INTRODUCTION
L’Afrique a besoin d’avoir davantage accès à des sources d’énergies propres et renouvelables. Sa lourde
dépendance envers les carburants fossiles, le bois de chauffe et le charbon de bois limite fortement son
potentiel de développement économique et social, et va jusqu’à affecter sa survie. Alors que les besoins
en énergie du continent continuent de croître très rapidement sous la pression des facteurs
démographiques et de l’urbanisation, ses ressources sont de plus en plus à la traîne.
Le monde s actualise en cherchant des alternatives pour palier au manque d énergie que pourrai susciter
un jour les énergies fossiles. L Afrique dans sa dépendance de ceux ci s'engage à passer aux énergies
renouvelables pour lutter contre tout problème lié à l environnement.
Alors que les besoins en énergie du continent continuent de croître très rapidement sous la pression des
facteurs démographiques et de l’urbanisation, ses ressources sont de plus en plus mal utilisés pour palier à
la transition vers les énergies renouvelables
Ces énergie viendront palier le soucis d éviter l épuisement de nos énergie non renouvelable notamment
par la production d énergie tel que le biogaz, etc.
I. GENERALITES
1. Origine
Le manioc est une plante originaire de l’Amérique latine. Il a été introduit en Côte d’Ivoire par
les populations immigrantes AKAN venant du sud du Ghana notamment les Abouré et les
Aladjan. Il est la deuxième culture vivrière après l’igname. Sa production dont la plus grande
partie se trouve dans la moitié sud du pays couvre environ 80% du territoire national. Le manioc
constitue à la fois une culture de subsistance et une culture de rente pour les producteurs.
Le manioc est une plante de la zone tropicale humide. Il s’adapte facilement à la plupart des
conditions de climat et de sol à l’exception des climats des zones tempérées européennes très
froides et des zones désertiques du sahel par exemple. Mais comme pour toutes les plantes
cultivées, ses rendements seront très variables selon que les conditions de climat et de sol lui
seront favorables ou défavorables.
2. Utilisation
Le manioc contribue à l’alimentation humaine et animale. Il est également utilisé dans les industries
(textiles, papier, etc.). Il est très prisé par les populations africaines car c’est une plante dont les feuilles et
les racines sont fortement utilisées pour l’alimentation humaine. Les animaux mangent les feuilles,
l’écorce des tiges, la peau séchée des racines (épulchures) et la chair séchée (cossette). Dans l’industrie,
on obtient à base du manioc, la farine, etc.
3. Composition nutritionnelle
Le manioc est composé en grande partie (valeur pour 100 g) de :
Désignation Quantité
Calories 159
Lipides 0,3 g
Acides gras saturés 0,1 g
Acides gras poly-insaturés 0g
Acides gras mono-insaturés 0,1 g
Cholestérol 0 mg
Sodium 14 mg
Potassium 271 mg
Glucides 38 g
Fibres alimentaires 1,8 g
Sucres 1,7 g
Protéines 1,4 g
Vitamine A 13 IU
Calcium 16 mg
Vitamine D 0 IU
Vitamine B12 0 µg
Vitamine C 20,6 mg
Fer 0,3 mg
Vitamine B6 0,1 mg
Magnésium 21 mg
Eau 60 mg
4. Transformation
Le manioc subit une transformation en différents produits alimentaires ou industriels. Le produit
transformé a une durée de conservation plus ou moins longue. Le procédé de transformation peut
passer ou non par la fermentation. Il est réalisé au niveau domestique ou au niveau industriel.
En Côte d’Ivoire, les principaux produits issus des tubercules sont les suivants :
Au niveau domestique : attiéké, foutou, gari, toh, ragoût, tapioca, placali, liqueur, etc.
Au niveau industriel : amidon, farine, pain, granulé, apprêt de textile, colle, etc.
II. VALORISATION DES EFFLUENTS DE MANIOC
Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la valorisation des
déchets est le recyclage ou toute autre action visant à obtenir, à partir des déchets, des matériaux
réutilisables ou de l’énergie.
La valorisation apporte une nouvelle valeur aux déchets, en les sortants du circuit de collecte et
de traitement. La valorisation s’oppose à l’élimination. Elle permet de faire des économies de
matières premières et contribue au respect de la planète et à son développement durable. On
comptabilise trois types de valorisation :
la valorisation matière,
la valorisation organique,
la valorisation énergétique.
La valorisation des déchets énergétiques permet de récupérer de l’énergie et ainsi faire
des économies de combustible (gaz, fioul, charbon). Cette valorisation diminue de 70% la masse
des déchets. La valorisation matière permet de faire des économies dans la production et l’achat
de matières premières. Valoriser les déchets permet de rallonger l’utilisation des matières, ce
principe est à la fois économique et écologique.
1. Valorisation des produits issues des effluents de manioc
1.1. Biogaz
Le biogaz représente à l’heure actuelle une solution formidable pour valoriser les déchets et
répondre localement à la demande en énergie (gaz de cuisson, électricité, chaleur).
1.2. Biodigester
1.2.1. Définition
Un biodigesteur est une installation dans laquelle est produit le biogaz, à partir de la
décomposition anaérobique de la matière organique. On distingue trois types d’installations : les
unités industrielles de grande capacité de production; les installations de récupération du biogaz
de décharge des déchets ménagers ; et finalement, les biodigesteurs domestiques, ou familiaux,
objet de cette fiche.
Il existe plusieurs types de biodigesteurs domestiques, qui se distinguent selon :
• le type de stockage du gaz : dôme flottant, qui se déplace avec la production et la
consommation du biogaz, ou dôme fixe, à volume constant ;
• le type de chargement : alimentation en lisier continue ou discontinue ; dans ce dernier cas, le
digesteur est chargé, puis scellé, et vidé quand la production de biogaz est terminée ;
• et la méthode de construction : biodigesteur préfabriqué ou construction in situ.
Le biodigesteur est destiné à recevoir des déjections d’animaux mélangées à de l’eau en vue de
produire du biogaz. La connexion des latrines au biodigesteur est aussi possible. La matière
résiduelle de la décomposition s’avère être un excellent engrais organique utlisé à l'état liquide
ou pour faire du compost amélioré.
1.2.2. Fabrication du biodigester
- Schema
- Matériel
Le matériel proposé est simple, il doit être adapté suivant ce qui est disponible localement :
- Coupe-coupe
- Colle
- Râpe
- Robinet
- Marteau
- Tuyau PVC (un petit, un grand)
- Pince
- Pâte époxi ou chambre à aire + colle
- Tige en métal
- Couteau
- Boîte de conserve (même taille que tuyau)
- Papier de verre
- Fûts (un grand et un petit renversé, qui s’encastre dans le grand)
Le premier fût (grand) est appelé socle. Il est perforé sur le côté, pour fixer un petit tuyau d’où
les effluents sortiront. Le couvercle a été retiré pour accueillir le deuxième fût. L’idéal serait que
l’espace entre le grand et le petit fût soit le plus petit possible. Le deuxième fût (petit) est appelé
cloche. D’ un côté, elle est perforée à la taille du tuyau pour fixer le robinet. De l’autre côté, le
tuyau ressort, il est soutenu par une partie du fond qui sera découpé. L’étanchéité est vraiment
essentielle au niveau du tuyau et du robinet logé dans la cloche, fût renversé. On a choisi des fûts
en plastique pour les travailler facilement à l’aide d’outils métalliques simples (coupe-coupe,
conserve, boulon, clous), chauffés dans le feu.
Un biodigesteur est constitué d’un réservoir étanche à l’air qui facilite la dégradation anaérobie
des eaux noires, des boues et/ou des déchets biodégradables. Les produits entrants y sont
biologiquement dégradés dans une couche de boues activées. Les boues digérées sont évacuées
via un exutoire de débordement au niveau du sol. Le réservoir sert également à recueillir le
biogaz produit en raison du processus de fermentation qui a lieu dans le réacteur. Le digestat est
riche en matières organiques et en nutriments, et il est relativement facile à assécher et à
manipuler.