E3MG LPMSE
Moteurs asynchrones triphasés
Professeur. Elysée OBAME
Introduction
Les machines asynchrones sont très utilisées (on
estime que 80% des moteurs de la planète sont des
moteurs asynchrones)
coût est inférieur à celui des autres machines;
de plus ces machines sont robustes
Comme les autres machines, la machine asynchrone
est réversible (5 MW fournissent de la puissance
aux réseaux électriques)
Introduction
Gamme de puissance: de 5 W en monophasé à 36,8 MW
pour la propulsion des porte-avions
Symboles
Parties Principales
• Structure
Parties Principales
• Structure
Une machine asynchrone comprend généralement :
un stator triphasé comportant p paires de pôles par
phase ;
Parties Principales
• Stator
Parties Principales
• Stator (raccordement des enroulements)
Couplage étoile
i (t)
3
u (t)
2
v (t)
v (t)
N 1 2 3
Réseau Ligne Charge
Dans un couplage en étoile, chaque enroulement est
soumis à la tension simple v (t), tension entre phase et
neutre.
Parties Principales
• Stator (raccordement des enroulements)
Couplage étoile
Parties Principales
• Stator (raccordement des enroulements)
Couplage triangle
i (t)
j (t)
3
u (t)
u (t)
v (t)
1
Réseau Ligne Charge 1 2 3
Dans un couplage en triangle, chaque enroulement est soumis à
la tension composée, u (t), tension entre deux phases.
Parties Principales
• Stator (raccordement des enroulements)
Couplage triangle
Parties Principales
• Structure
un rotor constitué de conducteurs mis en circuit
fermé. On rencontre deux types de rotor :
rotor bobiné : l’enroulement, semblable à celui du
stator, comporte p paires de pôles par phase ; les
trois paires sont reliées à trois bagues qui
permettent d’insérer un rhéostat dans le circuit
rotorique. Ce moteur est aussi nommé moteur à
bagues.
Parties Principales
• Structure
rotor bobiné :
Parties Principales
• Structure
rotor bobiné :
Parties Principales
• Rotor bobiné et rhéostat de demarrage
Parties Principales
• Structure
rotor à cage : le rotor est constitué de barreaux de
cuivre ou d’aluminium reliés aux deux extrémités
par deux couronnes conductrices. Ce modèle (en
forme de cage d’écureuil) peu coûteux et très
robuste est le plus répandu.
Parties Principales
• Rotor à cage d’écureuil
Afin d’éviter l’affaiblissement du champ magnétique
statorique du à une trop grande réluctance, le rotor est
empli de disques de tôles d’acier de faible épaisseur (2 à
3 dixième de millimètre) et isolés électriquement
Parties Principales
• Rotor à cage: construction
Parties Principales
• Rotor à cage: principe de fonctionnement
Parties Principales
• Rotor à cage: principe de fonctionnement
Parties Principales
• Stator bipolaire
Parties Principales
• Stator et champ tournant
Parties Principales
• Stator et champ tournant
Glissement et fréquence rotorique
• Glissement
Le stator, alimenté par un réseau de fréquence f, crée
une induction tournante BS de vitesse NS
Glissement et fréquence rotorique
• Glissement
L’origine des courants rotoriques réside dans la différence
des vitesses NS et N. On introduit une grandeur
fondamentale, sans dimension, le glissement g définit par
Glissement et fréquence rotorique
• Fréquence rotorique
La vitesse relative de l’induction statorique par rapport
au rotor est :
Par suite, le rotor ayant p paires de pôles, la fréquence
des f.é.m. et des courants est donc :
Bilan de puissances
Bilan de puissance
On peut regrouper sur un diagramme les diverses pertes
de puissance active du moteur :
Bilan de puissance
On peut regrouper sur un diagramme les diverses pertes
de puissance active du moteur :
Puissance absorbée
Pertes Joule du stator : si R1 est la résistance d’une
phase statorique, alors
Bilan de puissance
On peut regrouper sur un diagramme les diverses pertes
de puissance active du moteur :
Pertes fer stator : comme pour le transformateur, elles
seront liées au carré de la tension :
Puissance électromagnétique Pe , c’est la puissance
transmise du stator
Bilan de puissance
On peut regrouper sur un diagramme les diverses pertes
de puissance active du moteur :
Pertes Joule rotor : si R2 est la résistance d’une phase
rotorique et I2 le courant rotorique, on aura :
Pour une cage, on définit une résistance et un courant
équivalent en assimilant la cage à un enroulement
polyphasé.
Pertes fer rotoriques : elles sont faibles en
fonctionnement normal car la fréquence rotorique est
petite. On les négligera en pratique devant les pertes
joule dans les conducteurs du rotor.
Bilan de puissance
On peut regrouper sur un diagramme les diverses pertes
de puissance active du moteur :
La puissance mécanique est fournie par le rotor à la
vitesse N :
Les pertes mécaniques correspondent à un couple de
frottement
La puissance utile, délivrée sur l’arbre de sortie du
moteur, s’écrit en introduisant le couple utile :
Bilan de puissance
On a évidemment à l’équilibre dynamique du rotor
l’égalité des couples Ce et Cm. Il en résulte une
propriété remarquable du moteur
Bilan de puissance
En négligeant les pertes fer rotor, on voit que les pertes
joule rotor sont directement liées à la production de
puissance électromagnétique
On remarque que:
Or
Donc
Equations et Schéma équivalent
• Equations
Le fonctionnement étant en régime triphasé équilibré,
on étudie que les grandeurs relatives à une phase.
Soit I1 le courant d’une phase statorique et I2 celui d’une
phase rotorique. Ces courants engendrent des forces
Magnétomotrices tournantes de vitesse NS : n1I1 et n2I2.
n1 et n2 étant les nombres de spires de chaque
enroulement corrigés par les coefficients de Kapp pour
tenir compte de leur disposition géométrique à la
périphérie de l’entrefer.
Equations et Schéma équivalent
• Equations
Comme pour un transformateur la loi d’Hopkinson
permet d’obtenir le flux engendré par le stator et le rotor :
En introduisant le courant magnétisant I10 et le courant
I1F représentant les pertes fer, on a :
ou :
Equations et Schéma équivalent
• Equations
La loi d’Ohm Faraday appliquée à un enroulement statori-
que donne en notant R1 et l1 respectivement la résistance
et l’inductance de fuite de la phase :
Au rotor, le flux ayant la même valeur efficace mais tourne
à une fréquence gω, avec R2 résistance d’un enroulement
rotorique :
Comme les phases du rotor sont en court-circuit V2 = 0
Equations et Schéma équivalent
• Equations
Si on utilise un rhéostat rotorique, on introduit sa résistance
Dans R2. l’équation de la tension au rotor devient :
On peut interpréter aisément cette expression en considé-
rant un courant I2, de même valeur efficace que le courant
rotorique réel I2, mais de pulsation ω au lieu de gω
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
Ces équations conduisent à un schéma équivalent du
transformateur dont le primaire est le stator et le secon-
daire le rotor.
f gf
f : fréquence du réseau
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
En divisant l’équation du rotor par g, on fait apparaître un
schéma équivalent où stator et rotor sont à la même
pulsation ω (même fréquence):
f f
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
En négligeant la chute de tension supplémentaire
causée par l1 et R1, le schéma peut devenir :
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
Puis en ramenant toutes les impédances au rotor :
Avec : , résistance motionnelle
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
Pour g = 0
est infinie et I2 = 0 et le courant à vide I1V est donné
par :
Et avec
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
On peut, en outre, retrouver le bilan des puissances actives
la puissance absorbée se retrouve :
– en pertes fer stator dans la résistance RF ;
– en pertes Joule stator dans la résistance R1 ;
– en puissance électromagnétique Pe correspondant à la
puissance dissipée dans R2/g :
Les pertes Joule rotorique :
Equations et Schéma équivalent
• Schéma équivalent
On peut, en outre, retrouver le bilan des puissances actives
la puissance absorbée se retrouve :
– en pertes fer stator dans la résistance RF ;
– en pertes Joule stator dans la résistance R1 ;
– en puissance électromagnétique Pe correspondant à la
puissance dissipée dans R2/g :
Les pertes Joule rotorique :
La différence Pe – PJR donne la puissance mécanique PM
Couple et courant à glissement faible
• Schéma équivalent
L’utilisation normale du moteur asynchrone correspond
aux faibles glissements g (g < 0,1) et les calculs étant alors
particulièrement simples, il est utile de commencer
par cette étude. On suppose donc
ou
étant négligeable
La notion de g faible est toute relative car elle dépend de
R2 devant (g.lω).
Couple et courant à glissement faible
• Schéma équivalent
Le schéma équivalent est alors :
et
Couple et courant à glissement faible
• Schéma équivalent
Dans la relation :
I1V est une constante et le second terme proportionnel à
g est en phase avec V1, et on obtient le diagramme pour
une MAS à g faible qui donne I1 et ϕ1 :
Couple et courant à glissement faible
• Schéma équivalent
Lorsque la vitesse N varie, le point M se déplace sur la
droite Δ. Pour N = NS (g=0), il est en A. La puissance
électromagnétique Pe et le couple Ce sont tels que :
Soit ou
Etude du courant et du couple
• Courant dans le rotor I2
Si on ne néglige plus les fuites, ni la résistance du stator, on
a d’après le schéma équivalent
avec
alors
Etude du courant et du couple
• Courant absorbé I1
avec I1 = I1V + I2
alors
Etude du courant et du couple
• Etude direct du couple
On a :
soit aussi
Etude du courant et du couple
• Etude direct du couple
Si le réseau est à fréquence fixe, on aura :
avec
Le couple passe par un maximum pour g = g0
Si g << g0
Si g >> g0
Etude du courant et du couple
• Etude direct du couple
Le couple est proportionnel au carré de la tension et
fonction du rapport R2/g
Pour un même couple, si on augmente R2, le glissement
augmente dans le même rapport
Etude du courant et du couple
• Etude direct du couple
avec
Démarre du moteur
Démarrage direct
Démarrage étoile-triangle
Démarre du moteur AS
Démarrage par insertion
Résistances statoriques
Démarre du moteur AS
Démarrage par insertion
Résistances statoriques
Démarre du moteur AS
Démarrage par insertion
Résistances statoriques