Le Faux-chervis
... vous connaissez ?
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Le clin d'œil "ed" le Jardinier
Celle que l'on connaît dans nos jardins est une descendante de la
carotte sauvage (Daucus carota), qui est une des plantes les plus
répandues et le légume de base du potager familial.
Elle a donné naissance à nos carottes cultivées, dont il existe de
nombreuses variétés, que l'on peut classer en deux groupes : les
fourragères* à racine blanche, jaune ou orangée et les potagères* à
racine rouge.
On la rencontre sur les bords des routes, dans les terres calcaires et
parfois, dans des espaces de jachères fleuries comme c'est le cas à
l'écojardin.
La carotte sauvage a donné naissance à nos carottes cultivées, dont il
existe de nombreuses variétés, que l'on peut classer en deux groupes :
- Carotte fourragère à racine blanche, jaune ou
orangée.
Elle craint l'humidité et la sécheresse excessive. Elle a une préférence
marquée pour les terres légères un peu calcaires.
La levée est lente (trois semaines), d'où la nécessité de lutter contre les
"mauvaises herbes". Il faut procéder à un éclaircissage pour laisser une
vingtaine de plantes au m2.
Les racines plus ou moins enterrées, sont arrachées en novembre.
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- Carotte potagère à racine rouge.
Le cycle de la carotte potagère s'effectue sur deux ans, mais, comme
pour les variétés fourragères, on récolte les racines la première année.
La deuxième année étant caractérisée par l'apparition de la tige florale et
la présence d'une racine fibreuse immangeable.
Elle s'adapte à tous les climats. C'est une plante de région tempérée qui
ne doit pas souffrir de la sécheresse.
Elle supporte les faibles gelées, ce qui permet des semis précoces.
Elle exige un sol léger, profond et frais, où la croissance des racines
n'est entravée par aucun obstacle (cailloux, résidus ...).
Fiche technique
Plante : comestible ;
Origine : Bassin méditerranéen ;
Nom de famille : Ombellifères, Apiacées ;
Nom latin : Daucus carota ;
Type de végétation : légume-racine vivace cultivé comme annuelle, très
rustique ;
Association favorable (liste non exhaustive) avec : ail, choux, échalote,
endive, épinard, fève, haricot nain, laitue, oignon, poireau, pois, radis,
tomate ...
Association défavorable (liste non exhaustive) avec : bette, betterave,
céleri, panais, pomme de terre, …
Exposition : mi-ombre à ensoleillée ;
Etat du terrain – Qualité du sol : sol sableux, humus ;
pH : sol neutre, 6,5 < pH < 7,2 ;
Espacement : un plant tous les 8 cm sur des lignes espacées de 15 cm
pour les variétés à racines courtes, 20 cm pour les variétés demi-longues
et 25 cm pour les variétés longues.
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Rotation des cultures : il est préférable d’attendre 4 ans au même
emplacement ;
Variétés
Il existe une grande diversité de variétés de carottes :
Toutes les espèces végétales utilisées à l'écojardin ont été cultivées par
mes soins. Pour participer à la sauvegarde de la diversité du patrimoine
génétique végétal, le Jardinier doit s’efforcer de susciter la production de
semences paysannes, qui, à mon avis, est une richesse de biodiversité
pouvant assurer une meilleure adaptation à l’environnement local et une
sécurité alimentaire pour tous.
C'est la raison pour laquelle, j'utilise exclusivement des semences du
groupe "Semailles", dont les variétés sont certifiées "bio", garanties sans
"OGM".
MAIS RIEN N’EST UNE PREUVE
OU UNE REALITE EN SOI,
TANT QUE L’ON NE L’A PAS EPROUVEE.
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La taille des racines est en relation avec la durée de croissance : les
racines courtes sont précoces, tandis que les longues sont tardives.
Les hybrides F1 apportent, avec plus d'homogénéité, un meilleur
rendement et une plus grande précocité.
Parmi les racines courtes, qui sont surtout utilisées en culture forcée, je
peux citer Amsterdam, (liste non exhaustive), très hâtive pour
cultiver plus particulièrement au printemps et en automne.
Elles seront à semer sous abri de janvier à mars pour une récolte en
mai / juin ou en octobre / novembre pour une récolte en avril / mai.
En pleine terre, semer de mars à juillet pour une récolte de juin à
octobre.
Parmi les racines longues, je préfère Carentant, (liste non
exhaustive), très ancienne variété, précoce, chair bien colorée, sans
cœur.
Je pourrais citer la variété demi-longue comme Milan, type
Nantaise 2, (liste non exhaustive), hâtive (90-100 jours), à racine
cylindrique, lisse et juteuse.
Culture
la culture forcée*, la
Il existe trois modes de culture de la carotte :
culture hâtée* et la culture de pleine terre*.
La culture forcée*
Elle se pratique sous serre ou sous plastique avec un apport de chaleur
artificielle.
Les carottes, semées sur couche chaude de novembre à février, sont
récoltées à la fin d'avril.
La culture hâtée* a lieu sous tunnel, sans chauffage.
Les carottes, semées en octobre ou en novembre, sont recouvertes d'un
abri pendant l'hiver et sont récoltées à partir du mois de mai.
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La culture de pleine terre* fait appel aux variétés demi-longues
ou longues.
Les semis sont échelonnés de février à août. L'éclaircissage doit se faire
rapidement et il sera suivi d'un arrosage. La récolte a lieu de juin à la fin
de l'automne.
Ces trois modes de culture présentés sont spécifiques pour la vente
à la consommation.
En mode de culture potagère, les semis sont échelonnés à partir de
novembre sur couche et de mars à juillet en pleine terre.
A chaque période correspond une variété adaptée. En pleine terre, les
premiers semis sont effectués avec des graines de variétés demi-
longues dans les endroits bien exposés.
Pour la consommation d'hiver, les graines de variétés longues sont
utilisées en semis tardifs.
Effectuez les semis en lune croissante et montante.
Pour accélérer la germination, les semences peuvent être mises à
tremper pendant 24 heures dans de l'eau tiède avant d'être mises en
terre.
Le sol doit doit être très ameubli. Les graines sont semées à la volée, en
lignes distantes de 30 cm. Elles sont recouvertes d'une terre fine qui est
ensuite légèrement tassée avec le revers du râteau.
L'éclaircissage doit commencer dès que les plantes ont 2 ou 3 feuilles.
On laisse environ 8 cm entre chaque plantule. On peut faciliter
l'éclaircissage en semant un mélange de graines de radis et de graines
de carottes.
Après l'éclaircissage, il est conseillé d'arroser la zone cultivée.
Les radis, levant et se développant plus vite, seront enlevés facilement à
leur maturité sans gêner la croissance des carottes.
nota : les radis éloignent les araignées rouges.
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Pour obtenir des carottes bien sucrées, le sol doit comporter une
quantité suffisante d'humus et de potasse. Par contre, un excès d'azote
ou une longue période de chaleur leur donnera une saveur fade.
nota : la carotte ne supporte pas le repiquage. Désherbez régulièrement
pour éviter l'envahissement des "mauvaises herbes". Il est nécessaire de
mettre un paillage entre les pieds de carottes pour conserver la fraîcheur
et éviter le creusement des racines.
Il est nécessaire de butter deux mois après le semis permettant ainsi de
prévenir le verdissement du collet.
On arrache les légumes selon les besoins.
Récolte et conservation
La conservation des carottes se fait, soit :
- en place, dans un sol sain pour les régions peu gélives. Lorsqu'une
période de froid est à craindre, les cultures sont recouvertes de paille ou
de feuilles ;
- en cave ou en silo, après avoir été nettoyées (sans les laver) et bien
décolletées, elles sont mises à l'abri des gelées ; elles peuvent se garder
jusqu'en avril dans du sable.
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Simple rappel
Tableau des semis (jours ‘’jugés’’ les plus favorables)
(liste non exhaustive)
ANNÉE 2023
La période de semis des carottes varie évidemment selon la région où
vous jardinez mais sachez que sa culture est assez précise (c'est ce que
j'ai pu remarquer depuis que je jardine) car un faible décalage dans les
dates de semis entraîne des époques de récolte nettement différentes.
MOIS DATES TEMPÉRATURES
(sous serre)
Janvier 3 . 22 . 30 sol > 10°C
Février 1 . 18 . 27 sol > 10°C
Mars 18 . 26 sol > 10°C
Avril 14 . 22 sol > 10°C
Mai 12 . 20 sol > 10°C
Juin 8 . 16
Juillet 5 . 13
Août 5
Septembre 6 . 25
Octobre 3 . 22 . 31 sol > 10°C
Novembre 1 . 19 . 27 sol > 10°C
Décembre 17 . 24 sol > 10°C
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Les Ennemis des carottes (liste non exhaustive)
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Parmi ses ravageurs (liste non exhaustive) vous avez :
Les acariens
Les araignées (acariens) rouges
Ce minuscule arachnide (Tetranychus urticae) tisse sur les végétaux
des toiles légères. Pour se nourrir, il s’attaque surtout aux feuilles qui se
fanent et tombent.
Les femelles adultes, d’environ un demi-millimètre, pondent un millier
d’œufs par jour. Les dégâts les plus importants sont pour les cultures
sous abri.
Comment lutter : si vous observez une présence importante de
ces parasites, lorsqu’il fait chaud et sec, aspergez avec de l’eau le
feuillage des végétaux et maintenez le paillage humide. Ils détestent
l’humidité.
Le phytoseiulus (photo ci-dessous) est un acarien auxiliaire utilisé en
culture biologique que l’on peut se procurer dans des magasins
spécialisés, pour lutter contre les acariens qui envahissent les cultures
en serre.
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C’est une alternative aux
produits « phyto ». Il suffit de
suivre les instructions
d’utilisation pour le traitement.
Quand il n’y a plus de proies, le
phytoseiulus meurt.
Les hémiptères
La cicadelle de l'aster
C'est un insecte vecteur de maladies virales
en particulier sur les carottes.
L'adulte (3 mm de long) suce la sève du
feuillage qui devient brun et meurt.
Comment lutter : arrosez finement votre zone de culture, la
cicadelle n'aime pas l'humidité.
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Le psylle de la carotte
Cet insecte (Trioza apicalis)
provoque des déformations du
feuillage et un arrêt de la
croissance en se nourrissant de
la sève du végétal.
Comment lutter : traitement identique que pour la cicadelle.
Le puceron de la carotte
Ce puceron (Cavariella aegopodii)
infecte très tôt les semis et ce, dès la
fin du mois d’avril. Ils provoquent
rapidement la décoloration des
feuilles cotylédonaires(*). Sous
l’action des piqûres, les premières
feuilles s’enroulent puis se
dessèchent.
Comment lutter : vous avez la possibilité, pour ceux qui n'utilisent
pas de filets anti-insectes de pulvériser un traitement insecticide ou
insectifuge (en fonction du dosage, eau et matière active) à base de
savon noir liquide bio (voir p.33), ou à base d’infusion (voir p.32) ou
de macération à froid de rhubarbe (voir p.33).
Par ailleurs, la zone de culture doit être exempte d’adventices
susceptibles d’héberger ces pucerons.
(*)
nota : l'explication des mots suivis d'un est développée dans le
glossaire en fin de fascicule.
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Les diptères
La mouche de la carotte ( Psila rosae )
Elle est très redoutable.
Les adultes pondent au
voisinage des ombellifères
cultivées ou sauvages.
Les larves (asticots)
commencent à miner les
radicelles et pénètrent
dans la carotte, creusant
des galeries dans
lesquelles peuvent ensuite
se développer des
pourritures.
Les symptômes sont observés sur les racines en mai/juin et pendant
l’automne et l’hiver.
Les feuilles jaunissent et prennent aussi une teinte brunâtre.
Comment lutter : quand il s’agit d’une culture exclusivement de
carottes, installez des pièges chromatiques de couleur jaune. Dans le
cas d’une invasion, la réponse sera très rapide ; si votre zone de culture
est envahie par ce parasite, pulvérisez rapidement une infusion (voir
p.31) ou une macération de tanaisie (voir p.32) ; alternez les rangs de
carottes avec ceux des poireaux, pour se protéger mutuellement de leurs
ravageurs ailés. mettez en place des filets anti-insectes.
nota : les carottes sont souvent utilisées pour servir de test anti-parasites
afin de savoir s’il y a présence d’autres nématodes, ainsi il sera très
facile de suivre l’évolution des dégâts causés par cet asticot.
Par contre si les dégâts sont plus grossiers, orientez-vous vers des
parasites qui pourraient être des larves de taupin, de vers blancs ou gris
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Les coléoptères
Les charançons de la carotte
ll en existe plusieurs espèces,
mais les Jardiniers en connaissent
surtout trois :
- l’insecte de couleur vert bronzé
(Casside verte, Cassida viridis.
Insecte de couleur brune (Casside
nébuleuse, Cassida nebulosa.
Ces deux charançons présentés
s’attaquent et se nourrissent plus
particulièrement des feuilles de
carottes.
Le troisième (Molytus coronatus, photo ci-dessous) est d’un noir brillant
avec des taches jaunâtres. La femelle de ce dernier pond des œufs dans
le sol courant mai / juin. Les larves se développent sous terre et
pénètrent dans la racine pivotante de la carotte.
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Comment lutter : en cas d’invasion, saupoudrez rapidement et
superficiellement le sol de cendre de bois pour protéger les légumes de
ces parasites.
Vous pouvez traiter les zones de culture avec de l’extrait à froid de
tanaisie (voir p.32) ou de l’extrait fermenté de fougères (voir p.33).
Le taupin (Myzus persicae)
C’est un genre d’insecte coléoptère qui mesure de 6 à 12 millimètres à
l’état adulte.
Il est appelé aussi agriote ou ver « fil de fer » à l’état larvaire, de couleur
jaune brillant et recouvert d’une protection externe (appelée cuticule)
dure. En se déplaçant dans le sol, ce ver occasionne des dégâts
considérables en rongeant les radicelles des végétaux et en creusant
des galeries dans les tubercules de certains autres.
Comment lutter : vous avez le choix entre :
- griffer régulièrement la terre pour faire remonter les larves à la
surface ;
- utiliser des nématodes auxiliaires de type Sf (Steinernema feltiae) ;
- semer ou repiquer des plantes* nématicides ;
- pulvériser du purin de fougères (voir p.33).
Le Jardinier « pressé » peut trouver dans le commerce spécialisé, des
nématodes auxiliaires pour lutter plus particulièrement contre les larves
de vers blancs, de vers gris et de taupins. Ce sont des auxiliaires
prédateurs parasitoïdes.
Je vous laisse le soin de découvrir ces vers microscopiques qui n’auront
qu’une idée, celle de manger des parasites dans un temps très court
(trois semaines à un mois). Ils sont une aide efficace pour le Jardinier
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dans la lutte biologique au jardin. Très actifs, ils passent leur temps à
fouiller dans la terre ou sur les végétaux pour se nourrir.
Plantes* nématicides
Je vous propose d’utiliser des végétaux nématicides qui peuvent
nuire à de nombreux nématodes parasites y compris les vers blancs, les
vers gris, taupins, tipules … Leurs substances actives peuvent être
exsudées des racines de ces végétaux et agir en inhibant la pénétration
des larves dans les racines. Je vous en présente trois : une plante à
fruits, un engrais vert, et une plante à fleurs ...
Bien entendu, il en existe d’autres. Il m’a fallu quelques années pour
bien connaître leur action vis-à-vis des parasites et leur comportement
dans le potager.
La morelle de Balbis (plante à fruits)
De la famille des « solanacées », elle est originaire d’Amérique centrale.
C’est une plante aux formes très variables, mesurant de 1m à 1,5m de
haut.
Elle est appelée aussi « Tomate-Litchi ». C’est une plante vivace dans
son pays d’origine. Elle est cultivée chez nous comme annuelle et
utilisée en tant que culture-piège ou en compagnonnage pour lutter
contre les nématodes à kystes.
Elle déclenche en effet l’éclosion des kystes et rend impossible la
migration des nématodes dans les racines, entraînant leur mort et
réduisant ainsi fortement les populations. Les tiges et les feuilles
contiennent de la solasodine(*) qui rend la plante très résistante à de
nombreux ravageurs et maladies, à l’exception des doryphores et des
sphinx des tomates.
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nota : Elle est sensible au mildiou et la récolte se fait d’août à octobre.
Effectuez les semis en lune montante et croissante, sous abri en février /
mars. Les repiquages se feront en mai, en lune descendante.
La moutarde blanche (engrais vert)
C'est une plante herbacée, annuelle, de
la famille des « brassicacées ». Elle a
une croissance assez rapide car elle
fleurit de 40 à 60 jours après le semis et
mûrit en 90 à 120 jours.
De plus, sa racine puissante permet de
briser les mottes d’argile d’un sol très
lourd, en étouffant les mauvaises
herbes, permettant de faciliter
l’incorporation d’humus et l’amélioration
du sol.
C’est une plante utilisée comme culture-piège pour tuer les nématodes.
Il est déconseillé de la semer sur des sols ayant reçu ou devant recevoir
des navets, des radis et tous les légumes de la famille des «
brassicacées » (ex-crucifères). Elle est adaptée à tous les sols, même
les plus calcaires.
Les semis s’étalent de mars à octobre. Lorsqu’elle est semée au
printemps, il est bon de la couper deux mois plus tard et de s’en servir de
paillis. Semée en automne, le Jardinier n’a rien à faire. Les premières
gelées vont la détruire et elle restera ainsi sur la terre où elle se
décomposera sans avoir à la broyer.
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L'œillet d'Inde (plante à fleurs)
Il appartient à une espèce de plantes
herbacées de la famille des «
asteraceae ». L’œillet d’Inde est une
plante très florifère, à croissance
rapide, facile à cultiver.
Ses racines, tout comme celles de la rose d’Inde, sécrètent du
thiophène(*), qui a un effet inhibiteur sur les nématodes, les aleurodes
(mouches blanches), et certaines plantes envahissantes comme le
liseron et le chiendent.
Il aime une exposition ensoleillée et tolère la mi-ombre. Le semis
s’effectue de février à mars sous abri, ou d’avril à mai directement en
pleine terre.
Il pousse généralement d’une trentaine de centimètres, et fleurit de juin
jusqu’aux premières gelées. Pour améliorer sa floraison, il convient de
supprimer régulièrement les fleurs fanées. L’odeur de son feuillage est
souvent considérée comme déplaisante. Il attire les syrphes, les
papillons, mais repousse de nombreux parasites comme les pucerons et
les fourmis qui les « élèvent ».
Les lépidoptères
Les noctuelles ipsilon (Agrotis ipsilon)
C'est une espèce de papillons de nuit de la famille des "Noctuidae".
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Elle vole à partir de mai-juin, pond et migre dès ce moment vers le nord.
Une seconde génération est possible d'août à octobre. La migration
retour vers le sud a lieu de fin juillet à septembre.
La chenille, appelée « ver gris » est, pendant les premiers stades de
développement larvaire, un ravageur de nombreuses plantes sauvages
et cultivées.
Comment lutter :
- maintenez le sol un peu humide et binez pour faire remonter les vers à
la surface ainsi, ils seront récupérés assez rapidement par les corneilles,
les merles ou les pies qui sont les oiseaux les plus friands des vers de
noctuelles ;
- protégez ensuite votre culture avec un voile anti-insectes.
Si la situation perdure, vous avez le choix entre :
- utiliser des nématodes auxiliaires de type Sc (Steinernema
carpocapsae) ou bien faire des pulvérisations avec : une infusion
(voir p.31) ou une décoction (voir p.31) ou une macération de tanaisie
(voir p.32) ou une décoction de sureau (voir p.34).
Les mollusques
Limace (Deroceras reticulatum)
Loche laiteuse appelée aussi
"Petite limace grise"
consomme les feuilles entre
les nervures. Des traces
brillantes sont visibles à son
passage. Elle vit à la surface
du sol ou dans les premiers
centimètres du sol.
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Les nématodes à galles et à kystes
Les nématodes parasites à galles et à kystes
(voir mon fascicule « Alternatives aux produits
phyto ») sont des vers allongés, dont le corps est
couvert d’une cuticule(*).
Chez les végétaux, les nématodes parasites à
galles (Meloidogyne) et à kystes (Heterodera)
sont de taille microscopique et sont donc très
difficiles à trouver dans le sol. Ils ont tous un
stylet buccal qui leur permet de perforer la paroi
des cellules végétales.
Exemple des dégâts causés par des nématodes parasites à galles sur la
carotte
Comment lutter : je vous propose d’utiliser des végétaux
nématicides (voir p.16) qui peuvent nuire à de nombreux nématodes
parasites y compris les vers blancs, les vers gris… Leurs substances
actives peuvent être exsudées des racines de ces végétaux et agir en
inhibant la pénétration des larves dans les racines.
Bien entendu, il en existe d’autres. Il m’a fallu quelques années pour
bien connaître leur action vis-à-vis des parasites et leur comportement
dans le potage
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Le puceron de la carotte
Ce puceron (Cavariella aegopodii) infecte très tôt les semis et ce, dès
la fin du mois d’avril. Ils provoquent rapidement la décoloration des
feuilles cotylédonaires. Sous l’action des piqûres, les premières feuilles
s’enroulent puis se dessèchent.
Comment lutter : vous avez la possibilité, pour ceux qui n'utilisent
pas de filets anti-insectes de pulvériser un traitement insecticide ou
insectifuge (en fonction du dosage, eau et matière active) à base de
savon noir liquide bio (voir p.33), ou à base d’infusion ou de
macération à froid de rhubarbe (voir p.33).
Par ailleurs, la zone de culture doit être exempte d’adventices
susceptibles d’héberger ces pucerons.
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Les Maladies de la carotte (liste non exhaustive)
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Parmi elles, nous allons avoir l’alternariose*, la cercosporiose*,
la fonte des semis (voir p.26).
Elles souffrent de plusieurs maladies foliaires dont deux d'entre elles,
cryptogamiques, peuvent affecter le feuillage, en période humide : la
brûlure alternarienne et la brûlure cercosporéenne.
Ces deux maladies sont similaires, elles ont souvent pour effet d'affaiblir
les feuilles et les pétioles des carottes. Elles vont diminuer l'efficacité de
la récolte.
L’alternariose*
La brûlure alternarienne des feuilles est causée par une
bactérie "Xanthomonas campestris", qui peut se déclarer tardivement
avec des saisons humides et/ou, lorsque les plants sont trop denses.
L'infection doit être combattue au tout début de son démarrage.
Elle débute par l'apparition, sur le bord des feuilles, de taches brunes de
forme irrégulière. Lors de son développement, les folioles se
recroquevillent puis meurent, comme si elles avaient été brûlées par une
pulvérisation d'herbicide.
La transmission de cette maladie se fait généralement par les semences
mais très souvent le champignon hiverne dans le sol lorsque les carottes
malades n’ont pas été ramassées.
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La cercosporiose* (sur feuilles de carotte)
La brûlure cercosporéenne est causée par le champignon
''Cercospora apii'' et se caractérise, pour
commencer, par des petites taches ovales de
couleur brun clair sur les feuilles, puis
deviennent grisâtres et se dessèchent
complètement.
Le champignon survit dans le sol si on n'a pas
suffisamment nettoyé la zone de culture après
récolte.
nota : Il est très difficile d'identifier ces maladies, car leur point commun
de départ est la brûlure des feuilles.
Comment lutter :
- mettez en place le traitement (M, voir p.35) pour le végétal et pour le
sol ;
- pulvérisez de l’engrais foliaire et du fertilisant liquide, (voir p.34) ;
- semez des œillets d’Inde (plantes nématicides) ;
- effectuez des traitements avec de la décoction de prêle (voir p.37) ;
- pratiquez la rotation des cultures ;
- effectuez les arrosages au pied et non sur le feuillage ;
- attendez quatre ans avant d’ensemencer de nouvelles variétés sur le
même emplacement ;
- utilisez une terre bien affinée afin que les racines puissent se
développer correctement, (exposition mi-ombre à ensoleillée) ;
- paillez légèrement entre les lignes ;
- ne mettrez pas de fumure fraîche au moment du semis.
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Autres maladies
La nécrose du collet
Elle est causée par un champignon le (rhizoctonia). Cette maladie est
appelée aussi la fonte des semis qui apparaît au moment de la levée
des plantules.
nota : Il ne faut pas confondre ces nécroses avec les cavités creusées
par des vers blancs ou gris ou les larves de la mouche de la carotte
(photo ci-dessous). Ecojardin
Sur leurs racines, la maladie se manifeste d'abord par des lésions de
couleur brun foncé. Puis au fur et à mesure de la croissance du végétal
et à l'approche de la récolte, on voit apparaître un flétrissement de
grosses taches nécrosées profondes, au niveau du collet.
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Comment lutter :
- mettez en place le traitement (M) pour le végétal et pour le sol.
Le rhizoctone violet des carottes
Le rhizoctone violet est causé par un champignon étroitement apparenté
au genre (Rhizoctonia).
La maladie se manifeste sur des jeunes plants et se poursuit jusqu'à la
récolte.
Au niveau des racines, les symptômes caractéristiques sont la présence
de terre qui adhère aux parties nécrosées de la racine.
Comment lutter :
- mettez en place le traitement (M) pour le végétal et pour le sol.
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La pourriture blanche sclérotique
Elle est causée par un champignon appelé (Sclerotinia sclerotiorium).
Ce dernier se manifeste souvent après la récolte. Il est présent "en
dormance" sur la racine de la carotte, et plus particulièrement sur celle
qui a pu être légèrement blessée au cours de l'arrachage.
Vous allez vous en rendre compte lors de la conservation. Une
moisissure blanche va apparaître sur le collet des racines avec de
multiples nodules noirs.
Ce champignon parasite qui vit dans et à la surface du sol, doit être
éradiqué, avant de se resservir de la zone de culture.
Comment lutter :
- mettez en place le traitement (M) pour le végétal et pour le sol.
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Le dépérissement pythien
Les symptômes du dépérissement pythien sont la formation de racines
latérales brun roux et la division de la racine.
Vous avez sur cette photo un mélange de carottes dont certaines sont
fourchues et chevelues.
Ces dernières peuvent être facilement confondues avec les dommages
causés par les nématodes ou un mauvais drainage du sol.
Si celui-ci est pierreux, ne soyez pas étonné que des racines latérales
démarrent autour de la racine principale.
Lorsque l'emplacement de culture est sain et que ces symptômes
apparaissent, vous serez en présence très certainement de nématodes
qui sont à l'origine d'une maladie à base de champignons de type
Pythium.
Ceux-ci vont retarder considérablement la croissance du végétal.
Vous devez donc prévoir un nettoyage du sol, car ce champignon
restera confortablement installé pendant de nombreuses années.
nota : Pour éviter ces soucis de maladie, maintenez l’humidité des semis
de carottes jusqu'à leur germination.
Dès la levée des plantules, espacez les apports en eau pour forcer la
croissance du pivot central l'obligeant à se développer plus rapidement
pour aller chercher l'humidité en profondeur.
28
Sinon, la maladie "des racines chevelues" démarre
dans les premiers jours de germination, suite à un
excès d'humidité du sol.
Comment lutter :
Dès la levée des plantules, espacez les apports en eau pour forcer la
croissance du pivot central l'obligeant à se développer plus rapidement
pour aller chercher l'humidité en profondeur.
Sinon, la maladie "des racines chevelues" démarre dans les premiers
jours de germination, suite à un excès d'humidité du sol et voilà ce qui
risque d'arriver :
nota : à titre préventif, pour toutes ces maladies que je vous ai décrites,
nettoyez bien et désinfectez vos outils de jardinage avec par exemple
une solution de javel (qui est fongicide).
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Recettes avec les plantes du jardin
(Testées et utilisées à l’écojardin des Roches)
PRECAUTIONS IMPERATIVES : Les recettes qui vous sont
proposées, sont non comestibles et réservées exclusivement au
traitement des végétaux.
Ne jamais ingérer et toujours bien se laver les mains après
utilisation.
En cas de stockage, veiller à tenir hors de portée des enfants et des
animaux.
Ces "recettes" sont citées à titre d’exemple, pour tester !
Seul, un sol en bon état, permet au Jardinier d’être libéré des
traitements préventifs et curatifs.
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INFUSION
Plante Préparation Usage
Tanaisie Hachez grossièrement 100 Effectuez des
grammes de feuilles et de tiges pulvérisations sur
fraîches ; on peut aussi utiliser les plantes avec
les fleurs ; l’infusion de tanaisie
pure.
- mélangez l’ensemble dans 1
litre d’eau froide et portez à
ébullition en couvrant ;
- retirez du feu aux premiers
bouillonnements ;
- laissez refroidir et mariner
pendant 24 h sans enlever le
couvercle ;
- filtrez avant d’utiliser l’infusion.
DÉCOCTION
Plante Préparation Usage
Tanaisie Hachez grossièrement 300 à La décoction de
400 grammes de feuilles et de tanaisie s'utilise
tiges fraiches. On peut aussi pure.
utiliser les fleurs ;
- effectuez des
- mélangez les herbes dans 1 pulvérisations sur le
litre d'eau froide et laissez feuillage des plantes
mariner à couvert pendant 24 atteintes ;
heures ;
- on peut renouveler
- mettez à bouillir à couvert les pulvérisations
pendant environ 15 minutes ; tous les 4 ou 5 jours
jusqu'à la disparition
- laissez refroidir complètement des parasites.
avant de filtrer.
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MACÉRATION
Plante Préparation Usage
Tanaisie Prélever 60 g de fleurs sèches La macération de
(ou, si elles sont fraîches, les tanaisie agit à titre
faire sécher au soleil) puis les préventif mais aussi
hacher très finement jusqu’à curatif contre :
obtenir une poudre que l’on Le mildiou,
verse dans un récipient en La rouille (notons
plastique contenant 200 cl que le purin de
d’eau de pluie. On laisse Tanaisie est lui
macérer pendant 72 heures. aussi redoutable
contre la rouille).
INFUSION
Plante Préparation Usage
Rhubarbe Hachez grossièrement 150 Effectuez des
grammes de feuilles de pulvérisations d'
rhubarbe ; infusion pure sur le
feuillage des plantes
- plongez les herbes dans 1 litre concernées par les
d'eau froide et porter à parasites
ébullition en couvrant ;
- pour une meilleure
- retirez du feu aux premiers efficacité,renouvelez
bouillonnements ; les pulvérisations
trois fois en les
- Laissez refroidir et mariner espaçant de trois ou
pendant 24 heures sans quatre jours.
enlever le couvercle
- Filtrez ensuite avant d'utiliser
l'infusion.
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MACÉRATION
Plante Préparation Usage
Rhubarbe - Faîtes macérer 1 à 1,5 kg de Pulvériser à l’aide d’un
feuilles de rhubarbe dans 10 litres pulvérisateur.
d’eau pendant 72 heures environ.
- Filtrez afin de ne garder que le
liquide.
PURIN
Plante Préparation Usage
Fougères Préparez 1 kg de feuilles pour Le purin de
10 litres d'eau de pluie. fougères prévient et
La macération doit se faire traite les attaques
dans un récipient couvert et au de puceron verts ou
frais en prenant soin de remuer noirs et las
une fois par jour pendant la cochenilles.
dizaine de jours que dure Il sert à lutter contre
l'infusion. certaines maladies
Après filtration, il sera utilisé à cryptogamiques
10% dans de l'eau de pluie. comme l'oïdium et la
Conservez dans une cave, au rouille.
frais, dans des bidons en
pastique remplis et bouchés
hermétiquement.
SAVON NOIR LIQUIDE BIO :
Il est parfois appelé "savon potassique". C'est un insecticide polyvalent
qui a de nombreuses utilités au jardin.
Attention : ne pas confondre avec le savon noir utilisé pour l'entretien du
ménage. Il contient des additifs chimiques.
En règle générale, le savon noir naturel est dilué à 5%, c'est à dire
compter 5 cuillers à soupe pour un litre d'eau. Le traitement est à
renouveler 2 à 3 fois jusqu'à la disparition complète des parasites.
Rajouter une cuiller à café d'huile ou de savon liquide bio dans la
solution, pour fixer la solution sur le parasite.
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DÉCOCTION
Plante Préparation Usage
Sureau Préparez 100 g de feuilles Le sureau a des
fraiches de sureau ; vertus insectifuges
- faîtes tremper une journée lorsqu'on fait une
entière (24 h) dans 1 litre d'eau pulvérisation pure.
de pluie ;
- faîtes bouillir durant 30 mn ;
- laissez refroidir avant de
pulvériser pur.
TRAITEMENT (M) :
Le traitement (M), qu'en est-il exactement ?
L’origine de ce traitement (M) vient d’une transmission familiale du côté
de mon Grand-Père, Martial, maraîcher sur Limoges (il y a plus de 70
ans …).
Pour remédier à de prochaines et identiques maladies ou de parasitisme
sur vos zones de cultures, je vous propose d'appliquer
systématiquement la recette (M).
Vous pouvez trouver l'historique de ce traitement expliqué dans mon 1 er
livre "Equilibre naturel au Jardin".
Lors de la constatation d'une maladie sur des végétaux de même
espèce, pensez à récupérer ceux-ci après récolte, les faire sécher afin
de les brûler dans un récipient pour en collecter les cendres qui seront
très utiles pour fabriquer vous même le produit de traitement :
Je vous en rappelle sa composition :
- mélangez une cuillère à soupe de cendre (du végétal malade) dans 10
litres d’eau ;
- pulvérisez la solution sur les plantules d’un même végétal atteint par la
même maladie ou ce dernier déjà malade ;
- recommencez cette posologie dans deux jours, puis dans quatre jours.
J’ai complété cette recette avec une posologie différente, pour éradiquer
le virus présent dans le sol, de la façon suivante :
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- préparez trois cuillères à soupe (ou plus) de cendres du même végétal
(qui a poussé sur la zone), dans 10 litres d’eau et arrosez le sol, une fois
tous les deux jours pendant 6 jours pour enrayer cette maladie ou ce
virus et pour repartir sur de bonnes bases pour les prochaines cultures ;
- après avoir pulvérisé cette solution, laissez reposer la terre pendant
une semaine ;
- recouvrez la zone d'un bon compost puis d'un paillage (B.R.F ou paille
de céréales non traitées + feuilles azotées par exemple) et arrosez d'un
fertilisant liquide*.
Ce dernier sert d'activateur pour décomposer plus rapidement le paillage
en humus et va ainsi corriger les carences, en apportant aux futurs
végétaux des vitamines et des oligo-éléments.
La posologie est donnée à titre d'exemple mais elle peut très bien être
modifiée en fonction de vos résultats.
Cette recette est complétée par l’emploi d’un engrais foliaire* (qui
sera facilement fabriqué par le Jardinier).
Ceux qui possèdent un petit jardin et qui ne peuvent pas mettre en place
la rotation indispensable des cultures (3 à 5 ans, surtout s’il y a eu des
maladies sur les zones de cultures), devraient impérativement appliquer
ce traitement pour le sol et le végétal, en y ajoutant un fertilisant liquide
pour redonner de l'énergie à la terre.
Réalisation du fertilisant liquide*
Nous avons mis presque une année avec mon ami Michel du Bourrut
(Lot et Garonne), pour trouver une recette qui nous donne des résultats
assez satisfaisants.
J'ai vraiment beaucoup de plaisir à vous la communiquer :
- prenez un bidon de capacité : 200 litres ;
- préparez un tas de 3 kilogrammes de mélange de feuilles (saines)
d'arbres, disponibles sur votre propriété ou récupérées en forêt et peu
importe le pourcentage de chaque essence, de châtaignier, de chêne, de
noisetier, … (pas de résineux), puis 2 kilogrammes de mélange de
feuilles de consoude et d'ortie ;
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- récupérez 2 kg de fientes de volaille et 500 grammes de bonnes
cendres de bois tamisées ;
- mélangez feuilles, fientes et cendres de bois ;
- mettez la préparation dans un ou plusieurs sacs en fibre, et bien les
ficeler ;
- installez ces sacs dans le bidon, en prenant soin de placer sur ceux-ci,
des poids, tels que : parpaings, briques ou tuiles , pour qu ils restent
immergés ;
- remplissez le bidon de 50 litres d’eau de source ou de pluie ;
- prévoyez deux tasseaux sur le dessus du bidon, afin de poser un
couvercle ; l’intérêt est de faire circuler de l’air, pour éviter la
fermentation ;
- rajoutez un voile transparent à cause de la présence des mouches et
des insectes ;
- une fois par semaine, brassez la solution avec un bâton ;
- vérifiez bien que les sacs soient constamment immergés, sinon,
rajoutez de l’eau ;
- en fonction de la température extérieure, la solution sera prête au bout
de 4 à 6 semaines ;
- filtrez et mettez en bidons que vous stockerez dans un local aéré ; les
résidus de matières pourront être mis sur le tas de compost.
La solution est prête.
L'utilisation se fera en pulvérisations ou avec un arrosoir, à raison d'un
litre de solution pour un litre d'eau.
Il est prudent d’éviter d'arroser les semis et les plantes, car le
produit est trop agressif.
Vous pouvez vous servir de cette préparation comme engrais
foliaire, pour augmenter la résistance des plantes à la maladie et au
parasitisme.
Pour cela, aspergez vos semis ou plantes, avant floraison, à raison d’un
mélange d'¼ litre de la solution (pour ¾ de litre d’eau).
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Respectez le dosage afin d'éviter des brûlures sur les jeunes
feuilles.
DÉCOCTION
Plante Préparation Usage
Prêle - hachez grossièrement 100 Effectuez des
grammes de feuilles et de tiges pulvérisations avec
fraîches ; de la décoction
diluée à 20%, c'est-
- mélangez les herbes dans 1
à-dire 20 centilitres
litre d'eau froide et laissez de décoction dans 1
mariner à couvert pendant 24 litre d'eau ou 1
heures ; volume de
- mettez à bouillir à couvert décoction pour 4
pendant environ 20 minutes ; volumes d'eau.
- laissez refroidir complètement Des pulvérisations
préventives peuvent
sans enlever le couvercle avant
être faites au
de filtrer. printemps.
Utilisée pure la
décoction peut
servir pour arroser
la terre avant les
semis, ainsi le sol
sera désinfecté et
enrichi.
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Glossaire
C
Cotylédonaire : scientifiquement nommé feuille cotylédonaire), c'est une
feuille primordiale constitutive de la
graine.
La forme des cotylédons est en
général très différente de celle des
feuilles, et peut être extrêmement
variable d'une espèce à l'autre.
Cuticule : c'est la couche externe qui recouvre et protège les organes
aériens des plantes terrestres, des champignons et les organes de
certains animaux.
S
Solasodine : c'est un glycoalcaloïde (substances toxiques)
communément trouvé dans les espèces de la famille des Solanacées.
T
Thiophène : c'est un composé chimique dont sa nature est aromatique,
se présentant sous la forme d'un liquide incolore à l'odeur rappelant celle
du benzène.
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PHOTOGRAPHIES
p.1 et p.4 les carottes, Stephen Ausmus - p.2 jachère, Ecojardin - p.9 ennemis,
Pixabay - p.10 araignées, Gilles San Martin - p.11 Phytoseiulus, Flicker upload - p.11
cicadelle, United States Géological Survey - p.12 Psille, Mick Talbot - p.12 Puceron,
Jess Rorabaugh - p.13 Mouche, Rasbak - p.14 Charançon, Entomart et Hectonichus
- p.14 - Molytus, Pixabay - p.15 Taupin, Anevrisme et Pixabay - p.16 Morelle de
Balbis, Léonardo Ré, Johansson et Journal des Femmes - p.17 Moutarde blanche,
Abrahami - p.18 Œillet d'Inde, Pixabay - p.18 Agrotis ipsilon, Caroline Harding et
Rasbak - p.19 Limace, Bruce Martin - p.20 Nématodes, Inra - p.21 Puceron, Jesse
Rorabaugh - p.22 Maladie, Pixabay - 23 Brûlure alternarienne, Pixabay - p.24
Cercosporiose, Bjöm - p.25 Nécrose du collet, Ecojardin - p.26 Rhizoctone violet,
Rasbak - p.27 Pourriture blanche, Inra - p.28 Dépérissement pythien, Larosurio -
p.29 Racines chevelues, Pixabay - p.38 Cotylédon, Martin Bahmann.
Edmond
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