôles précédemment
décrits. Il convient de déduire des constatations faites les réparations et modifications
nécessaires et de prendre la décision qui s’impose en ce qui concerne l’utilisation de
pièces de rechange.
Une fois les contrôles minutieusement effectués et les retouches nécessaires
réalisées, le réassemblage peut commencer.
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Une attention particulière doit être accordée à la manutention des composants de
la turbine (rotor, stator, paliers, cache et corps supérieur) au cours de réglage des jeux et
du remontage.
Une autre phase importante est constituée par les mesures relatives à
l’alignement des composants les uns par rapport aux autres : Turbine et soufflante.
Au moment de l’alignement et des éventuelles corrections à apporter, il convient
de prendre en compte les mouvements des composants les uns par rapport aux autres
tels qu’ils surviennent pendant le fonctionnement. La marche à suivre est indiquée dans
les notices correspondantes. La vérification de l’ajustement, de la concentricité et de la
poussée axiale des demi-accouplements constitue un préalable important au réglage
correct.
Au fur et à mesure de l’avancement des travaux de remontage de la
turbosoufflante, il y a lieu de consigner les valeurs de mesure au procès-verbal et de
comparer les valeurs effectives aux valeurs de consigne. Il convient de mesurer et de
consigner les jeux des garnitures d’étanchéité, des paliers et du rotor, les jeux axiaux,,
etc. Le procès- verbal (rapport) de montage fait état de tous les contrôles nécessaires et
des plans correspondants.
L’établissement du lien entre l’unité et les systèmes de contrôle constitue une
autre phase importante. Un réglage et un contrôle minutieux de tous les systèmes de
mesurage, de protection et de sécurité sont indispensables (partie instrumentation).
Il convient ensuite de mettre au point les systèmes de réglage. Il reste à vérifier
que l’alimentation en huile de tous les postes est suffisante. Il importe de contrôler si les
tuyauteries se sont réchauffées et si les conduites d’écoulement sont pleines, afin
d’obtenir des indications utiles sur les mauvais réglages.
Tous les étranglements d’huile doivent être préalablement vérifiés et réajustés.
Après tous travaux importants effectués sur le circuit d’huile, il convient de rincer
l’ensemble du circuit à l’air instrument et de vérifier son étanchéité. Observer en
l’occurrence les recommandations spéciales pour le rinçage.
Nous soulignons qu’une révision effectuée dans les règles de l’art implique un
contrôle des robinetteries. Il convient également de vérifier l’état de fonctionnement et la
suspension de toutes les tuyauteries de vapeur, ainsi que leur alignement par rapport aux
machines.
II-2- Conditions générales :
Les turbosoufflantes sont installées dans le circuit gaz entre le four de soufre et la tour de
séchage.
L’air véhiculé par la soufflante vers le four n’est pas bien séché ni filtré à 100%, ces deux
conditions favorisent la sulfatation du rotor de la soufflante,
Cette sulfatation engendre des vibrations de la machine suite au déséquilibre du rotor par
collage du sulfate, le problème de vibration nous oblige à réduire la vitesse (réduction de la
cadence)
III- Exigences Générales :
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L’arrêt de la turbosoufflante signifie l’arrêt de la ligne concernée
Le déséquilibre du rotor signifie la réduction de la cadence (acide et vapeur)
Ces turbosoufflantes sont névralgiques et leur arrêt est critique de ce fait, la maintenance de
ces équipements est obligatoire.
III-1- Exigences d’exploitation :
La disponibilité de ces machines est nécessaire pour l’exploitation,
A part les arrêts en fin de cycle de production qui peuvent dépasser 15 jours,
tout problème ou opération de maintenance sur ces turbosoufflantes au cours du cycle
d’exploitation doit être réglé au cours des arrêts chauds. La durée maximale de ces arrêts
est de 36 heures.
III-2- Exigences réglementaires et légales :
Aucune exigence réglementaire ni légale n’est appliquée pour les turbosoufflantes du lot
sulfurique.
III-3- Exigences environnementale et de sécurité :
Environnement :
Mise d’huile dans les fûts après la vidange
Asservissement de la turbine aux pompes de soufre et au débit
d’acide
Sécurité :
Contrôle systématique des extincteurs
Contrôle systématique des sécurités de la machine
III-4- Exigences techniques :
Vibration d’alarme 90µ au niveau des paliers de la turbine et de la soufflante.
Vibration de danger 140µ au niveau des paliers de la turbine et de la soufflante.
Démarrage du système de virage automatique juste après l’arrêt de la
turbosoufflante.
Arrêt du vireur et fermeture des vannes (préparatif de démarrage.
IV- Enjeu et Impact économique :
Parmi les problèmes des soufflantes rencontrés dans les ateliers de production d’acide
sulfurique, on cite :
Attaque par corrosion du rotor.
Perçage par corrosion du corps de soufflante ;
Déséquilibre du rotor par dépôt du sulfate ;
Corrosion des ailettes du rotor de soufflante ;
Coincement des soupapes
Fuites d’huile au niveau du palier HP de la turbine
Le problème de vibration suite à un déséquilibre du rotor suite à la corrosion ou par dépôt du
sulfate perturbe la marche de l’unité en question suite à l’arrêt de la production ou à la
réduction de la cadence.
Les arrêts à chaud sont néfastes pour les unités de production d’acide sulfurique et accélèrent
le processus de corrosion des équipements.
L’indisponibilité d’une turbosoufflante induit l’arrêt de l’unité correspondante.
Une ligne sulfurique produit 110 TMH/h et 140 T vapeur HP.
Cette vapeur est ensuite turbinée à un équivalent de 6 T vapeur pour 1 MWH. Ce qui équivaut
à une production de 23 MWH par heure par unité.
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Le prix moyen actuel de l’énergie étant de 600 DH par MWH, l’arrêt d’une ligne induit une
perte directe de 14000 DH/h.
La durée minimale pour une intervention est de 36hrs. (Nettoyage du rotor) : ainsi les pertes
directes sont estimées à 500 000 DH
Les pertes indirectes sont encore plus importantes, car elles peuvent perturber les cadences
des ateliers phosphoriques en cas de stock insuffisant.
V- Politique de Maintenance :
V-1- Introduction :
La présente politique de maintenance se veut être un recueil, le plus exhaustif, de toutes les
démarches, qui représentent la manière de réaliser les différentes prestations de maintenance.
En effet, les performances des turbosoufflantes dépendent, entre autres, de cette politique et
son aptitude à atteindre les objectifs fixés.
V-2- Plan de maintenance :
Ce plan est basé sur le manuel du constructeur d’une part et d’autre part sur
l’expérience interne, fruit de plusieurs années durant les quelles plusieurs
opérations de maintenance ont été effectuées en présence des spécialistes et de
plusieurs modes de défaillance qui ont été observés.
Il en est ressortit que :
Une soufflante et des annexes de la turbine complètement révisés (pièces
d’usure neuves) peut fonctionner sans aucune panne nécessitant le
remplacement des pièces d’usure pendant au moins 2 ans.
Une turbine complètement révisée fonctionne sans problème durant au moins 5
ans
Ces constats nous ont permis de conclure quant à la politique à adopter pour ces
turbosoufflantes :
La durée de la soufflante est de 24 mois (01 cycle d’exploitation)
La durée de la turbine est 4 ans (02 cycles d’exploitation).
La durée des annexes est de 24 mois (01 cycle d’exploitation) en parallèle avec
la soufflante
La première contrainte est de réviser lors de chaque cycle d’exploitation (2 ans) la soufflante et
les annexes de la turbine lors des arrêts à froid ;
Il faut prévoir autant de pièces de rechange qu’il est nécessaire et dicté par le manuel
d’entretien pour ne pas perturber les révisions et retarder la remise en état des
turbosoufflantes.
V-2-1- Maintenance Corrective :
Etant donné, l’importance de ces turbosoufflantes, et des enjeux de sécurité et économique, la
maintenance corrective est à éviter. On admet toutefois pour ces turbosoufflantes le recours à
une maintenance conditionnelle.
V-2-2- Maintenance Préventive Systématique :
Afin d’optimiser les coûts de maintenance, et sachant l’enjeu, la maintenance préventive
systématique est la plus adaptée. En effet, il y a lieu de disposer à tout moment d’une visibilité
quant à l’état de ces turbosoufflantes, et ce par des contrôles périodiques (contrôle de
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vibration et des poussées axiales, bruit, échauffement …), il faut se conformer à la périodicité
des opérations de maintenance systématique de ces turbosoufflantes.
V-2-3 Maintenance Préventive Conditionnelle :
Cette approche de maintenance se fait sur la base des différentes compagnes des contrôles
systématiques définis dans le plan de maintenance préventif, et en s’étant fixé des seuils de
déclenchement,la remise en état, les moyens et ressources doivent être mobilisés pour réaliser
les prestations nécessaires dans les meilleurs conditions .
Les interventions sur les turbosoufflantes suivent les gammes spécifiées dans le plan de
maintenance.
V-3- Pièces de rechange :
Les pièces de rechange constituent une composante essentielle pour la réussite de la politique
de maintenance et l’atteinte des objectifs fixés. En effet la réalisation de toute prestation de
maintenance est conditionnée par la disponibilité des pièces de rechange nécessaires. Une
pièce défaillante qui n’a pas été changée par manque de pièces de rechange engendre de
grandes pertes indirectes à cause des arrêts subis pour dépannage et des pertes directes car
elle engendre la défaillance d’autres pièces qui ne devrait pas être consommées.
La qualité de la pièce de rechange conditionne sa durée de vie. Une pièce de rechange moins
cher n’est pas forcément la plus économique. Pour le cas des turbosoufflantes une convention
Afin de respecter le programme de maintenance des turbosoufflantes, les actions suivantes
doivent être menées :
Pour les pièces de rechange la quantité annuellement à approvisionner doit être en
fonction du programme de maintenance et non des consommations antérieures
Le délais d’approvisionnement fixe et respecté pour ne pas perturber le programme de
maintenance
La politique et la procédure d’approvisionnement de ces pièces doivent être formalisées
et respectées par les entités connexes, notamment les services de gestion des stocks,
les contrôleurs techniques et les entités des achats.
Le fournisseur des pièces de rechange est Mitsui (constructeur de la machine). Vu
l’éloignement, les délais de livraisons dépassent souvent 5 mois. D’où la notion de
dépannage en urgence n’est guère envisageable. De ce fait, un stock des pièces
sécuritaires doit être toujours disponible et alimenté systématiquement. La liste de ces
pièces est comme suit :
o Rotors de la turbine et de la soufflante
o Stator de la turbine
o Les lichettes
o Les paliers lisses de la turbine et de la soufflante
o Buttées la turbine et de la soufflante
Pour les autres pièces, ils doivent être commandé bien à l’avance et en fonction de
l’échéancier des révisions.
V-4- Renouvellement :
Pour des raisons d’optimisation, la réforme et le renouvellement doivent normalement s’opérer
sur la base du suivi des coûts de possession des pompes (annexes de la turbine)
Cette méthode ne peut être appliquée que par un suivi des coûts par la GMAO. Toutefois, par
l’historique de ces équipements annexes et l’expérience acquise dans leur maintenance, une
périodicité de renouvellement pour chaque pompe a été approchée.
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Pour les pompes de lubrification, cette périodicité est de 6 ans.
Pour les pompes d’huile de régulation, elle est de 8 ans.
Sans le respect de ces périodicités, même après révision générale, les pompes présentent des
problèmes suite à la dégradation des corps L’expérience a montré que ceci peut causer une
prolifération des arrêts des turbosoufflantes ( arrêt à chauds des unités correspondantes) et
une perturbation de la politique de gestion des stocks de pièces de rechange.
V-5 -Sous-traitance et Externalisation :
V-5-1- Sous-traitance :
Etant donné les orientations de la Direction Générale de se concentrer sur les métiers de base
et vu l’évolution du schéma actuel du personnel, la sous-traitance est incontournable pour
réaliser les prestations de la supervision de maintenance des turbosoufflantes qui demandent
des compétences et un savoir-faire importants, en plus de la supervision, la réactivité requise.
Toutefois dans le contexte actuel, et en absence de sous-traitant locaux capable d’assurer :
Une révision parfaite des turbosoufflantes
Une grande réactivité et des interventions rapides sur site
V-5-2- Externalisation :
L’externalisation de la maintenance des turbosoufflantes est à envisager pour le long terme.
V-6- Ressources :
V-6-1- Humaines :
Ce chapitre revêt un caractère très important car il conditionne la réussite de la mise en place
de la politique de maintenance et l’atteinte des objectifs fixés et leur pérennisation. Vu sa taille
et son importance, il sera développé en détail et comprendra les éléments suivants :
Effectif optimal nécessaire pour réaliser les travaux de maintenance. Le schéma doit
tenir compte des orientations de la Direction Générale pour se concentrer sur les
activités de base, et de la présente politique de maintenance,
Formation et qualification du personnel, aussi bien pour les travaux de maintenance le
suivi de l’exécution des prestations sous-traitées et/ou externalisées, la sécurité du
personnel et du matériel et la protection de l’environnement.,
Organisation adéquate, tenant compte de la présente politique de maintenance,
Restructuration des bureaux de méthodes, avec intégration des besoins en personnel
optimal et qualifié nécessaire,
Habilitation du personnel. Pour chaque nature de prestation. La liste du personnel
habilité pour l’exécuter dans les conditions de qualité et sécurité requise sera tenue et
mise à jour après chaque action de formation spécifique. La qualification sera
enregistrée dans la fiche de compétence du personnel,
V-6-2- Matériels :
Les besoins en moyens matériels peuvent se résumer comme suit :
Tout l’outillage cité dans les gammes (cet outillage doit être maintenu en bon état)
Grues 32 T ou 75T,
VI- Exigences entités Connexes :
VI-1- Introduction :
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La présente politique de maintenance des turbosoufflantes ne pourrait permettre d’atteindre
les objectifs assignés en matière de disponibilité et de fiabilité, sans le concours de toutes les
entités connexes.
En effet, il faut traduire toutes les interactions entre les entités de la maintenance et ces
entités, en exigences explicites et clairement définies et se devant d’être respectées.
VI-2- Exploitation :
Etant donné l’aspect névralgique de ces équipements, et afin d’accompagner les différents
aspects de la politique de maintenance, il y a lieu de préciser les exigences d’exploitations, qui
se déclinent comme suit :
Les conditions de service ne doivent subir aucune variation importante au cours des
cycles d’exploitation (Pression de la vapeur, d’huile et de l’air, température etc….)
Toute fuite d’huile doit être immédiatement signalée et étanchée dans les meilleurs
délais pour éviter tout risque de feu ou d’arrêt de la machine ;
Tout phénomène aléatoire ressenti au niveau des turbosoufflantes par le personnel
exploitant au cours des rondes faites chaque poste doit être immédiatement signalé au
service maintenance pour décider des actions à entreprendre ;
Mise à disposition des turbosoufflantes pour les entretiens systématiques.
VI-3-Entités Achats et Marchés :
Les entités d’achat doivent faciliter les modalités d’acquisition des pièces de rechange
Le fournisseur exclusif des pièces de rechange des turbosoufflantes est le groupement
MITSUI (société Japonaise) En l’absence d’éléments très forts tels que des différences de prix
importantes ou l’utilisation abusive du droit de monopole de ce fournisseur, il faut éviter le
recours à d’autres fournisseurs novices dans le domaine.
VI-4- Contrôle technique :
Afin de respecter le programme de maintenance des turbosoufflantes les recommandations
suivantes doivent être respectées:
Pour les pièces de rechange la quantité annuellement à approvisionner doit être en
fonction du programme de maintenance.
Le renouvellement des pièces de rechange importantes et névralgiques doit être
conforme à la présente politique de maintenance.
Tout avis controversé exprimé par le contrôle technique ne doit en aucun cas porter sur une
demande de pièces à acheter si elle est en conformité avec la présente politique de
maintenance.
Toutefois, il revient au contrôleur technique de demander une revue de cette politique si il y
trouve des failles que l’utilisateur n’arrive pas à justifier.
VII- Evaluation de la politique de maintenance :
La politique de maintenance doit être évaluée et revue périodiquement en tenant compte des
conjonctures économiques du marché, des exigences stratégiques de la Direction Générale, et
des évolutions technologiques, afin de se rendre compte du degré d’atteinte des objectifs
préalablement fixés et des actions idoines à entreprendre pour s’approcher de l’asymptote de
performance globale. Cette démarche peut être réalisée selon le schéma suivant :
Détermination des indicateurs de performance :
Taux de disponibilité
Coûts de possession (LCC) et de maintenance
Nombre d’incidents liés à la sécurité
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Taux de qualité des prestations (internes, sous-traitées et
externalisées),
Délais de réalisation des prestations,
taux de réalisation du programme de maintenance
Qualité, performance et fiabilité de la prestation sous-traitée,
Evaluation des performances actuelles,
Fixation des objectifs, en se basant sur les meilleures références (internes
et/ou externes) et standards internationaux,
Mesure des performances réalisées et évaluations des écarts par rapport aux
objectifs,
Analyse des causes des écarts,
Inventaire et analyse des idées et axes d’amélioration (techniques,
organisationnelles et managériales),
Evaluation de l’impact et coûts des améliorations,
Validation des actions retenues,
Élaboration du plan d’action d’amélioration,
Mise en œuvre et concrétisation des actions retenues,
Evaluation de l’apport des actions réalisées,
Réévaluation de la politique de maintenance,
VIII- Revue de la politique de maintenance :
La revue de la politique de maintenance des turbosoufflantes est dictée d’une part par l’aspect
névralgique de ces machines et d’autre part par l’évolution de la conjoncture du marché et des
directives stratégiques de la Direction Générale.
De ce fait, pour mener à bien cette revue et mettre à profit de façon systématique l’expérience
acquise et l’évolution technologique, l’évaluation périodique de cette politique doit être
forcément un des éléments d’entrée importants de cette revue.
En effet, la dite revue doit être sanctionnée par un plan d’actions relatant :
Les actions déjà entreprises et qui, de part l’évaluation, ont permis d’atteindre
les objectifs assignés,
Les actions correctives permettant de lever les écarts qui ont entraver la
réalisation des objectifs assignés,
Les actions préventives, permettant de faire face à des situations
potentiellement porteuses de risque d’écart par rapport aux objectifs à venir,
IX- Annexes :
Arborescence
Dossier équipement
Nomenclature des pièces de rechange
Gammes des opérations
Listes types
Plan de maintenance conditionnel (PMC)
Plan de maintenance systématique (PMS)
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