Rapport des travaux pratiques
de mécanique des sols
Présenté par : EL HATIF AFAF Dirigé par : M. EL GONNOUNI
BAHR CHAIMAE
BOUDOUH CHAIMAA
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Table des matières :
1 INTRODUCTION.......................................................................................................... 5
2 LIMITES D’ATTERBERG ............................................................................................... 6
2.1 Objet : .......................................................................................................................... 6
2.2 Principe : ...................................................................................................................... 6
2.3 Limite de liquidité : ...................................................................................................... 6
2.4 Limite de plasticité :..................................................................................................... 7
2.5 Résultats : .................................................................................................................... 8
2.6 Interprétation : ............................................................................................................ 9
2.7 Référence : ................................................................................................................... 9
3 ANALYSE GRANULOMETRIQUE ................................................................................. 10
3.1 Objet : ........................................................................................................................ 10
3.2 Principe : .................................................................................................................... 10
3.3 Matériels et matériaux utilisés : ................................................................................ 10
3.4 Procédure de l’essai :................................................................................................. 10
3.5 Résultats : .................................................................................................................. 11
3.6 Interprétation : .......................................................................................................... 12
3.7 Résumé : .................................................................................................................... 12
3.8 Référence : ................................................................................................................. 12
4 MESURE DES LA QUANTITE DE L’ACTIVITE DE LA FRACTION ARGILEUSE D’UN SOL ..... 13
4.1 Objet : ........................................................................................................................ 13
4.2 Principe : .................................................................................................................... 13
4.3 Matériels et matériaux utilisés : ................................................................................ 13
4.4 Procédure de l’essai :................................................................................................. 14
4.5 Résultats : .................................................................................................................. 15
4.6 Interprétation : .......................................................................................................... 15
4.7 Référence : ................................................................................................................. 15
5 EQUIVALENT DE SABLE ............................................................................................. 16
5.1 Objet : ........................................................................................................................ 16
5.2 Principe de l’essai : .................................................................................................... 16
5.3 Produits utilisés : ....................................................................................................... 16
5.4 Matériels et matériaux : ............................................................................................ 16
5.5 Les étapes de l’essai : ................................................................................................ 17
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5.6 Résultat : .................................................................................................................... 19
5.7 Interprétation : .......................................................................................................... 19
5.8 Utilisation du sable : .................................................................................................. 19
5.9 Référence : ................................................................................................................. 19
6 Conclusion : ............................................................................................................. 20
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1 INTRODUCTION
Même si elle a trop souvent été négligée, l’étude des sols est un des éléments essentiels
de la compréhension de l’environnement. Les sols constituent une mince couche recouvrant
une grande partie de la terre ferme du globe. Ils retiennent les substances nutritives et l’eau
utilisées par les végétaux et les animaux. Les sols contiennent des millions de petits animaux et
de micro-organismes jouant un rôle important dans leur classification en fonction de plusieurs
paramètres physiques, granulométrie, plasticité, humidité, consistance… qui permettent de les
désigner, de les décrire et de prévoir leur évolution.
Identifier un sol, c’est déterminer un ensemble de propriétés physiques, mécaniques ou
chimiques qui permettent de le caractériser. Ces propriétés sont déterminées par des essais
simples et rapides, appelés « essais d’identification ».
Les essais d’identification conduisent à une description précise et chiffrée, et non
seulement descriptive, du sol. Une définition chiffrée est nécessaire car des sols d’aspects très
voisins peuvent présenter des comportements (mécaniques, en particulier) très différents.
Et parmi ces essais d’identification on cite :
- L’analyse granulométrique : elle détermine la dimension maximale (Dmax) des plus gros
éléments et le tamisât à 80 µm. Le Dmax est important pour adapter l’atelier de terrassement
et définir l’épaisseur des couches élémentaires et les conditions de traitement éventuel. Le
tamisât à 80 µm permet d’évaluer la sensibilité à l’eau du sol.
- L’essai au bleu de méthylène : il exprime la quantité et l’activité de l’argile contenue
dans le sol étudié. La valeur trouvée sur la fraction 0/5 mm (VBS) est rapportée à la
fraction 0/50 mm du sol.
- L’équivalent de sable : c’est un indicateur, utilisé en géotechnique, caractérisant la
propreté d’un sable ou d'une grave. Il indique la teneur en éléments fins, d’origine
essentiellement argileuse, végétale ou organique à la surface des grains. Ce terme désigne
également l’essai qui permet de déterminer cet indicateur.
- Les limites d’Atterberg : elles mesurent l’argilosité des sols en déterminant l’indice de
plasticité (Ip), bien adapté au sol très argileux.
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2 LIMITES D’ATTERBERG
2.1 Objet :
Détermination des états de consistance d’un sol.
Identification et classification des sols.
2.2 Principe :
La consistance d'un sol varie de façon continue selon la teneur en eau : lorsque celle-ci augmente, le sol
passe successivement de l'état solide à l'état plastique puis à l'état liquide. L'essai définit
conventionnellement les limites entre ces états.
Limite de liquidité wL est déterminée à l’aide de l’appareil de Casagrande, et elle représente la teneur en
eau du sol qui correspond à une fermeture de 1 cm des lèvres de la rainure après 25 chocs.
Limite de plasticité wP est déterminée par formation de rouleau de 3mm de diamètre, et elle représente
la teneur en eau pour laquelle le rouleau de sol de 3mm de diamètre commence à se fissurer.
2.3 Limite de liquidité :
2.3.1 Matériels :
Appareil de Casagrande composé de :
- Socle
- Coupelle en laiton chromé
- Support métallique portant la coupelle et la
manivelle actionnant la came qui soulève de
10mm la coupelle au-dessus du socle
- Outil de rainure type Casagrande produisant une
rainure de 2mm
- Marbre
- Spatules
- Etuve ventilé
- Balance
2.3.2 Matériaux :
100g de sol sec passant au tamis de 0.4mm.
2.3.3 Procédure de l’essai :
- Humidifier l’échantillon de sol à une teneur en eau élevée
jusqu’à obtenir une pâte homogène presque fluide, en
malaxant vigoureusement sur la surface marbrée à l’aide
des spatules.
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- Enlever la coupelle de son support et la remplir avec
environ 70g de pâte répartie de façon symétrique par
rapport au plan de symétrie de la coupelle et à une
épaisseur de 15 à 20mm au centre de la coupelle.
- A l’aide de l’outil à rainurer, partager la pâte en deux en
traçant un sillon au milieu de l’échantillon ; l’outil doit être
tenu perpendiculairement à la surface de la coupelle et la
partie biseautée dirigée vers l’avant de la coupelle.
- Fixer la coupelle de nouveau à son support et lui faire
subie une série de choc réguliers en tournant la manivelle
à 2 tours par seconde environ jusqu’à ce que les lèvres de
la rainure se rejoignent sur une longueur de 1cm environ,
en comptant le nombre de coups nécessaires.
- Pour confirmer le nombre de chocs, il faut recommencer immédiatement l’essai. On réalise 4 essais
régulièrement espacés entre 15 et 35 coups.
- Si le nombre de coups dans le premier essai est inférieur à 15, il faudra récupérer la pâte,
réhomogénéiser, malaxer et recommencer l’essai. Une fois le premier essai est validé, il ne faut plus
ajouter ni de l’eau ni le sol sec.
- Prélever un échantillon à l’endroit où les lèvres se sont refermées
et le peser puis l’introduire au micro-onde 15 min pour le 1er
essai, 12 min pour le 2ème, 10 min pour le 3ème et 8 min pour le
4ème. Peser les échantillons séchés afin de calculer la teneur en
eau.
2.4 Limite de plasticité :
La mesure de la limite de plasticité se fait immédiatement après celle de la limite de liquidité sur la
même pâte.
2.4.1 Procédure de l’essai :
- Former une boulette avec un échantillon de la pâte, le rouler
à la main sur le marbre afin de former un rouleau de 3mm
de diamètre.
- Si le rouleau se fissure avant d’atteindre 3mm de diamètre il
faudra humidifier légèrement et bien homogénéiser la pâte.
(La limite de plasticité dans ce cas est dépassée).
- Si le rouleau se fissure à 3mm de diamètre, la limite de
plasticité est atteinte.
- Effectuer un deuxième essai à partir d’une autre boule.
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- Découper chaque rouleau en deux puis en plusieurs
morceaux, les mettre dans 4 boites séparées pour les peser
puis les introduire au micro-onde pendants 2 à 3 min.
Repeser les échantillons secs afin de calculer la teneur en
eau.
2.5 Résultats :
Limite de liquidité Limite de plasticité
Numéro de l'essai 1 2 3 4 1er essai 2ème essai
Nombre de coups N 15 19 23 26
Numéro du récipient 1 2 3 4 1 2 3 4
Masse totale humide
33,301 36,92 35,415 36,706 21,48 21,959 22,247 22,716
(Mt)h
Masse totale sèche
30,367 33,306 32,285 33,67 21,2 21,604 21,876 22,343
(Mt)s
Masse du récipient (Mr) 20,067 20,041 19,953 20,114 20,067 20,041 19,953 20,114
Masse d'eau (Mw) 2,934 3,614 3,13 3,036 0,28 0,355 0,371 0,373
Masse de sol sec (Ms) 10,3 13,265 12,332 13,556 1,133 1,563 1,923 2,229
Teneur en eau (w) 28,49 27,24 25,38 22,4 24,71 22,71 19,29 16,73
Teneur en eau moyenne 27,87 23,89 23,71 18,01
-Tableau 1 : Tableau des résultats des essais de la limite de plasticité et de liquidité-
Limites d'Atterberg
31
29
27
Teneur en eau %
25
23
21
19
17
15
10 25
Nombre de coup
-Figure 1 : Courbe des teneurs en eau en fonction du nombre des coups-
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Limite de liquidité à la coupelle wL 23,6
Limite de plasticité au rouleau wP 20,86
Indice de plasticité wL-wP=IP 2,74
-Tableau 2 : Valeurs des limites d’Atterberg-
2.6 Interprétation :
2.7
4
23.6
-Figure 2 : Diagramme d’Atterberg-
D’après les résultats de ces essais, et en se basant sur le diagramme d’Atterberg, on peut déduire que le
sol étudié appartient à la classe des limons et sols organiques peu plastique.
2.7 Référence :
NF P 94-051
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3 ANALYSE GRANULOMETRIQUE
3.1 Objet :
L’analyse granulométrique permet de déterminer la grosseur et les pourcentages pondéraux
respectifs des différentes familles de grains constituant l’échantillon.
A noter qu’il faut éviter la confusion entre la granulométrie qui s’intéresse à la détermination de
la dimension des grains et la granularité qui concerne la distribution dimensionnelle des grains d’un
granulat.
3.2 Principe :
L’essai consiste à classer les différents grains constituant l’échantillon en utilisant une série de
tamis, emboîtés les uns sur les autres, dont les dimensions des ouvertures sont décroissantes du haut vers
le bas.
Le matériau étudié est placé en partie supérieure des tamis et le classement des grains s’obtient
par vibration de la colonne de tamis.
3.3 Matériels et matériaux utilisés :
- Tamis à mailles carrées par leur ouverture ; la dimension
nominale d’un tamis correspond à la longueur du côté de
la maille (en mm) (norme NF × 11-501).
Les dimensions d’une série forment une suite géométrique :
• Pour les sables, on utilise les tamis d’ouverture (en
mm) : 0,08-0,16-0,32-0,63-1,25-2,5-5,0.
• Pour les graviers et les cailloux, on utilise les tamis
d’ouverture (en mm) : 6,3-8-10-12,5-16-20-25-
31,5-40-50-63-80.
- Brosse métallique.
- Balance.
3.4 Procédure de l’essai :
- Le matériau sera séché à l'étuve à une température maximale de 105°C.
- Emboîter les tamis les uns sur les autres choisis de telle manière que la progression des ouvertures
soit croissante du bas de la colonne vers le haut. En partie inférieure, disposer un fond étanche qui
permettra de récupérer les fillers.
- Verser le matériau sec dans la colonne de tamis, agiter cette colonne pendant 5min puis reprendre
un à un les tamis en commençant par celui qui a la plus grande ouverture, en adaptant un fond et un
couvercle, agiter chaque tamis jusqu’à ce que le refus du tamis ne varie pas de plus de 1% en masse
par minute de tamisage.
- Déterminer ainsi la masse du refus de chaque tamis.
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- Poursuivre l’opération jusqu’à déterminer la masse du refus contenu dans le fond de la colonne de
tamis.
3.5 Résultats :
Pourcentage des
Maille Diamètre Refus partiel Refus cumulés Pourcentage des
passants cumulés
(mm) (mm) (g) (g) refus cumulés (%)
(%)
50 63 249 249 3,81 96,19
40 50 250,35 499,35 7,63 92,37
31,5 40 298,84 798,19 12,20 87,80
25 30 759,09 1557,28 23,81 76,19
20 25 900,29 2457,57 37,57 62,43
16 20 601,16 3058,73 46,77 53,23
12,5 15 425,29 3484,02 53,27 46,73
10 12,5 247,88 3731,9 57,06 42,94
8 10 132,62 3864,52 59,09 40,91
3,15 6,3 365,41 4229,93 64,67 35,33
1,6 4 173,87 4403,8 67,33 32,67
1,25 2 21,8 4425,6 67,66 32,34
1 27,64 4453,24 68,09 31,91
0,8 1 27,53 4480,77 68,51 31,49
0,4 0,5 150,97 4631,74 70,82 29,18
0,2 0,25 1394,62 6026,36 92,14 7,86
0,1 0,125 464,79 6491,15 99,25 0,75
0,08 21,57 6512,72 99,58 0,42
0,06 23,22 6535,94 99,93 0,07
-Tableau 3 : Tableau granulométrique-
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Courbe granulométrique
100
90
Poucentage des tamisats cumulés
80
70
60
50
40
30
20
10
0
50 D60 5 0,5 D30 D10 0,05
Ouverture intérieure des mailles des tamis
-Figure 3 : Courbe granulométrique-
• Classification du sol :
Plus de 50% d’éléments > 0.08mm : Sol grenus
Plus de 50% d’éléments > 0.08mm ont un diamètre > 2mm : Graves
Moins de 5% d’éléments < 0.08mm :
Cu = 91.67 > 4
Cs = 0,19 > 1 : Condition de Gb non vérifiée : Grave propre mal graduée
3.6 Interprétation :
D’après l’étude granulométrique, le sol étudié contient plus de 50% d’éléments qui ont un
diamètre supérieur à 0.08 mm et ont un diamètre supérieur à 2 mm. On remarque aussi que moins de
5% de ces éléments ont un diamètre inférieur à 0.08 mm. Donc en calculant les coefficients d’uniformité
et de courbure, on constate que ce sol est un grave propre mal gradué.
3.7 Résumé :
La réalisation de cet essai nous aura permis de dimensionner les particules de ce sol, d’élaborer
sa courbe granulométrique qui nous donne des informations précises sur le sol, à savoir son module de
finesse, son coefficient d’uniformité Cu, son coefficient de courbure Cc.
3.8 Référence :
P 18-560
P a g e | 12
4 MESURE DES LA QUANTITE DE L’ACTIVITE DE
LA FRACTION ARGILEUSE D’UN SOL
-Essai au bleu de méthylène-
4.1 Objet :
Déterminer la propreté d'un sable, d'un granulat et plus généralement d’un sol
4.2 Principe :
L’essai au bleu de méthylène consiste à mesurer par dosage la quantité de bleu de méthylène
pouvant être adsorbée par la prise d’essai. Cette valeur est rapportée directement à la fraction 0/50 mm
du sol.
La valeur de bleu du sol (VBS) est directement liée à la surface spécifique des particules
constituant le sol ; cette masse spécifique étant elle-même régie par l’importance et l’activité des
minéraux argileux présents dans la fraction fine du sol.
Le dosage s’effectue en ajoutant des quantités successives de bleu de méthylène et en contrôlant
l’adsorption. Après chaque ajout, une goutte de la suspension de sol est prélevée et déposée sur parier
filtre ; ce qui provoque la création d’une tâche.
L’adsorption maximale est atteinte lorsqu’une auréole bleu-clair, persistante, se produit à la
périphérie de la tâche.
4.3 Matériels et matériaux utilisés :
4.3.1 Matériels :
- Pipette d’Andréasen - Agitateur mécanique - Récipient cylindrique en
verre de 1000 cm3 et de
50mm de diamètre
- Baguette en verre - Papier filtre blanc - Tamis de maille 5 mm et 50
mm
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- Balance (incertitude - Chronomètre indiquant la - Bleu de méthylène
relative 0.1%) seconde
4.3.2 Matériaux :
- 60 g de sol passé dans un tamis de 0.2 mm
- 500ml d'eau
4.4 Procédure de l’essai :
Après inhibition pendant au moins 5 minutes de la prise d’essai, procéder au dosage au bleu de
méthylène :
Cinématique du dosage Commentaires
1. Introduire dans la suspension, maintenue en 1ère phase : addition de bleu de méthylène par
agitation (300 à 500 tr/min), 5 cm3 de bleu grossier (5 cm3)
2. Test de la tache après 1 mn d’agitation :
- Si test négatif, retour en 1 ;
- Si test positif, aller en 3.
3. Ajout de 2 cm3 de bleu 2eme phase : au premier test immédiat positif, ajout
de bleu par pas fin (2 cm3)
4. Test immédiat de la tâche :
- Si test négatif, retour en 3 ;
- Si test positif, aller en 5.
5. Effectue 5 fois la confirmation du test toutes 3eme phase : confirmation du test positif pendant 5
les minutes pendant 5 minutes, sans ajout de minutes
solution :
- Si test négatif, retour en 3 ;
- Si test positif, fin du dosage.
-Tableau 4 : Procédure de l’essai au bleu de méthylène-
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4.5 Résultats :
V(bleu injecté) Test(P/N)
5 N
5 N
5 P
2 P
ère
1 Confirmation P
ème
2 Confirmation P
ème
3 confirmation P
ème
4 confirmation P
ème
5 confirmation P
-Tableau 5 : Tableau des tests de la tache-
- D’après les données initiales :
-Figure 4 : Tests de la tache-
m0 = 60 g de sol
m bleu = ρbleu * (V bleu) total
ρbleu = 0.01 g/cm3
C= 1 si Dmax ≤ 5mm
(V bleu) total = 17 cm3
- On peut donc calculer :
V.B.S = (m bleu /m0) * C * 100 = ((0.01 * 17) / 60) * 1 * 1 = 0.283
4.6 Interprétation :
Sol sablo- Sable Sol Sol Sol très
limoneux argileux limoneux argileux argileux
0.1 0.2 1.5 2.5 6 8 VBS
-Figure 5 : Classification des sols selon VBS-
D’après l’étude faite sur ce sol et les calculs effectués on peut déduire que c’est un sol sablo-limoneux.
4.7 Référence :
NF P 94-068
P a g e | 15
5 EQUIVALENT DE SABLE
5.1 Objet :
Evaluer la proportion relative d’élément fins contenu dans le sol.
L’essai consiste à séparer les particules fines contenues dans le sol des éléments sableux plus
grossiers. Une procédure normalisée permet de déterminer un coefficient d’équivalent de sable qui
quantifie la propreté de celui-ci.
5.2 Principe de l’essai :
L’essai est effectué sur la fraction 0/5 mm du matériau à étudier. Le tamisage se fait par voie
humide afin de ne pas perdre d’éléments fins.
On lave l’échantillon, Selon un processus normalisé, et on laisse reposer le tout. Au bout de 20
minutes, on mesure les éléments suivants :
- Hauteur h1 : Sable propre +éléments fins.
- Hauteur h2 : sable propre seulement (mesurée visuellement).
- Hauteur h’2 : sable propre seulement (mesure par le piston).
5.3 Produits utilisés :
Solution lavante :
-111g de chlorure de calcium anhydre (à 1g près).
-480 g de glycérine à 99% de glycérol de qualité
pharmaceutique (à 5g près).
- 12 à 13g de solution aqueuse à 40% en volume de
formaldéhyde de qualité pharmaceutique.
La solution lavante, utilisée dans l’essai, s’obtient en diluant
une dose de 125 cm3 de solution concentrée dans 5l d’eau
déminéralisée. Celui-ci conserve pendant 2 à 4 semaines.
5.4 Matériels et matériaux :
- Eprouvette en plexiglas avec deux traits repères, et leur
bouchon.
- Entonnoir pour introduction du sable.
- Bonbonne de 5L pour la solution lavante avec son
bouchon, le siphon et tube souple de 1,5 m
- Tube laveur métallique plongeant.
- Machine agitatrice.
- Réglet métallique pour la mesure des hauteurs de sable
et floculat.
- Piston taré à masse coulissante de 1 kg pour la mesure
d’E.S.
- 120g de grains secs.
P a g e | 16
5.5 Les étapes de l’essai :
Le matériel et le sable tamisé à 5 mm étant préparé, on effectue les opérations dans l’ordre suivant :
1- Remplissage de la solution lavante jusqu’au 2- Pesage de 120g de sable sec.
premier trait.
3- Imbibitions du sable pendant 20 min dans la 4- Eprouvette secouée (60 cycles en 30s).
solution lavante.
P a g e | 17
5- Lavage du sable avec la solution lavante. 6- Début de la décantation.
h2 h1
7- Mesure de la hauteur de sable h2 et la hauteur 8- Mesure de la hauteur de sable h’2 au piston.
h1 de l’ensemble sable plus floculant après 20
min de décantation.
P a g e | 18
5.6 Résultat :
Essais H1(cm) H2(cm) H'2(cm) (E,S)v (E,S)piston Moy(E,S)
er
1 essai 9,55 8,95 8,85 93,71 92,67 93,19
2ème essai 9,15 8,6 8,25 93,98 90,16 92,07
-Tableau 5 : Résultats de l’essai d’équivalent de sable-
ES = 92.63%
5.7 Interprétation :
ES Nature et qualité du sable
Es < 60% Sable argileux
60% ≤ ES < 70% Sable légèrement argileux de propreté admissible
70% ≤ ES < 80% Sable propre à faible proportion de fines argileuses
ES ≥ 80% Sable très propre
-Tableau 6 : Interprétation de la qualité du sable selon l’équivalent de sable-
Les résultats obtenus montrent que ce sol contient 92.63% de sable et par conséquent 7.37%
d’éléments fins. Et d’après le résultat obtenu de ES on conclut que c’est un sable très propre.
5.8 Utilisation du sable :
5.8.1 Dans la géotechnique routière :
L'utilisation de ce sable dans la géotechnique routière selon la norme a objective de tester les
possibilités d’amélioration des caractéristiques de tuf par une technique de stabilisation économique
permettant de valoriser à la fois le sable et le tuf. L’incorporation du sable de dune au tuf a permis de
densifier le matériau, de réduire la teneur en eau optimale et d’améliorer sa portance (la compactibilité
et la traficabilité). Le suivi de l’évolution de la résistance à la compression montre que l’ajout de 10%
de sable de dune améliore la résistance à la compression pendant toutes les phases de conservations
étudiées.
5.8.2 Dans le béton :
Pour la confection de mortiers, bétons et enduits, le sable est un granulat qui doit être conforme
à la norme NF EN 12620+A1 de juin 2008 qui définit les termes relatifs aux granulats pour béton
relevant du Règlement Produits de Construction (RPC). Elle spécifie les caractéristiques des granulats
et des fillers utilisés dans la fabrication des bétons qui peuvent être élaborés à partir de matériaux
naturels, artificiels ou recyclés. Elle concerne en particulier les bétons conformes à la norme NF EN
206/CN, les granulats entrant dans la composition des produits préfabriqués en béton et les bétons
routiers. C'est ainsi que dans cette norme, le sable sera considéré du point de vue de son usage en
chaussée, en chaussée de béton de ciment et en assise de voie ferrée.
5.9 Référence :
NF EN 933-8
NF P 18-598
P a g e | 19
6 Conclusion :
Les essais d’identification servent de base aux divers systèmes de classification des sols.
Leurs résultats permettent aussi d’estimer au moyen de corrélations des ordres de grandeur des
propriétés mécaniques des sols et d’établir un prédimensionnement grossier des ouvrages au
stade des premières études.
On distingue classiquement deux grandes catégories d’essais d’identification :
• Les essais qui répondent de l’arrangement et de la répartition des phases (squelette
solide, eau, air). Ces essais caractérisent l’état du sol et ne peuvent être réalisés que sur
des échantillons intacts ;
• Les essais qui traduisent les propriétés des particules du sol et l’intensité de leurs liaisons
avec l’eau. Ces essais caractérisent la nature du sol et sont réalisés sur des échantillons
intacts ou remaniés (dont l’état a été perturbé lors du prélèvement ou du transport).
P a g e | 20