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Nouveau contrat social d'Olympe de Gouges

Ce texte défend une proposition d'Olympe de Gouges pour un nouveau contrat social de mariage. Elle argumente que les lois actuelles désavantagent les femmes et que ses changements proposés bénéficieront à la fois les femmes et la société dans son ensemble.

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Nouveau contrat social d'Olympe de Gouges

Ce texte défend une proposition d'Olympe de Gouges pour un nouveau contrat social de mariage. Elle argumente que les lois actuelles désavantagent les femmes et que ses changements proposés bénéficieront à la fois les femmes et la société dans son ensemble.

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TEXTE 2

La DDFC écrite en 1793 essaie d’amplifier la DDHC afin de montrer que les femmes sont
les oubliées de la Révolution. Ce pastiche (=imitation) donne lui aussi 17 articles de lois mais il est
suivi d’un long postambule. Dans celui-ci, Olympe de Gouges propose un nouveau contrat social
pour remplacer les lois du mariage. Le texte que nous allons étudier est situer juste après, Olympe
de Gouges défend et explique son projet de loi.
(lecture du texte)
Nous allons voir en quoi ce plaidoyer (=texte qui défend) défend la condition féminine et la
dépasse.
Le plan s’articule en trois mouvements, après avoir défendu son projet de loi elle exprime ses
souhaits pour une égalité qui tient compte des femmes puis montre que cela sera bénéfiques à la
société toute entière.

Le premier mouvement défend l’acte conjugal qui est proposé, il élimine les objections
possibles et essaie de montrer la logique naturelle de cette loi.
Dès le début du texte, Olympe de Gouges se pose comme autrice et référente. Elle s’impose avec
« voila » à son auditoire et assume ses opinions avec « je propose ». Elle utilise ensuite une stratégie
concessive pour mieux réfuter ses dé[Link] qualifiant son texte de « bizarre écrit » elle semble
donner raison à ses opposants mais juste sur la forme. Nous voyons ensuite une énumération
ironique et péjorative où le clergé est mélangé à des images négatives et des hypotyposes (=prendre
un nom pour désigner une catégorie). Elle donne donc une image, par avance, sarcastique des ses
détracteurs. Après cette image négative, Olympe de Gouges donne une vision bénéfique de sa loi.
L’emploie du futur « offrira ; aura ; autoriser » donne une valeur prédictive au texte comme si
c’était vrai, c’est un futur assertif (=celui qui affirme), Olympe de Gouges montre sa détermination
et son espoir. Elle illustre ses arguments avec un exemple «  Le riche Épicurien » cette exemple est
évidemment très ironique. L’’abondance de notions positives cache très mal un comportement
égoïste et pervers, la phrase est au présent, le passage au futur « lorsqu’il y aura » montre que ces
comportements vont disparaître. Le texte ensuite joue sur des opposition entre mélioratifs et
péjoratif. On joue sur les notions morales, les qualificatif positifs sont hyperboliser et le vocabulaire
négative ont des compléments de noms très marqués. L’autrice utilise ainsi le pathétique, elle se met
du côté des victimes et crée de l’empathie, on le voit notamment avec le vocabulaire de la
souffrance où les femmes sont qualifiées de victimes et la nature gémit.
Olympe de Gouges finit son paragraphe en donnant à ses détracteurs deux ordres qui semblent offrir
un choix mais en faite elle leur demande juste de se taire.
En mettant en scène de manière grotesque ses opposants, la philosophe peu ainsi donner une
image positive des idées de son texte de loi.

Le deuxième mouvements s’intéresse aux aspects positifs que procurera cette nouvelle loi.
Pour cela elle va commenter deux cas, les femmes dont on ne reconnaît pas la paternité de leur
enfant et les filles publiques dans un deuxième cas.
Les problèmes de reconnaissance de paternité était déjà évoqué dans les articles de la Déclaration
(article 11). L’’emploie d’un conditionnel « je voudrais » en anaphore montre la force de son
souhait. « Je voudrais » répété 4 fois met en valeur les étapes de cette réflexion, de plus chaque fois
« je voudrais » est appuyer syntaxiquement. Nous sommes sur un vocabulaire typiquement
juridique « loi ; engagement ; indemnité » qui est marqué sur la morale, mais comme toutes lois elle
prévoit des réparations financière. Elle précise ensuite comme elle l’a déjà fait auparavant, que la
loi n’est pas un soft conduit pour les femmes, elle permet donc de punir les femmes de leurs
inconduites. Sa proposition s’élargit à ce qu’elle appelle « les filles publiques », elle montre en se
citant elle-même qu’elle connaît le sujet et qu’elle la déjà étudier à fond , elle se définie comme
experte de la prostitution. Olympe de Gouges finit par une idée à la fois provocante et novatrice
« ce ne sont pas les prostitués qui dégradent la société ce sont les femmes », elle accuse la société
féminine en générale et non les prostitués de participer à la dégradation des mœurs. On retrouve
cette idée dès le début du postambule quand elle accuse les femmes de se servir de la séduction pour
manipuler les hommes.
Dans ce deuxième mouvement, elle montre donc le bien fondait de ses idées en parlant de
deux cas problématique pour les femmes. La reconnaissance de paternité et la prostitution, ceci lui
permet de prouver que son idée de loi sera bénéfique. Elle résume son propos de manière elliptique
au début du 3e paragraphe. En effet dans ce mouvement elle va s’éloigner des exemples réels pour
offrir à la réflexion des concepts plus larges.

On voit que le ton change notamment au vocabulaire, Olympe de Gouges emploie des
expressions chers aux philosophes du XVIIIe. On peut relever « moyen invincible ; sagesse des
lois ; moyen impraticable » tout ce champ lexical montre que son texte est de la même hauteur que
ceux des grands philosophes. Elle manie les mêmes idées « les lois, les mœurs, le gouvernement ».
Elle montre une grande sûreté avec l’emploie du présent « j’offre ; s’obstine... », pour elle c’est
comme si le futur était déjà accomplie. Sur la deuxième partie du paragraphe, elle réfute avec
« SI », une possible complication. Si l’homme refuse », l’action est marqué par une structure
ternaire des propositions courtes et juxtaposées qui montre la réussite obligatoire.
La fin du texte amené par l’impératif, « ajoutez-y » ajoute encore à la décision que cela profitera à
l’ensemble de la nation. Elle en profite pour glisser une idée choquante mais qui lui tient à cœur, le
mariage des prêtres.
On voit donc que ce troisième mouvement élargie la réflexion et montre que le problème
dépasse le mariage des femmes, Olympe de Gouges cherche à montrer que sa réflexion engage la
nation toute entière.

Dans ce texte, Olympe de Gouges défend donc sa proposition d’un nouveau contrat social de
mariage. Après avoir décrédibilisé ses détracteurs, elle argumente en montrant combien les femmes
son désavantagé par les règles actuelles notamment sur certains points. Elle élargie ensuite son
mouvement pour montrer que la nation toute entière profitera des changements proposés.
C’est ce que fait plus généralement Olympe de Gouges dans la DDFC, non contente de proposer
des améliorations, elle explique surtout en quoi celles-ci seront profitables.

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