Notions de base en probabilités et variables aléatoires
Notions de base en probabilités et variables aléatoires
Expérience aléatoire ε
Une expérience aléatoire est une une épreuve dont le résultat ne peut pas
être déterminé avec certitude à priori.
Exemples:
• Le lancer d’un dé.
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Notions de base
Exemples:
• Les résultats possibles d’un lancer d’un dé sont :
Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
• Les résultats possibles d’un lancer d’une pièce de monnaie sont :
Ω = {0, 1}
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Notions de base
Evènement
Un évènement est un résultat possible d’une expérience aléatoire, c’est un
élément de Ω noté ω.
Exemple:
Pour l’expérience : jet d’un dé à 6 faces numérotées de 1 à 6, l’univers
est : Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
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Notions de base
Une probabilité
Une probabilité P est une fonction permettant de ’mesurer’ la chance de
réalisation d’un évènement de Ω.
P : Ω −→ [0, 1]
ω −→ P(ω)
Exemple:
La valeur d’un premier lancer d’un dé n’a aucune influence
sur la valeur du second lancer.
4
Exemple
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Variable aléatoire réelle
Une variable aléatoire (v.a) X est une fonction définie sur l’espace
fondamental Ω, qui associe une valeur numérique à chaque résultat de
l’expérience aléatoire étudiée.
Ainsi à chaque évènement élémentaire ω, on associe un nombre X (ω) :
X : Ω −→ E
ω −→ X (ω)
f (x) = P(X = xi )
F : R −→ [0, 1]
x −→ P(X ≤ x)
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Variable aléatoire réelle
Propriétés
• F est croissante.
• lim F = 0 et lim F = 1.
x→−∞ x→+∞
• P(a < X ≤ b) = F (b) − F (a).
• P(X > a) = 1 − P(X ≤ a)
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Variable aléatoire réelle
10
Variable aléatoire réelle
Exemple
Reprenons le tableau précédent:
X x1 = 0 x2 = 1 x3 = 2
P( X= xi ) 1
4
1
2
1
4
F(x) 1
4
3
4 1
Propriétés
Soient X une v.a réelle, a et b deux réels, on a:
• E (a) = a
• E (a.X ) = a.E (X ).
• E (a.X + b) = a.E (X ) + b.
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Variable aléatoire réelle
Exemple
Reprenons le tableau précédent:
X 0 1 2
P( X= xi ) 1
4
1
2
1
4
F(x) 1
4
3
4 1
= 0 × 14 + 12 × 21 + 22 × 14 − 1 = 12 13
Variable aléatoire réelle
Propriétés
Soient X une v.a réelle, a et b deux réels, on a:
• Var (a) = 0
• Var (a.X ) = a2 .Var (X ).
• Var (a.X + b) = a2 .Var (X ).
Ecart-type
L’écart-type de la v.a X est la racine carrée de sa variance:
p
σ(X ) = Var (X )
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Lois usuelles discrètes
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La loi de Bernoulli Ber(p)
On a alors :
16
La loi Binomiale
On a alors :
17
La loi du poisson
La loi du poisson
La variable aléatoire X suit une loi de poisson si elle représente le nombre
de succés dans un intervalle du temps considéré.
On écrit X ∼ P(λ).
On a alors :
e −λ λx
• Pour tout x ∈ R, P(X = x) = x! ; λ>0
• E (X ) = λ
• Var (X ) = λ
18
Application
19
Appliaction
20
Application
Modélisation de la solution:
Chaque transmission du message est une épreuve de Bernoulli:
22
Application
P(X = 4) = P(EEES)
= P(E ∩ E ∩ E ∩ S)
(les épreuves sont indépendantes ) = P(E ) × P(E ) × P(E ) × P(S)
= P(E )3 .P(S)
= q 3 .p
= (1 − p)4−1 .p
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Application
P(X = 4) = P(EEES)
= P(E ∩ E ∩ E ∩ S)
(les épreuves sont indépendantes ) = P(E ) × P(E ) × P(E ) × P(S)
= P(E )3 .P(S)
= q 3 .p
= (1 − p)4−1 .p
Généralisation:
La loi de probabilité de X est donnée par:
P(X = k) = (1 − p)k−1 .p ; k ∈ N∗
Définition
La loi géométrique est une loi de probabilité discrète qui modélise
l’observation du nombre d’épreuves de Bernoulli identiques et
indépendantes devant se succéder pour espérer un premier succès.
On note X ∼ G(p)
Propriétés
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Application
• La moyenne
+∞
X
E (X ) = k.P(X = k)
k=1
+∞
X
= k.(1 − p)k−1 .p
k=1
+∞
X
= p. k.q k−1
k=1
+∞
X d k
= p. q
dq
k=1
+∞
d X
= p. qk
dq
k=1
25
Application
+∞
X d k
= p. (q − 1)
dq
k=0
1
= p.
p2
1
E (X ) =
p
• Variance
Var (X ) = E (X 2 ) − E (X )2
+∞
X 1
= k 2 .P(X = k) − , or k 2 = k(k − 1) + k
p2
k=1
+∞ +∞
X X 1
= k(k − 1).P(X = k) + k.P(X = k) −
p2 26
k=2 k=1
Appliaction
+∞
X 1 1
Var (X ) = k.(k − 1).p.(1 − p)k−1 + − 2
p p
k=2
+∞
X 1 1
= p(1 − p). k(k − 1).(1 − p)k−2 + − 2
p p
k=2
2(1 − p) 1 1
= + − 2
p2 p p
1−p
=
p2
27
Application
supposée perdue .
Déterminons P(X > `)?
28
Application
supposée perdue .
Déterminons P(X > `)?
La fonction de
répartition de X
28
Application
La fonction de répartition de X :
`
X
P(X ≤ `) = P(X = k)
k=1
`
X
= (1 − p)k−1 .p
k=1
`
X
=p (1 − p)k−1
k=1
`−1
X
=p (1 − p)k
k=0
1 − (1 − p)`
=p
1 − (1 − p)
1 − (1 − p)`
= p. = 1 − (1 − p)`
p
P(X > `) = 1 − (1 − (1 − p)` ) = (1 − p)` 29
Application
• Solution
Soit X une v.a qui représente le nombre de transmission nécessaire à
la réception du message X suit la loi géométrique de paramètre 14 .
On a alors :
30
Application
31