Electronique
2ème année
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Cours sur la synthèse de fréquence
par PLL et DDS
Généralités sur la synthèse de fréquence
La PLL et son fonctionnement : PLL analogique et numérique
Synthèse de fréquence par PLL et DDS ‐ Comparaison
Laurent BECHOU, Gérard COUTURIER
Professeur ‐ IUT Bordeaux – Département GEii
Email : [Link]@ims‐[Link] 1
1‐ Généralités sur la synthèse de fréquence
Effectuer la synthèse de fréquence, c’est générer à partir d’un oscillateur maître
de grande stabilité, d’autres fréquences plus faibles ou plus grandes mais
avec la même précision relative.
• La génération par boucle à verrouillage PLL (« Phase‐Locked Loop ») permet
de générer des fréquences plus grandes que la fréquence de
l’oscillateur maître. L’inconvénient réside dans le temps de commutation
d’une fréquence à une autre.
• La génération par synthèse numérique directe DDS
(« Direct Digital Synthesis ») permet de générer seulement des fréquences
inférieures à la fréquence de l’oscillateur maître. L’avantage réside dans le
faible de temps de commutation d’une fréquence à une autre.
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1‐ Généralités sur la synthèse de fréquence
Les boucles à verrouillage de phase sont principalement utilisées pour :
1) la récupération d’un signal porteur
2) générer, à partir d’une horloge de référence de fréquence fH, une ou
M
plusieurs autres fréquences telle que : où M et N sont des entiers
.f H
N
On pourrait générer des fréquences avec un oscillateur à quartz mais au‐delà
de qqes GHz, on ne sait pas tailler des cristaux de quartz suffisamment fins.
Parallel resonant Disque de quartz synthétique
Fréquence de 1 q 1
fr Quartz à qqes GHz tq<< 1 µm !
résonance 2 q t q
Une horloge de qqes GHz est fabriquée à partir d’une horloge à quartz avec
fH = q.q.10MHz et d’une boucle à verrouillage de phase avec M/N >> 1.
Les générateurs de signaux utilisent également des boucles à verrouillage de
phase ou, de plus en plus, des DDS pour les générateurs basses fréquences. 3
1‐ Généralités sur la synthèse de fréquence :
La PLL au service des télécommunications
g(t) s(t)
Rôle du récepteur => récupérer le signal utile (la voix par ex.) en régénérant une
porteuse pour la multiplier par le signal émis
• Sans la PLL :
Signal en réception (après le multiplieur)
=> g(t) [A.m(t).cos(pt)].p(t) = [A.m(t).cos(pt)].Acos(pt‐)
* si = 0 => Signal après le filtre passe‐bas => s(t) [A².m(t)/2]
* mais si = /2 => Signal après le filtre passe‐bas => s(t) = 0 !!
• Rôle de la PLL : Eviter s(t) = 0 en verrouillant la phase de la porteuse régénérée
en réception. On asservit la phase d’un oscillateur à celle d’un signal de référence. 4
2‐ La PLL et son fonctionnement : structure et types de PLL
Les éléments constitutifs d’une PLL :
Un comparateur de phase
Un filtre passe‐bas
Un oscillateur contrôlé en tension
Le comparateur de phase peut être :
• Soit un circuit mutiplieur et on parle de PLL analogique
• Soit une fonction logique (ex : OU exclusif, bascules RS, comparateur logique à
3 états, type « charge‐pump») et on parle de PLL numérique
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2‐ La PLL analogique : éléments constitutifs de base
Le comparateur de phase analogique = un circuit multiplieur
u(t) filtre passe-
bas
v(t)
Filtre passe‐bas = filtre idéal
F0 : fréquence libre du VCO (pente infinie)
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2‐ La PLL analogique : fonctionnement en régime statique
S(f) Spectre du signal d’entrée U(f) Spectre du signal après le multiplieur
(transitoirement : Fe FS)
f f
Fe Fe‐ Fs FC Fe+ Fs
u(t) filtre passe-
bas
u ( t ) A cos(e t ).B cos(S t )
v(t)
kAB
[cos((e S ) t ) cos((e S ) t )]
2
V(f) Spectre du signal après le filtre
En condition d’accrochage
(régime statique) :
Fs = Fe et f(VC)
f
Rq : varie généralemt autour de /2 Fe‐ Fs Fe+ Fs
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2‐ La PLL analogique : plage de capture et de verrouillage
• Dans la plage de capture, la fréquence du VCO finit toujours par être égale à la
fréquence de référence à l’entrée, les signaux d’entrée et du VCO sont déphasés.
• Dans la plage de verrouillage, hors plage de capture, la fréquence du VCO est :
‐ Soit égale à la fréquence d’entrée
‐ Soit égale à sa fréquence libre F0
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2‐ La PLL analogique : plage de capture et de verrouillage
kAB
u ( t ) A cos(e t ).B cos(S t ) [cos((e S ) t ) cos((e S ) t )]
2
• Si Fe < FVcmin ou Fe > FVcmax et |Fe ‐ F0| > Fc
FVCO = F0
Acos(2Fet) u(t) filtre passe-
bas
v(t)
Bcos(2F0t‐)
U(f)
VC = 0
=> Pas de relation
entre et Fe
car pas de verrouillage !
f
FC Fe‐ Fs Fe+ Fs
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2‐ La PLL analogique : plage de capture et de verrouillage
kAB
u ( t ) A cos(e t ).B cos(S t ) [cos((e S ) t ) cos((e S ) t )]
2
• Si FVcmin < Fe < FVcmax et |Fe ‐ F0| < Fc
FVCO = Fe
Acos(2Fet) u(t) filtre passe-
bas
v(t)
Bcos(2Fet‐)
Verrouillage et VC = [Link]/2
U(f) => = Arccos(2VC/AB)
Rq : Si Fe = F0 =>
= /2 et VC = 0
max
f /2
0 FC 2Fe
min
VC
VC F0‐FC VC F0+FC
0
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2‐ La PLL numérique : éléments constitutifs de base
Filtre passe‐bas = filtre idéal
F0 : fréquence libre du VCO (pente infinie)
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2‐ La PLL numérique : plage de capture et de verrouillage
Le comparateur de phase = un OU exclusif
plage de verrouillage
plage de
accrochage de la boucle sur
des harmoniques
capture
f0
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2‐ La PLL numérique : accrochage de la boucle
f2
f0
fréquence VCO
f
f0 2
fréquence propre :
f1 f2 fréquence facteur d’amortissement :
d’entrée 13
2‐ La PLL numérique : réponse à un changement de fréquence
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2‐ La PLL numérique : cas de dysfonctionnement
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2‐ La PLL numérique : réponse à diverses excitations en entrée
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3‐ Synthèse de fréquence par PLL
OUT
Les deux fréquences à l’entrée du comparateur de phase sont égales, d’où :
fs fosc
avec
fs fosc
• Le pas de fréquence est égal à fosc/R
• Le temps de basculement d’une fréquence à l’autre (ex : N passe de 2 à 3)
dépend de la constante de temps du filtre passe‐bas.
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3‐ Synthèse de fréquence par PLL: intégration d’une PLL numérique
(NXP Semiconductors)
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4‐ Synthèse de fréquence par DDS
1/fc
La fréquence fout dépend :
• de la fréquence fc de l’horloge de référence
• du pas de la table des sinus
t
Pour un même fréquence fc d’horloge si la table contient dans un cas, 8 valeurs de sinus et
dans l’autre cas, 16 valeurs , la fréquence fout est 2 fois plus faible quand 16 valeurs sont lues.
C’est un système peu flexible car pour changer la fréquence avec fc = Cte, il faut alors changer la
table des sinus → Intérêt de la DDS
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4‐ Synthèse de fréquence par DDS : Un générateur de
signaux numériques
f
M f0 M c
2n
2n = nombre de valeurs de sinus
stockées dans une ROM
M = paramètre de lecture
• Si M=1, toutes les valeurs de la table sont lues et f0=fc/2n.
• Si seulement une valeur sur 2 est lue alors f0=2fc/2n, etc …
• La ROM contient 2n valeurs de sinus.
• En pratique, il n’est pas nécessaire de mémoriser les valeurs
sur 360° mais seulement sur 90°.
• En pratique, fH < 1 GHz 20
4‐ Synthèse de fréquence par DDS : un exemple de circuit
• Accumulateur de phase 32 bits
• Table de 212 valeurs de sinus
• Conversion N‐A sur 10 bits
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4‐ Synthèse de fréquence par DDS : limites sur fOUT
1,1 MHz 3,1 MHz
5,1 MHz 9,1 MHz
Forte distorsion !
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4‐ Synthèse par PLL et DDS : Comparaison
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4‐ Synthèse par PLL et DDS : Comparaison
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