Mécanique des fluides
Généralités et concepts de base
Introduction
La mécanique des fluides est une science de la mécanique appliquée qui
concerne le comportement des liquides et des gaz au repos ou en mouvement.
Ecoulement de pétrole brut dans des Ecoulement sanguin dans des Les principes de la mécanique des
conduites de l’ordre du mètre de capillaires déformables (vaisseaux fluides sont nécessaires pour expliquer
diamètre avec des longueurs pouvant sanguins de diamètre de quelques pourquoi les avions volent et quel est
aller jusqu’à 13000 km. microns) le profil d’aile idéal pour avoir un vol
le plus efficace possible en termes de
coûts liés au kérosène et de vitesse
d’avion
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Généralités et concepts de base
Notion de particules fluides
L’entité élémentaire dans l’étude des fluides est ce qu’on nomme une particule
fluide. Il s’agit de l’analogue du point matériel en mécanique.
Système fluide
Particule fluide = petit volume à l’échelle
macroscopique 𝑑𝜏 autour du point M mais
grand à l’échelle microscopique pour contenir
un grand nombre de molécules ( échelle
mésoscopique)
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Généralités et concepts de base
Définition d’une contrainte
Soit une surface élémentaire 𝛿𝐴 où s’exerce la force 𝛿 𝐹
agissant sur cette surface et qui peut être décomposée en
une force normale 𝛿 𝐹𝑛 et une force tangentielle 𝛿 𝐹𝑡
La force par unité de surface est appelée contrainte. La
contrainte tangentielle est aussi appelée contrainte de
cisaillement. Les composantes de cette contrainte sont définies
comme :
𝛿𝐹
La contrainte normale (pression normale) : 𝜎 = 𝑙𝑖𝑚 ( 𝛿𝐴𝑛 )
𝛿𝐴→0
𝛿𝐹
La contrainte de cisaillement (pression tangentielle) : 𝜏 = 𝑙𝑖𝑚 ( 𝛿𝐴𝑡 )
𝛿𝐴→0
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Généralités et concepts de base
Définition d’une contrainte
Un fluide est défini comme une substance qui se déforme continuellement sous
l’action d’une quelconque contrainte de cisaillement (force par unité de surface) qui
peut être créée dès lors qu’une force tangentielle agit sur une surface quelle que soit
l’amplitude de cette contrainte.
Si on considère deux plaques planes séparées d’une petite distance donnée, l’une
étant stationnaire et l’autre se déplaçant grâce à une contrainte appliquée sur cette
dernière, la contrainte tangentielle dans le fluide situé entre les plaques dépend de
sa vitesse de déformation et s’annule lorsque la vitesse est nulle.
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Généralités et concepts de base
Définition d’un fluide
Quelle est la différence entre un solide et un fluide ?
Le solide (acier, béton…) a des molécules rapprochées de façon très dense
avec des forces de cohésion intermoléculaires très grandes et qui permettent au
solide de maintenir sa forme initiale.
Pour des liquides (eau, huile…), les molécules sont plus espacées, les forces
intermoléculaires sont plus faibles que dans le cas des solides et les molécules
ont la liberté de mouvement
Par conséquent, les liquides peuvent être facilement déformés (sans avoir la
possibilité d’être très fortement comprimés comme pour les gaz) mais peuvent,
par exemple, être versés dans des récipients ou s’écouler dans un tube
Les gaz (air, oxygène…) ont un espace entre les molécules encore plus grand et
ont des forces intermoléculaires de cohésion extrêmement petites et par
conséquent ils sont très facilement déformables et compressibles (ils peuvent
remplir complètement le volume d’un récipient quelconque dans lequel ils sont
Structures placés).
moléculaires
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Généralités et concepts de base
Continuité des milieux fluides
Un milieu matériel est dit continu lorsque toutes ses propriétés (masse
volumique, température, pression, vitesse, ….) sont des fonctions continues de
l’espace et du temps c’est à dire que toute propriété f aurait des valeurs très
voisines en deux points M et M’ très voisins du milieu et quelque soit l’instant t :
f (M’, t) = f (M, t+dt) + df
df étant une variation de f infiniment petite pour M et M’ très voisins et dt petit.
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Généralités et concepts de base
Continuité des milieux fluides
Pour savoir si un milieu est continu ou pas, on calcule le nombre de Knudsen sans
dimension, défini par : 𝜆
𝐾𝑛 = Le milieu est supposé continu si 𝑲𝒏 ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝐿
λ : est une longueur correspondant au libre parcours moyen ou encore la distance
moyenne d’un point de vue statistique entre deux collisions successives des molécules
L : est la longueur caractéristique de la géométrie de l’écoulement étudié
En physique statistique, le libre parcours moyen est défini comme :
1
𝜆=
2𝜋𝑁𝑑 2
où d est le diamètre moyen des molécules et N est le nombre de molécules.
d (nm) λ (nm)
H2 0,218 176
He 0,2 209
Ordres de grandeur du diamètre moyen des molécules (d) et du
libre parcours moyen (λ) pour l’hydrogène et l’hélium.
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Généralités et concepts de base
Types des fluides
Fluide parfait
Soit un système fluide, c'est-à-dire un volume délimité par une surface fermée Σ.
En mécanique des fluides, un fluide est dit parfait s'il est possible de décrire son
mouvement sans prendre en compte les effets de frottement.
Fluide réel
Contrairement à un fluide parfait, qui n’est qu’un modèle pour simplifier les
calculs, pratiquement inexistant dans la nature, dans un fluide réel les forces
tangentielles de frottement interne qui s’opposent au glissement relatif des couches
fluides sont prise en considération.
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Généralités et concepts de base
Types des fluides
Fluide incompressible
Un fluide est dit incompressible lorsque le volume
occupé par une masse donné ne varie pas en fonction
de la pression extérieure. Les liquides peuvent être
considérés comme des fluides incompressibles (eau,
huile, etc.)
Liquide
Fluide compressible
Un fluide est dit compressible lorsque le volume occupé
par une masse donnée varie en fonction de la pression
extérieure. Les gaz sont des fluides compressibles.
Par exemple, l’air, l’hydrogène, le méthane à l’état
gazeux, sont considérés comme des fluides Gaz
compressibles.
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Généralités et concepts de base
Propriétés des fluides
Masse volumique
La masse volumique est définie comme la masse par unité de volume :
𝛿𝑚 𝑑𝑚
𝜌 = lim = 𝐾𝑔. 𝑚−3
𝛿𝑉→0 𝛿𝑉 𝑑𝑉
La masse volumique d’un gaz change avec la pression mais celle d’un
liquide peut être considérée comme constante en général.
Densité
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝜌
𝑑= =
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝜌𝑟é𝑓
Dans le cas des liquides en prendra l’eau comme fluide de référence.
Dans le cas des gaz on prendra l’air comme fluide de référence.
Poids volumique (poids spécifique)
Le poids volumique est défini comme le produit de la masse volumique par
l’accélération de la pesanteur :
𝑚𝑔
𝛾= = 𝜌𝑔 𝑁. 𝑚−3
𝑉
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Généralités et concepts de base
Propriétés des fluides
Viscosité
C’est une grandeur qui caractérise les
frottements internes du fluide, autrement
dit sa capacité à s’écouler. Elle
caractérise la résistance d'un fluide à son
écoulement lorsqu'il est soumis à
l'application d'une force.
∆𝑉
𝐹 = 𝜇. 𝑆. Viscosité dynamique
∆𝑍
𝜇
𝜈= Viscosité cinématique
𝜌
F: Force de glissement entre les couches en (N),
μ : Viscosité dynamique en (kg/m.s),
S : Surface de contact entre deux couches en (m2),
ΔV : Ecart de vitesse entre deux couches en (m/s),
ΔZ : Distance entre deux couches en (m)
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Statique des fluide
Force de pression
Soit 𝑑𝐹 la force élémentaire exercée par un fluide sur un élément de surface dS entourant
le point M. Cette force est perpendiculaire à la surface. La pression est définie comme :
𝑑𝐹(𝑀)
𝑝 𝑀 =
𝑑𝑆
Ceci conduit à définir la force exercée par un fluide sur une surface S à partir de la
répartition de pression sur la surface comme :
𝑑𝐹 = −𝑝 𝑀 . 𝑑𝑆. 𝑛 et 𝐹=− 𝑝 𝑀 . 𝑑𝑆. 𝑛
Dans cette relation 𝑛 désigne la normale extérieure à la surface en tout point. La relation
trouve son intérêt dans le fait que la répartition des efforts est continue et doit donc faire
appel à une intégration de fonction d’espace qui est ici la pression.
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Statique des fluide
Pression absolue et relative
La pression absolue correspond à la pression totale en un point.
La pression relative correspond à une différence de pression ∆P entre un point
et un autre.
La pression absolue est donc en quelque sorte la pression relative par
rapport au vide. Elle est toujours positive.
Généralement la pression relative est prise par rapport à la pression
atmosphérique (cas de la pression dans un liquide).
Dans ce cas Pabs = Patm + ∆P
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Statique des fluide
Equation fondamentale de la statique
Considérons un volume de fluide, de masse
volumique ρ, dans l’espace à 3 dimensions et
dans lequel nous isolons un domaine
parallélépipédique δV de dimensions δx, δy et
δz. Les forces exercées sur ce domaine par le
fluide environnant sont :
Le poids (𝑔 est l’accélération de la pesanteur) :
𝑷 = 𝒎𝒈 = −𝝆𝜹𝑽𝒈𝒛 = −𝝆𝜹𝒙𝜹𝒚𝜹𝒛𝒈𝒛
Les forces de pression exercées sur les surfaces du parallélépipède. On suppose ici que le
volume est de dimensions infiniment petites pour que l’on puisse considérer que la
pression p exercée sur chaque surface élémentaire est uniforme. En appliquant la
définition de la force de pression, la résultante des actions de pression suivant x est :
𝑹𝒙 = 𝑭𝒙 − 𝑭𝒙+𝜹𝒙 = 𝒑 𝒙, 𝒚, 𝒛 𝜹𝒚𝜹𝒛 − 𝒑(𝒙 + 𝜹𝒙, 𝒚, 𝒛)𝜹𝒚𝜹𝒛
L’équation fondamentale de la statique (appelée relation de l’hydrostatique) est : 𝜵𝒑 = 𝝆𝒈
Elle démontre, qu’à masse volumique et accélération de la pesanteur constantes, la
pression augmente avec l’augmentation de la profondeur dans le fluide.
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Statique des fluide
Démonstration
𝑹𝒙 = 𝑭𝒙 − 𝑭𝒙+𝜹𝒙 = 𝒑 𝒙, 𝒚, 𝒛 𝜹𝒚𝜹𝒛 − 𝒑(𝒙 + 𝜹𝒙, 𝒚, 𝒛)𝜹𝒚𝜹𝒛
Comme δx est un infiniment petit, on peut effectuer un développement limité au premier ordre
de p(x+δx,y,z), sous la forme :
𝑝 𝑥 + 𝛿𝑥, 𝑦, 𝑧 = 𝑝 𝑥, 𝑦, 𝑧 + 𝛿𝑥𝜕𝑝(𝑥,𝑦,𝑧)
𝜕𝑥
+…
𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧)
On trouve alors : 𝑅𝑥 = − 𝛿𝑥𝛿𝑦𝛿𝑧
𝜕𝑥
En effectuant le même raisonnement suivant y et z on trouve :
𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝑅𝑦 = − 𝛿𝑥𝛿𝑦𝛿𝑧 et 𝑅 𝑧 = − 𝛿𝑥𝛿𝑦𝛿𝑧
𝜕𝑦 𝜕𝑧
Le volume de fluide étant à l’équilibre, les forces de pressions équilibrent le poids :
−𝑹 = 𝑷 = −𝝆𝜹𝒙𝜹𝒚𝜹𝒛𝒈𝒛
𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=0
𝜕𝑥
𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧)
Donc : =0 Soit encore de manière plus synthétique : 𝜵𝒑 = 𝝆𝒈
𝜕𝑦
𝜕𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑧)
= −𝜌𝑔
𝜕𝑧
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Statique des fluide
Cas simple : fluide incompressible
Plaçons-nous dans le cas le plus simple où la
masse volumique est indépendante de la
pression et où la pression ne varie qu’avec la
profondeur z.
La projection de la relation 𝛻𝑝 = 𝜌𝑔 selon l’axe z
conduit à :
𝑑𝑝(𝑧) = 𝜌𝑔𝑑𝑧
𝑝 𝑧
Cette relation s’intègre facilement : 𝑑𝑝(𝑧) = 𝜌𝑔𝑑𝑧
𝑝0 0
Soit : 𝑝 𝑧 − 𝑝0 = 𝜌𝑔𝑧
p0 est une pression de référence prise à une altitude de référence nulle. On pourra
ainsi écrire que la différence de pression entre deux points A et B, aux altitudes zA
et zB respectivement, dans un fluide au repos est :
𝑝𝐵 − 𝑝𝐴 = 𝜌𝑔 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 = 𝜌𝑔ℎ
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Statique des fluide
Cas simple : fluide compressible
Les systèmes gazeux sont une illustration simple des cas dans lesquels la
compressibilité du fluide ne peut être négligée. La masse volumique dépendant
directement de la pression donc elle est dépendante de l'altitude z (axe ascendant).
Prenons le cas simple où la température ne dépend pas de l'altitude z
Pour un gaz parfait, l'équation d'État donne : 𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇
𝑛𝑅𝑇
d'où 𝑉 =
𝑃
𝑛𝑀 où M est la masse molaire du gaz.
or 𝜌=
𝑉
𝑀
alors 𝜌 = 𝑃
𝑅𝑇
L'équation fondamentale de la statique des fluides conduit donc à l'équation différentielle
suivante : 𝑑𝑃 𝑀𝑔 𝑑𝑃 𝑀𝑔
= −𝑃 d'où =− 𝑑𝑧
𝑑𝑧 𝑅𝑇 𝑃 𝑅𝑇
𝑀𝑔
alors 𝑃(𝑧) = 𝑃 𝑧 = 0 𝑒𝑥𝑝 − 𝑧
𝑅𝑇
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Statique des fluide
Mesures de la pression (Manomètre)
La mesure de pression statique dans un liquide est obtenue à
partir d’un manomètre. Le dispositif le plus simple est le
manomètre en U tel que celui représenté sur la Figure. Ce
manomètre est raccordé à une enceinte contenant un fluide à
la pression pA. Il est composé de 2 fluides de poids
spécifiques γ1 et γ2 respectivement.
La relation de l’hydrostatique nous permet d’écrire des relations entre les
pressions aux points A, M, N et B :
𝑝𝑀 = 𝑝𝑁
𝑝𝑀 = 𝑝𝐴 + 𝛾1 ℎ
𝑝𝑁 = 𝑝𝐵 + 𝛾2 𝐻
Ceci conduit donc à la valeur de la pression effective en A (la pression au point B étant à la
pression atmosphérique) : 𝑝𝐴 = 𝛾2 𝐻 − 𝛾1 ℎ
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Statique des fluide
Théorème de PASCAL
Dans un fluide incompressible en équilibre, toute variation de pression en un point
entraîne la même variation de pression en tout autre point.
Supposons qu’au point G1 intervienne une variation de pression telle que celle-ci
devienne P1+ ΔP1 . Montrer que la variation de pression ΔP2 qui en résulte en G2
est égale à ΔP1.
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Statique des fluide
Forces de pression sur un élément de paroi
Considérons un élément de surface
arbitraire sur une paroi donnée, repéré
par la côte.
Les forces de pression exercées
par le liquide et l’atmosphère sur
l’élément sont :
𝑑𝐹𝑙 = 𝑝𝑑𝑠𝑛
𝑑𝐹𝑎 = −𝑝𝑎 𝑑𝑠𝑛
La résultante de ces forces est : 𝒅𝑭 = (𝒑−𝒑𝒂 )𝒅𝒔𝒏
Sachant que : 𝑝 − 𝑝𝑎 = 𝜌𝑔𝑧
On obtient : 𝒅𝑭 = 𝝆𝒈𝒛𝒅𝒔𝒏
𝒅𝑭 correspond alors au poids d’une colonne de liquide de hauteur 𝑧 et de base 𝑑𝑠 .
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Statique des fluide
Forces de pression sur une paroi plane horizontale
Ici, la normale à la paroi est
constante (𝑛 = 𝑧 ) ; la force de
pression sur la surface située à
une profondeur h est :
𝑧
𝑭= 𝜌𝑔ℎ𝑑𝑠𝑛 = 𝝆𝒈𝒉𝑺𝒏
𝑧0
C’est la force de la pression barométrique du liquide ; elle est égale au poids
d’une colonne de liquide de hauteur h et de base S .
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Statique des fluide
Forces de pression sur une paroi plane inclinée
D’après la figure, la force de
pression, exercée par le liquide et
l’air ambiant, sur la paroi AB de
largeur 𝐿 et de hauteur ℎ et
d’inclinaison 𝛼 par rapport à
l’horizontale, s’écrit :
F g z ds n g n z ds
AB AB
𝑑𝑧
Avec : 𝑑𝑠 = 𝑑𝑙 ∗ 𝐿 = ∗𝐿
𝑠𝑖𝑛𝛼
On obtient : 𝑭 = 𝝆𝒈𝒛𝑮 𝑺𝒏 = 𝒑𝑮 𝑺𝒏 où : 𝑆 = 𝐿 ∗ ℎ/𝑠𝑖𝑛𝛼 est la surface de la paroi AB ;
𝑝𝐺 = 𝜌𝑔𝑧𝐺 étant la pression au centre de masse de
AB d’abscisse 𝑧𝐺 = ℎ/2 .
Le module de la force de pression 𝐹 est égal au produit de la surface de la
paroi inclinée et de la pression que subit le centre de masse de celle-ci.
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Statique des fluide
Forces de pression sur une paroi courbe
La force de pression sur la surface
AB est toujours déterminée par :
F g z ds n
AB
Mais la normale 𝑛 varie d’un
élément 𝑑𝑠 à un autre. Dans ce cas,
on peut définir la poussée dans une
direction donnée ; ainsi, on aurait
dans les directions x, y et z :
𝑭𝒙 = 𝝆𝒈𝒛𝒅𝒔𝒙 𝒊
𝑭𝒚 = 𝝆𝒈𝒛𝒅𝒔𝒚 𝒋
𝑭𝒛 = 𝝆𝒈𝒛𝒅𝒔𝒛 𝒌
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Statique des fluide
Principe d’Archimède
Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de ce fluide une force (poussée) verticale,
vers le haut dont l’intensité est égale au poids du volume de fluide déplacé (ou volume
immergé du corps).
Corps flottant Corps immergé dans un fluide
𝑭𝒛 = −𝝆𝒈𝑽𝒌 𝑭𝒛 = −𝝆𝒈𝑽𝒌
𝑽 représente le volume de la partie 𝐕 correspond au volume du liquide déplacé
immergée du corps par le corps.
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