Techniques de Construction de Bâtiments
Techniques de Construction de Bâtiments
I. Introduction :
Un bâtiment est comme toutes les autres constructions, un ensemble réalisé par des entreprises pour le compte d’un
maitre d’ouvrage.
Le maitre de l’ouvrage se déclare souvent incompétent pour transformer ces impératifs d’utilisation en exigence de
construction, c’est pourquoi il fait appelle pour cette mission à un maitre d’œuvre (architecte, BET).
L’architecte s’il est capable de conseiller les impératifs d’esthétiques et d’urbanisme aux conditions d’utilisation des locaux,
se trouve incompétent en ce qui concerne les problèmes techniques posé par une construction, c’est pourquoi le maitre
d’œuvre (c’est la personne qui est chargé de la réalisation sera le plus souvent une équipe pluridisciplinaire (architecte,
ingénieur Génie Civil, corps d’état secondaire CES) qui se regroupe dans un BET.
Si le respect des règles de la construction est facile à prévoir, il n’en est pas du même du coût, c’est pourquoi un appel à la
concurrence plus au moins étendue aux prix des entreprises.
L’entreprise fait appel au BET qui définira les solutions techniques et les quantités unitaires qui seront transformé en
quantité totale par le bureau de métré (le métreur évalue les quantités totales des matériaux destinés à la construction).
Les services d’étude des prix transformeront ces quantités totales en un prix global qui sera proposé pour la réalisation des
travaux.
Une fois l’affaire se conclue, l’entreprise devra réaliser les travaux dans le cadre d’un marché qui est souvent forfaitaire..
Ce cours comporte les trois partis suivants :
1ére partie sur les phases de projet de construction, les gros oeuvres et le beton.
2éme partie sur la structure porteuse d'un bȃtiment.
3éme partie sur la représentation graphique.
Le Programme Le Projet
OPC
Ordres de
services
PC DCE VISA Réception
Contrôle de
Appel d’offres Suivi
DE l’exécution
réserves
Plan 1/200ème Plan 1/50ème Analyse des offres
Détails 1/100ème Détails 1/20ème Gestion des
travaux
Passation des contrats DOE
Plan Ensemble 1/500ème Plan 1/100ème
Plan Partiel 1/200ème Détails 1/50ème Suivi
Plan 1/50ème
Façades 1/200ème financier
Devis Détails 1/20ème
Détails 1/10ème
Détails 1/1 Plan 1/50ème
Prototype Détails 1/20ème
Enveloppe Coût
Financière Prévisionnel
Décompte Général
Estimé
Estimation Estimation Coût Estimé
Provisoire Définitive Coût réel de la construction
Calcul sur la base
Estimation d’un avant-métré Par lots de corps
Provisoire Globale Calcul aux ratios Calcul aux ratios d’état sur la base de
décomposé en
décomposé en décomposé en Devis Quantitatifs Plus ou moins Value
corps d’état
Calcul aux ratios lots séparés lots séparés estimatifs (DQE)
Situations de
Estimation du Coût Prévisionnel Avant Métré DEVIS Travaux FACTURES
1-1) Phase EXE (études d’exécution)
Dans le prolongement du DCE, les études d’exécution ont pour objet la réalisation technique du projet : les plan d’exécution aux
échelles appropriées, les notes de calcul et les spécifications d’usage pour le chantier permettant l’exécution des travaux par les
différents entrepreneurs pour la construction de l’ensemble du bâtiment.
Les notices de fonctionnement et d'entretien des ouvrages, établies ou collectées par l'entrepreneur et adressées à
l'architecte
Les pièces contractuelles et, dans la mesure où leur connaissance est utile à l'exploitation des ouvrages, les pièces
établies par l'entrepreneur.
Les ouvrages qui participent à la reprise des efforts subis par la construction et qui en assurent la stabilité et la pérennité,
sont des éléments du gros œuvre. Ils forment la structure de la construction.
2-2) L’étude de sol
Cette étude a pour objectif de prévenir tous les risques naturels (chute de bloc, glissement de terrain inondation, sismicité,
phénomène de retrait-gonflements des argiles, remontée de nappe phréatique, tassement excessif de sol compressible…) qui pourraient
déstabiliser l’ouvrage et ceux environnants.
Une grande partie de ce travail se concentre sur l’interaction entre le sol de fondation et la structure. L’étude doit se conclure
par le dimensionnement d’ouvrages (fondation, protection) garantissant la stabilité du bâtiment à long terme.
Pénétrométrie : Cette technique permet d'évaluer les propriétés mécaniques d'un terrain. On enfonce un outil en mesurant la force
nécessaire à exercer pour la pénétration: on distingue ainsi les niveaux compacts des niveaux plus mous, ce qui permet de calculer la
capacité portante du sol et les caractéristiques des fondations à prévoir.
Pressiométrie :
Pressiométrie :
On introduit l'outil dans un trou de forage et on augmente son volume à l'aide d'air comprimé pour exercer une pression sur les parois du
trou; on mesure la déformation résultante. Comme dans l'essai précédent, on peut connaître ainsi la résistance du sol à la déformation.
2-3) Le Terrassement
Il désigne l’ensemble des opérations de mise en forme d’un terrain liées à l’édification d’une construction (nivellement
du sol, fouille pour l’exécution des fondations, tranchée pour la mise en place des canalisations…).
Terminologie
La fouille en pleine masse: excavation réalisée sur la totalité de l’emprise du bâtiment, plus ou moins profonde, selon
l’importance de la partie enterrée de la construction.
Le décapage : fouille superficielle effectuée sur une profondeur de 20 à 30-cm et sur l’emprise de la construction majorée d’environ
un mètre en périphérie. La terre végétale ainsi soustraite est stockée pour réutilisation ou évacuée.
Taluter : donner une inclinaison à la paroi d’une fouille ou à des terres en remblai.
Les V.R.D. sont l'ensemble des réseaux d'alimentation d’un bâtiment, ainsi que les voies de circulation. On inclue généralement le
réseau électrique, l'eau, le gaz et les évacuations d'eau usées. Ces réseaux sont la plupart du temps enterrés
3) Le Béton
-1) Point historique
Le ciment « moderne » a été découvert par Louis Vicat et produit industriellement la 1ère fois en 1824.
Mais c’est au début du XXème siècle que fut considéré le béton armé comme un matériau de construction classique.
Eugène Freyssinet, le « père » du béton précontraint dépose un brevet en 1929.
Après la 2nde guerre mondiale, les besoins de logements développent la « préfabrication » : en France, de 1950 à 1965, le nombre de
logements construits chaque année passe de 50 000 à plus de 550 000. C’est l’avènement du béton !
La fin des années 80 voit l'arrivée des « Bétons Hautes Performances (BHP)
LE MORTIER
Matériau de maçonnerie
Joints pour BBM, Briques, Pierres…
Enduits - chapes
2éme partie sur la structure porteuse d'un bȃtiment:
1 - Les fondations
1-1) Fonctions, définitions
Les fondations d’un ouvrage sont les éléments de la structure assurant la transmission des efforts de cette structure sur le sol.
La FONCTION d’une FONDATION est de TRANSMETTRE au SOL les CHARGES qui résultent des ACTIONS appliquées sur la STRUCTURE qu’elle
supporte.
Cela suppose donc que le concepteur connaisse :
- la capacité portante de la semelle de fondation. Le sol ne doit pas rompre, ni tasser de façon inconsidérée sous la semelle.
- les actions amenées par la structure au niveau du sol de fondation. La semelle doit résister aux actions auxquelles elle est soumise.
La pression exercée à la surface du sol entraîne des pressions dans les couches de sol situées endessous jusqu’à une certaine profondeur qui varie
suivant le type de fondations et la charge appliquée.
3 . TYPES DE FONDATIONS
III – 1 Types de fondations :
Les deux types de fondations sont :
- les fondations superficielles,
- les fondations profondes et spéciales.
La capacité portante du sol doit être supérieure à la pression exercée par les fondations. La
surface S d’une semelle s’exprime :
5. RADIERS
5.1. GÉNÉRALITÉS
Un radier est une dalle plane (Figure) , éventuellement nervurée ,constituant l'ensemble des fondations d'un bâtiment. Il s'étend sur toute la
surface de l'ouvrage. Comme toute fondation, elle transmet les charges du bâtiment, sur l’ensemble de sa surface, au sol.
Avantages de la semelle unique :
- diminution des risques de tassement
- très bonne liaison donc rigidité de la base du bâtiment
Ce type d'ouvrage ne doit pas être soumis à des charges pouvant provoquer des tassements différentiels trop élevés entre les
différentes zones du radier.
Dans le cas de couches sous-jacentes très compressibles, le concepteur doit vérifier que le point de passage de la résultante générale
coïncide sensiblement avec le centre de gravité du radier.
Lorsque la compressibilité du sol varie de manière importante ou lorsque la structure présente des différences marquées de rigidité, il y a
lieu de prévoir des joints de rupture.
2- MODE DE FONCTIONNEMENT
2.1 Actions mécaniques agissant sur le radier
- Les actions descendantes ( poids propre, poids de la superstructure et actions extérieures ) transmises par les murs et poteaux
- Les actions ascendantes du sol réparties sous toute sa surface.
Cela consiste à réaliser sur chantier des éléments massifs en gros béton dosé à 200kg de ciment/m3.
Les puits sont ensuite reliés par des longrines (poutres) qui permettent la reprise des charges des murs porteurs.
Il s’agit d’un ouvrage simple à réaliser en effet, l’excavation peut se faire avec une pelle mécanique.
1-6) Les fondations profondes
Ces ouvrages de fondation peuvent descendre jusqu’à la couche désirée, ils travaillent alors par effet de pointe, dans le cas contraire
c’est le frottement latéral qui est recherché.
Les têtes de pieux sont reliées par des longrines en béton armé sur lesquelles vont reposer les potea ux et les murs
1-6-1) Les pieux préfabriqués (battus)
Le principe est le battage d'un élément préfabriqué (béton ou acier) ou tube bouchonné jusqu'à une cote prédéterminée ou au refus.
Les avantages de cette solution sont :
• la simplicité et de la rapidité de la méthode
• refoulement de sol (pas de déblais)
La tête du pieu fragilisée par les coups est détruite : c'est le recépage.
1-6-2) Les pieux coulés en place
L’exécution de ces ouvrages consiste à couler le béton dans un trou préalablement réalisé.
Il existe plusieurs méthodes :
• trou creusé à la tarière
base perdue.
Transmettre les charges permanentes et les charges d’exploitation de l’ouvrage aux fondations.
Charges permanentes : poids propre de tous les éléments fixes constituent le bâtiment (ossature, cloisons, sols, équipements…).
intermediaire
2 - Poteau de rive
3 - Poteau d’about
4 - Poteaux incorporés
5 - Murs de façade
6 - Murs de refend
7 - Baies
8 - Trumeaux
9 Allèges
10 - Linteau
11 - Poutres
Théoriquement, on doit observer un temps minimum de séchage de 8 jours (80% des caractéristique
mécaniques), le DTU impose même un temps de séchage de 28 jours (100% de la résistance). Il existe des
adjuvants permettant d'accélérer la prise et permettant de travailler sur les structures 3 jours après coulage.
Pour une construction individuelle ou un petit immeuble collectif les murs porteurs sont le plus souvent réalisés
en maçonnerie traditionnelle de petits éléments assemblés sur le chantier, à joints de mortier..
Il s’agit du mode constructif le plus ancien, mais qui a connu de nombreuses évolutions ces dernières années
Ce système constructif reste utilisé dans plus de 90 % des maisons individuelles en France
Conditions complémentaires
Un plancher séparant deux niveaux, doit aussi remplir les conditions suivantes :
isolation thermique
sécurité incendie
Les familles de planchers
Quels sont les critères de choix d’une solution technologique plutôt qu’une autre ?
3-1-3) Les différents types de planchers courants
Définition :
Une dalle pleine est une plaque horizontale porteuse en béton armé (B.A.) qui repose sur des appuis constitués par
les poutres ou les murs.
Son épaisseur est déterminée en fonction de sa portée :
Les charges appliquées sur les planchers ont tendance à provoquer une déformation de la dalle appellee fléche
fibres inférieures
3-1-3) Les différents types de planchers courants
Règle pratique : les aciers sont placés dans les zones tendues du plancher.
Rôle de la pré-dalle:
Coffrage :apparent et définitif. La sous face de la pré- dalle est lisse, prête à peindre après un
traitement des pores et des joints.
Les planchers ; poutrelle entrevous
Principe :
C’est un assemblage de poutrelles, d’entrevous et d’une table de compression. Il est parfois complété par
une isolation incorporée ou non.
Dispositions constructives :
).
Suivant la situation du plancher, le système doit permettre l’isolation thermique, le matériau (origine hourdis
béton) utilisé pour les entrevous devra répondre à cette contrainte.(polystyrène, bois, pvc…)
Dalles alvéolaires
INCONVÉNIENTS AVANTAGES
Pas de contrainte liée à la préfabrication
Temps de réalisation (mise en place
du coffrage, ferraillage, bétonnage, temps de durcissement (délais d’exécution, retards, conformité de la pièce…).
pour décoffrer) important sur le chantier. Utilisation d’un grand
Dalle de taille et forme quelconque. Reprise de bétonnage possible.
nombre de matériels. Encombrement du niveau inférieur.
Pas d’incidence particulière sur la capacité de l’engin de levage.
INCONVÉNIENTS AVANTAGES
Prévoir une aire de stockage. Temps de mise en œuvre réduit par rapport à une dalle
INCONVÉNIENTS AVANTAGE
S
Souplesse de mise en œuvre. . Sous face à enduire ou pose d’un
Elément manu portable. faux-plafond.
Etaiement limité : pas d’étais jusqu’à 5m Portée usuelle limitée
de portée environ.
Réservations aisées.
Les planchers Poutrelles entrevous
INCONVÉNIENTS AVANTAGES
- Coût élevé
Pas d’étaiement. . Problème des fixations ultérieures. Joints très nombreux : les éléments ont une largeur
Cadence de pose élevée. d’environ 1,00 à 1,20m.
Levage de forte puissance.
Peu ou pas d’armature complémentaire
sur place
3-2) Les dallages
Définition:
Un dallage est un ouvrage de grandes dimensions, en béton ou béton armé, qui repose uniformément sur le
sol et qui transmet directement les charges qui lui sont appliquées.
Les porteurs horizontaux
Définition :
Les poutres sont des éléments porteurs horizontaux. Elles sont dites élancées car leur portée (longueur) est
grande par rapport à leur hauteur et à leur largeur. Dans les bâtiments, elles servent souvent d’intermédiaire
Disposition constructive :
La flexion en generale dans la section des poutres une zone comprimée et une zone tendue. Contrairement à la
compression, le béton ne résiste pas à la traction.
On incorpore dans la zone tendue des aciers capables de reprendre ces efforts.
3 La représentation graphique
1 - Les plans de fondations
2 - Les plans de coffrage
Nota : Les plans d’armatures ou de ferraillage seront traités dans le module de structure
1 - Les plans de fondations
1) Généralités
Les dessins de fondation précisent la forme et la disposition des éléments de fondations (semelles, puits,
pieux, longrines…) Ils comprennent généralement :
• des coupes verticales partielles effectuées sur les semelles (échelle : 1/50è ou 1/20è)
Ils servent :
le représentation
Rappel: les fouilles ne sont pas remblayées
Le contour des fondations est vu donc en trait « FORT »
Les murs sont coupés donc le contour est en trait « RENFORCE »
S’agissant d’une coupe, les parties coupées sont donc hachurées.
1-3) La cotation
Pour l’implantation des fondations, on utilise « la cotation cumulée »
Elle est réalisée par le tracé de 2 lignes de cotes perpendiculaires qui possèdent une origine
commune. Celle-ci est identifiée par un cercle en trait fin.
Les lignes d’attache sont accrochées aux axes des fondations représentés e trait mixte fin.
La valeur de ces cotes est donc la distance entre son point d’origine et l’axe auquel elle se rapporte
La cotation des murs ;
Elle est réalisée par une ligne de cotes qui renseigne sur les épaisseurs des murs et les distances de mur à mur
On peut trouver une seconde ligne de cotes pour les largeurs des rigoles de fondations et les distances entre
les rigoles.
On peut trouver sur les plans (vues en plan) le niveau du sol terrassé Il est alors indiqué dans un cercle
1- Les coupes (verticales)
Il est nécessaire de réaliser autant de coupes qu’il y a de semelles différentes. S’agissant d’une coupe,
Ils sont dessinés à partir des plans d'architecte qui donnent les formes de la réalisation et des notes
de calcul qui donnent les dimensions des éléments de l'ossature.
Les dessins de coffrage :
Plan de coffrage des dalles
• .
Un plan par plancher désigné par le nom de l’étage, ou par la cote du niveau fini du plancher
Plan de coffrage des dalles Conventions de représentation
Repérage - Trait interrompu fort (0,35 mm) figurant la position vue en plan