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ⵜⴰⵙⴻⴷⴷⴰⵡⵉⵜⵎⵓⵍⵓⴷⴰⵜⵎⵄⴻⵎⵎⴻⵕ
Département de Pharmacie
N° D’ORDRE :
Réalisé par :
BENNAI Nassima BOUKHALFA Meriem
Promoteur:Dr MAMOU.M
Co-Promoteur:BOURSOUTI Mourad
Membres du jury :
Merci
Liste des figures
Figure 08 : Les 5M
Figure 11 : répartition des modes de défaillance en fonction de leur criticité par étape de
procédé
V
Liste des tableaux
Tableau 20 : Résultats de l’AMDEC réalisée sur l’étape de détermination des zones critiques
de l’équipement
III
Tableau 22: valeurs de l’occurrence, la sévérité, la détectabilité et la criticité, escompté en
cas d’application des actions correctives.
Tableau 25: valeurs d’occurrence, sévérité, détectabilité et de criticité avant et après les
actions proposées.
Tableau 26: nombre de mode de défaillance en fonction de leur criticité par étape de procédé.
IV
Liste des abréviations
AC : Articles de conditionnement
AdD: Arbre de Défaillance
AMDEC : Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et leur Criticité
AMM : Autorisation de la Mise sur le Marché
ANSM : Agence Nationale de Sécurité du Médicament et de produits de santé
APR: analyse préliminaire du risque
BPF : Bonne Pratique de Fabrication
CA : Critères d’acceptation
CCP : Critical control points
CCMT: Contamination croisée maximale tolérées
CGMPTs: Current Good Manufacturing Practices
GMP: Good manufacturing practices
DL50: Dose Létale 50
DTJ: Dose Thérapeutique Journalière
FDA: Food and Drug Administration
FTA: Fault Tree Analysis
HACCP: Hazard Analysis Critical Control Point
HAZOP: Hazard Operability Analysis
ICH: International conference of harmonization
ICI: Imperal chemical industries
ICMSF: International commission on microbiological specifications for foods
ISO: Organisation Nationale de Normalisation
MP : Matière Première
NOEL : Not Observed Effect Level
PDV: Plan Directeur de Validation
PF : Produit Fini
PPM : Partie Par Million
QC : Qualification de Conception
QI : Qualification d’installation
QO : Qualification Opérationnelle
I
QP : Qualification de Performance
UIC : Union des industries chimiques
UFC : Unité Formant Colonie
ZAC : Zones d’atmosphères
II
Tables des matières
Introduction
générale……………………………………………………………….........................................
....1
Partie théorique : gestion de risque, contamination croisée et validation de nettoyage.
2.2.2. Initiation du processus de gestion des risques qualitéErreur ! Signet non défini.
3.2- analyse préliminaire des risques ............................. Erreur ! Signet non défini.
[Link]équences d’un cas de contamination croisée sur la santé publique et sur l'entreprise
........................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Tables des matières
2.2. Validation des procédés du nettoyage ..................... Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Les objectifs de la validation du nettoyage ...... Erreur ! Signet non défini.
[Link]. Les bonnes pratiques de fabrication .......... Erreur ! Signet non défini.
2.2.6. Les pré requis à la validation du nettoyage ...... Erreur ! Signet non défini.
2.2.7. Etapes de validation de nettoyage selon l’approche pire casErreur ! Signet non
défini.
Tables des matières
3.6. Répartition des modes de défaillance en fonction des étapes de procédéErreur ! Signet
non défini.
3.8. Répartition des modes de défaillance en fonction de leur criticité par étape de procédé
.....................................................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.10. Répartition des modes de défaillances en fonction des 5MErreur ! Signet non défini.
[Link]é des modes de défaillances relevés après l’application des actions correctives
.....................................................................................................Erreur ! Signet non défini.
Conclusion générale……………………………………………………................................92
INTRODUCTION
L'industrie pharmaceutique est l'un des secteurs d'activité les plus novateurs. Elle est
composée d'entreprises qui mettent au point et fabriquent des produits médicamenteux.
Le nettoyage des équipements de fabrication occupe une position clé dans la lutte contre les
risques de contamination et la validation des procédés de nettoyage consiste à démontrer de
manière scientifique et documenté, l’efficacité et la reproductibilité de ce procédé. La validation
permet de prouver que les différentes étapes du nettoyage permettent d’obtenir dans des
conditions préétablies une surface ne comportant pas de contamination résiduelle supérieure à
une limite préalablement fixée. La validation de nettoyage est donc un outil de la maitrise de la
qualité car il contribue à garantir un produit de qualité sûr pour le patient.
Les textes réglementaires tels que les BPF et l’ICHQ9 exigent que les paramètres critiques
des opérations de nettoyage soient contrôlés et validés. Ces paramètres critiques doivent être
identifiés en utilisant une méthode d’analyse de risques. Mais comment ces méthodes d’analyse
de risques sont-elles appliquées sur le procédé de validation de nettoyage ?
Ce travail a pour objet de documenter les principes et les outils de gestion de risque appliqué
à la validation de nettoyage des équipements de production pharmaceutique.
1
- La première partie traite la notion de gestion de risque et la validation de nettoyage.
2
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
définissant l’ensemble des actions préalables et systématiques, nécessaires pour s’assurer que
la qualité est planifiée, obtenue et maintenue. (1)
Le Management de la Qualité se traduit par :
- des guides, des référentiels pour mettre en place, maintenir et faire progresser la qualité,
- des procédures et des instructions pertinentes et appliquées, impliquant une maîtrise du
système documentaire,
- une traçabilité de l’ensemble des opérations réalisées,
- des audits pour suivre et optimiser la Qualité de façon méthodique et régulière.
La gestion du risque qualité fait partie intégrante d’un système qualité pharmaceutique
efficace. Toute industrie de santé se doit d’en connaitre les grands principes tels que définis
dans l’ICH Q9. (1)
2. Exigences réglementaires
Il existe de nombreuses normes ou référentiels concernant la gestion du risque en entreprise.
En général, ces textes sont propres aux domaines où les risques sont très présents et où le
management du risque est indispensable. On retrouve ainsi des textes spécifiques aux
domaines du Nucléaire, de l’Aviation, de l’Agroalimentaire, ou de l’industrie
Pharmaceutique.
Cette première partie consiste à présenter l’ICH Q9 et son intégration aux BPF, référentiels
spécifiques du milieu pharmaceutique. (2)
4
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
démarche d’étude des risques, mais aucun outil n’est spécifiquement privilégié par rapport à
un autre, chacun devra s’adapter à la problématique rencontrée.
D’un point de vue industriel, la mise en place d’une démarche de management du risque
qualité peut s’avérer nettement bénéfique si elle est correctement appliquée. La maîtrise du
risque qualité permet de garantir la qualité du médicament au patient en fournissant un moyen
proactif d’identifier et de contrôler les potentiels défauts de qualité à chaque étape de la vie du
médicament. De plus, le management du risque qualité favorise des décisions plus efficaces et
plus cohérentes, à la fois par les autorités compétentes et par l’industrie. Néanmoins, cela ne
pallie pas l’obligation de l’industrie de se conformer aux exigences réglementaires et
d’entretenir un climat d’échange avec les autorités. (2)
5
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Selon la nature du risque, l’accent mis sur chaque composante de la structure peut varier, mais
un processus robuste doit prendre en compte tous les éléments.
Les étapes décisionnelles ne sont pas indiquées dans le schéma ci-dessus, puisque les
décisions peuvent être prises à tout point du processus. Il peut être décidé de retourner à
l’étape précédente et chercher des informations supplémentaires, d’ajuster les modèles de
risque, ou même de clore le processus de gestion du risque. (2)
6
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
2.2.1. Responsabilités
Les activités de management du risque Qualité sont habituellement prises en charge par des
équipes pluridisciplinaires incluant des experts des domaines appropriés (qualité, business
développement, affaires réglementaires, production, ventes et marketing, service juridique,
études statistiques, études cliniques, …) en plus d’individus maîtrisant la démarche de
management du risque. (4)
7
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Afin de réaliser ces analyses, trois outils méthodologiques sont fréquemment utilisés dans
l’industrie pharmaceutique (5) : la méthode 5M ou diagramme d’Ishikawa, l’arbre des
défaillances et l’audit. Nous expliciterons ces outils par la suite.
Les risques dont les conséquences seraient inacceptables pour l’entreprise doivent être
identifiés et traités en priorité. Il serait illusoire et absurde de prétendre identifier et traiter
tous les risques (6). En effet, comme cité précédemment, le degré d’effort du processus de
gestion du risque qualité doit être proportionnel au niveau du risque considéré.
Gérer ses risques, c’est donc se poser avec méthode les questions suivantes :
- quels sont les objectifs fondamentaux, c’est-à-dire ceux dont l’atteinte garantit la pérennité,
voire le développement de l’entreprise ?
- quelles sont les ressources qui permettent aujourd’hui d’atteindre ces objectifs ?
- quelles seraient les conséquences de l’indisponibilité de chacune de ces ressources ?
- quelles sont les sources de risque pouvant affecter mes ressources ? (2)
Analyse du risque
Lorsque le risque est identifié, l’analyse du risque a pour but d’estimer le risque, en lien avec
les dangers identifiés. Il s’agit d’un processus quantitatif ou qualitatif qui lie la probabilité
d’apparition des dommages et leur gravité.
L’analyse du risque doit répondre à la question « est-il possible que cela arrive souvent, et si
oui : est-ce détectable ? ».
Dans quelques outils de gestion du risque, la détectabilité du dommage est aussi prise en
compte dans l’estimation du risque. (2)
Evaluation du risque
L’évaluation du risque compare le risque identifié et analysé à des critères de risque donné.
Elle doit répondre à la question « quelles conséquences cela aurait-il, quelle criticité ? ». Cette
comparaison permet de prioriser les risques, afin de déterminer des actions prioritaires à
mettre en œuvre pour les maîtriser.
Le résultat de l’évaluation du risque peut être soit une estimation quantitative du risque, soit
une description qualitative d’une gamme de risque. Dans ce cas, le risque est désigné par des
adjectifs qualificatifs tels que « critique », « majeur », « mineur », qui doivent être définis de
la façon la plus précise possible.
Quand le risque est exprimé quantitativement, une probabilité numérique est utilisée.
8
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
9
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
10
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
arbre des causes, l’objectif principal étant de déterminer les causes réelles qui ont conduit à
l’accident. (8)
3.1.2. Principe
Seule méthode de type déductif proposée dans l’ICH Q9. L’arbre de défaillance aussi
connu en anglais sous le nom de Fault Tree Analysis (FTA), est une approche qui prend pour
hypothèse la défaillance de la fonctionnalité d’un produit ou d’un processus. Cet outil évalue
une par une les défaillances du système (ou du sous-système), mais peut associer plusieurs
causes de défaillance en identifiant les cascades de causes. Les résultats sont représentés par
des pictogrammes sous la forme d’un arbre des modes de défaillance. À chaque niveau de
l’arbre, les combinaisons de modes de défaillance sont décrites à l’aide de suites logiques
(ET, OU, etc.). L’arbre des défaillances repose sur la connaissance des experts sur les
processus pour identifier les causes de défaillances. (7)
3.1.3. Objectifs
L’analyse par arbre de défaillance est une méthode de type déductif : en partant d’n
évènement donné, il s’agit d’identifier toutes les combinaisons pouvant conduire à cet
évènement. Cette analyse se fait en remontant de cause en cause jusqu’à arriver à des
évènements considérés comme élémentaires qui ne seront pas expliqués. (9)
Evènement sommet
Evènement Evènement
intermédiaire A intermédiaire B
11
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3.1.4. Déroulement
L’analyse par Arbre des Défaillances d’un événement redouté peut se décomposer entrois
étapes successives :
définition de l’événement redouté étudié,
élaboration de l’arbre,
exploitation de l’arbre.
Il convient d’ajouter à ces étapes, une étape préliminaire de connaissance du système,
primordiale pour mener l’analyse et nécessitant le plus souvent une connaissance préalable
des risques.
Définition de l’évènement redouté
La définition de l’événement final, qui fera l’objet de l’analyse, est une étape cruciale pour la
construction de l’arbre. S’agissant d’une méthode qui peut se révéler rapidement lourde à
mener, elle doit être réservée à des évènements jugés particulièrement critiques. (10)
Construction de l’arbre
La construction d’un arbre des défaillances consiste à sélectionner un évènement dont on
veut représenter les scénarios de survenues. On se pose alors la question «quels évènements
ou combinaisons d’évènements et de conditions pourraient produire cet évènement ?».
L’arbre se présente de haut en bas, la ligne la plus haute correspond à notre évènement
redouté. Puis chaque ligne détaille la ligne supérieure auquel elles sont rattachées. Les
relations entre les lignes sont représentées par connecteurs logiques (ET, OU,…). Chaque
élément de l’arbre est représenté par un symbole normalisé (rectangle, triangle,…). On arrête
la décomposition quand on ne gagne plus d’information.
1. Choix de l’évènement sommet
L’équipe d’analyse définit tout d’abord l’évènement qui doit être étudié, de façon explicite et
précise, ce sera l’évènement-sommet de l’arbre. Un arbre n’a qu’un seul évènement sommet,
il en découlera les évènements intermédiaires.
2. Rechercher les causes immédiates, nécessaires et suffisantes.
Consiste en la recherche des causes de l’évènement en cours d’étude. A la fin de cette
recherche, on classe chaque cause, comme évènement de base, évènement intermédiaire ou
évènement non développé.
La construction de l’arbre consiste à se demander à chaque étape « qu’est ce qui pourrait
faire que … ? ».
12
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3. Connecteurs logiques
Consiste à définir le connecteur logique ET / OU reliant les causes à l’évènement
analysé.
4. Rechercher les causes des évènements intermédiaires
Consiste à examiner s’il existe des causes classées comme évènement intermédiaire.
Dans le cas contraire, l’analyse est terminée.
5. Développer les évènements intermédiaires
On sélectionne un évènement intermédiaire, et on répète la procédure à partir de
l’étape2 pour rechercher toutes les causes. On choisit toujours d’expliciter un des
évènements intermédiaires les plus proches du sommet, de façon à développer de
façon homogène toutes les branches de l’arbre de défaillance. (2)
Oui
Exploitation de l’arbre
A l’aide de règles mathématiques et statistiques, il est alors théoriquement possible
d’évaluer la probabilité de l’événement redouté « sommet » (le point de départ de l’étude) à
13
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
partir des probabilités des événements « feuilles » sur lesquels la décomposition s’est arrêtée.
Cette exploitation quantitative doit être mise en œuvre dans l’optique de hiérarchiser les
différentes causes possibles et de concentrer les efforts en matière de prévention sur les causes
les plus vraisemblables.
14
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
défaillance sous forme de graphique. Cette méthode est utile à la fois à l’appréciation du
risque et au développement de programmes de surveillance. (7)
3.2.2. Principe
Toute APR a pour objectifs :
l’identification des évènements redoutés,
une évaluation permettant une hiérarchisation de ces risques,
l’identification des dispositions de réduction de risques qu’il faudra prévoir.
L’Analyse Préliminaire des Risques nécessite donc dans un premier temps d’identifier les
éléments dangereux de l’installation, sur la base de la description fonctionnelle réalisée avant
la mise en œuvre de la méthode. Ces éléments dangereux désignent le plus souvent :
des substances ou préparations dangereuses, sous forme de matières premières, de
produits finis, d’utilités...,
15
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3.2.3. Déroulement
Pour chaque fonction identifiée dans la phase de description, les produits ou équipements sont
passés en revue, en examinant les situations de dangers potentielles. Il est
pour cela fait appel à l’expérience et à l’imagination de chacun, mais aussi aux analyses
d’accidents qui peuvent constituer une source d’information à privilégier.
Le groupe de travail peut alors adopter une démarche sous la forme suivante :
1. Sélectionner le système ou la fonction à étudier, sur la base de la description fonctionnelle.
2. Choisir un équipement ou produit pour ce système ou cette fonction.
3. Pour cet équipement, considérer une première situation de danger.
4. Pour cette situation de danger, envisager toutes les causes et les conséquences
Possibles.
5. Pour un enchaînement cause-situation de danger-conséquences donné, identifier alors les
barrières de sécurité existantes sur l’installation
6. Si le risque ainsi estimé est jugé inacceptable, formuler des propositions d’améliorations.
7. Envisager alors un nouvel enchaînement cause-situation de danger-conséquences pour la
même situation de danger et retourner au point 5.
8. Si tous les enchaînements ont été étudiés, envisager une nouvelle situation de danger pour
le même équipement et retourner au point 4.
9. Lorsque toutes les situations de dangers ont été passées en revue pour l’équipement
considéré, retenir un nouvel équipement et retourner au point 3.
16
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
10. Le cas échéant, lorsque tous les équipements ont été examinés, retenir un nouveau
système ou fonction et retourner au point 2. (2)
17
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
permet d’assurer l’homogénéité des analyses mené[Link] outils est particulièrement utile en
phase de conception alors que les circonstances ne permettent pas une analyse approfondie.
Cependant, les situations ne figurants pas dans la liste ne sont pas prises en compte, d’où
l’intérêt d’une mise à jours régulière.
L’analyse préliminaire des risques peut être une aide à la conception des locaux à
l’identification des processus qui seront à analyser dans le détail. (12)
18
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3.3.2. Principe
Une étude HAZOP (Hazards and Operability Study) consiste, en premier lieu, à identifier
toutes les dérivés potentiels des principaux paramètres de fonctionnement d’une installation.
Le recensement de ces diverses dérivés est effectué de manière systématique par l’association
de «mots guides» comme par exemple : «pas de», «plus de», «moins de», à chacun des
paramètres de l’installation. Il s’agit d’une technique de remue-méninges ou «brainstorming»
visant à identifier les dangers à l’aide de «mots clés».
Puis la seconde étape de l’HAZOP consiste, d’une part à déterminer les causes et les
conséquences possibles de chacune des dérivés décelées, et d’autre part, à identifier les
moyens existants pour prévenir ou détecter ces dérivés. Le groupe de travail chargé de mettre
en œuvre la méthode HAZOP peut ainsi émettre des recommandations ou définir des mesures
à mettre en place pour rendre l’exploitation de l’installation plus sure. (14)
3.3.3. Le déroulement :
La mise en œuvre d’étude HAZOP s’articule autour de trois étapes principales : une phase
préparatoire, une phase d’analyse et enfin une phase d’enregistrement et de suivi des travaux.
phase01 : Préparation
La phase préparatoire d’une étude HAZOP commence par la formation de l’équipe de travail.
La composition de l’équipe de travail est en effet un élément déterminant pour la réussite de
la mise en œuvre de la méthode HAZOP.
Puis une fois l’équipe formée, la seconde étape de la phase préparatoire consiste à réunir
toute la documentation technique relative à l’installation examinée. En effet, la mise en œuvre
d’une étude HAZOP implique nécessairement de disposer d’un certain nombre d’information
techniques sur le procédé analysé. En particulier, une conditions préalables à la réalisation de
l’étude est de posséder une représentation précise et complète de l’installation étudiée. (15)
19
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Phase02 : Analyse
La phase d’analyse est la phase durant laquelle l’équipe de travail examine l’installation en
appliquant la méthode HAZOP. La mise en œuvre de la méthode HAZOP peut se dérouler sur
une ou plusieurs sessions de travail selon la complexité de l’installation en procédant selon les
étapes chronologiques suivantes (16) :
Ce qui caractérise la méthode HAZOP est l’usage de mots-clés ou mots guides, qui seront
ensuite combinés à un paramètre pour générer une dérive. On peut citer : non ou pas de
plus de moins de
20
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Causes et conséquences
Pour chaque déviation mise en évidence, comme avec la méthode AMDEC, il faudra
rechercher les causes et les conséquences possibles.
Reprenons notre exemple ; pour la déviation « température élevée », la cause peut être un
excès de chauffage, un défaut de refroidissement, une combustion. Suite à cet écart de
température, les conséquences peuvent être une explosion, une inflammation,…
Estimation et évaluation du risque
En pratique, la méthode HAZOP ne permet pas de quantifier le risque. La version originelle
était strictement qualitative. La version probabiliste actuelle n’est que semi quantitative.
Pour estimer le risque, il faut quantifier sa probabilité d’apparition et la gravité des effets qu’il
engendre.
Probabilité ou fréquence d’apparition
On définit un nombre limité de niveaux de probabilité, en théorie on regroupe ces fréquences
en six classes comme ci-dessous.
Indice de fréquence : fréquent, possible, rare, extrêmement rare, improbable, fortement
improbable
Gravité des conséquences
Indice de gravité : désastreux, catastrophique, important, sérieux, modéré, sont quelques
exemples de classification.
Il faudra tenir compte des facteurs de gravité pouvant être liés aux : matières dangereuses,
phénomènes dangereux, évènement redoutés, équipement à risque, conditions opératoires
dangereuses.
Niveau de risque : élevé, intermédiaire, moindre.
Lorsque les niveaux de probabilité et de gravité sont déterminés, la matrice de criticité
gravité /probabilité peut être élaboré.
L’évaluation de risque pour une installation donnée se fera alors sur la base de cette grille
probabilité/gravité. (16)
Moyens de détection et barrières de sécurité
Les dérives d’une installation conduisant à des accidents doivent être maîtrisées.
L’équipe HAZOP doit s’assurer qu’il y ait des moyens de détection ou des barrières de
sécurité efficace permettant de réduire la probabilité d’occurrence et/ou de limiter la gravité
des conséquences. (16)
21
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Action correctives
Si les moyens de détection et de sécurité sont jugés insuffisants au regard de la criticité du
risque, l’équipe l’analyse doit proposer alors des améliorations et mettre en place des actions
correctives et préventives. (16)
Phase03 : enregistrement et suivi.
Cette dernière étape de la méthode HAZOP a un rôle primordial. En effet, l’application
méthodique et rigoureuse de la méthode HAZOP génère de nombreux résultats, propositions
et recommandations, dont ne pas perdre le bénéfice des travaux réalisés, d’assurer
l’enregistrement d’une part et le suivi des propositions et recommandations d’autre part. (14)
Les résultats d’une session de travail sont synthétisés dans un tableau qui se présente de la
manière suivante :
Mesures
de
Mot- Propositions
Paramètre Dérivé Cause conséquences prévention
guide et de
détection d’amélioration
existantes
22
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Début Fin
d’analyse d’analyse
Sélection de Oui
l’installation à examiner
Non
Choisir un paramètre de Tous les paramètres de
l’installation l’installation ont été analysés
Oui
Application d’un mot Non Tous les mots-guide ont été
guide au paramètre appliqués aux paramètres ?
sélectionné
Non
Non
23
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3.4. HACCP
3.4.1. Historique
Tout a commencé dans les années 60, aux Etats Unis, lorsque la NASA et l’armée
envisagent d’envoyer des hommes dans l’espace. Il fallait alors pouvoir garantir la sécurité
des aliments des astronautes. Les autorités demandent alors à une entreprise, la société
PILLSBURY, de développer un outil permettant d’assurer des produits surs. Cet outil a été la
première ébauche de la méthode HACCP, crée par monsieur BAUMAN.
Apres le succès remporté par l’HACCP lors des vols spatiaux, FDA intègre cette méthode à
ses recommandations pour l’industrie de la conserve. De plus, OMS demande à l’ICMSF de
travailler sur l’HACCP. Le résultat de ce travail est un ouvrage collectif publié en 1988.
24
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
25
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
26
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
sur toutes les étapes et dans les conditions réelles de fabrication. Cette vérification sur le
terrain est aussi l’occasion d’échanger avec les opérateurs pour les impliquer dans la
démarche HACCP. (2)
Les sept principes fondamentaux
Principe 01 : analyse des dangers
Il s’agit d’une étape clé de la démarche HACCP.
Identifier les dangers
L’équipe doit déterminer les dangers véritablement menaçants pour la sécurité du produit. Il
ne s’agit pas de lister tous les dangers possibles et inimaginables mais uniquement ceux qui
sont significatifs pour le produit considéré.
Ensuite, l’équipe doit évaluer les dangers en tenant compte de leur gravité et de leur
probabilité d’apparition.
Evaluer le risque de chaque danger
Pour chaque danger identifié on évalue le risque pour le produit, par l’identification des
scores de la Fréquence (F), la Gravité (G) et la Probabilité (P). Le plus souvent ces critères
sont cotés de 1 à 4.
Puis le calcul de la criticité par la formule suivante
Criticité= Gravité x Fréquence x Probabilité
Trouver les causes
Pour la liste des dangers significatifs retenus lors de l’étape précédente, il faut dresser
l’inventaire exhaustif des causes. On utilise, le plus souvent, les 5M pour trouver les causes
des dangers.
Identification des mesures de maitrise
L’équipe HACCP détermine pour chaque danger abordé des mesures de maitrise, en assure
la mise en œuvre permanente et en apporte la preuve selon les bonnes pratiques d’hygiène et
de fabrication.
27
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
5M
28
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Oui Non
Non
CC
Non Q3 : une contamination s’accompagnant du
CCP (des)danger(s)identifié(s)peut-elle survenir, ou P
Non
le danger peut-il augmenter jusqu’à atteindre
un niveau inacceptable ?
Oui
Oui
29
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
30
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
31
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
3.5.4. Défaillance ?
Par défaillance on entend simplement qu’un produit, un composant ou un ensemble :
Ne fonctionne pas.
Ne fonctionne pas au moment prévu.
Ne s’arrête pas au moment prévu.
Fonctionne à un instant non désiré.
Fonctionne, mais les performances requises ne sont pas obtenues.
Le mode de défaillance : est la façon dont un produit, un composé, un ensemble, un
processus ou une organisation manifeste une défaillance ou s’écarte de spécification
(déformation, vibration, corrosion…..)
Une cause de défaillance : est évidemment ce qui conduit à la défaillance. on définit et on
décrit les causes de chaque mode de défaillance considérée comme possible pour pouvoir en
32
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
estimer la probabilité, en déceler les effets secondaires et prévoir des actions correctives pour
la corriger.
Les effets de défaillances : sont les effets locaux sur l’élément étudié du système et les
effets de défaillance sur l’utilisateur final de produit.
33
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Initialisation de l’AMDEC
Valider le besoin, délimiter l’étude et constituer un groupe de travail pluridisciplinaire
localisé (avec plusieurs personnes, un animateur, en un lieu unique et pendant un
temps donné) ou délocalisé (audit par animateur, synthèses, examen critique).
Préparer un dossier d’étude et recenser la documentation existante.
Définir le niveau de détail de l’analyse.
Pour la réalisation d’une AMDE(C) « produit », réaliser
une analyse fonctionnelle : elle permet de savoir
pourquoi et comment fonctionne le système et
l’AMDE(C) va permettre de savoir pourquoi et
comment le système tombe en panne.
Définir le tableau d’analyseet le valider.
La clé de succès de l’équipe AMDEC réside dans l’engagement totale de ses membres
et l’interaction entre ceux-ci.
Analyse fonctionnel
Une défaillance est la disparition ou la dégradation d’une fonction. Donc pour trouver les
défaillances potentielles il faut connaitre les fonctions.
Le but de l’analyse fonctionnelle est de déterminer d’une manière assez complète les
fonctions principales d’un produit, les fonctions contraintes (interrelation avec le milieu
extérieur) et les fonctions élémentaires (qui assurent la fonction principale).
Pour réaliser correctement l’analyse fonctionnelle il faut effectuer trois étapes principales :
1. Décrire le besoin et la façon dont le système est satisfait.
2. Définir les fonctions qui correspondent aux besoins.
3. Etablir l’arbre fonctionnel afin de visualiser l’analyse fonctionnelle.
Etude qualitative (analyse des défaillances causes-effets)
34
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
les défaillances potentielles, ainsi l’analyse fonctionnelle aide à trouver en amont les causes et
en aval les effets de chaque mode de défaillance.
On visera à identifier les causes possibles des défaillances par la technique des 5 M
Matières Matériel
Effet
Méthodes
Milieu Main d’œuvre
Figure 08 : les 5M
La première cause identifiée est rarement la cause primaire. On doit se poser au moins trois
fois la question « pourquoi » pour arriver à un niveau de détail suffisant.
L'effet concrétise la conséquence du mode de défaillance.
Il dépend du point de vue AMDEC que l'on adopte :
Effets sur la qualité du produit (AMDEC procédé)
Effets sur la productivité (AMDEC machine)
Effets sur la sécurité (AMDEC sécurité)
Un effet peut lui-même devenir la cause d'un autre mode de défaillance
Analyse de criticité
La criticité est une appréciation de l’importance des impacts repérés. Dans le cas de
l’AMDEC le mot criticité s’emploie d’avantage dans le sens gravité des conséquences. Plus la
criticité est grande et plus le risque lié aux défaillances potentielles est élevé. La criticité est
donc une synthèse de plusieurs paramètres significatifs de l’importance des effets du mode de
défaillance.
La méthode consiste à combiner la gravité des conséquences, la fréquence d’apparition du
mode de défaillance et de sa détectabilité. La criticité des défaillances est alors évaluée selon
la formule suivante : C = G x F x D, avec
35
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Indice gravité
Note correspondance
1 sans conséquence
2 importants : effet secondaire sans séquelle.
3 graves : effet secondaire avec séquelle.
4 catastrophique : mort.
36
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
Détectabilité
La détectabilité est représentée par un coefficient sur une échelle à plusieurs niveaux
reflétant l’atténuation de la gravité des conséquences en cas de détection pondérée par la
probabilité de détection.
Indice de détectabilité
Note correspondance
1 défaillance détectée à 100%
2 défaillances détectables mais non fiables
3 défaillances très difficile à détecter
4 défaillances indétectables
37
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
38
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
4. Tableau récapitulatif
Tableau 06 : tableau représente les principes méthodes d’analyse des risques.
Méthode Application Avantages Inconvénients
Mettre en évidence la Permet d’organiser -ne rend pas compte
cause principale de l’information de l’aspect temporel
défaillance. existante en faisant des scénarios
Arbre de défaillance apparaitre les liens d’évènements
(ADD) logiques détaillés conduisant à la
entre les évènements, défaillance.
et de compléter
l’analyse.
-Identification des -Facile à mettre en -Les situations ne
évènements redoutés. œuvre. figurant pas dans la
-Identification des -Permet de liste ne sont pas prise
éléments dangereux de sélectionner en compte (mise à
l’installation. rapidement les jour régulière).
situations dangereuses
Analyse préliminaire des inacceptables.
risques (APR). -Utile en phase de
conception.
-Homogénéité des
analyses menées par
la mise en place d’une
liste prédéfinie des
situations dangereuse.
-Appliquée aux -Accessible et facile à -Ne permet pas
procédés de mettre en œuvre. d’hiérarchiser les
fabrication. -Rigoureuse et risques (nécessite un
Hazards and operability -Surveillance régulière logique. outil complémentaire).
study (HAZOP) des points critiques du -Exhaustive grâce à -Ne permet pas
procédé de fabrication. ses mots guides. d’étudier deux
paramètres
simultanément.
-Identifier et gérer les -Reconnue par les -il faut une
risqué associés aux autorités de tutelle. connaissance
dangers d’origine -Evaluation des approfondie pour
physiques, chimique, risques de identifie les points de
Hazard Analysis Critical et biologique (y contamination sur un control critique
Control Point (HACCP). compris la procédé.
contamination
microbiologique).
-Identifier les points de
contrôle critique.
39
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
40
Chapitre I : Gestion de risque qualité en industrie pharmaceutique
7.2. Limites
- Les membres de l’équipe identifieront et jugeront les risques différemment selon leurs
domaines de compétences ce qui peut diminuer la pertinence des estimations du risque.
- Le programme de management du risque est souvent difficile à mettre en œuvre du fait de
résistance au changement. La mise en évidence de risques encourus par l’entreprise est
ressentie comme des complications dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise et
comme une surcharge de travail par l’ensemble du personnel.
41
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
1. Contamination
1.1. Définition
La contamination est définie par les BPF ( bonnes pratiques De fabrication)comme
«l’introduction non intentionnelle d’impureté de nature chimique ou microbiologique, ou de
matière étrangère, à l’intérieur ou à la surface d’une matière première, d’un intermédiaire, ou
d’une substance active, pendant la production, l’échantillonnage, le conditionnement ou le
reconditionnement, le stockage ou le transport».
Tout au long de sa vie, le médicament est exposé à plusieurs sources de contamination. Afin
d’apporter sur le marché un produit conforme aux exigences réglementaires, la
contamination doit être maîtrisée par des moyens de lutte. (26)
1.2. Types de contamination
Les «impuretés» citées dans la définition de contamination selon les BPF, correspondent aux
agents contaminants, selon lesquels les contaminations sont classées en trois groupes
- La contamination particulaire.
-La contamination microbiologique.
-La contamination chimique.
1. Contamination particulaire
Les contaminants à l’origine de la contamination particulaire peuvent être très variés
puisqu’il s’agit toutes les particules non viables, inertes telles que les particules de verre,
cheveux, fibres de vêtement, poussières, débris de carton……….
2. Contamination microbiologique
Les contaminants retrouvés dans ce type de contamination, également appelée bio-
contamination, sont l’ensemble des micro-organismes : bactéries, levures, moisissures, virus.
Au contraire de la contamination particulaire, les particules sont viables et peuvent se
développer suivant des conditions de température, humidité, pH, milieu nutritif..., propres à
chaque micro-organisme. (29)
[Link] chimique
L’origine de la présence d’un contaminant chimique dans un produit pharmaceutique est
variée. La contamination chimique se fait par les substances actives, les excipients, les
produits intermédiaires et les agents de nettoyage.
La plupart des contaminations chimiques ont pour origine une contamination croisée La
contamination chimique croisée se définit comme le transfert d’une certaine quantité d’un
médicament manipulé auparavant dans la préparation en cours de fabrication. (2)
42
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
Contamination croisée ?
La contamination croisée est définie par les BPF comme la « contamination d'une matière ou
d'un produit par une autre matière ou par un autre produit ». La contamination croisée peut
être directe ou indirecte (contamination par l’intermédiaire d’un vecteur). Elle peut se
produire à toutes les étapes de fabrication d’un médicament (pesée, fabrication, répartition,
conditionnement). (2)
1.4. Les sources et les vecteurs de la contamination croisée
Vecteur
Source Récepteur
43
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
3. Les récepteurs
Les récepteurs peuvent se distinguer par leur sensibilité à la contamination :
Selon l’état d’avancement dans le processus de fabrication : un produit intermédiaire
est généralement plus sensible qu’un produit vrac,
Selon la finalité du médicament fabriqué : mode d’administration, objectif
thérapeutique, sensibilité du patient, etc.,
Selon la stabilité ou la compatibilité des substances actives avec les agents
contaminants.
1.3. La Prévention de la contamination
-Hygiène du personnel
-Un nettoyage et un entretien efficace des locaux et de matériel
-La gestion des flux : les flux de circulation de personnel, de matière première et de produit
fini ne doivent pas se croiser. Ainsi la filtration de l’air permet de garantir la qualité de l’air
au contacte de la matière.
1.4. Conséquences d’un cas de contamination croisée sur la santé publique et sur
l'entreprise
Des conséquences sanitaires d’une contamination croisée prennent effet lorsque le
médicament est libéré dans son circuit de distribution. La gravité des conséquences dépend
alors du moment au quels on détectera le cas de la contamination croisée.
La contamination croisée est la plus redoutée par les industries. Les retombées d’une telle
contamination sont de type sanitaire et économique. Sans oublié le discrédit qui est jeté sur la
qualité de la production de l’industrie pharmaceutique concernée aux yeux des autorités
responsable de la santé publique.
44
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
45
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
46
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
contamination croisée entre produits. Ce moyen fait partie des actions d’assurance qualité
communément mises en œuvre. (31)
2.2.3. Les différents types de validation :
Trois types de validation sont envisageables dans l’annexe 15 des BPF.
Validation prospective : les phases de validation sont préalables à la mise sur le
marché de nouveau produit. Il est admis que cette validation s’effectue sur trois
nettoyages consécutifs.
Validation concourante, simultanée ou concomitante : de façon exceptionnelle, il
peut être accepté que les phases de validation s’effectuent (ou se terminent) alors que
le produit est déjà sur le marché. Par ailleurs la démarche reste la même que celle de
la validation prospective.
Validation rétrospective : sur des procédés dont on veut démontrer qu’ils sont
stables, on peut utiliser les données historiques de routine pour la validation. Comme
ces données sont souvent moins nombreuses que lors des essais de validation, on
feraporter l’étude sur un plus grand nombre de nettoyages. Le texte préconise entre
10 et 30 nettoyages consécutifs.
Les validations prospectives et simultanées sont les plus rencontrées. En raison de la
difficulté à démontrer un état stable sur des périodes parfois longues (10 à 30 nettoyages
peuvent représenter plusieurs années de production), de plus ces 10 à 30 lots doivent être
consécutifs, de nombreuses entreprises ont décidé de s’interdire l’utilisation de la validation
rétrospective. (27), (28)
47
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
Dans les BPF, chapitre 3 : locaux et matériel, il est précisé que ‹leur plan, leur agencement,
leur conception et leur utilisation doivent tendre à minimiser les risques d’erreur et à
permettre un nettoyage et un entretien efficace en vue d’éviter les contaminations croisées, le
dépôt de poussières ou de saletés et, de façon générale, toute atteinte à la qualité des
produits›. Il est également précisé qu’ils doivent être entretenus soigneusement, nettoyés et
désinfectés.
Chapitre 4 : documentation, ‹des procédures écrites et, le cas échéant, les comptes rendus
des mesures prises et des résultats obtenus doivent être établis pour l’entretien, le nettoyage
et la désinfection›.
Le point 2 indique que toutes les activités de validation doivent être clairement définies et
documentées dans un plan directeur de validation (PDV) ou documents équivalents.
Concernant la documentation ‹un rapport renvoyant au protocole de qualification et/ou
validation doit être élaboré›.
Le point 22 dit que ‹ les installations, systèmes et équipements qui seront utilisés doivent
avoir été qualifiés et les méthodes d’essais analytiques doivent être validées. Le personnel
participant aux activités de validation doit avoir reçu une formation appropriée›
48
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
acceptable. Une seule étude de validation peut être réalisée en se fondant sur la méthode du
pire cas qui tient compte des points critiques›. (28)
49
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
50
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
51
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
52
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
Ce critère d’acceptation est très utilisé car il tient compte des propriétés pharmacologiques
des produits et des risques liés à la voie d’administration. (36)
[Link].2. Critère d’acceptation basé sur la toxicité
La méthode est basée sur l’utilisation des données toxicologique de l’animal.
Elle est utile pour les calculs des limites sur les matières à usage non pharmaceutique, tel que
les détergents. Ce critère d’acceptation utilise la notion de Dose Journalière
Acceptable et de Niveau Sans Effet Observé (NOEL)
NOEL = DL50×5×10-4
Le facteur (5. 10-4) est une constante basée sur un grand nombre de résultats publiés
DL50= dose létale 50qui entraine la mort de 50% des animaux traités
53
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
54
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
Avantages Inconvénients
Avantages Inconvénient
Volume réduit : amélioration de la Modélisation de taux de récupération
sensibilité de la méthode. difficile.
Méthode alternative en cas Nécessite d’ajouter un rinçage pour
d’impossibilité de prélever directement éliminer le solvant de prélèvement.
un équipement. Cour et sécurité en cas d’utilisation de
Augmentation de taux de récupération solvant
envisageable : choix de la nature de
solvant possible en fonction de la
solubilité des composés
55
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
Avantages Inconvénients
Prélèvement dans les surfaces inaccessible Dilution importante du
(justification acceptable pour la FDA). contaminant.
Représentatif de l’ensemble des surfaces à Difficulté pour connaitre le volume
évaluer. exact du fluide de rinçage.
Bon complément de prélèvement direct pour Insuffisant seul pour la FDA : à
avoir une représentativité globale. compléter par un prélèvement
Automatisation possible donc meilleure direct, à minima sur les zones
reproductibilité. accessibles.
Avantages Inconvénients
56
Chapitre II : Contamination et validation du nettoyage
57
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Biopharm, constitue l’une des principales industries pharmaceutiques en Algérie,bâtie sur un site
de 8000 m2, l’unité de Oued Smar (Alger,Algérie) fabrique aujourd’hui quelques 35 millions
d’unités annuellement, à travers 9 lignes de production, soit deux (2) lignes pour les formes
liquides (petits et grands volumes), une ligne de crèmes et gels, deux lignes de suppositoires et
quatre lignes de formes sèches (sachets, poudre, pilules et comprimés). Sa gamme de production
comprend prés d'une centaine de génériques couvrant les principales classes thérapeutiques.
Les étapes pratiques de notre travail se sont déroulées durant un stage de un (1) mois réalisé au
niveau du site de production Biopharm-Industrie sis à la zone industrielle Dar El Beida.
- Un département de la Qualité : dont l’objectif principal est de garantir la qualité des produits
fabriqués au niveau du site (conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication).
- Un département HSE (Hygiène –Sécurité- Environnement) : dont le rôle est de s’assurer que
l’hygiène, le niveau de sécurité et le respect de l’environnement au sein du site, sont acceptables
et conformes aux normes internationales régissant la sécurité, l’hygiène et l’environnement,
-Un département Technique : qui s’occupe de gérer l’aspect technique du site : réparation
préventive du matériel du site, entretiens des locaux
58
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
2. Matériels et méthodes
2.1. Matériels
Le but de notre étude est de répondre à une exigence des bonnes pratiques de fabrication,
qui oblige les industries pharmaceutiques à appliquer des méthodes d’analyse de risques qui
permettent un haut degré d’assurance qualité.
Dans cette optique, nous avons eu recours à l’application d’une démarche de management
des risques sur l’unité de production des formes pâteuses (ligne crèmes et gels) pour assurer une
bonne gestion des risques lors de la validation du nettoyage des équipements.
Les produits fabriqués dans cette ligne sont énumérés dans la liste ci-dessous ;
Profenid® gel 0,5% (principe actif est le ketoprofene)
Biofenac® gel 0,5% (principe actif est le Diclofenac de diethyl amine)
Fucidinepomade 2% (principe actif est le fucidate de sodium)
Clotasol gel, pommage et crème à 0,05% chacune des formes (principe actif est le
clobetasolpropionate)
Fenoxam gel 0,5 % (principe actif est le piroxicam)
Terbinafine crème
Il est à noter que le worst case choisi pour la validation de nettoyage est le Profenid gel dont le
principe actif est le kétoprofène. Lenettoyage a fait objet d’une validation.
Dans ce travail et avec une étude rétrospective, nous appliqueront une approche d’analyse de
risque à cette validation afin de dégager des actions correctives et préventive dans le cas échéant.
2.2. Méthodes : la méthode appliquée dans notre étude est l’analyse des modes de défaillance,
de leur effet et de leur criticité AMDEC pour la raison qu’elle est utilisée pour identifier les
risques potentiels liés à des défaillances des procédés et des processus. Comme notre cas le
procédé de la validation du nettoyage.
59
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Valeur Critère
1 De une fois à 2 fois /an
2 Au moins 1/mois
3 Au moins 1/semaine
4 Au moins 1/j
60
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Valeur Critère
Aucune incidence sur la conformité
1
de produit
Produit non conforme mais sans
2
aspect
Produit non conforme avec impact
3
faible
Produit non conforme avec impact
4
grave
Valeurs Critère
4 Défaillance indétectable
C=SXOXD
L’indice de criticité est le produit des scores obtenus pour l’occurrence, la détectabilité et
la sévérité d’une défaillance considérée.
Etape 05 :L’hiérarchisation
Une fois la criticité de chaque mode de défaillance déterminé, elles sont classées selon
un ordre décroissant afin de déterminer celles nécessitant des actions correctives ou préventives
prioritaires.
61
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
En fonction des scores de criticité obtenus, une échelle de priorité est définie :
62
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Détectabilité
Occurrence
Actions
sévérité
Etape Mode de correctives
effets Causes criticité Risque
défaillance et
préventives
Consiste à éliminer les souillures visibles à l’œil nu par le seul usage de l’eau chaude et par le
rinçage à l’eau purifiée.
Nettoyage majeur
Nettoyage mineur suivi de l’utilisation d’un détergent/désinfectant afin d’éliminer toute trace de
produit chimique ou de microorganisme.
Fréquence du nettoyage
En fin de compagne et/ou de semaine.
Suite à un arrêt dépassant 72h.
Moyens de mise en œuvre
Détergent approprié (Ammonium quaternaire).
Eau chaude.
Eau purifiée.
63
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Criticité
Sévérité
Mode de Risque
Etape Causes Effets
défaillance
La DL50 est
Le choix de
un critère de
traceur repose L’approche ne
dernière
sur des tient pas
intention
Choix du données compte de la Moyen
laissée en 4 2 2 16
traceur physico- contamination
dernière
chimiques sur la santé
position pour
(solubilité- humaine.
les critères de
nettoyabilité)
choix
64
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Détectabilité
Occurrence
Criticité
Sévérité
Mode de Risque
Etape Causes Effets
défaillance
Biais de la
Erreur de Non maitrise
Calculs des validation.
calculs des des
critères Risque de 1 4 1 4 Mineur
critères formules de
d’acceptation contamination
d’acceptation calcul
du produit
La formule de
calcul de la
limite prend
Limite
Paramètres compte de
d’acceptation Erreur dans
utilisés pour toutes les
est l’établissemen
l’établissemen combinaisons 4 3 2 24 élevé
indépendante t de la limite
t de la limite possibles,
du d’acceptation
d’acceptation produit
contaminant
suivant /
produit
précédent
Risque
Etape de
d’avoir un
groupage
nouveau
produit/produi Difficulté à
worst case
t et effectuer le Introduction
donc
équipements/ groupage d’un nouveau 1 4 2 8 Moyen
inefficacité du
produit pour produit.
nettoyage
le calcul de la
validé
surface totale
précédemmen
de contact
t
65
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Occurrence
sévérité
Détectabilité
Criticité
Risque
Mode de Causes
défaillance Effets
Etape
Majeur
chargé du formation de non
nettoyage non l'opérateur correctement
habilité ou chargé du Réalisé.
habilité mais nettoyage
Habilitation du
erreur Validation à
personnel
intentionnelle refaire : perte
ou par oubli de
temps et
d'argent
Moyen
précision de donnés de basse de
la température température l’eau :
de l’eau : eau dans la inefficacité de
Préparation de détergent
Majeur
Remplissage de la
élevée de
cuve lipophile par
l’eau : risque
l’eau chaude
de dégrader
les molécules
de détergent
Imprécision Préparation Concentration 4 4 4 64
Majeur
66
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Majeur
respectés supérieur à la
valeur cible :
présence de
traces de
détergent sur
l’équipement
et le produit
suivant
Mineur
solution de solution nettoyage
Transfère de la détergent est pendant le
solution de détergent insuffisante transfère
Majeur
temps de la procédure contact
contact de de nettoyage - inférieur au
détergent avec Oubli par temps
l’équipement l’opérateur de demandé :
temps trace de
produit
précédant sur
l’équipement
Nettoyage in place
pendant 15 à 20 min Temps de 3 3 4 36
Majeur
contact
supérieur au
temps
demandé :
trace de
détergent sur
l’équipement.
67
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Majeur
fait pas à 80° pas fait à la inférieur à la
température température
exigée. déterminée
dans la
procédure :
trace de l’eau
dans
l’équipement.
Séchage de la cuve à
80°C
Température 2 3 3 18
Majeur
supérieur à la
température
déterminée
dans la
procédure :
risque
d’abimer
l’équipement.
68
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
détectabilité
Occurrence
Criticité
Sévérité
Causes
Mode de Effets
Etape Risques
défaillance
Résultats
d'analyses
erronés :
Impact sur la
Technicien
Mauvaise décision de
Habilitation chargé de la
formation du validation
du technicien réalisation des 2 4 4 32 Majeur
technicien de
d’analyse analyse non
laboratoire validation à
habilité
refaire : perte
de temps et
d'argent
Résultats de
l’étape de
validation de
Les résultats Techniques
Dosage de la nettoyage
donnés par la d'analyse non
substance pire erronés et
méthode validée ou
cas par une rapport de 1 4 1 4 Mineur
analytique ne non
méthode validation
sont pas maitrisées
analytique tronqué.
fiables.
69
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Occurrence
Sévérité
Criticité
Détectabilité
Causes Effets
Mode de Risque
Etape défaillance
- Risque de
critiques
Détermination des zones
- Caractéristiques
contamination
environnementales
Points du
du local non
critiques produit
maîtrisées
du local/
équipement à - Validation à 2 4 2 16 Moyen
- Mauvaise
nettoyer non refaire : perte
évaluation des
correctement de
points critiques-
identifiés temps et
Validation mal
d'argent
réalisée
70
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Occurrence
Sévérité
détectabilité
Criticité
Risque
Mode de
étape défaillance Cause effet
Prélèvement 2 4 4 32
Majeur
mal réalisé :
Mauvaise Impact sur la
Opérateur
formation de décision de
chargé de
l'opérateur validation
l’échantillonnage
chargé de
non habilité
l'échantillonnage. validation à
refaire : perte de
temps et
Prélèvement
d'argent
Résultats 2 4 3 18
d'analyse
erronés
impactant sur la
décision
Non suivi ou non de validation
respect Risque de
Majeur
Prélèvement des contamination
non instructions de du produit
correctement prélèvement par Validation à
réalisé l'opérateur reprendre :
perte de temps
et d'argent
-Résultats 1 2 1 2
d'analyse
erronés
Non suivi des
-impactant sur
instructions de
la décision
Mineur
prélèvement et du
Prélèvement de validation
planning de
non réalisé à Validation à
prélèvement par
temps reprendre :
l'opérateur
perte de temps
et d'argent
71
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
-Validation 1 3 1 3
Mineur
incomplète du
Non-respect des nettoyage
consignes de - Risque de
Oubli de
prélèvement par contamination
Prélèvement
l'opérateur croisée du
produit suivant
Occurrence
Sévérité
Détectabilité
Criticité
Risque
Mode de Actions
Procédé Effet
défaillance proposées
Mineur
de la 1 2 1 2
Choix du traceur intention laissée considération la
contamination
en dernière toxicité de PA,
sur la santé
position pour les utilisant la DL50
humaine.
critères de choix et NOAEL.
Etablissement de Biais de la
la limite Erreur de calculs validation.
Mineur
Revus des 1 2 1 2
d’acceptation des critères Risque de
calculs
d’acceptation contamination du
produit
Proposer une
approche qui
prend en
Limite Erreur dans considération les
Mineur
72
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Revue
Etape de Risque d’avoir
systématique de
groupage un nouveau
Difficulté à la
Mineur
produit/produit worst case donc 1 1 1 1
effectué le matrice avant le
et inefficacité de
groupage début de la
équipements/équ nettoyage validé
validation du
ipements pour le précédemment
nettoyage
calcul de la
surface totale de
contact.
S’assurer de
l’habilitation du
Opérateur personnel chargé
Nettoyage non
chargé du de nettoyage.
correctement
nettoyage non
Réalisé.
habilité ou Formation
Moyen
habilité mais Adéquate et 1 4 2 8
*Validation à
erreur supervision
refaire : perte de
intentionnelle ou périodique
temps et d'argent
par oubli de tous les
opérateurs
chargés du
nettoyage.
Température
Mineur
basse de l’eau : -Préciser la 1 2 2 4
Manque de inefficacité de température de
Validation de la précision de la nettoyage l’eau dans la
procédure du température de Température procédure de
nettoyage l’eau : eau élevée de l’eau : nettoyage.
Moyen
chaude à risque de -Sonder la 1 4 2 8
combien ? dégrader les température de
molécules de l’eau
détergent
2 4 1 8
-Avec une
balance de
Imprécision de
précision peser
concentration : Concentration
une masse bien
volume d’eau et inférieur à la
déterminée de
Moyen
73
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Concentration
supérieur à la
valeur cible :
présence de
traces de
Mineur
détergent sur 2 3 1 6
l’équipement et
le produit
suivant
Bien insérer le
Quantité de la
connecteur entre
Mineur
solution de Inefficacité de 1 2 1 2
les 2 cuves
détergent est nettoyage
pendant le
insuffisante
transfert
Temps de
contact inférieur
au temps
Mineur
demandé : trace 1 3 1 3
de produit
Non respect de précédant sur Chronométrer le
temps de contact l’équipement temps de contact
de détergent avec de détergent avec
l’équipement Temps de l’équipement
contact supérieur
Mineur
au temps 1 3 1 3
demandé : trace
de détergent sur
l’équipement.
1 2 1 2
Température
inférieur à la
température
inefficacité de
déterminée dans Fixer la
nettoyage.
Mineur
la procédure : température de
-risque d’abimer
trace de l’eau séchage selon les
l’équipement
dans consignes.
l’équipement.
74
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Température
supérieur à la
température
Mineur
déterminée dans 1 2 1 2
la procédure :
risque d’abimer
l’équipement
S'assurer de
l’habilitation du
Résultats personnel
d'analyses concerné avant
erronés : le début de la
Impact sur la validation.
Technicien
décision de
chargé de la
Moyen
validation Formation 1 4 2 8
réalisation des
adéquate et
analyse non
validation à supervision
habilité
refaire : perte de périodique
temps et des techniciens
d'argent de
Validation de la laboratoire dans
procédure le cadre
d’analyse de la validation
Concertation
avec le
Résultats de
laboratoire
l’étape de
de contrôle
validation de
Les résultats qualité afin de
nettoyage
donnés par la s'assurer de
Mineur
erronés et 1 2 2 4
méthode l'existence d'une
rapport de
analytique ne procédure
validation
sont pas fiables. analytique
tronqué.
validée
sur le site avant
le début de la
validation.
- Risque de
Points critiques contamination du Revue de la
Détermination du local/ Produit. qualification
Mineur
75
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
S'assurer de
l’habilitation du
personnel
concerné avant
Prélèvement mal
le début de la
réalisé :
validation
*Impact sur la
Opérateur préconiser un
décision de
chargé de travail à deux
Moyen
validation 1 4 2 8
l’échantillonnage avec vérification
non habilité entre opérateurs.
*validation à
Formation
refaire : perte de
adéquate et
temps et
supervision
d'argent
périodique des
opérateurs
chargés de
prélèvement
Résultats
d'analyse erronés
impactant sur la
Plan
décision
d’échantillonnag
de validation ;
e : prélèvement Revue
- Risque de
Prélèvement périodique de la
contamination
Moyen
non formation de 1 4 2 8
du produit ;
correctement l'opérateur
- Validation à
réalisé chargé du
reprendre :
prélèvement
perte de temps et
d'argent
Résultats
d'analyse erronés
impactant sur la Revue
décision périodique de la
Prélèvement
Mineur
de validation formation de 1 2 1 2
non réalisé à
- Validation à l'opérateur
temps
reprendre : chargé du
perte de temps et prélèvement
d'argent
76
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Validation
incomplète du Revue
nettoyage périodique de la
Mineur
Oubli de - Risque de formation de 1 3 1 3
Prélèvement contamination l'opérateur
croisée du chargé du
produit suivant prélèvement
Etablissement de la
Pré-requis de 3 3 3
la validation limite d’acceptation
du nettoyage Validation de la
procédure de
6 6 11
nettoyage
Validation des
procédures 2 2 4
d'analyse
La Mise en
Détermination des
place et
zones
exécution de la 1 2 2
critiques de
stratégie de
l’équipement
validation du
Plan
nettoyage
d'échantillonnage
4 4 8
(réalisation des
prélèvements)
Total 17 18 29
77
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
choix du traceur
6% établissement de la limite
23% 18% d'acceptation
6% validation de la procédure du
nettoyage
12% validation de la procédure
35% d'analyse
détermination des zones
critiques de l'équipement
plan d'échantillonnage:
prélèvement
78
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Tableau 25: valeurs d’occurrence, sévérité, détectabilité et de criticité avant et après les
actions proposées.
Séchage de la 2 1 4 2 3 1 24 2
cuve à 80° 2 1 3 2 3 1 18 2
Validation de la procédure 2 1 4 4 4 2 32 8
d’analyse 1 1 4 2 1 2 4 4
Détermination des zones
2 1 4 2 2 2 16 4
critiques
2 1 4 4 4 2 32 8
Plan d’échantillonnage : 2 1 4 4 3 2 24 8
prélèvement 1 1 2 2 1 1 2 2
1 1 3 3 1 1 3 3
79
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
3.7. Répartition des modes de défaillance en fonction de leur criticité par étape de
procédé
Le tableau suivant indique la répartition des modes de défaillances en fonction de leur niveau de
criticité par étape du procédé avant et après l’application des actions proposées.
Tableau 26: nombre de mode de défaillance en fonction de leur criticité par étape de
procédé.
Nombre de mode
Nombre de mode nombre de mode de
de défaillance
de défaillance faible défaillance critique
Etape de procédé moyen
avant Après avant après avant Après
0 1 1 0 0 0
Choix du traceur
Etablissement de la limite 1 3 1 0 1 0
d’acceptation
Validation de la procédure 1 7 1 3 8 0
du nettoyage
Validation de la procédure 1 1 0 1 1 0
d’analyse
Détermination des zones 0 1 1 0 0 0
critique
Plan d’échantillonnage : 2 2 0 2 2 0
prélèvement
5 15 4 6 12 0
Total
10
9 avant 7 après
8 6
7 5
6
5 4
4 3 nombre de mode de
3 2 défaillace faible
2
1 1 nombre de mode de
0 0 défaillance moyen
nombre de mode de
défaillance critique
Figure 11 : répartition des modes de défaillance en fonction de leur criticité par étape de
procédé.
80
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Le tableau suivant indique la répartition des modes de défaillances en fonction de leur niveau de
criticité dans l’état actuel (avant) et en cas d’application des actions proposées (après).
Tableau 27 : Répartition des modes de défaillances en fonction du niveau de criticité
Niveau de criticité
Nombre de mode de
défaillance relevés
Faible Moyen Critique
Avant 5 4 12
Après 15 6 0
25 avant 16
après
14
20
12
15 10
critique 8 critique
10 moyen 6 moyen
faible 4 faible
5
2
0 0
81
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
8 2 4 2 1
main d'œuvre
matériel
méthode
matière
milieu
L’objectif principal de notre travail est de montrer l’intérêt de la gestion des risques dans
l’industrie pharmaceutique. Cette étude nous montre en effet comment un outil de gestion de
risques, ici l’AMDEC, peut être utilisé pour minimiser les risques et améliorer la qualité d’un
procédé.
L’étude s’inscrit dans la stratégie d’amélioration continue de la qualité mise en place au niveau
du site et portée par le service d’assurance qualité. L’analyse de risque effectuée s’est portée sur
82
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
Dix sept (17) modes de défaillances ont été relevés, en utilisant comme base documentaire le
protocole de validation du nettoyage d’un équipement.
Les modes de défaillances relevés lors de notre analyse de risque ne sont pas uniformément
répartis le long du procédé de validation du nettoyage ; certaines étapes se révèlent plus risquées
que d’autres ; c’est le cas de l’étape de la procédure de nettoyage qui rassemble à elle-seule
35,29 % des modes de défaillances relevés à cause de nettoyage semi-automatique. Selon notre
analyse, il s’agit de l’étape la plus risquée du procédé. Il s’agit également de l’une des étapes
majeures de la validation du nettoyage ; puis arrive en deuxième lieu l’étape d’échantillonnage
qui présente 23,52% des modes de défaillance relevés dont ces résultats sont déterminants dans
la décision de validation. Notre analyse a permis d’identifier ces risques et d’instaurer une
réflexion dans le but de trouver des solutions.
Le pourcentage de modes de défaillances relevées lors des autres étapes du procédé varie entre
5%et 17%, nous pourrions en conclure que ces étapes comportent moins de risques et sont donc
mieux maîtrisées.
4.3. Criticité des modes de défaillances relevés (critères de cotations, criticités relevées)
Le calcul de la criticité a été réalisé en se basant sur les grilles de cotation de la sévérité,
détectabilité, occurrence.
Sur les 17 modes de défaillances relevés ; 57,14% sont classés majeurs et 19,04% sont des
défaillances de criticité moyenne ; des actions sont donc à planifier afin de prévenir et/ou
corriger ces défaillances. Les autres modes de défaillances relevés étaient faibles de pourcentage
23,8%.
83
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
En fonction des étapes du processus de validation du nettoyage, nous avons proposé des
solutions pour les 17 modes de défaillances relevés. Les solutions ont été recherchées
principalement pour les modes de défaillances de criticité élevée et moyenne, ceux de criticité
faible étant considérés de risque acceptable, selon nos grilles de cotation. Mais nous avons
quand même proposé des actions préventives et correctives pour améliorer le procédé.
Parmi les solutions proposées, la formation du personnel joue une place prépondérante : 50% des
propositions concernent la formation des opérateurs impliqués dans le processus de validation du
nettoyage ; ces solutions soulignent notamment l’importance d’une formation continue avec
supervision périodique afin d’assurer la qualification du personnel et de réduire les risques de
défaillance liés à la main d’œuvre.
Faut préciser que nous n’avons pas réalisé, dans le cadre de notre travail, des études
approfondies par rapport à la faisabilité et au réalisme des actions proposées (coût, délai,
ressources à mettre en œuvre, …). Nous recommandons qu’une analyse en ce sens soit réalisée
au niveau de Biopharm afin de juger du réel intérêt de ces actions avant leur mise en œuvre.
D’après nos résultats, la criticité de tous les modes de défaillances relevés au cours du procédé
redeviendrait faible, si les actions proposées sont mises en œuvre ; il s’agit là de la valeur de
criticité escomptée mais elle ne pourra être vérifiée que dans la pratique, ce qui rend nécessaire
un suivi régulier pour juger de l’efficacité des actions.
84
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
4.5. Criticité des modes de défaillances relevés après l’application des actions correctives
D’après l’expérience des membres de groupe du travail, nous avons cité les nouvelles valeurs de
criticité si les actions correctives proposées vont être appliquer .le risque majeur est passée de
57,14% à 0%, donc par l’application de ces méthodes, nous pouvions éviter tout les risques
majeurs qui ont un impact critique sur le procédé de la validation. Le risque moyen est passé de
19,04%à 28,57% donc il y’a une augmentation qui est logique suite à la diminution des risques
majeurs, le risque faible est passé de 23,80% à 71,42%.
Le calcul de la criticité a été réalisé en se basant sur les grilles de cotation dont l’occurrence et la
détectabilité sont diminuées dans des cas jusqu’à 1 par l’application des méthodes préventives et
correctives comme le sondage de la température de l’eau, l’étiquetage de la masse et le volume
de détergent. Mais concernant la sévérité malgré l’application des actions correctives ou
préventives, la cotation reste toujours élevée car si le risque présente une gravité sur le procédé
reste toujours un risque grave.
L’utilisation de l’AMDEC processus pour notre étude, nous a permis d’analyser le processus de
validation du nettoyage au niveau du site, en profondeur. Les étapes du processus ont été
analysées une par une afin de pouvoir déterminer le maximum de défaillances potentielles, mais
aussi leurs causes principales et leurs conséquences possibles. Les cotations nous ont permis
d’évaluer la criticité de chaque mode de défaillance relevé et ainsi d’établir une hiérarchie, dans
le but de définir les points où une action devrait être mise en place afin de rendre le risque
acceptable. Suite à cela, des solutions ont été proposées afin de corriger ou prévenir les
défaillances relevées.
En termes d’objectif, nos résultats rejoignent ceux de la littérature : « d’anticiper les défaillances
d’un produit, processus ou outil de production afin de lancer des actions correctives et
préventives ; la méthode s’appuie sur une analyse méthodique des risques potentiels qui permet
de les hiérarchiser afin de traiter les plus importants ; l’intérêt est donc de faire apparaître des
points critiques pour les éliminer ou envisager un mode de prévention »
Une des difficultés rencontrées lors de la réalisation de notre analyse concerne la disponibilité
des participants. Une autre limite de l’outil AMDEC constatée lors de notre étude est le manque
d’exhaustivité dans la détermination des modes de défaillances. Nos résultats sont fortement
85
Partie pratique : application de l’AMDEC sur la validation du nettoyage
d’un équipement
dépendants de l’expérience des participants à l’étude, ce qui peut être un frein car certaines
défaillances potentielles peuvent être occultées.
86
Conclusion:
Les industries pharmaceutiques afin de garantir à ses clients des produits de qualité et de
sécurité requise pour l’emploi, se dotent d’un système de management qualité. La gestion
de risque et ses outils fait partie intégrante de ce système.
L’analyse de risques pour être aboutie nécessite une charge de travail qui est importante et
une grande disponibilité, mais une fois aboutie, elle génère un gain de temps et financier
pour l’entreprise à long terme.
91
Bibliographie
I
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nettoyage des équipements de fabrication de médicaments aérosols.
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novembre 2004. Thèse Rabat 2017 page 118.
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l’amélioration de performance (qualité, délais, couts), Angers : RB conseil, 2001, page
18-20, thèse Rabat 2017 page 118.
III
IV
RESUME
TITRE : Analyse des risques qualité en industrie pharmaceutique : applicationà la validation
du nettoyage d’un équipement
MOTS CLES :Qualité-ICHQ9- Analyse- Risque- AMDEC- Validation- nettoyage.
La qualité joue un rôle important dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.
Afin de garantir un produit efficace et sans danger pour l’utilisateur, l’ICHQ9 met en œuvre
un système de management de la qualité auniveau des industries pharmaceutique. La gestion
des risques qualité fait partie de cesystème qui aide à garantir la qualité et la sécurité des
médicaments fabriqués. Le site industriel Biopharm, dans une démarche d’amélioration
continue de la qualité de ses prestations, a entrepris la réalisation d’analyses de risques sur
plusieurs de ses processus.
Notre travail s’inscrit dans ce cadre et s’est déroulé entrois étapes :
- L’explicitation de la notion de gestion et d’analyse de risques qualité dansl’industrie
pharmaceutique : concept, cadre réglementaire, démarche et outilsd’analyse ;
- La description du processus de validation du nettoyage d’un équipement deproduction au
niveau d’un site industriel pharmaceutique ;
- La réalisation, à titre d’application, d’une analyse de risques qualité de lavalidation du
nettoyage d’un équipement au niveau du site Biopharm, en utilisant l’AMDEC (analyse des
modes de défaillances, de leurs effets et de leur criticité).
Cette analyse de risques a permis une meilleure maîtrise du processus de validation du
nettoyage au niveau de Biopharm, et même de l’améliorer en proposant des solutions aux
défaillances relevées.
Sur un plan plus général, notre travail a permis de mettre en œuvre l’intérêt de lagestion des
risques qualité dans l’industrie pharmaceutique.
ABSTRACT
TITLE: Quality risks assessment in pharmaceutical industry: application in equipment
cleaning validation.
KEYWORDS: Quality-ICHQ9- Assessment- Risk-FMECA-validation cleaning.
Quality plays an important role in the field of the pharmaceutical industry. In order
ofguarantee an effective and safe product for the user, the ICHQ9 implement a quality
management system in the pharmaceutical industries. The quality riskmanagement is a part of
this system which helps to guarantee the quality and the safety of made medicine. The
industrial site Biopharm, in a continuous improvement approach of the quality of its services,
undertook the realization of risk assessment on several of its processes
Our work joins in this frame and took place inthree stages:
- The explanation of the notion of quality risk management and assessment inthe
pharmaceutical industry: concept, regulatory framework, approach andanalytical tools;
- The description of the process of cleaning validation of a productionequipment at a
pharmaceutical industrial site;
- The realization, as application, of a quality risk assessment of cleaningvalidation of an
equipment at the site Biopharm, by using the FMECA
(Failure modes, effects and critical analysis).
This risk assessment allowed a better control of the process of cleaning validation at
Biopharm, and even improved it by proposing solutions to the found failures.
On a more general plan, our work allowed to highlight the interest of the quality
riskmanagement in the pharmaceutical industry.