Guide de méthanisation à la ferme
Guide de méthanisation à la ferme
à la ferme
Avril 2010 1
Équipe de rédaction
Francis Pouliot, ing., M.B.A., Centre de développement du porc du Québec inc.
Marie-Aude Ricard, [Link], Centre de développement du porc du Québec inc.
Contribution spéciale
Claude Charest, agr., Fertior – Division traitement
Stéphane Godbout, ing., [Link]., agr., Ph.D., Institut de recherche et de développement en
agroenvironnement
Collaborateurs
Véronique Drolet, agr., agroéconomiste 1
Aïcha Coulibaly, M.B.A., [Link]., économiste1
Benoît Turgeon, agr., agroéconomiste1
Claude B. Laflamme, ing. PhD. 2
Françoise Forcier, ing., agr., [Link]. 3
Marie-Pier Lachance, M. Sc.1
Frédéric Pelletier, ing., [Link]. 4
Pascal Levasseur, ingénieur environnement 5
Stéphane Lemay, ing., [Link]., Ph.D.4
Remerciements
Ce guide a été réalisé grâce à l’appui financier du Conseil pour le développement en agriculture
du Québec (CDAQ) par l’intermédiaire du Programme pour l’avancement du secteur canadien
de l’agriculture et de l’agroalimentaire (PASCAA) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada ainsi
que la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ). Les auteurs tiennent à
remercier l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (LTE), Fertior - Division traitement, SOLINOV
inc., l’IFIP-Institut du porc (France), l’Institut de recherche et de développement en
agroenvironnement inc. (IRDA), le ministère du Développement économique, de l’Innovation et
de l’Exportation (MDEIE), DDACE Systèmes de puissance - Division GE Jenbacher ainsi que le
Centre de développement du porc du Québec inc. (CDPQ) pour avoir rendu ce projet possible.
1
Centre de développement du porc du Québec inc.
2
Hydro-Québec - Institut de recherche LTE
3
SOLINOV inc.
4
Institut de recherche et de développement en agroenvironnement
5
IFIP-Institut du porc
Table des matières
Présentation du guide
Ce guide vise à présenter un outil d’aide à la décision utilisé lors de l’analyse de projets de
méthanisation à la ferme. Il s’adresse aux conseillers et aux producteurs afin de donner une
première idée sur le potentiel de produire du biogaz à la ferme.
Il est suggéré que le lecteur prenne connaissance des différentes sections présentées dans ce
document pour ensuite consulter l’organigramme de décision. Ce guide se voit complémentaire
à l’organigramme, présenté à la fin de ce présent document; ce dernier a pour but d’aider le
lecteur lors de la consultation du guide et son processus décisionnel. Les différents points
abordés permettront au lecteur de vérifier l’intérêt d’installer un système de méthanisation sur
leur ferme.
Actuellement, l’électricité nette 1 issue du biogaz agricole est utilisée sur la ferme et elle est
même créditée par Hydro-Québec, et ce, sous certaines conditions. Il n’y a donc pas de vente
au réseau électrique conventionnel. La récupération de la chaleur par cogénération sert à
chauffer les digesteurs et à remplacer le propane utilisé à la ferme pour des fins de chauffage.
Les crédits de chaleur correspondent donc à l’énergie thermique consommée à la ferme.
1 Électricité produite par la génératrice à laquelle on retranche la consommation électrique du procédé de traitement de lisier.
1
Les difficultés économiques majeures sévissant dans le marché porcin depuis les dernières
années;
La difficulté de stocker le surplus de biogaz lorsque la demande est plus faible;
La difficulté pour les producteurs ayant un surplus important de phosphore de se mettre aux
normes réglementaires en matière de phosphore avec ce type de système. En effet, la
teneur de phosphore dans le digestat est au moins tout aussi élevée que celle dans le lisier
avant la digestion. L’ajout d’intrants provenant de l’extérieur de la ferme ajoutera à leur
surplus de phosphore;
Pour les fermes ayant un surplus de phosphore important, l’ajout d’un système de séparation
de phase (ex : décanteur centrifuge) s’avère nécessaire, entraînant ainsi une augmentation
de coûts à l’investissement et à l’opération;
Des aides financières gouvernementales à l’investissement sont disponibles. Toutefois, il n’y
a aucun incitatif financier gouvernemental significatif pour la revente de l’énergie issue du
biogaz vers une filière thermique ou électrique pour le moment;
Les intrants à bon potentiel méthanogène disponibles au Québec font l’objet de concurrence
avec la filière biocarburant.
La méthanisation
La méthanisation est un processus biologique qui décompose ou dégrade la matière organique
par des microorganismes dans un milieu fermé dépourvu d’oxygène (digestion anaérobie). Cette
réaction entraîne la production de biogaz à partir du carbone contenu dans la matière organique.
Ces bactéries anaérobies sont déjà présentes dans les déjections animales, cependant il est
conseillé d’y ajouter une source de carbone comme des végétaux (exemple : résidus de culture)
(Solagro, 2005). La figure 1 présente les étapes du procédé de méthanisation à la ferme.
2
Figure 1 : Étapes d’une installation d’un système de méthanisation à la ferme (adapté de
Aile et al., 2006)
L’intrant intéressant en agriculture est sans doute le lisier de porc, dont la gestion cause
problème de façon générale. Par contre, tel que remarqué à la figure 2, il est l’un des intrants les
moins méthanogènes. Lorsque le lisier est retrouvé en trop grande quantité, il implique une
augmentation du coût d’investissement en infrastructures afin d’y loger tout ce volume de
liquide. À ce lisier peuvent être ajoutés d’autres intrants tels les fumiers d’autres productions
(ex : bœufs), des boues d’abattoir, des résidus de meunerie, des résidus de culture, des déchets
municipaux, etc., afin d’augmenter la production de méthane. Il existe ainsi plusieurs centaines
de déchets et produits organiques pouvant être méthanisés. Le lisier seul ne représente pas un
bon potentiel méthanogène; toutefois, la flore bactérienne indigène le rend intéressant pour la
constitution de mélanges (pouvoir tampon du lisier, intéressant pour limiter les variations de pH),
avec des cosubstrats afin d’optimiser la production de biogaz et permettre une dilution des
autres intrants. De plus, considérant sa teneur en eau élevée ainsi qu’un déséquilibre en
nutriments (rapport P:N et rapport C/N réduit), l’emploi de cosubstrats tels les graisses permet
d’optimiser la production de méthane.
En digestion anaérobie, l’objectif est d’utiliser des intrants le plus méthanogènes possible et
moins volumineux possible. C’est pourquoi il est intéressant d’utiliser des cosubstrats comme les
graisses afin d’augmenter le potentiel méthanogène.
3
700
Potentiel métthanogène (m 3 de biogaz/tonne)
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Intérêts environnementaux
Selon le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (2007),
les systèmes de méthanisation utilisés dans le secteur agroalimentaire offrent le double
avantage de réduire la charge pathogène et les odeurs. De plus, la méthanisation permet une
réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
4
Odeurs
La méthanisation permet de diminuer les odeurs lors de l’épandage. Pain et al., (1990) ont
démontré que les émissions d’odeur du digestat sont réduites de 70 à 80 % (lors des premières
six heures suivant l’application au champ) par rapport à un lisier brut.
Pathogènes
Levasseur et Dutrémé (2007) ont mentionné que Couturier et Galiter (2002) ont obtenu une
réduction des virus jusqu’à 3 log10 à une température de 35oC et un temps de rétention théorique
de 14 jours. La digestion anaérobie en conditions mésophiles détruirait peu les pathogènes. Par
contre, en conditions thermophiles, puisque la température est plus élevée, ces conditions
éliminent plus efficacement les organismes pathogènes qu’en mésophilie et qu’en psychrophilie
(Burton et Turner, 2003).
Intérêts économiques
Des revenus provenant de diverses sources peuvent être perçus par une unité de
méthanisation : redevances d’entrée de certains intrants externes; revenus potentiels s’il y a
vente de biogaz, d’électricité ou de chaleur. Des économies en chaleur et/ou remplacement de
l’énergie fossile peuvent aussi être engendrées.
5
Cadre économique et financier
Les investissements
Le coût des investissements dépend de plusieurs facteurs :
L’ampleur du projet
La quantité et qualité du ou des intrants utilisés
Les immobilisations pouvant être utilisées
Les immobilisations supplémentaires à construire
Les aides financières gouvernementales disponibles
Investissements
Frais de laboratoire pour l'analyse des intrants et la capacité
méthanogène pour établir le mélange initial
Biodigesteur et torchère
Génératrice a
Bâtiments et fosses supplémentaires b
Machinerie et équipement supplémentaires c
Coûts infrastructures si la séparation de phase est nécessaire d
Coûts équipements si la séparation de phase est nécessaire e
Frais professionnels pour l’étude de faisabilité
Sous-total des investissements
Frais d’ingénierie (7 % des investissements)
Sous-total incluant les frais d’ingénierie
Imprévus (10 % des investissements, incluant les frais d’ingénierie) f
Aide financière à l’investissement
(X % des investissements, incluant les frais d’ingénierie) e
Total
a
S’il y a cogénération.
b
Peut inclure : préfosses, fosses, bâtiment de service, plate-forme d'entreposage, aménagement extérieur, etc.
c
Mélangeurs et pompes, conduites souterraines, dalle de béton pour le biodigesteur, tracteur supplémentaire, raccordement à la
grille électrique, panneau de contrôle, assécheur, pasteurisateur, système de désulfuration, frais de raccordement au réseau de
chauffage, etc.
d
Peut inclure une plate-forme d'entreposage pour la fraction solide, un local pour l’unité de traitement, etc.
e
Peut inclure un convoyeur, un décanteur centrifuge, une vis, etc.
f
Les imprévus incluent les frais d’ingénierie, d’agronomie, de conseillers financiers, etc.
e
Le pourcentage dépend de votre admissibilité aux différents volet. L’aide financière doit être soustraite afin d’obtenir le total.
6
Les frais opérationnels annuels
Les frais opérationnels annuels doivent être pris en compte. Certaines dépenses (fixes ou
variables) sont souvent sous-estimées ou non considérées. Le tableau 2 dresse une liste des
principaux frais annuels.
7
Le délai de récupération (payback)
Il est possible d’estimer votre délai de récupération de vos investissements. Il suffit de dresser
un budget partiel incluant les détériorations (revenus en moins et charges en plus) et les
améliorations (charges en moins et revenus en plus).
Afin de simplifier votre calcul, il est possible d’obtenir une estimation du délai de récupération
par l’équation suivante. Le délai obtenu ne doit pas être considéré comme un résultat final. Il
s’agit d’une estimation permettant d’obtenir un ordre de grandeur quant à l’intérêt d’investir dans
un tel projet.
investissements
Délai de récupération =
revenus - charges - (9 % des investissements)
Dans le cadre du présent projet, il a été possible d’estimer un pourcentage associé au coût de
possession annuel, soit 9 %. Ce pourcentage tient compte de la moyenne des durées de vie
pondérées des équipements des trois scénarios étudiés dans le cadre du projet et prend en
compte les amortissements, les intérêts et les taxes.
8
Une seconde option de subvention pourrait être applicable, soit le Programme de traitement de
matières organiques par biométhanisation et compostage du ministère du Développement
durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Pour être admissible à cette subvention, le
mélange d’intrants doit contenir jusqu’à un maximum d’environ 10 % de matières organiques
d’origine agricole. Le demandeur peut recevoir une aide financière équivalent à 25 % des coûts
admissibles du projet. Or, si le projet bénéficie déjà d’une aide financière provenant du
gouvernement du Canada ou du Québec, comme par exemple le programme Prime-Vert, le
montant de l’aide financière du MDDEP auquel il aurait droit serait diminué d’un montant
équivalent aux deux tiers de l’aide financière additionnelle obtenue.
Pour plus de renseignements concernant ces aides financières et les conditions d’admissibilité,
veuillez consulter les organismes suivants :
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
[Link]
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP)
[Link]
La réglementation
Pour en connaître davantage au sujet de la réglementation applicable, veuillez consulter les
autorités municipales et environnementales telles :
La municipalité concernée
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP)
[Link]
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
[Link]
La Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ)
[Link]
9
Il est nécessaire de bien évaluer la quantité de biogaz produit en fonction des intrants utilisés.
Au besoin, il serait important de réaliser des essais en laboratoires au stade d’avant-projet afin
de mesurer le plus précisément possible le potentiel méthanogène du ou des mélanges ciblés,
de déterminer les conditions adéquates d’opération du procédé de digestion et de s’assurer que
les intrants n’aient pas d’effets toxiques pour le mélange.
Les redevances pouvant provenir de fournisseurs externes en intrants sont fort intéressantes
pour favoriser la viabilité d’un projet de méthanisation. Il est primordial d’inclure des intrants à
fort potentiel méthanogène dans le mélange rapportant un revenu annuel pour l’entreprise, sur
une période la plus longue possible.
Il est important de considérer tous les coûts engendrés par un projet de méthanisation. En effet,
lors de l’analyse de projets, il s’avère que plusieurs coûts importants sont actuellement omis
(transport, épandage. frais d’assurance…) ou tout simplement sous-estimés. De plus, certains
revenus sont encore hypothétiques (ex : crédits de gaz à effet de serre, achat d’électricité par
Hydro-Québec à un tarif préférentiel, etc.). Par ailleurs, les montants associés aux subventions
ne sont disponibles qu’une seule fois. Ainsi, un projet qui a une rentabilité de cinq ans avec des
subventions devra voir à amasser les sommes suffisantes pour le réinvestissement prévu à la fin
de la vie utile des équipements, sommes qui ne pourront être, à première vue, comblées par des
subventions dans le futur.
Le cadre d’analyse a pour but d’aider un conseiller technico-économique dans son cheminement
en vue d’informer un producteur de porc intéressé à la méthanisation. Cet outil présentera toutes
les étapes amenant le producteur de porc à prendre une décision en prévoyant les
questionnements et besoins en information du producteur en cours de processus décisionnel.
Pour les lecteurs intéressés à se lancer dans des analyses technico-économiques, des utilitaires
de calcul sont disponibles.
Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) est
en voie de développer un utilitaire de calcul technico-économique. Par contre, lors de
l’impression du guide, cet outil n’était pas encore disponible. Pour plus d’information
concernant cet utilitaire, veuillez vous référer au ministère du Développement économique,
de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) au [Link]
Vous pouvez aussi consulter l’utilitaire de calcul Méthasim développé par l’IFIP-Institut du
porc en France. Cet outil est disponible en ligne au [Link]
10
Lors de la première rencontre avec le producteur
Section A
Contexte personnel du producteur Commentaires
Avez-vous des compétences techniques (entretien de
divers équipements) pouvant vous aider à l’entretien
et à l’opération d’un système de méthanisation ?
Êtes-vous prêt à suivre des formations afin d’acquérir
des compétences techniques requises pour opérer
un système de méthanisation ?
Avez-vous évalué le travail supplémentaire en termes
d’opération et entretien du système ?
Est-ce que votre entreprise a des capacités financières
suffisantes ? Un projet de méthanisation à la ferme
engendre un certain niveau de risque financier
considérant le niveau d’investissement important.
Connaissez-vous les différentes démarches
administratives (municipalité et autorités
environnementales) qui doivent être entreprises ?
Section B
Objectifs du producteur Commentaires
Votre objectif est-il de …
Produire de l’énergie ?
Diminuer le coût de chauffage de vos bâtiments ?
Diminuer le coût d’électricité ?
D’augmenter vos revenus ?
Diminuer les odeurs à l’épandage ?
Régler une problématique de phosphore ?
D’incinérer des carcasses d’animaux ?
De réduire les impacts environnementaux
de votre gestion actuelle ?
Trouver une solution à l’augmentation du prix
des engrais ?
Trouver de nouveaux débouchés pour le lisier produit
à la ferme ?
D’améliorer la cohabitation avec le voisinage ?
Autres
11
Section C
Explications des technologies au producteur Commentaires
Il est recommandé de…
Connaître les principes de la digestion anaérobie
Connaître le fonctionnement des différents systèmes
disponibles au Québec
Connaître les filières énergétiques possibles
Connaître l’importance des intrants, des extrants et
de leur gestion
Avoir de l’information sur l’aide financière à
l’investissement (voir section 9 du guide)
Proposer des documents intéressants expliquant
la méthanisation à la ferme
Expliquer la situation de la méthanisation dans le monde
et situer dans le contexte du Québec
Section D
Situation actuelle du producteur Commentaires
Avez-vous un plan d’aménagement du site ? Le cas
échéant, il serait pertinent de noter la disposition des
bâtiments et des fosses afin de planifier l’emplacement
optimal du site de méthanisation.
Faites l’inventaire des bâtiments et structures
d’entreposage de votre site. Ceci vous permettra de
vérifier si des infrastructures existantes peuvent être
utilisées afin de réduire les coûts.
Quels sont les intrants méthanogènes disponibles à votre
ferme (autre que le lisier) ?
Quelle est la quantité disponible annuellement ?
Quelles sont les caractéristiques de ces intrants ?
Quel est votre type d’élevage ?
Quel est le nombre de têtes par bâtiment ?
Quelle est la quantité de lisier produite ?
Par type d’élevage ? Par fosse ?
Est-ce que les analyses de lisiers sont disponibles ?
Quelle est la disponibilité en intrants externes ?
Quelle est la distance à parcourir des intrants externes ?
Avez-vous un système de traitement de lisier existant
à la ferme ?
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Section D (suite)
Situation actuelle du producteur Commentaires
Avez-vous un système de récupération d’énergie
(échangeur de chaleur, génératrice) ?
Quel est le type de gestion du lisier
(grattes, siphon, cave profonde) ?
Êtes-vous en situation de surplus de phosphore ?
Avez-vous assez de receveurs à proximité de votre
ferme ?
La cohabitation avec vos voisins par rapport à la gestion
de votre lisier est-elle problématique ?
Y a-t-il des risques de contamination sanitaire (exemple :
le transport des intrants externes à la ferme) ?
Quel type d’énergie est utilisé pour le chauffage de
vos bâtiments ?
Quelle est la quantité annuelle d’énergie utilisée pour
le chauffage de vos bâtiments ?
Quel est le coût de chauffage par bâtiment ?
Quel est le coût en électricité par bâtiment ?
Quel est votre coût d’épandage annuel ?
Quel est le type et la quantité d’engrais utilisé ?
Quel est votre coût d’achat d’engrais ?
Votre situation financière générale pourrait-elle influencer
votre capacité d’emprunt ?
Êtes-vous admissible aux aides financières ?
(Prime-Vert, crédits d’impôts R&D, etc.)
Y a-t-il un potentiel de nouveaux débouchés pour
le digestat ?
À la suite de la première rencontre, il est important qu’il y ait concordance
entre les objectifs du producteur et le système choisi.
13
Lors de la seconde rencontre avec le producteur
Section E
Étude préliminaire Commentaires
L’étude préliminaire permet de faire une étude sommaire afin de déterminer le potentiel
de la méthanisation à la ferme pour un site donné. Elle tient compte de chiffres retrouvés
dans la littérature et permet de faire par la suite une étude de faisabilité.
Technique
des intrants disponibles avec un utilitaire de calcul
Lister les équipements et infrastructures nécessaires
Déterminer l’expertise technique requise pour opérer
le système
Cibler les risques techniques et technologiques
Évaluer la production de digestat
Évaluer les caractéristiques en éléments minéraux du digestat
Agronomique
Déterminer le mode de valorisation du digestat
Évaluer si la séparation de phases du digestat est nécessaire
Déterminer la valorisation des fractions solide et liquide
si applicable
Consulter les autorités municipales et environnementales
concernées
Cadre réglementaire
Municipalité
CPTAQ
Ministères (MDDEP, MAPAQ)
Est-ce que le procédé permet d’atteindre les objectifs
réglementaires ?
Est-ce que le mélange devient une MRF ?
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Section E (suite)
Étude préliminaire Commentaires
Frais d’investissement
Valorisation du digestat
Annuités
Main-d’œuvre
Taxes foncières
Frais d’assurance
Suivi et vérification des GES
Frais PAEF
Frais PAEV
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Section E (suite)
Étude préliminaire Commentaires
Électricité
Énergie fossile
Frais de transport des intrants
Coûts d’épandage du digestat
Entretien et réparation d’équipements et de bâtiments
Frais d’entrée au centre de compostage
Autres
Aides financières
Revenus et économies annuels - Déterminer quels sont les revenus et économies annuels
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Section E (suite)
Étude préliminaire Commentaires
Faire une analyse de rentabilité financière du projet
Coût d’investissement
Taux d’intérêt sur la dette
Durée de l’emprunt
Prix de l’électricité
Prix du propane
Redevances de certains intrants externes
Autres coûts opérationnels
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Lors de la troisième rencontre avec le producteur
Section F
Étude de faisabilité Commentaires
L’étude de faisabilité tient compte des chiffres réels de l’entreprise
Reprendre les étapes de l’étude préliminaire, adapter avec les chiffres propres à l’entreprise .
et approfondir les aspects présentés ci-dessous
Aspect technique
Type : bouilloire, génératrice, etc. (efficacité)
Climat
Réaliser le bilan thermique et énergétique des équipements
de façon précise afin de déterminer le besoin en énergie du
système en biogaz et en fonction des saisons
Besoin en énergie (thermique, électrique dans les
bâtiments en fonction des saisons)
Réaliser les analyses requises pour l’implantation des
infrastructures
Analyses de la capacité portante du sol pour l’installation
du biodigesteur
Proximité des fosses
Etc.
Finaliser les plans et devis complets et planifier l’implantation
des infrastructures
18
Section F (suite)
Étude de faisabilité Commentaires
Déterminer les quantités et caractéristiques des extrants
en fonction des mélanges retenus (biogaz et digestat)
Aspect agronomique
à l’aide d’un utilitaire de calculs
Déterminer le mode de valorisation des extrants
(solide et liquide)
Déterminer les effets synergiques et antagonistes
sur la performance de production de biogaz
Déterminer l’atteinte ou non des objectifs fixés par
le producteur sur le plan réglementaire
Vérifier si l’extrant obtenu par le mélange aura des impacts
Aspect réglementaire
sur le plan réglementaire
Ex : exigence d’un PAEV car extrant considéré
comme une MRF
Faire les demandes de permis requis
économiques
du financement
et financiers
Aspects
Contacter les institutions financières
Réalisation de l’installation
Mise en marche du système
Suivi du fonctionnement du système
Analyse de la qualité du biogaz produit
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20
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22
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Références
Aile, Solagro, Ademe, Trame. 2006. La méthanisation à la ferme. [En ligne].
[Link]
Brodeur, C. 2008. Biomasse agricole : biogaz et biocombustibles. Groupe AGÉCO. [En ligne].
[Link]
atherine_Brodeur_(AGECO).pdf
Burton, C.H. et C. Turner. 2003. Manure management : treatment strategies for sustainable
agriculture. United Kingdom: Silsoe Research Institute, 451 p.
DeBruyn, J. 2008. Distributed electricity from agricultural and food resources in Ontario.
Conference on biomass and energy for the Great Lakes Economy, June 9.
Laflamme, C.B. 2007. Valorisation énergétique des matières résiduelles - copie externe : LTE-
RT-2007-014. Rapport technique. Shawinigan (Québec): Hydro-Québec, 120 p.
Levasseur, P. et S. Dutrémé. 2007. Hygiénisation des effluents d’élevage porcin. Techni Porc,
30(2) : 3-18.
Pain, B.F., Misselbrook, T.H., Clarkson, C.R. et Y.R. Rees. 1990. Odour and ammonia
emissions following the spreading of anaerobically-digested pig slurry on grassland.
Biological Wastes, 34 : 259-267.
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