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L'Épître de Paul aux Colossiens

Ce résumé décrit le document comme une introduction à l'épître de Paul aux Colossiens. Il présente brièvement l'auteur, la date et le lieu d'écriture, les destinataires, le but et la structure du livre.

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L'Épître de Paul aux Colossiens

Ce résumé décrit le document comme une introduction à l'épître de Paul aux Colossiens. Il présente brièvement l'auteur, la date et le lieu d'écriture, les destinataires, le but et la structure du livre.

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UNION DES EGLISES EVANGELIQUES DU BENIN

(UEEB)
******
INSTITUT BIBLIQUE DE SOUDE (IBS)
******
COUR : les épitres Pauliniennes

******
EXPOSE : individuel
******

L’epitre de PAUL aux Colossiens

Présenté par : sous la direction de :


Enoc MORA REV. Guy Roger
IFOUNGA
PLAN

INTRODUCTION
[Link]
[Link] et lieu de rédaction
[Link]
[Link]
[Link]
F. Structure
G. Plan du livre
H. Thèmes théologiques majeurs
CONCLUSION

1
INTRODUCTION
Les épîtres dans la Bible sont des lettres écrites adressant soit des communautés d’une
Eglise donnée soit directement des compagnons de travail. Elles ont été écrites par différentes
personnes pour un but donné et aussi dans un contexte donné. Pour le cas de l’épître aux
Colossiens dont il est question ici, elle est selon le canon de la Bible 51 e livres et 12e selon le
Nouveau testament. Appelé aussi épitre de la captivité, elle tire son nom de la ville de Colosse
où se trouvait l’église dans laquelle où elle devait être lue. Elle devait aussi être lue dans
l’église voisine, celle de la ville de Laodicée (4 :6). Cette épitre de quatre chapitres, 95 versets
bien qu’écrite il y a près de 2000 ans est d’actualité, son message intemporel traite des
dilemmes auxquels nous faisons face aujourd’hui. Qui est donc son auteur ? où et quand l’a-t-
il écrit ? A qui ou à quelle communauté s’adressait-il ? Quelles sont les motifs de sa
rédaction ? Comment est-elle structurée et que visait l’auteur en écrivant cette épître ? Nous
essayerons de répondre à ces interrogations dans le développement de notre travail.

A. Auteur du livre

Dans la salutation initiale (1 :23) et dans la conclusion (4 :18), Paul se présente comme
l’auteur de cette lettre. La personnalité de l’apôtre se révèle au cours de cette lettre tout
entière. Comme preuve externe, les personnages clés de l’église ancienne comme Irénée,
Clément d’Alexandrie, Tertullien, Origène et Eusèbe, reconnaissent Paul comme auteur de
cette lettre. Personne dans l’antiquité n’a jamais douté de l’authenticité de l’épitre. Elle fut
incluse dans la plus ancienne liste des épitres de Paul, même celle de l’hérétique Marcion.
Cependant, en dépit de ces solides preuves internes et externes, certaines objections ont été
soulevées contre l’origine Paulinienne. Les partisans de cette tendance suggèrent donc que les
références à Paul qui figurent dans l’épitre sont dues à un auteur postérieur voulant donner
l’impression que la lettre est de Paul. Les principales objections à l’authenticité sont littéraires
et historiques, il faut noter que les avocats de cette thèse sont en minorité. Certains trouvent
même qu’il y a des différences de style avec les autres lettres de Paul, mais les critères pour
en juger ne sont pas assez précis pour en nier l’authenticité. En somme Paul est bel bien
l’auteur de cette lettre.

B. Date et lieu de rédaction

Les versets 3 et 18 du chapitre 4 nous révèlent clairement que Paul était en prison quand il
écrivait cette lettre. Donc la date est étroitement liée au lieu de rédaction. Mais où était-il

2
emprisonné ? On a suggéré trois possibilités comme lieu d’emprisonnement : Césarée, Ephèse
et Rome.

C’est au début du XIXe siècle qu’on a pour la première fois émis l’hypothèse que Paul
était emprisonné à Césarée, mais cela ne concorde pas avec les faits relatés sur
l’emprisonnement de Paul dans les épitres de la captivité. Dans 4 :2-4 il parle de l’occasion
qu’il a eu de proclamer l’évangile or, à Césarée, Paul faisait l’objet d’une surveillance étroite
(actes 23 :35) et cela aurait énormément réduit de telles possibilité. Par contre à Rome Paul
est resté au moins une partie du temps dans une maison qu’il avait louée (Acte. 28 :30) et
avait la possibilité de recevoir des visiteurs (Acte. 28 :23-31). En ce qui concerne Ephèse, le
livre des Actes ne mentionne pas d’emprisonnement de Paul à Ephèse mais de son ministère
(Acte. 19). Et selon John MacArthur, « …il est davantage vraisemblable qu’Onésime,
l’esclave en fuite que Paul a conduit en Christ pendant son emprisonnement, se soit enfuit à
Rome plutôt qu’à Ephèse. Rome était à plus de 1600 kilomètres à Colosse, tandis qu’Ephèse
était à peine à 160 kilomètres. »1. Il continu en disant que : « Rome était connu comme refuge
des esclaves en fuite »2. C’est ce que confirme Alfred Kuen quand il dit : « l’apôtre Paul a
écrit cette lettre en même temps que celle aux Ephésiens, depuis Rome où il était détenu dans
un logement loué ‘’Acte. 28.14-31’’ »3. Nous pouvons alors dire à travers ces informations
que le lieu de rédaction de cette épître possible est Rome.

Alors, selon John MacArthur, la lettre à Philémon et celle aux Colossiens « toutes deux furent
écrites (env. 60-62 apr. J. C.), pendant que Paul était prisonnier à Rome… »4. Et selon Alfred
Kuen « la lettre fut rédigée vers le milieu de la première captivité romaine, aux environs de
l’été 62 »5. La date approximative de rédaction de cette épître est donc entre 60-62 après
Jésus-Christ.

C. Les destinataires.

Les destinateurs sont d’abord les membres de l’Eglise de colosse. Cette épître fut envoyée aux
saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses (Col. 1 : 2) ville de la vallée du Lycus et
située à 160 km à l’Est d’Ephèse, elle était associée à deux autres villes, Laodicée et
Hiérapolis.

1
John MacArthur, Colosse et Philémon  : les commentaires bibliques, Cap-de-la-Madeleine : impact, 1999, p. 13
2
Ibid., p. 14
3
Alfred Kuen, 66 en 1 : Introduction aux 66 livres de la Bible, Saint-Légier : Emmaüs, sd, p. 215
4
La Sainte Bible avec commentaire de John MacArthur, Nouvelle édition de Genève, 10e édition, Lausanne :
SBG, 2018, p.1850
5
Alfred Kuen, 66 en 1 : Introduction aux 66 livres de la Bible, Saint-Légier : Emmaüs, sd, p. 215
3
Comme l’épître aux éphésiens tant sur la forme que le contenu, c’étaient donc des épîtres
circulaires. Alors « quoi qu’il en soit, l’invitation de col 4, 16 à échanger les lettres avec
l’Eglise voisine de Laodicée montre que col vise un public plus large que les autres ».
D’ailleurs Paul recommande que sa lettre aux Colossiens soit lue à Laodicée, une ville située
à une vingtaine de kilomètres (Col. 4 :16). Il mentionne aussi la cité voisine d’Hiérapolis
(Col. 4 :13). Nous pouvons alors dire que l’épître aux Colossiens avait non seulement pour
destinataire les saints et fidèles de Colosse mais aussi de Laodicée et d’Hiérapolis et tous les
fidèles inconnus de l’Asie.

D. But du livre

L’Eglise de Colosse n’a pas été fondée par l’apôtre Paul (1.4 ; 2.1-2), mais elle fut un fruit
indirect de ses trois années d’activité apostolique à Ephèse (Acte. 19). Epaphras se convertis
alors pendant son séjour à Ephèse. Du retour dans sa ville il parla alors de l’Evangile et fonda
cette Eglise. Or, Colosse était une grande ville située dans la région de Phrygie, sur le fleuve
Lycus. Et « …la ville était située à la jonction de routes commerciales reliant le nord au sud et
de l’est à l’ouest ». Comme elle se trouvait sur une grande route commerciale allant d’Ephèse
jusqu’à l’Euphrate, elle recevait beaucoup de voyageurs et de visiteurs venant de la capitale
de l’Empire romain. Cette position lui exposait donc aux personnes hérétiques. Et « Etant
donné que la population de Colosse est composée à la fois de païens et de Juifs, il n’est pas
étonnant que l’hérésie qui menace l’Eglise de colosse renferme des éléments Juifs et des
éléments païens ». Au nombre de tous ces hérésies de la ville de colosse, il y’a une
philosophie erronée grec, selon laquelle le salut nécessite Christ et la connaissance car Christ
est insuffisant, Dieu est bon, mais la matière est mauvaise et Christ n’est pas un homme ; on
note également le système légaliste et cérémonial judaïque ». Suite à ces erreurs Epaphras dut
se rendre à Rome où Paul était en prison pour lui rendre compte de la situation actuelle de
l’Eglise. Informer de ce danger, Paul a dû écrire sa lettre pour leur prévenir de ces erreurs et
leur montrer la pleine suffisance de Christ. Et selon Colossiens 2 :2, Paul écrit non seulement
pour les chrétiens de Colosse, de Laodicée mais pour tous les chrétiens inconnus de l’Asie
afin qu’ils aient le cœur remplit de consolation, qu’ils soient unis dans la charité et aussi
s’enrichis d’une plaine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ. L’apôtre
cherchait alors à mettre en garde les Colossiens contre les hérésies qui les menaçaient. Et cette
lettre fut envoyé par Tychique qui accompagnait un esclave fugitif du nom d’Onésime auprès
de son maître Philémon (Col. 4 :7-9). On peut donc conclure que Paul a écrit cette lettre
4
pendant que les Colossiens étaient menacés par des hérésies dont Epaphras lui avait fait part.
Il décida alors d’écrire cette lettre pour leur mettre en garde contre ces fausses doctrines et
leurs montrer la plaine suffisance de Christ.

E. Genre.

La composition de ce livre nous montre clairement qu’il s’agit d’une épitre.

F. Le contenu du livre

Cette épitre peut être diviser en trois parties : (1 :1-14) le préambule, (1 :15-4 :1-6) le corps de
l’écrit dans lequel Paul traite le sujet qu’il a en vue sous les trois points de vue didactique,
polémique et pratique et en fin la conclusion (4 :7-18)

G. Le plan du livre
I. Préambule (1 :1-14)
1. Salutation de Paul 1 :1-2)
2. Reconnaissance de Paul 1 :3-8)
3. Prière de Paul 1 :9-14)
II. Corps de l’écrit (1 :15-4 :1- 6)
1. La divinité de Christ (1 :15-23)
2. Le ministère de Paul (1 :24-2 :7)
3. Les fausses philosophies (2 :8-23)
4. Le comportement chrétien (3 :1-17)
5. Le foyer chrétien (3 :18-4 :1)
6. La manière de parler chrétienne (4 :2-6)
III. La conclusion (4 :7-18).

H. Thèmes théologiques majeur.

Plusieurs thèmes théologiques ont été développés dans l’épître aux Colossiens. Comme
majeur nous commençons par Christ : il est Dieu fait homme, l’image du Dieu invisible,
premier né de toute la création, créateur, éternel, réconciliateur et parfait. Andreas Dettwiler

5
ne dit par le contraire dans sa phrase « nous avons déjà démontré que Col, par rapport aux
épîtres de Paul, accentue la dimension cosmique de la figure du Christ ». Aussi Alfred Kuen
dit : « Paul combattait cette hérésie, car elle ravissait à Jésus-Christ sa place unique de seul
intermédiaire entre Dieu et l’homme en même temps que son humanité ». Après ceci vient
aussi le thème hérésie : de prétendus enseignants propageait une hérésie qui mettait en avant
des règles humaines (le légalisme). Ils recherchaient aussi la croissance spirituelle par une
discipline du corps (l’ascétisme) et par des visions (le mysticisme). Comme autre thèmes,
nous avons : l’Eglise, le baptême, l’eschatologie et l’éthique qui sont développés. Paul montre
dans cette épître que Christ seul est la réponse à tous les besoins d’un chrétien et il a tout en
Lui (Col. 2 :9-10). Christ est le Seigneur de tout le cosmos, mais c’est l’Eglise seul qui
constitue son corps (col. 1 :18). Et « la communauté chrétienne est déjà sauvée par son
baptême et participe déjà au monde céleste (1,13s.21s. ; 2,10-12 ; 3,1…) … ».

C’est ainsi que l’épître aux Colossiens montre que Christ rend les pécheurs saint et
irréprochable aux yeux de Dieu (1 :21b-22), donne la stabilité à notre vie en nous rendant
reconnaissants, comble tous nos besoins en sorte qu’il ne nous manque plus rien (2 :10) et
Christ nous transforme radicalement de notre ancienne vie (3 :3). Colossiens répondent aussi
à comment établir des rapports positifs entre conjoints, parents et enfants, employeurs et
employés, ou leurs collègues. Et montre aussi qu’un jour Christ paraîtra pour prendre ses
enfants (3 :4).

CONCLUSION

Nous récapitulons en disant que l’épitre au Colossiens est une œuvre de Paul écrite
probablement à Rome en 60-62 et envoyée à Colosse par Tychique et Onésime dans le but de
prévenir l’hérésie courante de l’époque et de montrer que les croyants peuvent trouver en
Christ la réponse à tous leur besoin. La richesse des thèmes développés dans cette épitre
pouvait maintenir ferme les fidèles de cette communauté et les amener à résister contre tout
vent de faux docteurs. Dans notre monde d’aujourd’hui où les faux docteurs, les faux
prophètes, les faux apôtres et les pasteurs se multiplient, cette épitre est d’une grande
nécessité pour montrer au peuple de Dieu la toute suffisance de Christ. Nous devons l’étudier
à fond pour connaître le Christ, notre position avec le Christ et notre relation avec le Christ.
Puisse-Dieu nous aider dans cette étude ! Amen

6
Bibliographie
Kuen Alfred, introduction au Nouveau Testament : les lettres de Paul, Saint-Légier :
Emmaüs, 1982, 447 p.
Kuen Alfred, 66 en 1 : Introduction aux 66 livres de la Bible, Saint-Légier : Emmaüs, sd, 289
p.
La Sainte Bible : avec commentaire de John MacArthur, Nouvelle édition de Genève 1979,
10e édition, Romanel-sur-Lausanne : éd. SBG 2014, 2302 p.
MacArthur John, Colossiens Philémon : les commentaires bibliques, Cap-de-la-Madeleine :
IMPACT, 1999, 326 p.
Marguerat Daniel (dir.), Introduction au Nouveau Testament : son histoire, son écriture, sa
théologie, 4e éditions revue et augmentée, Montréal : Labor et Fide, 2008, 547 p.

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