REPUBLIQUE DU BENIN
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE (MESRS)
UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION (FASEG)
MEMOIRE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DE LA
LICENCE PROFESSIONNELLE
OPTION : Sciences de Gestion
SPECIALITE : Comptabilité - Audit et Contrôle de Gestion (Licence)
Projet de rédaction de la problématique de mémoire de
Licence sur le thème :
APUREMENT DES COMPTES DE TIERS PORTANT
SUR LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE EN
MISSION DE REVISION COMPTABLE
Réalisé et présenté par :
DOVI Enagnon Pharesse & NOUATIN Elise
Sous la supervision de :
Karima SYLLA Professeur en Science de gestion
Maître de conférences, Agrégée des Universités de CAMES (UCA-BENIN)
Abomey-Calavi, le 21 janvier 2023
Problématique
En gestion, les évènements économiques réalisés par une entité sont traduits à travers des
comptes. L’établissement des comptes de qualité passe nécessairement par le respect des
postulats et des conventions comptables initialement et habituellement appelés principes
comptables. Ces principes sont particulièrement importants car, leur respect permet à la
comptabilité d’atteindre ses objectifs à savoir la présentation des comptes annuels qui doivent
être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine et de l’évolution de la
situation financière (AHOUANGANSI, 2017, P. 615). Dans le même ordre d’idée, la
régularité, la sincérité et l’image fidèle sont les principes essentiels de l’intégralité de la
comptabilité. On peut dire qu’ils forment la constitution ou la loi fondamentale de la
comptabilité. C’est pourquoi A. Viandier et C. Lauzainghein (dans leur ouvrage « droit
comptable », Précis Dalloz) l’appellent le trio majeur.
Etant jeunes stagiaires, en quête de connaissances pratiques et professionnelles en entreprise,
il nous a été confiés une balance des comptes pour tester notre curiosité sur les anomalies
possibles pouvant exister dans les soldes des comptes.
Ce que nous avons remarqué dépasse l’entendement, c'est-à-dire hors de toute vraisemblance
et cohérence. La balance comportait au niveau de la colonne des soldes débiteurs, un montant
dans le compte Etat TVA déductible et, au niveau de la colonne des soldes créditeurs, un
montant dans le compte Etat TVA collectée. Pire, ces soldes étaient les plus importants de la
balance. Aussi, nous avons confronté les soldes des comptes de vente et de TVA collectée et
avons constaté que le montant de TVA ne représente qu’un cumul de plusieurs exercices,
c’est-à-dire dans une proportion démesurée avec la TVA Collectée proportionnelle au chiffre
d’affaires de la période.
Dans la théorie, nous avons appris lors de notre formation académique que la TVA est
supportée par le dernier consommateur et en conséquence neutre pour les entreprises. Cette
considération contraste avec les montants colossaux observés dans la balance.
Sans nul doute, les cas fréquents de comptes non justifiés révèleraient une situation de
mauvaise gestion qui, si rien n’est fait, pourrait conduire l’entreprise à la faillite ou au dépôt
de bilan. Dans le meilleur des cas, les droits des différents partenaires de l’entreprise de se
faire rembourser peut faire déclencher une procédure d’apurement du passif. Il convient de
mentionner ici qu’à tout égard, l’Etat peut occuper une place de choix, place qui aurait dû lui
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permettre de se faire rembourser par tous les moyens et sanctions, saisie-arrêt, ATD (Avis à
Tiers Détenteur), poursuites, privation de liberté etc.
Au demeurant le compte Etat, comme tout autre compte d’ailleurs, devrait avoir un solde
justifié pour donner une réelle représentation de la situation de l’entreprise vis-à-vis de
l’Administration fiscale.
De tout ce qui précède, il est aisé de constater, dès lors que les comptes constituent un vecteur
de l’information financière et économique vers les différents partenaires de l’entreprise et de
l’ensemble des différents utilisateurs des états financiers, que leur présentation est encadrée
par nombre de mesures normatives nationales, sous régionales et internationales, dont les
dispositions de l’Acte OHADA.
Pour le cadre particulier des comptes de TVA, en dehors des règles, normes et principes du
SYSCOHADA, leur gestion n’échappe guère au contrôle de l’administration fiscale par le
biais de la loi de finances et du code des impôts. Malgré ces précautions, les comptes
demeurent sous le coup de mauvais traitements du fait de l’homme pour diverses raisons
insoupçonnées
En analysant ces problèmes, nous sommes préoccupés par la question de savoir : « quelles
démarches d’apurement pouvons-nous effectuer sur les comptes de TVA en mission de
révision comptable » ?
De cette question fondamentale découlent des sous questions qui sont :
• Quelle explication peut-on trouver pour ces soldes constatés dans la balance en
proie certainement à une mauvaise gestion ou à un mauvais traitement ?
• Comment apporter des justificatifs ou des correctifs aux incohérences et
erreurs éventuelles dans leurs traitements ?